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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-1"> ¤ Selon l’ONG britannique Save the Children, 5 millions d’enfants yéménites sont victimes de la famine provoquée par la guerre qui a éclaté en 2015.
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Amal Hussain, la fillette yéménite qui a fait la « une » du « New York Times », est morte

Selon l’ONG britannique Save the Children, 5 millions d’enfants yéménites sont victimes de la famine provoquée par la guerre qui a éclaté en 2015.



LE MONDE
 |    02.11.2018 à 17h54
   





                        



Pour alerter sur la situation au Yémen – empêtré dans un marasme politique, économique et social – le New York Times a fait sa « une », samedi 27 octobre, avec la photo d’Amal Hussain, une fillette squelettique allongée sur son lit d’hôpital. Cette jeune fille de 7 ans est finalement morte de malnutrition jeudi, a annoncé vendredi le quotidien américain.

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« Mon cœur est brisé, a déclaré sa mère, Mariam Ali, au New York Times. Amal était toujours souriante. Maintenant, je suis inquiet pour mes autres enfants. » Dans son article, le quotidien explique que le portrait qui lui avait été consacré dans ses pages « a suscité une réponse passionnée des lecteurs. Ils ont exprimé leur chagrin. Ils ont offert de l’argent à sa famille. Ils ont écrit pour savoir si elle allait mieux ». 
Et revient sur les circonstances de la rencontre avec la jeune fille, qui était alors hospitalisée :
« Lors d’un voyage au Yémen pour constater le bilan de la guerre, nous avons trouvé Amal dans un centre de santé à Aslam, à 90 miles [145 km] au nord-ouest de la capitale, Sanaa. Elle était allongée sur un lit avec sa mère. Les infirmières la nourrissaient de lait toutes les deux heures, mais elle vomissait régulièrement et souffrait de diarrhée. (…) La mère d’Amal était également malade, elle se remettait d’un accès de dengue qu’elle avait très probablement contractée à cause de moustiques se reproduisant dans les eaux stagnantes de leur camp. »
Amal Hussain est, selon l’ONG britannique Save the Children, l’un des 5 millions d’enfants yéménites victimes de la famine provoquée par la guerre qui, depuis 2015, oppose les rebelles houthistes soutenus par l’Iran, à la coalition internationale menée par l’Arabie saoudite.

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Censure de Facebook
En publiant cette photo en « une », le New York Times rompait avec une retenue souvent de mise à ce sujet. Dans une tribune jointe à l’article, le journal a justifié sa démarche. « L’assassinat d’un seul homme a davantage attiré l’attention de la planète que la catastrophe en cours au Yémen », ont regretté le journaliste Eric Nagourney et le rédacteur en chef des pages internationales du New York Times, Michael Slackman, avant d’asséner : « Ces images révèlent l’horreur qu’est le Yémen aujourd’hui. Vous pouvez choisir de détourner le regard. Mais nous avons estimé que cette décision vous appartenait. »
Après la publication de cette « une », de nombreux internautes se sont plaints de n’avoir pu la partager su Facebook. La plateforme supprimait en effet leur message peu de temps après la publication. Elle estime que la photo d’Amal Hussain enfreint les règles de Facebook car il montre une mineure dénudée. Critiqué, le réseau social avait finalement décidé de restaurer les messages.



                            


                        

                        


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De passage à Paris, Daniel Kretinsky s’explique sur ses intentions dans le secteur des médias français

L’homme d’affaires tchèque s’est exprimé devant les salariés de « Marianne » et du groupe Lagardère, dont il va acheter la quasi-totalité des magazines.



LE MONDE
 |    31.10.2018 à 20h53
 • Mis à jour le
01.11.2018 à 18h32
    |

            François Bougon








                        



                                


                            
Paris vaut bien une série de réunions par temps pluvieux. L’homme d’affaires tchèque Daniel Kretinsky, le quadragénaire qui bouleverse le secteur des médias français, était de passage dans la capitale mercredi 31 octobre et jeudi 1er novembre. L’occasion de rencontrer le personnel de Marianne, dont il est propriétaire depuis juin, et les représentants de celui du groupe Lagardère, dont il doit parachever, en janvier 2019, l’achat de la quasi-totalité des magazines, parmi lesquels le fleuron de la presse magazine Elle. Sans compter tous ceux qui désirent voir en chair et en os l’investisseur venu de l’est. « Ce serait plus facile de dresser la liste de ceux qui ne m’ont pas demandé le téléphone de Daniel Kretinsky que l’inverse », commente, en, plaisantant, un vieux briscard du secteur des médias.
Les prises de parole successives de M. Kretinsky lui ont permis de s’expliquer sur ses intentions et de se poser en défenseur des valeurs européennes en démentant être un agent de la Russie, ont indiqué au Monde des personnes présentes.

Que ce soit chez Lagardère, où il s’est exprimé mercredi lors d’un comité de groupe qui a duré deux heures, ou à Marianne, plus tard dans la même journée, lors d’une rencontre de près d’une heure avec les salariés, le milliardaire qui a fait fortune dans l’énergie a exposé ses vues dans un français parfait, mâtiné d’un léger accent. Il a aussi répondu aux questions avec aisance. « Il nous a tous bluffés », a témoigné un des participants au comité de groupe de Lagardère.
M. Kretinsky a expliqué que son intérêt pour les médias était lié à un engagement « citoyen ». Cet intérêt s’est d’abord traduit dans son pays, où il a débuté dans le secteur en se portant acquéreur des actifs du groupe helvéto-allemand Ringier Springer en 2013, puis en France. Bien qu’il ait nommé l’éditorialiste Natacha Polony, de sensibilité souverainiste, à la tête de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-3"> ¤ C’est un joli coup réalisé par le groupe Canal+, affaibli ces derniers mois par la perte des droits de la Ligue 1 à partir de 2020, et de la Ligue des champions depuis cette saison.
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Football : Canal + reprend les droits du championnat anglais à RMC Sport

C’est un joli coup réalisé par le groupe Canal+, affaibli ces derniers mois par la perte des droits de la Ligue 1 à partir de 2020, et de la Ligue des champions depuis cette saison.



LE MONDE
 |    31.10.2018 à 20h29
 • Mis à jour le
01.11.2018 à 06h31
   





                        


La Premier League, le championnat anglais de football, est de retour sur Canal+ pour les trois prochaines saisons. Le président du directoire du groupe Canal, Maxime Saada, l’a annoncé, mercredi 31 octobre, sur son compte Twitter. Le groupe proposera ainsi sur ses antennes et sur l’option « myCanal » les 380 matches de la compétition dès août 2019.

Très fier d’annoncer que le groupe @Canalplus a remporté l’appel d’offres de la Premier League qui fera son grand r… https://t.co/gAAP9XhlOA— maxsaada (@Maxime Saada)


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La chaîne cryptée l’a notamment emporté face à RMC Sport, l’actuel détenteur des droits. Le groupe Altice, détenu par Patrick Drahi, avait empoché la Premier League à la surprise générale en 2015, pour trois saisons.
Pour l’heure, du côté de Canal+ on se félicite « d’avoir remporté en exclusivité l’intégralité des droits de la Premier League, le championnat de football le plus diffusé au monde, à l’issue de la consultation initiée par la FAPL [Football Association Premier league] sur plusieurs territoires européens ». Le montant de la transaction, qui n’a pas été révélé, pourrait atteindre un niveau similaire à celui alors avancé par RMC Sport, soit 115 millions d’euros, selon le journal L’Equipe.
Incertitude chez RMC Sport
C’est donc un joli coup réalisé par le groupe Canal+, affaibli ces derniers mois par la perte des droits de la Ligue 1 à partir de 2020, et de la Ligue des champions depuis cette saison. En revanche l’incertitude demeure du côté de RMC Sport qui, en matière de football, ne détiendra plus la saison prochaine que les droits de diffusion de la Ligue des champions et de la Ligue Europa.
Dans un communiqué diffusé mercredi, SFR « annonce travailler dès ce soir avec le groupe Canal+ dans l’esprit des accords trouvés autour de la Champions League, afin de permettre aux abonnés RMC Sport de continuer à vivre la Premier League anglaise sur ses antennes après l’été 2019 ». Le groupe fait référence à l’offre lancée à la mi-septembre qui permet pour 40 euros par mois d’avoir Canal+, BeIN Sports et RMC Sport pour suivre la Ligue 1 et les championnats européens.
L’enjeu est d’autant plus grand pour RMC Sport que la chaîne a déboursé des sommes astronomiques pour affirmer sa suprématie dans la diffusion du football. Le groupe Altice avait mis la main en mai 2017 sur l’exclusivité des droits des coupes d’Europe de football, Ligue des champions et Ligue Europa, de 2018 à 2021 pour un montant record de 370 millions d’euros par saison, soit plus de deux fois le montant dépensé par BeIn Sports et Canal+ réunis durant la période précédente.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-4"> ¤ L’ordinateur de Matthieu Aron, qui publiera à la mi-janvier « Le Piège américain », sur les conditions troubles dans lesquelles le groupe français Alstom a vendu sa branche énergie à General Electric en 2014, a été dérobé.
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Un journaliste de « L’Obs » enquêtant sur l’affaire Alstom se fait cambrioler

