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<filname="SURF-env_sciences-1"> ¤ Selon une étude, des personnes auparavant paralysées ont en partie retrouvé l’usage de leurs jambes grâce à des stimuli électriques.
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<filname="SURF-env_sciences-2"> ¤ Un rapport américain met en lumière une augmentation des risques de tumeurs cardiaques chez les rats mâles exposés à des niveaux élevés d’ondes électromagnétiques utilisées en téléphonie 2G et 3G.
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Les radiofréquences mauvaises pour le cœur des rongeurs

Un rapport américain met en lumière une augmentation des risques de tumeurs cardiaques chez les rats mâles exposés à des niveaux élevés d’ondes électromagnétiques utilisées en téléphonie 2G et 3G.



LE MONDE
 |    01.11.2018 à 15h48
    |

                            Clémentine Thiberge








                        



                                


                            

Les ondes électromagnétiques émises par nos téléphones portables sont-elles dangereuses ? Cette question fait débat dans la communauté scientifique depuis plusieurs années. Un nouveau rapport, publié le 1er novembre par le Programme national de toxicologie (NTP) – un programme fédéral piloté par le département de la santé et des services sociaux des Etats-Unis – pourrait donner des arguments aux « anti-ondes ».
Les chercheurs du NTP ont étudié l’effet des ondes électromagnétiques utilisées pour la téléphonie mobile sur les rats et les souris. Pour cette expérience, des animaux ont été exposés à de hauts niveaux de radiofréquences, de même type que celles utilisées dans les téléphones cellulaires 2G et 3G – mais pas de type 5G ou Wi-Fi. L’exposition a commencé in utero chez les rats et à l’âge de 5 à 6 semaines chez les souris, et s’est poursuivie pendant deux ans, soit la quasi-totalité de leur vie naturelle, à raison de neuf heures par jour.
« L’un des points forts de notre étude est que nous avons été en mesure de contrôler exactement la quantité de rayonnement radioélectrique reçue par les animaux – ce qui est impossible lorsque l’on étudie l’utilisation du téléphone cellulaire humain, qui repose souvent sur des questionnaires », explique Michael Wyde, toxicologue au NTP.
Différence entre les sexes
A la suite de cette exposition, les chercheurs ont observé une augmentation de tumeurs cardiaques cancéreuses, appelées schwannomes malins, chez les rats mâles. 5,5 % des rongeurs exposés au plus haut niveau d’ondes ont en effet développé ce type de tumeurs. A l’inverse, le groupe contrôle, sans onde, n’a pas été touché. Du côté des rates et chez les souris, le lien entre tumeur et ondes n’a pas été démontré – une différence entre les sexes inexpliquée, qui apparaissait déjà dans des résultats préliminaires de l’étude rendus publics en 2016.

Autre enseignement : en dehors des risques de cancers,...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-3"> ¤ La médecine factuelle dénonce avec virulence le charlatanisme associé aux médecines dites « alternatives », qui se fondent sur la croyance plutôt que sur la preuve. Il serait cependant faux de ne pas voir dans cette croyance une source de bien-être, générateur d’amélioration d’un état de santé. La complémentarité entre les approches est-elle possible, s’interroge dans une tribune au « Monde » le professeur Adnet.
<filname="PROF-env_sciences-3"> ¤                     
                                                   
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Faut-il brûler la « médecine fondée sur la croyance » ?

La médecine factuelle dénonce avec virulence le charlatanisme associé aux médecines dites « alternatives », qui se fondent sur la croyance plutôt que sur la preuve. Il serait cependant faux de ne pas voir dans cette croyance une source de bien-être, générateur d’amélioration d’un état de santé. La complémentarité entre les approches est-elle possible, s’interroge dans une tribune au « Monde » le professeur Adnet.



LE MONDE
 |    01.11.2018 à 15h11
 • Mis à jour le
01.11.2018 à 16h33
    |

Frédéric Adnet (Professeur de médecine d’urgence)







                        



                                


                            
Tribune. Je découvrais un lointain cousin lors d’un dîner familial dans une belle ferme de la Lozère, paysan d’environ 80 ans, très en forme avec ce bon teint de l’homme de la terre. A la fin du repas, il s’ouvrait à moi pour une douleur du gros orteil qui, manifestement, le gênait beaucoup. « J’ai vu mon rebouteux, il m’a fait des manipulations, mais ça ne m’a pas soulagé ! »
Professeur en médecine, je me sentais dans l’obligation d’examiner cet orteil rebelle à la médecine locale. En quelques secondes, ce fut un soulagement : « Facile ! Crise de goutte ! » J’allais instantanément vaincre le charlatanisme local et démontrer la vraie science. J’écrivais de ma plus belle plume le traitement adapté, démontré par de multiples études randomisées en double aveugle ; je prescrivais de la colchicine, un milligramme fois trois le premier jour, puis un milligramme deux fois les deux jours suivants, puis un milligramme par jour à partir du quatrième jour.1 Quantité suffisante pour 10 jours ! Très satisfait, je lui présentais mon ordonnance et, modeste, lui annonçais : « Ça devrait marcher ! »
Virulence
Dans une tribune du Figaro, extrêmement virulente, 124 médecins ont dénoncé le charlatanisme associé à des médecines « alternatives » dont le tort essentiel est de n’avoir pas été validées par un niveau de preuves issu de recommandations de « l’evidence-based medicine » (EBM) » ou « médecine fondée sur des preuves ».2

