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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ L’ordinateur de Matthieu Aron, qui publiera à la mi-janvier « Le Piège américain », sur les conditions troubles dans lesquelles le groupe français Alstom a vendu sa branche énergie à General Electric en 2014, a été dérobé.
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Un journaliste de « L’Obs » enquêtant sur l’affaire Alstom se fait cambrioler

L’ordinateur de Matthieu Aron, qui publiera à la mi-janvier « Le Piège américain », sur les conditions troubles dans lesquelles le groupe français Alstom a vendu sa branche énergie à General Electric en 2014, a été dérobé.



LE MONDE
 |    31.10.2018 à 16h12
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 16h27
    |

                            Alexandre Berteau








                        



   


Matthieu Aron, journaliste à l’hebdomadaire L’Obs et ancien directeur de l’investigation de Radio France, a été victime d’un cambriolage à son domicile parisien au cours du week-end des 20 et 21 octobre. Cette information, confirmée au Monde par une source proche du dossier, a été révélée par le magazine Closer, qui a eu accès au procès-verbal de son audition par la police judiciaire de Paris.
Les malfaiteurs ont dérobé l’ordinateur de M. Aron et celui de son épouse, Marie-France Etchegoin, journaliste à Vanity Fair et ancienne responsable des enquêtes de L’Obs. Aucun autre objet de valeur n’a disparu, ce qui n’a pas manqué de surprendre le couple.
Le journaliste enquêtait depuis quatre ans sur les conditions troubles dans lesquelles le groupe français Alstom a vendu sa branche énergie à l’américain General Electric (GE), au printemps 2014. Cette investigation doit donner lieu à un livre, Le Piège américain, à paraître le 15 janvier 2019 aux éditions Jean-Claude Lattès.

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                Les déboires de General Electric inquiètent les ex-Alstom



Manuscrit livré quelques heures avant à l’éditeur
Vendredi 19 octobre, soit quelques heures avant le cambriolage, Matthieu Aron en avait déposé le manuscrit chez son éditeur, qui venait par ailleurs de prévenir les librairies et sites commerçants de la parution prochaine du livre.
L’opération conclue il y a quatre ans entre GE et le fleuron industriel français Alstom avait déclenché une vive polémique. Plusieurs voix, dont celle du ministre de l’économie de l’époque, Arnaud Montebourg, s’étaient alors élevées pour dénoncer une vente faite selon eux sous la pression de la justice américaine, qui enquêtait depuis 2010 sur Alstom pour des faits de corruption ayant permis à l’entreprise de remporter des marchés dans plusieurs pays.
Le Piège américain a été coécrit avec Frédéric Pierucci, seul cadre dirigeant d’Alstom à avoir été condamné pour corruption. Incarcéré aux Etats-Unis depuis septembre 2017, il est revenu en France à la fin du mois de septembre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ La sous-traitance implique la conclusion consécutive d’au moins deux contrats d’entreprise, avec des règles nombreuses et strictes à suivre sous peine d’amende, rappelle dans sa chronique le juriste Francis Kessler.
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Quelles sont les obligations pour le donneur d’ordre?

La sous-traitance implique la conclusion consécutive d’au moins deux contrats d’entreprise, avec des règles nombreuses et strictes à suivre sous peine d’amende, rappelle dans sa chronique le juriste Francis Kessler.



LE MONDE ECONOMIE
 |    31.10.2018 à 15h17
    |

                            Francis Kessler (Maître de conférences à l'université Paris-I-Panthéon-Sorbonne)








                        



                                


                            

Question de droit social. La sous-traitance est l’opération par laquelle un entrepreneur confie, sous sa responsabilité, à un autre entrepreneur l’exécution d’un contrat d’entreprise ou d’une partie du marché public ou privé conclu avec un client. Le donneur d’ordre est nommé « entrepreneur principal », le sous-traitant est appelé « preneur d’ordre » et le client « maître d’ouvrage ».
La sous-traitance implique donc la conclusion consécutive d’au moins deux contrats d’entreprise : un premier pour le marché principal entre le « maître d’ouvrage » et l’« entrepreneur principal » et un second pour le contrat de sous-traitance conclu entre l’entrepreneur principal et le sous-traitant.
Contrats en cascade
Il existe aussi parfois plusieurs contrats de sous-traitance en cascade. Ce sont des contrats de droit commercial, qui, le cas échéant, peuvent être encadrés de façon détaillée par des règles spéciales, par exemple pour le BTP et les appels d’offres publics. Dès lors que le sous-traitant n’exécute pas seul sa tâche, mais recrute des salariés, il doit se conformer aux règles de droit social. L’article 8281-1 du code du travail énumère dix thèmes à prendre en compte dans ce cas, dont la durée du travail, l’hygiène et la sécurité.
Le donneur d’ordre doit alors enjoindre au sous-traitant de respecter les règles de droit social, faute de quoi il risquerait une amende. Les applications de ces règles sont nombreuses.
Premier exemple, lorsqu’une opération, quelle qu’en soit la nature (travaux ou prestations de services), doit être exécutée par les salariés d’une entreprise sous-traitante au sein de l’entreprise « donneur d’ordre », les employeurs des deux entreprises doivent, avant l’exécution des travaux, procéder à une inspection commune des lieux de travail, à une évaluation des risques et compléter un document unique. S’il existe plusieurs entreprises sous-traitantes, tous les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ L’essai de Stéphane Carcillo et de Marie-Anne Valfort recense les discriminations dont sont victimes les femmes, les seniors, les LGBT, les minorités ethniques et religieuses, mais aussi les personnes discriminées sur la base de leur apparence physique. Des discriminations qui peuvent se corriger.
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La discrimination peut être combattue

L’essai de Stéphane Carcillo et de Marie-Anne Valfort recense les discriminations dont sont victimes les femmes, les seniors, les LGBT, les minorités ethniques et religieuses, mais aussi les personnes discriminées sur la base de leur apparence physique. Des discriminations qui peuvent se corriger.



LE MONDE ECONOMIE
 |    31.10.2018 à 14h56
    |

                            Margherita Nasi








                        



                                


                            

Livre. La France figure parmi les pays où la discrimination est ressentie avec le plus d’acuité. Lorsqu’on leur demande si la discrimination sur la base de l’origine ethnique ou de la religion est répandue, plus de huit Français sur dix répondent par l’affirmative, contre à peine deux tiers des Européens. C’est ce que révèle la dernière enquête de l’Union européenne sur la perception de la discrimination parmi ses citoyens, conduite en 2015.
Ces résultats sont évidemment délicats à interpréter. Néanmoins, les perceptions témoignent de « l’existence d’un problème profond et bien visible dans notre société, porteur de lourdes conséquences, non seulement économiques mais aussi humaines et sociales. Il est donc essentiel de mettre en œuvre des stratégies adéquates afin de mesurer l’ampleur exacte de la discrimination et d’en comprendre les ressorts », affirment Stéphane Carcillo et Marie-Anne Valfort dans Les Discriminations au travail.

