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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-1"> ¤ Confirmant des informations de « Mediapart » et « Franceinfo », la direction du « Média » a fait état de la disparition de documents et de matériel après le départ de l’ancienne directrice de la chaîne en ligne.
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« Le Média » dépose plainte contre X pour vol après le départ de Sophia Chikirou

Confirmant des informations de « Mediapart » et « Franceinfo », la direction du « Média » a fait état de la disparition de documents et de matériel après le départ de l’ancienne directrice de la chaîne en ligne.



Le Monde.fr avec AFP
 |    30.10.2018 à 12h47
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 15h23
   





                        


Après quinze jours de péripéties politiques, judiciaires et médiatiques, voilà qu’un nouvel épisode de turbulence affecte les proches de La France insoumise (LFI). Aude Lancelin, directrice du Média, a confirmé mardi 30 octobre à l’Agence France-Presse que cette chaîne de télévision en ligne liée à LFI avait bien déposé deux plaintes contre X pour vol après le départ de son ancienne dirigeante, Sophia Chikirou, l’ancienne conseillère en communication de Jean-Luc Mélenchon.
D’après Franceinfo et Mediapart, qui ont révélé ces informations, du matériel ainsi que des documents administratifs et financiers avaient disparu des locaux du Média à Montreuil après que Mme Chikirou, cofondatrice et ancienne directrice, a quitté ses fonctions au sein de la chaîne en juillet pour s’occuper de la communication de LFI. Ce départ avait fait éclater au grand jour le conflit qui se décline depuis en invectives entre Mme Chikirou et la société de production du Média sur les réseaux sociaux. Il y a une semaine, Sophia Chikirou a également été entendue dans l’enquête sur les comptes de la campagne présidentielle de LFI.

        Lire le récit sur la crise au Media :
         

          la nouvelle direction veut tourner la page des guerres intestines



Auto-facturation

   


Lundi, Mme Chikirou a réagi aux informations de Mediapart et de Franceinfo en enregistrant une vidéo où elle fait part de ses doutes sur la sincérité des responsables du Média auteur de ces plaines.
« Je suis accusée d’un vol commis il y a plus de trois mois, on peut se demander comment la direction actuelle du Média s’aperçoit du vol trois mois après », a-t-elle souligné. « On peut se demander aussi pourquoi cette date du 25 octobre, deux jours après ma dernière audition : cette plainte n’est-elle pas un peu opportune ? Est-ce qu’il n’y a pas eu une certaine intention d’en rajouter, de salir ? », poursuit-elle.
Sophia Chikirou réclame par ailleurs le règlement d’une facture de 67 000 euros au Média pour des prestations diverses fournies par sa société Mediascop de janvier à juillet 2018, augmentée de demandes de dommages et intérêts et de paiement de frais de justice, soit plus de 120 000 euros au total. Elle a assigné le Média par huissier en septembre pour obtenir le paiement de cette somme. Mais du côté du Média, on accuse l’ex-dirigeante de s’être facturé des prestations et la nouvelle direction indique qu’elle se réserve le droit de déposer une plainte pour abus de bien social.

        Lire l’entretien :
         

          Sophia Chikirou : « J’ai les preuves, je n’ai pas peur »







                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-2"> ¤ Une journaliste déplore que le nom du gang criminel d’Ajaccio ne puisse plus être cité dans les colonnes du seul quotidien insulaire.
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Le Petit Bar n’a plus sa table dans « Corse-Matin »

Une journaliste déplore que le nom du gang criminel d’Ajaccio ne puisse plus être cité dans les colonnes du seul quotidien insulaire.



LE MONDE
 |    30.10.2018 à 11h31
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 16h05
    |

            Simon Piel








                        


Y aurait-il des sujets à ne pas aborder dans les colonnes de Corse-Matin ? Sept mois après l’arrivée d’un consortium de près de 150 sociétés corses qui a racheté, pour la somme de 3,15 millions d’euros, 35 % des parts du capital de Corse Presse – la société qui édite Corse-Matin – à Bernard Tapie, la rédaction du quotidien vit des heures difficiles.
Comme l’a révélé Le Parisien, lundi 29 octobre, une des journalistes du pôle justice-faits divers a écrit à sa direction ainsi qu’à ses collègues rédacteurs pour se plaindre d’une « intervention » de sa hiérarchie sur deux de ses derniers articles. Le sujet est des plus sensibles. Il aborde la guerre sanglante à laquelle se livre le banditisme insulaire dans la région ajaccienne.
Le 23 octobre, quatre jours après l’arrestation de Guy Orsoni, fils de l’ancien leader nationaliste Alain Orsoni, et de l’un de ses amis, transportant un sac contenant des armes, cette journaliste expérimentée revient sur les faits. Elle explique que les deux hommes ont été arrêtés « dans le quartier d’un des membres de l’équipe rivale dite du “Petit Bar” ». Une phrase modifiée par sa direction qui supprime le terme « l’équipe rivale » et cela à deux reprises.

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                Le Petit Bar, une saga du banditisme corse



« Aucune relation contraignante »
Selon elle, cette modification « met en cause l’équilibre fragile de neutralité et d’indépendance que, nous, journalistes, nous devons de conserver vis-à-vis des différentes équipes de voyous qui agissent en Corse. » Elle poursuit : « Tout soupçon d’inféodation à l’un ou l’autre de ces interlocuteurs – au-delà de la faute déontologique qu’il constitue – est une mise en danger physique du signataire de l’article concerné. »
Le 26 octobre, Guy Orsoni était mis en examen notamment pour association de malfaiteurs en vue de commettre un crime et infractions à la législation sur les armes. Le site du Point confirmait ensuite que celui-ci était bien soupçonné d’avoir ciblé un membre du Petit Bar. Enième épisode d’une guerre que mènent cette équipe de voyous avec le clan Orsoni pour le contrôle de la région d’Ajaccio. Quelques semaines avant, Guy Orsoni avait été visé par des tirs en plein centre d’Ajaccio. Il ne devait sa survie qu’au blindage de la voiture dans laquelle il circulait.
L’affaire est génante pour la direction de Corse-Matin. Son PDG, Antony Perrino – important promoteur immobilier de l’île – connaît très bien certains membres de l’équipe du Petit Bar. Il loge ainsi l’un d’eux dans un vaste appartement ajaccien pour un prix inférieur au marché. « Par amitié », avait-il expliqué au Monde, ajoutant qu’il n’y avait « aucune relation contraignante » entre lui et le Petit Bar.

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                « Corse-Matin » change de mains



« Affaire interne »
Le parquet d’Ajaccio a pourtant décidé, il y a quelques mois, d’ouvrir une enquête préliminaire pour comprendre la nature des liens qui pouvaient unir l’entrepreneur à cette équipe criminelle. Cette enquête est toujours en cours. Contacté au sujet de l’article censuré dans Corse-Matin, M. Perrino n’a pas donné suite. Roger Antech, rédacteur en chef du quotidien a indiqué au Monde s’en remettre au directeur des rédactions et de la publication Thomas Brunelli. Ce dernier n’a pour sa part pas donné suite aux sollicitations du Monde mais avait indiqué au Parisien qu’il s’agissait d’une « affaire interne »
Seuls certains délégués syndicaux acceptent de prendre la parole publiquement mais pour apporter leur soutien à la direction. Véronique Emmanuelli, journaliste et déléguée CGT assure qu’elle n’a « jamais ressenti aucune pression. C’est une non-histoire. Il y a une chaîne de décision, il faut la respecter », dit-elle. Pierre-Antoine Fournil, photographe et délégué du syndicat des travailleurs corses (STC) va dans le même sens. « C’est une affaire interne qui n’aurait pas dû sortir. C’est un épiphénomène. »
Quand il a pris les rênes du quotidien, M. Brunelli, ancien journaliste de Radio Corse Frequenza Mora a indiqué vouloir faire « le journal des trains qui arrivent à l’heure » et en finir avec les « “unes” anxiogènes et les cadavres en première page ». Le traitement de la criminalité organisée, phénomène pregnant sur l’île, place les journalistes insulaires en contact direct avec cet univers et les soumet à une forte pression.
Un article du printemps dernier relatant le changement de gouvernance à la tête d’une société de mareyage ajaccienne a ainsi laissé perplexe de nombreux rédacteurs et montre pour plusieurs d’entre eux une perte d’expertise sur le sujet. Le nouveau patron, Marc Pantalacci, « se doit d’accompagner l’évolution que connaît le commerce des produits de la mer », expliquait le quotidien, sans préciser que, quelques jours plus tard, cet homme déjà condamné, appartenant au milieu local, devait comparaître en appel au côté de son frère devant la cour d’assises d’Aix-en-Provence pour une triple tentative d’assassinat. Procès qui fut toutefois suivi par le quotidien.
Côté information positive, le journal a aussi ouvert ses colonnes à François Padrona, un entrepreneur à la tête de Corsica Linea – la société de transport maritime entre l’île et le continent –, et des magasins Leclerc en Corse, au moment de l’ouverture, en juin, de l’un de ces hypermarchés aux abords d’Ajaccio. Cet article a beaucoup ému au sein de la rédaction, jusqu’à être évoqué en comité d’entreprise, M. Padrona étant par ailleurs président du consortium des entrepreneurs qui ont investi dans le quotidien.
Depuis l’arrivée de ces derniers, et pour différentes raisons, les soupçons de censure, d’autocensure ou de conflits d’intérêts dans les pages de l’unique quotidien de l’île sont légion et la direction ne paraît pas réussir à les dissiper. De son côté, la rédaction, qui n’a jamais posé les bases de la création d’une société des rédacteurs visant à protéger le contenu éditorial de tout interventionnisme, ne parvient pas à s’exprimer collectivement. L’idée d’une charte dite de « non-ingérence », évoquée au moment de l’arrivée des nouveaux actionnaires, serait toujours à l’étude.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-3"> ¤ Ils exigent des plates-formes américaines de streaming qu’elles respectent les accords collectifs, qui prévoient le versement de royalties, faute de quoi aucun contrat ne sera signé jusqu’à nouvel ordre.
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Les syndicats danois d’acteurs, de scénaristes et de réalisateurs s’opposent à Netflix et HBO

Ils exigent des plates-formes américaines de streaming qu’elles respectent les accords collectifs, qui prévoient le versement de royalties, faute de quoi aucun contrat ne sera signé jusqu’à nouvel ordre.



