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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ Touché aux abdominaux, l’Espagnol a déclaré forfait avant son premier match. Il cède la place de numéro un mondial à Novak Djokovic.
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Tennis : Rafael Nadal ne jouera finalement pas à Bercy

Touché aux abdominaux, l’Espagnol a déclaré forfait avant son premier match. Il cède la place de numéro un mondial à Novak Djokovic.



Le Monde.fr avec AFP
 |    31.10.2018 à 16h43
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 17h24
   





                        



   


En vingt-quatre heures, le tournoi de Bercy et son directeur, Guy Forget, sont passés de l’euphorie de la confirmation de la présence de Roger Federer à la déconvenue d’abandons en série. Après celui du Canadien Milos Raonic, officialisé mercredi 31 octobre en début d’après-midi, ce fut au tour du numéro un mondial, Rafael Nadal, de déclarer forfait, quelques instants plus tard.
L’Espagnol, qui devait faire son entrée dans le tournoi face à son compatriote Fernando Verdasco, a tenu une conférence de presse quelques minutes avant : « Ces derniers jours, j’ai ressenti une petite douleur aux abdominaux, surtout quand je servais. Le médecin du tournoi m’a recommandé de ne pas jouer, car cela aurait pu empirer et mener à une lésion et c’est évidemment ce que je veux éviter. »
« Bien sûr, cela ne me réjouit pas, mais je dois l’accepter et rester positif », a poursuivi le Majorquin, qui n’est plus apparu en compétition depuis son abandon en demi-finale de l’US Open, début septembre, à cause d’une blessure au genou droit.
Il n’a pas indiqué s’il serait remis à temps pour espérer disputer le Masters de Londres (11 au 18 novembre), ultime tournoi de l’année réunissant les huit meilleurs de la saison.
« Je dois penser à long terme »
« J’adorerais en être, mais la chose qui m’importe le plus, c’est d’être en bonne santé et d’avoir la chance de disputer plusieurs semaines de compétition à la suite. Or, c’est un objectif que je n’ai pas pu atteindre cette année, je n’ai joué que neuf tournois et j’ai dû déclarer forfait dans deux. Je dois penser à long terme. J’ai encore envie de jouer au tennis quelques années. »

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Victorieux à onze reprises à Roland-Garros, Rafael Nadal n’a jamais fait mieux à Paris-Bercy que finaliste en six participations seulement. Cette défaite contre l’Argentin David Nalbandian remonte à 2007. Depuis, Nadal avait raté cinq fois (sur blessures) le rendez-vous avec le Masters 1000 de Paris. 
Conséquence du forfait de l’Espagnol : le Serbe Novak Djokovic est assuré de récupérer lundi prochain la place de numéro un mondial, un rang qu’il n’avait plus occupé depuis 2016.
Entrée en scène différée pour Federer
« On est un peu tristes à cause de ce forfait, on le sait abattu et on l’est tout autant que lui », a réagi Guy Forget, le directeur du tournoi, qui avait déjà dû encaisser la disparition prématurée de l’Espagnol dans le tournoi en 2017, blessé avant les quarts de finale.
La journée a été décidément bien noire pour les organisateurs et les spectateurs, qui se réjouissaient d’assister au retour de Roger Federer à Bercy, prévu en début de soirée. Las, c’était sans compter sur le forfait de son adversaire, le Canadien Milos Raonic, en raison d’une blessure au coude droit.
ll faudra donc attendre encore un peu pour voir jouer le Suisse à Paris, ce qu’il n’a pas fait depuis trois ans. Federer débutera le tournoi jeudi en 8e de finale face au vainqueur du match entre l’Italien Fabio Fognini et le Hongrois Marton Fucsovics.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ Javier Tebas accuse depuis plusieurs mois le club parisien et son actionnaire qatari de ne pas respecter les règles de l’UEFA. « Quand tu triches, tu dois être exclu », a-t-il répété, mardi à Paris.
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Fair-play financier : la croisade du patron de la Liga contre le PSG

Javier Tebas accuse depuis plusieurs mois le club parisien et son actionnaire qatari de ne pas respecter les règles de l’UEFA. « Quand tu triches, tu dois être exclu », a-t-il répété, mardi à Paris.



LE MONDE
 |    31.10.2018 à 15h28
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 16h29
    |

            Rémi Dupré et 
Maxime Goldbaum








                        



   


Javier Tebas est en croisade. Le bouillonnant président de la Liga, la ligue professionnelle de football espagnole, a profité de sa présence à Paris, mardi 30 octobre, à l’occasion d’une conférence au Sport Innovation Summit, pour rencontrer plusieurs journaux, dont Le Monde, et poursuivre sa guerre ouverte contre le Paris-Saint-Germain, qu’il accuse de tricher avec les règles du fair-play financier.
« Le fair-play financier (FPF) dit que quand tu triches, tu dois être exclu. Je ne peux rien dire de plus. C’est pour ça qu’on a le FPF », répète-t-il depuis plusieurs mois. Mais il le jure : son combat n’a rien de personnel. « Ce n’est pas moi qui le dis, mais l’UEFA [Union des associations européennes de football]. L’UEFA a déjà ouvert une enquête, a obligé le PSG à vendre des joueurs pour 60 millions d’euros. Une deuxième instance a décidé que ce n’était pas suffisant et qu’il fallait étudier et corriger les contrats de sponsoring comme celui avec QTA [l’office du tourisme du Qatar], qui n’est pas réel. Ils ont dit que les prix des sponsors n’étaient pas corrects. C’est mot par mot ce qu’ils ont écrit. »
L’instance européenne a ouvert une enquête en septembre 2017 sous la pression de plusieurs places fortes du football européen, notamment en Espagne (FC Barcelone, Real Madrid), où a évolué pendant quatre saisons le Brésilien Neymar, avant d’être recruté par Paris contre 222 millions d’euros, un record. Somme à laquelle il faut ajouter le montage financier – 180 millions d’euros – pour l’acquisition, sous la forme d’un prêt, de Kylian Mbappé. L’enquête de l’ICFC, l’instance chargée du contrôle financier des clubs de l’UEFA, avait dans un premier temps été close en juin, avant d’être rouverte un mois plus tard.

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« Pas une fixation sur le PSG »
Il régnait comme une ambiance de fronde anti-PSG dans les locaux du Medef, à Paris, dans le 7e arrondissement, où se déroulait le Sport Innovation Summit. Le président de l’Olympique lyonnais, Jean-Michel Aulas, a fait irruption dans l’auditorium et adressé un petit sourire de connivence, le pouce levé, à son homologue et rival marseillais, Jacques-Henri Eyraud, qui débattait avec Javier Tebas.
Les oreilles du patron qatari du club parisien, Nasser Al-Khelaïfi, ont dû siffler, bien que Javier Tebas assure « ne pas faire une fixation sur le PSG ». Il dit avoir « dénoncé Manchester City », qui a dépensé 976 millions d’euros pour constituer son effectif actuel. « Nous regardons ce qui se passe dans d’autres clubs en Europe. Le PSG est le cas le plus flagrant, le plus visible. » 
Javier Tebas opère toutefois une distinction et estime que les deux clubs, ces « parvenus » du ballon rond, l’un détenu depuis 2011 par le fonds Qatar sports Investments (QSI), l’autre par cheikh Mansour d’Abou Dhabi (Emirats arabes unis) depuis 2008, ont un modèle différent : « Le PSG a été plus loin avec des sponsors qui n’en sont pas, comme QTA. Manchester City est plus dans une gestion de groupe », estime l’avocat de formation.
Selon lui, ces deux « nouveaux riches » sont « sans doute » responsables de l’inflation du prix des transferts qui touche le football européen : « Dans n’importe quel secteur économique, il y a deux types d’inflation : la bonne et la mauvaise. Si les salaires des joueurs, le prix de leur transfert suivent la courbe des montants des droits TV, c’est normal. L’inflation devient mauvaise quand son origine ne vient pas de l’industrie, du business du football mais du gaz ou du pétrole ! Cela oblige les autres clubs, qui n’ont pas l’appui d’Etats, à augmenter les montants de salaires à cause de l’argent qui n’est pas généré par le secteur. »
« J’écoute seulement ma femme et pas tout le temps »
Pis, selon lui, la position de Nasser Al-Khelaïfi, à la fois président du PSG et de la chaîne beIN Sports, diffuseur de compétitions de l’UEFA dans certains pays, serait le signe d’un conflit d’intérêts : « Les règles de bonne gouvernance et de transparence de toute organisation et entreprise dans le monde détermineraient que nous sommes confrontés à un conflit d’intérêts. »
En août, en marge du tirage au sort de la Ligue des champions, le patron du PSG lui a demandé en public de cesser ses critiques. « Mais j’écoute seulement ma femme et pas tout le temps », plaisante l’Espagnol.
Le truculent dirigeant insiste. Il ne défend pas les intérêts des deux grands clubs espagnols, le Real Madrid et le FC Barcelone, et le transfert de Neymar du club catalan vers le PSG à l’été 2017 n’a pas été le déclencheur de sa croisade contre le PSG : « Au mois de mars 2017, cinq mois avant le transfert de Neymar au PSG, j’ai eu une réunion dans mon bureau, à Madrid, avec Nasser [Al-Khelaïfi, président du PSG] et je lui ai dit que j’allais dénoncer ces irrégularités que j’ai évoquées. »
« En privé, beaucoup de gens me soutiennent »
Se posant en défenseur de « l’équilibre économique » et de « l’industrie du football en Europe », Javier Tebas dit se « fier » à l’UEFA et au FPF. Mais il prévient : « On verra si je fais encore confiance après les enquêtes. J’aimerais que les procédures aillent plus vite. » Il dit attendre de l’UEFA qu’elle « suive les règles du FPF et que les sanctions soient celles qui correspondent aux règlements ».

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Le président de la Liga assure que plusieurs clubs, dont la Juventus Turin, se sont ralliés à sa cause. « En privé, beaucoup de gens me soutiennent. En public, moins, se gausse-t-il. C’est dur pour les clubs de l’affirmer publiquement par rapport au système. Mais cela ne me préoccupe pas. Si j’étais seul, je ferais la même chose. »
Sur tous les fronts, Javier Tebas a toutefois décidé de lever un peu le pied en cédant son siège au Conseil stratégique du football de l’UEFA. « Je considère que je ne pouvais rien apporter. C’est un organe qui n’a pas la capacité de décision. J’y perdais mon temps », lâche-t-il, hilare, avant de mettre un terme à sa tournée médiatique en France et de reprendre son avion pour mener vers d’autres cieux sa croisade anti-PSG.

Hostile au projet de réforme de la Coupe du monde des clubs
Coupe du monde des clubs : le président de la Fédération internationale de football (FIFA), Gianni Infantino, veut réformer cette compétition à partir de 2021. « Nous ne croyons pas que le foot professionnel ait besoin de nouveaux tournois, on a besoin d’une réflexion pour que les tournois déjà existants soient complémentaires, estime Javier Tebas. Le projet est dangereux pour les Ligues nationales. On doit considérer que l’UEFA est cinq fois plus importante économiquement que la FIFA et que ce type de nouveaux tournois représente une attaque contre l’industrie de l’UEFA. »Délocalisation d’un match de Liga aux Etats-Unis : M. Tebas veut que le match Gérone-Barcelone se tienne en janvier à Miami. Le veto posé par la FIFA le laisse de marbre. « Nous irons devant le Tribunal arbitral du sport ou devant les tribunaux. Nous avons le droit légal et éthique de le faire. Quatorze clubs de la Liga espagnole sont pour. Quel est le problème ? »Droits télé en France : M. Tebas se réjouit de l’arrivée en France du groupe espagnol Mediapro, qui a raflé, en mai, les droits télé de la Ligue 1 pour le cycle 2020-2024. Avec une enveloppe qui est passée de 726,5 millions d’euros par an sur la période 2016-2020 à 1,153 milliard d’euros annuels, « c’est bon pour le foot français, déclare le dirigeant. Mediapro a rapproché la Ligue 1 de la valeur qu’elle a réellement. Mediapro va s’attirer beaucoup de critiques, comme en Espagne. Mais patience… »





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ L’ancien président de l’UEFA estime que le palmarès du défenseur des Bleus et du Real Madrid en 2018 fait de lui le candidat le plus crédible pour remporter le trophée.
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Ballon d’or : Platini vote Varane au nom d’une certaine tradition

L’ancien président de l’UEFA estime que le palmarès du défenseur des Bleus et du Real Madrid en 2018 fait de lui le candidat le plus crédible pour remporter le trophée.



