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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ Arnaud Gauffier, du WWF-France, a répondu à vos questions sur le rapport alarmant de son ONG qui met en garde contre la disparition des animaux de la planète.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤                     
                                                

« La disparition des animaux pourrait remettre en cause nos modes de vie »

Arnaud Gauffier, du WWF-France, a répondu à vos questions sur le rapport alarmant de son ONG qui met en garde contre la disparition des animaux de la planète.



LE MONDE
 |    30.10.2018 à 17h49
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 18h36
   





                        



   


Mammifères, oiseaux, poissons, reptiles, amphibiens : les populations de vertébrés ont été réduites de 60 % depuis 1970, a révélé le World Wildlife Fund (WWF) dans son rapport 2018. Les causes de cette hécatombe sont connues. Il s’agit d’abord de la destruction des habitats naturels, sous l’effet de l’exploitation forestière ou minière, de l’agriculture intensive et de l’urbanisation. S’y ajoutent la surexploitation, la pollution, les espèces invasives et les maladies, ainsi que le changement climatique.
Arnaud Gauffier, responsable agriculture et alimentation au WWF-France, a analysé ce rapport avec les internautes dans un tchat.
Internaute : On parle bien de sixième extinction de masse sur la planète. Il y en a donc eu cinq précédentes avec parfois une disparition de 95 % des espèces. N’est-ce pas une vision anthropocentrée que de vouloir figer la nature à instant T ?
Arnaud Gauffier : Certes, la crise Permien-Trias, il y a 250 millions d’années, a vu la disparition de 95 % des espèces. Cependant, c’est le rythme de la disparition actuelle qui est dramatique : il est cent à mille fois supérieur à celui des cinq grandes extinctions précédentes.
Question bête et qui peut paraître provocatrice : en quoi la disparition des animaux sauvages est-elle grave ?
Leur disparition pourrait remettre en cause nos modes de vie de façon profonde, tant sur le plan économique que de la sécurité. Ainsi, les services écosystémiques rendus par la nature sont évalués à 125 000 milliards de dollars par an, soit 1,5 fois le PIB mondial. Si nous devions nous mettre à polliniser les champs de colza à la main, faute d’insectes pollinisateurs, ou construire des digues de protection contre les tempêtes à la suite de la disparition des coraux autour des atolls, cela aurait de conséquences dramatiques sur l’économie mondiale.
La perte de la biodiversité combinée au changement climatique sont aussi des causes majeures de déstabilisation de certaines régions telles que le Sahel et le Moyen-Orient, et peuvent donc avoir des conséquences sur la stabilité et la sécurité mondiales.
Enfin, les espèces emblématiques (orangs-outans, éléphants, tigres, ours polaires) ne sont que la partie émergée de l’iceberg et constituent des indicateurs de la santé des écosystèmes. Lorsqu’ils disparaissent, c’est souvent le signe que tout l’écosystème dont ils dépendent disparaît lui aussi.

   


J’ai lu avec intérêt et tristesse l’article hier, mais il ne parle pas un instant de la surpopulation humaine, qui me semble être la raison numéro un de ce massacre…
Le WWF pointe la hausse de la population mondiale comme l’une des causes de la disparition des espèces. Mais c’est loin d’être la cause majeure. Un Américain moyen a par exemple une empreinte écologique six fois plus importante (cinq fois pour un Européen) qu’un habitant de l’Afrique. Ce sont donc avant tout nos modes de consommation qui sont la cause de ce déclin, bien avant la hausse de la population mondiale.
Comment peut-on mobiliser les hommes politiques et les grosses entreprises ?
Excellente question ! Montrer que la protection de l’environnement n’est pas incompatible avec une activité économique. Au niveau international, poursuivre la mobilisation pour un accord ambitieux sur la biodiversité, au même titre que celui que nous avons eu à Paris en 2015 sur le climat. Pouvoir lier les deux sujets (climat et biodiversité) dans l’esprit des dirigeants est aussi une bonne piste, certaines mesures telles que la lutte contre la déforestation étant favorables à la biodiversité et à la lutte contre le changement climatique.
Pour les entreprises, les aider à mesurer leurs impacts sur la biodiversité et à mettre en œuvre les mesures correctives. Les campagnes de dénonciation et de boycottage peuvent aussi être une arme redoutable pour celles qui refusent de bouger.
« Tous les produits issus des animaux (viande, lait, œufs, poissons d’élevage) ont un impact important sur la déforestation »
Quels sont les obstacles à l’augmentation du nombre et de la taille des zones protégées ?
C’est essentiellement un problème lié à l’opposition d’une partie des populations locales, qui craignent que la protection renforcée de certains territoires mette « sous cloche » leur cadre de vie et empêche toute activité économique – pensez à l’opposition au futur parc national forestier en Bourgogne par exemple. Or ce n’est pas le cas, comme le montrent les parcs nationaux français, au sein desquels des activités économiques peuvent se poursuivre, contrairement à une vision plus conservationniste en vigueur aux Etats-Unis par exemple.
En revanche, des activités économiques extrêmement destructrices de la biodiversité, comme le projet de la Montagne d’or en Guyane, ne devraient pas être possibles à proximité de ces zones protégées.
Nous avons de bons exemples récents avec la création de la plus grande zone de protection des coraux au monde au large de la Nouvelle-Calédonie, qui devrait cependant voir son statut renforcé.

        Lire la tribune :
         

          Montagne d’or : « Un projet minier destructeur qui ne rapportera quasiment rien »



Quels articles de consommation des Français provoquent ce phénomène ?
Tous les produits issus des animaux (viande, lait, œufs, poissons d’élevage) ont un impact important sur la déforestation via les importations de soja d’Amérique du Sud pour les nourrir. Le cacao contribue aussi fortement à la déforestation, la France important 10 % de la production mondiale.
Les produits issus de la pêche ont aussi un fort impact sur le déclin des espèces – 60 % des stocks étant exploités au maximum et 30 % surexploités au niveau mondial, sans compter les prises accessoires d’espèces non commerciales telles que dauphins, tortues, requins…
Enfin, les consommateurs le savent peu, les carburants et en particulier le diesel sont un facteur majeur de déforestation. Plus de 70 % de l’huile de palme importée en France sert désormais à fabriquer du biodiesel pour les véhicules. Une raison de plus pour troquer son vieux diesel contre un véhicule moins polluant !

        Lire aussi :
         

                Le vrai du faux sur la pollution des voitures au diesel



Existe-t-il des indicateurs qui restent positifs : changements de mentalité, nouvelles politiques… pour espérer un renversement de la tendance ?
Les mentalités commencent à changer, avec une hausse de 20 % par an de la consommation de produits bio en France, la mobilisation en faveur du climat, mais pas assez vite, en particulier au niveau des décideurs. L’une des manières de placer le déclin de la biodiversité en haut de l’agenda politique pourrait être de mettre la dette écologique au même niveau que la dette financière. Si les gouvernements européens étaient par exemple tenus à la « règle d’or » – pas plus de 3 % de déficit public par an – en matière écologique, les choses changeraient rapidement ! Il s’agit d’une demande forte du WWF.
D’autre part, nous avons aussi pour ambition d’obtenir un accord international ambitieux en 2020 lors de la COP biodiversité à Pékin. Il s’agit de réitérer le succès de la COP 21 sur le climat à Paris en 2015, mais sur la biodiversité.
Un autre indicateur positif est lié à la nature : celle-ci reprend ses droits lorsqu’on lui laisse un peu de temps. Voyez : retour du loup en France (disparu en 1939), du lynx (disparu en 1970), ou du saumon atlantique dans la Loire et l’Allier (quasi disparu) ; augmentation des populations de baleines… Mais encore faut-il au préalable préserver ces espèces de la disparition complète.

        Lire aussi :
         

                Près de 80 % des espèces d’oiseaux migrateurs menacées d’ici à 2050 par le changement climatique







                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ En Italie, en France, en Autriche et dans l’est du continent, la vague de mauvais temps a fait des dégâts, parfois meurtriers.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

Pluie, neige et vent sur une grande partie de l’Europe

En Italie, en France, en Autriche et dans l’est du continent, la vague de mauvais temps a fait des dégâts, parfois meurtriers.



