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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ Dimanche 4 novembre, les Calédoniens vont voter sur l’indépendance de l’archipel lors d’un référendum. Décryptage.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ Dimanche 4 novembre, les 174 154 électeurs du territoire inscrits sur une liste électorale spéciale se prononceront pour ou contre l’indépendance de leur île vis-à-vis de la France.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤                 En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   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Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter   Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail                        « Voulez-vous que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante ? » Cette question, posée lors de la consultation du dimanche 4 novembre, marque l’aboutissement d’un processus de décolonisation progressive inédit dans l’histoire de la République française, ouvert par les accords de Matignon le 26 juin 1988 puis celui de Nouméa le 5 mai 1998.          Devenu possession française en 1853, le territoire a connu un passé colonial violent, jusqu’aux « Evénements » des années 1980 qui firent plus de 80 morts, menaçant de dégénérer en guerre civile. Une histoire faite de souffrances et de ségrégations, jalonnée de révoltes et d’insurrections du « peuple premier », les Kanak, comme la « guerre d’Ataï », en 1878, qui provoqua un millier de morts, ou le soulèvement de 1917, durement réprimé, qui fit de 200 à 300 morts côté kanak.          « La Nouvelle-Calédonie porte la mémoire de ces révoltes matées dans le sang et de ces divisions entre tribus organisées par le colonisateur pour mieux asservir chacun », rappelait le président Emmanuel Macron lors de son discours prononcé à Nouméa le 5 mai.             Article réservé à nos abonnés  Lire aussi  Nouvelle-Calédonie, 3 200 ans plus tard             Cependant, la Nouvelle-Calédonie est aussi un territoire riche de mémoires mêlées, celles des descendants des bagnards déportés de France et d’Algérie, des pionniers et des colons, des missionnaires, des pieds-noirs et des harkis arrivés dans la foulée des « événements » d’Algérie, des populations venues du reste du Pacifique et d’Asie qui ont façonné cette terre.          Celles et ceux, installés de gré ou de force en Nouvelle-Calédonie, que les indépendantistes kanaks, en les reconnaissant comme des « victimes de l’histoire », acceptèrent en 1983, à Nainville-les-Roches (Essonne), d’associer à l’avenir du territoire pour participer ensemble à la détermination d’un destin commun.          Prise d’otages et assassinat                  ;       — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? Se connecter   S’abonner c'est...   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Article sélectionné dans La Matinale du 31/10/2018
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Emmanuel Macron met en garde contre un retour à l’Europe des années 1930

Dans un entretien à « Ouest France », le chef de l’Etat plaide pour une Union européenne « plus souveraine et plus multilatérale ».



Le Monde.fr avec AFP
 |    01.11.2018 à 00h56
 • Mis à jour le
01.11.2018 à 07h36
   





                        


Appelant à « résister », Emmanuel Macron se dit « frappé » par la ressemblance entre la situation actuelle en Europe et celle qui y régnait durant l’entre-deux-guerres, dans un entretien à Ouest-France publié mercredi 31 octobre au soir.
« Dans une Europe qui est divisée par les peurs, le repli nationaliste, les conséquences de la crise économique, on voit presque méthodiquement se réarticuler tout ce qui a rythmé la vie de l’Europe de l’après-première guerre mondiale à la crise de 1929, déclare le président de la République. Il faut l’avoir en tête, être lucide, savoir comment on y résiste », en « portant la vigueur démocratique et républicaine. »
Le chef de l’Etat s’apprête à célébrer le centenaire de la fin de la première guerre mondiale, en visitant les lieux de bataille dans le Grand Est et les Hauts-de-France durant une semaine à partir de dimanche. Suivront la cérémonie du 11-Novembre à l’arc de Triomphe en présence d’une centaine de dirigeants du monde entier, puis le premier Forum de la paix à La Villette.

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                L’Europe face au clivage Macron-Orban



Comprendre les leçons de l’histoire
Au cours de ces rendez-vous, Emmanuel Macron assure qu’il ne « veut pas simplement regarder l’histoire ». « Je veux rendre hommage et essayer de comprendre les leçons de cette histoire. C’est un message de célébration, de mémoire et d’avenir ». En promouvant, à cette occasion, une Europe « plus souveraine et plus multilatérale ».

        Lire aussi :
         

                A Lisbonne, Emmanuel Macron expose sa vision d’une Europe à trois vitesses



« L’Europe est face à un risque : celui de se démembrer par la lèpre nationaliste et d’être bousculée par des puissances extérieures. Et donc de perdre sa souveraineté. C’est-à-dire d’avoir sa sécurité qui dépende des choix américains et de ses changements, d’avoir une Chine de plus en plus présente sur les infrastructures essentielles, une Russie qui parfois est tentée par la manipulation, des grands intérêts financiers et des marchés qui dépassent parfois la place que les Etats peuvent prendre », prévient M. Macron.



                            


                        

                        


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Polémique autour des avantages accordés par les comités d’entreprise

Les syndicats dénoncent une mesure du PLFSS 2019 qui aurait pour effet de réduire les activités sociales et culturelles financées par les employeurs.



LE MONDE
 |    31.10.2018 à 18h04
 • Mis à jour le
01.11.2018 à 06h33
    |

            Bertrand Bissuel








                        


C’est un sigle que des milliers de salariés connaissent : ASC, pour « activités sociales et culturelles ». Il recouvre les aides protéiformes accordées par les employeurs à leurs personnels : réductions tarifaires pour des voyages, bons d’achats, chèques-culture…
Or, les conditions dans lesquelles ces gratifications sont octroyées viennent d’être modifiées par le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), adopté, mardi 30 octobre, à l’Assemblée nationale. Des changements qui mécontentent plusieurs syndicats, ainsi que les professionnels du tourisme.
En principe, l’argent versé par les entreprises au titre des ASC devrait être soumis à des cotisations sociales. Mais l’usage veut que ces sommes soient exonérées de tout prélèvement, à condition qu’elles restent dans des proportions raisonnables et qu’elles ne se transforment pas en complément de rémunération.

        Lire :
         

