<FILE-date="2018/11/01/18">

<article-nb="2018/11/01/18-1">
<filnamedate="20181101"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181101"><AAMMJJHH="2018110118">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ Le PSG, qui reçoit son dauphin Lille en ouverture de la 12e journée de Ligue 1, s’appuie sur des joueurs formés au club depuis le début de saison.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤                     
                                                

Football : la jeunesse (enfin) triomphante du PSG

Le PSG, qui reçoit son dauphin Lille en ouverture de la 12e journée de Ligue 1, s’appuie sur des joueurs formés au club depuis le début de saison.



LE MONDE
 |    01.11.2018 à 18h04
    |

            Maxime Goldbaum








                        



   


Au Paris-Saint-Germain, la jeunesse n’a pas encore pris le pouvoir mais elle a déjà le droit de cité dans un effectif cinq étoiles construit à grands frais. Une petite révolution. Calée à quatre jours d’un déplacement déjà décisif à Naples en Ligue des champions, la réception de Lille, vendredi 2 novembre, en ouverture de la 12e journée de Ligue 1, devrait être une nouvelle occasion de voir les « Titis » du centre de formation profiter de la rotation prévisible de l’effectif par l’entraîneur Thomas Tuchel. Dans un championnat déjà promis à lui, le PSG peut se le permettre, même face à son lointain et étonnant dauphin, qui pointe à huit points.
Depuis le début de saison, neuf « produits » maison (Rabiot, Kimpembe, Areola, Nkunku, N’Soki, Diaby, Dagba, Bernede et Weah) ont participé à au moins une des onze rencontres en championnat. Le record de 2007-2008 (Sakho, N’Gog, Chantome, N’Goyi, Arnaud, Mabiala, Mulumbu, Sankharé, Boli) est donc déjà égalé. Mais à l’époque, cet appel à la jeunesse était presque un choix par défaut pour un club flirtant dangereusement avec la Ligue 2.
« Le PSG s’est même retrouvé avec sept joueurs formés au club en même temps sur le terrain [contre Caen, lors de la 1re journée, alors qu’Areola n’était même pas présent] », note le site Culture PSG, qui a également calculé le temps passé sur le terrain en championnat par les joueurs formés au club, prouvant que leur utilisation n’était pas que cosmétique.
« Ils ont besoin de sentir qu’on les regarde »
En 2011, l’arrivée des Qataris avait eu pour effet secondaire de fermer les portes de l’équipe première à la majorité des jeunes issus du centre de formation. Ces principaux talents ont alors pris le chemin d’un exil plus ou moins forcé à l’image de Mamadou Sakho (départ à Liverpool en 2014), Kingsley Coman (départ à la Juve en 2014) et Jean-Kevin Augustin (départ à Leipzig en 2017).
Mais depuis un an, le club de la capitale a changé sa stratégie. Un choix dicté par les contraintes du fair-play financier mais aussi par les excellents résultats de ses équipes chez les moins de 19 et 17 ans ces dernières années. L’arrivée cet été de Thomas Tuchel – réputé pour jouer la carte jeune au Borussia Dortmund – a accéléré le mouvement. La prestation remarquée du défenseur Stanley N’Soki face à l’OM lors de la dernière journée a prouvé que la machine parisienne pouvait continuer à tourner à plein régime même en l’absence de certains cadres de l’équipe. L’ailier Moussa Diaby ou le milieu Christopher Nkunku s’inscrivent déjà comme des joueurs de rotation appelés à disputer des matchs décisifs quand il le faut.
« Thomas Tuchel fait un travail remarquable, abonde Luis Fernandez, directeur du centre de formation du club la saison dernière. Il a intégré ces jeunes qui ont alors compris que le club leur faisait confiance. Le petit N’Soki, par exemple, avait besoin qu’on le lui montre et Tuchel l’a fait. Ils ont envie de sentir qu’on les regarde. » 
Dans son cahier des charges, l’ancien joueur et entraîneur du PSG avait comme principale mission d’éviter la fuite des talents et convaincre ces jeunes garçons (mais aussi leurs parents et agents) que les portes de l’équipe première n’étaient plus fermées pour eux. Pour cela, il a pu s’appuyer sur quelques exemples inspirants : « Trois joueurs [Areola, Kimpembe et Rabiot] de très haut niveau sont sortis du centre pour intégrer l’équipe première avec succès, mais les passerelles ont été rompues par la suite, pendant trois, quatre ans », poursuit celui qui est désormais ambassadeur du club.
L’ancien international tricolore a aussi œuvré durant son court passage à structurer un centre de formation qu’il avait jugé désorganisé à son arrivée. Il a ainsi milité pour le surclassement des joueurs puis pour que les U19 et l’équipe réserve aient l’autorisation d’effectuer leurs séances sur l’un des deux terrains en pelouse naturelle du Camp des loges, le centre d’entraînement du PSG, à côté des pros. L’idée est toujours la même : créer des passerelles avec la « grande » équipe, comme c’est le cas à Lyon par exemple.
Nouvel organigramme
Cet été, la direction parisienne n’a pas hésité à signer des premiers contrats professionnels assortis de salaires conséquents à certaines jeunes pousses – encore un peu vertes, mais observées par les plus grands clubs européens –, à l’image de Yacine Adli (18 ans), pisté par Arsenal. Enfin, le PSG a chamboulé l’organigramme de ses équipes de jeunes durant l’intersaison avec les arrivées du Néerlandais Leeroy Echteld comme entraîneur de la réserve, Thiago Motta en entraîneur des U19, le Portugais Paulo Noga en tant que directeur technique et Bertrand Reuzeau, manageur général, qui fait son retour aux manettes deux ans après son départ pour Monaco.
Cette structuration doit permettre d’exploiter un vivier presque intarissable de jeunes talents en Ile-de-France. Le Centre international d’études sportives a dévoilé ses statistiques et classé les clubs en fonction du nombre de joueurs formés chez eux et évoluant aujourd’hui dans les cinq plus grands championnats. Si le Real Madrid en occupe la tête devant Lyon, le PSG atteint la 5e place avec 24 joueurs formés au club qui ont ensuite essaimé vers d’autres équipes.

.@OL gets close to .@realmadrid in the exclusive @CIES_Football rankings for clubs having trained the most players… https://t.co/ogQ1nuVRWU— CIES_Football (@CIES Football Obs)


require(["twitter/widgets"]);

Comme à Lille, adversaire du soir du PSG, qui compte désormais trois Parisiens dans son effectif. Fodé Ballo-Touré (21 ans, arrivé lors de la saison 2017-2018), Boubakary Soumaré (19 ans, arrivé lors de la saison 2017-2018), et le gardien Mike Maignan (23 ans, arrivé lors de la saison 2015-2016) font aujourd’hui le bonheur de l’effectif de Christophe Galtier. Les trois auront à cœur de briller face à leur club formateur qui, en leur temps, ne leur avait peut-être pas accordé sa confiance. Depuis, le contexte a changé.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/11/01/18-2">
<filnamedate="20181101"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181101"><AAMMJJHH="2018110118">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ L’Américaine de 21 ans devient la première gymnaste à réaliser une telle performance, dépassant la Russe Svetlana Khorkina, triple championne du monde.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

Mondiaux de gym : Simone Biles remporte le concours général pour la quatrième fois

L’Américaine de 21 ans devient la première gymnaste à réaliser une telle performance, dépassant la Russe Svetlana Khorkina, triple championne du monde.



Le Monde.fr avec AFP
 |    01.11.2018 à 16h56
 • Mis à jour le
01.11.2018 à 18h09
   





                        



   


A seulement 21 ans, l’Américaine Simone Biles a remporté pour la quatrième fois le titre de championne du monde du concours général, jeudi 1er novembre, à Doha. Elle devient la première gymnaste à réaliser une telle performance, dépassant la Russe Svetlana Khorkina, triple championne du monde. Au total, Simone Biles détient douze titres mondiaux, un record chez les femmes.
Avec un total de 57,491 points, Biles a, pourtant, été loin d’être irréprochable dans l’exécution de ses mouvements au saut et à la poutre, mais la petite ouverture laissée à la concurrence n’a pas été saisie. La médaille d’argent est revenue à la Japonaise Mai Murakami (55,798), alors que l’Américaine Morgan Hurd, tenante du titre, complète le podium (55,732).
Sa première compétition depuis les JO de 2016
Biles a fait à Doha son retour à la compétition internationale après des Jeux olympiques fastueux à Rio en août 2016, où elle était rentrée du Brésil avec cinq médailles, dont quatre en or – concours général, sol, saut et par équipes, plus le bronze à la poutre. Au Qatar, elle est allée chercher la médaille d’or collective avec une équipe américaine renouvelée et une nouvelle fois hors d’atteinte de la concurrence.
Jeudi, elle a commencé sa compétition avec son saut inédit et qui porte désormais son nom. Mais contrairement aux qualifications (15,966 points), elle n’a pu empêcher un déséquilibre à la réception, tombant sur les fesses.
Son score de 14,533 à cet agrès a laissé planer un suspense sur l’issue. Rebelote à la poutre, où elle a chuté, avec de nombreux déséquilibres qui lui ont coûté de précieux dixièmes de points. Et c’est aux barres asymétriques, jusqu’à présent son talon d’Achille, qu’elle a repris les choses en main (14,725). Au coude à coude avec la concurrence avant le dernier agrès, elle s’est imposée grâce à sa prestation au sol, avec une note de difficulté bien plus élevée, malgré une exécution hésitante (15,000).

        Lire aussi :
         

                La gymnaste Simone Biles révèle avoir été abusée par l’ancien médecin de l’équipe américaine






                            


                        

                        


<article-nb="2018/11/01/18-3">
<filnamedate="20181101"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181101"><AAMMJJHH="2018110118">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ Le capitaine de l’équipe de France, Yannick Noah, a dévoilé, mercredi, sa liste des joueurs sélectionnés pour disputer la finale contre la Croatie, du 23 au 25 novembre.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Finale de la Coupe Davis : avec Gasquet, Pouille et Tsonga, sans Monfils et Benneteau

Le capitaine de l’équipe de France, Yannick Noah, a dévoilé, mercredi, sa liste des joueurs sélectionnés pour disputer la finale contre la Croatie, du 23 au 25 novembre.



LE MONDE
 |    01.11.2018 à 13h20
 • Mis à jour le
01.11.2018 à 17h05
    |

            Elisabeth Pineau








                        



   


« Je n’ai pas eu de nouvelles, cela ne doit pas être très bon signe. Je n’ai pas très bien joué les dernières semaines aussi. Je ne sais pas trop… » L’autocritique était signée Jérémy Chardy, mardi 30 octobre, après sa défaite contre Fernando Verdasco, mais le même refrain sortait de la bouche des Français, ces derniers jours, dans les couloirs de Bercy, tous éliminés avant le stade des huitièmes de finale du Masters 1000 de Paris. Aucun d’entre eux n’avait reçu de signaux de leur capitaine de Coupe Davis, en vue de la finale contre la Croatie (du 23 au 25 novembre).
Yannick Noah a mis fin au suspense, jeudi 1er novembre, en dévoilant sa liste des six joueurs présélectionnés pour Lille, à savoir Jérémy Chardy, Richard Gasquet, Pierre-Hugues Herbert, Nicolas Mahut, Lucas Pouille et Jo-Wilfried Tsonga. Tous partiront en stage de préparation au centre de ligue des Hauts-de-France à Marcq-en-Barœul, à partir du lundi 12 novembre. Une liste de cinq noms sera communiquée dix jours avant le tirage au sort et la sélection sera officielle le jeudi 22 novembre.

En vue de la finale de la #CoupeDavis, @NoahYannick a  décidé d’effectuer un stage au centre de ligue des Hauts-de… https://t.co/v20PPRPkGW— FFTennis (@FFT)


require(["twitter/widgets"]);

Saison calamiteuse pour tous les Français
Noah, qui n’a pas été aperçu à Bercy, a dû se faire de sacrés nœuds au cerveau pour établir sa liste. Lui qui espérait affiner ses choix en fonction des résultats de ses ouailles lors de leur dernière apparition officielle avant la finale, qui plus est à domicile, avait encore moins de certitudes qu’à la veille du tournoi.

        Lire aussi :
         

                A Bercy, le tennis français espère une embellie



Pour la première fois dans l’histoire de Bercy, aucun des dix joueurs français engagés ne s’est qualifié pour les huitièmes de finale. Un verdict calamiteux qui s’ajoute à une litanie de statistiques non moins plombantes cette saison.
Sur les neuf tournois de Masters 1000, seul Richard Gasquet, à Monte-Carlo, est parvenu à se qualifier pour un quart de finale. En Grand Chelem, personne n’a fait mieux que huitième de finale (Monfils, Mannarino et Simon à Wimbledon). Résultat : pour la première fois depuis 1994 (Guy Forget était 40e), aucun Français ne figurera parmi les 25 premiers du classement en fin de saison.

