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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Editorial. Quel que soit le résultat du référendum du 4 novembre sur l’avenir de l’archipel, l’on ne pourra en rester au statu quo actuel pour enfin arriver à la construction d’une nation.
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Nouvelle-Calédonie : une souveraineté en gestation

Editorial. Quel que soit le résultat du référendum du 4 novembre sur l’avenir de l’archipel, l’on ne pourra en rester au statu quo actuel pour enfin arriver à la construction d’une nation.



LE MONDE
 |    02.11.2018 à 11h47
 • Mis à jour le
02.11.2018 à 17h35
   





                        



   


Editorial du « Monde ». Le référendum du 4 novembre sur l’avenir de la Nouvelle-Calédonie s’inscrit dans un processus inédit, enclenché il y a trente ans et prolongé. Les relations entre la France et ses anciens territoires d’outre-mer, d’Afrique, d’Asie et des antipodes, ont été trop souvent marquées par des ruptures dramatiques ou des divorces soupçonneux pour ne pas saluer la démarche qui a conduit à cette consultation.

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L’honneur en revient à quatre hommes. Jean-Marie Tjibaou, le leader historique de l’émancipation kanak, qui sut tendre la main au moment où, après le drame de la grotte d’Ouvéa, en mai 1988, l’archipel menaçait de plonger dans la guerre civile. Jacques Lafleur, le leader de la communauté « européenne » de Nouvelle-Calédonie, qui sut saisir cette main tendue. Le premier ministre, Michel Rocard, qui sut construire cette réconciliation en associant tous les Calédoniens aux accords de Matignon en 1988 et en scellant le dispositif par un référendum national. Enfin, un autre premier ministre socialiste, Lionel Jospin, qui sut, par les accords de Nouméa de 1998, consolider cet apaisement, reconnaître la singularité calédonienne et fixer le cap de l’actuel référendum.

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                L’histoire secrète des accords de Matignon



Emmanuel Macron et Edouard Philippe tiennent, aujourd’hui, les engagements de leurs prédécesseurs. L’un et l’autre ont œuvré et se sont rendus dans l’archipel, ces derniers mois, pour garantir le dialogue et conforter la confiance entre indépendantistes et partisans du maintien dans le giron français.
Tout indique que ces derniers seront majoritaires au soir du 4 novembre. Pour autant, ce vote ne marquera pas la fin de l’histoire. Point d’aboutissement du dialogue démocratique engagé en 1988, ce scrutin doit être le point de départ d’une nouvelle étape. Déjà, en trois décennies, la collectivité calédonienne s’est vu doter d’un statut sans équivalent dans la République : institutions propres, larges compétences transférées de manière irréversible, « lois de pays » ayant valeur législative, enfin reconnaissance d’une citoyenneté calédonienne. Sans compter l’amorce d’un rééquilibrage du pouvoir économique (en particulier la maîtrise de la production de nickel, principale richesse locale) entre les communautés kanak et non kanak.
Mais, quel que soit le résultat du scrutin du 4 novembre, l’on ne pourra en rester au statu quo actuel et il faudra aller plus loin.

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Soit que, conformément aux accords de Nouméa, de nouveaux référendums d’autodétermination soient organisés dans deux ans et, en cas d’échec, dans quatre ans. Pour autant, même si ces consultations étaient maintenues et débouchaient sur le choix de l’indépendance, chacun admet que cette émancipation ne pourrait se dispenser de maintenir, d’une manière ou d’une autre, une forme d’association étroite avec la France.
Soit que, d’un commun accord, les Calédoniens y renoncent pour se consacrer à l’approfondissement de la « souveraineté partagée » qu’ils ont commencé à inventer. Dans cette hypothèse, il sera vital que les Calédoniens non kanak ne cèdent pas à la tentation d’abuser de leur probable victoire.
La poursuite d’un dialogue confiant entre communautés autant qu’une répartition plus équitable des richesses (encore trop concentrées entre les mains de quelques conglomérats familiaux, au détriment des kanak) sont les deux conditions indispensables au « vivre-ensemble » calédonien. et, quelle qu’en soit la forme institutionnelle, à la construction d’une nation.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Les Américains ont commencé à voter dans une trentaine d’Etats, mais depuis l’élection de 2016 les commentateurs s’efforcent d’interpréter ces votes avec prudence.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

Midterms aux Etats-Unis : record de votes anticipés avant le jour J, le 6 novembre

Les Américains ont commencé à voter dans une trentaine d’Etats, mais depuis l’élection de 2016 les commentateurs s’efforcent d’interpréter ces votes avec prudence.



LE MONDE
 |    02.11.2018 à 18h08
 • Mis à jour le
02.11.2018 à 18h24
    |

            Pierre Bouvier








                        



   


C’est l’un des enjeux majeurs de chaque élection américaine : le taux de participation. Lors des élections de mi-mandat de 2014, il était de 36,7 %, le plus faible depuis 1942. A titre de comparaison, le taux de participation à l’élection présidentielle de 2016 s’est établi à près de 60 %, rapporte le United States Elections Project, mené par l’université de Floride, qui fournit des statistiques et des informations sur le système électoral des Etats-Unis.


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Taux de participation aux élections américaines (1789-2016)
Ce graphique présente le taux de participation aux élections présidentielles et aux élections de mi-mandat américaines depuis 1789.

Source : Elect Project



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Mais cette année, les élections de mi-mandat, qui se tiennent le 6 novembre, s’apparentent à un référendum pour ou contre le président Donald Trump : 37 % disent que leur vote sera « contre » le président et 23 % « pour » lui, écrit le Pew Research Center. Le président ne s’y est pas trompé. A Southaven, dans le Mississippi, le 2 octobre, il a exhorté ses sympathisants à se rendre aux urnes :
« Les républicains doivent se bouger et aller voter. Si j’étais sur le bulletin de vote, tout le monde irait. Ce serait un raz-de-marée électoral. Je n’y suis pas, mais j’y suis tout de même parce que c’est aussi un référendum à propos de moi et de l’impasse déplorable dans laquelle [les démocrates] vont précipiter ce pays [en cas de victoire]. »
Si les Américains votent officiellement le 6 novembre, dans 34 Etats et le district de Columbia, ils ont commencé à voter par anticipation – entre quatre et cinquante jours avant l’Election Day –, par correspondance ou en personne. Cette pratique est censée faciliter la vie des électeurs, et leur éviter l’attente dans les bureaux de vote, notamment.
Le vote par anticipation constituait la règle, de la fondation des Etats-Unis jusqu’au 23 janvier 1845, date à laquelle il fut décidé que l’élection se tiendrait le mardi suivant le premier lundi de novembre. Les militaires se virent accorder une dérogation : en temps de guerre, ils peuvent voter par anticipation, comme pendant la guerre de Sécession. Depuis, ce droit s’est étendu à tous, explique Michael McDonald, professeur de sciences politiques, qui coordonne le United States Elections Project de l’université de Floride.
Jusqu’à un tiers des électeurs
Le phénomène a pris de l’ampleur, rapporte Vox : en 1980, seuls 4 millions d’Américains avaient voté par anticipation ; en 2016, ils étaient 47 millions à l’avoir fait, selon le United States Elections Project, soit près d’un tiers des électeurs.
En 2008, Barack Obama a pris une avance décisive sur John McCain au cours du vote anticipé, notamment en Floride, où le candidat démocrate a perdu parmi les électeurs qui ont voté le jour du scrutin, le 4 novembre, mais l’a emporté lorsque les votes anticipés ont été décomptés. Pour éviter que le scénario ne se reproduise, des Etats comme la Floride, la Géorgie et le Tennessee ont tenté de limiter le vote anticipé pour les élections de 2012. D’autres, comme l’Ohio et le Nebraska, ont suivi en 2016 ; la Caroline du Nord cette année. Mais d’autres Etats – le Massachusetts, le Maryland et l’Oklahoma – ne le restreignent pas.
Plus de votes anticipés qu’en 2014
A quelques jours du scrutin, le taux de participation du vote anticipé dans 24 Etats a cette année dépassé celui de 2014, relève Michael McDonald, avec 28 millions de bulletins déjà déposés. Dans le Washington Post, il avance que cette participation accrue reflète un regain d’intérêt chez les démocrates, qui ne se sont pas mobilisés en masse en 2014, permettant aux républicains de prendre le contrôle du Sénat et d’élargir leur contrôle à la Chambre des représentants. Mais les données relevées par le chercheur montrent aussi une forte mobilisation chez les électeurs républicains, ce qui laisse entrevoir des élections beaucoup plus serrées que ne le suggèrent les sondages, notamment pour les élections au Sénat, en Floride, dans le Missouri, le Nevada ou l’Arizona.
Selon NBC, les électeurs républicains en Arizona, en Floride, en Géorgie, dans l’Indiana, le Montana, le Tennessee et le Texas se seraient plus mobilisés que les électeurs démocrates. Dans le Nevada, les électeurs démocrates sont plus mobilisés. Michael McDonald détaille dans le Washington Post que 192 000 électeurs démocrates y ont voté par anticipation, 180 000 électeurs républicains, ainsi que 90 000 électeurs se déclarant sans affiliation. En revanche, en Floride, 3,4 millions d’électeurs ont voté par anticipation (contre 3,2 millions en 2014), les républicains étant plus mobilisés (820 000 bulletins) que les démocrates (755 000), ce qui devrait inquiéter les démocrates.
Interprétation prudente
Michael McDonald estime que ce sursaut de civisme pourrait favoriser les démocrates dans les Etats où il n’y a pas d’élection au Sénat, comme dans l’Iowa, la Caroline du Nord ou le Maryland en raison, notamment, de l’impopularité du président Trump. Mais depuis l’élection de 2016, où les premiers résultats du vote anticipé semblaient conforter les chances de Hillary Clinton, les commentateurs s’efforcent d’interpréter ces votes avec prudence.
Outre la Floride et le Nevada, les Etats où le nombre d’électeurs ayant voté par anticipation a surpassé celui observé en 2014 sont le Delaware, la Géorgie, l’Indiana, la Louisiane, le Maryland, le Minnesota, le Montana, le Nouveau-Mexique, la Caroline du Nord, la Caroline du Sud, le Tennessee, le Texas, la Virginie, le Wisconsin et la Virginie-Occidentale.
Dans la dernière ligne droite, mardi, l’organisation School Walkout, associée à d’autres associations qui luttent contre la violence liée aux armes à feu, veut inciter les jeunes en âge de voter à sortir de leurs lycées et des universités pour aller le faire dans le cadre d’une campagne intitulée #WalkoutToVote.

