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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ Dimanche 4 novembre, 123 skippeurs s’élancent de Saint-Malo pour rejoindre Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe. Cette année, la course transatlantique à la voile fête ses 40 ans.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ Les géants des mers, les Ultimes, trimarans de plus de 30 mètres équipés d’appendices leur permettant de décoller, vont se disputer la victoire sur la 11e édition de la course qui commence dimanche.
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Route du Rhum : l’envol vers l’inconnu des Ultimes

Les géants des mers, les Ultimes, trimarans de plus de 30 mètres équipés d’appendices leur permettant de décoller, vont se disputer la victoire sur la 11e édition de la course qui commence dimanche.



LE MONDE
 |    02.11.2018 à 14h10
    |

            Clément Martel (Saint-Malo, envoyé spécial)








                        



   


A Saint-Malo, tous les concurrents célébrant les quarante ans de la Route du Rhum sont rassemblés dans le bassin Vauban, au pied des fortifications érigées par l’urbaniste de Louis XIV. Tous ? Non, car si les Imocas, Multi 50, Class 40, Rhum Multi et Monos composent une flotte bariolée, qu’admirent les nombreux badauds, la catégorie reine manque toutefois à l’appel : géants des mers, les Ultimes, des trimarans de 100 pieds de long (plus de 30 mètres), sont installés à l’écart.
L’écart, ces bolides des mers devraient le creuser rapidement avec le reste des 123 concurrents au départ, dimanche 4 novembre, de la onzième édition de cette transatlantique en solitaire, reliant Saint-Malo à Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe. Leur potentiel de vitesse fait prévoir une traversée en six jours, voire moins – là où le record établi par Loïck Peyron il y a quatre ans était de 7 jours 15 heures 8 minutes 32 secondes.

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          Et Loïck Peyron avala le Rhum en un temps record



Le premier affrontement des bateaux volants
Vieux d’un à trois ans, ou reconfigurés pour certains, ces navires vont s’affronter en course pour la première fois de leur jeune histoire. Pour leurs skippeurs, tous ténors de la course au large – Armel Le Cléac’h (Banque populaire), Sébastien Josse (Edmond de Rothschild), François Gabart (Macif), Thomas Coville (Sodebo) et Francis Joyon (Idec) –, il s’agira également d’un galop d’essai avant de se lancer dans la première course en solitaire en multicoque autour du monde, la Brest Oceans, en 2019.
« Il y a un plateau exceptionnel en Ultime cette année, savoure Sébastien Josse, dont le maxi-trimaran Edmond-de-Rotschild est l’un des derniers-nés de la flotte. Mais ce qui marque, c’est que ça va être la première course en solitaire sur des bateaux volants. » Pour la première fois en quarante ans de la mythique transatlantique, plusieurs de ces formules 1 des mers sont équipées de foils, ces appendices élévateurs permettant de s’extraire de l’eau et d’augmenter drastiquement la cadence.
« On a commencé par faire “voler” les bateaux sur quelques milles, en baie. Ensuite, on a fait de même pour les bateaux de la Coupe de l’America, sur des courts parcours. Et désormais, on va leur faire traverser l’Atlantique en vol avec un seul homme à bord », synthétise l’architecte Vincent Lauriot-Prévost du cabinet VPLP, où ont été conçus la majorité des “bateaux volants” actuels. 
« Personne n’a d’expérience là-dessus »
Cette évolution a tout du saut dans l’inconnu. Car la plupart des skippeurs explorent le potentiel de leur monture. « Personne n’a d’expérience là-dessus. On progresse crescendo, en apprivoisant le bateau comme le pur-sang qu’il est, éclaire Sébastien Josse. On doit réapprendre des réflexes, car on ne navigue pas de la même manière sur un bateau volant qu’à bord d’un trimaran de l’ancienne génération. »
« Quand le bateau est en mode archimédien – quand il flotte de manière classique –, il tape chaque vague, prolonge François Gabart, qui a fait équiper de foils son maxi-trimaran Macif, avec lequel il a pulvérisé le record du tour du monde en solitaire en 2017. Puis, quand on s’élève au-dessus de l’eau, on s’affranchit de cette traînée due à la portée d’Archimède. Le bateau accélère, tape moins dans les vagues. Il n’y a plus de bruit, à part le petit sifflement des foils, moins d’à-coups et le bateau est capable d’accélérer. Cette sensation est fabuleuse. » 
Affranchis du frottement des vagues, les Ultimes dernière génération peuvent atteindre des vitesses de pointe dépassant 80 km/h. « C’est comme activer un mode turbo, s’exclame Armel Le Cléac’h. On a un peu l’impression de planer. Et il faut trouver l’équilibre pour que le bateau reste sur ce mode-là et évite de retomber dans l’eau et d’être trop instable. C’est à la fois passionnant et pas évident, car sur ces immenses bateaux, quand l’état de la mer se durcit, l’équilibre est de plus en plus compliqué à trouver. »
Le Finistérien de 41 ans sait de quoi il parle. A la barre du plus récent des Ultimes, il a chaviré en avril, perdant son mât et de longs mois d’entraînement.

        Lire le portrait :
         

          L’heure de la revanche pour le « Chacal »



« En Ultime, on y va sur des œufs », rappelle Christian Le Pape, directeur du pôle Finistère course au large, qui a rassemblé quatre des cinq navires en stage à Port-la-Forêt à l’automne : 
« Ce sont des bateaux fiables, capables de faire un tour du monde, mais l’instabilité d’un multicoque restera toujours une réalité physique : ils peuvent se mettre à l’envers. »
« Dès qu’on sort de l’eau, on va deux fois plus vite »
Confessant son admiration pour les bateaux volants, le vétéran du multicoque Francis Joyon (62 ans) a « modestement acheté un kitesurf à foil » pour tester la technologie. Et constate : « dès qu’on sort de l’eau, on va deux fois plus vite. » Mais rendre volant son Idec, double tenant du titre (Groupama, en 2010, devenu Banque-Populaire-VII en 2014), « l’aurait alourdi de presque deux tonnes, ce qui aurait été très cher payé parce qu’on ne peut pas voler dans toutes les conditions ».
Il s’est donc « contenté de soulager un peu plus » son navire en équipant notamment le safran de plans porteurs, à l’instar de ses concurrents. « Mais on ne sortira jamais complètement de l’eau. » Pour autant, à l’instar de Thomas Coville, dont le Sodebo a aussi été reconfiguré, le vétéran n’entend pas céder le passage aux bateaux volants. « J’ai le bateau le plus puissant de la flotte, conçu pour naviguer dans le vent du mauvais temps des 40es rugissants et des 50es hurlants », prévient-il, souriant.
Les dernières prévisions météo vont dans le sens de celui qui a bouclé le tour du monde en quarante jours (en équipage). « C’est sûr que les premières quarante-huit heures, voire les trois premiers jours, on va commencer directement par la haute montagne », avertit Armel Le Cléac’h. De quoi brider les ailes des plus aériens des navires.

   


L’inconnue des réactions physiques des skippeurs
Difficile dans ces conditions de dégager un favori. D’autant qu’outre l’inconnue matérielle, les réactions physiques des skippeurs face aux vitesses annoncées ne restent que théoriques. « On n’a aucune référence, martèle Christian Le Pape. Il faut être réaliste, quand il y a une pointe à 47 nœuds (87 km/h), ça peut avoir des implications viscérales. Parce que ce sont des chocs qui peuvent entamer la carcasse. Mais où est la limite ? On n’en sait rien. »
Pour Vincent Lauriot-Prévost, « le marin qui sait dormir quarante nœuds seul sur son multicoque a un avantage sur ceux qui ne l’ont pas encore expérimenté. Et aujourd’hui, le seul à l’avoir fait, c’est François Gabart lors de son tour du monde en solitaire. » Et l’architecte de rappeler l’importance de l’expérience dans les courses en solitaire :
« Ceux qui ont le plus expérimenté les conditions qu’ils vont rencontrer, et connaissent un peu les limites de leur bateau, seront les mieux placés à l’arrivée. »
« Dans les années qui viennent, tous les bateaux vont être amenés à voler, conclut François Gabart. C’est une certitude, mais on commence par les multicoques parce que ça reste les plus faciles aujourd’hui à faire voler. » Comme ses congénères, le skippeur a hâte de déployer les ailes de son navire.

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          Route du Rhum : tout comprendre aux mots de la voile






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ Monocoque, multicoque, foils… L’univers de la voile regorge de mots parfois obscurs. Mode d’emploi avant le lancement de la Route du rhum 2018.
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Route du Rhum : tout comprendre aux mots de la voile

Monocoque, multicoque, foils… L’univers de la voile regorge de mots parfois obscurs. Mode d’emploi avant le lancement de la Route du rhum 2018.



LE MONDE
 |    02.11.2018 à 11h52
 • Mis à jour le
02.11.2018 à 12h33
   





                        



   


Monocoque, multicoque, foils… La voile regorge de mots parfois obscurs. Voici un petit guide des termes marins pour vous y retrouver.
Coque : la coque est le corps du bateau, en partie immergée. Un bateau à voile peut avoir une coque – un monocoque –, ou plusieurs coques, les multicoques. Parmi ces derniers, le catamaran a deux coques et le trimaran trois coques.
Foils : les foils sont des ailerons incurvés placés sous la ou les coques du navire. Ils produisent une force semblable à la portance d’une aile d’avion. Cette force est dirigée essentiellement vers le haut et permet donc de soulever le navire. Cela réduit la surface de la coque immergée et les frottements dans l’eau et cela permet donc de gagner en vitesse.
Gréement : le gréement est « le moteur du voilier » et comprend une ou plusieurs voiles, le mât, la bôme.
Safran : situé à l’arrière du bateau, le safran est un aileron immergé permettant de diriger le bateau. Il est manipulé par le marin à l’aide de la barre.
Quille : située sous la coque du bateau, elle permet au bateau de ne pas dériver – déraper latéralement – et donc d’avancer en ligne droite. La quille est dotée d’un lest qui participe à la stabilité du navire.
Voile : il existe deux principaux types de voile répartis autour du mât : la grand-voile est située à l’arrière de celui-ci et le foc ou génois à l’avant. A ces deux voiles, le marin peut ajouter un spinnaker ou spi, lorsqu’il navigue avec un vent venant de l’arrière du bateau.
Bâbord ou tribord : lorsqu’on regarde vers l’avant du bateau, la partie bâbord est la moitié gauche et la partie tribord est la partie droite.
Direction de course et comité de course : la direction de course est un groupe de personnes qui assurent la logistique maritime de départ et d’arrivée, ainsi que le suivi des concurrents pendant toute la durée de la course, et ce 24 heures sur 24. Le comité de course est un groupe de personnes qui donne le départ et veille au bon respect des règles de course.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ Le club australien des Central Coast Mariners, que l’ancien champion jamaïquain d’athlétisme avait rejoint en août, a mis fin, vendredi, à sa période d’essai.
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L’ex-roi du sprint Usain Bolt devra encore attendre avant de devenir footballeur professionnel

Le club australien des Central Coast Mariners, que l’ancien champion jamaïquain d’athlétisme avait rejoint en août, a mis fin, vendredi, à sa période d’essai.