LE MONDE
 |    31.10.2018 à 12h26
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 15h36
    |

                            Alexandre Pedro








                        



   


Michel Platini a soulevé trois fois le Ballon d’or dans sa carrière de joueur (1983, 1984 et 1985). Ce qui lui accorde une certaine autorité sur la question quand il s’agit de formuler son souhait concernant le vainqueur de l’édition 2018, qui sera désigné le 3 décembre. Et le cœur de l’ancien buteur bat plutôt pour un défenseur : le Français Raphaël Varane (25 ans). « Il y a un seul joueur qui a gagné une Coupe d’Europe et la Coupe du monde, c’est Varane, a plaidé Michel Platini au micro de RMC Info, mardi soir. D’habitude il y a toujours le débat Ronaldo-Messi, mais cette année il n’y en a qu’un qui a gagné tout ça, il s’appelle Varane. »

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Michel Platini défend ici une certaine tradition du Ballon d’or, celle qui prévalait avant le règne commun de Ronaldo et Messi, vainqueurs des dix dernières éditions. Pour Platini, la question n’est pas de savoir quel est le meilleur joueur du monde, mais bien quel est celui qui a marqué la saison. « Les résultats c’est la seule chose objective, tout le reste c’est du subjectif, estime-t-il. On peut avoir des avis par rapport à Griezmann, Mbappé, Lloris, Modric… Mais le seul qui a tout gagné cette année, c’est Raphaël Varane. »

🚨 Platini annonce son vainqueur du Ballon d'Or... et pour lui, "ça n'a jamais été aussi simple que cette année de l… https://t.co/o9FYuV5jvI— RMCsport (@RMC Sport)


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Pour rappel, le critère numéro un pour l’attribution du Ballon d’or reste « les performances du joueur et son palmarès sur l’année ». Et le palmarès parle pour Raphaël Varane comme il plaidait pour les deux derniers défenseurs honorés, Fabio Cannavaro en 2006 (champion du monde avec l’Italie) et Matthias Sammer (champion d’Europe avec l’Allemagne).
Sauf que le trophée créé par le magazine France Football en 1956 a changé de nature ces dernières années. Entre 2010 et 2015, il a fusionné avec le prix du meilleur joueur FIFA. A l’époque, les votes des sélectionneurs et des capitaines des 208 pays membres de la FIFA avaient privé le Néerlandais Wesley Sneijder (vainqueur de la Ligue des champions avec l’Inter Milan et vice-champion du monde avec les Pays-Bas) de la victoire au profit de Lionel Messi.
Même chose trois ans plus tard. Le Français Franck Ribéry (lauréat de la Ligue des champions avec le Bayern Munich) terminait troisième derrière le duo Ronaldo-Messi. Avec le seul vote des journalistes, Sneijder et Ribéry auraient un Ballon d’or à poser sur leur cheminée.
Soutenu aussi par Noël Le Graët
Le retour à la version originelle – avec le seul panel des journalistes – serait-il la chance d’un défenseur comme Raphaël Varane qui ne peut pas mener campagne en enfilant les buts dans les dernières semaines avant le vote ? La question n’était pas d’actualité lors des deux dernières éditions. Fort de sa victoire à l’Euro avec le Portugal en 2016 et d’une nouvelle Ligue des champions avec le Real Madrid, Cristiano Ronaldo était intouchable.
Raphaël Varane dispose d’un autre soutien de poids en la personne de Noël Le Graët. « Cette année, j’aimerais bien que ce soit lui. Les défenseurs sont rarement récompensés », expliquait le 10 octobre le président de la Fédération française de football. Une façon pour lui, aussi, de ne pas se positionner entre les deux stars offensives des Bleus : Antoine Griezmann et Kylian Mbappé.
Le premier multiplie les entretiens avec les médias tel un candidat en campagne, le second n’a pas besoin de se raser pour y penser très fort. Dans le même temps, Varane ne semble pas ériger le Ballon d’or en obsession. « C’est une récompense individuelle, nous on joue un sport collectif… Si je ne le gagne pas, ce ne sera pas une déception », disait-il le 5 septembre avant Allemagne-France.
Depuis, le joueur traverse une période plus délicate, à l’image du Real Madrid, et risque d’être éloigné des terrains jusqu’à la fin novembre en raison d’une blessure aux adducteurs. Dans le même temps, Cristiano Ronado enchaîne enfin les buts avec la Juventus Turin et vient d’accorder un entretien exclusif… à France Football. La parole risque de nouveau de ne pas être du côté de la défense le 3 décembre.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ Après une parenthèse de cinq ans, l’enfant terrible de la natation française reprend l’entraînement à Los Angeles. Son objectif : l’or olympique à Tokyo en 2020.
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Amaury Leveaux, comme un poisson à nouveau dans l’eau

Après une parenthèse de cinq ans, l’enfant terrible de la natation française reprend l’entraînement à Los Angeles. Son objectif : l’or olympique à Tokyo en 2020.



LE MONDE
 |    31.10.2018 à 08h34
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 13h04
    |

            Elisabeth Pineau








                        



                                


                            

L’entretien touchait à sa fin quand une soudaine mise à jour de l’enregistreur fit craindre le pire. « Je vais chercher mon fils à l’école et je reviens, on peut recommencer si vous voulez. » Finalement, plus de peur que de mal. En ce début octobre, attablé dans un café des Invalides, à Paris, Amaury Leveaux est prêt à donner de son temps. Plus pour très longtemps.
Depuis qu’il a décidé, mi-septembre, de sortir de sa retraite, le nageur de 32 ans a déclenché le compte à rebours avant l’objectif fixé : l’or olympique sur 50 m nage libre à Tokyo, à l’été 2020. Six cent huit jours. Soit « à peu près 812 500 heures ou 52 millions de secondes. Oui, j’ai compté ». Au cours de sa première carrière, le sprinteur avait une méthode toute personnelle pour préparer l’échéance suprême : « Tous les quatre ans, je m’entraînais trois mois avant les sélections, j’étais qualifié et hop, après, je repartais un peu en roue libre. »
Leveaux, un surdoué aux qualités aquatiques presque innées mais dilettante, ce qui avait le don d’agacer certains condisciples durs au mal et pas toujours récompensés. Un grand type (2,02 m) aux mèches blondes qui, après les courses, débarquait devant les micros aussi frais qu’à la sortie du lit. Avec lui, les journalistes étaient sûrs de ne pas repartir bredouille à la pêche aux petites phrases. « C’était un poisson mais pas un athlète. Il a fait 60 % de la carrière qu’il aurait dû faire », répétait Philippe Lucas, son entraîneur entre 2010 et 2013.
« J’en avais marre, c’était un tout »
Des podiums, il y en eut. Beaucoup : 27 médailles européennes et planétaires. « J’ai toutes les médailles. J’ai fait le tour de la natation », disait-il, en septembre 2013, au moment d’annoncer sa retraite.

Les mauvaises langues diront qu’il lui manque un titre individuel majeur en grand bassin, un sacre qui aurait laissé un sillage dans l’histoire de la natation française, comme on associera...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ Le Suisse a entretenu le suspense ce mardi avant d’annoncer sa participation au tournoi parisien. Retour sur un jeu de piste qui en a fait oublier les matchs du jour.
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Roger Federer s’est fait désirer mais a fini par dire oui à Bercy

Le Suisse a entretenu le suspense ce mardi avant d’annoncer sa participation au tournoi parisien. Retour sur un jeu de piste qui en a fait oublier les matchs du jour.



LE MONDE
 |    30.10.2018 à 19h29
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 20h15
    |

            Elisabeth Pineau








                        



   


Depuis lundi, dans les travées du Masters 1000 de Paris, organisateurs, journalistes et spectateurs se livraient à un drôle de jeu de piste. Ce n’était pas la chasse au dahu, mais celle au gros gibier suisse. Dimanche, après le 99e titre de sa carrière, chez lui à Bâle, Roger Federer avait laissé entendre qu’il viendrait prendre la température à Bercy ce mardi avec l’idée de s’aligner sur le court central mercredi. « C’est l’idée, mais vous verrez bien si j’arrive à Paris ou pas », avait-il glissé dans un sourire. L’humour helvète, sans doute.
Depuis, chacun guettait la confirmation de sa participation ou l’annonce d’un éventuel forfait. Mais les heures passaient et rien ne venait. Pas le moindre communiqué, pas le moindre tweet à se mettre sous la dent pour déceler des signaux positifs. Guy Forget, qui n’avait pas réussi à le convaincre de jouer l’an dernier, était proche de l’apoplexie. Après une sinistre édition (absences de Federer et Djokovic, forfait de Nadal avant les quarts) qui culmina par une improbable finale entre Filip Krajinovic et Jack Sock remportée par ce dernier, la présence de Federer devait sauver à elle seule la cuvée 2018 de la piquette.
Et puis tout ce qui devient rare est précieux. Le Suisse snobe la capitale depuis trois ans et sa défaite au troisième tour de Bercy face à John Isner, en 2015. Trois ans que Sa Majesté rechigne à venir saluer ses sujets parisiens. Sur un court de tennis du moins car, pendant qu’on pleurait son absence à Roland-Garros, fin mai, il trinquait – avec modération –, lors d’une soirée parisienne Moët & Chandon.
« J’ai l’impression de couvrir le PSG »
Pendant qu’on guettait l’apparition du Suisse, plus personne n’avait un œil sur les matchs, obsédé par une seule question : Roger Federer allait-il, oui ou non, faire son apparition ? « Sœur, ma sœur Anne, ne vois-tu rien venir ? » Dans la matinée, toujours aucune trace de son arrivée sur le sol français. Depuis la veille au soir, on savait que le vainqueur de l’édition 2011 avait réservé un créneau d’entraînement sur un court annexe, mardi après-midi, et qu’il annoncerait « la décision » dans la foulée. Après le déjeuner, certains font déjà le pied de grue dans le parking du tournoi, d’autres à l’entrée des courts annexes.

Le suspense est pire que dans les feux de l'amour #Federer https://t.co/DEYjAzRMvk— vinceaudy (@Vincent Audy)


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Et puis soudain, une clameur : à 14 h 03, les caméras de Canal+ viennent de filmer son arrivée, puis sa poignée de main avec Guy Forget, le directeur du tournoi, béat comme un enfant devant le sapin de Noël. A 14 h 32, Roger Federer franchit la porte du centre d’entraînement, salue Lucas Pouille, taille le bout de gras, quelques instants, avec son ami Tommy Haas (conseiller de Pouille) puis part s’étirer. A 14 h 48, les journalistes aux abois, dans le hall d’ordinaire désert des courts d’entraînement 3 et 4, lui réservent, malgré eux, une haie d’honneur au moment où il les croise. Chacun a conscience du ridicule de la situation mais, comme fait remarquer un confrère, « Federer n’est pas au-dessus des lois, Federer c’est LA loi ». « J’ai l’impression de couvrir le PSG », soupire une consœur.
Assis dans un canapé, Guillaume Rufin, son sparring-partner du jour, a le droit à un regard en coin de l’ex-numéro un mondial, qui semble dire : « eh bien, mon grand, tu n’es pas déjà sur le court à m’attendre ? » Le Français sursaute et rapplique. Devant la nuée de journalistes et de photographes, un dispositif exceptionnel s’improvise : chacun est autorisé à assister à dix minutes de son entraînement, par groupe de quatre. Alexander Zverev, qui sort du court, doit se demander quand lui aussi aura le droit à de tels honneurs. A 15 h 08, Nelson Monfort débarque la bouche en cœur, mais doit patienter comme tout le monde.
Six minutes chrono pour l’épier à l’entraînement
A 15 h 19, c’est enfin notre tour. Que voit-on ? Un joueur qui répète ses gammes au service, puis en retour de service, bref un entraînement de tennis, le tout en six minutes chrono puisque, à 15 h 25, c’est déjà l’heure de laisser la place aux suivants. Direction la salle de presse, où, à 15 h 50, une annonce retentit : « ROGER FEDERER DANS CINQ MINUTES. » Stupeur et tremblements. Le Suisse en conférence de presse, ce n’est pas très bon signe, pense-t-on, surtout qu’il a écourté son entraînement après une quarantaine de minutes seulement.
Quand il se présente devant micros et caméras, le visage fermé, l’assistance retient son souffle. Federer, emmitouflé dans un duffle-coat anthracite à capuche, a tout du joueur qui a déjà un pied à l’aéroport de Roissy. Jusqu’au bout, il aura ménagé le suspense. La première question fuse : « La question que tout le monde se pose “allez-vous jouer demain ?” » Roulement de tambours. Sourire en coin de l’intéressé : « Oui, autrement je ne serais pas assis ici, je serais parti. Je suis heureux d’être ici, j’aime bien jouer ici, ça fait longtemps que je ne suis pas venu. Le corps va bien, le mental aussi. Donc oui, je serai là, je suis excité. » A Bercy, le maître des horloges s’appelle Roger Federer.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ L’exposition propose, jusqu’au 5 janvier 2020, d’explorer le mouvement par la pratique et d’en comprendre les effets physiques et psychiques.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤                      En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   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Par  Catherine Pacary   Publié hier à 15h00, mis à jour à 13h09   Lecture 2 min.     Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter   Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail        Article réservé aux abonnés                  La vaste salle d’entraînement de l’exposition « Corps et Sport » à la CIté des Sciences, à Paris. CAP             De la radio le matin au journal du soir, des notifications Internet aux SMS et mails publicitaires, nul ne peut l’ignorer : le sport est bon pour la santé. Mais pourquoi ? Comment ? Jusqu’à quel point ? L’exposition « Corps et sport », qui s’installe à la Cité des sciences et de l’industrie, à Paris, pour quinze mois, répond à un nombre record de questions en disséquant les effets du sport sur notre corps. Comme toujours à La Villette, le fond est traité avec rigueur quand la forme, ludique et participative, vise un public le plus vaste possible, de l’adepte du « no sport » churchillien à l’athlète de haut niveau, de l’enfant au grand-parent. Avec, en fil rouge, un message : bougez !             Article réservé à nos abonnés  Lire aussi  Bouger, c’est préserver sa santé             Très dense, concentrée sur 1200 mètres carrés, « Corps et sport » se scinde en deux grands ensembles. Le premier, expérimental, amène le visiteur à tester cinq ateliers : football, escalade, biathlon, tennis, entraînement et boxe. Les gestes sportifs, comme un tir ou un service, trop rapides pour l’œil humain, sont décomposés et comparés à ceux de champions dont le mouvement a été modélisé par ordinateur. Outre le plaisir de jouer, le visiteur peut repartir avec sa chronophotographie sous le bras.          Le second ensemble, analytique, retrace l’évolution de la représentation du sport dans la société, du Discobole à la sportification actuelle. Là encore, de multiples questions sont posées. Parmi elles : quelle souffrance peut-on accepter ? Quatre films illustrent ce thème, dont celui sur l’entraînement du boxeur français Souleymane Cissokho, jusqu’à l’épuisement, ou la séquence montrant le skippeur Damien Seguin, né sans main gauche, triple médaillé paralympique et qui s’aligne sur la prochaine Route du rhum. Autre interrogation, chère à Jean-François Toussaint, commissaire scientifique de l’exposition : quelles sont les limites physiques de la performance ?          La sédentarité tue          Loin d’être éludé, le dopage est présenté sous toutes ses acceptions, du dopage d’Etat aux actuelles modalités de contrôle. « Il est admis que 10 % à 15 % des sportifs sont dopés », estime Evelyne Hiard, biologiste et co-commissaire de l’exposition, tout en pointant la crainte, à l’avenir, d’un dopage génétique.                                           — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? Se connecter   S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     Soutenir le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante de plus de 400 journalistes.    Participer à des événements artistiques et culturels toute l'année et partout en France.    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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ Onze fois vainqueur à Roland-Garros, l’Espagnol n’a jamais remporté en revanche le Masters 1000 de Paris, où il entre en piste ce mercredi.
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Tennis : Bercy, ce Paris qui résiste à Rafael Nadal

