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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Quatre jours après son élection à la tête du Brésil, le président d’extrême droite a commencé à dévoiler son futur gouvernement.
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Brésil : militaire, juge anticorruption, astronaute… les futurs ministres du gouvernement Bolsonaro

Quatre jours après son élection à la tête du Brésil, le président d’extrême droite a commencé à dévoiler son futur gouvernement.



LE MONDE
 |    01.11.2018 à 17h56
 • Mis à jour le
01.11.2018 à 18h14
   





                        


S’il ne doit prendre ses fonctions que le 1er janvier 2019, le président élu du Brésil commence à plancher sur son futur gouvernement d’extrême droite. Quatre jours après son élection à la tête du plus grand pays d’Amérique du Sud, Jair Bolsonaro a déjà annoncé, jeudi 1er novembre, les noms de cinq ministres qui composeront son gouvernement.
Onyx Lorenzoni comme chef de gouvernement 

   


C’est avec lui que Jair Bolsonaro compte compenser le manque d’expérience d’autres ministres dans les méandres tumultueux de la politique brésilienne. Le député Onyx Lorenzoni devrait devenir le chef d’un gouvernement resserré d’une quinzaine de ministres, contre une trentaine actuellement. Cela implique la fusion de plusieurs ministères, dont celle très polémique de l’agriculture et de l’environnement.
Parlementaire depuis plus de vingt ans, d’abord à l’assemblée d’Etat de Rio Grande do Sul (1995-2002) puis à la Chambre nationale des députés, l’homme de 64 ans est l’éminence grise de la campagne de Bolsonaro. Membre du parti de droite DEM, il s’est illustré ces dernières années à la Chambre pour avoir été rapporteur d’un projet de loi anticorruption.
Le juge anticorruption Sergio Moro ministre de la justice

   


Figure emblématique de la lutte anticorruption au Brésil, le juge Sergio Moro a annoncé jeudi avoir accepté la proposition de Jair Bolsonaro de devenir son ministre de la justice. « La perspective de mettre en œuvre de fortes mesures contre la corruption et le crime organisé (…) m’a amené à prendre cette décision », a expliqué le magistrat de 46 ans, après avoir rencontré le président élu jeudi matin à son domicile de Rio de Janeiro.
L’homme est à la tête de l’opération « Lava Jato » (lavage express) qui, depuis 2014, a dénoué un tentaculaire système de pots-de-vin impliquant le monde des affaires et de la politique. Le juge Moro s’est notamment illustré en condamnant en première instance l’ex-président de gauche Lula, qui purge une peine de douze ans et un mois de prison depuis avril pour corruption passive et blanchiment.

        Lire son portrait :
         

          Au Brésil, les ambiguïtés du juge anticorruption Sergio Moro avec l’extrême droite



Le juge Moro a déjà laissé entendre qu’il suspendrait, de fait, ses activités au sein l’opération « Lava Jato » d’ici à sa prise de fonctions, « pour éviter les controverses inutiles ». Mais en acceptant l’invitation du président élu, le magistrat donne du grain à moudre à ses détracteurs, qui mettent régulièrement en doute son impartialité. La gauche l’accuse notamment de s’être acharné contre Lula, condamné « sans preuve », selon ses avocats.
L’ultra-libéral Paulo Guedes à la tête d’un superministère de l’économie

   


­Il est considéré comme le meilleur avocat de Jair Bolsonaro. Celui qui a su convaincre la bourgeoisie et les milieux d’affaires d’offrir leur voix au candidat se revendiquant « antisystème ». Paulo Guedes, gourou ultra-libéral du président d’extrême droite, a été nommé à la tête d’un superministère de l’économie, qui réunira les ministères actuels des finances, de la planification, de l’industrie et du commerce extérieur.
Né à Rio de Janeiro, formé en économie à l’université fédérale du Minas Gerais (sud-est), titulaire d’un master de la Fondation Getulio Vargas et d’un doctorat de l’université de Chicago, Paulo Roberto Nunes Guedes, 69 ans, fréquente les arcanes du pouvoir depuis des décennies.

        Lire son portrait :
         

          Paulo Guedes, l’économiste ultralibéral qui inspire Jair Bolsonaro



Défenseur acharné de l’Etat minimum – c’est-à-dire d’un gouvernement confiné à l’exercice de ses fonctions régaliennes –, il est l’auteur de la partie économique du programme de Jair Bolsonaro. Un plan qui ­promet « emplois » et « revenus », « privatisations » et « concessions ». La méthode, radicale, vise à vendre la quasi-totalité des entreprises publiques afin de récolter, selon ses estimations, entre 700 et 1 000 milliards de reais (entre 164 et 234 milliards d’euros).
Augusto Heleno, un général à la défense

   


Jair Bolsonaro voue une grande admiration à ce général qui a été son instructeur à l’académie militaire, dans les années 1970. Général quatre étoiles, sans doute le plus respecté de ses pairs, Augusto Heleno assumera le rôle de ministre de la défense.
Celui qui fut commandant de la mission des Nations unies pour la paix en Haïti de 2004 à 2005, où les troupes ont été suspectées d’agressions sexuelles, a défendu, mercredi, l’idée du recours à des snipers des forces de sécurité pour endiguer la criminalité armée dans les favelas, où règnent les bandes de narcotrafiquants lourdement armés.

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                Election au Brésil : dans l’ombre de Jair Bolsonaro, les militaires en embuscade



La violence est un fléau pour les 208 millions de Brésiliens : elle a fait, l’an dernier, le nombre record de 63 880 morts. Au Brésil, la police a déjà la gâchette facile et ne rend guère de comptes non plus, comme le déplore Amnesty International : elle a tué l’an dernier 5 144 personnes lors d’opérations.
L’astronaute Marcos Pontes aux sciences

   


Premier Brésilien à être allé dans l’espace, il est considéré comme un héros national. Marcos Pontes, pilote de chasse et astronaute de 55 ans, a accepté mercredi de devenir le futur ministre des sciences et de la technologie brésilien. En 2006, il a voyagé à bord de la fusée Soyouz, avant de rejoindre la Station spatiale internationale (ISS) pour une semaine.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ En quelques années, au moins huit enfants sont nés avec des malformations dans le département, sans que les autorités sanitaires n’aient encore pu en identifier les causes.
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Comprendre l’affaire des « bébés nés sans bras » dans l’Ain

En quelques années, au moins huit enfants sont nés avec des malformations dans le département, sans que les autorités sanitaires n’aient encore pu en identifier les causes.



LE MONDE
 |    01.11.2018 à 17h39
 • Mis à jour le
01.11.2018 à 17h43
   





                        


C’est un sujet de santé publique complexe, parsemé de conflits, qui est débattu dans les médias depuis la rentrée. L’affaire dite des « bébés sans bras » de l’Ain, née d’une alerte lancée par un organisme local, est encore très floue puisque les enquêtes sont toujours en cours.
En l’espace de quelques années, plusieurs enfants sont nés avec des malformations congénitales dans le département de l’Ain. Au moins huit cas d’agénésie transverse des membres supérieurs (ATMS) – c’est-à-dire lorsqu’un bras ou une main ne se sont pas développés avant la naissance du bébé – ont été signalés.
Quand l’enquête a-t-elle commencé ?
L’alerte a, en réalité, été donnée il y a plusieurs années, après le signalement par un médecin généraliste de deux naissances distinctes d’enfants porteurs d’une ATMS. En 2015, le Registre des malformations en Rhône-Alpes (Remera) a rédigé un rapport sur six cas suspects d’ATMS identifiés entre 2009 et 2014 dans l’Ain, concentrés sur un périmètre de 17 kilomètres.
Dans ce rapport, le Remera estime que cette concentration de cas « n’est probablement pas due au hasard » et recommande une enquête. Le rapport précise que « l’hypothèse la plus probable serait celle d’une exposition à un tératogène [un agent qui peut provoquer des déformations du fœtus] commun à ces six mères, peut-être une substance utilisée en agriculture ou en médecine vétérinaire ».
Mais à l’époque, déjà, les experts étaient divisés. Santé publique France (SpF), établissement sous la tutelle du ministère de la santé, estimait qu’« aucune cause commune à ces différents cas d’agénésies n’a pu être établie ».

