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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-1"> ¤ Des rumeurs font état de la disparition prochaine de ce personnage bien connu de la série, accusé d’être une caricature raciste des Indiens.
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« Les Simpson » : pourquoi le sort du personnage d’Apu est en question

Des rumeurs font état de la disparition prochaine de ce personnage bien connu de la série, accusé d’être une caricature raciste des Indiens.



LE MONDE
 |    30.10.2018 à 18h28
    |

            Morgane Tual








                        



   


« Apu va quitter Les Simpson. » Depuis vendredi 26 octobre, un grand nombre de publications affirment que ce personnage, apparu dans la célèbre série animée américaine en 1990, s’apprête à disparaître des écrans, après une polémique sur les stéréotypes racistes qu’il est accusé de véhiculer sur les Indiens. Qu’en est-il exactement ?
Qui est Apu ?
Apu Nahasapeemapetilon est un personnage récurrent des Simpson depuis bientôt trente ans. Né en Inde, émigré aux Etats-Unis, docteur en informatique, il tient une petite épicerie à Springfield, la ville des Simpson. Passionné de cricket et de rock, il est le père de huit enfants nés d’un mariage arrangé. Il est doublé, en version originale, par Hank Azaria, qui interprète aussi d’autres personnages de la série comme le barman Moe ou le policier Ralph Wiggum.
D’où vient l’information selon laquelle il va disparaître ?
Tout est parti d’Adi Shankar, un producteur américain aux manettes notamment de la série animée Castlevania. Mécontent de la façon dont était dépeint Apu dans Les Simpson, il a lancé un concours de scénario afin « de le faire évoluer, d’un produit de scénaristes blancs et masculins sortis de Harvard pour le transformer en un portrait drôle, rafraîchissant et réaliste des Indiens aux Etats-Unis ». Mais après avoir reçu « le scénario parfait », il dit avoir appris que les producteurs des Simpson « allaient laisser tomber le personnage d’Apu », a-t-il annoncé au site IndieWire dans un article publié vendredi. Il dit tenir son information « de plusieurs sources » travaillant sur la série, et que l’éviction se fera discrètement, « juste pour éviter la controverse ».
Les créateurs de la série ont-ils confirmé le départ d’Apu ?
Non. La Fox, qui produit et diffuse la série, a donné une réponse laconique à IndieWire : « Apu est apparu dans l’épisode du 14 octobre 2018 “My Way or the Highway to Heaven”. » Apu y apparaît en effet, mais seulement comme figurant au sein d’une foule.

   


Al Jean, qui travaille comme scénariste sur la série depuis son lancement en 1989, a publié lundi un tweet pour dissiper tout malentendu, en soulignant qu’Adi Shankar ne travaille pas sur Les Simpson : « Je lui souhaite le meilleur, mais il ne s’exprime pas au nom de la série. »
Mais alors, finalement, va-t-il disparaître ou non ?
Cela reste difficile à dire. Aucune source officielle n’a confirmé cette information – mais les déclarations de la Fox et d’Al Jean ne la démentent pas non plus. Qui plus est, la disparition a peut-être déjà eu lieu : si Apu continue à apparaître à la manière d’un figurant, le personnage « a à peine eu une ligne de texte en trois saisons », déclarait Matt Reiss, un des scénaristes de la série, au magazine Vanity Fair en mai. « Les gens disent : “Retirez Apu de la série.” Eh bien, il n’y est plus ! » En juillet, néanmoins, le créateur de la série, Matt Groening, interrogé par le New York Times sur l’existence d’un « moratoire » sur de futures apparitions d’Apu, avait répondu : « Si une bonne histoire nous vient, on la racontera. »
Qu’est-il reproché à Apu ?
Cela fait plusieurs années que ce personnage est critiqué, accusé de véhiculer des stéréotypes racistes sur les Indiens. L’an dernier, le comédien américain Hari Kondabolu, originaire d’Inde, a même consacré un documentaire à cette question, The Problem with Apu (« le problème avec Apu »). Avec un regard amer sur son enfance : « au bout d’un moment, tu regardes Les Simpson le dimanche et tu as une idée de comment on va se moquer de toi le lundi, en fonction de ce qu’Apu a fait dans le dernier épisode », expliquait-il à la BBC, regrettant qu’Apu ne soit défini que par son travail, qu’il ait huit enfants – « une blague sur le fait qu’il y ait tant de gens en Inde » – et un mariage arrangé.
« Apu est le seul Indien qu’on voyait à la télé, donc j’étais content d’être représenté quand j’étais enfant. Et bien sûr qu’il est drôle, mais ça ne veut pas dire que cette représentation est correcte, ou juste. C’est là qu’on en arrive à l’aspect insidieux du racisme, parce que vous ne le remarquez pas, même quand c’est juste en face de vous. »
Le fait qu’Apu soit doublé par un homme blanc, Hank Azaria, lui pose aussi problème : « On dirait un mec blanc qui imiterait un mec blanc qui se moquerait de mon père. »
D’autres personnalités ont aussi exprimé leur malaise face à Apu, comme l’actrice indienne Priyanka Chopra, qui a passé sa jeunesse aux Etats-Unis et déclaré qu’Apu avait « empoisonné » son enfance. Un rédacteur en chef du New York Times, Vikas Bajaj, a beau trouver « une certaine vérité » dans le personnage d’Apu, il regrette dans une tribune qu’il s’agisse « d’une caricature conçue pour se moquer d’une minorité, afin d’amuser la majorité ».
Que répondent les créateurs des « Simpson » ?
Dès 2016, un épisode entier des Simpson fut consacré à cette question, intitulé Much Apu about nothing (une référence à la pièce de William Shakespeare, qu’on pourrait traduire par « Beaucoup d’Apu pour rien »). Un épisode dans lequel le maire Quimby veut expulser les immigrés clandestins, dont Apu, et dans lequel sont moqués les stéréotypes sur les Indiens. Après la sortie du documentaire The Problem with Apu en 2017, une scène d’un autre épisode des Simpson a aussi fait référence à la polémique.

En avril, Matt Groening, interrogé par USA Today au sujet d’Apu, avait répondu : « Je crois que nous sommes à une époque, dans notre culture, où les gens adorent prétendre qu’ils sont choqués. » Une réponse qui lui avait attiré des critiques, et qu’il avait étoffée quelques mois plus tard dans le New York Times :
« J’adore Apu. J’adore ce personnage, et je me sens mal qu’il ait pu faire se sentir mal d’autres personnes. Mais en même temps, tout cela est désormais entaché – le débat, il n’y a plus de nuance dans le débat maintenant. »
Hank Azaria, la voix d’Apu dans la version originale, avait de son côté annoncé en avril qu’il était prêt à renoncer au doublage de ce personnage. Quelques mois plus tôt, il avait fait état de son malaise à l’idée « que quiconque ait pu se retrouver marginalisé » ou « harcelé » à cause du personnage d’Apu. Tout en soulignant que la série s’était toujours moquée de tout un tas de personnes, « les républicains, les Brésiliens, les présidents, les chefs d’établissements scolaires, les Italiens, tout ce que vous voulez » :
« Et ils ont toujours mis un point d’honneur à ne jamais s’en excuser. Je pense qu’au fil des années, ils ont tout à fait réussi, si je puis dire, à se moquer de tout le monde uniformément, sans se monter vraiment blessant. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-2"> ¤ L’historienne Catherine Coquery-Vidrovitch revient sur la polémique suscitée par les images du livre « Sexe, race et colonies ». Un procès qui, selon elle, détourne du vrai sujet.
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Point de vue

« Le regard égrillard de l’homme blanc a été un élément constituant de la colonisation »

L’historienne Catherine Coquery-Vidrovitch revient sur la polémique suscitée par les images du livre « Sexe, race et colonies ». Un procès qui, selon elle, détourne du vrai sujet.

Par                Catherine Coquery-Vidrovitch



LE MONDE
              datetime="2018-10-30T17:30:36+01:00"

        Le 30.10.2018 à 17h30






    
Un document extrait du livre « Sexe, race et colonies », publié aux éditions La Découverte, sous la direction de Pascal Blanchard, Nicolas Bancel, Gilles Boëtsch, Christelle Taraud et Dominic Thomas.
Crédits : « SEXE, RACE ET COLONIES », ÉD. LA DÉCOUVERTE


Tribune. La réception du gros ouvrage (4 kg) Sexe, race et colonies, qui vient de sortir aux éditions La Découverte, provoque des réactions contrastées voire virulentes. En qualité d’historienne engagée – qualificatif qui n’est pas synonyme de militante –, je pense que l’un des principaux devoirs de l’historien est de privilégier le savoir, et tout le savoir. D’où la nécessité d’aborder quelque question que ce soit de façon sinon frontale du moins dégagée autant que possible de tout affect. Cela implique de lutter contre les non-dits, les réticences d’ordre extra-scientifique, les préjugés de toute sorte, bref d’une façon générale les tabous de l’histoire ou réputés tels.