Onze fois vainqueur à Roland-Garros, l’Espagnol n’a jamais remporté en revanche le Masters 1000 de Paris, où il entre en piste ce mercredi.



LE MONDE
 |    30.10.2018 à 13h46
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 15h21
    |

                            Alexandre Pedro








                        



   


A Paris, Rafael Nadal n’a qu’un amour. Un Paris printanier, à l’ouest, entre le bois de Boulogne et l’hippodrome d’Auteuil. A Roland-Garros, l’Espagnol est chez lui, en charentaises, les pieds sur la table. Il souffle un gâteau avec une bougie en plus tous les 3 juin et récupère la Coupe des Mousquetaires avant de repartir. Et puis il y a le Paris automnal, à l’est, celui de Bercy (ou AccorHotels Arena, naming oblige), avec vue sur la BNF et La Cinémathèque à proximité.

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Dans le 12e arrondissement, l’homme aux onze victoires à Roland-Garros n’a jamais fait mieux que finaliste en six participations seulement. Et encore, cette défaite contre l’Argentin David Nalbandian remonte à 2007, quand il portait encore le cheveu long et le tee-shirt sans manches. Depuis, Nadal a raté cinq fois (sur blessures) le rendez-vous avec le Masters 1000 de Paris, qu’il débute mercredi 31 octobre en affrontant son compatriote, Fernando Verdasco, en seizième de finale.
Pire, la légende du tennis passerait presque pour un inconnu, du moins pour ce vigile plus zélé que physionomiste qui lui demande de décliner son identité au moment de rejoindre les courts d’entraînement, avant son premier tour lors de l’édition 2017.

Trois jours plus tard, l’actuel numéro un mondial jette l’éponge avant son quart de finale prévu face au Serbe Filip Krajinovic. La faute à ce genou droit qui couine toujours en fin de saison.
Nadal abhorre le concept de renoncement. Ce n’était d’ailleurs que la quatrième fois de sa carrière qu’il se retirait au milieu d’un tournoi. « Il s’est excusé dix fois auprès de moi, comme un enfant qui vient de faire une bêtise », raconte alors le directeur du tournoi, Guy Forget.
Avec Miami, Bercy est le seul Masters 1000 à résister à la ténacité du Majorquin. En Floride, Nadal est tombé cinq fois sur plus fort que lui. A Paris, le mal tient moins à l’adversité qu’à une conjonction de deux problèmes pour lui : la date du tournoi et sa surface.
80 tournois remportés, 2 en indoor
Même s’il a appris à raccourcir les échanges avec les années, Nadal (32 ans) n’a pas le jeu le plus économe du circuit et le rendez-vous parisien clôt une saison commencée près de onze mois plus tôt en Australie. Genoux, épaules ou poignets, Nadal vit avec les blessures depuis une décennie et c’est au milieu d’automne que ce corps – soumis à la torture – dit le plus souvent « stop ».
Et puis il y a la claustrophobie d’un joueur élevé en plein air sous le soleil de Manacor. Rafael Nadal n’est pas un homme d’intérieur. Faisons parler les chiffres. Sur 80 victoires en tournoi, deux le furent en indoor : Madrid en 2005 (à l’époque où l’épreuve se disputait en salle) et Rio de Janeiro huit ans plus tard. Et encore s’agissait-il d’une victoire sur… terre battue quand l’écrasante majorité des tournois indoor optent pour une surface rapide qui favorise les grands serveurs et les adeptes des échanges réduits à leur plus simple expression.
Or, Nadal aime la bagarre et s’adapte mieux que personne aux conditions météo fluctuantes (vend, froid, chaleur). Le toit lui enlève cet avantage. « En indoor, où on peut pratiquer un tennis champagne, où l’on peut prendre beaucoup de risques, il y a des joueurs plus forts techniquement que lui, qui ont un meilleur timing et qui arrivent à le faire plier. Je pense bien sûr à Novak Djokovic et Roger Federer », développe Guy Forget, interrogé par RMC Sport.
« Cette ville est spéciale pour moi »
Pour l’un des prédécesseurs de Forget à la tête du tournoi, Jean-François Caujolle, « ce n’est un secret pour personne que Rafa n’aime pas du tout jouer sur une surface indoor en résine ou moquette comme celle de Bercy ». Mais d’ajouter : « C’est un homme de défis, je suis sûr qu’il aura à cœur de revenir pour gagner ce titre qui lui manque. »
La prophétie date de 2011 et commence à prendre la poussière. Depuis, Nadal n’a jamais poussé l’aventure plus loin qu’en demi-finale. En 2013, il baisse pavillon contre David Ferrer, ce compatriote érigé en victime préférée à Roland-Garros (quatre victoires en quatre matches, un seul set laissé en route). « C’est plus compliqué pour moi, mais, sérieux, je n’ai pas peur de l’indoor, assurait-il alors. Ce n’est pas impossible pour moi d’y gagner. »

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Sauf qu’il n’a plus joué depuis l’US Open début septembre (abandon en demi-finale contre Del Potro) et arrive à Paris sans repères en indoor. Première bonne nouvelle pour l’organisation, l’Espagnol était déjà présent dimanche pour confirmer sa présence et répondre aux questions des médias.
« Il n’y a rien de nouveau pour moi, a-t-il déclaré, tenant à rassurer à propos de ce repos forcé de près de deux mois en raison d’un nouveau problème au genou droit. Ce sont des choses qui me sont arrivées plusieurs fois dans ma carrière, donc je connais plus ou moins le processus pour revenir. »
Et même si Roland-Garros et le printemps paraissaient bien loin dimanche avec un vent et une température déjà hivernaux, Nadal rappelait que, pour lui, Paris restera toujours Paris : « Cette ville est tellement spéciale pour moi, c’est donc une petite motivation supplémentaire d’être ici. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ La décision était attendue depuis plusieurs jours tant les résultats du club madrilène, 9e du championnat espagnol, n’étaient pas conformes aux attentes.
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L’entraîneur du Real Madrid, Julen Lopetegui, démis de ses fonctions

La décision était attendue depuis plusieurs jours tant les résultats du club madrilène, 9e du championnat espagnol, n’étaient pas conformes aux attentes.



Le Monde.fr avec AFP
 |    29.10.2018 à 21h21
 • Mis à jour le
29.10.2018 à 21h48
   





                        



   


C’était la défaite de trop. Au lendemain de la correction dans le Clasico contre le FC Barcelone (5-1), l’entraîneur du Real Madrid, Julen Lopetegui, a été démis de ses fonctions, lundi 29 octobre, a annoncé dans la soirée le club madrilène.
L’Espagnol de 52 ans ne sera resté que quatre mois à ce poste. La décision était attendue depuis plusieurs jours tant les résultats de la Maison blanche, 9e du championnat espagnol, n’étaient pas conformes aux attentes pour le triple champion d’Europe en titre.

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Interim de Santiago Solari
« Le comité directeur du Real Madrid, réuni ce jour, a décidé de mettre fin au contrat de l’entraîneur Julen Lopetegui. Cette décision, adoptée avec le plus haut sens des responsabilités, a pour objectif de changer la dynamique de l’équipe première, a écrit le club dans un communiqué. Le comité directeur considère qu’il existe une grande disparité entre les résultats obtenus jusqu’à présent et la qualité des joueurs de l’effectif du Real Madrid. »
M. Lopetegui sera « remplacé provisoirement par Santiago Solari », ancien joueur du Real Madrid entre 2000 et 2005. Il fera ses débuts dès mercredi en 16es de finale aller de la Coupe du Roi à Leilla, en attendant la nomination d’un nouvel entraîneur.
Malgré un début de saison prometteur, le Real Madrid reste sur cinq matchs sans victoire en Liga. La tâche était compliquée pour M. Lopetegui qui a pris la succession sur le banc madrilène de Zinédine Zidane, l’entraîneur qui a permis au Real de remporter trois Ligues des champions d’affilée et qui a vu partir au cours de l’été le quintuple Ballon d’or, Cristiano Ronaldo. Avec ce renvoi, Julen Lopetegui devient l’un des entraîneurs les plus éphémères de l’histoire récente madrilène avec seulement 14 matches dirigés : 6 victoires, 2 nuls et 6 défaites.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ Pour leur dernier tournoi d’une saison qui vire au noir, les joueurs français veulent marquer des points à domicile, à un mois de la finale de la Coupe Davis.
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Article sélectionné dans La Matinale du 29/10/2018
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A Bercy, le tennis français espère une embellie

Pour leur dernier tournoi d’une saison qui vire au noir, les joueurs français veulent marquer des points à domicile, à un mois de la finale de la Coupe Davis.