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                Enjeux, majorités, scrutins… Tout savoir sur les élections de mi-mandat aux Etats-Unis






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Depuis la fusion effective  des deux groupes, en juin, la valeur du nouvel ensemble ne cesse de fondre. Les investisseurs s’inquiètent du risque environnemental  que constitue le glyphosate.
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Article sélectionné dans La Matinale du 01/11/2018
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Bayer, dans l’enfer du mariage avec Monsanto

Depuis la fusion effective  des deux groupes, en juin, la valeur du nouvel ensemble ne cesse de fondre. Les investisseurs s’inquiètent du risque environnemental  que constitue le glyphosate.



LE MONDE ECONOMIE
 |    02.11.2018 à 06h34
 • Mis à jour le
02.11.2018 à 18h43
    |

                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








                        



                                


                            

Ce jour-là, l’action Bayer a décroché, pour ne plus jamais se relever. Le 9 août 2018, Dewayne Johnson, un ancien jardinier en phase terminale de lymphome non hodgkinien, obtient gain de cause dans son procès contre Monsanto, qui ne l’a pas informé des risques qu’il courait en utilisant son produit phare, le Roundup. Le célèbre herbicide à base de glyphosate, le plus utilisé dans le monde, est pour la première fois rendu responsable d’un cancer par un tribunal, qui condamne Monsanto à verser au plaignant 289 millions de dollars (253 millions d’euros) : 39 au titre du préjudice moral et financier et 250 millions au titre des dommages.
L’allemand Bayer, qui a racheté le semencier Monsanto au mois de juin, accuse le coup : 10 milliards d’euros de valeur boursière s’évaporent en quelques heures. Le « risque Monsanto » correspond désormais à un chiffre, monstrueux. Et la descente aux enfers commence.
Bayer, ébranlé par la sanction, se défend. Il assure aux investisseurs que le procès sera cassé en appel, que la peine sera allégée et que le juge se rendra aux conclusions des « 800 études scientifiques » prouvant l’innocuité de la molécule. L’action reprend des couleurs. Mais lundi 22 octobre, le couperet tombe : la juge Suzanne Bolanos ne rouvrira pas le procès. Elle maintient le jugement mais allège la sanction financière, la ramenant au total à 78,5 millions de dollars. L’action s’effondre à nouveau, pour atteindre son plus bas niveau depuis cinq ans. Le 1er novembre, Dewayne Johnson a accepté – dans le but d’éviter le poids d’un nouveau procès – les dommages et intérêts réduits.
Branle-bas de combat
Depuis le rachat de Monsanto, Bayer a perdu la somme gigantesque de 30 milliards d’euros de valeur boursière, alors que le groupe a opéré une augmentation de capital de 9 milliards d’euros pour boucler la fusion. Le « mariage du siècle » au sommet de l’agrochimie mondiale était-il une erreur ? Déjà condamné par les écologistes,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Le PSG, qui reçoit son dauphin Lille en ouverture de la 12e journée de Ligue 1, s’appuie sur des joueurs formés au club depuis le début de saison.
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Football : la jeunesse (enfin) triomphante du PSG

Le PSG, qui reçoit son dauphin Lille en ouverture de la 12e journée de Ligue 1, s’appuie sur des joueurs formés au club depuis le début de saison.



LE MONDE
 |    01.11.2018 à 18h04
    |

            Maxime Goldbaum








                        



   


Au Paris-Saint-Germain, la jeunesse n’a pas encore pris le pouvoir mais elle a déjà le droit de cité dans un effectif cinq étoiles construit à grands frais. Une petite révolution. Calée à quatre jours d’un déplacement déjà décisif à Naples en Ligue des champions, la réception de Lille, vendredi 2 novembre, en ouverture de la 12e journée de Ligue 1, devrait être une nouvelle occasion de voir les « Titis » du centre de formation profiter de la rotation prévisible de l’effectif par l’entraîneur Thomas Tuchel. Dans un championnat déjà promis à lui, le PSG peut se le permettre, même face à son lointain et étonnant dauphin, qui pointe à huit points.
Depuis le début de saison, neuf « produits » maison (Rabiot, Kimpembe, Areola, Nkunku, N’Soki, Diaby, Dagba, Bernede et Weah) ont participé à au moins une des onze rencontres en championnat. Le record de 2007-2008 (Sakho, N’Gog, Chantome, N’Goyi, Arnaud, Mabiala, Mulumbu, Sankharé, Boli) est donc déjà égalé. Mais à l’époque, cet appel à la jeunesse était presque un choix par défaut pour un club flirtant dangereusement avec la Ligue 2.
« Le PSG s’est même retrouvé avec sept joueurs formés au club en même temps sur le terrain [contre Caen, lors de la 1re journée, alors qu’Areola n’était même pas présent] », note le site Culture PSG, qui a également calculé le temps passé sur le terrain en championnat par les joueurs formés au club, prouvant que leur utilisation n’était pas que cosmétique.
« Ils ont besoin de sentir qu’on les regarde »
En 2011, l’arrivée des Qataris avait eu pour effet secondaire de fermer les portes de l’équipe première à la majorité des jeunes issus du centre de formation. Ces principaux talents ont alors pris le chemin d’un exil plus ou moins forcé à l’image de Mamadou Sakho (départ à Liverpool en 2014), Kingsley Coman (départ à la Juve en 2014) et Jean-Kevin Augustin (départ à Leipzig en 2017).
Mais depuis un an, le club de la capitale a changé sa stratégie. Un choix dicté par les contraintes du fair-play financier mais aussi par les excellents résultats de ses équipes chez les moins de 19 et 17 ans ces dernières années. L’arrivée cet été de Thomas Tuchel – réputé pour jouer la carte jeune au Borussia Dortmund – a accéléré le mouvement. La prestation remarquée du défenseur Stanley N’Soki face à l’OM lors de la dernière journée a prouvé que la machine parisienne pouvait continuer à tourner à plein régime même en l’absence de certains cadres de l’équipe. L’ailier Moussa Diaby ou le milieu Christopher Nkunku s’inscrivent déjà comme des joueurs de rotation appelés à disputer des matchs décisifs quand il le faut.
« Thomas Tuchel fait un travail remarquable, abonde Luis Fernandez, directeur du centre de formation du club la saison dernière. Il a intégré ces jeunes qui ont alors compris que le club leur faisait confiance. Le petit N’Soki, par exemple, avait besoin qu’on le lui montre et Tuchel l’a fait. Ils ont envie de sentir qu’on les regarde. » 
Dans son cahier des charges, l’ancien joueur et entraîneur du PSG avait comme principale mission d’éviter la fuite des talents et convaincre ces jeunes garçons (mais aussi leurs parents et agents) que les portes de l’équipe première n’étaient plus fermées pour eux. Pour cela, il a pu s’appuyer sur quelques exemples inspirants : « Trois joueurs [Areola, Kimpembe et Rabiot] de très haut niveau sont sortis du centre pour intégrer l’équipe première avec succès, mais les passerelles ont été rompues par la suite, pendant trois, quatre ans », poursuit celui qui est désormais ambassadeur du club.
L’ancien international tricolore a aussi œuvré durant son court passage à structurer un centre de formation qu’il avait jugé désorganisé à son arrivée. Il a ainsi milité pour le surclassement des joueurs puis pour que les U19 et l’équipe réserve aient l’autorisation d’effectuer leurs séances sur l’un des deux terrains en pelouse naturelle du Camp des loges, le centre d’entraînement du PSG, à côté des pros. L’idée est toujours la même : créer des passerelles avec la « grande » équipe, comme c’est le cas à Lyon par exemple.
Nouvel organigramme
Cet été, la direction parisienne n’a pas hésité à signer des premiers contrats professionnels assortis de salaires conséquents à certaines jeunes pousses – encore un peu vertes, mais observées par les plus grands clubs européens –, à l’image de Yacine Adli (18 ans), pisté par Arsenal. Enfin, le PSG a chamboulé l’organigramme de ses équipes de jeunes durant l’intersaison avec les arrivées du Néerlandais Leeroy Echteld comme entraîneur de la réserve, Thiago Motta en entraîneur des U19, le Portugais Paulo Noga en tant que directeur technique et Bertrand Reuzeau, manageur général, qui fait son retour aux manettes deux ans après son départ pour Monaco.
Cette structuration doit permettre d’exploiter un vivier presque intarissable de jeunes talents en Ile-de-France. Le Centre international d’études sportives a dévoilé ses statistiques et classé les clubs en fonction du nombre de joueurs formés chez eux et évoluant aujourd’hui dans les cinq plus grands championnats. Si le Real Madrid en occupe la tête devant Lyon, le PSG atteint la 5e place avec 24 joueurs formés au club qui ont ensuite essaimé vers d’autres équipes.

.@OL gets close to .@realmadrid in the exclusive @CIES_Football rankings for clubs having trained the most players… https://t.co/ogQ1nuVRWU— CIES_Football (@CIES Football Obs)


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Comme à Lille, adversaire du soir du PSG, qui compte désormais trois Parisiens dans son effectif. Fodé Ballo-Touré (21 ans, arrivé lors de la saison 2017-2018), Boubakary Soumaré (19 ans, arrivé lors de la saison 2017-2018), et le gardien Mike Maignan (23 ans, arrivé lors de la saison 2015-2016) font aujourd’hui le bonheur de l’effectif de Christophe Galtier. Les trois auront à cœur de briller face à leur club formateur qui, en leur temps, ne leur avait peut-être pas accordé sa confiance. Depuis, le contexte a changé.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Tables rondes, spectacles, expositions… Le festival Snap ! ouvre vendredi pour faire entendre la voix des travailleurs du sexe et instaurer un dialogue.
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Paris accueille son premier festival consacré au travail du sexe

Tables rondes, spectacles, expositions… Le festival Snap ! ouvre vendredi pour faire entendre la voix des travailleurs du sexe et instaurer un dialogue.



LE MONDE
 |    02.11.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
02.11.2018 à 09h06
   





                        



   


C’est une première en France : des travailleurs du sexe organisent à partir de ce vendredi 2 novembre un festival de trois jours à Paris. Prostitution, domination, sexcam, pornographie… Tous ces thèmes seront abordés par les intéressés autour de tables rondes, de spectacles et d’expositions ouverts à tous.
Un événement avec une portée artistique, mais aussi politique, quelques mois après la mort de Vanesa Campos, une prostituée transgenre, tuée alors qu’elle tentait d’empêcher plusieurs hommes de dépouiller un client au bois de Boulogne.