Le Monde.fr avec AFP
 |    02.11.2018 à 09h13
   





                        



   


Usain Bolt devra attendre encore un peu avant de pouvoir réaliser son rêve de devenir footballeur professionnel. Le club australien des Central Coast Mariners, que l’ancien champion jamaïquain d’athlétisme, 32 ans, avait rejoint en août, a officiellement mis fin, vendredi 2 novembre, à sa période d’essai.
« Les Central Coast Mariners et le représentant d’Usain Bolt, Ricky Simms, peuvent annoncer aujourd’hui que la période d’essai à durée indéterminée d’Usain Bolt chez les Mariners est terminée, avec effet immédiat », a annoncé, dans un communiqué, le club basé à Gosford, près de Sydney.
Après sa fin de carrière, en 2017, l’ex-roi du sprint, octuple champion olympique, s’est mis en tête de se reconvertir en footballeur. Il a tenté sa chance successivement en Allemagne, en Afrique du Sud et en Norvège. Sans succès.
Avec les Mariners, Bolt, jouait au poste d’attaquant avec le numéro 95 sur le dos, référence à son record sur 100 m (9.58). Il avait notamment inscrit deux buts lors de son premier match comme titulaire, en amical, le 12 octobre.

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Mais les négociations pour un éventuel contrat professionnel ont été compliquées. Le montant proposé par le club aurait été bien inférieur aux exigences du Jamaïquain : selon le Sydney Daily Telegraph, l’offre des Mariners aurait avoisiné 150 000 dollars australiens (moins de 100 000 euros), quand l’entourage de Bolt plaçait la barre à trois millions de dollars australiens (près de 1,8 million d’euros).
Pas de sponsors extérieurs
L’appel à des sponsors extérieurs pour trouver des financements n’a pas abouti. « Le club et Ricky Simms [e représentant de Bolt] ont eu des conversations avec des partenaires extérieurs pour trouver une solution commerciale qui convienne à toutes les parties, ont fait savoir les Mariners. En dépit de partenaires potentiels encourageants, Bolt et les Central Coast Mariners en ont conclu amicalement qu’ils ne parviendraient pas à trouver un accord convenable dans un délai convenable. »
« Je voudrais remercier les propriétaires des Central Coast Mariners, la direction, les employés, les joueurs et les supporteurs pour m’avoir si bien accueilli, a déclaré Bolt. Je souhaite au club le succès pour la saison qui vient. »
Mi-octobre, Ricky Simms avait annoncé que Bolt avait décliné une offre formulée par le club maltais de La Valette, qui lui proposait un contrat de deux ans. « Nous recevons régulièrement ce type de propositions. Je peux confirmer qu’Usain ne souhaite pas saisir cette opportunité à Malte », avait déclaré l’agent de l’ex-sprinteur.
Tout en souhaitant « bonne chance à Usain Bolt dans sa carrière de footballeur », le directeur exécutif de La Valette FC, Ghasston Slimen avait précisé que l’offre était « toujours sur la table ».

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ Ecarté sur blessure de la transatlantique il y a quatre ans, Armel Le Cléac’h figure parmi les favoris de l’édition 2018 de la mythique course à la voile en solitaire.
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Route du rhum : l’heure de la revanche pour le « Chacal »

Ecarté sur blessure de la transatlantique il y a quatre ans, Armel Le Cléac’h figure parmi les favoris de l’édition 2018 de la mythique course à la voile en solitaire.



LE MONDE
 |    02.11.2018 à 08h29
 • Mis à jour le
02.11.2018 à 18h19
    |

            Clément Martel (Lorient, envoyé spécial)








                        



   


« On empanne dans trois minutes ! » Sur le pont du maxi Banque-Populaire-IX, l’équipage s’active en cette fin octobre. Juché à la barre du trimaran géant, Armel Le Cléac’h ne quitte pas des yeux les côtes de l’île de Groix qui se rapprochent. De son regard sombre, ton sur ton avec la grand-voile noire, le skipper ne manque aucun détail, ne rate aucun réglage. Dimanche 4 novembre, c’est seul qu’il prendra le départ de la Route du rhum. Et il sait que le temps presse.
A 41 ans, le dernier vainqueur du Vendée Globe (2016) aspire à épingler cette « mythique transatlantique » à son palmarès. Et « à prendre une revanche sur le sort », comme il le disait peu après avoir posé pied à terre au terme de son tour du monde victorieux. « Ce sera mon plus gros défi », assurait-il. Car la relation d’Armel Le Cleac’h à la course – qui souffle ses 40 bougies cette année – reliant les remparts de Saint-Malo aux côtes de la Guadeloupe est à l’image de l’océan qu’il s’apprête à franchir : faite de creux et de crêtes.
Enfant, le natif de Saint-Pol-de-Léon (Finistère), petit-fils d’officier de marine marchande devenu pêcheur, allait admirer en famille les navires de course sur les pontons de Saint-Malo. Il est resté marqué par l’édition de 1986, où le démesuré maxi-catamaran Royale-II avait chaviré dans des rafales brutales comme des tornades. Son skipper, Loïc Caradec, ne sera jamais retrouvé. Un choc pour le jeune Armel, 9 ans, qui se souvient « l’avoir vu sur son bateau, quelques jours avant le départ. »
La lutte pour la victoire
Le navigateur a déjà pris à deux reprises le départ de « cette course qui [le] faisait rêver même s’[il] ne [s’y] voyait pas y participer ». Pour son initiation, en 2006, il termine quatrième en catégorie Imoca (celle du Vendée Globe). Quatre ans plus tard, c’est à la seconde place qu’il passe la ligne d’arrivée. De quoi donner faim à un marin qui n’envisage pas la course autrement que par la lutte pour la victoire.
Mais, en 2014, alors qu’il est passé dans la catégorie supérieure de bateaux et qu’il apparaît, avec son maxi-trimaran Banque-Populaire-VII, comme l’un des favoris de la transatlantique, il est écarté de la course. Avant même le départ : gravement blessé à la main en lavant sa voiture, la mort dans l’âme, il est contraint au forfait.
Si le vétéran Loïck Peyron le remplace et l’emporte, permettant à l’équipe et au sponsor de sabrer le champagne, le skipper admet avoir « vécu un très difficile moment intérieurement ».

   


« Il a ça en lui, il veut gagner, il ne lâche rien, relève Ronan Lucas, le team manager de Banque-Populaire qui l’accompagne au quotidien. Armel a un peu deux visages. D’un côté la personne qu’il est à terre, presque timide, de l’autre le guerrier qu’il peut être en mer, avec l’investissement physique, intellectuel, que ça nécessite pour faire avancer son bateau. »
« Il est très tenace »
Si à terre, le solide Breton se montre affable avec ses interlocuteurs, ceux qui ont navigué contre lui le confirment : sur l’eau, Le Cléac’h n’usurpe pas son surnom de « Chacal ». « Comme l’animal du même nom, il est très tenace », confirme le vainqueur de l’édition 2002 du Rhum, Michel Desjoyeaux.
De celui qu’il a remplacé au pied levé en 2014, Loïck Peyron dit qu’« il est la définition parfaite du type de skipper capable de gagner des courses aujourd’hui. Avec le physique à la hauteur de son intelligence. » Et Le Cléac’h entend tout mettre de son côté pour parvenir à ses fins. Ingénieur de formation – comme nombre de ses concurrents –, le Saint-Politain insiste sur le moindre détail capable de le faire progresser dans la connaissance de son bateau. Il s’est beaucoup impliqué dans la conception de sa nouvelle monture, sortie des chantiers en début d’année.
« Quelqu’un qui navigue en solitaire, c’est quelqu’un qui passe toutes ses traversées à réfléchir à comment ça pourrait être différent et comment ça pourrait être mieux, confirme l’architecte Vincent Lauriot-Prévost, du cabinet VPLP (où ont été conçus la majorité des  “bateaux-volants” actuels). Et Armel est comme ça, il a des idées assez précises sur l’évolution qu’il verrait. »
Maxi-bateaux volants
Cette année, Le Cléac’h fait partie des cinq navigateurs à la barre des Ultimes qui postulent à la victoire à la Route du rhum. Pour la première fois, trois de ces « maxi-bateaux-volants » qui vont s’affronter sont équipés de foils, des appendices permettant de s’élever au-dessus des flots et d’augmenter drastiquement la vitesse. 

   


« C’est vraiment comme un turbo », assure le navigateur, qui sait qu’il lui manque des « heures de vol » pour maîtriser parfaitement son navire. Car Armel Le Cléac’h a subi un nouveau coup d’arrêt. En avril, alors qu’il se préparait en vue de la course, son bateau chavire. « Les conditions n’étaient pas dantesques, je pensais que c’était stable et m’apprêtais à faire une petite sieste. » S’il sort indemne de l’accident, comme ses équipiers, le mât de son maxi-trimaran est brisé. Ayant mis à profit son repos forcé pour se préparer physiquement, Le Cléac’h affronte le temps depuis fin août et son retour à bord. « On ne part pas d’une page blanche mais tout est à peaufiner et en accéléré », explique-t-il.
Pour tenter de combler son retard sur ses concurrents, le skipper use de son « important sens de la concentration » qu’admire Loïck Peyron : « Chez lui, contrairement à moi d’ailleurs, il n’y a pas de gestes inutiles. » Christian Le Pape abonde : « Chez Armel, l’efficacité prime. »
Tout, sauf une tête brûlée
Là où bien des coureurs au large poursuivent des sensations de glisse – Sébastien Josse et François Gabart font régulièrement des sorties de kitesurf à foil –, « Armel est tout sauf une tête brûlée, souligne Christian Le Pape. Il vient d’une terre d’agriculture et il a un bon sens terrien, ancré dans le sol - pas la mer ». Un paradoxe que le navigateur assume. « On n’est pas obligé d’avoir un passif de kite-surfeur ou d’avoir fait du vol pour être apte à pratiquer la voile de demain. C’est la technique et le travail, et pas forcément les sensations qui nous rendent performant. »
« Armel est une belle machine à compétition qui a beaucoup gagné même s’il n’a pas eu beaucoup de réussite en multicoque. Mais étonnamment, il n’est pas aussi passionné par la technologie que moi ou d’autres », nuance Michel Desjoyeaux. « Mais il est dans l’esprit de compétition et très tenace. Et son équipe lui a fait un super bateau », ajoute « le Professeur », qui ne prend pas le départ cette année.

   


« Je ne peux pas dire que cette course me porte malheur ou est ardue par rapport à mon parcours, philosophe Le Cléac’h, plus motivé que revanchard. C’est comme ça, on n’y arrive pas forcément du premier coup. » Son dernier Vendée Globe a montré que c’est à la troisième tentative qu’il exploitait au mieux son potentiel. Pour sa troisième rasade de Rhum, le « Chacal » ne serait pas contre renouveler l’expérience.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Le biathlète dénonce l’incohérence entre la candidature à l’organisation des JO et la volonté de réduction des moyens alloués aux fédérations.
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Article sélectionné dans La Matinale du 01/11/2018
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Martin Fourcade : « Nos fédérations font déjà les fonds de tiroir pour fonctionner »

Le biathlète dénonce l’incohérence entre la candidature à l’organisation des JO et la volonté de réduction des moyens alloués aux fédérations.