Le Monde.fr avec AFP
 |    30.10.2018 à 17h20
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 17h48
   





                        


Une vague de mauvais temps a frappé plusieurs pays européens, dont l’Italie où dix personnes ont été tuées, tandis que des dizaines de milliers de foyers sur le continent restaient privés d’électricité mardi 30 octobre.
Dix morts en Italie

En Italie, outre cinq victimes recensées lundi, un homme a été tué en Vénétie par la chute d’un arbre, de même qu’un pompier dans le Haut Adige. Une femme a été tuée par une coulée de boue et de rochers dans sa maison dans le Trentin et le corps d’un homme a été repêché mardi dans le lac de Levico, dans le Nord. Un autre homme a également été tué alors qu’il faisait du kitesurf près de Cattolica, sur la côte adriatique, une rafale de vent l’ayant projeté sur les rochers, selon la presse locale.
Dans le Frioul-Vénétie julienne, 23 000 personnes restaient mardi sans électricité et de nombreuses routes sont impraticables. Les fortes pluies accompagnées de vents qui ont atteint jusqu’à 180 km/h dans certaines régions d’Italie ont entraîné aussi de graves perturbations de circulation.
Cette vague de mauvais temps a entraîné lundi un niveau historique d’« acqua alta » (hautes eaux) à Venise avec un pic à 1,56 mètre, provoquant la fermeture de la place Saint-Marc.
L’Autriche touchée par des vents violents
En Autriche, une partie de la toiture de la fortification médiévale qui domine Salzbourg s’est envolée dans la nuit de lundi à mardi en raison de vents soufflant à plus de 100 km/h.
Plus au sud, la protection civile a appelé lundi soir les quelque 500 habitants de Muhr à ne pas quitter leurs maisons et à se mettre à l’abri dans les étages élevés face à la montée des eaux de la rivière qui a bloqué les accès au village. Même alerte dans une vallée proche de la frontière italienne, où des barrages menaçaient mardi matin de céder sous la pression des eaux.

   


« En plusieurs décennies, je n’ai jamais vu ça », a confié à la radio publique ORF Martin Guggenberger, commandant des pompiers dans une commune de ce secteur où de très nombreuses petites routes sont coupées et environ 10 000 foyers, sans électricité.
La Slovénie en alerte rouge, inondations en Croatie
En Slovénie, pays en « alerte rouge » depuis lundi, un véliplanchiste est porté disparu, tandis qu’en Croatie, la ville portuaire de Rijeka était inondée et de nombreuses liaisons de ferries, interrompues.

   


L’Espagne et la République tchèque également touchées
En Espagne, des chutes de neige dans les Asturies ont provoqué des difficultés de circulation, 4 700 foyers restant privés d’électricité mardi, selon les autorités.
En République tchèque, le trafic ferroviaire était perturbé mardi matin à la suite de vents violents ayant provoqué de nombreuses chutes d’arbre sur les voies ferrées et environ 30 000 personnes étaient privées d’électricité, selon la compagnie publique d’électricité CEZ.
En France, près de 117 000 foyers toujours sans courant
En France, la neige qui est tombée sur le centre du pays dans la nuit de lundi à mardi a piégé plus de 2 000 véhicules dans le Massif central. Mardi après-midi, quelque 117 000 foyers étaient encore privés d’électricité, dont 7 000 en Corse, touchée par la tempête Adrian et ses rafales à 160 km/h.
Si l’arrêt des précipitations avait permis un retour à la normale mardi matin, Météo France a placé cinq départements – Aveyron, Gard, Hérault, Lozère et Var –, en vigilance orange mardi après-midi en raison des risques de pluie, d’inondation et de crue.

        Lire aussi :
         

                Météo : la Corse balayée par la dépression « Adrian »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ S’engageant dans la bataille des municipales à Paris, Gaspard Gantzer, ancien conseiller en communication de François Hollande, a annoncé dans une tribune au « Monde » vouloir supprimer la rocade. Loin de remédier au problème de circulation et de pollution, une telle mesure contribuerait à accentuer ces maux, selon François Leclercq, architecte urbaniste.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤                     
                                                   
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« Ne tuons pas le périphérique ! »

S’engageant dans la bataille des municipales à Paris, Gaspard Gantzer, ancien conseiller en communication de François Hollande, a annoncé dans une tribune au « Monde » vouloir supprimer la rocade. Loin de remédier au problème de circulation et de pollution, une telle mesure contribuerait à accentuer ces maux, selon François Leclercq, architecte urbaniste.



LE MONDE
 |    30.10.2018 à 16h58
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 17h14
    |

François Leclercq (architecte urbaniste)







                        



                                


                            

Tribune. « Pollution », « congestion », « fracture urbaine » : les chefs d’accusation contre le boulevard périphérique sont sévères mais bien réels, pour autant le remède proposé n’est pas le bon. Les dysfonctionnements du périphérique ne sont pas le signe que celui-ci est devenu inutile, mais plutôt que nous avons pris un retard considérable dans la compréhension de la transformation des pratiques de mobilité.
Dans le procès à charge que livre Gaspard Gantzer contre le périphérique se pose alors une question majeure : en rendant l’infrastructure seule responsable de tant de maux, ne se trompe-t-on pas de combat ?

Pour résoudre les problèmes constatés, il faut avant tout identifier leur source en se posant les bonnes questions : qui l’utilise aujourd’hui ? Pour quelles raisons ? De quoi les nuisances générées sont-elles le symptôme ? Alors qu’ils devraient être centraux dans la réflexion, les grands absents du raisonnement de M. Gantzer sont curieusement les usagers, les usages et leur transformation en termes de mobilité.
La stratégie de la table rase prônant la destruction pure et simple du périphérique se veut en apparence réconciliatrice, mais son application reviendrait à éloigner les nuisances pour se satisfaire de l’impression qu’elles sont résorbées. Or, c’est parce qu’il fait partie d’un tout, constitué de l’ensemble des grandes voies de circulation métropolitaines et connecté aux autres moyens de transport, que sa suppression et la création d’une nouvelle rocade plus éloignée ne feraient que déplacer les difficultés sur d’autres territoires.
Le seul moyen pour se déplacer d’est en ouest
Y a-t-il encore un sens à préciser que le périphérique appartient à la Ville de Paris, quand tant de ses usagers au quotidien proviennent des quatre coins de la métropole, voire au-delà ? Contrairement à sa fonction originelle, il est aujourd’hui majoritairement emprunté pour parcourir de courtes distances au sein...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ Un rapport alarmant du WWF met en garde contre « une sixième extinction de masse ». Arnaud Gauffier, responsable agriculture et alimentation de l’ONG, répond à vos questions.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ A cause des grandes marées et du mauvais temps, Venise connaît un des plus importants épisodes d’« acqua alta » depuis un siècle.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ Venues du littoral de Chine populaire, des quantités de déchets viennent sans cesse s’échouer sur les plages du petit archipel de Penghu, qui mise néanmoins sur le tourisme durable.
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La lutte inégale de Taïwan contre les débris marins

Venues du littoral de Chine populaire, des quantités de déchets viennent sans cesse s’échouer sur les plages du petit archipel de Penghu, qui mise néanmoins sur le tourisme durable.



LE MONDE
 |    30.10.2018 à 11h59
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 14h31
    |

            Martine Valo








                        



                                


                            

Les habitants du village de pêcheurs de Nan-liao, dans le petit archipel de Penghu, ont l’habitude d’égayer l’extérieur de leurs maisons de têtes de chats joufflus, de poules colorées, de coccinelles, d’accortes personnes et autres bibendums au gré de leur imagination. Cet art populaire a recours aux matériaux que l’on trouve ici à foison : des flotteurs et bouées de pêche, quelques vieux pneus aussi.
L’océan constitue une inépuisable source d’inspiration. En témoignent les kilomètres de murs bas anciens qui sillonnent l’île principale afin de protéger humains et cultures des vents fréquents dans le détroit de Taïwan : ils sont tous entièrement composés de coraux.
Il en reste cependant encore beaucoup dans les eaux de Penghu, à en croire Daniel F. R. Cleary, chercheur pour l’université portugaise d’Aveiro et connaisseur de l’écosystème local. « Les coraux couvrent le fond, à plus de 100 % par endroits puisqu’ils s’entrecroisent », rapporte-t-il. Quoi qu’il en soit, il est interdit d’en prélever aujourd’hui. Une bonne partie des 100 000 habitants des lieux – nommés îles Pescadores par les colonisateurs portugais – vit du tourisme.
Citadins de Taipei, visiteurs du Japon et de Chine continentale y viennent pour ses paysages, ses fonds marins et beaucoup aussi pour ses spécialités de fruits de mer. Or, si l’océan se montre généreux en ressources halieutiques, il sert aussi copieusement ces côtes en déchets venus de toute cette région d’Asie, contraignant les habitants à lutter sans relâche pour maintenir l’attractivité de leur littoral.

