<FILE-date="2018/11/02/19">

<article-nb="2018/11/02/19-1">
<filnamedate="20181102"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181102"><AAMMJJHH="2018110219">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ Les 800 habitants de Taholah, à la pointe nord-ouest des Etats-Unis, redoutent que la montée des eaux fasse d’eux les premiers réfugiés climatiques du pays.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ 
<article-nb="2018/11/02/19-2">
<filnamedate="20181102"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181102"><AAMMJJHH="2018110219">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ Tracer la composition des marchandises, de la fabrication  au recyclage, est possible et indispensable, affirme Christian Zolesi, consultant en environnement, dans une tribune au « Monde ».
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« Il faut instaurer une carte d’identité pour les produits »

Tracer la composition des marchandises, de la fabrication  au recyclage, est possible et indispensable, affirme Christian Zolesi, consultant en environnement, dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE ECONOMIE
 |    02.11.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
02.11.2018 à 10h35
    |

Christian Zolesi







                        



                                


                            
Tribune. Les valorisations boursières record des géants du e-commerce ne prennent guère en compte les impacts négatifs générés par la masse des produits de consommation qu’ils distribuent. Ne pourrait-on envisager que leurs investissements colossaux dans les technologies numériques servent aussi à développer un nouveau système d’informations sur la composition des matériaux tout au long du cycle de vie de ces produits ? Une piste envisageable serait d’instaurer une « carte d’identité » des substances présentes dans les produits de consommation, afin de favoriser le développement d’une économie circulaire plus saine.
Ce jumeau numérique, qui fait tant défaut, faciliterait l’utilisation des matières résiduelles du produit pour en faire une source importante et fiable de (nouvelles) matières premières dans l’économie circulaire.
Il n’est plus concevable qu’à l’ère du big data, les distributeurs ne puissent pas récupérer une liste de quelques substances dans un matériau
En effet, les coûts sanitaires, environnementaux ou sociaux causés par la fabrication, la commercialisation et la consommation de produits dépassent de loin les 1 000 milliards de dollars par an, que ce soit du fait du réchauffement climatique, de la pollution de l’air ou de l’érosion de la biodiversité. A ces coûts s’ajoutent les quantités phénoménales de plastique utilisées lors du processus de fabrication. Selon le Parlement européen, plus de 300 millions de tonnes de plastique sont produites chaque année, un chiffre amené à doubler dans vingt ans. Les océans pourraient alors contenir plus de plastique que de poissons. Et un continent de plastique grand comme trois fois la France évolue actuellement dans le Pacifique.
Mais si l’économie circulaire devient incontournable pour ménager les ressources et limiter les déchets polluants, elle présente une vulnérabilité de taille : la perte de données sur la composition en substances chimiques des produits et de leurs matériaux...




                        

                        


<article-nb="2018/11/02/19-3">
<filnamedate="20181102"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181102"><AAMMJJHH="2018110219">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ Depuis la fusion effective  des deux groupes, en juin, la valeur du nouvel ensemble ne cesse de fondre. Les investisseurs s’inquiètent du risque environnemental  que constitue le glyphosate.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 01/11/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


Bayer, dans l’enfer du mariage avec Monsanto

Depuis la fusion effective  des deux groupes, en juin, la valeur du nouvel ensemble ne cesse de fondre. Les investisseurs s’inquiètent du risque environnemental  que constitue le glyphosate.



LE MONDE ECONOMIE
 |    02.11.2018 à 06h34
 • Mis à jour le
02.11.2018 à 18h43
    |

                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








                        



                                


                            

Ce jour-là, l’action Bayer a décroché, pour ne plus jamais se relever. Le 9 août 2018, Dewayne Johnson, un ancien jardinier en phase terminale de lymphome non hodgkinien, obtient gain de cause dans son procès contre Monsanto, qui ne l’a pas informé des risques qu’il courait en utilisant son produit phare, le Roundup. Le célèbre herbicide à base de glyphosate, le plus utilisé dans le monde, est pour la première fois rendu responsable d’un cancer par un tribunal, qui condamne Monsanto à verser au plaignant 289 millions de dollars (253 millions d’euros) : 39 au titre du préjudice moral et financier et 250 millions au titre des dommages.
L’allemand Bayer, qui a racheté le semencier Monsanto au mois de juin, accuse le coup : 10 milliards d’euros de valeur boursière s’évaporent en quelques heures. Le « risque Monsanto » correspond désormais à un chiffre, monstrueux. Et la descente aux enfers commence.
Bayer, ébranlé par la sanction, se défend. Il assure aux investisseurs que le procès sera cassé en appel, que la peine sera allégée et que le juge se rendra aux conclusions des « 800 études scientifiques » prouvant l’innocuité de la molécule. L’action reprend des couleurs. Mais lundi 22 octobre, le couperet tombe : la juge Suzanne Bolanos ne rouvrira pas le procès. Elle maintient le jugement mais allège la sanction financière, la ramenant au total à 78,5 millions de dollars. L’action s’effondre à nouveau, pour atteindre son plus bas niveau depuis cinq ans. Le 1er novembre, Dewayne Johnson a accepté – dans le but d’éviter le poids d’un nouveau procès – les dommages et intérêts réduits.
Branle-bas de combat
Depuis le rachat de Monsanto, Bayer a perdu la somme gigantesque de 30 milliards d’euros de valeur boursière, alors que le groupe a opéré une augmentation de capital de 9 milliards d’euros pour boucler la fusion. Le « mariage du siècle » au sommet de l’agrochimie mondiale était-il une erreur ? Déjà condamné par les écologistes,...




                        

                        