LE MONDE ECONOMIE
 |    30.10.2018 à 10h34
    |

            Anne-Françoise Hivert (Malmö (Suède), correspondante régionale)








                        



                                


                            

Face aux plates-formes américaines de streaming (lecture sans téléchargement) – dont, assurent-ils, l’intérêt pour leur pays les ravit –, les acteurs, scénaristes et réalisateurs danois n’ont vu qu’une solution : s’allier pour espérer se faire entendre. A en croire Benjamin Boe Rasmussen, le président du syndicat des acteurs, il y va de l’avenir du « modèle danois » de rémunération dans le cinéma et la télévision, tel qu’il est défini par les accords collectifs.
Mercredi 24 octobre, les trois professions ont fait savoir que si Netflix et HBO voulaient dorénavant recruter un acteur, un scénariste ou un réalisateur danois, elles devraient d’abord trouver un compromis avec l’organisation « Create Denmark », fondée en 2016 pour défendre les droits d’auteur des artistes nationaux. Pas question d’être les « ouvriers polonais » d’un secteur en pleine expansion, tonnent les syndicats.

En cause : le refus des deux mastodontes américains, impliqués dans plusieurs productions locales, de respecter le modèle de rémunération danois, qui combine salaire et royalties. « Au Danemark, nos cachets sont relativement bas, explique Benjamin Boe Rasmussen. Mais ils sont compensés par les droits que nous touchons ensuite sur chaque diffusion. » Acteur, il a figuré au casting de deux épisodes de la série The Killing, produite par la chaîne danoise DR. « Depuis, j’ai perçu l’équivalent de 130 % de mon salaire en royalties », précise-t-il.
A cela, Netflix et HBO opposent une fin de non-recevoir, exigeant l’application d’un système de « buy-out », qui prévoit, en plus du salaire, une avance sur droits, dont le montant varie de 15 % à 25 % du salaire initial. Une compensation jugée insuffisante par les syndicats, sachant que la somme des royalties touchée sur dix ans peut doubler le montant du cachet.
En place depuis des décennies, ce modèle a façonné l’écosystème danois, observe...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-4"> ¤ Alors que l’entreprise tricolore s’apprête à racheter Mondadori France, son management et ses pratiques commerciales provoquent l’hostilité d’une partie du secteur.
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Reworld Media, le groupe qui inquiète la presse magazine

Alors que l’entreprise tricolore s’apprête à racheter Mondadori France, son management et ses pratiques commerciales provoquent l’hostilité d’une partie du secteur.



LE MONDE ECONOMIE
 |    30.10.2018 à 06h37
    |

                            Alexandre Berteau








                        



                                


                            

Jusqu’à présent, il était resté discret. Mais, face au vent de panique provoqué par le potentiel rachat de Mondadori France (Closer, Grazia, Science et Vie, Télé Star…) par son groupe, le président de Reworld Media s’évertue à rassurer les salariés de l’éditeur italien.
« Mondadori dispose de beaux titres qui fonctionnent très bien, a expliqué au Monde Pascal Chevalier, le 25 octobre. Et nous sommes les seuls en France à croire dans la presse aujourd’hui, alors que tous les investisseurs se désengagent. » 
Il n’empêche. La mauvaise réputation de Reworld dans le secteur complique cette opération de déminage. Fondée en 2012, l’entreprise s’est bâtie en mettant la main sur des magazines chancelants, puis en les réorientant vers le numérique. Et ce avec une méthode bien réglée : allier la notoriété du titre et les techniques d’optimisation du trafic en ligne pour attirer les annonceurs publicitaires.
Journalistes encouragés à démissionner
En 2013, Reworld a racheté Marie France au groupe Marie Claire, puis des magazines comme Gourmand, Papilles ou Vie pratique. Un an plus tard, huit revues de Lagardère (Be, Auto Moto, Maison & Travaux, Pariscope…) sont tombées dans son escarcelle. Mondadori France serait aujourd’hui une prise de guerre de taille pour Reworld, qui deviendrait le premier éditeur de presse magazine en France, avec un chiffre d’affaires de 484 millions d’euros.

La transformation opérée par le groupe dans les titres qu’il a absorbés n’a pas été indolore pour leurs salariés. Dans chaque rédaction, les journalistes ont été encouragés à démissionner en profitant des indemnités attractives de leur clause de cession – ce droit leur étant accordé lors d’un changement d’actionnaire.
Selon les calculs des syndicats, seuls 78 des 150 salariés de Lagardère sont restés chez Reworld au moment de la vente, en 2014. Un an plus tard, ils n’étaient...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-5"> ¤ Avant d’animer l’émission culte « Nulle part ailleurs », Philippe Gildas a fait ses armes en tant que journaliste à l’ORTF, dès 1969.
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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-6"> ¤ Plusieurs chroniqueurs réagissant à une question posée sur Twitter mardi par Fun Radio et qui a ému beaucoup d’auditeurs sont accusés d’avoir minimisé le viol conjugal.
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Nouvelle plainte de téléspectateurs auprès du CSA contre TPMP

Plusieurs chroniqueurs réagissant à une question posée sur Twitter mardi par Fun Radio et qui a ému beaucoup d’auditeurs sont accusés d’avoir minimisé le viol conjugal.



LE MONDE
 |    27.10.2018 à 13h57
 • Mis à jour le
27.10.2018 à 15h45
   





                        



   


Le CSA a reçu près de 650 saisines concernant un extrait de l’émission de Cyril Hanouna sur C8, « Touche pas à mon poste » (TPMP), où plusieurs chroniqueurs sont accusés d’avoir minimisé le viol conjugal.
Les chroniqueurs réagissaient à une question posée sur Twitter, mardi 23 octobre, par Fun Radio et qui a ému beaucoup d’internautes. « Charlotte ne supporte pas que son mec lui fasse l’amour la nuit quand elle dort. Vous trouvez cela normal ? », demandait Fun Radio. En réponses : 51 % de non, 49 % de oui. Un sondage qui semblait oublier que le viol est défini par le code pénal comme « tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui par violence, contrainte, menace ou surprise ».

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                Consentement sexuel : le sondage irresponsable de Fun Radio



« Mettre le mot “viol”, aujourd’hui, pour ce cas précis de Charlotte, ça n’a aucun sens, voilà. C’est presque dangereux pour tout le monde », a lancé l’ex-mannequin et romancière Géraldine Maillet jeudi dans TPMP, s’en prenant à la secrétaire d’Etat à l’égalité entre les hommes et les femmes, Marlène Schiappa. Les images, supprimées de la plateforme de la chaîne, ont été largement partagées sur les réseaux sociaux :

Partie 2 : On nous explique d'un "vrai viol" ce n'est pas ça. 
— CarnetsdOpalyne (@Carnets d'Opalyne)


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« Elle est en train de judiciariser les relations entre les hommes et les femmes, a déclaré Géraldine Maillet, toujours à propos de Mme Schiappa. Il va y avoir un code civil du sexe, ça veut dire qu’on a le droit de faire l’amour entre 23 heures et minuit et à minuit cinq il y aura un procès-verbal ! (…) On est en train de devenir fous. »