La Chine populaire serait à l’origine de 90 % des débris marins échoués sur les plages, selon Chin-tsu Ma, directrice générale de Bureau de la protection de l’environnement de Penghu. « Le 30 septembre, par exemple, nous avons ramassé 818 bouteilles en plastique chinoises, 62 taïwanaises, 34 provenant de Corée ou du Vietnam, une dizaine du Japon, de Thaïlande, de Singapour, d’Australie,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ Cultiver en ville est devenu un axe des politiques d’aménagement urbain. Mais il est nécessaire de faire évoluer le droit, observe le notaire Xavier Lièvre dans une tribune au « Monde ».
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« Le droit rural n’est pas adapté à l’agriculture urbaine »

Cultiver en ville est devenu un axe des politiques d’aménagement urbain. Mais il est nécessaire de faire évoluer le droit, observe le notaire Xavier Lièvre dans une tribune au « Monde ».



LE MONDE ECONOMIE
 |    30.10.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 09h20
    |

Xavier Lièvre (Notaire associé chez 14 Pyramides)







                        



                                


                            
Tribune. Selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, 20 % des produits consommés seront issus de l’agriculture urbaine en 2030, contre 5 à 8 % aujourd’hui. Pour parvenir à ce taux, de nombreuses villes, comme Montréal ou Paris, s’organisent pour laisser des espaces à disposition des porteurs de projets et des citoyens engagés.
Paris a lancé plusieurs initiatives, dont le programme Parisculteurs, avec pour objectif d’atteindre 30 hectares consacrés à l’agriculture sans pesticides sur les toits, parcs et souterrains de la capitale en 2030. L’exposition « Capitale Agricole. Chantiers pour une ville cultivée » s’est ouverte au Pavillon de l’Arsenal le 1er octobre. Paris a également modifié son plan local d’urbanisme, en imposant la végétalisation de toutes les terrasses de plus de 100 m2 des nouveaux immeubles et l’agriculture urbaine sur celles de plus de 500 m2.

Les projets, portés par des start-up, vont de la culture de safran sur le toit d’un supermarché à l’installation de vignes dans le bois de Vincennes, en passant par la production de plantes pour huiles essentielles sur le toit d’un collège. Ces initiatives s’inscrivent dans un double mouvement, à la fois global et local : les villes croissent de manière importante et tendent à devenir des mégapoles ultraconnectées au monde entier, mais leurs habitants éprouvent un fort besoin de lien local, lié également à la prise de conscience écologique de la part de citoyens qui souhaitent retourner vers des circuits courts d’approvisionnement et manger plus sainement.
Les villes y voient aussi un moyen de lutter contre la pollution urbaine et les îlots de chaleur générés par les surfaces bétonnées ou asphaltées. Après en avoir été bannie, l’agriculture urbaine revient donc en force dans nos villes sous la forme de fermes verticales, d’hydroponie (agriculture hors-sol), de champignonnières souterraines, de serres...




                        

                        


<article-nb="2018/10/30/18-8">
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ Dans la nuit de lundi à mardi, les intempéries ont immobilisé plus de 2 000 véhicules sur différents axes du Massif central.
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Météo : près de 110 000 foyers toujours privés d’électricité à cause de la neige

Dans la nuit de lundi à mardi, les intempéries ont immobilisé plus de 2 000 véhicules sur différents axes du Massif central.



Le Monde.fr avec AFP
 |    30.10.2018 à 06h12
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 17h32
   





                        



   


La neige, tombée en abondance dans la nuit du lundi 29 au mardi 30 octobre, a piégé environ 2 000 véhicules sur les routes du Massif central et privait encore d’électricité 110 000 foyers dans l’Hexagone.
La principale zone touchée est le sillon rhodanien, où 62 500 clients n’ont pas de courant, devant l’Auvergne (35 000 clients). Plusieurs milliers de foyers sont concernés également dans le Limousin, le Centre, les Alpes, le nord de la région PACA et la Bourgogne, a détaillé Enedis dans un nouveau point d’information sur la situation en milieu d’après-midi mardi.
Si l’arrêt des précipitations avait permis un retour à la normale mardi matin, Météo France a placé quatre départements – l’Aveyron, le Gard, l’Hérault et la Lozère –, en vigilance orange mardi après-midi pour orages et pluies. Le Var a aussi été placé en vigilance orange pour une « forte crue prévue sur la Nartuby », un affluent du fleuve Argens dans lequel il se jette au niveau de la commune du Muy.
Les intempéries ont immobilisé jusqu’à 1 250 poids lourds et 700 voitures sur différents axes du Massif central, selon la gendarmerie. De nombreux conducteurs ont été pris au piège lors de leur retour du travail.
950 personnes en Haute-Loire et 200 dans la Loire, bloquées notamment sur la RN 88 entre Saint-Etienne et Le-Puy-en-Velay, ont été hébergées dans la nuit de lundi à mardi dans des centres d’urgence. Mardi, en milieu de journée, malgré l’arrêt des chutes de neige, les camions étaient toujours empêchés d’accéder à la RN 88 au niveau de Givors (Rhône) et Firminy (Loire).
« Je peux comprendre le mécontentement de nos concitoyens qui ont été immobilisés pendant plusieurs heures dans leurs véhicules, mais nous avons la satisfaction d’avoir géré cet épisode neigeux délicat sans accident grave, ni a fortiori mortel », a déclaré le préfet de la Loire, Evence Richard.
Le préfet a également déploré qu’« un grand nombre de ces automobilistes, qui, pourtant, étaient informés de l’alerte orange, aient pris la route sans pneus neige ou chaînes, ni le strict nécessaire en termes d’alimentation, de boisson ou de couverture ».
Le trafic perturbé

   


Le trafic ferroviaire entre Lyon et Saint-Etienne a également été perturbé. A la gare de La Part-Dieu à Lyon, 500 voyageurs se sont retrouvés sans train pour rejoindre Saint-Etienne. Près de 400 d’entre eux ont passé la nuit dans deux rames de TGV et une centaine d’autres ont été hébergés à l’hôtel.
Au total, jusqu’à 195 000 foyers ont été privés d’électricité en France après les fortes chutes de neige et de pluie, a annoncé Enedis, le gestionnaire du réseau de distribution de courant. Ces chiffres ne prennent pas en compte la Corse, dont le réseau est géré par une autre filiale d’EDF. Sur l’île, 7 000 foyers étaient privés de courant mardi après-midi après le passage de la tempête Adrian. L’île de Beauté est sortie mardi de la vigilance orange pour orages, pluies-inondations, vagues-submersions.
Un pompier à la retraite de 70 ans a été grièvement blessé lundi soir par un morceau de portail emporté par le vent, en Balagne, dans le nord-ouest de l’île, a-t-on appris auprès de la préfecture. Victime d’un traumatisme crânien, il a été transféré à Calvi. C’est surtout sur les côtes que les stigmates sont les plus évidents, avec des dizaines de bateaux coulés, culbutés par les vagues dans les ports ou drossés contre les rochers, notamment à Cargèse ou le long de la route des Sanguinaires depuis Ajaccio.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ Mammifères, oiseaux, poissons, reptiles, amphibiens… Les populations de vertébrés ont été réduites de 60 % depuis 1970, révèle le WWF.
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Article sélectionné dans La Matinale du 29/10/2018
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Le déclin ininterrompu de la faune sauvage

Mammifères, oiseaux, poissons, reptiles, amphibiens… Les populations de vertébrés ont été réduites de 60 % depuis 1970, révèle le WWF.