          Budget de la Sécurité sociale : les principales mesures votées à l’Assemblée



La mesure vise les avantages accordés par les CE
Un tel système a été critiqué à maintes reprises, car il plonge les entreprises dans un flou juridique et les expose même parfois à des redressements effectués par l’Urssaf.
C’est pourquoi le député (Union des démocrates et indépendants, UDI) du Nord, Paul Christophe, a déposé un amendement au PLFSS 2019 pour « sécuriser » le dispositif. Son souhait est de « pérenniser une pratique » en l’inscrivant dans le marbre de la loi, comme l’a expliqué l’élu lors des débats en séance, le 24 octobre. M. Christophe entend aussi donner de la visibilité aux dirigeants de petites et moyennes entreprises (TPE-PME) : ceux-ci sont « actuellement très peu nombreux à faire profiter leurs salariés de cet usage », du fait des incertitudes qui l’entourent. Le parlementaire nordiste espère ainsi « étendre le champ » des personnes susceptibles de bénéficier des ASC.
La mesure vise les avantages accordés par les comités d’entreprise (les CE, qui sont, peu à peu, remplacés par les CSE, les « comités sociaux et économiques », depuis la réforme du code du travail en 2017). Sont également concernés les employeurs publics et les sociétés de moins de cinquante personnes qui n’ont ni CE ni CSE.
Chèques-vacances
Le cadre conçu par M. Christophe prévoit que les avantages octroyés aux salariés seront soumis à des cotisations s’ils dépassent un certain seuil, variable suivant le type de gratification : par exemple 331 euros par an et par personne, pour « l’exercice d’activité sportive », pour « l’accès aux biens et prestations culturels ou au titre d’aides aux vacances » (le montant pouvant aller jusqu’au double en fonction du nombre d’enfants).
Le ministre de l’action et des comptes publics, Gérald Darmanin, a complété le dispositif, imaginé par M. Christophe, en y incluant (par le biais d’un sous-amendement) les chèques-vacances dans les entreprises de plus de cinquante salariés.
Mais ces modifications n’ont pas convaincu tout le monde sur les bancs de l’Assemblée. Députée (MoDem) des Hauts-de-Seine, Isabelle Florennes s’est inquiétée des incidences de l’amendement de M. Christophe : il se « traduirait, selon nos calculs, par une baisse pouvant atteindre plusieurs centaines d’euros pour les salariés qui ont des enfants et qui travaillent dans des entreprises accordant des aides ciblées (…), destinées aux vacances, au sport et, surtout, à la culture », a-t-elle affirmé. Sa collègue (Les Républicains, LR) de l’Orne, Véronique Louwagie, a regretté qu’aucune « étude d’impact global » n’ait été conduite : « La question mérite un débat plus approfondi », a-t-elle ajouté.
Des craintes du côté des syndicats
Les craintes sont encore plus vives du côté des syndicats. « Nous contestons cette approche purement budgétaire », confie Philippe Portier (CFDT). Pour lui, « le gouvernement avance masqué » dans cette affaire et chercher à « se payer sur la bête » – en instaurant des cotisations sur les sommes dépassant un certain plafond.
« Ça risque d’avoir un effet négatif sur les avantages offerts aux salariés, en particulier à ceux les plus fragiles, renchérit Serge Legagnoa (FO). C’est assez mesquin et tout se passe en catimini, alors que les comptes de la Sécurité sociale sont excédentaires. »
La CGT a diffusé un communiqué, mardi, pour dénoncer une « attaque sans précédent » qui a pour objectif de « faire payer aux salariés le redressement du budget de l’Etat et de la Sécurité sociale ». Plusieurs syndicalistes rappellent que des dispositions similaires avaient été envisagées dans le passé, notamment sous le quinquennat de François Hollande, avant d’être abandonnées devant les critiques qu’elles suscitaient.
Sollicité par Le Monde, M. Christophe réfute l’idée selon laquelle il chercherait à dégager des recettes nouvelles au profit de la Sécu. « Le but est de ne léser personne », insiste-t-il. Le député du Nord considère que sa proposition, imparfaite à ce stade, peut encore être améliorée, à la faveur de la navette parlementaire. S’il s’avère que le nouveau régime risque de pénaliser au final certains salariés, il sera retiré du PLFSS, précise-t-il.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ L’économiste détaille, dans un entretien au « Monde », le mouvement qu’il lance début novembre avec l’essayiste Raphaël Glucksmann.
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Thomas Porcher : « Nous ne nous inscrivons pas contre Mélenchon »

L’économiste détaille, dans un entretien au « Monde », le mouvement qu’il lance début novembre avec l’essayiste Raphaël Glucksmann.



LE MONDE
 |    31.10.2018 à 17h40
 • Mis à jour le
01.11.2018 à 14h42
    |

            Abel Mestre








                        



   


Ce sera le nouveau venu d’une famille nombreuse, la gauche. Place publique, mouvement citoyen et « horizontal », lancé par l’essayiste Raphaël Glucksmann, l’économiste Thomas Porcher et l’activiste écologiste Claire Nouvian doit officiellement naître dans le courant de la semaine prochaine avec la publication d’un « manifeste ». M. Porcher explique cette démarche dans un entretien au Monde.

        Lire notre portrait :
         

          Thomas Porcher, l’économie lui va si bien



Comment est né le mouvement Place publique ?
Plusieurs d’entre nous se sont rencontrés, car on avait été appelés à faire partie de listes de partis pour les élections européennes. C’est comme cela que l’on s’est rencontré avec Claire Nouvian et Raphaël Glucksmann. Les partis traditionnels ne nous convenaient pas pour des raisons de fonctionnement, de verticalité, qui étaient plus ou moins opaques. Avec une dizaine de personnes, on a donc voulu créer un mouvement citoyen pour réunir « ceux qui font ». Avec une idée : au-delà des divergences politiques, on s’accorde tous sur l’essentiel, sur l’urgence sociale, écologique et démocratique. On est en contact dans toute l’Europe avec des activistes, des associatifs, des personnes engagées. C’est une démarche transeuropéenne. Beaucoup sont intéressés par cette démarche collective, horizontale et pas individuelle.
C’est un mouvement qui se place à gauche ?
C’est un mouvement plutôt de gauche, vues les valeurs que l’on défend. Mais on ne demande pas à ceux qui nous rejoignent pour qui ils ont voté. Par exemple, Claire Nouvian et moi avons voté pour Jean-Luc Mélenchon ; Raphaël Glucksmann pour Benoît Hamon. Peut-être que des gens qui nous rejoignent ont voté pour Emmanuel Macron… Ce n’est pas une question que l’on pose.
Vous voulez incarner la « gauche non mélenchoniste » ?
Ce n’est pas un mouvement qui s’inscrit contre Jean-Luc Mélenchon ou La France insoumise. Ce n’est pas un mouvement qui a pour but de faire vivre une plate-forme pour réunir Benoît Hamon et Yannick Jadot. On ne va pas être leur « Pascal le grand frère » ! Ce n’est pas un mouvement qui veut sauver de vieux appareils, cela ne nous intéresse pas. On veut travailler sur les idées, avec des gens qui ont dédié leur vie à des combats. C’est ça qui nous intéresse. Réunir des gens qui ont fait des choses et qui s’accordent sur l’essentiel. On ne s’est pas dit qu’il y avait une place à occuper sur l’échiquier politique. On n’est absolument pas là-dessus.
C’est le mouvement de Raphaël Glucksmann ?
Non pas du tout. Ce n’est d’ailleurs pas ce qu’il dit. La personnalité de Raphaël, qui est plus médiatique que d’autres, fait que certains expliquent que c’est la « liste de Raphaël ». Mais ce n’est, en aucun cas, cela. D’abord parce qu’il n’y a pas de liste, ce n’est pas d’actualité. Si on avait voulu être députés européens, on aurait rejoint un parti et accepté d’être sur des listes, comme on nous l’a proposé. Ce n’est pas du tout le but de notre démarche.

        Lire notre portrait :
         

          Raphaël Glucksmann, l’anti-réac






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Si universaliser le système des pensions parait une idée juste, les choix de réforme du gouvernement sont sources d’injustice notamment pour les enseignants, explique l’économiste Gérard Fonouni dans une tribune au « Monde ».
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« Vouloir mettre à égalité tout le monde devant la retraite crée des injustices »

Si universaliser le système des pensions parait une idée juste, les choix de réforme du gouvernement sont sources d’injustice notamment pour les enseignants, explique l’économiste Gérard Fonouni dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE
 |    31.10.2018 à 17h23
    |

Gérard Fonouni (Professeur agrégé d’économie et gestion)







                        



                                


                            

Tribune. Après l’assouplissement du marché du travail instauré par la loi travail en janvier 2018, notre système de retraite pourrait à son tour être touché par la flexibilité. Conçu au lendemain de la seconde guerre mondiale, ce régime de répartition repose sur un principe de solidarité entre les générations selon lequel les retraites sont payées par les cotisations des actifs occupés.
En 2025 ce système alors vieux de quatre-vingts ans sera remplacé par un régime universel par points. Le nouveau système plus individualiste est présenté par les promoteurs de la réforme comme plus simple, plus juste et mieux équilibré financièrement que le régime actuel fondé sur la solidarité horizontale. Notre système de retraite serait à leurs yeux en danger financièrement dans les années à venir.