L’ordinateur de Matthieu Aron, qui publiera à la mi-janvier « Le Piège américain », sur les conditions troubles dans lesquelles le groupe français Alstom a vendu sa branche énergie à General Electric en 2014, a été dérobé.



LE MONDE
 |    31.10.2018 à 16h12
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 16h27
    |

                            Alexandre Berteau








                        



   


Matthieu Aron, journaliste à l’hebdomadaire L’Obs et ancien directeur de l’investigation de Radio France, a été victime d’un cambriolage à son domicile parisien au cours du week-end des 20 et 21 octobre. Cette information, confirmée au Monde par une source proche du dossier, a été révélée par le magazine Closer, qui a eu accès au procès-verbal de son audition par la police judiciaire de Paris.
Les malfaiteurs ont dérobé l’ordinateur de M. Aron et celui de son épouse, Marie-France Etchegoin, journaliste à Vanity Fair et ancienne responsable des enquêtes de L’Obs. Aucun autre objet de valeur n’a disparu, ce qui n’a pas manqué de surprendre le couple.
Le journaliste enquêtait depuis quatre ans sur les conditions troubles dans lesquelles le groupe français Alstom a vendu sa branche énergie à l’américain General Electric (GE), au printemps 2014. Cette investigation doit donner lieu à un livre, Le Piège américain, à paraître le 15 janvier 2019 aux éditions Jean-Claude Lattès.

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                Les déboires de General Electric inquiètent les ex-Alstom



Manuscrit livré quelques heures avant à l’éditeur
Vendredi 19 octobre, soit quelques heures avant le cambriolage, Matthieu Aron en avait déposé le manuscrit chez son éditeur, qui venait par ailleurs de prévenir les librairies et sites commerçants de la parution prochaine du livre.
L’opération conclue il y a quatre ans entre GE et le fleuron industriel français Alstom avait déclenché une vive polémique. Plusieurs voix, dont celle du ministre de l’économie de l’époque, Arnaud Montebourg, s’étaient alors élevées pour dénoncer une vente faite selon eux sous la pression de la justice américaine, qui enquêtait depuis 2010 sur Alstom pour des faits de corruption ayant permis à l’entreprise de remporter des marchés dans plusieurs pays.
Le Piège américain a été coécrit avec Frédéric Pierucci, seul cadre dirigeant d’Alstom à avoir été condamné pour corruption. Incarcéré aux Etats-Unis depuis septembre 2017, il est revenu en France à la fin du mois de septembre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-5"> ¤ Le président élu hait le « Folha de Sao Paulo » depuis toujours. Cette détestation s’est transformée en rage après la révélation de deux affaires.
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Au Brésil, la hargne de Bolsonaro contre la presse inquiète

Le président élu hait le « Folha de Sao Paulo » depuis toujours. Cette détestation s’est transformée en rage après la révélation de deux affaires.



LE MONDE
 |    31.10.2018 à 12h01
 • Mis à jour le
01.11.2018 à 07h48
    |

            Claire Gatinois (Sao Paulo, correspondante)








                        



   


Le soir de sa victoire, il s’est fait le défenseur des libertés. Celle « d’entreprendre, d’aller et venir, d’avoir des opinions politiques ou religieuses et celle d’informer ». Mais les mots volent. Vingt-quatre heures après son discours d’apaisement, Jair Bolsonaro, le candidat victorieux de l’extrême droite brésilienne, a retrouvé, lundi 29 octobre, sa hargne, attaquant ses opposants et menaçant la presse. En particulier, le quotidien Folha de Sao Paulo. « C’en est fini de la Folha de Sao Paulo », a osé le futur chef d’Etat, interrogé sur la chaîne Globo lundi soir.

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Jair Bolsonaro hait ce quotidien centriste depuis toujours. Cette détestation s’est transformée en rage après la révélation de deux affaires par ses journalistes. L’une sur l’existence d’une employée fictive, depuis licenciée, l’autre sur un possible schéma de financement illégal de sa campagne : des entreprises alliées de M. Bolsonaro auraient souscrit des contrats pour la distribution massive de fausses informations afin de dénigrer le Parti des travailleurs (PT, gauche) et son candidat, Fernando Haddad.
Qualifié d’entreprise mensongère, la Folha a essuyé diverses attaques de la part du militaire de réserve en campagne électorale. Lors de ses meetings, Jair Bolsonaro promettait notamment « un Brésil sans la Folha de Sao Paulo ». Ses troupes ont accompagné avec zèle ce mouvement. Peu avant le second tour, Luciano Hang, chef d’entreprise adorateur de Jair Bolsonaro, publiait sur Facebook une vidéo recouvrant le quotidien d’excréments en plastique avant de mettre le tout dans une poubelle. La journaliste auteure de l’enquête sur les fausses informations, elle, a reçu des menaces et vit désormais sous protection.
« Le PT en est toujours resté aux mots »
« Jair Bolsonaro a eu pendant la campagne une rhétorique extrêmement agressive. Mais nous pensions qu’une fois élu, il adopterait une autre posture, celle d’un chef d’Etat », commente Sergio Davila, directeur exécutif du journal.
Le quotidien comme le reste de la presse brésilienne font régulièrement l’objet d’attaques, de la part du camp des « bolsonaristes » mais aussi du PT et de ses militants. Le groupe de presse Globo a ainsi récolté le qualificatif de « putschiste » pour avoir pris le parti de destituer la présidente de gauche Dilma Rousseff en 2016. « Mais le PT en est toujours resté aux mots », souligne M. Davila.
Celui que l’on surnomme le « Trump tropical » prétend, lui, agir pour mettre sa menace à exécution. Il a déjà lancé des poursuites poursuites judicières contre la Folha. Et pourra, une fois en fonctions, supprimer les sommes versées par l’Etat au quotidien pauliste pour les publicités institutionnelles. La disparition de ces fonds ne devrait pas menacer pas la survie du quotidien. « Notre entreprise est solide », affirme M. Davila. Mais l’attitude du futur chef de l’Etat inquiète. « Qu’attend-il de la presse ? Qu’elle ne publie que des informations en sa faveur ? », s’interroge le directeur du journal. Mardi, l’Abraji, association brésilienne du journalisme d’investigation, s’est dite préoccupée pour la liberté de la presse mais aussi pour la démocratie.

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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-6"> ¤ Pendant plusieurs heures, des dizaines d’internautes ont été empêchés par Facebook de partager l’article du quotidien américain.
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Article sélectionné dans La Matinale du 30/10/2018
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Le « New York Times » publie des photos d’enfants mourant de faim au Yémen

Pendant plusieurs heures, des dizaines d’internautes ont été empêchés par Facebook de partager l’article du quotidien américain.