LE MONDE
 |    30.10.2018 à 01h00
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 15h51
    |

            Pierre Le Hir








                        



                                


                            

Sur l’ensemble du globe, sur terre comme en mer, la faune sauvage continue de mourir en silence, et rien ne semble pouvoir stopper ce désastre. C’est le sombre constat dressé par l’édition 2018 du rapport « Planète vivante », que publie tous les deux ans le Fonds mondial pour la nature (WWF), en partenariat avec la Société zoologique de Londres.
Un chiffre résume la gravité de la situation : entre 1970 et 2014 – les données consolidées ne sont ne sont pas disponibles au-delà de cette date –, les populations d’animaux vertébrés (mammifères, oiseaux, poissons, reptiles et amphibiens) ont chuté de 60 %. Le taux était de 58 % dans le rapport de 2016, et de 52 % dans celui de 2014.
« Cette étude confirme que notre planète est en train de subir la sixième extinction de masse, commente Pascal Canfin, directeur général du WWF France. Jamais la vie sauvage n’a décliné à un rythme aussi rapide. Si cette tendance se poursuit sur les prochaines décennies, le seuil de survie de certaines populations risque de ne plus être assuré. »

Sans viser à l’exhaustivité, le rapport prend en compte un large panel de 16 704 populations (groupes d’animaux vivant sur un territoire donné) représentant 4 005 espèces. Une analyse plus détaillée indique que le recul de leurs effectifs est plus ou moins massif selon les grandes aires « biogéographiques ».
Il est en moyenne de respectivement 23 % et 31 % dans les zones néarctique (Amérique du Nord) et paléarctique (Europe, Nord de l’Afrique, Nord de l’Asie et Moyen-Orient). Il atteint 56 % dans la région afrotropicale (Afrique subsaharienne) et grimpe à 64 % dans le bassin indo-pacifique (Inde, Indonésie et Australie), pour culminer à 89 % dans l’aire néotropicale (Amérique du Sud et Amérique centrale).
Au-delà du sort d’espèces emblématiques, comme les éléphants d’Afrique, les orangs-outans de Bornéo ou les manchots Adélie, que le rapport cite en exemples, c’est l’ensemble de la...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ Des vents de 150 km/h et des chutes de pluie pouvant atteindre 200 mm ont contraint les autorités à prendre des mesures d’extrême précaution.
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Météo : la Corse balayée par la dépression « Adrian »

Des vents de 150 km/h et des chutes de pluie pouvant atteindre 200 mm ont contraint les autorités à prendre des mesures d’extrême précaution.



LE MONDE
 |    29.10.2018 à 19h06
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 01h39
    |

                            Antoine Albertini (Bastia, correspondant)








                        



   


D’impressionnantes rafales pouvant aller jusqu’à plus de 150 km/h balaient la Corse depuis la nuit du dimanche 28 octobre et ont contraint les autorités à placer l’île en état d’alerte rouge lundi à 17 heures pour risques d’inondation, de submersion et d’orages, une mesure rarement appliquée, en dépit de la récurrence de ces phénomènes météorologiques. Elle a été levée à 23 h 30, mais la Corse-du-Sud reste en vigilance orange pour les orages, pluies inondations, vagues submersions, a précisé la préfecture.
Avec des précipitations qui peuvent atteindre jusqu’à 200 mm et des risques pour la sécurité des personnes, la plupart des établissements recevant du public sont fermés depuis la fin de la matinée, les chemins de fer de la Corse ont annoncé l’arrêt de la circulation des trains et, à Ajaccio par exemple, l’ensemble des transports en commun a été suspendu jusqu’à l’accalmie, prévue pour la journée de mardi.
« Les plans de sauvegarde des communes les plus exposées ont été activés, a précisé Josyane Chevalier, préfète de la Corse, au cours d’une conférence de presse à Ajaccio. Et j’ai pris un arrêté préfectoral particulièrement contraignant en prévision de la phase aiguë de la crise, qui interviendra en fin de journée. »
Ports fermés, vols annulés, salariés en congés
Dès 15 heures, l’ensemble des centres commerciaux de l’île ont été fermés, tandis qu’administrations et entreprises ont reçu pour consigne de donner leurs congés à leurs employés et administrés « afin qu’il y ait le moins de personnes présentes en circulation à travers l’île ». Par mesure de sécurité, quatre ports de l’île ont été fermés. « Tous les vols d’Air Corsica [la compagnie aérienne régionale] au départ et à destination de l’île sont annulés pour aujourd’hui », a annoncé sur son compte Twitter Vanina Borromeï, présidente de l’Office des transports de la Corse.
Les conditions climatiques extrêmes ont entraîné des coupures d’électricité, en particulier dans les régions rurales de la Castagniccia, au sud de Bastia, et dans l’extrême sud de la Corse. Lundi en fin d’après-midi, 11 000 usagers étaient toujours privés d’électricité malgré les interventions de 120 techniciens. « Les prochaines dégradations des conditions climatiques en fin de journée (fortes pluies, orages et vents violents – jusqu’à 140 km/h) pourraient vraisemblablement engendrer d’autres perturbations de la fourniture d’électricité », précise EDF.
« Un épisode très bref et très violent »

   


Dans le Cap Corse, le petit port d’Erbalunga, un site touristique parmi les plus photographiés de l’île, a été submergé par des vagues très importantes en cours de journée. A Bastia, la circulation près du quai des Martyrs et du Vieux-Port a été immédiatement interdite et le tunnel de la ville fermé en raison de son inondation.
Plus au sud, une mini-tornade a causé quelques dégâts à Porto-Vecchio, « un épisode très bref et très violent », d’après un témoin contacté sur place, qui a endommagé au moins trois véhicules et une habitation, touchée par la chute d’un arbre, dont les occupants ont dû être relogés. A Aleria, dans la plaine orientale de la Corse, des véhicules de sapeurs-pompiers ont été accidentés en cours d’intervention durant les premières heures des intempéries.
Depuis dimanche, une dépression « très creuse » baptisée « Adrian » remonte de l’ouest de la Sardaigne vers les côtes françaises. Elle devrait encore occasionner des vents extrêmement violents avant de s’essouffler mardi en fin de matinée. « En cette fin d’après-midi de lundi, détaille Météo France, de violents orages vont continuer de remonter de Méditerranée et vont balayer la Corse, les Alpes-Maritimes et le Var. L’activité orageuse devrait être tout de même un peu moins marquée que ces dernières heures. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ L’association de défense des animaux L214 avait filmé en 2016 des conditions d’abattage indignes dans cet établissement des Pyrénées-Atlantiques.
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Prison avec sursis et amendes pour maltraitance « sans nécessité » au procès de l’abattoir de Mauléon

L’association de défense des animaux L214 avait filmé en 2016 des conditions d’abattage indignes dans cet établissement des Pyrénées-Atlantiques.