LE MONDE
 |    02.11.2018 à 06h35
 • Mis à jour le
02.11.2018 à 10h44
    |

            Clément Guillou








                        



   


Alors que le sport français traverse une période de turbulences, Martin Fourcade, le Français le plus titré de l’histoire aux Jeux olympiques (JO), met en garde contre la tentation gouvernementale de réduire les moyens alloués aux fédérations, notamment en se débarrassant de la prise en charge des conseillers techniques sportifs (CTS) – selon le projet de loi de finances pour 2019, le ministère des sports fonctionnera avec un budget en baisse de 30 millions d’euros et devra supprimer, d’ici à 2022, l’équivalent de 1 600 emplois temps plein. Président de la commission des athlètes des JO 2024, le biathlète stigmatise le manque de cohérence entre la candidature à l’organisation des Jeux et la dynamique actuelle.
Pourquoi prendre la parole aujourd’hui ?
Je me suis longtemps posé la question de donner mon avis de manière argumentée et, une fois que Kevin Mayer ou Teddy Riner s’étaient exprimés sur le sujet, je n’ai pas eu envie d’en rajouter. Je ne voulais pas jeter de l’huile sur le feu, par respect pour les gens qui se démènent pour trouver des solutions, d’autant plus que nous venions d’avoir un changement de ministre. Mais les signaux ne vont pas dans la bonne direction.
C’est-à-dire ?
On s’est battus comme des chiens pour avoir l’organisation des Jeux olympiques 2024 après de nombreux échecs. Le comité de candidature a mis énormément d’énergie et tout le monde s’est soudé autour de ce dossier, qu’il s’agisse de l’Etat, des collectivités territoriales ou du mouvement sportif, tout le monde a parlé d’une seule voix. Or, aujourd’hui, les signaux qui nous sont envoyés montrent l’absence de continuité.

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Pourquoi avoir dépensé autant d’énergie pour faire cela aujourd’hui ? En tant que sportif, quand j’ai gagné une médaille, je pense à celle d’après, je ne m’arrête pas de travailler. Ce n’est qu’une étape de les avoir obtenus. Il y a peut-être eu une décompression. Il faut retrouver l’unité qui avait prévalu durant la campagne.
En quoi la situation actuelle vous inquiète-t-elle ?
Je n’ai pas peur pour moi mais pour l’athlète que j’étais il y a dix ans et qui avait besoin des moyens de sa fédération et des conseillers techniques sportifs (CTS). Les CTS, je sais ce que ça représente. Stéphane Bouthiaux [son entraîneur historique, qui a cessé de travailler avec lui à la fin de la saison dernière] en est un. Il y a huit cadres techniques affectés au biathlon, six ont été mes entraîneurs.
Ne pourraient-ils pas être payés par la fédération et non plus par l’Etat ?
Nos fédérations font déjà les fonds de tiroir pour fonctionner. Les athlètes de la Fédération française de ski (FFS) payent une partie du budget de fonctionnement de la fédération. Réduire les moyens de la fédération, cela signifie augmenter la part payée par ses athlètes. Or, pour certains, ce n’est plus possible. La ministre dit : « On a les moyens pour faire. »
En réalité, on ne peut pas faire avec moins, en tout cas dans ma fédération. On fait déjà avec pas grand-chose. C’est la débrouille permanente. En groupe France [le plus haut niveau dans les fédérations], on a parfois des budgets de 40 euros par jour et par athlète pour faire fonctionner un stage : à ce prix-là, il faut parfois se faire à manger soi-même, dormir en chalet pour faire des économies. Pas grand monde à l’étranger ne fonctionne dans ces conditions-là.
Avez-vous le sentiment que les opinions des sportifs sont suffisamment défendues par le Comité national olympique (CNOSF) ?
Je pense que le CNOSF est à l’écoute de nos messages. Mais que ce soit les pouvoirs publics, les amoureux de sport, pas grand monde n’imagine les moyens avec lesquels on travaille aujourd’hui. Il y a un décalage entre l’image que renvoie le sport de haut niveau et la réalité de nombreuses fédérations. C’est un message qu’on doit faire passer : on est loin de vivre dans l’opulence.
Est-il difficile de se faire entendre des instances politiques lorsque l’on est athlète ?
A la commission des athlètes de Paris 2024, je ne le ressens pas. Nous travaillons avec des personnes issues du mouvement sportif, Tony Estanguet, Jean-Philippe Gatien. Sur des candidatures plus politiques, les athlètes peuvent servir de caution. Par exemple, je n’aurais pas forcément accepté ce rôle pour Paris 2012. Mais la présence de Tony, le fait que ce soit lui qui prenne les décisions, rend les choses tellement plus fluides et logiques. Ses décisions sont motivées par son passé d’athlète.

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Quand la voix des athlètes est consultative, c’en est une parmi d’autres et elle n’est pas privilégiée. Là, quand je fais remonter une information, je sais qu’elle est prise en compte par quelqu’un qui comprend nos problématiques. Je n’ai pas en face de moi quelqu’un qui écoute d’une oreille et prend mon avis comme une donnée parmi d’autres, comme c’est le cas à la Fédération internationale de biathlon (IBU), où je suis l’un des quatre représentants des athlètes, ou comme cela semble être le cas à l’Agence mondiale antidopage (AMA).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ Le PSG, qui reçoit son dauphin Lille en ouverture de la 12e journée de Ligue 1, s’appuie sur des joueurs formés au club depuis le début de saison.
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Football : la jeunesse (enfin) triomphante du PSG

Le PSG, qui reçoit son dauphin Lille en ouverture de la 12e journée de Ligue 1, s’appuie sur des joueurs formés au club depuis le début de saison.



LE MONDE
 |    01.11.2018 à 18h04
    |

            Maxime Goldbaum








                        



   


Au Paris-Saint-Germain, la jeunesse n’a pas encore pris le pouvoir mais elle a déjà le droit de cité dans un effectif cinq étoiles construit à grands frais. Une petite révolution. Calée à quatre jours d’un déplacement déjà décisif à Naples en Ligue des champions, la réception de Lille, vendredi 2 novembre, en ouverture de la 12e journée de Ligue 1, devrait être une nouvelle occasion de voir les « Titis » du centre de formation profiter de la rotation prévisible de l’effectif par l’entraîneur Thomas Tuchel. Dans un championnat déjà promis à lui, le PSG peut se le permettre, même face à son lointain et étonnant dauphin, qui pointe à huit points.
Depuis le début de saison, neuf « produits » maison (Rabiot, Kimpembe, Areola, Nkunku, N’Soki, Diaby, Dagba, Bernede et Weah) ont participé à au moins une des onze rencontres en championnat. Le record de 2007-2008 (Sakho, N’Gog, Chantome, N’Goyi, Arnaud, Mabiala, Mulumbu, Sankharé, Boli) est donc déjà égalé. Mais à l’époque, cet appel à la jeunesse était presque un choix par défaut pour un club flirtant dangereusement avec la Ligue 2.
« Le PSG s’est même retrouvé avec sept joueurs formés au club en même temps sur le terrain [contre Caen, lors de la 1re journée, alors qu’Areola n’était même pas présent] », note le site Culture PSG, qui a également calculé le temps passé sur le terrain en championnat par les joueurs formés au club, prouvant que leur utilisation n’était pas que cosmétique.
« Ils ont besoin de sentir qu’on les regarde »
En 2011, l’arrivée des Qataris avait eu pour effet secondaire de fermer les portes de l’équipe première à la majorité des jeunes issus du centre de formation. Ces principaux talents ont alors pris le chemin d’un exil plus ou moins forcé à l’image de Mamadou Sakho (départ à Liverpool en 2014), Kingsley Coman (départ à la Juve en 2014) et Jean-Kevin Augustin (départ à Leipzig en 2017).
Mais depuis un an, le club de la capitale a changé sa stratégie. Un choix dicté par les contraintes du fair-play financier mais aussi par les excellents résultats de ses équipes chez les moins de 19 et 17 ans ces dernières années. L’arrivée cet été de Thomas Tuchel – réputé pour jouer la carte jeune au Borussia Dortmund – a accéléré le mouvement. La prestation remarquée du défenseur Stanley N’Soki face à l’OM lors de la dernière journée a prouvé que la machine parisienne pouvait continuer à tourner à plein régime même en l’absence de certains cadres de l’équipe. L’ailier Moussa Diaby ou le milieu Christopher Nkunku s’inscrivent déjà comme des joueurs de rotation appelés à disputer des matchs décisifs quand il le faut.
« Thomas Tuchel fait un travail remarquable, abonde Luis Fernandez, directeur du centre de formation du club la saison dernière. Il a intégré ces jeunes qui ont alors compris que le club leur faisait confiance. Le petit N’Soki, par exemple, avait besoin qu’on le lui montre et Tuchel l’a fait. Ils ont envie de sentir qu’on les regarde. » 
Dans son cahier des charges, l’ancien joueur et entraîneur du PSG avait comme principale mission d’éviter la fuite des talents et convaincre ces jeunes garçons (mais aussi leurs parents et agents) que les portes de l’équipe première n’étaient plus fermées pour eux. Pour cela, il a pu s’appuyer sur quelques exemples inspirants : « Trois joueurs [Areola, Kimpembe et Rabiot] de très haut niveau sont sortis du centre pour intégrer l’équipe première avec succès, mais les passerelles ont été rompues par la suite, pendant trois, quatre ans », poursuit celui qui est désormais ambassadeur du club.
L’ancien international tricolore a aussi œuvré durant son court passage à structurer un centre de formation qu’il avait jugé désorganisé à son arrivée. Il a ainsi milité pour le surclassement des joueurs puis pour que les U19 et l’équipe réserve aient l’autorisation d’effectuer leurs séances sur l’un des deux terrains en pelouse naturelle du Camp des loges, le centre d’entraînement du PSG, à côté des pros. L’idée est toujours la même : créer des passerelles avec la « grande » équipe, comme c’est le cas à Lyon par exemple.
Nouvel organigramme
Cet été, la direction parisienne n’a pas hésité à signer des premiers contrats professionnels assortis de salaires conséquents à certaines jeunes pousses – encore un peu vertes, mais observées par les plus grands clubs européens –, à l’image de Yacine Adli (18 ans), pisté par Arsenal. Enfin, le PSG a chamboulé l’organigramme de ses équipes de jeunes durant l’intersaison avec les arrivées du Néerlandais Leeroy Echteld comme entraîneur de la réserve, Thiago Motta en entraîneur des U19, le Portugais Paulo Noga en tant que directeur technique et Bertrand Reuzeau, manageur général, qui fait son retour aux manettes deux ans après son départ pour Monaco.
Cette structuration doit permettre d’exploiter un vivier presque intarissable de jeunes talents en Ile-de-France. Le Centre international d’études sportives a dévoilé ses statistiques et classé les clubs en fonction du nombre de joueurs formés chez eux et évoluant aujourd’hui dans les cinq plus grands championnats. Si le Real Madrid en occupe la tête devant Lyon, le PSG atteint la 5e place avec 24 joueurs formés au club qui ont ensuite essaimé vers d’autres équipes.

.@OL gets close to .@realmadrid in the exclusive @CIES_Football rankings for clubs having trained the most players… https://t.co/ogQ1nuVRWU— CIES_Football (@CIES Football Obs)


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Comme à Lille, adversaire du soir du PSG, qui compte désormais trois Parisiens dans son effectif. Fodé Ballo-Touré (21 ans, arrivé lors de la saison 2017-2018), Boubakary Soumaré (19 ans, arrivé lors de la saison 2017-2018), et le gardien Mike Maignan (23 ans, arrivé lors de la saison 2015-2016) font aujourd’hui le bonheur de l’effectif de Christophe Galtier. Les trois auront à cœur de briller face à leur club formateur qui, en leur temps, ne leur avait peut-être pas accordé sa confiance. Depuis, le contexte a changé.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ L’Américaine de 21 ans devient la première gymnaste à réaliser une telle performance, dépassant la Russe Svetlana Khorkina, triple championne du monde.
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Mondiaux de gym : Simone Biles remporte le concours général pour la quatrième fois

L’Américaine de 21 ans devient la première gymnaste à réaliser une telle performance, dépassant la Russe Svetlana Khorkina, triple championne du monde.