        Retrouvez notre analyse (en édition abonnés) :
         

          Les limites de la pénalisation des clients



Lutte politique
Car, pour Giovanna Rincon, directrice de l’association de défense des personnes transgenres Acceptess-T, le constat est clair : la mort de Vanesa Campos n’est pas un fait divers, mais « l’un des dégâts causés par l’application de la loi de lutte contre le système prostitutionnel ». 
Ce texte d’avril 2016, aussi appelé « loi de pénalisation du client », punit ce dernier s’il est pris sur le fait de 1 500 euros d’amende… mais il punit indirectement les personnes en situation de prostitution, selon les recherches menées par les sociologues Calogero Giametta et Hélène Le Bail, en collaboration avec Médecins du monde. « L’application de ce texte a entraîné une augmentation de la précarisation – parce qu’il y a moins de clients –, des répercussions sur la santé physique et mentale des travailleurs du sexe – parce qu’ils doivent parfois accepter des pratiques qu’ils ne proposeraient pas s’ils avaient assez de clients – et une augmentation de la stigmatisation », explique M. Giametta au Monde.
Même si le délit de racolage instauré en 2003 a été abrogé, les travailleuses et les travailleurs du sexe (TDS) continuent à être ciblés par des mesures locales. « De nombreuses mairies prennent des arrêtés visant le travail du sexe, sous couvert de restaurer la tranquillité publique, et demandent aux policiers d’augmenter les contrôles d’identité des personnes migrantes ou racisées », poursuit M. Giametta.

        Lire notre reportage (en édition abonnés) :
         

          « Avez-vous conscience d’avoir commis un délit ? » ; comment sensibiliser les clients de prostitués



Reprendre la parole
C’est ce message que les travailleurs du sexe présents au festival Snap ! veulent faire entendre. Et cette fois, avec leur propre voix. « Comme la plupart des groupes marginalisés et oppressés, notre parole est souvent confisquée par des tiers experts », explique Luca Stevenson, coordonnateur du Comité international pour les droits des travailleurs du sexe en Europe (ICRSE), au Monde :
« Or, la plupart du temps, ces experts, qui prétendent avoir nos intérêts à cœur, prennent position pour l’abolition de la prostitution ! C’est le cas par exemple des politiques qui disent que 99 % des travailleurs du sexe sont victimes de la traite des êtres humains, ou des groupes religieux qui découvrent soudainement l’égalité femmes-hommes et veulent nous sauver du patriarcat. »
Une revendication d’autant plus forte au sein des minorités. « J’apprécie que ce festival nous permette de transmettre notre expertise, raconte Giovanna Rincon, qui participera avec Luca Stevenson et Calogero Giametta à une table ronde sur la criminalisation du travail du sexe et de l’immigration. Les TDS transgenres, les racisés, les séropositifs sont souvent invisibilisés, sans le vouloir, par d’autres mouvements – de défense des TDS ou des LGBT [lesbiennes, gays, bisexuels, trans] – qui prennent la parole à notre place ». Et de conclure : « Notre message principal, c’est “rien sur nous sans nous”. »
« Détisser les préjugés »
Car cette prise de parole peut être l’occasion pour les TDS de donner un point de vue plus complexe sur leur travail, destiné aux personnes qui ne les côtoient pas habituellement.
« C’est par les rencontres qu’on peut détisser les préjugés », souligne Daniel Hellmann, travailleur du sexe suisse venu présenter au festival Snap ! son spectacle Full Service, dans lequel il propose aux participants de le payer contre divers services qu’il exécutera pour eux sur scène, de la confection d’un sandwich à une fellation, avec pour toile de fond une discussion sur ce qu’on peut acheter et sous quelles conditions. « Par la discussion, les gens se rendent compte que la différence entre nous n’est pas si grande. Il y a des milliers de raisons pour lesquelles on peut avoir une relation sexuelle : par plaisir, par dépendance économique à un mariage, etc., explique-t-il. Sexualité et économie sont liées pour tout le monde, et pas seulement pour les TDS. »
Et d’insister sur le flou qui prévaut dans son métier, entre service sexuel, artistique et thérapeutique. « Lors du passage de Full Service à Hongkong, une jeune femme, qui n’avait jamais embrassé personne, m’a demandé de lui apprendre. J’ai donné un atelier de 30 minutes sur ce thème, pour lui donner confiance. A la fin, elle m’a dit “Maintenant que j’ai vécu ça, je ne veux plus vivre sans” », se souvient-il, ému.

        Enquête :
         

          Les différents visages de la prostitution par petites annonces



Résilience par l’art
Car le festival ne se veut pas seulement comme un énième lieu de discussion universitaire. « Notre communauté utilise depuis longtemps les films, la musique ou les spectacles, pour ouvrir au public une fenêtre sur notre métier. Mais ce festival nous donne l’occasion de représenter ces œuvres ensemble, et de nous rencontrer aussi entre nous, dans un moment festif, ce qui renforce vraiment notre communauté », souligne Luca Stevenson.
Un discours auquel souscrit également Giovana Rincon, qui ajoute « nous sommes capables d’être résilientes et de transformer la stigmatisation en art ». C’est d’ailleurs par un message de soutien qu’elle souhaite conclure la table ronde à laquelle elle participera : « Nous serons là pour épauler les personnes racisées, séropositives, LGBT et travailleuses du sexe au Brésil », qui risquent de connaître des temps difficiles alors que, dimanche 28 octobre, un candidat d’extrême droite raciste, misogyne et homophobe, Jair Bolsonaro, a été élu à la présidence du plus grand pays d’Amérique du Sud.

        Lire le portrait (en édition abonnés) :
         

          Grisélidis Réal, la putain majestueuse






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Ecarté sur blessure de la transatlantique il y a quatre ans, Armel Le Cléac’h figure parmi les favoris de l’édition 2018 de la mythique course à la voile en solitaire.
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Route du rhum : l’heure de la revanche pour le « Chacal »

Ecarté sur blessure de la transatlantique il y a quatre ans, Armel Le Cléac’h figure parmi les favoris de l’édition 2018 de la mythique course à la voile en solitaire.



LE MONDE
 |    02.11.2018 à 08h29
 • Mis à jour le
02.11.2018 à 18h19
    |

            Clément Martel (Lorient, envoyé spécial)








                        



   


« On empanne dans trois minutes ! » Sur le pont du maxi Banque-Populaire-IX, l’équipage s’active en cette fin octobre. Juché à la barre du trimaran géant, Armel Le Cléac’h ne quitte pas des yeux les côtes de l’île de Groix qui se rapprochent. De son regard sombre, ton sur ton avec la grand-voile noire, le skipper ne manque aucun détail, ne rate aucun réglage. Dimanche 4 novembre, c’est seul qu’il prendra le départ de la Route du rhum. Et il sait que le temps presse.
A 41 ans, le dernier vainqueur du Vendée Globe (2016) aspire à épingler cette « mythique transatlantique » à son palmarès. Et « à prendre une revanche sur le sort », comme il le disait peu après avoir posé pied à terre au terme de son tour du monde victorieux. « Ce sera mon plus gros défi », assurait-il. Car la relation d’Armel Le Cleac’h à la course – qui souffle ses 40 bougies cette année – reliant les remparts de Saint-Malo aux côtes de la Guadeloupe est à l’image de l’océan qu’il s’apprête à franchir : faite de creux et de crêtes.
Enfant, le natif de Saint-Pol-de-Léon (Finistère), petit-fils d’officier de marine marchande devenu pêcheur, allait admirer en famille les navires de course sur les pontons de Saint-Malo. Il est resté marqué par l’édition de 1986, où le démesuré maxi-catamaran Royale-II avait chaviré dans des rafales brutales comme des tornades. Son skipper, Loïc Caradec, ne sera jamais retrouvé. Un choc pour le jeune Armel, 9 ans, qui se souvient « l’avoir vu sur son bateau, quelques jours avant le départ. »
La lutte pour la victoire
Le navigateur a déjà pris à deux reprises le départ de « cette course qui [le] faisait rêver même s’[il] ne [s’y] voyait pas y participer ». Pour son initiation, en 2006, il termine quatrième en catégorie Imoca (celle du Vendée Globe). Quatre ans plus tard, c’est à la seconde place qu’il passe la ligne d’arrivée. De quoi donner faim à un marin qui n’envisage pas la course autrement que par la lutte pour la victoire.
Mais, en 2014, alors qu’il est passé dans la catégorie supérieure de bateaux et qu’il apparaît, avec son maxi-trimaran Banque-Populaire-VII, comme l’un des favoris de la transatlantique, il est écarté de la course. Avant même le départ : gravement blessé à la main en lavant sa voiture, la mort dans l’âme, il est contraint au forfait.
Si le vétéran Loïck Peyron le remplace et l’emporte, permettant à l’équipe et au sponsor de sabrer le champagne, le skipper admet avoir « vécu un très difficile moment intérieurement ».

   


« Il a ça en lui, il veut gagner, il ne lâche rien, relève Ronan Lucas, le team manager de Banque-Populaire qui l’accompagne au quotidien. Armel a un peu deux visages. D’un côté la personne qu’il est à terre, presque timide, de l’autre le guerrier qu’il peut être en mer, avec l’investissement physique, intellectuel, que ça nécessite pour faire avancer son bateau. »
« Il est très tenace »
Si à terre, le solide Breton se montre affable avec ses interlocuteurs, ceux qui ont navigué contre lui le confirment : sur l’eau, Le Cléac’h n’usurpe pas son surnom de « Chacal ». « Comme l’animal du même nom, il est très tenace », confirme le vainqueur de l’édition 2002 du Rhum, Michel Desjoyeaux.
De celui qu’il a remplacé au pied levé en 2014, Loïck Peyron dit qu’« il est la définition parfaite du type de skipper capable de gagner des courses aujourd’hui. Avec le physique à la hauteur de son intelligence. » Et Le Cléac’h entend tout mettre de son côté pour parvenir à ses fins. Ingénieur de formation – comme nombre de ses concurrents –, le Saint-Politain insiste sur le moindre détail capable de le faire progresser dans la connaissance de son bateau. Il s’est beaucoup impliqué dans la conception de sa nouvelle monture, sortie des chantiers en début d’année.
« Quelqu’un qui navigue en solitaire, c’est quelqu’un qui passe toutes ses traversées à réfléchir à comment ça pourrait être différent et comment ça pourrait être mieux, confirme l’architecte Vincent Lauriot-Prévost, du cabinet VPLP (où ont été conçus la majorité des  “bateaux-volants” actuels). Et Armel est comme ça, il a des idées assez précises sur l’évolution qu’il verrait. »
Maxi-bateaux volants
Cette année, Le Cléac’h fait partie des cinq navigateurs à la barre des Ultimes qui postulent à la victoire à la Route du rhum. Pour la première fois, trois de ces « maxi-bateaux-volants » qui vont s’affronter sont équipés de foils, des appendices permettant de s’élever au-dessus des flots et d’augmenter drastiquement la vitesse. 

