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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ Une tentative grossière d’obtenir de faux témoignages de harcèlement sexuel contre le procureur mène à des figures de l’extrême droite.
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Une machination visait à faire tomber le procureur Robert Mueller, qui enquête sur Donald Trump

Une tentative grossière d’obtenir de faux témoignages de harcèlement sexuel contre le procureur mène à des figures de l’extrême droite.



LE MONDE
 |    31.10.2018 à 17h23
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 17h31
   





                        



   


L’affaire oscille entre l’inquiétant et le saugrenu pour basculer franchement dans le ridicule. Une campagne de diffamation visant le procureur spécial Robert Mueller a été déjouée mardi 30 octobre, avant même d’avoir été réellement lancée. Son but aurait été de mêler le nom de M. Mueller à des accusations d’agressions sexuelles dans le but de l’affaiblir dans son travail d’enquête sur les possibles liens entre Moscou et des individus liés à la campagne présidentielle de Donald Trump en 2016.
Cette entreprise marquée du sceau de l’amateurisme le plus effarant semble avoir été orchestrée par des personnalités douteuses, grenouillant à l’extrême droite des réseaux sociaux et connues pour divers épisodes passés mêlant désinformation, soif de médiatisation, théorie conspirationniste et litiges divers. S’y ajoutent dans ce cas-ci de faux comptes LinkedIn de professionnels du renseignement – l’un d’entre eux illustré par un portrait de l’acteur allemand Christopher Waltz –, une officine d’intelligence économique qui s’avérera parfaitement imaginaire et surtout de grosses sommes d’argent proposées à d’anciennes collaboratrices supposées de M. Mueller contre de faux témoignages d’agressions sexuelles le concernant.

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Le faux témoignage de « Lorraine Parsons »
Tout commence pourtant de la manière la plus sérieuse qui soit : une demande formelle d’enquête envoyée mardi par le bureau du procureur spécial Robert Mueller, l’homme que les partisans les plus radicaux de Donald Trump rêvent de voir tomber, à la police fédérale américaine, le FBI. En cause, des allégations dont les équipes de M. Mueller avaient eu connaissance la semaine dernière et selon lesquelles des femmes s’étaient vu proposer de l’argent pour porter des accusations fallacieuses à son encontre.
D’après le New York Times, dès le 17 octobre, une personne se présentant comme Lorraine Parsons a commencé à entrer en contact avec des journalistes afin de leur faire part d’une offre de cette nature dont elle avait été récemment la cible. Elle leur a notamment fait état d’un premier appel émis par un certain Bill Christensen, désireux d’obtenir des informations sur le procureur spécial M. Mueller, avec lequel elle dit avoir travaillé au début des années 1970.
Par la suite, ce M. Christensen lui aurait proposé, toujours selon le New York Times, la somme de 50 000 dollars pour qu’elle porte des accusations de harcèlement sexuel et de harcèlement au travail contre M. Mueller. Le prix de ce mensonge était assorti d’une prime de 10 000 dollars s’il était proféré dans des délais brefs, d’après les déclarations de Lorraine Parsons. Les journalistes contactés ne sont toutefois pas parvenus à obtenir un témoignage verbal de la part de Mme Parsons et ses traces en ligne sont inexistantes, des éléments qui pourraient indiquer que la personne en question a eu recours à un pseudonyme.
Dans ses échanges avec Lorraine Parsons, ce Bill Christensen dit travailler pour l’avocat et lobbyiste conservateur Jack Burkman, un individu qui s’est illustré au cours des dernières années par des théories du complot fantaisistes conçues pour nuire au camp démocrate et aux adversaires de Donald Trump. M. Burkman s’est notamment fait connaître par son adhésion à une thèse conspirationniste imputant la mort de Seth Rich, un jeune employé du parti démocrate tué selon la police lors d’un vol à main armée qui a mal tourné, à une machination de membres de « l’Etat profond » (« deep State »). Selon ce discours, qui a rencontré un certain écho, ses tueurs, à la solde des ennemis de Donald Trump, auraient été chargés de punir un mauvais élément susceptible de trahir son parti en révélant des informations sensibles.
Contacté par le site d’information américain The Daily Beast, M. Burkman a un positionnement des plus contradictoires. Tout en niant son implication dans cette affaire d’achat de faux témoignage contre le procureur spécial Robert Mueller, il prétend disposer d’un témoin en mesure d’établir des faits de harcèlement sexuel le concernant et qu’il entend le présenter lors d’une conférence de presse prévue jeudi. Par le passé, M. Burkman s’est déjà couvert de ridicule en organisant de tels événements censés présenter des témoins mystérieux porteurs de scandales mais qui ont systématiquement fait flop.
Deuxième tentative : le faux cabinet de Jacob Wohl
Une autre tentative d’achat de faux témoignage a été révélée. Elle concerne cette fois une professeure de la faculté de droit du Vermont, Jennifer Taub. Mme Taub a en effet affirmé au site d’information du mensuel The Atlantic avoir reçu le 22 octobre un courrier électronique lui demandant contre des sommes d’argent restant à négocier des informations compromettantes au sujet du passé du procureur spécial Mueller. Or Mme Taub ne l’a jamais rencontré, détail que semblait ignorer l’expéditeur. Ce dernier se présente sous le nom de Simon Frick et se dit employé d’une officine de renseignement privée baptisée Surefire Intelligence.
Photographies d’illustration représentant des poignées de mains costumées, des gratte-ciel et des silhouettes de businessmen à contre-jour devant des baies vitrées aux stores baissés, slogans ciselés, le site Internet de cette firme a toutes les apparences de l’authenticité. Pourtant, l’entreprise Surefire Intelligence qui est entrée en relation avec Mme Taub n’existe pas. Sur le réseau social professionnel Linkedin, le Simon Frick ayant contacté Mme Taub a pour photographie de profil un portrait de l’acteur austro-allemand Christopher Waltz, pourtant connu aux Etats-Unis pour son rôle dans Django Unchained, le film de Quentin Tarantino.

   


Le caractère grossier de ce faux prend toute sa saveur à mesure que l’on découvre les autres profils LinkedIn liés au cabinet Surefire, aujourd’hui désactivés, mais que les journalistes du site d’investigation Bellingcat ont pu consulter. La chef de bureau de l’officine à Tel Aviv, Talia Yaniv, a le visage de la mannequin israélienne Bar Rafaeli. Son chef de bureau à Washington a les traits de Jim Simpson, l’époux de l’actrice américaine Sigourney Weaver, et le portrait attribué à son chef adjoint des opérations est en fait une photographie d’un pasteur établi dans le Michigan. Surefire est donc une coquille vide, maladroitement maquillée, et que les enquêteurs de Bellingcat n’ont eu aucun mal à rattacher à un agitateur d’extrême droite très actif sur Twitter, où il se présente comme « financier et commentateur politique âgé de vingt ans » : Jacob Wohl. La photographie de profil d’un certain Matthew Cohen, le chef supposé de Surefire, n’est d’ailleurs qu’une version assombrie d’un portrait de Jacob Wohl.

Odd. Jacob Wohl says he doesn't know nuttin' about Surefire Intelligence, the firm tied to the bizarre Mueller alle… https://t.co/5RlRHXQsTf— JaneMayerNYer (@Jane Mayer)


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M. Wohl, figure connue des communautés en ligne de l’extrême droite américaine, qui doit une partie de sa notoriété à des retweets de Donald Trump, est aussi connu pour avoir lancé à la fin de son adolescence un hedge found aux activités litigieuses. Il se trouve par ailleurs être, selon Daily Beast, un ami de Jack Burkman, le lobbyiste conspirationniste pour le compte duquel la première proposition d’achat de faux témoignage contre le procureur spécial Robert Mueller a été formulée à la personne qui s’est présentée aux médias américains comme Lorraine Parsons.
Avant que l’affaire ne s’effondre et ne révèle toute son ineptie, Jacob Wohl avait tenté de mettre ceux qui le suivent sur Twitter en appétit en annonçant mardi un scandale à venir concernant le procureur spécial Robert Mueller.
Le même jour, après la demande d’enquête du FBI, la publication conservatrice The Gateway Pundit – dont M. Wohl est un collaborateur –, qui devait publier des documents censés accabler Robert Mueller, s’est finalement rétractée, affirmant examiner encore les pièces à conviction vraisemblablement fallacieuses d’un scandale mort-né.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ Le diplomate norvégien devrait succéder, fin novembre, à Staffan de Mistura, qui avait annoncé son départ pour « raisons personnelles » après quatre années à ce poste.
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ONU : Geir Pedersen choisi par Antonio Guterres comme nouvel émissaire pour la Syrie

Le diplomate norvégien devrait succéder, fin novembre, à Staffan de Mistura, qui avait annoncé son départ pour « raisons personnelles » après quatre années à ce poste.