        Lire aussi :
         

                Si le tennis était un sport collectif, cela ferait le bonheur des Français



Appels du pied
Aussi la sélection semblait plus ouverte que jamais : une dizaine de joueurs pouvaient y prétendre. Depuis lundi, malgré leurs déboires sur le court, tous les Français rivalisaient de déclarations sous forme d’appels du pied.
A commencer par Richard Gasquet : « Je n’ai pas forcé plus que ça. Il y a une finale derrière, même si je ne sais pas encore si je suis sélectionné, je suis motivé pour la suite. Je suis sûr que je serai à 1 000 % prêt, assurait le numéro un français après sa défaite face à Jack Sock, mercredi. C’est une saison pourrie pour beaucoup, y a pas un mec dans les 20 premiers [du classement ATP], mais ce dont je suis sûr, c’est qu’on est largement capables de battre la Croatie, même avec deux grands joueurs en face. Avec le vécu et l’expérience qu’on a, on a tout pour gagner cette finale. »
Si la présence du Biterrois était attendue, et celle de Lucas Pouille pressentie, le choix de Jo-Wilfried Tsonga est, en revanche, plus audacieux dans la mesure où, cette saison, celui-ci a été éloigné des terrains entre février et début septembre.
Début avril, il s’était finalement résolu à être opéré du ménisque gauche. Retombé à la 256e place du classement mondial, il n’a disputé que cinq matchs depuis son retour, pour une seule victoire.
Mais après sa défaite mardi au premier tour de Bercy face à Milos Raonic (7-6, 6-7, 6-7), Tsonga – qui avait œuvré en coulisses en faveur d’un retour de Noah aux commandes de l’équipe de France, en septembre 2015, tout comme Gasquet – se voulait rassurant : « Je me dis que je peux être dans les temps et c’est une motivation incroyable de me dire que je peux être dans l’équipe. S’il [Noah] décide de me prendre, je ferai encore les choses plus assidûment que pour moi. » 
Monfils, l’éternel absent
Malgré le bilan de Gaël Monfils sur terre battue, surface sur laquelle se déroulera la finale, Yannick Noah a donc décidé de se passer de ses services. Il faut dire que le Parisien n’a plus joué une rencontre de Coupe Davis depuis la première sélection de Noah en Guadeloupe en mars 2016, face au Canada.
Lors de la demi-finale à Zadar (Croatie) cette même année, il avait été prié par le capitaine de reprendre l’avion après son forfait de dernière minute. Depuis, on savait les relations encore tièdes entre les deux hommes.
Adrian Mannarino et Gilles Simon, qui enregistrait les moins mauvais résultats parmi ses coéquipiers ces dernières semaines, n’ont pas non plus été retenus. Pas plus que Benoît Paire et… Julien Benneteau. Ce dernier, dont c’était la dernière saison sur le circuit, voit donc son départ à la retraite précipité.

        Lire aussi :
         

                Coupe Davis : Nicolas Mahut et Julien Benneteau envoient la France en finale






                            


                        

                        


<article-nb="2018/11/01/18-4">
<filnamedate="20181101"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181101"><AAMMJJHH="2018110118">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ C’est un joli coup réalisé par le groupe Canal+, affaibli ces derniers mois par la perte des droits de la Ligue 1 à partir de 2020, et de la Ligue des champions depuis cette saison.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Football : Canal + reprend les droits du championnat anglais à RMC Sport

C’est un joli coup réalisé par le groupe Canal+, affaibli ces derniers mois par la perte des droits de la Ligue 1 à partir de 2020, et de la Ligue des champions depuis cette saison.



LE MONDE
 |    31.10.2018 à 20h29
 • Mis à jour le
01.11.2018 à 06h31
   





                        


La Premier League, le championnat anglais de football, est de retour sur Canal+ pour les trois prochaines saisons. Le président du directoire du groupe Canal, Maxime Saada, l’a annoncé, mercredi 31 octobre, sur son compte Twitter. Le groupe proposera ainsi sur ses antennes et sur l’option « myCanal » les 380 matches de la compétition dès août 2019.

Très fier d’annoncer que le groupe @Canalplus a remporté l’appel d’offres de la Premier League qui fera son grand r… https://t.co/gAAP9XhlOA— maxsaada (@Maxime Saada)


require(["twitter/widgets"]);

La chaîne cryptée l’a notamment emporté face à RMC Sport, l’actuel détenteur des droits. Le groupe Altice, détenu par Patrick Drahi, avait empoché la Premier League à la surprise générale en 2015, pour trois saisons.
Pour l’heure, du côté de Canal+ on se félicite « d’avoir remporté en exclusivité l’intégralité des droits de la Premier League, le championnat de football le plus diffusé au monde, à l’issue de la consultation initiée par la FAPL [Football Association Premier league] sur plusieurs territoires européens ». Le montant de la transaction, qui n’a pas été révélé, pourrait atteindre un niveau similaire à celui alors avancé par RMC Sport, soit 115 millions d’euros, selon le journal L’Equipe.
Incertitude chez RMC Sport
C’est donc un joli coup réalisé par le groupe Canal+, affaibli ces derniers mois par la perte des droits de la Ligue 1 à partir de 2020, et de la Ligue des champions depuis cette saison. En revanche l’incertitude demeure du côté de RMC Sport qui, en matière de football, ne détiendra plus la saison prochaine que les droits de diffusion de la Ligue des champions et de la Ligue Europa.
Dans un communiqué diffusé mercredi, SFR « annonce travailler dès ce soir avec le groupe Canal+ dans l’esprit des accords trouvés autour de la Champions League, afin de permettre aux abonnés RMC Sport de continuer à vivre la Premier League anglaise sur ses antennes après l’été 2019 ». Le groupe fait référence à l’offre lancée à la mi-septembre qui permet pour 40 euros par mois d’avoir Canal+, BeIN Sports et RMC Sport pour suivre la Ligue 1 et les championnats européens.
L’enjeu est d’autant plus grand pour RMC Sport que la chaîne a déboursé des sommes astronomiques pour affirmer sa suprématie dans la diffusion du football. Le groupe Altice avait mis la main en mai 2017 sur l’exclusivité des droits des coupes d’Europe de football, Ligue des champions et Ligue Europa, de 2018 à 2021 pour un montant record de 370 millions d’euros par saison, soit plus de deux fois le montant dépensé par BeIn Sports et Canal+ réunis durant la période précédente.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/11/01/18-5">
<filnamedate="20181101"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181101"><AAMMJJHH="2018110118">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ L’attaquant du Paris Saint-Germain doit être jugé pour un présumé délit de corruption lors de son transfert du club brésilien de Santos au FC Barcelone, en 2013.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Neymar risque jusqu’à six ans de prison pour son transfert au FC Barcelone, selon un magistrat espagnol

L’attaquant du Paris Saint-Germain doit être jugé pour un présumé délit de corruption lors de son transfert du club brésilien de Santos au FC Barcelone, en 2013.



Le Monde.fr avec AFP
 |    31.10.2018 à 18h27
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 19h05
   





                        



   


Le magistrat espagnol qui devait juger Neymar pour les présumées irrégularités de son transfert au FC Barcelone, en 2013, estime que le joueur encourt jusqu’à six ans de prison et que trois juges doivent donc présider son procès, a appris l’AFP de sources judiciaires, mercredi 31 octobre.
Le footballeur brésilien, ses parents, le président du FC Barcelone, Josep Maria Bartomeu, et son prédécesseur à la tête du club, Sandro Rosell, sont en attente de ce procès en Espagne, pour le présumé délit de « corruption » lors du recrutement de Neymar par le Barça en 2013.
Bartomeu, Rosell et le FC Barcelone devront en outre répondre du délit d’« escroquerie », tout comme l’ancien club de Neymar au Brésil, Santos, et son ex-président, Odilio Rodrigues Filho. L’affaire avait été déclenchée par une plainte du groupe brésilien DIS, ancien détenteur d’une partie des droits du joueur, s’estimant lésé dans l’opération.
Le juge José Maria Vazquez Honrubia a considéré mercredi que selon l’accusation présentée par DIS pour « corruption dans les affaires » et « escroquerie », « la peine pouvant être imposée en principe [à Neymar] pourrait être de quatre à six ans », selon une ordonnance à laquelle l’AFP a eu accès.
Un procès une nouvelle fois retardé
La peine encourue étant supérieure à cinq ans, le juge considère que ce sont trois juges qui devront présider le procès du footballeur. Il a donc saisi la chambre pénale de l’Audience nationale, juridiction réservée aux cas ayant une importance nationale ou internationale.
Dans la pratique, sa décision retarde encore davantage l’éventuel procès. En mai 2017, la justice espagnole avait conclu que Neymar devait être jugé mais aucune date de procès n’avait encore été fixée.
Dans un premier temps, le FC Barcelone avait chiffré officiellement le transfert de Neymar à 57,1 millions d’euros – 40 millions pour la famille de Neymar et 17,1 millions pour Santos – mais la justice espagnole a calculé qu’il avait été au moins de 83 millions d’euros.
DIS, qui avait touché 6,8 millions d’euros sur les 17,1 reçus par Santos, a estimé que le Barça et Neymar s’étaient alliés pour cacher le véritable montant du faramineux transfert.
Le parquet a réclamé une peine de deux ans d’emprisonnement à l’encontre de Neymar qui, dans sa déposition devant le juge, avait plaidé qu’il ne faisait que jouer au foot et accordait une confiance aveugle à son père, également son agent.

        Lire aussi :
         

                Neymar senior : mon fils, ma bataille, mes contrats






                            


                        

                        


<article-nb="2018/11/01/18-6">
<filnamedate="20181101"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181101"><AAMMJJHH="2018110118">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ En publiant « Enfin Libre ! », l’ex-arbitre de Ligue 1 livre une analyse pertinente de son ancien métier et porte le fer dans les plaies de l’arbitrage français, écrit notre chroniqueur Jérôme Latta.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Football : les cartons rouges de l’ex-arbitre Tony Chapron

En publiant « Enfin Libre ! », l’ex-arbitre de Ligue 1 livre une analyse pertinente de son ancien métier et porte le fer dans les plaies de l’arbitrage français, écrit notre chroniqueur Jérôme Latta.



LE MONDE
 |    31.10.2018 à 18h05
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 20h20
    |

                            Jérôme Latta








                        



   


C’est l’histoire d’un arbitre pas comme les autres auquel on a pourtant fait porter tous les maux de sa corporation : autoritarisme, psychorigidité, incompétence. Que Tony Chapron ait distribué en moyenne moins de cartons que ses confrères, qu’il ait été bien noté et ait accédé au statut international n’a en rien infléchi la détestation dont il a fait l’objet.
Lui-même a semblé contribuer à ce statut de bouc émissaire : après plusieurs saisons discrètes, il a été l’auteur d’une sortie fracassante avec son « tacle » sur le Nantais Diego Carlos lors de Nantes-PSG en janvier.

        Lire aussi :
         

                Football : derrière le « procès » de Tony Chapron, un mépris des arbitres



Contrairement à Zinédine Zidane, qui lui aussi mit fin à sa carrière d’un ultime geste absurde, Tony Chapron n’assista pas à un défilé d’éditorialistes, de politiques et de philosophes pour le défendre. Il fut même lâché par sa hiérarchie et la Fédération qui le priva, en alourdissant sa suspension en appel, d’un dernier match pour clore ses quatorze saisons en Ligue 1.
Dans le vif de l’arbitrage
Enfin Libre !, qui sort le 7 novembre (éd. Arthaud), n’est pas une autobiographie. L’auteur n’y raconte que sa vie d’arbitre, livrant à la fois des réflexions sur l’exercice de l’arbitrage, ce passionnant sacerdoce, et un éclairage cru sur les coulisses de sa profession. L’ouvrage est conforme à l’homme, réputé intelligent, mais véritable aimant à polémiques.
La dernière partie est ainsi consacrée à des « propositions pour l’avenir », qui méritent discussion. Auparavant, l’ouvrage évoque les relations avec les joueurs, entraîneurs et dirigeants et s’attache à démonter les « préjugés » sur sa corporation : manque de psychologie, impunité, corruption, etc.