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                Les autorités sanitaires confirment des cas groupés de bébés malformés, sans identifier de cause



Combien y a-t-il de cas aujourd’hui ?
Deux organismes enquêtent sur cette affaire :
Selon le Remera, huit enfants sont nés sans bras ou sans main dans l’Ain, entre 2009 et 2014, soit sur une période de six ans.De son côté, SpF a identifié onze cas « suspects », en plus des huit déjà signalés par le Remera. Trois cas entre 2009 et 2014 et sept autres sur la période 2000-2009. Cependant, l’enquête doit déterminer si ces cas concernent bien des malformations ATMS, et s’ils sont localisés dans la zone suspecte.

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Ces malformations sont-elles courantes ?
Chaque année, moins de 150 cas d’ATMS sont identifiés en France. Les causes peuvent être génétiques, liées à des contraintes physiques ou dues à des substances toxiques (alimentation, environnement, voire médicaments dans le cas de la thalidomide, antinauséeux qui avait fait naître des milliers d’enfants sans bras entre 1957 et 1962). Plusieurs facteurs entrent sans doute en ligne de compte.
Que cherche à déterminer l’enquête ?
Dimanche 21 octobre, la ministre de la santé, Agnès Buzyn, a annoncé l’ouverture d’une nouvelle enquête sur les cas de malformations de l’Ain et dans d’autres départements en France, elle sera menée par l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) et SpF.
Tout d’abord, les autorités cherchent à savoir si cette concentration de malformations dans l’Ain est anormale. Dans son rapport remis le 4 octobre, SpF écarte toute anomalie statistique, il n’y aurait donc pas plus de malformations qu’ailleurs.
Mais le Remera, qui a donné l’alerte sur cette affaire, n’est pas de cet avis. Selon le Remera, le nombre de cas dans l’Ain est statistiquement significatif. Plusieurs scientifiques contactés par Le Monde estiment également que les calculs de SpF sont erronés.

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                Enfants sans bras : les mauvais calculs de Santé publique France



Une enquête de terrain doit également déterminer, en interrogeant l’environnement des mères, si un facteur a pu causer ces malformations dans un périmètre de 17 kilomètres. Emmanuelle Amar, épidémiologiste du Remera qui a lancé l’alerte, soupçonne une exposition aux pesticides, notamment parce que toutes les mères vivaient en zone rurale. Pour l’instant, aucune enquête n’a, cependant, prouvé cette hypothèse.
Y a-t-il d’autres cas en France ?
Oui. Au début du mois d’octobre, SpF a remis deux autres rapports sur des soupçons de concentration anormale de malformations du même type en Bretagne et en Loire-Atlantique.
Dans les deux cas, les rapports estiment que le nombre de cas est plus élevé statistiquement que la normale mais n’identifient pas encore de cause précise. L’enquête annoncée en octobre par le ministère de la santé doit notamment s’attacher à déterminer pourquoi autant de bébés sont nés avec des malformations dans ces régions. Les premiers résultats devraient être connus le 31 janvier, selon le gouvernement.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Alors qu’une prise d’otages perdure depuis près de deux semaines dans la grotte d’Ouvéa, la décision de donner l’assaut est prise depuis Paris.
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A l’aube du 4 mai 1988, l’opération « Victor » est lancée sur l’île calédonienne d’Ouvéa

Alors qu’une prise d’otages perdure depuis près de deux semaines dans la grotte d’Ouvéa, la décision de donner l’assaut est prise depuis Paris.



LE MONDE
 |    06.05.1988 à 00h00
 • Mis à jour le
01.11.2018 à 17h19
    |

            Corine Lesnes et 
Frédéric Bobin








                        



                                


                            

A l’occasion du référendum sur l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie, qui a lieu dimanche 4 novembre, Le Monde republie des articles parus ces dernières années au moment de temps forts de l’actualité de cet ancien territoire d’outre-mer.
De retour à l’île d’Ouvéa, où il avait rencontré les rescapés de l’assaut donné par l’armée et les services secrets à la grotte où étaient détenus les otages du Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS), le ministre des DOM-TOM, Bernard Pons, a tenu, jeudi 5 mai 1988, dans la soirée, à Nouméa, une conférence de presse pour expliquer l’opération, justifier le recours à la manière forte et rappeler qu’il avait obtenu à son départ de Paris, le 23 avril, « les pleins pouvoirs » du premier ministre, Jacques Chirac.
« La décision de lancer l’assaut, a-t-il dit, date du mardi 3 mai. » A 23 heures, ce jour-là, M. Pons a reçu l’autorisation du premier ministre pour l’opération. Le même jour, il avait demandé par écrit au général Vidal, commandant supérieur des forces armées en Nouvelle-Calédonie, ses conclusions sur la « faisabilité technique » de l’action et au général Jérôme, commandant de la gendarmerie, son sentiment sur l’« opportunité » d’une telle décision, compte tenu de la situation sur l’ensemble du territoire. L’opération nécessitant dix heures de mise en place, elle n’a pas été programmée pour le lendemain, mais pour le jeudi 5 mai.
Dès le 28 ou 29 avril, a expliqué M. Pons, le capitaine Legorjus – capturé le 27 avril avec cinq de ses hommes et le substitut du procureur de la République de Nouméa, Jean Bianconi, mais laissé libre de ses mouvements à l’extérieur de la grotte – avait réussi à faire parvenir aux otages la clé d’une paire de menottes. Le 2 mai, le chef du GIGN a fait passer aux détenus deux revolvers 38 spécial. L’opération « Victor » a commencé jeudi matin à 6 h 15.
Selon le ministre, l’effet de surprise...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ La figure de la sorcière, honnie au Moyen Age, est devenue une icône féministe, symbole de la libération de la femme de la domination masculine.
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Le retour en grâce de la sorcière, nouvelle figure du féminisme

La figure de la sorcière, honnie au Moyen Age, est devenue une icône féministe, symbole de la libération de la femme de la domination masculine.



LE MONDE
 |    01.11.2018 à 09h12
   





                        



   


Plus que jamais, les sorcières sortent du bois. Elles prennent d’assaut le petit écran, à l’image de la série Sabrina, l’apprentie sorcière, diffusée depuis le 26 octobre sur Netflix, investissent les réseaux sociaux avec le hashtag WitchesOfInstagram ou les rayons des librairies, avec la parution début septembre du dernier ouvrage de Mona Chollet, Sorcières, la puissance invaincue des femmes. Et n’attendez pas qu’elles disparaissent après Halloween. La sorcière, conspuée et torturée au Moyen Age, fait son grand retour dans la culture pop… mais aussi dans le combat féministe.