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L’ex-Miss France Delphine Wespiser a appuyé le propos de la chroniqueuse :
« Avec Charlotte, on ne parle pas de son voisin, on parle de son petit copain, avec qui elle est et qu’elle est censée aimer. (…) Des choses qui se font quand l’une ou l’autre personne dort, c’est tout à fait mignon, tout à fait sympa. »
A la table des chroniqueurs, Gilles Verdez s’est au contraire emporté en accusant Fun Radio de faire « l’apologie du viol conjugal », soutenu par Benjamin Castaldi. « Ces gens-là ne doivent plus faire de radio », a-t-il continué sous les protestations de collègues et de Cyril Hanouna. « C’est à cause de gens comme vous qu’on ne va plus faire de TV, plus faire de radio et on va tout arrêter. (…) Arrêtez les censeurs ! », a lancé l’animateur star du groupe Canal+, dont les émissions ont déjà été lourdement sanctionnées par le CSA pour une séquence sexiste et une autre homophobe.
Excuses et mise au point
Les deux chroniqueuses se sont excusées sur Twitter vendredi, Géraldine Maillet regrettant des « propos sans doute trop expéditifs » et Delphine Wespiser assurant avoir évoqué « simplement la complicité que génère l’amour dans un couple uni ».
Marlène Schiappa avait mis les points sur les « i » jeudi dans un tweet en forme de réponse à Fun Radio : « Ce que vous décrivez est un viol. Définition juridique : pénétration obtenue sous la menace, la contrainte ou la surprise. Ce serait bien de le dire à vos auditeurs et auditrices ! Si Charlotte a d’autres questions, le planning familial est là pour elle. »

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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-7"> ¤ Megyn Kelly était sous le feu des critiques après ses commentaires approuvant le fait de se grimer en noir. Malgré ses excuses, son avenir sur la chaîne est compromis.
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Une présentatrice américaine perd son émission après avoir approuvé le « blackface »

Megyn Kelly était sous le feu des critiques après ses commentaires approuvant le fait de se grimer en noir. Malgré ses excuses, son avenir sur la chaîne est compromis.



Le Monde.fr avec AFP
 |    26.10.2018 à 21h53
 • Mis à jour le
27.10.2018 à 08h07
   





                        



   


Le caractère raciste du « blackface », qui consiste à se grimer le visage en noir, ne semble pas encore évident pour tout le monde. Megyn Kelly, l’un des visages les plus connus de la télévision américaine, a reçu un déluge de critiques après avoir approuvé cette pratique. Une prise de position qui lui a coûté son poste à l’antenne de NBC, puisque son émission quotidienne a été annulée, a annoncé la chaîne vendredi 26 octobre.
« Megyn Kelly Today ne reviendra pas, a écrit sur Twitter NBC News, citant son propre porte-parole. La semaine prochaine, la tranche de 9 heures sera occupée par d’autres coprésentateurs. » Megyn Kelly, ancienne star de Fox News, est en discussions concernant son avenir à NBC, selon des sources anonymes mentionnées par la chaîne elle-même, expliquant que son départ était probable. Selon son avocat Bryan Freedman, cité par NBC, Mme Kelly reste une employée de NBC News et « les discussions se poursuivent sur les prochaines démarches ».

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                Le « blackface », une pratique raciste encore présentée comme humoristique en France



La suspension de son émission a été rapide. Il y a trois jours, lors d’une rubrique consacrée aux costumes d’Halloween, la femme de 47 ans s’est demandé si le « blackface » — qui renvoie de facon non équivoque à l’époque de la ségrégation où des comédiens blancs se maquillaient en noir pour moquer des Afro-Américains — était systématiquement problématique. Une posture défendue par certaines personnes qui défendent une « simple blague », quand d’aucuns osent dire « un hommage ».
« Qu’est-ce qui est raciste ? », a-t-elle interrogé. « Vous vous attirez des ennuis si vous êtes blanc et que vous vous grimez en noir pour Halloween ou si vous êtes noir et que vous vous maquillez en blanc pour Halloween », a-t-elle poursuivi, à quelques jours de la grand-messe populaire du déguisement aux Etats-Unis. « Quand j’étais gamine, c’était ok tant qu’on se déguisait en personnage », a-t-elle ajouté.
« Je suis désolée »
Ses propos ont entraîné un véritable tollé, notamment sur les réseaux sociaux, avec des appels à sa démission, mais ont également refroidi ses propres collègues. « Je condamne ses remarques, elles n’ont pas leur place sur notre antenne ou sur notre lieu de travail », a réagi mercredi Andy Lack, président de NBC News.
« Alors qu’elle a présenté ses excuses aux équipes, elle en doit de plus importantes aux personnes de couleur à travers le pays », a estimé Al Roker, présentateur météo de la chaîne, qui est noir. NBC a retransmis jeudi une rediffusion de son émission « Megyn Kelly Today », alors que les spéculations autour d’une annulation de son programme se renforçaient.
« Je suis désolée », avait lancé la veille la journaliste pour débuter son émission en direct. « J’ai appris qu’au regard de l’histoire du “blackface”, utilisé de manière atroce par les racistes dans ce pays, ça ne doit pas faire partie de n’importe quel costume, à Halloween ou autre », avait-elle poursuivi, accueillant ensuite deux intervenants noirs pour discuter de cette controverse.
Ancienne figure de proue de la chaîne conservatrice Fox News, Megyn Kelly a rejoint NBC en début d’année 2017. En 2015, Donald Trump avait suggéré que la présentatrice l’avait injustement traité durant un débat, car elle avait ses règles.

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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-9"> ¤ Le groupe de médias de Daniel Kretinsky a annoncé le rachat d’une participation de 49 % dans la société Le Nouveau Monde, propriété du banquier Mathieu Pigasse, qui est coactionnaire majoritaire du journal avec Xavier Niel, le fondateur de Free.
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Kretinsky et « Le Monde » : Macron « vigilant » sur l’indépendance des journalistes

Le groupe de médias de Daniel Kretinsky a annoncé le rachat d’une participation de 49 % dans la société Le Nouveau Monde, propriété du banquier Mathieu Pigasse, qui est coactionnaire majoritaire du journal avec Xavier Niel, le fondateur de Free.



Le Monde.fr avec AFP
 |    26.10.2018 à 17h16
 • Mis à jour le
26.10.2018 à 19h38
   





                        


Le président français, Emmanuel Macron, a réagi vendredi 26 octobre à la reprise par un groupe tchèque de 49 % du groupe Le Nouveau Monde en se disant « vigilant »quant à la non-intrusion des actionnaires dans le travail des journalistes.
Le groupe de médias Czech Media Invest (CMI) de Daniel Kretinsky a annoncé le rachat d’une participation de 49 % dans la société Le Nouveau Monde, propriété du banquier Mathieu Pigasse, qui est coactionnaire majoritaire du journal avec Xavier Niel, le fondateur de Free.

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                « Le Monde » : M. Kretinsky « ne fera pas de mouvement hostile à la rédaction », selon son entourage



« Nous avons des règles, elles imposent des limites en termes de concentration et de nature des investisseurs. Lorsque ce sont des investisseurs de l’Union européenne, il n’y a pas d’interdiction ou de limite », a déclaré à ce sujet le chef de l’Etat lors d’une conférence de presse commune avec le premier ministre slovaque, Peter Pellegrini.
« Par contre il est évident que nous serons toujours extrêmement vigilants à la liberté de la presse et d’expression des journalistes. »
Le chef de l’Etat a souligné l’importance que « toutes les règles qui prévalent en France d’indépendance des journalistes, d’indépendance de la société des rédacteurs, de capacité de ces derniers à avoir un travail libre sans aucune influence de l’actionnaire soient absolument préservées. »
« S’il y avait une quelconque intrusion de l’actionnaire en la matière, il est évident que nous serions amenés à réagir, a poursuivi Emmanuel Macron. Mais il ne m’appartient pas de me prononcer sur l’identité de tel ou tel investisseur si elle respecte les termes de la loi. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-10"> ¤ Dans une tribune au « Monde », le politologue Miguel Lago estime que le probable succès de Jair Bolsonaro, lors du second tour de la présidentielle, dimanche 28 octobre, se fonde sur la manière dont le candidat a su tirer profit des nouvelles technologies pour distiller un discours sensationnaliste prompt à se propager.
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Election au Brésil : « Vers une nouvelle victoire des réseaux sociaux sur la démocratie ? »

Dans une tribune au « Monde », le politologue Miguel Lago estime que le probable succès de Jair Bolsonaro, lors du second tour de la présidentielle, dimanche 28 octobre, se fonde sur la manière dont le candidat a su tirer profit des nouvelles technologies pour distiller un discours sensationnaliste prompt à se propager.