LE MONDE ECONOMIE
 |    31.10.2018 à 06h42
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 08h21
    |

                            Alexandre Berteau








                        



   


La photo s’affiche en « une » du New York Times du samedi 27 octobre. Le regard absent, presque résigné, une fillette squelettique est allongée sur un lit d’hôpital. Sa tête semble démesurée, comparée à son torse rachitique traversé par des côtes saillantes. Amal Hussain, 7 ans, est, selon l’ONG britannique Save the Children, l’un des cinq millions d’enfants yéménites victimes de la famine provoquée par la guerre qui, depuis 2015, oppose les rebelles houthistes soutenus par l’Iran, à la coalition menée par l’Arabie saoudite.
Difficilement supportable, ce cliché est à l’image de la situation décrite par le reportage qu’il accompagne. Evoluant avec le journaliste dans les cliniques du nord du Yémen, le lecteur y découvre les conséquences douloureuses de la crise humanitaire qui frappe le pays.
Sur le site du New York Times, l’article est entrecoupé de photographies aussi glaçantes que celle d’Amal Hussain. On y voit des enfants émaciés, sur une table médicale ou dans les bras d’une mère au visage creusé. Parmi eux, Wadah Askri Mesheel, un petit garçon de 11 mois, mort huit heures après avoir été photographié par Tyler Hicks.

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                Pour l’ONU, « la situation humanitaire au Yémen est la pire au monde »



En publiant ces images pénibles, le New York Times rompt avec une retenue souvent de mise à ce sujet dans de nombreux médias. Mais le quotidien veut susciter une prise de conscience, et profiter de l’écho donné aux bombardements saoudiens au Yémen par le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi, le 2 octobre, au consulat d’Arabie saoudite à Istanbul (Turquie).
Excès de la politique de « modération » de Facebook
Dans une tribune jointe à l’article, le journal a justifié sa démarche. « L’assassinat d’un seul homme a davantage attiré l’attention de la planète que la catastrophe en cours au Yémen », ont déploré le journaliste Eric Nagourney et le rédacteur en chef des pages internationales du New York Times, Michael Slackman, avant d’asséner : « Ces images révèlent l’horreur qu’est le Yémen aujourd’hui. Vous pouvez choisir de détourner le regard. Mais nous avons estimé que cette décision vous appartenait. » 

   


Dans les heures qui ont suivi la mise en ligne de l’article, le 27 octobre, des dizaines d’internautes se sont plaints sur les réseaux sociaux de n’avoir pu le partager sur Facebook, la plate-forme supprimant leur message peu de temps après leur publication.
En cause, la photo illustrant le lien vers le reportage – la fillette en « une » du New York Times – qui enfreindrait les règles du réseau social et ce, non pas à cause de la violence du cliché, mais parce qu’il montre une mineure dénudée. Interpellé, Facebook a restauré les messages concernés, sans préciser le nombre d’utilisateurs ayant été touchés.
Ce n’est pas la première fois que l’entreprise est montrée du doigt pour les excès de sa politique de modération, fondée sur des algorithmes et le travail d’employés. Le 27 août, une association à la mémoire d’Anne Frank avait été empêchée de partager sur sa page Facebook une étude soulignant le défaut d’enseignement de la Shoah aux Etats-Unis, ce rapport étant illustré par une photo d’enfants nus dans des camps de concentration.
Deux ans plus tôt, en septembre 2016, le célèbre cliché d’une fillette nue fuyant un bombardement au napalm lors de la guerre du Vietnam, photographiée par l’Américain Nick Ut en 1972, avait été retiré du réseau social après avoir été publié par le plus grand quotidien de Norvège. A chaque fois, la firme de Menlo Park (Californie) avait présenté ses excuses et fait machine arrière.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-7"> ¤ Confirmant des informations de « Mediapart » et « Franceinfo », la direction du « Média » a fait état de la disparition de documents et de matériel après le départ de l’ancienne directrice de la chaîne en ligne.
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« Le Média » dépose plainte contre X pour vol après le départ de Sophia Chikirou

Confirmant des informations de « Mediapart » et « Franceinfo », la direction du « Média » a fait état de la disparition de documents et de matériel après le départ de l’ancienne directrice de la chaîne en ligne.



Le Monde.fr avec AFP
 |    30.10.2018 à 12h47
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 15h23
   





                        


Après quinze jours de péripéties politiques, judiciaires et médiatiques, voilà qu’un nouvel épisode de turbulence affecte les proches de La France insoumise (LFI). Aude Lancelin, directrice du Média, a confirmé mardi 30 octobre à l’Agence France-Presse que cette chaîne de télévision en ligne liée à LFI avait bien déposé deux plaintes contre X pour vol après le départ de son ancienne dirigeante, Sophia Chikirou, l’ancienne conseillère en communication de Jean-Luc Mélenchon.
D’après Franceinfo et Mediapart, qui ont révélé ces informations, du matériel ainsi que des documents administratifs et financiers avaient disparu des locaux du Média à Montreuil après que Mme Chikirou, cofondatrice et ancienne directrice, a quitté ses fonctions au sein de la chaîne en juillet pour s’occuper de la communication de LFI. Ce départ avait fait éclater au grand jour le conflit qui se décline depuis en invectives entre Mme Chikirou et la société de production du Média sur les réseaux sociaux. Il y a une semaine, Sophia Chikirou a également été entendue dans l’enquête sur les comptes de la campagne présidentielle de LFI.

        Lire le récit sur la crise au Media :
         

          la nouvelle direction veut tourner la page des guerres intestines



Auto-facturation

   


Lundi, Mme Chikirou a réagi aux informations de Mediapart et de Franceinfo en enregistrant une vidéo où elle fait part de ses doutes sur la sincérité des responsables du Média auteur de ces plaines.
« Je suis accusée d’un vol commis il y a plus de trois mois, on peut se demander comment la direction actuelle du Média s’aperçoit du vol trois mois après », a-t-elle souligné. « On peut se demander aussi pourquoi cette date du 25 octobre, deux jours après ma dernière audition : cette plainte n’est-elle pas un peu opportune ? Est-ce qu’il n’y a pas eu une certaine intention d’en rajouter, de salir ? », poursuit-elle.
Sophia Chikirou réclame par ailleurs le règlement d’une facture de 67 000 euros au Média pour des prestations diverses fournies par sa société Mediascop de janvier à juillet 2018, augmentée de demandes de dommages et intérêts et de paiement de frais de justice, soit plus de 120 000 euros au total. Elle a assigné le Média par huissier en septembre pour obtenir le paiement de cette somme. Mais du côté du Média, on accuse l’ex-dirigeante de s’être facturé des prestations et la nouvelle direction indique qu’elle se réserve le droit de déposer une plainte pour abus de bien social.

        Lire l’entretien :
         

          Sophia Chikirou : « J’ai les preuves, je n’ai pas peur »







                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-8"> ¤ Une journaliste déplore que le nom du gang criminel d’Ajaccio ne puisse plus être cité dans les colonnes du seul quotidien insulaire.
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Le Petit Bar n’a plus sa table dans « Corse-Matin »

Une journaliste déplore que le nom du gang criminel d’Ajaccio ne puisse plus être cité dans les colonnes du seul quotidien insulaire.



LE MONDE
 |    30.10.2018 à 11h31
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 16h05
    |

            Simon Piel








                        


Y aurait-il des sujets à ne pas aborder dans les colonnes de Corse-Matin ? Sept mois après l’arrivée d’un consortium de près de 150 sociétés corses qui a racheté, pour la somme de 3,15 millions d’euros, 35 % des parts du capital de Corse Presse – la société qui édite Corse-Matin – à Bernard Tapie, la rédaction du quotidien vit des heures difficiles.
Comme l’a révélé Le Parisien, lundi 29 octobre, une des journalistes du pôle justice-faits divers a écrit à sa direction ainsi qu’à ses collègues rédacteurs pour se plaindre d’une « intervention » de sa hiérarchie sur deux de ses derniers articles. Le sujet est des plus sensibles. Il aborde la guerre sanglante à laquelle se livre le banditisme insulaire dans la région ajaccienne.
Le 23 octobre, quatre jours après l’arrestation de Guy Orsoni, fils de l’ancien leader nationaliste Alain Orsoni, et de l’un de ses amis, transportant un sac contenant des armes, cette journaliste expérimentée revient sur les faits. Elle explique que les deux hommes ont été arrêtés « dans le quartier d’un des membres de l’équipe rivale dite du “Petit Bar” ». Une phrase modifiée par sa direction qui supprime le terme « l’équipe rivale » et cela à deux reprises.

