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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ « Le Monde » publie trois extraits du « Manifeste pour le progrès social », livre de synthèse des travaux du Panel international sur le progrès social.
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Progrès social : « Trouver la formule respectant équité, liberté et durabilité environnementale »

« Le Monde » publie trois extraits du « Manifeste pour le progrès social », livre de synthèse des travaux du Panel international sur le progrès social.



LE MONDE ECONOMIE
 |    02.11.2018 à 16h15
   





                        



                                


                            

Extraits. « L’idée occidentale selon laquelle les institutions de nos sociétés libérales, démocratiques et capitalistes ont atteint leurs formes finales, et représentent le but de toute nation (la “fin de l’histoire”), doit être fermement rejetée. Les acquis sociaux et démocratiques peuvent être balayés en une élection et remplacés par des politiques autoritaires et destructrices sur les plans social et environnemental. L’histoire est toujours en marche, et nous devons repenser nos institutions si nous voulons rendre notre modèle durable. Des idées intéressantes et des innovations venant de chaque continent peuvent mener à de nouvelles formes de participation populaire, une plus grande harmonie avec la nature ou une meilleure manière de gérer les conflits. Partout dans le monde, une grande diversité d’avancées économiques, politiques ou sociales montre le pouvoir de l’imagination et le nombre impressionnant d’idées promettant de mener vers une société meilleure.
Le défi de notre époque est de trouver une ou plusieurs formules respectant à la fois l’équité (que personne, à l’échelle nationale comme internationale, ne soit laissé pour compte et que soit réalisée une société inclusive), la liberté (économique et politique, ce qui implique le respect de l’Etat de droit, des droits de l’homme et des droits démocratiques au sens large) et la durabilité environnementale (préserver les écosystèmes non seulement pour les générations à venir, mais aussi pour eux-mêmes, pour respecter toutes les formes de vie).
(…)
La mondialisation et les innovations technologiques sont les deux causes principales des transformations socio-économiques actuelles. Si les vertus et les dangers de la mondialisation sont bien connus des experts (bien que pas toujours des décideurs, malheureusement), il existe bien plus d’incertitudes sur les effets qu’auront les innovations technologiques sur notre qualité de vie et sur les inégalités sociales. Il est...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ La capacité de l’humanité à apporter des réponses aux défis actuels dépendra de l’émergence d’acteurs et de mouvements sociaux faisant pression sur les décideurs politiques, affirment dans une tribune au « Monde », 300 chercheurs en sciences sociales.
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Progrès social : « Alternatives pragmatiques pour promouvoir la justice sociale et préserver l’environnement »

La capacité de l’humanité à apporter des réponses aux défis actuels dépendra de l’émergence d’acteurs et de mouvements sociaux faisant pression sur les décideurs politiques, affirment dans une tribune au « Monde », 300 chercheurs en sciences sociales.



LE MONDE ECONOMIE
 |    02.11.2018 à 16h15
   





                        



                                


                            

Le Panel international sur le progrès social (IPSP) a été lancé en juillet 2014 à Paris, pour apporter la contribution des chercheurs au débat public sur l’évolution des institutions et de la structure de nos sociétés. Il rassemble plus de 300 chercheurs en sciences sociales (économie, sociologie, science politique, histoire, philosophie, anthropologie, droit, communication, etc.) à travers le monde. Le Panel publie un rapport sur le mauvais état de la planète et propose des solutions pour y remédier. 
Tribune. Une anxiété croissante gagne le monde. Les préjugés, la peur et la haine hantent de nouveau nos sociétés. Vers quel futur allons-nous ? Comment pouvons-nous éviter de répéter les erreurs qui ont engendré les tragédies du XXe siècle ?
Le Panel international sur le progrès social vient de publier un rapport qui propose une évaluation des tendances à long terme de nos sociétés. Le moment historique dans lequel nous nous trouvons exige une telle synthèse. L’effondrement des idéologies totalitaires a ouvert l’esprit de nos concitoyens à la recherche d’alternatives pragmatiques pour promouvoir la justice sociale et préserver l’environnement. Nous devons saisir cette opportunité, de manière urgente, avant qu’il ne soit trop tard.
La recherche en sciences sociales est en mesure d’aider, offrant, dans une approche pluridisciplinaire, une meilleure compréhension du potentiel et des limites d’institutions-clés comme le marché, l’Etat, l’entreprise, la démocratie ou la religion. Elle permet aussi de se saisir plus efficacement des grands défis sociétaux dans leur complexité.

La globalisation, la cyberconnectivité, la diversité et le multiculturalisme, les migrations, la biodiversité et le climat, les inégalités et la pauvreté, le défi technologique et éthique de l’intelligence artificielle… les nouveaux conflits clivent aujourd’hui les populations au moins autant que les anciens liés à la...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Le philosophe Henry S. Richardson détaille, dans une tribune au « Monde », le rapport du Panel international sur le progrès social pour le XXIe siècle.
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Progrès social : « Nos vingt-et-un principes et valeurs pour le XXIe siècle »

Le philosophe Henry S. Richardson détaille, dans une tribune au « Monde », le rapport du Panel international sur le progrès social pour le XXIe siècle.



LE MONDE ECONOMIE
 |    02.11.2018 à 16h15
    |

Henry S. Richardson (philosophe à la Georgetown University (Etats-Unis))







                        



                                


                            
Tribune. Comment évaluer le progrès social dans une société donnée ? Beaucoup d’économistes auront l’habitude d’en admettre seulement deux : le bien-être et la justice distributive. Comme on le sait, se concentrer uniquement sur la maximisation du bien-être total (ou moyen) est compatible avec la promotion de niveaux inacceptables d’inégalité économique. On pourrait penser qu’une fois que la justice a été ajoutée au bien-être, ces deux dimensions suffisent, tant la notion de bien-être est vaste.
Mais l’approche subjectiviste de l’idée de bien-être qui a dominé l’économie au milieu du siècle dernier cède la place à une compréhension plus concrète. Cette évolution est en grande partie imputable au développement pionnier par Amartya Sen de l’approche par les « capabilités », qui distingue plusieurs dimensions du bien-être. Le rapport de 2009 de la Commission Stiglitz-Sen-Fitoussi a ainsi suggéré que la dimension du bien-être puisse être divisée en huit sous-dimensions : niveau de vie matériel, santé, éducation, activités personnelles, expression politique et gouvernance, connexions et relations, environnement, et sécurité.
Egale dignité de chaque être humain
Dans le chapitre du rapport du Panel international sur le progrès social consacré à cette question, notre groupe d’auteurs s’est rapidement mis d’accord sur les grandes lignes de notre approche. Nous serions guidés par un engagement fondamental en faveur de l’égale dignité de chaque être humain et du respect du pluralisme profond, dans le monde entier, des points de vue sur les valeurs, la moralité et la religion. Nous nous sommes mis d’accord pour abjurer toute trace de la foi des Lumières selon laquelle la société humaine est destinée à progresser inexorablement. Nous avons également rejeté l’idée selon laquelle il existe une voie unique et privilégiée vers le progrès social. Au lieu de cela, nous avons voulu que notre catalogue de dimensions du progrès social puisse servir à tout...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ A Nouméa, la pénurie de logements et les prix de l’immobilier poussent de nombreux habitants, en majorité kanak, à s’installer dans des bidonvilles comme celui de Nouville.
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Nouvelle-Calédonie : « Il fallait faire un choix entre la voiture ou le toit »

A Nouméa, la pénurie de logements et les prix de l’immobilier poussent de nombreux habitants, en majorité kanak, à s’installer dans des bidonvilles comme celui de Nouville.



LE MONDE
 |    02.11.2018 à 16h00
    |

                            Claudine Wéry (Nouméa, correspondante)








                        



   


Reportage. Il a déjà monté un mètre de parpaings et, avant l’été austral, sa cabane disposera d’un coin douche, au sol carrelé. Avec sa compagne, Coralie, et leur petite fille de 3 ans, Gabriel Napoé, jovial Kanak à barbichette, habite dans le « squat de Nouville », sur la presqu’île de Nouméa où débarquaient jadis les bagnards. Pour lui rendre visite, il faut emprunter un chemin de terre rocailleux, noyé dans la végétation et troué de nids-de-poule. « Les gens parlent parfois des bidonvilles de Nouméa, mais ça ne correspond pas à la réalité des squats. Ici, c’est tranquille, on vit un peu comme en tribu, tous ensemble avec des Tahitiens et des Wallisiens », rectifie le jeune homme, désignant du doigt la cabane de ses parents en contrebas, celle de sa sœur plus haut, celle de son oncle et celle de son beau-frère un peu plus loin.
« On vit en famille, il y a l’odeur du feu et jamais personne n’est venu nous embêter »
Son logis se résume à une minuscule chambre aux matelas posés à même le sol et à un espace de vie couvert mais sans fenêtre, qui donne sur un jardin fleuri et une rangée de taros. « On paie l’eau courante qui a été installée, on a un groupe électrogène et j’ai même Canalsat pour que la petite regarde Disney Channel », raconte Gabriel, déplorant en revanche le gros problème de la gestion des déchets – plastiques et ferrailles – qui polluent ce cadre bucolique. « On vit en famille, il y a l’odeur du feu et jamais personne n’est venu nous embêter », renchérit Coralie, consciente que les terrains de Nouville, où vivent quelque 1400 squatteurs à 80 % Kanak, appartiennent au domaine public.