Le Monde.fr avec AFP
 |    29.10.2018 à 15h38
 • Mis à jour le
29.10.2018 à 20h23
   





                        



L’ancien directeur de l’abattoir de Mauléon (Pyrénées-Atlantiques), où avaient été filmées en mars 2016, par l’association L214, des images de souffrances animales, a été condamné lundi 29 octobre par le tribunal correctionnel de Pau à six mois de prison avec sursis.
Gérard Clémente, condamné pour tromperie (un non-respect du cahier des charges), devra également s’acquitter de près de 200 euros d’amende tandis que l’abattoir en tant que personne morale a été condamné à 10 000 euros d’amende.
Le tribunal, qui a estimé que les conditions d’exercice ne « permettaient pas de faire le travail correctement », en pointant une faute « plutôt imputable à l’employeur », a ainsi suivi les réquisitions du parquet à l’encontre de l’ex-responsable. Les quatre autres prévenus, des employés, sont condamnés à des amendes de 80 à 520 euros pour maltraitance « sans nécessité ».
Images difficilement soutenables
Durant l’audience, des passages de la vidéo de L214, d’une durée totale de deux heures et demie ont été diffusés. Difficilement soutenables, les images montrent des animaux mal étourdis, des moutons saignés encore vivants, des agneaux écartelés vivants…
Pour Benoît Thomé, président de l’association Animal Cross, partie civile, « ce sont des actes très graves et les sanctions ne sont pas à la hauteur ». De son côté, Me Antoine Tugas, avocat de trois salariés, s’est montré satisfait du verdict :
« Le droit est passé. Le message juridique qui a été donné aujourd’hui est un message qui met de côté le dogmatisme, certains esprits chagrins qui ont voulu faire de ce procès un exemple. »
Lors du procès, les employés avaient souligné un manque de personnel dans les périodes les plus tendues, reproché à l’abattoir de mettre à leur disposition des outils défaillants et de n’avoir pas de consignes strictes de leur direction, ce que l’ex-directeur avait contesté. Denise Pombieilh, avocate de l’abattoir, s’est déclarée satisfaite de ces peines « plutôt modérées et justes » et de ce que le tribunal ne soit « pas tombé dans le piège d’être pris en otage par un débat plus global ».
L’association L214, qui milite pour la protection des animaux mais aussi pour l’abolition de la consommation de viande et de tout usage de substance d’origine animale, avait révélé des faits similaires dans les abattoirs d’Alès et du Vigan (Gard). Un ex-employé de l’abattoir du Vigan a d’ailleurs été condamné en avril 2017 à huit mois de prison avec sursis pour actes de cruauté et mauvais traitements sur des animaux.

        Lire aussi :
         

                « L’abattoir est aussi le lieu de l’aliénation humaine »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ Dans un rapport inédit, l’OMS alerte sur ce risque aigu pour la santé et pour le développement des enfants.
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La pollution de l’air tue 600 000 enfants par an

Dans un rapport inédit, l’OMS alerte sur ce risque aigu pour la santé et pour le développement des enfants.



LE MONDE
 |    29.10.2018 à 13h00
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 13h59
    |

            Stéphane Mandard








                        



                                


                            

« La pollution de l’air a un impact dévastateur sur la santé des enfants. » L’alerte émane de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans un rapport inédit publié lundi 29 octobre, à la veille de l’ouverture de la première conférence mondiale sur la pollution de l’air organisée à Genève sous l’égide de l’institution onusienne. « L’air pollué est en train d’empoisonner des millions d’enfants et de ruiner leurs vies », tonne le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus.
Dans un document de près de 180 pages, l’organisation rassemble pour la première fois l’ensemble des connaissances scientifiques autour d’un « risque majeur » mais « souvent négligé » : « la particulière vulnérabilité des enfants aux effets délétères de la pollution de l’air. »

Un chiffre donne la mesure du péril. Environ 600 000 enfants âgés de moins de 15 ans – dont 543 000 de moins de 5 ans – meurent chaque année dans le monde d’une infection respiratoire parce qu’ils vivent dans un environnement saturé en particules fines, révèle le rapport. A cause d’un air extérieur contaminé par les gaz toxiques rejetés par le trafic automobile, l’activité industrielle, les pratiques agricoles, l’incinération des déchets (en Inde, notamment) ou encore les poussières issues des tempêtes de sable (Moyen-Orient). A cause, aussi, d’un air « terriblement pollué » à l’intérieur des logements, particulièrement en Afrique. Environ trois millions de personnes à travers le monde utilisent toujours des combustibles comme le charbon ou le kérosène pour cuisiner, se chauffer ou s’éclairer. Les femmes et les enfants sont les premiers exposés à ces fumées toxiques.
La quasi-totalité de ces morts sont constatées dans les pays les moins développés. « La pauvreté est clairement liée à une exposition accrue aux risques environnementaux et sanitaires », souligne l’OMS, y compris dans les pays industrialisés. 
Plus...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ Les équipementiers ne vendent plus seulement des pièces détachées, mais des systèmes complets. Sur un marché mondialisé, leur situation est de plus en plus exposée, explique Jean-Michel Bezat, chroniqueur économique au « Monde ».
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« La tempête boursière essuyée par Valeo tient aux vents mauvais qui soufflent sur le marché automobile »

Les équipementiers ne vendent plus seulement des pièces détachées, mais des systèmes complets. Sur un marché mondialisé, leur situation est de plus en plus exposée, explique Jean-Michel Bezat, chroniqueur économique au « Monde ».



LE MONDE ECONOMIE
 |    29.10.2018 à 11h30
    |

            Jean-Michel Bezat








                        



                                


                            

Pertes & Profits. Mais que se passe-t-il donc chez Valeo, dont l’ascension industrielle et boursière était citée en exemple ? L’équipementier automobile a essuyé, vendredi 26 octobre, une véritable tempête à la Bourse de Paris : au lendemain de la publication d’objectifs 2018 une nouvelle fois revus à la baisse, sa valeur boursière a fondu de 21 %, portant la chute à 62 % depuis le 1er janvier.
Longtemps très appréciée au sein du CAC40, l’action est retombée à son niveau de l’automne 2013. Et la période qui s’ouvre s’annonce difficile, pour Valeo comme pour son concurrent français, Faurecia, en raison d’une stagnation prévisible du marché automobile en 2019-2020.
Il ne faut pas chercher bien loin le revers de fortune du groupe, qui conservera toutefois une marge opérationnelle de plus de 6 % cette année. Très dépendant des ventes de véhicules, il essuie les vents mauvais qui commencent à souffler sur le marché.

Les « phénomènes négatifs » sont nombreux, confiait au Monde le PDG de Valeo, Jacques Aschenbroich, peu avant le Mondial de Paris : homologation plus difficile des véhicules en Europe avec les nouvelles normes d’émissions polluantes (WLTP) ; recul sans précédent des ventes de voitures en Chine (- 5 % au troisième trimestre) ; guerre commerciale lancée par Donald Trump pénalisant les constructeurs allemands, très gros clients de Valeo ; coût des matières premières ; perspective d’un Brexit dur.
Le modèle du fournisseur-roi remis en cause
Il est révolu le temps où Valeo n’était qu’un poids léger ; il est plus que jamais exposé au marché mondial. A marche forcée, M. Aschenbroich en a fait le numéro 9 mondial et l’un des leaders dans des produits de plus en plus high-tech grâce, à des investissements massifs dans ses usines et en recherche & développement. Au point de présenter au dernier salon de Paris une « voiture Valeo » bourrée d’équipements maison, alors que son patron...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ Au Kenya, un programme mené par l’ONG IFAW met l’intelligence au cœur de la lutte contre le braconnage et le trafic des espèces protégées. Un reportage photo d’Andrew Renneisen pour « Le Monde ».
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ 
<article-nb="2018/10/30/18-15">
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ Organisée par l’OMS jusqu’au 1er novembre, elle vise à mettre le combat contre « le plus grand risque environnemental pour la santé » au cœur de l’agenda.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤                     
                                                

Une conférence mondiale pour une « action urgente » contre la pollution de l’air

Organisée par l’OMS jusqu’au 1er novembre, elle vise à mettre le combat contre « le plus grand risque environnemental pour la santé » au cœur de l’agenda.