Ce positionnement des adeptes de la médecine factuelle semble assez facile et confortable. Affirmer que la terre tourne autour du soleil (et non l’inverse) a été le modèle d’une guerre entre croyance et pensée scientifique. Notons simplement et avec une certaine ironie que l’accusation d’hérésie a changé de camp ; les inquisiteurs semblent, dans cette confrontation, du côté de Galilée !
Existe-il une véritable « médecine fondée...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-4"> ¤ Notre blog « Autour du Ciel » vous recommande les plus belles constellations à regarder en novembre.
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<filname="SURF-env_sciences-5"> ¤ Selon les conclusions de la commission d’enquête dévoilées jeudi, cette pièce avait été bien fabriquée mais déformée lors de l’assemblage. Les prochaines fusées « Soyouz » vont être révisées.
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L’échec du lancement d’une fusée « Soyouz » a été causé par une « déformation » d’un capteur lors de l’assemblage

Selon les conclusions de la commission d’enquête dévoilées jeudi, cette pièce avait été bien fabriquée mais déformée lors de l’assemblage. Les prochaines fusées « Soyouz » vont être révisées.



Le Monde.fr avec AFP
 |    01.11.2018 à 11h42
 • Mis à jour le
01.11.2018 à 14h36
   





                        



   


La commission d’enquête sur l’échec du lancement d’une fusée Soyouz vers la Station spatiale, le 11 octobre, a rendu ses conclusions jeudi 1er novembre. Selon elle, cet incident a été causé par une « déformation » du capteur lors de l’assemblage de la fusée au cosmodrome de Baïkonour.

        Lire aussi :
         

                Suspension des vols habités vers la Station spatiale internationale après l’échec d’une fusée « Soyouz »



Les responsables russes qui s’exprimaient lors d’une conférence de presse ont promis de punir les coupables de cet échec embarrassant pour le secteur spatial russe et de s’assurer de la qualification du personnel du cosmodrome, martelant que Soyouz restait le lanceur « le plus fiable » en exploitation.
Le dysfonctionnement qui a causé l’accident est dû à « la déformation de la tige du capteur » lors de son « assemblage au cosmodrome de Baïkonour », a annoncé Oleg Skorobatov, un des responsables de cette commission formée après l’accident qui avait contraint deux spationautes à revenir sur Terre.
Mercredi, le directeur exécutif de Roskosmos, Sergueï Krikaliov, avait expliqué qu’un dysfonctionnement du capteur, chargé de contrôler la séparation des premier et deuxième étages de la fusée, avait provoqué l’accident. « L’une des parois latérales ne s’est pas éloignée suffisamment et a frappé un bac de carburant du deuxième étage, ce qui a provoqué une explosion », avait-il déclaré, cité par les agences de presse russes.
« Les fusées les plus fiables »
Oleg Skorobatov a appelé jeudi à un « contrôle répété » de ces capteurs et a assuré avoir « écarté » l’hypothèse que ces problèmes puissent venir de l’usine où ils ont été fabriqués. Il a ajouté que les prochaines fusées Soyouz, devant décoller de Baïkonour et du cosmodrome français de Kourou (Guyane), où Arianespace en utilise, seront « révisées ».
« Des propositions et des recommandations ont été élaborées pour réviser ces lanceurs », comprenant le démontage et réassemblage de certains blocs, ainsi que des vérifications des capteurs, a expliqué le responsable de Roskosmos.
Dmitri Baranov, un responsable de l’entreprise RKK Energia qui conçoit et produit les vaisseaux spatiaux Soyouz, a, en outre, assuré que les fusées Soyouz demeurent « les fusées les plus fiables » existantes. En dépit de cet accident, et d’une série de problèmes techniques qui ont troublé l’image au secteur spatial russe, les fusées Soyouz conservent, en effet, un taux particulièrement élevé de lancements réussis. Le système de sécurité qui a permis le retour en vie des deux spationautes en octobre a, par ailleurs, parfaitement fonctionné.

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                Kourou se prépare à accueillir Ariane-6






                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-6"> ¤ Selon une étude publiée jeudi dans « Nature », les patients ont recouvré le contrôle volontaire de leurs jambes paralysées depuis de longues années.
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Article sélectionné dans La Matinale du 31/10/2018
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Trois patients paralysés remarchent grâce une stimulation de la moelle épinière

Selon une étude publiée jeudi dans « Nature », les patients ont recouvré le contrôle volontaire de leurs jambes paralysées depuis de longues années.