Depuis une vingtaine d’années, la recherche en économie, gestion, psychologie et sociologie consacre de nombreux travaux à cette question et commence à apporter des réponses sur l’intensité de la discrimination au travail. « La discrimination est rarement explicite et peut s’insinuer à toutes les étapes de la vie professionnelle, de la candidature à l’embauche à la perte d’un emploi, en passant par les chances de promotion. Elle peut même imposer sa marque bien en amont du marché du travail, durant les années d’éducation, et influencer l’acquisition de compétences-clefs comme les choix de carrière », détaillent le directeur de la division emploi et revenus de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et l’économiste au sein de la division des politiques sociales de l’OCDE.
Leur essai présente les principales méthodes existantes pour détecter la discrimination à l’échelle d’un pays, d’un secteur ou d’une profession. Il recense également...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Le gouvernement se donne un mois pour trouver les financements et les clients nécessaires pour la sauvegarde de l’usine et de ses 281 salariés.
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L’Etat revoit son plan pour sauver l’aciérie Ascoval

Le gouvernement se donne un mois pour trouver les financements et les clients nécessaires pour la sauvegarde de l’usine et de ses 281 salariés.



LE MONDE
 |    31.10.2018 à 14h45
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 15h06
    |

            Denis Cosnard








                        



   


Il reste un espoir de sauver l’aciérie Ascoval de Saint-Saulve (Nord) et ses 281 salariés. Un espoir de plus en plus infime, mais un espoir tout de même. Cela nécessite de revoir de fond en comble le seul projet de reprise actuellement sur la table, celui présenté par la société Altifort, ont indiqué les pouvoirs publics, mercredi 31 octobre, lors d’une rencontre à Bercy avec les différents acteurs de ce dossier industriel devenu emblématique.
Compte tenu du travail encore nécessaire pour aboutir à un plan viable, Altifort ne sera pas en mesure de remettre une offre de reprise en bonne et due forme à la date prévue, le 7 novembre. Un nouveau délai, jusqu’au début du mois de décembre, devrait donc être demandé au tribunal de Strasbourg. D’ici là, les équipes du ministère de l’économie vont continuer à collaborer avec le possible repreneur. « Nous avons quatre semaines pour confirmer le carnet de commandes, consolider le plan de financement, convaincre les banques de participer », a expliqué mercredi le ministre de l’économie Bruno Le Maire. « C’est un nouveau sursis, commente Bruno Kopczynski, le porte-parole de l’intersyndicale. On repart à zéro, cela va être très long pour les salariés. » 
En attendant, l’Etat demande instamment aux salariés en grève de reprendre le travail, pour ne pas désespérer les éventuels investisseurs. Une assemblée générale est prévue dans l’après-midi.

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          Dans le Nord, l’impossible accord de reprise de l’aciérie Ascoval



Avec Altifort, mais sans Vallourec

   


Après avoir contacté près d’une centaine de possibles partenaires, le ministère de l’économie mise depuis plusieurs mois sur le seul candidat sur les rangs : Altifort. Problème, le projet élaboré par cette grosse PME reposait très largement sur le soutien de Vallourec, l’ancien actionnaire resté le principal client de l’aciérie. Or, Philippe Crouzet, le patron de Vallourec, a refusé de mettre dans ce sauvetage les dizaines de millions d’euros qui lui étaient demandés. Résultat, le premier plan d’Altifort ne tient pas la route. Avec le cabinet de conseil Roland Berger, les experts de Bercy ont donc commencé à imaginer une autre solution. Avec Altifort, mais sans Vallourec ni comme client ni comme financeur.
Il s’agit de transformer Saint-Saulve en une usine d’aciers spéciaux
Ce nouveau plan B repose sur un changement de stratégie. Au lieu de miser sur des aciers classiques, à relativement faible marge, il s’agit de transformer Saint-Saulve en une usine d’aciers spéciaux. Cela nécessiterait en particulier d’investir en aval dans un nouvel outil de production, un train à fil.
Sur le papier, le projet est jugé crédible et viable par Roland Berger compte tenu des débouchés. Mais deux points décisifs restent à régler. D’abord, il faut trouver des clients prêts à s’engager à terme, alors qu’Ascoval n’avait aucune activité commerciale jusqu’à présent : toute sa production partait chez Vallourec. Ensuite et surtout, il faut réunir les 150 à 200 millions d’euros considérés comme indispensables au redressement.
Les dirigeants d’Altifort se disent désormais prêts à apporter 20 à 30 millions d’euros en fonds propres. La région Hauts-de-France met de son côté 12 millions sur la table, et 10 millions pourraient venir de la ville de Valenciennes et des communes environnantes. L’Etat, enfin, est disposé à apporter un euro d’argent public pour un euro d’argent privé investi.
Mais tout cela n’aboutit pas encore au total visé. « Ce n’est pas encore gagné, mais on y croit dur comme fer, a assuré mercredi Xavier Bertrand, le président de la région. Si tout le monde joue le jeu jusqu’au bout, cette usine pourra être sauvée. »

        Lire (en édition abonnés) :
         

          En France, l’industrie manufacturière loin d’être tirée d’affaire




   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ L’Edhec Risk Institute, centre de recherche en gestion d’actifs et en management, tient une place grandissante dans le secteur scientifique et finance en partie l’école de commerce lilloise
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A Nice, un laboratoire à la pointe de la recherche sur le risque financier

L’Edhec Risk Institute, centre de recherche en gestion d’actifs et en management, tient une place grandissante dans le secteur scientifique et finance en partie l’école de commerce lilloise



LE MONDE
 |    31.10.2018 à 12h24
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 15h02
    |

                            Elodie Chermann








                        



   


Une salle informatique tout ce qu’il y a de plus classique, avec des rangées d’ordinateurs posées sur de grands bureaux blancs. A l’entrée, une bibliothèque bourrée de manuels en économie, maths financières et statistiques, parmi lesquels le fameux Continuous-Time Finance (Ed. Wiley-Blackwell, 1992, non traduit) de Robert Merton, Prix Nobel d’économie en 1997.

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                Grandeur et décadence de Lehman Brothers



Pas une mouche qui vole. Juste des clics de souris et des bruits de doigts qui tapent sur un clavier. Bienvenue à l’Edhec Risk Institute (ERI), laboratoire de recherche en finance inauguré en 2001 sur le campus niçois de l’école de commerce lilloise. L’ERI, consacré à la gestion d’actifs et au management des risques financiers, rassemble 53 professeurs, ingénieurs de recherche, chercheurs associés et professeurs affiliés.
Des lignes de code
Accoudé, la tête entre les mains, le directeur de recherches Vincent Milhau, costume bleu nuit impeccable et lunettes rondes en métal, parcourt le dernier numéro de The Journal of Fixed Income (JFI) dans lequel il a publié un article sur les obligations d’Etat. Derrière lui, un jeune homme assis face à un double écran traite des séries de chiffres interminables dans des tableaux Excel. « Je prends la valeur des capitalisations boursières sur plusieurs décennies, et je fais des calculs en utilisant des lignes de code », explique ce chercheur. Pas juste par amour des équations, précise-t-il : « On travaille à l’élaboration de nouvelles solutions d’épargne qui permettraient aux Français de sécuriser un revenu de remplacement pour leur retraite. »
« Notre travail vise à documenter le risque pour aider les industriels. » Felix Goltz, directeur de la recherche appliquée
Faire de la recherche utile pour l’industrie financière comme pour la société, telle est l’ambition affichée par l’Edhec Risk Institute depuis sa création. « Il y a une trentaine d’années, toutes les grandes business schools se sont mises à développer une activité de recherche pour gagner en notoriété et décrocher des accréditations internationales, explique le directeur général de l’Edhec, Emmanuel Métais. Mais produire de la recherche pour produire de la recherche, non seulement cela ne sert à rien mais en plus cela coûte très cher. Il y a les professeurs à payer, les bases de données à acheter… »
Plutôt que simplement chercher à publier dans de grandes revues internationales, l’Edhec a donc choisi de commercialiser les résultats de ses travaux, « qui sont financés aux trois quarts par les entreprises », et de créer ses propres indices à travers le spin-off ERI Scientific Beta. Un moyen à la fois de faire rentrer de l’argent dans les caisses de l’école – aujourd’hui, les revenus issus de la recherche représentent 20 % du budget de l’Edhec – et de faire évoluer les pratiques des investisseurs.
Faire des choix éclairés
« En médecine, lorsque l’on prescrit un médicament, on s’appuie sur les travaux de la recherche scientifique qui mettent en évidence l’efficacité de tel ou tel principe actif. Alors qu’en finance, on se base d’abord et avant tout sur l’intuition des gestionnaires d’actifs qui s’emploient à sélectionner les bons titres », remarque Felix Goltz, directeur de la recherche appliquée.
Quand les marchés se développent, il n’y a pas spécialement de problème, ajoute-t-il, « mais c’est une autre affaire en cas de crise. La chute de Lehman Brothers a montré qu’il fallait faire davantage de gestion de risques ». Ce qui est important quand on investit, décode l’expert, « ce n’est pas le rendement, mais le rendement par rapport au risque. Notre travail ici, à l’institut, vise précisément à documenter ce risque pour aider les industriels à faire des choix éclairés en fonction des variations de résultats qu’ils sont prêts à tolérer. »