<article-nb="2018/11/02/19-4">
<filnamedate="20181102"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181102"><AAMMJJHH="2018110219">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ Pour financer la préservation de la planète, il faut marier la culture des investisseurs à celle des acteurs engagés pour l’environnement, estime l’économiste Thomas Binet dans une tribune au « Monde ».
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤                      En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   Fermer la bannière d’avertissement sur les cookies            Consulterle journal     Navigation       Le Monde - retour à la une        Se connecterSe connecter  S’abonner                         À la une   En continu   Actualités    En ce moment    Référendum en Nouvelle-Calédonie    Italie    Donald Trump    Brexit    Arabie saoudite    Brésil    Climat    Immigration en Europe    Les décodeurs    Harcèlement sexuel    Toute l’actualité en continu     Actualités    International   Politique   Société   Les Décodeurs   Sport   Planète   Sciences   M Campus   Le Monde Afrique   Pixels   Médias   Santé   Big Browser   Disparitions         Économie      Économie   Économie mondiale   Économie française   Emploi   Argent & placements   Tribunes éco   Smart cities                      Argent & Placements  Se loger à Paris coûte en moyenne 1 065 euros par mois                    Économie  Des iPhone plus chers permettent à Apple d’afficher des résultats record                    Chronique   Article réservé à nos abonnés Quelles sont les obligations pour le donneur d’ordre?   Francis Kessler Maître de conférences à l'université Paris-I-Panthéon-Sorbonne                     Tribune   Article réservé à nos abonnés Progrès social : « Nos vingt-et-un principes et valeurs pour le XXIe siècle »   Henry S. Richardson philosophe à la Georgetown University (Etats-Unis)              Vidéos      Vidéos   Les explications   Les séries                      03:09     Pixels  PewDiePie contre T-Series : « le roi de YouTube » concurrencé par des stars de Bollywood                    02:28     Sciences  Comment des patients paralysés ont marché à nouveau                    01:00     Addictions  Mois sans tabac : cinq chiffres-clés sur la cigarette                    05:54     Télévisions & Radio  « La Guerre des mondes », ou la fausse panique collective de 1938             Opinions      Opinions   Editoriaux   Chroniques   Analyses   Tribunes   Blogs                      Tribune   Article réservé à nos abonnés « Il faut instaurer une carte d’identité pour les produits »   Christian Zolesi                      Tribune   Article réservé à nos abonnés « Finance privée et entreprises doivent contribuer à la protection des océans »   Thomas Binet Economiste et fondateur du cabinet Vertigo Lab, spécialisé dans l’économie de la transition écologique                     Chronique   Article réservé à nos abonnés Gilbert Cette : « La fausse bonne idée de la “désocialisation des heures supplémentaires” »   Gilbert Cette Professeur d’économie associé à l’université d’Aix-Marseille                     Éditorial  En Nouvelle-Calédonie, une souveraineté en gestation             Culture      Culture   Cinéma   Télévision   Livres   Musiques   Arts   Scènes                      Cinéma  Vie et mort des étoiles : le rock en dix biopics                    Livres   Article réservé à nos abonnés « Charlie Hebdo », quelle bande de potes !                    Télévisions & Radio  « Scotch Cuisine Extra Forte » et « The Hairy Bikers » : deux émissions culinaires décalées                    Scènes  Florence Foresti interdit les téléphones portables dans ses spectacles             M le mag      M le Mag   L'actu   L'époque   Le style   Gastronomie   Voyage   Mode   Les Recettes du Monde                      Gastronomie  Alexandre Mazzia, le « cuisinier de l’année » du Gault &amp; Millau                    Actu   Article réservé à nos abonnés Adèle Haenel, le jeu sacré                    L'époque   Article réservé à nos abonnés S’aimer comme on se quitte : « J’ai tout raconté à mon mari »                    Les recettes du Monde  Recette : le gâteau de semoule aux agrumes de Claire Pichon             Services    Services   Guides d'achat   Codes Promo   Formation professionnelle   Cours d'anglais   Cours d'orthographe et grammaire   Conjugaison   Dictionnaire de citations   Annonces auto   Annonces immo   Jardinage   Jeux   Paroles de chansons       Suppléments partenaires  Les clés de demain Les métiers de demain Avenir numérique Croisières d'exploration    Services Le Monde  Évènements abonnés Le Monde Festival Boutique Le Monde Newsletters   Decodex Données du Monde Le Club de l'économie         Recherche                                      Idées        « Finance privée et entreprises doivent contribuer à la protection des océans »  Pour financer la préservation de la planète, il faut marier la culture des investisseurs à celle des acteurs engagés pour l’environnement, estime l’économiste Thomas Binet dans une tribune au « Monde ».        Par  Thomas Binet   Publié aujourd’hui à 06h30, mis à jour à 09h38   Lecture 3 min.     Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter   Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail        Article réservé aux abonnés                  Des pêcheurs tirent leur bateau au sec, près de Matosinhos, au Portugal, en février 2018. PEDRO NUNES/REUTERS             Tribune. Paradoxalement, les océans n’ont jamais autant suscité l’attention des décideurs et du grand public, alors qu’on manque cruellement de moyens financiers et techniques pour endiguer la rapide dégradation des écosystèmes côtiers et la perte de leur biodiversité. L’aide publique et le mécénat sont les principaux bailleurs de fonds, mais le compte n’y est pas : entre 3 et 7 milliards d’euros sont nécessaires pour protéger ne serait-ce que 10 % de la surface des océans ! Les besoins en financement dépassent largement les moyens alloués, qui s’élèvent à quelques centaines de millions d’euros par an seulement.          Alors, peut-on attendre de la générosité des citoyens qu’ils comblent ce déficit pour la préservation des océans ? La finance privée et les entreprises doivent également contribuer à cet effort, car ils bénéficient eux aussi des immenses services rendus par les océans.          Trois mécanismes destinés à trois types d’acteurs ayant un rôle-clé à jouer dans la préservation des océans annoncent ce changement.          Des projets hybrides sont envisageables          Les écosystèmes marins constituent d’abord pour les opérateurs touristiques et les communautés littorales des « infrastructures bleues » garantes de leur sécurité et de la résistance des activités économiques en cas d’aléas climatiques extrêmes. L’exemple des mangroves protégeant le littoral indonésien lors du tsunami de 2004 ou des récifs coralliens réduisant 90 % de la force des vagues en attestent.          Lorsque ces aléas surviennent, la restauration de ces écosystèmes requiert d’importants moyens financiers. Les assurances sont toutes désignées pour couvrir ces besoins d’urgence. La compagnie Swiss Re expérimente ainsi une assurance pour le récif corallien et les plages de la côte mexicaine. Cette assurance est financée en partie par les hôteliers de la côte. Elle est déclenchée au-dessus d’une certaine vitesse de vent lors d’un cyclone et permet d’accéder rapidement à un capital important pour la restauration. Cette initiative préfigure tout un nouveau pan d’intervention pour le monde de l’assurance, lié aux « solutions fondées sur la nature » pour l’adaptation au changement climatique.             Article réservé à nos abonnés  Lire aussi  La lutte inégale de Taïwan contre les débris marins                                              — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? Se connecter   S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     Soutenir le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante de plus de 400 journalistes.    Participer à des événements artistiques et culturels toute l'année et partout en France.    Abonnez-vous à partir de 1 €       Dans la même rubrique                Article réservé à nos abonnésMaxime Saada : « Il faut préserver l’exception culturelle française »                    Article réservé à nos abonnés« Nous avons besoin, en économie, d’une approche qui reconnaisse l’existence des humains », par le Nobel Richard Thaler                    Article réservé à nos abonnés« Il est encore possible de réanimer l’Union européenne »             Les abonnés lisent aussi...                analyse     Gaïdz Minassian    Article réservé à nos abonnésDe la SDN à l’ONU, un héritage exigeant de la guerre 14-18 Centenaire du 11-Novembre. Par le biais d’une organisation internationale, la « sécurité collective » devait instaurer une « paix perpétuelle » entre les nations, chacune venant en aide à l’autre en cas de conflit. Un siècle après la fin de la guerre, que reste-t-il de ce projet idéaliste ? 30 min de lecture                    analyse     Michel Noblecourt    Article réservé à nos abonnésLe PS et l’Europe, une « rupture » en trompe-l’œil Analyse. Pour le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, la mise au point du programme du parti en vue des européennes de 2019 consiste à satisfaire son aile droite tout en retenant son aile gauche, détaille Michel Noblecourt, éditorialiste au « Monde ». 4 min de lecture                    analyse     Nabil Wakim    Article réservé à nos abonnésLes paradoxes du charbon Analyse. Le soutien affiché par Donald Trump au charbon n’empêchera pas son déclin aux Etats-Unis. Mais dans le reste du monde, cette industrie prospère, constate le journaliste du « Monde » Nabil Wakim. 4 min de lecture                  En direct International Politique Société Économie Culture Sport Techno Sciences Opinions Recettes de cuisine   Planète M Campus Style L’époque Éducation Disparitions Santé Guides d’achat     Évènements abonnés Conjugaison Cours d’anglais Decodex Formation professionnelle Jeux La boutique du Monde Orthographe et grammaire Prix de l’immobilier Source Sûre     Courrier International La société des lecteurs du Monde Le Huffington Post Le Prix du Monde et de la recherche L’Obs Le Monde diplomatique Télérama Talents     Codes Promo Codes Promo Amazon Jardinage Paroles de chansons      lemondefr @lemondefr Facebook Fils RSS Applications mobiles   Newsletters du Monde   Recevoir les newsletters du Monde    Abonnement   Abonnez-vous dès 1€        Mentions légales Politique de confidentialité Conditions générales | Aide (FAQ)      
{"@context":"https://schema.org","@type":"NewsArticle","mainEntityOfPage":{"@type":"WebPage","@id":"https://www.lemonde.fr/idees/article/2018/11/02/finance-privee-et-entreprises-doivent-contribuer-a-la-protection-des-oceans_5377768_3232.html"},"headline":"« Finance privée et entreprises doivent contribuer à la protection des océans »","dateCreated":"2018-11-02T06:30:02+01:00","datePublished":"2018-11-02T06:30:02+01:00","dateModified":"2018-11-02T09:38:42+01:00","publisher":{"@type":"Organization","name":"Le Monde","logo":{"@type":"ImageObject","url":"https://s1.lemde.fr/medias/web/1.2.705/img/elements_lm/logo_lm_print.png","width":"240","height":"42"}},"description":"Pour financer la préservation de la planète, il faut marier la culture des investisseurs à celle des acteurs engagés pour l’environnement, estime l’économiste Thomas Binet dans une tribune au « Monde »."
,"author":[{"@type":"Person","name":"Thomas Binet"}
]
,"image":{"@type":"ImageObject","url":"https://img.lemde.fr/2018/10/30/0/0/3500/2334/696/348/3/0/7bc055e_HFS-GGG-SREP322_OCEANS-TIDE-SARDINES_1030_11.JPG","width":"696","height":"348"}
,"isAccessibleForFree":"False","hasPart":{"@type":"WebPageElement","isAccessibleForFree":"False","cssSelector":".paywall"}
  
