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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Jusqu’ici sept cas avaient été recensés dans le département par le Registre des malformations congénitales en Rhône-Alpes (Remera).
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« Bébés sans bras » : dix-huit cas recensés au total dans l’Ain

Jusqu’ici sept cas avaient été recensés dans le département par le Registre des malformations congénitales en Rhône-Alpes (Remera).



LE MONDE
 |    30.10.2018 à 18h22
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 18h45
   





                        


Onze cas supplémentaires d’enfants nés avec une malformation des membres supérieurs ont été identifiés dans l’Ain entre 2000 et 2014, a annoncé, mardi 30 octobre, l’agence Santé publique France (SpF).
Ces nouveaux cas s’ajoutent aux sept enfants jusqu’ici recensés dans le département par le Registre des malformations congénitales en Rhône-Alpes (Remera), a précisé François Bourdillon, directeur général de l’agence sanitaire. Des investigations complémentaires sont en cours, ajoute l’agence, qui rappelle que « la réalisation d’enquêtes rétrospectives, plusieurs années après la naissance, sera complexe ».
Selon les informations du Monde, un huitième enfant né sans bras, en 2012, avait été signalé lundi à l’agence régionale de santé et à la SpF, par les responsables du registre. Faute de dossier médical informatisé dans la maternité du Rhône où est né ce garçon, son cas n’avait, jusqu’à présent, pas été recensé.
Une nouvelle enquête lancée par le gouvernement
La semaine dernière, le gouvernement avait décidé d’ouvrir une nouvelle enquête sur les bébés malformés nés dans plusieurs départements. Outre l’Ain, des cas groupés avaient été observés en Loire-Atlantique (trois naissances entre 2007 et 2008) et en Bretagne (quatre naissances entre 2011 et 2013), à chaque fois dans un périmètre restreint, suscitant des inquiétudes dans les zones concernées.
Après une première enquête, l’agence sanitaire Santé publique France avait conclu début octobre que le nombre de cas de l’Ain n’était pas statistiquement supérieur à la moyenne nationale. A l’inverse, il y a bien, selon elle, un excès de cas en Loire-Atlantique et en Bretagne, mais qui restent sans explications. Selon Mme Buzyn, il y a « entre 80 et 100 naissances par an avec des malformations de membre » en France. Mais la scientifique responsable du Remera, Emmanuelle Amar avait contesté les conclusions de cette étude.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Trois cent trente-cinq députés ont voté mardi pour le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), tandis que 190 s’y sont opposés et 33 se sont abstenus.
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Sécurité sociale : l’Assemblée adopte le projet de budget pour 2019

Trois cent trente-cinq députés ont voté mardi pour le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), tandis que 190 s’y sont opposés et 33 se sont abstenus.



Le Monde.fr avec AFP
 |    30.10.2018 à 17h52
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 18h28
   





                        


L’Assemblée nationale a adopté en première lecture, mardi 30 octobre, le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2019 par 335 voix contre 190 et 33 abstentions.
Les députés La République en marche (LRM) et MoDem ont voté pour, les autres groupes politiques très majoritairement contre, concentrant leurs critiques sur le pouvoir d’achat, en particulier des retraités.

        Tout comprendre :
         

          Budget de la Sécurité sociale : les principales mesures adoptées par l’Assemblée



En présence de la ministre de la santé, Agnès Buzyn, le chef de file des « marcheurs », Thomas Mesnier, a défendu un « budget de transformation », avec en toile de fond l’idée « d’un travail qui paye mieux ». Il a notamment mis en avant l’exonération des cotisations salariales sur les heures supplémentaires.
Pour la première fois depuis dix-huit ans, ce budget est positif, avec 700 millions d’euros d’excédent prévus en 2019. Mais c’est au prix d’efforts demandés au monde de la santé (3,8 milliards d’économies) et sur les prestations sociales (1,8 milliard d’euros), notamment à destination des retraités.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Le propriétaire de la piscine conteste que ce bourdonnement constitue un trouble anormal de voisinage, du fait qu’il n’engendrerait pas de nuisances sonores supérieures à celles que tolère la réglementation.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Le constat est fait par les organisateurs du « Mois sans tabac », dont la 3e édition a lieu actuellement.
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En France, tout le monde fume moins, sauf les femmes de 45 à 64 ans

Le constat est fait par les organisateurs du « Mois sans tabac », dont la 3e édition a lieu actuellement.



Le Monde.fr avec AFP
 |    30.10.2018 à 16h12
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 16h24
   





                        



   


La consommation de tabac recule en France avec un million de fumeurs en moins en 2017, sauf chez les femmes de 45 à 64 ans, dont la mortalité liée à la cigarette augmente, ont souligné mardi les organisateurs du « Mois sans tabac », à l’occasion du lancement de la troisième édition. Le site et le numéro d’appel – le 3989 – du Mois sans tabac ont été lancés cette année avec quelques jours d’avance, le 28 septembre, et 185 000 fumeurs se sont déjà inscrits.
Les femmes ont commencé à fumer massivement dans les années 1970, et c’est cette génération qui est aujourd’hui touchée par des maladies auparavant considérées comme exclusivement masculines : cancer du poumon, infarctus du myocarde, bronchopneumopathie chronique obstructive.
Selon l’agence Santé publique France, la consommation de tabac a reculé en France en 2017 sauf chez les femmes de 45 à 54 ans, qui comptent 30,8 % de fumeuses en 2017 (24 % pour les femmes en général) contre 21,5 % en 2000.
Or le nombre de morts attribuables au tabagisme a été multiplié par deux chez les femmes entre 2000 et 2014. Pour la même période, la mortalité par cancer du poumon a augmenté de 71 % chez les femmes alors qu’elle a diminué de 15 % chez les hommes. La hausse est particulièrement marquée chez les femmes de 55 à 64 ans. « Nous allons voir très prochainement la mortalité par cancer du poumon passer devant celle du cancer du sein », avertit le Dr François Bourdillon, directeur général de Santé publique France, à l’occasion du lancement du « Mois sans tabac ».

        En cinq graphiques :
         

          Visualisez la baisse de consommation de tabac



Enceintes et fumeuses
« Les femmes ont souvent peur de grossir si elles arrêtent de fumer, alors que nous savons qu’avec un bon accompagnement, on peut tout à fait ne pas grossir, c’est tout l’intérêt d’un suivi comme celui de Tabac Info Service », a souligné la ministre de la santé, Agnès Buzyn.
Les politiques de santé publique ne s’adressent pas encore spécifiquement aux femmes fumeuses, mais « l’année prochaine, la campagne contre l’alcool pendant la grossesse se doublera probablement d’une campagne contre le tabac » a indiqué François-Xavier Brouck, directeur des assurés à la Caisse nationale d’assurance-maladie.
Car même enceintes, trop de femmes fument encore : 16 % fument en fin de grossesse, soit un des taux les plus élevés d’Europe (entre 5 et 10 % en Angleterre et les pays du Nord). Le tabagisme maternel est un facteur de risque majeur pour la mère comme pour les bébés, augmentant les risques de faible poids, de naissance prématurés et de mortalité périnatale.
Sur les 30 % de femmes qui fumaient avant la grossesse en 2016, la moitié environ a arrêté avant le 3e trimestre (45,8 %) et 45 % avaient réduit leur consommation de tabac, mais sans arrêter complètement. La grossesse est pour la moitié des fumeuses l’occasion de s’arrêter mais 82 % reprennent après l’accouchement : une « occasion manquée » qui milite en faveur d’un soutien particulier des femmes même après la grossesse, dans leur intérêt comme dans celui du bébé qui sera moins exposé au tabac.
Avec 12 millions de fumeurs et 200 morts par jour, « soit un crash d’avion » quotidien, le tabac reste une cause majeure de santé publique en France, a rappelé Agnès Buzyn, qui ambitionne de parvenir à « la première génération adulte non fumeur d’ici 2032 ».




