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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ Monument de la littérature chinoise, il eut également un rôle très important dans la société hongkongaise.
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L’écrivain hongkongais Jin Yong est mort

Monument de la littérature chinoise, il eut également un rôle très important dans la société hongkongaise.



LE MONDE
 |    01.11.2018 à 18h08
    |

            Florence de Changy (Hongkong, correspondance)








                        



                                


                            

Surnommé « le grand justicier Jin » par ses lecteurs, le plus célèbre écrivain hongkongais, Louis Cha, connu dans tout le monde chinois sous son nom de plume Jin Yong, est mort le 30 octobre à Hongkong à l’âge de 94 ans, entouré par ses proches.
Ses wuxia (romans d’arts martiaux) ont des adeptes et des fans aux quatre coins du monde chinois et ont été adaptés, au fil des décennies, en bandes dessinées, en films, en pièces de théâtre, en séries télévisées et, depuis une vingtaine d’années, en jeux vidéo qui dominent désormais le marché.
Le wuxia (littéralement « chevalier itinérant ») est un genre littéraire chinois ancien très populaire, vague équivalent du roman de cape et d’épée. Et Jin Yong a sublimé le genre. Bien documentés historiquement et extrêmement divertissants, ses romans mettent en scène des héros de la Chine ancienne, maîtrisant le kung-fu, le sabre ou l’arbalète de manière quasi surhumaine, évoluant dans des intrigues mêlant politique impériale, rébellions, trahisons, banditisme, rivalités claniques, amours interdites ou impossibles et vengeances ancestrales.
L’écrivain chinois le plus lu
Mais ses héros sont d’autant plus fascinants que ce sont des êtres complexes, imparfaits, en quête de maîtrise intérieure, parfois décevants. Potentiellement subversifs, ses romans ont longtemps été interdits en Chine. Ils se sont néanmoins vendus à plus de 100 millions d’exemplaires, ce qui fait de lui l’écrivain le plus lu et le plus connu du monde chinois. Plusieurs de ses best-sellers ont été publiés en français par les éditions You Feng.
Né le 10 mars 1924 dans la province chinoise du Zhejiang (au sud de Shanghaï) dans une famille bourgeoise et intellectuelle, Louis Cha fut notamment initié aux romans d’Alexandre Dumas père, de Victor Hugo, de Shakespeare et de Walter Scott. Il est arrivé à Hongkong dans les années 1940, avec sa famille qui fuyait la guerre et la révolution communiste.
Entre 1955 et...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ Quatre jours après son élection à la tête du Brésil, le président d’extrême droite a commencé à dévoiler son futur gouvernement.
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Brésil : militaire, juge anticorruption, astronaute… les futurs ministres du gouvernement Bolsonaro

Quatre jours après son élection à la tête du Brésil, le président d’extrême droite a commencé à dévoiler son futur gouvernement.



LE MONDE
 |    01.11.2018 à 17h56
 • Mis à jour le
01.11.2018 à 18h14
   





                        


S’il ne doit prendre ses fonctions que le 1er janvier 2019, le président élu du Brésil commence à plancher sur son futur gouvernement d’extrême droite. Quatre jours après son élection à la tête du plus grand pays d’Amérique du Sud, Jair Bolsonaro a déjà annoncé, jeudi 1er novembre, les noms de cinq ministres qui composeront son gouvernement.
Onyx Lorenzoni comme chef de gouvernement 

   


C’est avec lui que Jair Bolsonaro compte compenser le manque d’expérience d’autres ministres dans les méandres tumultueux de la politique brésilienne. Le député Onyx Lorenzoni devrait devenir le chef d’un gouvernement resserré d’une quinzaine de ministres, contre une trentaine actuellement. Cela implique la fusion de plusieurs ministères, dont celle très polémique de l’agriculture et de l’environnement.
Parlementaire depuis plus de vingt ans, d’abord à l’assemblée d’Etat de Rio Grande do Sul (1995-2002) puis à la Chambre nationale des députés, l’homme de 64 ans est l’éminence grise de la campagne de Bolsonaro. Membre du parti de droite DEM, il s’est illustré ces dernières années à la Chambre pour avoir été rapporteur d’un projet de loi anticorruption.
Le juge anticorruption Sergio Moro ministre de la justice

   


Figure emblématique de la lutte anticorruption au Brésil, le juge Sergio Moro a annoncé jeudi avoir accepté la proposition de Jair Bolsonaro de devenir son ministre de la justice. « La perspective de mettre en œuvre de fortes mesures contre la corruption et le crime organisé (…) m’a amené à prendre cette décision », a expliqué le magistrat de 46 ans, après avoir rencontré le président élu jeudi matin à son domicile de Rio de Janeiro.
L’homme est à la tête de l’opération « Lava Jato » (lavage express) qui, depuis 2014, a dénoué un tentaculaire système de pots-de-vin impliquant le monde des affaires et de la politique. Le juge Moro s’est notamment illustré en condamnant en première instance l’ex-président de gauche Lula, qui purge une peine de douze ans et un mois de prison depuis avril pour corruption passive et blanchiment.

        Lire son portrait :
         

          Au Brésil, les ambiguïtés du juge anticorruption Sergio Moro avec l’extrême droite



Le juge Moro a déjà laissé entendre qu’il suspendrait, de fait, ses activités au sein l’opération « Lava Jato » d’ici à sa prise de fonctions, « pour éviter les controverses inutiles ». Mais en acceptant l’invitation du président élu, le magistrat donne du grain à moudre à ses détracteurs, qui mettent régulièrement en doute son impartialité. La gauche l’accuse notamment de s’être acharné contre Lula, condamné « sans preuve », selon ses avocats.
L’ultra-libéral Paulo Guedes à la tête d’un superministère de l’économie

   


­Il est considéré comme le meilleur avocat de Jair Bolsonaro. Celui qui a su convaincre la bourgeoisie et les milieux d’affaires d’offrir leur voix au candidat se revendiquant « antisystème ». Paulo Guedes, gourou ultra-libéral du président d’extrême droite, a été nommé à la tête d’un superministère de l’économie, qui réunira les ministères actuels des finances, de la planification, de l’industrie et du commerce extérieur.
Né à Rio de Janeiro, formé en économie à l’université fédérale du Minas Gerais (sud-est), titulaire d’un master de la Fondation Getulio Vargas et d’un doctorat de l’université de Chicago, Paulo Roberto Nunes Guedes, 69 ans, fréquente les arcanes du pouvoir depuis des décennies.

        Lire son portrait :
         

          Paulo Guedes, l’économiste ultralibéral qui inspire Jair Bolsonaro



Défenseur acharné de l’Etat minimum – c’est-à-dire d’un gouvernement confiné à l’exercice de ses fonctions régaliennes –, il est l’auteur de la partie économique du programme de Jair Bolsonaro. Un plan qui ­promet « emplois » et « revenus », « privatisations » et « concessions ». La méthode, radicale, vise à vendre la quasi-totalité des entreprises publiques afin de récolter, selon ses estimations, entre 700 et 1 000 milliards de reais (entre 164 et 234 milliards d’euros).
Augusto Heleno, un général à la défense

   


Jair Bolsonaro voue une grande admiration à ce général qui a été son instructeur à l’académie militaire, dans les années 1970. Général quatre étoiles, sans doute le plus respecté de ses pairs, Augusto Heleno assumera le rôle de ministre de la défense.
Celui qui fut commandant de la mission des Nations unies pour la paix en Haïti de 2004 à 2005, où les troupes ont été suspectées d’agressions sexuelles, a défendu, mercredi, l’idée du recours à des snipers des forces de sécurité pour endiguer la criminalité armée dans les favelas, où règnent les bandes de narcotrafiquants lourdement armés.