Le Monde.fr avec AFP
 |    31.10.2018 à 16h56
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 17h11
   





                        



   


Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a informé le Conseil de sécurité de son intention de nommer le diplomate norvégien Geir Pedersen comme prochain négociateur en chef pour la Syrie.
Actuellement ambassadeur de Norvège en Chine, M. Pedersen avait auparavant représenté son pays auprès de l’ONU, entre 2012 et 2017. Diplomate chevronné, il a notamment participé à l’équipe norvégienne aux négociations secrètes qui conduisirent en 1993 aux accords d’Oslo entre des négociateurs israéliens et palestiniens.
Il remplace l’Italo-Suédois Staffan de Mistura, lequel a annoncé qu’il quitterait ses fonctions à la fin de novembre. M. Pedersen l’avait déjà remplacé en 2005 au Liban comme représentant personnel du secrétaire général de l’ONU dans le sud du Liban, avant de devenir coordinateur spécial de l’ONU pour le Liban jusqu’en 2008.
M. Pedersen a également représenté son pays de 1998 à 2003 auprès de l’Autorité palestinienne, après avoir exercé diverses responsabilités entre 1995 et 1998 au ministère des affaires étrangères norvégien.
« Je suis heureux de vous informer de mon intention d’annoncer la nomination de M. Geir O. Pedersen comme mon envoyé spécial pour la Syrie. En prenant cette décision, j’ai demandé de nombreux avis, y compris celui du gouvernement de la République arabe de Syrie », a écrit M. Guterres dans une lettre, publiée par le site d’information The National.

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« Solution politique complète et crédible »
« M. Pedersen va soutenir les parties syriennes en facilitant une solution politique complète et crédible, en mesure de satisfaire les aspirations du peuple syrien », a-t-il ajouté. Le secrétaire général de l’ONU remercie également M. de Mistura pour ses « efforts » visant à ramener la paix en Syrie.
Du côté de l’opposition syrienne, le porte-parole du CNS (le Comité des négociations syriennes, qui représente les principaux groupes d’opposition) Yahya Al-Aridi a estimé que le changement d’émissaire n’aurait guère d’impact sur le sort de son pays s’il n’y avait pas de volonté internationale et de consensus sur une feuille de route politique.
« Cet homme a de l’expérience, allant de l’Irak au Liban et aux Nations unies, a-t-il déclaré à l’AFP. Nous espérons qu’il sera plus ferme et nommera immédiatement les choses par leur nom. Davantage de cajoleries et d’apaisement, ce n’est pas ce dont le dossier syrien a besoin actuellement. »

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ Selon le politologue Abdelkhaleq Abdullah, Israël se rapproche surtout de l’Arabie saoudite pour contrer l’influence de l’Iran.
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« Tant que Nétanyahou est au pouvoir, aucun Etat du Golfe ne reconnaîtra Israël »

Selon le politologue Abdelkhaleq Abdullah, Israël se rapproche surtout de l’Arabie saoudite pour contrer l’influence de l’Iran.



LE MONDE
 |    31.10.2018 à 16h43
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 17h03
    |

            Benjamin Barthe (Dubaï - envoyé spécial)








                        



                                


                            

Les dirigeants israéliens ont multiplié ces derniers jours les déplacements dans le Golfe, alors qu’aucun Etat de cette région n’entretient de relations diplomatiques avec l’Etat hébreu. Vendredi 26 octobre, Benyamin Nétanyahou s’est rendu à Oman, à l’invitation du sultan Qabous. La dernière visite d’un premier ministre israélien dans ce pays remontait à 1996, avec Shimon Pérès. Au même moment, la ministre des sports de son gouvernement, Miri Regev, assistait à un tournoi de judo à Abou Dhabi, avant de visiter la mosquée Cheikh Zayed, fierté des Emirats arabes unis.
Le ballet des officiels israéliens dans le Golfe s’est poursuivi lundi avec la venue à Dubaï du ministre des communications Ayoub Kara, à l’occasion d’une conférence internationale sur la cybersécurité. Enfin, Israel Katz, le ministre des transports du gouvernement Nétanyahou, est attendu cette semaine à Oman, là aussi pour une conférence internationale.
Le politologue émirien Abdelkhaleq Abdullah, rencontré à Dubaï, décrypte pour Le Monde les dessous du mouvement de rapprochement entre l’Etat hébreu et les monarchies du Golfe.
Quel intérêt le sultan Qabous d’Oman avait-il à recevoir Benyamin Nétanyahou ?
La version officielle dit qu’il s’agit de faciliter la reprise du processus de paix. Mais ce n’est pas du tout crédible. Avec un idéologue de droite comme Nétanyahou au pouvoir en Israël, la porte de la paix est fermée à double tour. Tout le monde le sait. Alors pourquoi Qabous s’est-il livré à cette opération ? Je pense qu’il y a des échanges de renseignements entre Israël et Oman. En atteste la composition de la délégation qui accompagnait Nétanyahou [le directeur du Mossad Yossi Cohen, le directeur du Conseil de sécurité nationale Meir Ben-Shabbat et le général Avi Bluth, conseiller militaire du chef du gouvernement].
Oman a de bonnes relations avec l’Iran. M. Nétanyahou est-il venu à Mascate pour envoyer...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ Le jeune homme de 17 ans a blessé trois employés à Arkhanguelsk, près de la mer Blanche. Une enquête pour « acte terroriste » est ouverte.
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En Russie, un ado se fait exploser dans un local des services de renseignement

Le jeune homme de 17 ans a blessé trois employés à Arkhanguelsk, près de la mer Blanche. Une enquête pour « acte terroriste » est ouverte.



Le Monde.fr avec AFP
 |    31.10.2018 à 16h10
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 16h38
   





                        


Un adolescent de 17 ans s’est fait exploser, mercredi 31 octobre, dans une antenne locale des services russes de renseignement intérieur (FSB) dans le nord du pays, blessant trois employés, selon les autorités.
L’attaque a eu lieu à 8 h 52, heure locale – 6 h 52 à Paris – dans l’entrée du bâtiment qui abrite l’antenne régionale du FSB, l’héritier du KGB soviétique, à Arkhanguelsk, une ville à un millier de kilomètres au nord de Moscou au bord de la mer Blanche.
« Selon les premières informations, la personne qui est entrée dans le bâtiment a sorti d’un sac un objet non identifié qui a explosé dans ses mains, lui causant des blessures mortelles », a fait savoir le comité antiterroriste dans un communiqué. « Trois employés du FSB ont reçu des blessures de divers degrés. »
Le comité d’enquête, organe dépendant du Kremlin et chargé des principales affaires, a annoncé l’ouverture d’une enquête pour « acte terroriste », ainsi que pour « détention illégale de munitions ».
Il a identifié la personne décédée comme « un résident local de 17 ans, qui a introduit un engin explosif artisanal dans le bâtiment ». Il s’agit d’un étudiant d’un établissement technique local, Mikhaïl Zlobitski, a affirmé à l’Agence France-Presse un responsable des forces de l’ordre locales, sous le couvert de l’anonymat.
Menace d’un groupe anarchiste
Le Comité a publié sur son compte Twitter une photo tirée des images de vidéosurveillance montrant un jeune homme aux cheveux courts, en manteau noir, dans le hall d’entrée d’un bâtiment, la main dans son sac à dos.
Quelques minutes avant l’explosion, un message publié sur le compte Telegram d’un groupe anarchiste avait prévenu que le siège de l’antenne régionale du FSB serait bientôt la cible d’une « attaque terroriste ». L’auteur du message, qui s’est présenté comme Valérian Panov, a précisé en revendiquer la responsabilité. « J’ai décidé de le faire parce que le FSB est devenu fou. Ils inventent des affaires et torturent les gens », a-t-il expliqué en estimant qu’il serait « très probablement tué dans l’explosion ». « Je vous souhaite un avenir radieux de communisme anarchiste », a-t-il ajouté.
Des anarchistes russes ont, dans le passé, perpétré des attaques visant les autorités en mettant le feu sur des voitures de police ou lançant des cocktails Molotov sur les locaux du parti au pouvoir Russie unie. Mais les attaques contre la police ou les services de sécurité restent rares en Russie, sauf dans le Caucase du Nord, région majoritairement musulmane où les autorités font face à des rebelles islamistes.
Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré aux journalistes que le président russe Vladimir Poutine avait été informé de cette attaque, sans faire plus de commentaires.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ L’affaire, qui concerne des milices libyennes, embarrasse le gouvernement de Charles Michel.
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Polémique sur la gestion d’avoirs libyens en Belgique

