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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ L’ordinateur de Matthieu Aron, qui publiera à la mi-janvier « Le Piège américain », sur les conditions troubles dans lesquelles le groupe français Alstom a vendu sa branche énergie à General Electric en 2014, a été dérobé.
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Un journaliste de « L’Obs » enquêtant sur l’affaire Alstom se fait cambrioler

L’ordinateur de Matthieu Aron, qui publiera à la mi-janvier « Le Piège américain », sur les conditions troubles dans lesquelles le groupe français Alstom a vendu sa branche énergie à General Electric en 2014, a été dérobé.



LE MONDE
 |    31.10.2018 à 16h12
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 16h27
    |

                            Alexandre Berteau








                        



   


Matthieu Aron, journaliste à l’hebdomadaire L’Obs et ancien directeur de l’investigation de Radio France, a été victime d’un cambriolage à son domicile parisien au cours du week-end des 20 et 21 octobre. Cette information, confirmée au Monde par une source proche du dossier, a été révélée par le magazine Closer, qui a eu accès au procès-verbal de son audition par la police judiciaire de Paris.
Les malfaiteurs ont dérobé l’ordinateur de M. Aron et celui de son épouse, Marie-France Etchegoin, journaliste à Vanity Fair et ancienne responsable des enquêtes de L’Obs. Aucun autre objet de valeur n’a disparu, ce qui n’a pas manqué de surprendre le couple.
Le journaliste enquêtait depuis quatre ans sur les conditions troubles dans lesquelles le groupe français Alstom a vendu sa branche énergie à l’américain General Electric (GE), au printemps 2014. Cette investigation doit donner lieu à un livre, Le Piège américain, à paraître le 15 janvier 2019 aux éditions Jean-Claude Lattès.

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                Les déboires de General Electric inquiètent les ex-Alstom



Manuscrit livré quelques heures avant à l’éditeur
Vendredi 19 octobre, soit quelques heures avant le cambriolage, Matthieu Aron en avait déposé le manuscrit chez son éditeur, qui venait par ailleurs de prévenir les librairies et sites commerçants de la parution prochaine du livre.
L’opération conclue il y a quatre ans entre GE et le fleuron industriel français Alstom avait déclenché une vive polémique. Plusieurs voix, dont celle du ministre de l’économie de l’époque, Arnaud Montebourg, s’étaient alors élevées pour dénoncer une vente faite selon eux sous la pression de la justice américaine, qui enquêtait depuis 2010 sur Alstom pour des faits de corruption ayant permis à l’entreprise de remporter des marchés dans plusieurs pays.
Le Piège américain a été coécrit avec Frédéric Pierucci, seul cadre dirigeant d’Alstom à avoir été condamné pour corruption. Incarcéré aux Etats-Unis depuis septembre 2017, il est revenu en France à la fin du mois de septembre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ La généralisation des contrats était une ligne rouge pour les syndicats. Olivier Dussopt a promis que le recrutement au statut serait maintenu.
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Gérald Darmanin perturbe la fin de la concertation sur la fonction publique

La généralisation des contrats était une ligne rouge pour les syndicats. Olivier Dussopt a promis que le recrutement au statut serait maintenu.



LE MONDE
 |    31.10.2018 à 14h04
    |

            Benoît Floc'h








                        



                                


                            
Ce n’était pas prévu mais le secrétaire d’Etat chargé de la fonction publique, Olivier Dussopt, n’a pu échapper au sujet. Impossible d’interrompre la concertation sur la fonction publique, engagée en mars, sans évoquer le recours au contrat. Les propos de son ministre de tutelle, Gérald Darmanin, qui a évoqué dimanche 28 octobre une « généralisation » du contrat dans l’administration, ont suscité de vives inquiétudes dans les rangs syndicaux.
Il devenait urgent de calmer le jeu. « L’occupation des emplois permanents par des fonctionnaires n’est pas remise en cause », a donc certifié M. Dussopt, mardi, lors d’une réunion de concertation avec les syndicats. « J’ai rappelé que l’on ne remet pas en cause le principe du recrutement sous statut. On élargit les exceptions », précise-t-il au Monde.
Il n’en reste pas moins que les propos de Gérald Darmanin ont tendu les dernières discussions engagées sur quatre dossiers : dialogue social, recours accru au contrat, rémunération au mérite et plans de départs volontaires. Pour FO-fonctionnaires, c’est « une provocation ».
« On est scandalisés, confie Christian Grolier, secrétaire général du troisième syndicat du secteur. On s’est concertés pendant sept mois. Olivier Dussopt dit que tout est ouvert. Et Gérald Darmanin fait cette sortie… Maintenant, on a compris : M. Dussopt est là pour amuser la galerie. Tout est ficelé. On a fait cinquante réunions pour rien. M. Darmanin qui n’a assisté à aucune d’entre elles vient de clore le débat. »
Cette concertation, qui devrait reprendre après les élections professionnelles de décembre, beaucoup de syndicats semblent ne plus y croire. La CGT, premier syndicat, estime qu’« il est difficile de trouver quelque chose qui va dans le bon sens », soupire le secrétaire général de la CGT-fonction publique, Jean-Marc Canon, qui regrette que « rien n’[ait] été repris des dizaines de pages...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Editorial. Le premier ministre a présenté, lundi, son plan pour la « transformation de l’action publique ». Un chantier auquel se sont attelés tous les gouvernements depuis quarante ans.
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Sisyphe et l’éternel recommencement de la réforme de l’Etat

Editorial. Le premier ministre a présenté, lundi, son plan pour la « transformation de l’action publique ». Un chantier auquel se sont attelés tous les gouvernements depuis quarante ans.



LE MONDE
 |    31.10.2018 à 11h37
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 14h21
   





                        



   


Editorial du « Monde ». Après un an de réflexions nourries par les engagements de campagne d’Emmanuel Macron, puis les travaux du Comité action publique 2022 et les audits réalisés dans chaque ministère, le premier ministre a présenté, lundi 29 octobre, l’un des grands chantiers du quinquennat : la « transformation de l’action publique », autrement dit la réforme de l’Etat. Edouard Philippe n’a pas hésité à dramatiser l’enjeu : « L’Etat peut s’effondrer, cela est arrivé en 1940 », a-t-il assuré pour mieux justifier l’urgence et l’ampleur des travaux de rénovation annoncés.
L’entreprise est sisyphéenne. Depuis quarante ans, tous les présidents de la République et leurs premiers ministres se sont employés à moderniser l’organisation et l’action des administrations. Récemment, ce fut la révision générale des politiques publiques, conduite par Nicolas Sarkozy en 2007, puis la modernisation de l’action publique, lancée par François Hollande en 2012.
Chacun, à sa manière, s’est engagé à inventer un Etat plus efficace, plus souple, plus économe et plus proche des administrés. Et chacun s’est arrêté à mi-chemin de ses ambitions, freiné par la complexité du chantier, les pesanteurs de la fonction publique et les injonctions contradictoires des Français, aussi prompts à réclamer plus de fonctionnaires dans les écoles, les commissariats de police ou les hôpitaux, qu’à déplorer leur nombre excessif…
« Sans totem ni tabou »
Edouard Philippe remet donc l’ouvrage sur le métier et décrète la mobilisation générale. Comme ses prédécesseurs, il prône davantage de souplesse dans l’organisation des services publics et leur gestion budgétaire, davantage de clarté dans la définition des missions, davantage de responsabilité (et de contrôle de performance) dévolue à chaque ministère, davantage de modernité avec la généralisation annoncée de la numérisation des démarches, davantage d’inventivité dans la gestion du parc immobilier public. Sans oublier l’antienne de l’indispensable débroussaillage du maquis des normes et circulaires.