   


« C’est vraiment comme un turbo », assure le navigateur, qui sait qu’il lui manque des « heures de vol » pour maîtriser parfaitement son navire. Car Armel Le Cléac’h a subi un nouveau coup d’arrêt. En avril, alors qu’il se préparait en vue de la course, son bateau chavire. « Les conditions n’étaient pas dantesques, je pensais que c’était stable et m’apprêtais à faire une petite sieste. » S’il sort indemne de l’accident, comme ses équipiers, le mât de son maxi-trimaran est brisé. Ayant mis à profit son repos forcé pour se préparer physiquement, Le Cléac’h affronte le temps depuis fin août et son retour à bord. « On ne part pas d’une page blanche mais tout est à peaufiner et en accéléré », explique-t-il.
Pour tenter de combler son retard sur ses concurrents, le skipper use de son « important sens de la concentration » qu’admire Loïck Peyron : « Chez lui, contrairement à moi d’ailleurs, il n’y a pas de gestes inutiles. » Christian Le Pape abonde : « Chez Armel, l’efficacité prime. »
Tout, sauf une tête brûlée
Là où bien des coureurs au large poursuivent des sensations de glisse – Sébastien Josse et François Gabart font régulièrement des sorties de kitesurf à foil –, « Armel est tout sauf une tête brûlée, souligne Christian Le Pape. Il vient d’une terre d’agriculture et il a un bon sens terrien, ancré dans le sol - pas la mer ». Un paradoxe que le navigateur assume. « On n’est pas obligé d’avoir un passif de kite-surfeur ou d’avoir fait du vol pour être apte à pratiquer la voile de demain. C’est la technique et le travail, et pas forcément les sensations qui nous rendent performant. »
« Armel est une belle machine à compétition qui a beaucoup gagné même s’il n’a pas eu beaucoup de réussite en multicoque. Mais étonnamment, il n’est pas aussi passionné par la technologie que moi ou d’autres », nuance Michel Desjoyeaux. « Mais il est dans l’esprit de compétition et très tenace. Et son équipe lui a fait un super bateau », ajoute « le Professeur », qui ne prend pas le départ cette année.

   


« Je ne peux pas dire que cette course me porte malheur ou est ardue par rapport à mon parcours, philosophe Le Cléac’h, plus motivé que revanchard. C’est comme ça, on n’y arrive pas forcément du premier coup. » Son dernier Vendée Globe a montré que c’est à la troisième tentative qu’il exploitait au mieux son potentiel. Pour sa troisième rasade de Rhum, le « Chacal » ne serait pas contre renouveler l’expérience.

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                Route du Rhum : tout comprendre aux mots de la voile






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ Des hommes armés ont ouvert le feu vendredi sur un bus transportant des chrétiens coptes, dans la province d’Al-Minya.
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Compte rendu

Sept chrétiens coptes tués dans l’attaque de leur bus en Egypte

Des hommes armés ont ouvert le feu vendredi sur un bus transportant des chrétiens coptes, dans la province d’Al-Minya.


Le Monde.fr avec AFP
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        Le 02.11.2018 à 15h29

     •
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        Mis à jour le 02.11.2018 à 17h21





Sept fidèles chrétiens coptes ont été tués en Egypte, vendredi 2 novembre, quand des hommes armés ont ouvert le feu sur le bus dans lequel ils voyageaient dans la province d’Al-Minya, à 200 km au sud du Caire, a indiqué l’évêque de la province joint au téléphone par l’Agence France-Presse.
Un responsable des services de sécurité égyptiens a indiqué que cette attaque, qui n’a pas été revendiquée pour le moment, avait fait des « morts et des blessés ».
En mai 2017, déjà, 28 pèlerins coptes, dont de nombreux enfants, avaient été tués à Al-Minya par des hommes armés, alors qu’ils voyageaient à bord d’un bus. L’Egypte avait alors répondu à cette attaque, revendiquée par le groupe Etat islamique (EI), par des frappes aériennes contre des camps djihadistes en Libye voisine.
Fuite de dizaines de familles
Une branche égyptienne de l’EI sévit dans le nord de la péninsule du Sinaï, où elle attaque régulièrement les forces de sécurité, notamment depuis que l’armée a destitué le président islamiste Mohamed Morsi en 2013. Elle y a également procédé à des attaques contre des chrétiens, poussant des dizaines de familles à fuir cette région début 2017.

        Lire aussi :
         

                Querelles de chapelle autour des chrétiens d’Orient



En février 2018, l’armée a lancé une vaste offensive contre les djihadistes dans le Sinaï, baptisée « Sinaï 2018 ». L’armée revendique dans cette opération un bilan de plus de 450 djihadistes tués.
Les coptes représentent la communauté chrétienne la plus importante et la plus ancienne du Moyen-Orient, avec environ 10 % des quelque 100 millions d’Egyptiens.


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Frôlée par un garçon noir de 9 ans, une femme blanche l’accuse d’agression sexuelle. Relayées sur les réseaux sociaux, les dénonciations injustifiées de cet ordre se sont multipliées ces derniers mois.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

#LivingWhileBlack : aux Etats-Unis, les Noirs victimes récurrentes de dénonciations injustifiées

Frôlée par un garçon noir de 9 ans, une femme blanche l’accuse d’agression sexuelle. Relayées sur les réseaux sociaux, les dénonciations injustifiées de cet ordre se sont multipliées ces derniers mois.



M le magazine du Monde
 |    02.11.2018 à 14h43
 • Mis à jour le
02.11.2018 à 15h01
    |

            Stéphanie Le Bars








                        



   


Les larmes de Jeremiah Harvey, 9 ans, et l’incrédulité de sa mère, récemment interviewés sur la chaîne américaine ABC, sont les dernières manifestations d’une crispation croissante dans le pays. Mais le garçonnet, lui, ne comprend toujours pas tout à fait ce qui lui est arrivé. Le 16 octobre, une femme blanche, croisée dans l’épicerie de quartier à New York où il faisait des emplettes avec sa mère et sa petite sœur à la sortie de l’école, l’a accusé de « harcèlement sexuel » après avoir senti « une main lui toucher le c… », ainsi qu’elle l’a élégamment résumé lors d’un appel à la police. La vidéo de la caméra de surveillance, abondamment diffusée, a par la suite démontré que le sac à dos du petit garçon avait effectivement frôlé le postérieur de Teresa Klein. Rien de plus. La femme s’est excusée, mais Jeremiah, encore traumatisé par ses vociférations et la peur « d’aller en prison », en a juste conclu : « Cette femme a besoin d’être aidée. »
« Mes enfants ne pleuraient pas, n’avaient pas l’air en détresse. Faut-il comprendre que le baby-sitter a été contrôlé car il était noir ? » Une mère de famille de Géorgie
Ce désolant incident aurait pu passer inaperçu s’il n’était venu s’ajouter aux multiples faits divers du même ordre qui déferlent sur les réseaux sociaux et dans les journaux depuis quelques mois. Symbole de la méfiance et de l’agressivité qui caractérisent aujourd’hui la société américaine, ils mettent aux prises de manière répétée une femme blanche et un homme (ou un enfant) noir. Un jeune homme de Géorgie en a dernièrement fait l’expérience. Ami d’une famille blanche dont il gardait les deux jeunes enfants, il a été pris à partie par une femme blanche, non identifiée, visiblement inquiète de cette proximité. Elle aussi a appelé la police, qui est intervenue, au grand désarroi de la mère de famille. « Mes enfants ne pleuraient pas, n’avaient pas l’air en détresse. Faut-il comprendre que le baby-sitter a été contrôlé car il était noir ? », a-t-elle demandé en substance à l’un des policiers. « Apparemment », lui a-t-il répondu.

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En Floride, c’est une spectatrice, blanche, d’un match de football, qui s’en est pris au père d’un jeune joueur noir. Alors que ce dernier encourageait son fils à respecter une décision de l’arbitre, la femme a apparemment cru qu’il contestait l’arbitrage. Un supposé écart de conduite qui l’a incitée à décrocher son téléphone pour appeler la police, sous le regard consterné des autres parents.
Sur Twitter : #livingwhileblack
D’Arreion Toles, lui, a posté la vidéo, vue des millions de fois, d’une femme blanche, qui tente de lui barrer le passage, alors qu’il rentre… chez lui. Suspicieuse, elle veut savoir ce qu’il fait là, lui demande de lui montrer ses clés. Sans se démonter, cet Afro-Américain courtois filme toute la scène et finit par entrer dans son appartement. Avant de recevoir, trente minutes plus tard, la visite de la police. La femme, clairement identifiée, a été licenciée par son employeur, une agence immobilière salariant « des employés de diverses origines ». Pour M. Toles, cette vidéo montre ce qu’il en est « d’être un homme noir en Amérique, l’Amérique de 2018 ».

L’impact de ces dénonciations calomnieuses et totalement injustifiées est démultiplié par l’usage des smartphones et des réseaux sociaux. Un mot-clé, #livingwhileblack (vivre en tant que noir), a même été créé et illustre régulièrement sur Twitter ces mauvaises rencontres. Sociologues et historiens tentent d’analyser ce type de racisme ancré dans l’histoire ségrégationniste du pays, où l’accès aux espaces publics et privés était déterminé selon la couleur de la peau. Comme le résume P.R. Lockhart, spécialiste des questions raciales pour le site d’informations Vox, « les histoires de #livingwhileBlack ne parlent pas seulement de la vie des Noirs. Elles en disent aussi long sur les Blancs, sur leurs angoisses et sur ce que celles-ci ont comme effet sur des Noirs essayant simplement de vivre leur vie ». Elles trouvent aussi leur origine dans la croyance, apparemment toujours vivace, de la dangerosité de l’homme noir. Une série d’études publiées en 2017 par l’Association américaine des psychologues a montré que les hommes noirs sont davantage associés à la violence que les hommes blancs. Quant au recours injustifié à la police, il témoigne tout autant de la confiance des Blancs en une institution réputée pour son préjugé racial envers les Noirs.

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Pris lui-même à partie par un homme blanc, autoproclamé supporteur de Trump, alors qu’il faisait campagne pour sa réélection, Jesse Hamilton, un élu noir de New York, veut que cessent ces appels injustifiés à la police. Dans un texte, il propose qu’un tel comportement à l’égard d’un Noir innocent soit à l’avenir qualifié de « crime de haine ».