L’affaire, qui concerne des milices libyennes, embarrasse le gouvernement de Charles Michel.



LE MONDE
 |    31.10.2018 à 16h02
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, Correspondant)








                        



                                


                            

Le gouvernement de Charles Michel est de plus en plus embarrassé par les révélations sur le possible financement par la Belgique de milices libyennes, impliquées notamment dans le trafic d’êtres humains. L’affaire, sur laquelle enquête le juge d’instruction bruxellois Michel Claisse depuis plusieurs mois, est liée au dégel de 14,1 milliards d’euros placés sur des comptes en Belgique et bloqués depuis une résolution de mars 2011 du Comité de sanctions des Nations unies.
Ces montants appartenaient au fonds souverain Libyan Investment Authority (LIA), créé en 2006, lié au colonel Mouammar Kadhafi, tué en octobre 2011, et qui gérait quelque 60 milliards d’actifs. Problème : les autorités belges n’auraient pas bloqué les intérêts et dividendes produits par les montants de ces comptes, soit de 3 à 5 milliards depuis 2012.
« Au vu de l’instabilité... »
L’affaire avait démarré à la suite d’un conflit entre le prince Laurent de Belgique et Tripoli. Le frère cadet du roi Philippe voulait récupérer 48 millions d’euros investis dans un projet visant à lutter contre la désertification en Libye. Tripoli avait rompu unilatéralement le contrat signé en 2008. Ce sont les avocats du prince qui ont, au départ, enquêté sur les avoirs gelés en Belgique et mis au jour la disparition de montants importants, ce qui a entraîné l’ouverture de la procédure judiciaire.

A qui a bénéficié l’argent reparti en Libye avec l’aval de la Belgique ? Plus que probablement au fonds d’investissement LIA. On ignore toutefois à qui les fonds ont été finalement alloués. Les responsables gouvernementaux belges sont muets mais un rapport final des Nations unies, publié en septembre et consacré aux sanctions évoquait, pour sa part, le rôle possible de Bruxelles dans des trafics d’armes destinées à diverses factions actives, notamment, dans la traite de migrants et de prostituées.
Le rapport estime que « le fait de mettre les intérêts et autres...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ Haute de 240 mètres en incluant son socle, la plus haute statue du monde vient d’être inaugurée en Inde. Elle représente Vallabhbhai Patel, l’un des pères fondateurs du pays.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ C’est la première fois qu’un officiel turc dévoile les circonstances du meurtre du journaliste dans le consulat saoudien d’Istanbul.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

Jamal Khashoggi a été étranglé puis « démembré » au consulat saoudien, selon le procureur d’Istanbul

C’est la première fois qu’un officiel turc dévoile les circonstances du meurtre du journaliste dans le consulat saoudien d’Istanbul.



Le Monde.fr avec AFP
 |    31.10.2018 à 15h44
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 17h29
   





                        


Le journaliste saoudien Jamal Khashoggi a été tué par « strangulation » au consulat de son pays à Istanbul, le 2 octobre, a affirmé mercredi le parquet turc dans un communiqué.
« Conformément à un plan prémédité, la victime Jamal Khashoggi a été étranglée à mort dès son entrée au consulat, est-il écrit. Le corps de la victime a été démembré et on s’en est débarrassé suite à sa mort par strangulation, là encore conformément à un plan préparé d’avance. »
Le journaliste saoudien, très critique à l’égard du prince héritier saoudien Mohammed Ben Salman et qui vivait en exil aux Etats-Unis depuis 2017, s’était rendu au consulat pour des démarches administratives.

        L’analyse :
         

          L’affaire Khashoggi fragilise la diplomatie saoudienne



Cette annonce des autorités turques a été faite quelques heures après le départ du procureur saoudien Saoud ben Abdallah Al-Muajab à l’issue d’une visite entamée dimanche en Turquie et qui n’a permis aucune avancée sur deux points clés de l’enquête : identifier les commanditaires du meurtre et ce qu’il est advenu du corps. Dans son communiqué, le parquet truc regrette d’ailleurs que cette visite n’ait « pas donné de résultat concret ».
« La vérité n’est pas au rendez-vous »
En annonçant que le journaliste a été tué par strangulation et son corps démembré, le procureur d’Istanbul confirme pour la première fois des informations publiées depuis plusieurs semaines par la presse turque. Le corps de M. Khashoggi n’a toutefois pas encore été retrouvé, près d’un mois après sa mort.
Interrogé sur RTL mercredi matin, le ministre des affaires étrangères français, Jean-Yves Le Drian, a regretté que l’enquête n’avance pas assez vite.
« Aujourd’hui, même si les autorités saoudiennes ont reconnu qu’il y avait un meurtre, le compte n’y est pas. La vérité n’est pas au rendez-vous. »
Près d’un mois après la disparition de M. Khashoggi, l’Arabie saoudite est toujours au centre des critiques. Sous la pression internationale, Riyad avait reconnu, après plusieurs jours de dénégations, le meurtre du journaliste dans son consulat lors d’une opération « non autorisée », mais a avancé plusieurs versions contradictoires qui ont suscité le scepticisme.

        De la disparition à la crise diplomatique :
         

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ La chancelière allemande, qui a longtemps paru indétrônable, a été emportée par des crises à répétition au sein de sa coalition.
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Allemagne : les quatre coups durs qui ont fait chuter Merkel

La chancelière allemande, qui a longtemps paru indétrônable, a été emportée par des crises à répétition au sein de sa coalition.



LE MONDE
 |    31.10.2018 à 15h31
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 15h40
   





                        



   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ Avant les élections de mi-mandat, les syndicalistes de l’hôtellerie s’efforcent de mobiliser les Hispaniques contre la politique migratoire de Donald Trump.
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Midterms : à Las Vegas, l’âpre combat des militants latinos contre l’abstention

Avant les élections de mi-mandat, les syndicalistes de l’hôtellerie s’efforcent de mobiliser les Hispaniques contre la politique migratoire de Donald Trump.



