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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ L’Aveyron, le Gard, l’Hérault et la Lozère, déjà en alerte depuis mardi, sont concernés.
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Météo : cinq départements du sud de la France en vigilance orange pluies-inondations

L’Aveyron, le Gard, l’Hérault et la Lozère, déjà en alerte depuis mardi, sont concernés.



Le Monde.fr avec AFP
 |    31.10.2018 à 14h38
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 16h20
   





                        



   


Le Var est passé, mercredi 31 octobre, en vigilance orange pour orages et pluies-inondations, rejoignant les quatre départements du Sud − l’Aveyron, le Gard, l’Hérault et la Lozère – déjà en alerte depuis mardi.
Dans un communiqué publié mercredi en début d’après-midi, la préfecture du Var a demandé que « les parents d’enfants en crèche ou centre aéré viennent les récupérer au plus tôt, afin d’éviter les déplacements au plus fort de l’événement », en fin d’après-midi.
Dans le Var, après une accalmie probable dans l’après-midi, une nouvelle aggravation pluvio-orageuse est, en effet, attendue en soirée, avec des cumuls de 70 à 100 mètres en quelques heures.
Cet épisode méditerranéen a déjà apporté des pluies significatives au cours de la journée de mercredi, avec localement 30 mm en Lozère et de 40 à 50 mm sur le massif des Maures en quatre heures.
Fortes rafales de vent
Ces pluies orageuses seront « soutenues toute la journée » et se renforceront dans l’après-midi, « notamment sur le relief cévenol où les cumuls sont à surveiller », prévient Météo France.
Les cumuls attendus sont de l’ordre de 100 à 150 mm, localement 200 mm sur le relief cévenol, plus faibles ailleurs, avoisinant les 50 à 120 mm, excepté sur l’ouest de l’Aveyron où ils seront moins élevés.
Un fort vent d’autan devrait souffler en rafales, entre 80 et 100 km/h, de la Montagne noire, aux monts de Lacaune, dans le Massif central et le sud de l’Aveyron.
Le département du Var reste également en vigilance orange pour des fortes crues de cours d’eau, notamment la Nartuby, un affluent du fleuve Argens dans lequel il se jette au niveau de la commune du Muy.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ Les ventes en France de véhicules roulant au gaz de pétrole liquéfié ont commencé à frémir, portées par un prix à la pompe très avantageux.
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Carburants : face à la hausse du gazole, le GPL est en embuscade

Les ventes en France de véhicules roulant au gaz de pétrole liquéfié ont commencé à frémir, portées par un prix à la pompe très avantageux.



LE MONDE ECONOMIE
 |    31.10.2018 à 11h27
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 15h20
    |

                            Éric Béziat








                        



                                


                            

Oui, il est encore possible, aujourd’hui, en France, de faire le plein de son véhicule à moins de 1 euro le litre. Et un vrai plein, dans un vrai réservoir, que l’on remplit dans une vraie station-service. Il faut pour cela faire partie des 200 000 automobilistes français qui roulent au GPL (gaz de pétrole liquéfié), une solution moins polluante que le diesel (un véhicule GPL n’émet quasiment pas de particules et d’oxydes d’azote) et plus écologique que l’essence (la consommation et, donc, les émissions de CO2 sont inférieures d’environ 20 %).
Vers le 20 octobre, le prix moyen du GPL dans l’Hexagone s’établissait à 0,83 euro le litre – avec des pics à 0,95 et des creux à 0,75 –, quand le gazole atteignait 1,52 et l’essence 1,53 euro. Et le prix du carburant n’est pas le seul avantage comparatif des véhicules roulant grâce ce gaz issu des puits de pétrole (c’est en fait du butane-propane).
La valeur d’achat des voitures est comparable à celle des véhicules à essence, le moteur étant exactement le même. Seules modifications : un réservoir spécifique pour le gaz liquéfié et un système de bicarburation essence-GPL sont ajoutés.
Les voitures GPL bénéficient de la vignette Crit’Air 1
Autre atout de la solution : en ces temps incertains pour l’avenir de la circulation des automobiles en ville, les voitures GPL bénéficient de la vignette Crit’Air 1 – qui définit les potentielles restrictions de circulation – et à ce titre sont éligibles à la prime à la conversion d’un vieux véhicule polluant. Par ailleurs, en Ile-de-France et dans presque toutes les régions, la carte grise est gratuite pour ce type de motorisation.
« Avec le GPL, il est possible de rouler dans des véhicules qui valent moins de 15 000 euros neufs et qui, en occasion, se trouvent sur le marché entre 2 000 et 3 000 euros, résume Joël Pedessac, directeur général du Comité français du butane et propane et principal lobbyiste du GPL en France. Et il est à noter que...




                        

                        


<article-nb="2018/10/31/17-3">
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ Selon le GIEC, dans son rapport du 8 octobre, retirer du CO2 de l’atmosphère est un prérequis pour limiter le réchauffement planétaire. Retour en infographie sur ces technologies.
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Les différentes technologies d’émissions négatives de gaz à effet de serre

Selon le GIEC, dans son rapport du 8 octobre, retirer du CO2 de l’atmosphère est un prérequis pour limiter le réchauffement planétaire. Retour en infographie sur ces technologies.



LE MONDE
 |    31.10.2018 à 10h31
    |

                            Audrey Lagadec et 
                            Mathilde Costil








                        



   



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<article-nb="2018/10/31/17-4">
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ Limiter le réchauffement à 1,5 °C exige d’extraire du CO2 de l’atmosphère à très grande échelle. Une option aussi coûteuse que risquée
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Climat : le pari des « émissions négatives »

Limiter le réchauffement à 1,5 °C exige d’extraire du CO2 de l’atmosphère à très grande échelle. Une option aussi coûteuse que risquée



LE MONDE
 |    31.10.2018 à 06h46
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 12h58
    |

            Pierre Le Hir








                        



                                


                            

Après avoir relâché sans compter du gaz carbonique (CO2) dans l’atmosphère, allons-nous devoir le pomper sans répit pour éviter que la Terre ne se transforme en étuve ? Le rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) du 8 octobre est formel : l’humanité est condamnée aux travaux forcés. Tous les scénarios permettant de limiter le réchauffement planétaire à 1,5 °C supposent une extraction de CO2 atmosphérique. Et cela, dans de gigantesques volumes : entre 100 et 1 000 milliards de tonnes (Gt) d’ici la fin du siècle, soit de deux à vingt fois le total annuel actuel des émissions mondiales de gaz à effet de serre.
Encore cette fourchette vaut-elle pour l’hypothèse la plus favorable, celle où la baisse des émissions serait assez rapide pour que le seuil de + 1,5 °C ne soit pas franchi, ou seulement de façon limitée. Dans le cas d’un dépassement important, il faudrait, pour redescendre ensuite à 1,5 °C, pomper davantage encore. « Plus l’on tarde à réduire les émissions et plus l’effort sera important », prévient Valérie Masson-Delmotte, coprésidente du groupe de travail sur les sciences du climat du GIEC.

