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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ Des centaines de salariés se sont rassemblés, jeudi, après une enquête accusant Google d’avoir dissimulé des cas de harcèlement sexuel.
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Google : mouvement de protestation des employés contre le harcèlement sexuel

Des centaines de salariés se sont rassemblés, jeudi, après une enquête accusant Google d’avoir dissimulé des cas de harcèlement sexuel.



LE MONDE
 |    01.11.2018 à 13h59
 • Mis à jour le
01.11.2018 à 18h20
   





                        



   


« Salut. Je ne suis pas à mon bureau parce que je vais participer, en solidarité avec d’autres employés de Google, à un rassemblement pour protester contre le harcèlement sexuel, les agressions sexuelles, le manque de transparence et une culture d’entreprise qui ne marche pas pour tout le monde. Je reviendrai à mon poste plus tard. »
Tel est le message que certains employés de Google ont laissé sur leur bureau jeudi 1er novembre, à l’occasion d’une journée de mobilisation baptisée « #Googlewalkout ».
Les organisateurs attendaient 1 500 participants, dans une vingtaine de bureaux du monde, mais ce chiffre pourrait être plus important au vu des images des rassemblements qui circulent depuis jeudi matin sur les réseaux sociaux. En fin d’après-midi, ils avaient eu lieu aux quatre coins du monde, à New York, Singapour, Londres, Dublin, Zurich, Toronto ou encore Chicago, avant que la journée ne démarre en Californie, où se trouve le siège social de l’entreprise.
48 licenciements

   


Cette mobilisation intervient quelques jours après la publication, jeudi 25 octobre, d’une enquête du New York Times, selon laquelle Google a passé sous silence plusieurs affaires d’agression ou de harcèlement sexuel. Le quotidien américain évoque ainsi le cas d’Andy Rubin, le créateur du système d’exploitation mobile Android, qui a quitté l’entreprise en 2014 après avoir, selon le New York Times, été accusé par une employée de l’avoir forcée à lui faire une fellation. Or, assure le journal, l’homme aurait bénéficié de 90 millions de dollars d’indemnités de départ – ce qui n’avait rien d’obligatoire –, d’un message d’hommage de la part de Larry Page, cofondateur de Google, et du silence de l’entreprise sur l’affaire.
L’article évoquait également le cas de Richard DeVaul, un des dirigeants de X, le prestigieux laboratoire d’Alphabet (la maison mère de Google) chargé des projets « fous » de l’entreprise – X est par exemple à l’origine des Google Car et des Google Glass. Celui-ci est accusé d’avoir affirmé devant une candidate à l’embauche être polyamoureux, l’avoir invitée à un festival et lui avoir demandé de se déshabiller pour la masser. Après la publication de l’article du New York Times, Richard DeVaul a démissionné – sans bénéficier d’indemnités de départ, a assuré l’entreprise au même journal.
En réponse à cette enquête, le PDG de Google Sundar Pichai et la responsable des ressources humaines Eileen Naughton avaient annoncé avoir licencié, au cours des deux années passées, 48 personnes pour des cas de harcèlement ou agression sexuelle, dont treize hauts responsables, en assurant qu’aucune d’entre elles n’avait reçu d’indemnités de départ. Andy Rubin a, quant à lui, nié les informations du New York Times, évoquant « une campagne de diffamation ».
« Les mesures concrètes ont été très rares »

   


Les discours des dirigeants de Google n’ont, semble-t-il, pas suffi à apaiser une partie des salariés de l’entreprise, qui prévoient de se mobiliser jeudi. « Alors que Google se présente comme le champion de la diversité et de l’inclusion, les mesures concrètes pour combattre le racisme systémique, promouvoir l’équité et mettre un terme au harcèlement sexuel ont été très rares », ont écrit les organisateurs sur une plate-forme interne, dans un message que le New York Times a pu consulter.
Ces employés ont publié une liste de leurs revendications, exigeant, par exemple, la fin des arbitrages privés dans les cas de harcèlement sexuel et de discrimination – qui peuvent empêcher l’employé de porter plainte ou de rendre l’affaire publique. Ils réclament également la fin de l’inégalité des salaires et des chances, un rapport de transparence sur le harcèlement sexuel et un dispositif « clair, uniforme et inclusif » pour signaler les cas de harcèlement sexuel « de façon sécurisée et anonyme ». Enfin, ils souhaiteraient que le responsable des questions de diversité dans l’entreprise soit en lien direct avec le PDG et conseille directement le conseil d’administration – lequel devrait, selon eux, intégrer un représentant des salariés.
Les femmes minoritaires chez Google

   


Google, qui compte plus de 85 000 employés dans le monde, est principalement composée d’hommes (69,1 %), selon les chiffres de l’entreprise. Un taux qui monte à 74,5 % sur les postes à responsabilité et 78,6 % sur les postes directement liés à la technologie. Google a toujours assuré prendre cette question à cœur et faire des efforts pour diversifier son entreprise (par ailleurs composée majoritairement de personnes blanches). La publication d’un rapport annuel sur le sujet fait partie des mesures prises ces dernières années, où l’on constate qu’en 2014 83,4 % de l’effectif total de l’entreprise était masculin. Google a aussi annoncé au fil des années des formations pour lutter contre les préjugés, des dons à des organisations travaillant sur ces problématiques, ou encore un congé de parentalité plus égalitaire pour les hommes et les femmes.
L’entreprise fait néanmoins l’objet de poursuites de la part d’anciennes employées, qui accusent l’entreprise de moins payer les femmes – ce que Google conteste. Le ministère américain du travail enquête, quant à lui, sur la question.
Plusieurs mobilisations ces derniers mois
Par ailleurs, le manifeste publié l’an dernier par un employé de Google, James Damore, contestant la politique de diversité de l’entreprise, avec des passages sexistes, avait provoqué un grand débat en interne – et le licenciement de l’auteur du texte.
Ces derniers mois, les salariés de Google ont à plusieurs reprises fait entendre leur voix, pour exprimer leur mécontentement sur différents dossiers. Ils s’étaient notamment opposés à la participation de l’entreprise au projet Maven du Pentagone, visant à exploiter des technologies d’intelligence artificielle (IA) pour analyser des images de drones. Face à la fronde, Google avait finalement mis un terme à ce partenariat et s’était engagé à ne jamais mettre ses technologies d’IA au service de l’armement.
Cet été, les employés ont aussi exprimé leur mécontentement après avoir appris que l’entreprise réfléchissait au possible retour de son moteur de recherche en Chine, dans une version adaptée à la censure imposée par le régime.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ La répression de protestations contre la politique de recrutement du groupe minier Vale-BSGR avait fait six morts en 2012, dans le sud-est.
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Compte rendu

Les victimes survivantes d’un massacre en Guinée saisissent la justice internationale

La répression de protestations contre la politique de recrutement du groupe minier Vale-BSGR avait fait six morts en 2012, dans le sud-est.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-11-01T11:14:33+01:00"

        Le 01.11.2018 à 11h14






    
La région du mont Simandou, dans le sud-est de la Guinée, recèle l’un des plus grands gisements de minerai de fer au monde.
Crédits : Stringer . / REUTERS


Les victimes survivantes d’un massacre de six villageois survenu en 2012 en Guinée ont porté plainte dans leur pays contre une société minière qu’elles accusent de complicité, puis devant la cour de justice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) contre l’Etat guinéen, a appris l’Agence France-Presse (AFP), mercredi 31 octobre, auprès d’ONG.
Le 4 août 2012 vers minuit, à Zogota (sud-est), les forces de défense et de sécurité avaient tiré sur des villageois qui protestaient depuis plusieurs jours contre la politique de recrutement du consortium Vale-BSGR en Guinée (VBG) – alors titulaire d’une concession d’exploitation du fer dans cette zone du gisement du Simandou –, « tuant six habitants, en blessant plusieurs autres, incendiant des habitations et arrêtant et torturant plusieurs autres personnes », a précisé l’association Les mêmes droits pour tous (MDT) dans un communiqué.