LE MONDE
 |    31.10.2018 à 15h09
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 15h16
    |

            Corine Lesnes (Las Vegas (Nevada) - envoyée spéciale)








                        



                                


                            

S’il avait voulu mobiliser davantage la communauté latino, Donald Trump ne s’y serait pas pris autrement. Ce mardi matin 30 octobre, à une semaine des élections de mi-mandat, la brigade du Culinary Workers Union, le puissant syndicat des employés de l’hôtellerie à Las Vegas, se prépare à la dernière ligne droite de la campagne. Au local 226, les militants roulent les affiches et plient les brochures qu’ils vont aller distribuer dans les quartiers pour inciter au vote. La plupart ne savent pas encore que, quelques heures plus tôt, le président américain a fait savoir qu’il veut revenir sur le droit du sol, l’un des principes fondamentaux de la citoyenneté américaine.
Harry Grill, le directeur politique du Culinary Union, annonce les consignes du jour et les performances de la veille : « Cinquante-six déplacements, notre record », lance-t-il sous les vivats – soit cinquante-six trajets effectués par les syndicalistes pour amener des électeurs aux bureaux de vote anticipé, ouverts dans toute la ville pour éviter les files d’attente le 6 novembre. Selon un décompte du 30 octobre, plus de 417 000 électeurs ont déjà voté dans l’Etat, soit un tiers des inscrits. Le nombre de votants enregistrés démocrates dépasse de 28 000 celui des républicains.
« Frustrations »
Mais aujourd’hui, Harry Grill a un message supplémentaire à faire passer. « Trump veut faire en sorte que les enfants nés ici ne puissent pas devenir citoyens américains si leurs parents sont arrivés sans papiers, annonce-t-il. C’est une insulte, une injure au rêve américain. » La salle reste silencieuse, incrédule. « Je suis tellement en colère, intervient Yvanna Cancela, 31 ans, qui siège au sénat du Nevada depuis deux ans. Et triste. Ce matin, j’ai pleuré. » Plutôt que se laisser abattre, le directeur de campagne appelle à faire de la menace un argument : « Si ça, ça ne mobilise pas le vote latino, je ne sais pas ce qu’il faut. » 

Tous...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ Pour Matt Stoller, les démocrates doivent renouer avec leur fibre sociale et s’attaquer aux monopoles financiers.
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« Personne chez les démocrates ne veut admettre qu’Obama n’a pas forcément été un bon président »

Pour Matt Stoller, les démocrates doivent renouer avec leur fibre sociale et s’attaquer aux monopoles financiers.



LE MONDE
 |    31.10.2018 à 12h30
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 16h13
    |

            Corine Lesnes (San Francisco, correspondante)








                        



                                


                            

Matt Stoller, 40 ans, chercheur à l’Open Markets Institute, un cercle de réflexion antitrust, a contribué à plusieurs campagnes de candidats de l’aile progressiste du Parti démocrate. A l’heure où certains intellectuels américains pensent que la formation politique joue trop sur les minorités, il fait plutôt porter leur échec sur leur incapacité à affronter la question de la concentration dans l’économie.

Qu’est-ce que la campagne des élections de mi-mandat révèle de l’état du Parti démocrate ?
Une grande tension. Quand ils étaient au pouvoir, les démocrates s’étaient fixé comme objectif de réduire les inégalités, d’apporter une couverture santé pour tous. Les électeurs ont rejeté leur politique. Ils ont élu de nombreux républicains et, in fine, Donald Trump. L’échec des démocrates, c’est de ne pas avoir vraiment pris conscience du fait que la concentration de pouvoirs financiers pouvait être dangereuse politiquement. Et d’avoir choisi Hillary Clinton, qui était liée aux grands intérêts financiers.
Aujourd’hui, beaucoup de gens dans le parti comprennent qu’ils ont échoué, mais toute leur carrière est indissociable des choix politiques qu’ils ont faits et qui ont aidé le monde de la finance. Obama est très populaire ; personne ne veut admettre qu’il n’a pas forcément été un bon président.
Sa grande réussite, aux yeux des démocrates, c’est l’Obamacare, la loi sur les soins de santé. « Ce n’est pas exactement ce qu’on voulait, disent-ils, mais c’est mieux que le système précédent. » Sauf que quand on regarde les chiffres, quand la loi est passée en 2010, le coût pour assurer une famille de quatre personnes était de 20 000 dollars par an. Aujourd’hui, c’est environ 30 000 dollars. L’augmentation bénéficie principalement aux hôpitaux et aux médecins. C’est un échec massif de politique publique.

Vous estimez que les démocrates ont perdu leur « âme populiste » bien...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ Ethiopie-Erythrée, une réconciliation en marche (2/3). Le dégel entre les deux pays, après une guerre fratricide et vingt ans de blocage ramène une certaine prospérité.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤                      En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   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Le dégel entre les deux pays, après une guerre fratricide et vingt ans de blocage ramène une certaine prospérité.        Par  Emeline Wuilbercq   Publié aujourd’hui à 12h25, mis à jour à 12h25   Lecture 4 min.     Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter   Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail                        Une jeune fille dans la boutique familiale à Zalambessa, ville éthiopienne frontalière de l’Erythrée, le 3 octobre 2018. MICHAEL TEWELDE/AFP             « Asmara Asmara Asmara ! » En quête de passagers, un jeune garçon alpague les passants en passant sa tête par la fenêtre du minibus qui part pour la capitale érythréenne. Il y a quelques mois, entendre crier le nom de cette ville à Mekele, la capitale de la région éthiopienne du Tigré, était impensable. Aujourd’hui, « 50 à 60 minibus par jour » font le trajet dans ce sens-là, avance le chauffeur.          Depuis la réouverture de la frontière terrestre, le 11 septembre, les hommes et les marchandises vont et viennent. A Mekele, on ne compte plus les véhicules immatriculés en Erythrée, et la file d’attente aux stations-service est si longue qu’il est désormais interdit de remplir des barils. Dans le pays voisin, le carburant est rationné. « Là-bas, il n’y a rien », résume Mebratu Haile, un commerçant éthiopien.           Lire le premier épisode de notre minisérie Dans les villes éthiopiennes, « l’affluence de réfugiés ne tarit pas »             Le commerce entre l’Ethiopie et l’Erythrée a repris après vingt ans d’interruption à la suite d’une guerre de tranchées qui avait fait 70 000 à 100 000 morts entre 1998 et 2000. L’arrivée au pouvoir à Addis-Abeba d’un premier ministre réformateur, en avril, a changé la donne. Trois mois après son investiture, Abiy Ahmed signait un accord de paix historique à Asmara avec le président érythréen, Isaias Afwerki – au pouvoir depuis l’accession à l’indépendance, en 1993, du pays, qui était autrefois une province de l’Ethiopie.          Couches-culottes et postiches          Depuis, les ambassades ont rouvert, des vols quotidiens relient les capitales, et les deux peuples peuvent désormais converser par téléphone. Côté éthiopien, le retour aux affaires est visible. Les camions filent vers la frontière avec du ciment, du teff – la céréale servant de base à l’alimentation dans la région – et d’autres denrées, du sable, du métal, etc. Ces marchandises sont plus chères ou indisponibles en quantité en Erythrée, un pays longtemps isolé sur la scène internationale et sous-développé par rapport à l’Ethiopie, qui enregistre le plus fort taux de croissance d’Afrique. Dans l’autre sens, réfrigérateurs, téléviseurs et tissus sont transportés d’Erythrée vers le pays voisin.             Lire aussi  En Ethiopie, la guerre du teff aura bien lieu             Mebratu Haile a empilé sur le toit du minibus des couches-culottes et des cheveux postiches qu’il va vendre sur le marché d’Asmara. Ses parents lui ont raconté la vie d’avant-guerre : « C’était plus développé que Mekele, les Ethiopiens allaient en Erythrée comme main-d’œuvre. Maintenant, c’est le contraire. C’est le jour et la nuit ! », lâche-t-il. Ce jour-là, il passera par le poste-frontière de Zalambessa, un point de passage stratégique à 150 km au nord de Mekele, relié par la route à Asmara ainsi qu’au port de Massawa, à une centaine de kilomètres à l’est de la capitale érythréenne, désormais accessible.                     L’Erythrée et l’Ethiopie ont rouvert leur frontière le 11 septembre 2018 après vingt ans de fermeture à la suite de la guerre de 1998-2000 qui avait fait entre 70 000 et 100 000 morts. Google Maps             Zalambessa a retrouvé sa prospérité d’avant guerre. Cette ville de plus de 16 000 habitants, qui porte encore les stigmates du conflit, se reconstruit au rythme de la paix. Aux bâtiments détruits se mêlent des hôtels en construction. Le long de la rue principale, les avant-cours de certaines maisons se sont transformées en petits commerces. La renaissance s’est opérée après qu’Abiy Ahmed et Isaias Afwerki ont foulé le sol du no man’s land qui séparait les deux lignes de front où, pendant dix-huit ans, les soldats éthiopiens et érythréens se sont regardés en chiens de faïence derrière leurs murets de pierre.             Lire aussi  Après s’être tourné le dos pendant vingt ans, l’Ethiopie et l’Erythrée rouvrent leur frontière             « C’était le plus beau jour de ma vie », raconte le chanteur éthiopien Solomon Bayre, né à Asmara. Avec l’artiste érythréen Kahsay Berhe, il a chanté ce jour-là une ode à la paix et à l’amour entre deux peuples frères. Il a assisté aux retrouvailles entre des sœurs jumelles, l’une militaire éthiopienne, l’autre engagée dans l’armée érythréenne, et repris contact avec son ancien colocataire, devenu lui aussi soldat. Pas étonnant dans un pays où la conscription est obligatoire et à durée indéterminée.          « Sans crainte »          « Maintenant, tout le monde vient de l’Erythrée, on mange ensemble, on discute, c’est la paix », raconte un vieil habitant de Zalambessa, élégant dans sa veste de costume élimée. « Avant, on dormait avec nos armes. Aujourd’hui, on va et on vient sans crainte », ajoute Mebratu Berhane, le chef du kebele, la plus petite subdivision administrative en Ethiopie. La peur s’est évanouie avec le retrait des militaires, toujours présents mais en moins grand nombre. Il est dorénavant possible d’assister aux mariages et aux funérailles de part et d’autre d’une frontière qui a été préalablement déminée. Les soldats érythréens viennent siroter des bières côté éthiopien, et le marché du samedi fourmille de quidams, de femmes et d’enfants.            Ce jour-là, sous un ciel d’orage, les commerçants proposent des céréales, des sandales en plastique, des récipients d’argile pour le café. Hiwot Haile, 36 ans, s’est lancée dans le négoce il y a deux semaines « parce que c’est la paix ». Avant, elle vivotait grâce à l’aide de l’Etat éthiopien. Elle est fière aujourd’hui de vendre des pois chiches et de l’orge sur ce marché grouillant qui, selon une habitante, a triplé de volume.             Lire aussi  Pour la première fois, l’Ethiopie a une femme présidente             Les tasses en plastique d’un jeune Ethiopien se vendent comme des petits pains. Ses clients, majoritairement érythréens, le paient soit dans leur monnaie, le nakfa, soit en birrs éthiopiens. Le jour de notre passage, 1 nakfa valait 1,70 birr (0,053 euro). « Ça évolue tout le temps, explique Mebratu Berhane. Ce n’est pas formel pour l’instant ! » Ce marché des changes chaotique commence à devenir problématique pour les commerçants. Il pourrait réveiller de vieilles crispations : les désaccords liés au taux de change entre les deux monnaies avaient précipité l’entrée en guerre, il y a vingt ans.                                                             Emeline Wuilbercq  (Zalambessa, Mekele, Ethiopie, envoyée spéciale)           Voir les réactions      Dans la même rubrique                 Cachez ce #metoo que la Côte d’Ivoire ne saurait voir  #metoo en Afrique, un an après (1/3). Faute d’être suffisamment protégées par le système judiciaire, les Ivoiriennes renoncent le plus souvent à dénoncer les agressions sexuelles qu’elles subissent.                        Le français, cinquième langue la plus parlée dans le monde  L’Afrique est destinée à devenir l’espace comptant le plus de locuteurs en français, selon un rapport de l’Organisation internationale de la francophonie.                      « Le Sénégal pourrait entrer dans le top 10 africain des producteurs de gaz »  Pour le géologue Fary Ndao, les réserves d’hydrocarbures offshore sont une immense opportunité pour le pays mais ne vont pas révolutionner la structure de son économie.                        Sadio Mané, l’étoile de Liverpool que le Sénégal aimerait voir briller avec les Lions de la Teranga  Extrêmement prometteur, le discret attaquant des Reds sera scruté comme aucun autre joueur lors du match Naples-Liverpool ce mercredi.                      DJ Hamida, le mix gagnant  L’artiste d’origine marocaine est l’inventeur d’un style mêlant house, R’n’B, raï et hip-hop, qu’il a baptisé le « Meknessi Style ».                        Au Liberia, le président Weah annonce la gratuité pour le premier cycle universitaire  Les étudiants devaient faire face à l’augmentation des frais d’inscription, notamment en raison d’une forte inflation et de la chute du dollar libérien.                / AFP / RYAD KRAMDI