Retirer du CO2 de l’atmosphère, c’est ce que les scientifiques appellent des « émissions négatives ». Une forme d’oxymore qui dit assez l’imprévoyance qui a acculé les hommes à cette extrémité. Celle-ci est pourtant incontournable, ne serait-ce que pour compenser les émissions résiduelles de secteurs difficiles à décarboner, comme le transport aérien ou l’agriculture, fortement émettrice de méthane.
Sur le papier, plusieurs options existent pour y parvenir. La plus simple est de planter des forêts. Les arbres sont en effet de très efficaces puits de CO2, capté par photosynthèse et stocké dans les troncs, les branches et les racines, ainsi que dans les sols. Mais tout est question d’échelle. Un calcul approximatif montre que, pour séquestrer entre 100 et 1 000 Gt de CO2, il faudrait, avec...




                        

                        


<article-nb="2018/10/31/17-5">
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ Contrairement à ce qui a pu se passer en Asie, le maintien d’un taux de fertilité élevé sur le continent noir risque de neutraliser les effets de la croissance, explique la journaliste du « Monde » Marie de Vergès dans sa chronique.
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« L’improbable dividende démographique de l’Afrique »

Contrairement à ce qui a pu se passer en Asie, le maintien d’un taux de fertilité élevé sur le continent noir risque de neutraliser les effets de la croissance, explique la journaliste du « Monde » Marie de Vergès dans sa chronique.



LE MONDE ECONOMIE
 |    31.10.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 17h25
    |

            Marie de Vergès








                        



                                


                            
Chronique « Vu d’ailleurs ». Le Nigeria détient un trophée dont il ne sait trop que penser : celui de la croissance démographique la plus rapide au monde. Lorsqu’il accéda à l’indépendance en 1960, le pays comptait 45 millions d’habitants. Depuis, sa population a plus que quadruplé, pour atteindre quelque 190 millions de personnes. Elle devrait encore au moins doubler d’ici à 2050, pour s’établir au troisième rang mondial, devant les Etats-Unis. Une croissance « exponentielle » qui pose au pays un « grand défi », a admis fin octobre la ministre nigériane des finances, Zainab Ahmed.
La trajectoire du géant de l’Afrique de l’Ouest résume jusqu’à l’hyperbole ce qui se joue sur le continent noir. Les populations d’Europe et d’Amérique ont cessé de croître. A contrario, l’Afrique abrite plus d’un milliard d’habitants, qui devraient passer à 2 milliards d’ici à 2050 et encore doubler à l’approche de la fin du siècle (4 milliards), selon les prévisions des Nations unies.
Si toutes ces nouvelles générations trouvent un emploi, la croissance planétaire de demain sera africaine. Pour certains, même, l’Afrique tient là son « dividende démographique », ce phénomène qui a contribué à l’émergence de l’Asie, et particulièrement de la Chine : en clair, sa population jeune et en expansion devrait porter son développement. Sauf que cet argument se méprend sur le sens de ce fameux dividende.
De quoi s’agit-il donc ? Les experts en parlent comme d’une brusque accélération de la productivité et, dans la foulée, de la croissance économique, se produisant lorsque le nombre d’actifs devient nettement supérieur à celui des enfants et des personnes âgées. Or ce n’est pas vraiment ce qu’il se passe en Afrique, faute d’une réduction franche du taux de natalité. Alors que la population en âge de travailler constitue environ 65 % de la population mondiale et près de 70 % en Asie de l’Est, ce pourcentage tombe à 54 % en Afrique subsaharienne.
Des...



                        

                        


<article-nb="2018/10/31/17-6">
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ Arnaud Gauffier, du WWF-France, a répondu à vos questions sur le rapport alarmant de son ONG qui met en garde contre la disparition des animaux sauvages.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

« La disparition des animaux pourrait remettre en cause nos modes de vie »

Arnaud Gauffier, du WWF-France, a répondu à vos questions sur le rapport alarmant de son ONG qui met en garde contre la disparition des animaux sauvages.



LE MONDE
 |    30.10.2018 à 17h49
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 20h51
   





                        



   


Mammifères, oiseaux, poissons, reptiles, amphibiens : les populations de vertébrés ont été réduites de 60 % depuis 1970, a révélé le World Wildlife Fund (WWF) dans son rapport 2018. Les causes de cette hécatombe sont connues. Il s’agit d’abord de la destruction des habitats naturels, sous l’effet de l’exploitation forestière ou minière, de l’agriculture intensive et de l’urbanisation. S’y ajoutent la surexploitation, la pollution, les espèces invasives et les maladies, ainsi que le changement climatique.
Arnaud Gauffier, responsable agriculture et alimentation au WWF-France, a analysé ce rapport avec les internautes dans un tchat.
Internaute : On parle bien de sixième extinction de masse sur la planète. Il y en a donc eu cinq précédentes avec parfois une disparition de 95 % des espèces. N’est-ce pas une vision anthropocentrée que de vouloir figer la nature à instant T ?
Arnaud Gauffier : Certes, la crise Permien-Trias, il y a 250 millions d’années, a vu la disparition de 95 % des espèces. Cependant, c’est le rythme de la disparition actuelle qui est dramatique : il est cent à mille fois supérieur à celui des cinq grandes extinctions précédentes.
Question bête et qui peut paraître provocatrice : en quoi la disparition des animaux sauvages est-elle grave ?
Leur disparition pourrait remettre en cause nos modes de vie de façon profonde, tant sur le plan économique que de la sécurité. Ainsi, les services écosystémiques rendus par la nature sont évalués à 125 000 milliards de dollars par an, soit 1,5 fois le PIB mondial. Si nous devions nous mettre à polliniser les champs de colza à la main, faute d’insectes pollinisateurs, ou construire des digues de protection contre les tempêtes à la suite de la disparition des coraux autour des atolls, cela aurait de conséquences dramatiques sur l’économie mondiale.
La perte de la biodiversité combinée au changement climatique sont aussi des causes majeures de déstabilisation de certaines régions telles que le Sahel et le Moyen-Orient, et peuvent donc avoir des conséquences sur la stabilité et la sécurité mondiales.
Enfin, les espèces emblématiques (orangs-outans, éléphants, tigres, ours polaires) ne sont que la partie émergée de l’iceberg et constituent des indicateurs de la santé des écosystèmes. Lorsqu’ils disparaissent, c’est souvent le signe que tout l’écosystème dont ils dépendent disparaît lui aussi.

