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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ Une étude publiée fin octobre par l’organisation Grandes Ecoles au féminin (GEF) montre que l’absence de mixité dans les postes de pouvoir uniformise la manière de l’exercer, analyse Annie Kahn, dans sa chronique au « Monde ».
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Il est temps que les dirigeants changent de genre

Une étude publiée fin octobre par l’organisation Grandes Ecoles au féminin (GEF) montre que l’absence de mixité dans les postes de pouvoir uniformise la manière de l’exercer, analyse Annie Kahn, dans sa chronique au « Monde ».



LE MONDE ECONOMIE
 |    02.11.2018 à 17h00
    |

            Annie Kahn








                        



                                


                            
Chronique. Dans moins de deux semaines, du 14 au 16 novembre, des « femmes de pouvoir » du monde entier se retrouveront à Paris à l’occasion du Women’s Forum. Femmes de pouvoir parce que femmes, et dotées de pouvoir – ou espérant en être dotées un jour – dans les entreprises, en politique, dans le monde des arts et de la culture, entre autres. La définition de cette population ne prête en général pas à controverse. En revanche, rien de mieux pour animer une conversation qui s’étiolerait lors d’un dîner en ville que d’aborder la question de savoir si le pouvoir est genré. Si les femmes dirigent différemment des hommes. Nul ne doute que les convives rivaliseront d’anecdotes relatives à leur propre expérience, de récits de patronnes machistes, qui accréditeront l’idée que oui, décidément, les femmes exercent le pouvoir exactement comme leurs collègues masculins, quand elles n’en rajoutent pas.
D’autres, au contraire, feront état d’expériences répétées de chefs au féminin particulièrement ouvertes, à l’écoute, qui incitent donc à penser qu’il existe bien un mode féminin d’exercice du pouvoir. Les tenants de cette deuxième hypothèse ne manqueront pas alors de s’écharper sur les causes de ces différences : seraient-elles de nature génétique, ou acquises en raison de modes d’éducation divergents, de valeurs transmises plus ou moins consciemment et qui conduisent à modifier les comportements selon le genre ?
Une étude publiée fin octobre par Grandes Ecoles au féminin (GEF) – un mouvement regroupant les associations d’anciennes et anciens élèves de dix grandes écoles françaises – éclaire le débat. Elle est basée sur deux enquêtes, l’une quantitative, réalisée par l’institut BVA auprès de 3 062 membres de ces associations, et l’autre qualitative, conduite par l’agence de philosophie Thaé. Il apparaît que les femmes et les hommes ont la même conception de ce que devrait être le pouvoir. Ceux-ci décrivent pareillement la façon dont il s’exerce de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ L’urbanisme transitoire – l’occupation temporaire d’espaces publics ou privés en attente d’une destruction ou d’une rénovation – permet de réduire les coûts de gestion et renforce l’attractivité du quartier. Tout en favorisant l’implication des citoyens dans la construction de la ville.
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« Connecter des espaces sans personne à des personnes sans espace »

L’urbanisme transitoire – l’occupation temporaire d’espaces publics ou privés en attente d’une destruction ou d’une rénovation – permet de réduire les coûts de gestion et renforce l’attractivité du quartier. Tout en favorisant l’implication des citoyens dans la construction de la ville.



LE MONDE
 |    02.11.2018 à 16h45
   





                        


Plan préconçu et dynamique urbaine sont deux façons, à la fois contradictoires et complémentaires, de concevoir le développement de nos villes. Anne Durand en a bien posé les bases dans un récent entretien. Au milieu d’un tour du monde des tiers lieux dans le cadre de son Projet Wide Open, Léa Massaré rebondit avec ce texte sur l’urbanisme transitoire, qu’elle voit comme une réalité prometteuse. Elle précise en envoyant son texte : « J’ai recherché sur la toile un langage nouveau qui pourrait désigner ce nouveau processus de fabrique urbaine, que seul mon instinct et le terrain m’avaient jusqu’alors laissé percevoir, sans y parvenir. C’est ainsi que j’ai découvert le concept de “mutabilité urbaine” d’Anne Durand. Il n’y a pas de hasard, nous pointons toutes deux vers la même direction, celle d’un urbanisme itératif et collectif. »

   


Tous les tissus urbains ont leur part de vides : des édifices ou terrains laissés temporairement inoccupés, généralement dans l’attente d’une destruction ou rénovation. Mettre ces espaces à la disposition d’associations, de jeunes entreprises ou d’artistes pour quelques mois ou années – au seul prix des charges et taxes – épargne au propriétaire, privé ou public, des frais de maintenance ou de gardiennage, tout en palliant les risques liés à la vacance : incendies, délabrement, occupation illégale…
En 2012, Les Grands Voisins, plus grand site transitoire d’Europe, ouvraient leurs portes dans le 14e arrondissement à Paris, dans l’enceinte de l’ancien hôpital Saint-Vincent-de-Paul, alors en cours d’acquisition par la Ville de Paris. Six ans plus tard, ce modèle pionnier a su convaincre de son potentiel, et figure maintenant dans l’agenda stratégique de nombreuses villes – en France et ailleurs – prêtes à prendre le pari du transitoire.
Un processus collectif
La ville de Montréal, soutenue par l’association Entremise, vient notamment de lancer son premier pilote d’urbanisme transitoire, le Projet Young, et s’est déjà engagée sur la mise en place de dix autres projets dans les prochaines années. « Connecter des espaces sans personne à des personnes sans espace » : pour Philémon Gravel, cofondateur du projet, c’est « une façon de dire que la construction de la ville n’appartient plus à un petit groupe possédant les capitaux et les outils de construction mais relève d’un processus collectif ».
Et ce n’est pas tout. Comme surgi des limbes de nos processus urbains statiques et normés, un marché immobilier ignoré apparaît, aussi vaste que prometteur. On ne comptait par exemple, en 2012, pas moins de 4 millions de mètres carrés de bureaux vacants en Ile-de-France (soit l’équivalent de 40 tours Montparnasse), dont 800 000 m² inoccupés depuis plus de cinq ans. Pour les collectivités également, le manque à gagner est immense : création d’emplois, revitalisation de territoires marginalisés, plus grande égalité des chances, densification du tissu social et culturel local… Mais, si les promesses sont belles, cet usage émergent ne vient pas sans sa part de défis.
Créer un bâti liquide
Quand le cadre légal n’a pas encore été conçu pour accompagner un usage, il faut commencer par résoudre un à un les nœuds administratifs, juridiques, bureaucratiques qui freinent et complexifient sa mise en place. C’est un travail de longue haleine, disait le philosophe et sociologue Henri Lefebvre. Il implique de transformer les modes traditionnels de construction urbaine afin d’y réintégrer l’inconnu et de repenser la ville, comme un processus continu, et non plus comme un produit fini.
Plutôt que d’établir des structures pérennes et onéreuses, qui ne seront bientôt plus que des fantômes de visions passées, il faut créer un « bâti liquide » pour soutenir les transitions et concevoir des espaces capables d’évoluer au rythme de nos sociétés effrénées.
Il s’agit également de trouver des modèles économiques pérennes adaptés, à même de financer ces expériences temporaires. Si les montages financiers changent d’un lieu à l’autre, ils sont généralement rendus possibles par une collaboration multi-acteurs. Un propriétaire mettant son espace à disposition à prix coûtant, un locataire principal prenant en charge l’aménagement et enfin les bénéficiaires couvrant les charges quotidiennes. On atteint l’équilibre sur le court terme, sans faire de millions. Ces lieux d’urbanisme transitoire étant destinés à la création d’un bien commun, et non du capital, les propriétaires sont pour l’instant très souvent publics. Pourtant le secteur privé, qui reste encore à acculturer, a tout à y gagner. Revalorisation de la bâtisse, renforcement de l’attractivité du quartier… l’affaire peut s’avérer très rentable sur le long terme. Il n’est pas insensé d’imaginer que demain le modèle aille jusqu’à s’inverser, les propriétaires rémunérant les locataires pour revitaliser le tissu local.

        Lire aussi :
         

                Quand les friches se transforment en laboratoires de la ville



Chantiers laboratoires
Bien loin d’un urbanisme technocratique et systématisé, où l’aménagement est planifié d’en haut et où les projets peuvent mettre plusieurs années à se mettre en place – dans la lignée des grands ensembles – les espaces transitoires sont des chantiers laboratoires, où questionner, tester des idées, expérimenter des pratiques pour innover en temps réel.
Prenant le pouls des communautés locales, ils permettent de préfigurer voire même d’influencer, par une approche d’essais-erreurs, le projet urbain pérenne qui succédera à l’expérience éphémère. Cet urbanisme en trait d’union, itératif, participatif et contextualisé, assure ainsi une transition humaine et progressive, entre usages passés, actuels et à venir du lieu.
La réactivation de la vie locale offre de plus l’occasion unique de constituer une communauté, investie autour du projet urbain à venir, pour un plus grand ancrage local. Dans le cas du Projet Young par exemple, les vingt-deux mois d’expérimentation laissent le temps de constituer une communauté à même d’animer un éventuel espace de projets collectifs, dans le logement social prévu sur le site.
En leur permettant de se réapproprier leur espace urbain, ses enjeux, et son processus de création, ces parenthèses transitoires restituent aux communautés urbaines ce droit, collectif et oublié, de questionner la ville et de la penser non plus comme un fait mais comme un projet commun. C’est ici que l’usage transitoire nous révèle toute sa profondeur démocratique. Puissant catalyseur de participation citoyenne, si le transitoire peut séduire, c’est qu’il laisse percevoir une piste de solution à la création d’une société plus durable.
Léa Massaré



                            


                        

                        


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Publié aujourd’hui à 16h15, mis à jour à 16h15   Lecture 2 min.     Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter   Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail        Article réservé aux abonnés                             Extraits. « L’idée occidentale selon laquelle les institutions de nos sociétés libérales, démocratiques et capitalistes ont atteint leurs formes finales, et représentent le but de toute nation (la “fin de l’histoire”), doit être fermement rejetée. Les acquis sociaux et démocratiques peuvent être balayés en une élection et remplacés par des politiques autoritaires et destructrices sur les plans social et environnemental. L’histoire est toujours en marche, et nous devons repenser nos institutions si nous voulons rendre notre modèle durable. Des idées intéressantes et des innovations venant de chaque continent peuvent mener à de nouvelles formes de participation populaire, une plus grande harmonie avec la nature ou une meilleure manière de gérer les conflits. Partout dans le monde, une grande diversité d’avancées économiques, politiques ou sociales montre le pouvoir de l’imagination et le nombre impressionnant d’idées promettant de mener vers une société meilleure.          Le défi de notre époque est de trouver une ou plusieurs formules respectant à la fois l’équité (que personne, à l’échelle nationale comme internationale, ne soit laissé pour compte et que soit réalisée une société inclusive), la liberté (économique et politique, ce qui implique le respect de l’Etat de droit, des droits de l’homme et des droits démocratiques au sens large) et la durabilité environnementale (préserver les écosystèmes non seulement pour les générations à venir, mais aussi pour eux-mêmes, pour respecter toutes les formes de vie).          (…)                                           — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? Se connecter   S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     Soutenir le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante de plus de 400 journalistes.    Participer à des événements artistiques et culturels toute l'année et partout en France.    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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ La capacité de l’humanité à apporter des réponses aux défis actuels dépendra de l’émergence d’acteurs et de mouvements sociaux faisant pression sur les décideurs politiques, affirment dans une tribune au « Monde », 300 chercheurs en sciences sociales.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤                     
                                                   
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Progrès social : « Alternatives pragmatiques pour promouvoir la justice sociale et préserver l’environnement »

La capacité de l’humanité à apporter des réponses aux défis actuels dépendra de l’émergence d’acteurs et de mouvements sociaux faisant pression sur les décideurs politiques, affirment dans une tribune au « Monde », 300 chercheurs en sciences sociales.



LE MONDE ECONOMIE
 |    02.11.2018 à 16h15
   





                        



                                


                            

Le Panel international sur le progrès social (IPSP) a été lancé en juillet 2014 à Paris, pour apporter la contribution des chercheurs au débat public sur l’évolution des institutions et de la structure de nos sociétés. Il rassemble plus de 300 chercheurs en sciences sociales (économie, sociologie, science politique, histoire, philosophie, anthropologie, droit, communication, etc.) à travers le monde. Le Panel publie un rapport sur le mauvais état de la planète et propose des solutions pour y remédier. 
Tribune. Une anxiété croissante gagne le monde. Les préjugés, la peur et la haine hantent de nouveau nos sociétés. Vers quel futur allons-nous ? Comment pouvons-nous éviter de répéter les erreurs qui ont engendré les tragédies du XXe siècle ?
Le Panel international sur le progrès social vient de publier un rapport qui propose une évaluation des tendances à long terme de nos sociétés. Le moment historique dans lequel nous nous trouvons exige une telle synthèse. L’effondrement des idéologies totalitaires a ouvert l’esprit de nos concitoyens à la recherche d’alternatives pragmatiques pour promouvoir la justice sociale et préserver l’environnement. Nous devons saisir cette opportunité, de manière urgente, avant qu’il ne soit trop tard.
La recherche en sciences sociales est en mesure d’aider, offrant, dans une approche pluridisciplinaire, une meilleure compréhension du potentiel et des limites d’institutions-clés comme le marché, l’Etat, l’entreprise, la démocratie ou la religion. Elle permet aussi de se saisir plus efficacement des grands défis sociétaux dans leur complexité.

La globalisation, la cyberconnectivité, la diversité et le multiculturalisme, les migrations, la biodiversité et le climat, les inégalités et la pauvreté, le défi technologique et éthique de l’intelligence artificielle… les nouveaux conflits clivent aujourd’hui les populations au moins autant que les anciens liés à la...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Le philosophe Henry S. Richardson détaille, dans une tribune au « Monde », le rapport du Panel international sur le progrès social pour le XXIe siècle.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤                     
                                                   
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Progrès social : « Nos vingt-et-un principes et valeurs pour le XXIe siècle »

Le philosophe Henry S. Richardson détaille, dans une tribune au « Monde », le rapport du Panel international sur le progrès social pour le XXIe siècle.



LE MONDE ECONOMIE
 |    02.11.2018 à 16h15
    |

Henry S. Richardson (philosophe à la Georgetown University (Etats-Unis))







                        



                                


                            
Tribune. Comment évaluer le progrès social dans une société donnée ? Beaucoup d’économistes auront l’habitude d’en admettre seulement deux : le bien-être et la justice distributive. Comme on le sait, se concentrer uniquement sur la maximisation du bien-être total (ou moyen) est compatible avec la promotion de niveaux inacceptables d’inégalité économique. On pourrait penser qu’une fois que la justice a été ajoutée au bien-être, ces deux dimensions suffisent, tant la notion de bien-être est vaste.
Mais l’approche subjectiviste de l’idée de bien-être qui a dominé l’économie au milieu du siècle dernier cède la place à une compréhension plus concrète. Cette évolution est en grande partie imputable au développement pionnier par Amartya Sen de l’approche par les « capabilités », qui distingue plusieurs dimensions du bien-être. Le rapport de 2009 de la Commission Stiglitz-Sen-Fitoussi a ainsi suggéré que la dimension du bien-être puisse être divisée en huit sous-dimensions : niveau de vie matériel, santé, éducation, activités personnelles, expression politique et gouvernance, connexions et relations, environnement, et sécurité.
Egale dignité de chaque être humain
Dans le chapitre du rapport du Panel international sur le progrès social consacré à cette question, notre groupe d’auteurs s’est rapidement mis d’accord sur les grandes lignes de notre approche. Nous serions guidés par un engagement fondamental en faveur de l’égale dignité de chaque être humain et du respect du pluralisme profond, dans le monde entier, des points de vue sur les valeurs, la moralité et la religion. Nous nous sommes mis d’accord pour abjurer toute trace de la foi des Lumières selon laquelle la société humaine est destinée à progresser inexorablement. Nous avons également rejeté l’idée selon laquelle il existe une voie unique et privilégiée vers le progrès social. Au lieu de cela, nous avons voulu que notre catalogue de dimensions du progrès social puisse servir à tout...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ Dans nombre de petites villes françaises, le géant américain se substitue au troquet, disparu ou fermé le soir. Symbole de la malbouffe, il est pourtant le bienvenu dans ces communes où il maintient un peu de vie sociale.
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Le McDo a remplacé le café du village


                      Dans nombre de petites villes françaises, le géant américain se substitue au troquet, disparu ou fermé le soir. Symbole de la malbouffe, il est pourtant le bienvenu dans ces communes où il maintient un peu de vie sociale.



LE MONDE
 |    02.11.2018 à 14h53
 • Mis à jour le
02.11.2018 à 14h55
    |

                            Lorraine de Foucher








                              

                        

C’est une cabane en contreplaqué rouge et bois qui toise le parking, en bordure de la RN12, direction Dreux. « Ronald Gym Club » y est inscrit en lettres capitales. Ce mardi après-midi d’automne, les jeux ne sont pas occupés par l’égérie de McDonald’s en train de faire des étirements. Plutôt par des enfants un peu trop âgés aux yeux de la serveuse, charlotte noire sur la tête et surchaussures qui offrent un bruit de plastique à sa démarche décidée.
« Ça suffit de fumer des pétards dans les toboggans ! Ça sent jusqu’au restaurant », admoneste-t-elle en montrant du doigt les effluves de cannabis devant les adolescents hilares. Trois jeunes encapuchés se lèvent. « C’est comme ça tous les jours, je vais encore appeler la gendarmerie si ça continue », menace-t-elle, pendant que ses interlocuteurs sourient et se mettent à chanter : « On est des délinquants, on fume des joints dans les toboggans », sur un air approximatif de rap, en quittant la terrasse du McDonald’s de La Queue-lez-Yvelines (Yvelines).
La France, deuxième filiale McDo
Ce joli bourg francilien situé à la frontière de l’Eure-et-Loir et de la vallée de Chevreuse fait partie des plus petits villages français à accueillir l’enseigne américaine. Depuis l’ouverture du premier McDo sur la place des Halles, à Strasbourg, en 1979, la France n’a cessé de déclarer son amour au roi du fast-food : on dénombre aujourd’hui plus de 1 285 McDonald’s pour, à titre de comparaison sur l’échelle de la gastronomie, 1 500 restaurants de sushis et 11 000 kebabs. La France est la deuxième filiale la plus rentable au monde, derrière les Etats-Unis, et celle qui enregistre le plus de croissance. Le M jaune brille partout sur le territoire, avec un immense maillage qui englobe désormais des villes aussi petites que « La Queue », comme on l’appelle dans le coin, avec ses 2 000 habitants.
« On n’a nulle part où aller quand on n’a pas cours. Quand on en a marre de faire des tours dans...



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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Le géant de l’acier répond ainsi aux inquiétudes européennes sur la concurrence, dans le cadre de son projet d’acquisition de l’italien Ilva.
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ArcelorMittal va vendre à Liberty House des sites au Luxembourg et en Belgique

Le géant de l’acier répond ainsi aux inquiétudes européennes sur la concurrence, dans le cadre de son projet d’acquisition de l’italien Ilva.



Le Monde.fr avec AFP
 |    02.11.2018 à 11h29
   





                        



   


ArcelorMittal compte céder au fonds financier Liberty House ses sites luxembourgeois de Dudelange, et belges de Flémalle et Tilleur, près de Liège, a annoncé vendredi 2 novembre le champion européen de l’acier. La réalisation de l’opération, dont le montant n’a pas été précisé, reste « assujettie à la finalisation de l’acquisition d’Ilva », le numéro un italien de la sidérurgie.
Face à ses ambitions méridionales, et au risque de créer une position ultradominante en Europe, la famille Mittal a en effet dû accepter de lourdes cessions d’actifs pour arracher l’autorisation de Bruxelles.

        Lire notre analyse :
         

          ArcelorMittal s’ampute lourdement pour acheter l’italien Ilva



L’opération avec Liberty House dépend également des conclusions des consultations avec les représentants des salariés concernés. Les syndicats locaux en ont été informés vendredi matin lors d’un conseil d’entreprise extraordinaire.
Craintes des syndicats
Dans un communiqué, le syndicat luxembourgeois LCGB déplore le fait de privilégier « un acteur financier au détriment d’un acteur industriel ». Liberty House est une filiale de l’anglo-indien GFG Alliance (Gupta Family Group), détenu par l’entrepreneur Sanjeev Gupta. Le groupe constitue depuis le début des années 2010 une activité sidérurgique.
« Jusqu’au 12 octobre 2018, [le sidérurgiste allemand] Salzgitter était le repreneur le plus pondérant quant à une reprise éventuelle », regrette le syndicat, qui compte rencontrer ses confrères belges de la Confédération des syndicats chrétiens (CSC) pour un front commun face à la direction d’ArcelorMittal. Près de 1 000 salariés sont concernés par ces acquisitions.
« Liberty s’engage à conserver les emplois sur les sites de Liège et de Dudelange », précise le groupe dans un communiqué. Les trois usines produisent au total 2,1 millions de tonnes d’acier profilé à froid, 2 millions de tonnes d’acier galvanisé et 200 000 tonnes d’acier étamé.
Le fonds devrait acquérir également les sites d’ArcelorMittal situés en Roumanie, en République tchèque, Macédoine et Italie, d’après un accord passé en octobre. « En acceptant des offres fermes de la part de Liberty House pour l’ensemble de ces actifs, la société a tenu compte de la préférence de la Commission pour un acquéreur unique », a précisé le géant de l’acier.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Le prix moyen des smartphones du groupe s’est élevé à 800 euros.
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Des iPhone plus chers permettent à Apple d’afficher des résultats record

Le prix moyen des smartphones du groupe s’est élevé à 800 euros.



LE MONDE ECONOMIE
 |    02.11.2018 à 11h04
    |

                            Jérôme Marin (San Francisco, correspondance)








                        



   


La stratégie pouvait sembler risquée mais elle a porté ses fruits. En augmentant le prix de vente de ses iPhone, Apple a trouvé la parade à la saturation du marché des smartphones. Et réalisé un chiffre d’affaires et des profits record au cours de son exercice fiscal, clos fin septembre. La société installée à Cupertino (Californie) a cependant prévenu que sa croissance devrait ralentir au cours de la période des fêtes, provoquant une chute de son action.
Avec sa nouvelle gamme de produits, présentée ces deux derniers mois, Apple n’a pas mis un frein à la hausse des tarifs. Fin septembre, la marque à la pomme a lancé l’iPhone XS Max, le smartphone le plus cher de son histoire – il est facturé jusqu’à 1 659 euros en France. Les nouveaux modèles de la tablette iPad Pro et des ordinateurs MacBook Air, présentés mercredi 31 octobre affichent aussi un prix bien plus élevé que leurs prédécesseurs.
Sur l’exercice 2017-2018, le bénéfice net d’Apple s’est élevé à 59,5 milliards de dollars (52,1 milliards d’euros), soit un bond de 23 % par rapport aux douze mois précédents. Le chiffre d’affaires de l’entreprise a par ailleurs progressé de 16 %, à 266 milliards de dollars. Sur le seul quatrième trimestre, de juillet à septembre, il a augmenté de 20 %, « le plus fort taux de croissance depuis trois ans », se félicite Tim Cook, le directeur général.
Principal moteur de la croissance
Comme souvent, l’iPhone a été le principal moteur de la croissance. Si le nombre d’unités vendues n’a que très légèrement progressé sur le trimestre, le chiffre d’affaires généré par le smartphone a grimpé de 29 %, en raison d’un prix de vente moyen proche des 800 dollars. Les recettes des services (App Store, Apple Music…) ont augmenté de 17 %, tout proches des 10 milliards de dollars. Et celles des autres produits (montres, boîtier télé…) de 31 %.
Pour le trimestre en cours, période cruciale qui inclut des fêtes de fin d’année, Apple table sur un chiffre d’affaires compris entre 89 et 93 milliards de dollars, soit un gain allant de 1 % à 5 % par rapport à 2017. Le groupe justifie sa prudence par l’évolution défavorable des taux de change, les incertitudes économiques dans plusieurs pays émergents ou de potentiels problèmes de stock.
En outre, Apple va subir une inversion du calendrier de lancement de ses iPhone : l’an passé, il avait d’abord commercialisé le modèle le moins cher. Les versions les plus coûteuses n’avaient été lancées qu’en octobre, entraînant mécaniquement un prix de vente moyen et un chiffre d’affaires plus élevés lors du trimestre des fêtes.
Repli boursier
Cet avertissement n’a pas plu à Wall Street, alors même que l’action d’Apple avait jusque-là bien mieux résisté que les autres valeurs technologiques à la correction boursière. Dans les échanges d’après-Bourse, elle chutait ainsi de 6,5 %. Si ce repli se confirmait vendredi en séance, la capitalisation boursière du groupe pourrait repasser sous le seuil symbolique, franchi début août, des 1 000 milliards de dollars.
Les marchés ont par ailleurs peu apprécié l’annonce d’un changement dans la publication des résultats. Désormais, Apple ne partagera plus le nombre d’iPhone, d’iPad et de Mac vendus chaque trimestre. Ces chiffres, particulièrement observés par les investisseurs, donnaient un aperçu de la demande pour les produits de la marque. Ils permettaient également de déduire le prix de vente moyen de chaque catégorie de produits.
« Le nombre d’unités vendues est moins pertinent que par le passé », justifie Luca Maestri, le directeur financier de la société. « Généralement, les entreprises arrêtent de publier des chiffres quand ils commencent à baisser, rétorque Walter Piecyk, analyste chez BTIG Research. Ce n’est pas un bon signe pour Apple. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Le budget adopté le 31 octobre prévoit un déficit public de 0,2 % en 2019.
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Le Portugal, meilleur élève des pays du sud de l’Europe

Le budget adopté le 31 octobre prévoit un déficit public de 0,2 % en 2019.



LE MONDE ECONOMIE
 |    02.11.2018 à 10h47
 • Mis à jour le
02.11.2018 à 11h05
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            

La comparaison est un peu facile, mais elle est tentante. Tandis que, d’un côté, l’Italie poursuit le bras de fer avec Bruxelles autour de son budget, de l’autre, le Portugal a adopté le sien sans faire de bruit, en première lecture, mercredi 31 octobre. Le contraste entre les deux pays est grand : si Rome table sur un déficit public à 2,4 % du produit intérieur brut (PIB) en 2019, contre 1,8 % cette année, Lisbonne prévoit de réduire le sien à 0,2 % du PIB – un niveau historiquement bas –, contre 0,7 % en 2018. Et ce, sans pour autant renoncer à une politique sociale généreuse. « C’est un budget qui renforcera la confiance ; la stabilité politique maintenue ces trois dernières années l’a rendue possible », a déclaré le premier ministre socialiste, Antonio Costa.

Le texte doit encore être passé au crible des commissions parlementaires, avant une adoption définitive le 29 novembre. Dans le détail, le gouvernement table sur une croissance de 2,2 % en 2019, après 2,3 % cette année et le record de 2,8 % en 2017. La dette publique, qui a culminé à 129,9 % du PIB en 2016, devrait tomber à 118,5 % en 2019. Côté dépenses, l’exécutif prévoit d’augmenter l’investissement dans les infrastructures, de renforcer les subventions pour les transports en faveur des familles vivant dans les agglomérations de Porto et Lisbonne, ou encore de relancer les progressions de carrière pour les fonctionnaires, gelées depuis 2009 : les salaires publics devraient ainsi gonfler de près de 3 % en moyenne. Les pensions publiques devraient également augmenter plus vite que l’inflation en 2019.
L’opposition de droite n’a pas manqué de dénoncer ces dépenses, les qualifiant « d’électoralistes ». A l’autre bout du spectre, la gauche radicale, qui soutient le gouvernement, estime qu’elles manquent d’ambition. Dans les deux cas, les formations politiques sont déjà en ordre de bataille pour les élections législatives de l’automne 2019. Ce budget est, en somme,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ La justice américaine a annoncé jeudi des poursuites contre une société chinoise pour avoir tenté de voler des secrets industriels au fabricant de semi-conducteurs Micron Technology. Une stratégie qui, aux yeux de Washington, participe de l’offensive commerciale de Pékin, note Jean-Michel Bezat, du « Monde », dans sa chronique.
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Pour l’administration Trump, « Pékin mène une politique économique prédatrice »

La justice américaine a annoncé jeudi des poursuites contre une société chinoise pour avoir tenté de voler des secrets industriels au fabricant de semi-conducteurs Micron Technology. Une stratégie qui, aux yeux de Washington, participe de l’offensive commerciale de Pékin, note Jean-Michel Bezat, du « Monde », dans sa chronique.



LE MONDE ECONOMIE
 |    02.11.2018 à 10h46
    |

            Jean-Michel Bezat








                        



                                


                            

« Pertes & profits ». Donald Trump n’aime rien tant que fanfaronner devant des interlocuteurs en position de faiblesse. Et c’est bien un président chinois affaibli, sur le plan économique du moins, qu’il rencontrera au sommet du G20, le 30 novembre, en Argentine. Comme à son habitude, c’est sur Twitter que le président américain l’a annoncé, jeudi 1er novembre : « Je viens d’avoir une excellente et longue conversation avec Xi Jinping. Nous avons parlé de beaucoup de sujets, tout particulièrement sur le commerce. »
Alors que les Etats-Unis affichent une forte croissance, le président chinois a reconnu devant des chefs d’entreprise, jeudi, que « l’incertitude [s’était] accrue de façon significative » pour le secteur privé en raison d’un endettement massif et d’un yuan au plus bas depuis dix ans face au dollar. Sans évoquer les nouveaux droits de douane imposés par Washington, qui obscurcissent son horizon. Dans le conflit sino-américain, on n’en est pas encore à la guerre totale. Mais, faute d’accord au G20, M. Trump menace d’annoncer en décembre la surtaxation de toutes les importations chinoises, soit 500 milliards de dollars (440 milliards d’euros), contre la moitié actuellement.

Après cet entretien téléphonique, la presse officielle chinoise a souligné, dans la plus pure langue de bambou, la volonté de M. Xi de développer des relations « solides » et « saines » entre les deux premières puissances économiques mondiales. Saines, vraiment ? C’est vite dit, car, au G20, M. Trump aura un autre sujet de franche discussion, directement lié à la guerre commerciale : le pillage de la propriété intellectuelle, sport national pratiqué à grande échelle par Pékin et signe de son retard technologique persistant.
Secteur très délicat des puces à mémoire vive
L’administration Trump répète que Pékin mène une politique économique « prédatrice » et dénonce ces vols...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Les ventes du japonais dans l’Hexagone ont baissé de 10 % sur les dix premiers mois de 2018 quand le groupe Renault a réalisé + 6,5 %.
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Automobile : Nissan, l’allié de Renault, à la peine en 2018

Les ventes du japonais dans l’Hexagone ont baissé de 10 % sur les dix premiers mois de 2018 quand le groupe Renault a réalisé + 6,5 %.



LE MONDE ECONOMIE
 |    02.11.2018 à 10h38
    |

                            Éric Béziat








                        



                                


                            
Dans le vieux couple que constitue l’alliance entre Renault et Nissan, désormais flanquée de Mitsubishi, les rôles se sont depuis peu inversés. Le japonais, certes renfloué par Renault en 1999, a pendant des années fait figure de champion de la performance quand la firme au losange avait parfois du mal à suivre. Aujourd’hui, c’est le contraire et les tout derniers chiffres d’immatriculations en France, publiés jeudi 1er novembre, illustrent ce décalage. Les ventes de Nissan dans l’Hexagone ont baissé de 10 % sur les dix premiers mois de 2018 quand le groupe Renault a réalisé + 6,5 % et l’ensemble du marché français + 5,7 %.

A plus large échelle, les chiffres mondiaux de production pour la première moitié de l’exercice fiscal de Nissan dévoilés mi-octobre montrent une baisse de 6 % avec des reculs qui atteignent 14 % au Japon et aux Etats-Unis et 9 % dans l’usine britannique de Sunderland qui fournit une bonne partie de la production européenne de la marque.
Sur le Vieux Continent, justement, les best-sellers traditionnels de Nissan sont à la peine. La petite Micra, fabriquée depuis 2017 à l’usine Renault de Flins, affiche des ventes en berne. Quand au Qashqai, le véhicule qui a lancé la mode des SUV il y a onze ans, il voit ses immatriculations européennes baisser de 38 % en septembre et de 22 % depuis avril.
Nouvelles normes d’homologation européennes
Si le Qashqai reste l’un des SUV les plus vendus en Europe (il représente 40 % des ventes 2018 de Nissan en Europe !), il est confronté depuis cet été à des difficultés importantes liées à son adaptation aux nouvelles normes d’homologation européennes entrées en vigueur depuis le 1er septembre. « En août, Nissan a immatriculé dans ses concessions beaucoup de voitures qui n’auraient pas été homologuées le mois suivant, explique un connaisseur du secteur. Ils ont maintenant des centaines de véhicules d’occasion à écouler. »
Ironie de l’histoire,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Cette année, la « Journée européenne de l’égalité salariale » tombe le 3 novembre. Au-delà de cette date, les femmes du Vieux Continent cesseront symboliquement d’être rémunérées, au regard des différences de salaire avec les hommes.
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Après le 3 novembre, les Européennes travailleront... pour rien

Cette année, la « Journée européenne de l’égalité salariale » tombe le 3 novembre. Au-delà de cette date, les femmes du Vieux Continent cesseront symboliquement d’être rémunérées, au regard des différences de salaire avec les hommes.



LE MONDE ECONOMIE
 |    02.11.2018 à 10h11
    |

            Marie Charrel








                        



   


Mesdames, arrêtez tout ! A partir du samedi 3 novembre, vous travaillerez pour des prunes. Puisque les femmes gagnent 16,2 % de moins que les hommes dans l’Union européenne, d’après Eurostat, c’est en effet après cette date qu’elles cessent symboliquement d’être rémunérées pour leur travail par rapport à leurs collègues masculins. Dans l’espoir de faire bouger les choses, Bruxelles a donc choisi de consacrer cette journée à l’égalité salariale.
Il y a du pain sur la planche, car la moyenne de 16,2 % masque d’immenses disparités selon les Etats. Le salaire horaire brut des femmes est ainsi de 6,1 % inférieur à celui des hommes en Belgique, et de 5,5 % plus bas au Luxembourg. C’est relativement peu. Mais l’écart monte à 20,1 % en Autriche, 21 % au Royaume-Uni et 21,5 % en Allemagne. La France, elle, est à 15,2 %, soit un peu moins que la moyenne européenne. Voilà pourquoi la lettre d’information féministe Les Glorieuses a fixé au 6 novembre, à 15 h 35 précises, le jour après lequel les Françaises travailleront pour rien. Elle a également lancé le mouvement #6novembre15h35 pour sensibiliser l’opinion à ce sujet.

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Néanmoins, ces chiffres doivent être manipulés avec précaution. En effet, ils présentent un tableau incomplet, voire trompeur, des inégalités de genre sur le marché du travail. Prenons l’exemple de l’Italie. Les écarts de salaire n’y sont que de 5,5 %, mais le taux d’emploi des femmes, mesurant la part des personnes en âge de travailler parmi la population active, est de seulement 52,5 %, contre 72,3 % pour les hommes. En Suède, la différence de salaire est de 13,3 % – plus élevée qu’à Rome –, mais les Suédoises sont bien mieux insérées que les Italiennes sur le marché du travail (leur taux d’emploi culmine à 79,5 %).
Un fossé lié aux représentations et à la maternité
Pour compléter ce tableau, il convient d’examiner également la durée du travail. Là encore, les inégalités sont fortes : 35,7 % des femmes travaillent à temps partiel dans la zone euro, contre 9,4 % des hommes. Elles sont 44,6 % en Allemagne, et… 77 % aux Pays-Bas.
Ce fossé tient aux représentations, mais aussi, en grande partie, à la maternité. Le constat se vérifie dans tous les pays : plus elles ont d’enfants, plus les mères sont nombreuses à interrompre leur carrière, au moins temporairement, tandis que le père continue de travailler. A leur retour, elles voient leur salaire progresser moins vite, si bien qu’une fois à la retraite, elles touchent une pension un tiers plus basse que celle des hommes. Toutefois, les enfants n’expliquent pas tout. A compétences et diplômes égaux, les écarts de salaire sont présents dès la première embauche. Nombre d’employeurs, pas toujours consciemment, anticipent les éventuelles grossesses à venir de leurs recrues féminines.

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« Nous ne pouvons plus accepter cette situation, ont déclaré en chœur une série de commissaires européens, le 26 octobre, appelant les Etats à agir pour aider les femmes à mieux concilier vie privée et vie professionnelle, en développant par exemple l’accueil de la petite enfance. Bruxelles espère également faire adopter sa proposition de directive qui prévoit d’instaurer un droit à dix jours de congé parental pour les pères, à prendre autour de la naissance de leur enfant. Mais ce projet, pour l’heure, ne soulève guère l’enthousiasme des Etats membres…



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ La Poste met en vente, vendredi, un nouveau timbre à 0,80 euro pour le centenaire des Comptes chèques postaux (CCP).
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Les chèques postaux timbrés

La Poste met en vente, vendredi, un nouveau timbre à 0,80 euro pour le centenaire des Comptes chèques postaux (CCP).



LE MONDE
 |    02.11.2018 à 09h20
 • Mis à jour le
02.11.2018 à 09h27
    |

            Pierre Jullien








                        



   


La Poste met en vente générale, vendredi 2 novembre, un timbre à 0,80 euro pour le centenaire des chèques postaux.
En effet, c’est la loi du 7 janvier 1918 qui donne naissance au « service de comptes courants et de chèques postaux » (CCP). Près de 42 000 comptes sont ouverts en 1919, La Banque postale comptant aujourd’hui plus de 10 millions de clients.
Les chèques postaux sont un thème de collection, comme en témoigne l’article publié par La Gazette, la revue trimestrielle de l’Association des philatélistes et collectionneurs du personnel des Groupes La Poste et Orange, Philapostel. Ses auteurs, Jean-Claude Labbe et Bernard Lherbier, insistent sur « la diversité du matériel philatélique » : timbres à date, oblitérations mécaniques, enveloppes publicitaires, cartes postales de remboursement (qui « mises à la disposition des titulaires de compte, permettaient d’opérer le recouvrement de créances par le versement au crédit de leur compte »), carnets de chèques postaux illustrés avec des timbres, chèques filigranés à l’effigie de « Marianne », etc.

   


Sans oublier le timbre que La Poste avait édité en 1968 pour le cinquantenaire de cette « institution ».
Le timbre du centenaire a été récemment précédé par l’émission de vignettes postales « bancaires » sur les bicentenaires de la Caisse des dépôts (2016) et des Caisses d’épargne (en mars 2018).
Le timbre, au format carré 40,85 x 40,85 mm, imprimé en héliogravure et tiré à 900 000 exemplaires. A partir du 2 novembre, il sera vendu dans certains bureaux de poste, à la boutique Le Carré d’Encre (13bis, rue des Mathurins, 75009 Paris), au Musée de La Poste, 21 avenue du Maine, à Paris (XVe) ou par correspondance à Phil@poste Service Clients Z.I., avenue Benoît-Frachon, BP 10106 Boulazac, 24051 Périgueux Cedex 09 et sur le site Internet www.laposte.fr/boutique.



                            


                        

                        


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Les écoles de commerce veulent s’éloigner de la « spéculation sans complexe »

Les business schools s’attachent à former des diplômés plus responsables et insistent sur la prévention des risques.



LE MONDE
 |    02.11.2018 à 08h15
    |

                            Jean-Claude Lewandowski








                        



   


Dix ans après la chute de Lehman Brothers et le krach de 2007-2008, les écoles de commerce ont-elles changé ? Ont-elles repensé leurs programmes ? Bref, ont-elles tiré les leçons de la crise ? Ces questions se posent, à un moment où les tensions s’accumulent sur les marchés financiers, certains redoutant même un nouveau séisme. Certes, nombre de « business schools » se sont interrogées à l’époque.

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Outre-Atlantique, sous la pression de l’opinion publique, Harvard, Yale, Wharton ou Chicago Booth ont procédé à une sérieuse ­remise en cause de leur enseignement, notamment en finance. En France aussi, les débats ont été animés à HEC, à l’Essec ou à l’Edhec. Pour autant, avec le recul, les écoles françaises et européennes ne se sentent pas vraiment coupables. « Après tout, la crise est d’abord partie des Etats-Unis, avec l’affaire des subprimes, avant de se propager au reste de la planète », rappelle François Bonvalet, directeur général de Toulouse Business School.
Serious game
Faut-il en déduire que rien n’a changé ? Loin de là. Un peu partout, les écoles ont fait ­évoluer leur cursus – le plus souvent par ­petites touches. « Au total, 60 % de notre ­enseignement a été modifié, assure Patrice Houdayer, directeur des programmes, de l’international et de la vie étudiante à Skema. C’est une onde de choc qui s’est propagée ­depuis 2008, et qui dure encore. »

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Premier changement : l’accent a été mis sur l’éthique des affaires et sur la responsabilité des manageurs. « Ces questions occupent ­désormais une place centrale, indique Frank Bournois, directeur général d’ESCP Europe. Nous incitons nos élèves à mieux prendre en compte la notion de bien commun, et à se ­placer dans une optique de long terme. » A l’Inseec, les élèves utilisent un « jeu sérieux » (serious game), ou planchent sur des études de cas portant sur des scandales récents comme le Mediator ou l’affaire Volkswagen.
Vœu pieu
Ici ou là, conférences, interventions de dirigeants, discussions en classe figurent également au menu. A l’Ieseg, « nous avons commencé par quelques cours obligatoires sur l’éthique et la RSE [responsabilité sociétale de l’entreprise], précise Jean-Philippe Ammeux, le directeur général. Aujourd’hui, ces thématiques irriguent tous nos programmes. C’est sans doute moins visible, mais plus efficace. » L’école dispose même d’une structure, Icor (Ieseg ­Center for Organizational Responsability), forte d’une vingtaine d’enseignants de toutes disciplines qui planchent sur ces sujets et publient dans des revues académiques. « Nous voulons former des citoyens du monde, responsables et entreprenants », résume pour sa part Damien Richard, professeur à l’lnseec.
« Bien sûr, nous enseignons toujours l’économie de marché. Mais nous en montrons aussi les limites et les excès », François Bonvalet, directeur général de Toulouse Business School
Tout cela semble un peu relever du vœu pieu… Mais ces évolutions répondent à l’attente des étudiants eux-mêmes. « L’appât du gain, le culte de la rentabilité à tout prix, la ­spéculation sans complexe ne sont plus dans l’air du temps chez les jeunes générations. Nous devons en tenir compte », observe Isabelle Lacombe, chef du département droit, ­finance, contrôle à l’EM Normandie. Priorité, donc, à la quête de sens, aux pratiques « soutenables » et respectueuses de l’environnement et de la société.
De leur côté, les organismes d’accréditation (EFMD, AACSB) accordent eux aussi une importance accrue aux critères comme la responsabilité et la contribution des écoles à leur environnement. Au contraire, il faut le noter, de certains classements comme ceux du ­Financial Times, qui, ainsi que le remarque ­Patrice Houdayer, « continuent de privilégier le critère de la rémunération et de sa progression pour départager les écoles ». Les mauvaises ­habitudes n’ont pas totalement disparu…

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Dans le même temps, les écoles s’attachent à développer l’esprit critique. On trouve ainsi des cours d’histoire économique à l’Ieseg, de philosophie et géopolitique à Skema… Un peu partout, la culture générale et les « humanités » sont de retour. « Bien sûr, nous enseignons toujours l’économie de marché. Mais nous en montrons aussi les limites et les excès, assure François Bonvalet. Nous insistons sur les conséquences des décisions prises. » Toulouse BS dispose en outre d’un « comité RSE », qui supervise l’ensemble des activités de l’école – du contenu des cours aux questions d’éthique et de développement durable.
Davantage de régulation
L’ouverture internationale contribue aussi à la « responsabilisation » des élèves. « Quand ils passent un an dans nos campus du Brésil ou de Chine, ils voient le monde autrement, ils ­deviennent plus conscients des difficultés que connaissent leurs contemporains », souligne Patrice Houdayer à Skema. Tout est fait pour qu’ils ne vivent pas dans une bulle, mais en contact avec « la vie réelle ». Pour autant, la ­finance, souvent au banc des accusés, reste une discipline très prisée. « Encore faut-il distinguer les activités de marché, qui ne concernent chez nous que quelques dizaines d’élèves, et la finance d’entreprise, qui en attire beaucoup plus », nuance Frank Bournois. L’étoile des golden boys a pâli.

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Reste que la discipline a beaucoup changé. De nouveaux cours ont fait leur apparition – sur la blockchain, les cryptomonnaies, les fintech, les fonds responsables… A Nancy, l’ICN a mis en place un cours sur les financements structurés et les risques associés, et un autre sur la finance comportementale et l’architecture du secteur financier. « Surtout, nous insistons beaucoup sur le contrôle des activités de marché, l’analyse de risque et la conformité aux règles », indique de son côté Isabelle Lacombe à l’EM Normandie, qui transpose ainsi toutes les réglementations récentes (Bâle III, Solvabilité II…) dans ses enseignements. Moins de techniques complexes et d’outils mathématiques sophistiqués, davantage de régulation, de compréhension du système et de prévention des risques : tel est le nouveau paradigme.

« Le Monde » organise son Salon des grandes écoles les 10 et 11 novembre
La 13e édition du Salon des grandes écoles (SaGE) aura lieu samedi 10 et dimanche 11 novembre à Paris, aux Docks, Cité de la mode et du design (13e arrondissement), de 10 heures à 18 heures.
Plus de cent cinquante écoles de commerce, d’ingénieurs, IAE, IEP, écoles spécialisées et prépas y seront représentées, permettant d’échanger sur les différents programmes et leur accessibilité (post-bac, post-prépa ou après un bac + 2, + 3 ou + 4). Lycéens, étudiants et parents pourront également assister à des conférences thématiques animées par des journalistes du Monde Campus. Une équipe de vingt « coachs » pourra également conseiller lycéens, étudiants et parents pour définir leur projet d’orientation, préparer les concours ou rédiger leur CV.
L’entrée en sera gratuite, la préinscription en ligne est conseillée pour accéder plus rapidement au Salon. Liste des exposants et informations pratiques sont à retrouver sur le site Internet du SaGE.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Tracer la composition des marchandises, de la fabrication  au recyclage, est possible et indispensable, affirme Christian Zolesi, consultant en environnement, dans une tribune au « Monde ».
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« Il faut instaurer une carte d’identité pour les produits »

Tracer la composition des marchandises, de la fabrication  au recyclage, est possible et indispensable, affirme Christian Zolesi, consultant en environnement, dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE ECONOMIE
 |    02.11.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
02.11.2018 à 10h35
    |

Christian Zolesi







                        



                                


                            
Tribune. Les valorisations boursières record des géants du e-commerce ne prennent guère en compte les impacts négatifs générés par la masse des produits de consommation qu’ils distribuent. Ne pourrait-on envisager que leurs investissements colossaux dans les technologies numériques servent aussi à développer un nouveau système d’informations sur la composition des matériaux tout au long du cycle de vie de ces produits ? Une piste envisageable serait d’instaurer une « carte d’identité » des substances présentes dans les produits de consommation, afin de favoriser le développement d’une économie circulaire plus saine.
Ce jumeau numérique, qui fait tant défaut, faciliterait l’utilisation des matières résiduelles du produit pour en faire une source importante et fiable de (nouvelles) matières premières dans l’économie circulaire.
Il n’est plus concevable qu’à l’ère du big data, les distributeurs ne puissent pas récupérer une liste de quelques substances dans un matériau
En effet, les coûts sanitaires, environnementaux ou sociaux causés par la fabrication, la commercialisation et la consommation de produits dépassent de loin les 1 000 milliards de dollars par an, que ce soit du fait du réchauffement climatique, de la pollution de l’air ou de l’érosion de la biodiversité. A ces coûts s’ajoutent les quantités phénoménales de plastique utilisées lors du processus de fabrication. Selon le Parlement européen, plus de 300 millions de tonnes de plastique sont produites chaque année, un chiffre amené à doubler dans vingt ans. Les océans pourraient alors contenir plus de plastique que de poissons. Et un continent de plastique grand comme trois fois la France évolue actuellement dans le Pacifique.
Mais si l’économie circulaire devient incontournable pour ménager les ressources et limiter les déchets polluants, elle présente une vulnérabilité de taille : la perte de données sur la composition en substances chimiques des produits et de leurs matériaux...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Cette industrie qui surfait sur une vague de croissance ininterrompue depuis la crise de 2008-2009 semble être entrée depuis cet été dans l’ère du doute.
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Article sélectionné dans La Matinale du 01/11/2018
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Un vent froid souffle sur le secteur automobile mondial

Cette industrie qui surfait sur une vague de croissance ininterrompue depuis la crise de 2008-2009 semble être entrée depuis cet été dans l’ère du doute.



LE MONDE
 |    02.11.2018 à 06h36
 • Mis à jour le
02.11.2018 à 15h53
    |

                            Éric Béziat








                        



                                


                            

En quelques semaines, quelques mois peut-être, l’ambiance a changé… L’industrie automobile qui surfait sur une vague de croissance ininterrompue depuis la crise de 2008-2009 semble être entrée depuis cet été dans l’ère du doute. De Trump au Brexit, de Pékin à Bruxelles, des marchés financiers aux usines automobiles, les signaux rouges s’allument et une question taraude désormais investisseurs et manageurs : sommes-nous à l’orée d’un grand retournement du secteur ?

Dernier indice en date : les chiffres des immatriculations de voitures neuves en France, en octobre, publiés jeudi 1er novembre, viennent confirmer la morosité du moment. Le marché français des véhicules particuliers a baissé de 1,5 % ce mois-ci. Rien de bien alarmant, certes, d’autant plus que les ventes de véhicules utilitaires, en belle hausse, compensent ce trou d’air et que la croissance sur les dix premiers mois de 2018 atteint 5,7 %.
Nervosité des marchés
Au-delà de ces statistiques très franco-françaises, c’est d’abord une récente accumulation de résultats trimestriels décevants et d’alertes sur les profits de quelques poids lourds du secteur qui ont jeté un froid. Renault, Daimler, BMW ont annoncé des baisses de chiffre d’affaires ou de marge opérationnelle aussitôt sanctionnées par une baisse de l’action.
Ce sont surtout les équipementiers qui ont subi l’ouragan de plein fouet : l’allemand Continental, ainsi que Valeo et Plastic Omnium en France, ont, en octobre, revu à la baisse leurs ambitions, provoquant des réactions parfois très violentes de la part des investisseurs. Vu de la Bourse, pas de doute, « winter is coming » au royaume de l’automobile, comme disent les protagonistes de la série Game of Thrones.

La nervosité des marchés est-elle un simple coup de sang ou une vision annonciatrice de l’entrée dans une ère plus sombre ? « La Bourse n’est pas le meilleur outil pour prévoir les grands cycles de l’automobile »,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ Depuis la fusion effective  des deux groupes, en juin, la valeur du nouvel ensemble ne cesse de fondre. Les investisseurs s’inquiètent du risque environnemental  que constitue le glyphosate.
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Bayer, dans l’enfer du mariage avec Monsanto

Depuis la fusion effective  des deux groupes, en juin, la valeur du nouvel ensemble ne cesse de fondre. Les investisseurs s’inquiètent du risque environnemental  que constitue le glyphosate.



LE MONDE ECONOMIE
 |    02.11.2018 à 06h34
 • Mis à jour le
02.11.2018 à 18h43
    |

                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








                        



                                


                            

Ce jour-là, l’action Bayer a décroché, pour ne plus jamais se relever. Le 9 août 2018, Dewayne Johnson, un ancien jardinier en phase terminale de lymphome non hodgkinien, obtient gain de cause dans son procès contre Monsanto, qui ne l’a pas informé des risques qu’il courait en utilisant son produit phare, le Roundup. Le célèbre herbicide à base de glyphosate, le plus utilisé dans le monde, est pour la première fois rendu responsable d’un cancer par un tribunal, qui condamne Monsanto à verser au plaignant 289 millions de dollars (253 millions d’euros) : 39 au titre du préjudice moral et financier et 250 millions au titre des dommages.
L’allemand Bayer, qui a racheté le semencier Monsanto au mois de juin, accuse le coup : 10 milliards d’euros de valeur boursière s’évaporent en quelques heures. Le « risque Monsanto » correspond désormais à un chiffre, monstrueux. Et la descente aux enfers commence.
Bayer, ébranlé par la sanction, se défend. Il assure aux investisseurs que le procès sera cassé en appel, que la peine sera allégée et que le juge se rendra aux conclusions des « 800 études scientifiques » prouvant l’innocuité de la molécule. L’action reprend des couleurs. Mais lundi 22 octobre, le couperet tombe : la juge Suzanne Bolanos ne rouvrira pas le procès. Elle maintient le jugement mais allège la sanction financière, la ramenant au total à 78,5 millions de dollars. L’action s’effondre à nouveau, pour atteindre son plus bas niveau depuis cinq ans. Le 1er novembre, Dewayne Johnson a accepté – dans le but d’éviter le poids d’un nouveau procès – les dommages et intérêts réduits.
Branle-bas de combat
Depuis le rachat de Monsanto, Bayer a perdu la somme gigantesque de 30 milliards d’euros de valeur boursière, alors que le groupe a opéré une augmentation de capital de 9 milliards d’euros pour boucler la fusion. Le « mariage du siècle » au sommet de l’agrochimie mondiale était-il une erreur ? Déjà condamné par les écologistes,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ Pour financer la préservation de la planète, il faut marier la culture des investisseurs à celle des acteurs engagés pour l’environnement, estime l’économiste Thomas Binet dans une tribune au « Monde ».
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« Finance privée et entreprises doivent contribuer à la protection des océans »