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Le 11 septembre 2018, cette ONG a déposé une plainte au nom des victimes devant le procureur de N’Zérékoré contre la société minière pour sa « responsabilité présumée dans les assassinats, arrestations et détentions arbitraires, la torture [d’habitants de Zogota], la destruction de biens privés, etc. ».
« Ils sont venus la nuit, tandis que les gens dormaient. Nous avons été réveillés par le son des tirs […], les gens sont sortis voir ce qui se passait [et] ils ont abattu nos pères et frères », a déclaré le chef du village et du collectif des victimes, Kpakilé Gnédawolo Kolié, cité dans le communiqué.
Première plainte en 2013
Selon l’ONG, la compagnie minière avait « étroitement collaboré avec les forces de l’ordre » en « aidant à planifier l’action », en ravitaillant des véhicules en combustible et en en mettant d’autres à leur disposition. « La police et l’armée disent que c’était une mission d’arrestation légitime et non une attaque répressive. Et la compagnie affirme n’avoir rien à voir dans cette attaque. Mais ces dires ne correspondent pas aux preuves collectées sur le terrain », estime le directeur d’Advocates for Community Alternatives, Jonathan Kaufman, qui appuie MDT, tout comme la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH).

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Dans une réaction transmise mercredi à l’AFP par courriel, le groupe brésilien Vale, associé à celui du milliardaire franco-israélien Beny Steinmetz (BSGR) au sein du consortium VBG, a nié toute implication dans des violences. « Vale souligne n’avoir jamais entrepris ni soutenu aucun acte de violence à Zogota. En 2012, le camp de VBG avait été envahi par des manifestants et les installations avaient été endommagées. Pour des raisons de sécurité, les employés avaient été évacués, indique notamment le groupe. Vale condamne fortement tout acte de violence et se conforme aux plus hautes normes internationales concernant les droits de l’homme. »
Une première plainte avait été déposée en 2013 par MDT, contre cinq responsables des services de sécurité. « Nous n’avons reçu aucune réponse de l’Etat guinéen depuis le dépôt de ces plaintes contre les responsables des services de sécurité et contre Vale-BSGR », a indiqué à l’AFP M. Kaufman. Les victimes viennent donc de saisir la cour de justice de la Cedeao, dont le siège est à Abuja, au Nigeria.

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Elles accusent les autorités de Conakry de « violation du droit la vie, à ne pas être torturé et à ne pas être arrêté arbitrairement » et d’avoir failli à leur « obligation d’enquêter, poursuivre et punir les auteurs ». Elles leur reprochent également de n’avoir pas « apporté des réparations aux victimes de crimes commis par des agents de l’Etat ou d’autres, tels que la compagnie minière Vale-BSGR », a expliqué M. Kaufman.


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LE MONDE
 |    01.11.2018 à 10h21
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01.11.2018 à 14h08
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                            Audrey Delaporte et 
                            Audrey Lagadec








                        



   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Les Palaos, minuscule Etat insulaire, qui se veulent pionniers en matière de protection de l’environnement, entendent faire face aux défis présentés par l’explosion du tourisme sur leur territoire.
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Un archipel du Pacifique bannit la crème solaire pour sauver son corail

Les Palaos, minuscule Etat insulaire, qui se veulent pionniers en matière de protection de l’environnement, entendent faire face aux défis présentés par l’explosion du tourisme sur leur territoire.



Le Monde.fr avec AFP
 |    01.11.2018 à 10h09
 • Mis à jour le
01.11.2018 à 12h21
   





                        



   


L’Etat souverain des Palaos, 459 kilomètres carrés, c’est un peu plus de 20 000 habitants répartis sur une poignée d’îles paradisiaques isolées au beau milieu de l’océan Pacifique, à mi-chemin entre l’Australie et le Japon. Cette république de poche, minuscule et isolée, vient pourtant de prendre une décision majeure, une première mondiale. A partir de 2020, le territoire de l’archipel sera interdit à tout type de crème solaire.
Bien que les Palaos ne fassent généralement pas les titres de la presse internationale, la petite république insulaire est bien connue des amateurs de plongée sous-marine qui apprécient particulièrement la beauté de ses récifs coralliens. Or le soleil brille aux Palaos et les crèmes qu’utilisent les touristes pour s’en protéger sont toxiques pour les coraux qu’ils viennent admirer. Un porte-parole du président des Palaos Tommy Remengesau a indiqué à l’Agence France-Presse que la recherche scientifique avait démontré que les produits chimiques entrant dans la composition de la plupart des crèmes solaires étaient toxiques pour le corail, même à dose infime.
Un archipel pionnier en matière de protection marine
Les sites de plongée des Palaos accueillent en moyenne chaque heure quatre bateaux bondés de touristes, faisant craindre aux autorités que les récifs n’en soient au point de non-retour. « Cela équivaut chaque jour à des litres de crème solaire qui vont dans la mer dans les spots célèbres pour la plongée et le masque et tuba », a déclaré le porte-parole à l’AFP.
A partir de 2020, toute personne important ou revendant des crèmes solaires sera passible d’une amende de 1 000 dollars. L’Etat américain d’Hawaï, dans le Pacifique également, avait annoncé une interdiction similaire en mai, qui entrera en vigueur en 2021. Les touristes se verront confisquer leurs tubes en arrivant. Les Palaos, qui sont le premier Etat souverain à faire de même, se veulent pionniers en matière de protection marine : l’archipel avait créé en 2009 le premier sanctuaire pour requins au monde, ce qui eut pour conséquence d’interdire leur pêche dans toute sa zone économique exclusive (ZEE), soit 630 000 kilomètres carrés.
Depuis décembre 2017, les touristes sont contraints par les autorités de l’archipel de s’engager à respecter l’environnement et de prêter serment. Et pour cause, leur nombre, qui ne cesse d’augmenter, est une menace pour les fragiles équilibres naturels de l’île. En 2016, l’archipel a accueilli 150 000 touristes, une hausse de 70 % par rapport à 2010, faisant pression à la fois sur les infrastructures, l’environnement et le paysage.

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Des problèmes d’airbag sont en cause pour ce nouveau rappel, le troisième annoncé par le groupe automobile depuis septembre.
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Toyota : plus de 1,6 million de véhicules rappelés par le constructeur

Des problèmes d’airbag sont en cause pour ce nouveau rappel, le troisième annoncé par le groupe automobile depuis septembre.



Le Monde.fr avec AFP
 |    01.11.2018 à 09h28
 • Mis à jour le
01.11.2018 à 09h57
   





                        


Après deux rappels depuis septembre, Toyota fait face à un nouveau coup dur. Jeudi 1er novembre, le constructeur japonais a annoncé le rappel de plus de 1,6 million de véhicules dans le monde pour des problèmes d’airbag. Dans une notice d’information transmise à l’Agence France-Presse, le groupe automobile indique que le système d’airbag actuel pourrait être sujet à des courts-circuits internes dont les conséquences pourraient être graves pour les conducteurs et les passagers en cas d’accident.
Dans certains cas, les airbags et les dispositifs qui permettent aux ceintures de se bloquer lors d’un choc violent et d’éviter la projection en avant des occupants du véhicule pourraient être désactivés. Dans d’autres cas, ces systèmes pourraient se déployer par inadvertance. Cette malfaçon concerne 1,06 million des automobiles en cause. Les 600 000 autres doivent être équipées côté passager d’un nouveau gonfleur d’airbag, le système actuel présentant un risque de déploiement anormal en cas d’accident.
Début septembre déjà, Toyota avait averti plus d’un million de propriétaires de véhicules hybrides d’un possible risque d’incendie. Un mois plus tard, le groupe japonais rappelait 2,43 millions de voitures, des Prius, une de ses gammes vedettes fonctionnant également avec une technologie hybride à double motorisation essence-électricité.

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ Victimes collatérales du krach, les élèves diplômés entre 2008 et 2010 ont souvent dû réviser leurs plans de carrière.
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Ecoles de commerce : les promos de la crise de 2008, passées par pertes et profits

Victimes collatérales du krach, les élèves diplômés entre 2008 et 2010 ont souvent dû réviser leurs plans de carrière.