   


J’ai lu avec intérêt et tristesse l’article hier, mais il ne parle pas un instant de la surpopulation humaine, qui me semble être la raison numéro un de ce massacre…
Le WWF pointe la hausse de la population mondiale comme l’une des causes de la disparition des espèces. Mais c’est loin d’être la cause majeure. Un Américain moyen a par exemple une empreinte écologique six fois plus importante (cinq fois pour un Européen) qu’un habitant de l’Afrique. Ce sont donc avant tout nos modes de consommation qui sont la cause de ce déclin, bien avant la hausse de la population mondiale.
Comment peut-on mobiliser les hommes politiques et les grosses entreprises ?
Excellente question ! Montrer que la protection de l’environnement n’est pas incompatible avec une activité économique. Au niveau international, poursuivre la mobilisation pour un accord ambitieux sur la biodiversité, au même titre que celui que nous avons eu à Paris en 2015 sur le climat. Pouvoir lier les deux sujets (climat et biodiversité) dans l’esprit des dirigeants est aussi une bonne piste, certaines mesures telles que la lutte contre la déforestation étant favorables à la biodiversité et à la lutte contre le changement climatique.
Pour les entreprises, les aider à mesurer leurs impacts sur la biodiversité et à mettre en œuvre les mesures correctives. Les campagnes de dénonciation et de boycottage peuvent aussi être une arme redoutable pour celles qui refusent de bouger.
« Tous les produits issus des animaux (viande, lait, œufs, poissons d’élevage) ont un impact important sur la déforestation »
Quels sont les obstacles à l’augmentation du nombre et de la taille des zones protégées ?
C’est essentiellement un problème lié à l’opposition d’une partie des populations locales, qui craignent que la protection renforcée de certains territoires mette « sous cloche » leur cadre de vie et empêche toute activité économique – pensez à l’opposition au futur parc national forestier en Bourgogne par exemple. Or ce n’est pas le cas, comme le montrent les parcs nationaux français, au sein desquels des activités économiques peuvent se poursuivre, contrairement à une vision plus conservationniste en vigueur aux Etats-Unis par exemple.
En revanche, des activités économiques extrêmement destructrices de la biodiversité, comme le projet de la Montagne d’or en Guyane, ne devraient pas être possibles à proximité de ces zones protégées.
Nous avons de bons exemples récents avec la création de la plus grande zone de protection des coraux au monde au large de la Nouvelle-Calédonie, qui devrait cependant voir son statut renforcé.

        Lire la tribune :
         

          Montagne d’or : « Un projet minier destructeur qui ne rapportera quasiment rien »



Quels articles de consommation des Français provoquent ce phénomène ?
Tous les produits issus des animaux (viande, lait, œufs, poissons d’élevage) ont un impact important sur la déforestation via les importations de soja d’Amérique du Sud pour les nourrir. Le cacao contribue aussi fortement à la déforestation, la France important 10 % de la production mondiale.
Les produits issus de la pêche ont aussi un fort impact sur le déclin des espèces – 60 % des stocks étant exploités au maximum et 30 % surexploités au niveau mondial, sans compter les prises accessoires d’espèces non commerciales telles que dauphins, tortues, requins…
Enfin, les consommateurs le savent peu, les carburants et en particulier le diesel sont un facteur majeur de déforestation. Plus de 70 % de l’huile de palme importée en France sert désormais à fabriquer du biodiesel pour les véhicules. Une raison de plus pour troquer son vieux diesel contre un véhicule moins polluant !

        Lire aussi :
         

                Le vrai du faux sur la pollution des voitures au diesel



Existe-t-il des indicateurs qui restent positifs : changements de mentalité, nouvelles politiques… pour espérer un renversement de la tendance ?
Les mentalités commencent à changer, avec une hausse de 20 % par an de la consommation de produits bio en France, la mobilisation en faveur du climat, mais pas assez vite, en particulier au niveau des décideurs. L’une des manières de placer le déclin de la biodiversité en haut de l’agenda politique pourrait être de mettre la dette écologique au même niveau que la dette financière. Si les gouvernements européens étaient par exemple tenus à la « règle d’or » – pas plus de 3 % de déficit public par an – en matière écologique, les choses changeraient rapidement ! Il s’agit d’une demande forte du WWF.
D’autre part, nous avons aussi pour ambition d’obtenir un accord international ambitieux en 2020 lors de la COP biodiversité à Pékin. Il s’agit de réitérer le succès de la COP 21 sur le climat à Paris en 2015, mais sur la biodiversité.
Un autre indicateur positif est lié à la nature : celle-ci reprend ses droits lorsqu’on lui laisse un peu de temps. Voyez : retour du loup en France (disparu en 1939), du lynx (disparu en 1970), ou du saumon atlantique dans la Loire et l’Allier (quasi disparu) ; augmentation des populations de baleines… Mais encore faut-il au préalable préserver ces espèces de la disparition complète.

        Lire aussi :
         

                Près de 80 % des espèces d’oiseaux migrateurs menacées d’ici à 2050 par le changement climatique







                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ En Italie, en France, en Autriche et dans l’est du continent, la vague de mauvais temps a fait des dégâts, parfois meurtriers.
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Article sélectionné dans La Matinale du 30/10/2018
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Pluie, neige et vent sur une grande partie de l’Europe

En Italie, en France, en Autriche et dans l’est du continent, la vague de mauvais temps a fait des dégâts, parfois meurtriers.



Le Monde.fr avec AFP
 |    30.10.2018 à 17h20
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 07h06
   





                        


Une vague de mauvais temps a frappé plusieurs pays européens, dont l’Italie où dix personnes ont été tuées, tandis que des dizaines de milliers de foyers sur le continent restaient privés d’électricité mardi 30 octobre.
Dix morts en Italie

En Italie, outre cinq victimes recensées lundi, un homme a été tué en Vénétie par la chute d’un arbre, de même qu’un pompier dans le Haut Adige. Une femme a été emportée par une coulée de boue et de rochers dans sa maison dans le Trentin et le corps d’un homme a été repêché mardi dans le lac de Levico, dans le Nord. Un autre homme a été tué alors qu’il faisait du kitesurf près de Cattolica, sur la côte adriatique, une rafale de vent l’ayant projeté sur les rochers, selon la presse locale.
Dans la région Frioul-Vénétie julienne (Nord-Est), 23 000 personnes restaient mardi sans électricité et de nombreuses routes sont impraticables. Les fortes pluies accompagnées de vents qui ont atteint jusqu’à 180 km/h dans certaines parties du pays ont aussi entraîné de graves perturbations de circulation.
Cette vague de mauvais temps a provoqué, lundi, un niveau historique d’« acqua alta » (hautes eaux) à Venise avec un pic à 1,56 mètre, provoquant la fermeture de la fameuse place Saint-Marc.
L’Autriche touchée par des vents violents
En Autriche, une partie de la toiture de la fortification médiévale qui domine Salzbourg s’est envolée dans la nuit de lundi à mardi en raison de vents soufflant à plus de 100 km/h.
Plus au sud, la protection civile a appelé, lundi soir, les quelque 500 habitants de Muhr à ne pas quitter leurs maisons et à se mettre à l’abri dans les étages élevés face à la montée des eaux de la rivière qui a bloqué les accès au village. Même alerte dans une vallée proche de la frontière italienne, où des barrages menaçaient, mardi matin, de céder sous la pression des eaux.

   


« En plusieurs décennies, je n’ai jamais vu ça », a confié à la radio publique ORF Martin Guggenberger, commandant des pompiers dans une commune de ce secteur où de très nombreuses petites routes sont coupées et environ 10 000 foyers, sans électricité.
La Slovénie en alerte rouge, inondations en Croatie
En Slovénie, pays en « alerte rouge » depuis lundi, un véliplanchiste est porté disparu, tandis qu’en Croatie, la ville portuaire de Rijeka était inondée et de nombreuses liaisons de ferries, interrompues.