LE MONDE
 |    31.10.2018 à 19h00
 • Mis à jour le
01.11.2018 à 17h03
    |

                            Florence Rosier (envoyée spéciale à Lausanne)








                        



                                


                            

« Here is the speaking monkey ! » (« Voici le singe savant ! ») Regard d’azur, profil d’ascète, Sebastian Tobler manie l’autodérision comme il maniait son VTT dans sa vie d’autrefois. Et comme il manie son fauteuil roulant aujourd’hui. Avec grâce et avec audace – et avec du cran à revendre.
Nous sommes au Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV) de Lausanne (Suisse). C’est ici qu’un traitement innovant a été évalué chez trois patients aux jambes paralysées, à la suite d’un traumatisme de la moelle épinière. Agé de 48 ans, Sebastian Tobler est l’un d’eux.
« Le 31 juillet 2013 », un accident de VTT a laissé ce grand sportif tétraplégique. En 2014, il rentre chez lui, récupère peu à peu l’usage du haut de son corps. Trois ans plus tard, il décide de participer à une étude qui évalue un nouveau traitement : un protocole de stimulation électrique de la moelle épinière, mis au point par l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL). Le 4 octobre 2017, il est opéré : on lui pose un implant sur la moelle épinière, au niveau des vertèbres lombaires (dans le bas du dos).
A l’aide de béquilles ou d’un déambulateur
Jeudi 1er novembre, les résultats de ce traitement ont été publiés dans la prestigieuse revue Nature. Sous l’effet de cette thérapie, les trois patients sont désormais capables de marcher avec l’aide de béquilles ou d’un déambulateur. Sebastian Tobler ne peut cependant se passer du harnais qui est utilisé lors des séances de rééducation.

« Ces résultats sont extraordinaires, juge le professeur Stéphane Palfi, neurochirurgien à l’hôpital Henri-Mondor (Assistance publique-Hôpitaux de Paris, AP-HP), qui n’a pas participé à l’étude. Les vidéos des patients qui marchent à nouveau sont impressionnantes. Mais ce qui m’impressionne le plus, c’est de voir, chez deux des patients, la récupération qui se prolonge alors que la moelle épinière n’est plus stimulée. On voit aussi...




                        

                        


<article-nb="2018/11/01/18-7">
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<filname="SURF-env_sciences-7"> ¤ Une équipe française rapporte l’apparition de multiples tumeurs cancéreuses chez une patiente après greffe bi-pulmonaire.
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<filnamedate="20181101"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181101"><AAMMJJHH="2018110118">
<filname="SURF-env_sciences-8"> ¤ Le Centre spatial guyanais de Kourou met les bouchées doubles pour construire ce qui sera le pas de tir de la prochaine génération de lanceurs lourds européens, la fusée Ariane-6.
<filname="PROF-env_sciences-8"> ¤                     
                                                   
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Kourou se prépare à accueillir Ariane-6

Le Centre spatial guyanais de Kourou met les bouchées doubles pour construire ce qui sera le pas de tir de la prochaine génération de lanceurs lourds européens, la fusée Ariane-6.



LE MONDE SCIENCE ET TECHNO
 |    30.10.2018 à 18h00
    |

            Pierre Barthélémy








                        



                                


                            
Le chantier, gigantesque, ne s’arrête plus. Sur le Centre spatial guyanais de Kourou, jour et nuit, dans la touffeur équatoriale, les engins s’activent sous les commandes de quelque sept cents hommes – dont soixante-dix jeunes en contrat d’insertion. Il faut profiter au maximum de la saison sèche pour avancer sur ce qui sera, sur ce qui devient, le pas de tir de la prochaine génération de lanceurs lourds européens, la fusée Ariane-6.
« Toutes les infrastructures et les bâtiments devront être terminés en mars 2019 », ­annonce Frédéric Munos, dont le titre ­officiel est « responsable de la sous-direction sol à la direction des lanceurs au Centre national d’études spatiales [CNES] ».
Pour le dire plus simplement, Frédéric Munos dirige ce chantier à 600 millions d’euros pour le compte du CNES, qui en est le maître d’œuvre.
Chantier colossal
Tout est colossal ici, et pas seulement le prix. Colossale la fosse qui a été creusée pour la zone de lancement : plus de 180 000 mètres cubes de terre et de roche ont été sortis afin de préparer les fondations, à commencer par les impressionnants carneaux, deux tunnels de béton de 100 mètres de long par lesquels les gaz de la future fusée s’évacueront au moment de l’allumage des moteurs.
Impressionnant le château d’eau de 90 mètres de haut, dont le rôle consistera, dès qu’Ariane 6 s’élèvera de quelques mètres, à inonder le pas de tir sous 1 200 tonnes d’eau grâce à une trentaine de ­buses débitant chacune 1 500 litres par seconde. L’objectif : annihiler les réverbérations acoustiques qui, renvoyées par la dalle, pourraient faire dangereusement tanguer le lanceur au cours de ses premières secondes d’ascension.
Un portique mobile
Colossal enfin le portique ­mobile dans lequel s’effectuera la préparation finale de la fusée. Ce qui n’est pour l’heure qu’un ­incroyable enchevêtrement de poutrelles deviendra un grand cocon de 100 mètres de haut et de 7 000 ton­nes, soit autant que la...




                        

                        


<article-nb="2018/11/01/18-9">
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<filname="SURF-env_sciences-9"> ¤ Face aux dérives et dysfonctionnements du monde de l’édition scientifique, plusieurs auteurs appellent dans une tribune au « Monde » à des changements radicaux pour réduire le rythme de publication.
<filname="PROF-env_sciences-9"> ¤                     
                                                   
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Canulars scientifiques, revues prédatrices et « slow science »

Face aux dérives et dysfonctionnements du monde de l’édition scientifique, plusieurs auteurs appellent dans une tribune au « Monde » à des changements radicaux pour réduire le rythme de publication.