LE MONDE
 |    29.10.2018 à 18h33
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 10h22
    |

            Elisabeth Pineau








                        



   


Le 25 novembre au soir, la France sera peut-être double championne du monde en titre en tennis. Oui, mais… Si d’aventure les Tricolores soulèvent le saladier à Lille face à la Croatie de Marin Cilic et Borna Coric, une victoire en Coupe Davis risque de ne pas suffire à faire oublier ce qu’il faut bien appeler une annus horribilis.
Et il n’est pas du tout certain que la tendance s’inverse cette semaine à Bercy, avec le dernier Masters 1000 de la saison, dans lequel ils sont une dizaine à être engagés. Même si l’enjeu sera surtout d’éblouir le capitaine Noah pour gagner sa place de titulaire au sein de l’équipe qui sera du voyage vers la cité nordiste.
Certes, autant les Français sont souvent perméables à la pression à Roland-Garros, autant dans le 12e arrondissement parisien, sur une surface rapide (résine sur bois) qui leur convient – presque à tous – mieux, on ne peut pas dire qu’ils ont démérité ces dernières années : un titre (en 2008) et une finale (2011) pour Jo-Wilfried Tsonga ; deux finales pour Gaël Monfils (2009 et 2010), une demi-finale pour Mickaël Llodra et Gilles Simon en 2012, de même que Julien Benneteau en 2017 au terme d’un joli hold-up (Shapovalov, Tsonga, Goffin, Cilic).
Sauf que, cette saison, pas un joueur français ne peut surfer sur ses résultats pour espérer briller, même à domicile. Pour la première fois depuis 2006, le top 20 est dépourvu du moindre représentant tricolore. Le premier au classement cette semaine ? Richard Gasquet (28e), qui est le seul à s’être hissé en quarts de finale d’un Masters 1000 depuis janvier (à Monte-Carlo, battu par Zverev). Il est suivi par Monfils (30e), Simon (31e) et Pouille (32e), Chardy et Mannarino venant un peu plus loin (40e et 46e), Paire et Herbert apparaissant encore plus profondément dans le classement (56e et 57e).
Jo-Wilfried Tsonga, qui trusta longtemps la place de numéro un français, a été éjecté ce mois-ci du top 100. Absent des courts depuis son opération au ménisque gauche début avril, il a repris la compétition six mois plus tard à Metz. Après 589 semaines parmi la crème du circuit, Tsonga, 33 ans, est désormais relégué loin derrière, à la 256e place.
Ni les jambes ni la tête
En dix mois, tous les joueurs français sont d’ailleurs passés par la case infirmerie, pour un poignet douloureux (Monfils, qui a abandonné à l’US Open ; Gasquet, qui s’est retiré à Vienne fin octobre), pour une jambe flageolante (Chardy, qui a dû renoncer au tournoi de Moscou), pour un problème aux ischio-jambiers (Herbert), au cou et au muscle fessier (Pouille).
Et quand ce n’est pas le corps qui flanche, c’est la tête. En mars, Lucas Pouille devenait le douzième tricolore à intégrer le top 10. Sept mois après, il a perdu vingt places après une saison quasi blanche depuis son titre à Montpellier et ses finales à Marseille et Dubaï, en février. Le Nordiste affiche des statistiques affolantes : il pointe à 48 % de victoires sur le circuit et n’a plus remporté plus de deux matchs dans un même tournoi. En vingt-deux tournois, il a été éliminé dix fois d’entrée.
Mais dimanche, à la veille du début du tournoi de Bercy, Pouille préférait s’ôter toute pression supplémentaire : « En tout cas, je ne suis pas ici pour montrer quelque chose à Yann. Au début, la sélection pouvait me bouffer la tête, mais plus maintenant », a-t-il tenté de convaincre, dans Le Parisien.
Quant à Gaël Monfils, après avoir alterné le très bon ces dernières semaines (finale à Anvers) et le très mauvais (défaites au premier tour à Chengdu, Pékin et Shanghaï), il s’est rayé de la liste des engagés pour Bercy la veille de son entrée en lice à Vienne, alors que son classement lui aurait permis d’intégrer le tableau final à la suite de plusieurs forfaits. Sans doute a-t-il jugé, fataliste, que ses chances d’être à Lille étaient quasi nulles, lui qui n’a plus joué une rencontre de Coupe Davis depuis que Noah est revenu aux commandes en Guadeloupe face au Canada, en mars 2016. Lors de la demi-finale à Zadar (Croatie), cette même année, il avait été prié par le capitaine de déguerpir après son forfait de dernière minute. « Depuis la Guadeloupe, c’est toujours un peu le même scénario. C’est-à-dire qu’il joue, puis quelques semaines avant [la Coupe Davis], il a un problème physique », ironisait Noah, en mars, au moment d’annoncer la composition de l’équipe qui s’apprêtait à affronter l’Italie en quarts.
Humbert, une percée à confirmer
La seule éclaircie de la saison est venue cet été d’Ugo Humbert, qui vient de franchir les portes du top 100 (92e la semaine dernière), lui qui était 378e en début de saison. Le Français de 20 ans s’est sorti des qualifications de l’US Open, a remporté son premier match en Grand Chelem dans le grand tableau, avant d’enchaîner deux finales dont une victoire en Challenger (la deuxième division du circuit).
Humbert devra compter sur un désistement de dernière minute pour participer, aux côtés de la relève du circuit – Denis Shapovalov, Stefanos Tsitsipas ou encore Alex de Minaur – au Masters de la Next Gen (moins de 21 ans), à Milan, du 6 au 10 novembre.

   


Lundi, au premier tour de Bercy, il n’a pas réussi à honorer son invitation pour le grand tableau, auteur de trop nombreuses fautes directes contre son compatriote Adrian Mannarino (4-6, 2-6). Ce dernier est, lui, toujours à la recherche de son premier titre sur le circuit, après avoir chuté en finale à Moscou il y a dix jours pour la… sixième fois de sa carrière.
La finale de Coupe Davis ? « Honnêtement, je ne me pose pas trop la question pour l’instant, répond Mannarino. Je pense être loin d’être le favori pour être sélectionné, sachant que ça se joue sur terre battue. Mais, même si ça ne se joue pas sur la même surface, si un joueur français joue très bien ici, il sera forcément en confiance. » 
Yannick Noah, peu importe ses choix, va devoir redoubler de positivisme.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ La semaine noire des clubs français en Coupe d’Europe a relancé l’éternel procès de notre football national. Ce procès doit pourtant être équitable, estime notre chroniqueur Jérôme Latta.
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La Ligue 1 est-elle (si) nulle ?

La semaine noire des clubs français en Coupe d’Europe a relancé l’éternel procès de notre football national. Ce procès doit pourtant être équitable, estime notre chroniqueur Jérôme Latta.



LE MONDE
 |    29.10.2018 à 17h27
 • Mis à jour le
29.10.2018 à 18h13
    |

                            Jérôme Latta








                        



   


Chronique. Depuis le temps que l’on proclame le déclin du championnat de France, celui-ci devrait en être aujourd’hui au niveau d’Andorre ou de Saint-Marin. Le sujet a tout du marronnier, et il a de nouveau poussé sur le terreau de l’hebdomas horribilis des clubs français en Coupe d’Europe.
Zéro victoire face à des adversaires pour certains modestes, il n’en fallait pas plus pour que notre goût de l’autodénigrement entre en émulsion au contact des éternelles carences de notre football de clubs.
Elle a toujours été (un peu) nulle
La frustration est sans doute avivée par l’écart entre les performances de la sélection nationale et celles des clubs, au lendemain d’une victoire en Coupe du monde. Mais on peut observer l’Angleterre pour se convaincre qu’une telle corrélation n’existe ni dans un sens, ni dans l’autre.
Cette frustration repose aussi sur un malentendu historique, qui consiste à prendre pour référence d’exceptionnelles années 1990, durant lesquelles le football de clubs français a connu son apogée avec ses sept finales continentales et ses deux uniques Coupes d’Europe. Juste avant la révolution industrielle du football.
Depuis une quinzaine d’années, la Liga, la Premier League, la Bundesliga et la Serie A sont bien installées en tête du coefficient UEFA, tandis que la Ligue 1 oscille entre le quatrième et le sixième rang.
Elle est à sa place
A une époque où les résultats sportifs sont de plus en plus indexés aux moyens financiers, le football français apparaît, en réalité, à sa place : celle de la cinquième puissance européenne – grâce à son vaste marché de consommateurs et à ses droits de diffusion.
En termes de prestige et d’attention, l’Espagne, l’Angleterre, l’Allemagne et l’Italie restent loin devant – malgré l’intérêt international récent suscité par l’AS Monaco et surtout le Paris-Saint-Germain.
Mais le PSG joue dans une autre cour, celle de la Ligue des champions, et la locomotive espérée est plutôt un TGV qui file sur d’autres rails que les TER de L1. Dans le monde, notre championnat vaut ce que valent ses droits de diffusion à l’étranger : une paille.

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Elle pourrait faire mieux
Logique, mais savoir ne pas rester à sa place, c’est aussi le propre du sport de haut niveau. La finale et la demi-finale de Ligue Europa atteintes par l’OM et l’OL en 2018 et en 2017 masquent mal le mépris des clubs français pour cette compétition – pourtant à leur portée. C’est le problème quand on joue plus la qualification pour la Coupe d’Europe que la Coupe d’Europe elle-même.
La faiblesse des projets sportifs, le manque d’audace sont des maux récurrents, qui compromettent le spectacle proposé, alors que le championnat de France souffre de son tropisme défensif et de son manque d’éclat.
Or, ni la direction technique nationale ni les entraîneurs ne font du football français un laboratoire du jeu dans lequel s’élaborerait un modèle séduisant et gagnant… Et quand des techniciens reconnus (Ancelotti) ou prometteurs (Jardim, Emery, Favre) arrivent de l’étranger, ils sont raillés et leurs séjours écourtés.
Elle pourrait être mieux dirigée
La France du football ne brille pas non plus par sa gouvernance. Même le meilleur président de club de l’époque, Jean-Michel Aulas, semble perdre pied. A Nantes, Paris, Marseille ou Lille, les dirigeants arrivés avec les investisseurs étrangers ont commis de graves erreurs de stratégie et de communication.
Bien que les clubs les plus nantis soient désormais dotés de stades modernes, ils continuent à se plaindre de la fiscalité ou de réclamer un système (encore) moins égalitaire en se déchirant au sein des instances.
De quoi s’inquiéter quant à l’usage qui sera fait de la future manne des droits télé, en forte augmentation dès 2020. L’absence de vision caractérise aussi un football qui méprise et maltraite absurdement ses supporteurs.
On l’aime quand même
Cette « Farmers League » que l’on moque à l’étranger est, pourtant, ce championnat où l’on forme et fait émerger de futures stars qui iront briller ailleurs, exploitant un fantastique vivier de jeunes joueurs. Elle sent le terroir qu’incarnent bien ses bucoliques multiplex du samedi soir.
C’est surtout la compétition où évoluent les clubs qu’on aime le plus – d’un amour plus difficile et ingrat que celui voué aux top teams glamoureuses, bardées de stars. On ne s’excusera pas d’avoir, dimanche après-midi, préféré Rennes-Reims au « classico » Barça-Real.
La Ligue 1 est dénigrée rituellement, mais on la chérit encore jusque dans sa manière de résister aux injonctions du grand spectacle footballistique mondialisé. On aimerait juste qu’elle fasse un effort pour nous rendre cette affection.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ Une étude menée par des économistes montre que l’ordre des matchs du premier tour d’un Mondial ne devrait pas être aléatoire, afin d’éviter d’ultimes rencontres de poule sans enjeu ou gangrenées par une collusion.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ Intouchable ces derniers mois, le Serbe s’aligne ce soir au tounoi de Paris avec l’idée de récupérer la place de numéro un mondial.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤                     
                                                

Tennis : pourquoi Djokovic est en train de devenir un « Novak encore meilleur »

Intouchable ces derniers mois, le Serbe s’aligne ce soir au tounoi de Paris avec l’idée de récupérer la place de numéro un mondial.



LE MONDE
 |    29.10.2018 à 17h13
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 17h36
    |

                            Douglas de Graaf








                        



   


« Novak, tu es venu jouer les qualifications ? » Dans la journée du dimanche 28 octobre, Benoît Paire vient de valider sa place pour le tableau final du Masters 1000 de Paris et interpelle, dans les couloirs de Bercy, le Serbe en route pour s’entraîner sur le court central. Ce dernier, hilare, échange quelques mots – en français – avec l’Avignonnais. Novak Djokovic, qui jouera mardi contre le Portugais João Sousa, a retrouvé le sourire, son tennis et lorgne avec insistance sur la place de numéro un mondial de Rafael Nadal, qui le devance de seulement 215 points.

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Vainqueur à Shanghaï le 14 octobre, il reste sur une série de 27 victoires en 28 rencontres. A 31 ans, il est redevenu lui-même : ce monstre de régularité qui avait imposé sa griffe sur le tennis mondial entre 2011 et 2016. Les états d’âme des derniers mois paraissent bien loin. En mars, il évoquait pourtant auprès de ses proches l’idée de raccrocher un mois après son opération au coude.
Mais à en croire son entraîneur Marian Vajda, « Nole » n’est pas seulement aussi fort qu’avant. Il l’est encore davantage. « J’ai trouvé un nouveau Novak, un Novak même encore meilleur », affirmait le Slovaque en Chine. Voici trois raisons de le croire.