Pourtant, après de nombreuses réformes – en 1993, 2003, 2010 et 2014 –, la Caisse nationale d’assurance-vieillesse (CNAV) est excédentaire depuis 2016 à l’exception du fonds de solidarité vieillesse. L’allongement du départ à la retraite, l’allongement de la durée de cotisation, la hausse des cotisations vieillesse et de la CSG ainsi que l’indexation des pensions sur l’inflation, ont contribué à améliorer les finances de la CNAV.
Grâce à ces différents leviers et malgré un ratio cotisants/retraités toujours plus faible, les dépenses de retraites devraient varier entre 11,6 % et 14,2 % du produit intérieur brut (PIB) en fonction des divers scénarios de croissance retenus par le Centre d’orientation des retraites (COR). Alors dans ces conditions, y-a-t-il vraiment une urgence financière à réformer notre régime de retraites ?
En équilibre pas avant le début des années 2040
Selon les projections du COR, les années 2025-2035 seront les périodes les plus difficiles pour maintenir l’équilibre financier en raison de la dégradation du rapport actifs/retraités. De 1,7 cotisant pour un retraité en 2018, il pourrait passer de 1,65 cotisant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ L’ordinateur de Matthieu Aron, qui publiera à la mi-janvier « Le Piège américain », sur les conditions troubles dans lesquelles le groupe français Alstom a vendu sa branche énergie à General Electric en 2014, a été dérobé.
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Un journaliste de « L’Obs » enquêtant sur l’affaire Alstom se fait cambrioler

L’ordinateur de Matthieu Aron, qui publiera à la mi-janvier « Le Piège américain », sur les conditions troubles dans lesquelles le groupe français Alstom a vendu sa branche énergie à General Electric en 2014, a été dérobé.



LE MONDE
 |    31.10.2018 à 16h12
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 16h27
    |

                            Alexandre Berteau








                        



   


Matthieu Aron, journaliste à l’hebdomadaire L’Obs et ancien directeur de l’investigation de Radio France, a été victime d’un cambriolage à son domicile parisien au cours du week-end des 20 et 21 octobre. Cette information, confirmée au Monde par une source proche du dossier, a été révélée par le magazine Closer, qui a eu accès au procès-verbal de son audition par la police judiciaire de Paris.
Les malfaiteurs ont dérobé l’ordinateur de M. Aron et celui de son épouse, Marie-France Etchegoin, journaliste à Vanity Fair et ancienne responsable des enquêtes de L’Obs. Aucun autre objet de valeur n’a disparu, ce qui n’a pas manqué de surprendre le couple.
Le journaliste enquêtait depuis quatre ans sur les conditions troubles dans lesquelles le groupe français Alstom a vendu sa branche énergie à l’américain General Electric (GE), au printemps 2014. Cette investigation doit donner lieu à un livre, Le Piège américain, à paraître le 15 janvier 2019 aux éditions Jean-Claude Lattès.

        Lire aussi :
         

                Les déboires de General Electric inquiètent les ex-Alstom



Manuscrit livré quelques heures avant à l’éditeur
Vendredi 19 octobre, soit quelques heures avant le cambriolage, Matthieu Aron en avait déposé le manuscrit chez son éditeur, qui venait par ailleurs de prévenir les librairies et sites commerçants de la parution prochaine du livre.
L’opération conclue il y a quatre ans entre GE et le fleuron industriel français Alstom avait déclenché une vive polémique. Plusieurs voix, dont celle du ministre de l’économie de l’époque, Arnaud Montebourg, s’étaient alors élevées pour dénoncer une vente faite selon eux sous la pression de la justice américaine, qui enquêtait depuis 2010 sur Alstom pour des faits de corruption ayant permis à l’entreprise de remporter des marchés dans plusieurs pays.
Le Piège américain a été coécrit avec Frédéric Pierucci, seul cadre dirigeant d’Alstom à avoir été condamné pour corruption. Incarcéré aux Etats-Unis depuis septembre 2017, il est revenu en France à la fin du mois de septembre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ La généralisation des contrats était une ligne rouge pour les syndicats. Olivier Dussopt a promis que le recrutement au statut serait maintenu.
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Gérald Darmanin perturbe la fin de la concertation sur la fonction publique

La généralisation des contrats était une ligne rouge pour les syndicats. Olivier Dussopt a promis que le recrutement au statut serait maintenu.



LE MONDE
 |    31.10.2018 à 14h04
    |

            Benoît Floc'h








                        



                                


                            
Ce n’était pas prévu mais le secrétaire d’Etat chargé de la fonction publique, Olivier Dussopt, n’a pu échapper au sujet. Impossible d’interrompre la concertation sur la fonction publique, engagée en mars, sans évoquer le recours au contrat. Les propos de son ministre de tutelle, Gérald Darmanin, qui a évoqué dimanche 28 octobre une « généralisation » du contrat dans l’administration, ont suscité de vives inquiétudes dans les rangs syndicaux.
Il devenait urgent de calmer le jeu. « L’occupation des emplois permanents par des fonctionnaires n’est pas remise en cause », a donc certifié M. Dussopt, mardi, lors d’une réunion de concertation avec les syndicats. « J’ai rappelé que l’on ne remet pas en cause le principe du recrutement sous statut. On élargit les exceptions », précise-t-il au Monde.
Il n’en reste pas moins que les propos de Gérald Darmanin ont tendu les dernières discussions engagées sur quatre dossiers : dialogue social, recours accru au contrat, rémunération au mérite et plans de départs volontaires. Pour FO-fonctionnaires, c’est « une provocation ».
« On est scandalisés, confie Christian Grolier, secrétaire général du troisième syndicat du secteur. On s’est concertés pendant sept mois. Olivier Dussopt dit que tout est ouvert. Et Gérald Darmanin fait cette sortie… Maintenant, on a compris : M. Dussopt est là pour amuser la galerie. Tout est ficelé. On a fait cinquante réunions pour rien. M. Darmanin qui n’a assisté à aucune d’entre elles vient de clore le débat. »
Cette concertation, qui devrait reprendre après les élections professionnelles de décembre, beaucoup de syndicats semblent ne plus y croire. La CGT, premier syndicat, estime qu’« il est difficile de trouver quelque chose qui va dans le bon sens », soupire le secrétaire général de la CGT-fonction publique, Jean-Marc Canon, qui regrette que « rien n’[ait] été repris des dizaines de pages...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ Dans « Kanaky », Joseph Andras a enquêté sur Alphonse Dianou, tué en 1988 lors de l’assaut d’Ouvéa.
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Un indépendantiste kanak ordinaire

Dans « Kanaky », Joseph Andras a enquêté sur Alphonse Dianou, tué en 1988 lors de l’assaut d’Ouvéa.



LE MONDE DES LIVRES
 |    31.10.2018 à 11h52
 • Mis à jour le
01.11.2018 à 16h50
    |

                            Gladys Marivat (Collaboratrice du « Monde des livres »)








                        



                                


                            
Kanaky. Sur les traces d’Alphonse Dianou, de Joseph Andras, Actes Sud, 304 p., 21 €.

Chercher le point de bascule, quand la personne que l’on croyait connaître devient quelqu’un d’autre. Telle est l’obsession au cœur du récit tortueux de Joseph Andras. Le héros de Kanaky est Alphonse Dianou – Kahnyapa Dianou, de son nom mélanésien. Du 22 avril au 5 mai 1988, sur l’atoll d’Ouvéa, en Nouvelle-Calédonie, cet indépendantiste de 28 ans a mené l’occupation d’une gendarmerie, au cours de laquelle quatre gendarmes ont été tués, puis une prise d’otages dans une grotte. L’intervention de l’armée française s’est soldée par 21 morts, dont 19 Kanak. Dont lui.