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Le sexe aux colonies a fait partie de ces « tabous ». Tabou n’implique pas ignorance. On a étudié les signares, les ménagères, les concubines, les esclaves. Néanmoins c’est l’historienne américaine Ann Stoler qui a, la première, mis en lumière une évidence : le regard égrillard de l’homme blanc, la sexualité, voire la pornographie n’ont pas été un corollaire marginal de la colonisation : c’en est un élément constituant.
L’ouvrage s’en veut la démonstration visuelle. On l’a écrit, on l’a peu montré, et jamais de façon systématique. D’aucuns, choqués par la crudité des images, ont réagi.
Ne pas s’en tenir au premier degré
Quelques journalistes pourtant sérieux s’en sont offusqués avant d’avoir vu le livre, d’autres l’ont fait sans l’avoir lu. Ce n’est pas admissible. Certes, il faut tenir compte des réactions, mais peut-être seulement si elles émanent de femmes noires – les sujets apparemment objectivés de l’ouvrage. Je suis réservée sur les réactions gênées, voire scandalisées de critiques blancs.

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Car c’est au public blanc que s’adresse le livre, qui exige de ne pas s’en tenir au premier degré. Le propos n’est pas de se régaler de la vue du corps de femmes noires, il est de démontrer le caractère massif, pendant des siècles, de l’utilisation de ces corps par le regard et les actes des hommes (voire des femmes) blancs.
Ce processus a commencé dès les premiers contacts, au tout début de l’esclavage de couleur, de la traite des unes par les autres. Le documentaire Les Routes de l’esclavage, diffusé le 1er mai 2018 sur Arte et auquel j’ai participé, a entrepris de le visualiser sans complexe.

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Les images apparaissent avec la traite arabo-berbère, elles se démultiplient avec la traite atlantique. Quoi de plus convaincant que de le montrer ? Comme l’explique l’historien Jean‑Claude Schmitt, « l’image a été un élément clé de l’expansion européenne ».

    
Couverture du livre publié sous la direction de Pascal Blanchard, Nicolas Bancel, Gilles Boëtsch, Christelle Taraud et Dominic Thomas aux éditions La Découverte.
Crédits : ÉD. LA DÉCOUVERTE


C’est le sujet de cet ouvrage. Les auteurs ont visualisé 70 000 images pendant quatre ans. Ils en ont sélectionné 1 200. Certaines étaient connues, ne serait-ce qu’au travers des cartes postales qui circulaient dès les années 1900 et de publications antérieures. La plupart sont inédites, oubliées, ou dissimulées. La masse confirme la thèse du livre : l’usage sexuel et la manipulation coloniale des femmes ont été aussi abondants que permanents. Le fait même que certaines aient été « fabriquées » est une preuve de la sexualisation coloniale.
Savoir visuel
La virulence des critiques répond à la violence sexuelle coloniale. On a opposé ce corpus à Shoah, ce monument de Claude Lanzmann (1985), qui évoque tout en ne montrant rien. La comparaison est doublement inacceptable. Shoah repose sur un savoir visuel préalable qui permet à l’imaginaire de se représenter l’inacceptable. Qui plus est, ce « savoir visuel » a été fabriqué, car il n’existe guère d’images des camps d’extermination en action, les cendres étant englouties dans les fours crématoires.
Les amas de cadavres squelettiques photographiés par les Britanniques et les Américains ne sont pas les restes des juifs et des Tziganes gazés à Auschwitz, mais les victimes du typhus dans les camps de déportation (et non d’extermination) abandonnés par les nazis, notamment Bergen-Belsen. Néanmoins, sans ce travail visuel préalable, Shoah serait incompréhensible pour le public non concerné ou non spécialiste.
Le savoir visuel réalisé ici est authentique. Il affirme que tous les colonisateurs – administrateurs, commerçants, voyageurs, explorateurs, voire missionnaires – pouvaient (même s’ils ne l’ont pas tous fait) se livrer sur les femmes africaines à ce qui leur était interdit en métropole. Après avoir vu, on ne peut plus faire comme si on ne savait pas. Ces images sont dérangeantes par ce qu’elles font voir qu’il devient impossible de ne pas voir. Je me méfie des réactions effarouchées de lecteurs qui préfèrent se voiler la face plutôt que d’affronter une réalité déstabilisante.

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J’aurai une réserve ; celle d’une historienne blanche. Car la réaction affective, viscérale, de femmes noires est réelle. L’« insensibilité affective » devient difficile sinon impossible. La chercheuse sait que c’est vrai. La femme a du mal à faire la distinction entre la maltraitance des colonisées et sa propre personne. Elle voit son image : que faire ?
Entendre l’avis des Africaines d’Afrique
Expliquer. Inlassablement expliquer que le fait de se voir « noire » sur l’image est le fruit du racisme de couleur instauré depuis des siècles à la faveur de l’esclavage atlantique. Des siècles de dépréciation lui ont fait intégrer la réalité du racisme de couleur. C’est, il me semble, une réaction plus française qu’africaine. En France, les femmes noires font globalement partie d’une minorité menacée, donc fragile.
En Afrique, des collègues africains consultés ne sont pas aussi choqués que leurs partenaires français. Alain Mabanckou l’a également exprimé à Blois lors d’une table ronde. Ce que montre le livre est vrai, et ils l’ont toujours su. Alors ? Alors, avant de parler à leur place ou en leur nom, il faut d’abord entendre l’avis et les réactions des Africaines d’Afrique.

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C’est ici que l’intelligence des textes qui accompagnent les images apparaît fondamentale. Comme le souligne Jean‑François Dortier dans un numéro de la revue Les Grands Dossiers des sciences humaines édité à l’occasion des Rendez-vous de l’histoire de Blois, « le pouvoir des images n’existe pas sans un texte et un contexte qui l’accompagnent ».
Le nombre de critiques qui n’ont pas lu, ou si peu, les textes paraît considérable. Les vingt textes de fond ont été pensés, discutés et écrits par les cinq éditeurs du volume. Ils traitent de ces questions fondamentales en faisant le partage entre le savoir historique et l’usage que l’on peut en faire. Qui a pris le temps de les lire avec attention ?
Du paradis terrestre au paradis sexuel
Les auteurs ont procédé au travail chronologique de l’historien, distinguant les phases de la représentation : la première, à partir des XVe et XVIe siècles, révèle, de la part des graveurs et peintres concernés, un mélange détonnant de fascination – pour ces corps étrangers au monde occidental de l’époque – et de domination (présente quelle que soit la période) ; fascination non dépourvue d’obscénité, surtout à partir des XVIIe et XVIIIe siècles, pour ces sociétés qui s’autorisaient des « femmes nues » alors que le puritanisme occidental allait s’accentuer une fois passés les « excès » de la Renaissance.

    
Un document extrait du livre « Sexe, race et colonies », publié en septembre 2018 aux éditions La Découverte.
Crédits : « SEXE, RACE ET COLONIES », ÉD. LA DÉCOUVERTE


La rupture remonte au début du XIXe siècle : c’est la fin du « paradis terrestre », qui va se transmuter en paradis sexuel pour les hommes blancs, dont les épouses, en Europe, sont dorénavant « corsetées au propre comme au figuré », tandis que se généralise l’idée de la sexualité irrépressible de l’homme. Les espaces sexuels sont rejetés vers les colonies. C’est l’épanouissement de la pornographie coloniale, la seule tolérée et même magnifiée en Occident.

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La centaine de notices complémentaires rédigées par 97 spécialistes internationaux apporte des mises au point n’éludant aucun problème, pédérastie incluse (volontairement sans illustration). On peut ne pas être d’accord. Encore faut-il le démontrer plutôt que de se livrer de façon plutôt répétitive à des attaques ad hominem visant une équipe de chercheurs de qualité.
Un ciment de l’entreprise coloniale
L’image et le texte sont inséparables, c’est une exigence historienne. Or beaucoup de lecteurs ne savent pas interpréter les images. Une table ronde à Blois [lors de l’édition 2018 des Rendez-vous de l’histoire dont le thème était « La puissance des images »] était consacrée au retard en France du décryptage de l’image comme source des non-dits contemporains. Ces images assumées par les colonisateurs y compris dans leur esthétisme sont aujourd’hui condamnables. Mais les textes font éviter l’anachronisme.

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On dira que c’est un vœu pieux, car il existe encore, hélas, nombre de racistes qui pourraient ainsi se « rincer l’œil ». Mais au moins le livre peut-il montrer à tous les autres, qui ne le savaient guère (à l’exception de quelques spécialistes), à quel point les abus sexuels ne furent pas des accidents épisodiques ou marginaux, mais qu’ils constituèrent un des ciments constitutionnels de l’entreprise coloniale.
Le sujet traité n’est pas la femme noire ou orientale, mais l’idée que s’en faisaient et que s’en font encore certains Blancs. Les auteurs n’auraient-ils pas suffisamment souligné leur propos dans le titre ?
Encore faut-il tenir compte des exigences de l’édition : faire vendre. On pense ainsi au titre accrocheur de la sérieuse revue L’Histoire en octobre 2018 : « Le Moyen Age a tout osé : l’obscène et le sacré », le thème et ses images n’occupant que 10 % du numéro.
Le thème du livre n’est pas la sexualité de la femme « exotique » mais l’obscénité du colonisateur blanc.