LE MONDE
 |    26.10.2018 à 15h07
 • Mis à jour le
27.10.2018 à 10h00
    |

Miguel Lago (Politogue, président de Nossas)







                        



                                


                            

Tribune. Dimanche 28 octobre, le Brésil s’apprête à entrer dans le club grandissant des pays gouvernés par des populistes d’extrême droite. Le fondement du succès de la campagne de Bolsonaro, dépourvue des structures partisanes et électorales classiques, et son éventuelle victoire à la présidentielle résident dans sa capacité à tirer profit des nouvelles technologies de l’information et de la communication (TICS).
Il ne s’agit pas que d’un nouvel exemple du potentiel explosif du mélange entre l’architecture des réseaux sociaux et la démocratie représentative, mais bien de l’étape suivante de la démonstration de sa puissance de déflagration.
Les TICS, et plus particulièrement les réseaux sociaux, ont joué un rôle important dans toutes les dernières grandes élections. Elles ont contribué à l’ascension au pouvoir de nouveaux partis politiques, tels que le Mouvement 5 étoiles en Italie ; à la victoire d’outsiders sans structure partisane préétablie, comme Emmanuel Macron, ou à la conquête de partis traditionnels par des célébrités médiatiques comme Donald Trump. Cependant, cette fois-ci, un pas de plus a été franchi, faisant de Jair Bolsonaro le premier candidat appartenant réellement au nouveau monde électoral.
Une ascension sans parti, ni dispositifs électoraux traditionnels
Bolsonaro était jusqu’à présent un député peu connu et isolé, dont le seul fait d’armes avait été la défense publique de l’ancienne dictature brésilienne. Son ascension, contrairement aux cas précédents, ne tient pas à la création ni à la conquête d’un parti existant, ni même au déploiement de dispositifs électoraux traditionnels (structure partisane ou jeux d’alliances) ou à une surexposition dans les médias.
Dans ce pays-continent de plus de 200 millions d’habitants, dont presque 150 millions électeurs, le temps de télévision, accordé en fonction de la représentativité des partis au Parlement, a historiquement été le principal facteur expliquant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-11"> ¤ L’industriel tchèque a acquis 49 % de la holding de Matthieu Pigasse, coactionnaire majoritaire du journal.
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« Le Monde » : M. Kretinsky « ne fera pas de mouvement hostile à la rédaction », selon son entourage

L’industriel tchèque a acquis 49 % de la holding de Matthieu Pigasse, coactionnaire majoritaire du journal.



LE MONDE
 |    26.10.2018 à 12h14
 • Mis à jour le
26.10.2018 à 20h34
    |

            Alexandre Piquard








                        


Comment réagit l’industriel Daniel Kretinsky au droit d’agrément accordé aux actionnaires majoritaires et au pôle d’indépendance du Monde en cas de changement de contrôle au sein du Monde libre (LML), la structure qui rassemble les actionnaires externes du groupe ? Jeudi 25 octobre, Matthieu Pigasse, coactionnaire majoritaire avec Xavier Niel, le fondateur de Free, a révélé avoir vendu à l’homme d’affaires tchèque 49 % de la holding qui détient sa participation dans Le Monde.

        Explications :
         

          Pigasse a cédé une minorité de sa part à Kretinsky, tout changement de contrôle sera soumis à accord



Contacté, l’entourage de Daniel Kretinsky répond que ce droit d’agrément relève des relations entre Matthieu Pigasse, Xavier Niel et le pôle d’indépendance (qui représente les salariés, les lecteurs…) « En tout état de cause, M. Kretinsky ne fera pas de mouvement hostile à la rédaction du Monde. De même qu’il a toujours œuvré dans l’intérêt des rédactions des titres dont il est propriétaire en République tchèque », dit-il.
« Partenariat »
Interrogé directement sur ses intentions concernant Le Monde — souhaite-t-il le contrôler ? —, Daniel Kretinsky déclare au Monde :
« Par mon passé, je suis habitué à travailler en partenariat. Je l’ai fait dans plusieurs de mes sociétés, dont mon groupe d’énergie EPH, que nous avons fondé à trois associés. Pour moi, vivre dans une situation de partenariat est naturel. »
L’industriel se décrit comme un « homme de compromis et de consensus ». Toutefois, aucun contact n’a été noué à ce stade avec Xavier Niel.

        Portrait (édition abonnés) :
         

          Daniel Kretinsky, le milliardaire tchèque qui veut conquérir Paris



Quant aux raisons de ses investissements dans les médias, il déclare :
« Pour nous, investir dans les médias est différent de notre activité économique principale, l’énergie : c’est largement une activité civique. Notre intention n’est pas de nous imposer, mais de participer. Je ne cherche pas avec les médias un moyen d’influence pour gagner d’autres activités dans d’autres secteurs, comme l’énergie. »
M. Kretinsky est propriétaire d’EPH, un acteur très puissant dans le secteur de l’énergie en Europe de l’Est, mais il est aussi présent en Allemagne, au Royaume-Uni et en Italie. Il est également actionnaire majoritaire de Czech Media Invest (CMI), premier groupe de médias en République tchèque, et propriétaire, en France, de Marianne, ainsi que d’une partie du pôle magazines du groupe Lagardère.

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                Kretinsky et « Le Monde » : Macron « vigilant » sur l’indépendance des journalistes




Communiqué de la Société des rédacteurs du « Monde »
La Société des rédacteurs du Monde (SRM) a appris, jeudi 25 octobre, qu’un changement était survenu au sein de l’actionnariat de la holding Le Nouveau Monde (LMN), propriété de Matthieu Pigasse, qui détient 26,66 % de la Société éditrice du Monde.
Le groupe Czech Media Invest, détenu majoritairement par l’homme d’affaires tchèque Daniel Kretinsky, a acquis 49 % des parts de LMN. En l’état, ce rachat ne change pas l’équilibre des pouvoirs entre les actionnaires du Monde.
La SRM a été surprise de cette modification de l’actionnariat – une première depuis 2010 – et de son annonce brutale.
Xavier Niel et Matthieu Pigasse ont donné par écrit leur accord de principe à ce que le pôle d’indépendance, dont fait partie la SRM, détienne un droit d’agrément, à leurs côtés, pour tout changement de contrôle de l’actionnariat.
La Société des rédacteurs du Monde reste vigilante sur les opérations en cours et leurs retombées pour l’indépendance éditoriale et l’image du Monde.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-12"> ¤ Afin d’assurer la survie du cinéma français face à l’hégémonie américaine, le patron de Canal+ se prononce, dans une tribune au « Monde », en faveur d’un sursaut collectif du secteur pour « réinventer un écosystème » commun.
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Maxime Saada : « Il faut préserver l’exception culturelle française »

Afin d’assurer la survie du cinéma français face à l’hégémonie américaine, le patron de Canal+ se prononce, dans une tribune au « Monde », en faveur d’un sursaut collectif du secteur pour « réinventer un écosystème » commun.



LE MONDE ECONOMIE
 |    26.10.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
26.10.2018 à 10h15
    |

Maxime Saada (Président du directoire de Canal+)







                        



                                


                            
Tribune. « Quand nous gagnons un Golden Globe, cela nous aide à vendre plus de chaussures. » Voilà comment Jeff Bezos, le PDG d’Amazon, considère les œuvres qu’il produit et distribue sur son service de vidéo à la demande, Amazon Prime Video. La culture s’y réduit non à un supplément d’âme, mais à un instrument utilisé à des fins essentiellement marchandes.
Telle n’est pas, en France, notre conception de la culture. Bien au contraire, les pouvoirs publics, les auteurs, les créateurs, les producteurs et les groupes audiovisuels de notre pays n’ont cessé de se battre avec constance pour faire reconnaître un principe d’exception culturelle, dont la France, par son rayonnement historique et artistique, s’est toujours érigée en garant universel. C’est ce qui explique la vitalité du cinéma français, seul cinéma qui en Europe a su pleinement perdurer jusqu’à présent face à l’hégémonie du soft power culturel des Etats-Unis.
Les blockbusters de superhéros colonisent l’imaginaire mondial au profit d’un cinéma de spectacle destiné en priorité aux adolescents
Pourtant, cette singularité française sur la carte du monde cinématographique est confrontée aujourd’hui au défi le plus important de son histoire.
D’abord du fait de la révolution digitale, qui a favorisé l’entrée par effraction dans l’industrie audiovisuelle et cinématographique d’acteurs globalisés venus du numérique, dotés d’une force de frappe financière sans commune mesure avec celle des groupes nationaux en Europe.
Ensuite parce que les majors hollywoodiennes, voyant leur suprématie fragilisée par les 135 millions d’abonnés et 8 milliards de dollars (7 milliards d’euros) d’investissement dans les contenus de Netflix, sont entrées dans une logique défensive d’hyperconcentration, comme en témoigne le rachat de 21st Century Fox par Disney.
Le résultat de ces deux dynamiques est d’ores et déjà visible : nous sommes entrés dans une ère d’hyperoffre...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-13"> ¤ Depuis l’installation du milliardaire à la Maison Blanche, la chaîne favorite des républicains s’est radicalisée. Jusqu’à devenir le canal officiel du trumpisme.
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Article sélectionné dans La Matinale du 25/10/2018
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Fox News, la voix de Trump


                      Depuis l’installation du milliardaire à la Maison Blanche, la chaîne favorite des républicains s’est radicalisée. Jusqu’à devenir le canal officiel du trumpisme.



M le magazine du Monde
 |    26.10.2018 à 06h38
 • Mis à jour le
28.10.2018 à 19h40
    |

            Gilles Paris (Washington, correspondant)








                              

                        
Le rituel surprend toujours. Lors de tous les grands événements, Ri Chun-hee réapparaît sur les écrans nord-coréens. Avec sa verve féconde, cette ancienne actrice devenue présentatrice salue alors comme personne les accomplissements du « Grand Leader ». A 74 ans, le 13 juin, elle est ainsi à nouveau sortie de sa retraite, pour célébrer la rencontre historique entre Kim Jong-un et Donald Trump. Pour la première fois dans l’histoire, un président américain serrait la main de son homologue nord-coréen, rompant ainsi l’isolement de cette dictature à la propagande d’un autre temps.