        Lire (en édition abonnés) :
         

          Notre critique de l’essai de Mona Chollet



Violences faites aux femmes, par des hommes
« La sorcellerie, c’est surtout une histoire de violence physique et sociale, de détresses et de constructions criminelles », explique sur Twitter Maxime Gelly-Perbellini, doctorant en histoire médiévale. Une histoire dont les principales victimes furent… des femmes. Entre la fin du XVe siècle et le XVIIe siècle, les historiens ont compté au moins 200 000 procès en sorcellerie. Entre 50 000 et 100 000 femmes furent brûlées. D’autres furent « seulement » torturées, ou battues, parfois à mort. « Battre une sorcière, au Moyen Age, [était] réputé lever les sortilèges », poursuit M. Gelly-Perbellini. Nul besoin de faire la preuve du sortilège qui avait été jeté. Une mauvaise réputation, la connaissance de l’art de la guérison par les plantes ou la mort subite de quelques vaches chez un voisin suffisaient à condamner les femmes.
Une condamnation qui était le fait d’hommes, la profession de magistrat n’étant pas mixte à l’époque. « Les magistrats et les inquisiteurs tiraient d’ailleurs parfois profit des condamnations, puisqu’ils prenaient les biens de celles qu’ils désignaient comme sorcières », souligne Armelle Le Bras-Chopard, professeure émérite à l’université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines. Car, loin de l’image de la femme pauvre, vieille et au proverbial nez crochu, les sorcières traitées devant les tribunaux pouvaient être « jeunes et riches, notamment des artisanes ou des commerçantes, bien intégrées en ville », souligne Mme Le Bras-Chopard.
Coupable de tous les maux au Moyen Age, la sorcière est devenue, selon une relecture féministe de l’histoire médiévale, une victime emblématique des violences faites aux femmes – et du système patriarcal dans son ensemble.

        Lire (en édition abonnés) :
         

          Le grand retour des sorcières



Transgression sexuelle
« Mais le vrai crime de la sorcière, ça n’est pas de tuer les vaches du voisin. Le vrai crime de la sorcière, c’est qu’elle a fait un pacte avec le diable en couchant avec lui », insiste Armelle Le Bras-Chopard, qui souligne que les contes pour enfant et le marketing autour de la fête d’Halloween ont complètement occulté l’accusation de transgression sexuelle qui accompagne la définition juridique de la sorcière lors des grands procès du Moyen Age et de la Renaissance. Et de poursuivre :
« La sorcière, c’est la femme qui s’échappe des mains de son mari, par la cheminée, avec son balai, pour – littéralement – s’envoyer en l’air. »
Outre la maîtrise de leur propre corps et de leur propre sexualité, les sorcières étaient également accusées d’aider les autres femmes à faire de même. Au Moyen Age, nombre de celles qui ont été condamnées avaient un rôle de sage-femme, aidant à accoucher, contrôler leur fertilité et à avorter.
Une volonté de maîtrise de son corps et de son destin peu appréciée à l’époque. Aujourd’hui encore, les femmes qui dérogent à l’image de la ménagère et de la mère parfaite continuent à être affublées de ce qualificatif. Durant la campagne présidentielle de 2016, des soutiens de Donald Trump et de Bernie Sanders qualifiaient régulièrement Hillary ­Clinton de « sorcière ».
Depuis, cette insulte est devenue un étendard fièrement brandi. Ce n’est donc pas une coïncidence si, le 28 septembre 2017, le Witch Bloc, qui se définit comme un « groupe de sorcières féministes, radicales et en colère » a défilé lors de la journée internationale pour le droit à l’avortement. Avec un mot d’ordre : « Conservatisme, du balai. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Des centaines de salariés se sont rassemblés, jeudi, après une enquête accusant Google d’avoir dissimulé des cas de harcèlement sexuel.
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Google : mouvement de protestation des employés contre le harcèlement sexuel

Des centaines de salariés se sont rassemblés, jeudi, après une enquête accusant Google d’avoir dissimulé des cas de harcèlement sexuel.



LE MONDE
 |    01.11.2018 à 13h59
 • Mis à jour le
01.11.2018 à 18h20
   





                        



   


« Salut. Je ne suis pas à mon bureau parce que je vais participer, en solidarité avec d’autres employés de Google, à un rassemblement pour protester contre le harcèlement sexuel, les agressions sexuelles, le manque de transparence et une culture d’entreprise qui ne marche pas pour tout le monde. Je reviendrai à mon poste plus tard. »
Tel est le message que certains employés de Google ont laissé sur leur bureau jeudi 1er novembre, à l’occasion d’une journée de mobilisation baptisée « #Googlewalkout ».
Les organisateurs attendaient 1 500 participants, dans une vingtaine de bureaux du monde, mais ce chiffre pourrait être plus important au vu des images des rassemblements qui circulent depuis jeudi matin sur les réseaux sociaux. En fin d’après-midi, ils avaient eu lieu aux quatre coins du monde, à New York, Singapour, Londres, Dublin, Zurich, Toronto ou encore Chicago, avant que la journée ne démarre en Californie, où se trouve le siège social de l’entreprise.
48 licenciements

   


Cette mobilisation intervient quelques jours après la publication, jeudi 25 octobre, d’une enquête du New York Times, selon laquelle Google a passé sous silence plusieurs affaires d’agression ou de harcèlement sexuel. Le quotidien américain évoque ainsi le cas d’Andy Rubin, le créateur du système d’exploitation mobile Android, qui a quitté l’entreprise en 2014 après avoir, selon le New York Times, été accusé par une employée de l’avoir forcée à lui faire une fellation. Or, assure le journal, l’homme aurait bénéficié de 90 millions de dollars d’indemnités de départ – ce qui n’avait rien d’obligatoire –, d’un message d’hommage de la part de Larry Page, cofondateur de Google, et du silence de l’entreprise sur l’affaire.
L’article évoquait également le cas de Richard DeVaul, un des dirigeants de X, le prestigieux laboratoire d’Alphabet (la maison mère de Google) chargé des projets « fous » de l’entreprise – X est par exemple à l’origine des Google Car et des Google Glass. Celui-ci est accusé d’avoir affirmé devant une candidate à l’embauche être polyamoureux, l’avoir invitée à un festival et lui avoir demandé de se déshabiller pour la masser. Après la publication de l’article du New York Times, Richard DeVaul a démissionné – sans bénéficier d’indemnités de départ, a assuré l’entreprise au même journal.
En réponse à cette enquête, le PDG de Google Sundar Pichai et la responsable des ressources humaines Eileen Naughton avaient annoncé avoir licencié, au cours des deux années passées, 48 personnes pour des cas de harcèlement ou agression sexuelle, dont treize hauts responsables, en assurant qu’aucune d’entre elles n’avait reçu d’indemnités de départ. Andy Rubin a, quant à lui, nié les informations du New York Times, évoquant « une campagne de diffamation ».
« Les mesures concrètes ont été très rares »

   


Les discours des dirigeants de Google n’ont, semble-t-il, pas suffi à apaiser une partie des salariés de l’entreprise, qui prévoient de se mobiliser jeudi. « Alors que Google se présente comme le champion de la diversité et de l’inclusion, les mesures concrètes pour combattre le racisme systémique, promouvoir l’équité et mettre un terme au harcèlement sexuel ont été très rares », ont écrit les organisateurs sur une plate-forme interne, dans un message que le New York Times a pu consulter.
Ces employés ont publié une liste de leurs revendications, exigeant, par exemple, la fin des arbitrages privés dans les cas de harcèlement sexuel et de discrimination – qui peuvent empêcher l’employé de porter plainte ou de rendre l’affaire publique. Ils réclament également la fin de l’inégalité des salaires et des chances, un rapport de transparence sur le harcèlement sexuel et un dispositif « clair, uniforme et inclusif » pour signaler les cas de harcèlement sexuel « de façon sécurisée et anonyme ». Enfin, ils souhaiteraient que le responsable des questions de diversité dans l’entreprise soit en lien direct avec le PDG et conseille directement le conseil d’administration – lequel devrait, selon eux, intégrer un représentant des salariés.
Les femmes minoritaires chez Google