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La violence est un fléau pour les 208 millions de Brésiliens : elle a fait, l’an dernier, le nombre record de 63 880 morts. Au Brésil, la police a déjà la gâchette facile et ne rend guère de comptes non plus, comme le déplore Amnesty International : elle a tué l’an dernier 5 144 personnes lors d’opérations.
L’astronaute Marcos Pontes aux sciences

   


Premier Brésilien à être allé dans l’espace, il est considéré comme un héros national. Marcos Pontes, pilote de chasse et astronaute de 55 ans, a accepté mercredi de devenir le futur ministre des sciences et de la technologie brésilien. En 2006, il a voyagé à bord de la fusée Soyouz, avant de rejoindre la Station spatiale internationale (ISS) pour une semaine.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ Accusé notamment de violence par armes à feu, violation des droits civiques et crime de haine, Robert Bowers encourt la peine de mort pour avoir commis des assassinats aggravés de la qualification d’acte antisémite.
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L’auteur de l’attentat antisémite de Pittsburgh plaide non coupable

Accusé notamment de violence par armes à feu, violation des droits civiques et crime de haine, Robert Bowers encourt la peine de mort pour avoir commis des assassinats aggravés de la qualification d’acte antisémite.



Le Monde.fr avec AFP
 |    01.11.2018 à 17h19
 • Mis à jour le
01.11.2018 à 17h27
   





                        



   


Robert Bowers, l’homme soupçonné d’avoir tué onze personnes par balle, samedi 27 octobre, dans une synagogue à Pittsburgh (Pennsylvanie), a plaidé non coupable jeudi des 44 chefs d’accusation qui le vise, selon l’agence américaine Associated Press. Accusé notamment de violence par armes à feu, violation des droits civiques et crime de haine, il encourt la peine de mort pour avoir commis des assassinats aggravés de la qualification d’acte antisémite.
Il est arrivé dans la salle d’audience en marchant menotté, lui qui avait comparu une première fois lundi en chaise roulante, après avoir été touché par des tirs policiers lors de son arrestation. Son avocat a demandé en son nom un procès d’assises public.

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Il voulait « tuer des juifs »
Selon les autorités américaines, M. Bowers avait fait irruption dans la synagogue Tree of Life en plein office du shabbat samedi matin, armé de trois pistolets et d’un fusil d’assaut semi-automatique. Cet homme de 46 ans, qui vivait seul dans un appartement à une quinzaine de kilomètres de la synagogue, a affirmé après son arrestation vouloir « tuer des juifs ». Il avait posté avant l’attaque de nombreux messages antisémites sur le réseau social Gab, très prisé de l’extrême droite.
Ses actes « sont aussi diaboliques qu’incompréhensibles et complètement répugnants au regard des valeurs de notre nation », a déclaré jeudi le ministre américain de la justice Jeff Sessions, dans le communiqué annonçant l’acte d’accusation.
« C’est pour cela que cette affaire est importante non seulement pour les victimes et leurs proches mais aussi pour la ville de Pittsburgh et tout le pays. »

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ Refus des règles du jeu démocratique, intolérance, non-condamnation de la violence… Le nouveau président du Brésil répond aux indicateurs d’un comportement de type autoritaire explique, dans une tribune au « Monde », Carlos Milani, professeur de relations internationales.
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« Bolsonaro a su jouer la carte de la psychologie de masse »

Refus des règles du jeu démocratique, intolérance, non-condamnation de la violence… Le nouveau président du Brésil répond aux indicateurs d’un comportement de type autoritaire explique, dans une tribune au « Monde », Carlos Milani, professeur de relations internationales.



LE MONDE
 |    01.11.2018 à 14h37
    |

Carlos Milani (Professeur de relations internationales)







                        



                                


                            

Tribune. Lors de cette campagne électorale marquée par des violences, fort d’un soutien populaire, Jair Bolsonaro n’a pas condamné ouvertement les excès de ses électeurs. Comptant sur l’emprisonnement de son rival, Lula da Silva, privé de toute possibilité de donner des entretiens aux médias, le candidat de l’extrême droite a su jouer la carte de la « psychologie de masse » en faisant allusion, entre autres, au danger communiste, en plein ordre international post-guerre froide.
L’un des aspects très importants de sa campagne, a été l’usage des nouvelles technologies (notamment l’application WhatsApp) qui lui a permis de diffuser son message et des informations aussi bien vraies que fausses.

La « banalisation du mal » dans une société profondément inégalitaire et habituée à la violence a certainement constitué un facteur-clé dans l’émergence de l’extrême droite et le soutien accordé à la promesse de Bolsonaro de libéraliser le port d’armes. Même si les causes de l’insécurité publique sont loin d’être sans contradictions, une bonne part de la société brésilienne semble avoir accepté la simplification qu’en a donnée Bolsonaro. Se présentant comme le candidat anti-système par excellence, il s’est gardé de mettre en évidence ses vingt-sept années d’expérience au Parlement.
Polarisation croissante
Le nouveau président du Brésil répond parfaitement aux indicateurs d’un comportement de type autoritaire tels que définis par Steven Levitsky et Daniel Ziblatt (How Democracies Die, 2018, non traduit) : le refus des règles du jeu démocratique, le dénie de la légitimité des adversaires politiques, l’intolérance et la non-condamnation de la violence, ainsi que la prédisposition à réduire les libertés civiles et politiques des minorités, de l’opposition et des médias.
Dans une société où la polarisation est croissante, où les conflits distributifs coexistent avec des privilèges ; où la lutte contre la corruption...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ Le Parlement a été dissous, jeudi, faute d’avoir pu désigner un nouveau premier ministre, après la démission mi-octobre de Nikol Pachinian.
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Arménie : des élections législatives anticipées en décembre

Le Parlement a été dissous, jeudi, faute d’avoir pu désigner un nouveau premier ministre, après la démission mi-octobre de Nikol Pachinian.



LE MONDE
 |    01.11.2018 à 14h01
   





                        



   


Le Parlement d’Arménie a été dissous jeudi 1er novembre, faute d’avoir réussi à désigner un premier ministre, ouvrant la voie à des élections législatives anticipées en décembre dans cette ex-République soviétique du Caucase, secouée par un mouvement populaire au début de l’année.
La dissolution intervient à la suite d’une manœuvre politique du premier ministre par intérim, Nikol Pachinian, qui avait annoncé sa démission plut tôt en octobre afin de pouvoir convoquer des élections législatives anticipées. Selon lui, celles-ci doivent avoir lieu le 9 décembre.
Nikol Pachinian est arrivé au pouvoir en mai, après de massives manifestations antigouvernementales. Malgré son élection, il ne contrôlait pas le Parlement, encore largement acquis au Parti républicain de l’ex-président Serge Sarkissian. C’est pourquoi il souhaite organiser des élections anticipées.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ Fantômes, sorcières, monstres, vampires et zombies étaient de sortie ces derniers jours.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ Ethiopie-Erythrée, une réconciliation en marche (3/3). Depuis la réouverture de la frontière, la communauté demande des comptes aux deux Etats sur le sort de 93 de ses membres.
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Reportage

Sans nouvelles de leurs disparus, les Irob craignent d’être lésés par la paix entre l’Ethiopie et l’Erythrée

Ethiopie-Erythrée, une réconciliation en marche (3/3). Depuis la réouverture de la frontière, la communauté demande des comptes aux deux Etats sur le sort de 93 de ses membres.

Par                                            Emeline Wuilbercq (Endalgeda, Ethiopie, envoyée spéciale)




LE MONDE
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        Le 01.11.2018 à 12h21

     •
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        Mis à jour le 01.11.2018 à 14h51






    
Abrahet Niguse avec une photo de son époux, disparu lors de la guerre de 1998-2000 entre l’Ethiopie et l’Erythrée, en octobre 2018 à Alitena, dans le nord de l’Ethiopie.
Crédits : Emeline Wuilbercq


Le meurtre a provoqué une onde de choc dans les villages autour d’Endalgeda, à la frontière entre l’Ethiopie et l’Erythrée. Mi-octobre, un habitant a tué un homme qu’il accusait d’être impliqué dans la disparition de son père, vingt ans plus tôt. « Les gens deviennent très émotifs ici », confie, inquiet, un prêtre originaire du territoire Irob, rare bastion du catholicisme éthiopien, une religion pratiquée par moins de 1 % de la population.
L’ambiance est tendue chez les Irob, une communauté d’environ 33 000 personnes disséminées dans des villages nichés au bas de montagnes rocailleuses, aux confins septentrionaux de l’Ethiopie. Depuis la réouverture de la frontière avec l’Erythrée, le 11 septembre, ses membres demandent des comptes aux deux Etats : où sont passées les 93 personnes – presque uniquement des hommes – qui ont disparu à l’aube de la sanglante guerre de 1998-2000 et dont ils n’ont plus jamais eu de nouvelles ?