        Lire aussi :
         

                Football amateur : le sacerdoce du sifflet



Il abandonne un peu sa posture défensive quand il entre dans le vif du rapport aux règles, de leur application, de leur interprétation ou de leurs changements avortés. Mais on retiendra surtout le réquisitoire contre les instances de l’arbitrage, à commencer par la Direction technique de l’arbitrage (DTA), dirigée, depuis 2013, par Pascal Garibian.
« Parole muselée »
Le mutisme des arbitres est un reproche souvent entendu à leur encontre, et les intéressés sont les premiers à le déplorer… en off, car il résulte de l’interdiction de s’exprimer sans l’aval de leur organe de tutelle.
Le propos de Chapron est que, s’il s’agit d’une (mauvaise) stratégie de communication, c’est surtout une méthode de management néfaste. Car cette « parole muselée » des arbitres d’élite permettrait de les maintenir dans une position de stricte subordination.
Tony Chapron décrit un système dans lequel les performances passent après les gages de soumission à l’autorité. La notation, réformée par Pascal Garibian, permet de corriger le classement technique d’un arbitre au travers de ce qui est qualifié de « note de vie scolaire » inventée « pour évaluer le degré de docilité » : « On se pare d’instruments pour justifier cette note : la rigueur administrative, le suivi médical, la disponibilité, etc. C’est le concours de l’élève le plus zélé. »
Saïd Enjimmi et Stéphane Lannoy paieront ainsi des entretiens critiques par des classements inhabituellement médiocres dans leur carrière, estime leur confrère. Lui-même attribue son statut de réfractaire à son expérience de syndicaliste au sein du Syndicat des arbitres français de l’élite (SAFE), initiateur de plusieurs frondes, notamment en 2011.
« Eviter l’hallali »
Ce management autoritaire du corps arbitral œuvre contre la solidarité en son sein, avance Chapron, et favorise les visées carriéristes. Le tableau qu’il dresse des rivalités, des trahisons et des calculs n’est guère flatteur. D’autant qu’en privilégiant les profils lisses – Benoît Bastien et Clément Turpin y sont décrits en favoris de l’institution –, la DTA nuirait à l’émergence d’arbitres de niveau international, à forte personnalité.
« L’arbitre ne peut qu’éviter l’hallali », écrit l’auteur. Cela n’aura pas été son cas, lui qui aura connu une ultime mortification dans les manœuvres de la DTA et de la Fédération pour lui refuser le titre de meilleur arbitre de la saison, décerné par le suffrage de ses pairs aux trophées de l’UNFP, en signe de solidarité.
Le propos n’échappe pas aux travers de l’exercice, entre tendance à l’autojustification et désir de revanche. Mais Tony Chapron a le mérite de nourrir sur l’arbitrage un débat dont la pauvreté est d’ordinaire consternante.
Désormais consultant pour Canal+, il est exposé – comme d’autres avant lui – au piège de la critique systématique de ses anciens collègues. Lui qui cite Sur la télévision de Pierre Bourdieu ne peut ignorer que telle est la demande de ce média.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/11/01/18-7">
<filnamedate="20181101"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181101"><AAMMJJHH="2018110118">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ Touché aux abdominaux, l’Espagnol a déclaré forfait avant son premier match. Aucun Français n’accède aux huitièmes de finale. Une première.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

Tennis : à Paris-Bercy, le renoncement de Nadal, la débâcle française

Touché aux abdominaux, l’Espagnol a déclaré forfait avant son premier match. Aucun Français n’accède aux huitièmes de finale. Une première.



Le Monde.fr avec AFP
 |    31.10.2018 à 16h43
 • Mis à jour le
01.11.2018 à 08h07
   





                        



   


En vingt-quatre heures, le tournoi de Bercy et son directeur, Guy Forget, sont passés de l’euphorie de la confirmation de la présence de Roger Federer à la déconvenue d’abandons en série. Après celui du Canadien Milos Raonic, officialisé mercredi 31 octobre en début d’après-midi, ce fut au tour du numéro un mondial, Rafael Nadal, de déclarer forfait, quelques instants plus tard.
L’Espagnol, qui devait faire son entrée dans le tournoi face à son compatriote Fernando Verdasco, a tenu une conférence de presse quelques minutes avant : « Ces derniers jours, j’ai ressenti une petite douleur aux abdominaux, surtout quand je servais. Le médecin du tournoi m’a recommandé de ne pas jouer, car cela aurait pu empirer et mener à une lésion et c’est évidemment ce que je veux éviter. »
« Je dois penser à long terme »
« Bien sûr, cela ne me réjouit pas, mais je dois l’accepter et rester positif », a poursuivi le Majorquin, qui n’est plus apparu en compétition depuis son abandon en demi-finale de l’US Open, début septembre, à cause d’une blessure au genou droit.
Il n’a pas indiqué s’il serait remis à temps pour espérer disputer le Masters de Londres (du 11 au 18 novembre), ultime tournoi de l’année réunissant les huit meilleurs de la saison.
« J’adorerais en être, mais la chose qui m’importe le plus, c’est d’être en bonne santé et d’avoir la chance de disputer plusieurs semaines de compétition à la suite. Or, c’est un objectif que je n’ai pas pu atteindre cette année, je n’ai joué que neuf tournois et j’ai dû déclarer forfait dans deux. Je dois penser à long terme. J’ai encore envie de jouer au tennis quelques années. »

        Lire aussi :
         

          Bercy, ce Paris qui résiste à Rafael Nadal



Victorieux à onze reprises à Roland-Garros, Rafael Nadal n’a jamais fait mieux à Paris-Bercy que finaliste en six participations seulement. Cette défaite contre l’Argentin David Nalbandian remonte à 2007. Depuis, Nadal avait raté cinq fois (sur blessures) le rendez-vous avec le Masters 1000 de Paris. 
Conséquence du forfait de l’Espagnol : le Serbe Novak Djokovic est assuré de récupérer lundi prochain la place de numéro un mondial, un rang qu’il n’avait plus occupé depuis 2016.
Entrée en scène différée pour Federer
« On est un peu tristes à cause de ce forfait, on le sait abattu et on l’est tout autant que lui », a réagi Guy Forget, le directeur du tournoi, qui avait déjà dû encaisser la disparition prématurée de l’Espagnol dans le tournoi en 2017, blessé avant les quarts de finale.

Pensées au gens qui avaient des billets pour voir jouer Nadal puis Federer ce soir. Il vous reste le match de Gille… https://t.co/C6tW3dwObj— FFLose (@Fédé 🇫🇷 de la Lose)


require(["twitter/widgets"]);

La journée a été décidément cauchemardesque pour les organisateurs et les spectateurs, qui se réjouissaient d’assister au retour de Roger Federer à Bercy, prévu en début de soirée. Las, c’était sans compter sur le forfait de son adversaire, le Canadien Milos Raonic, en raison d’une blessure au coude droit.
ll faudra donc attendre encore un peu pour voir jouer le Suisse à Paris, ce qu’il n’a pas fait depuis trois ans. Federer débutera le tournoi jeudi en 8e de finale face à l’Italien Fabio Fognini, qui a bénéficié… du forfait du Hongrois Marton Fucsovics, le troisième de la journée.

        Lire aussi :
         

          Pourquoi Djokovic est en train de devenir un « Novak encore meilleur »



Plus aucun français en lice
Quant aux Français, l’hécatombe s’est poursuivie ce mercredi avec les défaites successives d’Adrian Mannarino (battu par le Japonais Kei Nishikori 7-5, 6-4) et de Richard Gasquet (défait par le tenant du titre Jack Sock 6-3, 6-3).
Ce dernier, numéro un tricolore, a laissé entendre qu’il avait ressenti de la fatigue et des douleurs à la cuisse et n’avait pas tout donné en vue de la finale de la Coupe Davis prévue dans un mois.
« J’ai senti des petits trucs, rien de grave, mais je n’ai pas forcé plus que ça. Il y a une finale derrière, même si je ne sais pas encore si je suis sélectionné, mais je suis motivé pour la suite. Je suis sûr que je serai à 1000 % prêt », a tenu à rassurer le Biterrois, dans un élan d’optimisme plutôt rare de sa part.
« C’est une saison pourrie pour beaucoup de joueurs, y’a pas un Français dans les 20 premiers [du classement ATP], c’est pas une saison fabuleuse, mais ce dont je suis sûr c’est qu’on est largement capables de battre la Croatie, même avec deux grands joueurs en face. Avec le vécu et l’expérience qu’on a, on a tout pour gagner cette finale. » 
Dernier rescapé français du tournoi, Gilles Simon qui affrontait en soirée l’Autrichien Dominic Thiem, 6e mondial, a également été battu. Il n’y aura donc aucun joueur français en huitièmes de finale. C’est une première.

        Lire aussi :
         

                A Bercy, le tennis français espère une embellie






                            


                        

                        


<article-nb="2018/11/01/18-8">
<filnamedate="20181101"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181101"><AAMMJJHH="2018110118">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ Javier Tebas accuse depuis plusieurs mois le club parisien et son actionnaire qatari de ne pas respecter les règles de l’UEFA. « Quand tu triches, tu dois être exclu », a-t-il répété, mardi à Paris.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

Fair-play financier : la croisade du patron de la Liga contre le PSG

Javier Tebas accuse depuis plusieurs mois le club parisien et son actionnaire qatari de ne pas respecter les règles de l’UEFA. « Quand tu triches, tu dois être exclu », a-t-il répété, mardi à Paris.



LE MONDE
 |    31.10.2018 à 15h28
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 16h29
    |

            Rémi Dupré et 
Maxime Goldbaum








                        



   


Javier Tebas est en croisade. Le bouillonnant président de la Liga, la ligue professionnelle de football espagnole, a profité de sa présence à Paris, mardi 30 octobre, à l’occasion d’une conférence au Sport Innovation Summit, pour rencontrer plusieurs journaux, dont Le Monde, et poursuivre sa guerre ouverte contre le Paris-Saint-Germain, qu’il accuse de tricher avec les règles du fair-play financier.
« Le fair-play financier (FPF) dit que quand tu triches, tu dois être exclu. Je ne peux rien dire de plus. C’est pour ça qu’on a le FPF », répète-t-il depuis plusieurs mois. Mais il le jure : son combat n’a rien de personnel. « Ce n’est pas moi qui le dis, mais l’UEFA [Union des associations européennes de football]. L’UEFA a déjà ouvert une enquête, a obligé le PSG à vendre des joueurs pour 60 millions d’euros. Une deuxième instance a décidé que ce n’était pas suffisant et qu’il fallait étudier et corriger les contrats de sponsoring comme celui avec QTA [l’office du tourisme du Qatar], qui n’est pas réel. Ils ont dit que les prix des sponsors n’étaient pas corrects. C’est mot par mot ce qu’ils ont écrit. »
L’instance européenne a ouvert une enquête en septembre 2017 sous la pression de plusieurs places fortes du football européen, notamment en Espagne (FC Barcelone, Real Madrid), où a évolué pendant quatre saisons le Brésilien Neymar, avant d’être recruté par Paris contre 222 millions d’euros, un record. Somme à laquelle il faut ajouter le montage financier – 180 millions d’euros – pour l’acquisition, sous la forme d’un prêt, de Kylian Mbappé. L’enquête de l’ICFC, l’instance chargée du contrôle financier des clubs de l’UEFA, avait dans un premier temps été close en juin, avant d’être rouverte un mois plus tard.

        Lire aussi :
         

                Fair-play financier : le PSG va subir une enquête plus approfondie de l’UEFA



« Pas une fixation sur le PSG »
Il régnait comme une ambiance de fronde anti-PSG dans les locaux du Medef, à Paris, dans le 7e arrondissement, où se déroulait le Sport Innovation Summit. Le président de l’Olympique lyonnais, Jean-Michel Aulas, a fait irruption dans l’auditorium et adressé un petit sourire de connivence, le pouce levé, à son homologue et rival marseillais, Jacques-Henri Eyraud, qui débattait avec Javier Tebas.
Les oreilles du patron qatari du club parisien, Nasser Al-Khelaïfi, ont dû siffler, bien que Javier Tebas assure « ne pas faire une fixation sur le PSG ». Il dit avoir « dénoncé Manchester City », qui a dépensé 976 millions d’euros pour constituer son effectif actuel. « Nous regardons ce qui se passe dans d’autres clubs en Europe. Le PSG est le cas le plus flagrant, le plus visible. » 
Javier Tebas opère toutefois une distinction et estime que les deux clubs, ces « parvenus » du ballon rond, l’un détenu depuis 2011 par le fonds Qatar sports Investments (QSI), l’autre par cheikh Mansour d’Abou Dhabi (Emirats arabes unis) depuis 2008, ont un modèle différent : « Le PSG a été plus loin avec des sponsors qui n’en sont pas, comme QTA. Manchester City est plus dans une gestion de groupe », estime l’avocat de formation.
Selon lui, ces deux « nouveaux riches » sont « sans doute » responsables de l’inflation du prix des transferts qui touche le football européen : « Dans n’importe quel secteur économique, il y a deux types d’inflation : la bonne et la mauvaise. Si les salaires des joueurs, le prix de leur transfert suivent la courbe des montants des droits TV, c’est normal. L’inflation devient mauvaise quand son origine ne vient pas de l’industrie, du business du football mais du gaz ou du pétrole ! Cela oblige les autres clubs, qui n’ont pas l’appui d’Etats, à augmenter les montants de salaires à cause de l’argent qui n’est pas généré par le secteur. »
« J’écoute seulement ma femme et pas tout le temps »
Pis, selon lui, la position de Nasser Al-Khelaïfi, à la fois président du PSG et de la chaîne beIN Sports, diffuseur de compétitions de l’UEFA dans certains pays, serait le signe d’un conflit d’intérêts : « Les règles de bonne gouvernance et de transparence de toute organisation et entreprise dans le monde détermineraient que nous sommes confrontés à un conflit d’intérêts. »
En août, en marge du tirage au sort de la Ligue des champions, le patron du PSG lui a demandé en public de cesser ses critiques. « Mais j’écoute seulement ma femme et pas tout le temps », plaisante l’Espagnol.
Le truculent dirigeant insiste. Il ne défend pas les intérêts des deux grands clubs espagnols, le Real Madrid et le FC Barcelone, et le transfert de Neymar du club catalan vers le PSG à l’été 2017 n’a pas été le déclencheur de sa croisade contre le PSG : « Au mois de mars 2017, cinq mois avant le transfert de Neymar au PSG, j’ai eu une réunion dans mon bureau, à Madrid, avec Nasser [Al-Khelaïfi, président du PSG] et je lui ai dit que j’allais dénoncer ces irrégularités que j’ai évoquées. »
« En privé, beaucoup de gens me soutiennent »
Se posant en défenseur de « l’équilibre économique » et de « l’industrie du football en Europe », Javier Tebas dit se « fier » à l’UEFA et au FPF. Mais il prévient : « On verra si je fais encore confiance après les enquêtes. J’aimerais que les procédures aillent plus vite. » Il dit attendre de l’UEFA qu’elle « suive les règles du FPF et que les sanctions soient celles qui correspondent aux règlements ».