LE MONDE
 |    29.10.2018 à 10h59
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 14h01
    |

            Stéphane Mandard








                        



   


En lui consacrant une première conférence internationale, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) entend placer la pollution de l’air au centre de l’agenda politique international, au même rang que le réchauffement climatique. Et insister sur un message simple : responsable chaque année de 7 millions de morts prématurées, elle doit désormais être considérée comme le « plus grand risque environnemental pour la santé » de l’humanité, et combattue comme telle.
Pour diffuser cet « appel à une action urgente », l’institution onusienne réunit, du 30 octobre au 1er novembre, à Genève, des représentants de la communauté scientifique et médicale, des organisations intergouvernementales et de la société civile, des secteurs de l’énergie ou des transports ainsi que des décideurs politiques (maires et ministres de l’environnement et de la santé).
Première étape : prendre la mesure du péril. Selon les dernières données compilées par l’OMS, environ 91 % des habitants de la planète respirent un air trop chargé en particules fines (PM 2,5, de diamètre inférieur à 2,5 µm) et sont exposés à des concentrations qui dépassent les recommandations sanitaires (10 µg/m³ par an). Cette surexposition chronique entraîne quelque 7 millions de décès par an. C’est davantage que les morts cumulés du sida (1,1 million), de la tuberculose (1,4 million), du diabète (1,6 million) et des accidents de la route (1,3 million).
« Passer de la reconnaissance à l’action »
Pourtant, malgré ces chiffres implacables, « cela ne fait que quelques mois que la pollution de l’air est reconnue comme un facteur de risque des maladies non transmissibles [MNT] au même titre que l’alcool ou le tabac », fait remarquer Maria Neira, la directrice du département santé publique et environnement à l’OMS et coordonnatrice de la conférence. Selon l’organisation onusienne, c’est même désormais la deuxième cause de mortalité après le tabac. Ainsi, un tiers des décès imputables aux principales MNT (accident vasculaire cérébral, cancer du poumon, infarctus et bronchopneumopathie chronique obstructive) sont dus à la pollution de l’air.

        Lire aussi :
         

                La pollution de l’air tue 600 000 enfants par an



D’où l’urgence d’enclencher la deuxième étape : « passer de la reconnaissance à l’action ». Comment ? D’abord en plaçant « la santé au cœur de notre communication et de notre combat contre le réchauffement climatique », estime Maria Neira. S’attaquer à la pollution générée par le trafic automobile ou l’industrie, c’est aussi réduire les émissions de gaz à effet de serre, rappelle-t-elle.
A la différence du changement climatique, aucune convention des Nations unies n’encadre la pollution de l’air. La conférence ne débouchera cependant pas sur une déclaration finale. « A chaque fois, il faut négocier des textes qui finissent par se retrouver vidés de leur substance, prévient Maria Neira, rompue aux négociations internationales. Nous avons préféré opter pour des engagements volontaires des Etats et des villes afin de créer une sorte d’émulation. » Pas dupe des effets d’annonce, la responsable de l’OMS précise que des groupes de suivi seront mis en place pour vérifier que les engagements seront bien tenus.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ La Corse fait face à une tempête d’une ampleur exceptionnelle, tandis que du Massif central à la Champagne des chutes de neige soutenues vont continuer dans la nuit.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤                     
                                                

Tempête, orages et neige : 28 départements sous vigilance, dont la Corse en rouge

La Corse fait face à une tempête d’une ampleur exceptionnelle, tandis que du Massif central à la Champagne des chutes de neige soutenues vont continuer dans la nuit.



Le Monde.fr avec AFP
 |    29.10.2018 à 08h59
 • Mis à jour le
29.10.2018 à 17h45
   





                        


Une tempête. Des orages. Beaucoup de neige. Météo France alerte lundi 29 octobre dans son bulletin de vigilance météorologique de 12 h 30 à propos de plusieurs phénomènes dangereux intervenant sur une grande partie du territoire national.
Les deux départements corses ont notamment été placés en vigilance rouge « vent violent » pour l’après-midi et « fortes vagues » le soir. Accompagnés de fortes pluies, d’orages et de grêle, ces vents ont déjà provoqué des coupures d’électricité pour 7 000 personnes, et 5 000 foyers étaient encore touchés en fin de matinée, principalement en Castagniccia, a annoncé EDF dans un communiqué. Météo France prévient que la tempête est « d’une ampleur exceptionnelle ».
Les quatre aéroports de l’île sont désormais fermés, ainsi que tous les ports, a annoncé la préfète de Corse, Josiane Chevalier. Alors que d’autres phénomènes de trombes ou de tornades sont craints, Mme Chevalier a pris un arrêté de fermeture des commerces et de toutes les administrations en contact avec le public. La ville d’Ajaccio, presque déserte lundi après-midi, avait annoncé la fermeture de ses crèches et centres de loisir dès dimanche soir.
En fin d’après-midi et en soirée, les vents devraient encore se renforcer pour atteindre « des valeurs exceptionnelles de l’ordre de 130 à 150 km/h, et probablement plus localement », selon Météo France.

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          Le réchauffement climatique se ressent-il dans votre ville ?



Neige précoce
Tandis que cette tempête d’une ampleur exceptionnelle sévit sur l’île, 28 départements au total sont désormais placés en vigilance orange sur le continent. La Côte d’Azur, le Var et les Alpes-Maritimes sont frappés par des orages violents accompagnés de fortes pluies. Dans 26 autres départements, du Massif central à la Champagne, on attend pour la nuit des chutes de neige abondantes. Météo France précise que cet épisode neigeux est inhabituel par sa précocité.
Les chutes de neige seront particulièrement fortes sur la Haute-Loire, la Lozère, la Loire, le Puy-de-Dôme, le Cantal, l’Aveyron, la Corrèze et la Creuse jusqu’à mardi matin. La limite entre les zones touchées par la pluie et celles où tombe la neige pourrait descendre encore jusqu’en plaine dans la nuit de lundi à mardi. D’ici à mardi matin, on attend des quantités de neige de 15 à 30 cm (localement 50 cm) au-dessus de 800 à 1 000 m et au moins 5 à 10 cm au-dessus de 500 m d’altitude, 2 à 5 cm au-dessous de 500 m.
En Rhône-Alpes, dans la Bourgogne, l’est du Centre, la Champagne et les Ardennes, des chutes de neige sont attendues dans la nuit, avec des hauteurs de 2 à 7 cm en plaine, 5 à 15 cm sur les hauteurs et 15 à 30 cm au-dessus de 500 à 800 m.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ Prenant acte des propos du ministre de l’agriculture, Didier Guillaume, appelant les scientifiques à faire la preuve des conséquences sanitaires des pesticides, un collectif de médecins et de chercheurs propose, dans une tribune au « Monde » de lui adresser un rapport mensuel.
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« Notre proposition,  Monsieur le ministre, pour évaluer la toxicité des pesticides»

Prenant acte des propos du ministre de l’agriculture, Didier Guillaume, appelant les scientifiques à faire la preuve des conséquences sanitaires des pesticides, un collectif de médecins et de chercheurs propose, dans une tribune au « Monde » de lui adresser un rapport mensuel.



LE MONDE
 |    29.10.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 10h34
    |

                            Collectif








                        



                                


                            
Tribune. Monsieur le ministre, vous avez déclaré sur l’antenne de RTL, le 19 octobre : « Sur la question des bébés sans bras, il faut que la science fasse son travail. C’est aux scientifiques de faire la preuve ou non qu’il y a des conséquences à l’usage des pesticides. » Ce qu’un journal [Le Nouvel Observateur] a cru pouvoir traduire sur son site par : « Pesticides, Didier Guillaume réclame aux scientifiques des preuves de leur impact sur la santé ».
Si l’on s’en tient à la loi, ce n’est pas aux scientifiques d’apporter la preuve de la toxicité des pesticides, mais bien aux industriels de démontrer l’absence de nocivité de leurs produits. De plus, cette preuve devrait être faite avant leur mise sur le marché et validée par des organismes indépendants certifiés comme c’est le cas pour les médicaments qui, pour être commercialisés, doivent avoir reçu une AMM (Autorisation de mise sur le marché).

Dans le cas des excès d’agénésies transverses des membres supérieurs, rien ne permet actuellement d’infirmer que les pesticides n’en soient pas la cause. La question était seulement de savoir s’il fallait chercher plus loin ou non ? Nous le croyons, et nous pensons surtout qu’un travail d’analyse épidémiologique et d’exposition doit être réalisé sans tarder.
Nous prenons acte des récents propos de la ministre de la santé mais nous nous étonnons des délais considérables existant entre les alertes aux services concernés et les investigations, les signalements dans l’Ain datant de 2010 ! Ces alertes et les investigations qui en résultent devraient être portées à la connaissance du public sans attendre plusieurs années, le temps finissant par effacer les possibles éléments de preuve !
Un lien fort
Concernant les effets toxiques des pesticides, les scientifiques accumulent les preuves depuis de nombreuses années, à tel point qu’il n’est plus nécessaire d’invoquer le principe de précaution mais celui de prévention....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤ « La pollution atmosphérique est un tueur invisible », alerte l’Agence européenne de l’environnement dans son rapport 2018 sur la qualité de l’air.
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Article sélectionné dans La Matinale du 28/10/2018
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La pollution de l’air responsable de 422 000 décès prématurés en Europe

« La pollution atmosphérique est un tueur invisible », alerte l’Agence européenne de l’environnement dans son rapport 2018 sur la qualité de l’air.