   


L’Espagne et la République tchèque touchées
En Espagne, des chutes de neige dans les Asturies ont provoqué des difficultés de circulation, 4 700 foyers restant privés d’électricité mardi, selon les autorités.
En République tchèque, le trafic ferroviaire était perturbé mardi matin à la suite de vents violents ayant provoqué de nombreuses chutes d’arbre sur les voies ferrées et environ 30 000 personnes étaient privées d’électricité, selon la compagnie publique d’électricité CEZ.
En France, près de 60 000 foyers toujours sans courant
En France, la neige qui est tombée sur le centre du pays dans la nuit de lundi à mardi a piégé plus de 2 000 véhicules dans le Massif central. Mardi soir, quelque 60 000 foyers étaient encore privés d’électricité en métropole, 4 000 en Corse, touchée par la tempête Adrian et ses rafales à 160 km/h.
Si l’arrêt des précipitations avait permis un retour à la normale mardi matin, Météo France a placé cinq départements – Aveyron, Gard, Hérault, Lozère et Var –, en vigilance orange mardi après-midi en raison des risques de pluie, d’inondation et de crue.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ S’engageant dans la bataille des municipales à Paris, Gaspard Gantzer, ancien conseiller en communication de François Hollande, a annoncé dans une tribune au « Monde » vouloir supprimer la rocade. Loin de remédier au problème de circulation et de pollution, une telle mesure contribuerait à accentuer ces maux, selon François Leclercq, architecte urbaniste.
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« Ne tuons pas le périphérique ! »

S’engageant dans la bataille des municipales à Paris, Gaspard Gantzer, ancien conseiller en communication de François Hollande, a annoncé dans une tribune au « Monde » vouloir supprimer la rocade. Loin de remédier au problème de circulation et de pollution, une telle mesure contribuerait à accentuer ces maux, selon François Leclercq, architecte urbaniste.



LE MONDE
 |    30.10.2018 à 16h58
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 17h14
    |

François Leclercq (architecte urbaniste)







                        



                                


                            

Tribune. « Pollution », « congestion », « fracture urbaine » : les chefs d’accusation contre le boulevard périphérique sont sévères mais bien réels, pour autant le remède proposé n’est pas le bon. Les dysfonctionnements du périphérique ne sont pas le signe que celui-ci est devenu inutile, mais plutôt que nous avons pris un retard considérable dans la compréhension de la transformation des pratiques de mobilité.
Dans le procès à charge que livre Gaspard Gantzer contre le périphérique se pose alors une question majeure : en rendant l’infrastructure seule responsable de tant de maux, ne se trompe-t-on pas de combat ?

Pour résoudre les problèmes constatés, il faut avant tout identifier leur source en se posant les bonnes questions : qui l’utilise aujourd’hui ? Pour quelles raisons ? De quoi les nuisances générées sont-elles le symptôme ? Alors qu’ils devraient être centraux dans la réflexion, les grands absents du raisonnement de M. Gantzer sont curieusement les usagers, les usages et leur transformation en termes de mobilité.
La stratégie de la table rase prônant la destruction pure et simple du périphérique se veut en apparence réconciliatrice, mais son application reviendrait à éloigner les nuisances pour se satisfaire de l’impression qu’elles sont résorbées. Or, c’est parce qu’il fait partie d’un tout, constitué de l’ensemble des grandes voies de circulation métropolitaines et connecté aux autres moyens de transport, que sa suppression et la création d’une nouvelle rocade plus éloignée ne feraient que déplacer les difficultés sur d’autres territoires.
Le seul moyen pour se déplacer d’est en ouest
Y a-t-il encore un sens à préciser que le périphérique appartient à la Ville de Paris, quand tant de ses usagers au quotidien proviennent des quatre coins de la métropole, voire au-delà ? Contrairement à sa fonction originelle, il est aujourd’hui majoritairement emprunté pour parcourir de courtes distances au sein...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ Un rapport alarmant du WWF met en garde contre « une sixième extinction de masse ». Arnaud Gauffier, responsable agriculture et alimentation de l’ONG, répond à vos questions.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ A cause des grandes marées et du mauvais temps, Venise connaît un des plus importants épisodes d’« acqua alta » depuis un siècle.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ Venues du littoral de Chine populaire, des quantités de déchets viennent sans cesse s’échouer sur les plages du petit archipel de Penghu, qui mise néanmoins sur le tourisme durable.
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Article sélectionné dans La Matinale du 30/10/2018
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La lutte inégale de Taïwan contre les débris marins

Venues du littoral de Chine populaire, des quantités de déchets viennent sans cesse s’échouer sur les plages du petit archipel de Penghu, qui mise néanmoins sur le tourisme durable.



LE MONDE
 |    30.10.2018 à 11h59
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 14h41
    |

            Martine Valo








                        



                                


                            

Les habitants du village de pêcheurs de Nan-liao, dans le petit archipel de Penghu, ont l’habitude d’égayer l’extérieur de leurs maisons de têtes de chats joufflus, de poules colorées, de coccinelles, d’accortes personnes et autres bibendums au gré de leur imagination. Cet art populaire a recours aux matériaux que l’on trouve ici à foison : des flotteurs et bouées de pêche, quelques vieux pneus aussi.
L’océan constitue une inépuisable source d’inspiration. En témoignent les kilomètres de murs bas anciens qui sillonnent l’île principale afin de protéger humains et cultures des vents fréquents dans le détroit de Taïwan : ils sont tous entièrement composés de coraux.
Lutte sans relâche
Il en reste cependant beaucoup dans les eaux de Penghu, à en croire Daniel F. R. Cleary, chercheur pour l’université portugaise d’Aveiro et connaisseur de l’écosystème local. « Les coraux couvrent le fond, à plus de 100 % par endroits puisqu’ils s’entrecroisent », dit-il. Quoi qu’il en soit, il est interdit d’en prélever aujourd’hui. Une bonne partie des 100 000 habitants des lieux – nommés îles Pescadores par les colonisateurs portugais – vit du tourisme.

Citadins de Taipei, visiteurs du Japon et de Chine continentale y viennent pour ses paysages, ses fonds marins et beaucoup aussi pour ses spécialités de fruits de mer. Or, si l’océan se montre généreux en ressources halieutiques, il sert aussi copieusement ces côtes en déchets venus de toute cette région d’Asie, contraignant les habitants à lutter sans relâche pour maintenir l’attractivité de leur littoral.

La Chine populaire serait à l’origine de 90 % des débris marins échoués sur les plages, selon Chin-tsu Ma, directrice générale de Bureau de la protection de l’environnement de Penghu.
« Le 30 septembre, par exemple, nous avons ramassé 818 bouteilles en plastique chinoises, 62 taïwanaises, 34 provenant de Corée ou du Vietnam, une dizaine du Japon, de Thaïlande,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ Cultiver en ville est devenu un axe des politiques d’aménagement urbain. Mais il est nécessaire de faire évoluer le droit, observe le notaire Xavier Lièvre dans une tribune au « Monde ».
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤                     
                                                   
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« Le droit rural n’est pas adapté à l’agriculture urbaine »

Cultiver en ville est devenu un axe des politiques d’aménagement urbain. Mais il est nécessaire de faire évoluer le droit, observe le notaire Xavier Lièvre dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE ECONOMIE
 |    30.10.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 09h20
    |

Xavier Lièvre (Notaire associé chez 14 Pyramides)







                        



                                


                            
Tribune. Selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, 20 % des produits consommés seront issus de l’agriculture urbaine en 2030, contre 5 à 8 % aujourd’hui. Pour parvenir à ce taux, de nombreuses villes, comme Montréal ou Paris, s’organisent pour laisser des espaces à disposition des porteurs de projets et des citoyens engagés.
Paris a lancé plusieurs initiatives, dont le programme Parisculteurs, avec pour objectif d’atteindre 30 hectares consacrés à l’agriculture sans pesticides sur les toits, parcs et souterrains de la capitale en 2030. L’exposition « Capitale Agricole. Chantiers pour une ville cultivée » s’est ouverte au Pavillon de l’Arsenal le 1er octobre. Paris a également modifié son plan local d’urbanisme, en imposant la végétalisation de toutes les terrasses de plus de 100 m2 des nouveaux immeubles et l’agriculture urbaine sur celles de plus de 500 m2.