        Lire aussi :
         

                Ligue 1 : le PSG découvre l’austérité et fait confiance à son centre de formation



Le président de la Liga assure que plusieurs clubs, dont la Juventus Turin, se sont ralliés à sa cause. « En privé, beaucoup de gens me soutiennent. En public, moins, se gausse-t-il. C’est dur pour les clubs de l’affirmer publiquement par rapport au système. Mais cela ne me préoccupe pas. Si j’étais seul, je ferais la même chose. »
Sur tous les fronts, Javier Tebas a toutefois décidé de lever un peu le pied en cédant son siège au Conseil stratégique du football de l’UEFA. « Je considère que je ne pouvais rien apporter. C’est un organe qui n’a pas la capacité de décision. J’y perdais mon temps », lâche-t-il, hilare, avant de mettre un terme à sa tournée médiatique en France et de reprendre son avion pour mener vers d’autres cieux sa croisade anti-PSG.

Hostile au projet de réforme de la Coupe du monde des clubs
Coupe du monde des clubs : le président de la Fédération internationale de football (FIFA), Gianni Infantino, veut réformer cette compétition à partir de 2021. « Nous ne croyons pas que le foot professionnel ait besoin de nouveaux tournois, on a besoin d’une réflexion pour que les tournois déjà existants soient complémentaires, estime Javier Tebas. Le projet est dangereux pour les Ligues nationales. On doit considérer que l’UEFA est cinq fois plus importante économiquement que la FIFA et que ce type de nouveaux tournois représente une attaque contre l’industrie de l’UEFA. »Délocalisation d’un match de Liga aux Etats-Unis : M. Tebas veut que le match Gérone-Barcelone se tienne en janvier à Miami. Le veto posé par la FIFA le laisse de marbre. « Nous irons devant le Tribunal arbitral du sport ou devant les tribunaux. Nous avons le droit légal et éthique de le faire. Quatorze clubs de la Liga espagnole sont pour. Quel est le problème ? »Droits télé en France : M. Tebas se réjouit de l’arrivée en France du groupe espagnol Mediapro, qui a raflé, en mai, les droits télé de la Ligue 1 pour le cycle 2020-2024. Avec une enveloppe qui est passée de 726,5 millions d’euros par an sur la période 2016-2020 à 1,153 milliard d’euros annuels, « c’est bon pour le foot français, déclare le dirigeant. Mediapro a rapproché la Ligue 1 de la valeur qu’elle a réellement. Mediapro va s’attirer beaucoup de critiques, comme en Espagne. Mais patience… »





                            


                        

                        


<article-nb="2018/11/01/18-9">
<filnamedate="20181101"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181101"><AAMMJJHH="2018110118">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ L’ancien président de l’UEFA estime que le palmarès du défenseur des Bleus et du Real Madrid en 2018 fait de lui le candidat le plus crédible pour remporter le trophée.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤                     
                                                

Ballon d’or : Platini vote Varane au nom d’une certaine tradition

L’ancien président de l’UEFA estime que le palmarès du défenseur des Bleus et du Real Madrid en 2018 fait de lui le candidat le plus crédible pour remporter le trophée.



LE MONDE
 |    31.10.2018 à 12h26
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 15h36
    |

                            Alexandre Pedro








                        



   


Michel Platini a soulevé trois fois le Ballon d’or dans sa carrière de joueur (1983, 1984 et 1985). Ce qui lui accorde une certaine autorité sur la question quand il s’agit de formuler son souhait concernant le vainqueur de l’édition 2018, qui sera désigné le 3 décembre. Et le cœur de l’ancien buteur bat plutôt pour un défenseur : le Français Raphaël Varane (25 ans). « Il y a un seul joueur qui a gagné une Coupe d’Europe et la Coupe du monde, c’est Varane, a plaidé Michel Platini au micro de RMC Info, mardi soir. D’habitude il y a toujours le débat Ronaldo-Messi, mais cette année il n’y en a qu’un qui a gagné tout ça, il s’appelle Varane. »

        Lire aussi :
         

                « Pas de Ballon d’or pour les Bleus, et c’est tant mieux »



Michel Platini défend ici une certaine tradition du Ballon d’or, celle qui prévalait avant le règne commun de Ronaldo et Messi, vainqueurs des dix dernières éditions. Pour Platini, la question n’est pas de savoir quel est le meilleur joueur du monde, mais bien quel est celui qui a marqué la saison. « Les résultats c’est la seule chose objective, tout le reste c’est du subjectif, estime-t-il. On peut avoir des avis par rapport à Griezmann, Mbappé, Lloris, Modric… Mais le seul qui a tout gagné cette année, c’est Raphaël Varane. »

🚨 Platini annonce son vainqueur du Ballon d'Or... et pour lui, "ça n'a jamais été aussi simple que cette année de l… https://t.co/o9FYuV5jvI— RMCsport (@RMC Sport)


require(["twitter/widgets"]);

Pour rappel, le critère numéro un pour l’attribution du Ballon d’or reste « les performances du joueur et son palmarès sur l’année ». Et le palmarès parle pour Raphaël Varane comme il plaidait pour les deux derniers défenseurs honorés, Fabio Cannavaro en 2006 (champion du monde avec l’Italie) et Matthias Sammer (champion d’Europe avec l’Allemagne).
Sauf que le trophée créé par le magazine France Football en 1956 a changé de nature ces dernières années. Entre 2010 et 2015, il a fusionné avec le prix du meilleur joueur FIFA. A l’époque, les votes des sélectionneurs et des capitaines des 208 pays membres de la FIFA avaient privé le Néerlandais Wesley Sneijder (vainqueur de la Ligue des champions avec l’Inter Milan et vice-champion du monde avec les Pays-Bas) de la victoire au profit de Lionel Messi.
Même chose trois ans plus tard. Le Français Franck Ribéry (lauréat de la Ligue des champions avec le Bayern Munich) terminait troisième derrière le duo Ronaldo-Messi. Avec le seul vote des journalistes, Sneijder et Ribéry auraient un Ballon d’or à poser sur leur cheminée.
Soutenu aussi par Noël Le Graët
Le retour à la version originelle – avec le seul panel des journalistes – serait-il la chance d’un défenseur comme Raphaël Varane qui ne peut pas mener campagne en enfilant les buts dans les dernières semaines avant le vote ? La question n’était pas d’actualité lors des deux dernières éditions. Fort de sa victoire à l’Euro avec le Portugal en 2016 et d’une nouvelle Ligue des champions avec le Real Madrid, Cristiano Ronaldo était intouchable.
Raphaël Varane dispose d’un autre soutien de poids en la personne de Noël Le Graët. « Cette année, j’aimerais bien que ce soit lui. Les défenseurs sont rarement récompensés », expliquait le 10 octobre le président de la Fédération française de football. Une façon pour lui, aussi, de ne pas se positionner entre les deux stars offensives des Bleus : Antoine Griezmann et Kylian Mbappé.
Le premier multiplie les entretiens avec les médias tel un candidat en campagne, le second n’a pas besoin de se raser pour y penser très fort. Dans le même temps, Varane ne semble pas ériger le Ballon d’or en obsession. « C’est une récompense individuelle, nous on joue un sport collectif… Si je ne le gagne pas, ce ne sera pas une déception », disait-il le 5 septembre avant Allemagne-France.
Depuis, le joueur traverse une période plus délicate, à l’image du Real Madrid, et risque d’être éloigné des terrains jusqu’à la fin novembre en raison d’une blessure aux adducteurs. Dans le même temps, Cristiano Ronado enchaîne enfin les buts avec la Juventus Turin et vient d’accorder un entretien exclusif… à France Football. La parole risque de nouveau de ne pas être du côté de la défense le 3 décembre.

        Lire aussi :
         

                L’entraîneur du Real Madrid, Julen Lopetegui, démis de ses fonctions






                            


                        

                        


<article-nb="2018/11/01/18-10">
<filnamedate="20181101"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181101"><AAMMJJHH="2018110118">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ Après une parenthèse de cinq ans, l’enfant terrible de la natation française reprend l’entraînement à Los Angeles. Son objectif : l’or olympique à Tokyo en 2020.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Amaury Leveaux, comme un poisson à nouveau dans l’eau

Après une parenthèse de cinq ans, l’enfant terrible de la natation française reprend l’entraînement à Los Angeles. Son objectif : l’or olympique à Tokyo en 2020.



LE MONDE
 |    31.10.2018 à 08h34
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 13h04
    |

            Elisabeth Pineau








                        



                                


                            

L’entretien touchait à sa fin quand une soudaine mise à jour de l’enregistreur fit craindre le pire. « Je vais chercher mon fils à l’école et je reviens, on peut recommencer si vous voulez. » Finalement, plus de peur que de mal. En ce début octobre, attablé dans un café des Invalides, à Paris, Amaury Leveaux est prêt à donner de son temps. Plus pour très longtemps.
Depuis qu’il a décidé, mi-septembre, de sortir de sa retraite, le nageur de 32 ans a déclenché le compte à rebours avant l’objectif fixé : l’or olympique sur 50 m nage libre à Tokyo, à l’été 2020. Six cent huit jours. Soit « à peu près 812 500 heures ou 52 millions de secondes. Oui, j’ai compté ». Au cours de sa première carrière, le sprinteur avait une méthode toute personnelle pour préparer l’échéance suprême : « Tous les quatre ans, je m’entraînais trois mois avant les sélections, j’étais qualifié et hop, après, je repartais un peu en roue libre. »
Leveaux, un surdoué aux qualités aquatiques presque innées mais dilettante, ce qui avait le don d’agacer certains condisciples durs au mal et pas toujours récompensés. Un grand type (2,02 m) aux mèches blondes qui, après les courses, débarquait devant les micros aussi frais qu’à la sortie du lit. Avec lui, les journalistes étaient sûrs de ne pas repartir bredouille à la pêche aux petites phrases. « C’était un poisson mais pas un athlète. Il a fait 60 % de la carrière qu’il aurait dû faire », répétait Philippe Lucas, son entraîneur entre 2010 et 2013.
« J’en avais marre, c’était un tout »
Des podiums, il y en eut. Beaucoup : 27 médailles européennes et planétaires. « J’ai toutes les médailles. J’ai fait le tour de la natation », disait-il, en septembre 2013, au moment d’annoncer sa retraite.

Les mauvaises langues diront qu’il lui manque un titre individuel majeur en grand bassin, un sacre qui aurait laissé un sillage dans l’histoire de la natation française, comme on associera...




                        

                        


<article-nb="2018/11/01/18-11">
<filnamedate="20181101"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181101"><AAMMJJHH="2018110118">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ Le Suisse a entretenu le suspense ce mardi avant d’annoncer sa participation au tournoi parisien. Retour sur un jeu de piste qui en a fait oublier les matchs du jour.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤                     
                                                

Roger Federer s’est fait désirer mais a fini par dire oui à Bercy

Le Suisse a entretenu le suspense ce mardi avant d’annoncer sa participation au tournoi parisien. Retour sur un jeu de piste qui en a fait oublier les matchs du jour.