LE MONDE
 |    29.10.2018 à 00h00
 • Mis à jour le
29.10.2018 à 07h29
    |

            Stéphane Mandard








                        



   


L’Agence européenne pour l’environnement (AEE) publie lundi 29 octobre son rapport 2018 sur la qualité de l’air en Europe. Comme le précédent, il n’est pas vraiment rassurant. « La pollution atmosphérique reste trop élevée dans l’ensemble de l’Europe », conclut l’AEE. Et les Européens continuent de le payer avec leur santé.
Selon les dernières données collectées par l’Agence, les concentrations de particules fines (PM2,5, de diamètre inférieur à 2,5 micromètres) ont été responsables d’environ 422 000 décès prématurés (avant l’âge de l’espérance de vie) dans l’ensemble des 41 pays européens en 2015, dont 391 000 dans les 28 Etats membres de l’UE. Soit une légère baisse par rapport à 2014 où le bilan macabre atteignait 399 000 à l’échelle de l’UE. C’est l’Allemagne qui paie le plus lourd tribut (62 300) devant la Pologne (60 600), l’Italie (44 500) et la France (35 800).
« La pollution atmosphérique est un tueur invisible et nous devons intensifier nos efforts pour agir sur ses causes, commente Hans Bruyninckx, le directeur exécutif de l’AEE. M. Bruyninckx appelle l’Europe à « redoubler d’effort » pour notamment « réduire les émissions causées par le transport », rappelant qu’elles sont « généralement plus nocives que celles provenant d’autres sources, car elles se produisent au niveau du sol et le plus souvent en ville, à proximité de la population ».
Dépassements persistants
Le rapport de l’AEE est établi à partir des données collectées par plus de 2 500 stations de surveillance de la qualité de l’air réparties à travers l’Europe. L’analyse des résultats pour l’ensemble de l’année 2016 révèle que « malgré de lentes améliorations, la pollution atmosphérique dépasse toujours les limites établies par l’Union européenne [UE] et les lignes directrices de l’Organisation mondiale de la santé [OMS] », les seuils fixés par l’UE étant souvent moins exigeants que ceux prônés par l’OMS.
Ainsi, pour les PM2,5, le pourcentage de la population urbaine de l’UE exposée à des concentrations supérieures aux limites européennes (20 µg/m3 en moyenne annuelle) était de 6 % en 2016 contre 7 % l’année précédente. Mais cette proportion grimpe à 74 % si on se réfère aux normes de l’OMS, deux fois plus protectrices.
La valeur limite annuelle continue aussi à être « largement dépassée dans l’ensemble de l’Europe » pour le dioxyde d’azote (NO2), gaz principalement émis par les moteurs diesel, note le rapport. Un constat qui vaut aussi pour la France. Le ministère de la transition écologique et solidaire a publié vendredi 26 octobre son bilan national de la qualité de l’air pour 2017. S’il insiste, comme le rapport de l’AEE, sur la tendance globale à l’amélioration depuis 2000, l’année 2017 reste marquée par des dépassements des normes européennes. Ils concernent douze agglomérations dont Paris, Lyon et Marseille pour le NO2 et 27 agglomérations pour l’ozone. Des dépassements persistants qui valent à la France d’être renvoyée devant la Cour de justice de l’Union européenne.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤ La Commission européenne a annoncé en septembre vouloir la fin du changement d’heure, mais cette décision ne s’appliquerait pas avant avril voir octobre 2019.
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Les questions que pose la fin du changement d’heure

La Commission européenne a annoncé en septembre vouloir la fin du changement d’heure, mais cette décision ne s’appliquerait pas avant avril voir octobre 2019.



LE MONDE
 |    28.10.2018 à 10h47
 • Mis à jour le
29.10.2018 à 07h59
    |

            Anne-Aël Durand








                        


Dimanche, à 3 heures du matin, il sera seulement 2 heures : le passage à l’heure d’hiver, devenu un rituel bien établi chaque année, a son corollaire, le passage à l’heure d’été. Pourtant, le principe est controversé, et le président de la Commission européenne a annoncé, le 12 septembre, que le changement d’heure devait « être aboli ».
D’où vient l’idée du changement d’heure ?
Décaler les horaires de la journée pour s’adapter à la luminosité en hiver et en été est une mesure initialement destinée à économiser de l’énergie. Elle a été d’abord adoptée dans plusieurs pays (Allemagne, Royaume-Uni, France, Etats-Unis…) au cours de la première guerre mondiale, avant d’être abandonnée dans plusieurs pays. C’est à la suite du choc pétrolier de 1973 que le changement d’heure a été remis en place, notamment en France en 1976, puis dans d’autres pays d’Europe. Mais ce n’est qu’en 2001 qu’une directive de l’Union européenne a harmonisé les dates de passage à l’heure d’été ou d’hiver, fixées aux derniers week-ends d’octobre et de mars. Actuellement, une soixantaine de pays appliquent le changement d’heure dans le monde.
Pourquoi décider de l’« abolir » ?
Le changement d’heure est controversé : d’abord, les économies d’énergie sont finalement assez limitées : selon une étude de l’Ademe, les gains sont réels sur l’éclairage mais moins nets pour le chauffage et la climatisation. Un rapport allemand déplore aussi des économies « marginale ». Les opposants au changement d’heure évoquent aussi une hausse des accidents de la route, et une perturbation des rythmes de sommeil, néfaste pour la santé.

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84 % pour la fin du changement d’heure
Durant les dernières années, plusieurs grands pays ont fait machine arrière sur le changement d’heure : la Chine dès 1991, la Russie et la Biélorussie en 2011 et la Turquie en 2016.
La Commission européenne s’est emparée du sujet en lançant une consultation durant l’été. Elle a engendré plus de 4,6 millions de réponses (dont une forte proportion d’Allemands) et a abouti à un résultat sans appel : 84 % des Européens interrogés se sont prononcés pour l’abolition du changement d’heure. Seuls les Grecs et les Chypriotes étaient majoritairement contre. Une proposition de directive européenne a rapidement été publiée en septembre.
Quand la mesure doit-elle s’appliquer ?
Selon ce texte, « à partir du 1er avril 2019, les Etats membres ne changeront plus leur heure légale ». Mais les Etats membres appliqueront tout de même le changement d’heure prévu le 31 mars. Concrètement, cela signifie que la situation actuelle – heure d’hiver jusqu’à fin mars, puis passage à l’heure d’été de façon coordonnée – s’appliquera au moins jusqu’au 27 octobre 2019. Ce n’est qu’à ce moment-là que les pays qui ont choisi l’heure d’hiver pourraient être amenés à changer pour la dernière fois leur montre, alors que les autres ne le feront pas.
Le grand bouleversement ne devrait avoir lieu que dans un an. Mais un choix doit être réalisé avant la transposition de la directive, le 1er avril. Durant ce court délai de six mois :
le Parlement européen devra avoir adopté la proposition de la Commission ;chaque Etat devra avoir notifié son choix « au plus tard le 27 avril 2019, sur la base d’éventuelles consultations et évaluations au niveau national et en concertation avec d’autres Etats membres ».
Heure d’été ou d’hiver, que vont choisir les pays européens ?
C’est la grande difficulté, car les avis sont partagés. La Commission laisse la liberté aux Etats de choisir, mais leur recommande de se concerter, surtout entre pays frontaliers. Le secteur aérien est particulièrement inquiet. Le sujet sera discuté lors d’une réunion des ministres des transports de l’Union européenne lundi 29 et mardi 30 octobre à Graz, en Autriche.