Qui était Alphonse Dianou ? Trente mois durant, l’écrivain, né en 1984, a mené l’enquête. Il a rencontré sa veuve et son fils, ceux qui l’ont connu ou étaient à ses côtés dans la grotte. De l’indépendantiste « sanguinaire » et « sans pitié » décrit dans la presse, l’écrivain ne retrouve rien. Ses proches évoquent un homme calme, admiratif de Gandhi et prônant la non-violence. Mélomane, ­ancien séminariste, Dianou finit par s’engager dans la lutte pacifique pour l’indépendance. Jusqu’au jour où il est arrêté lors d’une manifestation à Nouméa. A son compagnon de cellule, retrouvé par Andras, Dianou déclare : « Quand je sors de prison, je prends un fusil. »
Témoignages contradictoires
On peut reprocher à l’auteur du ­livre un parti pris en faveur des Kanak dans ses choix d’interviews. Il paraît l’assumer, rappelant que parmi les dizaines d’ouvrages sur Ouvéa, aucun n’a été écrit par un ­Kanak. Volontiers lyrique quand il décrit la cosmo­gonie traditionnelle, pleure avec ceux qu’il écoute ou fait revivre la grande révolte de 1878, Joseph Andras se montre aussi extrêmement précis dans les faits et propos rapportés. Ainsi des chapitres où il juxtapose des témoignages contradictoires, notamment sur la mort...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ Un peu d’histoire à l’approche du référendum sur l’indépendance du territoire d’outre-mer, le 4 novembre. Frédéric Angleviel en signe une passionnante.
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Nouvelle-Calédonie, 3 200 ans plus tard

Un peu d’histoire à l’approche du référendum sur l’indépendance du territoire d’outre-mer, le 4 novembre. Frédéric Angleviel en signe une passionnante.



LE MONDE DES LIVRES
 |    31.10.2018 à 11h44
 • Mis à jour le
01.11.2018 à 16h50
    |

                            Florent Georgesco








                        



                                


                            
La France aux antipodes. Histoire de la Nouvelle-Calédonie, de Frédéric Angleviel, Vendémiaire, « Chroniques », 394 p., 25 €.

Frédéric Angleviel, qui a longtemps enseigné à l’université de la Nouvelle-Calédonie (Nouméa), est historien, spécialiste de l’Océanie francophone. Il publie La France aux antipodes. Histoire de la Nouvelle-Calédonie, première synthèse générale de l’histoire de la collectivité française de Mélanésie, appelée à se prononcer par référendum, le 4 novembre, sur son indépendance.

Que sait-on des premiers habitants de la Nouvelle-Calédonie ?
L’archipel a commencé à être peuplé il y a 3 200 ans, par de petits groupes de personnes originaires d’Asie du Sud-Est qu’on appelle les « Austronésiens ». Mais il n’y avait pas d’écriture, donc c’est une histoire difficile à connaître. Ce que l’on peut dire, à partir des travaux des archéologues, c’est que, jusqu’à l’an mille de notre ère, il y avait une population assez faible, évidemment arrivée par la mer, qui s’est d’abord installée sur les rivages, puis, progressivement, dans l’intérieur de la Grande Terre [l’île principale de l’archipel calédonien].
Ensuite, la population s’accroît. Il y a une intensification de l’agriculture. On commence à aller chercher l’eau dans les montagnes, avec un système de tuyaux et de terrasses : les tarodières irriguées. L’organisation politique devient plus complexe, plus hiérarchisée. Certaines tribus se regroupent en grandes chefferies.
Peut-on, à partir de cette mutation, commencer à parler de peuple kanak ?
L’un des principaux archéologues de la Nouvelle-Calédonie, Christophe Sand, considère en effet que c’est à ce moment-là qu’apparaît le « complexe culturel traditionnel kanak ». Mais le mot n’est alors utilisé que par les Européens, qui ont appelé les habitants ainsi quand ils sont...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Editorial. Le premier ministre a présenté, lundi, son plan pour la « transformation de l’action publique ». Un chantier auquel se sont attelés tous les gouvernements depuis quarante ans.
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Sisyphe et l’éternel recommencement de la réforme de l’Etat

Editorial. Le premier ministre a présenté, lundi, son plan pour la « transformation de l’action publique ». Un chantier auquel se sont attelés tous les gouvernements depuis quarante ans.



LE MONDE
 |    31.10.2018 à 11h37
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 14h21
   





                        



   


Editorial du « Monde ». Après un an de réflexions nourries par les engagements de campagne d’Emmanuel Macron, puis les travaux du Comité action publique 2022 et les audits réalisés dans chaque ministère, le premier ministre a présenté, lundi 29 octobre, l’un des grands chantiers du quinquennat : la « transformation de l’action publique », autrement dit la réforme de l’Etat. Edouard Philippe n’a pas hésité à dramatiser l’enjeu : « L’Etat peut s’effondrer, cela est arrivé en 1940 », a-t-il assuré pour mieux justifier l’urgence et l’ampleur des travaux de rénovation annoncés.
L’entreprise est sisyphéenne. Depuis quarante ans, tous les présidents de la République et leurs premiers ministres se sont employés à moderniser l’organisation et l’action des administrations. Récemment, ce fut la révision générale des politiques publiques, conduite par Nicolas Sarkozy en 2007, puis la modernisation de l’action publique, lancée par François Hollande en 2012.
Chacun, à sa manière, s’est engagé à inventer un Etat plus efficace, plus souple, plus économe et plus proche des administrés. Et chacun s’est arrêté à mi-chemin de ses ambitions, freiné par la complexité du chantier, les pesanteurs de la fonction publique et les injonctions contradictoires des Français, aussi prompts à réclamer plus de fonctionnaires dans les écoles, les commissariats de police ou les hôpitaux, qu’à déplorer leur nombre excessif…
« Sans totem ni tabou »
Edouard Philippe remet donc l’ouvrage sur le métier et décrète la mobilisation générale. Comme ses prédécesseurs, il prône davantage de souplesse dans l’organisation des services publics et leur gestion budgétaire, davantage de clarté dans la définition des missions, davantage de responsabilité (et de contrôle de performance) dévolue à chaque ministère, davantage de modernité avec la généralisation annoncée de la numérisation des démarches, davantage d’inventivité dans la gestion du parc immobilier public. Sans oublier l’antienne de l’indispensable débroussaillage du maquis des normes et circulaires.

        Lire aussi :
         

                Dématérialisation, rémunération des fonctionnaires... la réforme de l’Etat dévoilée



« Sans totem ni tabou », comme il l’avait déjà annoncé en février, le gouvernement y ajoute une gestion plus « mobile » de la fonction publique elle-même. Sans remettre en cause frontalement le statut des fonctionnaires, il entend accélérer le recours aux contractuels – qui sont déjà près d’un million –, favoriser et accompagner les reconversions, ouvrir et financer des plans de départ volontaire et s’engager sur la voie de l’individualisation des salaires. Au-delà d’une gestion voulue plus dynamique des ressources humaines, l’enjeu est clair : honorer l’engagement du président de réduire de 50 000 le nombre des fonctionnaires de l’Etat (et de 70 000 celui des agents des collectivités locales) et de trois points de produit intérieur brut le poids des dépenses publiques.
La réalisation de ce chantier tentaculaire est suspendue à trois conditions. D’abord une volonté politique à toute épreuve, tant les conservatismes et corporatismes à surmonter sont enracinés. Edouard Philippe y semble résolu. Ensuite, une pédagogie de tous les instants pour convaincre le pays qu’il s’agit bien de faire « mieux d’Etat » et pas seulement « moins d’Etat », d’en améliorer le fonctionnement et pas seulement d’en réduire le coût. Il faudra enfin un sens aigu de la concertation avec les fonctionnaires et leurs syndicats, sans l’assentiment desquels la réforme de l’Etat ne peut avancer, et encore moins réussir.

