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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ Les délégations russe et chinoise bloquent le processus d’extension d’un réseau de réserves naturelles dans l’océan Austral, où la pêche au krill suscite des convoitises.
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Dans l’Antarctique, plus question de nouvelles aires protégées

Les délégations russe et chinoise bloquent le processus d’extension d’un réseau de réserves naturelles dans l’océan Austral, où la pêche au krill suscite des convoitises.



LE MONDE
 |    01.11.2018 à 17h10
    |

            Martine Valo








                        



                                


                            

Chaque année, au moment de la Toussaint, le sort de l’océan Austral se joue à Hobart, en Australie. Les négociations de la Commission pour la conservation de la faune et de la flore marines de l’Antarctique (CCAMLR) s’y tiennent en cercle fermé. Cependant, la fin de partie de cette 27e conférence, qui se termine vendredi 2 novembre, ne s’annonce pas sous les meilleurs augures.
Malgré les efforts des Etats favorables au renforcement des mesures de préservation de l’océan Austral, malgré les inquiétudes des scientifiques devant la disparition de colonies entières de manchots – entre autres – et les actions des ONG qui tâchent de faire pression à grand renfort de pétitions et de happenings lors des sommets internationaux, aucune nouvelle réserve naturelle ne devrait être créée. Reposant sur le consensus, le processus d’extension des aires marines protégées (AMP) semble sérieusement grippé.
Discernement
La dernière grande avancée dans ce domaine remonte à 2016. Cette année-là, le président américain Barack Obama, sur le départ, et son secrétaire d’Etat John Kerry s’étaient mobilisés pour convaincre les vingt-cinq membres de la CCAMLR (vingt-quatre pays dont la France, plus l’Union européenne) de sanctuariser 1,57 million de kilomètres carrés, soit la plus vaste AMP du monde, dans la mer de Ross. Il avait fallu six années de négociations pour y parvenir.

Mais les temps ont changé au sein de cette organisation, mise en place en 1982 pour freiner les ardeurs des grosses flottes soviétiques de pêche au krill (Euphosia superba), un petit crustacé qui est aussi à la base de l’alimentation des cétacés, phoques, manchots, calmars, poissons… Cette année, à la CCAMLR, qui a pour mission à la fois de protéger les écosystèmes et de gérer avec discernement les ressources halieutiques au sud du 60e parallèle, les discussions se sont à nouveau focalisées sur la pêche au krill et à la légine, deux produits de la mer...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ Un rapport américain met en lumière une augmentation des risques de tumeurs cardiaques chez les rats mâles exposés à des niveaux élevés d’ondes électromagnétiques utilisées en téléphonie 2G et 3G.
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Les radiofréquences mauvaises pour le cœur des rongeurs

Un rapport américain met en lumière une augmentation des risques de tumeurs cardiaques chez les rats mâles exposés à des niveaux élevés d’ondes électromagnétiques utilisées en téléphonie 2G et 3G.



LE MONDE
 |    01.11.2018 à 15h48
    |

                            Clémentine Thiberge








                        



                                


                            

Les ondes électromagnétiques émises par nos téléphones portables sont-elles dangereuses ? Cette question fait débat dans la communauté scientifique depuis plusieurs années. Un nouveau rapport, publié le 1er novembre par le Programme national de toxicologie (NTP) – un programme fédéral piloté par le département de la santé et des services sociaux des Etats-Unis – pourrait donner des arguments aux « anti-ondes ».
Les chercheurs du NTP ont étudié l’effet des ondes électromagnétiques utilisées pour la téléphonie mobile sur les rats et les souris. Pour cette expérience, des animaux ont été exposés à de hauts niveaux de radiofréquences, de même type que celles utilisées dans les téléphones cellulaires 2G et 3G – mais pas de type 5G ou Wi-Fi. L’exposition a commencé in utero chez les rats et à l’âge de 5 à 6 semaines chez les souris, et s’est poursuivie pendant deux ans, soit la quasi-totalité de leur vie naturelle, à raison de neuf heures par jour.
« L’un des points forts de notre étude est que nous avons été en mesure de contrôler exactement la quantité de rayonnement radioélectrique reçue par les animaux – ce qui est impossible lorsque l’on étudie l’utilisation du téléphone cellulaire humain, qui repose souvent sur des questionnaires », explique Michael Wyde, toxicologue au NTP.
Différence entre les sexes
A la suite de cette exposition, les chercheurs ont observé une augmentation de tumeurs cardiaques cancéreuses, appelées schwannomes malins, chez les rats mâles. 5,5 % des rongeurs exposés au plus haut niveau d’ondes ont en effet développé ce type de tumeurs. A l’inverse, le groupe contrôle, sans onde, n’a pas été touché. Du côté des rates et chez les souris, le lien entre tumeur et ondes n’a pas été démontré – une différence entre les sexes inexpliquée, qui apparaissait déjà dans des résultats préliminaires de l’étude rendus publics en 2016.

Autre enseignement : en dehors des risques de cancers,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ Le véhicule avait emprunté une route inondée fermée à la circulation. Le département reste en vigilance orange pour les crues.
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Inondations dans le Var : un homme retrouvé mort dans sa voiture

Le véhicule avait emprunté une route inondée fermée à la circulation. Le département reste en vigilance orange pour les crues.



Le Monde.fr avec AFP
 |    01.11.2018 à 12h17
 • Mis à jour le
01.11.2018 à 14h04
   





                        



   


Un homme de 89 ans a été retrouvé mort dans un véhicule accidenté dans le Var, jeudi 1er novembre, département qui reste en vigilance orange pour les crues.
« Les reconnaissances ont mené à la découverte d’un véhicule accidenté sur la commune de Saint-Antonin-du-Var. Ce véhicule était occupé par deux personnes. Un des occupants est décédé, le second passager a été pris en charge par les secours », a annoncé la préfecture dans un communiqué. La passagère, l’épouse du conducteur âgée de 81 ans, a été hospitalisée en hypothermie, mais ses jours ne sont pas en danger.
Le véhicule aurait emprunté une route inondée interdite à la circulation, a précisé le ministre de l’intérieur, Christophe Castaner, lors d’un point presse à Paris.
L’épisode orageux intense a pris fin dans le département. En 24 heures, les cumuls de pluie y ont atteint en moyenne 70 à 100 mm avec des valeurs plus élevées localement.
Rivière Argens sous surveillance
La rivière Argens reste sous surveillance. « Sous l’effet des pluies et de la contribution de l’amont du bassin, le niveau de l’Argens aval continue de monter régulièrement », a prévenu Vigicrues dans la nuit, précisant que « cette crue devrait dépasser six mètres à Roquebrune » mais rester en dessous de la crue de janvier 2014 (6,47 m). « On est vigilant sur l’évolution de l’Argens aval », ont indiqué les secours avec la mise en place d’un dispositif de 200 personnes « mobilisables à tout instant ».
Plusieurs zones ont été évacuées dans la soirée de mercredi à Fréjus : 200 personnes l’ont été de deux campings, et 216 personnes ont été évacuées de résidences. Au total plus de 600 personnes ont été hébergées, a précisé la préfecture.
Peu de dégâts sont à déplorer, ont précisé jeudi matin les services de secours qui ont procédé à 95 interventions, pompages et reconnaissances en raison de chutes d’arbre. « Ce qui est assez peu », ont-ils précisé. Sur les 95, une dizaine ont concerné le secours de personnes. Une personne malade a été évacuée par hélicoptère, son domicile étant inaccessible par la route.
Dans le département voisin des Bouches-du-Rhône, les pompiers ont procédé à soixante interventions mais aucune d’importance.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ Les Palaos, minuscule Etat insulaire, qui se veulent pionniers en matière de protection de l’environnement, entendent faire face aux défis présentés par l’explosion du tourisme sur leur territoire.
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Un archipel du Pacifique bannit la crème solaire pour sauver son corail