Au même moment, aux Etats-Unis, presque tous les médias usaient d’un ton très différent pour analyser ce sommet. Et de nombreux experts soulignaient que Donald Trump, en dépit de son entrain, n’avait arraché à Kim Jong-un que des promesses bien floues en matière de dénucléarisation.
Sur une chaîne, cependant, l’enthousiasme débordait, sans aucune réserve. Les têtes d’affiche de Fox News vantaient un grand bond en avant. Avec un tel zèle que la comparaison entre les louanges entendues à Pyongyang et celles de la chaîne préférée des républicains s’est vite imposée chez les esprits moqueurs.
Un gloussement de « respect »
La patrouille du « Daily Show », l’émission satirique de Trevor Noah sur Comedy Central, en a aussitôt tiré un comparatif désopilant, qui pointe la mue de Fox News, depuis l’élection de Donald Trump, en canal officiel de la Maison Blanche.

En plus de son soutien quotidien dans la campagne des élections de mi-mandat qui auront lieu le 6 novembre, la chaîne s’est à nouveau distinguée, le 26 septembre, sous les regards sarcastiques de ses concurrents. La veille, lors du discours prononcé par Donald Trump devant l’Assemblée générale des Nations unies (ONU), un rire irrépressible avait saisi le parterre quand le président des Etats-Unis s’était mis à vanter son bilan. « Mon administration a fait plus que...




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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-14"> ¤ Un dialogue de sourds s’est instauré entre une partie de la presse et le président américain depuis la découverte d’engins explosifs artisanaux.
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Article sélectionné dans La Matinale du 25/10/2018
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Colis suspects aux Etats-Unis : pour les médias, le coupable est Trump ; pour Trump, ce sont les médias

Un dialogue de sourds s’est instauré entre une partie de la presse et le président américain depuis la découverte d’engins explosifs artisanaux.



LE MONDE
 |    25.10.2018 à 19h23
 • Mis à jour le
26.10.2018 à 13h54
    |

            Pierre Bouvier








                        



Plusieurs colis contenant des engins explosifs artisanaux ont été découverts entre lundi 22 et jeudi 25 octobre, en pleine campagne électorale pour les élections de mi-mandat du 6 novembre. Ils étaient adressés à Barack Obama, à son ancien vice-président, Joe Biden, à l’ancienne candidate Hillary Clinton, au milliardaire George Soros, à l’acteur Robert De Niro, à des élus démocrates et à la chaîne CNN, qui toutes et tous incarnent l’opposition à Donald Trump.
Dès le lendemain, la presse américaine consacrait ses « unes » à l’affaire. Le site d’information politique Axios le résume d’un rapprochement historique saisissant : les Etats-Unis sont au « milieu de la plus grande campagne de terrorisme par voie postale depuis 2001, menaçant d’éclipser Unabomber », le surnom de Theodore Kaczynski, qui terrorisa l’Amérique avec ses colis piégés de la fin des années 1970 au milieu des années 1980.

Photos of the bomb and package sent to CNN https://t.co/nBq3ArtChJ— Acosta (@Jim Acosta)


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Une grande partie des médias désigne un coupable : Donald Trump. Le Washington Post résume ainsi la situation d’une phrase lapidaire : « Dans une rhétorique incendiaire, les personnes ciblées par les mots de Trump deviennent des cibles de bombes. » Le quotidien rappelle qu’au cours des derniers jours, le président a comparé les démocrates au « mal », les qualifiant de « trop dangereux pour gouverner ».
Le locataire de la Maison Blanche s’est ainsi attaqué à une élue de la Chambre des représentants, Maxine Waters, la qualifiant de débile (« individu à faible QI »). Il a également violemment critiqué l’ancien directeur de la CIA John Brennan, et le financier milliardaire George Soros. Enfin, il a qualifié les médias d’« ennemis du peuple », et les reportages de CNN de « fausses nouvelles ». Cette semaine, « les cibles de la rhétorique de Trump sont devenues les cibles d’une violence réelle », redit le quotidien.
« La découverte de bombes artisanales ciblant d’éminents politiciens démocrates et CNN fait peser une menace de violence en période électorale jusqu’alors inconnue aux Etats-Unis et repose la question de la rhétorique au vitriol des dirigeants politiques », rebondit l’agence AP.

        Le point sur l’affaire :
         

          Ce qu’il faut retenir des neuf colis suspects envoyés à des figures anti-Trump aux Etats-Unis



Diabolisation des opposants
CNN s’interroge : « Dès les premières bombes, le débat sur le rôle de la violence dans le discours politique a commencé. Mais ce débat a commencé depuis un bon moment, comme en témoigne l’éloge qu’a fait le président Trump » de Greg Gianforte. Dans le Montana, ce candidat républicain avait molesté un journaliste du Guardian, ne supportant pas qu’il lui pose une question avec insistance. M. Gianforte avait été condamné à six mois de prison avec sursis et quarante heures de travaux d’intérêt public.
Dans le New York Times, c’est Alexander Soros, le fils de George Soros, qui tire le signal d’alarme. Il rappelle son histoire familiale, son père, d’origine hongroise, grandissant sous la menace nazie, puis communiste, avant de fuir vers les Etats-Unis. « Les bombes (…) sont le résultat de la diabolisation des opposants dans la politique. »
Alexander Soros met lui aussi directement en cause Donald Trump : « Des suprémacistes blancs, des antisémites comme David Duke ont soutenu sa campagne. » Il évoque notamment le dernier clip de campagne M. Trump, le 4 novembre 2016, aux relents antisémites : « Il a libéré un [mauvais] génie [de l’antisémitisme] qui ne sera pas facilement remis à sa place, et pas qu’aux Etats-Unis. »
Donald Trump s’est empressé de dénoncer ces envois de colis piégés. « Dans des moments comme celui-ci, nous devons nous rassembler », a-t-il déclaré à la Maison Blanche. « Les actes et les menaces de violence politique, de quelque nature que ce soit, n’ont pas leur place aux Etats-Unis. Nous sommes très en colère », a-t-il ajouté, promettant de « faire toute la lumière » sur cette affaire.
Si le New Yorker note que la condamnation par Donald Trump de ces envois est la bienvenue, il rappelle au président ses déclarations passées, insistant sur le fait que la frontière entre l’incitation et la violence politique est ténue. « A moins que Trump n’y donne suite en changeant de comportement, ses paroles resteront vides de sens. Va-t-il maintenant cesser ses attaques contre les médias ? », s’interroge le magazine.
Pompier pyromane
Politico rappelle le passé de pompier pyromane du président, qui avait laissé entendre, en août 2016, que les « défenseurs du deuxième amendement » pourraient prendre les choses en main si Hillary Clinton venait à remporter les élections. Un an plus tard, il avait publié sur Twitter une vidéo de lui-même s’attaquant à un homme avec un logo CNN superposé sur son visage, sous le hashtag #FraudNewsCNN.

#FraudNewsCNN #FNN https://t.co/WYUnHjjUjg— realDonaldTrump (@Donald J. Trump)


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Jeudi 20 octobre, au lendemain de ses phrases d’apaisement, le président n’a pas manqué de rechuter sur son compte Twitter : « Une grande partie de la colère que l’on voit aujourd’hui dans notre société est provoquée par les informations délibérément fausses et inexactes des médias traditionnels, que je qualifie de “fake news”. C’est devenu si négatif et haineux qu’il n’y a plus de mots pour les décrire. Les médias traditionnels doivent changer d’attitude, VITE ! »
Après la découverte des premiers envois, républicains et démocrates ont fait front commun : Steve Scalise, député républicain de la Louisiane à la Chambre des représentants, blessé par balle en juin 2017, a tweeté : « La violence et la terreur n’ont pas droit de cité dans notre vie politique, ni ailleurs dans notre société. » Même Eric Trump, le fils du président, généralement pugnace sur Twitter, a publié un message condamnant ces envois.
Théorie complotiste
D’autres partisans du président n’hésitent pas à agiter la théorie du complot. Rush Limbaugh, le porte-parole radiophonique de la droite américaine, évoque à sa façon la « surprise d’octobre » censée bouleverser le cours de l’élection, rapporte le Daily Beast. L’animateur de radio a suggéré que ces envois avaient un but politique : « Cela se passe en octobre. Il y a une raison à cela. » Poursuivant dans sa logique, Rush Limbaugh a tranché : « Les républicains ne font pas ce genre de chose… »
Ces rumeurs trouvent tout naturellement un écho sur les sites d’extrême droite : « Ces prétendus “envois suspects” arrivent à point nommé avant les élections de mi-mandat », a ainsi tweeté Jacob Wohl, un des contributeurs du site d’extrême droite The Gateway Pundit.
Michael Flynn Jr, le fils de Michael Flynn, ancien conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump et personnage actif derrière le « pizzagate » — délire viral autour d’un réseau pédophile qui aurait été dirigé par des proches de Hillary Clinton dans une pizzeria de Washington — s’est lui aussi interrogé, à grand renfort de sous-entendus, sur le rapport entre ces envois et les élections de mi-mandat.
Ce sont certes des figures de l’extrême droite, mais elles sont loin d’être marginales. Rush Limbaugh a un public nombreux, et le président Donald Trump en a été l’invité, le 1er août, tandis que Michael Flynn Jr a été membre de l’équipe de transition entre l’administration Obama et l’administration Trump.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-15"> ¤ Le banquier d’affaires a vendu 49 % de sa holding actionnaire du « Monde » à l’industriel tchèque. M. Kretinsky assure qu’il « ne fera pas de mouvement hostile à la rédaction du Monde ». Le pôle d’indépendance du journal disposera d’un droit de veto sur un éventuel changement de contrôle.
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« Le Monde » : Pigasse a cédé une minorité de sa part à Kretinsky, tout changement de contrôle sera soumis à accord

Le banquier d’affaires a vendu 49 % de sa holding actionnaire du « Monde » à l’industriel tchèque. M. Kretinsky assure qu’il « ne fera pas de mouvement hostile à la rédaction du Monde ». Le pôle d’indépendance du journal disposera d’un droit de veto sur un éventuel changement de contrôle.