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                Dématérialisation, rémunération des fonctionnaires... la réforme de l’Etat dévoilée



« Sans totem ni tabou », comme il l’avait déjà annoncé en février, le gouvernement y ajoute une gestion plus « mobile » de la fonction publique elle-même. Sans remettre en cause frontalement le statut des fonctionnaires, il entend accélérer le recours aux contractuels – qui sont déjà près d’un million –, favoriser et accompagner les reconversions, ouvrir et financer des plans de départ volontaire et s’engager sur la voie de l’individualisation des salaires. Au-delà d’une gestion voulue plus dynamique des ressources humaines, l’enjeu est clair : honorer l’engagement du président de réduire de 50 000 le nombre des fonctionnaires de l’Etat (et de 70 000 celui des agents des collectivités locales) et de trois points de produit intérieur brut le poids des dépenses publiques.
La réalisation de ce chantier tentaculaire est suspendue à trois conditions. D’abord une volonté politique à toute épreuve, tant les conservatismes et corporatismes à surmonter sont enracinés. Edouard Philippe y semble résolu. Ensuite, une pédagogie de tous les instants pour convaincre le pays qu’il s’agit bien de faire « mieux d’Etat » et pas seulement « moins d’Etat », d’en améliorer le fonctionnement et pas seulement d’en réduire le coût. Il faudra enfin un sens aigu de la concertation avec les fonctionnaires et leurs syndicats, sans l’assentiment desquels la réforme de l’Etat ne peut avancer, et encore moins réussir.

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                « Le statut n’est pas un obstacle à la modernisation de la fonction publique »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ Dans un livre, l’ex-ministre critique la politique de son ex-gouvernement, et sa domination par un « cercle des hommes blancs hétéros ».
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤                     
                                                

Ségolène Royal règle ses comptes avec le quinquennat de François Hollande

Dans un livre, l’ex-ministre critique la politique de son ex-gouvernement, et sa domination par un « cercle des hommes blancs hétéros ».



LE MONDE
 |    31.10.2018 à 11h11
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 16h13
    |

            Enora Ollivier








                        



   


Le mandat de François Hollande, Ségolène Royal est bien placée pour en parler : elle a été sa ministre de l’environnement pendant trois ans, de 2014 à 2017. Dans son ouvrage Ce que je peux enfin vous dire (Fayard, 292 p., 15,99 €), qui paraît mercredi 31 octobre, elle fait une relecture féroce du quinquennat socialiste, esquintant la « désinvolture » du pouvoir.
La hausse des impôts et la fin de la défiscalisation des heures supplémentaires ? « Degré zéro de la politique », tranche Mme Royal. La loi travail ? « Une désolation », « un calvaire pour qui aime la politique ». Ce texte, qu’elle voit comme le produit du « mécanisme de revanche » enclenché par Manuel Valls contre Emmanuel Macron, donne lieu à une vive contestation dans la rue, qui n’est guère entendue.
« Consternation quand l’obstination s’oppose à l’évidence de la montée des incompréhensions », commente encore l’ancienne ministre à propos de cette loi qui, tout comme la déchéance de nationalité, a été menée selon elle avec des œillères.
Mais les mots les plus durs visent la réforme territoriale, « une des pires du quinquennat », une « exécution silencieuse », une coupe « à la serpe » dans les collectivités. L’ancienne candidate à la présidentielle de 2007 déplore la disparition de régions dont les noms « chantent l’histoire de France, sa géographie, ses produits de terroir (…), ses fleuves et rivières ». Elle regrette que « sa » région, Poitou-Charentes – elle en fut la présidente de 2004 à 2014 – ait fusionné avec l’Aquitaine et le Limousin et « se retrouve noyée dans une espèce de grosse patate qui rend la nouvelle carte de France régionale totalement difforme ».
« Cercle des hommes blancs hétéros »
Les ministres qui sont ou ont été à la tête de régions – Jean-Yves Le Drian en Bretagne, Michel Sapin dans le Centre, Jean-Marc Ayrault dans les Pays de la Loire – s’émeuvent aussi du redécoupage à venir mais verront leur territoire rester intact. Pas elle. « Tu comprends, Ségolène, si ta région ne fusionne pas, on va dire que tu as eu un traitement de faveur », lui écrit Bernard Cazeneuve dans un SMS. « Ah bon ? Et pas les autres ? » Ne serait-ce pas plutôt parce que, sur les quatre ministres à s’inquiéter pour leur région, elle est la seule à être une femme ?
C’est la thèse qu’elle défend et qui fait le fil rouge du livre. Ségolène Royal y retrace une partie de sa vie politique à l’aune du difficile combat des femmes pour se faire une place au cœur du pouvoir. En 2016, elle raconte être pressentie pour remplacer Laurent Fabius, nommé au Conseil constitutionnel, au ministère des affaires étrangères.
Dans ce remaniement, Marisol Touraine pourrait être nommée à la défense. « Mais le “cercle des hommes blancs hétéros” qui entoure [François Hollande] veille au grain », soutient Mme Royal, qui verra Jean-Marc Ayrault se voir attribuer, finalement, le Quai d’Orsay.
L’ancienne ministre salue certaines séquences du quinquennat précédent, notamment la lutte contre les lobbies au ministère de l’environnement, en particulier le « non » de la France au renouvellement de l’autorisation du glyphosate en 2016. Mais ces combats, on l’aura compris, sont à porter au crédit non pas de François Hollande… mais de Ségolène Royal.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ Le président de LR, qui a visité un camp de migrants sur l’île de Lesbos, veut mettre l’immigration au cœur de la campagne des européennes
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Laurent Wauquiez va en Grèce pour dénoncer la crise migratoire

Le président de LR, qui a visité un camp de migrants sur l’île de Lesbos, veut mettre l’immigration au cœur de la campagne des européennes



LE MONDE
 |    31.10.2018 à 11h01
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 16h39
    |

            Olivier Faye (Lesbos (Grèce), envoyé spécial)








                        



                                


                            

Le décompte est actualisé au feutre chaque jour sur le tableau qui orne le bureau du directeur, comme dans une salle de classe : 7 464, mardi 30 octobre. Ce chiffre représente le nombre de personnes hébergées au camp de Moria, à Lesbos, petite île grecque de la mer Egée d’où l’on distingue sans peine les côtes de la Turquie voisine. Bien plus que les 3 000 places répertoriées officiellement dans les baraquements de ce « hot spot », centre destiné à identifier et à contrôler les migrants. En dehors de cette enceinte cernée de grillages et de barbelés, des tentes ont été dressées au milieu des collines et des oliviers pour pallier les manques.
A Moria, les demandes d’asile sont examinées dans un délai de six à neuf mois en moyenne. Afghans (48 %), Syriens (11 %), Irakiens (8 %)… Le directeur tient une comptabilité précise des nationalités sur son tableau – chacun est réparti sur le site en fonction de son pays d’origine. « Combien de personnes y a-t-il en plus par rapport à l’année dernière ? », interroge le président du parti Les Républicains (LR), Laurent Wauquiez, qui achève mardi une visite de deux jours en Grèce, axée sur le thème de l’immigration.
« 24 %, répond le directeur, traduit par une interprète.
– Vous avez fait combien de réadmissions en 2018 vers la Turquie ?, poursuit M. Wauquiez.
– Très peu, convient son interlocuteur, qui ne dispose pas d’un chiffre précis.
– Et vous avez eu des problèmes d’exploitation sexuelle ? De violence ? D’intégrisme ? », demande le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes.
– Pas de djihadistes. Mais s’il y en a, ils le cachent. Il y a des cas de harcèlement sexuel, des rixes, et l’alcool est un gros problème. »
Le directeur ne veut pas trop s’étendre sur ces considérations. Il craint pour la réputation de son camp, où la situation a déjà été évaluée par la gouverneure de la région du nord de la mer Egée comme « dangereuse...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ La dématérialisation des démarches administratives, un des piliers de la « révolution numérique » du gouvernement, est potentiellement excluante.
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Article sélectionné dans La Matinale du 30/10/2018
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« Comment fait-on quand on n’a pas d’ordinateur ? » : reportage avec les oubliés de la « start-up nation »

La dématérialisation des démarches administratives, un des piliers de la « révolution numérique » du gouvernement, est potentiellement excluante.