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Mécanicien dans un garage de la zone industrielle de Ducos et femme de ménage à temps partiel, le couple n’a pas les moyens de se loger à Nouméa, où les prix de l’immobilier ont flambé ces dernières années, flirtant avec ceux de la Côte d’Azur. « On a acheté un pick-up à crédit mais il fallait faire un choix entre la voiture ou le toit », explique le père de famille, qui de toute façon ne voudrait « pour rien au monde, vivre en appartement dans une cité ».
« Mère nourricière »
« C’est le retour aux “instincts”, je vais pêcher dans le lagon en bas, on fait des cultures, il y a des papayes », explique Gabriel. Il s’insurge des prix « exorbitants dans les magasins » de Nouméa où le coût du panier de la ménagère est plus de deux fois supérieur à celui de la métropole. « A cause de la vie chère, nous, les Kanak, on commence à être individualiste, avoue-t-il. Je veux bien partager mais je suis obligé de mettre des limites. » Il regrette qu’avec la modernisation, « les Kanak rentrent trop dans le capitalisme. Je préférerais partir d’ici et aller vivre en brousse mais c’est dur d’y avoir du travail », confie Gabriel. A Nouville, il a réussi à allier la nécessité d’avoir un salaire et celle de ne pas rompre avec des codes de vie, en symbiose avec la nature.
Dépité par les profondes inégalités entre « ceux qui sont dans des cabanes et ceux qui sont tranquilles dans des villas de luxe », Gabriel n’est pas pour autant persuadé que l’indépendance réglera tous les problèmes. « J’ai envie que ce soit l’indépendance mais je n’ai pas confiance dans les politiques. Il y a trop de magouilles, de promesses jamais tenues », constate cet électeur qui « votera peut-être blanc » le 4 novembre.

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En face de chez lui, Babette et Baptiste, un couple de sexagénaires originaire de l’île de Maré et installé dans une cabane en planches et en tôles à Nouville depuis 25 ans, ont eux fait leur choix sans hésiter : « On est contre l’indépendance tous les deux, la France c’est la mère nourricière », répondent-ils en chœur, du seuil de leur bicoque. Intérimaire, Baptiste, chapeau sur la tête et bébé dans les bras, vante son quotidien, « réveillé le matin par le chant des oiseaux et la vue sur la mer ». « On est bien comme ça », confie-t-il, avant de tempérer ses propos par une tirade contre la vie chère et « les cigarettes qui se vendent maintenant à l’unité 150 francs CFP (1,25 euro) ».
Macrocéphalie économique de Nouméa
Comme Gabriel, sa femme Coralie et leurs voisins Babette et Baptiste, quelque 8 à 10 000 personnes vivent en habitat précaire, aux alentours de Nouméa, dans des conditions souvent plus rudes qu’à Nouville, considéré comme « un squat de luxe ». A la Maison de l’habitat de la Province sud, plus de 7000 demandes de logement sont en souffrance. « On livre un peu moins de 800 logements sociaux par an, il en faudrait 1000. La principale difficulté à laquelle nous sommes confrontés est l’opposition des communes. On doit se battre pour obtenir les permis de construire », déplore Philippe Michel, président de la Province Sud où se trouve la capitale.
Cette crise reflète la persistance de la macrocéphalie économique et démographique de Nouméa, malgré trente ans de politique de rééquilibrage. « En chiffres absolus, il n’y a pas eu de résorption des déséquilibres dans la répartition de la population. Nouméa et sa périphérie concentrent deux tiers de la population, ce qui est considérable », observe Pierre-Christophe Pantz, auteur de la thèse « Géopolitique des territoires kanak ». Ainsi en 1996, deux ans avant l’accord de Nouméa, la Province Sud comptait 134 546 habitants. Elle a bondi à 207 300, selon les données de l’Institut de la statistique et des études économiques de Nouvelle-Calédonie au 1er janvier 2017. En revanche, sur la même période, la province des îles Loyauté, dont la vocation économique reste à inventer, a baissé de 20 877 à 18 700 personnes.
A la Maison de l’habitat de la Province sud, plus de 7000 demandes de logement sont en souffrance
Seul projet véritablement structurant construit hors de la Province Sud durant l’accord de Nouméa, l’usine métallurgique de nickel Koniambo, qui a en revanche permis à la Province Nord de gagner en population. Grâce à ce complexe industriel, fruit d’une lutte obstinée des indépendantistes kanak en 1998, la collectivité a accueilli plus de 11 000 nouveaux résidents entre 1996 et 2017 (52 500 habitants).

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« L’émergence du pôle Voh-Koné-Pouembout [où se situe l’usine sur la côte ouest] est extrêmement importante. Il a notamment rapproché les habitants de la côte est, peu développée, d’un centre urbain et d’emplois », observe M. Pantz. Il insiste en outre sur la mobilité des populations urbaines, mais originaires de l’intérieur, qui retournent régulièrement chez elles, atténuant ainsi les effets de leur émigration.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ L’opposition de droite et de gauche dénonce une vidéo orientée, promouvant les idées de La République en marche.
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Européennes : le clip du gouvernement pour appeler au vote fait polémique

L’opposition de droite et de gauche dénonce une vidéo orientée, promouvant les idées de La République en marche.



LE MONDE
 |    02.11.2018 à 14h56
 • Mis à jour le
02.11.2018 à 16h10
   





                        



   


L’objectif affiché est d’encourager les citoyens à aller voter le 26 mai lors des élections européennes, un scrutin qui affiche d’énormes taux d’abstention (56,5 % en 2014, 59,4 % en 2009). Mais le clip diffusé par le gouvernement passe mal auprès de l’opposition, qui critique son manque de neutralité.
« Emmanuel Macron fait sa propagande sur les frais de l’Etat, c’est un clip de propagande, mais il le fait passer pour un clip qui amènerait les citoyens à aller voter et je ne trouve pas ça très honnête », a notamment critiqué la porte-parole du parti Les Républicains, Laurence Sailliet, vendredi 2 novembre sur C News.

En mai 2019, l’Europe changera. En votant, vous décidez comment ! #ÉlectionsEuropéennes #OuiJeVote 🇪🇺 https://t.co/ZXHofMQ0Q7— gouvernementFR (@Gouvernement)


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Sur une musique à la tonalité angoissante, ce clip affiche notamment l’Italien Matteo Salvini et le Hongrois Viktor Orban comme repoussoirs, avec la question : « Europe : union ou division ? » En conclusion, la vidéo affiche : « En mai 2019, l’Europe changera. En votant, vous décidez comment ! »
« Emmanuel Macron n’a qu’une stratégie aujourd’hui, c’est d’opposer les progressistes aux populistes, comme il le dit, parce que lui-même n’a aucune stratégie concrète au niveau européen », a accusé la porte-parole des Républicains.
« Présentation nauséabonde de l’immigration »
La droite n’est pas la seule à s’insurger contre cette vidéo. « Les clips du gouvernement sont des clips de campagne LRM maquillés, sur fonds publics », a estimé de son côté Génération.s, le parti de l’ex-PS Benoît Hamon, qui précise, dans un communiqué, que le CSA et la Commission des comptes de campagne seront saisis. Mehdi Ouraoui, de Génération.s, fustige le « contenu totalement orienté, notamment la présentation nauséabonde qui est faite de l’immigration “à maîtriser ou à subir” [qui] n’a aucun rapport avec une incitation à la citoyenneté ».
Pour le socialiste Rachid Temal, « ce clip-là, c’est la reprise texto des propos de M. Macron et il essaie de nous faire croire qu’il n’y aurait qu’une option, la sienne ». 
Mme Sailliet a également critiqué l’entretien d’Emmanuel Macron publié mercredi par Ouest France, dans lequel le président de la République dresse un parallèle entre la situation actuelle en Europe et les années 1930. « Emmanuel Macron attise les peurs, c’est tout ce qu’il sait faire. Vous savez à qui il me fait penser ? A Marine Le Pen, c’est la même stratégie, c’est-à-dire qu’on attise les peurs parce qu’on n’a pas de solution », a-t-elle dénoncé.
Deux jours après la parution du clip, Matteo Salvini l’avait commenté sur Twitter : « Le gouvernement français publie, avec l’argent des contribuables, un clip officiel pour les Européennes en m’utilisant comme un épouvantail. Macron et ses amis doivent avoir très peur. En 2019, un printemps des peuples qui va les balayer les attend. »