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« Tout le monde est malheureux, déçu », poursuit le prêtre. La communauté irob est en pleine période de deuil. Pendant une semaine, des familles ont organisé les « secondes funérailles » de trente adolescents qui avaient rejoint après la guerre les rebelles tigréens, opposés au régime d’Addis-Abeba, et franchi la frontière. Une fois de l’autre côté, ils avaient été formés par les militaires érythréens, et certains avaient dû, contre leur volonté, tenir la ligne de front en s’opposant à leur propre peuple. Ils sont morts et enterrés en Erythrée.
Une quarantaine de prisonniers libérés
Cette annonce a crispé la communauté irob. Et l’absence de nouvelles des pères et des maris qui auraient, selon les habitants, été kidnappés il y a vingt ans par des militaires érythréens avec l’aide d’espions éthiopiens n’a fait qu’aggraver la situation. Les familles avaient pourtant retrouvé l’espoir après la réouverture de la frontière. Mais plus d’un mois et demi plus tard, toujours rien. Un comité de 14 aînés a été formé pour réclamer justice et exiger des informations sur le sort des disparus.

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Selon le chef du district d’Irob, Niguse Hagos, la libération récente d’une quarantaine de prisonniers érythréens détenus en Ethiopie pendant vingt ans a constitué un pas en avant. Si l’Erythrée faisait de même, certains époux rentreraient-ils à Alitena, Endalgeda ou ailleurs ? Car ces disparitions touchent aussi d’autres localités frontalières comme Zalambessa, où 50 personnes seraient concernées.

    
L’Erythrée et l’Ethiopie ont rouvert leur frontière le 11 septembre 2018 après vingt ans de fermeture à la suite de la guerre de 1998-2000 qui avait fait entre 70 000 et 100 000 morts.
Crédits : Google Maps


Ces hommes disparus n’étaient ni des militaires ni des acteurs politiques mais des gens ordinaires qui ont fait les frais d’une guerre sanglante. « C’était un simple commerçant », rappelle Abrahet Niguse à propos de son époux. Le cliché en noir et blanc de ce beau jeune homme à la coupe afro est accroché au-dessus du lit de sa modeste maison, dans le village d’Alitena. Elle pense qu’il a été enlevé parce qu’il avait ravitaillé des soldats éthiopiens.
Les Irob souhaiteraient tourner enfin la page d’une guerre particulièrement traumatisante pour la communauté, l’armée érythréenne ayant occupé la zone pendant les deux années de ce conflit qui a fait entre 70 000 et 100 000 morts. Les habitants d’Alitena ont été expulsés par la force et dispersés de part et d’autre de la frontière, les villages ont été pillés, le bétail tué, les ruches saccagées. Seule la première église catholique d’Ethiopie, édifiée en 1837, a été épargnée.

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C’est dans ce lieu de culte que les familles des disparus viennent aujourd’hui prier pour le retour de leurs proches. « Je demande à Dieu de garder l’espoir, confie Desta Tekele, dont l’époux a également disparu. J’espère que mon mari va revenir. » Elle n’a jamais eu de nouvelles de lui. Les recherches de la Croix-Rouge éthiopienne, la seule à enquêter, n’ont porté aucun fruit. « Si on nous disait qu’il est mort, ce serait une bonne nouvelle parce qu’au moins je saurais qu’il n’existe plus, lâche Abrahet, qui pourrait alors organiser des funérailles et faire enfin son deuil. Aujourd’hui, je ne sais pas s’il est vivant, je suis fatiguée. »
« Nous ne pouvons pas être divisés »
Pour l’heure, les Irob estiment que leurs revendications sont ignorées, alors qu’une autre question sensible risque d’affecter la communauté. En juin, sous l’impulsion de son nouveau premier ministre, Abiy Ahmed, l’Ethiopie a décidé d’accepter les conclusions de la commission internationale indépendante qui avait été chargée de délimiter le tracé de la frontière après la guerre. Celle-ci avait déterminé en 2002 que certaines localités éthiopiennes appartenaient en fait à l’Erythrée, à commencer par Badme, la ville symbole où le conflit avait commencé, et des villages irob comme Endalgeda. Depuis seize ans, Addis-Abeba refusait d’appliquer cette décision et continuait de contrôler militairement ces localités.
Le revirement annoncé par Abiy Ahmed a provoqué la colère des Irob, qui ont manifesté pour exprimer leur mécontentement de ne pas avoir été consultés. La joie de la paix retrouvée s’est heurtée à la réalité d’une délimitation territoriale controversée. La communauté risque d’être à nouveau séparée en deux par une frontière : un tiers de ses membres deviendraient érythréens. « Nous avons une culture, une langue, nous ne pouvons pas être divisés. Si la décision est appliquée, notre minorité va disparaître », déplore Niguse Hagos.

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                Depuis la réouverture de la frontière avec l’Erythrée, les affaires reprennent dans le nord de l’Ethiopie



Nul ne sait quand ni comment les deux pays procéderont à la nouvelle démarcation. « Nous n’allons pas donner ces villages à l’Erythrée, ils sont éthiopiens », martèle un vieil habitant d’Alitena. « Je connais ma terre, et les Erythréens connaissent la leur », rappelle un résident d’Endalgeda. Des villages érythréens devraient également revenir à l’Ethiopie. Pour le père Meschena Woldu, il faut consulter les premiers concernés avant de modifier le tracé de la frontière. « Le peuple doit décider lui-même, sinon la paix ne sera pas réglée », dit-il.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ Selon les conclusions de la commission d’enquête dévoilées jeudi, cette pièce avait été bien fabriquée mais déformée lors de l’assemblage. Les prochaines fusées « Soyouz » vont être révisées.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

L’échec du lancement d’une fusée « Soyouz » a été causé par une « déformation » d’un capteur lors de l’assemblage

Selon les conclusions de la commission d’enquête dévoilées jeudi, cette pièce avait été bien fabriquée mais déformée lors de l’assemblage. Les prochaines fusées « Soyouz » vont être révisées.



Le Monde.fr avec AFP
 |    01.11.2018 à 11h42
 • Mis à jour le
01.11.2018 à 14h36
   





                        



   


La commission d’enquête sur l’échec du lancement d’une fusée Soyouz vers la Station spatiale, le 11 octobre, a rendu ses conclusions jeudi 1er novembre. Selon elle, cet incident a été causé par une « déformation » du capteur lors de l’assemblage de la fusée au cosmodrome de Baïkonour.