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Selon la consultation européenne, 56 % des citoyens étaient plutôt favorables à l’heure d’été, contre 36 % pour l’heure d’hiver. Certains pays ont déjà indiqué leur préférence : le Portugal, Chypre et la Pologne pour l’heure d’été, la Finlande ou le Danemark pour l’heure d’hiver, a indiqué en septembre la commissaire aux transports, Violeta Bulc. Pour l’Espagne, ce pourrait aussi être l’occasion de changer de fuseau horaire, une revendication ancienne, et de revenir à l’heure de Greenwich, comme le Portugal voisin.
Pour d’autres Etats, il est urgent d’attendre. L’Autriche et les Pays-Bas plaident pour un report de la décision, selon le premier ministre belge Charles Michels. « Il y a dans les coulisses européennes des discussions sur le sujet », a-t-il affirmé vendredi à la radio La Première. Il assure aussi que les Belges seront consultés et plaide pour que « le Benelux, la France et l’Italie conservent le même fuseau horaire ».
En Irlande, le Brexit complique encore la donne, puisque le Royaume-Uni n’a pas l’intention d’abandonner le changement d’heure, ce qui introduirait des décalages une partie de l’année entre l’Irlande et la province britannique d’Irlande du Nord. Le gouvernement irlandais a annoncé qu’une consultation serait lancée sur la question.
Que va-t-il se passer en France ?
Lors de la consultation européenne, l’opinion française était plus favorable que la moyenne à l’abandon du changement d’heure, mais partagée sur le choix final, avec 52 % de partisans de l’heure d’été (soit moins que la moyenne européenne), 38 % pour l’heure d’hiver et 10 % sans opinion.
Le ministère de la transition écologique et solidaire, François de Rugy, a déclaré vendredi 26 octobre sur France 2 qu’il était personnellement partisan de « réduire le décalage » de deux heures par rapport à l’heure naturelle, mais que la décision serait prise en fonction de « ce qui est le plus pertinent en manière d’économie d’énergie ».
Le dossier sera traité par le ministère de la transition écologique et solidaire, et celui des transports. Selon les services du premier ministre, des concertations seront prévues avec les acteurs concernés, mais aussi avec les voisins européens. On ne sait pas si les citoyens seront consultés.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤ Après deux ans à scruter l’état de santé des coraux du Pacifique, la goélette scientifique est arrivée à Lorient avec des années de résultats à étudier.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤                     
                                                

L’expédition Tara Pacific est rentrée à bon port avec ses trésors

Après deux ans à scruter l’état de santé des coraux du Pacifique, la goélette scientifique est arrivée à Lorient avec des années de résultats à étudier.



LE MONDE SCIENCE ET TECHNO
 |    27.10.2018 à 11h30
 • Mis à jour le
28.10.2018 à 06h16
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                            Dino Di Meo








                        



   


Dans le monde de la recherche scientifique, Tara n’est plus à présenter. Bateau polaire à l’origine, la goélette incarne aujourd’hui la Fondation Tara, la première reconnue d’utilité publique sur les océans. Depuis 2003, la goélette grise est devenue un emblème et un navire unique. Après Tara Arctic, Tara Oceans, Tara Méditerranée, voilà l’expédition Tara Pacific qui s’achève. Le bateau est arrivé samedi 27 octobre à Lorient, son port d’attache, avec à son bord un état des lieux très poussé des récifs coralliens du Pacifique. « En quinze ans, nous avons mené des recherches scientifiques de très haut vol avec de nombreux laboratoires de recherche afin de mieux comprendre les enjeux environnementaux sur la planète mer », précise Etienne Bourgois, directeur général de la marque de vêtements Agnès b., armateur du bateau.
Le Pacifique abrite près de 40 % des coraux de la planète
Le Pacifique abrite près de 40 % des coraux de la planète. Pour Serge Planes, coordinateur scientifique de l’expédition et directeur de recherche CNRS au Centre de recherche insulaire et observatoire de l’environnement en Polynésie, cette mission est un réel succès puisque les équipes de bord ont réalisé près de 90 % de l’objectif initial. « C’est la première expédition de cette envergure, dit-il. Près de 36 000 échantillons ont été récoltés et tous les archipels ont été au moins visités une fois. »
Même satisfaction du côté de Tara Expéditions. « Nous avons réalisé près de 2 700 plongées. Le tout sans problèmes techniques majeurs », précise Romain Troublé, le président de la Fondation Tara.

   


Bulles d’eau chaude
Serge Planes a concentré les prélèvements sur trois espèces de coraux sur les 1 500 répertoriées. « Nous nous sommes penchés sur des espèces que l’on retrouvait partout dans le Pacifique : un corail massif, un corail branchu et un corail de feu (très urticant lorsqu’on le touche) qui sont très importants dans la construction des récifs. » Il explique que chaque récif a son propre seuil de stress. Si la température de l’eau s’élève d’un à deux degrés Celsius pendant quelques jours, le polype se sépare des micro-algues qui le nourrissent et lui donnent ces couleurs. Alors l’animal devient pâle, blanchit et le corail s’épuise avant de mourir si le phénomène persiste.
Si certaines espèces sont plus ou moins résistantes en fonction de leur physiologie et de leur particularité génétique, d’autres peuvent s’adapter à ces modifications d’environnement. « Tout dépend de la température moyenne dans laquelle ils se trouvent de façon permanente. » Les coraux situés dans les latitudes basses ou hautes (plus tempérées) blanchissent à des températures plus basses. Ceux qui se trouvent plutôt en zone tropicale, donc à des températures plus élevées, blanchiront à des températures plus hautes. « Ce qui est beaucoup plus chaotique, c’est la façon dont se met en place géographiquement le blanchissement, explique Serge Planes. C’est une combinaison de facteurs associés au réchauffement de la planète, notamment liés à un contexte de “warm bloops”, des bulles d’eau chaude situées dans des zones particulièrement restreintes, marquées par un réchauffement très localisé. »

   



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                Les coraux du Pacifique sont massivement endommagés



Dégradation côtière
A proximité des grosses métropoles, notamment en Asie du Sud-Est, l’état de santé des coraux et sa variabilité dépendent principalement des pressions liées aux activités humaines directes, qui s’ajoutent au réchauffement climatique. Il ne s’agit plus de blanchissement mais de dégradation côtière, causée notamment par la pollution, l’absence de traitement des eaux usées, la surpêche et la déforestation, qui facilite le déversement des sédiments dans les rivières et leur dépôt sur le corail jusqu’à son étouffement. « Il s’agit d’une agression physique et comme le récif est côtier, il la subit de plein fouet », continue le spécialiste des coraux.
Les épisodes de blanchissement pourraient devenir un phénomène annuel pour 90 % des récifs coralliens au cours des prochaines décennies
En attendant que cette quantité énorme de prélèvements puisse livrer son secret, les scientifiques ont déjà fixé une tendance pour l’avenir des récifs du grand océan. Les épisodes de blanchissement pourraient devenir un phénomène annuel pour 90 % des récifs coralliens au cours des prochaines décennies. Et si les prévisions sur leur évolution ne prévoient plus leur disparition complète, les dégradations devraient se poursuivre jusqu’à ce que le changement climatique se stabilise et que de nouveaux types d’assemblages de récifs puissent résister aux nouvelles conditions thermiques. Le consortium Tara Pacific (qui représente vingt-trois laboratoires et une centaine de chercheurs) aura besoin de deux à cinq ans avant d’obtenir une vision globale de ces phénomènes.
La Fondation Tara appelle d’ores et déjà les Etats à prendre immédiatement six mesures d’urgence afin d’atténuer le stress subi par les récifs : amélioration de la gestion des déchets plastiques, limitation de l’impact de l’agriculture, de l’élevage et de la déforestation, interdiction ou contrôle des méthodes de pêche, du développement des grandes infrastructures côtières, et enfin sensiblisation des populations locales à préserver leur propre environnement.

« Tara », une série en plusieurs épisodes
Cap sur la « soupe » de plastiquesLes défis d’une navigation scientifique « propre »Veillée d’armes aux abords du vortex de déchets du Pacifique NordDans l’œil du vortex de déchets du Pacifique NordOn a plongé dans la grande poubelle du Pacifique... deux foisVariations sur le plastiqueAlgues, plancton et spleenTerre en vue





                            


                        

                        