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ L’économie de la Nouvelle-Calédonie est marquée par sa dépendance aux transferts de l’Etat français ainsi qu’au marché du nickel, dont elle possède un quart des réserves mondiales. Les grands conflomérats familiaux captent l’essentiel de la valeur réalisée sur le territoire tandis que les Calédoniens souffrent de la cherté de la vie.
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Nouvelle-Calédonie : une économie entre les mains de conglomérats familiaux

L’économie de la Nouvelle-Calédonie est marquée par sa dépendance aux transferts de l’Etat français ainsi qu’au marché du nickel, dont elle possède un quart des réserves mondiales. Les grands conflomérats familiaux captent l’essentiel de la valeur réalisée sur le territoire tandis que les Calédoniens souffrent de la cherté de la vie.



LE MONDE
 |    02.11.2018 à 14h00
    |

            Patrick Roger








                        



                                


                            

La question majeure qui se pose pour la Nouvelle-Calédonie, qu’elle opte pour l’indépendance ou non, est de sortir d’une économie assistée, caractérisée par ce que l’économiste Jean Freyss, dans un ouvrage de référence publié en 1995 et qui n’a guère perdu de son acuité, Economie assistée et changement social en Nouvelle-Calédonie (PUF), qualifiait d’« oligopole de collusion ». A savoir un marché capté par quelques conglomérats familiaux qui se partagent l’essentiel de la valeur réalisée sur le territoire.
Un coût de la vie 34% plus élevé
Conséquence première de cette concurrence faussée, la cherté de la vie. Selon l’Institut de la statis­tique et des études économiques de la Nouvelle-Calédonie, le panier de biens et services qui sert de référence pour évaluer le coût de la vie est 34 % plus cher qu’en métropole. Cet écart s’élève à 65 % pour les seuls biens alimentaires.
Le niveau de vie des Calédoniens est certes le plus élevé de la France d’outre-mer, et largement supérieur à celui de ses voisins du Pacifique, puisque le produit intérieur brut par ­habitant y est de 29 271 euros, contre 19 249 euros dans l’ensemble des départements d’outre-mer (et 32 736 euros en métropole) ; c’est néanmoins au prix d’une inaccessibilité aux produits courants pour la population la plus démunie.
Ce qui guette l’archipel, plus que des mouvements de revendication de l’indépendance, ce sont des émeutes contre la vie chère.
De l’avis de nombreux observateurs, ce qui guette l’archipel, plus que des mouvements de revendication de l’indépendance, ce sont des émeutes contre la vie chère, si rien n’est fait pour y remédier. Mais cela supposerait de dénouer les relations incestueuses nouées entre une bonne partie de la représentation politique et les quelques grandes familles historiques ou groupes plus récents qui détiennent les leviers de l’économie calédonienne. L’impuissance du personnel ­politique local se caractérise par son incapacité...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Notre correspondante en Nouvelle-Calédonie, Claudine Wéry, a répondu aux questions des lecteurs du « Monde.fr » sur le référendum sur l’indépendance qui aura lieu dimanche.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤                     
                                                

« Il ne faut pas considérer l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie comme une rupture avec la France »

Notre correspondante en Nouvelle-Calédonie, Claudine Wéry, a répondu aux questions des lecteurs du « Monde.fr » sur le référendum sur l’indépendance qui aura lieu dimanche.



LE MONDE
 |    02.11.2018 à 12h28
 • Mis à jour le
02.11.2018 à 17h30
   





                        



   


La Nouvelle-Calédonie va se prononcer, dimanche 4 novembre, sur son indépendance. Une procédure de vote décidée il y a plus de vingt ans, lors de la signature de l’accord de Nouméa, le 5 mai 1998.
Si le non à l’indépendance gagne – ce que les sondages prévoient à trois jours du vote –, la question de l’indépendance ne sera pas close pour autant : un deuxième référendum pourra être organisé dans les deux ans à la demande d’un tiers des membres du Congrès.
Comment les habitants de l’archipel se préparent-ils au vote ? Quelles conséquences aura-t-il sur l’avenir de la Nouvelle-Calédonie ? Eléments de réponses avec Claudine Wéry, la correspondante du Monde sur place.

        L’éditorial du « Monde » :
         

          Nouvelle-Calédonie : une souveraineté en gestation



Est-ce que l’ambiance est tendue sur place ?
Claudine Wéry : Non, l’ambiance n’est pas tendue alors que nombre d’observateurs redoutaient que ce scrutin clivant cristallise les tensions. La campagne n’a été marquée que d’incidents mineurs, et le comité des « sages », mis en place à l’initiative d’Edouard Philippe pour prévenir tout dérapage, est très peu intervenu.
Il semble que c’est le soir du vote qui nourrit les inquiétudes, si des loyalistes défilent le long des baies de Nouméa en arborant des drapeaux bleu-blanc-rouge, exprimant leur victoire très probable de façon trop démonstrative et provocante.
Les partis politiques de tous bords ont appelé leurs militants à la sobriété.
Ne risque-t-on pas une polarisation encore accentuée des différentes provinces de la Nouvelle-Calédonie, entre une province Sud très « française » et des provinces Nord plus « kanak » ?
Effectivement, il est très possible que dimanche soir la province Sud ait voté massivement contre l’indépendance et que les deux autres provinces aient choisi l’indépendance. L’accord de Nouméa (1998) exclut cependant toute partition de l’archipel.
L’un des arguments des indépendantistes est que la Nouvelle-Calédonie est autonome financièrement. Est-ce exact ?
Non, la Nouvelle-Calédonie n’est pas indépendante financièrement.
La France y injecte chaque année 1,3 milliard d’euros pour 275 000 habitants. Cela dit, les recettes fiscales locales sont supérieures à ce montant. Le Caillou dispose d’un tissu industriel développé et, bien sûr, d’un quart des ressources mondiales de nickel. La chute des cours et l’entrée sur le marché de pays producteurs à bas coût depuis quelques années a cependant mis à mal l’industrie minière et métallurgique locale, qui se bat pour sa survie. L’opérateur historique du nickel calédonien, la société Le Nickel, filiale du groupe français Eramet, est en déficit depuis six exercices consécutifs.
La Nouvelle-Calédonie dispose d’énormes potentiels de développement économique (tourisme, pêche…) mais le nickel demeure une mono-industrie, qui a entravé la diversification économique.
Est-ce que les jeunes – pas nés lors de l’accord de Nouméa – se sentent eux aussi concernés par ce vote ?
L’abstention des jeunes est en effet une source d’inquiétude, notamment du côté indépendantiste. Il y a en Nouvelle-Calédonie un fort discrédit de la classe politique et les jeunes, ceux que l’on appelle « la génération Matignon » et qui n’ont pas vécu les événements, ne se reconnaissent pas dans les discours des dirigeants indépendantistes. Il n’y a pas de renouvellement de la classe politique en général et en particulier du côté du FLNKS, dont les ténors sont quasiment les mêmes depuis 30 à 40 ans.
Il y a les jeunes formés, qui aspirent au renouvellement des hommes et des idées, mais auxquels on laisse insuffisamment la parole et l’opportunité de prendre des responsabilités dans les états-majors politiques.
Il existe également une fraction de la jeunesse kanak qui est marginalisée et déchirée entre modernité et vie traditionnelle. En échec scolaire, délaissés par leurs parents et la société, ils sont à l’origine d’une hausse constante de la délinquance. Les mineurs commettent 25 % des délits en Nouvelle-Calédonie, un niveau supérieur à la Métropole. A la prison du Camp Est, à Nouméa, plus de 90 % des détenus sont des jeunes kanak.
Vous parlez à juste titre des jeunes qui se sont fait « confisquer la parole », mais ne pensez-vous pas que les femmes sont également les grandes oubliées ?
Il est vrai que les femmes kanak sont insuffisamment présentes dans le débat politique. Au sein de la société traditionnelle, les fonctions sociales sont réservées aux hommes. Au Sénat coutumier, où siègent les représentants des chefferies des huit aires coutumières kanak, il n’y a aucune femme.
Une femme kanak ne peut pas être propriétaire foncière, elle n’hérite pas de son mari et en cas de séparation d’un couple, les enfants appartiennent au clan du mari. Dans le statut civil coutumier, pour « divorcer » une femme doit d’abord obtenir l’accord des clans, dont la hiérarchie est masculine.
Pourtant, les femmes kanak sont un des moteurs de la décolonisation : elles réussissent mieux à l’école que les garçons, sont très présentes dans les associations et investies dans le développement local.
Les violences conjugales demeurent néanmoins un fléau en Nouvelle-Calédonie (une femme sur quatre), même s’il serait caricatural de dire que le phénomène ne concerne que les populations kanak.
Est-ce que ce vote n’est pas antidémocratique dans le sens ou des habitants calédoniens ne peuvent pas participer alors qu’ils peuvent résider sur l’île depuis plus de dix ans ?
Le corps électoral est le nœud gordien du dossier calédonien. La Nouvelle-Calédonie a été avec l’Algérie la seule colonie de peuplement de l’empire colonial français et dans les années 1970, l’ambition de la France a été de noyer la revendication d’indépendance en rendant les Kanak minoritaires dans leur pays, par le biais d’une importante immigration de métropole, mais aussi de Wallis et Futuna ou de Tahiti.
La base de l’accord de Nouméa a été de définir une « population concernée », c’est-à-dire des personnes ayant suffisamment d’intérêts matériels et moraux en Nouvelle-Calédonie pour pouvoir légitimement se prononcer sur son avenir. Pour être autorisé à participer au référendum de dimanche, il faut notamment pouvoir justifier d’une résidence continue dans l’archipel depuis au moins le 31 décembre 1994.
Pensez-vous que les métropolitains comprennent réellement les différents enjeux lors de ce référendum ? 
Non, je ne le crois pas. Ce qui se passe en Nouvelle-Calédonie est un processus inédit de décolonisation. La France a décidé lors de l’accord de Nouméa d’accompagner la Nouvelle-Calédonie sur la voie de la pleine souveraineté. Cela s’est traduit par un transfert progressif de nombreuses compétences (enseignement secondaire, commerce extérieur, sécurité civile, droit civil…) assorti d’une compensation financière. Aujourd’hui, la Nouvelle-Calédonie est compétente dans tous les domaines, à l’exception du régalien (défense, justice, ordre public, monnaie, affaires extérieures).
L’audiovisuel, le contrôle de légalité et l’enseignement supérieur sont des compétences qui auraient pu être transférées de l’Etat au gouvernement local avant 2018, mais faute de consensus politique entre la droite non indépendantiste et les indépendantistes kanak, elles sont toujours en débat. Il ne faut pas considérer l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie comme une rupture avec la France, à l’instar de ce qui a pu se passer en Algérie ou au Vanuatu. Le projet du FLNKS est une indépendance en partenariat avec la France, qui pourrait prendre la forme d’un Etat associé.