LE MONDE
 |    31.10.2018 à 06h47
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 17h10
    |

            Aline Leclerc (Avec Manon Rescan)








                        



                                


                            

Sur la table de sa salle à manger, Annie, 71 ans, a étalé tous les courriers qu’elle range habituellement précautionneusement dans des pochettes à rabats. Il y a là des lettres de la Caisse nationale d’assurance-vieillesse (CNAV), de la Caisse d’allocations familiales (CAF), des avis d’imposition. Cette ancienne gardienne d’immeuble en Seine-Saint-Denis veut comprendre pourquoi sa retraite de base est passée de 1 145,94 euros à 1 106,38 euros. Et depuis quand exactement ? Elle a beau chercher, elle ne trouve pas. Les derniers courriers de la CNAV remontent à 2015. Où sont passés les autres ? « Ah mais je n’en reçois plus maintenant, c’est tout par Internet, déclare-t-elle. Et Internet, moi j’y connais rien. »
Se lancer seule dans la création de son « espace personnel » ? Annie ne l’imagine même pas. Il lui faudrait remplir sans se tromper son numéro de Sécurité sociale, sa date de naissance, mais surtout inventer un mot de passe et franchir l’étape de sécurité qui oblige l’internaute à recopier des lettres biscornues pour prouver qu’elle n’est « pas un robot » : « Qu’est-ce que c’est que ce machin-là ? », se cabre la retraitée.
« Le côté humain disparaît derrière les écrans »
Comme elle semble loin de ce HLM de Seine-Saint-Denis, la « start-up nation », cette nation qui « pense et bouge comme une start-up », cette France bientôt « leader de l’IA [intelligence artificielle] et des deeptechs [des produits ou des services sur la base d’innovations de rupture] » dont rêve Emmanuel Macron, comme le 9 octobre à Paris, devant les « start-upeur » de la Station F.
Lors de sa présentation de la réforme de l’Etat, lundi 29 octobre, le premier ministre, Edouard Philippe, a d’ailleurs redit son « ambition » : « que 100 % des services publics soient accessibles en ligne à l’horizon 2022 ». La dématérialisation des démarches administratives devenant ainsi l’un des piliers...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Plutôt que d’introduire la rémunération à la performance, le gouvernement devrait valoriser l’implication des agents par un intéressement collectif, estiment un DRH et une syndicaliste dans une tribune au « Monde ».
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤                     
                                                   
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« Le statut n’est pas un obstacle à la modernisation de la fonction publique »

Plutôt que d’introduire la rémunération à la performance, le gouvernement devrait valoriser l’implication des agents par un intéressement collectif, estiment un DRH et une syndicaliste dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE ECONOMIE
 |    31.10.2018 à 06h00
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 17h04
    |

Johan Theuret (pdt de l'Association des DRH des grandes collectivités territoriales) et Mylène Jacquot (secrétaire générale CFDT fonctions publiques)







                        



                                


                            

Tribune. On parle à nouveau de réformer la fonction publique. Mais que veut-on y réformer et pourquoi doit-on la réformer ? S’agit-il de la moderniser pour qu’elle réponde aux nouveaux enjeux de notre société, ou s’agit-il de l’affaiblir au profit d’un nouveau modèle ?
Loin des postures caricaturales, nombre de fonctionnaires sont conscients des enjeux de transformation de leur univers professionnel et du besoin de les accompagner par une fonction publique moins lourde, peut-être moins bureaucratique, à coup sûr plus attentionnée. Pour cela, un constat partagé émerge, celui de la nécessité de faire évoluer le statut. Ce dernier, tout en étant préservé, doit retrouver davantage de sens et d’opérationnalité au profit des agents et de leurs parcours professionnels et, « en même temps » dans l’intérêt des administrations dans lesquelles ils travaillent.

Nous observons que le statut, parfois jugé comme un frein au mouvement, est en réalité surtout un outil moderne de continuité des services publics, une protection contre la corruption et un garant de l’équité entre citoyens. Pourtant, ces qualités ne doivent pas occulter le besoin de le moderniser. D’une part, parce que des lois et textes réglementaires successifs ont pu sédimenter des dispositions devenues peu compréhensibles, d’autre part, parce que le statut – auquel il faut ajouter les statuts particuliers – dissimule dans son fonctionnement de trop fortes inégalités entre agents. Enfin, du fait de cette complexité, on ne peut que déplorer les coûts de fonctionnement d’une gestion excessivement administrative des ressources humaines au détriment d’une réelle gestion des compétences et parcours professionnels des agents.
Trouver des axes de modernisation
Soucieux de préserver le statut, nous pensons que des axes de modernisation peuvent être trouvés. La fonction publique doit impérativement s’ouvrir à la diversité de la société française. Cela oblige à faire évoluer...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ En meeting à Lille mardi soir, le leadeur de La France insoumise a dénoncé « la judiciarisation de la vie politique ».
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Jean-Luc Mélenchon : « Nous allons régler nos comptes, avec des bulletins de vote »

En meeting à Lille mardi soir, le leadeur de La France insoumise a dénoncé « la judiciarisation de la vie politique ».



LE MONDE
 |    30.10.2018 à 21h36
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 09h53
    |

            Abel Mestre (Lille, envoyé spécial)








                        



   


Souvent, la meilleure défense reste l’attaque. L’objectif du meeting de Jean-Luc Mélenchon, mardi 30 octobre à Lille, était simple : tourner la page de deux semaines de polémiques après les perquisitions mouvementées, notamment au siège de La France insoumise (LFI) et au domicile de l’ancien candidat à l’élection présidentielle. Mais difficile, pour les « insoumis », de faire fi de leurs problèmes.