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ La compagnie aérienne asiatique à repris à Qatar Airways le record de la plus longue liaison commerciale au monde.
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Par  Guy Dutheil   Publié aujourd’hui à 12h06, mis à jour à 12h06   Lecture 4 min.     Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter   Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail        Article réservé aux abonnés                  A Singapour, le 11 octobre, un passager arbore le tee-shirt du vol inaugural de la liaison sans escale vers New York de Singapore Airlines. Wong Maye-E / AP             Il y a des Américains en short, des Asiatiques avec des enfants en bas âge, mais ce sont surtout des jeunes qui constituent l’essentiel des 123 passagers ayant embarqué mardi 23 octobre à bord du vol Singapore Airlines 022, pour rejoindre directement New York depuis Singapour. Un peu plus de dix jours après son lancement, mardi 10 octobre, la compagnie a confirmé son nouveau record du plus long vol commercial du monde : 16 700 kilomètres et 18 heures et 45 minutes sans escale. Le précédent appartenait à Qatar Airways, qui rallie d’une seule traite Auckland (Nouvelle-Zélande) depuis Doha en 17 heures et 40 minutes.          Officiellement, « ce n’est pas pour le prestige », fait savoir Mak Swee Wah, vice-président en charge des relations commerciales de Singapore Airlines, que la compagnie a ouvert cette nouvelle route. A l’en croire, c’est uniquement parce que « les clients aimaient cela, car c’est un très bon produit ». Une demi-vérité. Il semble que la compagnie de la ville-Etat a eu du mal à digérer de s’être fait détrôner par sa rivale du Golfe.          Entre 2004 et 2013, elle a régné sans partage avec sa ligne directe Singapour-New York opérée avec des Airbus A340. Mais la crise économique de 2009 puis la hausse des prix du pétrole ont obligé la compagnie à rendre les armes.          Pas de classe économique, par précaution          « Nous avons dû arrêter car ce n’était plus rentable », confirme M. Mak. La pérennité de cette nouvelle destination devra se confirmer sur la durée. De l’aveu même du vice-président de la compagnie, l’ouverture de cette nouvelle ligne « a été planifiée il y a deux ans, alors que le prix du pétrole était au plus bas », autour de 50 dollars le baril. Une époque révolue. Depuis quelques mois, les cours du brut sont repartis à la hausse. En un an, depuis 2017, ils ont augmenté de 40 % et le baril flirte désormais avec les 80 dollars.                                           — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? Se connecter   S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     Soutenir le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante de plus de 400 journalistes.    Participer à des événements artistiques et culturels toute l'année et partout en France.    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Au Brésil, la hargne de Bolsonaro contre la presse inquiète

Le président élu hait le « Folha de Sao Paulo » depuis toujours. Cette détestation s’est transformée en rage après la révélation de deux affaires.



LE MONDE
 |    31.10.2018 à 12h01
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 17h20
    |

            Claire Gatinois (Sao Paulo, correspondante)








                        



   


Le soir de sa victoire, il s’est fait le défenseur des libertés. Celle « d’entreprendre, d’aller et venir, d’avoir des opinions politiques ou religieuses et celle d’informer ». Mais les mots volent. Vingt-quatre heures après son discours d’apaisement, Jair Bolsonaro, le candidat victorieux de l’extrême droite brésilienne, a retrouvé, lundi 29 octobre, sa hargne, attaquant ses opposants et menaçant la presse. En particulier, le quotidien Folha de Sao Paulo. « C’en est fini de la Folha de Sao Paulo », a osé le futur chef d’Etat, interrogé sur la chaîne Globo lundi soir.