{"@context":"https://schema.org","@type":"BreadcrumbList","itemListElement":[{"@type":"ListItem","position":1,"item":{"@id":"https://www.lemonde.fr"}}
,{"@type":"ListItem","position":2,"item":{"@id":"https://www.lemonde.fr/idees/"}}
,{"@type":"ListItem","position":3,"item":{"@id":"https://www.lemonde.fr/idees/article/2018/11/02/finance-privee-et-entreprises-doivent-contribuer-a-la-protection-des-oceans_5377768_3232.html"}}
     


      



<article-nb="2018/11/02/19-5">
<filnamedate="20181102"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181102"><AAMMJJHH="2018110219">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ Le bois de chauffage peut utilement contribuer à la sauvegarde de la planète, à condition de l’intégrer dans des systèmes d’exploitation durables, explique la professeure Meriem Fournier dans une tribune au « Monde ».
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« Il y a beaucoup de bois à utiliser pour l’énergie ! »

Le bois de chauffage peut utilement contribuer à la sauvegarde de la planète, à condition de l’intégrer dans des systèmes d’exploitation durables, explique la professeure Meriem Fournier dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE ECONOMIE
 |    02.11.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
02.11.2018 à 09h31
    |

Meriem Fournier (Directrice du Centre AgroParisTech de Nancy)







                        



                                


                            
Tribune. Le bois comme source d’énergie peut faire partie intégrante du « pack de mesures sans précédent pour éviter le pire », pour reprendre la formule du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), amplement relayée ces derniers temps. A condition de le lier intimement à la gestion forestière durable. Pour juger de la pertinence des usages d’une ressource comme le bois, il ne faut pas déconnecter la bonne gestion forestière, les usages du bois matériau et le bois énergie, en suivant le modèle dépassé de filières linéaires. L’erreur serait aussi de considérer le bois énergie comme un gisement de bois extrait de la forêt, sur le modèle minier.
« Tout ce qui sort de la boucle faute d’autre usage possible, et seulement cela, doit être converti en énergie »
Le bois énergie est en effet un coproduit. Selon les principes de la sylviculture, pour faire grossir du bois, on coupe forcément des petits bois pour faire de la place (éclaircies). La transformation suit une logique de cascade : priorité aux usages en matériau, et, dans ces matériaux, priorité au bois massif (bois d’œuvre). Les bois de qualité secondaires, petits bois d’éclaircie ou déchets du bois d’œuvre, sont déconstruits en particules, fibres ou cellulose et autres molécules, et recomposés en papier, carton, panneaux et autres matériaux d’ingénierie (bois industrie)
Ce bois déconstruit/recomposé peut aussi venir du recyclage des produits massifs primaires arrivés en fin de vie. Tout ce qui sort de la boucle faute d’autre usage possible, et seulement cela, doit être converti en énergie (bois énergie). Mais cela laisse beaucoup de bois à utiliser pour l’énergie !
Le dernier rapport du GIEC nous met devant nos responsabilités de contenir coûte que coûte le réchauffement à + 1,5 °C et donc de considérer des exigences de court terme (la fin du siècle) à l’échelle forestière. Si l’on suit la logique d’un bilan carbone optimal immédiat, on devrait...




                        

                        


<article-nb="2018/11/02/19-6">
<filnamedate="20181102"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181102"><AAMMJJHH="2018110219">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ En partenariat avec des médias allemands, « Le Monde » a remonté la piste de ces documents confidentiels discrètement publiés après un piratage.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤                

                     
édition abonné
L’étrange piratage de documents liés au site d’enfouissement de déchets nucléaires de Bure

En partenariat avec des médias allemands, « Le Monde » a remonté la piste de ces documents confidentiels discrètement publiés après un piratage.





LE MONDE
 |    01.11.2018 à 19h02
 • Mis à jour le
02.11.2018 à 06h34
    |

            Damien Leloup (avec Martin Untersinger, Pierre Le Hir, Nabil Wakim et Franck Johannès)





                        

Dans la nuit du 10 au 11 juin, c’est un étrange message que reçoivent les 1 700 employés d’Ingérop, un grand groupe d’ingénierie dont le siège est situé à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine). « Cher·e employé·e d’Ingérop », débute le message, avant de dénoncer les conséquences environnementales du projet d’enfouissement de déchets nucléaires à Bure dans la Meuse (Cigéo), dont Ingérop est l’un des principaux prestataires. Plus loin, le courriel se fait plus menaçant, et évoque de futures « actions diverses visant votre entreprise et les personnes impliquées dans le projet Cigéo ». Il se conclut sur un appel aux salariés, leur demandant de transmettre toutes les informations confidentielles à leur disposition sur le projet Cigéo à une adresse e-mail sécurisée.
Le message est signé d’un collectif baptisé « Les Monstres de Cigéo ». Sur un blog fraîchement créé, le collectif appelle les opposants au projet d’enfouissement à mener campagne contre les sous-traitants qui préparent, sur le site de Bure, le gigantesque chantier d’enfouissement de déchets radioactifs.
Très critiqué, le projet fait l’objet d’une importante mobilisation de militants écologistes et d’habitants, avec des manifestations régulières et parfois musclées. « Toute forme d’action est la bienvenue, soyons créatif·ve·s, obstiné·e·s, déterminé·e·s, pour obtenir d’Ingérop qu’elle se retire du projet Cigéo et de tous les projets connexes », est-il encore écrit sur le site, sans précisions sur les modalités d’action que le collectif espère voir naître.
« La nature de ces courriels était assez menaçante »
Au siège d’Ingérop, l’e-mail est pris au sérieux, et l’entreprise réagit rapidement. « La nature de ces courriels était assez menaçante, voire déstabilisante pour nos collaborateurs, qui ne s’y attendaient pas du tout », juge François Lacroix, directeur scientifique et technique...





                     require(["lmd/core/ux/longform"], function (advertLongform) {
                        advertLongform.moveAdvert('.js-parallaxe_slot', '#articleBody');
                     });




L’accès à la totalité de l’article est protégé Déjà abonné ? Identifiez-vous



         
L’étrange piratage de documents liés au site d’enfouissement de déchets nucléaires de Bure
Il vous reste 86% de l'article à lire





         Achetez cet article 2 €


              Abonnez-vous à partir de 1 €
      
              Découvrez l’édition abonnés
   


require(["jquery","lmd/core/auth"], function($, auth){
   if (auth.isUserEducation()) {

      $(".js_educ").attr("href","/cgi-bin/ACHATS/acheter.cgi?offre=ARCHIVES&type_item=ART_RESTREINT_ARCHIVE&objet_id=5377717&clef=ARTRESTR_HA2E");
      $(".js_educ").html("Débitez votre pack d'archives");
      $(".js_educ_abo").hide();

      }
});



// Premium article view count pixel
if (lmd.context.element.restreint) {
    var img = document.createElement('img');
    img.src = lmd.conf.subscription.buttonViewCountUrl
        + 'EREC-266-['
        + lmd.context.element.url_friendly.replace(/-/g, '_')
        + (lmd.context.element.cms_id !== null ? '_' + lmd.context.element.cms_id : '')
        + ']';
    img.width = 1;
    img.height = 1;
    document.body.appendChild(img);
    var link = document.getElementById('purchase_link');
    link.href += '#xtor=EREC-266-['
                + lmd.context.element.url_friendly.replace(/-/g, '_')
                + (lmd.context.element.cms_id !== null ? '_' + lmd.context.element.cms_id : '')
                + ']--[AA]';
}






document.getElementById('teaser_article').style.display = 'block';

require(["lmd/module/achat_acte/verif_achat_item"], function (verif_achat_item) {
    if (typeof lmd.context.item != 'undefined'
        && typeof lmd.context.item.id != 'undefined'
        && typeof lmd.context.item.link != 'undefined'
    ) {
        verif_achat_item.verifAchatItem(lmd.context.item);
    }
});




L’accès à la totalité de l’article est protégé Déjà abonné ? Identifiez-vous



         
L’étrange piratage de documents liés au site d’enfouissement de déchets nucléaires de Bure
Il vous reste 86% de l'article à lire





         Achetez cet article 2 €


              Abonnez-vous à partir de 1 €
      
              Découvrez l’édition abonnés
   


require(["jquery","lmd/core/auth"], function($, auth){
   if (auth.isUserEducation()) {

      $(".js_educ").attr("href","/cgi-bin/ACHATS/acheter.cgi?offre=ARCHIVES&type_item=ART_RESTREINT_ARCHIVE&objet_id=5377717&clef=ARTRESTR_HA2E");
      $(".js_educ").html("Débitez votre pack d'archives");
      $(".js_educ_abo").hide();