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                Le Petit Bar, une saga du banditisme corse



« Aucune relation contraignante »
Selon elle, cette modification « met en cause l’équilibre fragile de neutralité et d’indépendance que, nous, journalistes, nous devons de conserver vis-à-vis des différentes équipes de voyous qui agissent en Corse. » Elle poursuit : « Tout soupçon d’inféodation à l’un ou l’autre de ces interlocuteurs – au-delà de la faute déontologique qu’il constitue – est une mise en danger physique du signataire de l’article concerné. »
Le 26 octobre, Guy Orsoni était mis en examen notamment pour association de malfaiteurs en vue de commettre un crime et infractions à la législation sur les armes. Le site du Point confirmait ensuite que celui-ci était bien soupçonné d’avoir ciblé un membre du Petit Bar. Enième épisode d’une guerre que mènent cette équipe de voyous avec le clan Orsoni pour le contrôle de la région d’Ajaccio. Quelques semaines avant, Guy Orsoni avait été visé par des tirs en plein centre d’Ajaccio. Il ne devait sa survie qu’au blindage de la voiture dans laquelle il circulait.
L’affaire est génante pour la direction de Corse-Matin. Son PDG, Antony Perrino – important promoteur immobilier de l’île – connaît très bien certains membres de l’équipe du Petit Bar. Il loge ainsi l’un d’eux dans un vaste appartement ajaccien pour un prix inférieur au marché. « Par amitié », avait-il expliqué au Monde, ajoutant qu’il n’y avait « aucune relation contraignante » entre lui et le Petit Bar.

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                « Corse-Matin » change de mains



« Affaire interne »
Le parquet d’Ajaccio a pourtant décidé, il y a quelques mois, d’ouvrir une enquête préliminaire pour comprendre la nature des liens qui pouvaient unir l’entrepreneur à cette équipe criminelle. Cette enquête est toujours en cours. Contacté au sujet de l’article censuré dans Corse-Matin, M. Perrino n’a pas donné suite. Roger Antech, rédacteur en chef du quotidien a indiqué au Monde s’en remettre au directeur des rédactions et de la publication Thomas Brunelli. Ce dernier n’a pour sa part pas donné suite aux sollicitations du Monde mais avait indiqué au Parisien qu’il s’agissait d’une « affaire interne »
Seuls certains délégués syndicaux acceptent de prendre la parole publiquement mais pour apporter leur soutien à la direction. Véronique Emmanuelli, journaliste et déléguée CGT assure qu’elle n’a « jamais ressenti aucune pression. C’est une non-histoire. Il y a une chaîne de décision, il faut la respecter », dit-elle. Pierre-Antoine Fournil, photographe et délégué du syndicat des travailleurs corses (STC) va dans le même sens. « C’est une affaire interne qui n’aurait pas dû sortir. C’est un épiphénomène. »
Quand il a pris les rênes du quotidien, M. Brunelli, ancien journaliste de Radio Corse Frequenza Mora a indiqué vouloir faire « le journal des trains qui arrivent à l’heure » et en finir avec les « “unes” anxiogènes et les cadavres en première page ». Le traitement de la criminalité organisée, phénomène pregnant sur l’île, place les journalistes insulaires en contact direct avec cet univers et les soumet à une forte pression.
Un article du printemps dernier relatant le changement de gouvernance à la tête d’une société de mareyage ajaccienne a ainsi laissé perplexe de nombreux rédacteurs et montre pour plusieurs d’entre eux une perte d’expertise sur le sujet. Le nouveau patron, Marc Pantalacci, « se doit d’accompagner l’évolution que connaît le commerce des produits de la mer », expliquait le quotidien, sans préciser que, quelques jours plus tard, cet homme déjà condamné, appartenant au milieu local, devait comparaître en appel au côté de son frère devant la cour d’assises d’Aix-en-Provence pour une triple tentative d’assassinat. Procès qui fut toutefois suivi par le quotidien.
Côté information positive, le journal a aussi ouvert ses colonnes à François Padrona, un entrepreneur à la tête de Corsica Linea – la société de transport maritime entre l’île et le continent –, et des magasins Leclerc en Corse, au moment de l’ouverture, en juin, de l’un de ces hypermarchés aux abords d’Ajaccio. Cet article a beaucoup ému au sein de la rédaction, jusqu’à être évoqué en comité d’entreprise, M. Padrona étant par ailleurs président du consortium des entrepreneurs qui ont investi dans le quotidien.
Depuis l’arrivée de ces derniers, et pour différentes raisons, les soupçons de censure, d’autocensure ou de conflits d’intérêts dans les pages de l’unique quotidien de l’île sont légion et la direction ne paraît pas réussir à les dissiper. De son côté, la rédaction, qui n’a jamais posé les bases de la création d’une société des rédacteurs visant à protéger le contenu éditorial de tout interventionnisme, ne parvient pas à s’exprimer collectivement. L’idée d’une charte dite de « non-ingérence », évoquée au moment de l’arrivée des nouveaux actionnaires, serait toujours à l’étude.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-9"> ¤ Ils exigent des plates-formes américaines de streaming qu’elles respectent les accords collectifs, qui prévoient le versement de royalties, faute de quoi aucun contrat ne sera signé jusqu’à nouvel ordre.
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Les syndicats danois d’acteurs, de scénaristes et de réalisateurs s’opposent à Netflix et HBO

Ils exigent des plates-formes américaines de streaming qu’elles respectent les accords collectifs, qui prévoient le versement de royalties, faute de quoi aucun contrat ne sera signé jusqu’à nouvel ordre.



LE MONDE ECONOMIE
 |    30.10.2018 à 10h34
    |

            Anne-Françoise Hivert (Malmö (Suède), correspondante régionale)








                        



                                


                            

Face aux plates-formes américaines de streaming (lecture sans téléchargement) – dont, assurent-ils, l’intérêt pour leur pays les ravit –, les acteurs, scénaristes et réalisateurs danois n’ont vu qu’une solution : s’allier pour espérer se faire entendre. A en croire Benjamin Boe Rasmussen, le président du syndicat des acteurs, il y va de l’avenir du « modèle danois » de rémunération dans le cinéma et la télévision, tel qu’il est défini par les accords collectifs.
Mercredi 24 octobre, les trois professions ont fait savoir que si Netflix et HBO voulaient dorénavant recruter un acteur, un scénariste ou un réalisateur danois, elles devraient d’abord trouver un compromis avec l’organisation « Create Denmark », fondée en 2016 pour défendre les droits d’auteur des artistes nationaux. Pas question d’être les « ouvriers polonais » d’un secteur en pleine expansion, tonnent les syndicats.

En cause : le refus des deux mastodontes américains, impliqués dans plusieurs productions locales, de respecter le modèle de rémunération danois, qui combine salaire et royalties. « Au Danemark, nos cachets sont relativement bas, explique Benjamin Boe Rasmussen. Mais ils sont compensés par les droits que nous touchons ensuite sur chaque diffusion. » Acteur, il a figuré au casting de deux épisodes de la série The Killing, produite par la chaîne danoise DR. « Depuis, j’ai perçu l’équivalent de 130 % de mon salaire en royalties », précise-t-il.
A cela, Netflix et HBO opposent une fin de non-recevoir, exigeant l’application d’un système de « buy-out », qui prévoit, en plus du salaire, une avance sur droits, dont le montant varie de 15 % à 25 % du salaire initial. Une compensation jugée insuffisante par les syndicats, sachant que la somme des royalties touchée sur dix ans peut doubler le montant du cachet.
En place depuis des décennies, ce modèle a façonné l’écosystème danois, observe...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-10"> ¤ Alors que l’entreprise tricolore s’apprête à racheter Mondadori France, son management et ses pratiques commerciales provoquent l’hostilité d’une partie du secteur.
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Reworld Media, le groupe qui inquiète la presse magazine

Alors que l’entreprise tricolore s’apprête à racheter Mondadori France, son management et ses pratiques commerciales provoquent l’hostilité d’une partie du secteur.