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Satisfaire l’industrie financière, c’est bien. Mais les étudiants, dans tout ça ? Profitent-ils eux aussi des apports de la connaissance scientifique ? Pas assez, manifestement. Certes, une partie des chercheurs de l’Edhec Risk Institute enseignent auprès des quelque 1 000 étudiants de la filière finance de l’école, mais dans des volumes horaires souvent assez réduits. Dans les faits, les ponts entre les deux mondes restent relativement limités.
« Grâce à l’Edhec Risk Institute, nous avons acquis une notoriété mondiale dans le domaine de la finance. » Le directeur du Career Center de l’Edhec
Mais c’est en passe de changer. « Cette année, on va permettre à une vingtaine d’élèves de M1, au second semestre, d’aller travailler en collaboration avec nos ingénieurs de recherche », se félicite Laurent Deville, professeur de finance et directeur de la filière Financial Economics à l’Edhec.
Cela permettra, dit-il, aux étudiants d’acquérir de l’expérience et de « combler le maillon manquant entre l’univers académique et le monde professionnel dans des domaines d’application qui les intéressent et qui recrutent », comme la gestion indicielle ou le robo-advice (utilisation de l’intelligence artificielle pour construire et gérer des portefeuilles).
Un vrai plus en termes d’employabilité. « Grâce à l’Edhec Risk Institute, nous avons acquis une notoriété mondiale dans le domaine de la finance », assure Jérôme Troiano, directeur du Career Center de l’école. La preuve ? « Aujourd’hui, l’Edhec est l’école française qui place le plus de diplômés à la City en front office. »

« Le Monde » organise son Salon des grandes écoles les 10 et 11 novembre
La 13e édition du Salon des grandes écoles (SaGE) aura lieu samedi 10 et dimanche 11 novembre à Paris, aux Docks, Cité de la mode et du design (13e arrondissement), de 10 heures à 18 heures.
Plus de cent cinquante écoles de commerce, d’ingénieurs, IAE, IEP, écoles spécialisées et prépas y seront représentées, permettant d’échanger sur les différents programmes et leur accessibilité (post-bac, post-prépa ou après un bac + 2, + 3 ou + 4). Lycéens, étudiants et parents pourront également assister à des conférences thématiques animées par des journalistes du Monde Campus. Une équipe de vingt « coachs » pourra également conseiller lycéens, étudiants et parents pour définir leur projet d’orientation, préparer les concours ou rédiger leur CV.
L’entrée en sera gratuite, la préinscription en ligne est conseillée pour accéder plus rapidement au Salon. Liste des exposants et informations pratiques sont à retrouver sur le site Internet du SaGE.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ La compagnie aérienne asiatique à repris à Qatar Airways le record de la plus longue liaison commerciale au monde.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤                      En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   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Par  Guy Dutheil   Publié aujourd’hui à 12h06, mis à jour à 12h06   Lecture 4 min.     Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter   Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail        Article réservé aux abonnés                  A Singapour, le 11 octobre, un passager arbore le tee-shirt du vol inaugural de la liaison sans escale vers New York de Singapore Airlines. Wong Maye-E / AP             Il y a des Américains en short, des Asiatiques avec des enfants en bas âge, mais ce sont surtout des jeunes qui constituent l’essentiel des 123 passagers ayant embarqué mardi 23 octobre à bord du vol Singapore Airlines 022, pour rejoindre directement New York depuis Singapour. Un peu plus de dix jours après son lancement, mardi 10 octobre, la compagnie a confirmé son nouveau record du plus long vol commercial du monde : 16 700 kilomètres et 18 heures et 45 minutes sans escale. Le précédent appartenait à Qatar Airways, qui rallie d’une seule traite Auckland (Nouvelle-Zélande) depuis Doha en 17 heures et 40 minutes.          Officiellement, « ce n’est pas pour le prestige », fait savoir Mak Swee Wah, vice-président en charge des relations commerciales de Singapore Airlines, que la compagnie a ouvert cette nouvelle route. A l’en croire, c’est uniquement parce que « les clients aimaient cela, car c’est un très bon produit ». Une demi-vérité. Il semble que la compagnie de la ville-Etat a eu du mal à digérer de s’être fait détrôner par sa rivale du Golfe.          Entre 2004 et 2013, elle a régné sans partage avec sa ligne directe Singapour-New York opérée avec des Airbus A340. Mais la crise économique de 2009 puis la hausse des prix du pétrole ont obligé la compagnie à rendre les armes.          Pas de classe économique, par précaution          « Nous avons dû arrêter car ce n’était plus rentable », confirme M. Mak. La pérennité de cette nouvelle destination devra se confirmer sur la durée. De l’aveu même du vice-président de la compagnie, l’ouverture de cette nouvelle ligne « a été planifiée il y a deux ans, alors que le prix du pétrole était au plus bas », autour de 50 dollars le baril. Une époque révolue. Depuis quelques mois, les cours du brut sont repartis à la hausse. En un an, depuis 2017, ils ont augmenté de 40 % et le baril flirte désormais avec les 80 dollars.                                           — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? Se connecter   S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     Soutenir le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante de plus de 400 journalistes.    Participer à des événements artistiques et culturels toute l'année et partout en France.    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Carburants : face à la hausse du gazole, le GPL est en embuscade

Les ventes en France de véhicules roulant au gaz de pétrole liquéfié ont commencé à frémir, portées par un prix à la pompe très avantageux.