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          « Les Kanak veulent mettre fin au sentiment d’humiliation »







                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ Editorial. Quel que soit le résultat du référendum du 4 novembre sur l’avenir de l’archipel, l’on ne pourra en rester au statu quo actuel pour enfin arriver à la construction d’une nation.
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Nouvelle-Calédonie : une souveraineté en gestation

Editorial. Quel que soit le résultat du référendum du 4 novembre sur l’avenir de l’archipel, l’on ne pourra en rester au statu quo actuel pour enfin arriver à la construction d’une nation.



LE MONDE
 |    02.11.2018 à 11h47
 • Mis à jour le
02.11.2018 à 17h35
   





                        



   


Editorial du « Monde ». Le référendum du 4 novembre sur l’avenir de la Nouvelle-Calédonie s’inscrit dans un processus inédit, enclenché il y a trente ans et prolongé. Les relations entre la France et ses anciens territoires d’outre-mer, d’Afrique, d’Asie et des antipodes, ont été trop souvent marquées par des ruptures dramatiques ou des divorces soupçonneux pour ne pas saluer la démarche qui a conduit à cette consultation.

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L’honneur en revient à quatre hommes. Jean-Marie Tjibaou, le leader historique de l’émancipation kanak, qui sut tendre la main au moment où, après le drame de la grotte d’Ouvéa, en mai 1988, l’archipel menaçait de plonger dans la guerre civile. Jacques Lafleur, le leader de la communauté « européenne » de Nouvelle-Calédonie, qui sut saisir cette main tendue. Le premier ministre, Michel Rocard, qui sut construire cette réconciliation en associant tous les Calédoniens aux accords de Matignon en 1988 et en scellant le dispositif par un référendum national. Enfin, un autre premier ministre socialiste, Lionel Jospin, qui sut, par les accords de Nouméa de 1998, consolider cet apaisement, reconnaître la singularité calédonienne et fixer le cap de l’actuel référendum.

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Emmanuel Macron et Edouard Philippe tiennent, aujourd’hui, les engagements de leurs prédécesseurs. L’un et l’autre ont œuvré et se sont rendus dans l’archipel, ces derniers mois, pour garantir le dialogue et conforter la confiance entre indépendantistes et partisans du maintien dans le giron français.
Tout indique que ces derniers seront majoritaires au soir du 4 novembre. Pour autant, ce vote ne marquera pas la fin de l’histoire. Point d’aboutissement du dialogue démocratique engagé en 1988, ce scrutin doit être le point de départ d’une nouvelle étape. Déjà, en trois décennies, la collectivité calédonienne s’est vu doter d’un statut sans équivalent dans la République : institutions propres, larges compétences transférées de manière irréversible, « lois de pays » ayant valeur législative, enfin reconnaissance d’une citoyenneté calédonienne. Sans compter l’amorce d’un rééquilibrage du pouvoir économique (en particulier la maîtrise de la production de nickel, principale richesse locale) entre les communautés kanak et non kanak.
Mais, quel que soit le résultat du scrutin du 4 novembre, l’on ne pourra en rester au statu quo actuel et il faudra aller plus loin.

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Soit que, conformément aux accords de Nouméa, de nouveaux référendums d’autodétermination soient organisés dans deux ans et, en cas d’échec, dans quatre ans. Pour autant, même si ces consultations étaient maintenues et débouchaient sur le choix de l’indépendance, chacun admet que cette émancipation ne pourrait se dispenser de maintenir, d’une manière ou d’une autre, une forme d’association étroite avec la France.
Soit que, d’un commun accord, les Calédoniens y renoncent pour se consacrer à l’approfondissement de la « souveraineté partagée » qu’ils ont commencé à inventer. Dans cette hypothèse, il sera vital que les Calédoniens non kanak ne cèdent pas à la tentation d’abuser de leur probable victoire.
La poursuite d’un dialogue confiant entre communautés autant qu’une répartition plus équitable des richesses (encore trop concentrées entre les mains de quelques conglomérats familiaux, au détriment des kanak) sont les deux conditions indispensables au « vivre-ensemble » calédonien. et, quelle qu’en soit la forme institutionnelle, à la construction d’une nation.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ Notre correspondante à Nouméa, Claudine Wéry, a répondu aux questions sur le référendum de dimanche sur l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ L’ex-chef de l’Etat était l’invité du Festival international du film Politikos. Il a débattu jeudi avec l’ex-président de l’Assemblée nationale Jean-Louis Debré.
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A Rennes, François Hollande met en garde contre le désenchantement démocratique

L’ex-chef de l’Etat était l’invité du Festival international du film Politikos. Il a débattu jeudi avec l’ex-président de l’Assemblée nationale Jean-Louis Debré.



LE MONDE
 |    02.11.2018 à 08h47
 • Mis à jour le
02.11.2018 à 09h09
    |

            Enora Ollivier (Rennes, envoyée spéciale)








                        


Ils ont tous les deux été au cœur du pouvoir. C’est de la « métamorphose » de celui-ci, sous la Ve République, que l’ancien chef de l’Etat François Hollande et l’ancien président de l’Assemblée nationale entre 2002 et 2007, Jean-Louis Debré, ont débattu jeudi 1er novembre, dans le cadre du Festival international du film politique Politikos, qui tient sa première édition à Rennes du 1er au 4 novembre. L’occasion pour les deux « ex » d’analyser le panorama politique actuel, soixante ans après la naissance de la Ve République.