        Lire aussi :
         

                « Le statut n’est pas un obstacle à la modernisation de la fonction publique »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Dans un livre, l’ancienne ministre critique la politique menée par l’ancien président de la République, et sa domination par un « cercle des hommes blancs hétéros ».
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Ségolène Royal règle ses comptes avec le quinquennat de François Hollande

Dans un livre, l’ancienne ministre critique la politique menée par l’ancien président de la République, et sa domination par un « cercle des hommes blancs hétéros ».



LE MONDE
 |    31.10.2018 à 11h11
 • Mis à jour le
01.11.2018 à 06h34
    |

            Enora Ollivier








                        



   


Le mandat de François Hollande, Ségolène Royal est bien placée pour en parler : elle a été sa ministre de l’environnement pendant trois ans, de 2014 à 2017. Dans son ouvrage Ce que je peux enfin vous dire (Fayard, 292 p., 15,99 €), qui paraît mercredi 31 octobre, elle fait une relecture féroce du quinquennat socialiste, esquintant la « désinvolture » du pouvoir.
La hausse des impôts et la fin de la défiscalisation des heures supplémentaires ? « Degré zéro de la politique », tranche Ségolène Royal.
La loi travail ? « Une désolation », « un calvaire pour qui aime la politique » ; ce texte, qu’elle voit comme le produit du « mécanisme de revanche » enclenché par Manuel Valls contre Emmanuel Macron, donne lieu à une vive contestation dans la rue, qui n’est guère entendue. « Consternation quand l’obstination s’oppose à l’évidence de la montée des incompréhensions », commente encore l’ancienne ministre à propos de cette loi qui, tout comme la déchéance de nationalité, a été menée, selon elle, avec des œillères.
Mais les mots les plus durs visent la réforme territoriale, « une des pires du quinquennat », une « exécution silencieuse », une coupe « à la serpe » dans les collectivités.
L’ancienne candidate à la présidentielle de 2007 déplore la disparition de régions dont les noms « chantent l’histoire de France, sa géographie, ses produits de terroir (…), ses fleuves et rivières ». Elle regrette que « sa » région, Poitou-Charentes – elle en fut la présidente de 2004 à 2014 – ait fusionné avec l’Aquitaine et le Limousin et « se retrouve noyée dans une espèce de grosse patate qui rend la nouvelle carte de France régionale totalement difforme ».
« Cercle des hommes blancs hétéros »
Les ministres qui sont ou ont été à la tête de régions – Jean-Yves Le Drian en Bretagne, Michel Sapin dans le Centre, Jean-Marc Ayrault dans les Pays de la Loire – s’émeuvent aussi du redécoupage à venir mais verront leur territoire rester intact.
Pas elle. « Tu comprends, Ségolène, si ta région ne fusionne pas, on va dire que tu as eu un traitement de faveur », lui écrit Bernard Cazeneuve dans un SMS. « Ah bon ? Et pas les autres ? » Ne serait-ce pas plutôt parce que, sur les quatre ministres à s’inquiéter pour leur région, elle est la seule à être une femme ?
C’est la thèse qu’elle défend et qui fait le fil rouge du livre. Ségolène Royal y retrace une partie de sa vie politique à l’aune du difficile combat des femmes pour se faire une place au cœur du pouvoir. En 2016, elle raconte être pressentie pour remplacer Laurent Fabius, nommé au Conseil constitutionnel, au ministère des affaires étrangères.
Dans ce remaniement, Marisol Touraine pourrait aussi être nommée à la défense. « Mais le “cercle des hommes blancs hétéros” qui entoure [François Hollande] veille au grain », soutient Mme Royal, qui verra M. Ayrault se voir attribuer, finalement, le Quai d’Orsay.
L’ancienne ministre salue certaines séquences du quinquennat précédent, notamment la lutte contre les lobbies au ministère de l’environnement, en particulier le « non » de la France au renouvellement de l’autorisation du glyphosate en 2016. Mais ces combats, on l’aura compris, sont à porter au crédit non pas de François Hollande… mais de Ségolène Royal.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ Le président de LR, qui a visité un camp de migrants sur l’île de Lesbos, veut mettre l’immigration au cœur de la campagne des européennes
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Laurent Wauquiez va en Grèce pour dénoncer la crise migratoire

Le président de LR, qui a visité un camp de migrants sur l’île de Lesbos, veut mettre l’immigration au cœur de la campagne des européennes



LE MONDE
 |    31.10.2018 à 11h01
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 16h39
    |

            Olivier Faye (Lesbos (Grèce), envoyé spécial)








                        



                                


                            

Le décompte est actualisé au feutre chaque jour sur le tableau qui orne le bureau du directeur, comme dans une salle de classe : 7 464, mardi 30 octobre. Ce chiffre représente le nombre de personnes hébergées au camp de Moria, à Lesbos, petite île grecque de la mer Egée d’où l’on distingue sans peine les côtes de la Turquie voisine. Bien plus que les 3 000 places répertoriées officiellement dans les baraquements de ce « hot spot », centre destiné à identifier et à contrôler les migrants. En dehors de cette enceinte cernée de grillages et de barbelés, des tentes ont été dressées au milieu des collines et des oliviers pour pallier les manques.
A Moria, les demandes d’asile sont examinées dans un délai de six à neuf mois en moyenne. Afghans (48 %), Syriens (11 %), Irakiens (8 %)… Le directeur tient une comptabilité précise des nationalités sur son tableau – chacun est réparti sur le site en fonction de son pays d’origine. « Combien de personnes y a-t-il en plus par rapport à l’année dernière ? », interroge le président du parti Les Républicains (LR), Laurent Wauquiez, qui achève mardi une visite de deux jours en Grèce, axée sur le thème de l’immigration.
« 24 %, répond le directeur, traduit par une interprète.
– Vous avez fait combien de réadmissions en 2018 vers la Turquie ?, poursuit M. Wauquiez.
– Très peu, convient son interlocuteur, qui ne dispose pas d’un chiffre précis.
– Et vous avez eu des problèmes d’exploitation sexuelle ? De violence ? D’intégrisme ? », demande le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes.
– Pas de djihadistes. Mais s’il y en a, ils le cachent. Il y a des cas de harcèlement sexuel, des rixes, et l’alcool est un gros problème. »
Le directeur ne veut pas trop s’étendre sur ces considérations. Il craint pour la réputation de son camp, où la situation a déjà été évaluée par la gouverneure de la région du nord de la mer Egée comme « dangereuse...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ La dématérialisation des démarches administratives, un des piliers de la « révolution numérique » du gouvernement, est potentiellement excluante.
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« Comment fait-on quand on n’a pas d’ordinateur ? » : reportage avec les oubliés de la « start-up nation »

La dématérialisation des démarches administratives, un des piliers de la « révolution numérique » du gouvernement, est potentiellement excluante.