   


Google, qui compte plus de 85 000 employés dans le monde, est principalement composée d’hommes (69,1 %), selon les chiffres de l’entreprise. Un taux qui monte à 74,5 % sur les postes à responsabilité et 78,6 % sur les postes directement liés à la technologie. Google a toujours assuré prendre cette question à cœur et faire des efforts pour diversifier son entreprise (par ailleurs composée majoritairement de personnes blanches). La publication d’un rapport annuel sur le sujet fait partie des mesures prises ces dernières années, où l’on constate qu’en 2014 83,4 % de l’effectif total de l’entreprise était masculin. Google a aussi annoncé au fil des années des formations pour lutter contre les préjugés, des dons à des organisations travaillant sur ces problématiques, ou encore un congé de parentalité plus égalitaire pour les hommes et les femmes.
L’entreprise fait néanmoins l’objet de poursuites de la part d’anciennes employées, qui accusent l’entreprise de moins payer les femmes – ce que Google conteste. Le ministère américain du travail enquête, quant à lui, sur la question.
Plusieurs mobilisations ces derniers mois
Par ailleurs, le manifeste publié l’an dernier par un employé de Google, James Damore, contestant la politique de diversité de l’entreprise, avec des passages sexistes, avait provoqué un grand débat en interne – et le licenciement de l’auteur du texte.
Ces derniers mois, les salariés de Google ont à plusieurs reprises fait entendre leur voix, pour exprimer leur mécontentement sur différents dossiers. Ils s’étaient notamment opposés à la participation de l’entreprise au projet Maven du Pentagone, visant à exploiter des technologies d’intelligence artificielle (IA) pour analyser des images de drones. Face à la fronde, Google avait finalement mis un terme à ce partenariat et s’était engagé à ne jamais mettre ses technologies d’IA au service de l’armement.
Cet été, les employés ont aussi exprimé leur mécontentement après avoir appris que l’entreprise réfléchissait au possible retour de son moteur de recherche en Chine, dans une version adaptée à la censure imposée par le régime.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Selon une étude, des personnes auparavant paralysées ont en partie retrouvé l’usage de leurs jambes grâce à des stimuli électriques.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ Quinze ans après son brûlot anti-Bush, le cinéaste fait un truculent retour sur la scène politique américaine avec un documentaire diffusé en VOD.
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« Fahrenheit 11/9 » : Donald Trump dans le viseur de Michael Moore

Quinze ans après son brûlot anti-Bush, le cinéaste fait un truculent retour sur la scène politique américaine avec un documentaire diffusé en VOD.



LE MONDE
 |    31.10.2018 à 07h08
 • Mis à jour le
01.11.2018 à 15h09
    |

            Jacques Mandelbaum








                        



   


Retour du truculent Michael Moore sur le devant de la scène politique américaine. Jamais meilleur qu’en ces circonstances. Jamais pire non plus. On connaît l’oiseau de longue date, et il n’a rien changé à son chant de merle moqueur. Soit un cinéaste qui s’engage corps et biens dans ses films : du punch, de l’humour vache, des vérités qui font mal, l’incarnation, rare, d’une gauche américaine rendue inopérante par le système électoral. D’un autre côté, des facilités, des raccourcis, un récit maître qui ne tolère ni le doute ni l’incertitude, soit autant d’obstacles à une définition souhaitable du cinéma documentaire.
Quatorze ans après le colossal succès et la Palme d’or de Fahrenheit 9/11, brûlot anti-Bush réalisé dans le sillage des attentats du 11 septembre 2001 et avant l’élection présidentielle de 2004, Michael Moore inverse malicieusement les chiffres et repasse le couvert. Fahrenheit 11/9 prend cette fois pour cible Donald Trump, élu le 9 novembre 2016. De même, le film sort avant une échéance importante, celle des élections de mi-mandat, qui renouvelleront le Congrès américain le 6 novembre. Son propos est limpide, et sa démonstration dialectique.

        Lire le récit :
         

          A Toronto, Michael Moore célèbre la résistance à Donald Trump



Comment Donald Trump a-t-il réussi à se faire élire par le peuple américain ? Voilà la question posée dans le film. Le réalisateur, qui l’avait prédit plus tôt que tout le monde, y répond par un large faisceau d’arguments. Le secret du président consiste d’abord à exprimer publiquement, et avec fierté, l’abjection de ses opinions et de ses actes. Il n’a jamais été pris au sérieux par ses adversaires, Hillary Clinton en tête. La presse l’a vu comme une aubaine avant de comprendre sa douleur. Les élites démocrates se sont tiré une balle dans le pied en évinçant l’alternative d’une gauche représentée par Bernie Sanders. Par ailleurs, il semble manifester des pulsions incestueuses à l’égard de sa fille et pourrait soutenir la comparaison avec l’ascension d’Adolf Hitler dans l’Allemagne de Weimar.
Insuccès aux Etats-Unis
Des choses à prendre et à laisser, comme on le voit. Toute une partie du film, qui n’est pas la moins intéressante, renoue par ailleurs avec l’enquête de terrain qui permet de mieux comprendre le délitement de la société américaine et par extension les raisons de ce vote. Le stupéfiant scandale de l’eau contaminée à Flint, fort mal géré par le président Obama. Ou encore le mouvement anti-armes des lycéens de Parkland, victimes d’un énième attentat meurtrier en février, dénonçant la soumission des politiques au lobby des armes.
Un film totalement moorien au final, vigoureux et irritant, faiseur et citoyen, trash et intuitif, ne s’encombrant guère de souci esthétique
Film totalement moorien au final, vigoureux et irritant, faiseur et citoyen, trash et intuitif, ne s’encombrant guère de souci esthétique. Or le film n’a pas marché aux Etats-Unis. Sorti le 21 septembre dans 1 700 salles, il n’a rapporté que 3 millions de dollars (2,6 millions d’euros) le week-end de sa sortie, très loin des 23 millions de recettes encaissées sur la même période en 2004 par Fahrenheit 9/11, par ailleurs succès mondial. Les commentateurs américains avancent pour expliquer cet insuccès plusieurs arguments. La saturation médiatique de Donald Trump. L’attaque du camp démocrate qui aurait fait perdre au cinéaste une partie de son public. L’érosion enfin de sa stature, à une époque où l’activisme se diffuse par d’autres voies que le cinéma et d’autres figures que la sienne.
En tout état de cause, Fahrenheit 11/9 est un nouvel exemple de film qui ne sera pas vu en salle en France. A en croire Tristan du Laz, codirecteur de TF1 Studio, qui en a acquis les droits dès la fin du mois d’août lors de son avant-première au Festival de Toronto, cette décision n’a rien à voir avec les résultats du film aux Etats-Unis : « Nous avons d’emblée proposé au vendeur la solution d’une exploitation directe en VOD. Nous ne voulions par risquer les aléas d’une sortie en salle, devenue délicate et encombrée en France. Nous voulions être très réactifs et présenter le film au spectateur en collant à l’actualité des élections américaines. C’est un pari d’éditeur, et d’ailleurs le vendeur comme Michael Moore lui-même nous ont suivis en nous donnant la préférence. »

Documentaire américain de Michael Moore (2 h 08). Disponible en VOD à compter du 31 octobre. Sur le Web : fahrenheit119.com et michaelmoore.com



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Une étude a permis de dresser pour la première fois une carte des derniers écosystèmes à avoir échappé aux transformations causées par l’activité humaine.
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Seuls cinq pays protègent l’essentiel des dernières zones sauvages de la Terre

Une étude a permis de dresser pour la première fois une carte des derniers écosystèmes à avoir échappé aux transformations causées par l’activité humaine.