LE MONDE SCIENCE ET TECHNO
 |    30.10.2018 à 16h00
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 13h04
    |

                            Collectif








                        



                                


                            

Tribune. On fait grand cas aux Etats-Unis, et maintenant en France, d’un canular « Sokal au carré ». Imitant la fausse étude originale, perpétrée par le physicien Alan Sokal en 1996, celle-ci a cette fois dénoncé la contamination par le « politiquement correct » et l’activisme justicier des études consacrées à la race, au genre, à la masculinité, etc.
L’interprétation ultime de ce canular reste contestée, mais retenons ici qu’il pointe un supposé problème concernant l’évaluation par les pairs dans les revues scientifiques, évaluation apparemment prise en défaut par les nombreux articles bidon que le trio américain à l’origine de ce canular a réussi à publier. Même si le Landerneau académique américain s’excite une fois de plus avec cette énième critique du « postmodernisme », il faut distinguer ces disputes idéologiques de la question plus importante de l’évaluation par les pairs et de la multiplication des revues de qualité douteuse.

Ces revues affectent de proposer une évaluation par les pairs ; en réalité, elles publient tout et n’importe quoi, moyennant finances
Le problème de l’édition scientifique est en effet plus général et dépasse les seules sciences sociales. Les études sur les revues dites « prédatrices » que nous avons réunies dans un récent dossier de la revue Zilsel le montrent amplement. Mimant les revues scientifiques « authentiques » et établies, elles affectent de proposer une évaluation par les pairs ; en réalité, elles publient tout et n’importe quoi, moyennant finances.
Leurs éditeurs se comptent par centaines, les titres par dizaines de milliers et continuent de se multiplier. Les autorités académiques s’en émeuvent, et on a récemment indiqué qu’un pourcentage notable de chercheurs français y publient. Des primes et des promotions sont parfois même attribuées aux auteurs d’articles parus dans ces revues supposées « prédatrices ».
Mauvaises revues, bons contenus
On...




                        

                        


<article-nb="2018/11/01/18-10">
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<filname="SURF-env_sciences-10"> ¤ L’exposition propose, jusqu’au 5 janvier 2020, d’explorer le mouvement par la pratique et d’en comprendre les effets physiques et psychiques.
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Par  Catherine Pacary   Publié le 30 octobre 2018 à 15h00, mis à jour hier à 13h09   Lecture 2 min.     Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter   Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail        Article réservé aux abonnés                  La vaste salle d’entraînement de l’exposition « Corps et Sport » à la CIté des Sciences, à Paris. CAP             De la radio le matin au journal du soir, des notifications Internet aux SMS et mails publicitaires, nul ne peut l’ignorer : le sport est bon pour la santé. Mais pourquoi ? Comment ? Jusqu’à quel point ? L’exposition « Corps et sport », qui s’installe à la Cité des sciences et de l’industrie, à Paris, pour quinze mois, répond à un nombre record de questions en disséquant les effets du sport sur notre corps. Comme toujours à La Villette, le fond est traité avec rigueur quand la forme, ludique et participative, vise un public le plus vaste possible, de l’adepte du « no sport » churchillien à l’athlète de haut niveau, de l’enfant au grand-parent. Avec, en fil rouge, un message : bougez !             Article réservé à nos abonnés  Lire aussi  Bouger, c’est préserver sa santé             Très dense, concentrée sur 1200 mètres carrés, « Corps et sport » se scinde en deux grands ensembles. Le premier, expérimental, amène le visiteur à tester cinq ateliers : football, escalade, biathlon, tennis, entraînement et boxe. Les gestes sportifs, comme un tir ou un service, trop rapides pour l’œil humain, sont décomposés et comparés à ceux de champions dont le mouvement a été modélisé par ordinateur. Outre le plaisir de jouer, le visiteur peut repartir avec sa chronophotographie sous le bras.          Le second ensemble, analytique, retrace l’évolution de la représentation du sport dans la société, du Discobole à la sportification actuelle. Là encore, de multiples questions sont posées. Parmi elles : quelle souffrance peut-on accepter ? Quatre films illustrent ce thème, dont celui sur l’entraînement du boxeur français Souleymane Cissokho, jusqu’à l’épuisement, ou la séquence montrant le skippeur Damien Seguin, né sans main gauche, triple médaillé paralympique et qui s’aligne sur la prochaine Route du rhum. Autre interrogation, chère à Jean-François Toussaint, commissaire scientifique de l’exposition : quelles sont les limites physiques de la performance ?          La sédentarité tue          Loin d’être éludé, le dopage est présenté sous toutes ses acceptions, du dopage d’Etat aux actuelles modalités de contrôle. « Il est admis que 10 % à 15 % des sportifs sont dopés », estime Evelyne Hiard, biologiste et co-commissaire de l’exposition, tout en pointant la crainte, à l’avenir, d’un dopage génétique.                                           — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? Se connecter   S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     Soutenir le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante de plus de 400 journalistes.    Participer à des événements artistiques et culturels toute l'année et partout en France.    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Listeria, une bactérie très électrique

Une équipe américaine a montré que le microbe pathogène pouvait, sous certaines conditions, générer du courant.