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De son côté, François Hollande s’est dit inquiet pour les démocraties qui sont dans un « moment très grave » à travers le monde. Après avoir cité l’élection de Jair Bolsonaro, au Brésil, ou de Donald Trump, aux Etats-Unis, l’ancien président socialiste a estimé que « la France n’est pas à l’abri de ce phénomène où des personnages qui veulent être dans le dégagisme, dans un rapport direct au peuple, peuvent arriver aux responsabilités suprêmes ». « Il faut avoir conscience que nos institutions ne nous immunisent pas contre ce type de personnages », a-t-il ajouté sans citer aucun nom.
Plus tard, en concluant sur la question de l’incarnation du pouvoir, il a plus directement visé Jean-Luc Mélenchon. « Personne ne doit dire qu’il est le peuple lui tout seul, qu’il est la République lui tout seul. Il y a des gens qui ont un peu perdu (leurs) esprits sur ce que représente la notion d’élu du peuple », a-t-il souligné, dans une référence claire aux propos tenus par le chef de file de La France insoumise lors de la perquisition de ses locaux mi-octobre – « la République, c’est moi ».
Inventaire du quinquennat 2012-2017
Dans ce paysage, Jean-Louis Debré a regretté que « ni la gauche ni la droite républicaine n’incarnent aujourd’hui une espérance », alors que « pour empêcher l’arrivée d’un homme providentiel, il faut que les partis politiques aient quelque chose à dire ». Tandis qu’Emmanuel Macron dévisse sérieusement dans les sondages, « l’impopularité crée de l’inquiétude », a acquiescé François Hollande, car aucun parti républicain n’est aujourd’hui en mesure de capter l’électorat.
« L’heure tourne (…), il y a des nouveaux défis » : le climat et l’immigration, mais aussi le « besoin » des citoyens d’une « humanisation » des rapports avec les politiques. « Toutes ces questions, ce sont les partis qui doivent les traiter et les présenter de manière à être tourné vers l’avenir et pas simplement savoir si le bilan du prédécesseur a été bon ou mauvais », a-t-il souligné.
Une remarque faite alors que le Parti socialiste s’apprête à ouvrir l’épineux dossier de l’inventaire du quinquennat 2012-2017. Pour l’ancien chef de l’Etat, l’affaire est entendue : ce sont les « frondeurs » qui l’ont mené à la chute. « Une fois que le débat a eu lieu, dans un groupe politique, le vote doit être unanime. Comment convaincre son électorat si au sein de votre propre parti des voix s’élèvent pour dire qu’elles ne sont pas d’accord sur le sens même de la politique [menée] ? » 
« Ce qui m’a profondément bouleversé, c’est que la conséquence, c’est l’échec : un petit groupe peut faire perdre l’ensemble ; et à ce moment-là, on veut des majorités totalement disciplinées, caporalisées, godillot », a continué François Hollande, n’oubliant pas de commenter l’exercice du pouvoir de son successeur.
Quand devient-on un ancien président l’a interrogé Jean-Louis Debré. Dans un sourire, François Hollande a raconté que pendant plusieurs jours après son départ de l’Elysée, lorsqu’il entendait la radio annoncer une disposition présidentielle, il se disait « mais on ne m’a pas soumis cette décision ! » Une période révolue. « Je veux rassurer mon successeur, j’ai bien compris et je suis tout à fait lucide », a-t-il assuré.

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          François Hollande, les derniers jours de son mandat de président






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ L’ancien député PS, rapporteur de la loi sur le statut de la Nouvelle-Calédonie en 1999, estime dans une tribune au « Monde » que quel que soit le résultat, il est illusoire de penser que les Kanak renonceront à l’indépendance.
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édition abonné


René Dosière : « Le rôle de l’Etat devra être essentiel après le référendum en Nouvelle-Calédonie »

L’ancien député PS, rapporteur de la loi sur le statut de la Nouvelle-Calédonie en 1999, estime dans une tribune au « Monde » que quel que soit le résultat, il est illusoire de penser que les Kanak renonceront à l’indépendance.



LE MONDE
 |    02.11.2018 à 07h15
 • Mis à jour le
02.11.2018 à 10h17
    |

René Dosière (ancien député)







                        



                                


                            
Tribune. Depuis trente ans, la France s’est engagée, en Nouvelle-Calédonie, dans une politique de décolonisation apaisée et innovante, à l’opposé de ses anciennes pratiques coloniales. Elle a souhaité, et obtenu, que tous les Calédoniens, quelle que soit leur communauté d’origine, deviennent coresponsables de leur avenir renommé « destin commun ». A cette fin, ont été transférées à la Nouvelle-Calédonie toutes les compétences concernant les politiques économique, financière, sociale, culturelle, éducative, etc. Dans tous ces domaines, le Congrès du territoire dispose du pouvoir législatif, une innovation sans précédent dans notre histoire républicaine.
De son côté, le gouvernement du pays associe indépendantistes et « loyalistes » (comme se nomment, localement, les anti-indépendantistes) dans le cadre d’une culture océanienne privilégiant collégialité et consensus (la seule référence connue, mais temporaire, fut celle du gouvernement de transition en Afrique du Sud à la fin de l’apartheid). Devenue « souveraine », la Calédonie veut-elle accéder à la « pleine souveraineté », en exerçant les compétences régaliennes (sécurité, armée, justice, relations extérieures) dont la maîtrise est restée à la France ? Tel est l’enjeu de la consultation référendaire du dimanche 4 novembre.

Une cathédrale de fer
Le bilan de ces trente ans est éloquent. Hier ignorée, voire méprisée, la culture identitaire des Kanak, peuple premier représentant 40 % de la population, à côté d’un tiers d’Européens, est désormais reconnue. Leur plus belle réussite se situe dans l’industrie du nickel, ce minerai dont la Calédonie dispose d’un tiers des ressources mondiales. Avec la Société minière du Sud pacifique(SMSP) qu’ils contrôlent, les Kanak ont édifié, en partenariat avec une multinationale canadienne, une nouvelle usine métallurgique (une magnifique cathédrale de fer !) en province Nord – province dirigée par Paul Néaoutyine, ancien collaborateur...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Le biathlète dénonce l’incohérence entre la candidature à l’organisation des JO et la volonté de réduction des moyens alloués aux fédérations.
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Article sélectionné dans La Matinale du 01/11/2018
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Martin Fourcade : « Nos fédérations font déjà les fonds de tiroir pour fonctionner »

Le biathlète dénonce l’incohérence entre la candidature à l’organisation des JO et la volonté de réduction des moyens alloués aux fédérations.



LE MONDE
 |    02.11.2018 à 06h35
 • Mis à jour le
02.11.2018 à 10h44
    |

            Clément Guillou








                        



   


Alors que le sport français traverse une période de turbulences, Martin Fourcade, le Français le plus titré de l’histoire aux Jeux olympiques (JO), met en garde contre la tentation gouvernementale de réduire les moyens alloués aux fédérations, notamment en se débarrassant de la prise en charge des conseillers techniques sportifs (CTS) – selon le projet de loi de finances pour 2019, le ministère des sports fonctionnera avec un budget en baisse de 30 millions d’euros et devra supprimer, d’ici à 2022, l’équivalent de 1 600 emplois temps plein. Président de la commission des athlètes des JO 2024, le biathlète stigmatise le manque de cohérence entre la candidature à l’organisation des Jeux et la dynamique actuelle.
Pourquoi prendre la parole aujourd’hui ?
Je me suis longtemps posé la question de donner mon avis de manière argumentée et, une fois que Kevin Mayer ou Teddy Riner s’étaient exprimés sur le sujet, je n’ai pas eu envie d’en rajouter. Je ne voulais pas jeter de l’huile sur le feu, par respect pour les gens qui se démènent pour trouver des solutions, d’autant plus que nous venions d’avoir un changement de ministre. Mais les signaux ne vont pas dans la bonne direction.
C’est-à-dire ?
On s’est battus comme des chiens pour avoir l’organisation des Jeux olympiques 2024 après de nombreux échecs. Le comité de candidature a mis énormément d’énergie et tout le monde s’est soudé autour de ce dossier, qu’il s’agisse de l’Etat, des collectivités territoriales ou du mouvement sportif, tout le monde a parlé d’une seule voix. Or, aujourd’hui, les signaux qui nous sont envoyés montrent l’absence de continuité.