Catherine Coquery-Vidrovitch est professeure émérite d’histoire africaine à l’université Paris-Diderot (USPC). Elle a publié en mai 2018 Les Routes de l’esclavage. Histoire des traites africaines, VIe-XXe siècle chez Albin Michel/Arte Editions.
Cet article a d’abord été publié sur le site de The Conversation.


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-3"> ¤ L’écrivain égyptien, auteur de « L’Immeuble Yacoubian » et acteur engagé du mouvement de la place Tahrir, en 2011, revient sur cette période dans « J’ai couru vers le Nil » – interdit de publication dans son pays.
<filname="PROF-0,2-3246,1-0,0-3"> ¤                     
                                                   
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Alaa El Aswany : « La révolution a changé les gens »

L’écrivain égyptien, auteur de « L’Immeuble Yacoubian » et acteur engagé du mouvement de la place Tahrir, en 2011, revient sur cette période dans « J’ai couru vers le Nil » – interdit de publication dans son pays.



LE MONDE DES LIVRES
 |    30.10.2018 à 15h59
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 16h10
    |

                            Eglal Errera (Collaboratrice du « Monde des livres »)








                        



                                


                            
J’ai couru vers le Nil (Al-Joumhouriyya Ka’anna), d’Alaa El Aswany, traduit de l’arabe (Egypte) par Gilles Gauthier, Actes Sud, 430 p., 23 €.

Une brasserie parisienne. Devant un verre de whisky écossais, Alaa El Aswany semble un géant bienveillant, attentif aux questions qu’on lui pose. On pourrait dire, au risque de paraître exagérément lyrique, qu’avec sa gentillesse bon enfant et sa distance amusée à l’égard du genre humain, il incarne quelque chose de l’âme égyptienne. Comme s’il sortait d’un roman de Naguib Mahfouz (1911-2006) ou d’un film de Youssef Chahine (1926-2008). Il fait chaud en ce début d’automne, on se croirait presque dans un café huppé du Caire en sa compagnie. Ou à Assouan, en Basse-Nubie, d’où est originaire sa famille paternelle.
C’est en partie à son père, Abbas El Aswany, que le romancier doit ce qui fait la réussite de ses livres : sa capacité à rendre la multiplicité des destins égyptiens, toutes classes sociales confondues, avec proximité et sympathie. Aswany père était avocat et écrivain lui aussi, militant socialiste, opposant à l’occupant britannique, patriote plus que nationaliste. Son fils étudiait au lycée français du Caire, mais il l’emmenait après la classe dans les quartiers populaires. Lui rejoignait ses camarades militants et l’enfant jouait dans les rues, qu’il a su si bien évoquer par la suite.
La nostalgie du cosmopolitisme cairote d’antan
« Mon père brisait les barrières entre les milieux bourgeois et le peuple », raconte Alaa El Aswanyqui, à sa suite, a su créer une porosité entre des mondes souvent antagonistes. Dans son premier roman, au succès immédiat en Egypte, L’Immeuble Yacoubian (2002 ; Actes Sud 2006), il a bâti une intrigue où se mêlent musulmans, chrétiens, juifs, hétérosexuels, homosexuels, riches bourgeois, prolétaires, paysans et sans-logis venus s’installer sur le toit de l’immeuble. On peut y lire, outre la nostalgie...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-4"> ¤ Cet automne, quatre festivals mettent la politique à l’honneur. Un engouement qui se confirme depuis quelques années en France.
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Quand le cinéma et les séries dissèquent les coulisses du pouvoir politique

Cet automne, quatre festivals mettent la politique à l’honneur. Un engouement qui se confirme depuis quelques années en France.



LE MONDE
 |    30.10.2018 à 14h19
 • Mis à jour le
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    |

            Sylvia Zappi








                        



                                


                            

« Je ne quitterai pas la scène sans être président. » La réponse de Kad Merad au Figaro.fr sur le devenir de la série Baron noir ressemble à des propos entendus dans les coulisses d’une vraie campagne électorale. L’acteur parle pourtant d’une fiction où le suspense repose sur les ressorts, les intrigues et coups bas du monde politique. Et elle n’est pas la seule. Le Bureau des légendes, qui met en scène les arcanes des services secrets français et des intérêts stratégiques hexagonaux, a démarré, le 23 octobre sur Canal+, sa quatrième saison avec un succès non démenti.
Le film politique serait-il en train de devenir une nouvelle passion française ? Quatre manifestations en font la promotion cet automne. Le Festival du film politique s’est terminé, samedi 27 octobre, à Porto-Vecchio (Corse-du-Sud). Politikos s’ouvre à Rennes le 1er novembre. François Hollande, Aurélie Filippetti, Hubert Védrine ou encore Jean-Louis Debré y débattront.
Deux autres manifestations sont prévues dans la foulée : les Escales documentaires à La Rochelle auront lieu du 6 au 10 novembre avec pour thématique « Filmer le politique » et le Festival international du film politique se déroulera à Carcassonne du 4 au 8 décembre.

« Moins d’inhibitions »
Les Anglo-Saxons se sont emparés depuis longtemps des intrigues et des codes du monde politique pour fabriquer des fictions. Une liste de films qui font référence en atteste comme le magistral Mr Smith au Sénat de Franck Capra ou Les Hommes du président d’Alan Pakula, sortis respectivement en 1940 et 1976. Les séries ont pris le relais avec une liberté de ton saisissante. D’abord la shakespearienne House of Cards diffusée au Royaume-Uni dans les années 1990 avant d’être reprise ensuite aux Etats-Unis. Puis The West Wing d’Aaron Sorkin qui raconte le quotidien à la Maison Blanche ou encore la danoise Borgen qui narre l’arrivée...




                        

                        


<article-nb="2018/10/30/18-5">
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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-5"> ¤ Le personnage haut en couleur incarné par Corinne Masiero souffre d’être parfois la caricature de lui-même.
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« Capitaine Marleau » : un peu mais pas trop…

Le personnage haut en couleur incarné par Corinne Masiero souffre d’être parfois la caricature de lui-même.



LE MONDE
 |    30.10.2018 à 14h00
    |

            Renaud Machart








                        



   


France 3, mardi 30 octobre à 21 heures, série
Une partie de la presse ­télévisuelle s’est émue de découvrir, dans le ­dernier épisode du feuilleton Capitaine Marleau, Double jeu, diffusé mardi 23 sur France 3, une ­Corinne Masiero méconnaissable, ou presque.
Pour les besoins d’une intrigue dont les grosses ficelles sont décidément trop visibles pour être convaincantes, la capitaine de gendarmerie s’y fait passer pour sa sœur jumelle dont elle vient de découvrir l’existence dans une morgue où son corps a été déposé.
Grande gueule à l’accent ch’ti
La grande duduche nordiste au verbe haut et cru, en chapka fourrée (« un souvenir de ma dernière épilation du maillot », dit-elle), habillée comme une souillon, se métamorphose en bourgeoise maquillée sur talons aiguilles, à l’expression presque châtiée.
Mais c’est méconnaître cette actrice qui a pourtant joué des emplois très différents, notamment dans le film Louise Wimmer (2012), de Cyril Mennegun, et dans la série d’Arte Ainsi soient-ils (2012-2015), dans lesquels elle était taiseuse et bouleversante.
Puis sont venus les rôles de grande gueule à l’accent ch’ti, au cinéma et à la télévision, dont Capitaine Marleau, qui l’a véritablement fait connaître d’un très vaste public : chaque épisode fait un carton, et le dernier a rassemblé 6,63 millions de téléspectateurs, soit 28,3 % de part d’audience, son meilleur score.
Formules tordantes
Cette version féminine déjantée de l’inspecteur Columbo se fiche de la bienséance et accumule les formules tordantes (dont des pots-pourris peuvent être facilement trouvés sur YouTube) : « Les seuls concours que j’ai gagnés, c’est des concours de circonstances », « laxiste léniniste », « Economique Jagger », etc.
Mais entre la pluie de (pas toujours) bons mots de la capitaine, le surjeu permanent de son interprète, la trame parfois ténue de certains épisodes – celui-ci, comme le précédent, n’est déci­dément pas l’un des meilleurs de la série – et une réalisation dont la subtilité n’est pas la caractéristique permanente, il ne reste pas toujours grand-chose à sauver. Le grand public est certes au rendez-vous, mais ce feuilleton populaire gagnerait à faire une pause, la formidable Corinne ­Masiero à jouer autre chose que les grandes gueules ch’tis pour y revenir un jour avec une fraîcheur renouvelée.