LE MONDE ECONOMIE
 |    30.10.2018 à 06h37
    |

                            Alexandre Berteau








                        



                                


                            

Jusqu’à présent, il était resté discret. Mais, face au vent de panique provoqué par le potentiel rachat de Mondadori France (Closer, Grazia, Science et Vie, Télé Star…) par son groupe, le président de Reworld Media s’évertue à rassurer les salariés de l’éditeur italien.
« Mondadori dispose de beaux titres qui fonctionnent très bien, a expliqué au Monde Pascal Chevalier, le 25 octobre. Et nous sommes les seuls en France à croire dans la presse aujourd’hui, alors que tous les investisseurs se désengagent. » 
Il n’empêche. La mauvaise réputation de Reworld dans le secteur complique cette opération de déminage. Fondée en 2012, l’entreprise s’est bâtie en mettant la main sur des magazines chancelants, puis en les réorientant vers le numérique. Et ce avec une méthode bien réglée : allier la notoriété du titre et les techniques d’optimisation du trafic en ligne pour attirer les annonceurs publicitaires.
Journalistes encouragés à démissionner
En 2013, Reworld a racheté Marie France au groupe Marie Claire, puis des magazines comme Gourmand, Papilles ou Vie pratique. Un an plus tard, huit revues de Lagardère (Be, Auto Moto, Maison & Travaux, Pariscope…) sont tombées dans son escarcelle. Mondadori France serait aujourd’hui une prise de guerre de taille pour Reworld, qui deviendrait le premier éditeur de presse magazine en France, avec un chiffre d’affaires de 484 millions d’euros.

La transformation opérée par le groupe dans les titres qu’il a absorbés n’a pas été indolore pour leurs salariés. Dans chaque rédaction, les journalistes ont été encouragés à démissionner en profitant des indemnités attractives de leur clause de cession – ce droit leur étant accordé lors d’un changement d’actionnaire.
Selon les calculs des syndicats, seuls 78 des 150 salariés de Lagardère sont restés chez Reworld au moment de la vente, en 2014. Un an plus tard, ils n’étaient...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-11"> ¤ Avant d’animer l’émission culte « Nulle part ailleurs », Philippe Gildas a fait ses armes en tant que journaliste à l’ORTF, dès 1969.
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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-12"> ¤ Plusieurs chroniqueurs réagissant à une question posée sur Twitter mardi par Fun Radio et qui a ému beaucoup d’auditeurs sont accusés d’avoir minimisé le viol conjugal.
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Nouvelle plainte de téléspectateurs auprès du CSA contre TPMP

Plusieurs chroniqueurs réagissant à une question posée sur Twitter mardi par Fun Radio et qui a ému beaucoup d’auditeurs sont accusés d’avoir minimisé le viol conjugal.



LE MONDE
 |    27.10.2018 à 13h57
 • Mis à jour le
27.10.2018 à 15h45
   





                        



   


Le CSA a reçu près de 650 saisines concernant un extrait de l’émission de Cyril Hanouna sur C8, « Touche pas à mon poste » (TPMP), où plusieurs chroniqueurs sont accusés d’avoir minimisé le viol conjugal.
Les chroniqueurs réagissaient à une question posée sur Twitter, mardi 23 octobre, par Fun Radio et qui a ému beaucoup d’internautes. « Charlotte ne supporte pas que son mec lui fasse l’amour la nuit quand elle dort. Vous trouvez cela normal ? », demandait Fun Radio. En réponses : 51 % de non, 49 % de oui. Un sondage qui semblait oublier que le viol est défini par le code pénal comme « tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui par violence, contrainte, menace ou surprise ».

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                Consentement sexuel : le sondage irresponsable de Fun Radio



« Mettre le mot “viol”, aujourd’hui, pour ce cas précis de Charlotte, ça n’a aucun sens, voilà. C’est presque dangereux pour tout le monde », a lancé l’ex-mannequin et romancière Géraldine Maillet jeudi dans TPMP, s’en prenant à la secrétaire d’Etat à l’égalité entre les hommes et les femmes, Marlène Schiappa. Les images, supprimées de la plateforme de la chaîne, ont été largement partagées sur les réseaux sociaux :

Partie 2 : On nous explique d'un "vrai viol" ce n'est pas ça. 
— CarnetsdOpalyne (@Carnets d'Opalyne)


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« Elle est en train de judiciariser les relations entre les hommes et les femmes, a déclaré Géraldine Maillet, toujours à propos de Mme Schiappa. Il va y avoir un code civil du sexe, ça veut dire qu’on a le droit de faire l’amour entre 23 heures et minuit et à minuit cinq il y aura un procès-verbal ! (…) On est en train de devenir fous. »

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L’ex-Miss France Delphine Wespiser a appuyé le propos de la chroniqueuse :
« Avec Charlotte, on ne parle pas de son voisin, on parle de son petit copain, avec qui elle est et qu’elle est censée aimer. (…) Des choses qui se font quand l’une ou l’autre personne dort, c’est tout à fait mignon, tout à fait sympa. »
A la table des chroniqueurs, Gilles Verdez s’est au contraire emporté en accusant Fun Radio de faire « l’apologie du viol conjugal », soutenu par Benjamin Castaldi. « Ces gens-là ne doivent plus faire de radio », a-t-il continué sous les protestations de collègues et de Cyril Hanouna. « C’est à cause de gens comme vous qu’on ne va plus faire de TV, plus faire de radio et on va tout arrêter. (…) Arrêtez les censeurs ! », a lancé l’animateur star du groupe Canal+, dont les émissions ont déjà été lourdement sanctionnées par le CSA pour une séquence sexiste et une autre homophobe.
Excuses et mise au point
Les deux chroniqueuses se sont excusées sur Twitter vendredi, Géraldine Maillet regrettant des « propos sans doute trop expéditifs » et Delphine Wespiser assurant avoir évoqué « simplement la complicité que génère l’amour dans un couple uni ».
Marlène Schiappa avait mis les points sur les « i » jeudi dans un tweet en forme de réponse à Fun Radio : « Ce que vous décrivez est un viol. Définition juridique : pénétration obtenue sous la menace, la contrainte ou la surprise. Ce serait bien de le dire à vos auditeurs et auditrices ! Si Charlotte a d’autres questions, le planning familial est là pour elle. »

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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-13"> ¤ Megyn Kelly était sous le feu des critiques après ses commentaires approuvant le fait de se grimer en noir. Malgré ses excuses, son avenir sur la chaîne est compromis.
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Une présentatrice américaine perd son émission après avoir approuvé le « blackface »

Megyn Kelly était sous le feu des critiques après ses commentaires approuvant le fait de se grimer en noir. Malgré ses excuses, son avenir sur la chaîne est compromis.



Le Monde.fr avec AFP
 |    26.10.2018 à 21h53
 • Mis à jour le
27.10.2018 à 08h07
   





                        



   


Le caractère raciste du « blackface », qui consiste à se grimer le visage en noir, ne semble pas encore évident pour tout le monde. Megyn Kelly, l’un des visages les plus connus de la télévision américaine, a reçu un déluge de critiques après avoir approuvé cette pratique. Une prise de position qui lui a coûté son poste à l’antenne de NBC, puisque son émission quotidienne a été annulée, a annoncé la chaîne vendredi 26 octobre.
« Megyn Kelly Today ne reviendra pas, a écrit sur Twitter NBC News, citant son propre porte-parole. La semaine prochaine, la tranche de 9 heures sera occupée par d’autres coprésentateurs. » Megyn Kelly, ancienne star de Fox News, est en discussions concernant son avenir à NBC, selon des sources anonymes mentionnées par la chaîne elle-même, expliquant que son départ était probable. Selon son avocat Bryan Freedman, cité par NBC, Mme Kelly reste une employée de NBC News et « les discussions se poursuivent sur les prochaines démarches ».