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Un mental remis à neuf
Il l’a dit lui-même après sa victoire à Shanghaï : « Vous avez vu le nouveau Novak. J’ai dû me réinventer et trouver ma propre formule pour le succès. Je l’ai trouvée et j’espère la garder le plus longtemps possible. »
Comme toujours au tennis, tout part de la tête. Et à ce niveau-là, Novak Djokovic a laissé derrière lui ses doutes nés paradoxalement de la victoire tant désirée à Roland-Garros en 2016. En juillet 2017, il disait « stop », à la suite d’une année d’errance, née de ce sentiment de vide, après avoir remporté le dernier tournoi du Grand Chelem qui lui échappait encore.
La pause de six mois a été bénéfique. Martin Vajda, son entraîneur de toujours, a remplacé Boris Becker (ainsi qu’Andre Agassi et Radek Stepanek, remerciés au printemps) et limité l’influence de Pepe Imaz, coach mental controversé que le joueur consulte encore à l’occasion du côté de Marbella en Espagne. « [Cette période] loin du circuit m’[a] permis de me régénérer en termes de motivation, d’inspiration, mais aussi de décider si je devais faire des ajustements dans mon jeu et avec ma raquette », souligne Djokovic.
La paternité l’a également changé. Père d’un fils, né en octobre 2014, et d’une fille, née en septembre 2017, le Serbe confie que « [s]a vie ne se résume plus au tennis ». A propos de son fils, « Nole » avait d’ailleurs glissé, après Wimbledon, qu’il avait été « l’une de [ses] plus grandes sources de motivation, si ce n’est la plus grande ». Le « Djoker » n’est peut-être plus cette machine à gagner dont on se demandait si elle était vraiment humaine, mais il semble moins mettre au pied de la lettre les conseils d’un Imaz sur la nécessité de relativiser la défaite.
Auprès de ses adversaires, Djokovic en impose de nouveau. Comme entre 2011 et 2016 quand il avait en partie match gagné en entrant sur les courts. « L’une des clés, c’est l’aura. En ce moment, je ne pense pas qu’il y ait un joueur qui parte confiant au moment de défier un Djokovic à son top niveau », assure David Law, commentateur de tennis pour des chaînes britanniques.

   


Un service au top
« Cela a toujours été une arme cachée, le coup très important dans mon jeu, le plus important », jure Novak Djokovic à propos de son service. Traduction : quand ce service va, Djokovic va. Le Serbe n’a évidemment pas la force de frappe et l’envergure d’un Marin Cilic (nº 6 mondial) ou d’un Kevin Anderson (nº 8), mais dispose d’autres qualités dans le domaine – « justesse et efficacité plutôt que vitesse et puissance », assure-t-il. 
A Shanghaï, où le Serbe n’a pas cédé une seule fois son engagement, cela s’est vu. Ou plutôt, cela ne s’était jamais vu auparavant. « Je ne suis pas sûr que ça me soit déjà arrivé. C’est vraiment une des meilleures semaines de ma carrière dans ce secteur. »
Troisième joueur de l’histoire à remporter un Masters 1000 sans se faire breaker, Djokovic a gagné 85 % de points après son premier service au cours du tournoi (158/186). Connu pour être l’un des meilleurs relanceurs de son sport, le joueur de 31 ans élargit encore sa palette, lui qui a dû modifier son geste au service après son opération au coude.
Son changement de raquette en début d’année n’est pas étranger à ce regain dans le domaine : « J’ai le sentiment que j’ai gagné en puissance et en angle au service », confiait-il en avril.
Une concurrence atone
Ce retour au sommet express a aussi été facilité par l’effritement de la concurrence. Quand celle-ci n’est pas tout bonnement absente. L’actuel numéro deux mondial n’a plus croisé la route du Suisse Roger Federer depuis deux mois (victoire en finale à Cincinnati) et celle de l’Espagnol Rafael Nadal depuis trois mois (victoire en demi-finales de Wimbledon).
Le décompte se perd pour deux autres de ses « meilleurs ennemis », déjà rangés des voitures pour cette saison 2018 : l’Ecossais Andy Murray, touché à la hanche, n’a d’ailleurs quasiment pas joué cette année, alors que le Suisse Stan Wawrinka se remet difficilement d’une blessure qui l’a éloigné six mois des courts.
Et Djokovic a encore de quoi sourire à l’approche du tournoi de Paris cette semaine et du Masters de Londres (à partir du 11 novembre). Avant sa victoire à domicile à Bâle dimanche, Roger Federer réalisait une deuxième partie de saison en deçà des attentes, et les genoux de Nadal n’apprécient pas les surfaces rapides comme celle de Bercy et de Londres.
Guère plus de résistance à opposer au Serbe parmi les autres prétendants : Juan Martin Del Potro, à nouveau blessé, ne devrait pas rejouer en 2018, Alexander Zverev (n° 5 mondial) s’est fait balayer par Djokovic à Shanghaï (6/1, 6/2) et la relève assurée par Stefanos Tsitsipas, Denis Shapovalov ou Daniil Medvedev paraît encore un peu tendre.
Noval Djokovic peut devenir le premier joueur à finir la saison numéro un mondial après être sorti du top 20 la même année (nº 22 en juin). Le tennis aussi a ses « remontadas ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Le président du club anglais de Leicester, homme d’affaires aussi respecté que discret, est mort samedi dans l’accident de son hélicoptère.
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Vichai Srivaddhanaprabha, le milliardaire qui a changé la destinée du club de Leicester

Le président du club anglais de Leicester, homme d’affaires aussi respecté que discret, est mort samedi dans l’accident de son hélicoptère.



Le Monde.fr avec AFP
 |    29.10.2018 à 16h36
 • Mis à jour le
29.10.2018 à 17h41
   





                        



   


Sa seule extravagance de milliardaire lui aura été fatale. Le président de Leicester City, le Thaïlandais Vichai Srivaddhanaprabha, avait pour seul péché mignon de quitter le stade de son équipe en hélicoptère. Celui-ci s’est écrasé aux abords du King Power Stadium, samedi 27 octobre, causant la mort de son propriétaire, ainsi que celles de quatre autres passagers. Un choc pour les habitants de Leicester, ville située dans le centre de l’Angleterre, qu’il a fait connaître dans le monde entier.
Le milliardaire de 60 ans, décrit comme humble et généreux, avait mené son club jusqu’à l’un des plus improbables exploits de l’histoire du football : le titre de champion conquis en 2016, au nez et à la barbe des grandes puissances du football anglais. Seulement six ans après le rachat pour 40 millions de livres d’un club alors moribond, qui végétait en deuxième division.
Un conte de fées du football moderne avec l’entraîneur italien Claudio Ranieri à la baguette, mais dont l’homme d’affaires thaïlandais avait été le véritable investigateur. Sans dépense mirobolante (selon les canons de la Premier League), Vichai Srivaddhanaprabha avait investi de manière ciblée, privilégiant l’éclosion de jeunes talents. Leicester a eu du nez avec l’attaquant vedette Jamie Vardy, déniché en cinquième division anglaise, ou le Français N’Golo Kanté (acheté à Caen) et l’Algérien Riyad Mahrez, recruté au Havre en Ligue 2.

   


« Nous lui devons tout »
Réputé proche de ses joueurs, Vichai Srivaddhanaprabha était également très apprécié des supporteurs de Leicester, un fait plutôt rare pour des propriétaires étrangers en Angleterre. Il faut dire qu’il savait les choyer. Les supporters de Leicester avaient ainsi eu droit à une bière gratuite et à des beignets pour célébrer son soixantième anniversaire, avant un match contre Newcastle en avril de cette année. Et le prix des abonnements avait été gelé ces quatre dernières saisons, tandis que Vichai Srivaddhanaprabha avait fait don de deux millions de livres sterling (2,5 millions de dollars) pour aider à construire un hôpital pour enfants.
« Vichai a choisi Leicester lorsque nous étions couverts de dettes, rappelle Ellis Greaves, un fan des Foxes (les renards, le surnom du club), qui a lancé une pétition en ligne pour qu’une statue soit érigée en l’honneur du président défunt. Il nous a sortis de là et a fait de nous ce que nous sommes aujourd’hui. Nous lui devons tout, à lui et sa famille. S’il vous plaît, si vous êtes un supporter de Leicester ou un fan de football, signez cette pétition pour qu’une statue soit érigée devant le King Power Stadium à sa mémoire. » En milieu de journée, cette pétition avait déjà recueilli plus de 16 000 signatures.
Malgré sa popularité, le Thaïlandais aux petites lunettes rondes était un personnage peu connu, qui a préféré laisser son fils Aiyawatt, dit « Top », jouer les premiers rôles en tant que vice-président du club.
Dimanche, le club a salué la « gentillesse » et la « générosité » de Vichai Srivaddhanaprabha, un « grand homme ». « C’est une tragédie pour le club. Je suis épouvantablement triste », a aussi réagi l’entraîneur français de Leicester, Claude Puel. De nombreux supporters de football ont afflué toute la journée aux abords du stade, pour déposer des bouquets de fleurs et des écharpes aux couleurs du club, ou se recueillir en silence.

https://t.co/hQSR0IDWWg— LCFC (@Leicester City)


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« Je peine à trouver les bons mots… Mais pour moi, vous êtes une légende, un homme incroyable, [celui] qui avait le plus grand cœur, l’âme du Leicester City », a écrit sur Instagram, dans la nuit de dimanche à lundi, l’attaquant vedette Jamie Vardy, en légende d’une photographie de lui et de Vichai Srivaddhanaprabha souriants.
Les anciens du club se sont également exprimés. L’ex-international et joueur de Leicester Gary Lineker a confié sur Twitter avoir le « cœur brisé ». « Ce qu’il a fait pour Leicester est incroyable », a rappelé sur BBC5live Sven-Goran Erikssen, ancien manager du club, décrivant un homme « extrêmement généreux », présent à chaque match, avec sa famille.
« Ce n’était pas un héritier d’une riche famille mais un vrai battant »
L’homme d’affaires était à la tête d’une fortune aujourd’hui estimée à plusieurs milliards de dollars. Familier de la famille royale thaïlandaise, il avait construit l’activité de son groupe, King Power, à partir de 1989 avec, au départ, un seul magasin de Duty-Free à Bangkok, avant de décrocher, en 2006, la concession pour les magasins de Duty-Free du nouvel aéroport international de Bangkok, qui voit passer chaque année des millions de voyageurs.
« Ce n’était pas un héritier d’une riche famille mais un vrai battant », souligne le politicien Anutin Charnvirakul, saluant le « modèle pour la jeune génération », d’homme d’affaires avisé, incarné par Vichai. Fervent bouddhiste, Vichai a réussi à se ménager les faveurs des élites conservatrices, y compris du palais, qui lui a accordé le nom prestigieux de Srivaddhanaprabha.
En dépit de son poids économique et de ses ambitions internationales, King Power était, cependant, resté une entreprise très familiale. Et les quatre enfants de Vichai, deux filles et deux garçons tous trentenaires, font tous partie du comité exécutif du groupe.
Vichai Srivaddhanaprabha était aussi un familier des puissants de Thaïlande, au premier rang desquels la famille royale. Son nom, Srivaddhanaprabha, lui a été attribué en 2013 par le roi de Thaïlande. Amateur de polo, dont il était un joueur accompli, membre du Ham Polo Club de Londres, il côtoyait également des membres de la famille royale en Angleterre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ Rafael Nadal et Novak Djokovic évaluent l’opportunité d’aller ou non jouer en décembre à Djedda. Amnesty International presse la Juventus Turin et le Milan AC de ne pas disputer la Supercoupe d’Italie en janvier à Ryad.
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La diplomatie par le sport de l’Arabie saoudite à l’épreuve du meurtre de Jamal Khashoggi

Rafael Nadal et Novak Djokovic évaluent l’opportunité d’aller ou non jouer en décembre à Djedda. Amnesty International presse la Juventus Turin et le Milan AC de ne pas disputer la Supercoupe d’Italie en janvier à Ryad.



LE MONDE
 |    29.10.2018 à 10h29
 • Mis à jour le
29.10.2018 à 15h19
    |

            Clément Martel








                        



   


Ils sont venus à Paris ferrailler pour le trône de numéro 1 mondial. Mais c’est au sujet d’un autre royaume que Rafael Nadal et Novak Djokovic ont été tenus de s’expliquer, dimanche 28 octobre. Avant l’ouverture du Masters 1 000 de Paris-Bercy, les numéros 1 et 2 mondiaux du tennis masculin ont répondu – pour le moins gênés – à des questions portant sur leur participation à une rencontre d’exhibition programmée pour la fin décembre à Djedda, en Arabie saoudite.
En cette période de vacance du circuit mondial, ce type de matchs dans des pays prêts à y mettre le prix est monnaie courante. Et les meilleurs joueurs du monde n’hésitent pas à courir le cachet durant l’intersaison. Ces dernières années, Nadal et Federer ont ainsi disputé des rencontres promouvant le modeste mais lucratif tournoi de Doha – sur un tapis volant – offrant à l’organisateur qatari de jolis clichés promotionnels.
Au moment où il a été signé, le contrat liant Nadal, Djokovic et le royaume saoudien n’avait pas l’odeur de soufre qu’il véhicule aujourd’hui. C’était avant le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi dans l’enceinte du consulat saoudien d’Istanbul. Selon des responsables turcs, cet opposant a été victime d’un meurtre soigneusement planifié et perpétré par une équipe d’agents venus de Ryad.