Les Palaos, minuscule Etat insulaire, qui se veulent pionniers en matière de protection de l’environnement, entendent faire face aux défis présentés par l’explosion du tourisme sur leur territoire.



Le Monde.fr avec AFP
 |    01.11.2018 à 10h09
 • Mis à jour le
01.11.2018 à 12h21
   





                        



   


L’Etat souverain des Palaos, 459 kilomètres carrés, c’est un peu plus de 20 000 habitants répartis sur une poignée d’îles paradisiaques isolées au beau milieu de l’océan Pacifique, à mi-chemin entre l’Australie et le Japon. Cette république de poche, minuscule et isolée, vient pourtant de prendre une décision majeure, une première mondiale. A partir de 2020, le territoire de l’archipel sera interdit à tout type de crème solaire.
Bien que les Palaos ne fassent généralement pas les titres de la presse internationale, la petite république insulaire est bien connue des amateurs de plongée sous-marine qui apprécient particulièrement la beauté de ses récifs coralliens. Or le soleil brille aux Palaos et les crèmes qu’utilisent les touristes pour s’en protéger sont toxiques pour les coraux qu’ils viennent admirer. Un porte-parole du président des Palaos Tommy Remengesau a indiqué à l’Agence France-Presse que la recherche scientifique avait démontré que les produits chimiques entrant dans la composition de la plupart des crèmes solaires étaient toxiques pour le corail, même à dose infime.
Un archipel pionnier en matière de protection marine
Les sites de plongée des Palaos accueillent en moyenne chaque heure quatre bateaux bondés de touristes, faisant craindre aux autorités que les récifs n’en soient au point de non-retour. « Cela équivaut chaque jour à des litres de crème solaire qui vont dans la mer dans les spots célèbres pour la plongée et le masque et tuba », a déclaré le porte-parole à l’AFP.
A partir de 2020, toute personne important ou revendant des crèmes solaires sera passible d’une amende de 1 000 dollars. L’Etat américain d’Hawaï, dans le Pacifique également, avait annoncé une interdiction similaire en mai, qui entrera en vigueur en 2021. Les touristes se verront confisquer leurs tubes en arrivant. Les Palaos, qui sont le premier Etat souverain à faire de même, se veulent pionniers en matière de protection marine : l’archipel avait créé en 2009 le premier sanctuaire pour requins au monde, ce qui eut pour conséquence d’interdire leur pêche dans toute sa zone économique exclusive (ZEE), soit 630 000 kilomètres carrés.
Depuis décembre 2017, les touristes sont contraints par les autorités de l’archipel de s’engager à respecter l’environnement et de prêter serment. Et pour cause, leur nombre, qui ne cesse d’augmenter, est une menace pour les fragiles équilibres naturels de l’île. En 2016, l’archipel a accueilli 150 000 touristes, une hausse de 70 % par rapport à 2010, faisant pression à la fois sur les infrastructures, l’environnement et le paysage.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ Les élus écologistes s’inquiètent du poids du lobby agroalimentaire, soutien du président élu Jair Bolsonaro, sur les mesures de protection de l’environnement.
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Au Brésil, l’inquiétante fusion des ministères de l’agriculture et de l’environnement

Les élus écologistes s’inquiètent du poids du lobby agroalimentaire, soutien du président élu Jair Bolsonaro, sur les mesures de protection de l’environnement.



Le Monde.fr avec AFP
 |    31.10.2018 à 20h48
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 20h50
   





                        



   


Le ministère de l’environnement brésilien a exprimé sa « surprise » et sa « préoccupation » mercredi 31 octobre, au lendemain de l’annonce qu’il fusionnerait avec le ministère de l’agriculture après l’entrée en fonction du gouvernement de Jair Bolsonaro, en janvier 2019.
A l’issue d’une réunion du président élu d’extrême droite Jair Bolsonaro et de ses proches conseillers à Rio de Janeiro, mardi 30 octobre, le député Onyx Lorenzoni, présenté comme le futur chef du gouvernement, a confirmé que « l’agriculture et l’environnement feront partie du même ministère ».
« Nous avons reçu avec surprise et préoccupation la nouvelle de la fusion avec le ministère de l’agriculture », a écrit dans un communiqué Edson Duarte, l’actuel ministre de l’environnement du président conservateur Michel Temer. Le Brésil détient notamment 60 % de la forêt amazonienne, avec une biodiversité d’une grande richesse. Mais l’Amazonie a perdu 20 % de sa surface ces 50 dernières années en raison d’une déforestation contre laquelle Brasilia doit lutter.
Les écologistes brésiliens considèrent que cette fusion reviendrait à sacrifier la protection de l’environnement aux intérêts du puissant lobby de l’agro-business, qui soutient ouvertement le président Jair Bolsonaro. Cette mesure inquiéterait même des représentants de ce lobby, qui craignent des sanctions commerciales de pays étrangers sur les exportations brésiliennes de viande ou de soja, deux productions à fort impact environnemental.

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« Possibles représailles »
L’écologiste Marina Silva, ex-ministre de l’environnement et candidate à la présidentielle, a qualifié cette fusion de « désastre », estimant sur Twitter qu’« une ère tragique s’ouvre où la protection de l’environnement est égale à zéro ».
Un nouveau ministère résultant d’une fusion « aurait des difficultés opérationnelles », ajoute le ministre Edson Duarte, et « l’économie nationale en pâtirait, particulièrement l’agro-business, face à de possibles représailles commerciales de la part de pays importateurs ».
Les deux ministères « ont chacun leur propre ordre du jour », ajoute M. Duarte. Une fusion rendrait plus difficile, selon les experts, le redémarrage dont la huitième économie mondiale a besoin. Cette fusion s’explique en partie par le fait que Jair Bolsonaro a décidé de réduire de moitié, de 29 à 15, le nombre de ministères afin d’alléger le poids de l’Etat.
Mais le futur président n’a jamais montré d’intérêt pour la protection de l’environnement. Dans son programme électoral, on ne trouvait aucune mention de l’Amazonie, de la déforestation ou du réchauffement climatique. Il a aussi laissé entendre qu’il pourrait, dans certaines circonstances, annoncer un retrait du Brésil de l’accord de Paris sur le climat.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ Le Gard, la Lozère, le Var et les Bouches-du-Rhône sont en vigilance orange, mercredi dans la soirée.
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Météo : quatre départements du sud de la France en vigilance orange pour des pluies orageuses

Le Gard, la Lozère, le Var et les Bouches-du-Rhône sont en vigilance orange, mercredi dans la soirée.