                            


                        

                        


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Au Pakistan, des islamistes se mobilisent contre l’acquittement de la chrétienne Asia Bibi

L’employée agricole avait été condamnée à mort pour blasphème. Des manifestants bloquent les rues dans plusieurs villes et un parti radical a appelé à tuer les juges qui l’ont acquittée



LE MONDE
 |    02.11.2018 à 16h42
 • Mis à jour le
02.11.2018 à 18h09
    |

            Julien Bouissou (New Delhi, correspondant en Asie du Sud)








                        



   


La chrétienne Asia Bibi attend toujours la liberté. Deux jours après son acquittement par la Cour suprême pakistanaise, mercredi 31 octobre, cette mère de cinq enfants, incarcérée depuis sa condamnation à mort en 2010 pour blasphème, était gardée dans un endroit tenu secret alors que des manifestants islamistes réclamaient sa pendaison.
Pour le troisième jour d’affilée, ils bloquaient, vendredi, les principales artères de plusieurs grandes villes du pays, et ont été autorisés à pénétrer dans la « zone rouge » de la capitale Islamabad, quartier qui réunit les principales institutions de l’Etat pakistanais. La sécurité a été renforcée aux abords des lieux de culte chrétiens, des écoles ont été fermées et les réseaux de téléphonie mobile ont été suspendus dans les grandes villes.
Depuis le durcissement du code pénal condamnant le blasphème, en 1986, sous la dictature du général Zia-ul-Haq, grand artisan de l’islamisation du Pakistan, les accusations se sont multipliées dans le pays, au risque de servir de prétexte pour régler des conflits personnels. Dans le cas d’Asia Bibi, c’est une dispute qui a mal tourné : en 2009, cette employée agricole avait bu un verre d’eau provenant d’un puits réservé en principe aux musulmans, et été dénoncée par des voisines avec lesquelles sa famille était en froid. On l’accusa d’avoir insulté le Prophète. Les juges l’ont finalement acquittée mercredi au « bénéfice du doute ».
Appel à la mutinerie
« L’acquittement d’Asia n’est pas seulement un déni de justice, mais aussi une manière de satisfaire les demandes des opposants à la loi sur le blasphème, et des avocats de la liberté d’expression (haineuse) débridée », a posté sur les réseaux sociaux Khadim Hussain Rizvi, chef du parti radical Tehreek-e-Labaik Pakistan (TLP) à l’origine des manifestations. Son parti a appelé à une mutinerie des officiers de l’armée et à l’assassinat des juges responsables du verdict. « Nous tolérons des remarques contre nous, mais des actions peuvent être prises conformément à la loi et à la Constitution », a rétorqué vendredi l’armée pakistanaise, qui a menacé d’« entrer en action ». Cette dernière a toutefois indiqué qu’elle n’interviendrait qu’en suivant les instructions du gouvernement.

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Or le premier ministre pakistanais, Imran Khan, qui est aussi chargé du ministère de l’intérieur, vient d’entamer un voyage de quatre jours en Chine pour négocier une aide financière de plusieurs milliards d’euros. Mercredi soir, il avait adopté un ton ferme à l’égard des manifestants, prévenant que l’Etat ne « tolérerait pas le sabotage » et « prendrait ses responsabilités » si nécessaire, tout en rappelant que la Constitution était conforme avec les enseignements du Coran. Mais depuis, le gouvernement dit vouloir privilégier les négociations.
« Le pays ignore qui est chargé de régler la crise, si c’est le gouvernement ou l’armée, observe Khurram Husain, éditorialiste au quotidien pakistanais Dawn. La situation est très instable : du côté des manifestants, il n’y a ni front uni ni leadership clairement identifié, il est difficile de connaître leurs revendications. » Une requête en révision du jugement de la Cour suprême a été déposée mercredi à un tribunal de Lahore, ainsi qu’une demande d’interdire à Asia Bibi de quitter le territoire. Interrogé par Dawn, le frère d’Asia Bibi a expliqué qu’elle n’aurait « pas d’autre option que de partir à l’étranger » pour sa sécurité.
« N’importe qui peut me tuer »
Les minorités religieuses, qui ne dépassent pas les 3 % de la population du Pakistan, sont surreprésentées parmi les cibles des plaintes déposées pour blasphème. « Le verdict montre que les pauvres, les minorités et la fraction la plus modeste de la société peuvent obtenir justice dans ce pays en dépit de ses défauts », s’est félicité l’avocat d’Asia Bibi, Saif-ul-Mulook, lui-même désormais en danger : « Je suis une cible très facile, a-t-il reconnu, n’importe qui peut me tuer. » Le gouverneur de la province du Pendjab, Salman Taseer, qui avait défendu Asia Bibi et demandé une révision de la loi sur le blasphème, a été assassiné en 2011 par son garde du corps.
En novembre 2017, Islamabad avait été paralysé pendant près de trois semaines par des manifestants pour des motifs similaires. Leur colère avait été déclenchée par un changement de formulation du serment que prononcent tous les candidats à des élections, et où la phrase « je jure solennellement » avait été remplacée par « je crois », pour affirmer que Mahomet est le dernier prophète de l’islam. Un fléchissement à peine perceptible, mais qui équivalait, selon les manifestants, à un blasphème. Le ministre de la justice pakistanais, Zahid Hamid, avait dû présenter sa démission.
A cette époque, Imran Khan s’était bien gardé de critiquer les manifestations. Il faisait alors campagne pour les élections législatives de juillet 2018 qui allaient le porter au pouvoir, et avait promis de défendre la loi du blasphème pour s’assurer du soutien de la droite religieuse.

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Article sélectionné dans La Matinale du 01/11/2018
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Un vent froid souffle sur le secteur automobile mondial

Cette industrie qui surfait sur une vague de croissance ininterrompue depuis la crise de 2008-2009 semble être entrée depuis cet été dans l’ère du doute.



LE MONDE
 |    02.11.2018 à 06h36
 • Mis à jour le
02.11.2018 à 15h53
    |

                            Éric Béziat








                        



                                


                            

En quelques semaines, quelques mois peut-être, l’ambiance a changé… L’industrie automobile qui surfait sur une vague de croissance ininterrompue depuis la crise de 2008-2009 semble être entrée depuis cet été dans l’ère du doute. De Trump au Brexit, de Pékin à Bruxelles, des marchés financiers aux usines automobiles, les signaux rouges s’allument et une question taraude désormais investisseurs et manageurs : sommes-nous à l’orée d’un grand retournement du secteur ?

Dernier indice en date : les chiffres des immatriculations de voitures neuves en France, en octobre, publiés jeudi 1er novembre, viennent confirmer la morosité du moment. Le marché français des véhicules particuliers a baissé de 1,5 % ce mois-ci. Rien de bien alarmant, certes, d’autant plus que les ventes de véhicules utilitaires, en belle hausse, compensent ce trou d’air et que la croissance sur les dix premiers mois de 2018 atteint 5,7 %.
Nervosité des marchés
Au-delà de ces statistiques très franco-françaises, c’est d’abord une récente accumulation de résultats trimestriels décevants et d’alertes sur les profits de quelques poids lourds du secteur qui ont jeté un froid. Renault, Daimler, BMW ont annoncé des baisses de chiffre d’affaires ou de marge opérationnelle aussitôt sanctionnées par une baisse de l’action.
Ce sont surtout les équipementiers qui ont subi l’ouragan de plein fouet : l’allemand Continental, ainsi que Valeo et Plastic Omnium en France, ont, en octobre, revu à la baisse leurs ambitions, provoquant des réactions parfois très violentes de la part des investisseurs. Vu de la Bourse, pas de doute, « winter is coming » au royaume de l’automobile, comme disent les protagonistes de la série Game of Thrones.

La nervosité des marchés est-elle un simple coup de sang ou une vision annonciatrice de l’entrée dans une ère plus sombre ? « La Bourse n’est pas le meilleur outil pour prévoir les grands cycles de l’automobile »,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Le parquet a requis de sept à vingt-cinq ans de prison à l’encontre de douze dirigeants indépendantistes catalans. Ils doivent être jugés prochainement pour leur rôle dans la tentative de sécession de la Catalogne en octobre 2017.
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Jusqu’à vingt-cinq ans de prison requis contre les dirigeants indépendantistes catalans

Le parquet a requis de sept à vingt-cinq ans de prison à l’encontre de douze dirigeants indépendantistes catalans. Ils doivent être jugés prochainement pour leur rôle dans la tentative de sécession de la Catalogne en octobre 2017.



Le Monde.fr avec AFP
 |    02.11.2018 à 13h04
 • Mis à jour le
02.11.2018 à 17h15
   





                        



   


L’ancien vice-président de Catalogne, Oriol Junqueras, risque vingt-cinq ans de prison. C’est ce qu’a requis le parquet, vendredi 2 novembre, contre l’indépendantiste de gauche, pour « rébellion aggravée avec détournement de fonds publics », un an après le référendum sur l’indépendance organisé par les élus catalans. Dix-huit dirigeants régionaux attendent d’être jugés par le tribunal suprême espagnol pour leur rôle dans la tentative de sécession d’octobre 2017.

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Le procureur général a requis également dix-sept ans d’emprisonnement contre l’ex-présidente du parlement régional Carme Forcadell et les dirigeants d’association indépendantiste Jordi Sanchez et Jordi Cuixart. Déjà en détention provisoire, ils sont accusés de rébellion, mais sans malversation. En Espagne, les réquisitions provisoires du parquet sont rendues avant le renvoi devant un tribunal.
Pour sa part, l’avocat de l’Etat espagnol (Abogacia general de Estado), qui dépend du ministère de la justice, a requis des peines maximales de 12 ans de prison et écarté le délit de « rébellion » au profit de celui de « sédition », qui n’implique pas de soulèvement violent.
Une « violence » dénoncée par le parquet
Selon le ministère public, « le plan sécessionniste [des dirigeants catalans] envisageait l’utilisation de tous les moyens nécessaires pour atteindre leur objectif, y compris – puisqu’ils avaient la certitude que l’Etat n’allait pas accepter la situation – la violence nécessaire pour s’assurer du résultat criminel visé. »
L’usage de la violence pendant le processus indépendantiste en Catalogne est, cependant, contesté en Espagne, bien au-delà du camp indépendantiste, par un large éventail de témoins, ainsi que d’éminents juristes.
Les autres anciens conseillers du gouvernement de Carles Puigdemont, exilé en Belgique, risquent, pour leur part, sept ans ou seize ans d’emprisonnement. Au-delà des indépendantistes poursuivis pour rébellion ou détournement de fonds publics en raison des dépenses engagées pour organiser le référendum interdit du 1er octobre 2017, six autres seront jugés pour « désobéissance grave » et encourent une amende.
La date du procès n’a pas été encore fixée, mais son ouverture est attendue début 2019.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Selon l’ONG britannique Save the Children, 5 millions d’enfants yéménites sont victimes de la famine provoquée par la guerre qui a éclaté en 2015.
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Amal Hussain, la fillette yéménite qui a fait la « une » du « New York Times », est morte

Selon l’ONG britannique Save the Children, 5 millions d’enfants yéménites sont victimes de la famine provoquée par la guerre qui a éclaté en 2015.



LE MONDE
 |    02.11.2018 à 17h54
   





                        



Pour alerter sur la situation au Yémen – empêtré dans un marasme politique, économique et social – le New York Times a fait sa « une », samedi 27 octobre, avec la photo d’Amal Hussain, une fillette squelettique allongée sur son lit d’hôpital. Cette jeune fille de 7 ans est finalement morte de malnutrition jeudi, a annoncé vendredi le quotidien américain.