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Jair Bolsonaro hait ce quotidien centriste depuis toujours. Cette détestation s’est transformée en rage après la révélation de deux affaires par ses journalistes. L’une sur l’existence d’une employée fictive, depuis licenciée, l’autre sur un possible schéma de financement illégal de sa campagne : des entreprises alliées de M. Bolsonaro auraient souscrit des contrats pour la distribution massive de fausses informations afin de dénigrer le Parti des travailleurs (PT, gauche) et son candidat, Fernando Haddad.
Qualifié d’entreprise mensongère, la Folha a essuyé diverses attaques de la part du militaire de réserve en campagne électorale. Lors de ses meetings, Jair Bolsonaro promettait notamment « un Brésil sans la Folha de Sao Paulo ». Ses troupes ont accompagné avec zèle ce mouvement. Peu avant le second tour, Luciano Hang, chef d’entreprise adorateur de Jair Bolsonaro, publiait sur Facebook une vidéo recouvrant le quotidien d’excréments en plastique avant de mettre le tout dans une poubelle. La journaliste auteure de l’enquête sur les fausses informations, elle, a reçu des menaces et vit désormais sous protection.
« Le PT en est toujours resté aux mots »
« Jair Bolsonaro a eu pendant la campagne une rhétorique extrêmement agressive. Mais nous pensions qu’une fois élu, il adopterait une autre posture, celle d’un chef d’Etat », commente Sergio Davila, directeur exécutif du journal.
Le quotidien comme le reste de la presse brésilienne font régulièrement l’objet d’attaques, de la part du camp des « bolsonaristes » mais aussi du PT et de ses militants. Le groupe de presse Globo a ainsi récolté le qualificatif de « putschiste » pour avoir pris le parti de destituer la présidente de gauche Dilma Rousseff en 2016. « Mais le PT en est toujours resté aux mots », souligne M. Davila.
Celui que l’on surnomme le « Trump tropical » prétend, lui, agir pour mettre sa menace à exécution. Il a déjà lancé des poursuites poursuites judicières contre la Folha. Et pourra, une fois en fonctions, supprimer les sommes versées par l’Etat au quotidien pauliste pour les publicités institutionnelles. La disparition de ces fonds ne devrait pas menacer pas la survie du quotidien. « Notre entreprise est solide », affirme M. Davila. Mais l’attitude du futur chef de l’Etat inquiète. « Qu’attend-il de la presse ? Qu’elle ne publie que des informations en sa faveur ? », s’interroge le directeur du journal. Mardi, l’Abraji, association brésilienne du journalisme d’investigation, s’est dite préoccupée pour la liberté de la presse mais aussi pour la démocratie.

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Etats-Unis : pour les « midterms », les démocrates parient sur la proximité

Le parti tente de mobiliser les électeurs en se concentrant sur des sujets de la vie quotidienne, comme l’assurance santé.



LE MONDE
 |    31.10.2018 à 11h34
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 12h24
    |

            Gilles Paris (Washington, correspondant)








                        



                                


                            

Dans la tentative d’autopsie qu’elle avait faite de sa défaite (Ça s’est passé comme ça, Fayard, 2017), la candidate démocrate à la présidentielle de 2016, Hillary Clinton, avait avoué que « boire [sa] part de chardonnay » lui avait permis de surmonter cette énorme désillusion.
Elle n’avait sans doute pas été la seule, au sein d’un parti réduit à l’état de ruines au lendemain de la victoire de Donald Trump : ­décapité, divisé après une primaire disputée avec le sénateur du Vermont Bernie Sanders, coupé d’une partie de ses anciens électeurs et privé de programme fédérateur.
Deux ans plus tard, les élections de mi-mandat devraient refermer quelques plaies. Le camp démocrate a pu compter tout d’abord sur le réveil d’une base frappée de stupeur par l’élection de Donald Trump. Notamment à l’initiative de dizaines de milliers de femmes dont une bonne partie est entrée en politique à l’occasion des marches organisées dans tout le pays au lendemain de l’arrivée du républicain à la Maison Blanche. Cette mobilisation foisonnante a donné naissance à une myriade de groupes locaux aujourd’hui rassemblés en une bonne demi-douzaine de collectifs organisés au niveau national : Indivisible, Action Together, Together We Will, Swing Left, Sister District, Flippable, ou Mobilize.
Ces plates-formes, dont les noms traduisent avant toute chose une volonté de reconquête électorale, apportent leur soutien à des centaines de candidats dans tout le pays, soit au niveau national, soit au niveau des Etats. Les démocrates y ont perdu plus de neuf cents sièges au cours des deux mandats de Barack Obama, ponctués au Congrès par la perte de la majorité à la Chambre des représentants, en 2010, puis au Sénat, en 2014.
La popularité retrouvée de l’« Obamacare »
Le succès du comité d’action politique ActBlue, qui permet de collecter des fonds de campagne, illustre également ce dynamisme. Comme l’a souligné le site FiveThirtyEight,...




                        

                        


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Etats-Unis : des anciens de l’équipe Obama reconvertis dans l’« agit-pod »

Les ex-responsables de la communication de la Maison Blanche veulent concurrencer les sites ultraconservateurs sur Internet.



LE MONDE
 |    31.10.2018 à 11h31
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 12h26
    |

            Corine Lesnes (San Francisco, correspondante)








                        



                                


                            

On les a connus moins rigolards et plus langue de bois. Mais Jon Favreau et ses copains ne sont plus à la Maison Blanche de Barack Obama. Ils sont à leur compte et se défoulent.
Leur podcast, Pod Save America, est devenu le phénomène médiatique des élections de mi-mandat (midterms), qui se tiennent le 6 novembre ; l’organe de la « résistance », qui, parti de Californie, diffuse maintenant la bonne parole – « Votez ! » – dans le reste du pays. Ou, selon l’une des déclinaisons de ce qui est aussi devenu un site Web et une ligne de merchandising : « Vote for America. »

A la Maison Blanche, Jon Favreau, était le speechwriter attitré de Barack Obama. Avant même l’élection du premier président métis des Etats-Unis, il a rédigé la première version de l’illustre discours de Philadelphie (Pennsylvanie) de mars 2008 où Barack Obama appelait ses compatriotes à dépasser la fracture historique entre Blancs et Noirs. Jon Lovett était l’acolyte de Favreau à la rédaction des discours – et des plaisanteries – présidentiels. Tommy Vietor était porte-parole du Conseil de sécurité nationale (NSC). Dan Pfeiffer était le directeur des communications stratégiques. Moyenne d’âge actuelle du groupe : 38 ans.
« Agir pour réparer le problème »
Après la défaite d’Hillary Clinton, ils se sont repliés en Californie, comme nombre d’anciens de l’équipe Obama. Au-delà des commentaires anti-Trump grinçants sur Twitter, « on voulait faire quelque chose », a expliqué Jon Favreau au New Yorker, pour éviter « de foirer de nouveau en 2018 et 2020 ». C’est devenu le mantra de Pod Save America, l’introduction des émissions : il ne s’agit pas seulement de dénoncer les turpitudes des républicains, mais d’inciter les auditeurs à « agir pour réparer le problème ».

En moins d’un an, ce qui était un phénomène californien s’est répandu dans le pays. Depuis janvier 2017,...




                        

                        


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« Pour faire redécoller Alitalia, les populistes italiens misent encore une fois sur le patriotisme économique »

Le sauvetage de la compagnie aérienne a été confié au groupe public ferroviaire. Le tandem Di Maio-Salvini au pouvoir à Rome marche sur les traces du « cavaliere » Berlusconi, explique Jean-Michel Bezat, chroniqueur économique au « Monde ».



LE MONDE ECONOMIE
 |    31.10.2018 à 11h14
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 11h16
    |

            Jean-Michel Bezat








                        



                                


                            

Pertes & Profits. Le patriotisme économique est bien ancré en Italie, surtout avec des gouvernements populistes. Dix ans après la solution italo-italienne concoctée par Silvio Berlusconi pour sauver Alitalia du crash, le tandem Luigi Di Maio-Matteo Salvini essaye de bâtir un autre montage national pour remettre la compagnie aérienne sur les rails. Et ce n’est pas un jeu de mots, puisque le groupe ferroviaire public Ferrovie dello Stato (FS) devait présenter une offre de reprise mercredi 31 octobre, date limite fixée par le gouvernement. Elle devra intégrer d’autres investisseurs… qui ne se bousculent pas au portillon.