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ L’exposition propose, jusqu’au 5 janvier 2020, d’explorer le mouvement par la pratique et d’en comprendre les effets physiques et psychiques.
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« Corps et Sport », l’expo à message de la Cité des sciences

L’exposition propose, jusqu’au 5 janvier 2020, d’explorer le mouvement par la pratique et d’en comprendre les effets physiques et psychiques.



LE MONDE SCIENCE ET TECHNO
 |    30.10.2018 à 15h00
    |

            Catherine Pacary








                        



                                


                            

De la radio le matin au journal du soir, des notifications Internet aux SMS et mails publicitaires, nul ne peut l’ignorer : le sport est bon pour la santé. Mais pourquoi ? Comment ? Jusqu’à quel point ? L’exposition « Corps et sport », qui s’installe à la Cité des sciences et de l’industrie, à Paris, pour quinze mois, répond à un nombre record de questions en disséquant les effets du sport sur notre corps. Comme toujours à La Villette, le fond est traité avec rigueur quand la forme, ludique et participative, vise un public le plus vaste possible, de l’adepte du « no sport » churchillien à l’athlète de haut niveau, de l’enfant au grand-parent. Avec, en fil rouge, un message : bougez !

Très dense, concentrée sur 1200 mètres carrés, « Corps et sport » se scinde en deux grands ensembles. Le premier, expérimental, amène le visiteur à tester cinq ateliers : football, escalade, biathlon, tennis, entraînement et boxe. Les gestes sportifs, comme un tir ou un service, trop rapides pour l’œil humain, sont décomposés et comparés à ceux de champions dont le mouvement a été modélisé par ordinateur. Outre le plaisir de jouer, le visiteur peut repartir avec sa chronophotographie sous le bras.
Le second ensemble, analytique, retrace l’évolution de la représentation du sport dans la société, du Discobole à la sportification actuelle. Là encore, de multiples questions sont posées. Parmi elles : quelle souffrance peut-on accepter ? Quatre films illustrent ce thème, dont celui sur l’entraînement du boxeur français Souleymane Cissokho, jusqu’à l’épuisement, ou la séquence montrant le skippeur Damien Seguin, né sans main gauche, triple médaillé paralympique et qui s’aligne sur la prochaine Route du rhum. Autre interrogation, chère à Jean-François Toussaint, commissaire scientifique de l’exposition : quelles sont les limites physiques de la performance ?
La sédentarité tue
Loin d’être éludé, le dopage est présenté sous toutes ses acceptions,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Confirmant des informations de « Mediapart » et « Franceinfo », la direction du « Média » a fait état de la disparition de documents et de matériel après le départ de l’ancienne directrice de la chaîne en ligne.
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« Le Média » dépose plainte contre X pour vol après le départ de Sophia Chikirou

Confirmant des informations de « Mediapart » et « Franceinfo », la direction du « Média » a fait état de la disparition de documents et de matériel après le départ de l’ancienne directrice de la chaîne en ligne.



Le Monde.fr avec AFP
 |    30.10.2018 à 12h47
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 15h23
   





                        


Après quinze jours de péripéties politiques, judiciaires et médiatiques, voilà qu’un nouvel épisode de turbulence affecte les proches de La France insoumise (LFI). Aude Lancelin, directrice du Média, a confirmé mardi 30 octobre à l’Agence France-Presse que cette chaîne de télévision en ligne liée à LFI avait bien déposé deux plaintes contre X pour vol après le départ de son ancienne dirigeante, Sophia Chikirou, l’ancienne conseillère en communication de Jean-Luc Mélenchon.
D’après Franceinfo et Mediapart, qui ont révélé ces informations, du matériel ainsi que des documents administratifs et financiers avaient disparu des locaux du Média à Montreuil après que Mme Chikirou, cofondatrice et ancienne directrice, a quitté ses fonctions au sein de la chaîne en juillet pour s’occuper de la communication de LFI. Ce départ avait fait éclater au grand jour le conflit qui se décline depuis en invectives entre Mme Chikirou et la société de production du Média sur les réseaux sociaux. Il y a une semaine, Sophia Chikirou a également été entendue dans l’enquête sur les comptes de la campagne présidentielle de LFI.

        Lire le récit sur la crise au Media :
         

          la nouvelle direction veut tourner la page des guerres intestines



Auto-facturation

   


Lundi, Mme Chikirou a réagi aux informations de Mediapart et de Franceinfo en enregistrant une vidéo où elle fait part de ses doutes sur la sincérité des responsables du Média auteur de ces plaines.
« Je suis accusée d’un vol commis il y a plus de trois mois, on peut se demander comment la direction actuelle du Média s’aperçoit du vol trois mois après », a-t-elle souligné. « On peut se demander aussi pourquoi cette date du 25 octobre, deux jours après ma dernière audition : cette plainte n’est-elle pas un peu opportune ? Est-ce qu’il n’y a pas eu une certaine intention d’en rajouter, de salir ? », poursuit-elle.
Sophia Chikirou réclame par ailleurs le règlement d’une facture de 67 000 euros au Média pour des prestations diverses fournies par sa société Mediascop de janvier à juillet 2018, augmentée de demandes de dommages et intérêts et de paiement de frais de justice, soit plus de 120 000 euros au total. Elle a assigné le Média par huissier en septembre pour obtenir le paiement de cette somme. Mais du côté du Média, on accuse l’ex-dirigeante de s’être facturé des prestations et la nouvelle direction indique qu’elle se réserve le droit de déposer une plainte pour abus de bien social.

        Lire l’entretien :
         

          Sophia Chikirou : « J’ai les preuves, je n’ai pas peur »