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Quelques heures avant la réunion, Le Canard enchaîné épinglait, en effet, les travaux effectués par Alexis Corbière à son domicile pour lesquels il aurait bénéficié d’une aide de l’Agence nationale de l’habitat, « au titre de l’aide aux ménages “très modestes” ». Un article que le député de Seine-Saint-Denis a jugé « infamant » dans un communiqué où il rappelait que tout avait été fait dans « le respect de la légalité » et qu’il n’a « bénéficié d’aucun avantage ni privilège ».
Enfin, le matin, Radio France et Mediapart se faisaient l’écho d’une plainte contre X pour vol déposée par le Média, la webtélé proche de LFI, après le départ de son ancienne dirigeante, Sophia Chikirou, l’ancienne conseillère en communication de Jean-Luc Mélenchon. Il y a une semaine, Mme Chikirou a également été entendue dans l’enquête sur les comptes de la campagne présidentielle de LFI.
« Nous ne baisserons pas les yeux ! »
Mais justement, en période de turbulences, il est bon de retrouver sa zone de confort. Et celle de Jean-Luc Mélenchon est de porter le fer contre ses adversaires qui apparaissent aujourd’hui nombreux : « parti médiatique », Emmanuel Macron, l’extrême droite européenne, les Etats-Unis, la finance… « J’ai incarné notre cause commune, j’ai défendu ce que nous sommes », a lancé M. Mélenchon, devant 1 350 personnes réunies dans le Théâtre Sébastopol, évoquant son attitude lors des perquisitions et dénonçant une « persécution politique ». « Nous ne baisserons pas les yeux ! », a-t-il poursuivi.
« Quoi qu’il en soit, dans les luttes sociales, écologiques mais avec des bulletins de vote, nous allons vaille que vaille régler nos comptes. Ce ne sont pas ceux d’un parti, d’un mouvement mais d’un peuple maltraité, humilié. Nous allons au mois de mai prochain, lors des élections européennes, avec nos bulletins de vote, clamer “stop Macron”, “stop à la finance” contre l’intérêt général des peuples, enrayer la catastrophe écologique qui menace la planète tout entière », a continué le député des Bouches-du-Rhône. Avant d’ajouter : « Ils n’arriveront pas à nous abattre si on vient à bout de moi. Il reste seize autres parlementaires prêts à monter au combat ! » 
Il n’a été, finalement, que peu question d’évasion fiscale, le thème prévu initialement. M. Mélenchon a préféré notamment parler de la situation internationale. Une manière pour le tribun de dresser un parallèle − sans le dire − entre les cas sud-américains et la situation en France.
« Notre première pensée va à nos frères et nos sœurs du Brésil. Hier, c’était un soir de deuil, l’extrême droite a triomphé. Comment cela a-t-il été possible ? Lula était favori. Alors, l’ennemi a frappé, les Etats-Unis d’Amérique, a expliqué un Jean-Luc Mélenchon très en verve. Cet adversaire (…) a une méthode politique, c’est la judiciarisation de la vie politique. On a accusé Lula d’être corrompu. Dans tous les pays, c’est la méthode qu’ils utilisent. La judiciarisation de la vie politique est la stratégie de l’Empire dans tous les pays du monde. » Puis l’ancien sénateur socialiste a dénoncé une « jonction entre le parti médiatique, le pouvoir judiciaire et policier ».
Le président du groupe LFI à l’Assemblée nationale a aussi parlé de l’Italie. « Le gouvernement d’extrême droite italien nous dégoûte. Mais quand il prétend appliquer son propre plan que les Italiens ont voulu, en matière budgétaire, alors c’est lui qui a raison contre la Commission européenne. Et même si nous avons à nous prononcer entre la peste brune italienne et le choléra de la Commission européenne. En toutes circonstances, la souveraineté du peuple est la règle majeure », a-t-il ainsi martelé.
Jean-Luc Mélenchon a ensuite déroulé les classiques de ses discours : la condamnation des traités européens (des « carcans », selon lui), de la politique d’Emmanuel Macron, d’Angela Merkel… Sans se priver de distiller des flèches empoisonnées à l’égard du chef de l’Etat, « homme de la finance » : « Quand Merkel fait les gros yeux, il n’a pas le courage que j’ai devant certaines portes. »
Hausse des carburants : « une colère juste et digne »
M. Mélenchon a aussi tenu un long développement sur le combat écologique, la sortie du nucléaire, le réchauffement climatique. C’est d’ailleurs à cette aune que la position du leadeur des « insoumis » à propos de la manifestation du 17 novembre contre la hausse des carburants peut étonner.
« On dit aux gens d’utiliser moins de carburant. D’accord, mais est-ce que vous allez aussi rapprocher les écoles de chez nous ? Ou bien nous emmener au centre commercial ? Ceux qui utilisent du carburant le font parce qu’ils n’ont pas le choix ! », a-t-il ainsi affirmé. Puis, évoquant une « colère juste et digne », il parle plus précisément de cette mobilisation.
« Ils ont raison de se mettre en colère. Des fachos se sont mis dedans, ce n’est pas bon pour la lutte. Parmi nos amis, certains veulent y aller. Je vais leur dire quoi ? De ne pas y aller ? Ils vont me répondre : “Mais on est fâchés, pas fachos !” D’autres ne veulent pas mettre un pied là où il y a des fachos. Les deux positions se valent en dignité. » 
Il précise, néanmoins, que « les “insoumis” ne vont pas appeler au 17 novembre », car « toute récupération politique peut être contre-productive ». Il conclut : « Mais si nos amis sont dedans, on sera fier d’eux. Ceux qui ne veulent pas y aller également. »

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ L’ordinateur de l’élu, qui se trouvait dans la chambre de l’une de ses trois filles, a été dérobé, ainsi que son vélo.
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Alexis Corbière, député LFI, porte plainte pour le cambriolage de son domicile

L’ordinateur de l’élu, qui se trouvait dans la chambre de l’une de ses trois filles, a été dérobé, ainsi que son vélo.



LE MONDE
 |    30.10.2018 à 20h47
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 20h49
   





                        


Le député de La France insoumise de Seine-Saint-Denis Alexis Corbière a porté plainte après que son domicile à Bagnolet a été cambriolé dans la nuit du jeudi 11 au vendredi 12 octobre, selon une information de Libération publiée mardi confirmée par Le Monde. L’ordinateur de l’élu, qui se trouvait dans la chambre de l’une de ses trois filles, a été dérobé, ainsi que son vélo.
Le quotidien affirme aussi que l’ancien directrice de campagne de M. Corbière a également été cambriolée la semaine dernière chez elle. « Et comme pour Alexis Corbière, son ordinateur a été volé », précise Libération.
Autre élément troublant relevé par le quotidien : « Au moment où il dépose plainte, vendredi matin, il ne sait pas encore que son attaché parlementaire a, de son côté, trouvé la porte de sa permanence à Montreuil ouverte, avec la lumière allumée. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ « Le Canard enchaîné » assure que le parlementaire et sa compagne, Raquel Garrido, ont profité « d’une faille du dispositif » de l’Agence nationale de l’habitat.
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Article sélectionné dans La Matinale du 30/10/2018
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Le député LFI Alexis Corbière justifie l’aide pour « ménages modestes » reçue pour rénover son logement

« Le Canard enchaîné » assure que le parlementaire et sa compagne, Raquel Garrido, ont profité « d’une faille du dispositif » de l’Agence nationale de l’habitat.



LE MONDE
 |    30.10.2018 à 20h22
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 11h14
   





                        



   


Dans son édition à paraître mercredi 31 octobre, Le Canard enchaîné affirme que le député La France insoumise (LFI) de Seine-Saint-Denis Alexis Corbière et sa compagne, Raquel Garrido (ancienne porte-parole de LFI), ont bénéficié d’une aide de l’Agence nationale de l’habitat, « au titre de l’aide aux ménages “très modestes” » pour rénover leur logement.
« Contraint de quitter son HLM parisien pour cause de revenus trop élevés, le couple a acheté, à la fin de 2017, une maison à Bagnolet (Seine-Saint-Denis), dont il fait payer la majeure partie de la rénovation par des fonds sociaux », affirme l’hebdomadaire satirique. Ces travaux portant sur « la chaudière, les radiateurs et les menuiseries », s’élevaient à 19 754 euros, précise le Canard qui poursuit :
« Plus de 60 % de la facture, soit très exactement 12 076,40 euros, ont été pris en charge par l’Agence nationale de l’habitat au titre de l’aide aux ménages “très modestes” »
Pour l’hebdomadaire, le député et l’avocate, qui est également chroniqueuse sur la chaîne C8, ont profité « d’une faille du dispositif » en jouant « sur le calendrier fiscal en déposant leur demande trois mois avant que les chiffres de 2017 soient communiqués par l’administration fiscale (en général à la mi-août) ».
Or à cette époque, le couple, selon le Canard, « ne disposait que des petits salaires de l’un (prof puis permanent de la campagne présidentielle [du chef de file de LFI] Jean-Luc Mélenchon) et des maigres honoraires d’avocate de l’autre ».
Pour l’hebdomadaire, M. Corbière et Mme Garrido ont accompli « un tour de passe-passe » puisqu’ils auraient, en principe, dû déclarer leurs revenus de l’année n-1 (2017, donc) durant laquelle leurs gains étaient supérieurs à 37 451 euros. « La règle applicable est en train d’évoluer », nuance une source proche du dossier : jusqu’à une date récente, ce sont les revenus de l’année n-2 qui étaient pris en compte puis l’ANAH est, peu à peu, passée à l’année n-1.