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Les responsables russes qui s’exprimaient lors d’une conférence de presse ont promis de punir les coupables de cet échec embarrassant pour le secteur spatial russe et de s’assurer de la qualification du personnel du cosmodrome, martelant que Soyouz restait le lanceur « le plus fiable » en exploitation.
Le dysfonctionnement qui a causé l’accident est dû à « la déformation de la tige du capteur » lors de son « assemblage au cosmodrome de Baïkonour », a annoncé Oleg Skorobatov, un des responsables de cette commission formée après l’accident qui avait contraint deux spationautes à revenir sur Terre.
Mercredi, le directeur exécutif de Roskosmos, Sergueï Krikaliov, avait expliqué qu’un dysfonctionnement du capteur, chargé de contrôler la séparation des premier et deuxième étages de la fusée, avait provoqué l’accident. « L’une des parois latérales ne s’est pas éloignée suffisamment et a frappé un bac de carburant du deuxième étage, ce qui a provoqué une explosion », avait-il déclaré, cité par les agences de presse russes.
« Les fusées les plus fiables »
Oleg Skorobatov a appelé jeudi à un « contrôle répété » de ces capteurs et a assuré avoir « écarté » l’hypothèse que ces problèmes puissent venir de l’usine où ils ont été fabriqués. Il a ajouté que les prochaines fusées Soyouz, devant décoller de Baïkonour et du cosmodrome français de Kourou (Guyane), où Arianespace en utilise, seront « révisées ».
« Des propositions et des recommandations ont été élaborées pour réviser ces lanceurs », comprenant le démontage et réassemblage de certains blocs, ainsi que des vérifications des capteurs, a expliqué le responsable de Roskosmos.
Dmitri Baranov, un responsable de l’entreprise RKK Energia qui conçoit et produit les vaisseaux spatiaux Soyouz, a, en outre, assuré que les fusées Soyouz demeurent « les fusées les plus fiables » existantes. En dépit de cet accident, et d’une série de problèmes techniques qui ont troublé l’image au secteur spatial russe, les fusées Soyouz conservent, en effet, un taux particulièrement élevé de lancements réussis. Le système de sécurité qui a permis le retour en vie des deux spationautes en octobre a, par ailleurs, parfaitement fonctionné.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ Face aux pressions, Canberra a commencé à transférer les mineurs et leurs familles relégués sur cet îlot du Pacifique. Mais les associations de défense de droits de l’homme dénoncent une « détention dans le pays ».
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤                      En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   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Mais les associations de défense de droits de l’homme dénoncent une « détention dans le pays ».     Le Monde avec AFP  Publié aujourd’hui à 11h24, mis à jour à 11h24   Lecture 2 min.     Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter   Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail                        Photo aérienne d’un camp sur l’île de Nauru, fournie par Médecins sans frontières. AP             La situation des enfants de réfugiés et de demandeurs d’asile relégués sur l’île de Nauru, souffrant de dépression, multipliant les tentatives de mutilation ou de suicide, émeut une grande partie de la société australienne. Au point que des dizaines d’organisations ainsi que nombre d’élus appelaient ces dernières semaines le premier ministre australien, Scott Morrison, à évacuer les mineurs et leurs familles de ce minuscule caillou du Pacifique.          Canberra a fini par céder et a commencé à discrètement évacuer les enfants de Nauru. « Il n’y a quasiment plus d’enfants à Nauru et en Papouasie-Nouvelle-Guinée et nous nous attendons à ce qu’il n’y en ait plus aucun d’ici à la fin de l’année », a déclaré jeudi 1er novembre le représentant de l’Australie à Londres, George Brandis, à la radio britannique LBC.            Le journal The Australian, citant des sources gouvernementales, a rapporté que 40 enfants étaient toujours à Nauru et qu’ils seraient transférés en Australie avant la fin de l’année.             Article réservé à nos abonnés  Lire aussi  Actes de désespoir chez les enfants réfugiés sur l’île de Nauru             Au fil des années, des centaines d’enfants ont été évacués de Nauru vers l’Australie avec leurs familles. Ils sont éparpillés à travers le pays et soumis à des restrictions diverses, certains vivant dans des camps de rétention, d’autres ayant des droits limités à l’emploi et à l’éducation. Mais aucun n’obtient le droit de s’établir pour de bon.          « Une fois que les gens ont reçu de l’aide médicale, alors on s’attend à ce qu’ils rentrent dans leur pays d’origine », a affirmé jeudi le ministre de l’intérieur, Peter Dutton.          Les associations de défense des droits de l’homme ont dénoncé l’incertitude qui perdure pour ces enfants et leurs familles, accusant le gouvernement de ne pas leur offrir de solution. « Ces familles n’ont pas de visa, elles sont de fait en détention dans le pays jusqu’à ce que leurs problèmes sanitaires soient réglés et certaines sont vraiment parquées dans des centres de détention fermés », a déclaré George Newhouse, du National Justice Project.          Selon un sondage récent commandé par le Sunday Telegraph de Sydney, un tabloïd qui soutient le gouvernement conservateur, 79 % des Australiens veulent que ces enfants et leurs familles soient évacués de Nauru.          Encore 600 réfugiés à Nauru          Avant une législative partielle cruciale le mois dernier, le premier ministre avait agité l’idée d’autoriser le transfert de réfugiés en Nouvelle-Zélande, mais exclu qu’ils entrent en Australie.          Il a affirmé jeudi que critiquer les conditions de vie des migrants, originaires de pays aussi divers que l’Iran et la Birmanie, revenait à insulter les 11 000 habitants de Nauru. « Les gens doivent se montrer respectueux envers nos voisins de Nauru. Car c’est là que vivent leurs enfants, où ils vont à l’école, où ils travaillent, où ils font leur vie », a-t-il lancé.          Aux termes d’un accord avec Barack Obama lorsqu’il était président, 439 réfugiés de Nauru et aussi de Manus, un autre îlot servant de lieu de rétention, sur un total potentiel de 1 250, avaient été accueillis aux Etats-Unis. Mais il en reste plus de 600 à Nauru. D’après les défenseurs des droits, 600 hommes vivent toujours dans des « centres de transition » à Manus après la fermeture de son camp l’année dernière suite à une décision judiciaire.          Canberra argue qu’il sauve des vies grâce à cette politique d’immigration draconienne, en dissuadant les migrants d’entreprendre un périlleux voyage. Les arrivées de bateau, qui étaient quasiment quotidiennes, sont aujourd’hui rarissimes.             Lire aussi  L’Australie ferme la controversée prison de réfugiés de l’Île Christmas                                                                       Voir les réactions      Dans la même rubrique           / AFP / WANG ZHAO
       Chine : accusé de harcèlement, un maître bouddhiste démissionne  Le président de la Fédération bouddhiste chinoise aurait forcé des nonnes à avoir des relations sexuelles. Sa chute est vue comme une conséquence du mouvement #metoo.                         Article réservé à nos abonnés Un petit parti séparatiste « propagateur de haine » formellement interdit à Hongkong  Depuis la rétrocession de l’île à la Chine en 1997, le Parti national de Hongkong est le premier à être banni par le gouvernement de la « Région administrative spéciale ».                      Séisme au Japon : le bilan s’élève à 44 morts  Plus aucune victime n’est portée disparue après le tremblement de terre de magnitude 6,6 qui a touché l’île de Hokkaido jeudi. 2 700 personnes sont encore hébergées dans des refuges.                        Le supertyphon Mangkhut balaie l’Asie du Sud-Est  Plus d’une soixantaine de personnes ont été tuées aux Philippines par la tempête tropicale et au moins 200 blessés ont été signalés à Hongkong.                      Japon : Shinzo Abe conserve les rênes de son parti  Largement réélu à la tête du Parti libéral-démocrate, le premier ministre japonais a ainsi la possibilité de rester à la tête du pays jusqu’en 2021.                        Un train déraille à Taïwan, le pire accident ferroviaire de l’île depuis 1991  Un train transportant 366 personnes a déraillé à Taïwan, dimanche. Au moins 18 personnes sont mortes et 187 autres ont été blessées.                      Cambodge : le parti du premier ministre Hun Sen remporte l’ensemble des sièges au Parlement  L’homme fort du royaume doit être reconduit le 6 septembre pour cinq ans à la tête du pays par la nouvelle assemblée législative.                        La Pakistanaise Asia Bibi, condamnée à mort pour blasphème, finalement acquittée  Chrétienne du Pendjab, cette mère de cinq enfants avait été condamnée pour avoir bu l’eau d’un puits supposé réservé aux musulmans.                       Article réservé à nos abonnés La Chine étouffe la colère de milliers d’épargnants ruinés  Des centaines de plates-formes de financement de PME chinoises par l’intermédiaire de prêts de particuliers ont fait faillite, laissant de nombreux clients sans argent. Le pouvoir, qui a encouragé ce système, réprime la contestation des victimes.                        En Indonésie : le festival des allumés du Vespa  Chaque année, pendant l’été, une foule d’Indonésiens se rassemblent, à Kediri, sur l’île de Java, pour célébrer leur amour du célèbre scooter italien.                      Didi Chuxing, l’« Uber chinois », suspend son service de covoiturage après le viol et le meurtre d’une passagère  Un homme de 27 ans qui travaillait comme chauffeur a été interpellé et est suspecté de ce crime commis vendredi.                        Crash du vol Lion Air en Indonésie : un avion s’abîme en mer avec 189 personnes à bord  Le Boeing 737 de la compagnie indonésienne Lion Air est tombé en mer peu après son décollage de Jakarta. Aucun survivant n’a encore été trouvé.                      A Tokyo, le supérieur du temple de Yasukuni démissionne pour avoir critiqué l’empereur  Le religieux a reproché à Akihito de multiplier les hommages aux victimes des guerres lancées par le Japon et de ne jamais venir dans ce haut lieu du culte shinto.                 
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ Disant craindre une « invasion » de son pays, Donald Trump a évoqué le déploiement de « jusqu’à 10 000 ou 15 000 » soldats à la frontière.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ La nouvelle offensive du président sur l’immigration inquiète les républicains en campagne dans des circonscriptions à forte population latino.
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Midterms J – 5 : en dénonçant le droit du sol, Trump provoque des tensions dans son camp