                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ La justice a pu décrypter les messages échangés par Christophe Guazzelli, le principal suspect de l’assassinat de deux piliers du grand banditisme corse fin 2017, avec ses proches et le gang de La Brise de mer.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤                      En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   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Par  Jacques Follorou   Publié aujourd’hui à 12h45, mis à jour à 12h45   Lecture 5 min.     Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter   Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail        Article réservé aux abonnés                  A l’aéroport de Bastia, après le double homicide d’Antoine Quilichini et de Jean-Luc Codaccioni, le 5 décembre 2017. PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP             Rarement une affaire criminelle aura ainsi montré l’enracinement de la violence dans la société corse. Dans un premier temps, le double homicide du 5 décembre 2017, à l’aéroport de Bastia, ayant visé deux piliers du grand banditisme corse, Antoine Quilichini et Jean-Luc Codaccioni, pouvait laisser penser à une guerre de territoire classique entre des clans adverses. Mais depuis les mises en examen, en juin, du tueur présumé, Christophe Guazzelli, et de ses complices, il apparaît qu’il n’en était rien.          Ce double assassinat semble en effet tout devoir à une vengeance d’un autre temps, une vendetta perpétrée au nom de règles ancestrales mythifiées par des jeunes de 25 ans, fils de barons de la pègre insulaire. C’est ce que révèle le décryptage des communications écrites chiffrées échangées, du 5 au 12 décembre 2017, juste après les assassinats, entre les membres du groupe et avec leurs proches. Grâce à ces investigations, la justice a pu pénétrer, pour la première fois, sans filtre, l’intimité d’un système criminel et lever le voile sur ses véritables motivations.             Article réservé à nos abonnés  Lire aussi  Homicides à l’aéroport de Bastia : une histoire criminelle hors norme             A en croire ces échanges, tout a débuté le 15 novembre 2009, vers 7 heures. Francis Guazzelli, le père du principal suspect, part à la chasse et roule en direction du village d’Orezza. Au détour d’un virage, il est touché mortellement par les balles de deux tireurs. Son véhicule finit dans le ravin. C’est l’un des épisodes d’une guerre fratricide qui a décimé, en deux ans, le gang de La Brise de mer. Cette bande a régné sur la Haute-Corse et tenu le haut du pavé du banditisme français pendant plus de vingt-cinq ans. La victime en était l’un des membres fondateurs.          Filature          Pour son fils cadet, Christophe Guazzelli, alors âgé de 18 ans, un monde s’effondre. Il vénérait ce père qu’il a vu vivre comme un seigneur, craint, respecté et riche. Huit ans après, presque jour pour jour, le 5 décembre 2017, il venge sa mémoire. Le soir même, il assume auprès de sa mère, par cette messagerie cryptée qu’il croit inviolable, la paternité du double homicide de l’aéroport de Bastia. « A mon père, je lui est promis ma vie à l’âge de 18 ans ! Peut-être que tu y a pas cru mais regrette le, alors, parce que j’ai l’ADN d’un homme irremplaçable sur terre. »                                           — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? 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Il a rencontré dans la soirée les dirigeants nationalistes corses. 7 min de lecture                    recit     Patrick Roger    Article réservé à nos abonnésEn Corse, le chef de l’Etat va devoir dissiper le flou La manifestation organisée samedi à Ajaccio n’a pas rassemblé au delà des rangs nationalistes. 3 min de lecture                  En direct International Politique Société Économie Culture Sport Techno Sciences Opinions Recettes de cuisine   Planète M Campus Style L’époque Éducation Disparitions Santé Guides d’achat     Évènements abonnés Conjugaison Cours d’anglais Decodex Formation professionnelle Jeux La boutique du Monde Orthographe et grammaire Prix de l’immobilier Source Sûre     Courrier International La société des lecteurs du Monde Le Huffington Post Le Prix du Monde et de la recherche L’Obs Le Monde diplomatique Télérama Talents     Codes Promo Codes Promo Amazon Jardinage Paroles de chansons      lemondefr @lemondefr Facebook Fils RSS Applications mobiles   Newsletters du Monde   Recevoir les newsletters du Monde    Abonnement   Abonnez-vous dès 1€        Mentions légales Politique de confidentialité Conditions générales | Aide (FAQ)      
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Après une semaine d’occupation par des habitants et des élus de cette ville où les services publics se raréfient, le site, dont la fermeture avait été décidée le 19 octobre, a été évacué par la gendarmerie.
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Les occupants de la maternité du Blanc évacués de force par la police

Après une semaine d’occupation par des habitants et des élus de cette ville où les services publics se raréfient, le site, dont la fermeture avait été décidée le 19 octobre, a été évacué par la gendarmerie.



Le Monde.fr avec AFP
 |    30.10.2018 à 12h12
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 15h04
   





                        



   


La fermeture de la maternité du Blanc avait fait l’objet d’une décision définitive confirmée par l’agence régionale de santé le 19 octobre malgré la mobilisation de la population et des élus de cette commune de 6 500 habitants et d’autres localités de l’Indre.
L’occupation du site, mise en place depuis plus d’une semaine pour s’opposer à cette mesure, a pris fin mardi 30 octobre au matin avec une évacuation orchestrée par la gendarmerie, selon des témoins cités par l’Agence France-Presse (AFP).
Les accouchements à la maternité du Blanc avaient été suspendus en juin en raison d’un manque de personnel. Il y a deux semaines, la ministre de la santé, Agnès Buzyn, avait de son côté jugé la maternité dangereuse, faisant état de « très mauvaises pratiques » au-delà du manque d’obstétriciens qui avait justifié sa fermeture provisoire. « C’est du harcèlement moral », avait alors réagi Annick Gombert, maire socialiste du Blanc :
« Elle a fait énormément de mal au personnel dévoué, attentif, compétent. »
Depuis le mois de juin, les femmes enceintes devant accoucher sont dirigées vers les maternités de Châtellerault (52 km du Blanc) dans la Vienne, de Châteauroux (59 km) ou de Poitiers (61 km).

        Le récit :
         

          Dans l’Indre, la mobilisation pour sauver la maternité du Blanc n’aura pas suffi.



Bassin de population pauvre
« L’évacuation a débuté vers 4 h 30. Nous étions 70 personnes sur place, dont une dizaine d’enfants », a expliqué à l’AFP une des occupantes, Laure Courgeau. « Il y a eu de la résistance mais pas de violence », a-t-elle ajouté.
Une fois la maternité évacuée, les manifestants se sont dirigés vers l’hôtel des impôts qu’ils ont occupé à son tour. « L’Etat ferme la maternité. Nous, on ferme l’Etat », a résumé Mme Courgeau. « Nos impôts n’ont pas la même valeur que ceux des autres puisque nous ne pouvons plus accoucher à moins de 60 km de chez nous. »
Au cours des deux dernières décennies, Le Blanc a subi l’arrêt d’une section électrotechnique au lycée de la ville et la fermeture de l’antenne locale de Pôle emploi. L’hôtel des impôts a diminué ses horaires d’ouverture alors que la sous-préfecture ne compte plus qu’une poignée de salariés. La fermeture de la maternité est un nouveau coup dur pour ce bassin de population classé parmi les plus pauvres de la région Centre-Val de Loire.



                            


                        

                        


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Le Petit Bar n’a plus sa table dans « Corse-Matin »

Une journaliste déplore que le nom du gang criminel d’Ajaccio ne puisse plus être cité dans les colonnes du seul quotidien insulaire.



LE MONDE
 |    30.10.2018 à 11h31
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 16h05
    |

            Simon Piel








                        


Y aurait-il des sujets à ne pas aborder dans les colonnes de Corse-Matin ? Sept mois après l’arrivée d’un consortium de près de 150 sociétés corses qui a racheté, pour la somme de 3,15 millions d’euros, 35 % des parts du capital de Corse Presse – la société qui édite Corse-Matin – à Bernard Tapie, la rédaction du quotidien vit des heures difficiles.
Comme l’a révélé Le Parisien, lundi 29 octobre, une des journalistes du pôle justice-faits divers a écrit à sa direction ainsi qu’à ses collègues rédacteurs pour se plaindre d’une « intervention » de sa hiérarchie sur deux de ses derniers articles. Le sujet est des plus sensibles. Il aborde la guerre sanglante à laquelle se livre le banditisme insulaire dans la région ajaccienne.
Le 23 octobre, quatre jours après l’arrestation de Guy Orsoni, fils de l’ancien leader nationaliste Alain Orsoni, et de l’un de ses amis, transportant un sac contenant des armes, cette journaliste expérimentée revient sur les faits. Elle explique que les deux hommes ont été arrêtés « dans le quartier d’un des membres de l’équipe rivale dite du “Petit Bar” ». Une phrase modifiée par sa direction qui supprime le terme « l’équipe rivale » et cela à deux reprises.