Le Monde.fr avec AFP
 |    31.10.2018 à 14h38
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 19h04
   





                        



   


Après le Gard, la Lozère et le Var, les Bouches-du-Rhône ont été placées mercredi 31 octobre dans la soirée en vigilance orange pour orages et pluies/inondations, a annoncé Météo France qui a en revanche levé l’alerte orange pour l’Hérault et l’Aveyron.
Le Var reste aussi en vigilance orange pour une forte crue prévue sur la Nartuby, un affluent du fleuve Argens dans lequel il se jette au Muy. Le préfet a recommandé de différer tout déplacement dans la soirée de mercredi et la nuit suivante, en raison de ce risque d’inondations.
Chutes de grêle et rafales de vent
Dans les Bouches-du-Rhône et le Var, une aggravation pluvio-orageuse, plus intense, va se former en mer Méditerranée et est attendue dans la soirée et la nuit, mercredi. Des cumuls de 60 à 80 mm en moins de trois heures sont prévus, accompagnés d’une forte activité électrique, de chutes de grêle et de rafales de vent. Les cumuls attendus durant l’ensemble de l’épisode seront de l’ordre de 70 à 100 mm, localement 120 mm.
Dans le Gard et en Lozère, des lignes d’averses parfois orageuses vont se poursuivre mercredi soir et dans la nuit et pourront encore donner d’assez fortes intensités de pluie en quelques heures, de possibles chutes de grêle et de fortes rafales de vent.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ Les ventes en France de véhicules roulant au gaz de pétrole liquéfié ont commencé à frémir, portées par un prix à la pompe très avantageux.
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Carburants : face à la hausse du gazole, le GPL est en embuscade

Les ventes en France de véhicules roulant au gaz de pétrole liquéfié ont commencé à frémir, portées par un prix à la pompe très avantageux.



LE MONDE ECONOMIE
 |    31.10.2018 à 11h27
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 15h20
    |

                            Éric Béziat








                        



                                


                            

Oui, il est encore possible, aujourd’hui, en France, de faire le plein de son véhicule à moins de 1 euro le litre. Et un vrai plein, dans un vrai réservoir, que l’on remplit dans une vraie station-service. Il faut pour cela faire partie des 200 000 automobilistes français qui roulent au GPL (gaz de pétrole liquéfié), une solution moins polluante que le diesel (un véhicule GPL n’émet quasiment pas de particules et d’oxydes d’azote) et plus écologique que l’essence (la consommation et, donc, les émissions de CO2 sont inférieures d’environ 20 %).
Vers le 20 octobre, le prix moyen du GPL dans l’Hexagone s’établissait à 0,83 euro le litre – avec des pics à 0,95 et des creux à 0,75 –, quand le gazole atteignait 1,52 et l’essence 1,53 euro. Et le prix du carburant n’est pas le seul avantage comparatif des véhicules roulant grâce ce gaz issu des puits de pétrole (c’est en fait du butane-propane).
La valeur d’achat des voitures est comparable à celle des véhicules à essence, le moteur étant exactement le même. Seules modifications : un réservoir spécifique pour le gaz liquéfié et un système de bicarburation essence-GPL sont ajoutés.
Les voitures GPL bénéficient de la vignette Crit’Air 1
Autre atout de la solution : en ces temps incertains pour l’avenir de la circulation des automobiles en ville, les voitures GPL bénéficient de la vignette Crit’Air 1 – qui définit les potentielles restrictions de circulation – et à ce titre sont éligibles à la prime à la conversion d’un vieux véhicule polluant. Par ailleurs, en Ile-de-France et dans presque toutes les régions, la carte grise est gratuite pour ce type de motorisation.
« Avec le GPL, il est possible de rouler dans des véhicules qui valent moins de 15 000 euros neufs et qui, en occasion, se trouvent sur le marché entre 2 000 et 3 000 euros, résume Joël Pedessac, directeur général du Comité français du butane et propane et principal lobbyiste du GPL en France. Et il est à noter que...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ Selon le GIEC, cette pratique est un prérequis pour limiter le réchauffement planétaire. Retour en infographie sur ces technologies.
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Les différentes technologies pour retirer du CO2 de l’atmosphère

Selon le GIEC, cette pratique est un prérequis pour limiter le réchauffement planétaire. Retour en infographie sur ces technologies.



LE MONDE
 |    31.10.2018 à 10h31
 • Mis à jour le
01.11.2018 à 16h26
    |

                            Audrey Lagadec et 
                            Mathilde Costil








                        



   



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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ Limiter le réchauffement à 1,5 °C exige d’extraire du CO2 de l’atmosphère à très grande échelle. Une option aussi coûteuse que risquée
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 30/10/2018
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Climat : le pari des « émissions négatives »

Limiter le réchauffement à 1,5 °C exige d’extraire du CO2 de l’atmosphère à très grande échelle. Une option aussi coûteuse que risquée



LE MONDE
 |    31.10.2018 à 06h46
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 12h58
    |

            Pierre Le Hir








                        



                                


                            

Après avoir relâché sans compter du gaz carbonique (CO2) dans l’atmosphère, allons-nous devoir le pomper sans répit pour éviter que la Terre ne se transforme en étuve ? Le rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) du 8 octobre est formel : l’humanité est condamnée aux travaux forcés. Tous les scénarios permettant de limiter le réchauffement planétaire à 1,5 °C supposent une extraction de CO2 atmosphérique. Et cela, dans de gigantesques volumes : entre 100 et 1 000 milliards de tonnes (Gt) d’ici la fin du siècle, soit de deux à vingt fois le total annuel actuel des émissions mondiales de gaz à effet de serre.
Encore cette fourchette vaut-elle pour l’hypothèse la plus favorable, celle où la baisse des émissions serait assez rapide pour que le seuil de + 1,5 °C ne soit pas franchi, ou seulement de façon limitée. Dans le cas d’un dépassement important, il faudrait, pour redescendre ensuite à 1,5 °C, pomper davantage encore. « Plus l’on tarde à réduire les émissions et plus l’effort sera important », prévient Valérie Masson-Delmotte, coprésidente du groupe de travail sur les sciences du climat du GIEC.