La nouvelle offensive du président sur l’immigration inquiète les républicains en campagne dans des circonscriptions à forte population latino.



LE MONDE
 |    01.11.2018 à 10h44
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            Gilles Paris (Washington, correspondant)








                        



                                


                            

La Maison Blanche et les républicains veulent faire des élections de mi-mandat du 6 novembre un plébiscite pour Donald Trump, tandis que les démocrates espèrent obtenir la majorité à la Chambre des représentants. Le correspondant du Monde à Washington, Gilles Paris, recense quotidiennement les principaux éléments de la campagne.
Le fait du jour
Donald Trump n’a pas apprécié l’accueil glacial réservé par le speaker (président) républicain de la Chambre des représentants, Paul Ryan, à son idée de supprimer par décret l’amendement de la Constitution qui établit le droit du sol pour l’obtention de la citoyenneté américaine, mardi 30 octobre.
« Paul Ryan devrait se concentrer sur le maintien de la majorité plutôt que donner ses opinions sur quelque chose dont il ne sait rien ! Notre nouvelle majorité républicaine travaillera à cela, à la suppression des échappatoires en matière d’immigration et à la protection de nos frontières ! », a assuré le président sur son compte Twitter, mercredi 31 octobre. Paul Ryan, qui ne se représente pas, avait jugé la veille impossible de modifier la Constitution par décret.
La nouvelle offensive du président sur l’immigration, destinée à mobiliser sa base électorale, inquiète les élus républicains en campagne dans des circonscriptions qui comptent une importante population latino. Ryan Costello, un élu de Pennsylvanie qui ne se représente pas, a rappelé qu’un grand nombre de circonscriptions indécises comportent une part importante d’immigrés. Il a qualifié de « faute professionnelle » l’initiative de Donald Trump.

Carlos Curbelo, candidat à sa réélection en Floride, a lui aussi sèchement écarté la méthode prônée par Donald Trump. Le droit du sol « est protégé par la Constitution, donc non, Donald Trump, vous ne pouvez pas y mettre fin par décret », a-t-il réagi sur Twitter. « Ce dont nous avons vraiment besoin, c’est d’une vaste...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ Les Palaos, minuscule Etat insulaire, qui se veulent pionniers en matière de protection de l’environnement, entendent faire face aux défis présentés par l’explosion du tourisme sur leur territoire.
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Un archipel du Pacifique bannit la crème solaire pour sauver son corail

Les Palaos, minuscule Etat insulaire, qui se veulent pionniers en matière de protection de l’environnement, entendent faire face aux défis présentés par l’explosion du tourisme sur leur territoire.



Le Monde.fr avec AFP
 |    01.11.2018 à 10h09
 • Mis à jour le
01.11.2018 à 12h21
   





                        



   


L’Etat souverain des Palaos, 459 kilomètres carrés, c’est un peu plus de 20 000 habitants répartis sur une poignée d’îles paradisiaques isolées au beau milieu de l’océan Pacifique, à mi-chemin entre l’Australie et le Japon. Cette république de poche, minuscule et isolée, vient pourtant de prendre une décision majeure, une première mondiale. A partir de 2020, le territoire de l’archipel sera interdit à tout type de crème solaire.
Bien que les Palaos ne fassent généralement pas les titres de la presse internationale, la petite république insulaire est bien connue des amateurs de plongée sous-marine qui apprécient particulièrement la beauté de ses récifs coralliens. Or le soleil brille aux Palaos et les crèmes qu’utilisent les touristes pour s’en protéger sont toxiques pour les coraux qu’ils viennent admirer. Un porte-parole du président des Palaos Tommy Remengesau a indiqué à l’Agence France-Presse que la recherche scientifique avait démontré que les produits chimiques entrant dans la composition de la plupart des crèmes solaires étaient toxiques pour le corail, même à dose infime.
Un archipel pionnier en matière de protection marine
Les sites de plongée des Palaos accueillent en moyenne chaque heure quatre bateaux bondés de touristes, faisant craindre aux autorités que les récifs n’en soient au point de non-retour. « Cela équivaut chaque jour à des litres de crème solaire qui vont dans la mer dans les spots célèbres pour la plongée et le masque et tuba », a déclaré le porte-parole à l’AFP.
A partir de 2020, toute personne important ou revendant des crèmes solaires sera passible d’une amende de 1 000 dollars. L’Etat américain d’Hawaï, dans le Pacifique également, avait annoncé une interdiction similaire en mai, qui entrera en vigueur en 2021. Les touristes se verront confisquer leurs tubes en arrivant. Les Palaos, qui sont le premier Etat souverain à faire de même, se veulent pionniers en matière de protection marine : l’archipel avait créé en 2009 le premier sanctuaire pour requins au monde, ce qui eut pour conséquence d’interdire leur pêche dans toute sa zone économique exclusive (ZEE), soit 630 000 kilomètres carrés.
Depuis décembre 2017, les touristes sont contraints par les autorités de l’archipel de s’engager à respecter l’environnement et de prêter serment. Et pour cause, leur nombre, qui ne cesse d’augmenter, est une menace pour les fragiles équilibres naturels de l’île. En 2016, l’archipel a accueilli 150 000 touristes, une hausse de 70 % par rapport à 2010, faisant pression à la fois sur les infrastructures, l’environnement et le paysage.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ La lutte pour le pouvoir continue dans l’île entre les partisans du premier ministre sortant et ceux de l’ancien président autoritaire Mahinda Rajapakse.
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Crise au Sri Lanka : la suspension du Parlement levée

La lutte pour le pouvoir continue dans l’île entre les partisans du premier ministre sortant et ceux de l’ancien président autoritaire Mahinda Rajapakse.



Le Monde.fr avec AFP
 |    01.11.2018 à 08h40
 • Mis à jour le
01.11.2018 à 15h17
   





                        



   


Les opposants au président sri-lankais Maithripala Sirisena, qui l’accusent de coup d’Etat contre la démocratie, ont remporté une première victoire dans la crise politique aiguë que traverse le pays depuis près d’une semaine. Jeudi 1er novembre, le chef de l’Etat sri-lankais a levé sous la pression de la rue et de la communauté internationale la suspension du Parlement prévue initialement pour durer jusqu’au 15 novembre.
Les parlementaires, qui se réuniront lundi, pourront donc décider qui des deux premiers ministres rivaux pourra rester au pouvoir. Ils pourraient ainsi se prononcer sur le retour aux affaires de Mahinda Rajapakse, 72 ans, l’autocrate qui a régné sur le pays jusqu’en 2015.