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Des travaux réalisés après « un grave incendie »
Dans un communiqué diffusé mardi soir, Alexis Corbière confirme que « sa famille a sollicité et obtenu une subvention de l’Agence nationale de l’habitat dans le cadre du programme “Habiter mieux” destiné à inciter les particuliers à entreprendre des travaux de rénovation énergétique ».
Pour le député LFI :
« l’Agence m’a demandé, comme elle le fait avec les 60 000 autres personnes qui s’inscrivent chaque année dans ce dispositif, de lui indiquer le revenu fiscal de référence de mon foyer figurant sur notre dernier avis d’imposition. Ce chiffre était alors de 37 451 euros, bien inférieur aux plafonds. Il se trouve, en outre, qu’un ménage composé d’un couple et de trois enfants est classé par l’Agence comme “très modeste” lorsque son revenu fiscal de référence est inférieur à 47 279 euros ».
Pour M. Corbière, ces travaux ont été réalisés après « un grave incendie à son domicile en février 2018 provoqué par un poêle à bois qui était auparavant l’unique source de chauffage ». « Il m’est donc particulièrement insupportable de lire, dans ce journal satirique, que les travaux étaient en quelque sorte une filouterie préméditée de ma part », regrette-t-il.

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Quoi qu’il en soit, M. Corbière et Mme Garrido ne pouvaient pas faire état de leur revenu fiscal de référence pour 2017 puisque le fisc ne le leur avait pas transmis lorsqu’ils ont sollicité l’ANAH. Conclusion : leur démarche, fructueuse, était « légale », écrit Le Canard, tout en brocardant ce « député insoumis friand d’aides sociales ». « Je n’ai bénéficié d’aucun avantage ni privilège », rétorque l’élu.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Les députés ont adopté le projet de loi de financement de la « Sécu » qui instaure des nouveautés en matière de prestations sociales et de soins.
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Budget de la Sécurité sociale : les principales mesures votées à l’Assemblée

Les députés ont adopté le projet de loi de financement de la « Sécu » qui instaure des nouveautés en matière de prestations sociales et de soins.



LE MONDE
 |    30.10.2018 à 18h08
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 06h46
    |

            Raphaëlle Besse Desmoulières








                        


Les députés ont adopté, mardi 30 octobre, le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2019 par 335 voix pour et 190 contre.
Pour la première fois depuis 2001, les comptes devraient revenir à l’équilibre, les quatre branches du régime général (assurance-maladie, assurance-vieillesse, famille, accidents du travail-maladies professionnelles) et le fonds de solidarité vieillesse dégageant un léger excédent de quelque 700 millions d’euros.
Passage en revue des principales mesures du texte.
Transformation du CICE en baisse pérenne de cotisations
C’est la mesure la plus coûteuse du PLFSS. Dès le 1er janvier 2019, les entreprises bénéficieront de la transformation du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE), créé sous le quinquennat de François Hollande, en allégement de cotisations pérenne.
Ce changement va peser lourdement sur le déficit public en 2019, l’Etat devant payer « double », en supportant le remboursement du CICE pour 2018 et la baisse de cotisations pour l’année en cours, soit un total de 40 milliards d’euros. En outre, après de longs débats, des dispositions ont été votées afin d’aménager la fin de l’exonération de cotisations pour l’emploi de travailleurs saisonniers.

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Exonération de cotisations salariales sur les heures supplémentaires
Contrairement au dispositif mis en place par Nicolas Sarkozy, les heures supplémentaires ne seront pas défiscalisées mais elles seront exonérées de cotisations salariales. Selon le gouvernement, 9 millions de personnes pourraient être concernées pour un gain de pouvoir d’achat moyen de 200 euros par salarié. Coût pour les finances publiques : 2 milliards d’euros.

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Quasi-gel de certaines prestations sociales
Nouveau coup dur pour les retraités : après la hausse (non compensée) de 1,7 point de contribution sociale généralisée (CSG), en 2017, ils verront leurs pensions revalorisées, en 2019 et 2020, de seulement 0,3 %, bien loin de l’inflation attendue. Une mesure qui permet d’économiser 1,8 milliard d’euros. Les allocations familiales et logement sont également concernées par cette sous-indexation.
Face aux critiques, l’exécutif met en avant la poursuite des revalorisations du minimum vieillesse et de l’allocation aux adultes handicapés adoptés en 2017. Le premier ministre Edouard Philippe avait également annoncé, à la rentrée, une mesure correctrice sur la CSG au bénéfice de 350 000 foyers, pour un coût de près de 350 millions d’euros. Celle-ci n’allait pas assez loin pour une vingtaine de députés La République en marche (LRM) qui ont fait adopter, en commission des affaires sociales et contre l’avis du rapporteur général, Olivier Véran, un amendement prévoyant de moduler la hausse de la CSG pour les retraités en fonction de leurs niveaux de revenus. Agnès Buzyn, la ministre des solidarités et de la santé, s’y était également opposée. En séance, l’amendement a été rejeté.

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Mise en place progressive du « reste à charge zéro »
Rebaptisée « 100 % santé », cette promesse-phare du candidat Macron, qui implique le remboursement intégral de certaines lunettes, prothèses dentaires ou auditives, trouve sa première traduction dans ce texte. Mais une étude publiée le 23 octobre a donné des arguments à l’opposition qui redoute que cette mesure entraîne une hausse des tarifs des mutuelles particulièrement pénalisante pour les retraités.
Une éventualité écartée par Mme Buzyn qui a rappelé que le coût de cette réforme, étalé sur trois ans, doit en principe être absorbé par « l’augmentation naturelle des coûts des complémentaires chaque année ».

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Une nouvelle complémentaire pour les plus modestes
C’est l’une des dispositions-clés du plan pauvreté qui est ainsi mise en œuvre. Au 1er novembre 2019, l’aide à la complémentaire santé disparaît au profit de la couverture-maladie universelle complémentaire (CMU-C) – moyennant une contribution maximale de 30 euros par mois, liée à l’âge du bénéficiaire. Une réforme dont le coût est estimé à 200 millions d’euros par an à partir de 2020.

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Désengorger les urgences
En commission des affaires sociales, M. Véran avait fait adopter un amendement pour inciter les hôpitaux à réorienter les personnes atteintes des pathologies les moins graves vers les médecins généralistes. Devant la colère des syndicats de médecins libéraux, le député de l’Isère a revu sa copie pour proposer dans un premier temps une expérimentation pendant une période maximale de trois ans.