Le Monde.fr avec AFP
 |    01.11.2018 à 16h56
 • Mis à jour le
01.11.2018 à 18h09
   





                        



   


A seulement 21 ans, l’Américaine Simone Biles a remporté pour la quatrième fois le titre de championne du monde du concours général, jeudi 1er novembre, à Doha. Elle devient la première gymnaste à réaliser une telle performance, dépassant la Russe Svetlana Khorkina, triple championne du monde. Au total, Simone Biles détient douze titres mondiaux, un record chez les femmes.
Avec un total de 57,491 points, Biles a, pourtant, été loin d’être irréprochable dans l’exécution de ses mouvements au saut et à la poutre, mais la petite ouverture laissée à la concurrence n’a pas été saisie. La médaille d’argent est revenue à la Japonaise Mai Murakami (55,798), alors que l’Américaine Morgan Hurd, tenante du titre, complète le podium (55,732).
Sa première compétition depuis les JO de 2016
Biles a fait à Doha son retour à la compétition internationale après des Jeux olympiques fastueux à Rio en août 2016, où elle était rentrée du Brésil avec cinq médailles, dont quatre en or – concours général, sol, saut et par équipes, plus le bronze à la poutre. Au Qatar, elle est allée chercher la médaille d’or collective avec une équipe américaine renouvelée et une nouvelle fois hors d’atteinte de la concurrence.
Jeudi, elle a commencé sa compétition avec son saut inédit et qui porte désormais son nom. Mais contrairement aux qualifications (15,966 points), elle n’a pu empêcher un déséquilibre à la réception, tombant sur les fesses.
Son score de 14,533 à cet agrès a laissé planer un suspense sur l’issue. Rebelote à la poutre, où elle a chuté, avec de nombreux déséquilibres qui lui ont coûté de précieux dixièmes de points. Et c’est aux barres asymétriques, jusqu’à présent son talon d’Achille, qu’elle a repris les choses en main (14,725). Au coude à coude avec la concurrence avant le dernier agrès, elle s’est imposée grâce à sa prestation au sol, avec une note de difficulté bien plus élevée, malgré une exécution hésitante (15,000).

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ Le capitaine de l’équipe de France, Yannick Noah, a dévoilé, mercredi, sa liste des joueurs sélectionnés pour disputer la finale contre la Croatie, du 23 au 25 novembre.
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Finale de la Coupe Davis : avec Gasquet, Pouille et Tsonga, sans Monfils et Benneteau

Le capitaine de l’équipe de France, Yannick Noah, a dévoilé, mercredi, sa liste des joueurs sélectionnés pour disputer la finale contre la Croatie, du 23 au 25 novembre.



LE MONDE
 |    01.11.2018 à 13h20
 • Mis à jour le
01.11.2018 à 17h05
    |

            Elisabeth Pineau








                        



   


« Je n’ai pas eu de nouvelles, cela ne doit pas être très bon signe. Je n’ai pas très bien joué les dernières semaines aussi. Je ne sais pas trop… » L’autocritique était signée Jérémy Chardy, mardi 30 octobre, après sa défaite contre Fernando Verdasco, mais le même refrain sortait de la bouche des Français, ces derniers jours, dans les couloirs de Bercy, tous éliminés avant le stade des huitièmes de finale du Masters 1000 de Paris. Aucun d’entre eux n’avait reçu de signaux de leur capitaine de Coupe Davis, en vue de la finale contre la Croatie (du 23 au 25 novembre).
Yannick Noah a mis fin au suspense, jeudi 1er novembre, en dévoilant sa liste des six joueurs présélectionnés pour Lille, à savoir Jérémy Chardy, Richard Gasquet, Pierre-Hugues Herbert, Nicolas Mahut, Lucas Pouille et Jo-Wilfried Tsonga. Tous partiront en stage de préparation au centre de ligue des Hauts-de-France à Marcq-en-Barœul, à partir du lundi 12 novembre. Une liste de cinq noms sera communiquée dix jours avant le tirage au sort et la sélection sera officielle le jeudi 22 novembre.

En vue de la finale de la #CoupeDavis, @NoahYannick a  décidé d’effectuer un stage au centre de ligue des Hauts-de… https://t.co/v20PPRPkGW— FFTennis (@FFT)


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Saison calamiteuse pour tous les Français
Noah, qui n’a pas été aperçu à Bercy, a dû se faire de sacrés nœuds au cerveau pour établir sa liste. Lui qui espérait affiner ses choix en fonction des résultats de ses ouailles lors de leur dernière apparition officielle avant la finale, qui plus est à domicile, avait encore moins de certitudes qu’à la veille du tournoi.

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Pour la première fois dans l’histoire de Bercy, aucun des dix joueurs français engagés ne s’est qualifié pour les huitièmes de finale. Un verdict calamiteux qui s’ajoute à une litanie de statistiques non moins plombantes cette saison.
Sur les neuf tournois de Masters 1000, seul Richard Gasquet, à Monte-Carlo, est parvenu à se qualifier pour un quart de finale. En Grand Chelem, personne n’a fait mieux que huitième de finale (Monfils, Mannarino et Simon à Wimbledon). Résultat : pour la première fois depuis 1994 (Guy Forget était 40e), aucun Français ne figurera parmi les 25 premiers du classement en fin de saison.

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Appels du pied
Aussi la sélection semblait plus ouverte que jamais : une dizaine de joueurs pouvaient y prétendre. Depuis lundi, malgré leurs déboires sur le court, tous les Français rivalisaient de déclarations sous forme d’appels du pied.
A commencer par Richard Gasquet : « Je n’ai pas forcé plus que ça. Il y a une finale derrière, même si je ne sais pas encore si je suis sélectionné, je suis motivé pour la suite. Je suis sûr que je serai à 1 000 % prêt, assurait le numéro un français après sa défaite face à Jack Sock, mercredi. C’est une saison pourrie pour beaucoup, y a pas un mec dans les 20 premiers [du classement ATP], mais ce dont je suis sûr, c’est qu’on est largement capables de battre la Croatie, même avec deux grands joueurs en face. Avec le vécu et l’expérience qu’on a, on a tout pour gagner cette finale. »
Si la présence du Biterrois était attendue, et celle de Lucas Pouille pressentie, le choix de Jo-Wilfried Tsonga est, en revanche, plus audacieux dans la mesure où, cette saison, celui-ci a été éloigné des terrains entre février et début septembre.
Début avril, il s’était finalement résolu à être opéré du ménisque gauche. Retombé à la 256e place du classement mondial, il n’a disputé que cinq matchs depuis son retour, pour une seule victoire.
Mais après sa défaite mardi au premier tour de Bercy face à Milos Raonic (7-6, 6-7, 6-7), Tsonga – qui avait œuvré en coulisses en faveur d’un retour de Noah aux commandes de l’équipe de France, en septembre 2015, tout comme Gasquet – se voulait rassurant : « Je me dis que je peux être dans les temps et c’est une motivation incroyable de me dire que je peux être dans l’équipe. S’il [Noah] décide de me prendre, je ferai encore les choses plus assidûment que pour moi. » 
Monfils, l’éternel absent
Malgré le bilan de Gaël Monfils sur terre battue, surface sur laquelle se déroulera la finale, Yannick Noah a donc décidé de se passer de ses services. Il faut dire que le Parisien n’a plus joué une rencontre de Coupe Davis depuis la première sélection de Noah en Guadeloupe en mars 2016, face au Canada.
Lors de la demi-finale à Zadar (Croatie) cette même année, il avait été prié par le capitaine de reprendre l’avion après son forfait de dernière minute. Depuis, on savait les relations encore tièdes entre les deux hommes.
Adrian Mannarino et Gilles Simon, qui enregistrait les moins mauvais résultats parmi ses coéquipiers ces dernières semaines, n’ont pas non plus été retenus. Pas plus que Benoît Paire et… Julien Benneteau. Ce dernier, dont c’était la dernière saison sur le circuit, voit donc son départ à la retraite précipité.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ C’est un joli coup réalisé par le groupe Canal+, affaibli ces derniers mois par la perte des droits de la Ligue 1 à partir de 2020, et de la Ligue des champions depuis cette saison.
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Football : Canal + reprend les droits du championnat anglais à RMC Sport

C’est un joli coup réalisé par le groupe Canal+, affaibli ces derniers mois par la perte des droits de la Ligue 1 à partir de 2020, et de la Ligue des champions depuis cette saison.



LE MONDE
 |    31.10.2018 à 20h29
 • Mis à jour le
01.11.2018 à 06h31
   





                        


La Premier League, le championnat anglais de football, est de retour sur Canal+ pour les trois prochaines saisons. Le président du directoire du groupe Canal, Maxime Saada, l’a annoncé, mercredi 31 octobre, sur son compte Twitter. Le groupe proposera ainsi sur ses antennes et sur l’option « myCanal » les 380 matches de la compétition dès août 2019.

Très fier d’annoncer que le groupe @Canalplus a remporté l’appel d’offres de la Premier League qui fera son grand r… https://t.co/gAAP9XhlOA— maxsaada (@Maxime Saada)


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La chaîne cryptée l’a notamment emporté face à RMC Sport, l’actuel détenteur des droits. Le groupe Altice, détenu par Patrick Drahi, avait empoché la Premier League à la surprise générale en 2015, pour trois saisons.
Pour l’heure, du côté de Canal+ on se félicite « d’avoir remporté en exclusivité l’intégralité des droits de la Premier League, le championnat de football le plus diffusé au monde, à l’issue de la consultation initiée par la FAPL [Football Association Premier league] sur plusieurs territoires européens ». Le montant de la transaction, qui n’a pas été révélé, pourrait atteindre un niveau similaire à celui alors avancé par RMC Sport, soit 115 millions d’euros, selon le journal L’Equipe.
Incertitude chez RMC Sport
C’est donc un joli coup réalisé par le groupe Canal+, affaibli ces derniers mois par la perte des droits de la Ligue 1 à partir de 2020, et de la Ligue des champions depuis cette saison. En revanche l’incertitude demeure du côté de RMC Sport qui, en matière de football, ne détiendra plus la saison prochaine que les droits de diffusion de la Ligue des champions et de la Ligue Europa.
Dans un communiqué diffusé mercredi, SFR « annonce travailler dès ce soir avec le groupe Canal+ dans l’esprit des accords trouvés autour de la Champions League, afin de permettre aux abonnés RMC Sport de continuer à vivre la Premier League anglaise sur ses antennes après l’été 2019 ». Le groupe fait référence à l’offre lancée à la mi-septembre qui permet pour 40 euros par mois d’avoir Canal+, BeIN Sports et RMC Sport pour suivre la Ligue 1 et les championnats européens.
L’enjeu est d’autant plus grand pour RMC Sport que la chaîne a déboursé des sommes astronomiques pour affirmer sa suprématie dans la diffusion du football. Le groupe Altice avait mis la main en mai 2017 sur l’exclusivité des droits des coupes d’Europe de football, Ligue des champions et Ligue Europa, de 2018 à 2021 pour un montant record de 370 millions d’euros par saison, soit plus de deux fois le montant dépensé par BeIn Sports et Canal+ réunis durant la période précédente.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ L’attaquant du Paris Saint-Germain doit être jugé pour un présumé délit de corruption lors de son transfert du club brésilien de Santos au FC Barcelone, en 2013.
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Neymar risque jusqu’à six ans de prison pour son transfert au FC Barcelone, selon un magistrat espagnol

L’attaquant du Paris Saint-Germain doit être jugé pour un présumé délit de corruption lors de son transfert du club brésilien de Santos au FC Barcelone, en 2013.