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Pourquoi avoir dépensé autant d’énergie pour faire cela aujourd’hui ? En tant que sportif, quand j’ai gagné une médaille, je pense à celle d’après, je ne m’arrête pas de travailler. Ce n’est qu’une étape de les avoir obtenus. Il y a peut-être eu une décompression. Il faut retrouver l’unité qui avait prévalu durant la campagne.
En quoi la situation actuelle vous inquiète-t-elle ?
Je n’ai pas peur pour moi mais pour l’athlète que j’étais il y a dix ans et qui avait besoin des moyens de sa fédération et des conseillers techniques sportifs (CTS). Les CTS, je sais ce que ça représente. Stéphane Bouthiaux [son entraîneur historique, qui a cessé de travailler avec lui à la fin de la saison dernière] en est un. Il y a huit cadres techniques affectés au biathlon, six ont été mes entraîneurs.
Ne pourraient-ils pas être payés par la fédération et non plus par l’Etat ?
Nos fédérations font déjà les fonds de tiroir pour fonctionner. Les athlètes de la Fédération française de ski (FFS) payent une partie du budget de fonctionnement de la fédération. Réduire les moyens de la fédération, cela signifie augmenter la part payée par ses athlètes. Or, pour certains, ce n’est plus possible. La ministre dit : « On a les moyens pour faire. »
En réalité, on ne peut pas faire avec moins, en tout cas dans ma fédération. On fait déjà avec pas grand-chose. C’est la débrouille permanente. En groupe France [le plus haut niveau dans les fédérations], on a parfois des budgets de 40 euros par jour et par athlète pour faire fonctionner un stage : à ce prix-là, il faut parfois se faire à manger soi-même, dormir en chalet pour faire des économies. Pas grand monde à l’étranger ne fonctionne dans ces conditions-là.
Avez-vous le sentiment que les opinions des sportifs sont suffisamment défendues par le Comité national olympique (CNOSF) ?
Je pense que le CNOSF est à l’écoute de nos messages. Mais que ce soit les pouvoirs publics, les amoureux de sport, pas grand monde n’imagine les moyens avec lesquels on travaille aujourd’hui. Il y a un décalage entre l’image que renvoie le sport de haut niveau et la réalité de nombreuses fédérations. C’est un message qu’on doit faire passer : on est loin de vivre dans l’opulence.
Est-il difficile de se faire entendre des instances politiques lorsque l’on est athlète ?
A la commission des athlètes de Paris 2024, je ne le ressens pas. Nous travaillons avec des personnes issues du mouvement sportif, Tony Estanguet, Jean-Philippe Gatien. Sur des candidatures plus politiques, les athlètes peuvent servir de caution. Par exemple, je n’aurais pas forcément accepté ce rôle pour Paris 2012. Mais la présence de Tony, le fait que ce soit lui qui prenne les décisions, rend les choses tellement plus fluides et logiques. Ses décisions sont motivées par son passé d’athlète.

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Quand la voix des athlètes est consultative, c’en est une parmi d’autres et elle n’est pas privilégiée. Là, quand je fais remonter une information, je sais qu’elle est prise en compte par quelqu’un qui comprend nos problématiques. Je n’ai pas en face de moi quelqu’un qui écoute d’une oreille et prend mon avis comme une donnée parmi d’autres, comme c’est le cas à la Fédération internationale de biathlon (IBU), où je suis l’un des quatre représentants des athlètes, ou comme cela semble être le cas à l’Agence mondiale antidopage (AMA).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ En l’espace d’un entretien fleuve accordé au « Point », l’ex-président de la République est apparu aux yeux de certains comme le phare d’un parti déboussolé.
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L’ombre de Nicolas Sarkozy obscurcit l’horizon de Laurent Wauquiez

En l’espace d’un entretien fleuve accordé au « Point », l’ex-président de la République est apparu aux yeux de certains comme le phare d’un parti déboussolé.



LE MONDE
 |    02.11.2018 à 06h33
 • Mis à jour le
02.11.2018 à 09h07
    |

            Olivier Faye








                        



                                


                            

La « tour Eiffel » a été rallumée le temps d’une journée, celle de la Toussaint, et ses admirateurs au sein du parti Les Républicains (LR) ont tweeté leur émerveillement. « Merci à Nicolas Sarkozy, qui avec ce remarquable entretien au Point montre une nouvelle fois sa hauteur de vue. Il reste pour la droite et le pays une autorité morale », a félicité le maire de Nice, Christian Estrosi. « Du recul, de la bienveillance, de l’humilité, une analyse globale, la conscience des difficultés, des perspectives d’action. Merci à Nicolas Sarkozy pour cette interview », a approuvé le député européen Philippe Juvin, rejoint dans ses louanges par le sénateur des Hauts-de-Seine Roger Karoutchi : « Chacun pense ce qu’il veut de Nicolas Sarkozy, son interview dans Le Point nous change du niveau des débats actuels. Enjeux mondiaux et européens, risques de conflits, état de la France, exercice du pouvoir… Pas de nostalgie, l’expérience après le bilan des échecs et des succès. Merci. »
En l’espace d’un entretien fleuve de quinze pages accordé au Point du jeudi 1er novembre, le monument national de la droite – qui se compare lui-même à la tour Eiffel auprès de l’hebdomadaire – est apparu aux yeux de certains comme le phare d’un parti déboussolé.

Avant les élections européennes de mai 2019, Nicolas Sarkozy, officiellement retraité de la politique, à 63 ans, expose notamment dans cette interview « une seule priorité : mettre un nouveau traité sur la table pour définir l’Europe de l’avenir et changer profondément les règles du jeu ». Ce qui pourrait inciter, selon lui, le Royaume-Uni à rester au sein de l’Union européenne. « Nous n’avons encore rien vu de la crise migratoire qui s’annonce », professe par ailleurs l’ancien chef de l’Etat, proposant de confier la direction de cette politique à « un gouvernement européen composé des ministres de l’intérieur, qui éliront...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ Dans une tribune au « Monde », l’anthropologue Alban Bensa estime que le processus d’indépendance de la Nouvelle-Calédonie est inéluctable après plus de cent cinquante ans de domination française. Il passe par le renforcement de l’économie, même si les anti-indépendantistes espèrent un effondrement du désir d’émancipation.
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« Les Kanak veulent mettre fin au sentiment d’humiliation »

Dans une tribune au « Monde », l’anthropologue Alban Bensa estime que le processus d’indépendance de la Nouvelle-Calédonie est inéluctable après plus de cent cinquante ans de domination française. Il passe par le renforcement de l’économie, même si les anti-indépendantistes espèrent un effondrement du désir d’émancipation.



LE MONDE
 |    02.11.2018 à 06h33
 • Mis à jour le
02.11.2018 à 10h25
    |

Alban Bensa (Anthropologue, directeur d'études à l'EHESS)







                        



                                


                            

Tribune. La Nouvelle-Calédonie est-elle en mesure de rompre avec l’héritage colonial qui l’empêche encore de devenir une nation moderne et libre ? Telle est la question de fond à laquelle renvoie le référendum d’autodétermination qui doit se tenir dans cet ancien territoire d’outre-mer le 4 novembre.
Les relations d’assujettissement ont été constitutives de la société qui s’est formée dans cet archipel du Pacifique sud après sa prise de possession par la France, le 24 septembre 1853. Les décideurs coloniaux français justifiaient leur attitude par leur puissance de feu et par la conviction d’êtres intellectuellement supérieurs à tous les habitants de la Nouvelle-Calédonie en peaufinant cette absurdité par la caricature symétrique du « primitif ». Cette posture de domination a certes, depuis trente ans, cédé du terrain, mais elle imprègne et pollue aujourd’hui encore les rapports sociaux ordinaires.

Telle est la raison principale pour laquelle les indépendantistes demandent que la Nouvelle-Calédonie accède à une pleine souveraineté. Pour créer les conditions d’éradication complète d’un sentiment d’humiliation transmis de génération en génération, aujourd’hui véritable bombe à retardement, les indépendantistes n’ont pas ménagé leur peine en utilisant au mieux les possibilités de rééquilibrage offertes par les accords de Matignon-Oudinot (1988), puis de Nouméa (1998).
Les arguments des pro-Français déclinent des contre-vérités
Ce cadre général ayant été posé par la France elle-même, les indépendantistes et aussi finalement les non-indépendantistes, on peut se demander pourquoi de nombreux Calédoniens (le référendum dira s’ils sont majoritaires) se montrent encore réticents à l’accès à leur indépendance, somme toute bien préparée.
Les arguments avoués des pro-Français déclinent des contre-vérités : les investisseurs privés partiraient (mais pourquoi alors ont-ils investi ces deux dernières décennies dans la création...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Dans une tribune au « Monde », Philippe Gomes, président du parti loyaliste Calédonie ensemble, estime que la victoire attendue du « non » permettra aux électeurs de refonder la légitimité du lien avec Paris et d’abandonner « le grand rêve d’un pays pleinement souverain ».
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« Il faudra accepter un partage de souveraineté définitif avec la France »

Dans une tribune au « Monde », Philippe Gomes, président du parti loyaliste Calédonie ensemble, estime que la victoire attendue du « non » permettra aux électeurs de refonder la légitimité du lien avec Paris et d’abandonner « le grand rêve d’un pays pleinement souverain ».