Depuis mai 2017 et le rejet d’un plan de sauvetage par les salariés, Alitalia est placée sous la tutelle de trois commissaires nommés par l’Etat. Les élections législatives de mars ont rebattu les cartes et la nouvelle majorité s’était donné jusqu’à fin octobre pour trouver un plan de sauvetage. M. Di Maio, patron du Mouvement 5 étoiles et ministre du développement économique, a imprudemment avancé les noms du pétrolier ENI, de la Cassa Depositi e Prestiti, de Poste italiane et du groupe de défense Leonardo. Tous ont exclu de participer au sauvetage, jugeant ces scénarios « sans fondement », voire fantaisistes. Au même moment, l’allemand Lufthansa excluait de coinvestir avec l’Etat italien.

Ces retraits fragilisent le montage imaginé autour de la « SNCF italienne ». M. Di Maio y voit pourtant un sens industriel et commercial : il favoriserait « l’intermodalité avec un billet unique train-avion », réduirait la concurrence sur les trajets plus courts, notamment dans la Péninsule, et inciterait Alitalia à développer le long-courrier. Le plan gouvernemental prévoit que, après une « phase de transition » où FS reprendrait Alitalia, l’Etat y investirait jusqu’à 15 %, FS descendrait à 51 % et deux partenaires, un italien et un opérateur étranger du transport aérien, se partageraient...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ Presque quatre ans après le début de la guerre, aucune solution militaire ne se profile tandis que le pays vit la plus grave crise humanitaire au monde.
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Guerre au Yémen : la France et les Etats-Unis appellent à la fin de l’offensive saoudienne

Presque quatre ans après le début de la guerre, aucune solution militaire ne se profile tandis que le pays vit la plus grave crise humanitaire au monde.



LE MONDE
 |    31.10.2018 à 10h48
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 15h42
    |

            Hélène Sallon








                        



Fragilisé par l’affaire Khashoggi, le journaliste saoudien tué le 2 octobre dans l’enceinte du consulat saoudien à Istanbul en Turquie, Riyad fait l’objet de pressions accrues de ses partenaires occidentaux pour mettre un terme à son offensive contre les rebelles houthistes au Yémen. Alors qu’aucune solution militaire ne se profile, trois ans et demi après le début de l’intervention de la coalition arabe emmenée par l’Arabie saoudite en soutien aux forces progouvernementales, et que l’embarras est croissant dans les capitales occidentales qui fournissent des armes au royaume, les appels se sont multipliés, mardi 30 octobre, à faire cesser les hostilités et à engager des négociations de paix sous l’égide des Nations unies.
Tranchant avec la position que défendait jusqu’à présent l’administration américaine, principal soutien militaire occidental de la coalition arabe et fournisseur d’armes au royaume, le secrétaire d’Etat Mike Pompeo a estimé, dans un communiqué publié mardi, que le « moment est venu de mettre fin aux hostilités ». En septembre, lors du débat au Congrès sur la poursuite des ventes d’armes à l’Arabie saoudite, le chef de la diplomatie américaine avait lui-même certifié que la coalition menée par Riyad veillait à réduire les pertes civiles au Yémen, en dépit des multiples bavures et accusations de crimes de guerre visant l’aviation saoudienne, qui mène des bombardements réguliers en territoire houthiste.
Mardi, Mike Pompeo a exhorté la coalition saoudienne à stopper les bombardements contre les zones peuplées du Yémen, et aux rebelles houthistes, soutenus par l’Iran, de ne plus lancer de missiles contre l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis. Un même appel avait été adressé plus tôt dans la journée par le ministre de la défense américain. Lors d’un forum organisé à Washington, James Mattis a exhorté les belligérants à cesser les hostilités et ouvrir des négociations de paix « d’ici 30 jours ». « Je pense que l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis sont prêts », a ajouté le chef du Pentagone qui a rencontré plusieurs dirigeants arabes le week-end dernier en marge du « Dialogue de Manama », une conférence sur la sécurité organisée chaque année à Bahrein.

        Notre reportage sur place :
         

          Au Yémen, guerre d’usure autour d’Hodeïda



« Arrêt des bombardements »

   


Le cessez-le-feu doit être basé sur un retrait des rebelles houthistes de la frontière avec l’Arabie saoudite, « puis un arrêt des bombardements » de la coalition arabe, dirigée par l’Arabie saoudite et soutenue par les Etats-Unis, a-t-il précisé. L’arrêt des hostilités permettra à l’émissaire de l’ONU pour le Yémen, le Britannique Martin Griffiths, de « réunir » les différentes parties « en Suède », a poursuivi M. Mattis, sans préciser où exactement se tiendrait cette réunion ni qui l’organiserait. Ce dernier avait déclaré espérer la reprise d’ici le mois de novembre de consultations auprès des deux camps, après l’échec de pourparlers de paix début septembre.
Mardi matin, invitée de BFM-TV, la ministre des armées française, Florence Parly, a également rompu avec la position de prudence de la France, estimant que l’intervention de la coalition emmenée par le royaume saoudien contre les rebelles houthistes au Yémen était « sans issue ». « Il est plus que temps [qu’elle cesse] », a-t-elle déclaré. Vendredi, le président français, Emmanuel Macron, s’était borné, lors d’une conférence de presse, à rappeler que Paris avait « demandé des gages et de la clarté sur le conflit au Yémen, où nous sommes très attachés aux règles humanitaires ».
Mme Parly a rappelé que la guerre voulue par le tout-puissant prince héritier saoudien Mohammed Ben Salman est à l’origine d’une « crise humanitaire comme on n’en a jamais vue ». Alors que le conflit a fait des milliers de morts – jusqu’à 50 000, selon une estimation de l’organisation indépendante Acled, entre janvier 2016 et septembre 2018 –, des millions de Yéménites sont confrontés à ce que les Nations unies ont qualifié de plus grave crise humanitaire au monde.
« La crise alimentaire au Yémen est directement liée au conflit » qui sévit dans le pays, indiquait Mark Lowcock, le secrétaire général adjoint de l’ONU pour les affaires humanitaires dans une note interne datant du 18 octobre et consultée par l’Agence France-Presse. « La situation humanitaire au Yémen est la pire au monde : 75 % de la population, soit 22 millions de personnes, a besoin d’une aide et de protection, dont 8,4 millions sont en situation d’insécurité alimentaire grave et dépendent d’un apport en nourriture urgent. » 

        L’éditorial :
         

          Au-delà de l’affaire Khashoggi, la guerre au Yémen






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ La tuerie perpétrée dans la synagogue de Pittsburg, aux Etats-Unis, rappelle que l’antisémitisme porté par l’extrémisme identitaire nationaliste ou religieux est historiquement un « avertisseur d’incendie » pour le corps social, souligne dans une tribune au « Monde » Alain Chouraqui, président fondateur de la Fondation du camp des Milles.
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« L’antisémitisme comme symptôme d’un engrenage menaçant la démocratie »

La tuerie perpétrée dans la synagogue de Pittsburg, aux Etats-Unis, rappelle que l’antisémitisme porté par l’extrémisme identitaire nationaliste ou religieux est historiquement un « avertisseur d’incendie » pour le corps social, souligne dans une tribune au « Monde » Alain Chouraqui, président fondateur de la Fondation du camp des Milles.



LE MONDE
 |    31.10.2018 à 10h44
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 12h59
    |

Alain Chouraqui (Directeur de recherche émérite au CNRS)







                        



                                


                            

Tribune. L’horreur de Pittsburgh est un nouveau rugissement de la « bête immonde » de Brecht, aujourd’hui bien réveillée. C’est en cela que cette tuerie par un extrémiste de droite était malheureusement prévisible dans le contexte américain actuel de peurs et de crispations identitaires. Car, comme l’Europe, l’Amérique est de plus en plus confrontée aux conséquences de ces crispations et de l’engrenage mortifère qu’elles alimentent. Et ce massacre illustre, sans grande surprise, deux grands enseignements de l’expérience historique.
En premier lieu, c’est par un engrenage, nourri par un extrémisme identitaire, qu’une société peut accoucher des pires crimes, étape par étape, de l’exclusion mentale à l’exclusion sociale voire légale et jusqu’à la violence de masse. Au milieu de ce processus, les dérives verbales xénophobes, racistes ou antisémites de certains hommes politiques, au pouvoir ou pas, libèrent d’abord la parole des extrémistes puis leurs actes. On l’a vu aussi après l’élection de Trump (avec une augmentation de 57 % des actes antisémites entre 2016 et 2017), comme au Brésil durant une campagne d’une rare violence annonçant des lendemains qui déchantent et qui tuent.