LE MONDE
 |    31.10.2018 à 06h47
 • Mis à jour le
01.11.2018 à 00h17
    |

            Aline Leclerc (Avec Manon Rescan)








                        



                                


                            

Sur la table de sa salle à manger, Annie, 71 ans, a étalé tous les courriers qu’elle range habituellement précautionneusement dans des pochettes à rabats. Il y a là des lettres de la Caisse nationale d’assurance-vieillesse (CNAV), de la Caisse d’allocations familiales (CAF), des avis d’imposition. Cette ancienne gardienne d’immeuble en Seine-Saint-Denis veut comprendre pourquoi sa retraite de base est passée de 1 145,94 euros à 1 106,38 euros. Et depuis quand exactement ? Elle a beau chercher, elle ne trouve pas. Les derniers courriers de la CNAV remontent à 2015. Où sont passés les autres ? « Ah mais je n’en reçois plus maintenant, c’est tout par Internet, déclare-t-elle. Et Internet, moi j’y connais rien. »
Se lancer seule dans la création de son « espace personnel » ? Annie ne l’imagine même pas. Il lui faudrait remplir sans se tromper son numéro de Sécurité sociale, sa date de naissance, mais surtout inventer un mot de passe et franchir l’étape de sécurité qui oblige l’internaute à recopier des lettres biscornues pour prouver qu’elle n’est « pas un robot » : « Qu’est-ce que c’est que ce machin-là ? », se cabre la retraitée.
« Le côté humain disparaît derrière les écrans »
Comme elle semble loin de ce HLM de Seine-Saint-Denis, la « start-up nation », cette nation qui « pense et bouge comme une start-up », cette France bientôt « leader de l’IA [intelligence artificielle] et des deeptechs [des produits ou des services sur la base d’innovations de rupture] » dont rêve Emmanuel Macron, comme le 9 octobre à Paris, devant les « start-upeur » de la Station F.
Lors de sa présentation de la réforme de l’Etat, lundi 29 octobre, le premier ministre, Edouard Philippe, a d’ailleurs redit son « ambition » : « que 100 % des services publics soient accessibles en ligne à l’horizon 2022 ». La dématérialisation des démarches administratives devenant ainsi l’un des piliers...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Plutôt que d’introduire la rémunération à la performance, le gouvernement devrait valoriser l’implication des agents par un intéressement collectif, estiment un DRH et une syndicaliste dans une tribune au « Monde ».
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« Le statut n’est pas un obstacle à la modernisation de la fonction publique »

Plutôt que d’introduire la rémunération à la performance, le gouvernement devrait valoriser l’implication des agents par un intéressement collectif, estiment un DRH et une syndicaliste dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE ECONOMIE
 |    31.10.2018 à 06h00
 • Mis à jour le
01.11.2018 à 07h02
    |

Johan Theuret (pdt de l'Association des DRH des grandes collectivités territoriales) et Mylène Jacquot (secrétaire générale CFDT fonctions publiques)







                        



                                


                            

Tribune. On parle à nouveau de réformer la fonction publique. Mais que veut-on y réformer et pourquoi doit-on la réformer ? S’agit-il de la moderniser pour qu’elle réponde aux nouveaux enjeux de notre société, ou s’agit-il de l’affaiblir au profit d’un nouveau modèle ?
Loin des postures caricaturales, nombre de fonctionnaires sont conscients des enjeux de transformation de leur univers professionnel et du besoin de les accompagner par une fonction publique moins lourde, peut-être moins bureaucratique, à coup sûr plus attentionnée.
Pour cela, un constat partagé émerge, celui de la nécessité de faire évoluer le statut. Ce dernier, tout en étant préservé, doit retrouver davantage de sens et d’opérationnalité au profit des agents et de leurs parcours professionnels et, « en même temps » dans l’intérêt des administrations dans lesquelles ils travaillent.

Nous observons que le statut, parfois jugé comme un frein au mouvement, est en réalité surtout un outil moderne de continuité des services publics, une protection contre la corruption et un garant de l’équité entre citoyens.
Pourtant, ces qualités ne doivent pas occulter le besoin de le moderniser. D’une part, parce que des lois et textes réglementaires successifs ont pu sédimenter des dispositions devenues peu compréhensibles, d’autre part, parce que le statut – auquel il faut ajouter les statuts particuliers – dissimule dans son fonctionnement de trop fortes inégalités entre agents. Enfin, du fait de cette complexité, on ne peut que déplorer les coûts de fonctionnement d’une gestion excessivement administrative des ressources humaines au détriment d’une réelle gestion des compétences et des parcours professionnels des agents.
Trouver des axes de modernisation
Soucieux de préserver le statut, nous pensons que des axes de modernisation peuvent être trouvés. La fonction publique doit impérativement s’ouvrir à la diversité de la société française. Cela oblige...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ En meeting à Lille mardi soir, le leadeur de La France insoumise a dénoncé « la judiciarisation de la vie politique ».
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Jean-Luc Mélenchon : « Nous allons régler nos comptes, avec des bulletins de vote »

En meeting à Lille mardi soir, le leadeur de La France insoumise a dénoncé « la judiciarisation de la vie politique ».



LE MONDE
 |    30.10.2018 à 21h36
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 09h53
    |

            Abel Mestre (Lille, envoyé spécial)








                        



   


Souvent, la meilleure défense reste l’attaque. L’objectif du meeting de Jean-Luc Mélenchon, mardi 30 octobre à Lille, était simple : tourner la page de deux semaines de polémiques après les perquisitions mouvementées, notamment au siège de La France insoumise (LFI) et au domicile de l’ancien candidat à l’élection présidentielle. Mais difficile, pour les « insoumis », de faire fi de leurs problèmes.