LE MONDE
 |    01.11.2018 à 16h28
 • Mis à jour le
01.11.2018 à 16h31
   





                        



   


Pour la première fois, des chercheurs de l’université du Queensland et de la Wildlife Conservation Society, une organisation non gouvernementale américaine, ont établi dans une étude publiée par la revue scientifique britannique Nature une cartographie planétaire de la vie sauvage. Les enclaves naturelles où subsistent des écosystèmes restés intacts, inviolés par l’activité humaine, ne représentent que 23 % des terres émergées et 13 % des océans. Les auteurs de l’étude appellent à la mise en place de mécanismes internationaux en vue de les préserver et estiment que les conserver dans leur totalité est encore un but réaliste pourvu que des objectifs globaux soient fixés et qu’ils soient respectés, voire devancés par la poignée de gouvernements qui en ont la charge.

   


Seuls vingt Etats exercent leur souveraineté sur 94 % des zones sauvages à l’échelle du globe. Cinq en possèdent 70 %. Il s’agit de la Russie avec ses vastes étendues sibériennes, du Canada avec sa forêt boréale, de l’Australie avec son désert, des Etats-Unis grâce à l’Alaska et du Brésil avec l’Amazonie. La France arrive en 6e position. Les espaces sauvages relevant de sa souveraineté sont maritimes et situés dans les zones économiques exclusives qui s’étendent autour de ses territoires d’outre-mer, dans le Pacifique notamment. L’Antarctique et la haute mer qui sont des espaces internationalisés, sont exclus du champ de recherches de cette publication.
Les cinq Etats concernés doivent jouer un rôle pilote
Le mérite de l’étude publiée par la revue Nature est de mettre la situation géographique de ces zones naturelles résiduelles en regard des frontières politiques des Etats, seules structures à même de garantir leur protection que ce soit par des conventions internationales, qui les obligent, ou directement sur leurs territoires propres. Elle accentue la responsabilité qui pèse sur ces cinq Etats souverains sur 70 % des zones sauvages mondiales, dans la mesure où les zones sauvages en question sont vitales pour l’ensemble de la planète et pour l’humanité qui l’habite.
Les zones sauvages servent, en effet, de refuge pour les animaux qui tendent à disparaître ailleurs, que ce soit sur terre ou en mer. Ces espaces qui échappent encore aux effets de l’activité humaine abritent par exemple les dernières populations de requins ou de thons. Ces zones jouent également un rôle central pour mitiger les effets du réchauffement climatique. C’est le cas des forêts préservées comme la forêt boréale canadienne qui recyclent le carbone plus efficacement. Alors que les catastrophes naturelles se multiplient, on sait à présent que leurs effets peuvent être atténués par des espaces préservés. Des simulations citées par l’étude montrent, en effet, que des récifs coralliens intacts sont plus en mesure protéger les côtes contre les tsunamis que ceux qui sont rongés par la pollution humaine.
Dans la mesure où l’érosion de la vie sauvage est irréversible, les auteurs de l’étude mettent en avant la nécessité pour les principaux Etats concernés de jouer un rôle pilote grâce à des législations nationales, en mettant en place des mesures incitatives pour les acteurs économiques, dont les activités ne menacent pas directement les zones sauvages, notamment dans les domaines de l’industrie minière, de la pêche, de l’aquaculture, de l’agriculture et de l’industrie forestière. Précisément, le contraire de ce que le président élu de l’un des cinq Etats cités entend faire. Au Brésil, dont la forêt amazonienne est un des poumons de la planète, Jair Bolsonaro élu dimanche entend fusionner le ministère de l’environnement avec celui de l’agriculture pour s’assurer que la production et les intérêts économiques des industriels aient la priorité sur la protection.

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                Le déclin ininterrompu de la faune sauvage






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Accusé notamment de violence par armes à feu, violation des droits civiques et crime de haine, Robert Bowers encourt la peine de mort pour avoir commis des assassinats aggravés de la qualification d’acte antisémite.
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L’auteur de l’attentat antisémite de Pittsburgh plaide non coupable

Accusé notamment de violence par armes à feu, violation des droits civiques et crime de haine, Robert Bowers encourt la peine de mort pour avoir commis des assassinats aggravés de la qualification d’acte antisémite.



Le Monde.fr avec AFP
 |    01.11.2018 à 17h19
 • Mis à jour le
01.11.2018 à 17h27
   





                        



   


Robert Bowers, l’homme soupçonné d’avoir tué onze personnes par balle, samedi 27 octobre, dans une synagogue à Pittsburgh (Pennsylvanie), a plaidé non coupable jeudi des 44 chefs d’accusation qui le vise, selon l’agence américaine Associated Press. Accusé notamment de violence par armes à feu, violation des droits civiques et crime de haine, il encourt la peine de mort pour avoir commis des assassinats aggravés de la qualification d’acte antisémite.
Il est arrivé dans la salle d’audience en marchant menotté, lui qui avait comparu une première fois lundi en chaise roulante, après avoir été touché par des tirs policiers lors de son arrestation. Son avocat a demandé en son nom un procès d’assises public.

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Il voulait « tuer des juifs »
Selon les autorités américaines, M. Bowers avait fait irruption dans la synagogue Tree of Life en plein office du shabbat samedi matin, armé de trois pistolets et d’un fusil d’assaut semi-automatique. Cet homme de 46 ans, qui vivait seul dans un appartement à une quinzaine de kilomètres de la synagogue, a affirmé après son arrestation vouloir « tuer des juifs ». Il avait posté avant l’attaque de nombreux messages antisémites sur le réseau social Gab, très prisé de l’extrême droite.
Ses actes « sont aussi diaboliques qu’incompréhensibles et complètement répugnants au regard des valeurs de notre nation », a déclaré jeudi le ministre américain de la justice Jeff Sessions, dans le communiqué annonçant l’acte d’accusation.
« C’est pour cela que cette affaire est importante non seulement pour les victimes et leurs proches mais aussi pour la ville de Pittsburgh et tout le pays. »

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Les Palaos, minuscule Etat insulaire, qui se veulent pionniers en matière de protection de l’environnement, entendent faire face aux défis présentés par l’explosion du tourisme sur leur territoire.
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Un archipel du Pacifique bannit la crème solaire pour sauver son corail

Les Palaos, minuscule Etat insulaire, qui se veulent pionniers en matière de protection de l’environnement, entendent faire face aux défis présentés par l’explosion du tourisme sur leur territoire.