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Le 7 octobre, quelques jours après la disparition de Jamal Khashoggi et alors que des rumeurs commençaient à lier celle-ci à l’Arabie saoudite, Rafael Nadal et Novak Djokovic ont chacun publié un tweet promotionnel – chose courante dans ce genre de contrat – vantant le pays.
« On est en train d’évaluer la situation »
Conscients de l’image que renverrait la tenue d’une telle rencontre dans la ville royale de Djedda, les agents des joueurs s’activent désormais en coulisse pour tenter de rétropédaler. Mais le contrat – il est question d’un million de dollars par joueur – étant directement signé avec l’Autorité générale du sport saoudien, l’affaire est ardue.
D’où un difficile exercice d’équilibriste. « Quand ce type de choses se produit, c’est catastrophique, c’est terrible. Un journaliste a perdu la vie. Et je sais que des choses horribles se sont passées à l’intérieur de ce consulat, a reconnu Rafael Nadal. Donc on est en train d’évaluer la situation et on espère que les choses vont s’éclaircir le plus vite possible. »
Plus prudent encore, Novak Djokovic s’est retranché derrière son « apolitisme » pour ne pas piper mot quant au fond de l’affaire. « Malheureusement, on s’est retrouvés tous les deux attirés dans cette situation, a-t-il déploré, précisant que l’engagement avait été conclu voici plus d’un an pour préparer la saison. C’était une décision tennistique, professionnelle, à l’époque. Maintenant, je suis conscient de ce qui se passe avec l’Arabie saoudite. Quand on voit quelque chose de ce genre, bien entendu, on a un ressenti. Mais je ne peux pas vous en dire davantage. »
Ayant pour coutume de « rester professionnel et de respecter les gens vis-à-vis desquels [il s’est] engagé », le Joker attend « plus d’informations sur ce qui se passe, afin de pouvoir prendre une décision rationnelle pour savoir s’il convient d’y aller ou pas ».
Pressions d’Amnesty International
Autre sport, mêmes interrogations. Amnesty International a pressé, samedi, la Juventus Turin et le Milan AC de boycotter la Supercoupe d’Italie, dont la délocalisation en janvier 2019 à Ryad avait été annoncée en grande pompe en juin par l’Autorité générale du sport saoudien. Une pratique habituelle dans nombre de championnats européens – la France a ainsi disputé son trophée des champions à Shenzhen, en Chine, cette année.

The chairman of the GSA, his excellency Turki Al-Shiekh signs a contract with the CEO of Serie A, Mr. Marco Brunell… https://t.co/KbNhsYQsau— gsaksa_en (@General Sports Authority)


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Selon plusieurs médias italiens, l’accord entre l’Arabie saoudite et la Ligue nationale professionnelle Série A (Lega Serie A) rapportera sept millions d’euros – que se partageront les deux clubs et la Ligue. Après la Libye, la Chine, les Etats-Unis et le Qatar, l’Italie a choisi Ryad pour héberger les éditions 2018-2019 et 2020 de sa « Supercoppa ».
Cette décision a été regrettée par le dernier ministre des sports italien – l’actuel gouvernement Conte a supprimé le poste –, Luca Lotti (centre gauche). Ce dernier s’est ému sur Facebook de « la nouvelle terrifiante de la mort horrible » du journaliste Khashoggi et a appelé à « empêcher le football italien d’écrire une page sombre » de son histoire.
« Même avant le meurtre de Jamal Khashoggi, l’Arabie saoudite présentait un épouvantable bilan à propos des droits de l’homme, a rappelé le responsable de la section politique d’Amnesty International au Royaume-Uni, Allan Hogarth. Les grands clubs, comme la Juventus et l’AC Milan, doivent comprendre que leur participation à des événements sportifs dans ce pays pourrait être considérée comme une caution sportive. »
Levier de communication
Depuis 2016, le sport est l’un des leviers de communication sur lequel s’appuie l’Arabie saoudite pour essayer de casser son image de pays conservateur. A la suite du prince héritier Mohammed Ben Salman, le pays a multiplié les initiatives – illustrées notamment par l’ouverture des stades de football aux femmes – liées au sport.
« Toutes ces initiatives visent à augmenter l’influence saoudienne, analyse James Dorsey, chercheur à l’Ecole d’études internationales S. Rajaratnam à Singapour. Ils se servent du sport pour des raisons politiques, et ça a augmenté ces dernières années. »
Outre le match Nadal-Djokovic, d’ici à la fin de l’année, un combat de catch organisé par la surpuissante WWE (World Wrestling Entertainment), suivi d’une étape du Tour européen de golf doivent se dérouler dans le royaume saoudien. Des engagements sur le long terme - les contrats courent sur plusieurs années – à même d’offrir des retombées positives au pays.
Les exemples ne manquent pas dans l’histoire de régimes autoritaires utilisant le sport comme levier de communication. Difficile d’offrir une image plus ouverte que celle d’un stade plein acclamant des athlètes du monde entier. La dernière Coupe du monde, en Russie, a ainsi servi au « soft power » de Vladimir Poutine.
Et quand les dizaines de milliers de supporteurs du stade de Ryad célèbrent Neymar et consorts, le 16 octobre, lors de la délocalisation de la rencontre amicale Brésil-Argentine, « c’est le même mécanisme qui s’opère », estime James Dorsey. Pour lui, les sportifs, Nadal et Djokovic en tête, « ne devraient pas ignorer ce qu’implique de jouer ce jeu, quitte à perdre de l’argent ».

Retrouvez nos articles et analyses sur l’affaire Khashoggi
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ L’actualité sportive ne s’est pas limitée à la victoire du PSG sur la pelouse de Marseille et au cinquième titre de champion du monde de Lewis Hamilton.
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Par  Grégor Brandy   Publié le 29 octobre 2018 à 07h16 - Mis à jour le 29 octobre 2018 à 07h54   Lecture 7 min.     Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter   Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail             Oui, le Paris Saint-Germain a continué sa série de onze victoires en onze matchs en battant Marseille 2 à 0.                     Quand t’as oublié ta mobylette, mais que ça ne t’empêche pas de mettre les gaz. Claude Paris / AP             Oui, Lewis Hamilton a remporté son cinquième titre de champion du monde de formule 1.                     Lewis Hamilton félicité pour son titre de champion du monde après le Grand Prix du Mexique, le 28 octobre. HENRY ROMERO / REUTERS             Oui, Tessa Worley a remporté le géant d’ouverture, à Sölden.                     Tessa Worley après sa victoire, le 27 octobre 2018. BARBARA GINDL / AFP             Mais il s’est passé autre chose ce week-end dans le monde du sport. Et vous êtes peut-être passé à côté.          Les trois leçons du week-end          Ton billet pour la Coupe du monde, tu valideras (presque)          Premier match et première victoire pour l’équipe de France de rugby à XIII dans le championnat d’Europe 2018. Les Bleus se sont facilement imposés face au Pays de Galles (54-18) et ont pris la tête devant l’Irlande victorieuse de l’Ecosse (30 à 10) dans l’autre match de la compétition. Avec cette victoire, la France a fait un premier grand pas vers la qualification pour la Coupe du monde 2021. En effet, les deux premiers valideront directement leur billet pour l’Angleterre.          🎯Premier match et première victoire de l'équipe de France dans ce Championnat d'Europe!🏉🏆🏉
— FFRXIII (@🇫🇷Fédération Française de Rugby  XIII🏉)            Les filles, elles, affrontaient l’Angleterre un peu plus tôt en match amical, mais ont subi la dure loi des Anglaises. Elles se sont inclinées assez largement (54-4).            Les deux rencontres se déroulaient à Carcassonne, et la fédération avait décidé quelques jours plus tôt de reverser l’intégralité de la recette des rencontres à l’association Aude Solidarités, qui doit venir en aide aux sinistrés des inondations « pour aider ces familles qui ont tout perdu », avait expliqué avant la rencontre le président de la fédération, Marc Palanques.          Après trois finales, ton entraîneur, tu renverras                     Tyronn Lue au milieu de ses joueurs, le 25 octobre 2018. Gregory Shamus / AFP             Un seul être vous manque et vous n’avez plus de travail. Après une nouvelle défaite contre Milwaukee (113-91), les Cleveland Cavaliers (NBA) ont décidé de se séparer de leur entraîneur, Tyronn Lue.          Privés de Kevin Love, blessé, et de LeBron James, parti à l’intersaison à Los Angeles, les Cavs ont enchaîné avec une sixième défaite en six matchs. Selon ESPN, des désaccords sur le temps de jeu accordé à certains joueurs ont conduit les dirigeants de Cleveland à se passer de l’entraîneur, qui avait atteint trois finales sur les trois dernières saisons, et remporté un titre à l’issue d’une finale épique en 2016.          T Lue thanks for the memories and more importantly our partnership bringing a 🏆 to that deserved city/fan base. U know how to find me 🙏🏾— KingJames (@LeBron James)            De nombreux doutes existaient chez les fans et certains observateurs sur le véritable rôle joué par Tyronn Lue dans les succès de Cleveland. Pour certains, il n’était qu’un faire-valoir de LeBron James.          C’est quand même rarissime, du jamais vu je pense dans l’histoire de la NBA.
— TrashTalk_fr (@TrashTalk)            C’est l’ancien assistant de Tyronn Lue, Larry Drew qui va être promu au poste d’entraîneur principal de la franchise.          Sans Kara(batic), tout ira                     Nikola Karabatic avec le Paris Saint-Germain, le 4 juin 2017. INA FASSBENDER / AFP             Ou presque. Privée de leur maître à jouer (et triple meilleur joueur de la planête), Nikola Karabatic, l’équipe de France masculine de handball a assuré pour ses deux premiers matchs « post-Karabatic ». Les joueurs de Didier Dinart ont remporté jeudi et dimanche leurs deux premières rencontres de qualification pour l’Euro 2020. Après une large victoire remportée face à la Lituanie à Aix (42-27), les coéquipiers de Nedim Remili ont souffert à Cluj-Napoca, mais se sont dépétrés du piège roumain (31-21).          Muets pendant les dix premières minutes – et tenus en échec par un excellent Mihai Popescu dans les cages –, les Bleus se sont rassurés en s’appuyant sur leurs fondamentaux : une défense intraitable, et des contre-attaques létales. Avant de s’imposer par dix buts d’écart, et quelques coups d’éclat.          Les Français déroulent face à la Roumanie... ✊💪

— lachainelequipe (@La chaine L'Équipe)            Les joueurs « n’ont pas paniqué et ont su faire preuve de sérénité. Notre stabilité en défense nous donne du crédit » a constaté le sélectionneur Didier Dinart, plus que jamais à l’image de son surnom « le Roc ». « C’est bon pour le capital confiance ».          La femme du week-end : Simone Biles                     Simone Biles et son entraîneur Laurent Landi, le 27 octobre 2018. Vadim Ghirda / AP             On ne trouve plus les superlatifs pour qualifier les performances de Simone Biles. La gymnaste américaine, quadruple championne olympique à Rio, s’est qualifiée pour les finales de toutes les épreuves où elle était inscrite, en terminant en tête du concours général, au sol, au saut, à la poutre, et fini « seulement » à la deuxième place aux barres asymétriques à l’issue des qualifications des championnats du monde, samedi. Biles et les Américaines étaient également en tête du concours par équipes à l’issue des qualifications, et retrouveront les Françaises en finale, mardi.          Surtout, l’Américaine de 21 ans a réalisé tout cela 24 heures après avoir annoncé qu’elle venait de faire un séjour à l’hôpital parce qu’elle souffrait d’un calcul rénal. « Rien de tel qu’une visite aux urgences moins de 24 heures avant les championnats du monde. Le calcul rénal peut attendre. »          nothing like a late night ER visit less than 24 hrs before world championships 