LE MONDE ECONOMIE
 |    31.10.2018 à 11h27
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 15h20
    |

                            Éric Béziat








                        



                                


                            

Oui, il est encore possible, aujourd’hui, en France, de faire le plein de son véhicule à moins de 1 euro le litre. Et un vrai plein, dans un vrai réservoir, que l’on remplit dans une vraie station-service. Il faut pour cela faire partie des 200 000 automobilistes français qui roulent au GPL (gaz de pétrole liquéfié), une solution moins polluante que le diesel (un véhicule GPL n’émet quasiment pas de particules et d’oxydes d’azote) et plus écologique que l’essence (la consommation et, donc, les émissions de CO2 sont inférieures d’environ 20 %).
Vers le 20 octobre, le prix moyen du GPL dans l’Hexagone s’établissait à 0,83 euro le litre – avec des pics à 0,95 et des creux à 0,75 –, quand le gazole atteignait 1,52 et l’essence 1,53 euro. Et le prix du carburant n’est pas le seul avantage comparatif des véhicules roulant grâce ce gaz issu des puits de pétrole (c’est en fait du butane-propane).
La valeur d’achat des voitures est comparable à celle des véhicules à essence, le moteur étant exactement le même. Seules modifications : un réservoir spécifique pour le gaz liquéfié et un système de bicarburation essence-GPL sont ajoutés.
Les voitures GPL bénéficient de la vignette Crit’Air 1
Autre atout de la solution : en ces temps incertains pour l’avenir de la circulation des automobiles en ville, les voitures GPL bénéficient de la vignette Crit’Air 1 – qui définit les potentielles restrictions de circulation – et à ce titre sont éligibles à la prime à la conversion d’un vieux véhicule polluant. Par ailleurs, en Ile-de-France et dans presque toutes les régions, la carte grise est gratuite pour ce type de motorisation.
« Avec le GPL, il est possible de rouler dans des véhicules qui valent moins de 15 000 euros neufs et qui, en occasion, se trouvent sur le marché entre 2 000 et 3 000 euros, résume Joël Pedessac, directeur général du Comité français du butane et propane et principal lobbyiste du GPL en France. Et il est à noter que...




                        

                        


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La tech européenne proteste contre le projet de taxe numérique visant les GAFA

Des dirigeants d’entreprises comme Spotify ou Zalando ont adressé une lettre, mardi, aux ministres des finances européens. Ils craignent d’être les victimes collatérales de cette mesure.



LE MONDE ECONOMIE
 |    31.10.2018 à 11h17
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 15h31
    |

            Sandrine Cassini








                        



   


Voilà qui pourrait mettre une épine dans le pied du ministre de l’économie et des finances, Bruno Le Maire, qui multiplie les efforts pour convaincre l’Europe d’adopter une taxe européenne sur les GAFA, l’acronyme qui désigne Google, Amazon, Facebook et Apple. Seize dirigeants de grandes entreprises européennes du numérique ont adressé mardi 30 octobre une lettre aux ministres européens des finances demandant « de ne pas adopter de mesure qui causerait un dommage matériel à la croissance économique, à l’innovation et à l’emploi en Europe ». 

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                Comment la France tente de sauver la taxe numérique européenne



Parmi eux figurent Daniel Ek, le patron de Spotify, Kati Levoranta, la patronne du créateur de jeux vidéo finlandais Rovio, Robert Gentz, le cofondateur du site d’e-commerce Zalando, ou Gillian Tans, qui dirige le site de réservations touristiques Booking.com.
Leurs craintes, être les victimes collatérales de cette taxe censée frapper 3 % des revenus d’une entreprise à partir de 750 millions d’euros de chiffre d’affaires, dont 50 millions en Europe.
Alors que le seuil a été établi pour n’attraper que les géants de la Silicon Valley, qui paient très peu d’impôts en Europe, il serait donc suffisamment bas pour frapper les fleurons technologiques locaux. « La taxe proposée aura des effets disproportionnés sur les entreprises européennes », affirment les signataires, évoquant d’autres effets potentiels comme une double taxation sur leurs activités.
Convaincre l’Allemagne, le Danemark et la Suède
« Les prix facturés aux consommateurs pourraient croître dans la mesure où des entreprises seraient forcées d’assumer ces coûts, tandis que d’autres ne seraient pas en mesure de s’aligner et ne pourraient donc pas supporter ces charges financières », ajoutent ceux qui enjoignent les ministres de tenir compte de ces remarques lors de leur réunion du 6 novembre.

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                Taxe numérique : les inquiétudes de Paris face aux réticences de certains pays



Dans un rapport sur l’évasion fiscale internationale publié le 18 septembre à l’Assemblée nationale, les députés soulignaient que ce nouvel impôt pourrait toucher entre « 120 et 150 entreprises, dont environ 50 % américaines, 30 % européennes, les 20 % restant concernant surtout l’Asie, notamment la Chine ».
S’il a convaincu une vingtaine de pays de rejoindre ses vues, M. Le Maire doit encore rallier à sa cause l’Allemagne, mais aussi le Danemark et la Suède toujours en pleine réflexion. En attendant, le Royaume-Uni a choisi de ne pas attendre, annonçant lundi le projet d’un prélèvement de 2 % sur les plates-formes d’intermédiation telles que les moteurs de recherches ou les réseaux sociaux, à condition qu’elles génèrent plus de 500 millions de livres sterling (561 millions d’euros) par an de revenus et qu’elles soient rentables.



                            


                        

                        


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« Pour faire redécoller Alitalia, les populistes italiens misent encore une fois sur le patriotisme économique »

Le sauvetage de la compagnie aérienne a été confié au groupe public ferroviaire. Le tandem Di Maio-Salvini au pouvoir à Rome marche sur les traces du « cavaliere » Berlusconi, explique Jean-Michel Bezat, chroniqueur économique au « Monde ».



LE MONDE ECONOMIE
 |    31.10.2018 à 11h14
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 11h16
    |

            Jean-Michel Bezat








                        



                                


                            

Pertes & Profits. Le patriotisme économique est bien ancré en Italie, surtout avec des gouvernements populistes. Dix ans après la solution italo-italienne concoctée par Silvio Berlusconi pour sauver Alitalia du crash, le tandem Luigi Di Maio-Matteo Salvini essaye de bâtir un autre montage national pour remettre la compagnie aérienne sur les rails. Et ce n’est pas un jeu de mots, puisque le groupe ferroviaire public Ferrovie dello Stato (FS) devait présenter une offre de reprise mercredi 31 octobre, date limite fixée par le gouvernement. Elle devra intégrer d’autres investisseurs… qui ne se bousculent pas au portillon.

Depuis mai 2017 et le rejet d’un plan de sauvetage par les salariés, Alitalia est placée sous la tutelle de trois commissaires nommés par l’Etat. Les élections législatives de mars ont rebattu les cartes et la nouvelle majorité s’était donné jusqu’à fin octobre pour trouver un plan de sauvetage. M. Di Maio, patron du Mouvement 5 étoiles et ministre du développement économique, a imprudemment avancé les noms du pétrolier ENI, de la Cassa Depositi e Prestiti, de Poste italiane et du groupe de défense Leonardo. Tous ont exclu de participer au sauvetage, jugeant ces scénarios « sans fondement », voire fantaisistes. Au même moment, l’allemand Lufthansa excluait de coinvestir avec l’Etat italien.