Le Monde.fr avec AFP
 |    01.11.2018 à 10h09
 • Mis à jour le
01.11.2018 à 12h21
   





                        



   


L’Etat souverain des Palaos, 459 kilomètres carrés, c’est un peu plus de 20 000 habitants répartis sur une poignée d’îles paradisiaques isolées au beau milieu de l’océan Pacifique, à mi-chemin entre l’Australie et le Japon. Cette république de poche, minuscule et isolée, vient pourtant de prendre une décision majeure, une première mondiale. A partir de 2020, le territoire de l’archipel sera interdit à tout type de crème solaire.
Bien que les Palaos ne fassent généralement pas les titres de la presse internationale, la petite république insulaire est bien connue des amateurs de plongée sous-marine qui apprécient particulièrement la beauté de ses récifs coralliens. Or le soleil brille aux Palaos et les crèmes qu’utilisent les touristes pour s’en protéger sont toxiques pour les coraux qu’ils viennent admirer. Un porte-parole du président des Palaos Tommy Remengesau a indiqué à l’Agence France-Presse que la recherche scientifique avait démontré que les produits chimiques entrant dans la composition de la plupart des crèmes solaires étaient toxiques pour le corail, même à dose infime.
Un archipel pionnier en matière de protection marine
Les sites de plongée des Palaos accueillent en moyenne chaque heure quatre bateaux bondés de touristes, faisant craindre aux autorités que les récifs n’en soient au point de non-retour. « Cela équivaut chaque jour à des litres de crème solaire qui vont dans la mer dans les spots célèbres pour la plongée et le masque et tuba », a déclaré le porte-parole à l’AFP.
A partir de 2020, toute personne important ou revendant des crèmes solaires sera passible d’une amende de 1 000 dollars. L’Etat américain d’Hawaï, dans le Pacifique également, avait annoncé une interdiction similaire en mai, qui entrera en vigueur en 2021. Les touristes se verront confisquer leurs tubes en arrivant. Les Palaos, qui sont le premier Etat souverain à faire de même, se veulent pionniers en matière de protection marine : l’archipel avait créé en 2009 le premier sanctuaire pour requins au monde, ce qui eut pour conséquence d’interdire leur pêche dans toute sa zone économique exclusive (ZEE), soit 630 000 kilomètres carrés.
Depuis décembre 2017, les touristes sont contraints par les autorités de l’archipel de s’engager à respecter l’environnement et de prêter serment. Et pour cause, leur nombre, qui ne cesse d’augmenter, est une menace pour les fragiles équilibres naturels de l’île. En 2016, l’archipel a accueilli 150 000 touristes, une hausse de 70 % par rapport à 2010, faisant pression à la fois sur les infrastructures, l’environnement et le paysage.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Pour le chercheur Matt Stoller, les démocrates doivent renouer avec leur fibre sociale et s’attaquer aux monopoles financiers.
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édition abonné


« Personne chez les démocrates ne veut admettre qu’Obama n’a pas forcément été un bon président »

Pour le chercheur Matt Stoller, les démocrates doivent renouer avec leur fibre sociale et s’attaquer aux monopoles financiers.



LE MONDE
 |    31.10.2018 à 12h30
 • Mis à jour le
01.11.2018 à 15h21
    |

            Corine Lesnes (San Francisco, correspondante)








                        



                                


                            

Matt Stoller, 40 ans, chercheur à l’Open Markets Institute, un cercle de réflexion antitrust, a contribué à plusieurs campagnes de candidats de l’aile progressiste du Parti démocrate. A l’heure où certains intellectuels américains pensent que la formation politique joue trop sur les minorités, il fait plutôt porter leur échec sur leur incapacité à affronter la question de la concentration dans l’économie.

Qu’est-ce que la campagne des élections de mi-mandat révèle de l’état du Parti démocrate ?
Une grande tension. Quand ils étaient au pouvoir, les démocrates s’étaient fixé comme objectif de réduire les inégalités, d’apporter une couverture santé pour tous. Les électeurs ont rejeté leur politique. Ils ont élu de nombreux républicains et, in fine, Donald Trump. L’échec des démocrates, c’est de ne pas avoir vraiment pris conscience du fait que la concentration de pouvoirs financiers pouvait être dangereuse politiquement. Et d’avoir choisi Hillary Clinton, qui était liée aux grands intérêts financiers.
Aujourd’hui, beaucoup de gens dans le parti comprennent qu’ils ont échoué, mais toute leur carrière est indissociable des choix politiques qu’ils ont faits et qui ont aidé le monde de la finance. Obama est très populaire ; personne ne veut admettre qu’il n’a pas forcément été un bon président.
Sa grande réussite, aux yeux des démocrates, c’est l’Obamacare, la loi sur les soins de santé. « Ce n’est pas exactement ce qu’on voulait, disent-ils, mais c’est mieux que le système précédent. » Sauf que quand on regarde les chiffres, quand la loi est passée en 2010, le coût pour assurer une famille de quatre personnes était de 20 000 dollars par an. Aujourd’hui, c’est environ 30 000 dollars. L’augmentation bénéficie principalement aux hôpitaux et aux médecins. C’est un échec massif de politique publique.

Vous estimez que les démocrates ont perdu leur « âme populiste » bien...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Disant craindre une « invasion » de son pays, Donald Trump a évoqué le déploiement de « jusqu’à 10 000 ou 15 000 » soldats à la frontière.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Le plus important festival francophone dédié à la science-fiction s’intéresse cette année à la question du corps, jusqu’au 5 novembre à Nantes.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ Le capitaine de l’équipe de France, Yannick Noah, a dévoilé, mercredi, sa liste des joueurs sélectionnés pour disputer la finale contre la Croatie, du 23 au 25 novembre.
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Finale de la Coupe Davis : avec Gasquet, Pouille et Tsonga, sans Monfils et Benneteau

Le capitaine de l’équipe de France, Yannick Noah, a dévoilé, mercredi, sa liste des joueurs sélectionnés pour disputer la finale contre la Croatie, du 23 au 25 novembre.



LE MONDE
 |    01.11.2018 à 13h20
 • Mis à jour le
01.11.2018 à 17h05
    |

            Elisabeth Pineau








                        



   


« Je n’ai pas eu de nouvelles, cela ne doit pas être très bon signe. Je n’ai pas très bien joué les dernières semaines aussi. Je ne sais pas trop… » L’autocritique était signée Jérémy Chardy, mardi 30 octobre, après sa défaite contre Fernando Verdasco, mais le même refrain sortait de la bouche des Français, ces derniers jours, dans les couloirs de Bercy, tous éliminés avant le stade des huitièmes de finale du Masters 1000 de Paris. Aucun d’entre eux n’avait reçu de signaux de leur capitaine de Coupe Davis, en vue de la finale contre la Croatie (du 23 au 25 novembre).
Yannick Noah a mis fin au suspense, jeudi 1er novembre, en dévoilant sa liste des six joueurs présélectionnés pour Lille, à savoir Jérémy Chardy, Richard Gasquet, Pierre-Hugues Herbert, Nicolas Mahut, Lucas Pouille et Jo-Wilfried Tsonga. Tous partiront en stage de préparation au centre de ligue des Hauts-de-France à Marcq-en-Barœul, à partir du lundi 12 novembre. Une liste de cinq noms sera communiquée dix jours avant le tirage au sort et la sélection sera officielle le jeudi 22 novembre.

En vue de la finale de la #CoupeDavis, @NoahYannick a  décidé d’effectuer un stage au centre de ligue des Hauts-de… https://t.co/v20PPRPkGW— FFTennis (@FFT)


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Saison calamiteuse pour tous les Français
Noah, qui n’a pas été aperçu à Bercy, a dû se faire de sacrés nœuds au cerveau pour établir sa liste. Lui qui espérait affiner ses choix en fonction des résultats de ses ouailles lors de leur dernière apparition officielle avant la finale, qui plus est à domicile, avait encore moins de certitudes qu’à la veille du tournoi.