LE MONDE SCIENCE ET TECHNO
 |    30.10.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
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                            Alice Lebreton (Chargée de recherche à l’Institut national de la recherche agronomique (INRA), Institut de biologie de l’Ecole normale supérieure)








                        



                                


                            

Chronique. Peut-on encore trouver du nouveau sur un microbe qui sert de modèle d’études en infectiologie depuis plus de quatre-vingt-dix ans ? Alors que l’on me pose régulièrement cette question légitime, je suis tombée avec délice sur une découverte totalement inattendue, publiée le 4 octobre dans Nature par l’équipe de Daniel Portnoy à Berkeley : Listeria monocytogenes, l’agent responsable de la listériose, produit de l’électricité !
Plus exactement, Listeria a la propriété d’exporter des électrons vers sa surface, puis de les donner à qui veut – à une électrode de graphite immergée dans son milieu de culture, par exemple. Avec un montage électrochimique approprié, Listeria devient ainsi un composant de pile ; en cédant ses électrons à l’anode, elle génère un courant mesurable de quelques microampères par centimètre carré dans le circuit électrique.
Cette faculté n’est pas nouvelle en soi ; elle avait déjà été mise en évidence chez différentes bactéries vivant dans des sédiments lacustres ou marins. Le principe en est relativement simple : pour produire leur énergie, beaucoup d’organismes transforment les sucres en dioxyde de carbone, par une série de réactions d’oxydo-réduction appelée respiration. Les électrons libérés lors de l’oxydation des sucres sont transférés à une molécule oxydante – souvent l’oxygène. Comme cette molécule diffuse librement à l’intérieur des cellules, la réaction s’effectue localement, et donc aucun électron n’est émis dans le milieu extérieur ; aucun courant n’est généré.
Toutefois, certaines bactéries comme Geobacter metallireducens ou Shewanella oneidensis, qui vivent dans des milieux très minéralisés et pauvres en oxygène, peuvent utiliser l’oxyde ferrique (la rouille) ou d’autres oxydes métalliques comme accepteurs d’électrons à la place de l’oxygène. Pour ceci, un échangeur moléculaire baptisé « transfert d’électrons extracellulaire » (EET)...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-12"> ¤ Les éditions Le Bélial’ lancent une collection, « Parallaxe », dédiée au lien entre science-fiction et science. Le premier titre interroge ce lien au cinéma.
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Les films de science-fiction à l’épreuve de la science

Les éditions Le Bélial’ lancent une collection, « Parallaxe », dédiée au lien entre science-fiction et science. Le premier titre interroge ce lien au cinéma.



LE MONDE SCIENCE ET TECHNO
 |    30.10.2018 à 13h00
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31.10.2018 à 13h07
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            Pierre Barthélémy








                        



                                


                            

Livre. Astrophysicien au CEA (Commissariat à l’énergie atomique), auteur de nombreux ouvrages de vulgarisation scientifique, ancien chroniqueur du supplément « Science & Médecine » du Monde, Roland Lehoucq vient d’ajouter une corde à son arc en prenant la direction de la nouvelle collection « Parallaxe », aux éditions du Bélial’. Parallaxe a pour ambition de faire dialoguer science-fiction et science, notamment en soumettant la première à l’épreuve de la seconde.
Le tout premier titre de cette collection, La science fait son cinéma, compilation des chroniques que signent Roland Lehoucq et son complice paléontologue Jean-Sébastien Steyer dans le trimestriel Bifrost, passe à la moulinette de la physique et de la biologie quelques-uns des plus célèbres films de SF.

Le but de l’exercice n’est pas de dézinguer les longs-métrages coupables d’entorses aux sacro-saintes lois scientifiques (même si Prometheus de Ridley Scott se fait sulfater à la kalachnikov avec jubilation… et raison). La démarche reste toujours pédagogique, comme l’expliquent les deux auteurs en introduction : il s’agit, à chaque fois, de prendre un film et de le considérer « comme une sorte de documentaire, et ses images comme factuelles. Il devient alors l’énoncé d’un exercice intéressant et soulève de nombreuses questions : cette planète est-elle réaliste ? Pourquoi cet extraterrestre possède-t-il trois paires d’yeux ? Comment fonctionne ce vaisseau spatial ? »
Extrapolation
En effet, autant le public est prompt à voir les contradictions scénaristiques des films, autant il lui est plus difficile d’en pointer les incohérences scientifiques. L’ouvrage a donc pour objectif, en s’appuyant sur ces objets culturels, de développer l’analyse et l’esprit critique, voire, comme l’écrivent Roland Lehoucq et Jean-Sébastien Steyer, « de jouer avec les sciences ». Le tout sans forcément détruire la part de rêve :...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-13"> ¤ Considérée comme irréfutable, la preuve par l’ADN a donné lieu, selon le professeur Pascal Beauvais, a « un discours idéalisé fondé sur l’objectivité de la science » qu’il est bon de questionner.
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« La preuve génétique bouscule le système judiciaire »

Considérée comme irréfutable, la preuve par l’ADN a donné lieu, selon le professeur Pascal Beauvais, a « un discours idéalisé fondé sur l’objectivité de la science » qu’il est bon de questionner.