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                Le « blackface », une pratique raciste encore présentée comme humoristique en France



La suspension de son émission a été rapide. Il y a trois jours, lors d’une rubrique consacrée aux costumes d’Halloween, la femme de 47 ans s’est demandé si le « blackface » — qui renvoie de facon non équivoque à l’époque de la ségrégation où des comédiens blancs se maquillaient en noir pour moquer des Afro-Américains — était systématiquement problématique. Une posture défendue par certaines personnes qui défendent une « simple blague », quand d’aucuns osent dire « un hommage ».
« Qu’est-ce qui est raciste ? », a-t-elle interrogé. « Vous vous attirez des ennuis si vous êtes blanc et que vous vous grimez en noir pour Halloween ou si vous êtes noir et que vous vous maquillez en blanc pour Halloween », a-t-elle poursuivi, à quelques jours de la grand-messe populaire du déguisement aux Etats-Unis. « Quand j’étais gamine, c’était ok tant qu’on se déguisait en personnage », a-t-elle ajouté.
« Je suis désolée »
Ses propos ont entraîné un véritable tollé, notamment sur les réseaux sociaux, avec des appels à sa démission, mais ont également refroidi ses propres collègues. « Je condamne ses remarques, elles n’ont pas leur place sur notre antenne ou sur notre lieu de travail », a réagi mercredi Andy Lack, président de NBC News.
« Alors qu’elle a présenté ses excuses aux équipes, elle en doit de plus importantes aux personnes de couleur à travers le pays », a estimé Al Roker, présentateur météo de la chaîne, qui est noir. NBC a retransmis jeudi une rediffusion de son émission « Megyn Kelly Today », alors que les spéculations autour d’une annulation de son programme se renforçaient.
« Je suis désolée », avait lancé la veille la journaliste pour débuter son émission en direct. « J’ai appris qu’au regard de l’histoire du “blackface”, utilisé de manière atroce par les racistes dans ce pays, ça ne doit pas faire partie de n’importe quel costume, à Halloween ou autre », avait-elle poursuivi, accueillant ensuite deux intervenants noirs pour discuter de cette controverse.
Ancienne figure de proue de la chaîne conservatrice Fox News, Megyn Kelly a rejoint NBC en début d’année 2017. En 2015, Donald Trump avait suggéré que la présentatrice l’avait injustement traité durant un débat, car elle avait ses règles.

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          Pour le débat républicain, Donald Trump retrouve sa pire ennemie, la journaliste Megyn Kelly






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-15"> ¤ Le groupe de médias de Daniel Kretinsky a annoncé le rachat d’une participation de 49 % dans la société Le Nouveau Monde, propriété du banquier Mathieu Pigasse, qui est coactionnaire majoritaire du journal avec Xavier Niel, le fondateur de Free.
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Kretinsky et « Le Monde » : Macron « vigilant » sur l’indépendance des journalistes

Le groupe de médias de Daniel Kretinsky a annoncé le rachat d’une participation de 49 % dans la société Le Nouveau Monde, propriété du banquier Mathieu Pigasse, qui est coactionnaire majoritaire du journal avec Xavier Niel, le fondateur de Free.



Le Monde.fr avec AFP
 |    26.10.2018 à 17h16
 • Mis à jour le
26.10.2018 à 19h38
   





                        


Le président français, Emmanuel Macron, a réagi vendredi 26 octobre à la reprise par un groupe tchèque de 49 % du groupe Le Nouveau Monde en se disant « vigilant »quant à la non-intrusion des actionnaires dans le travail des journalistes.
Le groupe de médias Czech Media Invest (CMI) de Daniel Kretinsky a annoncé le rachat d’une participation de 49 % dans la société Le Nouveau Monde, propriété du banquier Mathieu Pigasse, qui est coactionnaire majoritaire du journal avec Xavier Niel, le fondateur de Free.

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                « Le Monde » : M. Kretinsky « ne fera pas de mouvement hostile à la rédaction », selon son entourage



« Nous avons des règles, elles imposent des limites en termes de concentration et de nature des investisseurs. Lorsque ce sont des investisseurs de l’Union européenne, il n’y a pas d’interdiction ou de limite », a déclaré à ce sujet le chef de l’Etat lors d’une conférence de presse commune avec le premier ministre slovaque, Peter Pellegrini.
« Par contre il est évident que nous serons toujours extrêmement vigilants à la liberté de la presse et d’expression des journalistes. »
Le chef de l’Etat a souligné l’importance que « toutes les règles qui prévalent en France d’indépendance des journalistes, d’indépendance de la société des rédacteurs, de capacité de ces derniers à avoir un travail libre sans aucune influence de l’actionnaire soient absolument préservées. »
« S’il y avait une quelconque intrusion de l’actionnaire en la matière, il est évident que nous serions amenés à réagir, a poursuivi Emmanuel Macron. Mais il ne m’appartient pas de me prononcer sur l’identité de tel ou tel investisseur si elle respecte les termes de la loi. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-16"> ¤ Dans une tribune au « Monde », le politologue Miguel Lago estime que le probable succès de Jair Bolsonaro, lors du second tour de la présidentielle, dimanche 28 octobre, se fonde sur la manière dont le candidat a su tirer profit des nouvelles technologies pour distiller un discours sensationnaliste prompt à se propager.
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Election au Brésil : « Vers une nouvelle victoire des réseaux sociaux sur la démocratie ? »

Dans une tribune au « Monde », le politologue Miguel Lago estime que le probable succès de Jair Bolsonaro, lors du second tour de la présidentielle, dimanche 28 octobre, se fonde sur la manière dont le candidat a su tirer profit des nouvelles technologies pour distiller un discours sensationnaliste prompt à se propager.



LE MONDE
 |    26.10.2018 à 15h07
 • Mis à jour le
27.10.2018 à 10h00
    |

Miguel Lago (Politogue, président de Nossas)







                        



                                


                            

Tribune. Dimanche 28 octobre, le Brésil s’apprête à entrer dans le club grandissant des pays gouvernés par des populistes d’extrême droite. Le fondement du succès de la campagne de Bolsonaro, dépourvue des structures partisanes et électorales classiques, et son éventuelle victoire à la présidentielle résident dans sa capacité à tirer profit des nouvelles technologies de l’information et de la communication (TICS).
Il ne s’agit pas que d’un nouvel exemple du potentiel explosif du mélange entre l’architecture des réseaux sociaux et la démocratie représentative, mais bien de l’étape suivante de la démonstration de sa puissance de déflagration.
Les TICS, et plus particulièrement les réseaux sociaux, ont joué un rôle important dans toutes les dernières grandes élections. Elles ont contribué à l’ascension au pouvoir de nouveaux partis politiques, tels que le Mouvement 5 étoiles en Italie ; à la victoire d’outsiders sans structure partisane préétablie, comme Emmanuel Macron, ou à la conquête de partis traditionnels par des célébrités médiatiques comme Donald Trump. Cependant, cette fois-ci, un pas de plus a été franchi, faisant de Jair Bolsonaro le premier candidat appartenant réellement au nouveau monde électoral.
Une ascension sans parti, ni dispositifs électoraux traditionnels
Bolsonaro était jusqu’à présent un député peu connu et isolé, dont le seul fait d’armes avait été la défense publique de l’ancienne dictature brésilienne. Son ascension, contrairement aux cas précédents, ne tient pas à la création ni à la conquête d’un parti existant, ni même au déploiement de dispositifs électoraux traditionnels (structure partisane ou jeux d’alliances) ou à une surexposition dans les médias.
Dans ce pays-continent de plus de 200 millions d’habitants, dont presque 150 millions électeurs, le temps de télévision, accordé en fonction de la représentativité des partis au Parlement, a historiquement été le principal facteur expliquant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-17"> ¤ L’industriel tchèque a acquis 49 % de la holding de Matthieu Pigasse, coactionnaire majoritaire du journal.
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« Le Monde » : M. Kretinsky « ne fera pas de mouvement hostile à la rédaction », selon son entourage

L’industriel tchèque a acquis 49 % de la holding de Matthieu Pigasse, coactionnaire majoritaire du journal.



LE MONDE
 |    26.10.2018 à 12h14
 • Mis à jour le
26.10.2018 à 20h34
    |

            Alexandre Piquard








                        


Comment réagit l’industriel Daniel Kretinsky au droit d’agrément accordé aux actionnaires majoritaires et au pôle d’indépendance du Monde en cas de changement de contrôle au sein du Monde libre (LML), la structure qui rassemble les actionnaires externes du groupe ? Jeudi 25 octobre, Matthieu Pigasse, coactionnaire majoritaire avec Xavier Niel, le fondateur de Free, a révélé avoir vendu à l’homme d’affaires tchèque 49 % de la holding qui détient sa participation dans Le Monde.