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« Aucune relation contraignante »
Selon elle, cette modification « met en cause l’équilibre fragile de neutralité et d’indépendance que, nous, journalistes, nous devons de conserver vis-à-vis des différentes équipes de voyous qui agissent en Corse. » Elle poursuit : « Tout soupçon d’inféodation à l’un ou l’autre de ces interlocuteurs – au-delà de la faute déontologique qu’il constitue – est une mise en danger physique du signataire de l’article concerné. »
Le 26 octobre, Guy Orsoni était mis en examen notamment pour association de malfaiteurs en vue de commettre un crime et infractions à la législation sur les armes. Le site du Point confirmait ensuite que celui-ci était bien soupçonné d’avoir ciblé un membre du Petit Bar. Enième épisode d’une guerre que mènent cette équipe de voyous avec le clan Orsoni pour le contrôle de la région d’Ajaccio. Quelques semaines avant, Guy Orsoni avait été visé par des tirs en plein centre d’Ajaccio. Il ne devait sa survie qu’au blindage de la voiture dans laquelle il circulait.
L’affaire est génante pour la direction de Corse-Matin. Son PDG, Antony Perrino – important promoteur immobilier de l’île – connaît très bien certains membres de l’équipe du Petit Bar. Il loge ainsi l’un d’eux dans un vaste appartement ajaccien pour un prix inférieur au marché. « Par amitié », avait-il expliqué au Monde, ajoutant qu’il n’y avait « aucune relation contraignante » entre lui et le Petit Bar.

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                « Corse-Matin » change de mains



« Affaire interne »
Le parquet d’Ajaccio a pourtant décidé, il y a quelques mois, d’ouvrir une enquête préliminaire pour comprendre la nature des liens qui pouvaient unir l’entrepreneur à cette équipe criminelle. Cette enquête est toujours en cours. Contacté au sujet de l’article censuré dans Corse-Matin, M. Perrino n’a pas donné suite. Roger Antech, rédacteur en chef du quotidien a indiqué au Monde s’en remettre au directeur des rédactions et de la publication Thomas Brunelli. Ce dernier n’a pour sa part pas donné suite aux sollicitations du Monde mais avait indiqué au Parisien qu’il s’agissait d’une « affaire interne »
Seuls certains délégués syndicaux acceptent de prendre la parole publiquement mais pour apporter leur soutien à la direction. Véronique Emmanuelli, journaliste et déléguée CGT assure qu’elle n’a « jamais ressenti aucune pression. C’est une non-histoire. Il y a une chaîne de décision, il faut la respecter », dit-elle. Pierre-Antoine Fournil, photographe et délégué du syndicat des travailleurs corses (STC) va dans le même sens. « C’est une affaire interne qui n’aurait pas dû sortir. C’est un épiphénomène. »
Quand il a pris les rênes du quotidien, M. Brunelli, ancien journaliste de Radio Corse Frequenza Mora a indiqué vouloir faire « le journal des trains qui arrivent à l’heure » et en finir avec les « “unes” anxiogènes et les cadavres en première page ». Le traitement de la criminalité organisée, phénomène pregnant sur l’île, place les journalistes insulaires en contact direct avec cet univers et les soumet à une forte pression.
Un article du printemps dernier relatant le changement de gouvernance à la tête d’une société de mareyage ajaccienne a ainsi laissé perplexe de nombreux rédacteurs et montre pour plusieurs d’entre eux une perte d’expertise sur le sujet. Le nouveau patron, Marc Pantalacci, « se doit d’accompagner l’évolution que connaît le commerce des produits de la mer », expliquait le quotidien, sans préciser que, quelques jours plus tard, cet homme déjà condamné, appartenant au milieu local, devait comparaître en appel au côté de son frère devant la cour d’assises d’Aix-en-Provence pour une triple tentative d’assassinat. Procès qui fut toutefois suivi par le quotidien.
Côté information positive, le journal a aussi ouvert ses colonnes à François Padrona, un entrepreneur à la tête de Corsica Linea – la société de transport maritime entre l’île et le continent –, et des magasins Leclerc en Corse, au moment de l’ouverture, en juin, de l’un de ces hypermarchés aux abords d’Ajaccio. Cet article a beaucoup ému au sein de la rédaction, jusqu’à être évoqué en comité d’entreprise, M. Padrona étant par ailleurs président du consortium des entrepreneurs qui ont investi dans le quotidien.
Depuis l’arrivée de ces derniers, et pour différentes raisons, les soupçons de censure, d’autocensure ou de conflits d’intérêts dans les pages de l’unique quotidien de l’île sont légion et la direction ne paraît pas réussir à les dissiper. De son côté, la rédaction, qui n’a jamais posé les bases de la création d’une société des rédacteurs visant à protéger le contenu éditorial de tout interventionnisme, ne parvient pas à s’exprimer collectivement. L’idée d’une charte dite de « non-ingérence », évoquée au moment de l’arrivée des nouveaux actionnaires, serait toujours à l’étude.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ La légende raconte qu’il y a 80 ans, la lecture à la radio du roman « La Guerre des mondes » évoquant l’invasion de Martiens a semé la panique à travers les Etats-Unis. En réalité, c’est faux.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Un parent d’élève de la banlieue de Lyon s’en était pris à un enseignant qui avait puni sa fille. Il a été condamné à six mois de prison avec sursis.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤                     
                                                

Un père condamné pour violence envers un prof

Un parent d’élève de la banlieue de Lyon s’en était pris à un enseignant qui avait puni sa fille. Il a été condamné à six mois de prison avec sursis.



LE MONDE
 |    30.10.2018 à 10h12
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 12h25
    |

                            Richard Schittly (Lyon, correspondant)








                        


L’affaire a motivé un tweet outré de Jean-Michel Blanquer. Dès le lendemain des faits, le ministre de l’éducation nationale a condamné « avec la plus grande fermeté » la violente gifle assénée à un professeur, au collège Evariste-Galois, à Meyzieu (Rhône), le 2 octobre. L’acte a provoqué deux jours de grève des enseignants de l’établissement, situé à l’est de l’agglomération lyonnaise, dans une ancienne zone située en réseau d’éducation prioritaire.
Lundi 29 octobre, l’affaire a été examinée en comparution immédiate au tribunal correctionnel de Lyon. Libre sous contrôle judiciaire, le père, jugé pour violences aggravées, bredouille des excuses à peine audibles.
« Sur le coup, j’ai pas réfléchi, murmure-t-il.
– C’est ce que disent les jeunes adultes que nous jugeons tous les jours dans ce box, lui fait remarquer la présidente Agnès Vadrot. Quand ce comportement violent émane des parents, on est enclin à s’interroger sur l’état de notre société. »
Livreur et chauffeur VTC, Hadi Hanister, 42 ans, père de deux enfants, n’a effectivement pas pris de recul ce 2 octobre, lorsque sa fille, 13 ans, a appelé sa mère au téléphone à la maison. Selon elle, le professeur de physique-chimie venait de l’expulser de la classe en lui baissant son pantalon pour lui donner une fessée !
Le père a vu rouge, sans s’interroger sur la crédibilité des paroles de sa fille. L’adolescente avait déjà eu des problèmes de discipline à plusieurs reprises. Le père a été convoqué. Elle avait été exclue d’un autre cours la semaine précédente. Sur le chemin du collège, sa fille en a rajouté : « Je suis choquée, tout le monde a vu ma culotte. »