Les projets, portés par des start-up, vont de la culture de safran sur le toit d’un supermarché à l’installation de vignes dans le bois de Vincennes, en passant par la production de plantes pour huiles essentielles sur le toit d’un collège. Ces initiatives s’inscrivent dans un double mouvement, à la fois global et local : les villes croissent de manière importante et tendent à devenir des mégapoles ultraconnectées au monde entier, mais leurs habitants éprouvent un fort besoin de lien local, lié également à la prise de conscience écologique de la part de citoyens qui souhaitent retourner vers des circuits courts d’approvisionnement et manger plus sainement.
Les villes y voient aussi un moyen de lutter contre la pollution urbaine et les îlots de chaleur générés par les surfaces bétonnées ou asphaltées. Après en avoir été bannie, l’agriculture urbaine revient donc en force dans nos villes sous la forme de fermes verticales, d’hydroponie (agriculture hors-sol), de champignonnières souterraines, de serres...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ Dans la nuit de lundi à mardi, les intempéries ont immobilisé plus de 2 000 véhicules sur différents axes du Massif central.
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Le Monde avec AFP  Publié hier à 06h12, mis à jour hier à 17h32   Lecture 2 min.     Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter   Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail                        Une route à Ceyssat, en Auvergne, recouverte de neige, lundi 29 octobre. THIERRY ZOCCOLAN / AFP             La neige, tombée en abondance dans la nuit du lundi 29 au mardi 30 octobre, a piégé environ 2 000 véhicules sur les routes du Massif central et privait encore d’électricité 110 000 foyers dans l’Hexagone.          La principale zone touchée est le sillon rhodanien, où 62 500 clients n’ont pas de courant, devant l’Auvergne (35 000 clients). Plusieurs milliers de foyers sont concernés également dans le Limousin, le Centre, les Alpes, le nord de la région PACA et la Bourgogne, a détaillé Enedis dans un nouveau point d’information sur la situation en milieu d’après-midi mardi.            Si l’arrêt des précipitations avait permis un retour à la normale mardi matin, Météo France a placé quatre départements – l’Aveyron, le Gard, l’Hérault et la Lozère –, en vigilance orange mardi après-midi pour orages et pluies. Le Var a aussi été placé en vigilance orange pour une « forte crue prévue sur la Nartuby », un affluent du fleuve Argens dans lequel il se jette au niveau de la commune du Muy.          Les intempéries ont immobilisé jusqu’à 1 250 poids lourds et 700 voitures sur différents axes du Massif central, selon la gendarmerie. De nombreux conducteurs ont été pris au piège lors de leur retour du travail.          950 personnes en Haute-Loire et 200 dans la Loire, bloquées notamment sur la RN 88 entre Saint-Etienne et Le-Puy-en-Velay, ont été hébergées dans la nuit de lundi à mardi dans des centres d’urgence. Mardi, en milieu de journée, malgré l’arrêt des chutes de neige, les camions étaient toujours empêchés d’accéder à la RN 88 au niveau de Givors (Rhône) et Firminy (Loire).          « Je peux comprendre le mécontentement de nos concitoyens qui ont été immobilisés pendant plusieurs heures dans leurs véhicules, mais nous avons la satisfaction d’avoir géré cet épisode neigeux délicat sans accident grave, ni a fortiori mortel », a déclaré le préfet de la Loire, Evence Richard.          Le préfet a également déploré qu’« un grand nombre de ces automobilistes, qui, pourtant, étaient informés de l’alerte orange, aient pris la route sans pneus neige ou chaînes, ni le strict nécessaire en termes d’alimentation, de boisson ou de couverture ».          Le trafic perturbé                     A Saint-Etienne. JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP             Le trafic ferroviaire entre Lyon et Saint-Etienne a également été perturbé. A la gare de La Part-Dieu à Lyon, 500 voyageurs se sont retrouvés sans train pour rejoindre Saint-Etienne. Près de 400 d’entre eux ont passé la nuit dans deux rames de TGV et une centaine d’autres ont été hébergés à l’hôtel.          Au total, jusqu’à 195 000 foyers ont été privés d’électricité en France après les fortes chutes de neige et de pluie, a annoncé Enedis, le gestionnaire du réseau de distribution de courant. Ces chiffres ne prennent pas en compte la Corse, dont le réseau est géré par une autre filiale d’EDF. Sur l’île, 7 000 foyers étaient privés de courant mardi après-midi après le passage de la tempête Adrian. L’île de Beauté est sortie mardi de la vigilance orange pour orages, pluies-inondations, vagues-submersions.          Un pompier à la retraite de 70 ans a été grièvement blessé lundi soir par un morceau de portail emporté par le vent, en Balagne, dans le nord-ouest de l’île, a-t-on appris auprès de la préfecture. Victime d’un traumatisme crânien, il a été transféré à Calvi. C’est surtout sur les côtes que les stigmates sont les plus évidents, avec des dizaines de bateaux coulés, culbutés par les vagues dans les ports ou drossés contre les rochers, notamment à Cargèse ou le long de la route des Sanguinaires depuis Ajaccio.                                Annonces automobiles avec La Centrale           BMW SERIE 3 16990 € 38           ASTON MARTIN DB9 49900 € 75           MITSUBISHI SPACE STAR 8990 € 38      Recherche                                Voir les réactions      Dans la même rubrique                  Article réservé à nos abonnés Comment les Mayas ont compromis le stockage du carbone  La déforestation opérée il y a 4 000 ans affecte encore aujourd’hui la capacité des sols à fixer les éléments carbonés.                        Orages : plus aucun département en vigilance orange  L’alerte orange a été maintenue jusqu’en fin de matinée, lundi, dans les Bouches-du-Rhône, la Drôme, le Var et le Vaucluse, selon Météo France.                - RESTRICTED TO EDITORIAL USE - MANDATORY CREDIT "AFP PHOTO / NATURE / JOHN SONNTAG" - NO MARKETING NO ADVERTISING CAMPAIGNS - DISTRIBUTED AS A SERVICE TO CLIENTS
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       Des chercheurs proposent des murs sous-marins contre la fonte des glaces  Une équipe internationale de chercheurs en géo-ingénierie étudie une solution à la montée du niveau des océans : construire des murs au fond de la mer pour protéger les glaciers de l’eau la plus chaude.                        Pluies torrentielles à Hawaï au passage de l’ouragan Lane  Les vents soufflent à 200 kilomètres à l’heure, et l’ouragan a été rétrogradé en catégorie 3. Le président Trump a préventivement déclaré l’état d’urgence.                      Incendies et records de chaleur : l’Europe sous la canicule  Des incendies en Espagne et au Portugal, des températures exceptionnelles en Belgique... une bonne partie du continent suffoque.                        Une « marche pour le climat » rencontre un succès inattendu sur Facebook grâce à l’« effet Hulot »  Après l’annonce de la démission de Nicolas Hulot, un anonyme a lancé sur Facebook un appel à « marcher pour le climat », samedi 8 septembre. Des dizaines de milliers de personnes sont inscrites à l’événement.                      Le réchauffement favorise le ravage des récoltes par les insectes nuisibles  L’appétit de ces animaux augmente en fonction de la température. Une étude dans « Science » s’inquiète de leur impact sur le riz, le maïs et le blé.                        Climat : le coût des catastrophes a presque triplé en vingt ans  Les pertes financières causées par des conditions météorologiques extrêmes et les autres désastres liés au réchauffement climatique ont été multipliées par deux et demi au cours des deux dernières décennies.                      Orages et inondations : onze morts dans l’Aude, placée en vigilance rouge  Le bilan humain est « susceptible d’évoluer », selon le ministère de l’intérieur. Le premier ministre s’est rendu sur place lundi après-midi, Emmanuel Macron ira « dès que possible ».                 
        Article réservé à nos abonnés Climat : « Le seuil de 1,5 °C peut être un point d’ancrage pour les négociations »  Dans un entretien au « Monde », l’universitaire Stefan Aykut, estime que les conclusions du GIEC pourraient servir de levier politique aux pays les plus vulnérables.                / AFP / Lionel CHAMOISEAU
       Un an après le passage d’Irma, Saint-Martin et Saint-Barth se relèvent peu à peu  L’ouragan est devenu la catastrophe naturelle la plus coûteuse de l’histoire de l’outre-mer, après avoir fait 11 morts dans les territoires français en septembre 2017.                         Article réservé à nos abonnés Total interpellé sur sa responsabilité dans le changement climatique  Des collectivités et des ONG somment le pétrolier-gazier français de se conformer à la loi sur le devoir de vigilance des entreprises.                Avoiding global climate chaos will require a major transformation of society and the world economy that is "unprecedented in scale," the UN said October 8, 2018, in a landmark report that warns time is running out to avert disaster. / AFP / Fabrice COFFRINI
       « Le rapport du Giec a le mérite de mettre les gouvernements face à leurs responsabilités »  Nos journalistes Pierre Le Hir et Stéphane Foucart ont analysé avec les lecteurs du « Monde » le rapport spécial du groupe d’experts sur le climat.                        L’ouragan Irma, catastrophe naturelle la plus coûteuse de l’histoire de l’assurance outre-mer  Causant la mort d’une quinzaine de personnes dans les Antilles françaises, le cyclone avait endommagé, à divers degrés, 95 % du bâti dans les îles de Saint-Martin et de Saint-Barthélemy.                      Aude : les images des inondations meurtrières  Les fortes pluies et les inondations qui ont suivi ont provoqué la mort d’au moins 13 personnes dans ce département du sud de la France.                 
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ Mammifères, oiseaux, poissons, reptiles, amphibiens… Les populations de vertébrés ont été réduites de 60 % depuis 1970, révèle le WWF.
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Article sélectionné dans La Matinale du 29/10/2018
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Le déclin ininterrompu de la faune sauvage