La résistance à cet engrenage mortifère est possible et peut être efficace à deux conditions.
Il faut d’abord que le discours et l’action politiques ne jouent pas sur les peurs et le rejet de l’autre. En France, les présidents et les gouvernements y ont veillé ces dernières années, dans les discours officiels comme par les mesures prises en particulier dans les plans de lutte contre le racisme et l’antisémitisme, mis en œuvre grâce à l’outil souple et efficace que constitue la Dilcrah [délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT] en soutien aux actions des acteurs de terrain.
Jeu d’alliances et de dupes
Cette attitude ferme des pouvoirs publics a contribué à développer une résilience...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ Pour le libéral Zhang Weiying, ceux qui expliquent le décollage économique du pays depuis quarante ans par un prétendu « modèle chinois » de croissance se fourvoient et sont en partie responsables des tensions commerciales avec les Etats-Unis.
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Un éminent économiste de l’université de Pékin dénonce « le modèle chinois »

Pour le libéral Zhang Weiying, ceux qui expliquent le décollage économique du pays depuis quarante ans par un prétendu « modèle chinois » de croissance se fourvoient et sont en partie responsables des tensions commerciales avec les Etats-Unis.



LE MONDE ECONOMIE
 |    31.10.2018 à 10h42
    |

            Frédéric Lemaître (Pékin, correspondant)








                        



   


Alors que la guerre commerciale avec les Etats-Unis commence à peser sur la croissance chinoise, Zhang Weiying, éminent économiste de l’université de Pékin, jette un pavé dans le Yangtsé. Ceux qui expliquent le décollage économique du pays depuis quarante ans par un prétendu « modèle chinois » de croissance se fourvoient et sont en partie responsables des tensions actuelles avec les Etats-Unis, a expliqué cet économiste libéral, le 14 octobre lors d’une lecture à l’université de Pékin, qui vient tout juste d’être rendue publique.
A ses yeux, si, pendant toutes ces années, la Chine a bénéficié d’une croissance exceptionnelle, ce n’est pas parce qu’elle est dotée d’un parti unique et d’un secteur public encore très puissant – les deux caractéristiques du supposé « modèle chinois » –, mais parce qu’elle a mené une politique libérale. Non seulement les économistes qui ont promu ledit « modèle chinois » sont dans l’erreur, mais ils ont aussi inquiété les Occidentaux, en laissant accroire à une confrontation entre deux schémas.

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Même si le président, Xi Jinping, met davantage en avant le concept de « rêve chinois » que celui de « modèle », nul doute qu’il adhère à celui-ci. Il ne cesse de réaffirmer l’autorité du Parti communiste dans tous les domaines, y compris l’économie, et il a encore récemment soutenu les entreprises publiques, objet de vives critiques de la part des Occidentaux. Le point de vue de Zhang Weiying est donc à la fois iconoclaste et très courageux. Les discussions provoquées par son analyse ont d’ailleurs été rapidement censurées sur les réseaux sociaux. Le texte, disponible dans un premier temps sur le site de l’université, en a été retiré.
« Pour la situation actuelle, je vous laisse juges »
Pourtant, l’analyse de celui que l’on a surnommé le « Friedrich Hayek chinois » en raison de ses idées libérales, ne constitue pas une surprise. Ce diplômé d’Oxford de 59 ans s’était déjà vu retirer en 2010 son titre de doyen de l’école de gestion Guanghua en raison de ses analyses.
Par ailleurs, le 15 juin, invité à conclure un séminaire sur l’économie chinoise organisé à l’Ecole des hautes études en sciences sociale de Paris (EHESS), Zhang Weiying avait été on ne peut plus clair. Outre le prétendu modèle chinois, il avait dénoncé une deuxième « idée fausse » : « Croire que la libéralisation de l’économie peut se poursuivre avec succès sans démocratisation politique. »

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Classant les différentes phases politiques qu’a traversées le pays depuis l’arrivée des communistes au pouvoir, il avait estimé que, sous Mao, la Chine avait connu « un leadership fort et des idées fausses » et qu’après les années de réformes menées par Deng Xiaoping – qu’il approuve –, la Chine était retombée, de 2003 à 2012, dans une période caractérisée par « un leadership ­faible et des idées fausses ».
Selon lui, les responsables politiques d’alors, Hu Jintao et Wen Jiabao, étaient davantage des « bureaucrates » que des « leaders politiques ». Si la Chine a enregistré une croissance record au cours de cette décennie, ce n’est, à l’en croire, que parce qu’elle a bénéficié des dividendes de la politique libérale menée de 1978 à 2003. « Pour la situation actuelle, je vous laisse juges », avait-il conclu, avant de promouvoir la nécessaire liberté dont devraient jouir la presse et les universitaires. Une liberté que Zhang Weiying continue de revendiquer haut et fort.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ Soulignant que l’auteur de la tuerie de Pittsburgh a accusé, dans des posts, une agence juive de secours aux réfugiés, l’historienne Françoise Ouzan s’interroge dans une tribune au « Monde » sur la manière dont se combinent haine antijuive et sentiment xénophobe à l’égard des immigrants.
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« Pourquoi la haine antijuive et xénophobe du tueur s’est cristallisée sur un groupe qui tend la main aux réfugiés »

Soulignant que l’auteur de la tuerie de Pittsburgh a accusé, dans des posts, une agence juive de secours aux réfugiés, l’historienne Françoise Ouzan s’interroge dans une tribune au « Monde » sur la manière dont se combinent haine antijuive et sentiment xénophobe à l’égard des immigrants.



LE MONDE
 |    31.10.2018 à 10h42
 • Mis à jour le
31.10.2018 à 11h45
    |

Françoise Ouzan (historienne)







                        



                                


                            

Tribune. Au-delà du choc et de l’émotion profonde suscitée par le massacre de onze personnes, tuées en tant que juives, dans un lieu de culte à Pittsburgh, le 27 octobre 2018, un élément de l’enquête nous interpelle. Pourquoi au moins deux « posts » antisémites mis en ligne par le meurtrier, avant la fusillade, accusent-ils une agence juive américaine de secours aux réfugiés ? Comment se combinent haine antijuive et sentiment xénophobe à l’égard des immigrants ? Faut-il inscrire cette réaction viscérale dans une rhétorique faisant écho aux partisans de l’extrême droite américaine qui décèlent chez les réfugiés, comme par le passé, une menace de subversion et un danger pour la préservation de la société américaine ?
Le tueur, Robert Bowers, écrit : « HIAS [Hebrew Immigrant Aid Society, Société d’aide aux immigrants juifs] se plaît à faire venir des envahisseurs qui tuent les nôtres. Je ne peux pas rester les bras croisés et voir mon peuple se faire massacrer. » Fondée en 1881 pour venir au secours des Juifs fuyant les pogromes de la Russie tsariste et plus généralement ceux d’Europe de l’Est, l’HIAS a joué un rôle majeur. En coopération avec d’autres agences de secours juives comme le célèbre Joint (American Jewish Joint Distribution Committee), ainsi qu’avec des organisations non juives, HIAS-HICEM a aidé des milliers de Juifs à fuir une Europe meurtrière pendant la Shoah.
Au lendemain de la seconde guerre mondiale, l’agence juive américaine a redoublé d’efforts pour aider les personnes déplacées juives (DPs) à quitter les camps de réfugiés en Allemagne, Autriche et Italie et à reconstruire leur vie aux Etats-Unis, en Israël et dans d’autres pays. Poursuivant avec la même ardeur son rôle de représentant de la communauté juive américaine, HIAS a continué à aider les juifs en danger, que ce soit en Egypte, au cours d’opérations de secours en Ethiopie, en Iran ou en Syrie. L’agence de secours s’est illustrée pour...




                        

                        