Capitaine Marleau : Les Roseaux noirs. Série télévisée réalisée par Josée Dayan. Avec Corinne Masiero, Nicole Garcia, Hippolyte Girardot (FR, 2018, 1 h 34). www.france.tv/france-3



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-6"> ¤ Dans un entretien accordé au « Monde des Religions », l’écrivain et journaliste algérien Kamel Daoud revient sur le concept de liberté et du plaisir qu’il prend à la défendre.
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Entretien

Kamel Daoud : « Paradoxalement, l’Algérie est le lieu qui me permet de défendre ma liberté »

Dans un entretien accordé au « Monde des Religions », l’écrivain et journaliste algérien Kamel Daoud revient sur le concept de liberté et du plaisir qu’il prend à la défendre.

Propos recueillis par                Virginie Larousse (Le Monde des Religions)



LE MONDE
              datetime="2018-10-30T12:11:39+01:00"

        Le 30.10.2018 à 12h11






    
Le journaliste et écrivain algérien, Kamel Daoud.
Crédits : JOEL SAGET / AFP


Il y a deux Kamel Daoud. Le journaliste, incisif et sans concession, qui ne craint pas de défendre ses convictions et sa liberté de conscience – quitte à mettre en péril sa sécurité et à s’attirer les foudres de ceux qui l’accusent de caricaturer l’islam. Et l’écrivain, prix Goncourt du premier roman pour Meursault, contre-enquête, qui fait vibrer la langue française avec amour et virtuosité, même s’il a choisi de demeurer en Algérie, envers et contre tout. Envers et contre tous ?
C’est peu dire que chacune de ses chroniques au Point, au Quotidien d’Oran ou au Monde est guettée, commentée, discutée, qu’elle déchaîne les passions. Mais le journaliste et l’écrivain se rencontrent souvent. C’est le cas dans son dernier essai, Le Peintre dévorant la femme (Stock, 2018) où Daoud confronte deux visions antinomiques de la femme : le regard de Picasso et celui d’un combattant de Daech.
Dans un entretien accordé au Monde des Religions, cet homme intransigeant et entier –excessif, parfois– revient sur sa croisade contre les idéologies et les dogmes. Une croisade où le verbe est sa seule arme.
Ce qui frappe, en lisant vos écrits, c’est qu’au-delà de la vision désenchantée que vous portez sur le monde, il transparaît une inaltérable pulsion de vie, un amour du moment présent. D’où cela vous vient-il ?
Kamel Daoud Cette pulsion vient d’un manque. J’appartiens à une génération qui a été dépossédée de la vie ici-bas par deux choses : un discours religieux qui met par la vie en sursis, qui la promet pour après la mort ; et surtout, par le récit national, le poids de l’histoire de la colonisation et de la guerre d’indépendance. Le présent apparaît comme quelque chose qui n’est pas à la hauteur du passé. Ceux qui sont considérés comme vivants sont les héros de la guerre de libération. Nous sommes venus après, et en quelque sorte endettés.

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                Kamel Daoud : « L’orgasme n’est pas un complot occidental »



Je me suis toujours senti enfermé entre ces deux mises en sursis de la vie. Quand j’étais gamin, une lecture m’a beaucoup marqué : Les Nourritures terrestres d’André Gide. Cela peut sembler un peu naïf, mais cette expression d’un désir de vivre, de « sentir le sable sous ses pieds », m’a bouleversé. J’ai toujours voulu défendre comme un droit de propriété le fait de posséder sa propre vie.
Vous avez érigé la liberté en valeur cardinale de votre existence. Comment composez-vous avec le sentiment d’angoisse qui découle de la liberté ?
Je convertis cela en valeur morale. Je veux croire qu’il y a plus de dignité à assumer la liberté, la responsabilité d’être libre, qu’à vivre dans le confort de la soumission aux groupes, aux idéologies dominantes, ou dans la soumission politique.



Une autre raison, qui peut paraître simpliste, m’aide à vivre : puisque personne ne peut mourir à ma place, personne n’a le droit de vivre à ma place. Cette certitude de la solitude devant la mort me donne tous les droits. J’ai le droit de vivre ma vie comme je l’entends, sans avoir à composer outre mesure avec les idéologies, les idées ou les religions dominantes.
Précisément, vous incarnez dans les médias occidentaux la figure du résistant face aux pouvoirs établis. N’y a-t-il pas un risque de surjouer ce rôle, de tomber dans la caricature outrancière – ce qui vous est parfois reproché ?
C’est possible, mais c’est un choix qui se pose à certaines époques. Faut-il dénoncer le goulag, au risque d’être récupéré par les propagandes dites impérialistes de l’époque ? Ou faut-il le taire pour sauver le prestige du communisme ? D’autres avant moi ont vécu ce dilemme, qui m’a longtemps travaillé. Dois-je encore parler comme je l’ai toujours fait, exercer un droit et un devoir de lucidité sur mon réel, quitte à ce que mes dires soient récupérés par les extrêmes droites ? Ou dois-je me taire, fermer les yeux sur les injustices que je vois autour de moi ou que je vis personnellement ? Je ne suis pas coupable du détournement de mes propos. Je suis responsable de ma vie, de ce je dis et de mon devoir de dire les choses telles qu’elles sont. Ce n’est pas parce qu’un discours anti-islamiste peut servir un discours islamophobe que je dois me taire. Ce serait être complice.
« S’il existe, d’un côté, la fabrique du dissident à partir de figures comme la mienne, ici, au sud, il y a aussi la fabrique du traître. Entre la figure du traître et celle du dissident, il faut essayer d’exercer sa liberté. »
Que l’Occident ait besoin de figures opposantes n’est ni un vice, ni une vertu, ni une faute : on ne se représente l’autre qu’à travers soi-même. L’Occident interprète selon ses besoins, ses problématiques, ce qui est tout à fait normal. Dans ce contexte, je ne me sens pas victime. Je me sens moi-même. Et c’est en outre un jeu à double sens, puisque ce qui est dit par les intellectuels appréciés en Occident est aussi récupéré par le discours religieux dominant, ou qui essaie d’être dominant, au Maghreb. Les médias islamiques y trouvent des arguments pour leur discours sur l’effondrement moral et l’hypocrisie de l’Occident. S’il existe, d’un côté, la fabrique du dissident à partir de figures comme la mienne, ici, au sud, il y a aussi la fabrique du traître. Entre la figure du traître et celle du dissident, il faut essayer d’exercer sa liberté, et surtout de garder du plaisir à le faire.
Justement, n’êtes-vous pas un peu las de ces combats ? En d’autres termes – et je m’adresse ici davantage au chroniqueur qu’à l’écrivain – ressentez-vous encore un bonheur à faire ce métier ?
Je suis chroniqueur depuis vingt ans, mais j’ai toujours mal au ventre quand je dois écrire une chronique : est-ce que je vais être bon, le sujet va-t-il être pertinent ? Il y a un peu d’épuisement dans le sens où nous sommes dans un monde où la surmédiatisation tue l’information.
Ce que vous dites est systématiquement surinterprété, que ce soit de ce côté de la Méditerranée ou de l’autre. Vous n’avez plus droit au plaisir gratuit. Mais, croyez-moi, j’essaie de préserver ce rapport d’innocence et de jeu qu’on doit avoir avec l’écrit. Je lis ce que j’ai envie de lire, et j’écris parfois sur des sujets à ma manière, c’est-à-dire en essayant de conserver un rapport ludique et original au thème.
Qu’est-ce qui fait que vous restez en Algérie, malgré le regard sévère que vous portez sur votre pays, sans compter les menaces qui pèsent sur votre sécurité ?
C’est une question qu’on me pose souvent. Je vais peut-être tenter, un jour, d’y répondre par un livre (rires) ! On reste dans un endroit pour trois ou quatre raisons affectives et intimes. J’y reste aussi parce que l’adversité me nourrit et que le paradis, chez vous, est tout à fait ennuyeux, peut-être. J’y reste également parce que je redoute la figure de l’intellectuel exilé.
Un exilé écrit souvent sur son exil, ce qui est une manière de se suicider lentement. J’ai peur de l’exil. Il faut beaucoup de courage pour partir. J’espère ne pas être forcé à le faire. En ce moment, je relis des ouvrages d’Orhan Pamuk, tellement nourri de ce lien qu’il a avec Istanbul...