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« J’ai eu une longue discussion avec le président la nuit dernière et j’ai reçu des réponses positives de sa part », a déclaré, jeudi, Karu Jayasuriya, le président du Parlement. Troisième personnage de l’Etat dans l’ordre protocolaire, il faisait pression pour que l’assemblée puisse se réunir et avait dit craindre un « bain de sang », si ce n’était pas le cas. Il n’était pas encore décidé quand pourrait se tenir un possible vote de confiance pour départager les deux camps. Le président du Parlement doit s’entretenir vendredi avec les chefs de parti.
La crise a éclaté vendredi lorsque les Sri-Lankais, pris de court, ont appris en direct à la télévision et sur les réseaux sociaux qu’ils venaient de changer de premier ministre sur décision du président Sirisena. Le chef de l’Etat venait en effet de nommer M. Rajapakse, l’ancien homme fort du pays. Pour le premier ministre sortant, hors de question, pour autant, de céder sa place. Ranil Wickremesinghe, au pouvoir depuis 2015, décide ne pas quitter sa résidence officielle où il se retranche bientôt, entouré de ses proches. En plus de divergences sur la politique économique à mener dans le pays, des rivalités croissantes étaient apparues entre les deux hommes à l’approche de l’élection présidentielle de 2019.
Violence politique
La Constitution du pays, amendée de nombreuses fois et interprétée différemment en fonction des circonstances et des intérêts des parties en présence, n’offre pas de solution claire à cette crise politique qui suscite les inquiétudes dans cette île de l’océan Indien marquée par une longue histoire de violence politique. Lundi, le président du Parlement a déclaré redouter un « bain de sang » qui ne pourrait être évité que par le retour des députés au Parlement.
Si le premier ministre sortant Wickremesinghe – et ses partisans qui ont manifesté en masse dans la capitale ces derniers jours – peut désormais espérer obtenir un vote de confiance, ce dont l’avait privé le président en suspendant le Parlement à la suite de la nomination de l’ancien autocrate M. Rajapakse, ce dernier peut compter sur une popularité croissante. Tout dépendra désormais des marchandages et des défections qui sont négociés par les deux camps afin d’obtenir la majorité des sièges.
Le retour sur le devant de la scène de M. Rajapakse dont le règne avait été marqué par de multiples violations des droits de l’homme, des disparitions de journalistes et des accusations de népotisme inquiète au-delà de ses rivaux directs à Colombo. Dans le nord du pays où vit la minorité tamoule, son nom est associé à la campagne militaire extrêmement brutale qui s’est traduite par l’écrasement sanglant en 2009 de l’insurrection des Tigres de libération de l’Eelam tamoul et mettait un terme à vingt-six années d’une guerre civile dont on estime le bilan à 100 000 morts.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ Cette découverte, qui a mobilisé un millier de personnes, devrait permettre de faire la lumière sur les circonstances de l’accident.
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Crash en Indonésie : l’une des boîtes noires récupérée

Cette découverte, qui a mobilisé un millier de personnes, devrait permettre de faire la lumière sur les circonstances de l’accident.



Le Monde.fr avec AFP
 |    01.11.2018 à 06h55
 • Mis à jour le
01.11.2018 à 07h11
   





                        



   


L’une des deux boîtes noires de l’avion de la compagnie indonésienne Lion Air qui s’est abîmé en mer lundi avec 189 personnes à bord a été retrouvée, a annoncé jeudi 1er novembre le patron du comité national de la sécurité des transports. Les circonstances de l’accident devraient ainsi être éclaircies.
« Nous avons trouvé l’une des boîtes noires », a déclaré à l’Agence France-Presse (AFP) Soerjanto Tjahjono. « Nous ne savons pas si c’est le FDR (qui enregistre les paramètres de vol) ou le CVR (qui enregistre les sons dans le cockpit). »
L’armée indonésienne avait annoncé mercredi avoir peut-être localisé l’épave de l’avion. Pour récupérer les deux boîtes noires de l’appareil, un millier de personnes ont été mobilisées, dont des dizaines de plongeurs, de même que des hélicoptères et des bateaux.

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                La réputation de Lion Air ternie par le crash au large de l’Indonésie de l’un de ses Boeing



Le Boeing 737 MAX 8 de Lion Air, entré en service il y a seulement quelques mois, a disparu en mer de Java lundi. Peu auparavant, l’équipage avait demandé au contrôle aérien l’autorisation de revenir à Djakarta, son point de départ. Il avait pour destination Pangkal Pingang, localité de transit pour les touristes désireux de profiter des plages de l’île voisine de Belitung. Les autorités ont exclu la possibilité de retrouver des survivants.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ Seul le critère favorisant les Noirs et les Latinos est contesté par le militant Edward Blum, qui défend un groupe d’étudiants asiatiques. Une affaire qui pourrait remettre en cause des décennies d’affirmative action.
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Un procès met à nu les critères d’admission plus ou moins avouables de Harvard

Seul le critère favorisant les Noirs et les Latinos est contesté par le militant Edward Blum, qui défend un groupe d’étudiants asiatiques. Une affaire qui pourrait remettre en cause des décennies d’affirmative action.



LE MONDE
 |    01.11.2018 à 05h37
 • Mis à jour le
01.11.2018 à 11h52
    |

            Arnaud Leparmentier (New York, correspondant)








                        



                                


                            LETTRE DE NEW YORK

Avis aux jeunes prodiges : il vous reste deux jours pour déposer votre candidature à Harvard. Et le Wall Street Journal vous donne en « une » quelques conseils pour réussir : déménagez dans les montagnes perdues du Montana – l’université a bien du mal à recruter dans les campagnes américaines – ; soyez très pauvre – et vous augmenterez la diversité de la prestigieuse école de Cambridge (Massachusetts) – ; ou au contraire très riche – afin que vos parents puissent être de généreux donateurs. Surtout, intéressez-vous aux humanités, plus qu’à la science que l’on peut étudier au MIT voisin. Enfin, si vous êtes un champion de hockey, vous avez toutes les chances d’être admis.
La raison de cet article du quotidien économique ? La tenue, depuis le 15 octobre à Boston, du procès contre le processus d’admission de Harvard, accusé de discriminer les étudiants d’origine asiatique.
L’affaire, qui tient en haleine l’élite américaine, a forcé l’avocat du campus, Bill Lee (promotion Harvard 1972) à dévoiler les secrets de l’université en la matière. « Je n’ai pas révélé la recette du Coca-Cola », a-t-il assuré. Il n’empêche, on en sait désormais beaucoup plus sur les méthodes de Harvard.
La sélection est sévère, seuls 2 022 étudiants ont été admis en 2017 sur 43 000 postulants. Tous ont d’excellents scores académiques, et il faut donc trouver d’autres critères pour les départager. Certains, évidents, portent sur le caractère du candidat – social, extraverti mais pas trop, extraordinaire forcément. D’autres sont moins avouables : il existe une liste de candidats « dans l’intérêt du doyen » (on dirait les pistonnés en français) ainsi qu’une « liste Z », celle des candidats qui n’ont pas tout à fait le niveau. Bref un labyrinthe plus ou moins recommandable dont les aspirants rêvent de trouver l’issue.
Un modèle d’« affirmative action »
Le sujet officiel est ailleurs, il s’agit de savoir si Harvard...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ Fuyant leur pays en crise, 676 000 Vénézuéliens sont également partis vers d’autres États, tels que l’Équateur, le Pérou, le Chili, les États-Unis et le Mexique.
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Plus d’un million de Vénézuéliens arrivés en Colombie depuis le début de l’année

Fuyant leur pays en crise, 676 000 Vénézuéliens sont également partis vers d’autres États, tels que l’Équateur, le Pérou, le Chili, les États-Unis et le Mexique.