Retirer du CO2 de l’atmosphère, c’est ce que les scientifiques appellent des « émissions négatives ». Une forme d’oxymore qui dit assez l’imprévoyance qui a acculé les hommes à cette extrémité. Celle-ci est pourtant incontournable, ne serait-ce que pour compenser les émissions résiduelles de secteurs difficiles à décarboner, comme le transport aérien ou l’agriculture, fortement émettrice de méthane.
Sur le papier, plusieurs options existent pour y parvenir. La plus simple est de planter des forêts. Les arbres sont en effet de très efficaces puits de CO2, capté par photosynthèse et stocké dans les troncs, les branches et les racines, ainsi que dans les sols. Mais tout est question d’échelle. Un calcul approximatif montre que, pour séquestrer entre 100 et 1 000 Gt de CO2, il faudrait, avec...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ Contrairement à l’Asie, le maintien d’un taux de fertilité élevé sur le continent risque de neutraliser les effets de la croissance, analyse la journaliste du « Monde » Marie de Vergès.
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« L’improbable dividende démographique de l’Afrique »

Contrairement à l’Asie, le maintien d’un taux de fertilité élevé sur le continent risque de neutraliser les effets de la croissance, analyse la journaliste du « Monde » Marie de Vergès.



LE MONDE ECONOMIE
 |    31.10.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
01.11.2018 à 10h53
    |

            Marie de Vergès








                        



                                


                            
Chronique « Vu d’ailleurs ». Le Nigeria détient un trophée dont il ne sait trop que penser : celui de la croissance démographique la plus rapide au monde. Lorsqu’il accéda à l’indépendance en 1960, le pays comptait 45 millions d’habitants. Depuis, sa population a plus que quadruplé, pour atteindre quelque 190 millions de personnes. Elle devrait encore au moins doubler d’ici à 2050, pour s’établir au troisième rang mondial, devant les Etats-Unis. Une croissance « exponentielle » qui pose au pays un « grand défi », a admis fin octobre la ministre nigériane des finances, Zainab Ahmed.
La trajectoire du géant de l’Afrique de l’Ouest résume jusqu’à l’hyperbole ce qui se joue sur le continent. Les populations d’Europe et d’Amérique ont cessé de croître. A contrario, l’Afrique abrite plus d’un milliard d’habitants, qui devraient passer à 2 milliards d’ici à 2050 et encore doubler à l’approche de la fin du siècle (4 milliards), selon les prévisions des Nations unies.
Si toutes ces nouvelles générations trouvent un emploi, la croissance planétaire de demain sera africaine. Pour certains, même, l’Afrique tient là son « dividende démographique », ce phénomène qui a contribué à l’émergence de l’Asie, et particulièrement de la Chine : en clair, sa population jeune et en expansion devrait porter son développement. Sauf que cet argument se méprend sur le sens de ce fameux dividende.
De quoi s’agit-il donc ? Les experts en parlent comme d’une brusque accélération de la productivité et, dans la foulée, de la croissance économique, se produisant lorsque le nombre d’actifs devient nettement supérieur à celui des enfants et des personnes âgées. Or ce n’est pas vraiment ce qu’il se passe en Afrique, faute d’une réduction franche du taux de natalité. Alors que la population en âge de travailler constitue environ 65 % de la population mondiale et près de 70 % en Asie de l’Est, ce pourcentage tombe à 54 % en Afrique subsaharienne.
Des...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ Arnaud Gauffier, du WWF-France, a répondu à vos questions sur le rapport alarmant de son ONG qui met en garde contre la disparition des animaux sauvages.
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« La disparition des animaux pourrait remettre en cause nos modes de vie »

Arnaud Gauffier, du WWF-France, a répondu à vos questions sur le rapport alarmant de son ONG qui met en garde contre la disparition des animaux sauvages.



LE MONDE
 |    30.10.2018 à 17h49
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 20h51
   





                        



   


Mammifères, oiseaux, poissons, reptiles, amphibiens : les populations de vertébrés ont été réduites de 60 % depuis 1970, a révélé le World Wildlife Fund (WWF) dans son rapport 2018. Les causes de cette hécatombe sont connues. Il s’agit d’abord de la destruction des habitats naturels, sous l’effet de l’exploitation forestière ou minière, de l’agriculture intensive et de l’urbanisation. S’y ajoutent la surexploitation, la pollution, les espèces invasives et les maladies, ainsi que le changement climatique.
Arnaud Gauffier, responsable agriculture et alimentation au WWF-France, a analysé ce rapport avec les internautes dans un tchat.
Internaute : On parle bien de sixième extinction de masse sur la planète. Il y en a donc eu cinq précédentes avec parfois une disparition de 95 % des espèces. N’est-ce pas une vision anthropocentrée que de vouloir figer la nature à instant T ?
Arnaud Gauffier : Certes, la crise Permien-Trias, il y a 250 millions d’années, a vu la disparition de 95 % des espèces. Cependant, c’est le rythme de la disparition actuelle qui est dramatique : il est cent à mille fois supérieur à celui des cinq grandes extinctions précédentes.
Question bête et qui peut paraître provocatrice : en quoi la disparition des animaux sauvages est-elle grave ?
Leur disparition pourrait remettre en cause nos modes de vie de façon profonde, tant sur le plan économique que de la sécurité. Ainsi, les services écosystémiques rendus par la nature sont évalués à 125 000 milliards de dollars par an, soit 1,5 fois le PIB mondial. Si nous devions nous mettre à polliniser les champs de colza à la main, faute d’insectes pollinisateurs, ou construire des digues de protection contre les tempêtes à la suite de la disparition des coraux autour des atolls, cela aurait de conséquences dramatiques sur l’économie mondiale.
La perte de la biodiversité combinée au changement climatique sont aussi des causes majeures de déstabilisation de certaines régions telles que le Sahel et le Moyen-Orient, et peuvent donc avoir des conséquences sur la stabilité et la sécurité mondiales.
Enfin, les espèces emblématiques (orangs-outans, éléphants, tigres, ours polaires) ne sont que la partie émergée de l’iceberg et constituent des indicateurs de la santé des écosystèmes. Lorsqu’ils disparaissent, c’est souvent le signe que tout l’écosystème dont ils dépendent disparaît lui aussi.