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                Aziz Chouaki, la plume des bas-fonds d’Alger



C’est la terreur de l’écrivain de quitter ce lieu qui est à la fois celui de l’adversité, mais aussi celui de la passion. On y perd beaucoup. Et puis, ici, j’ai l’impression que ma vie a du sens. Cela m’a pris beaucoup de temps d’y bâtir une maison, une vie. Je n’ai pas envie de repartir de zéro. Paradoxalement, c’est le lieu qui me permet – parce que j’en suis dépossédé quotidiennement – de défendre ma liberté. Elle me serait offerte totalement en Occident, que j’y perdrais peut-être le goût de la défendre.
Votre goût du combat ne vous donne-t-il pas envie de vous lancer en politique ?
Ce serait suicidaire. Quand le jeu est ouvert, quand on ne connaît pas la fin du film, pourquoi pas... Mais quand vous savez d’avance qui sera le seul survivant… Ce serait idiot de jouer le second rôle.
Retrouvez l’intégralité de cet entretien sur le site du Le Monde des Religions.


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-7"> ¤ Feurat Alani décrit avec mélancolie et poésie l’évolution de la terre natale de ses parents, de 1989 à aujourd’hui.
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« Le Parfum d’Irak » : le journaliste qui a vu sombrer le pays de sa famille

Feurat Alani décrit avec mélancolie et poésie l’évolution de la terre natale de ses parents, de 1989 à aujourd’hui.



LE MONDE
 |    30.10.2018 à 12h00
    |

            Mustapha Kessous








                        



   


Arte.tv, mardi 30 octobre à la demande, websérie d’animation
Il s’appelle Feurat Alani. Il est français et irakien ou irakien et français. Peu importe l’ordre, il est les deux à la fois. Comme souvent, c’est enfant, lors des longues vacances d’été, qu’il découvre le pays natal de ses parents. Son « bled » à lui, c’est l’Irak, qu’il visite pour la première fois en 1989. Il a 9 ans lorsqu’il atterrit à Bagdad, il se rappelle porter une cravate bleue. L’un de ses premiers souvenirs ? Une glace à l’abricot au goût exquis ; il n’en léchera plus jamais une autre aussi bonne de toute sa vie.
Feurat – prénom en hommage à l’Euphrate, du nom de ce fleuve aimé par son père qui borde ­Fallouja – fait connaissance avec ses oncles, tantes et autres cousins. La guerre contre l’ennemi iranien a pris fin après huit années de combats (1980-1988). La vie est enfin belle, les jeunes flirtent dans les rues, les cafés sont bondés… Bref, Bagdad rayonne, même si le pays est sous le ­contrôle absolu de Saddam Hussein. Tout le monde le craint au point que les proches de Feurat lui implorent de ne jamais prononcer le nom du dictateur en public. Comment ne pas transgresser cet interdit ? Trop tentant pour lui et sa petite sœur, même s’il ne comprend pas encore pourquoi.
L’invasion du Koweït (1990-1991), l’occupation américaine (2003-2011) et une décennie d’embargo ont fini par asphyxier sa seconde patrie
Son père n’est pas du voyage, il a préféré rester en France. Opposant politique dans sa jeunesse, il avait été torturé par les « chiens de garde » de l’autocrate dans une prison d’où on ne sortait pas vivant. Son père, lui, allait pourtant être libéré, puis reçu avec d’autres adversaires par… Saddam Hussein en personne : il souhaitait leur montrer à quel point il pouvait être d’une immense clémence…
Au fil des étés, Feurat tombe amoureux de l’Irak ; mais le pays de ses parents va sombrer et se perdre dans des guerres sans fin. L’invasion du Koweït (1990-1991), l’occupation américaine (2003-2011) et une décennie d’embargo ont fini par asphyxier sa seconde patrie. Le sucre, onéreux et rare, devient un produit de contrebande telle une vulgaire drogue. Les hôpitaux manquent de tout, et, lorsque Feurat Alani se fera recoudre une plaie à la tête, son oncle devra soudoyer chèrement le docteur pour obtenir une anesthésie.
Guerres sans fin
Feurat voit la misère et le désespoir s’installer dans le pays. Il constate qu’une partie de sa famille, autrefois laïque, a trouvé du réconfort auprès d’Allah comme beaucoup de compatriotes. Plus grand, devenu journaliste, il décide de s’installer à Bagdad, chez sa tante. Agé de 24 ans, il couvre pour la presse française l’invasion américaine et le chaos qui arrive avec les djihadistes d’Al-Qaida et de l’organisation Etat islamique (EI). Le reporter reconnaît désormais chaque bruit de balle ou d’obus. Il explique comment ses « frères » irakiens sont humiliés par les GI et se dit qu’il aurait pu être l’un d’eux ; mais il a eu la chance de naître en France.
L’animation puissante et poétique est réalisée par le dessinateur Léonard ­Cohen
Feurat Alani a choisi de se livrer dans une sublime websérie qu’il a affectueusement appelée Le Parfum d’Irak. En vingt épisodes (de deux à trois minutes), il décrit ses vacances où, été après été, il se rend compte – impuissant – que, dans le pays de ses parents, se succèdent les tragédies.
Mélancolique, poétique, chacun des volets raconte un souvenir précis illustré par une animation puissante et poétique, réalisée par le dessinateur Léonard ­Cohen. Le Parfum d’Irak dépeint majestueusement une vision oubliée du monde arabe, généreuse et riche, joyeuse et libre. « J’ai vu disparaître l’Irak que j’ai rencontré en 1989 », confie-t-il. C’est un conte qui finit mal…

Le Parfum d’Irak, de Feurat Alani et Léonard Cohen (France, 2018, 20 × 2 à 3 min). Disponible en livre (Arte Editions/Editions Nova, 176 p., 19 €). www.arte.tv



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-8"> ¤ Ils exigent des plates-formes américaines de streaming qu’elles respectent les accords collectifs, qui prévoient le versement de royalties, faute de quoi aucun contrat ne sera signé jusqu’à nouvel ordre.
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Les syndicats danois d’acteurs, de scénaristes et de réalisateurs s’opposent à Netflix et HBO

Ils exigent des plates-formes américaines de streaming qu’elles respectent les accords collectifs, qui prévoient le versement de royalties, faute de quoi aucun contrat ne sera signé jusqu’à nouvel ordre.



LE MONDE ECONOMIE
 |    30.10.2018 à 10h34
    |

            Anne-Françoise Hivert (Malmö (Suède), correspondante régionale)








                        



                                


                            

Face aux plates-formes américaines de streaming (lecture sans téléchargement) – dont, assurent-ils, l’intérêt pour leur pays les ravit –, les acteurs, scénaristes et réalisateurs danois n’ont vu qu’une solution : s’allier pour espérer se faire entendre. A en croire Benjamin Boe Rasmussen, le président du syndicat des acteurs, il y va de l’avenir du « modèle danois » de rémunération dans le cinéma et la télévision, tel qu’il est défini par les accords collectifs.
Mercredi 24 octobre, les trois professions ont fait savoir que si Netflix et HBO voulaient dorénavant recruter un acteur, un scénariste ou un réalisateur danois, elles devraient d’abord trouver un compromis avec l’organisation « Create Denmark », fondée en 2016 pour défendre les droits d’auteur des artistes nationaux. Pas question d’être les « ouvriers polonais » d’un secteur en pleine expansion, tonnent les syndicats.

En cause : le refus des deux mastodontes américains, impliqués dans plusieurs productions locales, de respecter le modèle de rémunération danois, qui combine salaire et royalties. « Au Danemark, nos cachets sont relativement bas, explique Benjamin Boe Rasmussen. Mais ils sont compensés par les droits que nous touchons ensuite sur chaque diffusion. » Acteur, il a figuré au casting de deux épisodes de la série The Killing, produite par la chaîne danoise DR. « Depuis, j’ai perçu l’équivalent de 130 % de mon salaire en royalties », précise-t-il.
A cela, Netflix et HBO opposent une fin de non-recevoir, exigeant l’application d’un système de « buy-out », qui prévoit, en plus du salaire, une avance sur droits, dont le montant varie de 15 % à 25 % du salaire initial. Une compensation jugée insuffisante par les syndicats, sachant que la somme des royalties touchée sur dix ans peut doubler le montant du cachet.
En place depuis des décennies, ce modèle a façonné l’écosystème danois, observe...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-9"> ¤ Lors de la première journée de vente, lundi, les livres de Brasillach et de Camus sont partis à 24 000 et 16 000 euros.
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Cohabitation politique et littéraire aux enchères de la bibliothèque de Mitterrand

Lors de la première journée de vente, lundi, les livres de Brasillach et de Camus sont partis à 24 000 et 16 000 euros.