LE MONDE
 |    01.11.2018 à 07h30
    |

            Soazig Le Nevé








                        



   


« J’avais 25 ans, je n’avais jamais bossé et je me disais que j’allais être périmé d’ici peu. » Dix ans plus tard, les sueurs froides de Jean-François Fruchtman glacent encore sa voix. Lorsque la banque américaine Lehman Brothers s’effondre, le 15 septembre 2008, il sort tout juste de l’ESCP. « J’étais en stage de fin d’études et je cherchais mon vrai premier job, narre-t-il. De manière sidérante, sur le portail d’emplois de l’école, on est passé de 30 nouvelles offres par jour à seulement 10 pour l’ensemble du mois de septembre ! On sentait que les entreprises n’auraient pas besoin de nous tout de suite… »

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Convaincus depuis des années que les plus grands groupes viendraient les chercher à peine sortis de l’école, Jean-François et ses copains de promo voient soudain s’effondrer leurs plans de carrière. « C’était désespérant. On se battait pour un bout de volontariat international en entreprise (VIE), pour un CDD… Tout était totalement bouché », se remémore-t-il.
Cette glaciation inquiète la Conférence des grandes écoles (CGE) : 40 % des diplômés de la promo 2009 sont au chômage, contre 25 % en 2008. « Il faudra veiller à ce que ce difficile démarrage ne les poursuive pas tout au long de leur carrière », déclare Bernard Ramanantsoa, alors directeur de HEC et vice-président de la CGE.
« Je suis passé entre les gouttes, se réjouit Maxime*, un ancien de l’Essec sorti fin 2010 et désormais installé au Japon. Les entreprises qui avaient gelé leurs embauches à la suite de la crise les rouvraient avec de bonnes conditions. Mais, juste après ma sortie, le marché s’est refermé avec la crise de la dette et la recherche d’emploi a été difficile pour les promotions suivantes. »
Petits fours et recrutements
« Le krach aura eu au moins une vertu : désormais, les écoles de commerce ne vendent plus à leurs élèves que tout sera facile pour eux », commente aujourd’hui Jean-François Fruchtman, devenu directeur du cabinet de recrutement Upward Consulting. « Cette crise a sonné le glas des ambitions de carrière et de fortune de mes camarades », confirme Léopold*, qui a rejoint la fonction publique après trois années dans la finance.

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A son arrivée à l’Essec en 2007, le jeune homme découvre que « l’un des grands espoirs » de sa génération est de « faire fortune dans la finance » pour pouvoir réaliser, à 30 ans, toutes ses envies. « Beaucoup disaient sans rire : “Quand je serai millionnaire, je ferai du parapente, je ferai le tour du monde…” »
« On était arrivé à des sommets de complexité que seules quelques personnes étaient en mesure de comprendre. » Léopold, ancien élève en école de commerce
Dans les couloirs, les entreprises du secteur financier « distribuaient champagne et petits fours dans leurs présentations et recrutaient à tour de bras avec des salaires astronomiques », raconte Maxime*. Il n’est alors pas rare qu’un stagiaire envoyé à la City touche jusqu’à 7 000 livres par mois (8 000 euros). « Mais les métiers de la finance n’intéressaient qu’une minorité d’étudiants, pas plus de 20 à 25 % de ma promo », nuance-t-il.
Une minorité qui revendique bel et bien sa supériorité, non sans arrogance. « Les élèves qui voulaient faire du trading ou de la banque d’investissement étaient perçus comme les stars du moment », souligne Jean-François Fruchtman. Sans surprise, c’est en cours de finance qu’ils se montrent les plus assidus.

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Deux types d’enseignements sont alors dispensés. « D’un côté, on étudiait la finance d’entreprise, les bilans et les ratios financiers en vue d’exercer le métier de comptable ou de directeur financier, détaille Léopold*. De l’autre, on nous enseignait une économie plus mathématisée, celle des produits financiers, un peu ésotérique mais très intelligente. On était arrivé à des sommets de complexité que seules quelques personnes étaient en mesure de comprendre. »
Odeur de soufre
Les écoles de commerce encourageaient-elles la finance à risque ? Sorti de l’ESCP Europe en 2008, Florent Pons récuse cette idée. Il garde encore en tête un cours de finance de marché consacré à la gestion de portefeuilles où l’affaire Kerviel, révélée en janvier 2008, était fréquemment évoquée. « Je me souviens des explications du professeur pour comprendre en quoi les prises de position de Kerviel sur le marché étaient aberrantes en termes de gestion des risques », rapporte-t-il.
Et depuis la crise, les écoles ont sorti des garde-fous. « Nous avons renforcé l’esprit critique de nos étudiants en partant de données réelles et non de simulations », affirme Sami Attaoui, professeur de finance à Neoma. Ici comme ailleurs, de nouveaux cours ont intégré les emplois du temps, intitulés « Crise financière et responsabilités » ou bien « Ethique dans les marchés financiers ». « Le krach et l’émergence de nouveaux métiers, notamment l’ouverture de carrières d’entrepreneurs/start-upeurs, ont certainement changé la donne par rapport aux promotions précédentes biberonnées au Loup de Wall Street and co », résume Anne-Laïs Lemarchand, sortie en 2009 de l’Essec, en évoquant le fameux film de Martin Scorsese qui valut un Golden Globe à Leonardo DiCaprio.

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L’objectif est désormais des plus clairs : « Il faut que cesse cette façon de se dire : “On vend, le reste on s’en fout” », assène Sami Attaoui. Professeure à Grenoble Ecole de management (GEM), Sandrine Ansart estime qu’il ne faut pas jeter la pierre aux écoles de commerce. « Ce krach n’était pas lié à nos écoles mais aux valeurs et aux pratiques existantes à un instant T qui modelaient le système économique et social, le mode de fonctionnement des entreprises, et donc de la société, décrypte-t-elle. Etre critique vis-à-vis du système n’est pas une posture évidente. Et nous, enseignants-chercheurs, avons un avantage que les salariés d’une banque ou d’une entreprise ont moins aisément : la possibilité d’agir. »
« Nos étudiants actuels n’avaient que 10-12 ans en 2008. Pour eux, c’est de l’histoire, au même titre que la crise de 1929 ! » Un professeur de finance
Dans le groupe d’amis de Léopold*, quelques-uns se sont accrochés pour pouvoir travailler dans la finance, à Londres ou à New York. « Ils n’ont pas été aussi bien payés qu’ils l’imaginaient… Et ils ont d’ailleurs changé totalement de métier », rapporte-t-il. Telle cette amie de HEC, « sales » chez Barclays, qui travaille aujourd’hui à Amnesty International, ou cet autre de l’Essec qui a cravaché des années dans le « private equity » (le capital-investissement des grosses fortunes) et vient de tout plaquer pour monter son commerce à Lyon : une boutique spécialisée dans la vente de « légumes moches »…
Mais parce qu’elle garde « une odeur de soufre », la finance à risque pourrait bien continuer d’attirer. « Il y a tellement d’argent ! », s’exclame Léopold*. Certes, dit-il, « les banques ne brassent plus la majeure partie des hausses de cours boursiers mais les hedge funds et le “private equity” ont pris la suite. Faire fortune facilement, c’est toujours possible en 2018. Car ce qui n’a pas changé, c’est l’exubérance. »

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Ces nouvelles dérives, le professeur de finance Sami Attaoui les redoute lui aussi, en particulier dans le domaine des fintech, où prospère une myriade de start-up innovantes en technologies financières. « Nos étudiants actuels n’avaient que 10-12 ans en 2008, rappelle-t-il. Je m’aperçois qu’ils ne comprennent pas ce qui s’est passé. Pour eux, c’est de l’histoire, au même titre que la crise de 1929 ! » Ils n’ont donc plus la même lecture que leurs aînés qui ont ressenti le choc eux-mêmes. « J’ai très peur que ces nouvelles promotions reproduisent les mêmes erreurs en tombant dans les mêmes excès. »
* Les prénoms ont été modifiés.

« Le Monde » organise son Salon des grandes écoles les 10 et 11 novembre
La 13e édition du Salon des grandes écoles (SaGE) aura lieu samedi 10 et dimanche 11 novembre à Paris, aux Docks, Cité de la mode et du design (13e arrondissement), de 10 heures à 18 heures.
Plus de cent cinquante écoles de commerce, d’ingénieurs, IAE, IEP, écoles spécialisées et prépas y seront représentées, permettant d’échanger sur les différents programmes et leur accessibilité (post-bac, post-prépa ou après un bac + 2, + 3 ou + 4). Lycéens, étudiants et parents pourront également assister à des conférences thématiques animées par des journalistes du Monde Campus. Une équipe de vingt « coachs » pourra également conseiller lycéens, étudiants et parents pour définir leur projet d’orientation, préparer les concours ou rédiger leur CV.
L’entrée en sera gratuite, la préinscription en ligne est conseillée pour accéder plus rapidement au Salon. Liste des exposants et informations pratiques sont à retrouver sur le site Internet du SaGE.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Un locataire doit présenter au minimum l’équivalent de 3 285 euros de revenus nets mensuels pour obtenir un logement dans la capitale.
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Se loger à Paris coûte en moyenne 1 065 euros par mois

Un locataire doit présenter au minimum l’équivalent de 3 285 euros de revenus nets mensuels pour obtenir un logement dans la capitale.