LE MONDE ECONOMIE
 |    25.10.2018 à 14h42
 • Mis à jour le
26.10.2018 à 11h58
    |

            Alexandre Piquard








                        



   


« Il y a quelques jours », Matthieu Pigasse a vendu à l’homme d’affaires tchèque Daniel Kretinsky 49 % de ses parts dans Le Nouveau Monde, la société qui détient sa participation dans le Groupe Le Monde. C’est ce que le coactionnaire majoritaire du journal a révélé lors d’une réunion qui s’est tenue jeudi 25 octobre, en présence du fondateur de Free, Xavier Niel, l’autre coactionnaire majoritaire, des représentants du pôle d’indépendance du Monde – constitué, notamment, des sociétés des rédacteurs, des employés et des lecteurs – ainsi que du directeur du Monde, Jérôme Fenoglio, et du président du directoire, Louis Dreyfus. Le banquier d’affaires avait annoncé, le 17 octobre, être entré en négociations exclusives avec l’industriel du secteur de l’énergie, après des révélations du Monde.

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Engagement pour un droit de veto en cas de changement de contrôle
Lors de cette réunion, les actionnaires majoritaires se sont engagés à ce que tout changement de contrôle au sein de la société Le Monde Libre, dont Xavier Niel et Matthieu Pigasse sont les cogérants commandités, soit soumis à leur accord préalable, ainsi qu’à celui du pôle d’indépendance. Chaque partie bénéficierait donc d’une forme de droit de veto. Mais les modalités de ce « droit d’agrément » doivent être précisées par écrit d’ici quinze jours.
Cette concession de M. Pigasse est une réponse à une demande des salariés, qui soupçonnent M. Kretinsky de vouloir racheter 100 % du Nouveau Monde, afin de devenir cogérant du Groupe Le Monde – un scénario envisagé par M. Pigasse avant l’été, comme l’a révélé Libération.

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Dans l’entourage de Daniel Kretinsky, on ne réagit pas négativement au droit d’agrément : on répond qu’il relève des relations entre Matthieu Pigasse, le pôle d’indépendance et Xavier Niel. « En tout état de cause, M. Kretinsky ne fera pas de mouvement hostile à la rédaction du Monde. De même qu’il a toujours œuvré dans l’intérêt des rédactions des titres dont il est propriétaire en République tchèque », ajoute-t-on.
« Je ne cherche pas avec les médias un moyen d’influence pour gagner d’autres activités dans un autre secteur, comme l’énergie », assure M. Kretinsky
Interrogé sur ses intentions concernant Le Monde – souhaite-t-il le co-contrôler, le contrôler ? –, Daniel Kretinsky répond : « Par mon passé, je suis habitué à travailler en partenariat. Je l’ai fait dans plusieurs de mes sociétés, dont mon groupe d’énergie EPH, que nous avons fondé à trois associés. Pour moi, vivre dans une situation de partenariat est naturel. » L’industriel se décrit comme un « homme de compromis et de consensus ». Toutefois, aucun contact n’a été noué à ce stade avec Xavier Niel.
« Pour nous, investir dans les médias est différent de notre activité économique principale, l’énergie : c’est largement une activité civique, assure M. Kretinsky. Notre intention n’est pas de nous imposer mais de participer. Je ne cherche pas avec les médias un moyen d’influence pour gagner d’autres activités dans d’autres secteurs, comme l’énergie. » 
Cette déclaration est une réponse indirecte à certains observateurs qui expliquent les investissements de M. Kretinsky dans les médias français par son intérêt supposé pour des opérations dans l’énergie, comme l’ouverture future du capital du groupe Engie. M. Kretinsky est propriétaire d’EPH, un acteur très puissant dans le secteur de l’énergie en Europe de l’Est, mais aussi présent en Allemagne, au Royaume-Uni et en Italie.
Politique du « fait accompli »
Il est également actionnaire majoritaire de Czech Media Invest (CMI), premier groupe de médias en République tchèque, et propriétaire, en France, de Marianne, ainsi que d’une partie du pôle magazines du groupe Lagardère. C’est la filiale internationale de CMI, IMI, qui investirait dans Le Nouveau Monde.
Au sein du quotidien, des inquiétudes se sont fait entendre, jeudi, lors d’une réunion d’information. « Certains journalistes ont questionné la valeur de la parole donnée par Matthieu Pigasse, notamment sur le droit d’agrément, rapporte Paul Benkimoun, président de la Société des rédacteurs du Monde. Nous avons répondu que nous avions obtenu une trace écrite – par retour d’e-mail. Nous ne sommes pas naïfs. »
D’autres se sont émus des « dommages » que le changement d’actionnariat entraîne pour l’image du Monde. Certains rédacteurs ont aussi regretté la politique du « fait accompli » pratiquée par le banquier, qui a vendu une participation à M. Kretinsky sans avoir organisé de rencontre avec la rédaction.
« Nous sommes repartis de la réunion de ce matin avec davantage que ce que nous avions en y arrivant, a souligné M. Benkimoun, en référence au droit d’agrément. Nous avons mené les discussions avec les actionnaires pour nous prémunir contre ce que nous redoutons le plus, une prise de contrôle majoritaire. »
Endettement
Lors de la réunion, jeudi matin, Matthieu Pigasse a justifié par son endettement sa décision de faire appel à M. Kretinsky, rapporte Sébastien Carganico, le délégué du pôle d’indépendance. Le fondateur des Nouvelles Editions indépendantes (Les Inrocks, Radio Nova…) a affirmé avoir hypothéqué certains de ses biens et cherché des financements auprès de banques, en vain. Il a aussi expliqué qu’une partie de ses parts dans Mediawan – la société cotée qu’il a créée avec Xavier Niel et le producteur Pierre-Antoine Capton pour investir dans l’audiovisuel – n’étaient pas cessibles.
M. Pigasse a assuré que dans la vente à M. Kretinsky, sa société Le Nouveau Monde était valorisée 34 millions d’euros. Ce montant surprend car il est beaucoup plus bas que les 100 millions évoqués dans le cadre du projet de cession totale envisagé cet été. Toutefois, l’apport de M. Kretinsky ne se limite pas à l’achat de 49 % du capital de LNM, et comprend, par exemple, un prêt qui a permis à M. Pigasse de solder l’emprunt d’environ 25 millions d’euros contracté pour investir dans Le Monde. 
Jeudi, la composition du capital de Le Monde Libre a été précisée : les sociétés de MM. Niel et Pigasse en détiennent chacune 26,6 %, de même que Madison Cox, l’héritier de Pierre Bergé, décédé en 2017. Mais M. Bergé avait conclu un accord cédant ses parts à MM. Niel et Pigasse, pour un montant de 25 millions d’euros environ, étalé sur six ans : elles seront transférées en janvier 2021. Les 20 % restant du capital appartiennent au groupe de médias espagnol Prisa. Prisa et M. Cox n’ont pas de pouvoir de cogérance comme MM. Niel et Pigasse, mais ils peuvent nommer des administrateurs au conseil de surveillance.
M. Pigasse a, enfin, assuré que Daniel Kretinsky – « pro-européen », selon lui – s’était engagé à signer la charte de déontologie du Monde. Les représentants du pôle d’indépendance ont demandé à rencontrer l’investisseur tchèque, ce que ce dernier a accepté. Mardi, l’exécutif avait pris la parole : « La question d’un actionnariat étranger sur des grands titres de presse française, comme Le Monde, est une question importante. J’y travaillerai dans les quelques jours, semaines et mois qui viennent », a déclaré le nouveau ministre de la culture, Franck Riester sur France Inter.

   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-16"> ¤ La direction du quotidien « L’Avenir » a annoncé la suppression de 64 postes sur 294, essentiellement dans les rédactions et les services commerciaux.
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La presse francophone belge en grande difficulté

La direction du quotidien « L’Avenir » a annoncé la suppression de 64 postes sur 294, essentiellement dans les rédactions et les services commerciaux.