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Glissement sémantique
Le père fonce dans la salle des professeurs, se rue sur l’enseignant, en hurlant : « C’est toi qui as baissé le pantalon de ma fille ? » Et, sans attendre la moindre réponse, lui assène « une gifle monumentale », selon la conseillère principale d’éducation, témoin direct de la scène. « Ça fait vingt-sept ans que je fais ce métier, je n’ai jamais eu d’entretien houleux avec un parent », témoigne à la barre Mustafa Chahboune. Il explique sa tolérance, sa façon d’écouter les élèves, le fait qu’aujourd’hui, il se sent obligé de n’être jamais seul avec un élève pour éviter tout malentendu.
Le professeur a expliqué qu’il avait simplement poussé le dossier de la chaise de l’élève pour l’inciter à sortir de la classe, compte tenu de son comportement intolérable. La voisine de table de la collégienne a confirmé cette version. Entendue par la police, la collégienne a reconnu son exagération. Dans sa nouvelle version, « baissé le pantalon », devenait « tenu par le pantalon ». Le glissement sémantique ne devait pas résonner de la même manière dans l’oreille d’un père.
« A tout le moins, elle n’a pas dit la vérité en appelant sa mère, qu’est-ce qui fait que vous partez bille en tête ? », demande la présidente. « Le fait qu’il y ait atteinte sur ma fille, le fait qu’il pose la main sur elle », répond le père, sans formuler clairement des regrets. M. Hanister a été condamné à six mois de prison avec sursis, et 750 euros de dommages et intérêts. Sa fille reste suspendue de cours en attendant le prochain conseil de discipline.

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                « L’érosion de l’autorité professorale est à lire à l’aune de l’importance qu’a pris le présent dans nos sociétés »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Considérée comme irréfutable, la preuve par l’ADN a donné lieu, selon le professeur Pascal Beauvais, a « un discours idéalisé fondé sur l’objectivité de la science » qu’il est bon de questionner.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤                     
                                                   
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« La preuve génétique bouscule le système judiciaire »

Considérée comme irréfutable, la preuve par l’ADN a donné lieu, selon le professeur Pascal Beauvais, a « un discours idéalisé fondé sur l’objectivité de la science » qu’il est bon de questionner.



LE MONDE SCIENCE ET TECHNO
 |    30.10.2018 à 07h00
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                            Catherine Mary








                        



                                


                            

Pascal Beauvais est professeur de droit et de sciences criminelles à l’université Paris-Ouest-Nanterre, où il codirige le Centre de droit pénal et de criminologie. Il est la fois formé au droit et aux sciences sociales, et a été responsable scientifique d’un des volets du projet Fichier et témoins génétiques, financé par l’Agence nationale de la recherche et dont le colloque de clôture s’est tenu les 11 et 12 octobre à l’Ecole des hautes études en sciences sociales. C’est dans ce cadre qu’il est intervenu pour décrypter le discours de la preuve par l’ADN.
L’ADN est souvent considéré, dans le contexte judiciaire, comme la « reine des preuves ». D’où vient cette expression ? 
Dans le droit pénal français, la preuve génétique bouleverse le régime de véridiction judiciaire, qui repose sur la discussion des preuves et admet une part d’approximation et de conviction. La vérité judiciaire n’est donc pas absolue. Or, avec l’ADN, la véridiction judiciaire s’appuie sur une deuxième forme de vérité, la science, et c’est l’usage combiné de ces deux méthodes qui donne toute sa force à la preuve génétique.
C’est pour cette raison que l’ADN est souvent considéré en droit français comme la « reine des preuves » : établie avec l’objectivité, la rigueur et la rationalité de la science, sa fiabilité s’imposerait au juge. A certaines conditions techniques, la preuve génétique permet en effet d’établir avec une certitude frôlant les 100 % que l’ADN prélevé ou recueilli sur une scène d’infraction correspond à celui d’une personne qui fait partie d’un fichier de données génétiques.
Avec quelles conséquences ?
Cette preuve génétique a donné lieu à un discours idéalisé fondé sur l’objectivité de la science, qui ne laisserait plus de place au doute et au débat contradictoire. Avec ce discours, on sort du régime de preuve relative et contestable, évalué par la justice, admettant une dose de reconstruction et de discussion...




                        

                        


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Enquête à l’université Paris-XIII sur des injures antisémites

Le parquet de Bobigny a ouvert une enquête préliminaire après la plainte d’une étudiante en médecine, pour des injures à caractère racial.



LE MONDE
 |    30.10.2018 à 06h38
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 11h19
    |

            Camille Stromboni








                        



                                


                            
L’affaire a provoqué des condamnations unanimes dans le monde universitaire. Une étudiante en deuxième année de médecine à l’université Paris-XIII, en banlieue parisienne, a dénoncé des propos antisémites dont elle aurait été victime, de la part d’un groupe d’élèves de sa promotion, depuis six mois. Le parquet de Bobigny a ouvert une enquête préliminaire, lundi 29 octobre, confiée à la sûreté territoriale, suite à la plainte de la jeune fille pour injures à caractère racial, déposée une semaine plus tôt.
« On est passé des blagues sur la Shoah à des saluts hitlériens, puis on invente un jeu qui s’appelle le “frispa” [contraction de frisbee et kippa], le lancer de kippa qu’on jette par terre », a raconté l’étudiante de 20 ans au micro d’Europe 1, lundi. « Mais vous, les juifs, vous n’avez pas d’humour, c’est du second degré », lui répondent des étudiants, quand elle leur demande de cesser leurs remarques antisémites.
Informée de la situation le 20 octobre, l’université a immédiatement reçu l’étudiante, puis ses huit camarades visés par les faits, avant d’ouvrir une procédure disciplinaire, et de saisir le procureur de la République, sur la base de l’article 40 du code pénal. D’après une source proche du dossier, les huit étudiants et étudiantes visés, actuellement en deuxième et troisième années de médecine, avec parmi eux des jeunes de toutes confessions, y compris juives, se seraient défendus en assurant que les propos, partagés au sein de groupe de messagerie privés, relevaient de « l’humour noir », qu’ils pratiquent pour « toutes les communautés ».
Classements des étudiants juifs
L’étudiante, qui souhaite rester anonyme, accompagnée par son avocat Me Antonin Péchard, se serait retrouvée « montrée du doigt » et « harcelée », après s’être insurgée contre les propos de ce groupe d’étudiants – initialement son groupe d’amis, dont elle s’est peu à peu éloignée. Un climat tel qu’elle...




                        

                        


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« Bébés sans bras » de l’Ain : un huitième cas identifié

Selon les informations du « Monde », le garçon est né malformé en 2012 dans la petite zone de dix-sept kilomètres de rayon où tous les cas d’ATMS ont été recensés.