LE MONDE
 |    30.10.2018 à 19h29
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 20h15
    |

            Elisabeth Pineau








                        



   


Depuis lundi, dans les travées du Masters 1000 de Paris, organisateurs, journalistes et spectateurs se livraient à un drôle de jeu de piste. Ce n’était pas la chasse au dahu, mais celle au gros gibier suisse. Dimanche, après le 99e titre de sa carrière, chez lui à Bâle, Roger Federer avait laissé entendre qu’il viendrait prendre la température à Bercy ce mardi avec l’idée de s’aligner sur le court central mercredi. « C’est l’idée, mais vous verrez bien si j’arrive à Paris ou pas », avait-il glissé dans un sourire. L’humour helvète, sans doute.
Depuis, chacun guettait la confirmation de sa participation ou l’annonce d’un éventuel forfait. Mais les heures passaient et rien ne venait. Pas le moindre communiqué, pas le moindre tweet à se mettre sous la dent pour déceler des signaux positifs. Guy Forget, qui n’avait pas réussi à le convaincre de jouer l’an dernier, était proche de l’apoplexie. Après une sinistre édition (absences de Federer et Djokovic, forfait de Nadal avant les quarts) qui culmina par une improbable finale entre Filip Krajinovic et Jack Sock remportée par ce dernier, la présence de Federer devait sauver à elle seule la cuvée 2018 de la piquette.
Et puis tout ce qui devient rare est précieux. Le Suisse snobe la capitale depuis trois ans et sa défaite au troisième tour de Bercy face à John Isner, en 2015. Trois ans que Sa Majesté rechigne à venir saluer ses sujets parisiens. Sur un court de tennis du moins car, pendant qu’on pleurait son absence à Roland-Garros, fin mai, il trinquait – avec modération –, lors d’une soirée parisienne Moët & Chandon.
« J’ai l’impression de couvrir le PSG »
Pendant qu’on guettait l’apparition du Suisse, plus personne n’avait un œil sur les matchs, obsédé par une seule question : Roger Federer allait-il, oui ou non, faire son apparition ? « Sœur, ma sœur Anne, ne vois-tu rien venir ? » Dans la matinée, toujours aucune trace de son arrivée sur le sol français. Depuis la veille au soir, on savait que le vainqueur de l’édition 2011 avait réservé un créneau d’entraînement sur un court annexe, mardi après-midi, et qu’il annoncerait « la décision » dans la foulée. Après le déjeuner, certains font déjà le pied de grue dans le parking du tournoi, d’autres à l’entrée des courts annexes.

Le suspense est pire que dans les feux de l'amour #Federer https://t.co/DEYjAzRMvk— vinceaudy (@Vincent Audy)


require(["twitter/widgets"]);

Et puis soudain, une clameur : à 14 h 03, les caméras de Canal+ viennent de filmer son arrivée, puis sa poignée de main avec Guy Forget, le directeur du tournoi, béat comme un enfant devant le sapin de Noël. A 14 h 32, Roger Federer franchit la porte du centre d’entraînement, salue Lucas Pouille, taille le bout de gras, quelques instants, avec son ami Tommy Haas (conseiller de Pouille) puis part s’étirer. A 14 h 48, les journalistes aux abois, dans le hall d’ordinaire désert des courts d’entraînement 3 et 4, lui réservent, malgré eux, une haie d’honneur au moment où il les croise. Chacun a conscience du ridicule de la situation mais, comme fait remarquer un confrère, « Federer n’est pas au-dessus des lois, Federer c’est LA loi ». « J’ai l’impression de couvrir le PSG », soupire une consœur.
Assis dans un canapé, Guillaume Rufin, son sparring-partner du jour, a le droit à un regard en coin de l’ex-numéro un mondial, qui semble dire : « eh bien, mon grand, tu n’es pas déjà sur le court à m’attendre ? » Le Français sursaute et rapplique. Devant la nuée de journalistes et de photographes, un dispositif exceptionnel s’improvise : chacun est autorisé à assister à dix minutes de son entraînement, par groupe de quatre. Alexander Zverev, qui sort du court, doit se demander quand lui aussi aura le droit à de tels honneurs. A 15 h 08, Nelson Monfort débarque la bouche en cœur, mais doit patienter comme tout le monde.
Six minutes chrono pour l’épier à l’entraînement
A 15 h 19, c’est enfin notre tour. Que voit-on ? Un joueur qui répète ses gammes au service, puis en retour de service, bref un entraînement de tennis, le tout en six minutes chrono puisque, à 15 h 25, c’est déjà l’heure de laisser la place aux suivants. Direction la salle de presse, où, à 15 h 50, une annonce retentit : « ROGER FEDERER DANS CINQ MINUTES. » Stupeur et tremblements. Le Suisse en conférence de presse, ce n’est pas très bon signe, pense-t-on, surtout qu’il a écourté son entraînement après une quarantaine de minutes seulement.
Quand il se présente devant micros et caméras, le visage fermé, l’assistance retient son souffle. Federer, emmitouflé dans un duffle-coat anthracite à capuche, a tout du joueur qui a déjà un pied à l’aéroport de Roissy. Jusqu’au bout, il aura ménagé le suspense. La première question fuse : « La question que tout le monde se pose “allez-vous jouer demain ?” » Roulement de tambours. Sourire en coin de l’intéressé : « Oui, autrement je ne serais pas assis ici, je serais parti. Je suis heureux d’être ici, j’aime bien jouer ici, ça fait longtemps que je ne suis pas venu. Le corps va bien, le mental aussi. Donc oui, je serai là, je suis excité. » A Bercy, le maître des horloges s’appelle Roger Federer.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/11/01/18-12">
<filnamedate="20181101"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181101"><AAMMJJHH="2018110118">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ L’exposition propose, jusqu’au 5 janvier 2020, d’explorer le mouvement par la pratique et d’en comprendre les effets physiques et psychiques.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« Corps et Sport », l’expo à message de la Cité des sciences

L’exposition propose, jusqu’au 5 janvier 2020, d’explorer le mouvement par la pratique et d’en comprendre les effets physiques et psychiques.



LE MONDE SCIENCE ET TECHNO
 |    30.10.2018 à 15h00
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 13h10
    |

            Catherine Pacary








                        



                                


                            

De la radio le matin au journal du soir, des notifications Internet aux SMS et mails publicitaires, nul ne peut l’ignorer : le sport est bon pour la santé. Mais pourquoi ? Comment ? Jusqu’à quel point ? L’exposition « Corps et sport », qui s’installe à la Cité des sciences et de l’industrie, à Paris, pour quinze mois, répond à un nombre record de questions en disséquant les effets du sport sur notre corps. Comme toujours à La Villette, le fond est traité avec rigueur quand la forme, ludique et participative, vise un public le plus vaste possible, de l’adepte du « no sport » churchillien à l’athlète de haut niveau, de l’enfant au grand-parent. Avec, en fil rouge, un message : bougez !

Très dense, concentrée sur 1200 mètres carrés, « Corps et sport » se scinde en deux grands ensembles. Le premier, expérimental, amène le visiteur à tester cinq ateliers : football, escalade, biathlon, tennis, entraînement et boxe. Les gestes sportifs, comme un tir ou un service, trop rapides pour l’œil humain, sont décomposés et comparés à ceux de champions dont le mouvement a été modélisé par ordinateur. Outre le plaisir de jouer, le visiteur peut repartir avec sa chronophotographie sous le bras.
Le second ensemble, analytique, retrace l’évolution de la représentation du sport dans la société, du Discobole à la sportification actuelle. Là encore, de multiples questions sont posées. Parmi elles : quelle souffrance peut-on accepter ? Quatre films illustrent ce thème, dont celui sur l’entraînement du boxeur français Souleymane Cissokho, jusqu’à l’épuisement, ou la séquence montrant le skippeur Damien Seguin, né sans main gauche, triple médaillé paralympique et qui s’aligne sur la prochaine Route du rhum. Autre interrogation, chère à Jean-François Toussaint, commissaire scientifique de l’exposition : quelles sont les limites physiques de la performance ?
La sédentarité tue
Loin d’être éludé, le dopage est présenté sous toutes ses acceptions,...




                        

                        


<article-nb="2018/11/01/18-13">
<filnamedate="20181101"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181101"><AAMMJJHH="2018110118">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Onze fois vainqueur à Roland-Garros, l’Espagnol n’a jamais remporté en revanche le Masters 1000 de Paris, où il entre en piste ce mercredi.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤                     
                                                

Tennis : Bercy, ce Paris qui résiste à Rafael Nadal

Onze fois vainqueur à Roland-Garros, l’Espagnol n’a jamais remporté en revanche le Masters 1000 de Paris, où il entre en piste ce mercredi.



LE MONDE
 |    30.10.2018 à 13h46
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 15h21
    |

                            Alexandre Pedro








                        



   


A Paris, Rafael Nadal n’a qu’un amour. Un Paris printanier, à l’ouest, entre le bois de Boulogne et l’hippodrome d’Auteuil. A Roland-Garros, l’Espagnol est chez lui, en charentaises, les pieds sur la table. Il souffle un gâteau avec une bougie en plus tous les 3 juin et récupère la Coupe des Mousquetaires avant de repartir. Et puis il y a le Paris automnal, à l’est, celui de Bercy (ou AccorHotels Arena, naming oblige), avec vue sur la BNF et La Cinémathèque à proximité.

        Lire aussi :
         

          La diplomatie par le sport de l’Arabie saoudite à l’épreuve du meurtre de Jamal Khashoggi.



Dans le 12e arrondissement, l’homme aux onze victoires à Roland-Garros n’a jamais fait mieux que finaliste en six participations seulement. Et encore, cette défaite contre l’Argentin David Nalbandian remonte à 2007, quand il portait encore le cheveu long et le tee-shirt sans manches. Depuis, Nadal a raté cinq fois (sur blessures) le rendez-vous avec le Masters 1000 de Paris, qu’il débute mercredi 31 octobre en affrontant son compatriote, Fernando Verdasco, en seizième de finale.
Pire, la légende du tennis passerait presque pour un inconnu, du moins pour ce vigile plus zélé que physionomiste qui lui demande de décliner son identité au moment de rejoindre les courts d’entraînement, avant son premier tour lors de l’édition 2017.

Trois jours plus tard, l’actuel numéro un mondial jette l’éponge avant son quart de finale prévu face au Serbe Filip Krajinovic. La faute à ce genou droit qui couine toujours en fin de saison.
Nadal abhorre le concept de renoncement. Ce n’était d’ailleurs que la quatrième fois de sa carrière qu’il se retirait au milieu d’un tournoi. « Il s’est excusé dix fois auprès de moi, comme un enfant qui vient de faire une bêtise », raconte alors le directeur du tournoi, Guy Forget.
Avec Miami, Bercy est le seul Masters 1000 à résister à la ténacité du Majorquin. En Floride, Nadal est tombé cinq fois sur plus fort que lui. A Paris, le mal tient moins à l’adversité qu’à une conjonction de deux problèmes pour lui : la date du tournoi et sa surface.
80 tournois remportés, 2 en indoor
Même s’il a appris à raccourcir les échanges avec les années, Nadal (32 ans) n’a pas le jeu le plus économe du circuit et le rendez-vous parisien clôt une saison commencée près de onze mois plus tôt en Australie. Genoux, épaules ou poignets, Nadal vit avec les blessures depuis une décennie et c’est au milieu d’automne que ce corps – soumis à la torture – dit le plus souvent « stop ».
Et puis il y a la claustrophobie d’un joueur élevé en plein air sous le soleil de Manacor. Rafael Nadal n’est pas un homme d’intérieur. Faisons parler les chiffres. Sur 80 victoires en tournoi, deux le furent en indoor : Madrid en 2005 (à l’époque où l’épreuve se disputait en salle) et Rio de Janeiro huit ans plus tard. Et encore s’agissait-il d’une victoire sur… terre battue quand l’écrasante majorité des tournois indoor optent pour une surface rapide qui favorise les grands serveurs et les adeptes des échanges réduits à leur plus simple expression.
Or, Nadal aime la bagarre et s’adapte mieux que personne aux conditions météo fluctuantes (vend, froid, chaleur). Le toit lui enlève cet avantage. « En indoor, où on peut pratiquer un tennis champagne, où l’on peut prendre beaucoup de risques, il y a des joueurs plus forts techniquement que lui, qui ont un meilleur timing et qui arrivent à le faire plier. Je pense bien sûr à Novak Djokovic et Roger Federer », développe Guy Forget, interrogé par RMC Sport.
« Cette ville est spéciale pour moi »
Pour l’un des prédécesseurs de Forget à la tête du tournoi, Jean-François Caujolle, « ce n’est un secret pour personne que Rafa n’aime pas du tout jouer sur une surface indoor en résine ou moquette comme celle de Bercy ». Mais d’ajouter : « C’est un homme de défis, je suis sûr qu’il aura à cœur de revenir pour gagner ce titre qui lui manque. »
La prophétie date de 2011 et commence à prendre la poussière. Depuis, Nadal n’a jamais poussé l’aventure plus loin qu’en demi-finale. En 2013, il baisse pavillon contre David Ferrer, ce compatriote érigé en victime préférée à Roland-Garros (quatre victoires en quatre matches, un seul set laissé en route). « C’est plus compliqué pour moi, mais, sérieux, je n’ai pas peur de l’indoor, assurait-il alors. Ce n’est pas impossible pour moi d’y gagner. »

        Lire aussi :
         

          Carlos Moya : « Ne jouer que 11 tournois par an, pour Nadal, ce n’est pas une option. »



Sauf qu’il n’a plus joué depuis l’US Open début septembre (abandon en demi-finale contre Del Potro) et arrive à Paris sans repères en indoor. Première bonne nouvelle pour l’organisation, l’Espagnol était déjà présent dimanche pour confirmer sa présence et répondre aux questions des médias.
« Il n’y a rien de nouveau pour moi, a-t-il déclaré, tenant à rassurer à propos de ce repos forcé de près de deux mois en raison d’un nouveau problème au genou droit. Ce sont des choses qui me sont arrivées plusieurs fois dans ma carrière, donc je connais plus ou moins le processus pour revenir. »
Et même si Roland-Garros et le printemps paraissaient bien loin dimanche avec un vent et une température déjà hivernaux, Nadal rappelait que, pour lui, Paris restera toujours Paris : « Cette ville est tellement spéciale pour moi, c’est donc une petite motivation supplémentaire d’être ici. »



                            


                        

                        


<article-nb="2018/11/01/18-14">
<filnamedate="20181101"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181101"><AAMMJJHH="2018110118">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ La décision était attendue depuis plusieurs jours tant les résultats du club madrilène, 9e du championnat espagnol, n’étaient pas conformes aux attentes.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤                     
                                                

L’entraîneur du Real Madrid, Julen Lopetegui, démis de ses fonctions

La décision était attendue depuis plusieurs jours tant les résultats du club madrilène, 9e du championnat espagnol, n’étaient pas conformes aux attentes.