— Simone_Biles (@Simone Biles)            Comme l’indiquait USA Today, à l’issue de la deuxième journée de qualifications, les qualifications de Simone Biles dans chacune des disciplines « lui offrent la possibilité de faire quelque chose d’inédit. Depuis Lyudmila Turishcheva, en 1974, aucune gymnaste n’a remporté six médailles lors des mêmes championnats du monde ». Le calcul rénal attendra.          Le chiffre du week-end : 8          Huit matchs, huit victoires, 32 buts marqués, un seul encaissé. Comme le PSG chez les hommes, l’Olympique lyonnais continue de rouler sur la première division féminine. Les Lyonnaises se sont encore imposées, ce week-end sur la pelouse de Metz, 5 à 0, grâce notamment à une superbe performance d’Ada Hegerberg (deux buts, deux passes décisives).                       Seul le Paris Saint-Germain (version féminine) semble être capable d’empêcher un treizième titre consécutif pour l’OL. Les Parisiennes ne comptent que deux points de retard grâce à leur courte victoire contre Guingamp, dimanche (1-0). Les deux équipes s’affronteront le 18 novembre.          Les wikis du week-end          Facile          Mon doublé contre le Borussia Dortmund a permis d’arracher un match nul dans les dernières secondes de la rencontre.                                Difficile          Auteur de mon premier triplé en Chine, j’ai permis aux miens de s’imposer ce week-end pour la première fois depuis la fin du mois d’août.                                                      Annonces automobiles avec La Centrale           JEEP COMPASS 11990 € 52           CITROEN BERLINGO 17390 € 48           JAGUAR F-TYPE 105990 € 44      Recherche                            Grégor Brandy           Voir les réactions      Dans la même rubrique                 François D’Haene, libre traileur  Kinésithérapeute et vigneron, le meilleur ultra-traileur français revendique son droit au plaisir. Au point de ne pas courir cette année l’Ultra-Trail du mont Blanc, qu’il a remporté trois fois.                        Roxana Maracineanu : les conseillers techniques sportifs ne seront « plus forcément fonctionnaires »  Dans un entretien paru mardi dans « L’Equipe », la nouvelle ministre des sports explique son projet de réforme transférant une partie de l’emploi des CTS aux fédérations.                      Le Barça orphelin et des filtres Snapchat en NBA, ce que vous avez manqué en sport ce week-end  L’actualité sportive ne s’est pas limitée aux débuts de Thierry Henry à Monaco et au dixième succès en Ligue 1 du PSG.                        Mondiaux d’aviron : Boucheron et Androdias sacrés en deux de couple  Les champions d’Europe en titre ont décroché l’or du deux de couple lors de la dernière journée des finales des Mondiaux d’aviron à Plovdiv (Bulgarie).                      Water-polo : les Françaises veulent faire surface  Cette année, le championnat de France féminin de water-polo compte un nouveau club, celui de l’Insep, qui prépare le terrain avant les JO de 2024, à Paris.                        Tir à l’arc : les archers en campagne  Discipline méconnue du tir à l’arc, le tir en campagne permet aux archers de pratiquer en pleine nature. Le Français Jean-Charles Valladont sera l’un des favoris des Mondiaux qui débutent mercredi 5 septembre.                      Coup de folie, confirmations et record du monde… ce que vous avez manqué en sport ce week-end  L’actualité sportive ne s’est pas limitée aux matchs de la 4e journée du championnat de Ligue 1 ni au Grand Prix de F1 de Monza. La preuve par Le Monde. fr.                        Ibrahimovic, le combat de l’année et des records, ce que vous avez manqué en sport ce week-end  L’actualité sportive ne s’est pas limitée à la Coupe Davis et au record du monde de Kevin Mayer.               
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ En instance de déménagement pour préparer les JO 2024, le laboratoire aimerait rejoindre le campus d’Orsay. Mais le gouvernement est sensible à une option plus politique, à Evry.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 28/10/2018
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L’avenir incertain du laboratoire national antidopage

En instance de déménagement pour préparer les JO 2024, le laboratoire aimerait rejoindre le campus d’Orsay. Mais le gouvernement est sensible à une option plus politique, à Evry.



LE MONDE
 |    29.10.2018 à 06h47
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 14h04
    |

            Clément Guillou








                        



                                


                            

Abandonné à son triste sort depuis des années, déclassé scientifiquement et à l’étroit dans ses murs, voilà soudain le laboratoire antidopage français l’objet de beaucoup d’égards : en Essonne, deux sites se disputent l’accueil de la structure, forcée de quitter Châtenay-Malabry (Hauts-de-Seine) pour rester compétitive à six ans des Jeux olympiques (JO) de Paris.
Et, à l’image des querelles de chapelle qui agitent le sport français un an après l’obtention des JO, ce n’est pas exactement l’esprit de concorde qui règne : depuis un an, le gouvernement et l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) se mènent une guerre feutrée dans ce dossier. Tant le campus d’Orsay de l’université Paris-XI que la communauté d’agglomération d’Evry, « Grand Paris Sud », souhaitent accueillir le laboratoire.
Si l’AFLD penche clairement pour rejoindre le plateau de Saclay, où se trouve l’université d’Orsay, le gouvernement est aussi sensible aux arguments d’Evry, portés par un homme de réseaux de la politique sportive : Hakim Khellaf, ancien conseiller sport de Jean-Marc Ayrault et Manuel Valls à Matignon.
« Une décision doit être prise avant la fin de l’année », dit-on au ministère des sports. Le temps presse, de fait, si le laboratoire souhaite être opérationnel en 2023, pour la Coupe du monde de rugby en France et à un an des JO. Jadis dans le peloton de tête des laboratoires de détection, Châtenay-Malabry est désormais dans le viseur de l’Agence mondiale antidopage (AMA). L’exiguïté de cet ancien gymnase, où l’on analyse depuis bientôt trente ans des échantillons, rendait son déménagement prévisible. L’AMA préconise désormais que tout laboratoire antidopage soit adossé à une structure universitaire.

« Comme si l’intelligence ne pouvait pas être en grande banlieue »
Dès 2016, deux hommes font part de leur intérêt à l’AFLD : le biologiste Pierre Tambourin, alors directeur du Génopole d’Evry, et Hakim Khellaf, cheville ouvrière...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ La victoire du Paris Saint-Germain à Marseille (0-2) donne huit points d’avance au club parisien dans un championnat qui semble déjà plié.
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Ligue 1 : Kylian Mbappé tue le « classico » malgré une sanction du PSG

La victoire du Paris Saint-Germain à Marseille (0-2) donne huit points d’avance au club parisien dans un championnat qui semble déjà plié.



LE MONDE
 |    29.10.2018 à 03h02
 • Mis à jour le
29.10.2018 à 12h40
    |

                            Gilles Rof (Marseille, correspondant)








                        



   


Il se passe toujours quelque chose dans les rencontres OM-PSG. Et cette version 2018 de ce que le monde du football appelle le « classico », n’a pas dérogé à la règle. Dimanche soir, en clôture de la onzième journée du championnat de Ligue 1, la surprise n’est pas tant venue de la victoire du Paris Saint-Germain (0-2), qui a pris l’habitude, douloureuse pour les Marseillais, de battre son éternel rival. Mais plutôt des à-côtés d’un match dont le PSG est sorti content mais troublé et l’Olympique de Marseille très en colère, accusant l’arbitre d’avoir faussé le résultat.
Le héros du match pour Paris, s’appelle, une fois de plus, Kylian Mbappé. Mais le jeune champion du monde a ajouté dans un stade Vélodrome forcément hostile, une ligne des plus inattendues à sa légende grandissante. Arrivé en retard à la causerie d’avant-match dans l’après-midi à l’hôtel où résidaient les Parisiens, l’attaquant de 20 ans a commencé la rencontre au banc des remplaçants. Une punition « pour raisons disciplinaires », expliquera après coup l’entraîneur parisien Thomas Tuchel, qui a également frappé son coéquipier Adrien Rabiot, coupable de la même nonchalance.

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Réaction d’orgueil
Si le milieu de terrain parisien est apparu toute la soirée crispé par la sanction, Kylian Mbappé, lui, a réagi à sa manière. Aussi brillante qu’orgueilleuse. Rentré sous la bronca du public marseillais à l’heure de jeu – la durée de la punition –, il est allé ouvrir le score trois minutes plus tard. Un ballon perdu par l’OM, une course qui laisse le défenseur Boubacar Kamara, 19 ans, sur place, et une frappe croisée que Steve Mandanda, son coéquipier en équipe de France, ne bloque pas. La comète Mbappé a frappé.
Et comme souvent avec la jeune star, le message sur le terrain s’est doublé d’un contrepoint médiatique. « Une grande équipe se repose sur des leaders. Je pense que je peux assumer ce rôle et je l’ai fait aujourd’hui » glissait-il à la sortie du match au micro de Canal+, avant de filer, encore en short et crampons, tenir une courte réunion familiale avec sa mère et son père, présents au Vélodrome. Une scène surréaliste qui montre à quel point l’épisode était d’importance pour le clan Mbappé.
« Je n’aime pas jouer sans Kylian et Adrien, surtout dans une rencontre comme celle-là. C’est une décision très difficile, mais c’était nécessaire » concédait Thomas Tuchel, visiblement gêné d’avoir eu à punir deux de ses habituels titulaires pour « le bien de l’institution ». La réponse de Kylian Mbappé a été entendue et l’histoire devrait s’arrêter là. « Pour moi, maintenant, c’est bon, c’est fini » assurait l’entraîneur parisien dans les coulisses du stade Vélodrome, rassuré de voir son équipe battre un rival potentiel, quatre jours après sa contre-performance en Ligue des champions contre Naples (2-2).

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L’OM, en revanche, va ruminer longtemps la conclusion d’un match qu’elle imaginait à sa portée. Et notamment ce but marqué par Kostas Mitroglou à la 86e minute et refusé par l’arbitre, Benoît Bastien, pour une obstruction peu évidente du Néerlandais de l’OM Kevin Strootman sur le capitaine parisien, Marquinhos. A cet instant, Marseille aurait pu revenir à égalité. Et n’aurait peut-être pas encaissé le second but marqué par Julian Draxler au bout du temps supplémentaire (95e).
Jeu stérile
« Le score n’est pas logique » grognait un Rudi Garcia très agacé. « La défaite est cruelle. J’estime qu’on a fait jeu égal avec le Paris Saint-Germain, qui a un budget quatre fois plus important que le nôtre » complétait sur le même tempo, le président Jacques-Henri Eyraud, qui a exprimé son désaccord à l’arbitre après la rencontre. Les Marseillais reprochent à M. Bastien de ne pas avoir consulté les images vidéo de l’action litigieuse. « Si un jour la VAR [l’assistance vidéo à l’arbitrage] est mise en route dans le championnat de France, on ne verra pas ce qui est arrivé aujourd’hui » ironisait l’entraîneur marseillais, avant d’abréger sa conférence de presse d’après-match.
La charge contre l’arbitrage ne peut toutefois masquer les insuffisances de l’OM. Face à une équipe parisienne fortement diminuée par les absences des blessés Thiago Silva et Edison Cavani, du suspendu Presnel Kimpembé et des deux punis de dernière minute, les Marseillais, malgré un excellent Florian Thauvin revenu de blessure, ont été solides mais stériles.
La faute, peut-être, au système de jeu choisi par Rudi Garcia. Pour battre cette équipe invaincue depuis dix journées, l’entraîneur marseillais avait trituré toutes les solutions à sa disposition. « Ça fume » plaisantait-il même la veille de la rencontre. Dans l’ambiance chaude d’un Vélodrome, où les fumigènes, absents depuis le début de la saison, ont fait un retour incandescent devant les yeux de la ministre des sports, Roxana Maracineanu, l’OM s’est finalement présenté sans véritable attaquant de pointe.
Coup de poker ou symbole du manque de confiance en ses deux avant-centres, Kostas Mitroglou et Valère Germain ? « On voulait bien défendre et bien utiliser le ballon. Tous mes joueurs techniques étaient sur le terrain » livrait, en guise d’explication, Rudi Garcia. Le choix de l’entraîneur marseillais ne manquera pas de relancer le débat à Marseille sur la nécessité d’engager un grand attaquant. L’OM, cinquième à 14 points de l’intouchable PSG, définitivement lancé vers un nouveau titre de champion, semble toujours en avoir un besoin criant.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ Quatrième du Grand Prix du Mexique, le pilote Mercedes égale, avec ce cinquième sacre, le nombre de titres du mythique pilote argentin Fangio.
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Formule 1 : Lewis Hamilton sacré champion du monde pour la cinquième fois

Quatrième du Grand Prix du Mexique, le pilote Mercedes égale, avec ce cinquième sacre, le nombre de titres du mythique pilote argentin Fangio.



LE MONDE
 |    28.10.2018 à 22h07
 • Mis à jour le
28.10.2018 à 23h45
    |

            Catherine Pacary








                        


Cinq étoiles pour Lewis Hamilton. A 33 ans, le pilote britannique de l’écurie Mercedes, 4e du Grand Prix du Mexique – remporté par le Néerlandais Max Verstappen – qui se courait dimanche 28 octobre à Mexico, a été sacré champion du monde des pilotes de Formule 1 pour la cinquième fois – après 2008, 2014, 2015 et 2017.

🏆🏆🏆🏆🏆

@LewisHamilton is a FIVE-time world champion!