Ces retraits fragilisent le montage imaginé autour de la « SNCF italienne ». M. Di Maio y voit pourtant un sens industriel et commercial : il favoriserait « l’intermodalité avec un billet unique train-avion », réduirait la concurrence sur les trajets plus courts, notamment dans la Péninsule, et inciterait Alitalia à développer le long-courrier. Le plan gouvernemental prévoit que, après une « phase de transition » où FS reprendrait Alitalia, l’Etat y investirait jusqu’à 15 %, FS descendrait à 51 % et deux partenaires, un italien et un opérateur étranger du transport aérien, se partageraient...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Que vous soyez jeune diplômé ou actif expérimenté, racontez-nous quel est ce métier, comment vous l’avez choisi et s’il se révèle à la hauteur de vos attentes.
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Vous avez choisi un métier qui fait sens pour vous. Témoignez

Discussion lancée le 31 octobre 2018
31 octobre 2018

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Un éminent économiste de l’université de Pékin dénonce « le modèle chinois »

Pour le libéral Zhang Weiying, ceux qui expliquent le décollage économique du pays depuis quarante ans par un prétendu « modèle chinois » de croissance se fourvoient et sont en partie responsables des tensions commerciales avec les Etats-Unis.



LE MONDE ECONOMIE
 |    31.10.2018 à 10h42
    |

            Frédéric Lemaître (Pékin, correspondant)








                        



   


Alors que la guerre commerciale avec les Etats-Unis commence à peser sur la croissance chinoise, Zhang Weiying, éminent économiste de l’université de Pékin, jette un pavé dans le Yangtsé. Ceux qui expliquent le décollage économique du pays depuis quarante ans par un prétendu « modèle chinois » de croissance se fourvoient et sont en partie responsables des tensions actuelles avec les Etats-Unis, a expliqué cet économiste libéral, le 14 octobre lors d’une lecture à l’université de Pékin, qui vient tout juste d’être rendue publique.
A ses yeux, si, pendant toutes ces années, la Chine a bénéficié d’une croissance exceptionnelle, ce n’est pas parce qu’elle est dotée d’un parti unique et d’un secteur public encore très puissant – les deux caractéristiques du supposé « modèle chinois » –, mais parce qu’elle a mené une politique libérale. Non seulement les économistes qui ont promu ledit « modèle chinois » sont dans l’erreur, mais ils ont aussi inquiété les Occidentaux, en laissant accroire à une confrontation entre deux schémas.

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                Commerce : inquiétude et débats en Chine sur la réponse à apporter à Donald Trump



Même si le président, Xi Jinping, met davantage en avant le concept de « rêve chinois » que celui de « modèle », nul doute qu’il adhère à celui-ci. Il ne cesse de réaffirmer l’autorité du Parti communiste dans tous les domaines, y compris l’économie, et il a encore récemment soutenu les entreprises publiques, objet de vives critiques de la part des Occidentaux. Le point de vue de Zhang Weiying est donc à la fois iconoclaste et très courageux. Les discussions provoquées par son analyse ont d’ailleurs été rapidement censurées sur les réseaux sociaux. Le texte, disponible dans un premier temps sur le site de l’université, en a été retiré.
« Pour la situation actuelle, je vous laisse juges »
Pourtant, l’analyse de celui que l’on a surnommé le « Friedrich Hayek chinois » en raison de ses idées libérales, ne constitue pas une surprise. Ce diplômé d’Oxford de 59 ans s’était déjà vu retirer en 2010 son titre de doyen de l’école de gestion Guanghua en raison de ses analyses.
Par ailleurs, le 15 juin, invité à conclure un séminaire sur l’économie chinoise organisé à l’Ecole des hautes études en sciences sociale de Paris (EHESS), Zhang Weiying avait été on ne peut plus clair. Outre le prétendu modèle chinois, il avait dénoncé une deuxième « idée fausse » : « Croire que la libéralisation de l’économie peut se poursuivre avec succès sans démocratisation politique. »

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                Commerce mondial : Pékin cajole ses fournisseurs



Classant les différentes phases politiques qu’a traversées le pays depuis l’arrivée des communistes au pouvoir, il avait estimé que, sous Mao, la Chine avait connu « un leadership fort et des idées fausses » et qu’après les années de réformes menées par Deng Xiaoping – qu’il approuve –, la Chine était retombée, de 2003 à 2012, dans une période caractérisée par « un leadership ­faible et des idées fausses ».
Selon lui, les responsables politiques d’alors, Hu Jintao et Wen Jiabao, étaient davantage des « bureaucrates » que des « leaders politiques ». Si la Chine a enregistré une croissance record au cours de cette décennie, ce n’est, à l’en croire, que parce qu’elle a bénéficié des dividendes de la politique libérale menée de 1978 à 2003. « Pour la situation actuelle, je vous laisse juges », avait-il conclu, avant de promouvoir la nécessaire liberté dont devraient jouir la presse et les universitaires. Une liberté que Zhang Weiying continue de revendiquer haut et fort.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ L’armée indonésienne a annoncé avoir peut-être localisé la carcasse du Boeing qui s’est abîmé en mer avec 189 personnes à bord, dans des circonstances qui ne sont pas encore éclaircies.
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Crash en Indonésie : Djakarta ordonne le limogeage d’un responsable de Lion Air

L’armée indonésienne a annoncé avoir peut-être localisé la carcasse du Boeing qui s’est abîmé en mer avec 189 personnes à bord, dans des circonstances qui ne sont pas encore éclaircies.



Le Monde.fr avec AFP
 |    31.10.2018 à 10h16
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 10h19
   





                        



   


Deux jours après le crash d’un avion dans la mer de Java, lundi 29 octobre, le ministre des transports indonésien a annoncé mercredi avoir ordonné le limogeage du directeur technique de la compagnie aérienne à bas coûts Lion Air, ainsi que de plusieurs techniciens.
« Aujourd’hui, nous allons relever le directeur technique de Lion de ses fonctions et le remplacer par quelqu’un d’autre, de même que les techniciens » ayant donné leur feu vert au décollage de l’appareil, a déclaré Budi Karya Sumadi à la presse à Djakarta.
L’avion, qui transportait 181 passagers et huit membres d’équipage, a disparu des radars treize minutes après avoir décollé. Peu de temps avant, le pilote avait demandé à la tour de contrôle l’autorisation de faire demi-tour.
Les raisons de l’accident ne sont pas encore éclaircies mais le directeur de Lion Air, Edward Sirait, a révélé lundi que l’avion, un Boeing MAX flambant neuf, avait connu la veille du crash un « problème technique », dont on ne connaît pas la nature, avant de se poser à Djakarta. Selon le directeur, le problème aurait cependant été réglé à Bali, où « les ingénieurs ont effectué une réparation ». 
Tous les Boeing 737 MAX inspectés
La BBC, qui a récupéré un carnet technique concernant le vol Bali-Djakarta effectué dimanche, a évoqué un « manque de fiabilité » d’un instrument de mesure de la vitesse et des divergences dans les mesures de l’altitude entre les appareils du pilote et du copilote.
Les circonstances de l’accident devraient être éclaircies quand les deux boîtes noires de l’appareil seront récupérées. Mercredi, l’armée a annoncé avoir peut-être localisé la carcasse de l’avion, grâce à des sonars. « Nous estimons fortement avoir déterminé les coordonnées du fuselage du vol JT 610 », a dit Hadi Tjahjanto, le chef de l’armée indonésienne, à la presse, ajoutant qu’il restait à « confirmer » qu’il s’agissait effectivement de l’avion.
Des dizaines de plongeurs, ainsi que des hélicoptères et des bateaux sont mobilisés dans ces recherches, ainsi que dans celles de restes humains et d’effets personnels des victimes. Des représentants de Boeing doivent rencontrer ceux de Lion Air mercredi, alors que Djakarta a ordonné une inspection de tous les Boeing 737 MAX.