Le Monde.fr avec AFP
 |    31.10.2018 à 18h27
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 19h05
   





                        



   


Le magistrat espagnol qui devait juger Neymar pour les présumées irrégularités de son transfert au FC Barcelone, en 2013, estime que le joueur encourt jusqu’à six ans de prison et que trois juges doivent donc présider son procès, a appris l’AFP de sources judiciaires, mercredi 31 octobre.
Le footballeur brésilien, ses parents, le président du FC Barcelone, Josep Maria Bartomeu, et son prédécesseur à la tête du club, Sandro Rosell, sont en attente de ce procès en Espagne, pour le présumé délit de « corruption » lors du recrutement de Neymar par le Barça en 2013.
Bartomeu, Rosell et le FC Barcelone devront en outre répondre du délit d’« escroquerie », tout comme l’ancien club de Neymar au Brésil, Santos, et son ex-président, Odilio Rodrigues Filho. L’affaire avait été déclenchée par une plainte du groupe brésilien DIS, ancien détenteur d’une partie des droits du joueur, s’estimant lésé dans l’opération.
Le juge José Maria Vazquez Honrubia a considéré mercredi que selon l’accusation présentée par DIS pour « corruption dans les affaires » et « escroquerie », « la peine pouvant être imposée en principe [à Neymar] pourrait être de quatre à six ans », selon une ordonnance à laquelle l’AFP a eu accès.
Un procès une nouvelle fois retardé
La peine encourue étant supérieure à cinq ans, le juge considère que ce sont trois juges qui devront présider le procès du footballeur. Il a donc saisi la chambre pénale de l’Audience nationale, juridiction réservée aux cas ayant une importance nationale ou internationale.
Dans la pratique, sa décision retarde encore davantage l’éventuel procès. En mai 2017, la justice espagnole avait conclu que Neymar devait être jugé mais aucune date de procès n’avait encore été fixée.
Dans un premier temps, le FC Barcelone avait chiffré officiellement le transfert de Neymar à 57,1 millions d’euros – 40 millions pour la famille de Neymar et 17,1 millions pour Santos – mais la justice espagnole a calculé qu’il avait été au moins de 83 millions d’euros.
DIS, qui avait touché 6,8 millions d’euros sur les 17,1 reçus par Santos, a estimé que le Barça et Neymar s’étaient alliés pour cacher le véritable montant du faramineux transfert.
Le parquet a réclamé une peine de deux ans d’emprisonnement à l’encontre de Neymar qui, dans sa déposition devant le juge, avait plaidé qu’il ne faisait que jouer au foot et accordait une confiance aveugle à son père, également son agent.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ En publiant « Enfin Libre ! », l’ex-arbitre de Ligue 1 livre une analyse pertinente de son ancien métier et porte le fer dans les plaies de l’arbitrage français, écrit notre chroniqueur Jérôme Latta.
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Football : les cartons rouges de l’ex-arbitre Tony Chapron

En publiant « Enfin Libre ! », l’ex-arbitre de Ligue 1 livre une analyse pertinente de son ancien métier et porte le fer dans les plaies de l’arbitrage français, écrit notre chroniqueur Jérôme Latta.



LE MONDE
 |    31.10.2018 à 18h05
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 20h20
    |

                            Jérôme Latta








                        



   


C’est l’histoire d’un arbitre pas comme les autres auquel on a pourtant fait porter tous les maux de sa corporation : autoritarisme, psychorigidité, incompétence. Que Tony Chapron ait distribué en moyenne moins de cartons que ses confrères, qu’il ait été bien noté et ait accédé au statut international n’a en rien infléchi la détestation dont il a fait l’objet.
Lui-même a semblé contribuer à ce statut de bouc émissaire : après plusieurs saisons discrètes, il a été l’auteur d’une sortie fracassante avec son « tacle » sur le Nantais Diego Carlos lors de Nantes-PSG en janvier.

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Contrairement à Zinédine Zidane, qui lui aussi mit fin à sa carrière d’un ultime geste absurde, Tony Chapron n’assista pas à un défilé d’éditorialistes, de politiques et de philosophes pour le défendre. Il fut même lâché par sa hiérarchie et la Fédération qui le priva, en alourdissant sa suspension en appel, d’un dernier match pour clore ses quatorze saisons en Ligue 1.
Dans le vif de l’arbitrage
Enfin Libre !, qui sort le 7 novembre (éd. Arthaud), n’est pas une autobiographie. L’auteur n’y raconte que sa vie d’arbitre, livrant à la fois des réflexions sur l’exercice de l’arbitrage, ce passionnant sacerdoce, et un éclairage cru sur les coulisses de sa profession. L’ouvrage est conforme à l’homme, réputé intelligent, mais véritable aimant à polémiques.
La dernière partie est ainsi consacrée à des « propositions pour l’avenir », qui méritent discussion. Auparavant, l’ouvrage évoque les relations avec les joueurs, entraîneurs et dirigeants et s’attache à démonter les « préjugés » sur sa corporation : manque de psychologie, impunité, corruption, etc.

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Il abandonne un peu sa posture défensive quand il entre dans le vif du rapport aux règles, de leur application, de leur interprétation ou de leurs changements avortés. Mais on retiendra surtout le réquisitoire contre les instances de l’arbitrage, à commencer par la Direction technique de l’arbitrage (DTA), dirigée, depuis 2013, par Pascal Garibian.
« Parole muselée »
Le mutisme des arbitres est un reproche souvent entendu à leur encontre, et les intéressés sont les premiers à le déplorer… en off, car il résulte de l’interdiction de s’exprimer sans l’aval de leur organe de tutelle.
Le propos de Chapron est que, s’il s’agit d’une (mauvaise) stratégie de communication, c’est surtout une méthode de management néfaste. Car cette « parole muselée » des arbitres d’élite permettrait de les maintenir dans une position de stricte subordination.
Tony Chapron décrit un système dans lequel les performances passent après les gages de soumission à l’autorité. La notation, réformée par Pascal Garibian, permet de corriger le classement technique d’un arbitre au travers de ce qui est qualifié de « note de vie scolaire » inventée « pour évaluer le degré de docilité » : « On se pare d’instruments pour justifier cette note : la rigueur administrative, le suivi médical, la disponibilité, etc. C’est le concours de l’élève le plus zélé. »
Saïd Enjimmi et Stéphane Lannoy paieront ainsi des entretiens critiques par des classements inhabituellement médiocres dans leur carrière, estime leur confrère. Lui-même attribue son statut de réfractaire à son expérience de syndicaliste au sein du Syndicat des arbitres français de l’élite (SAFE), initiateur de plusieurs frondes, notamment en 2011.
« Eviter l’hallali »
Ce management autoritaire du corps arbitral œuvre contre la solidarité en son sein, avance Chapron, et favorise les visées carriéristes. Le tableau qu’il dresse des rivalités, des trahisons et des calculs n’est guère flatteur. D’autant qu’en privilégiant les profils lisses – Benoît Bastien et Clément Turpin y sont décrits en favoris de l’institution –, la DTA nuirait à l’émergence d’arbitres de niveau international, à forte personnalité.
« L’arbitre ne peut qu’éviter l’hallali », écrit l’auteur. Cela n’aura pas été son cas, lui qui aura connu une ultime mortification dans les manœuvres de la DTA et de la Fédération pour lui refuser le titre de meilleur arbitre de la saison, décerné par le suffrage de ses pairs aux trophées de l’UNFP, en signe de solidarité.
Le propos n’échappe pas aux travers de l’exercice, entre tendance à l’autojustification et désir de revanche. Mais Tony Chapron a le mérite de nourrir sur l’arbitrage un débat dont la pauvreté est d’ordinaire consternante.
Désormais consultant pour Canal+, il est exposé – comme d’autres avant lui – au piège de la critique systématique de ses anciens collègues. Lui qui cite Sur la télévision de Pierre Bourdieu ne peut ignorer que telle est la demande de ce média.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Touché aux abdominaux, l’Espagnol a déclaré forfait avant son premier match. Aucun Français n’accède aux huitièmes de finale. Une première.
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Tennis : à Paris-Bercy, le renoncement de Nadal, la débâcle française

Touché aux abdominaux, l’Espagnol a déclaré forfait avant son premier match. Aucun Français n’accède aux huitièmes de finale. Une première.



Le Monde.fr avec AFP
 |    31.10.2018 à 16h43
 • Mis à jour le
01.11.2018 à 08h07
   





                        



   


En vingt-quatre heures, le tournoi de Bercy et son directeur, Guy Forget, sont passés de l’euphorie de la confirmation de la présence de Roger Federer à la déconvenue d’abandons en série. Après celui du Canadien Milos Raonic, officialisé mercredi 31 octobre en début d’après-midi, ce fut au tour du numéro un mondial, Rafael Nadal, de déclarer forfait, quelques instants plus tard.
L’Espagnol, qui devait faire son entrée dans le tournoi face à son compatriote Fernando Verdasco, a tenu une conférence de presse quelques minutes avant : « Ces derniers jours, j’ai ressenti une petite douleur aux abdominaux, surtout quand je servais. Le médecin du tournoi m’a recommandé de ne pas jouer, car cela aurait pu empirer et mener à une lésion et c’est évidemment ce que je veux éviter. »
« Je dois penser à long terme »
« Bien sûr, cela ne me réjouit pas, mais je dois l’accepter et rester positif », a poursuivi le Majorquin, qui n’est plus apparu en compétition depuis son abandon en demi-finale de l’US Open, début septembre, à cause d’une blessure au genou droit.
Il n’a pas indiqué s’il serait remis à temps pour espérer disputer le Masters de Londres (du 11 au 18 novembre), ultime tournoi de l’année réunissant les huit meilleurs de la saison.
« J’adorerais en être, mais la chose qui m’importe le plus, c’est d’être en bonne santé et d’avoir la chance de disputer plusieurs semaines de compétition à la suite. Or, c’est un objectif que je n’ai pas pu atteindre cette année, je n’ai joué que neuf tournois et j’ai dû déclarer forfait dans deux. Je dois penser à long terme. J’ai encore envie de jouer au tennis quelques années. »

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Victorieux à onze reprises à Roland-Garros, Rafael Nadal n’a jamais fait mieux à Paris-Bercy que finaliste en six participations seulement. Cette défaite contre l’Argentin David Nalbandian remonte à 2007. Depuis, Nadal avait raté cinq fois (sur blessures) le rendez-vous avec le Masters 1000 de Paris. 
Conséquence du forfait de l’Espagnol : le Serbe Novak Djokovic est assuré de récupérer lundi prochain la place de numéro un mondial, un rang qu’il n’avait plus occupé depuis 2016.
Entrée en scène différée pour Federer
« On est un peu tristes à cause de ce forfait, on le sait abattu et on l’est tout autant que lui », a réagi Guy Forget, le directeur du tournoi, qui avait déjà dû encaisser la disparition prématurée de l’Espagnol dans le tournoi en 2017, blessé avant les quarts de finale.

Pensées au gens qui avaient des billets pour voir jouer Nadal puis Federer ce soir. Il vous reste le match de Gille… https://t.co/C6tW3dwObj— FFLose (@Fédé 🇫🇷 de la Lose)


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La journée a été décidément cauchemardesque pour les organisateurs et les spectateurs, qui se réjouissaient d’assister au retour de Roger Federer à Bercy, prévu en début de soirée. Las, c’était sans compter sur le forfait de son adversaire, le Canadien Milos Raonic, en raison d’une blessure au coude droit.
ll faudra donc attendre encore un peu pour voir jouer le Suisse à Paris, ce qu’il n’a pas fait depuis trois ans. Federer débutera le tournoi jeudi en 8e de finale face à l’Italien Fabio Fognini, qui a bénéficié… du forfait du Hongrois Marton Fucsovics, le troisième de la journée.