Mammifères, oiseaux, poissons, reptiles, amphibiens… Les populations de vertébrés ont été réduites de 60 % depuis 1970, révèle le WWF.



LE MONDE
 |    30.10.2018 à 01h00
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 15h51
    |

            Pierre Le Hir








                        



                                


                            

Sur l’ensemble du globe, sur terre comme en mer, la faune sauvage continue de mourir en silence, et rien ne semble pouvoir stopper ce désastre. C’est le sombre constat dressé par l’édition 2018 du rapport « Planète vivante », que publie tous les deux ans le Fonds mondial pour la nature (WWF), en partenariat avec la Société zoologique de Londres.
Un chiffre résume la gravité de la situation : entre 1970 et 2014 – les données consolidées ne sont ne sont pas disponibles au-delà de cette date –, les populations d’animaux vertébrés (mammifères, oiseaux, poissons, reptiles et amphibiens) ont chuté de 60 %. Le taux était de 58 % dans le rapport de 2016, et de 52 % dans celui de 2014.
« Cette étude confirme que notre planète est en train de subir la sixième extinction de masse, commente Pascal Canfin, directeur général du WWF France. Jamais la vie sauvage n’a décliné à un rythme aussi rapide. Si cette tendance se poursuit sur les prochaines décennies, le seuil de survie de certaines populations risque de ne plus être assuré. »

Sans viser à l’exhaustivité, le rapport prend en compte un large panel de 16 704 populations (groupes d’animaux vivant sur un territoire donné) représentant 4 005 espèces. Une analyse plus détaillée indique que le recul de leurs effectifs est plus ou moins massif selon les grandes aires « biogéographiques ».
Il est en moyenne de respectivement 23 % et 31 % dans les zones néarctique (Amérique du Nord) et paléarctique (Europe, Nord de l’Afrique, Nord de l’Asie et Moyen-Orient). Il atteint 56 % dans la région afrotropicale (Afrique subsaharienne) et grimpe à 64 % dans le bassin indo-pacifique (Inde, Indonésie et Australie), pour culminer à 89 % dans l’aire néotropicale (Amérique du Sud et Amérique centrale).
Au-delà du sort d’espèces emblématiques, comme les éléphants d’Afrique, les orangs-outans de Bornéo ou les manchots Adélie, que le rapport cite en exemples, c’est l’ensemble de la...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ Des vents de 150 km/h et des chutes de pluie pouvant atteindre 200 mm ont contraint les autorités à prendre des mesures d’extrême précaution.
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Météo : la Corse balayée par la dépression « Adrian »

Des vents de 150 km/h et des chutes de pluie pouvant atteindre 200 mm ont contraint les autorités à prendre des mesures d’extrême précaution.



LE MONDE
 |    29.10.2018 à 19h06
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 01h39
    |

                            Antoine Albertini (Bastia, correspondant)








                        



   