— F1 (@Formula 1)


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En dépit de sa seconde place à Mexico, le pilote Ferrari Sebastian Vettel, dauphin d’Hamilton ne peut plus, mathématiquement, rattraper le pilote britannique au cours des deux dernières courses de la saison, puisqu’un maximum de 25 points est attribué au vainqueur.
Lewis Hamilton rejoint ainsi dans l’histoire de la F1 le mythique pilote argentin Juan-Manuel Fangio (1951, 1954, 1955, 1956, 1957). Seul l’Allemand Michael Schumacher a fait mieux, avec sept titres mondiaux (1994, 1995 et de 2000 à 2004).
« C’est un sentiment très étrange », a reconnu le champion du monde au terme d’une « course horrible », ne manquant pas de remercier son équipe. « On a accompli tellement de travail au fil de toutes les courses. Fangio a réalisé ça aussi avec Mercedes, cela rend la situation surréaliste pour l’instant. »
Doutes au printemps
Contrairement à ce que les statistiques peuvent laisser penser – début octobre, au Japon, il affichait six victoires en sept courses – l’année 2018 n’a pas été une (aussi) simple formalité pour le Britannique. Son entame de la saison a notamment été un peu compliquée. Mi-avril, il connaît un petit « coup de mou ». L’heure est au doute. Sebastian Vettel, l’autre quadruple champion du plateau, vient de gagner deux Grand Prix sur trois et mène le championnat aux manettes d’une Ferrari performante. On dit le champion de Mercedes démotivé, la tête ailleurs.
Ce que Toto Wolff, patron de l’écurie Mercedes, dément, à sa façon. « On oscille entre l’exubérance et la déprime. (…) Quand les choses ne vont pas dans la bonne direction, c’est la fin du monde, et quand on gagne deux courses de suite, c’est la domination totale de Mercedes qui détruit la F1. Peut-être qu’il y a un juste milieu, déclare-t-il juste après le Grand Prix de Shanghaï, le 15 avril. Il y a eu trois courses que nous n’avons pas pu gagner, c’est un fait. Mais je vois toujours la flamme et le désir de gagner chez Lewis. »
Mais entre le Grand Prix de Monaco, fin mai, et celui de Grande-Bretagne, début juillet, soit cinq courses, Hamilton n’en gagne qu’une et enregistre un abandon. Après le Grand Prix de Silverstone, il est devancé par Vettel au classement des pilotes.
« Un phénomène »
Toto Wolff connaît bien son poulain, depuis qu’il a rejoint son équipe en 2012. Il a immédiatement intégré sa différence. Seul noir de l’élite du sport automobile, originaire d’une famille de classe moyenne. Lewis Hamilton est né le 7 janvier 1985 à Stevenage dans le Hertfordshire, au nord de Londres, d’un père noir, Anthony, originaire de Grenade, et d’une mère anglaise, Carmen.
Ses parents séparés alors qu’il n’a que 2 ans, l’enfant a vécu chez sa mère jusqu’à ce qu’il commence à piloter un kart, à 6 ans. Il passe alors sous l’aile du père, qui fait aussi office d’entraîneur, mécanicien, manager. « L’homme qui a rendu cela possible », dira-t-il plus tard, adulte. L’enfant, lui, enchaîne les victoires en kart. A 9 ans, il se plante devant Ron Dennis, patron de l’écurie McLaren et lui déclare vouloir piloter une F1. Détecteur de talents, l’homme d’affaires britannique décide de financer sa carrière, jusqu’à ce qu’il rejoigne la filière jeune McLaren-Mercedes en 1997, puis à ses débuts en monoplace (champion britannique de F3 en 2003, champion F3 Euro-séries en 2005).
Consécration en 2007, Lewis Hamilton intègre l’élite, l’écurie McLaren Mercedes, au côté du champion espagnol Fernando Alonso. Le rooky – débutant – finit la saison au deuxième rang mondial, derrière Kimi Räikkönen. Il décroche son premier titre mondial l’année suivante, en 2008. Lionel Froissart, dans sa biographie Dans la roue de Lewis Hamilton (Calmann-Lévy, 2008), parle de « l’éclosion d’un phénomène ».

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Double vie épuisante
Cette éclosion a un prix pour le jeune homme : « J’ai été privé de la possibilité de grandir normalement, déclare-t-il dans le magazine australien Men’s Healthy du 16 mai 2017. Je ne sortais pas avec des amis, j’étais toujours concentré sur la course, toujours sérieux. » Cette éclosion nécessite aussi de l’air, ce qui passe par la séparation professionnelle d’avec son père – à partir de 2010, la société de Simon Fuller sera son manager – et d’avec Ron Dennis, puisqu’il quitte McLaren en 2012.
Au printemps cette année, et avant l’été, Lewis Hamilton cherche aussi de l’air ailleurs : il ne sacrifie plus tout à la Formule 1 – c’est inédit ! S’il « travaille beaucoup », il « s’amuse beaucoup » également. Un look de rock star, de multiples et lourds colliers en or autour du cou, des bracelets, un diamant dans le nez, deux bouledogues, un jet privé rouge… Lewis Hamilton excentrique est un créatif brimé.
Dessinateur lorsqu’il était adolescent, musicien en 2017 (il a travaillé avec les chanteurs Drake ou Frank Ocean), il se lance dans la mode et crée sa ligne de vêtements pour la marque américaine Tommy Hilfiger. Très investi, il dessine, discute… jusqu’à présenter son défilé à Shanghaï début septembre. Une double vie épuisante. Le quotidien britannique The Sun a fait les comptes avant le Grand Prix de Singapour, début septembre : en dix jours, Lewis Hamilton a parcouru 40 000 km et passé 53 heures en avion.

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Les erreurs de Sebastian Vettel
Toto Wolff « gère », mais s’inquiète. Jusqu’à la victoire de son protégé, au bout de l’épuisement, à Singapour le 16 septembre. Ce qui fait dire au manager autrichien de Mercedes : « Depuis six ans, j’ai entendu des gens me demander comment je pouvais autoriser Lewis à voler autour du monde. Vous savez quoi ? Il l’a fait de la manière la plus extrême lors des dix derniers jours. (…) Et il a finalement tout déchiré ici. (…) Il sait ce qui est bon pour lui. »
De fait, depuis le Grand Prix d’Allemagne le 22 juillet à Hockenheim, et en dépit d’une saison conduite « à la limite », Lewis Hamilton et sa Mercedes ont tout raflé, ou presque : seul le tracé de Spa, fin août en Belgique, a permis à Vettel de briller ; et Kimi Räikkönen a réussi à s’imposer à Austin le 21 octobre.
Pour asseoir sa domination, Lewis Hamilton aura aussi pu compter sur un petit coup de pouce de son manager. A Sotchi, le 30 septembre, pour assurer le futur titre du Britannique, Toto Wolff a ordonné à son deuxième pilote, Valtteri Bottas, de laisser passer son coéquipier. Une consigne de course très prudente à six courses de la fin du championnat.
Plus encore, Lewis Hamilton aura surtout bénéficié, pendant une bonne deuxième moitié de la saison des erreurs de son rival, Sebastian Vettel. Le pilote Ferrari a débuté sa « série » en Azerbaïdjan, fin avril, avec un dépassement raté, qui a offert, temporairement, la tête du championnat à Lewis Hamilton.
S’en suivent, entre autres, une sortie de piste sous la pluie en Allemagne, qui le contraint à l’abandon alors qu’il avait course gagnée, le 22 juillet, ou encore un tamponnage de la Red Bull de Max Verstappen à Suzuka (Japon) le 7 octobre. Enfin, lors du Grand Prix d’Austin, le 21 octobre, une faute lors des qualifications rétrograde l’Allemand de trois places sur la grille de départ, avant qu’il ne parte en tête-à-queue dès le premier tour, ce qui lui fait perdre cinq places.
Lewis Hamilton n’en demandait pas tant. Fangio dans le rétro, le record de Michaël Schumacher se profile à l’horizon. La bride large, Lewis Hamilton a re-signé pour deux ans, le 19 juillet, avec Mercedes. Cinq plus deux égale sept ?

F1 : le calendrier 2019 validé
Validé le 12 octobre, le calendrier 2019 de Formule 1 comportera vingt et une courses, comme en 2018. La saison débutera une semaine plus tôt, le 17 mars en Australie, et finira une semaine plus tard, le 1er décembre à Abou Dhabi. Cela évitera de courir trois courses en trois semaines, comme expérimenté en juin (France, Autriche, Grande-Bretagne), une solution qui avait été rejetée par les écuries.
17 mars : Australie (Melbourne). 31 mars : Bahreïn (Sakhir). 14 avril : Chine (Shanghaï). 28 avril : Azerbaïdjan (Bakou). 12 mai : Espagne (Barcelone). 26 mai : Monaco. 9 juin : Canada (Montréal). 23 juin : France (Le Castellet). 30 juin : Autriche (Spielberg). 14 juillet : Grande-Bretagne (Silverstone). 28 juillet : Allemagne (Hockenheim). 4 août : Hongrie (Budapest). 1er septembre : Belgique (Spa-Francorchamps). 8 septembre : Italie (Monza). 22 septembre : Singapour. 29 septembre : Russie (Sotchi). 13 octobre : Japon (Suzuka). 27 octobre : Mexique (Mexico). 3 novembre : Etats-Unis (Austin). 17 novembre : Brésil (Sao Paulo). 1er décembre : Abou Dhabi (Yas Marina).





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ Remplaçant, Kylian Mbappé a ouvert la marque après trois minutes de jeu. Les Parisiens s’imposent (2-0) au Vélodrome et signent leur onzième victoire en autant de matches.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ Le nonuple champion du monde français s’est imposé, dimanche, dans le rallye de Catalogne, devant son compatriote Sébastien Ogier. Son 79e succès en carrière.
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« Un peu comme une première victoire », Sébastien Loeb remporte un rallye pour la première fois depuis 2013

Le nonuple champion du monde français s’est imposé, dimanche, dans le rallye de Catalogne, devant son compatriote Sébastien Ogier. Son 79e succès en carrière.



Le Monde.fr avec AFP
 |    28.10.2018 à 16h14
 • Mis à jour le
28.10.2018 à 16h19
   





                        



   


« C’est incroyable, je ne pouvais pas y croire. » Les mots ont manqué à Sébastien Loeb, dimanche 28 octobre, une fois la ligne d’arrivée franchie. Emu, le nonuple champion du monde de rallye a renoué avec la victoire sur le championnat WRC en s’imposant au volant de sa Citroën lors du rallye de Catalogne, sa neuvième victoire dans la région espagnole, et la 79e de sa longue carrière.

Quel exploit ! Sébastien Loeb remporte le Rallye de Catalogne #lequipeAUTO https://t.co/Q9KBg1kqbL— lachainelequipe (@La chaine L'Équipe)


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Car l’Alsacien de 44 ans ne dispute plus l’intégralité du championnat du monde de rallye. Usé par ses neufs titres mondiaux, le pilote a choisi en 2012 de quitter le circuit WRC « pour être un peu plus tranquille. » Sans pour autant mettre son volant au placard, le Français a exploré les disciplines – disputant notamment plusieurs « Dakar ». Favori de la dernière édition du célèbre rallye-raid, Loeb a été contraint d’abandonner en janvier, à dix étapes de l’arrivée à Cordoba, en Argentine.
Après cette désillusion, l’Alsacien a choisi de revenir à ses premiers amours. Et plus de six ans après sa retraite, ce pilote invétéré a affirmé son envie de remporter le récemment créé championnat du monde de rallycross (du rallye mais sur circuit fermé, alternant surface en terre et asphalte). En parallèle, le pilote Peugeot Sport effectue quelques « piges » en WRC. Comme celle de ce rallye de Catalogne, ce week-end, sa troisième et ultime de l’année. « J’y vais sans prétention avec pour objectif de m’amuser », avertissait Sébastien Loeb en début de saison.

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« Il a fallu se remettre en question »
Pas sûr que ses concurrents aient trouvé sa performance catalane amusante. Pour cette 12e manche du championnat, Loeb devance de seulement 2,9 secondes son compatriote Sébastien Ogier (M-Sport Ford), en quête d’un sixième titre mondial. Avant l’ultime manche prévue en Australie dans trois semaines, Ogier précède désormais le Belge Thierry Neuville (4e dimanche) de trois points, et de 23 unités l’Estonien Ott Tänak (Toyota), 6e à plus d’une minute, qui peut encore être sacré.
« Beaucoup pensent qu’en étant neuf fois champion du monde, c’est facile… Mais revenir six ans plus tard et se battre avec les meilleurs, c’est difficile. Il a fallu se remettre en question. On en a chié, s’est exclamé Sébastien Loeb après sa victoire aux côtés de son copilote de toujours, le Monégasque Daniel Elena. C’est dingue de renouer avec la victoire en WRC six ans après, c’est un peu comme une première victoire. »
Celui dont le dernier succès en rallye remontait au rallye d’Argentine 2013, ne sait pas de quoi son avenir sera fait en 2019 depuis l’annonce du retrait de Peugeot Sport du Championnat du monde de rallycross, où il évoluait depuis 2016. Citroën, que rejoindra Ogier en 2019, n’avait pas gagné depuis le Rallye de Catalogne 2017 et le succès du Britannique Kris Meeke, remercié en mai.



                            


                        

                        