        Explications :
         

          Pigasse a cédé une minorité de sa part à Kretinsky, tout changement de contrôle sera soumis à accord



Contacté, l’entourage de Daniel Kretinsky répond que ce droit d’agrément relève des relations entre Matthieu Pigasse, Xavier Niel et le pôle d’indépendance (qui représente les salariés, les lecteurs…) « En tout état de cause, M. Kretinsky ne fera pas de mouvement hostile à la rédaction du Monde. De même qu’il a toujours œuvré dans l’intérêt des rédactions des titres dont il est propriétaire en République tchèque », dit-il.
« Partenariat »
Interrogé directement sur ses intentions concernant Le Monde — souhaite-t-il le contrôler ? —, Daniel Kretinsky déclare au Monde :
« Par mon passé, je suis habitué à travailler en partenariat. Je l’ai fait dans plusieurs de mes sociétés, dont mon groupe d’énergie EPH, que nous avons fondé à trois associés. Pour moi, vivre dans une situation de partenariat est naturel. »
L’industriel se décrit comme un « homme de compromis et de consensus ». Toutefois, aucun contact n’a été noué à ce stade avec Xavier Niel.

        Portrait (édition abonnés) :
         

          Daniel Kretinsky, le milliardaire tchèque qui veut conquérir Paris



Quant aux raisons de ses investissements dans les médias, il déclare :
« Pour nous, investir dans les médias est différent de notre activité économique principale, l’énergie : c’est largement une activité civique. Notre intention n’est pas de nous imposer, mais de participer. Je ne cherche pas avec les médias un moyen d’influence pour gagner d’autres activités dans d’autres secteurs, comme l’énergie. »
M. Kretinsky est propriétaire d’EPH, un acteur très puissant dans le secteur de l’énergie en Europe de l’Est, mais il est aussi présent en Allemagne, au Royaume-Uni et en Italie. Il est également actionnaire majoritaire de Czech Media Invest (CMI), premier groupe de médias en République tchèque, et propriétaire, en France, de Marianne, ainsi que d’une partie du pôle magazines du groupe Lagardère.

        Lire aussi :
         

                Kretinsky et « Le Monde » : Macron « vigilant » sur l’indépendance des journalistes




Communiqué de la Société des rédacteurs du « Monde »
La Société des rédacteurs du Monde (SRM) a appris, jeudi 25 octobre, qu’un changement était survenu au sein de l’actionnariat de la holding Le Nouveau Monde (LMN), propriété de Matthieu Pigasse, qui détient 26,66 % de la Société éditrice du Monde.
Le groupe Czech Media Invest, détenu majoritairement par l’homme d’affaires tchèque Daniel Kretinsky, a acquis 49 % des parts de LMN. En l’état, ce rachat ne change pas l’équilibre des pouvoirs entre les actionnaires du Monde.
La SRM a été surprise de cette modification de l’actionnariat – une première depuis 2010 – et de son annonce brutale.
Xavier Niel et Matthieu Pigasse ont donné par écrit leur accord de principe à ce que le pôle d’indépendance, dont fait partie la SRM, détienne un droit d’agrément, à leurs côtés, pour tout changement de contrôle de l’actionnariat.
La Société des rédacteurs du Monde reste vigilante sur les opérations en cours et leurs retombées pour l’indépendance éditoriale et l’image du Monde.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-18"> ¤ Afin d’assurer la survie du cinéma français face à l’hégémonie américaine, le patron de Canal+ se prononce, dans une tribune au « Monde », en faveur d’un sursaut collectif du secteur pour « réinventer un écosystème » commun.
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Maxime Saada : « Il faut préserver l’exception culturelle française »

Afin d’assurer la survie du cinéma français face à l’hégémonie américaine, le patron de Canal+ se prononce, dans une tribune au « Monde », en faveur d’un sursaut collectif du secteur pour « réinventer un écosystème » commun.



LE MONDE ECONOMIE
 |    26.10.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
26.10.2018 à 10h15
    |

Maxime Saada (Président du directoire de Canal+)







                        



                                


                            
Tribune. « Quand nous gagnons un Golden Globe, cela nous aide à vendre plus de chaussures. » Voilà comment Jeff Bezos, le PDG d’Amazon, considère les œuvres qu’il produit et distribue sur son service de vidéo à la demande, Amazon Prime Video. La culture s’y réduit non à un supplément d’âme, mais à un instrument utilisé à des fins essentiellement marchandes.
Telle n’est pas, en France, notre conception de la culture. Bien au contraire, les pouvoirs publics, les auteurs, les créateurs, les producteurs et les groupes audiovisuels de notre pays n’ont cessé de se battre avec constance pour faire reconnaître un principe d’exception culturelle, dont la France, par son rayonnement historique et artistique, s’est toujours érigée en garant universel. C’est ce qui explique la vitalité du cinéma français, seul cinéma qui en Europe a su pleinement perdurer jusqu’à présent face à l’hégémonie du soft power culturel des Etats-Unis.
Les blockbusters de superhéros colonisent l’imaginaire mondial au profit d’un cinéma de spectacle destiné en priorité aux adolescents
Pourtant, cette singularité française sur la carte du monde cinématographique est confrontée aujourd’hui au défi le plus important de son histoire.
D’abord du fait de la révolution digitale, qui a favorisé l’entrée par effraction dans l’industrie audiovisuelle et cinématographique d’acteurs globalisés venus du numérique, dotés d’une force de frappe financière sans commune mesure avec celle des groupes nationaux en Europe.
Ensuite parce que les majors hollywoodiennes, voyant leur suprématie fragilisée par les 135 millions d’abonnés et 8 milliards de dollars (7 milliards d’euros) d’investissement dans les contenus de Netflix, sont entrées dans une logique défensive d’hyperconcentration, comme en témoigne le rachat de 21st Century Fox par Disney.
Le résultat de ces deux dynamiques est d’ores et déjà visible : nous sommes entrés dans une ère d’hyperoffre...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-19"> ¤ Depuis l’installation du milliardaire à la Maison Blanche, la chaîne favorite des républicains s’est radicalisée. Jusqu’à devenir le canal officiel du trumpisme.
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Article sélectionné dans La Matinale du 25/10/2018
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Fox News, la voix de Trump


                      Depuis l’installation du milliardaire à la Maison Blanche, la chaîne favorite des républicains s’est radicalisée. Jusqu’à devenir le canal officiel du trumpisme.



M le magazine du Monde
 |    26.10.2018 à 06h38
 • Mis à jour le
28.10.2018 à 19h40
    |

            Gilles Paris (Washington, correspondant)








                              

                        
Le rituel surprend toujours. Lors de tous les grands événements, Ri Chun-hee réapparaît sur les écrans nord-coréens. Avec sa verve féconde, cette ancienne actrice devenue présentatrice salue alors comme personne les accomplissements du « Grand Leader ». A 74 ans, le 13 juin, elle est ainsi à nouveau sortie de sa retraite, pour célébrer la rencontre historique entre Kim Jong-un et Donald Trump. Pour la première fois dans l’histoire, un président américain serrait la main de son homologue nord-coréen, rompant ainsi l’isolement de cette dictature à la propagande d’un autre temps.

Au même moment, aux Etats-Unis, presque tous les médias usaient d’un ton très différent pour analyser ce sommet. Et de nombreux experts soulignaient que Donald Trump, en dépit de son entrain, n’avait arraché à Kim Jong-un que des promesses bien floues en matière de dénucléarisation.
Sur une chaîne, cependant, l’enthousiasme débordait, sans aucune réserve. Les têtes d’affiche de Fox News vantaient un grand bond en avant. Avec un tel zèle que la comparaison entre les louanges entendues à Pyongyang et celles de la chaîne préférée des républicains s’est vite imposée chez les esprits moqueurs.
Un gloussement de « respect »
La patrouille du « Daily Show », l’émission satirique de Trevor Noah sur Comedy Central, en a aussitôt tiré un comparatif désopilant, qui pointe la mue de Fox News, depuis l’élection de Donald Trump, en canal officiel de la Maison Blanche.

En plus de son soutien quotidien dans la campagne des élections de mi-mandat qui auront lieu le 6 novembre, la chaîne s’est à nouveau distinguée, le 26 septembre, sous les regards sarcastiques de ses concurrents. La veille, lors du discours prononcé par Donald Trump devant l’Assemblée générale des Nations unies (ONU), un rire irrépressible avait saisi le parterre quand le président des Etats-Unis s’était mis à vanter son bilan. « Mon administration a fait plus que...