Le Monde.fr avec AFP
 |    29.10.2018 à 21h21
 • Mis à jour le
29.10.2018 à 21h48
   





                        



   


C’était la défaite de trop. Au lendemain de la correction dans le Clasico contre le FC Barcelone (5-1), l’entraîneur du Real Madrid, Julen Lopetegui, a été démis de ses fonctions, lundi 29 octobre, a annoncé dans la soirée le club madrilène.
L’Espagnol de 52 ans ne sera resté que quatre mois à ce poste. La décision était attendue depuis plusieurs jours tant les résultats de la Maison blanche, 9e du championnat espagnol, n’étaient pas conformes aux attentes pour le triple champion d’Europe en titre.

        Lire aussi :
         

                Barça-Real : Julen Lopetegui ou la vie impossible d’un entraîneur au Real Madrid



Interim de Santiago Solari
« Le comité directeur du Real Madrid, réuni ce jour, a décidé de mettre fin au contrat de l’entraîneur Julen Lopetegui. Cette décision, adoptée avec le plus haut sens des responsabilités, a pour objectif de changer la dynamique de l’équipe première, a écrit le club dans un communiqué. Le comité directeur considère qu’il existe une grande disparité entre les résultats obtenus jusqu’à présent et la qualité des joueurs de l’effectif du Real Madrid. »
M. Lopetegui sera « remplacé provisoirement par Santiago Solari », ancien joueur du Real Madrid entre 2000 et 2005. Il fera ses débuts dès mercredi en 16es de finale aller de la Coupe du Roi à Leilla, en attendant la nomination d’un nouvel entraîneur.
Malgré un début de saison prometteur, le Real Madrid reste sur cinq matchs sans victoire en Liga. La tâche était compliquée pour M. Lopetegui qui a pris la succession sur le banc madrilène de Zinédine Zidane, l’entraîneur qui a permis au Real de remporter trois Ligues des champions d’affilée et qui a vu partir au cours de l’été le quintuple Ballon d’or, Cristiano Ronaldo. Avec ce renvoi, Julen Lopetegui devient l’un des entraîneurs les plus éphémères de l’histoire récente madrilène avec seulement 14 matches dirigés : 6 victoires, 2 nuls et 6 défaites.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/11/01/18-15">
<filnamedate="20181101"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181101"><AAMMJJHH="2018110118">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ Pour leur dernier tournoi d’une saison qui vire au noir, les joueurs français veulent marquer des points à domicile, à un mois de la finale de la Coupe Davis.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 29/10/2018
Découvrir l’application


                        

A Bercy, le tennis français espère une embellie

Pour leur dernier tournoi d’une saison qui vire au noir, les joueurs français veulent marquer des points à domicile, à un mois de la finale de la Coupe Davis.



LE MONDE
 |    29.10.2018 à 18h33
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 10h22
    |

            Elisabeth Pineau








                        



   


Le 25 novembre au soir, la France sera peut-être double championne du monde en titre en tennis. Oui, mais… Si d’aventure les Tricolores soulèvent le saladier à Lille face à la Croatie de Marin Cilic et Borna Coric, une victoire en Coupe Davis risque de ne pas suffire à faire oublier ce qu’il faut bien appeler une annus horribilis.
Et il n’est pas du tout certain que la tendance s’inverse cette semaine à Bercy, avec le dernier Masters 1000 de la saison, dans lequel ils sont une dizaine à être engagés. Même si l’enjeu sera surtout d’éblouir le capitaine Noah pour gagner sa place de titulaire au sein de l’équipe qui sera du voyage vers la cité nordiste.
Certes, autant les Français sont souvent perméables à la pression à Roland-Garros, autant dans le 12e arrondissement parisien, sur une surface rapide (résine sur bois) qui leur convient – presque à tous – mieux, on ne peut pas dire qu’ils ont démérité ces dernières années : un titre (en 2008) et une finale (2011) pour Jo-Wilfried Tsonga ; deux finales pour Gaël Monfils (2009 et 2010), une demi-finale pour Mickaël Llodra et Gilles Simon en 2012, de même que Julien Benneteau en 2017 au terme d’un joli hold-up (Shapovalov, Tsonga, Goffin, Cilic).
Sauf que, cette saison, pas un joueur français ne peut surfer sur ses résultats pour espérer briller, même à domicile. Pour la première fois depuis 2006, le top 20 est dépourvu du moindre représentant tricolore. Le premier au classement cette semaine ? Richard Gasquet (28e), qui est le seul à s’être hissé en quarts de finale d’un Masters 1000 depuis janvier (à Monte-Carlo, battu par Zverev). Il est suivi par Monfils (30e), Simon (31e) et Pouille (32e), Chardy et Mannarino venant un peu plus loin (40e et 46e), Paire et Herbert apparaissant encore plus profondément dans le classement (56e et 57e).
Jo-Wilfried Tsonga, qui trusta longtemps la place de numéro un français, a été éjecté ce mois-ci du top 100. Absent des courts depuis son opération au ménisque gauche début avril, il a repris la compétition six mois plus tard à Metz. Après 589 semaines parmi la crème du circuit, Tsonga, 33 ans, est désormais relégué loin derrière, à la 256e place.
Ni les jambes ni la tête
En dix mois, tous les joueurs français sont d’ailleurs passés par la case infirmerie, pour un poignet douloureux (Monfils, qui a abandonné à l’US Open ; Gasquet, qui s’est retiré à Vienne fin octobre), pour une jambe flageolante (Chardy, qui a dû renoncer au tournoi de Moscou), pour un problème aux ischio-jambiers (Herbert), au cou et au muscle fessier (Pouille).
Et quand ce n’est pas le corps qui flanche, c’est la tête. En mars, Lucas Pouille devenait le douzième tricolore à intégrer le top 10. Sept mois après, il a perdu vingt places après une saison quasi blanche depuis son titre à Montpellier et ses finales à Marseille et Dubaï, en février. Le Nordiste affiche des statistiques affolantes : il pointe à 48 % de victoires sur le circuit et n’a plus remporté plus de deux matchs dans un même tournoi. En vingt-deux tournois, il a été éliminé dix fois d’entrée.
Mais dimanche, à la veille du début du tournoi de Bercy, Pouille préférait s’ôter toute pression supplémentaire : « En tout cas, je ne suis pas ici pour montrer quelque chose à Yann. Au début, la sélection pouvait me bouffer la tête, mais plus maintenant », a-t-il tenté de convaincre, dans Le Parisien.
Quant à Gaël Monfils, après avoir alterné le très bon ces dernières semaines (finale à Anvers) et le très mauvais (défaites au premier tour à Chengdu, Pékin et Shanghaï), il s’est rayé de la liste des engagés pour Bercy la veille de son entrée en lice à Vienne, alors que son classement lui aurait permis d’intégrer le tableau final à la suite de plusieurs forfaits. Sans doute a-t-il jugé, fataliste, que ses chances d’être à Lille étaient quasi nulles, lui qui n’a plus joué une rencontre de Coupe Davis depuis que Noah est revenu aux commandes en Guadeloupe face au Canada, en mars 2016. Lors de la demi-finale à Zadar (Croatie), cette même année, il avait été prié par le capitaine de déguerpir après son forfait de dernière minute. « Depuis la Guadeloupe, c’est toujours un peu le même scénario. C’est-à-dire qu’il joue, puis quelques semaines avant [la Coupe Davis], il a un problème physique », ironisait Noah, en mars, au moment d’annoncer la composition de l’équipe qui s’apprêtait à affronter l’Italie en quarts.
Humbert, une percée à confirmer
La seule éclaircie de la saison est venue cet été d’Ugo Humbert, qui vient de franchir les portes du top 100 (92e la semaine dernière), lui qui était 378e en début de saison. Le Français de 20 ans s’est sorti des qualifications de l’US Open, a remporté son premier match en Grand Chelem dans le grand tableau, avant d’enchaîner deux finales dont une victoire en Challenger (la deuxième division du circuit).
Humbert devra compter sur un désistement de dernière minute pour participer, aux côtés de la relève du circuit – Denis Shapovalov, Stefanos Tsitsipas ou encore Alex de Minaur – au Masters de la Next Gen (moins de 21 ans), à Milan, du 6 au 10 novembre.

   


Lundi, au premier tour de Bercy, il n’a pas réussi à honorer son invitation pour le grand tableau, auteur de trop nombreuses fautes directes contre son compatriote Adrian Mannarino (4-6, 2-6). Ce dernier est, lui, toujours à la recherche de son premier titre sur le circuit, après avoir chuté en finale à Moscou il y a dix jours pour la… sixième fois de sa carrière.
La finale de Coupe Davis ? « Honnêtement, je ne me pose pas trop la question pour l’instant, répond Mannarino. Je pense être loin d’être le favori pour être sélectionné, sachant que ça se joue sur terre battue. Mais, même si ça ne se joue pas sur la même surface, si un joueur français joue très bien ici, il sera forcément en confiance. » 
Yannick Noah, peu importe ses choix, va devoir redoubler de positivisme.

        Lire aussi :
         

                Tennis : comment Novak Djokovic est redevenu le numéro un mondial






                            


                        

                        


<article-nb="2018/11/01/18-16">
<filnamedate="20181101"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181101"><AAMMJJHH="2018110118">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ La semaine noire des clubs français en Coupe d’Europe a relancé l’éternel procès de notre football national. Ce procès doit pourtant être équitable, estime notre chroniqueur Jérôme Latta.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤                     
                                                

La Ligue 1 est-elle (si) nulle ?

La semaine noire des clubs français en Coupe d’Europe a relancé l’éternel procès de notre football national. Ce procès doit pourtant être équitable, estime notre chroniqueur Jérôme Latta.



LE MONDE
 |    29.10.2018 à 17h27
 • Mis à jour le
29.10.2018 à 18h13
    |

                            Jérôme Latta








                        



   


Chronique. Depuis le temps que l’on proclame le déclin du championnat de France, celui-ci devrait en être aujourd’hui au niveau d’Andorre ou de Saint-Marin. Le sujet a tout du marronnier, et il a de nouveau poussé sur le terreau de l’hebdomas horribilis des clubs français en Coupe d’Europe.
Zéro victoire face à des adversaires pour certains modestes, il n’en fallait pas plus pour que notre goût de l’autodénigrement entre en émulsion au contact des éternelles carences de notre football de clubs.
Elle a toujours été (un peu) nulle
La frustration est sans doute avivée par l’écart entre les performances de la sélection nationale et celles des clubs, au lendemain d’une victoire en Coupe du monde. Mais on peut observer l’Angleterre pour se convaincre qu’une telle corrélation n’existe ni dans un sens, ni dans l’autre.
Cette frustration repose aussi sur un malentendu historique, qui consiste à prendre pour référence d’exceptionnelles années 1990, durant lesquelles le football de clubs français a connu son apogée avec ses sept finales continentales et ses deux uniques Coupes d’Europe. Juste avant la révolution industrielle du football.
Depuis une quinzaine d’années, la Liga, la Premier League, la Bundesliga et la Serie A sont bien installées en tête du coefficient UEFA, tandis que la Ligue 1 oscille entre le quatrième et le sixième rang.
Elle est à sa place
A une époque où les résultats sportifs sont de plus en plus indexés aux moyens financiers, le football français apparaît, en réalité, à sa place : celle de la cinquième puissance européenne – grâce à son vaste marché de consommateurs et à ses droits de diffusion.
En termes de prestige et d’attention, l’Espagne, l’Angleterre, l’Allemagne et l’Italie restent loin devant – malgré l’intérêt international récent suscité par l’AS Monaco et surtout le Paris-Saint-Germain.
Mais le PSG joue dans une autre cour, celle de la Ligue des champions, et la locomotive espérée est plutôt un TGV qui file sur d’autres rails que les TER de L1. Dans le monde, notre championnat vaut ce que valent ses droits de diffusion à l’étranger : une paille.