      }
});



// Premium article view count pixel
if (lmd.context.element.restreint) {
    var img = document.createElement('img');
    img.src = lmd.conf.subscription.buttonViewCountUrl
        + 'EREC-266-['
        + lmd.context.element.url_friendly.replace(/-/g, '_')
        + (lmd.context.element.cms_id !== null ? '_' + lmd.context.element.cms_id : '')
        + ']';
    img.width = 1;
    img.height = 1;
    document.body.appendChild(img);
    var link = document.getElementById('purchase_link');
    link.href += '#xtor=EREC-266-['
                + lmd.context.element.url_friendly.replace(/-/g, '_')
                + (lmd.context.element.cms_id !== null ? '_' + lmd.context.element.cms_id : '')
                + ']--[AA]';
}








<article-nb="2018/11/02/19-7">
<filnamedate="20181102"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181102"><AAMMJJHH="2018110219">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ Les délégations russe et chinoise bloquent le processus d’extension d’un réseau de réserves naturelles dans l’océan Austral, où la pêche au krill suscite des convoitises
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Dans l’Antarctique, plus question de nouvelles aires protégées

Les délégations russe et chinoise bloquent le processus d’extension d’un réseau de réserves naturelles dans l’océan Austral, où la pêche au krill suscite des convoitises



LE MONDE
 |    01.11.2018 à 17h10
 • Mis à jour le
02.11.2018 à 14h38
    |

            Martine Valo








                        



                                


                            

Chaque année, au moment de la Toussaint, le sort de l’océan Austral se joue à Hobart, en Australie. Les négociations de la Commission pour la conservation de la faune et de la flore marines de l’Antarctique (CCAMLR) s’y tiennent en cercle fermé. La fin de partie de cette 27e conférence, qui se termine vendredi 2 novembre, ne s’annonce pas sous les meilleurs augures.
Malgré les efforts des Etats favorables au renforcement des mesures de préservation de l’océan Austral, malgré les inquiétudes des scientifiques devant la disparition de colonies entières de manchots – entre autres – et les actions des ONG qui tâchent de faire pression à grand renfort de pétitions et de happenings lors des sommets internationaux, aucune nouvelle réserve naturelle ne devrait être créée. Reposant sur le consensus, le processus d’extension des aires marines protégées (AMP) semble sérieusement grippé.
Discernement
La dernière grande avancée dans ce domaine remonte à 2016. Cette année-là, le président américain Barack Obama, sur le départ, et son secrétaire d’Etat John Kerry s’étaient mobilisés pour convaincre les vingt-cinq membres de la CCAMLR (vingt-quatre pays dont la France, plus l’Union européenne) de sanctuariser 1,57 million de kilomètres carrés, soit la plus vaste AMP du monde, dans la mer de Ross, après six ans de négociations.

Mais les temps ont changé au sein de cette organisation, mise en place en 1982 pour freiner les ardeurs des grandes flottes soviétiques de pêche au krill (Euphausia superba), un petit crustacé qui est aussi à la base de l’alimentation des cétacés, phoques, manchots, calmars, poissons… Cette année, à la CCAMLR, qui a pour mission à la fois de protéger les écosystèmes et de gérer avec discernement les ressources halieutiques au sud du 60e parallèle, les discussions se sont à nouveau focalisées sur la pêche au krill et à la légine, deux produits de la mer d’une grande valeur commerciale, capturés...




                        

                        


<article-nb="2018/11/02/19-8">
<filnamedate="20181102"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181102"><AAMMJJHH="2018110219">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ Un rapport américain met notamment en lumière une augmentation des risques de tumeurs cardiaques chez les rats mâles exposés à des niveaux élevés d’ondes électromagnétiques utilisées en téléphonie 2G et 3G.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Les radiofréquences délétères pour le cœur des rongeurs

Un rapport américain met notamment en lumière une augmentation des risques de tumeurs cardiaques chez les rats mâles exposés à des niveaux élevés d’ondes électromagnétiques utilisées en téléphonie 2G et 3G.



LE MONDE
 |    01.11.2018 à 15h48
 • Mis à jour le
02.11.2018 à 12h25
    |

                            Clémentine Thiberge








                        



                                


                            

Les ondes électromagnétiques émises par nos téléphones portables sont-elles dangereuses ? Cette question fait débat dans la communauté scientifique depuis plusieurs années. Un nouveau rapport, publié le 1er novembre par le Programme national de toxicologie (NTP) – un programme fédéral piloté par le département de la santé et des services sociaux des Etats-Unis – pourrait donner des arguments aux « anti-ondes ».
Les chercheurs du NTP ont étudié l’effet des ondes électromagnétiques utilisées pour la téléphonie mobile sur les rats et les souris. Pour cette expérience, des animaux ont été exposés à de hauts niveaux de radiofréquences, de même type que celles utilisées dans les téléphones cellulaires 2G et 3G – mais pas de type 5G ou Wi-Fi. L’exposition a commencé in utero chez les rats et à l’âge de 5 à 6 semaines chez les souris, et s’est poursuivie pendant deux ans, soit la quasi-totalité de leur vie naturelle, à raison de neuf heures par jour.
« L’un des points forts de notre étude est que nous avons été en mesure de contrôler exactement la quantité de rayonnement radioélectrique reçue par les animaux – ce qui est impossible lorsque l’on étudie l’utilisation du téléphone cellulaire humain, qui repose souvent sur des questionnaires », explique Michael Wyde, toxicologue au NTP.
Différence entre les sexes
A la suite de cette exposition, les chercheurs ont observé une augmentation de tumeurs cardiaques cancéreuses, appelées schwannomes malins, chez les rats mâles. 5,5 % des rongeurs exposés au plus haut niveau d’ondes ont en effet développé ce type de tumeurs. A l’inverse, le groupe contrôle, sans onde, n’a pas été touché. Du côté des rates et chez les souris, le lien entre tumeur et ondes n’a pas été démontré – une différence entre les sexes inexpliquée, qui apparaissait déjà dans des résultats préliminaires de l’étude rendus publics en 2016.

Autre enseignement : en dehors des risques de cancers,...




                        

                        


<article-nb="2018/11/02/19-9">
<filnamedate="20181102"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181102"><AAMMJJHH="2018110219">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ Le véhicule avait emprunté une route inondée fermée à la circulation. Le département reste en vigilance orange pour les crues.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤                     
                                                

Inondations dans le Var : un homme retrouvé mort dans sa voiture

Le véhicule avait emprunté une route inondée fermée à la circulation. Le département reste en vigilance orange pour les crues.



Le Monde.fr avec AFP
 |    01.11.2018 à 12h17
 • Mis à jour le
01.11.2018 à 14h04
   





                        



   


Un homme de 89 ans a été retrouvé mort dans un véhicule accidenté dans le Var, jeudi 1er novembre, département qui reste en vigilance orange pour les crues.
« Les reconnaissances ont mené à la découverte d’un véhicule accidenté sur la commune de Saint-Antonin-du-Var. Ce véhicule était occupé par deux personnes. Un des occupants est décédé, le second passager a été pris en charge par les secours », a annoncé la préfecture dans un communiqué. La passagère, l’épouse du conducteur âgée de 81 ans, a été hospitalisée en hypothermie, mais ses jours ne sont pas en danger.
Le véhicule aurait emprunté une route inondée interdite à la circulation, a précisé le ministre de l’intérieur, Christophe Castaner, lors d’un point presse à Paris.
L’épisode orageux intense a pris fin dans le département. En 24 heures, les cumuls de pluie y ont atteint en moyenne 70 à 100 mm avec des valeurs plus élevées localement.
Rivière Argens sous surveillance
La rivière Argens reste sous surveillance. « Sous l’effet des pluies et de la contribution de l’amont du bassin, le niveau de l’Argens aval continue de monter régulièrement », a prévenu Vigicrues dans la nuit, précisant que « cette crue devrait dépasser six mètres à Roquebrune » mais rester en dessous de la crue de janvier 2014 (6,47 m). « On est vigilant sur l’évolution de l’Argens aval », ont indiqué les secours avec la mise en place d’un dispositif de 200 personnes « mobilisables à tout instant ».
Plusieurs zones ont été évacuées dans la soirée de mercredi à Fréjus : 200 personnes l’ont été de deux campings, et 216 personnes ont été évacuées de résidences. Au total plus de 600 personnes ont été hébergées, a précisé la préfecture.
Peu de dégâts sont à déplorer, ont précisé jeudi matin les services de secours qui ont procédé à 95 interventions, pompages et reconnaissances en raison de chutes d’arbre. « Ce qui est assez peu », ont-ils précisé. Sur les 95, une dizaine ont concerné le secours de personnes. Une personne malade a été évacuée par hélicoptère, son domicile étant inaccessible par la route.
Dans le département voisin des Bouches-du-Rhône, les pompiers ont procédé à soixante interventions mais aucune d’importance.