LE MONDE ARGENT
 |    01.11.2018 à 06h00
 • Mis à jour le
01.11.2018 à 06h33
    |

                            Nathalie Coulaud








                        



   


Il faut 1 065 euros par mois en moyenne pour se loger à Paris, selon une étude que vient de réaliser le site de mise en relation des propriétaires avec les locataires LocService.fr. Cela signifie que le locataire devra présenter des revenus équivalents à 3 285 euros net au minimum pour accéder au logement si le propriétaire demande des revenus équivalents à trois fois le montant du loyer.

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                Sous-louer un logement, une activité risquée



Mais il faut parfois percevoir des revenus quatre fois supérieurs au montant du loyer, ce qui rend encore plus difficile l’accession au logement, notamment pour les étudiants qui représentent 45 % des candidats locataires.
Le budget moyen des locataires pour se loger à Paris est de 992 euros et reste donc inférieur à la moyenne des loyers pratiqués, signe d’un marché très tendu.
Selon LocService.fr, le loyer moyen à Paris est de 35,30 euros par mètres carrés charges comprises pour une surface de 31 m2. Le 6e arrondissement reste le plus cher de la capitale, avec un loyer moyen, charges comprises, de 43,60 euros/m2 suivi par le 8e (42 euros par m2), puis le 2e (40,80 euros par m2). Le 19e reste le moins cher, avec 31,30 euros par m2.
Limiter les abus les plus criants
Les chambres se louent à Paris en moyenne 572 euros pour une surface de 12 m2, les studios 855 euros pour 21 m2 et les appartements T1 983 euros pour 27 m2. Pour les appartements T2, la surface moyenne constatée est de 39 m2 et le loyer moyen de 1 282 euros, un T3 de 61 m2 se loue 1 815 euros et les très grands appartements se sont négociés en moyenne 2 471 euros charges comprises.
L’Observatoire des loyers de l’agglomération parisienne (OLAP) qui analyse les loyers hors charge estime, quant à lui, que le loyer moyen à Paris était de 22,90 euros/m2 soit 710 euros par mois pour 31 m2 en 2017.
« Ce niveau de loyer est très élevé pour les locataires mais l’encadrement des loyers peut permettre d’améliorer la situation », pense David Rodrigues, responsable juridique à l’Association Consommation, logement cadre de vie (CLCV).
La loi portant évolution du logement, de l’aménagement et du numérique (Elan) qui vient d’être votée définitivement au Parlement prévoit de remettre en vigueur ce dispositif qui fixe des plafonds de loyer maximum. Mais, si cette disposition peut limiter les abus les plus criants, elle ne peut pas changer la nature du marché.
Airbnb aggrave la situation
« Le développement d’Airbnb qui grignote de plus en plus de logements dans le centre de Paris aggrave la situation. Les logements pour les locations à l’année étant plus rares, cela accentue la tension du marché en dépit des pressions exercées par la municipalité pour limiter Airbnb », constate Richard Horbette, fondateur de LocService.fr.

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Pour trouver un logement correspondant à leurs moyens, les locataires peuvent choisir la banlieue, mais les loyers charges comprises de la petite couronne sont également élevés : ils se situent à 23,77 euros le mètre carré. Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) est la commune la plus chère après Paris (29,80 euros/m2). La grande couronne est plus accessible avec des prix de 18,10 euros/m2 en moyenne.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Si universaliser le système des pensions parait une idée juste, les choix de réforme du gouvernement sont sources d’injustice notamment pour les enseignants, explique l’économiste Gérard Fonouni dans une tribune au « Monde ».
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« Vouloir mettre à égalité tout le monde devant la retraite crée des injustices »

Si universaliser le système des pensions parait une idée juste, les choix de réforme du gouvernement sont sources d’injustice notamment pour les enseignants, explique l’économiste Gérard Fonouni dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE
 |    31.10.2018 à 17h23
    |

Gérard Fonouni (Professeur agrégé d’économie et gestion)







                        



                                


                            

Tribune. Après l’assouplissement du marché du travail instauré par la loi travail en janvier 2018, notre système de retraite pourrait à son tour être touché par la flexibilité. Conçu au lendemain de la seconde guerre mondiale, ce régime de répartition repose sur un principe de solidarité entre les générations selon lequel les retraites sont payées par les cotisations des actifs occupés.
En 2025 ce système alors vieux de quatre-vingts ans sera remplacé par un régime universel par points. Le nouveau système plus individualiste est présenté par les promoteurs de la réforme comme plus simple, plus juste et mieux équilibré financièrement que le régime actuel fondé sur la solidarité horizontale. Notre système de retraite serait à leurs yeux en danger financièrement dans les années à venir.

Pourtant, après de nombreuses réformes – en 1993, 2003, 2010 et 2014 –, la Caisse nationale d’assurance-vieillesse (CNAV) est excédentaire depuis 2016 à l’exception du fonds de solidarité vieillesse. L’allongement du départ à la retraite, l’allongement de la durée de cotisation, la hausse des cotisations vieillesse et de la CSG ainsi que l’indexation des pensions sur l’inflation, ont contribué à améliorer les finances de la CNAV.
Grâce à ces différents leviers et malgré un ratio cotisants/retraités toujours plus faible, les dépenses de retraites devraient varier entre 11,6 % et 14,2 % du produit intérieur brut (PIB) en fonction des divers scénarios de croissance retenus par le Centre d’orientation des retraites (COR). Alors dans ces conditions, y-a-t-il vraiment une urgence financière à réformer notre régime de retraites ?
En équilibre pas avant le début des années 2040
Selon les projections du COR, les années 2025-2035 seront les périodes les plus difficiles pour maintenir l’équilibre financier en raison de la dégradation du rapport actifs/retraités. De 1,7 cotisant pour un retraité en 2018, il pourrait passer de 1,65 cotisant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ L’ordinateur de Matthieu Aron, qui publiera à la mi-janvier « Le Piège américain », sur les conditions troubles dans lesquelles le groupe français Alstom a vendu sa branche énergie à General Electric en 2014, a été dérobé.
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Un journaliste de « L’Obs » enquêtant sur l’affaire Alstom se fait cambrioler

L’ordinateur de Matthieu Aron, qui publiera à la mi-janvier « Le Piège américain », sur les conditions troubles dans lesquelles le groupe français Alstom a vendu sa branche énergie à General Electric en 2014, a été dérobé.



LE MONDE
 |    31.10.2018 à 16h12
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 16h27
    |

                            Alexandre Berteau








                        



   


Matthieu Aron, journaliste à l’hebdomadaire L’Obs et ancien directeur de l’investigation de Radio France, a été victime d’un cambriolage à son domicile parisien au cours du week-end des 20 et 21 octobre. Cette information, confirmée au Monde par une source proche du dossier, a été révélée par le magazine Closer, qui a eu accès au procès-verbal de son audition par la police judiciaire de Paris.
Les malfaiteurs ont dérobé l’ordinateur de M. Aron et celui de son épouse, Marie-France Etchegoin, journaliste à Vanity Fair et ancienne responsable des enquêtes de L’Obs. Aucun autre objet de valeur n’a disparu, ce qui n’a pas manqué de surprendre le couple.
Le journaliste enquêtait depuis quatre ans sur les conditions troubles dans lesquelles le groupe français Alstom a vendu sa branche énergie à l’américain General Electric (GE), au printemps 2014. Cette investigation doit donner lieu à un livre, Le Piège américain, à paraître le 15 janvier 2019 aux éditions Jean-Claude Lattès.

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                Les déboires de General Electric inquiètent les ex-Alstom



Manuscrit livré quelques heures avant à l’éditeur
Vendredi 19 octobre, soit quelques heures avant le cambriolage, Matthieu Aron en avait déposé le manuscrit chez son éditeur, qui venait par ailleurs de prévenir les librairies et sites commerçants de la parution prochaine du livre.
L’opération conclue il y a quatre ans entre GE et le fleuron industriel français Alstom avait déclenché une vive polémique. Plusieurs voix, dont celle du ministre de l’économie de l’époque, Arnaud Montebourg, s’étaient alors élevées pour dénoncer une vente faite selon eux sous la pression de la justice américaine, qui enquêtait depuis 2010 sur Alstom pour des faits de corruption ayant permis à l’entreprise de remporter des marchés dans plusieurs pays.
Le Piège américain a été coécrit avec Frédéric Pierucci, seul cadre dirigeant d’Alstom à avoir été condamné pour corruption. Incarcéré aux Etats-Unis depuis septembre 2017, il est revenu en France à la fin du mois de septembre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ La sous-traitance implique la conclusion consécutive d’au moins deux contrats d’entreprise, avec des règles nombreuses et strictes à suivre sous peine d’amende, rappelle dans sa chronique le juriste Francis Kessler.
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Quelles sont les obligations pour le donneur d’ordre?