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« Mon cœur est brisé, a déclaré sa mère, Mariam Ali, au New York Times. Amal était toujours souriante. Maintenant, je suis inquiet pour mes autres enfants. » Dans son article, le quotidien explique que le portrait qui lui avait été consacré dans ses pages « a suscité une réponse passionnée des lecteurs. Ils ont exprimé leur chagrin. Ils ont offert de l’argent à sa famille. Ils ont écrit pour savoir si elle allait mieux ». 
Et revient sur les circonstances de la rencontre avec la jeune fille, qui était alors hospitalisée :
« Lors d’un voyage au Yémen pour constater le bilan de la guerre, nous avons trouvé Amal dans un centre de santé à Aslam, à 90 miles [145 km] au nord-ouest de la capitale, Sanaa. Elle était allongée sur un lit avec sa mère. Les infirmières la nourrissaient de lait toutes les deux heures, mais elle vomissait régulièrement et souffrait de diarrhée. (…) La mère d’Amal était également malade, elle se remettait d’un accès de dengue qu’elle avait très probablement contractée à cause de moustiques se reproduisant dans les eaux stagnantes de leur camp. »
Amal Hussain est, selon l’ONG britannique Save the Children, l’un des 5 millions d’enfants yéménites victimes de la famine provoquée par la guerre qui, depuis 2015, oppose les rebelles houthistes soutenus par l’Iran, à la coalition internationale menée par l’Arabie saoudite.

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Censure de Facebook
En publiant cette photo en « une », le New York Times rompait avec une retenue souvent de mise à ce sujet. Dans une tribune jointe à l’article, le journal a justifié sa démarche. « L’assassinat d’un seul homme a davantage attiré l’attention de la planète que la catastrophe en cours au Yémen », ont regretté le journaliste Eric Nagourney et le rédacteur en chef des pages internationales du New York Times, Michael Slackman, avant d’asséner : « Ces images révèlent l’horreur qu’est le Yémen aujourd’hui. Vous pouvez choisir de détourner le regard. Mais nous avons estimé que cette décision vous appartenait. »
Après la publication de cette « une », de nombreux internautes se sont plaints de n’avoir pu la partager su Facebook. La plateforme supprimait en effet leur message peu de temps après la publication. Elle estime que la photo d’Amal Hussain enfreint les règles de Facebook car il montre une mineure dénudée. Critiqué, le réseau social avait finalement décidé de restaurer les messages.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Le président américain a annoncé l’envoi de militaires à la frontière mexicaine, remis en cause le droit du sol et dénoncé l’« invasion » des Etats-Unis.
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Midterms J – 4 : Donald Trump fait feu de tout bois contre l’immigration

Le président américain a annoncé l’envoi de militaires à la frontière mexicaine, remis en cause le droit du sol et dénoncé l’« invasion » des Etats-Unis.



LE MONDE
 |    02.11.2018 à 11h05
 • Mis à jour le
02.11.2018 à 13h10
    |

            Gilles Paris (Washington, correspondant)








                        



                                


                            

La Maison Blanche et les républicains veulent faire des élections de mi-mandat du 6 novembre un plébiscite pour Donald Trump, tandis que les démocrates espèrent obtenir la majorité à la Chambre des représentants. Le correspondant du Monde à Washington, Gilles Paris, recense quotidiennement les principaux éléments de la campagne.
Le fait du jour
Décidé à imposer l’immigration comme le sujet central de la fin de la campagne des élections de mi-mandat, Donald Trump a de nouveau dramatisé, jeudi 1er novembre, le dossier des migrants venus d’Amérique centrale qui tentent de se rendre aux Etats-Unis pour y demander l’asile.
Il a dénoncé une nouvelle fois une « invasion » avant d’assurer que si les migrants « veulent lancer des pierres sur notre armée, notre armée répliquera ». « Je leur ai dit de considérer cela comme un fusil », a-t-il ajouté après avoir décidé d’envoyer 5 000 soldats à la frontière avec le Mexique, qui ne sont pourtant pas habilités à arrêter des sans-papiers.
Ce déploiement a suscité les réserves d’anciens généraux comme James Stavridis, ancien responsable de la zone Sud qui comprend la frontière avec le Mexique. Ce dernier a déploré une « militarisation inutile ». Manifestement embarrassé par la menace brandie par Donald Trump, le Pentagone, interrogé par l’AFP, s’est refusé à commenter une « situation hypothétique ».
Moins d’une semaine après le massacre de la synagogue de Pittsburgh, perpétré par un suprémaciste blanc qui reprochait à une organisation juive de protection des réfugiés de favoriser « l’invasion » des Etats-Unis, Donald Trump a repris en fin de journée, devant des sympathisants venus l’écouter à Columbia (Missouri) une théorie du complot agitée par l’aile droite républicaine.
La caravane relève-t-elle « du hasard » ?, a-t-il fait mine de s’interroger, avant de répéter que « quelqu’un a été impliqué,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Dans un entretien au « Monde », Nasser Bourita, chef de la diplomatie du royaume, revient sur la Libye, le Sahara occidental et les migrations.
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Entretien

Maroc : « La seule politique migratoire cohérente de l’Europe, c’est mettre la pression sur les pays de transit »

Dans un entretien au « Monde », Nasser Bourita, chef de la diplomatie du royaume, revient sur la Libye, le Sahara occidental et les migrations.

Charlotte Bozonnet
    



LE MONDE
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        Le 02.11.2018 à 11h49

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        Mis à jour le 02.11.2018 à 12h15






    
Nasser Bourita, ministre marocain des affaires étrangères, en visite à Washington le 17 septembre 2018.
Crédits : JIM WATSON / AFP


De passage à Paris, mercredi 31 octobre, où il a rencontré son homologue Jean-Yves Le Drian, le ministre marocain des affaires étrangères, Nasser Bourita, revient sur plusieurs échéances à venir de l’agenda international : le sommet sur la Libye à Palerme les 12 et 13 novembre, les discussions avec l’Union européenne (UE) sur le contrôle des migrations, et la relance des négociations sur le Sahara occidental, prévue début décembre à Genève.
Vous vous êtes entretenu avec Jean-Yves Le Drian à la Celle-Saint-Cloud. Quel était l’objectif de cette rencontre ?
Nasser Bourita Nous devions préparer plusieurs échéances bilatérales, notamment une visite prochaine du président de la République, Emmanuel Macron, au Maroc, qui aura lieu dans le courant du mois. Mais aussi une importante réunion sur la Libye prévue dans une dizaine de jours en Italie. Une réunion qui s’inscrit dans le prolongement de l’accord de Paris [en mai, les quatre principaux acteurs de la crise libyenne s’étaient notamment engagés sur la tenue d’élections en décembre] mais qui doit prévoir des ajustements tenant compte des évolutions intervenues depuis.
Nous pensons que la dimension sécuritaire du problème devrait recevoir la même attention que le processus politique. On peut fixer toutes les échéances électorales que l’on veut, si on ne prépare pas le terrain, notamment en termes sécuritaires, cela s’avérera contre-productif. Comme en août à Tripoli, où la perspective d’une élection a excité les différentes milices, chacune voulant renforcer ses positions. Le principal objectif est alors devenu l’obtention d’un cessez-le-feu plutôt qu’un travail sur le processus politique.

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Cet épisode montre bien qu’un élément clé des accords de Skhirat [accords de paix interlibyens signés au Maroc en décembre 2015], à savoir l’article 34 sur les arrangements sécuritaires, n’a jamais reçu l’attention nécessaire de la part de la communauté internationale. Ces accords ne portaient pas seulement sur une transition politique. Il s’agissait aussi de passer d’un pays contrôlé par les milices à la constitution d’une police nationale libyenne professionnelle. C’est fondamental. J’ai vu Ghassan Salamé, l’envoyé spécial de l’ONU en Libye, il y a quelques jours à Rabat, et nous avons longuement échangé là-dessus, à savoir : comment faire de la réunion de Palerme une étape concrète pour la préparation d’un contexte favorable à la tenue d’élections en Libye. Cela veut dire, par exemple, renforcer les structures chargées de superviser le cessez-le-feu, veiller à ce que les infrastructures importantes de l’Etat, comme l’aéroport, sortent des mains des milices pour être confiées à une police nationale, mais aussi assurer la formation d’une telle police dont l’allégeance irait à la Libye tout entière. Sans cela, le processus politique restera vain.
Enfin, nous avons évoqué le sommet sur la Méditerranée qui se tiendra en juin 2019 à Marseille, et que le Maroc considère comme un moment important. Les sujets sur cette zone sont en effet très nombreux, mais il existe peu d’espaces pour en discuter.
L’un de ces sujets est celui des migrations. Depuis cet été, des milliers de ressortissants subsahariens ont été arrêtés au Maroc et déplacés de force dans le sud du pays. Pourquoi un tel durcissement de votre politique migratoire ?
Dès le départ, la politique migratoire du Maroc a reposé sur trois piliers : la solidarité, la responsabilité et la coopération internationale. Nous avons lancé en 2013 un large processus de régularisations. Alors qu’en Europe les gouvernements se renvoient la balle en se disant « J’en ai pris 100, tu dois en prendre 300 », nous, un pays en développement, avons traité 50 000 demandes de régularisation en trois ans, dont 90 % ont été satisfaites.

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S’agissant de ceux qui ne veulent pas rester, nous avons prévenu dès le début : nous n’accepterons pas que le Maroc devienne une plateforme pour des actions illégales. Cet été, la situation dans le nord était devenue inacceptable. A Cassiago [la forêt proche de l’enclave espagnole de Ceuta] et à Nador [ville marocaine voisine de l’enclave de Melilla], la mainmise de réseaux de trafiquants a débouché sur des attaques contre les forces de l’ordre et des violences sur les migrants eux-mêmes. La décision du gouvernement italien de fermer le pays aux arrivées depuis la Libye a poussé les réseaux de passeurs à se redéployer vers la route Maroc-Espagne. Nous nous devions de prendre nos responsabilités vis-à-vis de nos citoyens et des migrants. Nous l’avons fait en associant les ambassades des pays d’origine de ces derniers, qui ont elles-mêmes mené des opérations d’identification de leurs ressortissants.