        Lire aussi :
         

                « Il est possible d’inventer de nouvelles manières de vivre avec le risque d’inondation »






                            


                        

                        


<article-nb="2018/11/02/19-10">
<filnamedate="20181102"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181102"><AAMMJJHH="2018110219">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ Les Palaos, minuscule Etat insulaire, qui se veulent pionniers en matière de protection de l’environnement, entendent faire face aux défis présentés par l’explosion du tourisme sur leur territoire.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤                     
                                                

Un archipel du Pacifique bannit la crème solaire pour sauver son corail

Les Palaos, minuscule Etat insulaire, qui se veulent pionniers en matière de protection de l’environnement, entendent faire face aux défis présentés par l’explosion du tourisme sur leur territoire.



Le Monde.fr avec AFP
 |    01.11.2018 à 10h09
 • Mis à jour le
01.11.2018 à 12h21
   





                        



   


L’Etat souverain des Palaos, 459 kilomètres carrés, c’est un peu plus de 20 000 habitants répartis sur une poignée d’îles paradisiaques isolées au beau milieu de l’océan Pacifique, à mi-chemin entre l’Australie et le Japon. Cette république de poche, minuscule et isolée, vient pourtant de prendre une décision majeure, une première mondiale. A partir de 2020, le territoire de l’archipel sera interdit à tout type de crème solaire.
Bien que les Palaos ne fassent généralement pas les titres de la presse internationale, la petite république insulaire est bien connue des amateurs de plongée sous-marine qui apprécient particulièrement la beauté de ses récifs coralliens. Or le soleil brille aux Palaos et les crèmes qu’utilisent les touristes pour s’en protéger sont toxiques pour les coraux qu’ils viennent admirer. Un porte-parole du président des Palaos Tommy Remengesau a indiqué à l’Agence France-Presse que la recherche scientifique avait démontré que les produits chimiques entrant dans la composition de la plupart des crèmes solaires étaient toxiques pour le corail, même à dose infime.
Un archipel pionnier en matière de protection marine
Les sites de plongée des Palaos accueillent en moyenne chaque heure quatre bateaux bondés de touristes, faisant craindre aux autorités que les récifs n’en soient au point de non-retour. « Cela équivaut chaque jour à des litres de crème solaire qui vont dans la mer dans les spots célèbres pour la plongée et le masque et tuba », a déclaré le porte-parole à l’AFP.
A partir de 2020, toute personne important ou revendant des crèmes solaires sera passible d’une amende de 1 000 dollars. L’Etat américain d’Hawaï, dans le Pacifique également, avait annoncé une interdiction similaire en mai, qui entrera en vigueur en 2021. Les touristes se verront confisquer leurs tubes en arrivant. Les Palaos, qui sont le premier Etat souverain à faire de même, se veulent pionniers en matière de protection marine : l’archipel avait créé en 2009 le premier sanctuaire pour requins au monde, ce qui eut pour conséquence d’interdire leur pêche dans toute sa zone économique exclusive (ZEE), soit 630 000 kilomètres carrés.
Depuis décembre 2017, les touristes sont contraints par les autorités de l’archipel de s’engager à respecter l’environnement et de prêter serment. Et pour cause, leur nombre, qui ne cesse d’augmenter, est une menace pour les fragiles équilibres naturels de l’île. En 2016, l’archipel a accueilli 150 000 touristes, une hausse de 70 % par rapport à 2010, faisant pression à la fois sur les infrastructures, l’environnement et le paysage.

        Lire aussi :
         

                Palaos, le « pavillon corbillard » en vogue chez les armateurs







                            


                        

                        


<article-nb="2018/11/02/19-11">
<filnamedate="20181102"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181102"><AAMMJJHH="2018110219">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ Les élus écologistes s’inquiètent du poids du lobby agroalimentaire, soutien du président élu Jair Bolsonaro, sur les mesures de protection de l’environnement.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤                     
                                                

Au Brésil, l’inquiétante fusion des ministères de l’agriculture et de l’environnement

Les élus écologistes s’inquiètent du poids du lobby agroalimentaire, soutien du président élu Jair Bolsonaro, sur les mesures de protection de l’environnement.



Le Monde.fr avec AFP
 |    31.10.2018 à 20h48
 • Mis à jour le
02.11.2018 à 10h06
   





                        



   


Le ministère de l’environnement brésilien a exprimé sa « surprise » et sa « préoccupation » mercredi 31 octobre, au lendemain de l’annonce qu’il fusionnerait avec le ministère de l’agriculture après l’entrée en fonction du gouvernement de Jair Bolsonaro, en janvier 2019.
A l’issue d’une réunion du président élu d’extrême droite Jair Bolsonaro et de ses proches conseillers à Rio de Janeiro, mardi 30 octobre, le député Onyx Lorenzoni, présenté comme le futur chef du gouvernement, a confirmé que « l’agriculture et l’environnement feront partie du même ministère ».
« Nous avons reçu avec surprise et préoccupation la nouvelle de la fusion avec le ministère de l’agriculture », a écrit dans un communiqué Edson Duarte, l’actuel ministre de l’environnement du président conservateur Michel Temer. Le Brésil détient notamment 60 % de la forêt amazonienne, avec une biodiversité d’une grande richesse. Mais l’Amazonie a perdu 20 % de sa surface ces 50 dernières années en raison d’une déforestation contre laquelle Brasilia doit lutter.
Les écologistes brésiliens considèrent que cette fusion reviendrait à sacrifier la protection de l’environnement aux intérêts du puissant lobby de l’agro-business, qui soutient ouvertement le président Jair Bolsonaro. Cette mesure inquiéterait même des représentants de ce lobby, qui craignent des sanctions commerciales de pays étrangers sur les exportations brésiliennes de viande ou de soja, deux productions à fort impact environnemental.

        Lire aussi :
         

                Au Brésil, des Indiens prennent les armes pour sauver l’Amazonie



« Possibles représailles »
L’écologiste Marina Silva, ex-ministre de l’environnement et candidate à la présidentielle, a qualifié cette fusion de « désastre », estimant sur Twitter qu’« une ère tragique s’ouvre où la protection de l’environnement est égale à zéro ».
Un nouveau ministère résultant d’une fusion « aurait des difficultés opérationnelles », ajoute le ministre Edson Duarte, et « l’économie nationale en pâtirait, particulièrement l’agro-business, face à de possibles représailles commerciales de la part de pays importateurs ».
Les deux ministères « ont chacun leur propre ordre du jour », ajoute M. Duarte. Une fusion rendrait plus difficile, selon les experts, le redémarrage dont la huitième économie mondiale a besoin. Cette fusion s’explique en partie par le fait que Jair Bolsonaro a décidé de réduire de moitié, de 29 à 15, le nombre de ministères afin d’alléger le poids de l’Etat.
Mais le futur président n’a jamais montré d’intérêt pour la protection de l’environnement. Dans son programme électoral, on ne trouvait aucune mention de l’Amazonie, de la déforestation ou du réchauffement climatique. Il a aussi laissé entendre qu’il pourrait, dans certaines circonstances, annoncer un retrait du Brésil de l’accord de Paris sur le climat.

        Lire aussi :
         

                Elections au Brésil : le bulldozer comme programme écologique pour Jair Bolsonaro







                            


                        

                        


<article-nb="2018/11/02/19-12">
<filnamedate="20181102"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181102"><AAMMJJHH="2018110219">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ Le Gard, la Lozère, le Var et les Bouches-du-Rhône sont en vigilance orange, mercredi dans la soirée.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤                     
                                                

Météo : quatre départements du sud de la France en vigilance orange pour des pluies orageuses

Le Gard, la Lozère, le Var et les Bouches-du-Rhône sont en vigilance orange, mercredi dans la soirée.