        Lire :
         

          OM - PSG : Ligue 1 cherche concurrents à Paris pour un semblant de suspense



Elle pourrait faire mieux
Logique, mais savoir ne pas rester à sa place, c’est aussi le propre du sport de haut niveau. La finale et la demi-finale de Ligue Europa atteintes par l’OM et l’OL en 2018 et en 2017 masquent mal le mépris des clubs français pour cette compétition – pourtant à leur portée. C’est le problème quand on joue plus la qualification pour la Coupe d’Europe que la Coupe d’Europe elle-même.
La faiblesse des projets sportifs, le manque d’audace sont des maux récurrents, qui compromettent le spectacle proposé, alors que le championnat de France souffre de son tropisme défensif et de son manque d’éclat.
Or, ni la direction technique nationale ni les entraîneurs ne font du football français un laboratoire du jeu dans lequel s’élaborerait un modèle séduisant et gagnant… Et quand des techniciens reconnus (Ancelotti) ou prometteurs (Jardim, Emery, Favre) arrivent de l’étranger, ils sont raillés et leurs séjours écourtés.
Elle pourrait être mieux dirigée
La France du football ne brille pas non plus par sa gouvernance. Même le meilleur président de club de l’époque, Jean-Michel Aulas, semble perdre pied. A Nantes, Paris, Marseille ou Lille, les dirigeants arrivés avec les investisseurs étrangers ont commis de graves erreurs de stratégie et de communication.
Bien que les clubs les plus nantis soient désormais dotés de stades modernes, ils continuent à se plaindre de la fiscalité ou de réclamer un système (encore) moins égalitaire en se déchirant au sein des instances.
De quoi s’inquiéter quant à l’usage qui sera fait de la future manne des droits télé, en forte augmentation dès 2020. L’absence de vision caractérise aussi un football qui méprise et maltraite absurdement ses supporteurs.
On l’aime quand même
Cette « Farmers League » que l’on moque à l’étranger est, pourtant, ce championnat où l’on forme et fait émerger de futures stars qui iront briller ailleurs, exploitant un fantastique vivier de jeunes joueurs. Elle sent le terroir qu’incarnent bien ses bucoliques multiplex du samedi soir.
C’est surtout la compétition où évoluent les clubs qu’on aime le plus – d’un amour plus difficile et ingrat que celui voué aux top teams glamoureuses, bardées de stars. On ne s’excusera pas d’avoir, dimanche après-midi, préféré Rennes-Reims au « classico » Barça-Real.
La Ligue 1 est dénigrée rituellement, mais on la chérit encore jusque dans sa manière de résister aux injonctions du grand spectacle footballistique mondialisé. On aimerait juste qu’elle fasse un effort pour nous rendre cette affection.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/11/01/18-17">
<filnamedate="20181101"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181101"><AAMMJJHH="2018110118">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ Une étude menée par des économistes montre que l’ordre des matchs du premier tour d’un Mondial ne devrait pas être aléatoire, afin d’éviter d’ultimes rencontres de poule sans enjeu ou gangrenées par une collusion.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ 
<article-nb="2018/11/01/18-18">
<filnamedate="20181101"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181101"><AAMMJJHH="2018110118">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ Avec le forfait, mercredi, de Rafael Nadal au tournoi de Paris, le Serbe, intouchable ces derniers mois, va retrouver la place de numéro un mondial, perdue il y a deux ans.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤                     
                                                

Tennis : comment Novak Djokovic est redevenu le numéro un mondial

Avec le forfait, mercredi, de Rafael Nadal au tournoi de Paris, le Serbe, intouchable ces derniers mois, va retrouver la place de numéro un mondial, perdue il y a deux ans.



LE MONDE
 |    29.10.2018 à 17h13
 • Mis à jour le
01.11.2018 à 09h07
    |

                            Douglas de Graaf








                        



   


Le tennis aussi a ses « remontadas ». Novak Djokovic va retrouver, à l’issue du Masters 1000 de Paris, la place de numéro un mondial, deux ans après l’avoir perdue. Et seulement huit mois après avoir retrouvé le circuit. Le Serbe, qui était sorti du top 20 mondial en début d’année (nº 22 en juin), bénéficie en l’occurrence du forfait de l’Espagnol Rafael Nadal au tournoi parisien, annoncé mercredi 31 octobre.
Mais ce retour sur la plus haute marche mondiale tient aussi à un parcours sans faute ces derniers mois. Vainqueur à Shanghaï le 14 octobre, Djokovic restait sur une série de 27 victoires en 28 rencontres avant le tournoi de Paris-Bercy. Série qu’il a confortée lors de son entrée en lice, mardi, en battant le Portugais Joao Sousa.
A 31 ans, Djokovic a retrouvé le sourire. Son tennis aussi. Il est redevenu lui-même : ce monstre de régularité qui avait imposé sa griffe sur le tennis mondial entre 2011 et 2016. Les états d’âme des derniers mois paraissent bien loin. En mars, il évoquait pourtant auprès de ses proches l’idée de raccrocher un mois après son opération au coude.
Mais à en croire son entraîneur Marian Vajda, « Nole » n’est pas seulement aussi fort qu’avant. Il l’est encore davantage. « J’ai trouvé un nouveau Novak, un Novak même encore meilleur », affirmait le Slovaque en Chine.
Voici trois raisons de le croire.

        Lire aussi :
         

                A l’US Open, Novak Djokovic a retrouvé corps et âme



Un mental remis à neuf
Il l’a dit lui-même après sa victoire à Shanghaï : « Vous avez vu le nouveau Novak. J’ai dû me réinventer et trouver ma propre formule pour le succès. Je l’ai trouvée et j’espère la garder le plus longtemps possible. »
Comme toujours au tennis, tout part de la tête. Et à ce niveau-là, Novak Djokovic a laissé derrière lui ses doutes nés paradoxalement de la victoire tant désirée à Roland-Garros en 2016. En juillet 2017, il disait « stop », à la suite d’une année d’errance, née de ce sentiment de vide, après avoir remporté le dernier tournoi du Grand Chelem qui lui échappait encore.
La pause de six mois a été bénéfique. Martin Vajda, son entraîneur de toujours, a remplacé Boris Becker (ainsi qu’Andre Agassi et Radek Stepanek, remerciés au printemps) et limité l’influence de Pepe Imaz, coach mental controversé que le joueur consulte encore à l’occasion du côté de Marbella en Espagne. « [Cette période] loin du circuit m’[a] permis de me régénérer en termes de motivation, d’inspiration, mais aussi de décider si je devais faire des ajustements dans mon jeu et avec ma raquette », souligne Djokovic.
La paternité l’a également changé. Père d’un fils, né en octobre 2014, et d’une fille, née en septembre 2017, le Serbe confie que « [s]a vie ne se résume plus au tennis ». A propos de son fils, « Nole » avait d’ailleurs glissé, après Wimbledon, qu’il avait été « l’une de [ses] plus grandes sources de motivation, si ce n’est la plus grande ». Le « Djoker » n’est peut-être plus cette machine à gagner dont on se demandait si elle était vraiment humaine, mais il semble moins mettre au pied de la lettre les conseils d’un Imaz sur la nécessité de relativiser la défaite.
Auprès de ses adversaires, Djokovic en impose de nouveau. Comme entre 2011 et 2016 quand il avait en partie match gagné en entrant sur les courts. « L’une des clés, c’est l’aura. En ce moment, je ne pense pas qu’il y ait un joueur qui parte confiant au moment de défier un Djokovic à son top niveau », assure David Law, commentateur de tennis pour des chaînes britanniques.

   


Un service au top
« Cela a toujours été une arme cachée, le coup très important dans mon jeu, le plus important », jure Novak Djokovic à propos de son service. Traduction : quand ce service va, Djokovic va. Le Serbe n’a évidemment pas la force de frappe et l’envergure d’un Marin Cilic (nº 6 mondial) ou d’un Kevin Anderson (nº 8), mais dispose d’autres qualités dans le domaine – « justesse et efficacité plutôt que vitesse et puissance », assure-t-il. 
A Shanghaï, où le Serbe n’a pas cédé une seule fois son engagement, cela s’est vu. Ou plutôt, cela ne s’était jamais vu auparavant. « Je ne suis pas sûr que ça me soit déjà arrivé. C’est vraiment une des meilleures semaines de ma carrière dans ce secteur. »
Troisième joueur de l’histoire à remporter un Masters 1000 sans se faire breaker, Djokovic a gagné 85 % de points après son premier service au cours du tournoi (158/186). Connu pour être l’un des meilleurs relanceurs de son sport, le joueur de 31 ans élargit encore sa palette, lui qui a dû modifier son geste au service après son opération au coude.
Son changement de raquette en début d’année n’est pas étranger à ce regain dans le domaine : « J’ai le sentiment que j’ai gagné en puissance et en angle au service », confiait-il en avril.
Une concurrence atone
Ce retour au sommet express a aussi été facilité par l’effritement de la concurrence. Quand celle-ci n’est pas tout bonnement absente. L’actuel numéro deux mondial n’a plus croisé la route du Suisse Roger Federer depuis deux mois (victoire en finale à Cincinnati) et celle de l’Espagnol Rafael Nadal depuis trois mois (victoire en demi-finales de Wimbledon).
Le décompte se perd pour deux autres de ses « meilleurs ennemis », déjà rangés des voitures pour cette saison 2018 : l’Ecossais Andy Murray, touché à la hanche, n’a d’ailleurs quasiment pas joué cette année, alors que le Suisse Stan Wawrinka se remet difficilement d’une blessure qui l’a éloigné six mois des courts.
Et Djokovic a encore de quoi sourire avec le tournoi de Paris cette semaine et le Masters de Londres (à partir du 11 novembre). Avant sa victoire à domicile à Bâle dimanche, Roger Federer réalisait une deuxième partie de saison en deçà des attentes, et les genoux de Nadal n’apprécient pas les surfaces rapides comme celle de Bercy et de Londres - en l’occurrence c’est un problème aux abdominaux qui a conduit l’espagnol à déclarer forfait mercredi 31 octobre à Paris.
Guère plus de résistance à opposer au Serbe parmi les autres prétendants : Juan Martin Del Potro, à nouveau blessé, ne devrait pas rejouer en 2018, Alexander Zverev (n° 5 mondial) s’est fait balayer par Djokovic à Shanghaï (6/1, 6/2) et la relève assurée par Stefanos Tsitsipas, Denis Shapovalov ou Daniil Medvedev paraît encore un peu tendre.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/11/01/18-19">
<filnamedate="20181101"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181101"><AAMMJJHH="2018110118">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ Le président du club anglais de Leicester, homme d’affaires aussi respecté que discret, est mort samedi dans l’accident de son hélicoptère.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤                     
                                                

Vichai Srivaddhanaprabha, le milliardaire qui a changé la destinée du club de Leicester

Le président du club anglais de Leicester, homme d’affaires aussi respecté que discret, est mort samedi dans l’accident de son hélicoptère.



Le Monde.fr avec AFP
 |    29.10.2018 à 16h36
 • Mis à jour le
29.10.2018 à 17h41
   





                        



   


Sa seule extravagance de milliardaire lui aura été fatale. Le président de Leicester City, le Thaïlandais Vichai Srivaddhanaprabha, avait pour seul péché mignon de quitter le stade de son équipe en hélicoptère. Celui-ci s’est écrasé aux abords du King Power Stadium, samedi 27 octobre, causant la mort de son propriétaire, ainsi que celles de quatre autres passagers. Un choc pour les habitants de Leicester, ville située dans le centre de l’Angleterre, qu’il a fait connaître dans le monde entier.
Le milliardaire de 60 ans, décrit comme humble et généreux, avait mené son club jusqu’à l’un des plus improbables exploits de l’histoire du football : le titre de champion conquis en 2016, au nez et à la barbe des grandes puissances du football anglais. Seulement six ans après le rachat pour 40 millions de livres d’un club alors moribond, qui végétait en deuxième division.
Un conte de fées du football moderne avec l’entraîneur italien Claudio Ranieri à la baguette, mais dont l’homme d’affaires thaïlandais avait été le véritable investigateur. Sans dépense mirobolante (selon les canons de la Premier League), Vichai Srivaddhanaprabha avait investi de manière ciblée, privilégiant l’éclosion de jeunes talents. Leicester a eu du nez avec l’attaquant vedette Jamie Vardy, déniché en cinquième division anglaise, ou le Français N’Golo Kanté (acheté à Caen) et l’Algérien Riyad Mahrez, recruté au Havre en Ligue 2.