Le Monde.fr avec AFP
 |    01.11.2018 à 04h14
 • Mis à jour le
01.11.2018 à 07h56
   





                        



Plus d’un million de Vénézuéliens sont arrivés en Colombie pendant les neuf premiers mois de 2018, a recensé mercredi 31 octobre l’autorité migratoire Migración Colombia dans un communiqué. « Un peu plus de 676 000 sont partis vers des pays tiers, principalement l’Équateur, le Pérou, le Chili, les États-Unis et le Mexique. »

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                L’Amérique latine face au flux de migrants vénézuéliens



Il y a plus de 1,032 million de Vénézuéliens en Colombie, dont 573 000 régularisés, 217 000 en situation irrégulière et 240 000 en cours de régularisation, selon ce communiqué.
« La situation des migrants vénézuéliens est bien plus qu’un simple chiffre », a dit le directeur de Migración Colombia, Christian Krüger, cité dans le communiqué. Selon l’ONU, près de 1,9 million de personnes ont quitté le Venezuela depuis 2015, fuyant la crise économique et politique. Chaque jour, quelque 5 000 citoyens abandonnent le pays pétrolier, formant le plus important déplacement de population dans l’histoire récente de l’Amérique latine.
Des relations gelées
Le président colombien Ivan Duque a estimé fin septembre que l’arrivée d’un million de migrants vénézuéliens pourrait coûter cette année 0,5% au PIB national, soit environ 1 348 millions de dollars. Il a prévenu que la Colombie n’a pas la capacité de faire face seule à cette situation.

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                A la frontière entre le Venezuela et la Colombie, la contrebande règne



Réticent à reconnaître la vague migratoire, le président vénézuélien Nicolas Maduro a demandé à l’ONU de « justifier » ses statistiques.
Les relations entre la Colombie et le Venezuela sont pratiquement gelées depuis le mandat de l’ancien président colombien Juan Manuel Santos (2010-18).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ Le rapport de 86 pages repose sur le témoignage d’une centaine de défecteurs nord-coréens, essentiellement des femmes, mais aussi des officiels.
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Article sélectionné dans La Matinale du 31/10/2018
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Human Rights Watch dénonce les violences contre les femmes en Corée du Nord

Le rapport de 86 pages repose sur le témoignage d’une centaine de défecteurs nord-coréens, essentiellement des femmes, mais aussi des officiels.



LE MONDE
 |    01.11.2018 à 03h07
 • Mis à jour le
01.11.2018 à 14h41
    |

            Brice Pedroletti








                        



   


Neuf hommes seulement ont été condamnés pour viol en Corée du Nord en 2009, sept en 2011 et cinq en 2015, selon les chiffres donnés en 2017 par Pyongyang à un comité des Nations unies (ONU) chargé de surveiller la discrimination contre les femmes.
« Alors que les officiels nord-coréens semblent penser que des chiffres si ridiculement bas démontrent que leur pays est un paradis libre de toute violence, ces statistiques sont surtout une condamnation sans appel de leur incapacité totale à s’attaquer à la violence sexuelle dans le pays », s’alarme l’ONG Human Rights Watch (HRW) dans un nouveau rapport sur la violence sexuelle contre les femmes par les hommes en position d’autorité en Corée du Nord.
Intitulé « You Cry at Night, but Don’t Know Why » (« tu pleures la nuit sans savoir pourquoi »), le rapport de 86 pages repose sur le témoignage d’une centaine de défecteurs nord-coréens, essentiellement des femmes, mais aussi des officiels.
Comportements de prédation dans la police
Il confirme la prévalence de comportements de prédation dans la police et les forces de sécurité vis-à-vis des femmes qui se font arrêter pour contrebande, notamment entre la Corée et Nord et la Chine, ainsi que le harcèlement sexuel très fréquent des gardiens ou des responsables des marchés libres envers les commerçantes. Ces pratiques avaient déjà été évoquées dans le rapport de février 2014 de la commission d’enquête de l’ONU sur les violations des droits de l’homme en Corée du Nord qui appelait à saisir la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l’humanité.

        Lire des extraits du rapport de 2014 :
         

          « Des crimes contre l'humanité sont actuellement commis » en Corée du Nord



Les défecteurs et les commerçants sur les marchés forment deux populations particulièrement « féminines », résultat des espaces croissants d’autonomie qu’ont pu s’aménager les Nord-Coréennes au gré du délitement des structures d’Etat et de la montée de l’économie parallèle depuis la fin des années 1990. Près de 80 % des quelque 30 000 défecteurs nord-coréens enregistrés en Corée du Sud, qu’ils ont gagnée via des pays tiers, sont par exemple des femmes.
Environ 400 marchés libres sont approuvés par le gouvernement à travers la Corée du Nord, faisant travailler plus d’un million de commerçant(e) s et de gestionnaires. HRW a ainsi recueilli le témoignage de quatre marchandes victimes de harcèlement sexuel par des responsables ou par des gardes sur ces marchés, ainsi que de dix-sept femmes ayant subi de graves abus sexuels par la police alors qu’elles se déplaçaient pour leur travail.
Pots-de-vin
Les restrictions portant sur le déplacement des personnes, notamment dans les zones frontalières, ainsi que le commerce, sont telles en Corée du Nord que la sollicitation de pots-de-vin est généralisée. « Pour les femmes, les pots-de-vin incluent l’abus sexuel, les violences et le viol », note HRW.
Celles-ci ne réalisent souvent qu’elles ont été victimes de viol ou d’agression en Corée du Nord qu’après avoir fait défection. Elles n’ont dans la majorité des cas pas conscience de la possibilité d’un recours juridique, ni confiance dans la loi ou dans la police de leur pays au moment des faits, toute démarche étant susceptible d’entraîner d’autres abus de nature souvent sexuelle.
« Les jours où ils en avaient envie, les gardes du marché ou les fonctionnaires de police pouvaient me demander de les suivre dans une pièce vide à l’extérieur du marché, ou un autre endroit qu’ils choisissaient. Que pouvions-nous faire ? Ils nous considèrent comme des objets sexuels, nous [les femmes] sommes à la merci des hommes », explique ainsi l’une de ces négociantes, Oh Jung Hee, qui achetait et revendait du tissu dans la ville de Hyesan, près de la frontière chinoise, jusqu’à sa fuite en 2014.

        Lire l’entretien avec le sous-directeur de HRW en Asie :
         

          Corée du Nord : « Les droits de l’homme ne peuvent pas être laissés de côté »



« Cela arrive si souvent que personne ne pense que c’est un gros problème. Les hommes qui agressent sexuellement les femmes ne pensent pas que ce soit mal et nous [les femmes] non plus. Nous ne nous rendons même pas compte que nous sommes en colère. Mais nous sommes des humains et il y a un impact. Alors parfois, cela vient de nulle part, tu pleures la nuit et tu ne sais pas pourquoi », poursuit-elle.
Abus systématiques
Les hommes nord-coréens ayant occupé des postes de responsabilité dans les forces de police, la police secrète, le parti et le système carcéral, sont particulièrement enclins à ce genre de comportements, malgré les lois qui punissent en théorie ces crimes.
Plusieurs défecteurs confirment ainsi ces abus systématiques. Un ancien agent de haut rang de la police secrète ayant fait défection, Goh Myun Chu, a ainsi déclaré à HRW qu’il rejoignait une fois par mois trois ou quatre de ses collègues dans une chambre d’hôtel à Pyongyang à la fin des années 2000 pour faire la fête. Tard dans la nuit, les agents choisissaient alors leurs actrices préférées dans les films qu’ils avaient regardés.
« Nous demandions au personnel de l’hôtel de nous les amener. Celles que nous avions sélectionnées étaient dans l’heure devant la porte de notre chambre. Aucune ne s’est jamais refusée à nous. A l’époque, je m’imaginais qu’elles étaient tout naturellement heureuses que nous les ayons choisies. Nous étions puissants, influents. On les payait. Et elles savaient que si elles nous plaisaient bien, alors celles qui avaient un problème ou voulaient une faveur pouvaient compter sur nous. »

        Lire aussi :
         

                Harcèlement sexuel : Lee Eun-eui, ancienne de Samsung et pionnière de #metoo en Corée du Sud







                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ Dans un entretien à « Ouest France », le chef de l’Etat plaide pour une Union européenne « plus souveraine et plus multilatérale ».
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Emmanuel Macron met en garde contre un retour à l’Europe des années 1930

Dans un entretien à « Ouest France », le chef de l’Etat plaide pour une Union européenne « plus souveraine et plus multilatérale ».