D’impressionnantes rafales pouvant aller jusqu’à plus de 150 km/h balaient la Corse depuis la nuit du dimanche 28 octobre et ont contraint les autorités à placer l’île en état d’alerte rouge lundi à 17 heures pour risques d’inondation, de submersion et d’orages, une mesure rarement appliquée, en dépit de la récurrence de ces phénomènes météorologiques. Elle a été levée à 23 h 30, mais la Corse-du-Sud reste en vigilance orange pour les orages, pluies inondations, vagues submersions, a précisé la préfecture.
Avec des précipitations qui peuvent atteindre jusqu’à 200 mm et des risques pour la sécurité des personnes, la plupart des établissements recevant du public sont fermés depuis la fin de la matinée, les chemins de fer de la Corse ont annoncé l’arrêt de la circulation des trains et, à Ajaccio par exemple, l’ensemble des transports en commun a été suspendu jusqu’à l’accalmie, prévue pour la journée de mardi.
« Les plans de sauvegarde des communes les plus exposées ont été activés, a précisé Josyane Chevalier, préfète de la Corse, au cours d’une conférence de presse à Ajaccio. Et j’ai pris un arrêté préfectoral particulièrement contraignant en prévision de la phase aiguë de la crise, qui interviendra en fin de journée. »
Ports fermés, vols annulés, salariés en congés
Dès 15 heures, l’ensemble des centres commerciaux de l’île ont été fermés, tandis qu’administrations et entreprises ont reçu pour consigne de donner leurs congés à leurs employés et administrés « afin qu’il y ait le moins de personnes présentes en circulation à travers l’île ». Par mesure de sécurité, quatre ports de l’île ont été fermés. « Tous les vols d’Air Corsica [la compagnie aérienne régionale] au départ et à destination de l’île sont annulés pour aujourd’hui », a annoncé sur son compte Twitter Vanina Borromeï, présidente de l’Office des transports de la Corse.
Les conditions climatiques extrêmes ont entraîné des coupures d’électricité, en particulier dans les régions rurales de la Castagniccia, au sud de Bastia, et dans l’extrême sud de la Corse. Lundi en fin d’après-midi, 11 000 usagers étaient toujours privés d’électricité malgré les interventions de 120 techniciens. « Les prochaines dégradations des conditions climatiques en fin de journée (fortes pluies, orages et vents violents – jusqu’à 140 km/h) pourraient vraisemblablement engendrer d’autres perturbations de la fourniture d’électricité », précise EDF.
« Un épisode très bref et très violent »

   


Dans le Cap Corse, le petit port d’Erbalunga, un site touristique parmi les plus photographiés de l’île, a été submergé par des vagues très importantes en cours de journée. A Bastia, la circulation près du quai des Martyrs et du Vieux-Port a été immédiatement interdite et le tunnel de la ville fermé en raison de son inondation.
Plus au sud, une mini-tornade a causé quelques dégâts à Porto-Vecchio, « un épisode très bref et très violent », d’après un témoin contacté sur place, qui a endommagé au moins trois véhicules et une habitation, touchée par la chute d’un arbre, dont les occupants ont dû être relogés. A Aleria, dans la plaine orientale de la Corse, des véhicules de sapeurs-pompiers ont été accidentés en cours d’intervention durant les premières heures des intempéries.
Depuis dimanche, une dépression « très creuse » baptisée « Adrian » remonte de l’ouest de la Sardaigne vers les côtes françaises. Elle devrait encore occasionner des vents extrêmement violents avant de s’essouffler mardi en fin de matinée. « En cette fin d’après-midi de lundi, détaille Météo France, de violents orages vont continuer de remonter de Méditerranée et vont balayer la Corse, les Alpes-Maritimes et le Var. L’activité orageuse devrait être tout de même un peu moins marquée que ces dernières heures. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ L’association de défense des animaux L214 avait filmé en 2016 des conditions d’abattage indignes dans cet établissement des Pyrénées-Atlantiques.
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Prison avec sursis et amendes pour maltraitance « sans nécessité » au procès de l’abattoir de Mauléon

L’association de défense des animaux L214 avait filmé en 2016 des conditions d’abattage indignes dans cet établissement des Pyrénées-Atlantiques.



Le Monde.fr avec AFP
 |    29.10.2018 à 15h38
 • Mis à jour le
29.10.2018 à 20h23
   





                        



L’ancien directeur de l’abattoir de Mauléon (Pyrénées-Atlantiques), où avaient été filmées en mars 2016, par l’association L214, des images de souffrances animales, a été condamné lundi 29 octobre par le tribunal correctionnel de Pau à six mois de prison avec sursis.
Gérard Clémente, condamné pour tromperie (un non-respect du cahier des charges), devra également s’acquitter de près de 200 euros d’amende tandis que l’abattoir en tant que personne morale a été condamné à 10 000 euros d’amende.
Le tribunal, qui a estimé que les conditions d’exercice ne « permettaient pas de faire le travail correctement », en pointant une faute « plutôt imputable à l’employeur », a ainsi suivi les réquisitions du parquet à l’encontre de l’ex-responsable. Les quatre autres prévenus, des employés, sont condamnés à des amendes de 80 à 520 euros pour maltraitance « sans nécessité ».
Images difficilement soutenables
Durant l’audience, des passages de la vidéo de L214, d’une durée totale de deux heures et demie ont été diffusés. Difficilement soutenables, les images montrent des animaux mal étourdis, des moutons saignés encore vivants, des agneaux écartelés vivants…
Pour Benoît Thomé, président de l’association Animal Cross, partie civile, « ce sont des actes très graves et les sanctions ne sont pas à la hauteur ». De son côté, Me Antoine Tugas, avocat de trois salariés, s’est montré satisfait du verdict :
« Le droit est passé. Le message juridique qui a été donné aujourd’hui est un message qui met de côté le dogmatisme, certains esprits chagrins qui ont voulu faire de ce procès un exemple. »
Lors du procès, les employés avaient souligné un manque de personnel dans les périodes les plus tendues, reproché à l’abattoir de mettre à leur disposition des outils défaillants et de n’avoir pas de consignes strictes de leur direction, ce que l’ex-directeur avait contesté. Denise Pombieilh, avocate de l’abattoir, s’est déclarée satisfaite de ces peines « plutôt modérées et justes » et de ce que le tribunal ne soit « pas tombé dans le piège d’être pris en otage par un débat plus global ».
L’association L214, qui milite pour la protection des animaux mais aussi pour l’abolition de la consommation de viande et de tout usage de substance d’origine animale, avait révélé des faits similaires dans les abattoirs d’Alès et du Vigan (Gard). Un ex-employé de l’abattoir du Vigan a d’ailleurs été condamné en avril 2017 à huit mois de prison avec sursis pour actes de cruauté et mauvais traitements sur des animaux.

        Lire aussi :
         

                « L’abattoir est aussi le lieu de l’aliénation humaine »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ Dans un rapport inédit, l’OMS alerte sur ce risque aigu pour la santé et pour le développement des enfants.
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La pollution de l’air tue 600 000 enfants par an

Dans un rapport inédit, l’OMS alerte sur ce risque aigu pour la santé et pour le développement des enfants.