   


J’ai lu avec intérêt et tristesse l’article hier, mais il ne parle pas un instant de la surpopulation humaine, qui me semble être la raison numéro un de ce massacre…
Le WWF pointe la hausse de la population mondiale comme l’une des causes de la disparition des espèces. Mais c’est loin d’être la cause majeure. Un Américain moyen a par exemple une empreinte écologique six fois plus importante (cinq fois pour un Européen) qu’un habitant de l’Afrique. Ce sont donc avant tout nos modes de consommation qui sont la cause de ce déclin, bien avant la hausse de la population mondiale.
Comment peut-on mobiliser les hommes politiques et les grosses entreprises ?
Excellente question ! Montrer que la protection de l’environnement n’est pas incompatible avec une activité économique. Au niveau international, poursuivre la mobilisation pour un accord ambitieux sur la biodiversité, au même titre que celui que nous avons eu à Paris en 2015 sur le climat. Pouvoir lier les deux sujets (climat et biodiversité) dans l’esprit des dirigeants est aussi une bonne piste, certaines mesures telles que la lutte contre la déforestation étant favorables à la biodiversité et à la lutte contre le changement climatique.
Pour les entreprises, les aider à mesurer leurs impacts sur la biodiversité et à mettre en œuvre les mesures correctives. Les campagnes de dénonciation et de boycottage peuvent aussi être une arme redoutable pour celles qui refusent de bouger.
« Tous les produits issus des animaux (viande, lait, œufs, poissons d’élevage) ont un impact important sur la déforestation »
Quels sont les obstacles à l’augmentation du nombre et de la taille des zones protégées ?
C’est essentiellement un problème lié à l’opposition d’une partie des populations locales, qui craignent que la protection renforcée de certains territoires mette « sous cloche » leur cadre de vie et empêche toute activité économique – pensez à l’opposition au futur parc national forestier en Bourgogne par exemple. Or ce n’est pas le cas, comme le montrent les parcs nationaux français, au sein desquels des activités économiques peuvent se poursuivre, contrairement à une vision plus conservationniste en vigueur aux Etats-Unis par exemple.
En revanche, des activités économiques extrêmement destructrices de la biodiversité, comme le projet de la Montagne d’or en Guyane, ne devraient pas être possibles à proximité de ces zones protégées.
Nous avons de bons exemples récents avec la création de la plus grande zone de protection des coraux au monde au large de la Nouvelle-Calédonie, qui devrait cependant voir son statut renforcé.

        Lire la tribune :
         

          Montagne d’or : « Un projet minier destructeur qui ne rapportera quasiment rien »



Quels articles de consommation des Français provoquent ce phénomène ?
Tous les produits issus des animaux (viande, lait, œufs, poissons d’élevage) ont un impact important sur la déforestation via les importations de soja d’Amérique du Sud pour les nourrir. Le cacao contribue aussi fortement à la déforestation, la France important 10 % de la production mondiale.
Les produits issus de la pêche ont aussi un fort impact sur le déclin des espèces – 60 % des stocks étant exploités au maximum et 30 % surexploités au niveau mondial, sans compter les prises accessoires d’espèces non commerciales telles que dauphins, tortues, requins…
Enfin, les consommateurs le savent peu, les carburants et en particulier le diesel sont un facteur majeur de déforestation. Plus de 70 % de l’huile de palme importée en France sert désormais à fabriquer du biodiesel pour les véhicules. Une raison de plus pour troquer son vieux diesel contre un véhicule moins polluant !

        Lire aussi :
         

                Le vrai du faux sur la pollution des voitures au diesel



Existe-t-il des indicateurs qui restent positifs : changements de mentalité, nouvelles politiques… pour espérer un renversement de la tendance ?
Les mentalités commencent à changer, avec une hausse de 20 % par an de la consommation de produits bio en France, la mobilisation en faveur du climat, mais pas assez vite, en particulier au niveau des décideurs. L’une des manières de placer le déclin de la biodiversité en haut de l’agenda politique pourrait être de mettre la dette écologique au même niveau que la dette financière. Si les gouvernements européens étaient par exemple tenus à la « règle d’or » – pas plus de 3 % de déficit public par an – en matière écologique, les choses changeraient rapidement ! Il s’agit d’une demande forte du WWF.
D’autre part, nous avons aussi pour ambition d’obtenir un accord international ambitieux en 2020 lors de la COP biodiversité à Pékin. Il s’agit de réitérer le succès de la COP 21 sur le climat à Paris en 2015, mais sur la biodiversité.
Un autre indicateur positif est lié à la nature : celle-ci reprend ses droits lorsqu’on lui laisse un peu de temps. Voyez : retour du loup en France (disparu en 1939), du lynx (disparu en 1970), ou du saumon atlantique dans la Loire et l’Allier (quasi disparu) ; augmentation des populations de baleines… Mais encore faut-il au préalable préserver ces espèces de la disparition complète.

        Lire aussi :
         

                Près de 80 % des espèces d’oiseaux migrateurs menacées d’ici à 2050 par le changement climatique







                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ En Italie, en France, en Autriche et dans l’est du continent, la vague de mauvais temps a fait des dégâts, parfois meurtriers.
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Article sélectionné dans La Matinale du 30/10/2018
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Pluie, neige et vent sur une grande partie de l’Europe

En Italie, en France, en Autriche et dans l’est du continent, la vague de mauvais temps a fait des dégâts, parfois meurtriers.



Le Monde.fr avec AFP
 |    30.10.2018 à 17h20
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 07h06
   





                        


Une vague de mauvais temps a frappé plusieurs pays européens, dont l’Italie où dix personnes ont été tuées, tandis que des dizaines de milliers de foyers sur le continent restaient privés d’électricité mardi 30 octobre.
Dix morts en Italie

En Italie, outre cinq victimes recensées lundi, un homme a été tué en Vénétie par la chute d’un arbre, de même qu’un pompier dans le Haut Adige. Une femme a été emportée par une coulée de boue et de rochers dans sa maison dans le Trentin et le corps d’un homme a été repêché mardi dans le lac de Levico, dans le Nord. Un autre homme a été tué alors qu’il faisait du kitesurf près de Cattolica, sur la côte adriatique, une rafale de vent l’ayant projeté sur les rochers, selon la presse locale.
Dans la région Frioul-Vénétie julienne (Nord-Est), 23 000 personnes restaient mardi sans électricité et de nombreuses routes sont impraticables. Les fortes pluies accompagnées de vents qui ont atteint jusqu’à 180 km/h dans certaines parties du pays ont aussi entraîné de graves perturbations de circulation.
Cette vague de mauvais temps a provoqué, lundi, un niveau historique d’« acqua alta » (hautes eaux) à Venise avec un pic à 1,56 mètre, provoquant la fermeture de la fameuse place Saint-Marc.
L’Autriche touchée par des vents violents
En Autriche, une partie de la toiture de la fortification médiévale qui domine Salzbourg s’est envolée dans la nuit de lundi à mardi en raison de vents soufflant à plus de 100 km/h.
Plus au sud, la protection civile a appelé, lundi soir, les quelque 500 habitants de Muhr à ne pas quitter leurs maisons et à se mettre à l’abri dans les étages élevés face à la montée des eaux de la rivière qui a bloqué les accès au village. Même alerte dans une vallée proche de la frontière italienne, où des barrages menaçaient, mardi matin, de céder sous la pression des eaux.