Le Monde.fr avec AFP
 |    31.10.2018 à 14h38
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 19h04
   





                        



   


Après le Gard, la Lozère et le Var, les Bouches-du-Rhône ont été placées mercredi 31 octobre dans la soirée en vigilance orange pour orages et pluies/inondations, a annoncé Météo France qui a en revanche levé l’alerte orange pour l’Hérault et l’Aveyron.
Le Var reste aussi en vigilance orange pour une forte crue prévue sur la Nartuby, un affluent du fleuve Argens dans lequel il se jette au Muy. Le préfet a recommandé de différer tout déplacement dans la soirée de mercredi et la nuit suivante, en raison de ce risque d’inondations.
Chutes de grêle et rafales de vent
Dans les Bouches-du-Rhône et le Var, une aggravation pluvio-orageuse, plus intense, va se former en mer Méditerranée et est attendue dans la soirée et la nuit, mercredi. Des cumuls de 60 à 80 mm en moins de trois heures sont prévus, accompagnés d’une forte activité électrique, de chutes de grêle et de rafales de vent. Les cumuls attendus durant l’ensemble de l’épisode seront de l’ordre de 70 à 100 mm, localement 120 mm.
Dans le Gard et en Lozère, des lignes d’averses parfois orageuses vont se poursuivre mercredi soir et dans la nuit et pourront encore donner d’assez fortes intensités de pluie en quelques heures, de possibles chutes de grêle et de fortes rafales de vent.

        Lire aussi :
         

                Pluie, neige et vent sur une grande partie de l’Europe






                            


                        

                        


<article-nb="2018/11/02/19-13">
<filnamedate="20181102"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181102"><AAMMJJHH="2018110219">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ Les ventes en France de véhicules roulant au gaz de pétrole liquéfié ont commencé à frémir, portées par un prix à la pompe très avantageux.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Carburants : face à la hausse du gazole, le GPL est en embuscade

Les ventes en France de véhicules roulant au gaz de pétrole liquéfié ont commencé à frémir, portées par un prix à la pompe très avantageux.



LE MONDE ECONOMIE
 |    31.10.2018 à 11h27
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 15h20
    |

                            Éric Béziat








                        



                                


                            

Oui, il est encore possible, aujourd’hui, en France, de faire le plein de son véhicule à moins de 1 euro le litre. Et un vrai plein, dans un vrai réservoir, que l’on remplit dans une vraie station-service. Il faut pour cela faire partie des 200 000 automobilistes français qui roulent au GPL (gaz de pétrole liquéfié), une solution moins polluante que le diesel (un véhicule GPL n’émet quasiment pas de particules et d’oxydes d’azote) et plus écologique que l’essence (la consommation et, donc, les émissions de CO2 sont inférieures d’environ 20 %).
Vers le 20 octobre, le prix moyen du GPL dans l’Hexagone s’établissait à 0,83 euro le litre – avec des pics à 0,95 et des creux à 0,75 –, quand le gazole atteignait 1,52 et l’essence 1,53 euro. Et le prix du carburant n’est pas le seul avantage comparatif des véhicules roulant grâce ce gaz issu des puits de pétrole (c’est en fait du butane-propane).
La valeur d’achat des voitures est comparable à celle des véhicules à essence, le moteur étant exactement le même. Seules modifications : un réservoir spécifique pour le gaz liquéfié et un système de bicarburation essence-GPL sont ajoutés.
Les voitures GPL bénéficient de la vignette Crit’Air 1
Autre atout de la solution : en ces temps incertains pour l’avenir de la circulation des automobiles en ville, les voitures GPL bénéficient de la vignette Crit’Air 1 – qui définit les potentielles restrictions de circulation – et à ce titre sont éligibles à la prime à la conversion d’un vieux véhicule polluant. Par ailleurs, en Ile-de-France et dans presque toutes les régions, la carte grise est gratuite pour ce type de motorisation.
« Avec le GPL, il est possible de rouler dans des véhicules qui valent moins de 15 000 euros neufs et qui, en occasion, se trouvent sur le marché entre 2 000 et 3 000 euros, résume Joël Pedessac, directeur général du Comité français du butane et propane et principal lobbyiste du GPL en France. Et il est à noter que...




                        

                        


<article-nb="2018/11/02/19-14">
<filnamedate="20181102"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181102"><AAMMJJHH="2018110219">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ Selon le GIEC, cette pratique est un prérequis pour limiter le réchauffement planétaire. Retour en infographie sur ces technologies.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤                     
                                                

Les différentes technologies pour retirer du CO2 de l’atmosphère

Selon le GIEC, cette pratique est un prérequis pour limiter le réchauffement planétaire. Retour en infographie sur ces technologies.



LE MONDE
 |    31.10.2018 à 10h31
 • Mis à jour le
01.11.2018 à 16h26
    |

                            Audrey Lagadec et 
                            Mathilde Costil








                        



   



        Lire aussi :
         

                Climat : le pari des « émissions négatives »






                            


                        

                        


<article-nb="2018/11/02/19-15">
<filnamedate="20181102"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181102"><AAMMJJHH="2018110219">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ Limiter le réchauffement à 1,5 °C exige d’extraire du CO2 de l’atmosphère à très grande échelle. Une option aussi coûteuse que risquée
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 30/10/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


Climat : le pari des « émissions négatives »

Limiter le réchauffement à 1,5 °C exige d’extraire du CO2 de l’atmosphère à très grande échelle. Une option aussi coûteuse que risquée



LE MONDE
 |    31.10.2018 à 06h46
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 12h58
    |

            Pierre Le Hir








                        



                                


                            

Après avoir relâché sans compter du gaz carbonique (CO2) dans l’atmosphère, allons-nous devoir le pomper sans répit pour éviter que la Terre ne se transforme en étuve ? Le rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) du 8 octobre est formel : l’humanité est condamnée aux travaux forcés. Tous les scénarios permettant de limiter le réchauffement planétaire à 1,5 °C supposent une extraction de CO2 atmosphérique. Et cela, dans de gigantesques volumes : entre 100 et 1 000 milliards de tonnes (Gt) d’ici la fin du siècle, soit de deux à vingt fois le total annuel actuel des émissions mondiales de gaz à effet de serre.
Encore cette fourchette vaut-elle pour l’hypothèse la plus favorable, celle où la baisse des émissions serait assez rapide pour que le seuil de + 1,5 °C ne soit pas franchi, ou seulement de façon limitée. Dans le cas d’un dépassement important, il faudrait, pour redescendre ensuite à 1,5 °C, pomper davantage encore. « Plus l’on tarde à réduire les émissions et plus l’effort sera important », prévient Valérie Masson-Delmotte, coprésidente du groupe de travail sur les sciences du climat du GIEC.

Retirer du CO2 de l’atmosphère, c’est ce que les scientifiques appellent des « émissions négatives ». Une forme d’oxymore qui dit assez l’imprévoyance qui a acculé les hommes à cette extrémité. Celle-ci est pourtant incontournable, ne serait-ce que pour compenser les émissions résiduelles de secteurs difficiles à décarboner, comme le transport aérien ou l’agriculture, fortement émettrice de méthane.
Sur le papier, plusieurs options existent pour y parvenir. La plus simple est de planter des forêts. Les arbres sont en effet de très efficaces puits de CO2, capté par photosynthèse et stocké dans les troncs, les branches et les racines, ainsi que dans les sols. Mais tout est question d’échelle. Un calcul approximatif montre que, pour séquestrer entre 100 et 1 000 Gt de CO2, il faudrait, avec...




                        

                        


<article-nb="2018/11/02/19-16">
<filnamedate="20181102"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181102"><AAMMJJHH="2018110219">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ Contrairement à l’Asie, le maintien d’un taux de fertilité élevé sur le continent risque de neutraliser les effets de la croissance, analyse la journaliste du « Monde » Marie de Vergès.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« L’improbable dividende démographique de l’Afrique »

Contrairement à l’Asie, le maintien d’un taux de fertilité élevé sur le continent risque de neutraliser les effets de la croissance, analyse la journaliste du « Monde » Marie de Vergès.