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                A Bercy, le tennis français espère une embellie



Pour la première fois dans l’histoire de Bercy, aucun des dix joueurs français engagés ne s’est qualifié pour les huitièmes de finale. Un verdict calamiteux qui s’ajoute à une litanie de statistiques non moins plombantes cette saison.
Sur les neuf tournois de Masters 1000, seul Richard Gasquet, à Monte-Carlo, est parvenu à se qualifier pour un quart de finale. En Grand Chelem, personne n’a fait mieux que huitième de finale (Monfils, Mannarino et Simon à Wimbledon). Résultat : pour la première fois depuis 1994 (Guy Forget était 40e), aucun Français ne figurera parmi les 25 premiers du classement en fin de saison.

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Appels du pied
Aussi la sélection semblait plus ouverte que jamais : une dizaine de joueurs pouvaient y prétendre. Depuis lundi, malgré leurs déboires sur le court, tous les Français rivalisaient de déclarations sous forme d’appels du pied.
A commencer par Richard Gasquet : « Je n’ai pas forcé plus que ça. Il y a une finale derrière, même si je ne sais pas encore si je suis sélectionné, je suis motivé pour la suite. Je suis sûr que je serai à 1 000 % prêt, assurait le numéro un français après sa défaite face à Jack Sock, mercredi. C’est une saison pourrie pour beaucoup, y a pas un mec dans les 20 premiers [du classement ATP], mais ce dont je suis sûr, c’est qu’on est largement capables de battre la Croatie, même avec deux grands joueurs en face. Avec le vécu et l’expérience qu’on a, on a tout pour gagner cette finale. »
Si la présence du Biterrois était attendue, et celle de Lucas Pouille pressentie, le choix de Jo-Wilfried Tsonga est, en revanche, plus audacieux dans la mesure où, cette saison, celui-ci a été éloigné des terrains entre février et début septembre.
Début avril, il s’était finalement résolu à être opéré du ménisque gauche. Retombé à la 256e place du classement mondial, il n’a disputé que cinq matchs depuis son retour, pour une seule victoire.
Mais après sa défaite mardi au premier tour de Bercy face à Milos Raonic (7-6, 6-7, 6-7), Tsonga – qui avait œuvré en coulisses en faveur d’un retour de Noah aux commandes de l’équipe de France, en septembre 2015, tout comme Gasquet – se voulait rassurant : « Je me dis que je peux être dans les temps et c’est une motivation incroyable de me dire que je peux être dans l’équipe. S’il [Noah] décide de me prendre, je ferai encore les choses plus assidûment que pour moi. » 
Monfils, l’éternel absent
Malgré le bilan de Gaël Monfils sur terre battue, surface sur laquelle se déroulera la finale, Yannick Noah a donc décidé de se passer de ses services. Il faut dire que le Parisien n’a plus joué une rencontre de Coupe Davis depuis la première sélection de Noah en Guadeloupe en mars 2016, face au Canada.
Lors de la demi-finale à Zadar (Croatie) cette même année, il avait été prié par le capitaine de reprendre l’avion après son forfait de dernière minute. Depuis, on savait les relations encore tièdes entre les deux hommes.
Adrian Mannarino et Gilles Simon, qui enregistrait les moins mauvais résultats parmi ses coéquipiers ces dernières semaines, n’ont pas non plus été retenus. Pas plus que Benoît Paire et… Julien Benneteau. Ce dernier, dont c’était la dernière saison sur le circuit, voit donc son départ à la retraite précipité.

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Dans l’Antarctique, plus question de nouvelles aires protégées

Les délégations russe et chinoise bloquent le processus d’extension d’un réseau de réserves naturelles dans l’océan Austral, où la pêche au krill suscite des convoitises.



LE MONDE
 |    01.11.2018 à 17h10
    |

            Martine Valo








                        



                                


                            

Chaque année, au moment de la Toussaint, le sort de l’océan Austral se joue à Hobart, en Australie. Les négociations de la Commission pour la conservation de la faune et de la flore marines de l’Antarctique (CCAMLR) s’y tiennent en cercle fermé. Cependant, la fin de partie de cette 27e conférence, qui se termine vendredi 2 novembre, ne s’annonce pas sous les meilleurs augures.
Malgré les efforts des Etats favorables au renforcement des mesures de préservation de l’océan Austral, malgré les inquiétudes des scientifiques devant la disparition de colonies entières de manchots – entre autres – et les actions des ONG qui tâchent de faire pression à grand renfort de pétitions et de happenings lors des sommets internationaux, aucune nouvelle réserve naturelle ne devrait être créée. Reposant sur le consensus, le processus d’extension des aires marines protégées (AMP) semble sérieusement grippé.
Discernement
La dernière grande avancée dans ce domaine remonte à 2016. Cette année-là, le président américain Barack Obama, sur le départ, et son secrétaire d’Etat John Kerry s’étaient mobilisés pour convaincre les vingt-cinq membres de la CCAMLR (vingt-quatre pays dont la France, plus l’Union européenne) de sanctuariser 1,57 million de kilomètres carrés, soit la plus vaste AMP du monde, dans la mer de Ross. Il avait fallu six années de négociations pour y parvenir.

Mais les temps ont changé au sein de cette organisation, mise en place en 1982 pour freiner les ardeurs des grosses flottes soviétiques de pêche au krill (Euphosia superba), un petit crustacé qui est aussi à la base de l’alimentation des cétacés, phoques, manchots, calmars, poissons… Cette année, à la CCAMLR, qui a pour mission à la fois de protéger les écosystèmes et de gérer avec discernement les ressources halieutiques au sud du 60e parallèle, les discussions se sont à nouveau focalisées sur la pêche au krill et à la légine, deux produits de la mer...




                        

                        


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LE MONDE
 |    01.11.2018 à 10h21
 • Mis à jour le
01.11.2018 à 14h08
    |

                            Audrey Delaporte et 
                            Audrey Lagadec








                        



   





                            


                        

                        


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« House of Cards » et le fantôme de Frank Underwood

La première partie de la saison 6, sans Kevin Spacey et son personnage, est un acte manqué.



LE MONDE
 |    01.11.2018 à 07h45
 • Mis à jour le
01.11.2018 à 15h27
    |

                            Martine Delahaye








                        



   


Netflix à la demande, série
Cette sixième saison de House of Cards était écrite, le tournage avait commencé, lorsque, en octobre 2017, son acteur principal, Kevin Spacey, était accusé de harcèlement sexuel. Il était évincé de la série en novembre. Or, la saison précédente avait vu Frank Under­wood (Kevin Spacey) démissionner du poste suprême des Etats-Unis – avant que des scandales ne l’entraînent vers la justice –, et l’abandonner à sa femme, Claire Underwood (Robin Wright), alors vice-présidente. Lançant un dernier regard au spectateur, celle-ci laissait entendre qu’elle ne gracierait pas son mari, laissant tomber face caméra : « My turn » (« C’est mon tour »).

        Lire le récit :
         

          Kevin Spacey, un fantôme à Hollywood



Il n’apparaissait donc pas impossible de garder la série en vie en réécrivant cette saison 6 sans le personnage interprété par Kevin Spacey. Ce que Netflix prouva au travers de bandes-annonces laissant entendre que Francis Underwood était décédé, hors caméra, dans l’entre-deux des saisons 5 et 6. Voilà qui permettait donc d’attendre une flamboyante sixième et dernière saison de House of Cards – même réduite de treize à huit épisodes après réécriture. En effet, depuis que Frank Underwood avait accédé à la présidence des Etats-Unis, en fin de saison 2, la série présentait de moins en moins d’attrait.
« L’homme blanc d’âge moyen »
Les pouvoirs maléfiques du président ne faisaient plus mouche, les intrigues secondaires, trop alambiquées, s’enlisaient, tandis que l’ascension de sa femme, plus maline et subtile, laissait espérer un nouveau feu d’artifice. Mais Claire Underwood a beau asséner, cette saison-ci, que « le règne de l’homme blanc d’âge moyen est terminé », tel un slogan valant pour sa présidence comme pour la série, l’on ne constate, dans les cinq épisodes mis à notre disposition, qu’un acte manqué.