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Favoriser les médicaments génériques
Les patients, qui refuseront en pharmacie sans justification médicale un générique à la place d’un médicament d’origine, seront moins bien remboursés à partir de 2020. Ils le seront sur la base du prix du générique le plus cher.
Un congé maternité des indépendantes
Les travailleuses indépendantes, chefs d’entreprises et agricultrices pourront bénéficier en 2019 d’un congé maternité aussi long que celui des salariées.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Trois cent trente-cinq députés ont voté mardi pour le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), tandis que 190 s’y sont opposés et 33 se sont abstenus.
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Sécurité sociale : l’Assemblée adopte le projet de budget pour 2019

Trois cent trente-cinq députés ont voté mardi pour le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), tandis que 190 s’y sont opposés et 33 se sont abstenus.



Le Monde.fr avec AFP
 |    30.10.2018 à 17h52
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 18h28
   





                        


L’Assemblée nationale a adopté en première lecture, mardi 30 octobre, le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2019 par 335 voix contre 190 et 33 abstentions.
Les députés La République en marche (LRM) et MoDem ont voté pour, les autres groupes politiques très majoritairement contre, concentrant leurs critiques sur le pouvoir d’achat, en particulier des retraités.

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          Budget de la Sécurité sociale : les principales mesures adoptées par l’Assemblée



En présence de la ministre de la santé, Agnès Buzyn, le chef de file des « marcheurs », Thomas Mesnier, a défendu un « budget de transformation », avec en toile de fond l’idée « d’un travail qui paye mieux ». Il a notamment mis en avant l’exonération des cotisations salariales sur les heures supplémentaires.
Pour la première fois depuis dix-huit ans, ce budget est positif, avec 700 millions d’euros d’excédent prévus en 2019. Mais c’est au prix d’efforts demandés au monde de la santé (3,8 milliards d’économies) et sur les prestations sociales (1,8 milliard d’euros), notamment à destination des retraités.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ Cet automne, quatre festivals mettent la politique à l’honneur, dont Politikos, qui s’ouvre à Rennes jeudi. Un engouement qui se confirme depuis quelques années.
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édition abonné


Quand le cinéma et les séries dissèquent les coulisses du pouvoir politique

Cet automne, quatre festivals mettent la politique à l’honneur, dont Politikos, qui s’ouvre à Rennes jeudi. Un engouement qui se confirme depuis quelques années.



LE MONDE
 |    30.10.2018 à 14h19
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 06h07
    |

            Sylvia Zappi








                        



                                


                            

« Je ne quitterai pas la scène sans être président. » La réponse de Kad Merad au Figaro.fr sur le devenir de la série Baron noir ressemble à des propos entendus dans les coulisses d’une vraie campagne électorale. L’acteur parle pourtant d’une fiction où le suspense repose sur les ressorts, les intrigues et coups bas du monde politique. Et elle n’est pas la seule. Le Bureau des légendes, qui met en scène les arcanes des services secrets français et des intérêts stratégiques hexagonaux, a démarré, le 23 octobre sur Canal+, sa quatrième saison avec un succès non démenti.
Le film politique serait-il en train de devenir une nouvelle passion française ? Quatre manifestations en font la promotion cet automne. Le Festival du film politique s’est terminé, samedi 27 octobre, à Porto-Vecchio (Corse-du-Sud). Politikos s’ouvre à Rennes jeudi 1er novembre. François Hollande, Aurélie Filippetti, Hubert Védrine ou encore Jean-Louis Debré y débattront.
Deux autres manifestations sont prévues dans la foulée : les Escales documentaires à La Rochelle auront lieu du 6 au 10 novembre avec pour thématique « Filmer le politique » et le Festival international du film politique se déroulera à Carcassonne du 4 au 8 décembre.

« Moins d’inhibitions »
Les Anglo-Saxons se sont emparés depuis longtemps des intrigues et des codes du monde politique pour fabriquer des fictions. Une liste de films qui font référence en atteste comme le magistral Mr Smith au Sénat de Franck Capra ou Les Hommes du président d’Alan Pakula, sortis respectivement en 1940 et 1976. Les séries ont pris le relais avec une liberté de ton saisissante. D’abord la shakespearienne House of Cards diffusée au Royaume-Uni dans les années 1990 avant d’être reprise ensuite aux Etats-Unis. Puis The West Wing d’Aaron Sorkin qui raconte le quotidien à la Maison Blanche ou encore la danoise Borgen qui narre l’arrivée...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ Confirmant des informations de « Mediapart » et « Franceinfo », la direction du « Média » a fait état de la disparition de documents et de matériel après le départ de l’ancienne directrice de la chaîne en ligne.
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« Le Média » dépose plainte contre X pour vol après le départ de Sophia Chikirou

Confirmant des informations de « Mediapart » et « Franceinfo », la direction du « Média » a fait état de la disparition de documents et de matériel après le départ de l’ancienne directrice de la chaîne en ligne.



Le Monde.fr avec AFP
 |    30.10.2018 à 12h47
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 15h23
   





                        


Après quinze jours de péripéties politiques, judiciaires et médiatiques, voilà qu’un nouvel épisode de turbulence affecte les proches de La France insoumise (LFI). Aude Lancelin, directrice du Média, a confirmé mardi 30 octobre à l’Agence France-Presse que cette chaîne de télévision en ligne liée à LFI avait bien déposé deux plaintes contre X pour vol après le départ de son ancienne dirigeante, Sophia Chikirou, l’ancienne conseillère en communication de Jean-Luc Mélenchon.
D’après Franceinfo et Mediapart, qui ont révélé ces informations, du matériel ainsi que des documents administratifs et financiers avaient disparu des locaux du Média à Montreuil après que Mme Chikirou, cofondatrice et ancienne directrice, a quitté ses fonctions au sein de la chaîne en juillet pour s’occuper de la communication de LFI. Ce départ avait fait éclater au grand jour le conflit qui se décline depuis en invectives entre Mme Chikirou et la société de production du Média sur les réseaux sociaux. Il y a une semaine, Sophia Chikirou a également été entendue dans l’enquête sur les comptes de la campagne présidentielle de LFI.

        Lire le récit sur la crise au Media :
         

          la nouvelle direction veut tourner la page des guerres intestines



Auto-facturation

   


Lundi, Mme Chikirou a réagi aux informations de Mediapart et de Franceinfo en enregistrant une vidéo où elle fait part de ses doutes sur la sincérité des responsables du Média auteur de ces plaines.
« Je suis accusée d’un vol commis il y a plus de trois mois, on peut se demander comment la direction actuelle du Média s’aperçoit du vol trois mois après », a-t-elle souligné. « On peut se demander aussi pourquoi cette date du 25 octobre, deux jours après ma dernière audition : cette plainte n’est-elle pas un peu opportune ? Est-ce qu’il n’y a pas eu une certaine intention d’en rajouter, de salir ? », poursuit-elle.
Sophia Chikirou réclame par ailleurs le règlement d’une facture de 67 000 euros au Média pour des prestations diverses fournies par sa société Mediascop de janvier à juillet 2018, augmentée de demandes de dommages et intérêts et de paiement de frais de justice, soit plus de 120 000 euros au total. Elle a assigné le Média par huissier en septembre pour obtenir le paiement de cette somme. Mais du côté du Média, on accuse l’ex-dirigeante de s’être facturé des prestations et la nouvelle direction indique qu’elle se réserve le droit de déposer une plainte pour abus de bien social.