LE MONDE
 |    30.10.2018 à 10h28
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 11h08
    |

            Marie-Béatrice Baudet








                        



                                


                            

Au fond de la salle, un jeune homme arbore une cravate d’un rouge éclatant. Aurait-il préféré avoir une rose à la main ? A quelques rangées de lui, une femme a, elle, laissé dépasser de son sac Destin français, le dernier pamphlet d’Eric Zemmour. Serait-elle aussi lectrice du nationaliste Maurice Barrès ? Lundi 29 octobre, la très chic maison Piasa, sise 118, rue du Faubourg-Saint-Honoré, organisait la première journée de vente aux enchères de la bibliothèque de François Mitterrand. Elle fut le théâtre d’une étonnante cohabitation politique entre acheteurs passionnés.
Seul l’ancien chef de l’Etat socialiste pouvait réussir un tel tour de force posthume, lui le Florentin qui aimait tant brouiller les pistes. Dans une vidéo publiée sur le site de Piasa, Régis Debray, un intime de la famille, avait averti : « Cette vente va révéler François plutôt que Mitterrand. Le premier était un homme de droite, le second un homme de gauche et les deux coexistaient fort bien. »
De tous les présidents de la Ve République, François Mitterrand est le seul à poser un livre à la main, Les Essais de Montaigne, lors du rituel de la photo officielle. Bibliophile averti, il collectionne les éditions originales au gré de ses promenades littéraires à Saint-Germain-des-Prés. Rue de Bièvre, sur les rayonnages consacrés aux auteurs modernes, le communiste Aragon voisine avec l’antisémite Robert Brasillach, Albert Camus avec l’écrivain pétainiste Jacques Chardonne et Marguerite Duras avec le collaborationniste Pierre Drieu La Rochelle. Et parmi les écrivains de droite, on découvre aussi Maurice Barrès et Michel Déon. C’est ce fonds littéraire du XXe siècle qui est mis à l’encan par Gilbert Mitterrand, le fils cadet de l’ancien chef de l’Etat.
« Il en avait hérité, mais ce n’est pas un collectionneur, témoigne Jean-Baptiste de Proyart, libraire et expert de la vente pour Piasa. Les ouvrages végétaient dans des...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-10"> ¤ La légende raconte qu’il y a 80 ans, la lecture à la radio du roman « La Guerre des mondes » évoquant l’invasion de Martiens a semé la panique à travers les Etats-Unis. En réalité, c’est faux.
<filname="PROF-0,2-3246,1-0,0-10"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-11"> ¤ La chanteuse Juliette Armanet a convoqué ses amours artistiques devant le public du Monde Festival, au Théâtre des Bouffes du Nord, samedi 6 octobre.
<filname="PROF-0,2-3246,1-0,0-11"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-12"> ¤ L’avocat recense, dans son livre « Nouvelles morales, nouvelles censures », les coups portés à la liberté d’expression en France.
<filname="PROF-0,2-3246,1-0,0-12"> ¤                     
                                                   
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Les coups de ciseaux du politiquement correct, selon Emmanuel Pierrat

L’avocat recense, dans son livre « Nouvelles morales, nouvelles censures », les coups portés à la liberté d’expression en France.



LE MONDE
 |    30.10.2018 à 08h00
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 09h59
    |

            Jean-Baptiste Jacquin








                        



                                


                            

Le livre. Sommes-nous en train de glisser de façon indolore vers une société où la liberté d’expression ne serait plus un principe cardinal ? A lire l’avocat Emmanuel Pierrat, on prend conscience que ce péril n’est pas théorique. Ce spécialiste du droit de la culture et des affaires de censure recense les multiples coups que nous portons à la liberté de création artistique, à celles d’éditer ou d’exposer une œuvre.
Ce n’est pas sous le joug de gouvernements autoritaires mais au nom de la morale qu’émerge une insidieuse « censure privatisée ». Parfois au nom de buts louables, comme la lutte contre le racisme ou contre les violences faites aux femmes, on parvient à interdire, bannir, censurer ou même réécrire l’histoire.

Sans revenir sur les arguments juridiques débattus autour de la publication des pamphlets antisémites de Céline ou de la réédition de Mein Kampf de Hitler, M. Pierrat s’inquiète pour « la mémoire d’une société qui ne saura rien des errements de son passé ». Fallait-il déboulonner les statues de Lénine après la chute du mur de Berlin ? La mairie de San Francisco a-t-elle eu raison de retirer en 2018 une statue représentant un Amérindien à moitié nu aux pieds de deux missionnaires catholiques ?
Censurer l’expression du racisme, une erreur
Censurer l’expression du racisme des générations précédentes n’aide pas à le combattre aujourd’hui. Au contraire ! « Nous n’aurons plus les moyens intellectuels de savoir ce qui a été peint, lu, admiré ou conspué. Le public du futur sera anesthésié », prévient l’avocat. Mais invoquer les traditions n’autorise pas tout. L’auteur dénonce la perpétuation d’une manifestation raciste comme la « Nuit des Noirs » au carnaval de Dunkerque, pendant laquelle des Blancs se noircissent le visage.

La censure bien-pensante ne s’applique pas qu’au passé. Au Teatro del Maggio de Florence, la scène finale de l’opéra Carmen a...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-13"> ¤ Chaque semaine, « l’Epoque » paie son coup. A la brasserie du Jardin  des plantes, l’ancien patron d’Airbus et de PSA, dont l’histoire  a inspiré le film « Un homme pressé », raconte sa vie depuis son AVC.
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Christian Streiff : « Ce PDG méprisant qu’incarne Luchini, ce n’était pas moi »


                      Chaque semaine, « l’Epoque » paie son coup. A la brasserie du Jardin  des plantes, l’ancien patron d’Airbus et de PSA, dont l’histoire  a inspiré le film « Un homme pressé », raconte sa vie depuis son AVC.



LE MONDE
 |    30.10.2018 à 07h30
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 10h09
    |

            Denis Cosnard








                              

                        

Christian Streiff le reconnaît volontiers, il souffre encore de très légers trous de mémoire. Quelques noms qu’il peine à retrouver. Une idée qui chemine jusqu’au bout de sa langue et s’évanouit soudain. C’est pour cela, d’ailleurs, que l’ancien patron d’Airbus et de PSA Peugeot Citroën a apporté avec lui un élégant carnet rouge. « J’y note les choses importantes pour lesquelles je ne suis pas sûr de ma mémoire », sourit-il en s’installant au fond des Belles plantes, la brasserie du Jardin des plantes, à Paris, pas très loin de chez lui. Il pose le carnet sur la table en bois, passe la main sur le cuir : « Ce matin, j’y ai fait la liste de ce que je voulais vous dire… ou ne pas vous dire. »
Il est une certitude qu’il n’a pas eu besoin d’inscrire pour s’en souvenir : bien sûr, Christian Streiff, 64 ans, aime beaucoup Un homme pressé (d’Hervé Mimran avec Fabrice Luchini et Leïla Bekhti), la comédie qui sortira sur grand écran le 7 novembre, inspirée de sa chute et de sa lente reconstruction. Mais « l’histoire n’a rien à voir avec la [s]ienne ». Que ce soit clair, « ce PDG très autoritaire, méprisant, ce vrai ­salaud qu’incarne Luchini au début, ce n’était pas moi, assure-t-il. Cela, c’est le patron tel que les Français aiment le détester, et c’est dur de se dire que j’ai pu avoir quelque chose en commun avec lui ».

De même, « la maladie décrite dans le film a très peu à voir avec mon accident vasculaire cérébral », affirme-t-il en commandant un jus multivitaminé. Bien sûr, il s’est retrouvé terrassé un matin de mai 2008, comme Luchini à l’écran. Comme lui, il a failli mourir. Comme lui, il ne savait plus compter ni parler. Des mots sortaient bien de sa bouche. Mais pas toujours les bons. L’ex-major de l’Ecole des mines disait « pluance », « ancture ». « Les orthophonistes, je les appelais “mes psychopathes’’, sans m’en rendre compte, comme...