   


« Nous lui devons tout »
Réputé proche de ses joueurs, Vichai Srivaddhanaprabha était également très apprécié des supporteurs de Leicester, un fait plutôt rare pour des propriétaires étrangers en Angleterre. Il faut dire qu’il savait les choyer. Les supporters de Leicester avaient ainsi eu droit à une bière gratuite et à des beignets pour célébrer son soixantième anniversaire, avant un match contre Newcastle en avril de cette année. Et le prix des abonnements avait été gelé ces quatre dernières saisons, tandis que Vichai Srivaddhanaprabha avait fait don de deux millions de livres sterling (2,5 millions de dollars) pour aider à construire un hôpital pour enfants.
« Vichai a choisi Leicester lorsque nous étions couverts de dettes, rappelle Ellis Greaves, un fan des Foxes (les renards, le surnom du club), qui a lancé une pétition en ligne pour qu’une statue soit érigée en l’honneur du président défunt. Il nous a sortis de là et a fait de nous ce que nous sommes aujourd’hui. Nous lui devons tout, à lui et sa famille. S’il vous plaît, si vous êtes un supporter de Leicester ou un fan de football, signez cette pétition pour qu’une statue soit érigée devant le King Power Stadium à sa mémoire. » En milieu de journée, cette pétition avait déjà recueilli plus de 16 000 signatures.
Malgré sa popularité, le Thaïlandais aux petites lunettes rondes était un personnage peu connu, qui a préféré laisser son fils Aiyawatt, dit « Top », jouer les premiers rôles en tant que vice-président du club.
Dimanche, le club a salué la « gentillesse » et la « générosité » de Vichai Srivaddhanaprabha, un « grand homme ». « C’est une tragédie pour le club. Je suis épouvantablement triste », a aussi réagi l’entraîneur français de Leicester, Claude Puel. De nombreux supporters de football ont afflué toute la journée aux abords du stade, pour déposer des bouquets de fleurs et des écharpes aux couleurs du club, ou se recueillir en silence.

https://t.co/hQSR0IDWWg— LCFC (@Leicester City)


require(["twitter/widgets"]);

« Je peine à trouver les bons mots… Mais pour moi, vous êtes une légende, un homme incroyable, [celui] qui avait le plus grand cœur, l’âme du Leicester City », a écrit sur Instagram, dans la nuit de dimanche à lundi, l’attaquant vedette Jamie Vardy, en légende d’une photographie de lui et de Vichai Srivaddhanaprabha souriants.
Les anciens du club se sont également exprimés. L’ex-international et joueur de Leicester Gary Lineker a confié sur Twitter avoir le « cœur brisé ». « Ce qu’il a fait pour Leicester est incroyable », a rappelé sur BBC5live Sven-Goran Erikssen, ancien manager du club, décrivant un homme « extrêmement généreux », présent à chaque match, avec sa famille.
« Ce n’était pas un héritier d’une riche famille mais un vrai battant »
L’homme d’affaires était à la tête d’une fortune aujourd’hui estimée à plusieurs milliards de dollars. Familier de la famille royale thaïlandaise, il avait construit l’activité de son groupe, King Power, à partir de 1989 avec, au départ, un seul magasin de Duty-Free à Bangkok, avant de décrocher, en 2006, la concession pour les magasins de Duty-Free du nouvel aéroport international de Bangkok, qui voit passer chaque année des millions de voyageurs.
« Ce n’était pas un héritier d’une riche famille mais un vrai battant », souligne le politicien Anutin Charnvirakul, saluant le « modèle pour la jeune génération », d’homme d’affaires avisé, incarné par Vichai. Fervent bouddhiste, Vichai a réussi à se ménager les faveurs des élites conservatrices, y compris du palais, qui lui a accordé le nom prestigieux de Srivaddhanaprabha.
En dépit de son poids économique et de ses ambitions internationales, King Power était, cependant, resté une entreprise très familiale. Et les quatre enfants de Vichai, deux filles et deux garçons tous trentenaires, font tous partie du comité exécutif du groupe.
Vichai Srivaddhanaprabha était aussi un familier des puissants de Thaïlande, au premier rang desquels la famille royale. Son nom, Srivaddhanaprabha, lui a été attribué en 2013 par le roi de Thaïlande. Amateur de polo, dont il était un joueur accompli, membre du Ham Polo Club de Londres, il côtoyait également des membres de la famille royale en Angleterre.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/11/01/18-20">
<filnamedate="20181101"><AAMM="201811"><AAMMJJ="20181101"><AAMMJJHH="2018110118">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ Rafael Nadal et Novak Djokovic évaluent l’opportunité d’aller ou non jouer en décembre à Djedda. Amnesty International presse la Juventus Turin et le Milan AC de ne pas disputer la Supercoupe d’Italie en janvier à Ryad.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤                     
                                                

La diplomatie par le sport de l’Arabie saoudite à l’épreuve du meurtre de Jamal Khashoggi

Rafael Nadal et Novak Djokovic évaluent l’opportunité d’aller ou non jouer en décembre à Djedda. Amnesty International presse la Juventus Turin et le Milan AC de ne pas disputer la Supercoupe d’Italie en janvier à Ryad.



LE MONDE
 |    29.10.2018 à 10h29
 • Mis à jour le
29.10.2018 à 15h19
    |

            Clément Martel








                        



   


Ils sont venus à Paris ferrailler pour le trône de numéro 1 mondial. Mais c’est au sujet d’un autre royaume que Rafael Nadal et Novak Djokovic ont été tenus de s’expliquer, dimanche 28 octobre. Avant l’ouverture du Masters 1 000 de Paris-Bercy, les numéros 1 et 2 mondiaux du tennis masculin ont répondu – pour le moins gênés – à des questions portant sur leur participation à une rencontre d’exhibition programmée pour la fin décembre à Djedda, en Arabie saoudite.
En cette période de vacance du circuit mondial, ce type de matchs dans des pays prêts à y mettre le prix est monnaie courante. Et les meilleurs joueurs du monde n’hésitent pas à courir le cachet durant l’intersaison. Ces dernières années, Nadal et Federer ont ainsi disputé des rencontres promouvant le modeste mais lucratif tournoi de Doha – sur un tapis volant – offrant à l’organisateur qatari de jolis clichés promotionnels.
Au moment où il a été signé, le contrat liant Nadal, Djokovic et le royaume saoudien n’avait pas l’odeur de soufre qu’il véhicule aujourd’hui. C’était avant le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi dans l’enceinte du consulat saoudien d’Istanbul. Selon des responsables turcs, cet opposant a été victime d’un meurtre soigneusement planifié et perpétré par une équipe d’agents venus de Ryad.

        Lire aussi :
         

                De la disparition à la crise diplomatique : l’affaire Khashoggi en quatre dates



Le 7 octobre, quelques jours après la disparition de Jamal Khashoggi et alors que des rumeurs commençaient à lier celle-ci à l’Arabie saoudite, Rafael Nadal et Novak Djokovic ont chacun publié un tweet promotionnel – chose courante dans ce genre de contrat – vantant le pays.
« On est en train d’évaluer la situation »
Conscients de l’image que renverrait la tenue d’une telle rencontre dans la ville royale de Djedda, les agents des joueurs s’activent désormais en coulisse pour tenter de rétropédaler. Mais le contrat – il est question d’un million de dollars par joueur – étant directement signé avec l’Autorité générale du sport saoudien, l’affaire est ardue.
D’où un difficile exercice d’équilibriste. « Quand ce type de choses se produit, c’est catastrophique, c’est terrible. Un journaliste a perdu la vie. Et je sais que des choses horribles se sont passées à l’intérieur de ce consulat, a reconnu Rafael Nadal. Donc on est en train d’évaluer la situation et on espère que les choses vont s’éclaircir le plus vite possible. »
Plus prudent encore, Novak Djokovic s’est retranché derrière son « apolitisme » pour ne pas piper mot quant au fond de l’affaire. « Malheureusement, on s’est retrouvés tous les deux attirés dans cette situation, a-t-il déploré, précisant que l’engagement avait été conclu voici plus d’un an pour préparer la saison. C’était une décision tennistique, professionnelle, à l’époque. Maintenant, je suis conscient de ce qui se passe avec l’Arabie saoudite. Quand on voit quelque chose de ce genre, bien entendu, on a un ressenti. Mais je ne peux pas vous en dire davantage. »
Ayant pour coutume de « rester professionnel et de respecter les gens vis-à-vis desquels [il s’est] engagé », le Joker attend « plus d’informations sur ce qui se passe, afin de pouvoir prendre une décision rationnelle pour savoir s’il convient d’y aller ou pas ».
Pressions d’Amnesty International
Autre sport, mêmes interrogations. Amnesty International a pressé, samedi, la Juventus Turin et le Milan AC de boycotter la Supercoupe d’Italie, dont la délocalisation en janvier 2019 à Ryad avait été annoncée en grande pompe en juin par l’Autorité générale du sport saoudien. Une pratique habituelle dans nombre de championnats européens – la France a ainsi disputé son trophée des champions à Shenzhen, en Chine, cette année.

The chairman of the GSA, his excellency Turki Al-Shiekh signs a contract with the CEO of Serie A, Mr. Marco Brunell… https://t.co/KbNhsYQsau— gsaksa_en (@General Sports Authority)


require(["twitter/widgets"]);

Selon plusieurs médias italiens, l’accord entre l’Arabie saoudite et la Ligue nationale professionnelle Série A (Lega Serie A) rapportera sept millions d’euros – que se partageront les deux clubs et la Ligue. Après la Libye, la Chine, les Etats-Unis et le Qatar, l’Italie a choisi Ryad pour héberger les éditions 2018-2019 et 2020 de sa « Supercoppa ».
Cette décision a été regrettée par le dernier ministre des sports italien – l’actuel gouvernement Conte a supprimé le poste –, Luca Lotti (centre gauche). Ce dernier s’est ému sur Facebook de « la nouvelle terrifiante de la mort horrible » du journaliste Khashoggi et a appelé à « empêcher le football italien d’écrire une page sombre » de son histoire.
« Même avant le meurtre de Jamal Khashoggi, l’Arabie saoudite présentait un épouvantable bilan à propos des droits de l’homme, a rappelé le responsable de la section politique d’Amnesty International au Royaume-Uni, Allan Hogarth. Les grands clubs, comme la Juventus et l’AC Milan, doivent comprendre que leur participation à des événements sportifs dans ce pays pourrait être considérée comme une caution sportive. »
Levier de communication
Depuis 2016, le sport est l’un des leviers de communication sur lequel s’appuie l’Arabie saoudite pour essayer de casser son image de pays conservateur. A la suite du prince héritier Mohammed Ben Salman, le pays a multiplié les initiatives – illustrées notamment par l’ouverture des stades de football aux femmes – liées au sport.
« Toutes ces initiatives visent à augmenter l’influence saoudienne, analyse James Dorsey, chercheur à l’Ecole d’études internationales S. Rajaratnam à Singapour. Ils se servent du sport pour des raisons politiques, et ça a augmenté ces dernières années. »
Outre le match Nadal-Djokovic, d’ici à la fin de l’année, un combat de catch organisé par la surpuissante WWE (World Wrestling Entertainment), suivi d’une étape du Tour européen de golf doivent se dérouler dans le royaume saoudien. Des engagements sur le long terme - les contrats courent sur plusieurs années – à même d’offrir des retombées positives au pays.
Les exemples ne manquent pas dans l’histoire de régimes autoritaires utilisant le sport comme levier de communication. Difficile d’offrir une image plus ouverte que celle d’un stade plein acclamant des athlètes du monde entier. La dernière Coupe du monde, en Russie, a ainsi servi au « soft power » de Vladimir Poutine.
Et quand les dizaines de milliers de supporteurs du stade de Ryad célèbrent Neymar et consorts, le 16 octobre, lors de la délocalisation de la rencontre amicale Brésil-Argentine, « c’est le même mécanisme qui s’opère », estime James Dorsey. Pour lui, les sportifs, Nadal et Djokovic en tête, « ne devraient pas ignorer ce qu’implique de jouer ce jeu, quitte à perdre de l’argent ».

Retrouvez nos articles et analyses sur l’affaire Khashoggi
De la disparition à la crise diplomatique : l’affaire en quatre datesComment l’Arabie saoudite est revenue sur ses déclarationsLes zones d’ombre et les incohérences de la version saoudienneLe sommet économique de Riyad, enlisé dans l’affaire.Le prince héritier Mohammed Ben Salman, dans la tourmente.La relation entre les Etats-Unis et l’Arabie saoudite.La tribune « Mohammed Ben Salman, l’erreur de casting »





                            


                        

                        