LE MONDE ECONOMIE
 |    25.10.2018 à 11h36
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, Correspondant)








                        



                                


                            
L’ensemble des pages du quotidien belge L’Avenir, deuxième titre francophone en audience cumulée (papier, Internet et digital) étaient amputées d’un quart de texte, mercredi 24 octobre. La réponse des journalistes à la direction du groupe wallon, présent également sur le marché français par le biais de parts minoritaires dans La Provence et Nice-Matin, qui avait annoncé la veille la suppression de 64 postes sur 294, principalement dans les rédactions et les services commerciaux. « Un quart de notre personnel menacé, un quart de votre journal aussi », expliquait le message adressé aux lecteurs.
A en croire la direction, le plan qu’elle a élaboré viserait à « la transformation et à la relance » du titre, ainsi qu’à faire de L’Avenir le premier titre francophone du pays. « Se redéployer avec trois quarts des effectifs, c’est impossible », assure Martine Simonis, secrétaire générale de l’Association des journalistes professionnels.
Les employés, qui ont déposé un préavis de grève et dénoncent « l’extrême violence » de leurs dirigeants, opposent l’exigence de qualité assignée au titre et le licenciement de nombreux journalistes. Ils s’interrogent également sur le développement d’une offre numérique performante et leur meilleure implantation dans les villes, autres objectifs fixés par la direction.

C’est surtout la réalisation de synergies entre les pôles médias et télécoms du groupe actionnaire, Nethys, qui, selon le personnel, est à l’ordre du jour. Nethys (3 000 salariés, pour 2,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires) est la branche opérationnelle du groupe Publifin. Cette structure de la province de Liège, active dans de nombreux domaines, a été au cœur d’un récent scandale en raison des rémunérations extravagantes qu’elle octroyait à ses dirigeants et administrateurs, des mandataires publics parfois payés alors qu’ils n’assistaient à aucune réunion.
Une commission...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-17"> ¤ La salle de presse va déménager « à deux minutes à pied », ce que des journalistes considèrent comme « un verrouillage de l’Elysée ».
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L’Elysée éloigne les journalistes du cœur du palais

La salle de presse va déménager « à deux minutes à pied », ce que des journalistes considèrent comme « un verrouillage de l’Elysée ».



LE MONDE
 |    25.10.2018 à 11h07
 • Mis à jour le
25.10.2018 à 11h42
    |

            Virginie Malingre








                        


La salle de presse de l’Elysée ne sera plus dans l’hôtel d’Evreux, le bâtiment principal du palais, au 55, rue du Faubourg-Saint-Honoré, dans le 8e arrondissement. D’ici à la fin de l’année, a confirmé la présidence de la République dans un communiqué mercredi 24 octobre au soir, elle sera transférée « à deux minutes à pied », rue de l’Elysée.
Cette annonce est le dénouement d’un bras de fer qui dure depuis plusieurs mois entre la présidence de la République et les médias. La décision du déménagement a été prise juste après l’élection d’Emmanuel Macron en mai 2017, et rendue publique en février sans qu’aucune concertation avec les journalistes n’ait au préalable été menée. « Il y a des privilèges qui tombent », avait même avancé à l’époque le service de presse du chef de l’Etat. Face au tollé que cette annonce avait alors suscité, elle avait finalement été reportée.
Entre-temps, Emmanuel Macron a chuté dans les sondages, l’affaire Benalla a laissé des traces et l’Elysée a décidé de « démilitariser » ses relations avec la presse, pour reprendre l’expression de Sylvain Fort, désormais à la tête du service de communication. S’agissant du sujet de la salle de presse, il a été décidé d’y mettre les formes. « Depuis février, nous avons beaucoup discuté avec les rédactions, pour évaluer leurs besoins et leur offrir de meilleures conditions de travail », ajoute l’Elysée, où l’on évoque des espaces plus grands, mieux adaptés aux nouvelles technologies et aux nouvelles manières de travailler des médias. « Ce sont 36 vrais postes de travail assis qui seront à disposition des journalistes, contre 16 aujourd’hui », explique le communiqué.

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Aujourd’hui, les agences de presse, dont l’AFP, ont accès en permanence à la salle de presse située dans la cour de l’Elysée, quand les autres médias n’en bénéficient qu’en certaines occasions, comme le conseil des ministres ou les réceptions de dirigeants étrangers. Le reste du temps, les journalistes non accrédités ne disposent pas de bureaux, et travaillent dans la rue ou dans les établissements situés aux alentours.
« Verrouillage »
C’est Valéry Giscard d’Estaing qui avait ouvert un espace pour les journalistes à l’intérieur du palais et François Mitterrand qui, en 1984, l’avait transféré à son emplacement actuel, sur la cour d’honneur, dans un souci de transparence. Aujourd’hui, c’est sur ce terrain que l’Association de la presse présidentielle se place pour contester le déménagement. Il « ne saurait être considéré autrement que comme un verrouillage de l’Elysée et une décision attentatoire à la liberté d’informer et de travailler des journalistes », a-t-elle déploré, mardi, en anticipant le communiqué à venir de l’Elysée.
Le cabinet d’Emmanuel Macron fait valoir qu’il n’y a aujourd’hui dans l’enceinte historique du palais « qu’une seule salle de réunion pour 822 agents, dont 600 sont au 55, rue du Faubourg-Saint-Honoré. D’une capacité de 20 personnes, [elle] ne permet pas de couvrir les besoins actuels de la présidence au quotidien et impose de nombreuses délocalisations dans les annexes ». Par ailleurs, pointe l’entourage du chef de l’Etat, « la coordination nationale du renseignement, qui est au cœur du pouvoir, est à l’hôtel de Marigny. L’état-major particulier du président, le numéro deux du protocole de l’Elysée et la cellule diplomatique sont rue de l’Elysée ». 

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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-18"> ¤ L’entreprise a rompu les négociations avec les vingt-trois organisations du 7e art pour renouveler l’accord qui les lie jusqu’à la fin de 2019.
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Canal + s’éloigne du cinéma français

L’entreprise a rompu les négociations avec les vingt-trois organisations du 7e art pour renouveler l’accord qui les lie jusqu’à la fin de 2019.



LE MONDE ECONOMIE
 |    25.10.2018 à 10h34
 • Mis à jour le
25.10.2018 à 10h40
    |

            Nicole Vulser








                        



   


Le président du directoire de Canal+, Maxime Saada, a rompu, dans un courrier daté du vendredi 19 octobre, les négociations avec les vingt-trois organisations du cinéma français pour renouveler l’accord qui les lie jusqu’à la fin de 2019. Par un effet de domino, le patron de Canal+ a également fait achopper la réforme de la chronologie des médias (l’exploitation d’un film sur différents supports, comme les chaînes de télévision, la vidéo à la demande ou Netflix, après leur sortie en salle). La chaîne cryptée avait refusé, le 6 septembre, de signer ce dernier protocole avant d’avoir signé une entente avec le cinéma.
Défendant des intérêts variés voire antinomiques, les représentants du 7e art (les exploitants, les producteurs, les distributeurs, les cinéastes…) n’ont pas trouvé de terrain d’entente avec le principal banquier du cinéma français, qui a préacheté pour 114 millions d’euros de films en 2017. La plupart des organisations semblent déçues, surprises, et refusent de réagir officiellement pour ne pas compromettre une reprise des négociations.