La sous-traitance implique la conclusion consécutive d’au moins deux contrats d’entreprise, avec des règles nombreuses et strictes à suivre sous peine d’amende, rappelle dans sa chronique le juriste Francis Kessler.



LE MONDE ECONOMIE
 |    31.10.2018 à 15h17
    |

                            Francis Kessler (Maître de conférences à l'université Paris-I-Panthéon-Sorbonne)








                        



                                


                            

Question de droit social. La sous-traitance est l’opération par laquelle un entrepreneur confie, sous sa responsabilité, à un autre entrepreneur l’exécution d’un contrat d’entreprise ou d’une partie du marché public ou privé conclu avec un client. Le donneur d’ordre est nommé « entrepreneur principal », le sous-traitant est appelé « preneur d’ordre » et le client « maître d’ouvrage ».
La sous-traitance implique donc la conclusion consécutive d’au moins deux contrats d’entreprise : un premier pour le marché principal entre le « maître d’ouvrage » et l’« entrepreneur principal » et un second pour le contrat de sous-traitance conclu entre l’entrepreneur principal et le sous-traitant.
Contrats en cascade
Il existe aussi parfois plusieurs contrats de sous-traitance en cascade. Ce sont des contrats de droit commercial, qui, le cas échéant, peuvent être encadrés de façon détaillée par des règles spéciales, par exemple pour le BTP et les appels d’offres publics. Dès lors que le sous-traitant n’exécute pas seul sa tâche, mais recrute des salariés, il doit se conformer aux règles de droit social. L’article 8281-1 du code du travail énumère dix thèmes à prendre en compte dans ce cas, dont la durée du travail, l’hygiène et la sécurité.
Le donneur d’ordre doit alors enjoindre au sous-traitant de respecter les règles de droit social, faute de quoi il risquerait une amende. Les applications de ces règles sont nombreuses.
Premier exemple, lorsqu’une opération, quelle qu’en soit la nature (travaux ou prestations de services), doit être exécutée par les salariés d’une entreprise sous-traitante au sein de l’entreprise « donneur d’ordre », les employeurs des deux entreprises doivent, avant l’exécution des travaux, procéder à une inspection commune des lieux de travail, à une évaluation des risques et compléter un document unique. S’il existe plusieurs entreprises sous-traitantes, tous les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ L’essai de Stéphane Carcillo et de Marie-Anne Valfort recense les discriminations dont sont victimes les femmes, les seniors, les LGBT, les minorités ethniques et religieuses, mais aussi les personnes discriminées sur la base de leur apparence physique. Des discriminations qui peuvent se corriger.
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La discrimination peut être combattue

L’essai de Stéphane Carcillo et de Marie-Anne Valfort recense les discriminations dont sont victimes les femmes, les seniors, les LGBT, les minorités ethniques et religieuses, mais aussi les personnes discriminées sur la base de leur apparence physique. Des discriminations qui peuvent se corriger.



LE MONDE ECONOMIE
 |    31.10.2018 à 14h56
    |

                            Margherita Nasi








                        



                                


                            

Livre. La France figure parmi les pays où la discrimination est ressentie avec le plus d’acuité. Lorsqu’on leur demande si la discrimination sur la base de l’origine ethnique ou de la religion est répandue, plus de huit Français sur dix répondent par l’affirmative, contre à peine deux tiers des Européens. C’est ce que révèle la dernière enquête de l’Union européenne sur la perception de la discrimination parmi ses citoyens, conduite en 2015.
Ces résultats sont évidemment délicats à interpréter. Néanmoins, les perceptions témoignent de « l’existence d’un problème profond et bien visible dans notre société, porteur de lourdes conséquences, non seulement économiques mais aussi humaines et sociales. Il est donc essentiel de mettre en œuvre des stratégies adéquates afin de mesurer l’ampleur exacte de la discrimination et d’en comprendre les ressorts », affirment Stéphane Carcillo et Marie-Anne Valfort dans Les Discriminations au travail.

Depuis une vingtaine d’années, la recherche en économie, gestion, psychologie et sociologie consacre de nombreux travaux à cette question et commence à apporter des réponses sur l’intensité de la discrimination au travail. « La discrimination est rarement explicite et peut s’insinuer à toutes les étapes de la vie professionnelle, de la candidature à l’embauche à la perte d’un emploi, en passant par les chances de promotion. Elle peut même imposer sa marque bien en amont du marché du travail, durant les années d’éducation, et influencer l’acquisition de compétences-clefs comme les choix de carrière », détaillent le directeur de la division emploi et revenus de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et l’économiste au sein de la division des politiques sociales de l’OCDE.
Leur essai présente les principales méthodes existantes pour détecter la discrimination à l’échelle d’un pays, d’un secteur ou d’une profession. Il recense également...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Le gouvernement se donne un mois pour trouver les financements et les clients nécessaires pour la sauvegarde de l’usine et de ses 281 salariés.
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L’Etat revoit son plan pour sauver l’aciérie Ascoval

Le gouvernement se donne un mois pour trouver les financements et les clients nécessaires pour la sauvegarde de l’usine et de ses 281 salariés.



LE MONDE
 |    31.10.2018 à 14h45
 • Mis à jour le
01.11.2018 à 06h50
    |

            Denis Cosnard








                        



   


Il reste un espoir de sauver l’aciérie Ascoval de Saint-Saulve (Nord) et ses 281 salariés. Un espoir de plus en plus ténu, mais un espoir tout de même.
Encore faut-il revoir de fond en comble le seul projet de reprise sur la table, celui présenté par la société Altifort, ont fait savoir les pouvoirs publics, mercredi 31 octobre, lors d’une rencontre à Bercy avec les différents acteurs de ce dossier devenu emblématique de la lutte contre la désindustrialisation.
Compte tenu du travail encore nécessaire pour aboutir à un plan viable, Altifort ne sera pas en mesure de remettre une offre de reprise en bonne et due forme à la date prévue, le 7 novembre. Un nouveau délai, jusqu’au début du mois de décembre, va donc être demandé au tribunal de Strasbourg, qui suit l’entreprise en redressement judiciaire.
« Nous avons quatre semaines pour confirmer le carnet de commandes, consolider le plan de financement, convaincre les banques de participer », a expliqué, mercredi, le ministre de l’économie et des finances, Bruno Le Maire, qui dément tout acharnement thérapeutique. Le plan d’Altifort n’est certes pas bouclé, mais « cette chance mérite d’être jouée ». 
En gage de bonne volonté, le personnel en grève a voté la reprise du travail, pour ne pas désespérer les éventuels investisseurs. « On nous ouvre une chance, on ne peut pas la laisser passer, il faut aller jusqu’au bout », a commenté Bruno Kopczynski, le porte-parole de l’intersyndicale.

        Lire (en édition abonnés) :
         

          Dans le Nord, l’impossible accord de reprise de l’aciérie Ascoval



Avec Altifort, mais sans Vallourec

   


Après avoir contacté une centaine de partenaires éventuels, le ministère mise depuis plusieurs mois sur le seul candidat sur les rangs : Altifort. Problème : le projet de cette société fondée en 2014 par deux entrepreneurs, l’un français, l’autre belge, reposait largement sur le soutien de Vallourec, l’ancien propriétaire demeuré le principal client de l’aciérie. Or, Philippe Crouzet, le patron de Vallourec, a catégoriquement refusé de consacrer à ce sauvetage les dizaines de millions d’euros qui lui étaient réclamés.
Résultat, le plan initial d’Altifort ne tient pas la route. « Il conduisait dans l’impasse », reconnaît-on à Bercy. Aidé par le cabinet de conseil Roland Berger, le gouvernement a donc commencé à imaginer une autre solution. Toujours avec Altifort, mais sans Vallourec comme client ou comme soutien financier. « On repart à zéro », constate l’intersyndicale.
Il s’agit de transformer Saint-Saulve en une usine d’aciers spéciaux
Le nouveau plan repose sur un changement de stratégie. Au lieu de miser sur des aciers bas de gamme, à faible marge, Saint-Saulve deviendrait une usine d’aciers spéciaux. Cela nécessiterait d’investir en aval dans un nouvel outil de production, un train à fil. La fabrication de fil machine ouvrirait ainsi de nouveaux débouchés à l’aciérie.
Il faut trouver des clients
Sur le papier, le projet est jugé crédible par Roland Berger, sous réserve qu’il s’accompagne de mesures pour améliorer la compétitivité de l’usine, notamment en matière d’énergie. Aujourd’hui déficitaire, Ascoval pourrait se rapprocher de l’équilibre en 2020 et dégager un bénéfice opérationnel positif en 2021, avance le cabinet.