LE MONDE
 |    02.11.2018 à 06h32
 • Mis à jour le
02.11.2018 à 10h18
    |

Philippe Gomes (Député (UDI) de la Nouvelle-Calédonie et président du parti loyaliste Calédonie ensemble)







                        



                                


                            

Tribune. Le 4 novembre prochain, cent soixante-cinq ans après que la France a pris unilatéralement possession de la Nouvelle-Calédonie, le peuple calédonien, désormais souverain sur son destin, devra décider de l’avenir de son pays : devenir un Etat indépendant ou demeurer au sein de la République.
Sur cet archipel de la Mélanésie où est installé depuis des millénaires un peuple premier – les Kanak –, des peuples d’ailleurs venus d’Europe, d’Asie, d’Afrique du Nord, d’Océanie, de l’océan Indien et des Caraïbes ont, depuis plusieurs générations, fait souche, contribuant à la construction d’un territoire français à nul autre pareil, au milieu du Pacifique… Se croisant, se heurtant, combattant ensemble lors des conflits mondiaux, se métissant aussi, ces hommes et ces femmes ont, au fil du temps, entremêlé leurs cultures par le sang, le labeur et la spiritualité.

Après une histoire coloniale douloureuse, et notamment la période dite des « Evénements » (1984-1988), c’est par le dialogue, conclu par la poignée de main entre Jacques Lafleur [anti-indépendantiste] et Jean-Marie Tjibaou [indépendantiste], que fut engagé au travers des accords de Matignon et de Nouméa un processus négocié et constitutionnalisé de décolonisation et d’émancipation de la Nouvelle-Calédonie au sein de la République.
Le chemin parcouru depuis lors est considérable. L’identité kanak a été pleinement reconnue dans ses différentes dimensions culturelles, coutumières, institutionnelles et éducatives, et la légitimité des autres communautés a été affirmée. Une « souveraineté partagée » entre la France et la Nouvelle-Calédonie a été consacrée, permettant à notre pays de se gouverner lui-même à l’exception des compétences régaliennes. Enfin, le rééquilibrage engagé au profit des populations de l’intérieur et des îles permet désormais à tous les Calédoniens de bénéficier de conditions de vie équivalentes.
Cette France qui...



                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Le territoire décidera dimanche s’il reste français ou choisit l’indépendance. De tout bord, quelles que soient les convictions, un même thème revient : ne plus revivre les événements d’il y a une trentaine d’années.
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Nouvelle-Calédonie, fin d’une campagne référendaire étonnamment calme

Le territoire décidera dimanche s’il reste français ou choisit l’indépendance. De tout bord, quelles que soient les convictions, un même thème revient : ne plus revivre les événements d’il y a une trentaine d’années.



LE MONDE
 |    02.11.2018 à 06h32
 • Mis à jour le
02.11.2018 à 10h45
    |

            Patrick Roger (Nouméa, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Fin de campagne en Nouvelle-Calédonie avant le référendum du dimanche 4 novembre sur l’accession à la pleine souveraineté du territoire. Une campagne étonnamment calme, à quelques incidents mineurs près, à mille lieues des affrontements violents des années 1980. Comme le signe d’une maturité et d’une prise de conscience de la population calédonienne. De tout bord, quelles que soient les convictions, un même thème revient : ne plus revivre les événements d’il y a une trentaine d’années.