LE MONDE SCIENCE ET TECHNO
 |    30.10.2018 à 07h00
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                            Catherine Mary








                        



                                


                            

Pascal Beauvais est professeur de droit et de sciences criminelles à l’université Paris-Ouest-Nanterre, où il codirige le Centre de droit pénal et de criminologie. Il est la fois formé au droit et aux sciences sociales, et a été responsable scientifique d’un des volets du projet Fichier et témoins génétiques, financé par l’Agence nationale de la recherche et dont le colloque de clôture s’est tenu les 11 et 12 octobre à l’Ecole des hautes études en sciences sociales. C’est dans ce cadre qu’il est intervenu pour décrypter le discours de la preuve par l’ADN.
L’ADN est souvent considéré, dans le contexte judiciaire, comme la « reine des preuves ». D’où vient cette expression ? 
Dans le droit pénal français, la preuve génétique bouleverse le régime de véridiction judiciaire, qui repose sur la discussion des preuves et admet une part d’approximation et de conviction. La vérité judiciaire n’est donc pas absolue. Or, avec l’ADN, la véridiction judiciaire s’appuie sur une deuxième forme de vérité, la science, et c’est l’usage combiné de ces deux méthodes qui donne toute sa force à la preuve génétique.
C’est pour cette raison que l’ADN est souvent considéré en droit français comme la « reine des preuves » : établie avec l’objectivité, la rigueur et la rationalité de la science, sa fiabilité s’imposerait au juge. A certaines conditions techniques, la preuve génétique permet en effet d’établir avec une certitude frôlant les 100 % que l’ADN prélevé ou recueilli sur une scène d’infraction correspond à celui d’une personne qui fait partie d’un fichier de données génétiques.
Avec quelles conséquences ?
Cette preuve génétique a donné lieu à un discours idéalisé fondé sur l’objectivité de la science, qui ne laisserait plus de place au doute et au débat contradictoire. Avec ce discours, on sort du régime de preuve relative et contestable, évalué par la justice, admettant une dose de reconstruction et de discussion...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-14"> ¤ D’abord réservé aux auteurs de crimes sexuels, le fichage ADN en France est de plus en plus appliqué pour d’autres infractions. Le fichier national contient aujourd’hui plusieurs millions d’empreintes.
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Le Fnaeg, ce fichier national des empreintes génétiques qui ne cesse de grossir

D’abord réservé aux auteurs de crimes sexuels, le fichage ADN en France est de plus en plus appliqué pour d’autres infractions. Le fichier national contient aujourd’hui plusieurs millions d’empreintes.



LE MONDE SCIENCE ET TECHNO
 |    30.10.2018 à 07h00
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                            Catherine Mary








                        



                                


                            

En France, le Fichier national automatisé des empreintes génétiques (Fnaeg) a été créé en 1998 et contient les empreintes de 3,8 millions de personnes, soit 5,6 % de la population française, auxquelles s’ajoutent les empreintes de 500 000 traces non identifiées relevées sur des scènes d’infraction. Les données y sont conservées vingt-cinq ans pour une mise en cause et quarante ans en cas de condamnation.
En juin 2017, la Cour européenne des droits de l’homme a condamné la France pour « atteinte disproportionné à la vie privée », insistant sur le manque de hiérarchie dans la gravité et la nature des infractions justifiant le fichage
Initialement restreinte aux auteurs de crimes sexuels, l’indication d’inclusion dans le fichier n’a depuis cessé d’être élargie. « Ces banques de données ont été créées dans les années 2000 dans les pays européens et l’indication de l’analyse génétique s’est progressivement élargie, avec des variations suivant les pays. En Suisse par exemple, si un suspect est innocenté, son ADN doit être supprimé de la base de données », précise Vincent Castella, du Centre universitaire romand de médecine légale, à Lausanne (Suisse). « Depuis la mise en place du Fnaeg en 1998, l’ADN a pris une place croissante dans la résolution des affaires », témoigne ainsi Joëlle Vailly, de l’Ecole des hautes études en sciences sociales, qui coordonné le projet « Fichiers et témoins génétiques » financé par l’Agence nationale de la recherche (ANR). « A sa création, il était réservé aux personnes condamnées pour crimes sexuels puis il a été élargi aux autres crimes mais aussi aux délits tels que les vols, les cambriolages, par les lois de 2001 et 2003 de sécurité intérieure et de sécurité quotidienne. Le fichage a aussi été étendu aux suspects », poursuit-elle. « J’ai assisté au prélèvement [ADN] de personnes qui avaient refusé de donner leurs lunettes de piscine dans une manifestation »,...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-15"> ¤ Tests d’ancestralité, bases génétiques en ligne, enquêtes judiciaires... les informations liées à l’ADN n’ont jamais été aussi partagées.
<filname="PROF-env_sciences-15"> ¤                 En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   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Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter   Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail          Ils avaient semé la psychose, et le souvenir de leurs crimes s’est ancré dans les esprits. En Californie, le « Golden State Killer », avait commis une douzaine de meurtres et une cinquantaine de viols dans les années 1970 et 1980. En France, en 2014, « le violeur du 8e » agressait la nuit à l’arme blanche des femmes jeunes dans cet arrondissement de Lyon. En Arizona dans les années 1990, « The Canal killer » avait tué deux jeunes femmes dont les têtes avaient été retrouvées dans un canal à Phoenix.          L’effroi n’est pas la seule raison pour laquelle ces affaires ont défrayé la chronique. Pour les résoudre, les enquêteurs ont poussé aux limites les possibilités d’exploitation de l’ADN retrouvé sur les scènes des crimes, relançant ainsi des enquêtes restées parfois bloquées durant des années.          Les avancées scientifiques et technologiques permettent un décryptage toujours plus approfondi de la composition des génomes, tandis que la démocratisation des tests génétiques se traduit par un partage inédit des informations liées à l’ADN, notamment par les banques de données généalogiques.          Les enquêteurs, soucieux de décrypter les vérités enfouies dans l’ADN, sont tentés par ces nouvelles possibilités. Ils inaugurent de nouveaux usages qui, tout en satisfaisant l’investigation, ouvrent aussi des brèches dans des cadres juridiques pensés lors de la création des fichiers d’empreintes génétiques en 1989 aux Etats-Unis et au début des années 2000 dans les pays européens. Certains révèlent aussi des failles béantes en matière de protection de l’anonymat des données génétiques, comme viennent de le démontrer deux études parues début octobre dans les revues Science et Cell.            En avril 2018, plus de 17 millions de personnes avaient eu recours à des tests d’ancestralité, proposés par des sociétés comme 23andme, Ancestry.com ou Myheritage et informant sur les origines géographiques ou la prédisposition à certaines maladies          Ces deux études ont été inspirées par l’enquête qui a conduit à l’arrestation, en avril 2018, de Joseph DeAngelo, le « Golden State Killer » présumé. Depuis des années, le fichier national d’empreintes génétiques restait muet face à l’ADN prélevé sur les scènes de crime. Les enquêteurs se sont donc tournés vers la base de données généalogiques GEDmatch, contenant les données génétiques produites par des tests d’ancestralité.                  ;       — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? Se connecter   S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     Soutenir le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante de plus de 400 journalistes.    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Les réseaux, une force pour la recherche clinique en pédiatrie