   


Deux points décisifs restent toutefois à régler. D’abord, il faut trouver des clients. Une petite révolution, alors qu’Ascoval n’avait, jusqu’à récemment, aucune activité commerciale : toute sa production partait chez Vallourec. Ensuite et surtout, il faut réunir les quelque 180 millions d’euros considérés comme indispensables au redressement.
Les dirigeants d’Altifort se disent désormais prêts à apporter 20 millions à 30 millions d’euros en fonds propres. La région Hauts-de-France met de son côté 12 millions sur la table, et 10 millions pourraient venir de la ville de Valenciennes et des communes environnantes. L’Etat, enfin, est disposé à apporter un euro d’argent public pour un euro d’argent privé investi. Cependant, tout cela n’aboutit pas au total visé.
« Ce n’est pas encore gagné, mais on y croit dur comme fer, a assuré, mercredi, Xavier Bertrand, le président de la région. Si tout le monde joue le jeu jusqu’au bout, cette usine pourra être sauvée. » Les experts de Roland Berger se montrent plus prudents : « le chemin existe », mais « il est étroit », mettent-ils en garde dans leur note.

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A Nice, un laboratoire à la pointe de la recherche sur le risque financier

L’Edhec Risk Institute, centre de recherche en gestion d’actifs et en management, tient une place grandissante dans le secteur scientifique et finance en partie l’école de commerce lilloise



LE MONDE
 |    31.10.2018 à 12h24
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 15h02
    |

                            Elodie Chermann








                        



   


Une salle informatique tout ce qu’il y a de plus classique, avec des rangées d’ordinateurs posées sur de grands bureaux blancs. A l’entrée, une bibliothèque bourrée de manuels en économie, maths financières et statistiques, parmi lesquels le fameux Continuous-Time Finance (Ed. Wiley-Blackwell, 1992, non traduit) de Robert Merton, Prix Nobel d’économie en 1997.

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Pas une mouche qui vole. Juste des clics de souris et des bruits de doigts qui tapent sur un clavier. Bienvenue à l’Edhec Risk Institute (ERI), laboratoire de recherche en finance inauguré en 2001 sur le campus niçois de l’école de commerce lilloise. L’ERI, consacré à la gestion d’actifs et au management des risques financiers, rassemble 53 professeurs, ingénieurs de recherche, chercheurs associés et professeurs affiliés.
Des lignes de code
Accoudé, la tête entre les mains, le directeur de recherches Vincent Milhau, costume bleu nuit impeccable et lunettes rondes en métal, parcourt le dernier numéro de The Journal of Fixed Income (JFI) dans lequel il a publié un article sur les obligations d’Etat. Derrière lui, un jeune homme assis face à un double écran traite des séries de chiffres interminables dans des tableaux Excel. « Je prends la valeur des capitalisations boursières sur plusieurs décennies, et je fais des calculs en utilisant des lignes de code », explique ce chercheur. Pas juste par amour des équations, précise-t-il : « On travaille à l’élaboration de nouvelles solutions d’épargne qui permettraient aux Français de sécuriser un revenu de remplacement pour leur retraite. »
« Notre travail vise à documenter le risque pour aider les industriels. » Felix Goltz, directeur de la recherche appliquée
Faire de la recherche utile pour l’industrie financière comme pour la société, telle est l’ambition affichée par l’Edhec Risk Institute depuis sa création. « Il y a une trentaine d’années, toutes les grandes business schools se sont mises à développer une activité de recherche pour gagner en notoriété et décrocher des accréditations internationales, explique le directeur général de l’Edhec, Emmanuel Métais. Mais produire de la recherche pour produire de la recherche, non seulement cela ne sert à rien mais en plus cela coûte très cher. Il y a les professeurs à payer, les bases de données à acheter… »
Plutôt que simplement chercher à publier dans de grandes revues internationales, l’Edhec a donc choisi de commercialiser les résultats de ses travaux, « qui sont financés aux trois quarts par les entreprises », et de créer ses propres indices à travers le spin-off ERI Scientific Beta. Un moyen à la fois de faire rentrer de l’argent dans les caisses de l’école – aujourd’hui, les revenus issus de la recherche représentent 20 % du budget de l’Edhec – et de faire évoluer les pratiques des investisseurs.
Faire des choix éclairés
« En médecine, lorsque l’on prescrit un médicament, on s’appuie sur les travaux de la recherche scientifique qui mettent en évidence l’efficacité de tel ou tel principe actif. Alors qu’en finance, on se base d’abord et avant tout sur l’intuition des gestionnaires d’actifs qui s’emploient à sélectionner les bons titres », remarque Felix Goltz, directeur de la recherche appliquée.
Quand les marchés se développent, il n’y a pas spécialement de problème, ajoute-t-il, « mais c’est une autre affaire en cas de crise. La chute de Lehman Brothers a montré qu’il fallait faire davantage de gestion de risques ». Ce qui est important quand on investit, décode l’expert, « ce n’est pas le rendement, mais le rendement par rapport au risque. Notre travail ici, à l’institut, vise précisément à documenter ce risque pour aider les industriels à faire des choix éclairés en fonction des variations de résultats qu’ils sont prêts à tolérer. »

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Satisfaire l’industrie financière, c’est bien. Mais les étudiants, dans tout ça ? Profitent-ils eux aussi des apports de la connaissance scientifique ? Pas assez, manifestement. Certes, une partie des chercheurs de l’Edhec Risk Institute enseignent auprès des quelque 1 000 étudiants de la filière finance de l’école, mais dans des volumes horaires souvent assez réduits. Dans les faits, les ponts entre les deux mondes restent relativement limités.
« Grâce à l’Edhec Risk Institute, nous avons acquis une notoriété mondiale dans le domaine de la finance. » Le directeur du Career Center de l’Edhec
Mais c’est en passe de changer. « Cette année, on va permettre à une vingtaine d’élèves de M1, au second semestre, d’aller travailler en collaboration avec nos ingénieurs de recherche », se félicite Laurent Deville, professeur de finance et directeur de la filière Financial Economics à l’Edhec.
Cela permettra, dit-il, aux étudiants d’acquérir de l’expérience et de « combler le maillon manquant entre l’univers académique et le monde professionnel dans des domaines d’application qui les intéressent et qui recrutent », comme la gestion indicielle ou le robo-advice (utilisation de l’intelligence artificielle pour construire et gérer des portefeuilles).
Un vrai plus en termes d’employabilité. « Grâce à l’Edhec Risk Institute, nous avons acquis une notoriété mondiale dans le domaine de la finance », assure Jérôme Troiano, directeur du Career Center de l’école. La preuve ? « Aujourd’hui, l’Edhec est l’école française qui place le plus de diplômés à la City en front office. »

« Le Monde » organise son Salon des grandes écoles les 10 et 11 novembre
La 13e édition du Salon des grandes écoles (SaGE) aura lieu samedi 10 et dimanche 11 novembre à Paris, aux Docks, Cité de la mode et du design (13e arrondissement), de 10 heures à 18 heures.
Plus de cent cinquante écoles de commerce, d’ingénieurs, IAE, IEP, écoles spécialisées et prépas y seront représentées, permettant d’échanger sur les différents programmes et leur accessibilité (post-bac, post-prépa ou après un bac + 2, + 3 ou + 4). Lycéens, étudiants et parents pourront également assister à des conférences thématiques animées par des journalistes du Monde Campus. Une équipe de vingt « coachs » pourra également conseiller lycéens, étudiants et parents pour définir leur projet d’orientation, préparer les concours ou rédiger leur CV.
L’entrée en sera gratuite, la préinscription en ligne est conseillée pour accéder plus rapidement au Salon. Liste des exposants et informations pratiques sont à retrouver sur le site Internet du SaGE.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ La compagnie aérienne asiatique à repris à Qatar Airways le record de la plus longue liaison commerciale au monde.
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Singapore Airlines relance les vols très longue distance, avec un Singapour-New York sans escale

La compagnie aérienne asiatique à repris à Qatar Airways le record de la plus longue liaison commerciale au monde.