   


« En plusieurs décennies, je n’ai jamais vu ça », a confié à la radio publique ORF Martin Guggenberger, commandant des pompiers dans une commune de ce secteur où de très nombreuses petites routes sont coupées et environ 10 000 foyers, sans électricité.
La Slovénie en alerte rouge, inondations en Croatie
En Slovénie, pays en « alerte rouge » depuis lundi, un véliplanchiste est porté disparu, tandis qu’en Croatie, la ville portuaire de Rijeka était inondée et de nombreuses liaisons de ferries, interrompues.

   


L’Espagne et la République tchèque touchées
En Espagne, des chutes de neige dans les Asturies ont provoqué des difficultés de circulation, 4 700 foyers restant privés d’électricité mardi, selon les autorités.
En République tchèque, le trafic ferroviaire était perturbé mardi matin à la suite de vents violents ayant provoqué de nombreuses chutes d’arbre sur les voies ferrées et environ 30 000 personnes étaient privées d’électricité, selon la compagnie publique d’électricité CEZ.
En France, près de 60 000 foyers toujours sans courant
En France, la neige qui est tombée sur le centre du pays dans la nuit de lundi à mardi a piégé plus de 2 000 véhicules dans le Massif central. Mardi soir, quelque 60 000 foyers étaient encore privés d’électricité en métropole, 4 000 en Corse, touchée par la tempête Adrian et ses rafales à 160 km/h.
Si l’arrêt des précipitations avait permis un retour à la normale mardi matin, Météo France a placé cinq départements – Aveyron, Gard, Hérault, Lozère et Var –, en vigilance orange mardi après-midi en raison des risques de pluie, d’inondation et de crue.

        Lire aussi :
         

                Météo : la Corse balayée par la dépression « Adrian »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ S’engageant dans la bataille des municipales à Paris, Gaspard Gantzer, ancien conseiller en communication de François Hollande, a annoncé dans une tribune au « Monde » vouloir supprimer la rocade. Loin de remédier au problème de circulation et de pollution, une telle mesure contribuerait à accentuer ces maux, selon François Leclercq, architecte urbaniste.
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« Ne tuons pas le périphérique ! »

S’engageant dans la bataille des municipales à Paris, Gaspard Gantzer, ancien conseiller en communication de François Hollande, a annoncé dans une tribune au « Monde » vouloir supprimer la rocade. Loin de remédier au problème de circulation et de pollution, une telle mesure contribuerait à accentuer ces maux, selon François Leclercq, architecte urbaniste.



LE MONDE
 |    30.10.2018 à 16h58
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 17h14
    |

François Leclercq (architecte urbaniste)







                        



                                


                            

Tribune. « Pollution », « congestion », « fracture urbaine » : les chefs d’accusation contre le boulevard périphérique sont sévères mais bien réels, pour autant le remède proposé n’est pas le bon. Les dysfonctionnements du périphérique ne sont pas le signe que celui-ci est devenu inutile, mais plutôt que nous avons pris un retard considérable dans la compréhension de la transformation des pratiques de mobilité.
Dans le procès à charge que livre Gaspard Gantzer contre le périphérique se pose alors une question majeure : en rendant l’infrastructure seule responsable de tant de maux, ne se trompe-t-on pas de combat ?

Pour résoudre les problèmes constatés, il faut avant tout identifier leur source en se posant les bonnes questions : qui l’utilise aujourd’hui ? Pour quelles raisons ? De quoi les nuisances générées sont-elles le symptôme ? Alors qu’ils devraient être centraux dans la réflexion, les grands absents du raisonnement de M. Gantzer sont curieusement les usagers, les usages et leur transformation en termes de mobilité.
La stratégie de la table rase prônant la destruction pure et simple du périphérique se veut en apparence réconciliatrice, mais son application reviendrait à éloigner les nuisances pour se satisfaire de l’impression qu’elles sont résorbées. Or, c’est parce qu’il fait partie d’un tout, constitué de l’ensemble des grandes voies de circulation métropolitaines et connecté aux autres moyens de transport, que sa suppression et la création d’une nouvelle rocade plus éloignée ne feraient que déplacer les difficultés sur d’autres territoires.
Le seul moyen pour se déplacer d’est en ouest
Y a-t-il encore un sens à préciser que le périphérique appartient à la Ville de Paris, quand tant de ses usagers au quotidien proviennent des quatre coins de la métropole, voire au-delà ? Contrairement à sa fonction originelle, il est aujourd’hui majoritairement emprunté pour parcourir de courtes distances au sein...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ Un rapport alarmant du WWF met en garde contre « une sixième extinction de masse ». Arnaud Gauffier, responsable agriculture et alimentation de l’ONG, répond à vos questions.
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<article-nb="2018/11/01/18-15">
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ A cause des grandes marées et du mauvais temps, Venise connaît un des plus importants épisodes d’« acqua alta » depuis un siècle.
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<article-nb="2018/11/01/18-16">
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ Venues du littoral de Chine populaire, des quantités de déchets viennent sans cesse s’échouer sur les plages du petit archipel de Penghu, qui mise néanmoins sur le tourisme durable.
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Article sélectionné dans La Matinale du 30/10/2018
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La lutte inégale de Taïwan contre les débris marins

Venues du littoral de Chine populaire, des quantités de déchets viennent sans cesse s’échouer sur les plages du petit archipel de Penghu, qui mise néanmoins sur le tourisme durable.



LE MONDE
 |    30.10.2018 à 11h59
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 14h41
    |

            Martine Valo








                        



                                


                            

Les habitants du village de pêcheurs de Nan-liao, dans le petit archipel de Penghu, ont l’habitude d’égayer l’extérieur de leurs maisons de têtes de chats joufflus, de poules colorées, de coccinelles, d’accortes personnes et autres bibendums au gré de leur imagination. Cet art populaire a recours aux matériaux que l’on trouve ici à foison : des flotteurs et bouées de pêche, quelques vieux pneus aussi.
L’océan constitue une inépuisable source d’inspiration. En témoignent les kilomètres de murs bas anciens qui sillonnent l’île principale afin de protéger humains et cultures des vents fréquents dans le détroit de Taïwan : ils sont tous entièrement composés de coraux.
Lutte sans relâche
Il en reste cependant beaucoup dans les eaux de Penghu, à en croire Daniel F. R. Cleary, chercheur pour l’université portugaise d’Aveiro et connaisseur de l’écosystème local. « Les coraux couvrent le fond, à plus de 100 % par endroits puisqu’ils s’entrecroisent », dit-il. Quoi qu’il en soit, il est interdit d’en prélever aujourd’hui. Une bonne partie des 100 000 habitants des lieux – nommés îles Pescadores par les colonisateurs portugais – vit du tourisme.

Citadins de Taipei, visiteurs du Japon et de Chine continentale y viennent pour ses paysages, ses fonds marins et beaucoup aussi pour ses spécialités de fruits de mer. Or, si l’océan se montre généreux en ressources halieutiques, il sert aussi copieusement ces côtes en déchets venus de toute cette région d’Asie, contraignant les habitants à lutter sans relâche pour maintenir l’attractivité de leur littoral.