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Chez Canal+, l’exaspération est, en revanche, très palpable. Maxime Saada a affirmé, dans son courrier envoyé au Bureau de liaison des industries cinématographiques (BLIC), au Bureau de liaison des organisations du cinéma (BLOC) et à la Société civile des auteurs réalisateurs producteurs (ARP), que les nouvelles négociations s’effectueront « de façon bilatérale » et que les concessions acceptées au cours de l’année écoulée « ne constitueront pas la base de [leurs] échanges à venir ».
« Le cinéma se bunkérise, se rabougrit »
Sur quoi ont-ils achoppé ? Des points techniques, comme l’assiette des calculs des obligations de Canal+. Aujourd’hui, la chaîne soit consacre 12,5 % de son chiffre d’affaires à des acquisitions de droits de films européens, soit investit 3,61 euros par abonné et par mois dans des longs-métrages d’expression française. Dans la mesure où les offres d’abonnement de Canal+ varient de 10 euros à près de 40 euros par mois, les discussions ont porté sur la valeur des différents abonnés. Autre question en débat, l’introduction d’un plafond d’investissements de 180 millions d’euros par an dans le cinéma français et européen. Canal+ demandait à s’engager dans la production déléguée de quatre longs-métrages par an par le biais de Studio Canal, tandis que les organisations cinématographiques en acceptaient trois. Canal+ a accusé Gaumont, Pathé ou UGC de protéger leur pré carré et de refuser toute concurrence.
Chacun est pourtant persuadé d’avoir proposé à l’autre « des conditions extrêmement favorables ». Pascal Rogard, directeur général de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD) pense que la difficulté vient du fait qu’« il n’y a pas de négociateur en chef pour le cinéma » et que les demandes n’ont pas été assez hiérarchisées. « Se battre sur un film en production déléguée n’a pas de sens, tout comme il est logique que Canal+ ne compte pas de la même façon un abonné qui paie 40 euros par mois et celui qui a choisi [un abonnement à] 10 euros », ajoute-t-il. A ses yeux, « le cinéma se bunkérise, se rabougrit. C’est d’autant plus grave que, dans les dîners en ville, on parle aujourd’hui bien plus des séries que des films. Or Netflix approche les 4 millions d’abonnés en France ». Il déplore que « cette occasion unique d’améliorer la chronologie des médias » n’ait pas été saisie. « C’est mauvais pour le cinéma français », conclut-il.
Soupçon de vente, à terme, de Canal+ par Vivendi
Une des parties prenantes « ne comprend pas pourquoi Canal+ a refusé de signer, alors que 90 % de l’accord étaient acquis ». Un autre se demande « s’il s’agit d’un mouvement tactique de Canal+ » et s’« il existe une vraie volonté de son actionnaire, le groupe Vivendi, d’accorder une place centrale au cinéma dans Canal+ ». Si ce n’est pas le cas, « il faut qu’on le sache », ajoute-t-il.
Un troisième négociateur soupçonne Vivendi de vouloir vendre, à terme, Canal+. Affaiblie par la perte des droits du football, la chaîne, si elle n’est pas ligotée par des obligations contraignantes dans le cinéma, trouverait plus facilement acquéreur. Une hypothèse écartée à Canal+, où l’on rappelle s’être engagé dans une candidature sur la TNT et, surtout, avoir proposé de resigner à l’identique les accords en vigueur avec le cinéma jusqu’en 2023…
La réforme de la chronologie des médias n’est donc pas pour demain. Canal+ préfère renoncer aux avantages qui y afféraient – la possibilité de diffuser des films entre six et huit mois après leur sortie en salle, contre dix à douze mois aujourd’hui –, puisque l’accord avec le cinéma est bloqué. Si les acteurs ne sont « pas en capacité de prendre leurs responsabilités, la loi pourra trancher » l’évolution du cadre réglementaire de la chronologie des médias, a déjà prévenu le nouveau ministre de la culture, Franck Riester.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-19"> ¤ La chaîne avait diffusé, en décembre 2017, un reportage élogieux à l’égard de ce pays d’Afrique de l’Ouest, où le groupe Bolloré est implanté.
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Article sélectionné dans La Matinale du 24/10/2018
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Le CSA sanctionne Canal+ pour son clip promotionnel sur le Togo

La chaîne avait diffusé, en décembre 2017, un reportage élogieux à l’égard de ce pays d’Afrique de l’Ouest, où le groupe Bolloré est implanté.



LE MONDE
 |    24.10.2018 à 18h12
 • Mis à jour le
25.10.2018 à 11h13
    |

                            Alexandre Berteau








                        



   


Le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) a sanctionné, mercredi 24 octobre, Canal+ pour avoir diffusé, en décembre 2017, un programme vantant la politique économique du Togo – un pays d’Afrique de l’Ouest dans lequel Vincent Bolloré, à l’époque président du conseil de surveillance de la chaîne, détient des intérêts stratégiques par le truchement du groupe Bolloré.
Il est 7 h 03, ce vendredi 22 décembre 2017, quand, sans qu’un générique l’annonce, un publi-reportage apparaît à l’antenne de la chaîne cryptée. Il s’agit d’une séquence durant moins de sept minutes, dans laquelle le Togo est présenté comme un « pays disposant d’infrastructures modernes », et dont « la stabilité politique sécurise tout le pays et encourage des investissements venus du monde entier ». 
Révélée par le site d’information Les Jours, la vidéo incite le CSA à déclencher une enquête. Dans la décision qu’il a rendue le 24 octobre, le Conseil a estimé que Canal+, en faisant « un éloge appuyé de la politique économique menée par le gouvernement d’un Etat africain », avait failli à ses exigences déontologiques.
Les sages du CSA soulignent que « ce programme comportait plusieurs images issues de la communication institutionnelle » du Togo, sans que les téléspectateurs en aient été informés d’une quelconque manière. En guise de sanction, un présentateur de Canal+ devra lire un communiqué du CSA au cours des huit prochains jours, hors week-end, et pendant un programme diffusé en clair.
Conflit d’intérêts
Interrogée par les représentants du personnel au cours d’un comité d’entreprise dont Les Jours avait obtenu un compte rendu, la direction de Canal+ avait assuré que ce clip était le pilote d’une future émission consacrée aux « initiatives positives » qui se développent dans les pays émergents. Du reste, la vidéo n’avait été vue par presque aucun téléspectateur, selon Médiamétrie.
Bien que le CSA n’y fasse pas directement allusion, c’est bien le risque d’un conflit d’intérêts impliquant Vincent Bolloré qui avait, à l’époque, déclenché la polémique. Le groupe Bolloré, détenu par le propriétaire de Canal+, investit massivement au Togo, où il est notamment chargé de la gestion du port de Lomé.
Deux mois plus tôt, un épisode similaire avait fait grand bruit. Après sa diffusion dans l’émission « L’Effet papillon », un reportage sur la répression de l’opposition togolaise par le président, Faure Gnassingbé, au pouvoir depuis 2005, avait été supprimé du site Internet de Canal+.

        Notre enquête sur
         

          le système Bolloré






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-20"> ¤ Un reporter, un photographe et leur chauffeur ont été assassinés à la frontière colombienne alors qu’ils enquêtaient sur le trafic de drogue.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-20"> ¤                 En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   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Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter   Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail          Un nom inscrit d’une écriture fine sur un registre d’hôtel : Javier Ortega. Profession : journaliste au quotidien équatorien El Comercio. C’est le dernier écrit laissé, le lundi 26 mars, par ce reporter de 32 ans. A 7 h 10, des caméras de surveillance le filment en train de quitter l’Hôtel El Pedregal, à San Lorenzo, dans le nord-ouest du pays, en compagnie du photographe Paul Rivas, 45 ans, et de leur chauffeur, Efrain Segarra, 60 ans. Les trois hommes prennent la direction de Mataje, dernier village avant la frontière colombienne. Leurs corps, criblés de balles, seront retrouvés trois mois plus tard à plusieurs dizaines de kilomètres de là, dans la région de Nariño (Colombie), où opèrent de nombreux groupes de narcotrafiquants.          Que s’est-il passé dans la jungle escarpée qui tient lieu de frontière ? Un groupe de dix-neuf reporters indépendants équatoriens et colombiens s’est constitué pour le savoir. Pour des raisons de sécurité, ils travaillent sous couvert d’anonymat. L’organisation Forbidden Stories (« histoires interdites »), dont la vocation est de poursuivre le travail des journalistes menacés, emprisonnés ou assassinés, a enquêté avec eux afin de comprendre ce qui s’est passé après la disparition du trio, le 26 mars.          Yadira Aguagallo, la compagne du photographe, se souvient lui avoir dit : « S’il te plaît, cette fois n’y va pas ! Je sens que c’est très dangereux. » C’était la troisième fois, depuis le début de l’année, que Paul Rivas partait en reportage à la frontière. De fait, il s’agit bien d’une zone à risque, théâtre de multiples épisodes de violence. Six jours plus tôt, trois militaires avaient été tués et un autre blessé dans l’explosion d’un engin artisanal à Mataje.          Guérilleros et cartels                  ;       — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? Se connecter   S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     Soutenir le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante de plus de 400 journalistes.    Participer à des événements artistiques et culturels toute l'année et partout en France.    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Entré au Bundestag en septembre 2017, il menace la majorité absolue de la CSU lors des élections du 14 octobre en Bavière. 16 min de lecture                    reportage     Nicolas Bourcier    Article réservé à nos abonnésRio de Janeiro, la ville colère A quelques heures du second tour de la présidentielle, la cité carioca, qui a voté à 60 % pour le candidat d’extrême droite Jair Bolsonaro au premier tour, n’en finit plus de soigner sa gueule de bois. 18 min de lecture                    reportage     Vahé Ter Minassian    Article réservé à nos abonnésLa Charente d’il y a 140 millions d’années était une réserve de dinosaures Depuis une décennie, chercheurs, étudiants et bénévoles fouillent un des plus grands gisements de dinosaures d’Europe à Angeac-Charente. 10 min de lecture                 En direct International Politique Société Économie Culture Sport Techno Sciences Opinions Recettes de cuisine   Planète M Campus Style L’époque Éducation Disparitions Santé Guides d’achat     Évènements abonnés Conjugaison Cours d’anglais Decodex Formation professionnelle Jeux La boutique du Monde Orthographe et grammaire Prix de l’immobilier Source Sûre     Courrier International La société des lecteurs du Monde Le Huffington Post Le Prix du Monde et de la recherche L’Obs Le Monde diplomatique Télérama Talents     Codes Promo Codes Promo Amazon Jardinage Paroles de chansons      lemondefr @lemondefr Facebook Fils RSS Applications mobiles   Newsletters du Monde   Recevoir les newsletters du Monde    Abonnement   Abonnez-vous dès 1€        Mentions légales Politique de confidentialité Conditions générales | Aide (FAQ)      
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