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                La réputation de Lion Air ternie par le crash au large de l’Indonésie de l’un de ses Boeing






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ Dans une tribune au « Monde », deux cadres et deux députés (PS) préconisent de moduler les cotisations patronales en fonction des performances sociales et environnementales des sociétés.
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« Il faut responsabiliser les entreprises sur leur impact sociétal »

Dans une tribune au « Monde », deux cadres et deux députés (PS) préconisent de moduler les cotisations patronales en fonction des performances sociales et environnementales des sociétés.



LE MONDE ECONOMIE
 |    31.10.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 09h27
    |

                            Collectif








                        



                                


                            
Tribune. Partons d’un constat simple : une entreprise qui licencie, pollue et ne forme pas ses salariés, coûte de fait plus cher à la société qu’une entreprise qui recrute, limite ses émissions de carbone et développe l’employabilité de ses collaborateurs. Il n’est donc pas juste aujourd’hui qu’une entreprise prenant en considération son impact social, économique et écologique paie les mêmes cotisations qu’une entreprise moins vertueuse. Ce n’est pas non plus efficient, car rien n’encourage une entreprise à prendre en compte ces facteurs dans sa stratégie de croissance.
Les obligations actuelles en matière de responsabilité sociale et environnementale (RSE) concernent majoritairement les grandes entreprises, mais elles restent en réalité plus un objet de marketing qu’un sujet de gouvernance. Nous devons donc passer d’une obligation de moyens à une obligation de résultats, et la généraliser à toutes les entreprises. Il faut redéfinir le système de prélèvement fiscal et social sur les entreprises en fonction de leur bilan social et environnemental, et non plus seulement comptable.
Un citoyen, qu’il soit consommateur, candidat ou salarié, doit pouvoir différencier deux entreprises travaillant dans le même secteur
Les données existent pour cela, notamment à travers la déclaration sociale nominative (DSN), les bases de données économiques et sociales (BDES) et Legifrance. La DSN repose sur la transmission unique, mensuelle et dématérialisée des données issues de la paie et sur des signalements d’événements.
Ces mêmes données peuvent être réutilisées et synthétisées pour fournir annuellement un pré-bilan à chaque entreprise, selon le même fonctionnement que les déclarations d’impôt sur le revenu des particuliers. Chaque rubrique de la RSE – impact social (croissance de la masse salariale, taux d’accidents de travail…), impact environnemental (taux de remboursement du transport en commun, convention de recyclage avec une entreprise habilitée…),...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Le produit intérieur brut de l’union monétaire a progressé de 0,2 % seulement au troisième trimestre, selon les statistiques publiées mardi par Eurostat.
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Article sélectionné dans La Matinale du 30/10/2018
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La croissance de la zone euro au plus bas depuis quatre ans

Le produit intérieur brut de l’union monétaire a progressé de 0,2 % seulement au troisième trimestre, selon les statistiques publiées mardi par Eurostat.



LE MONDE ECONOMIE
 |    31.10.2018 à 06h46
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 10h07
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            

Le chiffre est décevant. Décourageant, même, tant il tranche avec la bonne dynamique observée il y a un an encore. Entre juillet et septembre, la zone euro a enregistré une croissance de 0,2 % seulement, soit deux fois moins que sur les deux trimestres précédents, selon les statistiques publiées mardi 30 octobre par Eurostat. Il s’agit du plus bas niveau connu depuis début 2014. Un trou d’air que certains économistes espèrent temporaire, pariant sur un rebond en fin d’année. « Mais rien n’est moins sûr : les derniers indicateurs ne prêtent pas vraiment à l’optimisme », remarque Gilles Moëc, économiste chez Bank of America Merrill Lynch.
Dans le détail, la croissance française a retrouvé un peu d’élan, avec un produit intérieur brut (PIB) en hausse de 0,4 % entre juillet et septembre. « C’est la seule bonne surprise de la journée, commente Nadia Gharbi, spécialiste de la zone euro chez Pictet. L’investissement des entreprises tricolores est resté solide, notamment dans le secteur manufacturier. »

Bras de fer entre la Commission européenne et l’Italie
En revanche, l’Italie a enregistré une croissance nulle, après + 0,2 % au deuxième trimestre. Une stagnation de mauvais augure pour le gouvernement de coalition, qui table sur une croissance de 1,5 % en 2019. Mais cette cible optimiste sera difficile à atteindre au regard du coup de mou traversé par l’industrie de la Péninsule depuis quelques mois. La Commission européenne, elle, mise plutôt, pour le pays, sur 1,1 %.
En plein bras de fer avec Bruxelles autour de son budget 2019, Rome ne compte pas modifier sa stratégie pour autant. « L’arrêt du PIB est conjoncturel, il concerne toute l’économie européenne, a souligné, mardi, Giuseppe Conte, le président du conseil, en visite en Inde. Nous l’avions prévu et c’est pour cela que nous avons décidé d’avoir un budget expansif. » Selon lui, le creusement du déficit public à 2,4 % du PIB en 2019...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Dans le conflit qui l’oppose à l’Italie sur la question du budget, l’institution, chargée d’appliquer un texte complexe, même quand elle le fait avec mesure, peine à défendre ses actes, relève la journaliste Cécile Ducourtieux dans sa chronique.
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Pacte de stabilité : « Face aux discours populistes réducteurs, la Commission européenne est démunie »

Dans le conflit qui l’oppose à l’Italie sur la question du budget, l’institution, chargée d’appliquer un texte complexe, même quand elle le fait avec mesure, peine à défendre ses actes, relève la journaliste Cécile Ducourtieux dans sa chronique.



LE MONDE
 |    31.10.2018 à 06h46
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 07h04
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

Chronique. La volonté du peuple contre une institution technocratique implacable ? Un budget « pour en finir avec la pauvreté » contre des règles européennes imposées par un consensus libéral ? Dans le bras de fer qui l’oppose aux populistes aux manettes à Rome, depuis qu’elle a rejeté le budget italien le 23 octobre, la Commission européenne part avec un gros handicap politique de départ.
En Italie, évidemment, où le gouvernement gagne des points dans les sondages, particulièrement l’extrême droite de la Ligue présidée par le vice-premier ministre Matteo Salvini, qui dépasse désormais les 30 % d’opinions favorables. En France aussi, où le pacte de stabilité et de croissance est depuis longtemps contesté par la gauche, qui le considère comme un auxiliaire des politiques d’austérité.
30 milliards d’euros de « flexibilités »
La Commission européenne est pourtant sûre de son fait : le budget italien pour 2019 présente une dérive « sans précédent » du déficit public, à 2,4 % du produit intérieur brut (PIB), trois fois plus que les engagements pris par le gouvernement Conte en juillet. Surtout, il affiche une détérioration « structurelle » (creusement du déficit lié à des réformes) de 0,8 % du PIB, alors que Bruxelles attendait au contraire un « effort structurel » de 0,6 % (des restrictions budgétaires liées à des réformes).