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Quelques heures avant la réunion, Le Canard enchaîné épinglait, en effet, les travaux effectués par Alexis Corbière à son domicile pour lesquels il aurait bénéficié d’une aide de l’Agence nationale de l’habitat, « au titre de l’aide aux ménages “très modestes” ». Un article que le député de Seine-Saint-Denis a jugé « infamant » dans un communiqué où il rappelait que tout avait été fait dans « le respect de la légalité » et qu’il n’a « bénéficié d’aucun avantage ni privilège ».
Enfin, le matin, Radio France et Mediapart se faisaient l’écho d’une plainte contre X pour vol déposée par le Média, la webtélé proche de LFI, après le départ de son ancienne dirigeante, Sophia Chikirou, l’ancienne conseillère en communication de Jean-Luc Mélenchon. Il y a une semaine, Mme Chikirou a également été entendue dans l’enquête sur les comptes de la campagne présidentielle de LFI.
« Nous ne baisserons pas les yeux ! »
Mais justement, en période de turbulences, il est bon de retrouver sa zone de confort. Et celle de Jean-Luc Mélenchon est de porter le fer contre ses adversaires qui apparaissent aujourd’hui nombreux : « parti médiatique », Emmanuel Macron, l’extrême droite européenne, les Etats-Unis, la finance… « J’ai incarné notre cause commune, j’ai défendu ce que nous sommes », a lancé M. Mélenchon, devant 1 350 personnes réunies dans le Théâtre Sébastopol, évoquant son attitude lors des perquisitions et dénonçant une « persécution politique ». « Nous ne baisserons pas les yeux ! », a-t-il poursuivi.
« Quoi qu’il en soit, dans les luttes sociales, écologiques mais avec des bulletins de vote, nous allons vaille que vaille régler nos comptes. Ce ne sont pas ceux d’un parti, d’un mouvement mais d’un peuple maltraité, humilié. Nous allons au mois de mai prochain, lors des élections européennes, avec nos bulletins de vote, clamer “stop Macron”, “stop à la finance” contre l’intérêt général des peuples, enrayer la catastrophe écologique qui menace la planète tout entière », a continué le député des Bouches-du-Rhône. Avant d’ajouter : « Ils n’arriveront pas à nous abattre si on vient à bout de moi. Il reste seize autres parlementaires prêts à monter au combat ! » 
Il n’a été, finalement, que peu question d’évasion fiscale, le thème prévu initialement. M. Mélenchon a préféré notamment parler de la situation internationale. Une manière pour le tribun de dresser un parallèle − sans le dire − entre les cas sud-américains et la situation en France.
« Notre première pensée va à nos frères et nos sœurs du Brésil. Hier, c’était un soir de deuil, l’extrême droite a triomphé. Comment cela a-t-il été possible ? Lula était favori. Alors, l’ennemi a frappé, les Etats-Unis d’Amérique, a expliqué un Jean-Luc Mélenchon très en verve. Cet adversaire (…) a une méthode politique, c’est la judiciarisation de la vie politique. On a accusé Lula d’être corrompu. Dans tous les pays, c’est la méthode qu’ils utilisent. La judiciarisation de la vie politique est la stratégie de l’Empire dans tous les pays du monde. » Puis l’ancien sénateur socialiste a dénoncé une « jonction entre le parti médiatique, le pouvoir judiciaire et policier ».
Le président du groupe LFI à l’Assemblée nationale a aussi parlé de l’Italie. « Le gouvernement d’extrême droite italien nous dégoûte. Mais quand il prétend appliquer son propre plan que les Italiens ont voulu, en matière budgétaire, alors c’est lui qui a raison contre la Commission européenne. Et même si nous avons à nous prononcer entre la peste brune italienne et le choléra de la Commission européenne. En toutes circonstances, la souveraineté du peuple est la règle majeure », a-t-il ainsi martelé.
Jean-Luc Mélenchon a ensuite déroulé les classiques de ses discours : la condamnation des traités européens (des « carcans », selon lui), de la politique d’Emmanuel Macron, d’Angela Merkel… Sans se priver de distiller des flèches empoisonnées à l’égard du chef de l’Etat, « homme de la finance » : « Quand Merkel fait les gros yeux, il n’a pas le courage que j’ai devant certaines portes. »
Hausse des carburants : « une colère juste et digne »
M. Mélenchon a aussi tenu un long développement sur le combat écologique, la sortie du nucléaire, le réchauffement climatique. C’est d’ailleurs à cette aune que la position du leadeur des « insoumis » à propos de la manifestation du 17 novembre contre la hausse des carburants peut étonner.
« On dit aux gens d’utiliser moins de carburant. D’accord, mais est-ce que vous allez aussi rapprocher les écoles de chez nous ? Ou bien nous emmener au centre commercial ? Ceux qui utilisent du carburant le font parce qu’ils n’ont pas le choix ! », a-t-il ainsi affirmé. Puis, évoquant une « colère juste et digne », il parle plus précisément de cette mobilisation.
« Ils ont raison de se mettre en colère. Des fachos se sont mis dedans, ce n’est pas bon pour la lutte. Parmi nos amis, certains veulent y aller. Je vais leur dire quoi ? De ne pas y aller ? Ils vont me répondre : “Mais on est fâchés, pas fachos !” D’autres ne veulent pas mettre un pied là où il y a des fachos. Les deux positions se valent en dignité. » 
Il précise, néanmoins, que « les “insoumis” ne vont pas appeler au 17 novembre », car « toute récupération politique peut être contre-productive ». Il conclut : « Mais si nos amis sont dedans, on sera fier d’eux. Ceux qui ne veulent pas y aller également. »

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ L’ordinateur de l’élu, qui se trouvait dans la chambre de l’une de ses trois filles, a été dérobé, ainsi que son vélo.
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Alexis Corbière, député LFI, porte plainte pour le cambriolage de son domicile

L’ordinateur de l’élu, qui se trouvait dans la chambre de l’une de ses trois filles, a été dérobé, ainsi que son vélo.



LE MONDE
 |    30.10.2018 à 20h47
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 20h49
   





                        


Le député de La France insoumise de Seine-Saint-Denis Alexis Corbière a porté plainte après que son domicile à Bagnolet a été cambriolé dans la nuit du jeudi 11 au vendredi 12 octobre, selon une information de Libération publiée mardi confirmée par Le Monde. L’ordinateur de l’élu, qui se trouvait dans la chambre de l’une de ses trois filles, a été dérobé, ainsi que son vélo.
Le quotidien affirme aussi que l’ancien directrice de campagne de M. Corbière a également été cambriolée la semaine dernière chez elle. « Et comme pour Alexis Corbière, son ordinateur a été volé », précise Libération.
Autre élément troublant relevé par le quotidien : « Au moment où il dépose plainte, vendredi matin, il ne sait pas encore que son attaché parlementaire a, de son côté, trouvé la porte de sa permanence à Montreuil ouverte, avec la lumière allumée. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ « Le Canard enchaîné » assure que le parlementaire et sa compagne, Raquel Garrido, ont profité « d’une faille du dispositif » de l’Agence nationale de l’habitat.
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Le député LFI Alexis Corbière justifie l’aide pour « ménages modestes » reçue pour rénover son logement

« Le Canard enchaîné » assure que le parlementaire et sa compagne, Raquel Garrido, ont profité « d’une faille du dispositif » de l’Agence nationale de l’habitat.



LE MONDE
 |    30.10.2018 à 20h22
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 11h14
   





                        



   


Dans son édition à paraître mercredi 31 octobre, Le Canard enchaîné affirme que le député La France insoumise (LFI) de Seine-Saint-Denis Alexis Corbière et sa compagne, Raquel Garrido (ancienne porte-parole de LFI), ont bénéficié d’une aide de l’Agence nationale de l’habitat, « au titre de l’aide aux ménages “très modestes” » pour rénover leur logement.
« Contraint de quitter son HLM parisien pour cause de revenus trop élevés, le couple a acheté, à la fin de 2017, une maison à Bagnolet (Seine-Saint-Denis), dont il fait payer la majeure partie de la rénovation par des fonds sociaux », affirme l’hebdomadaire satirique. Ces travaux portant sur « la chaudière, les radiateurs et les menuiseries », s’élevaient à 19 754 euros, précise le Canard qui poursuit :
« Plus de 60 % de la facture, soit très exactement 12 076,40 euros, ont été pris en charge par l’Agence nationale de l’habitat au titre de l’aide aux ménages “très modestes” »
Pour l’hebdomadaire, le député et l’avocate, qui est également chroniqueuse sur la chaîne C8, ont profité « d’une faille du dispositif » en jouant « sur le calendrier fiscal en déposant leur demande trois mois avant que les chiffres de 2017 soient communiqués par l’administration fiscale (en général à la mi-août) ».
Or à cette époque, le couple, selon le Canard, « ne disposait que des petits salaires de l’un (prof puis permanent de la campagne présidentielle [du chef de file de LFI] Jean-Luc Mélenchon) et des maigres honoraires d’avocate de l’autre ».
Pour l’hebdomadaire, M. Corbière et Mme Garrido ont accompli « un tour de passe-passe » puisqu’ils auraient, en principe, dû déclarer leurs revenus de l’année n-1 (2017, donc) durant laquelle leurs gains étaient supérieurs à 37 451 euros. « La règle applicable est en train d’évoluer », nuance une source proche du dossier : jusqu’à une date récente, ce sont les revenus de l’année n-2 qui étaient pris en compte puis l’ANAH est, peu à peu, passée à l’année n-1.