LE MONDE
 |    30.10.2018 à 06h37
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 07h24
    |

            Stéphane Foucart








                        


Ce ne sont plus sept, mais huit enfants qui sont nés sans bras, ou sans main, dans l’Ain, entre 2009 et 2014. Selon les informations du Monde, un garçon est né en 2012 d’une famille résidant dans la petite zone de dix-sept kilomètres de rayon, dans laquelle tous les cas d’agénésies transverses du membre supérieur (ATMS) ont été recensés par le Registre des malformations congénitales en Rhône-Alpes (Remera).
Passé jusqu’à présent entre les mailles du filet de la surveillance, ce huitième cas a été officiellement signalé, lundi 29 octobre, à l’agence régionale de santé et à l’agence Santé publique France (SpF), par les responsables du registre.
Le même jour – mais les deux événements sont indépendants –, la procédure de licenciement lancée depuis une semaine à l’encontre des six salariés du Remera a été suspendue. La ministre des solidarités et de la santé, Agnès Buzyn, s’était engagée, le 21 octobre, sur RTL, à assurer la pérennité de l’organisation, menacée par la fin d’une part de ses financements.

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Défaut de signalement
La découverte d’un nouveau cas d’ATMS, non recensé jusqu’à présent, dans cette petite zone située au nord-est de Lyon, est une surprise. « C’est la mère de famille qui m’a spontanément contactée, en fin de semaine dernière, pour s’assurer que son fils avait bien été comptabilisé dans les sept cas recensés dans la zone, explique Emmanuelle Amar, directrice du Remera. Après vérification, son nom était inconnu du registre. L’enfant est né en 2012 et le lieu de résidence est proche du cœur du cluster [agrégat de cas]. »
Les changements de procédures administratives liés à l’informatisation de l’hôpital où est né l’enfant expliquent le défaut de signalement, selon le Remera.
« La croissance de la main droite est comme interrompue au niveau du deuxième métacarpe »
Contactée par Le Monde, la maternité, qui ne souhaite pas que son nom apparaisse, confirme la naissance de l’enfant, « né sans doigts » en 2012. « La consultation du dossier médical montre que la croissance de la main droite est comme interrompue au niveau du deuxième métacarpe, précise Emmanuelle Amar, ce qui est caractéristique d’une agénésie transverse du membre supérieur. »

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Ce nouveau cas devrait relancer le vif débat, qui dure depuis deux ans, entre le Remera et SpF, sur l’interprétation statistique de la situation dans l’Ain. Selon le Remera et son conseil scientifique, le nombre de cas survenus en six années dans cette petite zone est plus de cinquante fois supérieur à ce qui est « normalement » attendu sur un tel territoire et dans la fourchette de temps considérée, laissant suspecter une cause exogène, sans doute environnementale, à ces malformations.
Les conclusions de SpF contestées
Au contraire, selon SpF, qui a rendu son rapport le 4 octobre, la situation n’est pas statistiquement anormale et est vraisemblablement le fait du hasard. Consultés par Le Monde, trois biostatisticiens, dont l’ancien directeur de l’unité de biostatistiques du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), ont cependant contesté les conclusions de SpF, critiquant en particulier le fait que la proximité géographique des cas n’avait pas été prise en compte dans son analyse.
Selon SpF, l’enquête conduite auprès des familles, dans l’Ain mais également en Bretagne et en Loire-Atlantique – où l’agence a reconnu l’existence de situations statistiquement anormales –, aucune cause commune à ces malformations n’a pu être identifiée.

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                Enfants sans bras : les mauvais calculs de Santé publique France



L’affaire n’en restera pas là. « Avec le ministère de l’environnement, nous avons saisi SpF et l’Anses [Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail] pour leur demander d’investiguer d’éventuelles causes environnementales, pas uniquement pour tenter de découvrir une cause précise, ce qui est très complexe, mais au moins pour définir un périmètre de recherches précis », dit-on dans l’entourage d’Agnès Buzyn.
Le ministère de la santé s’est, en outre, engagé auprès des Hospices civils de Lyon – qui hébergent le Remera – à financer le registre, suspendant de facto les procédures de licenciement en cours. Après avoir vu cesser les soutiens financiers de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et de la région Auvergne-Rhône-Alpes, l’organisation, de forme associative, s’apprêtait à cesser son activité au 31 décembre.
Avec l’importante médiatisation de l’affaire, et outre le huitième enfant touché de l’Ain, plusieurs dizaines de cas dispersés sur le territoire national se sont spontanément signalés aux responsables du Remera. « Nous allons désormais tenter de mettre en place une plate-forme d’enregistrement nationale des cas d’ATMS », dit EmmanuelleAmar.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ Un homme de 34 ans a été séquestré et roué de coups pendant plus de deux heures dans la nuit de mercredi à jeudi.
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« J’ai vraiment eu peur de mourir » : enquête à Rouen après une violente agression homophobe

Un homme de 34 ans a été séquestré et roué de coups pendant plus de deux heures dans la nuit de mercredi à jeudi.



Le Monde.fr avec AFP
 |    29.10.2018 à 19h00
 • Mis à jour le
29.10.2018 à 19h30
   





                        



   


Le parquet de Rouen a ouvert une enquête pour agression homophobe, séquestration et extorsion a-t-on appris, lundi 29 octobre, de sources concordantes, à la suite d’une violente attaque survenue dans la nuit de mercredi à jeudi contre un homme de 34 ans.
Interrogé par BFM-TV et Gayviking, Romain, qui présente de nombreux hématomes raconte avoir rencontré avec ses amis deux hommes dans une boîte de nuit : 
« Ce sont des gens avec qui on a un peu dragouillé qui nous ont dit qu’ils étaient hétéros mais après ils ont bu un verre avec nous et on a bien rigolé. » 

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                Des agressions homophobes laissent craindre une « vague de haine »



Alors que ses amis rentrent, Romain part en voiture avec ces deux hommes. Il raconte la suite à BFM-TV :
« Au bout de 200 mètres, le passager détache sa ceinture et monte derrière et il commence à me frapper en me traitant de sale pédé, sale race, tafiole, tantouze. Ça n’arrête pas. Il n’arrête pas de me frapper, me frapper, me frapper. Ma tête tapait contre le carreau et mon corps aussi, c’est pour ça que j’ai de gros hématomes. »
« A force me taper, j’ai essayé de me débattre, de bouger et c’est là que mon portefeuille est tombé et qu’ils ont trouvé ma carte bleue, c’est à ce moment-là qu’ils ont pensé à l’argent », poursuit-il. Il est alors emmené devant un distributeur, où il leur donne trois faux codes. Mais ils parviennent toutefois à retirer 800 euros avec son autre carte bleue. Romain arrive toutefois à s’échapper après plus de deux heures de calvaire. « Ils m’ont dit que ce n’était pas la première fois qu’ils faisaient ça et que si je bougeais, ils me buteraient avec les flingues ou le couteau qu’ils ont dans le coffre, raconte-t-il à Gayviking. J’ai vraiment eu peur de mourir. » 
A la suite de cette agression, dix jours d’incapacité temporaire de travail (ITT) lui ont été prescrits.