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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-14"> ¤ L’acteur Rami Malek, qui incarne le chanteur de Queen, porte une biographie musicale sans audace.
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Par  Thomas Sotinel   Publié aujourd’hui à 06h36, mis à jour à 18h33   Lecture 7 min.     Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter   Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail        Article réservé aux abonnés                  Rami Malek (Freddie Mercury) dans « Bohemian Rhapsody », de Bryan Singer. TWENTIETH CENTURY FOX              L’avis du « Monde » – pourquoi pas          Tout dépend de la place que Queen tient dans votre vie. Si, dans votre panthéon, le quatuor emmené par Freddie Mercury n’est qu’une divinité mineure, une bizarrerie dans l’histoire du rock, un groupe glam arrivé trop tard pour faire œuvre de pionnier – comme Bowie ou T. Rex –, devenu une machine à tubes et à remplir les stades à un moment où les Ramones et The Clash menaient le soulèvement contre le rock pompier, vous prendrez probablement un certain plaisir au spectacle de Bohemian Rhapsody. Ce long film est tour à tour artificieux, pompier, sentimental, séduisant, boursouflé, entraînant. Exactement comme Bohemian Rhapsody, plaisir coupable, éphémère et interminable (6 minutes), qui ne vaudra jamais la première mesure de Get It On.           Ce long film est tour à tour artificieux, pompier, sentimental, séduisant, boursouflé, entraînant          Le produit final, homogène, sans aspérité, ne révèle rien de la genèse tourmentée de la chanson. Mis en chantier en 2010 à l’initiative du producteur américain ­Graham King et de Jim Beach, qui fut le manageur de Queen, le projet fut d’abord élaboré autour de Sacha Baron Cohen, dont la ressemblance physique avec Freddie Mercury n’avait échappé à personne. Celui-ci devait être dirigé par Bryan Singer, réalisateur ­entre autres de Usual Suspects et de quelques X-Men.          Lorsque le comique a renoncé au rôle du chanteur de Queen, en regrettant publiquement que le scénario n’évoque pas la sexualité de Mercury, son fardeau a échu d’abord à Ben Whishaw, qui a également abandonné, et finalement à Rami Malek.          Changement de réalisateur          A la ville, ou dans le rôle principal de la série Mr. Robot, qui l’a rendu célèbre, l’acteur américain d’origine égyptienne ne ressemble guère au rocker d’origine indienne. Heureusement, Bohemian Rhapsody est assez bien financé pour s’offrir les services des meilleurs maquilleurs et prothésistes. Quant à Bryan Singer, il a été remercié en plein tournage et remplacé par le Britannique Dexter Fletcher – selon les règles édictées par la Guilde américaine des réalisateurs, Singer, qui a réalisé la majorité des séquences, reste seul mentionné au générique.                                                     — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? Se connecter   S’abonner c'est...   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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-15"> ¤ Chaque mardi, « La Matinale du Monde » vous propose un choix de séries à (re)découvrir sur petit écran.
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Article sélectionné dans La Matinale du 29/10/2018
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Histoires d’enfants, de couple et d’animaux : des séries pour la semaine

Chaque mardi, « La Matinale du Monde » vous propose un choix de séries à (re)découvrir sur petit écran.



LE MONDE
 |    30.10.2018 à 06h35
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 07h14
   





                        


LES CHOIX DE LA MATINALE
Pour cette seconde semaine de vacances, deux séries de qualité pour enfants et pré-ados, ainsi qu’une truculente création britannique sur un couple en mal d’étincelles permettront d’affronter le retour du froid avec délice.
« Si j’étais un animal » : pour les plus jeunes, pendant les vacances

La superbe série documentaire française Si j’étais un animal, que France 3 et France 4 rediffusent par fragments, se compose, pour chaque saison, de quatre rencontres (de cinq minutes chacune) avec une espèce animale, que l’on découvre au travers de l’un de ses petits, filmé dans son milieu naturel.
Premiers pas, premières excursions hors du cocon familial, le corps qui change, l’apprentissage auprès des parents… Deux enfants, Emma (6 ans) et son grand frère Tim (9 ans), commentent tour à tour la naissance et l’entrée dans la vie adulte d’un chien berger, d’un papillon, d’un blaireau, d’un cygne, d’un daim ou d’un ours polaire, etc. Le tout filmé grâce aux techniques les plus avancées pour approcher le monde animalier au plus près.
Si j’étais un animal comportant treize saisons, ce sont en tout cinquante-deux petites et grosses bêtes, exotiques ou non, auxquelles Tim et Emma familiarisent les plus jeunes, le tout ponctué de dessins animés artistiquement enfantins et d’une musique savamment humoristique. L’ensemble est disponible sur Netflix, en français, mais sous le titre If I were an animal. Martine Delahaye
« If I were an animal », série documentaire créée par Marc du Pontavice et Frédéric Fougea (France, 2017-18, 52 x 5 minutes). A la demande sur Netflix. Rediffusions fragmentaires sur France 3 le mercredi à 8 h 55 et sur TV5 Monde Europe le samedi et le dimanche à 9 h 15.
« Anne avec un E », une merveilleuse pré-ado du XIXe siècle qui traverse le temps

Autre série de grande qualité, et même époustouflante dans sa première saison, Anne with an E, elle, s’adresse à un public un peu plus âgé, plus proche de l’adolescence que de la petite enfance – sans que les adultes en soient exclus pour autant, bien au contraire.
Brillante adaptation du roman Anne… la maison aux pignons verts (Anne of Green Gables, 1908), le plus populaire de la saga écrite par la Canadienne Lucy Maud Montgomery, Anne with an E devient, sous la plume de la scénariste Moira Walley-Beckett (qui fut de l’aventure Breaking Bad), un hymne à la fiction, aux pouvoirs de l’imagination et aux rêves de l’enfance.
Traversée par les thèmes de la recherche de son identité, de la construction d’une individualité, de l’acceptation de soi, ainsi que par ceux du harcèlement, des traitements abusifs et du déclassement social, cette version d’Anne with an E n’est en rien engluée dans le XIXe siècle canadien et s’adresse à tous.
A-t-on connu personnage plus pétillant, optimiste, audacieux, imaginatif, romantique, idéaliste et, par moments, aussi malheureux que cette enfant de 9-10 ans ? Il faut dire qu’Anne – dont le prénom devrait s’écrire Ann dans le monde où elle vit – est orpheline et se désespère de se voir rousse comme Poil de carotte tout en se rêvant princesse. Qui plus est, sans être promise à un destin à la Dickens, la voilà envoyée par erreur dans une ferme de l’île canadienne du Prince Edouard que tiennent un vieux frère et sa soeur : ils étaient prêts à adopter un garçon qui pourrait aider aux travaux agricoles, mais une fille…
Inutile de visionner la deuxième saison d’Anne with an E, qui s’éloigne de ce personnage magnétique et solaire qu’interprète l’impressionnante Amybeth McNulty. La première saison, en revanche, pourrait illuminer les vacances de toute la famille, que ce soit à la Toussaint ou à Noël. M. De.
« Anne with an E », série créée par Moira Walley-Beckett. Avec Amybeth McNulty, Geraldine James, R.H. Thomson (Canada, 2017, 7 x 60 minutes). Sur Netflix.
« Wanderlust », couple en crise cherche libido désespérément 

Joy (Toni Collette), psychanalyste de son état, constitue avec Alan (Steven Mackintosh) un couple aimant mais qui s’ennuie au lit et décide de se livrer, en toute transparence, à des expérimentations sexuelles extraconjugales. La situation met de l’huile dans les rouages mais tourne bientôt au vinaigre.
Par cette expérience, Joy en vient, lors d’une séance avec sa psychothérapeute (Sophie Okonedo), à mettre au jour les ramifications souterraines et réprimées de sa crise identitaire, savamment masquée derrière une vie de famille « bobo », libérale, voire libertaire.
L’actrice Toni Collette, à la virtuosité caméléonesque bien connue, domine, sans lui faire de l’ombre, une distribution d’excellents acteurs qui concourent au succès de cette très attachante série créée par le dramaturge britannique Nick Payne d’après sa pièce du même nom. L’Australienne y montre sa capacité de transformation par petites touches et incarne avec génie la grande scène dramatique et révélatrice de l’épisode 5 (elle occupe la quasi-totalité de ses 56 minutes) dans le cabinet de sa psychothérapeute.
Cette séquence montre aussi l’extraordinaire liberté de conception et de réalisation qu’autorise le genre sériel qui permet le déplacement du poids et du rythme narratif d’une manière aussi excentrée qu’excentrique. Wanderlust, créée pour la BBC, et désormais disponible sur Netflix, s’impose comme l’une des meilleures séries de 2018, et confirme, s’il le fallait encore, l’inventivité des Britanniques en la matière. Renaud Machart
« Wanderlust », série créée par Nick Payne. Avec Toni Collette, Steven Mackintosh, Zawe Ashton, Joe Hurst, Emma D’Arcy, Celeste Dring, Royce Pierreson, William Ash, Jeremy Swift, Anastasia Hille, Sophie Okonedo. (Royaume-Uni, 2018, 6 x 55-59 minutes) Sur Netflix.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-16"> ¤ Avant d’animer l’émission culte « Nulle part ailleurs », Philippe Gildas a fait ses armes en tant que journaliste à l’ORTF, dès 1969.
<filname="PROF-0,2-3246,1-0,0-16"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-17"> ¤ La saison 9 de cette série apocalyptique à succès enregistre ses plus mauvaises audiences aux Etats-Unis.
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« The Walking Dead », à bout de souffle

La saison 9 de cette série apocalyptique à succès enregistre ses plus mauvaises audiences aux Etats-Unis.



LE MONDE
 |    29.10.2018 à 14h00
    |

            Mustapha Kessous








                        



   


OCS Choc, lundi 29 octobre à 20 h 40, série
La grande bataille qui a eu lieu entre le clan des sauveurs, dirigé par le fantasque Negan, et les partisans de Rick Grimes est encore dans toutes les têtes. A la fin de la saison 8, Rick (Andrew Lincoln) avait réussi à terrasser Negan, son pire ennemi. Malgré toute la haine et la rage qu’il pouvait ressentir pour cet homme dérangé qui ne sort jamais sans son Perfecto et sa batte barbelée affectueusement surnommée « Lucille », l’ancien shérif avait choisi de l’épargner.