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Plus aucun français en lice
Quant aux Français, l’hécatombe s’est poursuivie ce mercredi avec les défaites successives d’Adrian Mannarino (battu par le Japonais Kei Nishikori 7-5, 6-4) et de Richard Gasquet (défait par le tenant du titre Jack Sock 6-3, 6-3).
Ce dernier, numéro un tricolore, a laissé entendre qu’il avait ressenti de la fatigue et des douleurs à la cuisse et n’avait pas tout donné en vue de la finale de la Coupe Davis prévue dans un mois.
« J’ai senti des petits trucs, rien de grave, mais je n’ai pas forcé plus que ça. Il y a une finale derrière, même si je ne sais pas encore si je suis sélectionné, mais je suis motivé pour la suite. Je suis sûr que je serai à 1000 % prêt », a tenu à rassurer le Biterrois, dans un élan d’optimisme plutôt rare de sa part.
« C’est une saison pourrie pour beaucoup de joueurs, y’a pas un Français dans les 20 premiers [du classement ATP], c’est pas une saison fabuleuse, mais ce dont je suis sûr c’est qu’on est largement capables de battre la Croatie, même avec deux grands joueurs en face. Avec le vécu et l’expérience qu’on a, on a tout pour gagner cette finale. » 
Dernier rescapé français du tournoi, Gilles Simon qui affrontait en soirée l’Autrichien Dominic Thiem, 6e mondial, a également été battu. Il n’y aura donc aucun joueur français en huitièmes de finale. C’est une première.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ Javier Tebas accuse depuis plusieurs mois le club parisien et son actionnaire qatari de ne pas respecter les règles de l’UEFA. « Quand tu triches, tu dois être exclu », a-t-il répété, mardi à Paris.
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Fair-play financier : la croisade du patron de la Liga contre le PSG

Javier Tebas accuse depuis plusieurs mois le club parisien et son actionnaire qatari de ne pas respecter les règles de l’UEFA. « Quand tu triches, tu dois être exclu », a-t-il répété, mardi à Paris.



LE MONDE
 |    31.10.2018 à 15h28
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 16h29
    |

            Rémi Dupré et 
Maxime Goldbaum








                        



   


Javier Tebas est en croisade. Le bouillonnant président de la Liga, la ligue professionnelle de football espagnole, a profité de sa présence à Paris, mardi 30 octobre, à l’occasion d’une conférence au Sport Innovation Summit, pour rencontrer plusieurs journaux, dont Le Monde, et poursuivre sa guerre ouverte contre le Paris-Saint-Germain, qu’il accuse de tricher avec les règles du fair-play financier.
« Le fair-play financier (FPF) dit que quand tu triches, tu dois être exclu. Je ne peux rien dire de plus. C’est pour ça qu’on a le FPF », répète-t-il depuis plusieurs mois. Mais il le jure : son combat n’a rien de personnel. « Ce n’est pas moi qui le dis, mais l’UEFA [Union des associations européennes de football]. L’UEFA a déjà ouvert une enquête, a obligé le PSG à vendre des joueurs pour 60 millions d’euros. Une deuxième instance a décidé que ce n’était pas suffisant et qu’il fallait étudier et corriger les contrats de sponsoring comme celui avec QTA [l’office du tourisme du Qatar], qui n’est pas réel. Ils ont dit que les prix des sponsors n’étaient pas corrects. C’est mot par mot ce qu’ils ont écrit. »
L’instance européenne a ouvert une enquête en septembre 2017 sous la pression de plusieurs places fortes du football européen, notamment en Espagne (FC Barcelone, Real Madrid), où a évolué pendant quatre saisons le Brésilien Neymar, avant d’être recruté par Paris contre 222 millions d’euros, un record. Somme à laquelle il faut ajouter le montage financier – 180 millions d’euros – pour l’acquisition, sous la forme d’un prêt, de Kylian Mbappé. L’enquête de l’ICFC, l’instance chargée du contrôle financier des clubs de l’UEFA, avait dans un premier temps été close en juin, avant d’être rouverte un mois plus tard.

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« Pas une fixation sur le PSG »
Il régnait comme une ambiance de fronde anti-PSG dans les locaux du Medef, à Paris, dans le 7e arrondissement, où se déroulait le Sport Innovation Summit. Le président de l’Olympique lyonnais, Jean-Michel Aulas, a fait irruption dans l’auditorium et adressé un petit sourire de connivence, le pouce levé, à son homologue et rival marseillais, Jacques-Henri Eyraud, qui débattait avec Javier Tebas.
Les oreilles du patron qatari du club parisien, Nasser Al-Khelaïfi, ont dû siffler, bien que Javier Tebas assure « ne pas faire une fixation sur le PSG ». Il dit avoir « dénoncé Manchester City », qui a dépensé 976 millions d’euros pour constituer son effectif actuel. « Nous regardons ce qui se passe dans d’autres clubs en Europe. Le PSG est le cas le plus flagrant, le plus visible. » 
Javier Tebas opère toutefois une distinction et estime que les deux clubs, ces « parvenus » du ballon rond, l’un détenu depuis 2011 par le fonds Qatar sports Investments (QSI), l’autre par cheikh Mansour d’Abou Dhabi (Emirats arabes unis) depuis 2008, ont un modèle différent : « Le PSG a été plus loin avec des sponsors qui n’en sont pas, comme QTA. Manchester City est plus dans une gestion de groupe », estime l’avocat de formation.
Selon lui, ces deux « nouveaux riches » sont « sans doute » responsables de l’inflation du prix des transferts qui touche le football européen : « Dans n’importe quel secteur économique, il y a deux types d’inflation : la bonne et la mauvaise. Si les salaires des joueurs, le prix de leur transfert suivent la courbe des montants des droits TV, c’est normal. L’inflation devient mauvaise quand son origine ne vient pas de l’industrie, du business du football mais du gaz ou du pétrole ! Cela oblige les autres clubs, qui n’ont pas l’appui d’Etats, à augmenter les montants de salaires à cause de l’argent qui n’est pas généré par le secteur. »
« J’écoute seulement ma femme et pas tout le temps »
Pis, selon lui, la position de Nasser Al-Khelaïfi, à la fois président du PSG et de la chaîne beIN Sports, diffuseur de compétitions de l’UEFA dans certains pays, serait le signe d’un conflit d’intérêts : « Les règles de bonne gouvernance et de transparence de toute organisation et entreprise dans le monde détermineraient que nous sommes confrontés à un conflit d’intérêts. »
En août, en marge du tirage au sort de la Ligue des champions, le patron du PSG lui a demandé en public de cesser ses critiques. « Mais j’écoute seulement ma femme et pas tout le temps », plaisante l’Espagnol.
Le truculent dirigeant insiste. Il ne défend pas les intérêts des deux grands clubs espagnols, le Real Madrid et le FC Barcelone, et le transfert de Neymar du club catalan vers le PSG à l’été 2017 n’a pas été le déclencheur de sa croisade contre le PSG : « Au mois de mars 2017, cinq mois avant le transfert de Neymar au PSG, j’ai eu une réunion dans mon bureau, à Madrid, avec Nasser [Al-Khelaïfi, président du PSG] et je lui ai dit que j’allais dénoncer ces irrégularités que j’ai évoquées. »
« En privé, beaucoup de gens me soutiennent »
Se posant en défenseur de « l’équilibre économique » et de « l’industrie du football en Europe », Javier Tebas dit se « fier » à l’UEFA et au FPF. Mais il prévient : « On verra si je fais encore confiance après les enquêtes. J’aimerais que les procédures aillent plus vite. » Il dit attendre de l’UEFA qu’elle « suive les règles du FPF et que les sanctions soient celles qui correspondent aux règlements ».

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Le président de la Liga assure que plusieurs clubs, dont la Juventus Turin, se sont ralliés à sa cause. « En privé, beaucoup de gens me soutiennent. En public, moins, se gausse-t-il. C’est dur pour les clubs de l’affirmer publiquement par rapport au système. Mais cela ne me préoccupe pas. Si j’étais seul, je ferais la même chose. »
Sur tous les fronts, Javier Tebas a toutefois décidé de lever un peu le pied en cédant son siège au Conseil stratégique du football de l’UEFA. « Je considère que je ne pouvais rien apporter. C’est un organe qui n’a pas la capacité de décision. J’y perdais mon temps », lâche-t-il, hilare, avant de mettre un terme à sa tournée médiatique en France et de reprendre son avion pour mener vers d’autres cieux sa croisade anti-PSG.

Hostile au projet de réforme de la Coupe du monde des clubs
Coupe du monde des clubs : le président de la Fédération internationale de football (FIFA), Gianni Infantino, veut réformer cette compétition à partir de 2021. « Nous ne croyons pas que le foot professionnel ait besoin de nouveaux tournois, on a besoin d’une réflexion pour que les tournois déjà existants soient complémentaires, estime Javier Tebas. Le projet est dangereux pour les Ligues nationales. On doit considérer que l’UEFA est cinq fois plus importante économiquement que la FIFA et que ce type de nouveaux tournois représente une attaque contre l’industrie de l’UEFA. »Délocalisation d’un match de Liga aux Etats-Unis : M. Tebas veut que le match Gérone-Barcelone se tienne en janvier à Miami. Le veto posé par la FIFA le laisse de marbre. « Nous irons devant le Tribunal arbitral du sport ou devant les tribunaux. Nous avons le droit légal et éthique de le faire. Quatorze clubs de la Liga espagnole sont pour. Quel est le problème ? »Droits télé en France : M. Tebas se réjouit de l’arrivée en France du groupe espagnol Mediapro, qui a raflé, en mai, les droits télé de la Ligue 1 pour le cycle 2020-2024. Avec une enveloppe qui est passée de 726,5 millions d’euros par an sur la période 2016-2020 à 1,153 milliard d’euros annuels, « c’est bon pour le foot français, déclare le dirigeant. Mediapro a rapproché la Ligue 1 de la valeur qu’elle a réellement. Mediapro va s’attirer beaucoup de critiques, comme en Espagne. Mais patience… »





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ L’ancien président de l’UEFA estime que le palmarès du défenseur des Bleus et du Real Madrid en 2018 fait de lui le candidat le plus crédible pour remporter le trophée.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤                     
                                                

Ballon d’or : Platini vote Varane au nom d’une certaine tradition

L’ancien président de l’UEFA estime que le palmarès du défenseur des Bleus et du Real Madrid en 2018 fait de lui le candidat le plus crédible pour remporter le trophée.