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                « Finissez-le, c’est un pédé » : plus d’un millier d’actes homophobes enregistrés en 2017



Manifestation contre l’homophobie
L’association nationale SOS homophobie a dénoncé lundi dans un tweet cette « effroyable agression homophobe » et exprimé « tout son soutien à la victime ». Le 21 octobre, près de 3 000 personnes, selon la police, s’étaient réunies à Paris pour protester contre l’homophobie et les différentes attaques qui avaient lieu ces dernières semaines. Pas une semaine ne se passe sans qu’une victime ne témoigne sur les réseaux sociaux d’une nouvelle agression homophobe, que ce soit à Poitiers, Besançon, Lyon ou encore Paris.
Le 19 octobre, deux hommes qui s’embrassaient dans un VTC ont été frappés par leur chauffeur, dans la capitale. Trois jours plus tôt, Guillaume Mélanie, président d’Urgences Homophobies, une association d’aide aux étrangers LGBT en danger dans leur pays, a été frappé à la sortie d’un restaurant du 2e arrondissement à Paris. Enfin, le 6 octobre, deux hommes ont été agressés par deux personnes alors qu’ils échangeaient un baiser. L’un des auteurs a été condamné à un an de prison ferme.
Le phénomène reste, cependant, difficile à quantifier. Tous les acteurs de terrain s’accordent à évoquer un climat hostile aux homosexuels, avec une recrudescence de passages à l’acte violents. Mais les chiffres de la préfecture de police, obtenus par l’Agence France-Presse (AFP), font, eux, état d’une baisse de 37 % des actes homophobes, recensés à Paris au cours des neuf premiers mois de l’année par rapport à la même période en 2017 – 74 actes contre 118 l’an passé.
Pour le président de SOS Homophobie, « derrière quelques cas médiatisés, il reste énormément de personnes qui ne sont pas entendues et n’osent pas aller dans un commissariat ». Selon le dernier rapport de SOS Homophobie, qui s’appuie sur l’enquête annuelle « Cadre de vie et sécurité » de l’Insee, « seulement 4 % des victimes d’insultes LGBTphobes déposent effectivement plainte », rappelle-t-il.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ L’homme chargé de la protection du directeur de la rédaction de « Charlie Hebdo » a fait l’objet d’un avis défavorable de la part de la DGSI.
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Un policier chargé de protéger Riss écarté pour des soupçons de radicalisation islamiste

L’homme chargé de la protection du directeur de la rédaction de « Charlie Hebdo » a fait l’objet d’un avis défavorable de la part de la DGSI.



LE MONDE
 |    29.10.2018 à 18h36
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 06h38
    |

            Nicolas Chapuis








                        


Un policier chargé de la protection de Riss, le directeur de la rédaction de Charlie Hebdo, a été écarté, il y a au moins un mois, à la suite d’une enquête de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), sur fond de radicalisation islamiste. L’information, révélée par BFM-TV, a été confirmée de source policière au Monde.
Membre du service de la protection (SDLP) – l’unité chargée de la sécurité des hautes personnalités en France –, l’homme a fait l’objet d’un avis défavorable de la part de la DGSI. Les enquêteurs ont notamment relevé des éléments douteux qui justifiaient cette prudence, vu son poste très sensible.
Une des personnalités les plus menacées du pays
Le patron de l’hebdomadaire satirique, où avait eu lieu la tuerie de janvier 2015, reste l’une des personnalités les plus menacées du pays. Avant d’assurer la protection de Riss, ce policier était chargé de la sécurité de l’imam de Drancy, Hassen Chalghoumi, connu pour ses prises de position en faveur du dialogue interreligieux.
C’est une procédure interne qui a déclenché cette enquête. Le chef du SDLP, Frédéric Auréal, a souhaité il y a plusieurs mois que les policiers de son service soient habilités « secret-défense », ce qui nécessite d’avoir l’aval de la DGSI, chargée de délivrer ces avis.
Début 2018, le ministère de l’intérieur avait fait savoir qu’une vingtaine de policiers et une dizaine de gendarmes étaient suivis pour des soupçons de radicalisation (sur un total de près de 280 000 hommes et femmes).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Un prêtre doit comparaître, mardi, pour atteintes sexuelles. Un évêque devait quant à lui être jugé pour non-dénonciation.
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A Orléans, le procès de la pédophilie et du silence de l’Eglise

Un prêtre doit comparaître, mardi, pour atteintes sexuelles. Un évêque devait quant à lui être jugé pour non-dénonciation.



LE MONDE
 |    29.10.2018 à 18h00
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 08h22
    |

            Henri Seckel








                        


C’était l’été 1993, Olivier Savignac avait 13 ans, Philippe Cottin 12, Paul-Benoît Wendling 11. Pierre de Castelet, lui, en avait 44, et ce prêtre venu du diocèse d’Orléans était le directeur du camp de vacances organisé par le Mouvement eucharistique des jeunes à Arthez-d’Asson (Pyrénées-Atlantiques), où les trois garçons étaient venus, comme une quarantaine d’autres adolescents catholiques, pour deux semaines consacrées à la prière et au plein air.
Le jour de son arrivée, une fois ses parents partis, Olivier avait été convoqué par l’abbé de Castelet dans son bureau. Ce dernier souhaitait, disait-il, vérifier que tout était rentré dans l’ordre après une opération au bas-ventre subie par le jeune homme quelques années plus tôt, et il l’avait invité à s’allonger sur un lit et à se déshabiller. Le prêtre prétendait vouloir « voir sa cicatrice ». Il lui avait caressé les parties génitales. Philippe et Paul-Benoît se rappellent, eux aussi, les attouchements sexuels subis au prétexte de « visites médicales ».

        Lire l’enquête :
         