        Lire l’entretien :
         

          Sophia Chikirou : « J’ai les preuves, je n’ai pas peur »







                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ L’exécutif fait face aux inquiétudes sur la hausse du prix des carburants, alors qu’un appel à manifester le 17 novembre a été lancé sur les réseaux sociaux.
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Pouvoir d’achat : le gouvernement face au mécontentement des Français

L’exécutif fait face aux inquiétudes sur la hausse du prix des carburants, alors qu’un appel à manifester le 17 novembre a été lancé sur les réseaux sociaux.



LE MONDE
 |    30.10.2018 à 11h27
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 16h03
    |

            Cédric Pietralunga








                        



                                


                            
L’exécutif le reconnaît, l’offensive a été concertée. Dimanche 28 octobre, Bruno Le Maire et Gérald Darmanin ont chacun donné un entretien, respectivement dans Le Parisien-Aujourd’hui en France et Le Journal du dimanche. Le ministre des comptes publics s’est également exprimé le même jour sur Europe 1. Objectif : répondre aux inquiétudes croissantes concernant le pouvoir d’achat, alors que la hausse du prix des carburants fait ressurgir le spectre d’un ras-le-bol fiscal chez une partie des Français. « C’est l’heure de la preuve, la preuve que nous tenons nos promesses. Ce mois-ci, les Français vont pouvoir constater de visu qu’avec notre politique le travail paie », a notamment déclaré M. Darmanin.
Pendant la campagne présidentielle, Emmanuel Macron l’avait martelé : « Il faut augmenter le pouvoir d’achat », notamment celui des salariés. Mais depuis le début de son mandat, le chef de l’Etat a du mal à donner corps à cette promesse. Simple contretemps, plaidait-on jusqu’ici dans les allées du pouvoir. Avec la suppression de la totalité des cotisations salariales (maladie et chômage), entrée en vigueur en octobre, et la diminution de 30 % de la taxe d’habitation pour 80 % des contribuables, elle aussi mise en pratique cet automne, les Français allaient enfin se rendre compte des efforts de l’exécutif, espérait-on à l’Elysée comme à Matignon.
« Vrai sujet irritant »
Las ! La hausse du prix des carburants, du fait de l’envolée des cours du pétrole, mais aussi de l’augmentation des taxes, est en train de mettre à terre le plan du gouvernement. L’alignement du litre de gazole sur celui de l’essence sans plomb, intervenu il y a quelques semaines, semble avoir agi comme un détonateur. Un appel à manifester le 17 novembre a été lancé sur les réseaux sociaux et une pétition en ligne, demandant la diminution des prix à la pompe, a déjà récolté plus de 530 000 signatures sur le site Change.org. Marine Le Pen, la présidente du...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Cette mesure à 10 milliards d’euros, ajoutée en dernière minute au programme d’Emmanuel Macron, a favorisé sa victoire en 2017. Son application est complexe.
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La suppression de la taxe d’habitation, une promesse devenue usine à gaz

Cette mesure à 10 milliards d’euros, ajoutée en dernière minute au programme d’Emmanuel Macron, a favorisé sa victoire en 2017. Son application est complexe.



LE MONDE
 |    30.10.2018 à 11h22
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 19h24
    |

            Audrey Tonnelier








                        



                                


                            
Pour l’heure, c’est la fiscalité verte qui cristallise les mécontentements. Mais la taxe d’habitation (TH) pourrait bien devenir le prochain « ras-le-bol fiscal » à déminer pour le gouvernement d’Emmanuel Macron. Depuis quelques semaines, la grogne s’intensifie à propos de cet impôt pour lequel le gouvernement a décidé une baisse de 30 % dès cet automne, et une suppression totale d’ici à 2020 pour 80 % des ménages. Car le dispositif imaginé a tout d’une usine à gaz.
Début octobre, les contribuables en colère ont donné de la voix sur les réseaux sociaux après avoir reçu leur avis d’impôt de TH. Ils ont fait état d’une hausse de cette taxe, augmentée en catimini par certains élus locaux. Le 11 octobre, Bercy a publié la liste annuelle des évolutions de taux commune par commune. Elle a été rapidement relayée par des militants macronistes sur Twitter sous le hashtag #balancetonmaire. Le gouvernement et la majorité ont certes condamné cette initiative. Mais l’épisode souligne le caractère inflammable d’une mesure devenue un des symboles du quinquennat d’Emmanuel Macron.

Aujourd’hui emblématique, cette proposition a surgi brusquement dans le projet du prétendant à la présidence de la République. Lors de l’hiver 2016-2017, alors que chaque camp affûte ses arguments, le candidat d’En marche !, sans réseau politique constitué, fait face aux critiques. Dans les médias, il devient l’« homme sans programme ». L’opinion peine à identifier ses idées, ses opposants le décrivent seulement comme l’héritier de François Hollande.
Equité fiscale
En janvier 2017, l’économiste Jean Pisani-Ferry, ancien du cabinet de DSK à Bercy à la fin des années 1990 et commissaire général de France Stratégie, un think tank rattaché à Matignon, est appelé à la rescousse pour donner forme au programme économique. Mais, lors de la conférence de presse que donne l’équipe d’En marche ! dans ses locaux du 15e arrondissement de Paris, mi-février, pour expliquer...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ Jean-Luc Mélenchon sera en meeting à Lille, ce mardi, pour revenir aux « fondamentaux » et oublier deux semaines de polémiques.
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Après la tempête, La France insoumise espère une « désescalade »

Jean-Luc Mélenchon sera en meeting à Lille, ce mardi, pour revenir aux « fondamentaux » et oublier deux semaines de polémiques.



LE MONDE
 |    30.10.2018 à 11h19
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 19h23
    |

            Abel Mestre








                        



                                


                            
Revenir aux « fondamentaux ». Et surtout clore quinze jours de polémiques qui ont suivi les perquisitions mouvementées, notamment au siège de La France insoumise (LFI) et au domicile de plusieurs personnalités du mouvement, dont Jean-Luc Mélenchon. Quoi de mieux, pour le tribun, que de retourner au « peuple », à la relation directe avec ses électeurs ? Le député des Bouches-du-Rhône sera donc en meeting, mardi soir à Lille, où il doit parler d’évasion fiscale.
« On a un objectif : continuer à faire de la politique, appuyer là où cela fait mal », résume Ugo Bernalicis, député du Nord. « On doit reprendre le fil de nos activités. On ne les a jamais arrêtées mais on va se reconcentrer sur nos thématiques, incarner une opposition qui fait des propositions », complète son collègue de Seine-Saint-Denis, Eric Coquerel.
Le programme de LFI est donc chargé : série de meetings de Jean-Luc Mélenchon ; initiative sur les quartiers populaires en novembre ; lancement de la campagne pour les européennes ; convention du mouvement en décembre… Et avant cela, l’élection législative partielle à Evry, le 18 novembre, où la candidate « insoumise » Farida Amrani a des chances de succéder à Manuel Valls… « On va aussi donner une visibilité à un ensemble de luttes de terrain, garder en tête les objectifs sur les mobilisations sociales, leur donner une visibilité. C’est en fait la feuille de route que l’on s’est fixée en septembre », rappelle, pour sa part, Danièle Obono.

« Effacer les péripéties »
Il n’empêche. Les dommages des quinze derniers jours semblent majeurs pour le mouvement populiste de gauche, notamment son leader. Les images de M. Mélenchon face aux policiers et au procureur, puis ses propos rageurs envers certains journalistes ont laissé des traces. Selon le baromètre BVA pour RTL, Orange et La Tribune, publié le 26 octobre, la cote de popularité de M. Mélenchon chute de sept points....