La Chine populaire serait à l’origine de 90 % des débris marins échoués sur les plages, selon Chin-tsu Ma, directrice générale de Bureau de la protection de l’environnement de Penghu.
« Le 30 septembre, par exemple, nous avons ramassé 818 bouteilles en plastique chinoises, 62 taïwanaises, 34 provenant de Corée ou du Vietnam, une dizaine du Japon, de Thaïlande,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ Cultiver en ville est devenu un axe des politiques d’aménagement urbain. Mais il est nécessaire de faire évoluer le droit, observe le notaire Xavier Lièvre dans une tribune au « Monde ».
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« Le droit rural n’est pas adapté à l’agriculture urbaine »

Cultiver en ville est devenu un axe des politiques d’aménagement urbain. Mais il est nécessaire de faire évoluer le droit, observe le notaire Xavier Lièvre dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE ECONOMIE
 |    30.10.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 09h20
    |

Xavier Lièvre (Notaire associé chez 14 Pyramides)







                        



                                


                            
Tribune. Selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, 20 % des produits consommés seront issus de l’agriculture urbaine en 2030, contre 5 à 8 % aujourd’hui. Pour parvenir à ce taux, de nombreuses villes, comme Montréal ou Paris, s’organisent pour laisser des espaces à disposition des porteurs de projets et des citoyens engagés.
Paris a lancé plusieurs initiatives, dont le programme Parisculteurs, avec pour objectif d’atteindre 30 hectares consacrés à l’agriculture sans pesticides sur les toits, parcs et souterrains de la capitale en 2030. L’exposition « Capitale Agricole. Chantiers pour une ville cultivée » s’est ouverte au Pavillon de l’Arsenal le 1er octobre. Paris a également modifié son plan local d’urbanisme, en imposant la végétalisation de toutes les terrasses de plus de 100 m2 des nouveaux immeubles et l’agriculture urbaine sur celles de plus de 500 m2.

Les projets, portés par des start-up, vont de la culture de safran sur le toit d’un supermarché à l’installation de vignes dans le bois de Vincennes, en passant par la production de plantes pour huiles essentielles sur le toit d’un collège. Ces initiatives s’inscrivent dans un double mouvement, à la fois global et local : les villes croissent de manière importante et tendent à devenir des mégapoles ultraconnectées au monde entier, mais leurs habitants éprouvent un fort besoin de lien local, lié également à la prise de conscience écologique de la part de citoyens qui souhaitent retourner vers des circuits courts d’approvisionnement et manger plus sainement.
Les villes y voient aussi un moyen de lutter contre la pollution urbaine et les îlots de chaleur générés par les surfaces bétonnées ou asphaltées. Après en avoir été bannie, l’agriculture urbaine revient donc en force dans nos villes sous la forme de fermes verticales, d’hydroponie (agriculture hors-sol), de champignonnières souterraines, de serres...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤ Dans la nuit de lundi à mardi, les intempéries ont immobilisé plus de 2 000 véhicules sur différents axes du Massif central.
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Météo : près de 110 000 foyers toujours privés d’électricité à cause de la neige

Dans la nuit de lundi à mardi, les intempéries ont immobilisé plus de 2 000 véhicules sur différents axes du Massif central.



Le Monde.fr avec AFP
 |    30.10.2018 à 06h12
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 17h32
   





                        



   


La neige, tombée en abondance dans la nuit du lundi 29 au mardi 30 octobre, a piégé environ 2 000 véhicules sur les routes du Massif central et privait encore d’électricité 110 000 foyers dans l’Hexagone.
La principale zone touchée est le sillon rhodanien, où 62 500 clients n’ont pas de courant, devant l’Auvergne (35 000 clients). Plusieurs milliers de foyers sont concernés également dans le Limousin, le Centre, les Alpes, le nord de la région PACA et la Bourgogne, a détaillé Enedis dans un nouveau point d’information sur la situation en milieu d’après-midi mardi.
Si l’arrêt des précipitations avait permis un retour à la normale mardi matin, Météo France a placé quatre départements – l’Aveyron, le Gard, l’Hérault et la Lozère –, en vigilance orange mardi après-midi pour orages et pluies. Le Var a aussi été placé en vigilance orange pour une « forte crue prévue sur la Nartuby », un affluent du fleuve Argens dans lequel il se jette au niveau de la commune du Muy.
Les intempéries ont immobilisé jusqu’à 1 250 poids lourds et 700 voitures sur différents axes du Massif central, selon la gendarmerie. De nombreux conducteurs ont été pris au piège lors de leur retour du travail.
950 personnes en Haute-Loire et 200 dans la Loire, bloquées notamment sur la RN 88 entre Saint-Etienne et Le-Puy-en-Velay, ont été hébergées dans la nuit de lundi à mardi dans des centres d’urgence. Mardi, en milieu de journée, malgré l’arrêt des chutes de neige, les camions étaient toujours empêchés d’accéder à la RN 88 au niveau de Givors (Rhône) et Firminy (Loire).
« Je peux comprendre le mécontentement de nos concitoyens qui ont été immobilisés pendant plusieurs heures dans leurs véhicules, mais nous avons la satisfaction d’avoir géré cet épisode neigeux délicat sans accident grave, ni a fortiori mortel », a déclaré le préfet de la Loire, Evence Richard.
Le préfet a également déploré qu’« un grand nombre de ces automobilistes, qui, pourtant, étaient informés de l’alerte orange, aient pris la route sans pneus neige ou chaînes, ni le strict nécessaire en termes d’alimentation, de boisson ou de couverture ».
Le trafic perturbé

   


Le trafic ferroviaire entre Lyon et Saint-Etienne a également été perturbé. A la gare de La Part-Dieu à Lyon, 500 voyageurs se sont retrouvés sans train pour rejoindre Saint-Etienne. Près de 400 d’entre eux ont passé la nuit dans deux rames de TGV et une centaine d’autres ont été hébergés à l’hôtel.
Au total, jusqu’à 195 000 foyers ont été privés d’électricité en France après les fortes chutes de neige et de pluie, a annoncé Enedis, le gestionnaire du réseau de distribution de courant. Ces chiffres ne prennent pas en compte la Corse, dont le réseau est géré par une autre filiale d’EDF. Sur l’île, 7 000 foyers étaient privés de courant mardi après-midi après le passage de la tempête Adrian. L’île de Beauté est sortie mardi de la vigilance orange pour orages, pluies-inondations, vagues-submersions.
Un pompier à la retraite de 70 ans a été grièvement blessé lundi soir par un morceau de portail emporté par le vent, en Balagne, dans le nord-ouest de l’île, a-t-on appris auprès de la préfecture. Victime d’un traumatisme crânien, il a été transféré à Calvi. C’est surtout sur les côtes que les stigmates sont les plus évidents, avec des dizaines de bateaux coulés, culbutés par les vagues dans les ports ou drossés contre les rochers, notamment à Cargèse ou le long de la route des Sanguinaires depuis Ajaccio.