LE MONDE ECONOMIE
 |    31.10.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
01.11.2018 à 10h53
    |

            Marie de Vergès








                        



                                


                            
Chronique « Vu d’ailleurs ». Le Nigeria détient un trophée dont il ne sait trop que penser : celui de la croissance démographique la plus rapide au monde. Lorsqu’il accéda à l’indépendance en 1960, le pays comptait 45 millions d’habitants. Depuis, sa population a plus que quadruplé, pour atteindre quelque 190 millions de personnes. Elle devrait encore au moins doubler d’ici à 2050, pour s’établir au troisième rang mondial, devant les Etats-Unis. Une croissance « exponentielle » qui pose au pays un « grand défi », a admis fin octobre la ministre nigériane des finances, Zainab Ahmed.
La trajectoire du géant de l’Afrique de l’Ouest résume jusqu’à l’hyperbole ce qui se joue sur le continent. Les populations d’Europe et d’Amérique ont cessé de croître. A contrario, l’Afrique abrite plus d’un milliard d’habitants, qui devraient passer à 2 milliards d’ici à 2050 et encore doubler à l’approche de la fin du siècle (4 milliards), selon les prévisions des Nations unies.
Si toutes ces nouvelles générations trouvent un emploi, la croissance planétaire de demain sera africaine. Pour certains, même, l’Afrique tient là son « dividende démographique », ce phénomène qui a contribué à l’émergence de l’Asie, et particulièrement de la Chine : en clair, sa population jeune et en expansion devrait porter son développement. Sauf que cet argument se méprend sur le sens de ce fameux dividende.
De quoi s’agit-il donc ? Les experts en parlent comme d’une brusque accélération de la productivité et, dans la foulée, de la croissance économique, se produisant lorsque le nombre d’actifs devient nettement supérieur à celui des enfants et des personnes âgées. Or ce n’est pas vraiment ce qu’il se passe en Afrique, faute d’une réduction franche du taux de natalité. Alors que la population en âge de travailler constitue environ 65 % de la population mondiale et près de 70 % en Asie de l’Est, ce pourcentage tombe à 54 % en Afrique subsaharienne.
Des...



                        

                        


<article-nb="2018/11/02/19-17">
<filnamedate="20181102"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181102"><AAMMJJHH="2018110219">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ Arnaud Gauffier, du WWF-France, a répondu à vos questions sur le rapport alarmant de son ONG qui met en garde contre la disparition des animaux sauvages.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤                     
                                                

« La disparition des animaux pourrait remettre en cause nos modes de vie »

Arnaud Gauffier, du WWF-France, a répondu à vos questions sur le rapport alarmant de son ONG qui met en garde contre la disparition des animaux sauvages.



LE MONDE
 |    30.10.2018 à 17h49
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 20h51
   





                        



   


Mammifères, oiseaux, poissons, reptiles, amphibiens : les populations de vertébrés ont été réduites de 60 % depuis 1970, a révélé le World Wildlife Fund (WWF) dans son rapport 2018. Les causes de cette hécatombe sont connues. Il s’agit d’abord de la destruction des habitats naturels, sous l’effet de l’exploitation forestière ou minière, de l’agriculture intensive et de l’urbanisation. S’y ajoutent la surexploitation, la pollution, les espèces invasives et les maladies, ainsi que le changement climatique.
Arnaud Gauffier, responsable agriculture et alimentation au WWF-France, a analysé ce rapport avec les internautes dans un tchat.
Internaute : On parle bien de sixième extinction de masse sur la planète. Il y en a donc eu cinq précédentes avec parfois une disparition de 95 % des espèces. N’est-ce pas une vision anthropocentrée que de vouloir figer la nature à instant T ?
Arnaud Gauffier : Certes, la crise Permien-Trias, il y a 250 millions d’années, a vu la disparition de 95 % des espèces. Cependant, c’est le rythme de la disparition actuelle qui est dramatique : il est cent à mille fois supérieur à celui des cinq grandes extinctions précédentes.
Question bête et qui peut paraître provocatrice : en quoi la disparition des animaux sauvages est-elle grave ?
Leur disparition pourrait remettre en cause nos modes de vie de façon profonde, tant sur le plan économique que de la sécurité. Ainsi, les services écosystémiques rendus par la nature sont évalués à 125 000 milliards de dollars par an, soit 1,5 fois le PIB mondial. Si nous devions nous mettre à polliniser les champs de colza à la main, faute d’insectes pollinisateurs, ou construire des digues de protection contre les tempêtes à la suite de la disparition des coraux autour des atolls, cela aurait de conséquences dramatiques sur l’économie mondiale.
La perte de la biodiversité combinée au changement climatique sont aussi des causes majeures de déstabilisation de certaines régions telles que le Sahel et le Moyen-Orient, et peuvent donc avoir des conséquences sur la stabilité et la sécurité mondiales.
Enfin, les espèces emblématiques (orangs-outans, éléphants, tigres, ours polaires) ne sont que la partie émergée de l’iceberg et constituent des indicateurs de la santé des écosystèmes. Lorsqu’ils disparaissent, c’est souvent le signe que tout l’écosystème dont ils dépendent disparaît lui aussi.

   


J’ai lu avec intérêt et tristesse l’article hier, mais il ne parle pas un instant de la surpopulation humaine, qui me semble être la raison numéro un de ce massacre…
Le WWF pointe la hausse de la population mondiale comme l’une des causes de la disparition des espèces. Mais c’est loin d’être la cause majeure. Un Américain moyen a par exemple une empreinte écologique six fois plus importante (cinq fois pour un Européen) qu’un habitant de l’Afrique. Ce sont donc avant tout nos modes de consommation qui sont la cause de ce déclin, bien avant la hausse de la population mondiale.
Comment peut-on mobiliser les hommes politiques et les grosses entreprises ?
Excellente question ! Montrer que la protection de l’environnement n’est pas incompatible avec une activité économique. Au niveau international, poursuivre la mobilisation pour un accord ambitieux sur la biodiversité, au même titre que celui que nous avons eu à Paris en 2015 sur le climat. Pouvoir lier les deux sujets (climat et biodiversité) dans l’esprit des dirigeants est aussi une bonne piste, certaines mesures telles que la lutte contre la déforestation étant favorables à la biodiversité et à la lutte contre le changement climatique.
Pour les entreprises, les aider à mesurer leurs impacts sur la biodiversité et à mettre en œuvre les mesures correctives. Les campagnes de dénonciation et de boycottage peuvent aussi être une arme redoutable pour celles qui refusent de bouger.
« Tous les produits issus des animaux (viande, lait, œufs, poissons d’élevage) ont un impact important sur la déforestation »
Quels sont les obstacles à l’augmentation du nombre et de la taille des zones protégées ?
C’est essentiellement un problème lié à l’opposition d’une partie des populations locales, qui craignent que la protection renforcée de certains territoires mette « sous cloche » leur cadre de vie et empêche toute activité économique – pensez à l’opposition au futur parc national forestier en Bourgogne par exemple. Or ce n’est pas le cas, comme le montrent les parcs nationaux français, au sein desquels des activités économiques peuvent se poursuivre, contrairement à une vision plus conservationniste en vigueur aux Etats-Unis par exemple.
En revanche, des activités économiques extrêmement destructrices de la biodiversité, comme le projet de la Montagne d’or en Guyane, ne devraient pas être possibles à proximité de ces zones protégées.
Nous avons de bons exemples récents avec la création de la plus grande zone de protection des coraux au monde au large de la Nouvelle-Calédonie, qui devrait cependant voir son statut renforcé.

        Lire la tribune :
         

          Montagne d’or : « Un projet minier destructeur qui ne rapportera quasiment rien »



Quels articles de consommation des Français provoquent ce phénomène ?
Tous les produits issus des animaux (viande, lait, œufs, poissons d’élevage) ont un impact important sur la déforestation via les importations de soja d’Amérique du Sud pour les nourrir. Le cacao contribue aussi fortement à la déforestation, la France important 10 % de la production mondiale.
Les produits issus de la pêche ont aussi un fort impact sur le déclin des espèces – 60 % des stocks étant exploités au maximum et 30 % surexploités au niveau mondial, sans compter les prises accessoires d’espèces non commerciales telles que dauphins, tortues, requins…
Enfin, les consommateurs le savent peu, les carburants et en particulier le diesel sont un facteur majeur de déforestation. Plus de 70 % de l’huile de palme importée en France sert désormais à fabriquer du biodiesel pour les véhicules. Une raison de plus pour troquer son vieux diesel contre un véhicule moins polluant !