Deux structures, l’une européenne et l’autre française, se sont lancées cette année pour accélérer la recherche contre les maladies touchant les enfants, encore trop peu étudiées.



LE MONDE SCIENCE ET TECHNO
 |    29.10.2018 à 18h00
    |

                            Nathalie Picard








                        



                                


                            

Favoriser le développement de nouveaux médicaments pour les enfants. Telle est l’ambition du réseau européen de recherche clinique en pédiatrie Conect4Children (C4C), qui rassemble 33 partenaires académiques et 10 industries pharmaceutiques de 20 pays. Pour la première fois depuis son lancement en mai dernier, il s’est réuni début septembre à Paris. « Se structurer à l’échelle nationale et européenne est indispensable pour développer des médicaments sûrs et efficaces adaptés aux enfants », affirme le professeur de pédiatrie Régis Hankard (CHU de Tours, université de Tours), organisateur pour l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) de cette réunion sur l’émergence des réseaux nationaux et l’harmonisation des pratiques entre pays. Régis Hankard coordonne également la contribution française à C4C, le réseau de recherche clinique en pédiatrie Pedstart. Lancé en janvier 2018, il regroupe sept centres d’investigation clinique (CIC) de l’Inserm – d’autres le rejoindront bientôt – et intègre deux réseaux préexistants : le Réseau d’investigations pédiatriques des produits de santé (Ripps) et Hugoperen dans le Grand Ouest. « Nous avons dépassé les rivalités locales pour parler d’une voix unique au niveau européen », apprécie le professeur.
Dans les années 2000, des études montraient déjà que 50 % des médicaments étaient délivrés aux enfants sans évaluation spécifique à leur âge
Si de nouvelles forces collectives se déploient aujourd’hui, c’est que les enfants restent les parents pauvres de la recherche clinique. Le constat ne date pas d’hier : dans les années 2000, des études montraient déjà que 50 % des médicaments étaient délivrés aux enfants sans évaluation ou autorisation spécifiques à leur âge. Ce qui pose problème, car les enfants ne sont pas des adultes miniatures. Par exemple, « le type d’enzymes et leur quantité dans l’organisme évoluent avec l’âge. Or ces protéines servent...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-17"> ¤ Le microbiote intestinal d’une petite mouche a la capacité d’influer sur son activité locomotrice.
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<filname="SURF-env_sciences-18"> ¤ La première phase du programme européen Quantum Technology a été lancée lundi 29 octobre. L’enjeu est d’accélérer le passage de la seconde révolution quantique, encore confinée aux laboratoires, vers des applications industrielles.
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Technologies quantiques : l’Europe accélère

La première phase du programme européen Quantum Technology a été lancée lundi 29 octobre. L’enjeu est d’accélérer le passage de la seconde révolution quantique, encore confinée aux laboratoires, vers des applications industrielles.