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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-20"> ¤ Un dialogue de sourds s’est instauré entre une partie de la presse et le président américain depuis la découverte d’engins explosifs artisanaux.
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Article sélectionné dans La Matinale du 25/10/2018
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Colis suspects aux Etats-Unis : pour les médias, le coupable est Trump ; pour Trump, ce sont les médias

Un dialogue de sourds s’est instauré entre une partie de la presse et le président américain depuis la découverte d’engins explosifs artisanaux.



LE MONDE
 |    25.10.2018 à 19h23
 • Mis à jour le
26.10.2018 à 13h54
    |

            Pierre Bouvier








                        



Plusieurs colis contenant des engins explosifs artisanaux ont été découverts entre lundi 22 et jeudi 25 octobre, en pleine campagne électorale pour les élections de mi-mandat du 6 novembre. Ils étaient adressés à Barack Obama, à son ancien vice-président, Joe Biden, à l’ancienne candidate Hillary Clinton, au milliardaire George Soros, à l’acteur Robert De Niro, à des élus démocrates et à la chaîne CNN, qui toutes et tous incarnent l’opposition à Donald Trump.
Dès le lendemain, la presse américaine consacrait ses « unes » à l’affaire. Le site d’information politique Axios le résume d’un rapprochement historique saisissant : les Etats-Unis sont au « milieu de la plus grande campagne de terrorisme par voie postale depuis 2001, menaçant d’éclipser Unabomber », le surnom de Theodore Kaczynski, qui terrorisa l’Amérique avec ses colis piégés de la fin des années 1970 au milieu des années 1980.

Photos of the bomb and package sent to CNN https://t.co/nBq3ArtChJ— Acosta (@Jim Acosta)


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Une grande partie des médias désigne un coupable : Donald Trump. Le Washington Post résume ainsi la situation d’une phrase lapidaire : « Dans une rhétorique incendiaire, les personnes ciblées par les mots de Trump deviennent des cibles de bombes. » Le quotidien rappelle qu’au cours des derniers jours, le président a comparé les démocrates au « mal », les qualifiant de « trop dangereux pour gouverner ».
Le locataire de la Maison Blanche s’est ainsi attaqué à une élue de la Chambre des représentants, Maxine Waters, la qualifiant de débile (« individu à faible QI »). Il a également violemment critiqué l’ancien directeur de la CIA John Brennan, et le financier milliardaire George Soros. Enfin, il a qualifié les médias d’« ennemis du peuple », et les reportages de CNN de « fausses nouvelles ». Cette semaine, « les cibles de la rhétorique de Trump sont devenues les cibles d’une violence réelle », redit le quotidien.
« La découverte de bombes artisanales ciblant d’éminents politiciens démocrates et CNN fait peser une menace de violence en période électorale jusqu’alors inconnue aux Etats-Unis et repose la question de la rhétorique au vitriol des dirigeants politiques », rebondit l’agence AP.

        Le point sur l’affaire :
         

          Ce qu’il faut retenir des neuf colis suspects envoyés à des figures anti-Trump aux Etats-Unis



Diabolisation des opposants
CNN s’interroge : « Dès les premières bombes, le débat sur le rôle de la violence dans le discours politique a commencé. Mais ce débat a commencé depuis un bon moment, comme en témoigne l’éloge qu’a fait le président Trump » de Greg Gianforte. Dans le Montana, ce candidat républicain avait molesté un journaliste du Guardian, ne supportant pas qu’il lui pose une question avec insistance. M. Gianforte avait été condamné à six mois de prison avec sursis et quarante heures de travaux d’intérêt public.
Dans le New York Times, c’est Alexander Soros, le fils de George Soros, qui tire le signal d’alarme. Il rappelle son histoire familiale, son père, d’origine hongroise, grandissant sous la menace nazie, puis communiste, avant de fuir vers les Etats-Unis. « Les bombes (…) sont le résultat de la diabolisation des opposants dans la politique. »
Alexander Soros met lui aussi directement en cause Donald Trump : « Des suprémacistes blancs, des antisémites comme David Duke ont soutenu sa campagne. » Il évoque notamment le dernier clip de campagne M. Trump, le 4 novembre 2016, aux relents antisémites : « Il a libéré un [mauvais] génie [de l’antisémitisme] qui ne sera pas facilement remis à sa place, et pas qu’aux Etats-Unis. »
Donald Trump s’est empressé de dénoncer ces envois de colis piégés. « Dans des moments comme celui-ci, nous devons nous rassembler », a-t-il déclaré à la Maison Blanche. « Les actes et les menaces de violence politique, de quelque nature que ce soit, n’ont pas leur place aux Etats-Unis. Nous sommes très en colère », a-t-il ajouté, promettant de « faire toute la lumière » sur cette affaire.
Si le New Yorker note que la condamnation par Donald Trump de ces envois est la bienvenue, il rappelle au président ses déclarations passées, insistant sur le fait que la frontière entre l’incitation et la violence politique est ténue. « A moins que Trump n’y donne suite en changeant de comportement, ses paroles resteront vides de sens. Va-t-il maintenant cesser ses attaques contre les médias ? », s’interroge le magazine.
Pompier pyromane
Politico rappelle le passé de pompier pyromane du président, qui avait laissé entendre, en août 2016, que les « défenseurs du deuxième amendement » pourraient prendre les choses en main si Hillary Clinton venait à remporter les élections. Un an plus tard, il avait publié sur Twitter une vidéo de lui-même s’attaquant à un homme avec un logo CNN superposé sur son visage, sous le hashtag #FraudNewsCNN.

#FraudNewsCNN #FNN https://t.co/WYUnHjjUjg— realDonaldTrump (@Donald J. Trump)


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Jeudi 20 octobre, au lendemain de ses phrases d’apaisement, le président n’a pas manqué de rechuter sur son compte Twitter : « Une grande partie de la colère que l’on voit aujourd’hui dans notre société est provoquée par les informations délibérément fausses et inexactes des médias traditionnels, que je qualifie de “fake news”. C’est devenu si négatif et haineux qu’il n’y a plus de mots pour les décrire. Les médias traditionnels doivent changer d’attitude, VITE ! »
Après la découverte des premiers envois, républicains et démocrates ont fait front commun : Steve Scalise, député républicain de la Louisiane à la Chambre des représentants, blessé par balle en juin 2017, a tweeté : « La violence et la terreur n’ont pas droit de cité dans notre vie politique, ni ailleurs dans notre société. » Même Eric Trump, le fils du président, généralement pugnace sur Twitter, a publié un message condamnant ces envois.
Théorie complotiste
D’autres partisans du président n’hésitent pas à agiter la théorie du complot. Rush Limbaugh, le porte-parole radiophonique de la droite américaine, évoque à sa façon la « surprise d’octobre » censée bouleverser le cours de l’élection, rapporte le Daily Beast. L’animateur de radio a suggéré que ces envois avaient un but politique : « Cela se passe en octobre. Il y a une raison à cela. » Poursuivant dans sa logique, Rush Limbaugh a tranché : « Les républicains ne font pas ce genre de chose… »
Ces rumeurs trouvent tout naturellement un écho sur les sites d’extrême droite : « Ces prétendus “envois suspects” arrivent à point nommé avant les élections de mi-mandat », a ainsi tweeté Jacob Wohl, un des contributeurs du site d’extrême droite The Gateway Pundit.
Michael Flynn Jr, le fils de Michael Flynn, ancien conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump et personnage actif derrière le « pizzagate » — délire viral autour d’un réseau pédophile qui aurait été dirigé par des proches de Hillary Clinton dans une pizzeria de Washington — s’est lui aussi interrogé, à grand renfort de sous-entendus, sur le rapport entre ces envois et les élections de mi-mandat.
Ce sont certes des figures de l’extrême droite, mais elles sont loin d’être marginales. Rush Limbaugh a un public nombreux, et le président Donald Trump en a été l’invité, le 1er août, tandis que Michael Flynn Jr a été membre de l’équipe de transition entre l’administration Obama et l’administration Trump.



                            


                        

                        