LE MONDE
 |    29.10.2018 à 13h00
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 13h59
    |

            Stéphane Mandard








                        



                                


                            

« La pollution de l’air a un impact dévastateur sur la santé des enfants. » L’alerte émane de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans un rapport inédit publié lundi 29 octobre, à la veille de l’ouverture de la première conférence mondiale sur la pollution de l’air organisée à Genève sous l’égide de l’institution onusienne. « L’air pollué est en train d’empoisonner des millions d’enfants et de ruiner leurs vies », tonne le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus.
Dans un document de près de 180 pages, l’organisation rassemble pour la première fois l’ensemble des connaissances scientifiques autour d’un « risque majeur » mais « souvent négligé » : « la particulière vulnérabilité des enfants aux effets délétères de la pollution de l’air. »

Un chiffre donne la mesure du péril. Environ 600 000 enfants âgés de moins de 15 ans – dont 543 000 de moins de 5 ans – meurent chaque année dans le monde d’une infection respiratoire parce qu’ils vivent dans un environnement saturé en particules fines, révèle le rapport. A cause d’un air extérieur contaminé par les gaz toxiques rejetés par le trafic automobile, l’activité industrielle, les pratiques agricoles, l’incinération des déchets (en Inde, notamment) ou encore les poussières issues des tempêtes de sable (Moyen-Orient). A cause, aussi, d’un air « terriblement pollué » à l’intérieur des logements, particulièrement en Afrique. Environ trois millions de personnes à travers le monde utilisent toujours des combustibles comme le charbon ou le kérosène pour cuisiner, se chauffer ou s’éclairer. Les femmes et les enfants sont les premiers exposés à ces fumées toxiques.
La quasi-totalité de ces morts sont constatées dans les pays les moins développés. « La pauvreté est clairement liée à une exposition accrue aux risques environnementaux et sanitaires », souligne l’OMS, y compris dans les pays industrialisés. 
Plus...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤ Les équipementiers ne vendent plus seulement des pièces détachées, mais des systèmes complets. Sur un marché mondialisé, leur situation est de plus en plus exposée, explique Jean-Michel Bezat, chroniqueur économique au « Monde ».
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« La tempête boursière essuyée par Valeo tient aux vents mauvais qui soufflent sur le marché automobile »

Les équipementiers ne vendent plus seulement des pièces détachées, mais des systèmes complets. Sur un marché mondialisé, leur situation est de plus en plus exposée, explique Jean-Michel Bezat, chroniqueur économique au « Monde ».



LE MONDE ECONOMIE
 |    29.10.2018 à 11h30
    |

            Jean-Michel Bezat








                        



                                


                            

Pertes & Profits. Mais que se passe-t-il donc chez Valeo, dont l’ascension industrielle et boursière était citée en exemple ? L’équipementier automobile a essuyé, vendredi 26 octobre, une véritable tempête à la Bourse de Paris : au lendemain de la publication d’objectifs 2018 une nouvelle fois revus à la baisse, sa valeur boursière a fondu de 21 %, portant la chute à 62 % depuis le 1er janvier.
Longtemps très appréciée au sein du CAC40, l’action est retombée à son niveau de l’automne 2013. Et la période qui s’ouvre s’annonce difficile, pour Valeo comme pour son concurrent français, Faurecia, en raison d’une stagnation prévisible du marché automobile en 2019-2020.
Il ne faut pas chercher bien loin le revers de fortune du groupe, qui conservera toutefois une marge opérationnelle de plus de 6 % cette année. Très dépendant des ventes de véhicules, il essuie les vents mauvais qui commencent à souffler sur le marché.

Les « phénomènes négatifs » sont nombreux, confiait au Monde le PDG de Valeo, Jacques Aschenbroich, peu avant le Mondial de Paris : homologation plus difficile des véhicules en Europe avec les nouvelles normes d’émissions polluantes (WLTP) ; recul sans précédent des ventes de voitures en Chine (- 5 % au troisième trimestre) ; guerre commerciale lancée par Donald Trump pénalisant les constructeurs allemands, très gros clients de Valeo ; coût des matières premières ; perspective d’un Brexit dur.
Le modèle du fournisseur-roi remis en cause
Il est révolu le temps où Valeo n’était qu’un poids léger ; il est plus que jamais exposé au marché mondial. A marche forcée, M. Aschenbroich en a fait le numéro 9 mondial et l’un des leaders dans des produits de plus en plus high-tech grâce, à des investissements massifs dans ses usines et en recherche & développement. Au point de présenter au dernier salon de Paris une « voiture Valeo » bourrée d’équipements maison, alors que son patron...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤ Au Kenya, un programme mené par l’ONG IFAW met l’intelligence au cœur de la lutte contre le braconnage et le trafic des espèces protégées. Un reportage photo d’Andrew Renneisen pour « Le Monde ».
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<article-nb="2018/10/31/17-20">
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤ Organisée par l’OMS jusqu’au 1er novembre, elle vise à mettre le combat contre « le plus grand risque environnemental pour la santé » au cœur de l’agenda.
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Une conférence mondiale pour une « action urgente » contre la pollution de l’air

Organisée par l’OMS jusqu’au 1er novembre, elle vise à mettre le combat contre « le plus grand risque environnemental pour la santé » au cœur de l’agenda.



LE MONDE
 |    29.10.2018 à 10h59
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 14h01
    |

            Stéphane Mandard








                        



   


En lui consacrant une première conférence internationale, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) entend placer la pollution de l’air au centre de l’agenda politique international, au même rang que le réchauffement climatique. Et insister sur un message simple : responsable chaque année de 7 millions de morts prématurées, elle doit désormais être considérée comme le « plus grand risque environnemental pour la santé » de l’humanité, et combattue comme telle.
Pour diffuser cet « appel à une action urgente », l’institution onusienne réunit, du 30 octobre au 1er novembre, à Genève, des représentants de la communauté scientifique et médicale, des organisations intergouvernementales et de la société civile, des secteurs de l’énergie ou des transports ainsi que des décideurs politiques (maires et ministres de l’environnement et de la santé).
Première étape : prendre la mesure du péril. Selon les dernières données compilées par l’OMS, environ 91 % des habitants de la planète respirent un air trop chargé en particules fines (PM 2,5, de diamètre inférieur à 2,5 µm) et sont exposés à des concentrations qui dépassent les recommandations sanitaires (10 µg/m³ par an). Cette surexposition chronique entraîne quelque 7 millions de décès par an. C’est davantage que les morts cumulés du sida (1,1 million), de la tuberculose (1,4 million), du diabète (1,6 million) et des accidents de la route (1,3 million).
« Passer de la reconnaissance à l’action »
Pourtant, malgré ces chiffres implacables, « cela ne fait que quelques mois que la pollution de l’air est reconnue comme un facteur de risque des maladies non transmissibles [MNT] au même titre que l’alcool ou le tabac », fait remarquer Maria Neira, la directrice du département santé publique et environnement à l’OMS et coordonnatrice de la conférence. Selon l’organisation onusienne, c’est même désormais la deuxième cause de mortalité après le tabac. Ainsi, un tiers des décès imputables aux principales MNT (accident vasculaire cérébral, cancer du poumon, infarctus et bronchopneumopathie chronique obstructive) sont dus à la pollution de l’air.

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D’où l’urgence d’enclencher la deuxième étape : « passer de la reconnaissance à l’action ». Comment ? D’abord en plaçant « la santé au cœur de notre communication et de notre combat contre le réchauffement climatique », estime Maria Neira. S’attaquer à la pollution générée par le trafic automobile ou l’industrie, c’est aussi réduire les émissions de gaz à effet de serre, rappelle-t-elle.
A la différence du changement climatique, aucune convention des Nations unies n’encadre la pollution de l’air. La conférence ne débouchera cependant pas sur une déclaration finale. « A chaque fois, il faut négocier des textes qui finissent par se retrouver vidés de leur substance, prévient Maria Neira, rompue aux négociations internationales. Nous avons préféré opter pour des engagements volontaires des Etats et des villes afin de créer une sorte d’émulation. » Pas dupe des effets d’annonce, la responsable de l’OMS précise que des groupes de suivi seront mis en place pour vérifier que les engagements seront bien tenus.



                            


                        

                        