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ Son comportement « vis-à-vis des magistrats, des policiers et des journalistes » est dénoncé par des membres du Grand Orient de France.
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Des francs-maçons réclament la « suspension temporaire » de Jean-Luc Mélenchon

Son comportement « vis-à-vis des magistrats, des policiers et des journalistes » est dénoncé par des membres du Grand Orient de France.



Le Monde.fr avec AFP
 |    30.10.2018 à 11h13
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 15h59
   





                        



   


L’exécutif du Grand Orient de France (GODF) a demandé, vendredi 26 octobre, à sa justice interne « la suspension temporaire » de Jean-Luc Mélenchon en raison de son « comportement vis-à-vis des magistrats, des policiers et des journalistes », a appris l’AFP auprès de l’entourage du GODF.
Une motion soumise au vote du conseil de l’ordre vendredi a obtenu « 30 voix pour et 3 voix contre », a précisé l’entourage du GODF à l’AFP, en soulignant que c’est un fait rare. L’information a été révélée par L’Express. La chambre suprême de la justice maçonnique, indépendante du conseil de l’ordre, et devant laquelle M. Mélenchon est invité à se défendre, doit désormais trancher, et ce « au mieux dans deux mois », selon cette source.

        Lire aussi :
         

          Les deux affaires qui visent Jean-Luc Mélenchon



Conséquence des perquisitions
Dans une biographie parue en 2012, celui qui est depuis devenu le leader de La France insoumise (LFI) avait indiqué être entré au GODF en 1983. « Son comportement vis-à-vis des magistrats, des policiers et des journalistes », notamment son opposition virulente lors des perquisitions au siège de LFI et chez lui le 16 octobre, ont déplu à certains membres de la plus grande association maçonnique française, laquelle est « très à cheval sur le respect de la République, et de la liberté de la presse » notamment, a-t-on ajouté.
La demande de suspension se fonde sur l’enquête préliminaire ouverte le 17 octobre pour « actes d’intimidation contre l’autorité judiciaire » et « violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique » lors de ces perquisitions, et sur la plainte déposée par Radio France après les propos de Jean-Luc Mélenchon qualifiant de « menteurs » et d’« abrutis » les journalistes de Franceinfo et appelant ses militants à les « pourrir ».
Dans des vidéos prises lors des perquisitions, M. Mélenchon apparaît notamment en train de bousculer un représentant du parquet ainsi qu’un policier qui s’interpose. Ces perquisitions ont été menées dans le cadre d’enquêtes sur les comptes de campagne présidentielle 2017 du leader de LFI et sur les assistants d’eurodéputés de son parti.

        Les Décodeurs:
         

          Non, la perquisition subie par Jean-Luc Mélenchon et LFI n’est pas « politique »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ Le PS, le PCF, Génération.s et les initiatives citoyennes restent divisés.
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Les déboires de La France insoumise, une opportunité inespérée pour ses concurrents

Le PS, le PCF, Génération.s et les initiatives citoyennes restent divisés.



LE MONDE
 |    30.10.2018 à 11h10
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 12h07
    |

            Abel Mestre








                        



                                


                            
Qui pourra profiter du trou d’air de La France insoumise (LFI) ? Les déboires connus ces deux dernières semaines par le mouvement populiste de gauche donnent une opportunité inespérée à « la gauche non mélenchoniste » : pouvoir concurrencer le leadership de l’opposition à Jean-Luc Mélenchon. Problème, cette famille est morcelée entre Génération. s, les partis socialiste et communiste et les initiatives citoyennes. Europe Ecologie-Les Verts semble se mettre en dehors de ce débat, pour le moment : « Mon sujet, c’est l’écologie et l’Europe, pas la reconstruction de la gauche », indique Yannick Jadot, chef de file des Verts pour les élections européennes.
Au PS et au PCF, en tout cas, on ne veut pas se définir par rapport à Jean-Luc Mélenchon. Et on se dit partisan du dialogue et de l’union. « Il ne rassemble pas la gauche, il n’est pas la gauche, assure Rachid Temal, sénateur socialiste du Val-d’Oise. La première force politique de gauche reste le Parti socialiste. La gauche a toujours été diverse, débattons ensemble. » Le communiste Guillaume Quashie-Vauclin rappelle, lui, que le PCF a la même proximité idéologique avec LFI qu’avec Génération.s. « A gauche, les envies d’exister peuvent prendre le dessus. Nous continuons d’avancer et à tendre la main », explique-t-il.

Pour Benoît Hamon, deux gauches se dessinent aujourd’hui : « Il y a dans les mots utilisés, dans la méthode, le retour d’une gauche autoritaire, estime l’ancien socialiste. Cela révèle une forme de dérive, avec des méthodes d’intimidation, de harcèlement dès que l’on n’est pas d’accord. » Dans une tribune publiée dans Le Monde du 24 octobre, M. Hamon a appelé à inventer une « gauche écologiste européenne, démocratique et fraternelle » face aux libéraux et aux populistes. Et donc, dans son esprit, face à La France insoumise.
« Voix nouvelles »
« Il y a une bataille culturelle fondamentale sur la question...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ Lors de la première journée de vente, lundi, les livres de Brasillach et de Camus sont partis à 24 000 et 16 000 euros.
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Cohabitation politique et littéraire aux enchères de la bibliothèque de Mitterrand

Lors de la première journée de vente, lundi, les livres de Brasillach et de Camus sont partis à 24 000 et 16 000 euros.



LE MONDE
 |    30.10.2018 à 10h28
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 11h08
    |

            Marie-Béatrice Baudet








                        



                                


                            

Au fond de la salle, un jeune homme arbore une cravate d’un rouge éclatant. Aurait-il préféré avoir une rose à la main ? A quelques rangées de lui, une femme a, elle, laissé dépasser de son sac Destin français, le dernier pamphlet d’Eric Zemmour. Serait-elle aussi lectrice du nationaliste Maurice Barrès ? Lundi 29 octobre, la très chic maison Piasa, sise 118, rue du Faubourg-Saint-Honoré, organisait la première journée de vente aux enchères de la bibliothèque de François Mitterrand. Elle fut le théâtre d’une étonnante cohabitation politique entre acheteurs passionnés.
Seul l’ancien chef de l’Etat socialiste pouvait réussir un tel tour de force posthume, lui le Florentin qui aimait tant brouiller les pistes. Dans une vidéo publiée sur le site de Piasa, Régis Debray, un intime de la famille, avait averti : « Cette vente va révéler François plutôt que Mitterrand. Le premier était un homme de droite, le second un homme de gauche et les deux coexistaient fort bien. »
De tous les présidents de la Ve République, François Mitterrand est le seul à poser un livre à la main, Les Essais de Montaigne, lors du rituel de la photo officielle. Bibliophile averti, il collectionne les éditions originales au gré de ses promenades littéraires à Saint-Germain-des-Prés. Rue de Bièvre, sur les rayonnages consacrés aux auteurs modernes, le communiste Aragon voisine avec l’antisémite Robert Brasillach, Albert Camus avec l’écrivain pétainiste Jacques Chardonne et Marguerite Duras avec le collaborationniste Pierre Drieu La Rochelle. Et parmi les écrivains de droite, on découvre aussi Maurice Barrès et Michel Déon. C’est ce fonds littéraire du XXe siècle qui est mis à l’encan par Gilbert Mitterrand, le fils cadet de l’ancien chef de l’Etat.
« Il en avait hérité, mais ce n’est pas un collectionneur, témoigne Jean-Baptiste de Proyart, libraire et expert de la vente pour Piasa. Les ouvrages végétaient dans des...




                        

                        