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Le troisième pilier de notre politique est la coopération internationale : ce que fait le Maroc au sein de l’Union africaine, ou l’accueil à Marrakech de la Conférence internationale sur la migration sous l’égide de l’ONU, les 10 et 11 décembre.
Ce n’est pas la première fois que des opérations de déplacement de migrants sont menées, mais elles ne l’avaient jamais été de façon aussi massive et brutale, comme l’attestent ceux qui travaillent sur le sujet, médias ou ONG. Des migrants ont été arrêtés jusque dans leur domicile.
On généralise sur la base de témoignages individuels. Nous avons éloigné ces gens du nord du pays pour des raisons évidentes : leur objectif était de partir, de prendre la mer, au risque de perdre la vie comme beaucoup d’autres avant eux. En outre, certains pays et médias font en sorte de se focaliser sur les pays de transit en les accusant de mal gérer, de ne pas faire leur travail. Le Maroc a agi en partenaire responsable de l’Europe et n’a pas de leçons à recevoir.
A combien s’élève l’aide financière de l’UE au Maroc pour le contrôle des frontières ?
Une offre a été avancée par l’Europe – autour de 140 millions d’euros –, mais ce sont les premières discussions. On est toutefois bien loin de ce qui a été exigé par certains pays. Le Maroc n’est pas dans une politique de chantage, du type « Je suis votre gendarme, combien vous me payez ? ». Il a sa propre politique migratoire et entend y être fidèle. Nous pensons que les pays de transit ne doivent pas être au cœur de la politique. Il faut que tous les pays d’origine, de transit, de destination assument leurs responsabilités. Le fait de donner de l’argent relève de la même logique que l’idée d’installer des centres. Ce sont de fausses bonnes idées qui créeront plus de problèmes qu’elles n’en régleront.
Qu’attendez-vous de l’UE ?
Une approche migratoire cohérente. Aujourd’hui, il y a presque autant de politiques migratoires que de pays. Il n’y a qu’à voir les débats au sein du Conseil européen. Le seul moment où l’UE est cohérente, c’est pour mettre la pression sur les pays de transit. Ce n’est pas comme ça que l’on trouvera des solutions. La migration doit être prise pour ce qu’elle est, à savoir un phénomène naturel. Il y a 256 millions de migrants dans le monde (3 % de la population mondiale), dont 36 millions d’Africains. A 80 %, ces migrants africains restent sur le continent. Il reste donc 7 millions de personnes qui quittent l’Afrique pour le reste du monde, dont 1,5 million de façon irrégulière. A l’arrivée, 0,5 % de la migration mondiale est africaine et illégale. Voilà de quoi nous parlons. Or, quand on écoute les discours politiques en Europe, quand on regarde certains reportages, on présente cela comme une invasion de l’Europe par l’Afrique. Si on ramenait le problème à sa dimension réelle, le débat serait plus serein et efficace.

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Autre sujet d’actualité pour la diplomatie marocaine : le Sahara occidental. Le mandat de la Minurso vient d’être renouvelé pour six mois, et non pour un an, par le Conseil de sécurité de l’ONU. Et des discussions directes, les premières depuis 2012, doivent se tenir en décembre à Genève. Qu’en attendez-vous ?
Le débat sur la durée du renouvellement est un faux débat. Ce n’est pas la durée qui est importante, mais le processus politique qui est indépendant de l’opération de maintien de la paix. Nous attendons des discussions de décembre qu’elles soient différentes des précédentes sur le format : qu’il n’y ait pas de distinction entre les participants, que chacun des acteurs – Maroc, Front Polisario, Algérie, Mauritanie – soit mis sur le même plan que les autres.

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Différentes, aussi, sur l’ordre du jour : qu’il y ait plus de réalisme et de compromis, moins de rhétorique. Certaines choses ne sont pas négociables pour le Maroc, à savoir toute solution qui remettrait en cause l’intégrité territoriale du royaume ou qui prévoirait une option référendaire.


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ Jair Bolsonaro, président élu d’extrême droite, a annoncé jeudi cette décision, semblable à celle prise par Donald Trump, qui avait été très critiquée.
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L’ambassade du Brésil en Israël sera transférée à Jérusalem

Jair Bolsonaro, président élu d’extrême droite, a annoncé jeudi cette décision, semblable à celle prise par Donald Trump, qui avait été très critiquée.



Le Monde.fr avec AFP
 |    01.11.2018 à 22h04
 • Mis à jour le
02.11.2018 à 15h55
   





                        



Jair Bolsonaro, le président brésilien élu d’extrême droite, se met dans les pas de Donald Trump. Il a confirmé, jeudi 1er novembre, qu’il allait transférer l’ambassade du Brésil en Israël de Tel-Aviv à Jérusalem. Une mesure très polémique qui avait été mise en œuvre en mai par le président américain.

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« Comme nous l’avons déjà annoncé lors de la campagne, nous avons l’intention de transférer l’ambassade du Brésil de Tel-Aviv à Jérusalem, a annoncé M. Bolsonaro sur Twitter. Israël est un Etat souverain et nous devons respecter cela pleinement. »
Peu après ce tweet publié en portugais et en anglais, le président élu d’extrême droite a affirmé lors d’une conférence de presse qu’il ne pensait pas que cette annonce pourrait créer « un climat pesant » dans les relations entre le Brésil et le Proche-Orient.
« Nous avons le plus grand respect pour le peuple d’Israël et pour le peuple arabe. Nous ne voulons créer de problèmes avec personne. Nous voulons faire du commerce avec tout le monde et rechercher des solutions pacifiques pour résoudre les problèmes. » 
Le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a qualifié jeudi d’« historique » cette décision.
« Je félicite mon ami, le président élu du Brésil, Jair Bolsonaro, pour son intention de déplacer l’ambassade brésilienne à Jérusalem, un pas historique, juste et enthousiasmant. »
Emplacement particulièrement sensible
Dans un entretien publié jeudi par le journal israélien Hayom, favorable au premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, M. Bolsonaro avait déjà estimé qu’Israël devrait être libre de choisir sa capitale. « Lorsqu’on me demandait, lors de la campagne, si je le ferais une fois devenu président, je répondais : “oui, c’est vous qui décidez quelle est la capitale d’Israël, pas les autres nations” », a-t-il affirmé à ce quotidien.
La question de l’emplacement des ambassades en Israël est particulièrement sensible. L’Etat hébreu considère toute la ville de Jérusalem comme sa capitale, alors que les Palestiniens aspirent à faire de Jérusalem-Est la capitale de leur futur Etat. Pour la communauté internationale, le statut de la Ville sainte doit être négocié par les deux parties et les ambassades ne doivent pas s’y installer tant qu’un accord n’a pas été trouvé.
Donald Trump avait rompu en décembre 2017 avec des décennies de diplomatie américaine en reconnaissant Jérusalem comme capitale d’Israël. Peu après cette décision, le Guatemala et le Paraguay ont annoncé vouloir emboîter le pas à Washington. Asuncion a depuis fait marche arrière en annonçant le retour de son ambassade à Tel-Aviv.
Le président palestinien Mahmoud Abbas a depuis coupé les ponts avec l’administration Trump. Des médias brésiliens se sont inquiétés qu’un transfert de l’ambassade puisse provoquer des représailles commerciales de la part de pays arabes, grands importateurs de viande brésilienne de bœuf, agneau et poulet.
« Une coopération fructueuse »
« J’adore les Israéliens et Israël », a ajouté le président élu à la presse israélienne, déclarant son intention de « promouvoir une proximité et une coopération fructueuse ». Dès le lendemain de sa victoire le 28 octobre, l’ambassadeur d’Israël au Brésil, Yossi Shelley, est allé féliciter M. Bolsonaro à Rio. Benyamin Nétanyahou assistera d’ailleurs « très probablement » à la cérémonie d’investiture à Brasilia début janvier, a affirmé à l’agence de presse AFP un responsable de son bureau.
Dans son entretien au journal Hayom, M. Bolsonaro annonce également son intention de transférer ou de fermer l’ambassade palestinienne à Brasilia, « trop proche du palais présidentiel ». Celle-ci est située à moins de 3,2 kilomètres du palais Planalto, sur un terrain de plus de 1 500 mètres carrés, offert en 2010 par le gouvernement brésilien. Le président de gauche, Luiz Inacio Lula da Silva, avait alors reconnu la Palestine comme un Etat indépendant.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Luz, vingt-trois ans de « Charlie », signe « Indélébiles », hommage drôle et tendre à une fantastique équipe de dessinateurs. Un bonheur.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤                     
                                                   
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« Charlie Hebdo », quelle bande de potes !

Luz, vingt-trois ans de « Charlie », signe « Indélébiles », hommage drôle et tendre à une fantastique équipe de dessinateurs. Un bonheur.



LE MONDE DES LIVRES
 |    02.11.2018 à 08h00
    |

            Frédéric Potet








                        



                                


                            
Indélébiles, de Luz, Futuropolis, 320 p., 24 €.

Il semble inconcevable d’écrire un livre sur Charlie Hebdo sans parler du 7 janvier 2015. Luz l’a fait, pourtant. Membre de la rédaction du magazine satirique pendant plus de vingt ans, le dessinateur échappa aux balles des frères Kouachi pour avoir été en retard à la conférence de rédaction. Dans Catharsis, sorti quatre mois après l’attentat (Futuropolis), il avait relaté son quotidien de miraculé, sans jamais verser dans le pathos, préférant user du seul levier en sa possession : l’humour. Si l’on y rit autant, le propos est tout autre dans Indélébiles, puisqu’il s’agit de raconter l’aventure collective – et joyeusement foutraque – qui précéda la barbarie. Les belles années en somme. Les copains, la déconnade à plein tube, le bonheur de dessiner.
En vingt-trois ans de Charlie – qu’il a quitté en mai 2015 –, Luz a accumulé d’innombrables anecdotes, dont les meilleures sont rapportées ici avec autodérision. L’ancien « puceau tourangeau » monté à la capitale dans l’espoir de placer des dessins au Canard enchaîné s’amuse, et nous amuse, à ressusciter une rédaction vouée au traitement caustique de l’actualité, où se mêlent les anciens (Gébé, Cabu, Wolinski…) et les sales gosses, comme lui ou Charb, le roi de la blague graveleuse.
Le métier de dessinateur de terrain
Luz revient aussi longuement, en mode making of, sur ses reportages graphiques et sur les risques qui accompagnent le métier de dessinateur de terrain. Un coup de matraque lors d’une manifestation à Paris, un interrogatoire dans un camp militaire en Bosnie (Luz suit alors la tournée du chanteur Renaud) ou encore les rodomontades intimidantes de loulous de banlieue après une fusillade raciste ne laissent toutefois pas augurer que quelque chose de pire puisse un jour arriver. Le pire arrivera pourtant, comme on le comprend dans...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Les faits qui se sont produits jeudi matin à Hyères ont été qualifiés de « très graves » par Laurent Nuñez, secrétaire d’Etat auprès du ministère de l’intérieur.
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Un policier passé à tabac dans le Var

Les faits qui se sont produits jeudi matin à Hyères ont été qualifiés de « très graves » par Laurent Nuñez, secrétaire d’Etat auprès du ministère de l’intérieur.