LE MONDE
 |    31.10.2018 à 12h26
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 15h36
    |

                            Alexandre Pedro








                        



   


Michel Platini a soulevé trois fois le Ballon d’or dans sa carrière de joueur (1983, 1984 et 1985). Ce qui lui accorde une certaine autorité sur la question quand il s’agit de formuler son souhait concernant le vainqueur de l’édition 2018, qui sera désigné le 3 décembre. Et le cœur de l’ancien buteur bat plutôt pour un défenseur : le Français Raphaël Varane (25 ans). « Il y a un seul joueur qui a gagné une Coupe d’Europe et la Coupe du monde, c’est Varane, a plaidé Michel Platini au micro de RMC Info, mardi soir. D’habitude il y a toujours le débat Ronaldo-Messi, mais cette année il n’y en a qu’un qui a gagné tout ça, il s’appelle Varane. »

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Michel Platini défend ici une certaine tradition du Ballon d’or, celle qui prévalait avant le règne commun de Ronaldo et Messi, vainqueurs des dix dernières éditions. Pour Platini, la question n’est pas de savoir quel est le meilleur joueur du monde, mais bien quel est celui qui a marqué la saison. « Les résultats c’est la seule chose objective, tout le reste c’est du subjectif, estime-t-il. On peut avoir des avis par rapport à Griezmann, Mbappé, Lloris, Modric… Mais le seul qui a tout gagné cette année, c’est Raphaël Varane. »

🚨 Platini annonce son vainqueur du Ballon d'Or... et pour lui, "ça n'a jamais été aussi simple que cette année de l… https://t.co/o9FYuV5jvI— RMCsport (@RMC Sport)


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Pour rappel, le critère numéro un pour l’attribution du Ballon d’or reste « les performances du joueur et son palmarès sur l’année ». Et le palmarès parle pour Raphaël Varane comme il plaidait pour les deux derniers défenseurs honorés, Fabio Cannavaro en 2006 (champion du monde avec l’Italie) et Matthias Sammer (champion d’Europe avec l’Allemagne).
Sauf que le trophée créé par le magazine France Football en 1956 a changé de nature ces dernières années. Entre 2010 et 2015, il a fusionné avec le prix du meilleur joueur FIFA. A l’époque, les votes des sélectionneurs et des capitaines des 208 pays membres de la FIFA avaient privé le Néerlandais Wesley Sneijder (vainqueur de la Ligue des champions avec l’Inter Milan et vice-champion du monde avec les Pays-Bas) de la victoire au profit de Lionel Messi.
Même chose trois ans plus tard. Le Français Franck Ribéry (lauréat de la Ligue des champions avec le Bayern Munich) terminait troisième derrière le duo Ronaldo-Messi. Avec le seul vote des journalistes, Sneijder et Ribéry auraient un Ballon d’or à poser sur leur cheminée.
Soutenu aussi par Noël Le Graët
Le retour à la version originelle – avec le seul panel des journalistes – serait-il la chance d’un défenseur comme Raphaël Varane qui ne peut pas mener campagne en enfilant les buts dans les dernières semaines avant le vote ? La question n’était pas d’actualité lors des deux dernières éditions. Fort de sa victoire à l’Euro avec le Portugal en 2016 et d’une nouvelle Ligue des champions avec le Real Madrid, Cristiano Ronaldo était intouchable.
Raphaël Varane dispose d’un autre soutien de poids en la personne de Noël Le Graët. « Cette année, j’aimerais bien que ce soit lui. Les défenseurs sont rarement récompensés », expliquait le 10 octobre le président de la Fédération française de football. Une façon pour lui, aussi, de ne pas se positionner entre les deux stars offensives des Bleus : Antoine Griezmann et Kylian Mbappé.
Le premier multiplie les entretiens avec les médias tel un candidat en campagne, le second n’a pas besoin de se raser pour y penser très fort. Dans le même temps, Varane ne semble pas ériger le Ballon d’or en obsession. « C’est une récompense individuelle, nous on joue un sport collectif… Si je ne le gagne pas, ce ne sera pas une déception », disait-il le 5 septembre avant Allemagne-France.
Depuis, le joueur traverse une période plus délicate, à l’image du Real Madrid, et risque d’être éloigné des terrains jusqu’à la fin novembre en raison d’une blessure aux adducteurs. Dans le même temps, Cristiano Ronado enchaîne enfin les buts avec la Juventus Turin et vient d’accorder un entretien exclusif… à France Football. La parole risque de nouveau de ne pas être du côté de la défense le 3 décembre.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ Après une parenthèse de cinq ans, l’enfant terrible de la natation française reprend l’entraînement à Los Angeles. Son objectif : l’or olympique à Tokyo en 2020.
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Son objectif : l’or olympique à Tokyo en 2020.        Par  Elisabeth Pineau   Publié le 31 octobre 2018 à 08h34 - Mis à jour le 31 octobre 2018 à 13h04   Lecture 7 min.     Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter   Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail        Article réservé aux abonnés                  Amaury Leveaux, le 5 octobre dans un café des Invalides. Agnes Dherbeys / MYOP pour Le Monde             L’entretien touchait à sa fin quand une soudaine mise à jour de l’enregistreur fit craindre le pire. « Je vais chercher mon fils à l’école et je reviens, on peut recommencer si vous voulez. » Finalement, plus de peur que de mal. En ce début octobre, attablé dans un café des Invalides, à Paris, Amaury Leveaux est prêt à donner de son temps. Plus pour très longtemps.          Depuis qu’il a décidé, mi-septembre, de sortir de sa retraite, le nageur de 32 ans a déclenché le compte à rebours avant l’objectif fixé : l’or olympique sur 50 m nage libre à Tokyo, à l’été 2020. Six cent huit jours. Soit « à peu près 812 500 heures ou 52 millions de secondes. Oui, j’ai compté ». Au cours de sa première carrière, le sprinteur avait une méthode toute personnelle pour préparer l’échéance suprême : « Tous les quatre ans, je m’entraînais trois mois avant les sélections, j’étais qualifié et hop, après, je repartais un peu en roue libre. »          Leveaux, un surdoué aux qualités aquatiques presque innées mais dilettante, ce qui avait le don d’agacer certains condisciples durs au mal et pas toujours récompensés. Un grand type (2,02 m) aux mèches blondes qui, après les courses, débarquait devant les micros aussi frais qu’à la sortie du lit. Avec lui, les journalistes étaient sûrs de ne pas repartir bredouille à la pêche aux petites phrases. « C’était un poisson mais pas un athlète. Il a fait 60 % de la carrière qu’il aurait dû faire », répétait Philippe Lucas, son entraîneur entre 2010 et 2013.          « J’en avais marre, c’était un tout »          Des podiums, il y en eut. Beaucoup : 27 médailles européennes et planétaires. « J’ai toutes les médailles. J’ai fait le tour de la natation », disait-il, en septembre 2013, au moment d’annoncer sa retraite.                    Les mauvaises langues diront qu’il lui manque un titre individuel majeur en grand bassin, un sacre qui aurait laissé un sillage dans l’histoire de la natation française, comme on associera ad vitam aeternam au 400 m Camille Muffat et Laure Manaudou, son frère Florent au 50 m, Alain Bernard au 100 m, ou encore Yannick Agnel au 200 m – tous au panthéon olympique.                                           — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? 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Roger Federer s’est fait désirer mais a fini par dire oui à Bercy

Le Suisse a entretenu le suspense ce mardi avant d’annoncer sa participation au tournoi parisien. Retour sur un jeu de piste qui en a fait oublier les matchs du jour.



LE MONDE
 |    30.10.2018 à 19h29
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            Elisabeth Pineau








                        



   


Depuis lundi, dans les travées du Masters 1000 de Paris, organisateurs, journalistes et spectateurs se livraient à un drôle de jeu de piste. Ce n’était pas la chasse au dahu, mais celle au gros gibier suisse. Dimanche, après le 99e titre de sa carrière, chez lui à Bâle, Roger Federer avait laissé entendre qu’il viendrait prendre la température à Bercy ce mardi avec l’idée de s’aligner sur le court central mercredi. « C’est l’idée, mais vous verrez bien si j’arrive à Paris ou pas », avait-il glissé dans un sourire. L’humour helvète, sans doute.
Depuis, chacun guettait la confirmation de sa participation ou l’annonce d’un éventuel forfait. Mais les heures passaient et rien ne venait. Pas le moindre communiqué, pas le moindre tweet à se mettre sous la dent pour déceler des signaux positifs. Guy Forget, qui n’avait pas réussi à le convaincre de jouer l’an dernier, était proche de l’apoplexie. Après une sinistre édition (absences de Federer et Djokovic, forfait de Nadal avant les quarts) qui culmina par une improbable finale entre Filip Krajinovic et Jack Sock remportée par ce dernier, la présence de Federer devait sauver à elle seule la cuvée 2018 de la piquette.
Et puis tout ce qui devient rare est précieux. Le Suisse snobe la capitale depuis trois ans et sa défaite au troisième tour de Bercy face à John Isner, en 2015. Trois ans que Sa Majesté rechigne à venir saluer ses sujets parisiens. Sur un court de tennis du moins car, pendant qu’on pleurait son absence à Roland-Garros, fin mai, il trinquait – avec modération –, lors d’une soirée parisienne Moët & Chandon.
« J’ai l’impression de couvrir le PSG »
Pendant qu’on guettait l’apparition du Suisse, plus personne n’avait un œil sur les matchs, obsédé par une seule question : Roger Federer allait-il, oui ou non, faire son apparition ? « Sœur, ma sœur Anne, ne vois-tu rien venir ? » Dans la matinée, toujours aucune trace de son arrivée sur le sol français. Depuis la veille au soir, on savait que le vainqueur de l’édition 2011 avait réservé un créneau d’entraînement sur un court annexe, mardi après-midi, et qu’il annoncerait « la décision » dans la foulée. Après le déjeuner, certains font déjà le pied de grue dans le parking du tournoi, d’autres à l’entrée des courts annexes.

Le suspense est pire que dans les feux de l'amour #Federer https://t.co/DEYjAzRMvk— vinceaudy (@Vincent Audy)


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Et puis soudain, une clameur : à 14 h 03, les caméras de Canal+ viennent de filmer son arrivée, puis sa poignée de main avec Guy Forget, le directeur du tournoi, béat comme un enfant devant le sapin de Noël. A 14 h 32, Roger Federer franchit la porte du centre d’entraînement, salue Lucas Pouille, taille le bout de gras, quelques instants, avec son ami Tommy Haas (conseiller de Pouille) puis part s’étirer. A 14 h 48, les journalistes aux abois, dans le hall d’ordinaire désert des courts d’entraînement 3 et 4, lui réservent, malgré eux, une haie d’honneur au moment où il les croise. Chacun a conscience du ridicule de la situation mais, comme fait remarquer un confrère, « Federer n’est pas au-dessus des lois, Federer c’est LA loi ». « J’ai l’impression de couvrir le PSG », soupire une consœur.
Assis dans un canapé, Guillaume Rufin, son sparring-partner du jour, a le droit à un regard en coin de l’ex-numéro un mondial, qui semble dire : « eh bien, mon grand, tu n’es pas déjà sur le court à m’attendre ? » Le Français sursaute et rapplique. Devant la nuée de journalistes et de photographes, un dispositif exceptionnel s’improvise : chacun est autorisé à assister à dix minutes de son entraînement, par groupe de quatre. Alexander Zverev, qui sort du court, doit se demander quand lui aussi aura le droit à de tels honneurs. A 15 h 08, Nelson Monfort débarque la bouche en cœur, mais doit patienter comme tout le monde.
Six minutes chrono pour l’épier à l’entraînement
A 15 h 19, c’est enfin notre tour. Que voit-on ? Un joueur qui répète ses gammes au service, puis en retour de service, bref un entraînement de tennis, le tout en six minutes chrono puisque, à 15 h 25, c’est déjà l’heure de laisser la place aux suivants. Direction la salle de presse, où, à 15 h 50, une annonce retentit : « ROGER FEDERER DANS CINQ MINUTES. » Stupeur et tremblements. Le Suisse en conférence de presse, ce n’est pas très bon signe, pense-t-on, surtout qu’il a écourté son entraînement après une quarantaine de minutes seulement.
Quand il se présente devant micros et caméras, le visage fermé, l’assistance retient son souffle. Federer, emmitouflé dans un duffle-coat anthracite à capuche, a tout du joueur qui a déjà un pied à l’aéroport de Roissy. Jusqu’au bout, il aura ménagé le suspense. La première question fuse : « La question que tout le monde se pose “allez-vous jouer demain ?” » Roulement de tambours. Sourire en coin de l’intéressé : « Oui, autrement je ne serais pas assis ici, je serais parti. Je suis heureux d’être ici, j’aime bien jouer ici, ça fait longtemps que je ne suis pas venu. Le corps va bien, le mental aussi. Donc oui, je serai là, je suis excité. » A Bercy, le maître des horloges s’appelle Roger Federer.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ L’exposition propose, jusqu’au 5 janvier 2020, d’explorer le mouvement par la pratique et d’en comprendre les effets physiques et psychiques.
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« Corps et Sport », l’expo à message de la Cité des sciences

L’exposition propose, jusqu’au 5 janvier 2020, d’explorer le mouvement par la pratique et d’en comprendre les effets physiques et psychiques.