LE MONDE ECONOMIE
 |    31.10.2018 à 12h07
    |

            Guy Dutheil








                        



                                


                            

Il y a des Américains en short, des Asiatiques avec des enfants en bas âge, mais ce sont surtout des jeunes qui constituent l’essentiel des 123 passagers ayant embarqué mardi 23 octobre à bord du vol Singapore Airlines 022, pour rejoindre directement New York depuis Singapour. Un peu plus de dix jours après son lancement, mardi 10 octobre, la compagnie a confirmé son nouveau record du plus long vol commercial du monde : 16 700 kilomètres et 18 heures et 45 minutes sans escale. Le précédent appartenait à Qatar Airways, qui rallie d’une seule traite Auckland (Nouvelle-Zélande) depuis Doha en 17 heures et 40 minutes.
Officiellement, « ce n’est pas pour le prestige », fait savoir Mak Swee Wah, vice-président en charge des relations commerciales de Singapore Airlines, que la compagnie a ouvert cette nouvelle route. A l’en croire, c’est uniquement parce que « les clients aimaient cela, car c’est un très bon produit ». Une demi-vérité. Il semble que la compagnie de la ville-Etat a eu du mal à digérer de s’être fait détrôner par sa rivale du Golfe.
Entre 2004 et 2013, elle a régné sans partage avec sa ligne directe Singapour-New York opérée avec des Airbus A340. Mais la crise économique de 2009 puis la hausse des prix du pétrole ont obligé la compagnie à rendre les armes.
Pas de classe économique, par précaution
« Nous avons dû arrêter car ce n’était plus rentable », confirme M. Mak. La pérennité de cette nouvelle destination devra se confirmer sur la durée. De l’aveu même du vice-président de la compagnie, l’ouverture de cette nouvelle ligne « a été planifiée il y a deux ans, alors que le prix du pétrole était au plus bas », autour de 50 dollars le baril. Une époque révolue. Depuis quelques mois, les cours du brut sont repartis à la hausse. En un an, depuis 2017, ils ont augmenté de 40 % et le baril flirte désormais avec les 80 dollars.
C’est une des raisons pour lesquelles, avant de reprendre ses liaisons...




                        

                        


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Carburants : face à la hausse du gazole, le GPL est en embuscade

Les ventes en France de véhicules roulant au gaz de pétrole liquéfié ont commencé à frémir, portées par un prix à la pompe très avantageux.



LE MONDE ECONOMIE
 |    31.10.2018 à 11h27
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 15h20
    |

                            Éric Béziat








                        



                                


                            

Oui, il est encore possible, aujourd’hui, en France, de faire le plein de son véhicule à moins de 1 euro le litre. Et un vrai plein, dans un vrai réservoir, que l’on remplit dans une vraie station-service. Il faut pour cela faire partie des 200 000 automobilistes français qui roulent au GPL (gaz de pétrole liquéfié), une solution moins polluante que le diesel (un véhicule GPL n’émet quasiment pas de particules et d’oxydes d’azote) et plus écologique que l’essence (la consommation et, donc, les émissions de CO2 sont inférieures d’environ 20 %).
Vers le 20 octobre, le prix moyen du GPL dans l’Hexagone s’établissait à 0,83 euro le litre – avec des pics à 0,95 et des creux à 0,75 –, quand le gazole atteignait 1,52 et l’essence 1,53 euro. Et le prix du carburant n’est pas le seul avantage comparatif des véhicules roulant grâce ce gaz issu des puits de pétrole (c’est en fait du butane-propane).
La valeur d’achat des voitures est comparable à celle des véhicules à essence, le moteur étant exactement le même. Seules modifications : un réservoir spécifique pour le gaz liquéfié et un système de bicarburation essence-GPL sont ajoutés.
Les voitures GPL bénéficient de la vignette Crit’Air 1
Autre atout de la solution : en ces temps incertains pour l’avenir de la circulation des automobiles en ville, les voitures GPL bénéficient de la vignette Crit’Air 1 – qui définit les potentielles restrictions de circulation – et à ce titre sont éligibles à la prime à la conversion d’un vieux véhicule polluant. Par ailleurs, en Ile-de-France et dans presque toutes les régions, la carte grise est gratuite pour ce type de motorisation.
« Avec le GPL, il est possible de rouler dans des véhicules qui valent moins de 15 000 euros neufs et qui, en occasion, se trouvent sur le marché entre 2 000 et 3 000 euros, résume Joël Pedessac, directeur général du Comité français du butane et propane et principal lobbyiste du GPL en France. Et il est à noter que...




                        

                        


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La tech européenne proteste contre le projet de taxe numérique visant les GAFA

Des dirigeants d’entreprises comme Spotify ou Zalando ont adressé une lettre, mardi, aux ministres des finances européens. Ils craignent d’être les victimes collatérales de cette mesure.



LE MONDE ECONOMIE
 |    31.10.2018 à 11h17
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 15h31
    |

            Sandrine Cassini








                        



   


Voilà qui pourrait mettre une épine dans le pied du ministre de l’économie et des finances, Bruno Le Maire, qui multiplie les efforts pour convaincre l’Europe d’adopter une taxe européenne sur les GAFA, l’acronyme qui désigne Google, Amazon, Facebook et Apple. Seize dirigeants de grandes entreprises européennes du numérique ont adressé mardi 30 octobre une lettre aux ministres européens des finances demandant « de ne pas adopter de mesure qui causerait un dommage matériel à la croissance économique, à l’innovation et à l’emploi en Europe ». 

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Parmi eux figurent Daniel Ek, le patron de Spotify, Kati Levoranta, la patronne du créateur de jeux vidéo finlandais Rovio, Robert Gentz, le cofondateur du site d’e-commerce Zalando, ou Gillian Tans, qui dirige le site de réservations touristiques Booking.com.
Leurs craintes, être les victimes collatérales de cette taxe censée frapper 3 % des revenus d’une entreprise à partir de 750 millions d’euros de chiffre d’affaires, dont 50 millions en Europe.
Alors que le seuil a été établi pour n’attraper que les géants de la Silicon Valley, qui paient très peu d’impôts en Europe, il serait donc suffisamment bas pour frapper les fleurons technologiques locaux. « La taxe proposée aura des effets disproportionnés sur les entreprises européennes », affirment les signataires, évoquant d’autres effets potentiels comme une double taxation sur leurs activités.
Convaincre l’Allemagne, le Danemark et la Suède
« Les prix facturés aux consommateurs pourraient croître dans la mesure où des entreprises seraient forcées d’assumer ces coûts, tandis que d’autres ne seraient pas en mesure de s’aligner et ne pourraient donc pas supporter ces charges financières », ajoutent ceux qui enjoignent les ministres de tenir compte de ces remarques lors de leur réunion du 6 novembre.

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Dans un rapport sur l’évasion fiscale internationale publié le 18 septembre à l’Assemblée nationale, les députés soulignaient que ce nouvel impôt pourrait toucher entre « 120 et 150 entreprises, dont environ 50 % américaines, 30 % européennes, les 20 % restant concernant surtout l’Asie, notamment la Chine ».
S’il a convaincu une vingtaine de pays de rejoindre ses vues, M. Le Maire doit encore rallier à sa cause l’Allemagne, mais aussi le Danemark et la Suède toujours en pleine réflexion. En attendant, le Royaume-Uni a choisi de ne pas attendre, annonçant lundi le projet d’un prélèvement de 2 % sur les plates-formes d’intermédiation telles que les moteurs de recherches ou les réseaux sociaux, à condition qu’elles génèrent plus de 500 millions de livres sterling (561 millions d’euros) par an de revenus et qu’elles soient rentables.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ Le sauvetage de la compagnie aérienne a été confié au groupe public ferroviaire. Le tandem Di Maio-Salvini au pouvoir à Rome marche sur les traces du « cavaliere » Berlusconi, explique Jean-Michel Bezat, chroniqueur économique au « Monde ».
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« Pour faire redécoller Alitalia, les populistes italiens misent encore une fois sur le patriotisme économique »

Le sauvetage de la compagnie aérienne a été confié au groupe public ferroviaire. Le tandem Di Maio-Salvini au pouvoir à Rome marche sur les traces du « cavaliere » Berlusconi, explique Jean-Michel Bezat, chroniqueur économique au « Monde ».



LE MONDE ECONOMIE
 |    31.10.2018 à 11h14
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 11h16
    |

            Jean-Michel Bezat








                        



                                


                            

Pertes & Profits. Le patriotisme économique est bien ancré en Italie, surtout avec des gouvernements populistes. Dix ans après la solution italo-italienne concoctée par Silvio Berlusconi pour sauver Alitalia du crash, le tandem Luigi Di Maio-Matteo Salvini essaye de bâtir un autre montage national pour remettre la compagnie aérienne sur les rails. Et ce n’est pas un jeu de mots, puisque le groupe ferroviaire public Ferrovie dello Stato (FS) devait présenter une offre de reprise mercredi 31 octobre, date limite fixée par le gouvernement. Elle devra intégrer d’autres investisseurs… qui ne se bousculent pas au portillon.