Le Monde.fr avec AFP
 |    02.11.2018 à 12h12
 • Mis à jour le
02.11.2018 à 12h32
   





                        


Une dizaine d’individus ont passé à tabac et blessé un policier dans le Var, jeudi 1er novembre au matin. L’homme rentrait chez lui à Hyères vers 6 heures lorsqu’il a aperçu deux personnes qui s’employaient à dégrader son véhicule, a indiqué le parquet à l’Agence France-Presse.
Il est apparu après que le policier a fait connaître aux casseurs sa qualité de policier que ces derniers ne semblaient pas l’ignorer. Le parquet souligne en effet qu’ils l’auraient reconnu. Avant d’être muté à Toulon, le policier avait, en effet, été en poste à Hyères, selon Var-Matin.
Des coups sont échangés. L’un des deux individus fait appel à des renforts, des individus arrivés peu après en voiture, selon Var-Matin, encapuchonnés et armés de barre fer, portant à une dizaine le nombre des agresseurs du policier. Du fait de ses blessures, le policier s’est vu accorder une interruption de travail de cinq jours.
« Faits très graves »
Deux personnes ont été arrêtées par la suite et placées en garde à vue, dont un mineur de 16 ans identifié sur la base de documents perdus au cours de sa fuite. Le parquet de Toulon a l’intention de requérir leur placement en détention.
Sur Europe 1, Laurent Nuñez, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’intérieur, Christophe Castaner, a qualifié ces faits de « très graves ».

#Toulon : le ministre de l’Intérieur s’est entretenu dès hier avec le fonctionnaire de @PoliceNationale lâchement a… https://t.co/HE4cNpgGA2— NunezLaurent (@Laurent Nunez)


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« C’est maintenant régulièrement que nos collègues se font agresser et sont blessés y compris hors service, c’est insoutenable », a réagi dans un communiqué Yves Lefebvre, secrétaire général du syndicat Unité SGP Police-FO, demandant « au ministre de l’Intérieur et à la garde des sceaux de prendre toute l’ampleur de ces agressions et de la colère policière, ceci n’en déplaise à certains magistrats ».
Bien que les faits se soient produits au moment de la « purge » annoncée sur les réseaux sociaux contre les policiers dans toute la France, rien n’indique à ce stade que ces événements soient liés.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ PewDiePie s’est lancé depuis août dans un combat acharné pour que sa chaîne YouTube conserve le record d’abonnés. Mais une chaîne indienne, T-Series, est en passe de l’emporter.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Au nom de la transparence, l’administration fiscale publie chaque 1er novembre les revenus fiscaux de tous les Finlandais. De quoi attiser les curiosités.
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« Journée de la jalousie » : quand la Finlande rend publics les revenus fiscaux de tous ses citoyens

Au nom de la transparence, l’administration fiscale publie chaque 1er novembre les revenus fiscaux de tous les Finlandais. De quoi attiser les curiosités.



LE MONDE
 |    02.11.2018 à 12h29
 • Mis à jour le
02.11.2018 à 16h56
   





                        



   


C’est une coutume typiquement finlandaise : chaque 1er novembre, le pays célèbre la « journée nationale de la jalousie ». Ce jour-là, il est possible de savoir combien gagne sa voisine, son patron ou sa députée grâce à la publication du revenu imposable de chaque citoyen, au nom de la transparence, comme le raconte le New York Times.
Qui a gagné davantage l’année dernière ? Quel entrepreneur a dû vendre son entreprise ? Quelle célébrité s’avère ruinée ? Tous les médias se prêtent au jeu des comparaisons et, le jour de la publication, difficile pour la foule de journalistes de trouver une place pour travailler dans le bâtiment de l’administration fiscale.
Si certaines voix s’élèvent pour protester contre l’intrusion dans la vie privée que représente cette divulgation des revenus, la plupart des Finlandais pensent que cette tradition aide le pays à résister à l’augmentation des inégalités. Ils estiment également que les employeurs sont forcés d’être vigilants et de préserver une certaine équité entre leurs salariés.
Augmentation de « l’écart de bonheur »
Pourtant, la transparence totale des revenus n’est pas forcément la clé pour une société heureuse, comme le montre notamment une étude de l’université de Californie, publiée en 2012 dans l’American Economic Review.
Cette étude s’est intéressée aux réactions des employés de l’université à la suite de la publication, en 2008, de tous leurs salaires sur un site Internet. Si cette transparence n’a eu aucun effet sur les travailleurs au revenu supérieur à la valeur médiane, ceux qui avaient des salaires plus faibles sont devenus moins heureux dans leur travail et ont davantage cherché à en changer.
Une autre étude concernant la Norvège, publiée en 2015, qui analysait l’effet d’une plus grande accessibilité des données fiscales en ligne à partir de 2001, et ce, de manière anonyme, est parvenue à la même conclusion. Selon ses auteurs, « l’écart de bonheur » entre les plus riches et les plus pauvres s’est accru de 29 % après cette date.
Recherches nominatives
Depuis 2014, le pays a mis en place un système rendant ces recherches nominatives : un e-mail contenant le nom de la personne curieuse est envoyé à celle dont les données fiscales ont été consultées. Depuis, le nombre de recherches a drastiquement diminué.
Cette « journée » est surtout un moyen de pointer du doigt les fraudeurs
En Finlande, où ces données sont uniquement accessibles pendant une semaine au sein des locaux de l’administration fiscale, la « journée nationale de la jalousie » est surtout un moyen de pointer du doigt les fraudeurs, ou ceux qui délocalisent pour éviter les impôts. Mais également de célébrer les entrepreneurs à succès, comme les propriétaires de la société de jeux vidéo Supercell, qui occupent cette année cinq places parmi les dix plus gros revenus du pays.
Une entreprise dont le directeur général, Ilkka Paananen, s’est félicité de battre le record historique du plus gros montant de taxes sur les revenus du capital en Finlande. « Nous avons reçu beaucoup d’aide de la société, maintenant, c’est notre tour de lui rendre quelque chose. »

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          Verrou de Bercy, publicité des noms : les mesures du projet de loi sur la fraude fiscale






                            


                        

                        


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Compte rendu

Dix-neuf défenseurs des droits humains arrêtés en Egypte, selon Amnesty International

Le « climat hostile » à l’égard de la société civile qui prévaut dans le pays aurait poussé une importante ONG locale à suspendre ses activités.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-11-02T09:42:37+01:00"

        Le 02.11.2018 à 09h42






    
Le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, à Sotchi, en Russie, le 17 octobre 2018.
Crédits : PAVEL GOLOVKIN / AFP


Au moins dix-neuf avocats et militants des droits humains, huit femmes et onze hommes, ont été arrêtés en Egypte, a indiqué Amnesty International, jeudi 1er novembre. L’organisation ajoute que ces arrestations ont poussé une importante ONG locale, la Commission égyptienne des droits et libertés (ECRF), à suspendre ses activités, invoquant le « climat hostile » à l’égard de la société civile qui prévaut aujourd’hui dans le pays.

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                L’Egypte se dote d’une loi autorisant une surveillance étroite des réseaux sociaux



Parmi les personnes arrêtées figure Hoda Abdelmoneim, une avocate âgée de 60 ans qui avait été membre du Conseil national des droits humains. Les forces de sécurité ont fait irruption à son domicile, qu’ils ont saccagé, avant de l’emmener vers une destination inconnue, poursuit Amnesty International.
Proches des Frères musulmans
L’avocat Abdel Moneim Abdel Maqsoud avait auparavant fait état de l’arrestation, jeudi à l’aube, de huit femmes et trois hommes proches des Frères musulmans, dont Aïcha Khaïrat Al-Chater – fille de Mohamed Khaïrat Al-Chater, l’un des dirigeants de la confrérie – et Hoda Abdelmoneim. Le mari d’Aïcha, Mohamed Abou Horayra, un avocat se présentant comme défenseur des droits humains, a également été interpellé. Selon Me Abdel Maqsoud, ces personnes devraient être déférées devant le parquet dans les prochaines heures.

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Condamné dans plusieurs affaires, Mohamed Khaïrat Al-Chater est actuellement détenu, comme nombre d’anciens responsables des Frères musulmans. Richissime financier de la confrérie, il avait initialement été choisi pour en porter les couleurs dans la campagne présidentielle de 2012, avant d’être disqualifié en raison d’une condamnation ancienne. Mohamed Morsi l’avait alors remplacé comme candidat des Frères musulmans, et avait été élu. Mais après un an au pouvoir il avait été destitué par l’armée à la faveur de manifestations de masse.
Le nouvel homme fort du pays, le maréchal Abdel Fattah Al-Sissi, qui était le chef de l’armée lors de la destitution de M. Morsi et est devenu président à son tour en 2014, a lancé contre la confrérie et ses partisans une sévère répression.


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Article sélectionné dans La Matinale du 01/11/2018
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Hatice Cengiz : « J’exige que ceux qui ont prémédité, ordonné et commis l’assassinat de Jamal Khashoggi soient jugés »

La fiancée du journaliste souadien tué à Istanbul déplore que l’administration Trump ait adopté une position dépourvue de tout fondement moral.



LE MONDE
 |    02.11.2018 à 06h47
 • Mis à jour le
02.11.2018 à 07h19
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Hatice Cengiz (fiancée de Jamal Khashoggi, journaliste saoudien tué à Istanbul)







                        



                                


                            

Tribune. Cela fait exactement un mois que mon fiancé, le célèbre journaliste Jamal Khashoggi, est entré dans le consulat saoudien d’Istanbul et n’en est jamais ressorti. Aujourd’hui, c’est aussi la Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre des journalistes, instituée en 2013 par les Nations unies. La coïncidence est tragique et douloureuse.
Jusqu’à il y a un mois encore, Jamal m’envoyait ses articles. Je les lisais avec enthousiasme, puis lui téléphonais pour lui faire part de mes remarques. Il m’écoutait attentivement, et ensuite nous discutions. Aujourd’hui, j’écris sur lui et sur ce que je ressens maintenant qu’il n’est plus là.
J’ai du mal à savoir s’il s’est écoulé un mois ou un siècle depuis que j’ai perdu Jamal. Pendant les semaines où j’ai attendu dans l’espoir qu’il ressorte du consulat, chaque heure, chaque journée paraissait durer un an. L’angoisse était terrible. Mais j’ai eu beau attendre, le joyeux Jamal n’est jamais revenu. Seule m’est parvenue la nouvelle de sa mort.
« Un homme plein de gentillesse, de patience, de générosité »
Alors que j’écrivais ces lignes, le bureau du procureur d’Istanbul a publié une déclaration officielle. Jamal a été étranglé, puis démembré et son corps détruit. Un meurtre brutal, barbare et impitoyable. Quel crime avait-il commis pour qu’on le traite ainsi ? Pour quelle raison l’ont-ils tué aussi brutalement ? Il n’y a aucune explication à cette haine.

Il est important de se souvenir de la personne qu’était Jamal. Un homme plein de gentillesse, de patience, de générosité, de compassion et d’amour. Tout ce qu’il souhaitait, c’était un nouveau départ qui lui permettrait d’oublier sa nostalgie à l’égard de son pays natal. Pouvoir vivre avec un peu de bonheur une existence solitaire. Et dans cette existence, j’aurais été une compagne et une amie. J’espère qu’il savait combien il m’était précieux à moi aussi de commencer une nouvelle...




                        

                        