        Lire la critique de la saison 7 :
         

          « The Walking Dead », au-delà du gore



Le temps a passé mais les tensions sont toujours aussi fortes. Et même si Negan (Jeffrey Dean Morgan) pourrit dans une cellule, certains sauveurs souhaitent son retour. La saison 9 de The Walking Dead, qui a démarré le 7 octobre aux Etats-Unis, montre un Rick de plus en plus isolé. Il n’est plus ce tueur impitoyable capable de découper toute personne qui se mettrait sur son chemin ; il veut coûte que coûte instaurer la paix entre son clan et celui qui était soumis à Negan. Dans ce monde apocalyptique où les « morts » (les zombies) règnent en maître, « chaque vie compte », répète-t-il.
Scènes prévisibles et répétitives
Le dimanche soir sur la chaîne américaine AMC, et dès le lendemain en France, à 20 h 40 sur OCS Choc ou à la demande sur OCS Go, cette série ultragore continue de mettre en scène des personnages cyniques et tourmentés qui interrogent sur la condition humaine.
Après la diffusion des trois premiers épisodes, le récit de The Walking Dead s’essouffle cruellement. Les répliques sont d’une pauvreté affligeante et les scènes tristement prévisibles et répétitives. Côté audience, rien ne va plus : le premier épisode a été vu par quelque 6 millions d’Américains, deux fois moins que la saison dernière. Et le deuxième n’a réuni que 4,95 millions de fans, sa pire audience. Nous sommes loin des 17 millions que cette fantastique fiction a rassemblés des saisons 4 à 7.
L’aventure télévisée de The Walking Dead est-elle arrivée à son terme ? Peut-être. D’autant que son personnage principal, Rick Grimes, doit disparaître au cours de cette saison, Andrew Lincoln ayant annoncé qu’il arrêtait d’incarner l’ancien shérif.

        Lire le post de blog :
         

          « The Walking Dead », ce moment où le regard se détourne




The Walking Dead, saison 9, créée par Frank Darabont et Robert Kirkman. (EU, 2018, 16 × 44 min). www.ocs.fr



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-18"> ¤ Du 29 octobre au 2 novembre, l’agence Magnum et la fondation Aperture s’associent, comme chaque année, pour organiser une vente de tirages à petits prix. « Traversées » est la notion fil rouge de cette vente qui se tient deux fois par an.
<filname="PROF-0,2-3246,1-0,0-18"> ¤                     
                                                

« Traversées » : l’agence Magnum et la fondation Aperture vendent une sélection de tirages

Du 29 octobre au 2 novembre, l’agence Magnum et la fondation Aperture s’associent, comme chaque année, pour organiser une vente de tirages à petits prix. « Traversées » est la notion fil rouge de cette vente qui se tient deux fois par an.



LE MONDE
 |    29.10.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
29.10.2018 à 15h28
    |

            Amaury da Cunha








                        



   


L’agence de photographie Magnum s’associe à la maison d’édition américaine Aperture pour lancer la vente en ligne d’une sélection de photographies classiques et contemporaines sur la thématique « Traversées». La vente aura lieu du 29 octobre au 2 novembre 2018.
À travers une quarantaine de photographes aussi prestigieux que Robert Capa, Stephen Shore, Nan Goldin, Antoine D’Agata, Eve Arnold, Larry Sultan, Mary Ellen Mark, c’est cette notion contemporaine de traversée qui est interrogée sous toutes ses formes possibles. Aventures documentaires ou rêveries intimes… Ces images tentent, à leur manière, de s’approcher d’un monde en perpétuelle ébullition.

   


Face aux grands mouvements du monde, quel est le pouvoir de la photographie ? Capter un « moment décisif » affirmait Henri Cartier-Bresson – grand photographe et cofondateur de l’agence Magnum. Dans notre monde contemporain, tout s’accélère. Sans image fixe, nous n’aurions pas la possibilité de prendre le temps de comprendre ce qui se passe au plus près et au plus loin de nous : la mondialisation dans tous ses états, les crises migratoires, la surenchère technologique…
« La vitesse réduit le monde à rien » écrivait le philosophe Paul Virilio récemment disparu. Ces photographies présentées aujourd’hui cherchent à lui redonner du sens.
Accédez à la vente des tirages de l’agence Magnum



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-19"> ¤ Le festival DocLisboa, du 18 au 28 octobre, a témoigné de la vitalité du secteur, malgré un contexte difficile pour les auteurs.
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La résilience du cinéma portugais

Le festival DocLisboa, du 18 au 28 octobre, a témoigné de la vitalité du secteur, malgré un contexte difficile pour les auteurs.



LE MONDE
 |    29.10.2018 à 11h43
    |

            Clarisse Fabre (Lisbonne (Portugal), envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Jamais, même dans ces dernières années où la politique culturelle fut des plus hasardeuses, le cinéma portugais ne s’est laissé abattre. Que la droite réforme son mode de financement et le laisse exsangue en 2012 – qualifiée d’« année zéro » – ou que les opérateurs du câble usent de leur pouvoir pour orienter les choix en 2014, les réalisateurs portugais ont su préserver leur « artisanat », si prisé dans les grands festivals étrangers. L’édition 2018 de DocLisboa, festival de films documentaires qui s’est achevé le 28 octobre, n’a pas dérogé à la règle : la compétition internationale comptait plusieurs premières mondiales, « signe que les cinéastes nous font confiance et veulent dévoiler ici leurs œuvres », se réjouit Cintia Gil, codirectrice du festival avec Davide Oberto.

Quant à la compétition de films portugais, elle portait la marque d’une résistance à l’industrie culturelle que promeut la gauche, au pouvoir depuis 2015. « Dans le budget culture présenté il y a quelques jours, le mot “tourisme” apparaît autant que le mot “cinéma”, poursuit Cintia Gil. L’idée de la circulation des films est corrélée au désir d’exporter une image du Portugal, et d’attirer des investissements. » Le codirecteur de DocLisboa ironise : « C’est comme une publicité, en moins cher ! On attend juste une véritable politique du cinéma… » Comme un clin d’œil, l’un des films de la compétition, Alis Ubbo, de Paulo Abreu, est une plongée hypnotisante dans la frénésie touristique de la capitale : omniprésents, les audioguides fournissent la bande sonore à cet étrange film en forme de clip.
La fréquentation en salle n’est que de 15,6 millions d’entrées pour 10,3 millions d’habitants
De fait, Lisbonne a changé. Le quartier tranquille où Joao Cesar Monteiro (1939-2003) a tourné son dernier film, Va et vient (2003), est devenu un lieu de promenade chic et branché avec son bar à glaces gastronomique, d’un...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-20"> ¤ Le cofondateur de Terratreme et producteur de films d’auteur depuis 2000 revient sur la situation du cinéma portugais.
<filname="PROF-0,2-3246,1-0,0-20"> ¤                      En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   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Propos recueillis par  Clarisse Fabre   Publié hier à 11h42, mis à jour hier à 11h44   Lecture 1 min.     Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter   Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail        Article réservé aux abonnés                  Le producteur portugais Joao Matos. DR             Joao Matos, cofondateur de Terratreme et producteur de films d’auteur depuis 2000, déplore le rétrécissement du public portugais.           Lire le reportage : La résilience du cinéma portugais             2012 a été « l’année zéro » pour le cinéma portugais, à court de financement. En six ans, la situation s’est-elle améliorée ?          Au Portugal, le cinéma est désormais financé par une taxe acquittée par les opérateurs du câble et les chaînes de télévision. Ceux-ci ont d’abord revendiqué un droit de regard en contrepartie de leur financement : en 2014, la commission chargée de sélectionner les films était sous l’influence de lobbys qui considèrent le cinéma comme un produit. La profession s’est battue pour que l’ICA, l’équivalent du Centre national du cinéma français, retrouve son indépendance et désigne les membres de cette commission. Mais nous devons rester vigilants. Par ailleurs, la politique de la télévision publique portugaise, la RTP, n’est pas lisible : une année, elle peut soutenir huit longs-métrages, et une autre, elle peut mettre 2 millions d’euros dans un seul projet.          L’argent de l’Etat ne suffit pas ?          Non, et nous nous tournons souvent vers des coproductions à l’étranger. Les films gagnent en visibilité dans les festivals. Mais cet artisanat prend du temps : un film de Tiago Hespanha, Campo, vainqueur du prix First Look à Locarno cette année, est en développement depuis 2014 et sortira en 2019. L’une de mes associées, Susana Nobre, qui est aussi réalisatrice, a travaillé comme formatrice auprès de demandeurs d’emploi pendant qu’elle tournait un documentaire sur les chômeurs, Active Life (2013) : son salaire lui a permis de finaliser son film.          Quelle est la visibilité de vos films au Portugal ?                                           — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? Se connecter   S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     Soutenir le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante de plus de 400 journalistes.    Participer à des événements artistiques et culturels toute l'année et partout en France.    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