LE MONDE SCIENCE ET TECHNO
 |    29.10.2018 à 14h23
    |

            David Larousserie








                        



                                


                            

C’est parti. L’Europe affirme ses ambitions dans un domaine aux frontières de la physique fondamentale et de la recherche appliquée : les technologies quantiques. A Vienne, depuis lundi 29 octobre, le coup d’envoi de la première phase du programme européen Quantum Technology (QT) a été donné avec l’annonce des 20 premiers projets financés sur trois ans à hauteur de 132 millions d’euros (et jusqu’à 10 millions d’euros par projet).
Un milliard d’euros
Au bout de dix ans, les financements conjoints de l’Union européenne et des Etats membres devraient atteindre le milliard d’euros. C’est le troisième projet, étiqueté Flagship (« fleuron »), lancé par l’Union européenne avec une telle ampleur sur une thématique précise. Les deux premiers, sur le graphène et les neurosciences, ont débuté en 2013.
Pour QT, le chantier a débuté en 2016 avec la parution d’un manifeste (« Quantum Manifesto ») signé par plus de 3 000 acteurs du domaine, dont 156 entreprises européennes et 20 institutions de recherche. Le but de ce nouveau Flagship est de « consolider et étendre les forces scientifiques européennes dans ce domaine de recherche et [de] démarrer une industrie compétitive dans ce secteur ».
Nouvelles propriétés de la matière
Plus concrètement, il s’agit d’accélérer le passage depuis les laboratoires vers différents marchés de ce qu’il est convenu d’appeler la seconde révolution quantique. La première a depuis longtemps effectué cette transition. Les ­transistors électroniques et les processeurs, le laser ou la géolocalisation par satellite (qui fonctionne avec des horloges atomiques) en sont des exemples. Ces applications reposent, pour l’essentiel, sur les propriétés quantiques de la matière aux échelles microscopiques : les échanges d’énergie ne sont pas continus, comme en physique classique, mais discrets (ou quantifiés).

La seconde révolution repose sur des propriétés autrement plus « bizarres », comme le fait qu’un...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-19"> ¤ Plus efficace que l’IMC (Indice de masse corporelle), l’analyse du métabolome ouvre de nouvelles perspectives pour détecter les maladies liées à l’obésité.
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Grâce au métabolome, mieux mesurer les risques de l’obésité

Plus efficace que l’IMC (Indice de masse corporelle), l’analyse du métabolome ouvre de nouvelles perspectives pour détecter les maladies liées à l’obésité.



LE MONDE SCIENCE ET TECHNO
 |    29.10.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 11h22
    |

                            Audrey Lagadec et 
David Larousserie








                        


Infographie. L’obésité, dont la prévalence mondiale a triplé depuis 1975 pour atteindre 13 % (et 39 % de personnes en surpoids), est un facteur de risque de diabète, de cancer et de maladies cardiaques. Mais la corrélation n’est pas toujours très directe entre indice de masse corporelle (IMC), qui mesure l’obésité, et ces pathologies. C’est pourquoi une équipe du Scripps Research Institute (Californie) a étudié le métabolome, l’ensemble des petites molécules (lipides, glucides, etc.), les métabolites, présentes dans le plasma sanguin, pour mieux cerner ce lien. Elle a constaté, sur 2400 personnes, que les variations de composition du métabolome sont corrélées au changement de poids. Une liste de 49 métabolites, sur plus de 300, suffit à prédire le risque. Armé de ce constat, les chercheurs ont identifié des personnes ayant des risques sanitaires différents, alors qu’ils avaient le même IMC.

   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-20"> ¤ Une équipe japonaise a mis en évidence chez l’éléphant d’Asie une capacité rare à manier les quantités numériques.
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Un éléphant, ça compte énormément

Une équipe japonaise a mis en évidence chez l’éléphant d’Asie une capacité rare à manier les quantités numériques.



LE MONDE SCIENCE ET TECHNO
 |    28.10.2018 à 15h00
 • Mis à jour le
29.10.2018 à 06h46
    |

            Nathaniel Herzberg








                        



                                


                            

L’éléphant a un gros cerveau, c’est entendu ; une mémoire légendaire, parfait. Mais, jusqu’ici, personne n’avait repéré chez le pachyderme la bosse des maths. Une équipe japonaise vient pourtant de mettre en évidence, chez un éléphant d’Asie du zoo d’Uneo, une capacité rare à manier les quantités numériques. Les exploits d’Authai – 14 ans mais pas toutes ses défenses – viennent d’être décrits dans le Journal of Ethology.
Pour étudier la jeune femelle, la spécialiste des éléphants Naoko Irie a conçu un dispositif novateur : un écran tactile géant à la mesure du pachyderme. Confrontée à deux images, Authai a d’abord appris à utiliser le dispositif afin d’indiquer laquelle contenait davantage d’éléments : une bonne réponse valait récompense de fruits. Double dose si la réponse intervenait en moins de 30 secondes. Puis l’animal a commencé les tests. Des couples d’images contenant chacune un à dix éléments – bananes, pommes, pastèques… – lui ont été présentées. Les fruits étaient de tailles variables, afin que la rusée ne se contente pas de regarder quel écran était le plus rempli. Authai devait choisir avec sa trompe.
Les résultats se sont avérés « très convaincants », estime l’éthologue japonaise, puisque le taux de bonnes réponses atteint 66,8 %. « Surtout, ce taux n’est pas affecté par la distance entre les deux quantités, leur ratio ou encore leur taille, souligne-t-elle. C’est unique chez les animaux. Authai prend simplement davantage de temps pour répondre quand l’écart est plus faible et le ratio plus grand. »
Einstein des éléphants
Pour bien mesurer l’enjeu, il convient d’abord de savoir que de nombreux animaux peuvent dénombrer des objets, mais seulement jusqu’à 4 ou 5. Grands singes, oiseaux, parfois même insectes. Etonnamment, cette limite correspond plus ou moins à notre propre capacité à identifier une quantité de façon instantanée. Passée cette frontière, nous comptons de façon séquentielle :...




                        

                        