        Lire le compte-rendu :
         

          La production d’« House of Cards » va reprendre au début de 2018, autour de Claire Underwood



Certes, Claire Underwood est devenue la première femme à diriger les Etats-Unis. Certes, il est plaisant de voir évoluer son entourage, des femmes d’âge moyen brillantes, et souvent malfaisantes, assumant leur pouvoir avec jouissance et magnifiquement interprétées. Mais faute de tabula rasa, le fantôme de Frank Underwood hante cette saison jusqu’à l’ennui. Qu’ils continuent d’enquêter sur les méfaits et crimes passés de l’ancien président, qu’ils tentent de préserver sa mémoire ou qu’ils manigancent pour tirer avantage d’accords passés avec lui, nombre de personnages, hommes blancs d’âge moyen, reviennent sans nécessité sur le devant de la scène, nous renvoyant ad nauseam à la présidence précédente. De même, des interrogations sur les circonstances de la mort de Frank Underwood réapparaissent régulièrement dans le scénario, alors que rien, dans la dramaturgie de la saison, ne permet au spectateur d’y porter le moindre intérêt.
Il est fort probable qu’avec ou sans Kevin Spacey, « House of Cards » n’aurait pas connu plusieurs saisons de plus
Il est fort probable qu’avec ou sans Kevin Spacey, House of Cards n’aurait pas connu plusieurs saisons de plus. Faute d’intrigues haletantes une fois le couple diabolique des Underwood parvenu au pouvoir, la série s’essoufflait depuis la saison 3. L’arrivée des scénaristes Frank Pugliese et Melissa James Gibson n’y a rien changé. La dernière image du cinquième épisode de cette saison-ci, pourtant, laisse augurer un tournant radical. Dommage que, comme souvent avec Netflix, la plus belle promesse d’une série ne se fasse jour qu’en milieu de saison.

House of Cards, saison 6 (EU, 2018, 8 × 52 min). www.netflix.com



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Dans un entretien à « Ouest France », le chef de l’Etat plaide pour une Union européenne « plus souveraine et plus multilatérale ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 31/10/2018
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Emmanuel Macron met en garde contre un retour à l’Europe des années 1930

Dans un entretien à « Ouest France », le chef de l’Etat plaide pour une Union européenne « plus souveraine et plus multilatérale ».



Le Monde.fr avec AFP
 |    01.11.2018 à 00h56
 • Mis à jour le
01.11.2018 à 07h36
   





                        


Appelant à « résister », Emmanuel Macron se dit « frappé » par la ressemblance entre la situation actuelle en Europe et celle qui y régnait durant l’entre-deux-guerres, dans un entretien à Ouest-France publié mercredi 31 octobre au soir.
« Dans une Europe qui est divisée par les peurs, le repli nationaliste, les conséquences de la crise économique, on voit presque méthodiquement se réarticuler tout ce qui a rythmé la vie de l’Europe de l’après-première guerre mondiale à la crise de 1929, déclare le président de la République. Il faut l’avoir en tête, être lucide, savoir comment on y résiste », en « portant la vigueur démocratique et républicaine. »
Le chef de l’Etat s’apprête à célébrer le centenaire de la fin de la première guerre mondiale, en visitant les lieux de bataille dans le Grand Est et les Hauts-de-France durant une semaine à partir de dimanche. Suivront la cérémonie du 11-Novembre à l’arc de Triomphe en présence d’une centaine de dirigeants du monde entier, puis le premier Forum de la paix à La Villette.

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Comprendre les leçons de l’histoire
Au cours de ces rendez-vous, Emmanuel Macron assure qu’il ne « veut pas simplement regarder l’histoire ». « Je veux rendre hommage et essayer de comprendre les leçons de cette histoire. C’est un message de célébration, de mémoire et d’avenir ». En promouvant, à cette occasion, une Europe « plus souveraine et plus multilatérale ».

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« L’Europe est face à un risque : celui de se démembrer par la lèpre nationaliste et d’être bousculée par des puissances extérieures. Et donc de perdre sa souveraineté. C’est-à-dire d’avoir sa sécurité qui dépende des choix américains et de ses changements, d’avoir une Chine de plus en plus présente sur les infrastructures essentielles, une Russie qui parfois est tentée par la manipulation, des grands intérêts financiers et des marchés qui dépassent parfois la place que les Etats peuvent prendre », prévient M. Macron.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ Selon le GIEC, cette pratique est un prérequis pour limiter le réchauffement planétaire. Retour en infographie sur ces technologies.
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Les différentes technologies pour retirer du CO2 de l’atmosphère

Selon le GIEC, cette pratique est un prérequis pour limiter le réchauffement planétaire. Retour en infographie sur ces technologies.



LE MONDE
 |    31.10.2018 à 10h31
 • Mis à jour le
01.11.2018 à 16h26
    |

                            Audrey Lagadec et 
                            Mathilde Costil








                        



   



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Mondiaux de gym : Simone Biles remporte le concours général pour la quatrième fois

L’Américaine de 21 ans devient la première gymnaste à réaliser une telle performance, dépassant la Russe Svetlana Khorkina, triple championne du monde.



Le Monde.fr avec AFP
 |    01.11.2018 à 16h56
 • Mis à jour le
01.11.2018 à 18h09
   





                        



   


A seulement 21 ans, l’Américaine Simone Biles a remporté pour la quatrième fois le titre de championne du monde du concours général, jeudi 1er novembre, à Doha. Elle devient la première gymnaste à réaliser une telle performance, dépassant la Russe Svetlana Khorkina, triple championne du monde. Au total, Simone Biles détient douze titres mondiaux, un record chez les femmes.
Avec un total de 57,491 points, Biles a, pourtant, été loin d’être irréprochable dans l’exécution de ses mouvements au saut et à la poutre, mais la petite ouverture laissée à la concurrence n’a pas été saisie. La médaille d’argent est revenue à la Japonaise Mai Murakami (55,798), alors que l’Américaine Morgan Hurd, tenante du titre, complète le podium (55,732).
Sa première compétition depuis les JO de 2016
Biles a fait à Doha son retour à la compétition internationale après des Jeux olympiques fastueux à Rio en août 2016, où elle était rentrée du Brésil avec cinq médailles, dont quatre en or – concours général, sol, saut et par équipes, plus le bronze à la poutre. Au Qatar, elle est allée chercher la médaille d’or collective avec une équipe américaine renouvelée et une nouvelle fois hors d’atteinte de la concurrence.
Jeudi, elle a commencé sa compétition avec son saut inédit et qui porte désormais son nom. Mais contrairement aux qualifications (15,966 points), elle n’a pu empêcher un déséquilibre à la réception, tombant sur les fesses.
Son score de 14,533 à cet agrès a laissé planer un suspense sur l’issue. Rebelote à la poutre, où elle a chuté, avec de nombreux déséquilibres qui lui ont coûté de précieux dixièmes de points. Et c’est aux barres asymétriques, jusqu’à présent son talon d’Achille, qu’elle a repris les choses en main (14,725). Au coude à coude avec la concurrence avant le dernier agrès, elle s’est imposée grâce à sa prestation au sol, avec une note de difficulté bien plus élevée, malgré une exécution hésitante (15,000).

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