        Lire aussi :
         

                Le vrai du faux sur la pollution des voitures au diesel



Existe-t-il des indicateurs qui restent positifs : changements de mentalité, nouvelles politiques… pour espérer un renversement de la tendance ?
Les mentalités commencent à changer, avec une hausse de 20 % par an de la consommation de produits bio en France, la mobilisation en faveur du climat, mais pas assez vite, en particulier au niveau des décideurs. L’une des manières de placer le déclin de la biodiversité en haut de l’agenda politique pourrait être de mettre la dette écologique au même niveau que la dette financière. Si les gouvernements européens étaient par exemple tenus à la « règle d’or » – pas plus de 3 % de déficit public par an – en matière écologique, les choses changeraient rapidement ! Il s’agit d’une demande forte du WWF.
D’autre part, nous avons aussi pour ambition d’obtenir un accord international ambitieux en 2020 lors de la COP biodiversité à Pékin. Il s’agit de réitérer le succès de la COP 21 sur le climat à Paris en 2015, mais sur la biodiversité.
Un autre indicateur positif est lié à la nature : celle-ci reprend ses droits lorsqu’on lui laisse un peu de temps. Voyez : retour du loup en France (disparu en 1939), du lynx (disparu en 1970), ou du saumon atlantique dans la Loire et l’Allier (quasi disparu) ; augmentation des populations de baleines… Mais encore faut-il au préalable préserver ces espèces de la disparition complète.

        Lire aussi :
         

                Près de 80 % des espèces d’oiseaux migrateurs menacées d’ici à 2050 par le changement climatique







                            


                        

                        


<article-nb="2018/11/02/19-18">
<filnamedate="20181102"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181102"><AAMMJJHH="2018110219">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤ En Italie, en France, en Autriche et dans l’est du continent, la vague de mauvais temps a fait des dégâts, parfois meurtriers.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 30/10/2018
Découvrir l’application


                        

Pluie, neige et vent sur une grande partie de l’Europe

En Italie, en France, en Autriche et dans l’est du continent, la vague de mauvais temps a fait des dégâts, parfois meurtriers.



Le Monde.fr avec AFP
 |    30.10.2018 à 17h20
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 07h06
   





                        


Une vague de mauvais temps a frappé plusieurs pays européens, dont l’Italie où dix personnes ont été tuées, tandis que des dizaines de milliers de foyers sur le continent restaient privés d’électricité mardi 30 octobre.
Dix morts en Italie

En Italie, outre cinq victimes recensées lundi, un homme a été tué en Vénétie par la chute d’un arbre, de même qu’un pompier dans le Haut Adige. Une femme a été emportée par une coulée de boue et de rochers dans sa maison dans le Trentin et le corps d’un homme a été repêché mardi dans le lac de Levico, dans le Nord. Un autre homme a été tué alors qu’il faisait du kitesurf près de Cattolica, sur la côte adriatique, une rafale de vent l’ayant projeté sur les rochers, selon la presse locale.
Dans la région Frioul-Vénétie julienne (Nord-Est), 23 000 personnes restaient mardi sans électricité et de nombreuses routes sont impraticables. Les fortes pluies accompagnées de vents qui ont atteint jusqu’à 180 km/h dans certaines parties du pays ont aussi entraîné de graves perturbations de circulation.
Cette vague de mauvais temps a provoqué, lundi, un niveau historique d’« acqua alta » (hautes eaux) à Venise avec un pic à 1,56 mètre, provoquant la fermeture de la fameuse place Saint-Marc.
L’Autriche touchée par des vents violents
En Autriche, une partie de la toiture de la fortification médiévale qui domine Salzbourg s’est envolée dans la nuit de lundi à mardi en raison de vents soufflant à plus de 100 km/h.
Plus au sud, la protection civile a appelé, lundi soir, les quelque 500 habitants de Muhr à ne pas quitter leurs maisons et à se mettre à l’abri dans les étages élevés face à la montée des eaux de la rivière qui a bloqué les accès au village. Même alerte dans une vallée proche de la frontière italienne, où des barrages menaçaient, mardi matin, de céder sous la pression des eaux.

   


« En plusieurs décennies, je n’ai jamais vu ça », a confié à la radio publique ORF Martin Guggenberger, commandant des pompiers dans une commune de ce secteur où de très nombreuses petites routes sont coupées et environ 10 000 foyers, sans électricité.
La Slovénie en alerte rouge, inondations en Croatie
En Slovénie, pays en « alerte rouge » depuis lundi, un véliplanchiste est porté disparu, tandis qu’en Croatie, la ville portuaire de Rijeka était inondée et de nombreuses liaisons de ferries, interrompues.

   


L’Espagne et la République tchèque touchées
En Espagne, des chutes de neige dans les Asturies ont provoqué des difficultés de circulation, 4 700 foyers restant privés d’électricité mardi, selon les autorités.
En République tchèque, le trafic ferroviaire était perturbé mardi matin à la suite de vents violents ayant provoqué de nombreuses chutes d’arbre sur les voies ferrées et environ 30 000 personnes étaient privées d’électricité, selon la compagnie publique d’électricité CEZ.
En France, près de 60 000 foyers toujours sans courant
En France, la neige qui est tombée sur le centre du pays dans la nuit de lundi à mardi a piégé plus de 2 000 véhicules dans le Massif central. Mardi soir, quelque 60 000 foyers étaient encore privés d’électricité en métropole, 4 000 en Corse, touchée par la tempête Adrian et ses rafales à 160 km/h.
Si l’arrêt des précipitations avait permis un retour à la normale mardi matin, Météo France a placé cinq départements – Aveyron, Gard, Hérault, Lozère et Var –, en vigilance orange mardi après-midi en raison des risques de pluie, d’inondation et de crue.

        Lire aussi :
         

                Météo : la Corse balayée par la dépression « Adrian »






                            


                        

                        


<article-nb="2018/11/02/19-19">
<filnamedate="20181102"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181102"><AAMMJJHH="2018110219">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤ S’engageant dans la bataille des municipales à Paris, Gaspard Gantzer, ancien conseiller en communication de François Hollande, a annoncé dans une tribune au « Monde » vouloir supprimer la rocade. Loin de remédier au problème de circulation et de pollution, une telle mesure contribuerait à accentuer ces maux, selon François Leclercq, architecte urbaniste.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« Ne tuons pas le périphérique ! »

S’engageant dans la bataille des municipales à Paris, Gaspard Gantzer, ancien conseiller en communication de François Hollande, a annoncé dans une tribune au « Monde » vouloir supprimer la rocade. Loin de remédier au problème de circulation et de pollution, une telle mesure contribuerait à accentuer ces maux, selon François Leclercq, architecte urbaniste.



LE MONDE
 |    30.10.2018 à 16h58
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 17h14
    |

François Leclercq (architecte urbaniste)







                        



                                


                            

Tribune. « Pollution », « congestion », « fracture urbaine » : les chefs d’accusation contre le boulevard périphérique sont sévères mais bien réels, pour autant le remède proposé n’est pas le bon. Les dysfonctionnements du périphérique ne sont pas le signe que celui-ci est devenu inutile, mais plutôt que nous avons pris un retard considérable dans la compréhension de la transformation des pratiques de mobilité.
Dans le procès à charge que livre Gaspard Gantzer contre le périphérique se pose alors une question majeure : en rendant l’infrastructure seule responsable de tant de maux, ne se trompe-t-on pas de combat ?

Pour résoudre les problèmes constatés, il faut avant tout identifier leur source en se posant les bonnes questions : qui l’utilise aujourd’hui ? Pour quelles raisons ? De quoi les nuisances générées sont-elles le symptôme ? Alors qu’ils devraient être centraux dans la réflexion, les grands absents du raisonnement de M. Gantzer sont curieusement les usagers, les usages et leur transformation en termes de mobilité.
La stratégie de la table rase prônant la destruction pure et simple du périphérique se veut en apparence réconciliatrice, mais son application reviendrait à éloigner les nuisances pour se satisfaire de l’impression qu’elles sont résorbées. Or, c’est parce qu’il fait partie d’un tout, constitué de l’ensemble des grandes voies de circulation métropolitaines et connecté aux autres moyens de transport, que sa suppression et la création d’une nouvelle rocade plus éloignée ne feraient que déplacer les difficultés sur d’autres territoires.
Le seul moyen pour se déplacer d’est en ouest
Y a-t-il encore un sens à préciser que le périphérique appartient à la Ville de Paris, quand tant de ses usagers au quotidien proviennent des quatre coins de la métropole, voire au-delà ? Contrairement à sa fonction originelle, il est aujourd’hui majoritairement emprunté pour parcourir de courtes distances au sein...




                        

                        


<article-nb="2018/11/02/19-20">
<filnamedate="20181102"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181102"><AAMMJJHH="2018110219">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤ Un rapport alarmant du WWF met en garde contre « une sixième extinction de masse ». Arnaud Gauffier, responsable agriculture et alimentation de l’ONG, répond à vos questions.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤ 