<FILE-date="2018/11/02/19">

<article-nb="2018/11/02/19-1">
<filnamedate="20181102"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181102"><AAMMJJHH="2018110219">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-1"> ¤ L’opposition de droite et de gauche dénonce une vidéo orientée, promouvant les idées de La République en marche.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-1"> ¤                     
                                                

Européennes : le clip du gouvernement pour appeler au vote fait polémique

L’opposition de droite et de gauche dénonce une vidéo orientée, promouvant les idées de La République en marche.



LE MONDE
 |    02.11.2018 à 14h56
 • Mis à jour le
02.11.2018 à 16h10
   





                        



   


L’objectif affiché est d’encourager les citoyens à aller voter le 26 mai lors des élections européennes, un scrutin qui affiche d’énormes taux d’abstention (56,5 % en 2014, 59,4 % en 2009). Mais le clip diffusé par le gouvernement passe mal auprès de l’opposition, qui critique son manque de neutralité.
« Emmanuel Macron fait sa propagande sur les frais de l’Etat, c’est un clip de propagande, mais il le fait passer pour un clip qui amènerait les citoyens à aller voter et je ne trouve pas ça très honnête », a notamment critiqué la porte-parole du parti Les Républicains, Laurence Sailliet, vendredi 2 novembre sur C News.

En mai 2019, l’Europe changera. En votant, vous décidez comment ! #ÉlectionsEuropéennes #OuiJeVote 🇪🇺 https://t.co/ZXHofMQ0Q7— gouvernementFR (@Gouvernement)


require(["twitter/widgets"]);

Sur une musique à la tonalité angoissante, ce clip affiche notamment l’Italien Matteo Salvini et le Hongrois Viktor Orban comme repoussoirs, avec la question : « Europe : union ou division ? » En conclusion, la vidéo affiche : « En mai 2019, l’Europe changera. En votant, vous décidez comment ! »
« Emmanuel Macron n’a qu’une stratégie aujourd’hui, c’est d’opposer les progressistes aux populistes, comme il le dit, parce que lui-même n’a aucune stratégie concrète au niveau européen », a accusé la porte-parole des Républicains.
« Présentation nauséabonde de l’immigration »
La droite n’est pas la seule à s’insurger contre cette vidéo. « Les clips du gouvernement sont des clips de campagne LRM maquillés, sur fonds publics », a estimé de son côté Génération.s, le parti de l’ex-PS Benoît Hamon, qui précise, dans un communiqué, que le CSA et la Commission des comptes de campagne seront saisis. Mehdi Ouraoui, de Génération.s, fustige le « contenu totalement orienté, notamment la présentation nauséabonde qui est faite de l’immigration “à maîtriser ou à subir” [qui] n’a aucun rapport avec une incitation à la citoyenneté ».
Pour le socialiste Rachid Temal, « ce clip-là, c’est la reprise texto des propos de M. Macron et il essaie de nous faire croire qu’il n’y aurait qu’une option, la sienne ». 
Mme Sailliet a également critiqué l’entretien d’Emmanuel Macron publié mercredi par Ouest France, dans lequel le président de la République dresse un parallèle entre la situation actuelle en Europe et les années 1930. « Emmanuel Macron attise les peurs, c’est tout ce qu’il sait faire. Vous savez à qui il me fait penser ? A Marine Le Pen, c’est la même stratégie, c’est-à-dire qu’on attise les peurs parce qu’on n’a pas de solution », a-t-elle dénoncé.
Deux jours après la parution du clip, Matteo Salvini l’avait commenté sur Twitter : « Le gouvernement français publie, avec l’argent des contribuables, un clip officiel pour les Européennes en m’utilisant comme un épouvantail. Macron et ses amis doivent avoir très peur. En 2019, un printemps des peuples qui va les balayer les attend. »

        Lire aussi :
         

                « Avant les européennes, l’exécutif entend pratiquer activement la politique de “la preuve” »






                            


                        

                        


<article-nb="2018/11/02/19-2">
<filnamedate="20181102"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181102"><AAMMJJHH="2018110219">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-2"> ¤ Le documentaire suédois « L’homme qui jouait avec le feu » raconte le combat acharné contre l’extrême droite de l’auteur de « Millenium », dès les années 1980, alors qu’il était journaliste et militant.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-2"> ¤                
                                    

Stieg Larsson, l’antifaciste


                      Le documentaire suédois « L’homme qui jouait avec le feu » raconte le combat acharné contre l’extrême droite de l’auteur de « Millenium », dès les années 1980, alors qu’il était journaliste et militant.



M le magazine du Monde
 |    02.11.2018 à 14h54
    |

            Anne-Françoise Hivert (Malmö (Suède), correspondante régionale)








   


Le documentaire L’homme qui jouait avec le feu de Henrik Georgsson s’ouvre sur une interview de Stieg Larsson, remontant à 2004. Le Suédois a alors 50 ans, porte ses éternelles lunettes rondes, un blazer gris et une mine soucieuse. L’homme n’est pas encore l’écrivain aux 90 millions de polars écoulés dans le monde. Il ne le sera d’ailleurs jamais. Stieg Larsson est mort quelques semaines après cet entretien, le 9 novembre 2004, d’une crise cardiaque et avant même que le premier tome de Millénium ne soit publié. Assis dans un fauteuil orange dans son bureau en sous-pente du magazine antiraciste Expo, créé en 1995 à Stockholm, il évoque la démocratie « toujours menacée » car, dit-il, « elle n’est pas un don divin tombé du ciel », mais quelque chose « pour laquelle chaque génération doit se battre ».
La traque des néonazis
D’ailleurs, si en 2004 la démocratie existe en Europe, « on ne sait pas ce qu’il en sera dans vingt ans », constate Stieg Larsson, à la fin du documentaire de Henrik Georgsson (Bron, Wallander, etc.). Si la critique a encensé le film après sa sortie fin septembre, c’est que dans ce portrait de l’écrivain se dessine en creux l’histoire du néonazisme en Suède après la seconde guerre mondiale. Dans les années 1980, Larsson annonçait les succès actuels des Démocrates de Suède (SD), alors ultraminoritaires, et devenus faiseurs de rois au Parlement suédois, avec 17,6 % des voix remportés lors du scrutin du 9 septembre.
Lire aussi : A la recherche du vrai Stieg Larsson, journaliste et justicier
En suédois, le documentaire s’intitule Mannen som lekte med elden, « l’homme qui jouait avec le feu », – référence au second tome de Millénium, dont le titre français est La Fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette. Une cinquantaine de témoins racontent. Parmi eux, Eva Gabrielsson, la compagne du journaliste et écrivain. Mais aussi ses anciens collègues de l’agence de presse TT, où il a travaillé pendant plus de vingt ans comme graphiste, consacrant ses nuits à ce qui deviendra une obsession : traquer les militants d’extrême droite en Suède, jusque dans les sous-sols où ils tiennent leurs réunions. Il les photographie, fait des recoupements, constitue des dossiers.

Stieg Larsson écrit également dans le magazine Searchlight, fondé en 1975 par le militant antifasciste britannique Gerry Gable, qui témoigne le visage dissimulé. Même chose pour un couple d’anciens collaborateurs d’Expo : en 1999, une bombe placée sous leur voiture a explosé, blessant grièvement l’homme. Leur fils de 8 ans s’en est sorti miraculeusement avec quelques égratignures.
« Il avait une boussole morale très claire et la suivait. » Henrik Georgsson, réalisateur
Le documentaire raconte les menaces de l’extrême droite, les coups de fil anonymes, les munitions envoyées par La Poste… Stieg Larsson devient un expert en sécurité. Il achète un manuel qui explique comment ouvrir un colis piégé sans qu’il explose, et demande à ses collègues de cacher une batte de base-ball dans le hall d’entrée de leur appartement… Divisés et sans moyens financiers, les groupuscules d’extrême droite sont considérés en Suède, dans les années 1980, comme une aberration appelée à disparaître. Le réalisateur Henrik Georgsson confie sa fascination pour la « persistance » de Stieg Larsson qui, contre vents et marées, s’obstine : « Il avait une boussole morale très claire et la suivait. »
Lire aussi : Un prix Stieg-Larsson pour se rappeler l’activiste plus que l’écrivain 
En 1995, année de la création d’Expo, qui reste aujourd’hui le principal observatoire de l’extrême droite en Suède, les néonazis commettent sept meurtres dans le pays. La même année, Jimmie Åkesson, alors âgé de 16 ans et aujourd’hui patron de l’extrême droite suédoise, rejoint SD. Créé sept ans plus tôt, le parti tente depuis de rompre avec ses racines dans la mouvance néonazie. Expo continue de démontrer régulièrement les liens troubles entre les deux. Plus que Millénium, c’est là l’héritage de Stieg Larsson. L’homme qui aimait jouer avec le feu sera diffusé en début d’année prochaine à la télévision suédoise, en plusieurs épisodes.



<article-nb="2018/11/02/19-3">
<filnamedate="20181102"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181102"><AAMMJJHH="2018110219">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤ Le parquet a requis de sept à vingt-cinq ans de prison à l’encontre de douze dirigeants indépendantistes catalans. Ils doivent être jugés prochainement pour leur rôle dans la tentative de sécession de la Catalogne en octobre 2017.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Jusqu’à vingt-cinq ans de prison requis contre les dirigeants indépendantistes catalans

Le parquet a requis de sept à vingt-cinq ans de prison à l’encontre de douze dirigeants indépendantistes catalans. Ils doivent être jugés prochainement pour leur rôle dans la tentative de sécession de la Catalogne en octobre 2017.



Le Monde.fr avec AFP
 |    02.11.2018 à 13h04
 • Mis à jour le
02.11.2018 à 17h15
   





                        



   


L’ancien vice-président de Catalogne, Oriol Junqueras, risque vingt-cinq ans de prison. C’est ce qu’a requis le parquet, vendredi 2 novembre, contre l’indépendantiste de gauche, pour « rébellion aggravée avec détournement de fonds publics », un an après le référendum sur l’indépendance organisé par les élus catalans. Dix-huit dirigeants régionaux attendent d’être jugés par le tribunal suprême espagnol pour leur rôle dans la tentative de sécession d’octobre 2017.

        Lire aussi :
         

                Catalogne : un an plus tard, où en est le mouvement indépendantiste ?



Le procureur général a requis également dix-sept ans d’emprisonnement contre l’ex-présidente du parlement régional Carme Forcadell et les dirigeants d’association indépendantiste Jordi Sanchez et Jordi Cuixart. Déjà en détention provisoire, ils sont accusés de rébellion, mais sans malversation. En Espagne, les réquisitions provisoires du parquet sont rendues avant le renvoi devant un tribunal.
Pour sa part, l’avocat de l’Etat espagnol (Abogacia general de Estado), qui dépend du ministère de la justice, a requis des peines maximales de 12 ans de prison et écarté le délit de « rébellion » au profit de celui de « sédition », qui n’implique pas de soulèvement violent.
Une « violence » dénoncée par le parquet
Selon le ministère public, « le plan sécessionniste [des dirigeants catalans] envisageait l’utilisation de tous les moyens nécessaires pour atteindre leur objectif, y compris – puisqu’ils avaient la certitude que l’Etat n’allait pas accepter la situation – la violence nécessaire pour s’assurer du résultat criminel visé. »
L’usage de la violence pendant le processus indépendantiste en Catalogne est, cependant, contesté en Espagne, bien au-delà du camp indépendantiste, par un large éventail de témoins, ainsi que d’éminents juristes.
Les autres anciens conseillers du gouvernement de Carles Puigdemont, exilé en Belgique, risquent, pour leur part, sept ans ou seize ans d’emprisonnement. Au-delà des indépendantistes poursuivis pour rébellion ou détournement de fonds publics en raison des dépenses engagées pour organiser le référendum interdit du 1er octobre 2017, six autres seront jugés pour « désobéissance grave » et encourent une amende.
La date du procès n’a pas été encore fixée, mais son ouverture est attendue début 2019.




                            


                        

                        


<article-nb="2018/11/02/19-4">
<filnamedate="20181102"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181102"><AAMMJJHH="2018110219">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤ Dans un entretien au « Monde », Nasser Bourita, chef de la diplomatie du royaume, revient sur la Libye, le Sahara occidental et les migrations.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤         

Entretien

Maroc : « La seule politique migratoire cohérente de l’Europe, c’est mettre la pression sur les pays de transit »

Dans un entretien au « Monde », Nasser Bourita, chef de la diplomatie du royaume, revient sur la Libye, le Sahara occidental et les migrations.

Charlotte Bozonnet
    



LE MONDE
              datetime="2018-11-02T11:49:08+01:00"

        Le 02.11.2018 à 11h49

     •
              itemprop="dateModified"
          datetime="2018-11-02T12:15:32+01:00"

        Mis à jour le 02.11.2018 à 12h15






    
Nasser Bourita, ministre marocain des affaires étrangères, en visite à Washington le 17 septembre 2018.
Crédits : JIM WATSON / AFP


De passage à Paris, mercredi 31 octobre, où il a rencontré son homologue Jean-Yves Le Drian, le ministre marocain des affaires étrangères, Nasser Bourita, revient sur plusieurs échéances à venir de l’agenda international : le sommet sur la Libye à Palerme les 12 et 13 novembre, les discussions avec l’Union européenne (UE) sur le contrôle des migrations, et la relance des négociations sur le Sahara occidental, prévue début décembre à Genève.
Vous vous êtes entretenu avec Jean-Yves Le Drian à la Celle-Saint-Cloud. Quel était l’objectif de cette rencontre ?
Nasser Bourita Nous devions préparer plusieurs échéances bilatérales, notamment une visite prochaine du président de la République, Emmanuel Macron, au Maroc, qui aura lieu dans le courant du mois. Mais aussi une importante réunion sur la Libye prévue dans une dizaine de jours en Italie. Une réunion qui s’inscrit dans le prolongement de l’accord de Paris [en mai, les quatre principaux acteurs de la crise libyenne s’étaient notamment engagés sur la tenue d’élections en décembre] mais qui doit prévoir des ajustements tenant compte des évolutions intervenues depuis.
Nous pensons que la dimension sécuritaire du problème devrait recevoir la même attention que le processus politique. On peut fixer toutes les échéances électorales que l’on veut, si on ne prépare pas le terrain, notamment en termes sécuritaires, cela s’avérera contre-productif. Comme en août à Tripoli, où la perspective d’une élection a excité les différentes milices, chacune voulant renforcer ses positions. Le principal objectif est alors devenu l’obtention d’un cessez-le-feu plutôt qu’un travail sur le processus politique.

        Lire aussi :
         

                En Libye, les espoirs de paix minés par les rentiers du chaos et les guéguerres diplomatiques



Cet épisode montre bien qu’un élément clé des accords de Skhirat [accords de paix interlibyens signés au Maroc en décembre 2015], à savoir l’article 34 sur les arrangements sécuritaires, n’a jamais reçu l’attention nécessaire de la part de la communauté internationale. Ces accords ne portaient pas seulement sur une transition politique. Il s’agissait aussi de passer d’un pays contrôlé par les milices à la constitution d’une police nationale libyenne professionnelle. C’est fondamental. J’ai vu Ghassan Salamé, l’envoyé spécial de l’ONU en Libye, il y a quelques jours à Rabat, et nous avons longuement échangé là-dessus, à savoir : comment faire de la réunion de Palerme une étape concrète pour la préparation d’un contexte favorable à la tenue d’élections en Libye. Cela veut dire, par exemple, renforcer les structures chargées de superviser le cessez-le-feu, veiller à ce que les infrastructures importantes de l’Etat, comme l’aéroport, sortent des mains des milices pour être confiées à une police nationale, mais aussi assurer la formation d’une telle police dont l’allégeance irait à la Libye tout entière. Sans cela, le processus politique restera vain.
Enfin, nous avons évoqué le sommet sur la Méditerranée qui se tiendra en juin 2019 à Marseille, et que le Maroc considère comme un moment important. Les sujets sur cette zone sont en effet très nombreux, mais il existe peu d’espaces pour en discuter.
L’un de ces sujets est celui des migrations. Depuis cet été, des milliers de ressortissants subsahariens ont été arrêtés au Maroc et déplacés de force dans le sud du pays. Pourquoi un tel durcissement de votre politique migratoire ?
Dès le départ, la politique migratoire du Maroc a reposé sur trois piliers : la solidarité, la responsabilité et la coopération internationale. Nous avons lancé en 2013 un large processus de régularisations. Alors qu’en Europe les gouvernements se renvoient la balle en se disant « J’en ai pris 100, tu dois en prendre 300 », nous, un pays en développement, avons traité 50 000 demandes de régularisation en trois ans, dont 90 % ont été satisfaites.

        Lire aussi :
         

                Sous la pression de l’Union européenne, le Maroc fait la chasse aux migrants



S’agissant de ceux qui ne veulent pas rester, nous avons prévenu dès le début : nous n’accepterons pas que le Maroc devienne une plateforme pour des actions illégales. Cet été, la situation dans le nord était devenue inacceptable. A Cassiago [la forêt proche de l’enclave espagnole de Ceuta] et à Nador [ville marocaine voisine de l’enclave de Melilla], la mainmise de réseaux de trafiquants a débouché sur des attaques contre les forces de l’ordre et des violences sur les migrants eux-mêmes. La décision du gouvernement italien de fermer le pays aux arrivées depuis la Libye a poussé les réseaux de passeurs à se redéployer vers la route Maroc-Espagne. Nous nous devions de prendre nos responsabilités vis-à-vis de nos citoyens et des migrants. Nous l’avons fait en associant les ambassades des pays d’origine de ces derniers, qui ont elles-mêmes mené des opérations d’identification de leurs ressortissants.

        Lire aussi :
         

                L’Espagne devient la première porte d’accès des migrants en Europe



Le troisième pilier de notre politique est la coopération internationale : ce que fait le Maroc au sein de l’Union africaine, ou l’accueil à Marrakech de la Conférence internationale sur la migration sous l’égide de l’ONU, les 10 et 11 décembre.
Ce n’est pas la première fois que des opérations de déplacement de migrants sont menées, mais elles ne l’avaient jamais été de façon aussi massive et brutale, comme l’attestent ceux qui travaillent sur le sujet, médias ou ONG. Des migrants ont été arrêtés jusque dans leur domicile.
On généralise sur la base de témoignages individuels. Nous avons éloigné ces gens du nord du pays pour des raisons évidentes : leur objectif était de partir, de prendre la mer, au risque de perdre la vie comme beaucoup d’autres avant eux. En outre, certains pays et médias font en sorte de se focaliser sur les pays de transit en les accusant de mal gérer, de ne pas faire leur travail. Le Maroc a agi en partenaire responsable de l’Europe et n’a pas de leçons à recevoir.
A combien s’élève l’aide financière de l’UE au Maroc pour le contrôle des frontières ?
Une offre a été avancée par l’Europe – autour de 140 millions d’euros –, mais ce sont les premières discussions. On est toutefois bien loin de ce qui a été exigé par certains pays. Le Maroc n’est pas dans une politique de chantage, du type « Je suis votre gendarme, combien vous me payez ? ». Il a sa propre politique migratoire et entend y être fidèle. Nous pensons que les pays de transit ne doivent pas être au cœur de la politique. Il faut que tous les pays d’origine, de transit, de destination assument leurs responsabilités. Le fait de donner de l’argent relève de la même logique que l’idée d’installer des centres. Ce sont de fausses bonnes idées qui créeront plus de problèmes qu’elles n’en régleront.
Qu’attendez-vous de l’UE ?
Une approche migratoire cohérente. Aujourd’hui, il y a presque autant de politiques migratoires que de pays. Il n’y a qu’à voir les débats au sein du Conseil européen. Le seul moment où l’UE est cohérente, c’est pour mettre la pression sur les pays de transit. Ce n’est pas comme ça que l’on trouvera des solutions. La migration doit être prise pour ce qu’elle est, à savoir un phénomène naturel. Il y a 256 millions de migrants dans le monde (3 % de la population mondiale), dont 36 millions d’Africains. A 80 %, ces migrants africains restent sur le continent. Il reste donc 7 millions de personnes qui quittent l’Afrique pour le reste du monde, dont 1,5 million de façon irrégulière. A l’arrivée, 0,5 % de la migration mondiale est africaine et illégale. Voilà de quoi nous parlons. Or, quand on écoute les discours politiques en Europe, quand on regarde certains reportages, on présente cela comme une invasion de l’Europe par l’Afrique. Si on ramenait le problème à sa dimension réelle, le débat serait plus serein et efficace.

        Lire aussi :
         

                Immigration : faut-il s’attendre à une « ruée vers l’Europe » ? La réponse des démographes



Autre sujet d’actualité pour la diplomatie marocaine : le Sahara occidental. Le mandat de la Minurso vient d’être renouvelé pour six mois, et non pour un an, par le Conseil de sécurité de l’ONU. Et des discussions directes, les premières depuis 2012, doivent se tenir en décembre à Genève. Qu’en attendez-vous ?
Le débat sur la durée du renouvellement est un faux débat. Ce n’est pas la durée qui est importante, mais le processus politique qui est indépendant de l’opération de maintien de la paix. Nous attendons des discussions de décembre qu’elles soient différentes des précédentes sur le format : qu’il n’y ait pas de distinction entre les participants, que chacun des acteurs – Maroc, Front Polisario, Algérie, Mauritanie – soit mis sur le même plan que les autres.

        Lire aussi :
         

                Sahara occidental : les intérêts économiques du Maroc dans le viseur du Polisario



Différentes, aussi, sur l’ordre du jour : qu’il y ait plus de réalisme et de compromis, moins de rhétorique. Certaines choses ne sont pas négociables pour le Maroc, à savoir toute solution qui remettrait en cause l’intégrité territoriale du royaume ou qui prévoirait une option référendaire.


<article-nb="2018/11/02/19-5">
<filnamedate="20181102"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181102"><AAMMJJHH="2018110219">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤ Centenaire du 11-Novembre. Sous l’égide de la Société des nations (SDN) puis du traité de Lausanne (1923), mettant fin à la guerre entre les deux pays frontaliers, près de 2 millions de personnes vont traverser la frontière gréco-turque nouvellement fixée.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Les déplacements des populations gréco-turques, un modèle de transfert

Centenaire du 11-Novembre. Sous l’égide de la Société des nations (SDN) puis du traité de Lausanne (1923), mettant fin à la guerre entre les deux pays frontaliers, près de 2 millions de personnes vont traverser la frontière gréco-turque nouvellement fixée.



LE MONDE IDEES
 |    02.11.2018 à 11h31
 • Mis à jour le
02.11.2018 à 15h24
    |

            Gaïdz Minassian








                        



                                


                            

Les transferts de populations entre la Grèce et la Turquie entre 1922 et 1924 ont servi de référence à d’autres déplacements légaux, notamment entre l’Inde et le Pakistan lors du partage de 1947 sur les ruines de l’Empire britannique des Indes. Sous l’égide de la Société des nations (SDN) puis du traité de Lausanne (1923), mettant fin à la guerre entre la Grèce et la Turquie, près de 2 millions de personnes vont traverser la frontière gréco-turque nouvellement fixée. Côté turc, ils sont environ 500 000 musulmans à quitter leur Grèce natale pour gagner une Turquie inconnue.
Côté grec, environ 1,5 million de personnes quittent l’Anatolie pour s’installer dans des territoires grecs vidés de toute popu­lation. « L’idée du transfert est ancienne, rappelle ­l’historien Hervé Georgelin, chercheur au département d’études ­turques à l’université nationale d’Athènes. Il faut remonter aux négociations post-deuxième guerre balkanique, en 1913, entre le premier ministre grec de l’époque, Elefthérios ­Venizélos, et les dirigeants du Comité union et progrès (CUP) au pouvoir à Constantinople, pour comprendre les politiques d’homogénéisation de la Grèce et de la Turquie. »
Traité de Lausanne
Mais si avant 1914, Grecs et Ottomans retiennent le critère du volontariat pour régler la question migratoire, au len­demain de la Grande Guerre et à la fin de la guerre ­gréco-turque (1919-1922), les négociations bilatérales se finalisent sur la base du critère obligatoire. Le traité de Lausanne a ainsi légitimé ces déplacements de populations ; et parce que ces derniers ont eu lieu sans effusion de sang – contrairement aux violences qui les ont précédés lors de la guerre de libération de la Turquie –, les Alliés y ont vu une façon de résoudre l’épineuse question des nationalités en fonction de l’appartenance religieuse.
A l’aide de la SDN, des commissions mixtes se mettent en place – « des baraquements de réfugiés vont exister en Grèce ­jusqu’aux...




                        

                        


<article-nb="2018/11/02/19-6">
<filnamedate="20181102"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181102"><AAMMJJHH="2018110219">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤ Les sanctions les plus dures de l’arsenal américain contre Téhéran entreront en vigueur le 5 novembre. Ce qui traduit la relative impuissance et l’embarras des Vingt-Huit face aux décisions de Washington.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Sanctions américaines contre l’Iran : les difficultés d’une riposte européenne

Les sanctions les plus dures de l’arsenal américain contre Téhéran entreront en vigueur le 5 novembre. Ce qui traduit la relative impuissance et l’embarras des Vingt-Huit face aux décisions de Washington.



LE MONDE
 |    02.11.2018 à 10h51
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, Bureau européen)








                        



   


L’annonce par Donald Trump du nouveau train de sanctions contre Téhéran devrait être suivie d’une « déclaration politique » des Européens : c’est la seule indication que l’on pouvait recueillir à Bruxelles à la veille de cette décision. Maigre ? Sans doute. Traduisant la relative impuissance des Vingt-Huit face aux décisions de Washington.
Le premier volet de sanctions américaines, que ni Emmanuel Macron, ni Angela Merkel, ni aucun autre responsable n’étaient parvenus à éviter, avait été suivi d’une riposte. Un « véhicule spécial », un outil censé préserver les investissements et le commerce de l’Europe avec l’Iran avait été présenté. Ce SPV – selon l’acronyme anglais – était annoncé par la haute représentante européenne pour la diplomatie, Federica Mogherini, le 24 septembre. Elle signait alors avec Mohammad Javad Zarif, le ministre iranien des affaires étrangères, une déclaration évoquant la nécessaire « créativité » face à Washington pour sauver l’accord sur le nucléaire (JCPOA).
L’ancienne ministre italienne ne tient pas à voir sabotée l’une des rares réussites concrètes de son service d’action extérieure et martèle que sauver le JCPOA permettrait tout à la fois d’éviter l’implosion de l’économie iranienne, d’aider le camp des présumés réformateurs à Téhéran et d’éviter un conflit régional de grande ampleur.
Le SPV, censé faciliter les « transactions financières légitimes », ne semble toutefois pas encore au point. Son lancement suppose des initiatives nationales qui tardent et le doute sur son efficacité, déjà évoqué en septembre par certains diplomates « surpris » par l’annonce de Mme Mogherini, semble confirmé. Le contenu du « véhicule » demeure incertain, comme sa localisation et la date de son lancement effectif. On ignore aussi si des pays non européens, la Chine en tête, pourraient se joindre à cette initiative, comme cela semblait préconisé par Bruxelles.
Système de troc
La réaction des Etats-Unis, elle, ne s’était pas fait attendre : « Nous n’avons pas l’intention de permettre à l’Europe ou quiconque d’éviter nos sanctions », déclarait illico John Bolton, le conseiller à la sécurité nationale. Des responsables iraniens indiquaient, eux, que l’initiative était positive mais son rendement incertain, les Européens n’en étant pas à leur premier recul face aux pressions américaines.
Il s’agirait d’une sorte de système de troc, sans transaction en dollars, lié aux banques centrales européennes ou fondé sur le modèle d’une chambre de compensation. Puisque le dollar ne serait pas utilisé, les entreprises de l’UE seraient préservées des sanctions américaines. Les achats de pétrole iranien, notamment, seraient concernés mais ils relèvent, en réalité, de compagnies internationales très exposées, elles, aux dites sanctions…
Le mécanisme pourrait plutôt assurer le maintien d’un commerce pour les entreprises petites ou moyennes, et protéger, par exemple, les exportations de céréales ou de médicaments. On ignore, en réalité, s’il permettra de sauver ce qui compte principalement aux yeux de Téhéran : les échanges de biens et services à haute valeur ajoutée avec l’Union.
Si elle ne devait pas parvenir à sauver l’essentiel de l’accord de 159 pages conclu, aux forceps, à l’issue de douze années de négociations ardues, l’UE subirait une lourde défaite diplomatique. Avant le premier volet des sanctions américaines, quatre diplomates de haut rang, dont l’Allemande Helga Schmid, bras droit de Mme Mogherini, avait négocié durant quatre mois avec l’administration Trump. Un document principal et deux annexes avaient été rédigés. En vain : M. Trump a balayé l’ensemble du projet en imposant ses sanctions.

        Lire aussi :
         

                En Iran, l’économie accuse le coup des sanctions américaines



« Il ne nous restait donc qu’à développer une riposte qui, même incertaine et essentiellement symbolique, tente au moins de démontrer que nous voulons continuer à avoir des relations économiques avec l’Iran et lui indiquer que les Etats-Unis ne peuvent pas, à eux seuls, trucider le JCPOA », indiquait, le 31 octobre, une source bruxelloise.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/11/02/19-7">
<filnamedate="20181102"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181102"><AAMMJJHH="2018110219">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤ Le budget adopté le 31 octobre prévoit un déficit public de 0,2 % en 2019.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Le Portugal, meilleur élève des pays du sud de l’Europe

Le budget adopté le 31 octobre prévoit un déficit public de 0,2 % en 2019.



LE MONDE ECONOMIE
 |    02.11.2018 à 10h47
 • Mis à jour le
02.11.2018 à 11h05
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            

La comparaison est un peu facile, mais elle est tentante. Tandis que, d’un côté, l’Italie poursuit le bras de fer avec Bruxelles autour de son budget, de l’autre, le Portugal a adopté le sien sans faire de bruit, en première lecture, mercredi 31 octobre. Le contraste entre les deux pays est grand : si Rome table sur un déficit public à 2,4 % du produit intérieur brut (PIB) en 2019, contre 1,8 % cette année, Lisbonne prévoit de réduire le sien à 0,2 % du PIB – un niveau historiquement bas –, contre 0,7 % en 2018. Et ce, sans pour autant renoncer à une politique sociale généreuse. « C’est un budget qui renforcera la confiance ; la stabilité politique maintenue ces trois dernières années l’a rendue possible », a déclaré le premier ministre socialiste, Antonio Costa.

Le texte doit encore être passé au crible des commissions parlementaires, avant une adoption définitive le 29 novembre. Dans le détail, le gouvernement table sur une croissance de 2,2 % en 2019, après 2,3 % cette année et le record de 2,8 % en 2017. La dette publique, qui a culminé à 129,9 % du PIB en 2016, devrait tomber à 118,5 % en 2019. Côté dépenses, l’exécutif prévoit d’augmenter l’investissement dans les infrastructures, de renforcer les subventions pour les transports en faveur des familles vivant dans les agglomérations de Porto et Lisbonne, ou encore de relancer les progressions de carrière pour les fonctionnaires, gelées depuis 2009 : les salaires publics devraient ainsi gonfler de près de 3 % en moyenne. Les pensions publiques devraient également augmenter plus vite que l’inflation en 2019.
L’opposition de droite n’a pas manqué de dénoncer ces dépenses, les qualifiant « d’électoralistes ». A l’autre bout du spectre, la gauche radicale, qui soutient le gouvernement, estime qu’elles manquent d’ambition. Dans les deux cas, les formations politiques sont déjà en ordre de bataille pour les élections législatives de l’automne 2019. Ce budget est, en somme,...




                        

                        


<article-nb="2018/11/02/19-8">
<filnamedate="20181102"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181102"><AAMMJJHH="2018110219">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-8"> ¤ La police métropolitaine a annoncé avoir ouvert une enquête après la fuite d’un dossier interne au parti d’opposition recensant plusieurs dizaines de publications antisémites imputées à certains de ses membres.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

Antisémitisme au Labour : une enquête ouverte par la police de Londres

La police métropolitaine a annoncé avoir ouvert une enquête après la fuite d’un dossier interne au parti d’opposition recensant plusieurs dizaines de publications antisémites imputées à certains de ses membres.



Le Monde.fr avec AFP et AP
 |    02.11.2018 à 10h42
 • Mis à jour le
02.11.2018 à 10h48
   





                        


Depuis trois ans et l’accession de Jeremy Corbyn à la tête du grand parti de la gauche britannique, le Labour est confronté à des accusations d’antisémitisme mettant en cause le glissement du discours de certains de ses membres, opposants virulents à la politique de l’Etat d’Israël. La question n’est donc pas nouvelle mais elle prend désormais le chemin d’une affaire judiciaire.
Vendredi 2 novembre, la police métropolitaine de Londres a en effet annoncé qu’une enquête avait été lancée après que les policiers ont reçu de la radio LBC un dossier compromettant pour le parti d’opposition, réalisé en interne, fuité et reçu en septembre par ce média. Le document en question détaille 45 cas impliquant des messages publiés sur les réseaux sociaux par des membres du Labour. Le message « Nous nous débarrasserons des juifs qui sont un cancer pour nous tous » est cité par l’agence Associated Press comme extrait d’une de ces publications.

        Lire aussi :
         

                « Le Labour a un réel problème d’antisémitisme »



« Le contenu a été examiné par des agents spécialisés » et « une enquête criminelle a été ouverte sur certaines des allégations contenues dans ces documents », a expliqué la police métropolitaine. Le parti travailliste s’est dit prêt à collaborer avec les enquêteurs en indiquant dans un communiqué : « Le Labour a un système solide pour enquêter sur les plaintes d’infractions présumées aux règles du parti travaillistes commises par des membres. »

        Lire aussi :
         

                Au nord de Londres, les militants du Labour effarés et meurtris par les accusations d’antisémitisme






                            


                        

                        


<article-nb="2018/11/02/19-9">
<filnamedate="20181102"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181102"><AAMMJJHH="2018110219">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-9"> ¤ L’exercice « Trident Juncture » mobilise 50 000 militaires et d’importants moyens technologiques, en Norvège, jusqu’au 7 novembre.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-9"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Les grandes manœuvres de l’OTAN, un jeu d’équilibre face à la Russie

L’exercice « Trident Juncture » mobilise 50 000 militaires et d’importants moyens technologiques, en Norvège, jusqu’au 7 novembre.



LE MONDE
 |    02.11.2018 à 10h29
    |

            Nathalie Guibert (Trondheim, Norvège, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

L’assaut commence sous l’œil d’officiers russes intégrés au groupe des observateurs de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). Un chapelet de navires ceinture l’horizon, les fantassins britanniques et français débarquent sur la plage avec des blindés, tandis que des dizaines d’aéronefs, des chasseurs F-16 grecs et turcs, des F-18 canadiens, ou encore des ravitailleurs italiens, rugissent dans le ciel.
Hormis quelques pannes de dernière minute – un bateau américain et un F-35 norvégien ont déclaré forfait –, la démonstration réalisée mardi 30 octobre à Trondheim, en Norvège, par l’OTAN, pour son exercice annuel « Trident Juncture » est parfaitement impressionnante.
« Trident Juncture » sert depuis 2015 à certifier le niveau de la Force de réaction rapide otanienne. Mais l’édition 2018, associant la Suède et la Finlande, non membres de l’OTAN, avec une phase massive sur le terrain du 25 octobre au 7 novembre, a pris une dimension stratégique.
« Nos exercices sont faits pour envoyer le message, spécialement à la Russie, que l’OTAN possède une dissuasion efficace et des moyens de défense collective », affirme le patron de l’armée américaine, Joseph Dunford
En réalisant l’exercice avec 50 000 militaires et la panoplie totale des moyens – depuis les sous-marins jusqu’au bombardier stratégique américain B-1B –, l’Alliance atlantique délivre un message politique fort dans un climat de tension avec la Russie. La question est de savoir s’il est bien calibré, entre la posture défensive de l’OTAN et une affirmation crédible de sa force.
« Toutes nos activités, nos exercices (…), sont faits pour envoyer le message, spécialement à la Russie, que l’OTAN possède une dissuasion efficace et des moyens de défense collective », avait indiqué le patron de l’armée américaine, Joseph Dunford, le 16 octobre. Le scénario joue une opération de « haute intensité » telle qu’elle interviendrait...




                        

                        


<article-nb="2018/11/02/19-10">
<filnamedate="20181102"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181102"><AAMMJJHH="2018110219">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-10"> ¤ Cette année, la « Journée européenne de l’égalité salariale » tombe le 3 novembre. Au-delà de cette date, les femmes du Vieux Continent cesseront symboliquement d’être rémunérées, au regard des différences de salaire avec les hommes.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-10"> ¤                     
                                                

Après le 3 novembre, les Européennes travailleront... pour rien

Cette année, la « Journée européenne de l’égalité salariale » tombe le 3 novembre. Au-delà de cette date, les femmes du Vieux Continent cesseront symboliquement d’être rémunérées, au regard des différences de salaire avec les hommes.



LE MONDE ECONOMIE
 |    02.11.2018 à 10h11
    |

            Marie Charrel








                        



   


Mesdames, arrêtez tout ! A partir du samedi 3 novembre, vous travaillerez pour des prunes. Puisque les femmes gagnent 16,2 % de moins que les hommes dans l’Union européenne, d’après Eurostat, c’est en effet après cette date qu’elles cessent symboliquement d’être rémunérées pour leur travail par rapport à leurs collègues masculins. Dans l’espoir de faire bouger les choses, Bruxelles a donc choisi de consacrer cette journée à l’égalité salariale.
Il y a du pain sur la planche, car la moyenne de 16,2 % masque d’immenses disparités selon les Etats. Le salaire horaire brut des femmes est ainsi de 6,1 % inférieur à celui des hommes en Belgique, et de 5,5 % plus bas au Luxembourg. C’est relativement peu. Mais l’écart monte à 20,1 % en Autriche, 21 % au Royaume-Uni et 21,5 % en Allemagne. La France, elle, est à 15,2 %, soit un peu moins que la moyenne européenne. Voilà pourquoi la lettre d’information féministe Les Glorieuses a fixé au 6 novembre, à 15 h 35 précises, le jour après lequel les Françaises travailleront pour rien. Elle a également lancé le mouvement #6novembre15h35 pour sensibiliser l’opinion à ce sujet.

        Lire aussi :
         

                En France, les femmes cadres sont encore loin de l’égalité salariale



Néanmoins, ces chiffres doivent être manipulés avec précaution. En effet, ils présentent un tableau incomplet, voire trompeur, des inégalités de genre sur le marché du travail. Prenons l’exemple de l’Italie. Les écarts de salaire n’y sont que de 5,5 %, mais le taux d’emploi des femmes, mesurant la part des personnes en âge de travailler parmi la population active, est de seulement 52,5 %, contre 72,3 % pour les hommes. En Suède, la différence de salaire est de 13,3 % – plus élevée qu’à Rome –, mais les Suédoises sont bien mieux insérées que les Italiennes sur le marché du travail (leur taux d’emploi culmine à 79,5 %).
Un fossé lié aux représentations et à la maternité
Pour compléter ce tableau, il convient d’examiner également la durée du travail. Là encore, les inégalités sont fortes : 35,7 % des femmes travaillent à temps partiel dans la zone euro, contre 9,4 % des hommes. Elles sont 44,6 % en Allemagne, et… 77 % aux Pays-Bas.
Ce fossé tient aux représentations, mais aussi, en grande partie, à la maternité. Le constat se vérifie dans tous les pays : plus elles ont d’enfants, plus les mères sont nombreuses à interrompre leur carrière, au moins temporairement, tandis que le père continue de travailler. A leur retour, elles voient leur salaire progresser moins vite, si bien qu’une fois à la retraite, elles touchent une pension un tiers plus basse que celle des hommes. Toutefois, les enfants n’expliquent pas tout. A compétences et diplômes égaux, les écarts de salaire sont présents dès la première embauche. Nombre d’employeurs, pas toujours consciemment, anticipent les éventuelles grossesses à venir de leurs recrues féminines.

        Lire aussi :
         

                Emploi en Europe : plus diplômées, les femmes restent moins bien payées



« Nous ne pouvons plus accepter cette situation, ont déclaré en chœur une série de commissaires européens, le 26 octobre, appelant les Etats à agir pour aider les femmes à mieux concilier vie privée et vie professionnelle, en développant par exemple l’accueil de la petite enfance. Bruxelles espère également faire adopter sa proposition de directive qui prévoit d’instaurer un droit à dix jours de congé parental pour les pères, à prendre autour de la naissance de leur enfant. Mais ce projet, pour l’heure, ne soulève guère l’enthousiasme des Etats membres…



                            


                        

                        


<article-nb="2018/11/02/19-11">
<filnamedate="20181102"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181102"><AAMMJJHH="2018110219">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤ Le Parlement a été dissous, jeudi, faute d’avoir pu désigner un nouveau premier ministre, après la démission mi-octobre de Nikol Pachinian.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤                     
                                                

Arménie : des élections législatives anticipées en décembre

Le Parlement a été dissous, jeudi, faute d’avoir pu désigner un nouveau premier ministre, après la démission mi-octobre de Nikol Pachinian.



LE MONDE
 |    01.11.2018 à 14h01
   





                        



   


Le Parlement d’Arménie a été dissous jeudi 1er novembre, faute d’avoir réussi à désigner un premier ministre, ouvrant la voie à des élections législatives anticipées en décembre dans cette ex-République soviétique du Caucase, secouée par un mouvement populaire au début de l’année.
La dissolution intervient à la suite d’une manœuvre politique du premier ministre par intérim, Nikol Pachinian, qui avait annoncé sa démission plut tôt en octobre afin de pouvoir convoquer des élections législatives anticipées. Selon lui, celles-ci doivent avoir lieu le 9 décembre.
Nikol Pachinian est arrivé au pouvoir en mai, après de massives manifestations antigouvernementales. Malgré son élection, il ne contrôlait pas le Parlement, encore largement acquis au Parti républicain de l’ex-président Serge Sarkissian. C’est pourquoi il souhaite organiser des élections anticipées.

        Lire aussi :
         

                Nikol Pachinian, le marcheur indocile d’Arménie






                            


                        

                        


<article-nb="2018/11/02/19-12">
<filnamedate="20181102"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181102"><AAMMJJHH="2018110219">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-12"> ¤ Selon les conclusions de la commission d’enquête dévoilées jeudi, cette pièce avait été bien fabriquée mais déformée lors de l’assemblage. Les prochaines fusées « Soyouz » vont être révisées.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-12"> ¤                     
                                                

L’échec du lancement d’une fusée « Soyouz » a été causé par une « déformation » d’un capteur lors de l’assemblage

Selon les conclusions de la commission d’enquête dévoilées jeudi, cette pièce avait été bien fabriquée mais déformée lors de l’assemblage. Les prochaines fusées « Soyouz » vont être révisées.



Le Monde.fr avec AFP
 |    01.11.2018 à 11h42
 • Mis à jour le
01.11.2018 à 14h36
   





                        



   


La commission d’enquête sur l’échec du lancement d’une fusée Soyouz vers la Station spatiale, le 11 octobre, a rendu ses conclusions jeudi 1er novembre. Selon elle, cet incident a été causé par une « déformation » du capteur lors de l’assemblage de la fusée au cosmodrome de Baïkonour.

        Lire aussi :
         

                Suspension des vols habités vers la Station spatiale internationale après l’échec d’une fusée « Soyouz »



Les responsables russes qui s’exprimaient lors d’une conférence de presse ont promis de punir les coupables de cet échec embarrassant pour le secteur spatial russe et de s’assurer de la qualification du personnel du cosmodrome, martelant que Soyouz restait le lanceur « le plus fiable » en exploitation.
Le dysfonctionnement qui a causé l’accident est dû à « la déformation de la tige du capteur » lors de son « assemblage au cosmodrome de Baïkonour », a annoncé Oleg Skorobatov, un des responsables de cette commission formée après l’accident qui avait contraint deux spationautes à revenir sur Terre.
Mercredi, le directeur exécutif de Roskosmos, Sergueï Krikaliov, avait expliqué qu’un dysfonctionnement du capteur, chargé de contrôler la séparation des premier et deuxième étages de la fusée, avait provoqué l’accident. « L’une des parois latérales ne s’est pas éloignée suffisamment et a frappé un bac de carburant du deuxième étage, ce qui a provoqué une explosion », avait-il déclaré, cité par les agences de presse russes.
« Les fusées les plus fiables »
Oleg Skorobatov a appelé jeudi à un « contrôle répété » de ces capteurs et a assuré avoir « écarté » l’hypothèse que ces problèmes puissent venir de l’usine où ils ont été fabriqués. Il a ajouté que les prochaines fusées Soyouz, devant décoller de Baïkonour et du cosmodrome français de Kourou (Guyane), où Arianespace en utilise, seront « révisées ».
« Des propositions et des recommandations ont été élaborées pour réviser ces lanceurs », comprenant le démontage et réassemblage de certains blocs, ainsi que des vérifications des capteurs, a expliqué le responsable de Roskosmos.
Dmitri Baranov, un responsable de l’entreprise RKK Energia qui conçoit et produit les vaisseaux spatiaux Soyouz, a, en outre, assuré que les fusées Soyouz demeurent « les fusées les plus fiables » existantes. En dépit de cet accident, et d’une série de problèmes techniques qui ont troublé l’image au secteur spatial russe, les fusées Soyouz conservent, en effet, un taux particulièrement élevé de lancements réussis. Le système de sécurité qui a permis le retour en vie des deux spationautes en octobre a, par ailleurs, parfaitement fonctionné.

        Lire aussi :
         

                Kourou se prépare à accueillir Ariane-6






                            


                        

                        


<article-nb="2018/11/02/19-13">
<filnamedate="20181102"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181102"><AAMMJJHH="2018110219">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-13"> ¤ Dans un entretien à « Ouest France », le chef de l’Etat plaide pour une Union européenne « plus souveraine et plus multilatérale ».
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-13"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 31/10/2018
Découvrir l’application


                        

Emmanuel Macron met en garde contre un retour à l’Europe des années 1930

Dans un entretien à « Ouest France », le chef de l’Etat plaide pour une Union européenne « plus souveraine et plus multilatérale ».



Le Monde.fr avec AFP
 |    01.11.2018 à 00h56
 • Mis à jour le
01.11.2018 à 07h36
   





                        


Appelant à « résister », Emmanuel Macron se dit « frappé » par la ressemblance entre la situation actuelle en Europe et celle qui y régnait durant l’entre-deux-guerres, dans un entretien à Ouest-France publié mercredi 31 octobre au soir.
« Dans une Europe qui est divisée par les peurs, le repli nationaliste, les conséquences de la crise économique, on voit presque méthodiquement se réarticuler tout ce qui a rythmé la vie de l’Europe de l’après-première guerre mondiale à la crise de 1929, déclare le président de la République. Il faut l’avoir en tête, être lucide, savoir comment on y résiste », en « portant la vigueur démocratique et républicaine. »
Le chef de l’Etat s’apprête à célébrer le centenaire de la fin de la première guerre mondiale, en visitant les lieux de bataille dans le Grand Est et les Hauts-de-France durant une semaine à partir de dimanche. Suivront la cérémonie du 11-Novembre à l’arc de Triomphe en présence d’une centaine de dirigeants du monde entier, puis le premier Forum de la paix à La Villette.

        Lire aussi :
         

                L’Europe face au clivage Macron-Orban



Comprendre les leçons de l’histoire
Au cours de ces rendez-vous, Emmanuel Macron assure qu’il ne « veut pas simplement regarder l’histoire ». « Je veux rendre hommage et essayer de comprendre les leçons de cette histoire. C’est un message de célébration, de mémoire et d’avenir ». En promouvant, à cette occasion, une Europe « plus souveraine et plus multilatérale ».

        Lire aussi :
         

                A Lisbonne, Emmanuel Macron expose sa vision d’une Europe à trois vitesses



« L’Europe est face à un risque : celui de se démembrer par la lèpre nationaliste et d’être bousculée par des puissances extérieures. Et donc de perdre sa souveraineté. C’est-à-dire d’avoir sa sécurité qui dépende des choix américains et de ses changements, d’avoir une Chine de plus en plus présente sur les infrastructures essentielles, une Russie qui parfois est tentée par la manipulation, des grands intérêts financiers et des marchés qui dépassent parfois la place que les Etats peuvent prendre », prévient M. Macron.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/11/02/19-14">
<filnamedate="20181102"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181102"><AAMMJJHH="2018110219">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-14"> ¤ Visant des opposants du régime de Téhéran, une tentative d’attentat, imputée aux Iraniens, a été déjouée sur le sol danois.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-14"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Attentat déjoué : le Danemark exige des sanctions contre l’Iran

Visant des opposants du régime de Téhéran, une tentative d’attentat, imputée aux Iraniens, a été déjouée sur le sol danois.



LE MONDE
 |    01.11.2018 à 00h13
 • Mis à jour le
01.11.2018 à 17h42
    |

            Anne-Françoise Hivert (Malmö (Suède), correspondante régionale)








                        



                                


                            

Depuis Oslo, où il participait au conseil nordique des ministres, mercredi 31 octobre, le premier ministre danois, Lars Lokke Rasmussen, a plaidé en faveur d’une réaction « européenne » contre Téhéran qu’il accuse d’avoir fomenté un projet d’attentat sur son territoire. S’il est favorable à l’adoption de sanctions, M. Rasmussen a précisé qu’il n’était pas question de remettre en cause l’accord sur le nucléaire iranien.

Au Danemark, des rumeurs sur l’implication de Téhéran circulaient depuis le 28 septembre et la rocambolesque opération de police qui avait paralysé une bonne partie du pays pendant plusieurs heures. Mardi 30 octobre, Finn Borch Andersen, le chef des services de renseignement danois (PET), a confirmé que l’opération avait pour but d’empêcher une tentative d’assassinat contre trois Iraniens domiciliés à Ringsted, une ville de 30 000 habitants à 60 kilomètres de Copenhague.
Le patron du PET a révélé qu’un des responsables présumés, un Norvégien de 39 ans d’origine iranienne, avait été interpellé le 21 octobre à Göteborg par la police suédoise. Placé à l’isolement, « il est soupçonné d’avoir permis aux services de renseignement iraniens d’opérer au Danemark et d’avoir participé à la préparation d’une tentative d’attentat », a précisé Finn Borch Andersen.
Jugeant ces informations « totalement inacceptables », le chef de la diplomatie danoise Anders Samuelsen a immédiatement convoqué l’ambassadeur iranien en poste à Copenhague et rappelé l’ambassadeur danois en Iran. Avant de quitter Téhéran, mercredi, le diplomate a été reçu par le ministre iranien des affaires étrangères, qui a dénoncé une « campagne de désinformation ».
Protection policière
L’ambassadeur danois avait déjà été convoqué par le chef de la diplomatie iranienne, le 22 septembre, avec ses homologues britannique et néerlandais. Quelques heures plus tôt, une attaque terroriste contre un défilé militaire avait fait...




                        

                        


<article-nb="2018/11/02/19-15">
<filnamedate="20181102"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181102"><AAMMJJHH="2018110219">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-15"> ¤ Le jeune homme de 17 ans a blessé trois employés à Arkhanguelsk, près de la mer Blanche. Une enquête pour « acte terroriste » est ouverte.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-15"> ¤                     
                                                

En Russie, un ado se fait exploser dans un local des services de renseignement

Le jeune homme de 17 ans a blessé trois employés à Arkhanguelsk, près de la mer Blanche. Une enquête pour « acte terroriste » est ouverte.



Le Monde.fr avec AFP
 |    31.10.2018 à 16h10
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 16h38
   





                        


Un adolescent de 17 ans s’est fait exploser, mercredi 31 octobre, dans une antenne locale des services russes de renseignement intérieur (FSB) dans le nord du pays, blessant trois employés, selon les autorités.
L’attaque a eu lieu à 8 h 52, heure locale – 6 h 52 à Paris – dans l’entrée du bâtiment qui abrite l’antenne régionale du FSB, l’héritier du KGB soviétique, à Arkhanguelsk, une ville à un millier de kilomètres au nord de Moscou au bord de la mer Blanche.
« Selon les premières informations, la personne qui est entrée dans le bâtiment a sorti d’un sac un objet non identifié qui a explosé dans ses mains, lui causant des blessures mortelles », a fait savoir le comité antiterroriste dans un communiqué. « Trois employés du FSB ont reçu des blessures de divers degrés. »
Le comité d’enquête, organe dépendant du Kremlin et chargé des principales affaires, a annoncé l’ouverture d’une enquête pour « acte terroriste », ainsi que pour « détention illégale de munitions ».
Il a identifié la personne décédée comme « un résident local de 17 ans, qui a introduit un engin explosif artisanal dans le bâtiment ». Il s’agit d’un étudiant d’un établissement technique local, Mikhaïl Zlobitski, a affirmé à l’Agence France-Presse un responsable des forces de l’ordre locales, sous le couvert de l’anonymat.
Menace d’un groupe anarchiste
Le Comité a publié sur son compte Twitter une photo tirée des images de vidéosurveillance montrant un jeune homme aux cheveux courts, en manteau noir, dans le hall d’entrée d’un bâtiment, la main dans son sac à dos.
Quelques minutes avant l’explosion, un message publié sur le compte Telegram d’un groupe anarchiste avait prévenu que le siège de l’antenne régionale du FSB serait bientôt la cible d’une « attaque terroriste ». L’auteur du message, qui s’est présenté comme Valérian Panov, a précisé en revendiquer la responsabilité. « J’ai décidé de le faire parce que le FSB est devenu fou. Ils inventent des affaires et torturent les gens », a-t-il expliqué en estimant qu’il serait « très probablement tué dans l’explosion ». « Je vous souhaite un avenir radieux de communisme anarchiste », a-t-il ajouté.
Des anarchistes russes ont, dans le passé, perpétré des attaques visant les autorités en mettant le feu sur des voitures de police ou lançant des cocktails Molotov sur les locaux du parti au pouvoir Russie unie. Mais les attaques contre la police ou les services de sécurité restent rares en Russie, sauf dans le Caucase du Nord, région majoritairement musulmane où les autorités font face à des rebelles islamistes.
Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré aux journalistes que le président russe Vladimir Poutine avait été informé de cette attaque, sans faire plus de commentaires.

        Lire aussi :
         

                Le Russe Pavel Dourov, indéchiffrable créateur de Telegram






                            


                        

                        


<article-nb="2018/11/02/19-16">
<filnamedate="20181102"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181102"><AAMMJJHH="2018110219">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-16"> ¤ L’affaire, qui concerne des milices libyennes, embarrasse le gouvernement de Charles Michel.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-16"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Polémique sur la gestion d’avoirs libyens en Belgique

L’affaire, qui concerne des milices libyennes, embarrasse le gouvernement de Charles Michel.



LE MONDE
 |    31.10.2018 à 16h02
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, Correspondant)








                        



                                


                            

Le gouvernement de Charles Michel est de plus en plus embarrassé par les révélations sur le possible financement par la Belgique de milices libyennes, impliquées notamment dans le trafic d’êtres humains. L’affaire, sur laquelle enquête le juge d’instruction bruxellois Michel Claisse depuis plusieurs mois, est liée au dégel de 14,1 milliards d’euros placés sur des comptes en Belgique et bloqués depuis une résolution de mars 2011 du Comité de sanctions des Nations unies.
Ces montants appartenaient au fonds souverain Libyan Investment Authority (LIA), créé en 2006, lié au colonel Mouammar Kadhafi, tué en octobre 2011, et qui gérait quelque 60 milliards d’actifs. Problème : les autorités belges n’auraient pas bloqué les intérêts et dividendes produits par les montants de ces comptes, soit de 3 à 5 milliards depuis 2012.
« Au vu de l’instabilité... »
L’affaire avait démarré à la suite d’un conflit entre le prince Laurent de Belgique et Tripoli. Le frère cadet du roi Philippe voulait récupérer 48 millions d’euros investis dans un projet visant à lutter contre la désertification en Libye. Tripoli avait rompu unilatéralement le contrat signé en 2008. Ce sont les avocats du prince qui ont, au départ, enquêté sur les avoirs gelés en Belgique et mis au jour la disparition de montants importants, ce qui a entraîné l’ouverture de la procédure judiciaire.

A qui a bénéficié l’argent reparti en Libye avec l’aval de la Belgique ? Plus que probablement au fonds d’investissement LIA. On ignore toutefois à qui les fonds ont été finalement alloués. Les responsables gouvernementaux belges sont muets mais un rapport final des Nations unies, publié en septembre et consacré aux sanctions évoquait, pour sa part, le rôle possible de Bruxelles dans des trafics d’armes destinées à diverses factions actives, notamment, dans la traite de migrants et de prostituées.
Le rapport estime que « le fait de mettre les intérêts et autres...




                        

                        


<article-nb="2018/11/02/19-17">
<filnamedate="20181102"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181102"><AAMMJJHH="2018110219">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-17"> ¤ C’est la première fois qu’un officiel turc, en l’occurence le procureur d’Istanbul, dévoile les circonstances du meurtre du journaliste dans le consulat saoudien.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-17"> ¤                     
                                                

Jamal Khashoggi a été étranglé puis « démembré » au consulat saoudien, selon la justice turque

C’est la première fois qu’un officiel turc, en l’occurence le procureur d’Istanbul, dévoile les circonstances du meurtre du journaliste dans le consulat saoudien.



Le Monde.fr avec AFP
 |    31.10.2018 à 15h44
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 18h55
   





                        


Le journaliste saoudien Jamal Khashoggi a été tué par « strangulation » au consulat de son pays à Istanbul, le 2 octobre, a affirmé mercredi le parquet turc dans un communiqué.
« Conformément à un plan prémédité, la victime Jamal Khashoggi a été étranglée à mort dès son entrée au consulat, est-il écrit. Le corps de la victime a été démembré et on s’en est débarrassé suite à sa mort par strangulation, là encore conformément à un plan préparé d’avance. »
Le journaliste saoudien, très critique à l’égard du prince héritier saoudien Mohammed Ben Salman et qui vivait en exil aux Etats-Unis depuis 2017, s’était rendu au consulat pour des démarches administratives.

        L’analyse :
         

          L’affaire Khashoggi fragilise la diplomatie saoudienne



Cette annonce des autorités turques a été faite quelques heures après le départ du procureur saoudien Saoud ben Abdallah Al-Muajab à l’issue d’une visite entamée dimanche en Turquie et qui n’a permis aucune avancée sur deux points clés de l’enquête : identifier les commanditaires du meurtre et ce qu’il est advenu du corps. Dans son communiqué, le parquet truc regrette d’ailleurs que cette visite n’ait « pas donné de résultat concret ».
« La vérité n’est pas au rendez-vous »
En annonçant que le journaliste a été tué par strangulation et son corps démembré, le procureur d’Istanbul confirme pour la première fois des informations publiées depuis plusieurs semaines par la presse turque. Le corps de M. Khashoggi n’a toutefois pas encore été retrouvé, près d’un mois après sa mort.
Pour le secrétaire d’Etat américain, Mike Pompeo, « le meurtre, l’assassinat de Jamal Khashoggi dans le consulat en Turquie viole les règles du droit international ». Interrogé sur RTL mercredi matin, le ministre des affaires étrangères français, Jean-Yves Le Drian, a de son côté regretté que l’enquête n’avance pas assez vite.
« Aujourd’hui, même si les autorités saoudiennes ont reconnu qu’il y avait un meurtre, le compte n’y est pas. La vérité n’est pas au rendez-vous. »
Près d’un mois après la disparition de M. Khashoggi, l’Arabie saoudite est toujours au centre des critiques. Sous la pression internationale, Riyad avait reconnu, après plusieurs jours de dénégations, le meurtre du journaliste dans son consulat lors d’une opération « non autorisée », mais a avancé plusieurs versions contradictoires qui ont suscité le scepticisme.

        De la disparition à la crise diplomatique :
         

          l’affaire Khashoggi en quatre dates





Retrouvez nos articles et analyses sur l’affaire Khashoggi
De la disparition à la crise diplomatique : l’affaire en quatre datesComment l’Arabie saoudite est revenue sur ses déclarationsLes zones d’ombre et les incohérences de la version saoudienneLe sommet économique de Riyad, enlisé dans l’affaire.Le prince héritier Mohammed Ben Salman, dans la tourmente.La relation entre les Etats-Unis et l’Arabie saoudite.La tribune « Mohammed Ben Salman, l’erreur de casting »





                            


                        

                        


<article-nb="2018/11/02/19-18">
<filnamedate="20181102"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181102"><AAMMJJHH="2018110219">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-18"> ¤ La chancelière allemande, qui a longtemps paru indétrônable, a été emportée par des crises à répétition au sein de sa coalition.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-18"> ¤                     
                                                

Allemagne : les quatre coups durs qui ont fait chuter Merkel

La chancelière allemande, qui a longtemps paru indétrônable, a été emportée par des crises à répétition au sein de sa coalition.



LE MONDE
 |    31.10.2018 à 15h31
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 15h40
   





                        



   





                            


                        

                        


<article-nb="2018/11/02/19-19">
<filnamedate="20181102"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181102"><AAMMJJHH="2018110219">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-19"> ¤ Le sauvetage de la compagnie aérienne a été confié au groupe public ferroviaire. Le tandem Di Maio-Salvini au pouvoir à Rome marche sur les traces du « cavaliere » Berlusconi, explique Jean-Michel Bezat, chroniqueur économique au « Monde ».
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-19"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« Pour faire redécoller Alitalia, les populistes italiens misent encore une fois sur le patriotisme économique »

Le sauvetage de la compagnie aérienne a été confié au groupe public ferroviaire. Le tandem Di Maio-Salvini au pouvoir à Rome marche sur les traces du « cavaliere » Berlusconi, explique Jean-Michel Bezat, chroniqueur économique au « Monde ».



LE MONDE ECONOMIE
 |    31.10.2018 à 11h14
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 11h16
    |

            Jean-Michel Bezat








                        



                                


                            

Pertes & Profits. Le patriotisme économique est bien ancré en Italie, surtout avec des gouvernements populistes. Dix ans après la solution italo-italienne concoctée par Silvio Berlusconi pour sauver Alitalia du crash, le tandem Luigi Di Maio-Matteo Salvini essaye de bâtir un autre montage national pour remettre la compagnie aérienne sur les rails. Et ce n’est pas un jeu de mots, puisque le groupe ferroviaire public Ferrovie dello Stato (FS) devait présenter une offre de reprise mercredi 31 octobre, date limite fixée par le gouvernement. Elle devra intégrer d’autres investisseurs… qui ne se bousculent pas au portillon.

Depuis mai 2017 et le rejet d’un plan de sauvetage par les salariés, Alitalia est placée sous la tutelle de trois commissaires nommés par l’Etat. Les élections législatives de mars ont rebattu les cartes et la nouvelle majorité s’était donné jusqu’à fin octobre pour trouver un plan de sauvetage. M. Di Maio, patron du Mouvement 5 étoiles et ministre du développement économique, a imprudemment avancé les noms du pétrolier ENI, de la Cassa Depositi e Prestiti, de Poste italiane et du groupe de défense Leonardo. Tous ont exclu de participer au sauvetage, jugeant ces scénarios « sans fondement », voire fantaisistes. Au même moment, l’allemand Lufthansa excluait de coinvestir avec l’Etat italien.

Ces retraits fragilisent le montage imaginé autour de la « SNCF italienne ». M. Di Maio y voit pourtant un sens industriel et commercial : il favoriserait « l’intermodalité avec un billet unique train-avion », réduirait la concurrence sur les trajets plus courts, notamment dans la Péninsule, et inciterait Alitalia à développer le long-courrier. Le plan gouvernemental prévoit que, après une « phase de transition » où FS reprendrait Alitalia, l’Etat y investirait jusqu’à 15 %, FS descendrait à 51 % et deux partenaires, un italien et un opérateur étranger du transport aérien, se partageraient...




                        

                        


<article-nb="2018/11/02/19-20">
<filnamedate="20181102"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181102"><AAMMJJHH="2018110219">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-20"> ¤ Défait à Varsovie, le parti Droit et justice a remporté les élections locales dans les zones rurales.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-20"> ¤                     
                                                   
édition abonné


En Pologne, les ultraconservateurs du PiS résistent aux turbulences

Défait à Varsovie, le parti Droit et justice a remporté les élections locales dans les zones rurales.



LE MONDE
 |    31.10.2018 à 10h37
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 10h39
    |

                            Jakub Iwaniuk (Varsovie, correspondance)








                        



                                


                            

Après un sérieux revers essuyé dans les grandes villes, dont la victoire spectaculaire dès le premier tour du candidat libéral Rafal Trzaskowski à la mairie de Varsovie est devenue le symbole, le parti ultraconservateur Droit et justice (PiS), au pouvoir depuis novembre 2015, se rattrape dans les régions. Si les élections municipales ont montré une claire victoire des centristes et libéraux dans les grandes villes, le 21 octobre, le parti de Jaroslaw Kaczynski peut afficher davantage de satisfaction avec les résultats officiels des élections régionales, à un an du scrutin législatif.
Avec un score à l’échelle nationale de 33 %, le PiS réalise le meilleur score de son histoire dans un scrutin local, gagnant six points par rapport aux régionales de 2014. Il obtient la majorité absolue ou relative dans neuf régions sur seize (contre cinq en 2014), et sera en mesure de gouverner dans sept d’entre elles, contre une actuellement. La Coalition civique, alliance de la Plate-forme civique de centre droit, des libéraux de .Nowoczesna et du mouvement progressiste « Initiative polonaise », avec un score national de 26,7 %, ne peut se prévaloir de la majorité absolue que dans une région.
A l’issue du scrutin et dans l’euphorie des résultats des métropoles, le leader de la Coalition civique, Grzegorz Schetyna, s’était réjoui d’avoir trouvé, enfin, « la recette efficace anti-PiS ». Rien n’est moins sûr : la coalition, qui semble au sommet de sa dynamique, aurait besoin de 10 à 15 points supplémentaires pour pouvoir espérer gouverner à l’issue des prochaines législatives.
Enchaînement de crises
La Coalition civique confirme toutefois qu’elle reste la principale force d’opposition. Cela constitue un frein pour ceux qui veulent bâtir une alternative au PiS sur les ruines de l’ancien système, au premier rang desquels le jeune maire de Slupsk, Robert Biedron, qui tente de créer un mouvement politique sur le modèle d’En marche ! d’Emmanuel Macron....




                        

                        