Pour financer la préservation de la planète, il faut marier la culture des investisseurs à celle des acteurs engagés pour l’environnement, estime l’économiste Thomas Binet dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE ECONOMIE
 |    02.11.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
02.11.2018 à 09h39
    |

Thomas Binet (Economiste et fondateur du cabinet Vertigo Lab, spécialisé dans l’économie de la transition écologique)







                        



                                


                            

Tribune. Paradoxalement, les océans n’ont jamais autant suscité l’attention des décideurs et du grand public, alors qu’on manque cruellement de moyens financiers et techniques pour endiguer la rapide dégradation des écosystèmes côtiers et la perte de leur biodiversité. L’aide publique et le mécénat sont les principaux bailleurs de fonds, mais le compte n’y est pas : entre 3 et 7 milliards d’euros sont nécessaires pour protéger ne serait-ce que 10 % de la surface des océans ! Les besoins en financement dépassent largement les moyens alloués, qui s’élèvent à quelques centaines de millions d’euros par an seulement.
Alors, peut-on attendre de la générosité des citoyens qu’ils comblent ce déficit pour la préservation des océans ? La finance privée et les entreprises doivent également contribuer à cet effort, car ils bénéficient eux aussi des immenses services rendus par les océans.
Trois mécanismes destinés à trois types d’acteurs ayant un rôle-clé à jouer dans la préservation des océans annoncent ce changement.
Des projets hybrides sont envisageables
Les écosystèmes marins constituent d’abord pour les opérateurs touristiques et les communautés littorales des « infrastructures bleues » garantes de leur sécurité et de la résistance des activités économiques en cas d’aléas climatiques extrêmes. L’exemple des mangroves protégeant le littoral indonésien lors du tsunami de 2004 ou des récifs coralliens réduisant 90 % de la force des vagues en attestent.
Lorsque ces aléas surviennent, la restauration de ces écosystèmes requiert d’importants moyens financiers. Les assurances sont toutes désignées pour couvrir ces besoins d’urgence. La compagnie Swiss Re expérimente ainsi une assurance pour le récif corallien et les plages de la côte mexicaine. Cette assurance est financée en partie par les hôteliers de la côte. Elle est déclenchée au-dessus d’une certaine vitesse de vent lors d’un cyclone et permet d’accéder rapidement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ L’axe prioritaire pour dynamiser le pouvoir d’achat des ménages devrait être celui des créations d’emplois, estime le professeur d’économie dans sa chronique au « Monde ».
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤                     
                                                   
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Gilbert Cette : « La fausse bonne idée de la “désocialisation des heures supplémentaires” »

L’axe prioritaire pour dynamiser le pouvoir d’achat des ménages devrait être celui des créations d’emplois, estime le professeur d’économie dans sa chronique au « Monde ».



LE MONDE ECONOMIE
 |    02.11.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
02.11.2018 à 11h31
    |

                            Gilbert Cette (Professeur d’économie associé à l’université d’Aix-Marseille)








                        



                                


                            
Chronique « Entreprises ». Le débat sur le pouvoir d’achat capte actuellement l’attention des pouvoirs publics. Ainsi, la baisse de la taxe d’habitation vise à dynamiser le pouvoir d’achat des ménages ; la bascule des cotisations sociales vers la CSG vise à dynamiser le pouvoir d’achat des seuls salariés.
Cette préoccupation peut étonner dans une période où le pouvoir d’achat des ménages, tout comme celui du salaire moyen, augmente continûment. Le taux de marge des sociétés non financières demeure actuellement inférieur à ses niveaux d’avant-crise, ce qui témoigne d’une évolution du salaire moyen plus rapide que celle de la productivité. Au-delà, la France pâtit toujours d’un chômage massif, alors que la très grande majorité des pays de l’OCDE sont au plein-emploi. L’axe prioritaire, sinon le seul, qui devrait être évoqué pour dynamiser le pouvoir d’achat des ménages devrait donc être celui des créations d’emplois.
A ce titre, la baisse des cotisations sociales des salariés sur les heures supplémentaires envisagée dans la loi de finances 2019, appelée curieusement « désocialisation des heures supplémentaires », présente plusieurs inconvénients, outre celui de brouiller encore davantage le financement de la protection sociale. Tout d’abord, ce dispositif ne bénéficie pas aux salariés n’ayant pas la possibilité de faire des heures supplémentaires, comme, par exemple, les temps partiels contraints, dont la situation salariale est souvent très défavorable.
« Il s’agit d’une incitation à substituer des heures supplémentaires aux salariés, ce qui n’est pas approprié pour une économie encore en chômage massif »
Ensuite, il s’agit d’une incitation à substituer des heures supplémentaires aux salariés, ce qui n’est pas approprié pour une économie encore en chômage massif. C’est pour cette raison que les évaluations de ce dispositif aboutissent à des destructions d’emplois (« Désocialisation des heures supplémentaires : pouvoir d’achat pour...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ Le bois de chauffage peut utilement contribuer à la sauvegarde de la planète, à condition de l’intégrer dans des systèmes d’exploitation durables, explique la professeure Meriem Fournier dans une tribune au « Monde ».
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤                     
                                                   
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« Il y a beaucoup de bois à utiliser pour l’énergie ! »

Le bois de chauffage peut utilement contribuer à la sauvegarde de la planète, à condition de l’intégrer dans des systèmes d’exploitation durables, explique la professeure Meriem Fournier dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE ECONOMIE
 |    02.11.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
02.11.2018 à 09h31
    |

Meriem Fournier (Directrice du Centre AgroParisTech de Nancy)







                        



                                


                            
Tribune. Le bois comme source d’énergie peut faire partie intégrante du « pack de mesures sans précédent pour éviter le pire », pour reprendre la formule du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), amplement relayée ces derniers temps. A condition de le lier intimement à la gestion forestière durable. Pour juger de la pertinence des usages d’une ressource comme le bois, il ne faut pas déconnecter la bonne gestion forestière, les usages du bois matériau et le bois énergie, en suivant le modèle dépassé de filières linéaires. L’erreur serait aussi de considérer le bois énergie comme un gisement de bois extrait de la forêt, sur le modèle minier.
« Tout ce qui sort de la boucle faute d’autre usage possible, et seulement cela, doit être converti en énergie »
Le bois énergie est en effet un coproduit. Selon les principes de la sylviculture, pour faire grossir du bois, on coupe forcément des petits bois pour faire de la place (éclaircies). La transformation suit une logique de cascade : priorité aux usages en matériau, et, dans ces matériaux, priorité au bois massif (bois d’œuvre). Les bois de qualité secondaires, petits bois d’éclaircie ou déchets du bois d’œuvre, sont déconstruits en particules, fibres ou cellulose et autres molécules, et recomposés en papier, carton, panneaux et autres matériaux d’ingénierie (bois industrie)
Ce bois déconstruit/recomposé peut aussi venir du recyclage des produits massifs primaires arrivés en fin de vie. Tout ce qui sort de la boucle faute d’autre usage possible, et seulement cela, doit être converti en énergie (bois énergie). Mais cela laisse beaucoup de bois à utiliser pour l’énergie !
Le dernier rapport du GIEC nous met devant nos responsabilités de contenir coûte que coûte le réchauffement à + 1,5 °C et donc de considérer des exigences de court terme (la fin du siècle) à l’échelle forestière. Si l’on suit la logique d’un bilan carbone optimal immédiat, on devrait...




                        

                        