A presque 132 % du PIB, la dette publique italienne risque de gonfler encore, prévient Bruxelles, surtout que les prévisions de croissance du gouvernement Conte (+ 1,5 % en 2019) sont jugées trop optimistes.
Et qu’on ne vienne pas lui dire qu’elle s’est montrée trop rigide ces dernières années. L’institution met en avant les 30 milliards d’euros de « flexibilités » accordées à l’Italie entre 2015 et 2018 : des dépenses publiques liées à la migration, à des catastrophes naturelles (tremblements de terre) ou à des investissements...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Limiter le réchauffement à 1,5 °C exige d’extraire du CO2 de l’atmosphère à très grande échelle. Une option aussi coûteuse que risquée
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Climat : le pari des « émissions négatives »

Limiter le réchauffement à 1,5 °C exige d’extraire du CO2 de l’atmosphère à très grande échelle. Une option aussi coûteuse que risquée



LE MONDE
 |    31.10.2018 à 06h46
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 12h58
    |

            Pierre Le Hir








                        



                                


                            

Après avoir relâché sans compter du gaz carbonique (CO2) dans l’atmosphère, allons-nous devoir le pomper sans répit pour éviter que la Terre ne se transforme en étuve ? Le rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) du 8 octobre est formel : l’humanité est condamnée aux travaux forcés. Tous les scénarios permettant de limiter le réchauffement planétaire à 1,5 °C supposent une extraction de CO2 atmosphérique. Et cela, dans de gigantesques volumes : entre 100 et 1 000 milliards de tonnes (Gt) d’ici la fin du siècle, soit de deux à vingt fois le total annuel actuel des émissions mondiales de gaz à effet de serre.
Encore cette fourchette vaut-elle pour l’hypothèse la plus favorable, celle où la baisse des émissions serait assez rapide pour que le seuil de + 1,5 °C ne soit pas franchi, ou seulement de façon limitée. Dans le cas d’un dépassement important, il faudrait, pour redescendre ensuite à 1,5 °C, pomper davantage encore. « Plus l’on tarde à réduire les émissions et plus l’effort sera important », prévient Valérie Masson-Delmotte, coprésidente du groupe de travail sur les sciences du climat du GIEC.

Retirer du CO2 de l’atmosphère, c’est ce que les scientifiques appellent des « émissions négatives ». Une forme d’oxymore qui dit assez l’imprévoyance qui a acculé les hommes à cette extrémité. Celle-ci est pourtant incontournable, ne serait-ce que pour compenser les émissions résiduelles de secteurs difficiles à décarboner, comme le transport aérien ou l’agriculture, fortement émettrice de méthane.
Sur le papier, plusieurs options existent pour y parvenir. La plus simple est de planter des forêts. Les arbres sont en effet de très efficaces puits de CO2, capté par photosynthèse et stocké dans les troncs, les branches et les racines, ainsi que dans les sols. Mais tout est question d’échelle. Un calcul approximatif montre que, pour séquestrer entre 100 et 1 000 Gt de CO2, il faudrait, avec...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ A Brumunddal se dresse la plus grande tour du monde entièrement en bois. Haute de 85 mètres, elle devrait être inaugurée en mars 2019. Une structure à part, tous les acteurs de la filière étant situés dans un rayon de moins de vingt kilomètres.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤                     
                                                   
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En Norvège, un gratte-ciel de bois en circuit court

A Brumunddal se dresse la plus grande tour du monde entièrement en bois. Haute de 85 mètres, elle devrait être inaugurée en mars 2019. Une structure à part, tous les acteurs de la filière étant situés dans un rayon de moins de vingt kilomètres.



LE MONDE ECONOMIE
 |    31.10.2018 à 06h43
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            Grégoire Allix (Brumunddal (Norvège), envoyé spécial)








                        



                                


                            

Sur la berge du lac Mjøsa, à 150 km au nord d’Oslo, un gratte-ciel solitaire dresse son étrange profil devant les collines couvertes de forêts d’épicéas, parsemées d’or automnal par des bouquets de bouleaux. Dans cette petite ville de Brumunddal, à peine 10 000 habitants plutôt habitués aux fermes en planches rouges et aux maisons à clins colorés, la Norvège achève la construction de la plus haute tour du monde entièrement en bois : sa cime culmine à 85 mètres. Du sol au plafond, de la base au sommet, tout est en bois : les balcons et les cages d’ascenseur, les façades et les planchers.
De quoi laisser loin derrière le précédent record de 49 mètres, déjà détenu par une tour norvégienne, à Bergen. Et prendre un peu d’avance sur de futurs compétiteurs, alors que les projets de construction verticale en bois se multiplient dans le monde, portés par les préoccupations écologiques. Le péril climatique plaide pour les matériaux naturels et la ville dense, qui n’ont jusqu’ici pas fait bon ménage. De nombreuses métropoles mettent ainsi le bois au défi de prendre de la hauteur.
En France, pas moins d’une quinzaine de projets sont en préparation. A Paris, les promoteurs de Wood’Up (50 mètres) ont déposé leur demande de permis de construire cet été et commencé à commercialiser les 107 appartements cet automne. A Bordeaux, la tour Hypérion (57 mètres) a obtenu son permis de construire et le coup d’envoi des travaux est programmé pour le début de l’année 2019. A Strasbourg, le chantier de l’immeuble Sensations (38 mètres) a atteint, cet automne, son onzième et dernier étage…

« Symbole du tournant écologique »
De ville dense, il n’est point question à Brumunddal. La tour de 50 millions d’euros, qui mêle bureaux, appartements et hôtel, est le legs à sa commune d’enfance d’un milliardaire norvégien de 70 ans, l’homme d’affaires Arthur Buchardt, qui s’est réservé un luxueux penthouse avec terrasse panoramique au sommet du gratte-ciel. Le bâtiment,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ La puissance des fonds activistes n’est pas qu’une menace pour les dirigeants d’entreprise ; c’est aussi l’opportunité pour eux d’affirmer une vision stratégique, estime la consultante Caroline Ruellan dans une tribune au « Monde ».
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Actionnariat : « Les activistes n’hésitent plus à critiquer ouvertement l’exécutif »

La puissance des fonds activistes n’est pas qu’une menace pour les dirigeants d’entreprise ; c’est aussi l’opportunité pour eux d’affirmer une vision stratégique, estime la consultante Caroline Ruellan dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE ECONOMIE
 |    31.10.2018 à 06h30
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Caroline Ruellan (Présidente du cabinet SONJ Conseil et présidente du Cercle des administrateurs)







                        



                                


                            
Tribune. Les fonds activistes n’ont jamais été aussi… actifs. Les chiffres publiés par la banque Lazard font état de 145 nouvelles campagnes activistes au premier semestre 2018, soit une augmentation de 6 % des capitaux déployés dans ces campagnes par rapport à l’an passé (« Review of Shareholder Activism - 1H 2018 », Lazard’s Shareholder Advisory Group, juillet 2018). Cette contestation menée par ces fonds aux moyens humains, financiers, juridiques et de communication puissants est la manifestation d’un changement de paradigme dans la relation entre actionnaires et dirigeants de sociétés cotées.
D’une part, le mouvement activiste ouvre la voie aux autres actionnaires, non seulement institutionnels, désormais moins réticents à épouser la thèse activiste lorsqu’ils considèrent qu’elle sert leurs intérêts, mais aussi aux puissantes agences de conseil en vote, comme ISS et Glass Lewis. Il contribue alors à construire des contestations décisives, comme l’a montré par exemple le dossier Telecom Italia. Il favorise ainsi l’émergence d’une nouvelle implication actionnariale en provenance de tous les actionnaires, y compris les fonds indiciels, longtemps accusés de gestion passive.
D’autre part, cette contestation actionnariale se déploie sur d’autres terrains, ne portant plus sur des considérations exclusivement financières. Or, les sujets dont les actionnaires peuvent se saisir sont innombrables. A côté des questions traditionnellement investies comme la rémunération des dirigeants, la légitimité, la composition et le rôle effectif du conseil d’administration, la stratégie défendue par l’équipe dirigeante, la politique de distribution des dividendes, la prise en compte réelle des enjeux sociaux, sociétaux et environnementaux sont autant de questions susceptibles d’être sous surveillance actionnariale.
Position de long terme
En outre, les activistes n’hésitent plus à critiquer ouvertement l’exécutif, allant jusqu’à demander la révocation...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Disponibles dans certains contrats, les trackers suivent les indices boursiers avec trois à cinq fois moins de frais que les fonds classiques.
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Comment les fonds indiciels allègent les frais de l’assurance-vie

Disponibles dans certains contrats, les trackers suivent les indices boursiers avec trois à cinq fois moins de frais que les fonds classiques.