Le Monde.fr avec AFP
 |    01.11.2018 à 00h56
 • Mis à jour le
01.11.2018 à 07h36
   





                        


Appelant à « résister », Emmanuel Macron se dit « frappé » par la ressemblance entre la situation actuelle en Europe et celle qui y régnait durant l’entre-deux-guerres, dans un entretien à Ouest-France publié mercredi 31 octobre au soir.
« Dans une Europe qui est divisée par les peurs, le repli nationaliste, les conséquences de la crise économique, on voit presque méthodiquement se réarticuler tout ce qui a rythmé la vie de l’Europe de l’après-première guerre mondiale à la crise de 1929, déclare le président de la République. Il faut l’avoir en tête, être lucide, savoir comment on y résiste », en « portant la vigueur démocratique et républicaine. »
Le chef de l’Etat s’apprête à célébrer le centenaire de la fin de la première guerre mondiale, en visitant les lieux de bataille dans le Grand Est et les Hauts-de-France durant une semaine à partir de dimanche. Suivront la cérémonie du 11-Novembre à l’arc de Triomphe en présence d’une centaine de dirigeants du monde entier, puis le premier Forum de la paix à La Villette.

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                L’Europe face au clivage Macron-Orban



Comprendre les leçons de l’histoire
Au cours de ces rendez-vous, Emmanuel Macron assure qu’il ne « veut pas simplement regarder l’histoire ». « Je veux rendre hommage et essayer de comprendre les leçons de cette histoire. C’est un message de célébration, de mémoire et d’avenir ». En promouvant, à cette occasion, une Europe « plus souveraine et plus multilatérale ».

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                A Lisbonne, Emmanuel Macron expose sa vision d’une Europe à trois vitesses



« L’Europe est face à un risque : celui de se démembrer par la lèpre nationaliste et d’être bousculée par des puissances extérieures. Et donc de perdre sa souveraineté. C’est-à-dire d’avoir sa sécurité qui dépende des choix américains et de ses changements, d’avoir une Chine de plus en plus présente sur les infrastructures essentielles, une Russie qui parfois est tentée par la manipulation, des grands intérêts financiers et des marchés qui dépassent parfois la place que les Etats peuvent prendre », prévient M. Macron.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ Visant des opposants du régime de Téhéran, une tentative d’attentat, imputée aux Iraniens, a été déjouée sur le sol danois.
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Attentat déjoué : le Danemark exige des sanctions contre l’Iran

Visant des opposants du régime de Téhéran, une tentative d’attentat, imputée aux Iraniens, a été déjouée sur le sol danois.



LE MONDE
 |    01.11.2018 à 00h13
 • Mis à jour le
01.11.2018 à 17h42
    |

            Anne-Françoise Hivert (Malmö (Suède), correspondante régionale)








                        



                                


                            

Depuis Oslo, où il participait au conseil nordique des ministres, mercredi 31 octobre, le premier ministre danois, Lars Lokke Rasmussen, a plaidé en faveur d’une réaction « européenne » contre Téhéran qu’il accuse d’avoir fomenté un projet d’attentat sur son territoire. S’il est favorable à l’adoption de sanctions, M. Rasmussen a précisé qu’il n’était pas question de remettre en cause l’accord sur le nucléaire iranien.

Au Danemark, des rumeurs sur l’implication de Téhéran circulaient depuis le 28 septembre et la rocambolesque opération de police qui avait paralysé une bonne partie du pays pendant plusieurs heures. Mardi 30 octobre, Finn Borch Andersen, le chef des services de renseignement danois (PET), a confirmé que l’opération avait pour but d’empêcher une tentative d’assassinat contre trois Iraniens domiciliés à Ringsted, une ville de 30 000 habitants à 60 kilomètres de Copenhague.
Le patron du PET a révélé qu’un des responsables présumés, un Norvégien de 39 ans d’origine iranienne, avait été interpellé le 21 octobre à Göteborg par la police suédoise. Placé à l’isolement, « il est soupçonné d’avoir permis aux services de renseignement iraniens d’opérer au Danemark et d’avoir participé à la préparation d’une tentative d’attentat », a précisé Finn Borch Andersen.
Jugeant ces informations « totalement inacceptables », le chef de la diplomatie danoise Anders Samuelsen a immédiatement convoqué l’ambassadeur iranien en poste à Copenhague et rappelé l’ambassadeur danois en Iran. Avant de quitter Téhéran, mercredi, le diplomate a été reçu par le ministre iranien des affaires étrangères, qui a dénoncé une « campagne de désinformation ».
Protection policière
L’ambassadeur danois avait déjà été convoqué par le chef de la diplomatie iranienne, le 22 septembre, avec ses homologues britannique et néerlandais. Quelques heures plus tôt, une attaque terroriste contre un défilé militaire avait fait...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ Jeune communiste, il a notamment participé à la résistance au Vénézuela contre la dictature du général Marcos Pérez Jimenez.
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Teodoro Petkoff, figure de la gauche vénézuélienne, est mort à 86 ans

Jeune communiste, il a notamment participé à la résistance au Vénézuela contre la dictature du général Marcos Pérez Jimenez.



LE MONDE
 |    31.10.2018 à 22h59
 • Mis à jour le
01.11.2018 à 01h26
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                            Paulo A. Paranagua








                        



                                


                            

Personnalité de la politique au Venezuela pendant six décennies, Teodoro Petkoff, décédé le mercredi 31 octobre, à l’âge de 86 ans, est parvenu à réinventer sa vie plusieurs fois et à réorienter la gauche par la même occasion. Jeune communiste, il participe à la résistance contre la dictature du général Marcos Pérez Jimenez (1952-1958). Ensuite, il est de ceux qui ont lancé le Parti communiste vénézuélien (PCV) dans la lutte armée, alors qu’un président social-démocrate, Romulo Betancourt (1959-1964), avait été élu avec un large soutien. Il est aussi un des premiers à reconnaître que la guérilla était une impasse.
En 1968, il condamne l’invasion soviétique en Tchécoslovaquie et provoque une polémique qui l’amène, trois ans plus tard, à fonder le Mouvement pour le socialisme (MAS). Lorsque ce parti soutient la candidature du lieutenant-colonel Hugo Chavez à la présidence, en 1998, il s’en écarte car il ne fait pas confiance au militaire putschiste. Le journaliste prend désormais la relève du militant, pour décrypter le chavisme, mais aussi pour critiquer vertement les écarts de l’opposition.
Teodoro Petkoff était né le 3 janvier 1932 à Maracaibo, capitale pétrolière du Venezuela. Le père, Petko Petkoff, était un communiste bulgare, réfugié au Venezuela avec son épouse, Ida Malec, une juive polonaise, médecin douée pour les langues, passée par la Sorbonne. Leur fils aîné dévore les livres et découvre Les Misérables de Victor Hugo. A Caracas, il fait des études universitaires d’économie et propose au journal du PCV d’écrire la chronique sportive : il est fan de baseball.
La dictature de Pérez Jimenez n’est pas tendre pour les clandestins : le jeune homme subit la torture et fait ses premiers séjours en prison – il y en aura six, dont un de trois ans, au cours duquel il apprend le français et l’anglais. L’avènement de la démocratie, en 1958, ne calme pas les esprits, car la jeunesse radicalisée rêve d’imiter Fidel Castro à Cuba. Le...




                        

                        