Depuis mai 2017 et le rejet d’un plan de sauvetage par les salariés, Alitalia est placée sous la tutelle de trois commissaires nommés par l’Etat. Les élections législatives de mars ont rebattu les cartes et la nouvelle majorité s’était donné jusqu’à fin octobre pour trouver un plan de sauvetage. M. Di Maio, patron du Mouvement 5 étoiles et ministre du développement économique, a imprudemment avancé les noms du pétrolier ENI, de la Cassa Depositi e Prestiti, de Poste italiane et du groupe de défense Leonardo. Tous ont exclu de participer au sauvetage, jugeant ces scénarios « sans fondement », voire fantaisistes. Au même moment, l’allemand Lufthansa excluait de coinvestir avec l’Etat italien.

Ces retraits fragilisent le montage imaginé autour de la « SNCF italienne ». M. Di Maio y voit pourtant un sens industriel et commercial : il favoriserait « l’intermodalité avec un billet unique train-avion », réduirait la concurrence sur les trajets plus courts, notamment dans la Péninsule, et inciterait Alitalia à développer le long-courrier. Le plan gouvernemental prévoit que, après une « phase de transition » où FS reprendrait Alitalia, l’Etat y investirait jusqu’à 15 %, FS descendrait à 51 % et deux partenaires, un italien et un opérateur étranger du transport aérien, se partageraient...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ Que vous soyez jeune diplômé ou actif expérimenté, racontez-nous quel est ce métier, comment vous l’avez choisi et s’il se révèle à la hauteur de vos attentes.
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APPEL À TÉMOIGNAGES
Vous avez choisi un métier qui fait sens pour vous. Témoignez

Discussion lancée le 31 octobre 2018
31 octobre 2018

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Un éminent économiste de l’université de Pékin dénonce « le modèle chinois »

Pour le libéral Zhang Weiying, ceux qui expliquent le décollage économique du pays depuis quarante ans par un prétendu « modèle chinois » de croissance se fourvoient et sont en partie responsables des tensions commerciales avec les Etats-Unis.



LE MONDE ECONOMIE
 |    31.10.2018 à 10h42
    |

            Frédéric Lemaître (Pékin, correspondant)








                        



   


Alors que la guerre commerciale avec les Etats-Unis commence à peser sur la croissance chinoise, Zhang Weiying, éminent économiste de l’université de Pékin, jette un pavé dans le Yangtsé. Ceux qui expliquent le décollage économique du pays depuis quarante ans par un prétendu « modèle chinois » de croissance se fourvoient et sont en partie responsables des tensions actuelles avec les Etats-Unis, a expliqué cet économiste libéral, le 14 octobre lors d’une lecture à l’université de Pékin, qui vient tout juste d’être rendue publique.
A ses yeux, si, pendant toutes ces années, la Chine a bénéficié d’une croissance exceptionnelle, ce n’est pas parce qu’elle est dotée d’un parti unique et d’un secteur public encore très puissant – les deux caractéristiques du supposé « modèle chinois » –, mais parce qu’elle a mené une politique libérale. Non seulement les économistes qui ont promu ledit « modèle chinois » sont dans l’erreur, mais ils ont aussi inquiété les Occidentaux, en laissant accroire à une confrontation entre deux schémas.

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Même si le président, Xi Jinping, met davantage en avant le concept de « rêve chinois » que celui de « modèle », nul doute qu’il adhère à celui-ci. Il ne cesse de réaffirmer l’autorité du Parti communiste dans tous les domaines, y compris l’économie, et il a encore récemment soutenu les entreprises publiques, objet de vives critiques de la part des Occidentaux. Le point de vue de Zhang Weiying est donc à la fois iconoclaste et très courageux. Les discussions provoquées par son analyse ont d’ailleurs été rapidement censurées sur les réseaux sociaux. Le texte, disponible dans un premier temps sur le site de l’université, en a été retiré.
« Pour la situation actuelle, je vous laisse juges »
Pourtant, l’analyse de celui que l’on a surnommé le « Friedrich Hayek chinois » en raison de ses idées libérales, ne constitue pas une surprise. Ce diplômé d’Oxford de 59 ans s’était déjà vu retirer en 2010 son titre de doyen de l’école de gestion Guanghua en raison de ses analyses.
Par ailleurs, le 15 juin, invité à conclure un séminaire sur l’économie chinoise organisé à l’Ecole des hautes études en sciences sociale de Paris (EHESS), Zhang Weiying avait été on ne peut plus clair. Outre le prétendu modèle chinois, il avait dénoncé une deuxième « idée fausse » : « Croire que la libéralisation de l’économie peut se poursuivre avec succès sans démocratisation politique. »

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Classant les différentes phases politiques qu’a traversées le pays depuis l’arrivée des communistes au pouvoir, il avait estimé que, sous Mao, la Chine avait connu « un leadership fort et des idées fausses » et qu’après les années de réformes menées par Deng Xiaoping – qu’il approuve –, la Chine était retombée, de 2003 à 2012, dans une période caractérisée par « un leadership ­faible et des idées fausses ».
Selon lui, les responsables politiques d’alors, Hu Jintao et Wen Jiabao, étaient davantage des « bureaucrates » que des « leaders politiques ». Si la Chine a enregistré une croissance record au cours de cette décennie, ce n’est, à l’en croire, que parce qu’elle a bénéficié des dividendes de la politique libérale menée de 1978 à 2003. « Pour la situation actuelle, je vous laisse juges », avait-il conclu, avant de promouvoir la nécessaire liberté dont devraient jouir la presse et les universitaires. Une liberté que Zhang Weiying continue de revendiquer haut et fort.



                            


                        

                        


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Crash en Indonésie : Djakarta ordonne le limogeage d’un responsable de Lion Air

L’armée indonésienne a annoncé avoir peut-être localisé la carcasse du Boeing qui s’est abîmé en mer avec 189 personnes à bord, dans des circonstances qui ne sont pas encore éclaircies.



Le Monde.fr avec AFP
 |    31.10.2018 à 10h16
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 10h19
   





                        



   


Deux jours après le crash d’un avion dans la mer de Java, lundi 29 octobre, le ministre des transports indonésien a annoncé mercredi avoir ordonné le limogeage du directeur technique de la compagnie aérienne à bas coûts Lion Air, ainsi que de plusieurs techniciens.
« Aujourd’hui, nous allons relever le directeur technique de Lion de ses fonctions et le remplacer par quelqu’un d’autre, de même que les techniciens » ayant donné leur feu vert au décollage de l’appareil, a déclaré Budi Karya Sumadi à la presse à Djakarta.
L’avion, qui transportait 181 passagers et huit membres d’équipage, a disparu des radars treize minutes après avoir décollé. Peu de temps avant, le pilote avait demandé à la tour de contrôle l’autorisation de faire demi-tour.
Les raisons de l’accident ne sont pas encore éclaircies mais le directeur de Lion Air, Edward Sirait, a révélé lundi que l’avion, un Boeing MAX flambant neuf, avait connu la veille du crash un « problème technique », dont on ne connaît pas la nature, avant de se poser à Djakarta. Selon le directeur, le problème aurait cependant été réglé à Bali, où « les ingénieurs ont effectué une réparation ». 
Tous les Boeing 737 MAX inspectés
La BBC, qui a récupéré un carnet technique concernant le vol Bali-Djakarta effectué dimanche, a évoqué un « manque de fiabilité » d’un instrument de mesure de la vitesse et des divergences dans les mesures de l’altitude entre les appareils du pilote et du copilote.
Les circonstances de l’accident devraient être éclaircies quand les deux boîtes noires de l’appareil seront récupérées. Mercredi, l’armée a annoncé avoir peut-être localisé la carcasse de l’avion, grâce à des sonars. « Nous estimons fortement avoir déterminé les coordonnées du fuselage du vol JT 610 », a dit Hadi Tjahjanto, le chef de l’armée indonésienne, à la presse, ajoutant qu’il restait à « confirmer » qu’il s’agissait effectivement de l’avion.
Des dizaines de plongeurs, ainsi que des hélicoptères et des bateaux sont mobilisés dans ces recherches, ainsi que dans celles de restes humains et d’effets personnels des victimes. Des représentants de Boeing doivent rencontrer ceux de Lion Air mercredi, alors que Djakarta a ordonné une inspection de tous les Boeing 737 MAX.

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