Mardi 30 octobre. Le Ko We Kara, sur l’aire coutumière de Kaméré, dans la banlieue de Nouméa, est pavoisé aux couleurs de Kanaky : le bleu du ciel et de la mer, le rouge du feu et du sang, le vert de la terre, avec en leur centre le cercle jaune de la lumière incrusté de la flèche faîtière de la grande case, symbolisant l’édification de la société kanak. Au sommet des mâts, flottent aussi un drapeau corse à la tête de Maure et l’ikurriña, le drapeau basque. Durant ces derniers jours, des délégations indépendantistes corse et basque sont venues apporter leur soutien au Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS), en campagne pour le oui à l’indépendance et à la pleine souveraineté.
Chanteurs et musiciens se succèdent sur le podium central, tandis qu’une formation d’assesseur est dispensée par les deux directeurs de campagne, Gérard Reignier et Konyi Wassissi, aux militants indépendantistes qui seront présents le 4 novembre dans tous les bureaux de vote. Tout a été minutieusement prévu : y compris la consultation, dans les dix jours suivant le scrutin, des feuilles d’émargement pour pointer ceux qui ne se seront pas déplacés pour aller voter. Au cas où…
Le quelque millier de partisans de l’indépendance rassemblés sur l’aire coutumière attend patiemment les discours de leurs dirigeants. Les mamans ont revêtu les robes missionnaires aux couleurs chatoyantes. Les anciens palabrent à l’ombre. Les plus jeunes, et ils sont nombreux, arborent...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ Angélique Stastny, docteure en sciences politiques, considère dans une tribune au « Monde » que les accords successifs depuis 1988 ne respectent pas le droit à la souveraineté des Kanak.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤                      En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   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Par  Angélique Stastny   Publié hier à 20h25, mis à jour à 10h18   Lecture 4 min.     Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter   Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail        Article réservé aux abonnés       Tribune. Sur l’archipel que certains appellent « Kanaky » et d’autres « Nouvelle-Calédonie », un référendum prévu pour le dimanche 4 novembre appelle ses habitants à se prononcer sur le devenir de ce territoire français d’outre-mer inscrit sur la liste des territoires non autonomes, c’est-à-dire non décolonisés, de l’ONU. Le référendum est présenté par les pouvoirs politiques et nombre de commentateurs comme un processus inédit de décolonisation. Cependant, une analyse plus poussée du processus politique révèle que la décolonisation telle qu’elle est menée aujourd’hui n’en est pas une.          La consultation référendaire entérine la minorisation politique du peuple kanak. Les critères pour pouvoir figurer sur la liste électorale spéciale pour la consultation (LESC) et pouvoir ainsi voter au référendum ont fait l’objet de longues discussions entre indépendantistes et loyalistes. La publication de la liste définitive et les analyses récentes montrent que, malgré les efforts du peuple kanak pour que le résultat de cette consultation reflète au mieux ses volontés, le droit à l’autodétermination prévu à l’article 3 de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones (2007) n’est pas respecté.          Le flou qui demeure quant à la représentativité réelle des Kanak dans ce scrutin révèle le manque de considération donné à leur droit d’autodétermination. Les estimations sur la proportion de Kanak parmi les inscrits oscillent entre 43 % selon Pierre-Christophe Pantz, docteur en géopolitique, et 63 % selon le FLNKS (Front de libération nationale kanak et socialiste). Le haussariat [haut-commissariat de la République en Nouvelle-Calédonie] estime le nombre de votants de statut coutumier à 46 % (ce qui inclut aussi ceux qui étaient de statut coutumier et ont opté depuis pour le statut de droit commun) mais ne fournit aucun chiffre précis sur la proportion de votants kanak.             Article réservé à nos abonnés  Lire aussi  Nouvelle-Calédonie, la grande marche vers l’indépendance                                              — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? Se connecter   S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     Soutenir le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante de plus de 400 journalistes.    Participer à des événements artistiques et culturels toute l'année et partout en France.    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Un siècle après la fin de la guerre, que reste-t-il de ce projet idéaliste ? 30 min de lecture                    analyse     Michel Noblecourt    Article réservé à nos abonnésLe PS et l’Europe, une « rupture » en trompe-l’œil Analyse. Pour le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, la mise au point du programme du parti en vue des européennes de 2019 consiste à satisfaire son aile droite tout en retenant son aile gauche, détaille Michel Noblecourt, éditorialiste au « Monde ». 4 min de lecture                    analyse     Nabil Wakim    Article réservé à nos abonnésLes paradoxes du charbon Analyse. Le soutien affiché par Donald Trump au charbon n’empêchera pas son déclin aux Etats-Unis. Mais dans le reste du monde, cette industrie prospère, constate le journaliste du « Monde » Nabil Wakim. 4 min de lecture                  En direct International Politique Société Économie Culture Sport Techno Sciences Opinions Recettes de cuisine   Planète M Campus Style L’époque Éducation Disparitions Santé Guides d’achat     Évènements abonnés Conjugaison Cours d’anglais Decodex Formation professionnelle Jeux La boutique du Monde Orthographe et grammaire Prix de l’immobilier Source Sûre     Courrier International La société des lecteurs du Monde Le Huffington Post Le Prix du Monde et de la recherche L’Obs Le Monde diplomatique Télérama Talents     Codes Promo Codes Promo Amazon Jardinage Paroles de chansons      lemondefr @lemondefr Facebook Fils RSS Applications mobiles   Newsletters du Monde   Recevoir les newsletters du Monde    Abonnement   Abonnez-vous dès 1€        Mentions légales Politique de confidentialité Conditions générales | Aide (FAQ)      
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ Dimanche 4 novembre, les Calédoniens vont voter sur l’indépendance de l’archipel lors d’un référendum. Décryptage.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ Dimanche 4 novembre, les 174 154 électeurs du territoire inscrits sur une liste électorale spéciale se prononceront pour ou contre l’indépendance de leur île vis-à-vis de la France.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤                 En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   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Francis Kessler Maître de conférences à l'université Paris-I-Panthéon-Sorbonne                     Tribune   Article réservé à nos abonnés Progrès social : « Nos vingt-et-un principes et valeurs pour le XXIe siècle »   Henry S. Richardson philosophe à la Georgetown University (Etats-Unis)              Vidéos      Vidéos   Les explications   Les séries                      03:09     Pixels  PewDiePie contre T-Series : « le roi de YouTube » concurrencé par des stars de Bollywood                    02:28     Sciences  Comment des patients paralysés ont marché à nouveau                    01:00     Addictions  Mois sans tabac : cinq chiffres-clés sur la cigarette                    05:54     Télévisions & Radio  « La Guerre des mondes », ou la fausse panique collective de 1938             Opinions      Opinions   Editoriaux   Chroniques   Analyses   Tribunes   Blogs                      Tribune   Article réservé à nos abonnés « Il faut instaurer une carte d’identité pour les produits »   Christian Zolesi                      Tribune   Article réservé à nos abonnés « Finance privée et entreprises doivent contribuer à la protection des océans »   Thomas Binet Economiste et fondateur du cabinet Vertigo Lab, spécialisé dans l’économie de la transition écologique                     Chronique   Article réservé à nos abonnés Gilbert Cette : « La fausse bonne idée de la “désocialisation des heures supplémentaires” »   Gilbert Cette Professeur d’économie associé à l’université d’Aix-Marseille                     Éditorial  En Nouvelle-Calédonie, une souveraineté en gestation             Culture      Culture   Cinéma   Télévision   Livres   Musiques   Arts   Scènes                      Cinéma  Vie et mort des étoiles : le rock en dix biopics                    Livres   Article réservé à nos abonnés « Charlie Hebdo », quelle bande de potes !                    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Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter   Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail                        « Voulez-vous que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante ? » Cette question, posée lors de la consultation du dimanche 4 novembre, marque l’aboutissement d’un processus de décolonisation progressive inédit dans l’histoire de la République française, ouvert par les accords de Matignon le 26 juin 1988 puis celui de Nouméa le 5 mai 1998.          Devenu possession française en 1853, le territoire a connu un passé colonial violent, jusqu’aux « Evénements » des années 1980 qui firent plus de 80 morts, menaçant de dégénérer en guerre civile. Une histoire faite de souffrances et de ségrégations, jalonnée de révoltes et d’insurrections du « peuple premier », les Kanak, comme la « guerre d’Ataï », en 1878, qui provoqua un millier de morts, ou le soulèvement de 1917, durement réprimé, qui fit de 200 à 300 morts côté kanak.          « La Nouvelle-Calédonie porte la mémoire de ces révoltes matées dans le sang et de ces divisions entre tribus organisées par le colonisateur pour mieux asservir chacun », rappelait le président Emmanuel Macron lors de son discours prononcé à Nouméa le 5 mai.             Article réservé à nos abonnés  Lire aussi  Nouvelle-Calédonie, 3 200 ans plus tard             Cependant, la Nouvelle-Calédonie est aussi un territoire riche de mémoires mêlées, celles des descendants des bagnards déportés de France et d’Algérie, des pionniers et des colons, des missionnaires, des pieds-noirs et des harkis arrivés dans la foulée des « événements » d’Algérie, des populations venues du reste du Pacifique et d’Asie qui ont façonné cette terre.          Celles et ceux, installés de gré ou de force en Nouvelle-Calédonie, que les indépendantistes kanaks, en les reconnaissant comme des « victimes de l’histoire », acceptèrent en 1983, à Nainville-les-Roches (Essonne), d’associer à l’avenir du territoire pour participer ensemble à la détermination d’un destin commun.          Prise d’otages et assassinat                  ;       — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? Se connecter   S’abonner c'est...   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Entré au Bundestag en septembre 2017, il menace la majorité absolue de la CSU lors des élections du 14 octobre en Bavière. 16 min de lecture                    enquete     Thomas Saintourens    Article réservé à nos abonnésRevenus de l’enfer, les « reclus de Monflanquin » contre-attaquent Neuf ans après avoir réussi à échapper à l’emprise du gourou Thierry Tilly, le clan Védrines veut récupérer la demeure familiale, là même où a commencé son enfermement sous la coupe de l’escroc. 9 min de lecture                    reportage     Yves Eudes    Article réservé à nos abonnésEn Irlande, un Tinder à ciel ouvert Chaque année, en septembre, la petite ville de Lisdoonvarna accueille des dizaines de milliers de célibataires en quête de l’âme sœur. Un événement unique en son genre, qui dure un mois entier. 9 min de lecture                 En direct International Politique Société Économie Culture Sport Techno Sciences Opinions Recettes de cuisine   Planète M Campus Style L’époque Éducation Disparitions Santé Guides d’achat     Évènements abonnés Conjugaison Cours d’anglais Decodex Formation professionnelle Jeux La boutique du Monde Orthographe et grammaire Prix de l’immobilier Source Sûre     Courrier International La société des lecteurs du Monde Le Huffington Post Le Prix du Monde et de la recherche L’Obs Le Monde diplomatique Télérama Talents     Codes Promo Codes Promo Amazon Jardinage Paroles de chansons      lemondefr @lemondefr Facebook Fils RSS Applications mobiles   Newsletters du Monde   Recevoir les newsletters du Monde    Abonnement   Abonnez-vous dès 1€        Mentions légales Politique de confidentialité Conditions générales | Aide (FAQ)      
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Article sélectionné dans La Matinale du 31/10/2018
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Emmanuel Macron met en garde contre un retour à l’Europe des années 1930

Dans un entretien à « Ouest France », le chef de l’Etat plaide pour une Union européenne « plus souveraine et plus multilatérale ».



Le Monde.fr avec AFP
 |    01.11.2018 à 00h56
 • Mis à jour le
01.11.2018 à 07h36
   





                        


Appelant à « résister », Emmanuel Macron se dit « frappé » par la ressemblance entre la situation actuelle en Europe et celle qui y régnait durant l’entre-deux-guerres, dans un entretien à Ouest-France publié mercredi 31 octobre au soir.
« Dans une Europe qui est divisée par les peurs, le repli nationaliste, les conséquences de la crise économique, on voit presque méthodiquement se réarticuler tout ce qui a rythmé la vie de l’Europe de l’après-première guerre mondiale à la crise de 1929, déclare le président de la République. Il faut l’avoir en tête, être lucide, savoir comment on y résiste », en « portant la vigueur démocratique et républicaine. »
Le chef de l’Etat s’apprête à célébrer le centenaire de la fin de la première guerre mondiale, en visitant les lieux de bataille dans le Grand Est et les Hauts-de-France durant une semaine à partir de dimanche. Suivront la cérémonie du 11-Novembre à l’arc de Triomphe en présence d’une centaine de dirigeants du monde entier, puis le premier Forum de la paix à La Villette.

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                L’Europe face au clivage Macron-Orban



Comprendre les leçons de l’histoire
Au cours de ces rendez-vous, Emmanuel Macron assure qu’il ne « veut pas simplement regarder l’histoire ». « Je veux rendre hommage et essayer de comprendre les leçons de cette histoire. C’est un message de célébration, de mémoire et d’avenir ». En promouvant, à cette occasion, une Europe « plus souveraine et plus multilatérale ».

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                A Lisbonne, Emmanuel Macron expose sa vision d’une Europe à trois vitesses



« L’Europe est face à un risque : celui de se démembrer par la lèpre nationaliste et d’être bousculée par des puissances extérieures. Et donc de perdre sa souveraineté. C’est-à-dire d’avoir sa sécurité qui dépende des choix américains et de ses changements, d’avoir une Chine de plus en plus présente sur les infrastructures essentielles, une Russie qui parfois est tentée par la manipulation, des grands intérêts financiers et des marchés qui dépassent parfois la place que les Etats peuvent prendre », prévient M. Macron.



                            


                        

                        