LE MONDE ARGENT
 |    31.10.2018 à 06h00
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                            Gilles Pouzin








                        



   


Parmi les frais de l’assurance-vie en unités de compte, ceux prélevés dans les fonds d’investissement atteignent souvent 1,5 % à 2 % par an. Avec trois à cinq fois moins de frais, les fonds trackers ne manquent pas d’attrait pour réduire la facture. Apparus en France fin 2000, avec le fonds Lyxor CAC 40, les trackers se développent timidement depuis une dizaine d’années seulement. Leur principe : suivre au plus près l’évolution des indices boursiers avec des frais d’environ 0,15 % à 0,6 % par an. Une stratégie souvent payante.
Attention, ces fonds répliquent les hausses mais aussi les baisses des marchés
Sur dix ans, le tracker Lyxor CAC 40, qui suit l’indice des quarante premières actions françaises (0,25 % de frais de gestion), a rapporté 88,3 %, contre 82,5 % pour la moyenne des fonds concurrents, tandis que le tracker Lyxor S&P 500, qui suit l’indice Standard & Poor’s des cinq cents premières entreprises américaines (0,15 % de frais annuels), a rapporté 234 % sur huit ans, contre 181 % pour la moyenne des autres fonds en actions américaines, selon Quantalys, au 26 septembre 2018. Attention toutefois, ces fonds répliquent les hausses mais aussi les baisses des marchés.

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Pour réduire leurs coûts de distribution, les trackers sont des fonds cotés en Bourse – des exchange-traded funds (ETF), en anglais. Du coup, contrairement aux autres fonds, ils ne versent aucune rétrocession aux intermédiaires qui les distribuent. « Cela réduit l’intérêt pour les banques et les assureurs de proposer des ETF à leurs clients », note le rapport intitulé « Distribution systems of retail investment products across the European Union » (« Systèmes de distribution de produits d’investissement pour les particuliers dans l’Union européenne », voir lien PDF), publié en anglais, en avril, par la Commission européenne.
La chasse aux trackers
Par exemple, entre 30 % et 50 % des frais prélevés dans les fonds du contrat Fortuneo Vie sont reversés à la banque en ligne, tandis que 60 % à 70 % des frais prélevés par Société générale gestion sur les fonds vendus aux clients de la Société générale sont rétrocédés à cette dernière, et jusqu’à 100 % pour les frais des fonds de fonds (à double couche de frais). Les intermédiaires ne se bousculent donc pas pour proposer des ETF dans l’assurance-vie.

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Quelques contrats multisupports permettent d’investir dans des trackers, surtout chez les courtiers en ligne ou par l’intermédiaire de conseillers en gestion de patrimoine, mais on n’en trouve quasiment pas dans les réseaux bancaires, à l’exception d’EasyVie, de La Banque postale via son courtier en ligne EasyBourse (avec trente-six ETF et des frais de gestion de 0,85 %). Champion de l’assurance-vie en trackers, le contrat Yomoni Vie, proposé par le robot-conseiller Yomoni.fr avec ­Suravenir, donne accès à cent vingt-six ETF.

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Parmi d’autres contrats, on remarque aussi Croissance Avenir (cent treize ETF), d’Epargnissimo.fr avec Suravenir ; Puissance Sélection (quatre-vingt-quinze ETF), distribué par Assurancevie.com avec Generali ; Linxea Avenir (soixante-neuf ETF), chez Linxea.com avec Suravenir ; ou Darjeeling (cinquante-cinq ETF) chez Placement-direct.fr avec SwissLife, selon la base de données Quantalys. Ces contrats affichent des frais de gestion limités à 0,6 % en plus des frais des fonds choisis en gestion libre, c’est-à-dire sans mandat de gestion.
D’autres prennent des frais spécifiques sur les trackers pour compenser leur absence de rétribution du distributeur. Dans Fortuneo Vie, l’achat ou la vente de trackers occasionnent 0,1 % de frais d’arbitrage, tandis que le contrat Nalo Patrimoine, de Nalo.fr avec Generali, prévoit des frais additionnels de 0,55 % sur l’épargne placée dans ces fonds indiciels.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ Plutôt que d’introduire la rémunération à la performance, le gouvernement devrait valoriser l’implication des agents par un intéressement collectif, estiment un DRH et une syndicaliste dans une tribune au « Monde ».
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Par  Johan Theuret et Mylène Jacquot   Publié aujourd’hui à 06h00, mis à jour à 17h03   Lecture 3 min.     Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter   Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail        Article réservé aux abonnés                  Manifestation à Paris, le 22 mai 2018, contre la réduction des effectifs de fonctionnaires. BERTRAND GUAY / AFP             Tribune. On parle à nouveau de réformer la fonction publique. Mais que veut-on y réformer et pourquoi doit-on la réformer ? S’agit-il de la moderniser pour qu’elle réponde aux nouveaux enjeux de notre société, ou s’agit-il de l’affaiblir au profit d’un nouveau modèle ?          Loin des postures caricaturales, nombre de fonctionnaires sont conscients des enjeux de transformation de leur univers professionnel et du besoin de les accompagner par une fonction publique moins lourde, peut-être moins bureaucratique, à coup sûr plus attentionnée. Pour cela, un constat partagé émerge, celui de la nécessité de faire évoluer le statut. Ce dernier, tout en étant préservé, doit retrouver davantage de sens et d’opérationnalité au profit des agents et de leurs parcours professionnels et, « en même temps » dans l’intérêt des administrations dans lesquelles ils travaillent.             Lire aussi  Réforme de l’Etat : comment chaque ministère devra la mettre en œuvre             Nous observons que le statut, parfois jugé comme un frein au mouvement, est en réalité surtout un outil moderne de continuité des services publics, une protection contre la corruption et un garant de l’équité entre citoyens. Pourtant, ces qualités ne doivent pas occulter le besoin de le moderniser. D’une part, parce que des lois et textes réglementaires successifs ont pu sédimenter des dispositions devenues peu compréhensibles, d’autre part, parce que le statut – auquel il faut ajouter les statuts particuliers – dissimule dans son fonctionnement de trop fortes inégalités entre agents. Enfin, du fait de cette complexité, on ne peut que déplorer les coûts de fonctionnement d’une gestion excessivement administrative des ressources humaines au détriment d’une réelle gestion des compétences et parcours professionnels des agents.          Trouver des axes de modernisation                                           — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? Se connecter   S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     Soutenir le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante de plus de 400 journalistes.    Participer à des événements artistiques et culturels toute l'année et partout en France.    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