LE MONDE SCIENCE ET TECHNO
 |    30.10.2018 à 15h00
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            Catherine Pacary








                        



                                


                            

De la radio le matin au journal du soir, des notifications Internet aux SMS et mails publicitaires, nul ne peut l’ignorer : le sport est bon pour la santé. Mais pourquoi ? Comment ? Jusqu’à quel point ? L’exposition « Corps et sport », qui s’installe à la Cité des sciences et de l’industrie, à Paris, pour quinze mois, répond à un nombre record de questions en disséquant les effets du sport sur notre corps. Comme toujours à La Villette, le fond est traité avec rigueur quand la forme, ludique et participative, vise un public le plus vaste possible, de l’adepte du « no sport » churchillien à l’athlète de haut niveau, de l’enfant au grand-parent. Avec, en fil rouge, un message : bougez !

Très dense, concentrée sur 1200 mètres carrés, « Corps et sport » se scinde en deux grands ensembles. Le premier, expérimental, amène le visiteur à tester cinq ateliers : football, escalade, biathlon, tennis, entraînement et boxe. Les gestes sportifs, comme un tir ou un service, trop rapides pour l’œil humain, sont décomposés et comparés à ceux de champions dont le mouvement a été modélisé par ordinateur. Outre le plaisir de jouer, le visiteur peut repartir avec sa chronophotographie sous le bras.
Le second ensemble, analytique, retrace l’évolution de la représentation du sport dans la société, du Discobole à la sportification actuelle. Là encore, de multiples questions sont posées. Parmi elles : quelle souffrance peut-on accepter ? Quatre films illustrent ce thème, dont celui sur l’entraînement du boxeur français Souleymane Cissokho, jusqu’à l’épuisement, ou la séquence montrant le skippeur Damien Seguin, né sans main gauche, triple médaillé paralympique et qui s’aligne sur la prochaine Route du rhum. Autre interrogation, chère à Jean-François Toussaint, commissaire scientifique de l’exposition : quelles sont les limites physiques de la performance ?
La sédentarité tue
Loin d’être éludé, le dopage est présenté sous toutes ses acceptions,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ Onze fois vainqueur à Roland-Garros, l’Espagnol n’a jamais remporté en revanche le Masters 1000 de Paris, où il entre en piste ce mercredi.
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Tennis : Bercy, ce Paris qui résiste à Rafael Nadal

Onze fois vainqueur à Roland-Garros, l’Espagnol n’a jamais remporté en revanche le Masters 1000 de Paris, où il entre en piste ce mercredi.



LE MONDE
 |    30.10.2018 à 13h46
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31.10.2018 à 15h21
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                            Alexandre Pedro








                        



   


A Paris, Rafael Nadal n’a qu’un amour. Un Paris printanier, à l’ouest, entre le bois de Boulogne et l’hippodrome d’Auteuil. A Roland-Garros, l’Espagnol est chez lui, en charentaises, les pieds sur la table. Il souffle un gâteau avec une bougie en plus tous les 3 juin et récupère la Coupe des Mousquetaires avant de repartir. Et puis il y a le Paris automnal, à l’est, celui de Bercy (ou AccorHotels Arena, naming oblige), avec vue sur la BNF et La Cinémathèque à proximité.

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Dans le 12e arrondissement, l’homme aux onze victoires à Roland-Garros n’a jamais fait mieux que finaliste en six participations seulement. Et encore, cette défaite contre l’Argentin David Nalbandian remonte à 2007, quand il portait encore le cheveu long et le tee-shirt sans manches. Depuis, Nadal a raté cinq fois (sur blessures) le rendez-vous avec le Masters 1000 de Paris, qu’il débute mercredi 31 octobre en affrontant son compatriote, Fernando Verdasco, en seizième de finale.
Pire, la légende du tennis passerait presque pour un inconnu, du moins pour ce vigile plus zélé que physionomiste qui lui demande de décliner son identité au moment de rejoindre les courts d’entraînement, avant son premier tour lors de l’édition 2017.

Trois jours plus tard, l’actuel numéro un mondial jette l’éponge avant son quart de finale prévu face au Serbe Filip Krajinovic. La faute à ce genou droit qui couine toujours en fin de saison.
Nadal abhorre le concept de renoncement. Ce n’était d’ailleurs que la quatrième fois de sa carrière qu’il se retirait au milieu d’un tournoi. « Il s’est excusé dix fois auprès de moi, comme un enfant qui vient de faire une bêtise », raconte alors le directeur du tournoi, Guy Forget.
Avec Miami, Bercy est le seul Masters 1000 à résister à la ténacité du Majorquin. En Floride, Nadal est tombé cinq fois sur plus fort que lui. A Paris, le mal tient moins à l’adversité qu’à une conjonction de deux problèmes pour lui : la date du tournoi et sa surface.
80 tournois remportés, 2 en indoor
Même s’il a appris à raccourcir les échanges avec les années, Nadal (32 ans) n’a pas le jeu le plus économe du circuit et le rendez-vous parisien clôt une saison commencée près de onze mois plus tôt en Australie. Genoux, épaules ou poignets, Nadal vit avec les blessures depuis une décennie et c’est au milieu d’automne que ce corps – soumis à la torture – dit le plus souvent « stop ».
Et puis il y a la claustrophobie d’un joueur élevé en plein air sous le soleil de Manacor. Rafael Nadal n’est pas un homme d’intérieur. Faisons parler les chiffres. Sur 80 victoires en tournoi, deux le furent en indoor : Madrid en 2005 (à l’époque où l’épreuve se disputait en salle) et Rio de Janeiro huit ans plus tard. Et encore s’agissait-il d’une victoire sur… terre battue quand l’écrasante majorité des tournois indoor optent pour une surface rapide qui favorise les grands serveurs et les adeptes des échanges réduits à leur plus simple expression.
Or, Nadal aime la bagarre et s’adapte mieux que personne aux conditions météo fluctuantes (vend, froid, chaleur). Le toit lui enlève cet avantage. « En indoor, où on peut pratiquer un tennis champagne, où l’on peut prendre beaucoup de risques, il y a des joueurs plus forts techniquement que lui, qui ont un meilleur timing et qui arrivent à le faire plier. Je pense bien sûr à Novak Djokovic et Roger Federer », développe Guy Forget, interrogé par RMC Sport.
« Cette ville est spéciale pour moi »
Pour l’un des prédécesseurs de Forget à la tête du tournoi, Jean-François Caujolle, « ce n’est un secret pour personne que Rafa n’aime pas du tout jouer sur une surface indoor en résine ou moquette comme celle de Bercy ». Mais d’ajouter : « C’est un homme de défis, je suis sûr qu’il aura à cœur de revenir pour gagner ce titre qui lui manque. »
La prophétie date de 2011 et commence à prendre la poussière. Depuis, Nadal n’a jamais poussé l’aventure plus loin qu’en demi-finale. En 2013, il baisse pavillon contre David Ferrer, ce compatriote érigé en victime préférée à Roland-Garros (quatre victoires en quatre matches, un seul set laissé en route). « C’est plus compliqué pour moi, mais, sérieux, je n’ai pas peur de l’indoor, assurait-il alors. Ce n’est pas impossible pour moi d’y gagner. »

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Sauf qu’il n’a plus joué depuis l’US Open début septembre (abandon en demi-finale contre Del Potro) et arrive à Paris sans repères en indoor. Première bonne nouvelle pour l’organisation, l’Espagnol était déjà présent dimanche pour confirmer sa présence et répondre aux questions des médias.
« Il n’y a rien de nouveau pour moi, a-t-il déclaré, tenant à rassurer à propos de ce repos forcé de près de deux mois en raison d’un nouveau problème au genou droit. Ce sont des choses qui me sont arrivées plusieurs fois dans ma carrière, donc je connais plus ou moins le processus pour revenir. »
Et même si Roland-Garros et le printemps paraissaient bien loin dimanche avec un vent et une température déjà hivernaux, Nadal rappelait que, pour lui, Paris restera toujours Paris : « Cette ville est tellement spéciale pour moi, c’est donc une petite motivation supplémentaire d’être ici. »



                            


                        

                        


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L’entraîneur du Real Madrid, Julen Lopetegui, démis de ses fonctions

La décision était attendue depuis plusieurs jours tant les résultats du club madrilène, 9e du championnat espagnol, n’étaient pas conformes aux attentes.



Le Monde.fr avec AFP
 |    29.10.2018 à 21h21
 • Mis à jour le
29.10.2018 à 21h48
   





                        



   


C’était la défaite de trop. Au lendemain de la correction dans le Clasico contre le FC Barcelone (5-1), l’entraîneur du Real Madrid, Julen Lopetegui, a été démis de ses fonctions, lundi 29 octobre, a annoncé dans la soirée le club madrilène.
L’Espagnol de 52 ans ne sera resté que quatre mois à ce poste. La décision était attendue depuis plusieurs jours tant les résultats de la Maison blanche, 9e du championnat espagnol, n’étaient pas conformes aux attentes pour le triple champion d’Europe en titre.

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Interim de Santiago Solari
« Le comité directeur du Real Madrid, réuni ce jour, a décidé de mettre fin au contrat de l’entraîneur Julen Lopetegui. Cette décision, adoptée avec le plus haut sens des responsabilités, a pour objectif de changer la dynamique de l’équipe première, a écrit le club dans un communiqué. Le comité directeur considère qu’il existe une grande disparité entre les résultats obtenus jusqu’à présent et la qualité des joueurs de l’effectif du Real Madrid. »
M. Lopetegui sera « remplacé provisoirement par Santiago Solari », ancien joueur du Real Madrid entre 2000 et 2005. Il fera ses débuts dès mercredi en 16es de finale aller de la Coupe du Roi à Leilla, en attendant la nomination d’un nouvel entraîneur.
Malgré un début de saison prometteur, le Real Madrid reste sur cinq matchs sans victoire en Liga. La tâche était compliquée pour M. Lopetegui qui a pris la succession sur le banc madrilène de Zinédine Zidane, l’entraîneur qui a permis au Real de remporter trois Ligues des champions d’affilée et qui a vu partir au cours de l’été le quintuple Ballon d’or, Cristiano Ronaldo. Avec ce renvoi, Julen Lopetegui devient l’un des entraîneurs les plus éphémères de l’histoire récente madrilène avec seulement 14 matches dirigés : 6 victoires, 2 nuls et 6 défaites.



                            


                        

                        