                            


                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 29/10/2018
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Le déclin ininterrompu de la faune sauvage

Mammifères, oiseaux, poissons, reptiles, amphibiens… Les populations de vertébrés ont été réduites de 60 % depuis 1970, révèle le WWF.



LE MONDE
 |    30.10.2018 à 01h00
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 15h51
    |

            Pierre Le Hir








                        



                                


                            

Sur l’ensemble du globe, sur terre comme en mer, la faune sauvage continue de mourir en silence, et rien ne semble pouvoir stopper ce désastre. C’est le sombre constat dressé par l’édition 2018 du rapport « Planète vivante », que publie tous les deux ans le Fonds mondial pour la nature (WWF), en partenariat avec la Société zoologique de Londres.
Un chiffre résume la gravité de la situation : entre 1970 et 2014 – les données consolidées ne sont ne sont pas disponibles au-delà de cette date –, les populations d’animaux vertébrés (mammifères, oiseaux, poissons, reptiles et amphibiens) ont chuté de 60 %. Le taux était de 58 % dans le rapport de 2016, et de 52 % dans celui de 2014.
« Cette étude confirme que notre planète est en train de subir la sixième extinction de masse, commente Pascal Canfin, directeur général du WWF France. Jamais la vie sauvage n’a décliné à un rythme aussi rapide. Si cette tendance se poursuit sur les prochaines décennies, le seuil de survie de certaines populations risque de ne plus être assuré. »

Sans viser à l’exhaustivité, le rapport prend en compte un large panel de 16 704 populations (groupes d’animaux vivant sur un territoire donné) représentant 4 005 espèces. Une analyse plus détaillée indique que le recul de leurs effectifs est plus ou moins massif selon les grandes aires « biogéographiques ».
Il est en moyenne de respectivement 23 % et 31 % dans les zones néarctique (Amérique du Nord) et paléarctique (Europe, Nord de l’Afrique, Nord de l’Asie et Moyen-Orient). Il atteint 56 % dans la région afrotropicale (Afrique subsaharienne) et grimpe à 64 % dans le bassin indo-pacifique (Inde, Indonésie et Australie), pour culminer à 89 % dans l’aire néotropicale (Amérique du Sud et Amérique centrale).
Au-delà du sort d’espèces emblématiques, comme les éléphants d’Afrique, les orangs-outans de Bornéo ou les manchots Adélie, que le rapport cite en exemples, c’est l’ensemble de la...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤ Des vents de 150 km/h et des chutes de pluie pouvant atteindre 200 mm ont contraint les autorités à prendre des mesures d’extrême précaution.
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Météo : la Corse balayée par la dépression « Adrian »

Des vents de 150 km/h et des chutes de pluie pouvant atteindre 200 mm ont contraint les autorités à prendre des mesures d’extrême précaution.



LE MONDE
 |    29.10.2018 à 19h06
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 01h39
    |

                            Antoine Albertini (Bastia, correspondant)








                        



   


D’impressionnantes rafales pouvant aller jusqu’à plus de 150 km/h balaient la Corse depuis la nuit du dimanche 28 octobre et ont contraint les autorités à placer l’île en état d’alerte rouge lundi à 17 heures pour risques d’inondation, de submersion et d’orages, une mesure rarement appliquée, en dépit de la récurrence de ces phénomènes météorologiques. Elle a été levée à 23 h 30, mais la Corse-du-Sud reste en vigilance orange pour les orages, pluies inondations, vagues submersions, a précisé la préfecture.
Avec des précipitations qui peuvent atteindre jusqu’à 200 mm et des risques pour la sécurité des personnes, la plupart des établissements recevant du public sont fermés depuis la fin de la matinée, les chemins de fer de la Corse ont annoncé l’arrêt de la circulation des trains et, à Ajaccio par exemple, l’ensemble des transports en commun a été suspendu jusqu’à l’accalmie, prévue pour la journée de mardi.
« Les plans de sauvegarde des communes les plus exposées ont été activés, a précisé Josyane Chevalier, préfète de la Corse, au cours d’une conférence de presse à Ajaccio. Et j’ai pris un arrêté préfectoral particulièrement contraignant en prévision de la phase aiguë de la crise, qui interviendra en fin de journée. »
Ports fermés, vols annulés, salariés en congés
Dès 15 heures, l’ensemble des centres commerciaux de l’île ont été fermés, tandis qu’administrations et entreprises ont reçu pour consigne de donner leurs congés à leurs employés et administrés « afin qu’il y ait le moins de personnes présentes en circulation à travers l’île ». Par mesure de sécurité, quatre ports de l’île ont été fermés. « Tous les vols d’Air Corsica [la compagnie aérienne régionale] au départ et à destination de l’île sont annulés pour aujourd’hui », a annoncé sur son compte Twitter Vanina Borromeï, présidente de l’Office des transports de la Corse.
Les conditions climatiques extrêmes ont entraîné des coupures d’électricité, en particulier dans les régions rurales de la Castagniccia, au sud de Bastia, et dans l’extrême sud de la Corse. Lundi en fin d’après-midi, 11 000 usagers étaient toujours privés d’électricité malgré les interventions de 120 techniciens. « Les prochaines dégradations des conditions climatiques en fin de journée (fortes pluies, orages et vents violents – jusqu’à 140 km/h) pourraient vraisemblablement engendrer d’autres perturbations de la fourniture d’électricité », précise EDF.
« Un épisode très bref et très violent »

   


Dans le Cap Corse, le petit port d’Erbalunga, un site touristique parmi les plus photographiés de l’île, a été submergé par des vagues très importantes en cours de journée. A Bastia, la circulation près du quai des Martyrs et du Vieux-Port a été immédiatement interdite et le tunnel de la ville fermé en raison de son inondation.
Plus au sud, une mini-tornade a causé quelques dégâts à Porto-Vecchio, « un épisode très bref et très violent », d’après un témoin contacté sur place, qui a endommagé au moins trois véhicules et une habitation, touchée par la chute d’un arbre, dont les occupants ont dû être relogés. A Aleria, dans la plaine orientale de la Corse, des véhicules de sapeurs-pompiers ont été accidentés en cours d’intervention durant les premières heures des intempéries.
Depuis dimanche, une dépression « très creuse » baptisée « Adrian » remonte de l’ouest de la Sardaigne vers les côtes françaises. Elle devrait encore occasionner des vents extrêmement violents avant de s’essouffler mardi en fin de matinée. « En cette fin d’après-midi de lundi, détaille Météo France, de violents orages vont continuer de remonter de Méditerranée et vont balayer la Corse, les Alpes-Maritimes et le Var. L’activité orageuse devrait être tout de même un peu moins marquée que ces dernières heures. »



                            


                        

                        