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Des travaux réalisés après « un grave incendie »
Dans un communiqué diffusé mardi soir, Alexis Corbière confirme que « sa famille a sollicité et obtenu une subvention de l’Agence nationale de l’habitat dans le cadre du programme “Habiter mieux” destiné à inciter les particuliers à entreprendre des travaux de rénovation énergétique ».
Pour le député LFI :
« l’Agence m’a demandé, comme elle le fait avec les 60 000 autres personnes qui s’inscrivent chaque année dans ce dispositif, de lui indiquer le revenu fiscal de référence de mon foyer figurant sur notre dernier avis d’imposition. Ce chiffre était alors de 37 451 euros, bien inférieur aux plafonds. Il se trouve, en outre, qu’un ménage composé d’un couple et de trois enfants est classé par l’Agence comme “très modeste” lorsque son revenu fiscal de référence est inférieur à 47 279 euros ».
Pour M. Corbière, ces travaux ont été réalisés après « un grave incendie à son domicile en février 2018 provoqué par un poêle à bois qui était auparavant l’unique source de chauffage ». « Il m’est donc particulièrement insupportable de lire, dans ce journal satirique, que les travaux étaient en quelque sorte une filouterie préméditée de ma part », regrette-t-il.

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Quoi qu’il en soit, M. Corbière et Mme Garrido ne pouvaient pas faire état de leur revenu fiscal de référence pour 2017 puisque le fisc ne le leur avait pas transmis lorsqu’ils ont sollicité l’ANAH. Conclusion : leur démarche, fructueuse, était « légale », écrit Le Canard, tout en brocardant ce « député insoumis friand d’aides sociales ». « Je n’ai bénéficié d’aucun avantage ni privilège », rétorque l’élu.



                            


                        

                        


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Budget de la Sécurité sociale : les principales mesures votées à l’Assemblée

Les députés ont adopté le projet de loi de financement de la « Sécu » qui instaure des nouveautés en matière de prestations sociales et de soins.



LE MONDE
 |    30.10.2018 à 18h08
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 06h46
    |

            Raphaëlle Besse Desmoulières








                        


Les députés ont adopté, mardi 30 octobre, le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2019 par 335 voix pour et 190 contre.
Pour la première fois depuis 2001, les comptes devraient revenir à l’équilibre, les quatre branches du régime général (assurance-maladie, assurance-vieillesse, famille, accidents du travail-maladies professionnelles) et le fonds de solidarité vieillesse dégageant un léger excédent de quelque 700 millions d’euros.
Passage en revue des principales mesures du texte.
Transformation du CICE en baisse pérenne de cotisations
C’est la mesure la plus coûteuse du PLFSS. Dès le 1er janvier 2019, les entreprises bénéficieront de la transformation du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE), créé sous le quinquennat de François Hollande, en allégement de cotisations pérenne.
Ce changement va peser lourdement sur le déficit public en 2019, l’Etat devant payer « double », en supportant le remboursement du CICE pour 2018 et la baisse de cotisations pour l’année en cours, soit un total de 40 milliards d’euros. En outre, après de longs débats, des dispositions ont été votées afin d’aménager la fin de l’exonération de cotisations pour l’emploi de travailleurs saisonniers.

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Exonération de cotisations salariales sur les heures supplémentaires
Contrairement au dispositif mis en place par Nicolas Sarkozy, les heures supplémentaires ne seront pas défiscalisées mais elles seront exonérées de cotisations salariales. Selon le gouvernement, 9 millions de personnes pourraient être concernées pour un gain de pouvoir d’achat moyen de 200 euros par salarié. Coût pour les finances publiques : 2 milliards d’euros.

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Quasi-gel de certaines prestations sociales
Nouveau coup dur pour les retraités : après la hausse (non compensée) de 1,7 point de contribution sociale généralisée (CSG), en 2017, ils verront leurs pensions revalorisées, en 2019 et 2020, de seulement 0,3 %, bien loin de l’inflation attendue. Une mesure qui permet d’économiser 1,8 milliard d’euros. Les allocations familiales et logement sont également concernées par cette sous-indexation.
Face aux critiques, l’exécutif met en avant la poursuite des revalorisations du minimum vieillesse et de l’allocation aux adultes handicapés adoptés en 2017. Le premier ministre Edouard Philippe avait également annoncé, à la rentrée, une mesure correctrice sur la CSG au bénéfice de 350 000 foyers, pour un coût de près de 350 millions d’euros. Celle-ci n’allait pas assez loin pour une vingtaine de députés La République en marche (LRM) qui ont fait adopter, en commission des affaires sociales et contre l’avis du rapporteur général, Olivier Véran, un amendement prévoyant de moduler la hausse de la CSG pour les retraités en fonction de leurs niveaux de revenus. Agnès Buzyn, la ministre des solidarités et de la santé, s’y était également opposée. En séance, l’amendement a été rejeté.

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Mise en place progressive du « reste à charge zéro »
Rebaptisée « 100 % santé », cette promesse-phare du candidat Macron, qui implique le remboursement intégral de certaines lunettes, prothèses dentaires ou auditives, trouve sa première traduction dans ce texte. Mais une étude publiée le 23 octobre a donné des arguments à l’opposition qui redoute que cette mesure entraîne une hausse des tarifs des mutuelles particulièrement pénalisante pour les retraités.
Une éventualité écartée par Mme Buzyn qui a rappelé que le coût de cette réforme, étalé sur trois ans, doit en principe être absorbé par « l’augmentation naturelle des coûts des complémentaires chaque année ».

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Une nouvelle complémentaire pour les plus modestes
C’est l’une des dispositions-clés du plan pauvreté qui est ainsi mise en œuvre. Au 1er novembre 2019, l’aide à la complémentaire santé disparaît au profit de la couverture-maladie universelle complémentaire (CMU-C) – moyennant une contribution maximale de 30 euros par mois, liée à l’âge du bénéficiaire. Une réforme dont le coût est estimé à 200 millions d’euros par an à partir de 2020.

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Désengorger les urgences
En commission des affaires sociales, M. Véran avait fait adopter un amendement pour inciter les hôpitaux à réorienter les personnes atteintes des pathologies les moins graves vers les médecins généralistes. Devant la colère des syndicats de médecins libéraux, le député de l’Isère a revu sa copie pour proposer dans un premier temps une expérimentation pendant une période maximale de trois ans.

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Favoriser les médicaments génériques
Les patients, qui refuseront en pharmacie sans justification médicale un générique à la place d’un médicament d’origine, seront moins bien remboursés à partir de 2020. Ils le seront sur la base du prix du générique le plus cher.
Un congé maternité des indépendantes
Les travailleuses indépendantes, chefs d’entreprises et agricultrices pourront bénéficier en 2019 d’un congé maternité aussi long que celui des salariées.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ Trois cent trente-cinq députés ont voté mardi pour le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), tandis que 190 s’y sont opposés et 33 se sont abstenus.
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Sécurité sociale : l’Assemblée adopte le projet de budget pour 2019

Trois cent trente-cinq députés ont voté mardi pour le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), tandis que 190 s’y sont opposés et 33 se sont abstenus.



Le Monde.fr avec AFP
 |    30.10.2018 à 17h52
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 18h28
   





                        


L’Assemblée nationale a adopté en première lecture, mardi 30 octobre, le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2019 par 335 voix contre 190 et 33 abstentions.
Les députés La République en marche (LRM) et MoDem ont voté pour, les autres groupes politiques très majoritairement contre, concentrant leurs critiques sur le pouvoir d’achat, en particulier des retraités.

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          Budget de la Sécurité sociale : les principales mesures adoptées par l’Assemblée



En présence de la ministre de la santé, Agnès Buzyn, le chef de file des « marcheurs », Thomas Mesnier, a défendu un « budget de transformation », avec en toile de fond l’idée « d’un travail qui paye mieux ». Il a notamment mis en avant l’exonération des cotisations salariales sur les heures supplémentaires.
Pour la première fois depuis dix-huit ans, ce budget est positif, avec 700 millions d’euros d’excédent prévus en 2019. Mais c’est au prix d’efforts demandés au monde de la santé (3,8 milliards d’économies) et sur les prestations sociales (1,8 milliard d’euros), notamment à destination des retraités.



                            


                        

                        