          Journal crypté d’un prêtre pédophile : le procès du silence de l’église



Un prêtre qui s’improvise infirmier
Vingt-cinq ans plus tard, tous trois feront face à Pierre de Castelet, mardi 30 octobre au palais de justice d’Orléans, où ce dernier sera jugé pour « atteintes sexuelles sur mineurs de moins de 15 ans par personne ayant autorité ». Un délai d’un quart de siècle révélateur de la difficulté pour les victimes à oser s’exprimer et de l’inertie au sein de l’Eglise – et des lenteurs de la justice, peu zélée dans cette affaire.
Au total, six garçons ont affirmé aux enquêteurs avoir été confrontés aux agissements du prêtre qui s’était improvisé infirmier. Pas impossible qu’il y en ait eu d’autres, mais l’enquête ne l’a pas démontré. Seuls les trois cités se sont constitués parties civiles.
A l’audience, les faits de pédophilie ne feront pas l’objet de discussion : le prêtre, 69 ans à présent, les a rapidement reconnus. « Il y a vingt ans, expliquait-il lors de sa garde à vue en 2012, j’avais une attirance émotive pour les garçons de 11-13 ans. Je cherchais à entrer dans leur intimité, à être proche d’eux, mais toujours en étant gentil, sans les brusquer, et je ne me rendais pas compte du mal que ça pouvait leur faire. »
Plus intéressants seront sans doute les débats sur la gestion par la hiérarchie ecclésiastique de cette affaire, de toutes les affaires de ce genre, et les mécanismes profonds qui rendent leur révélation si difficile. Aux enquêteurs, l’abbé de Castelet a dit s’être trouvé désemparé devant le manque de soutien ou de conseils de ses supérieurs : « J’étais seul au monde face à ce problème. » Il ne sera pas seul sur le banc des prévenus.
Opiniâtreté des parties civiles
Ce procès de la pédophilie au sein de l’Eglise sera aussi celui du silence qui l’entoure. Aux côtés de Pierre de Castelet se tiendra André Fort, évêque d’Orléans de 2002 à 2010, qui comparaît pour « ne pas [avoir informé] les autorités judiciaires ou administratives » des agissements du prêtre, qu’il n’ignorait pourtant pas.
En juillet 2010 en effet, constatant sur le site Internet des scouts d’Europe que Pierre de Castelet figurait toujours sur la liste des responsables de camps de vacances, Olivier Savignac avait envoyé à Mgr Fort un courrier sans ambiguïté au sujet de l’été 1993 : « Je fais partie des jeunes garçons qui ont subi des attouchements. » Deux mois plus tard, l’évêque lui promettait de soumettre l’abbé à un examen psychologique, et de l’éloigner définitivement des jeunes.
Un an après, Olivier Savignac découvrait que l’abbé de Castelet était pourtant intervenu, en mai 2011, dans une conférence diocésaine à Orléans sur le thème de la pédophilie dans l’Eglise. Nouvelle lettre, au successeur de Mgr Fort cette fois, l’évêque Jacques Blaquart, lequel décidait d’informer le parquet d’Orléans. Pierre de Castelet était mis en examen en 2012. Mgr Fort, mis hors de cause dans un premier temps, le sera à son tour en 2017, résultat de l’opiniâtreté des parties civiles.
« Dissimulation d’agissements pédophiles »
Mgr Fort a fini par admettre avoir su les faits imputés au prêtre, mais a dit ignorer le caractère obligatoire de la dénonciation que cela lui imposait, suggérant qu’Olivier Savignac pouvait porter plainte lui-même, pendant toutes ces années. Les prédécesseurs d’André Fort à l’évêché, Mgr Picandet (1981-1997) et Mgr Daucourt (1998-2002), n’avaient pas non plus estimé utile d’informer la justice, alors qu’ils savaient.

        Lire aussi :
         

                Pédophilie dans l’Eglise : « J’observe encore la tentation de minimiser »



« Mes clients sont toujours croyants, explique Me Edmond-Claude Fréty, avocat des parties civiles, ils souhaitent simplement la fin de cette culture du silence, et d’un système qui fait peser la culpabilité sur les épaules des victimes. Il faut plus de transparence, l’Eglise doit cesser de gérer en interne des choses qui relèvent de la justice pénale. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ Le parquet de Bobigny a ouvert une enquête préliminaire, lundi, après avoir reçu une plainte d’une étudiante de 20 ans.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤                     
                                                

Une étudiante en médecine de l’université Paris-XIII porte plainte pour injures antisémites

Le parquet de Bobigny a ouvert une enquête préliminaire, lundi, après avoir reçu une plainte d’une étudiante de 20 ans.



Le Monde.fr avec AFP
 |    29.10.2018 à 16h17
 • Mis à jour le
29.10.2018 à 17h48
   





                        


Le parquet de Bobigny a annoncé au Monde avoir ouvert une enquête préliminaire, lundi 29 octobre, après avoir reçu une plainte pour injures antisémites d’une étudiante en médecine de l’université Paris-XIII. Selon des informations révélées par Europe 1, la femme de 20 ans raconte avoir fait l’objet de harcèlement à caractère antisémite de la part d’un groupe d’élèves de l’université, notamment dans le cadre de la préparation du week-end d’intégration de la fac de médecine.
« On est passé des blagues sur la Shoah à des saluts hitlériens, puis on invente un jeu qui s’appelle le “freespa”, le lancer de kippa qu’on jette par terre », raconte-t-elle au micro d’Europe 1. « Mais vous, les juifs, vous n’avez pas d’humour, c’est du second degré, on le fait pour tout le monde », lui répondent des étudiants, quand elle leur demande de cesser leurs remarques antisémites.
L’étudiante a ainsi porté plainte, le 20 octobre, dans un commissariat du Val-d’Oise, « pour que ce soit entendu, pour moi, mais aussi pour les personnes qui avaient peur de le dénoncer et pour ceux peut-être qui en ont ri, par besoin d’intégration ou en n’ayant pas compris la gravité des propos ». Toujours selon Europe 1, l’étudiante a joint à sa plainte les captures d’écran d’une conversation Facebook d’étudiants de sa promotion dans laquelle certains « classent les juifs de la promotion avec un chiffre et un commentaire ».
Frédérique Vidal dénonce des faits « inacceptables »
La présidence de l’université a annoncé avoir reçu la jeune femme ainsi que les étudiants mis en cause. « Le président [de l’université] a saisi la commission disciplinaire ainsi que le procureur de la République », ajoute l’université. Le parquet de Bobigny a, pour sa part, confié l’enquête préliminaire à la sûreté départementale de Seine-Saint-Denis.
Ces faits « sont profondément inacceptables », a réagi la ministre de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal, dans un communiqué publié lundi matin. « Au surlendemain de l’attaque antisémite de Pittsburgh aux Etats-Unis, je veux rappeler que les mots aussi peuvent tuer et que les injures et les gestes déplacés ont toujours été les prémices de violences plus grandes encore ». Saluant « le fait que l’université Paris-XIII ait pris les décisions qui s’imposaient dès que les faits ont été connus », la ministre ajoute qu’elle recevra dès lundi le président de l’université « afin de faire le point avec lui sur les dispositifs de prévention mis en place dans son établissement et sur les actions qui peuvent être immédiatement engagées pour mettre fin à ces dérives inacceptables ».
Il y a moins d’une semaine, Mme Vidal avait réuni plusieurs acteurs de la lutte contre le racisme à la suite de la multiplication des tags, graffitis et expressions antisémites dans plusieurs établissements d’enseignement supérieur en 2018. En mars, un local de l’Union des étudiants juifs de France (UEJF) avait été saccagé sur le site de l’université de Tolbiac, à Paris. En septembre, des tags antisémites visaient le président de l’université Grenoble-Alpes ; en octobre, des inscriptions antisémites avaient été retrouvées dans une salle d’études d’une résidence étudiante à HEC ; enfin, la semaine dernière, des croix gammées ont été taguées à la faculté de droit Assas (Paris-II).
Un plan de lutte contre le racisme et l’antisémitisme présenté au printemps par le premier ministre, Edouard Philippe, prévoit le renforcement du réseau des référents racisme-antisémitisme dans les établissements d’enseignement supérieur. Selon le ministère de l’enseignement supérieur, un référent est désormais présent depuis la rentrée dans chaque université.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ L’association de défense des animaux L214 avait filmé en 2016 des conditions d’abattage indignes dans cet établissement des Pyrénées-Atlantiques.
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Prison avec sursis et amendes pour maltraitance « sans nécessité » au procès de l’abattoir de Mauléon

L’association de défense des animaux L214 avait filmé en 2016 des conditions d’abattage indignes dans cet établissement des Pyrénées-Atlantiques.



Le Monde.fr avec AFP
 |    29.10.2018 à 15h38
 • Mis à jour le
29.10.2018 à 20h23
   





                        



L’ancien directeur de l’abattoir de Mauléon (Pyrénées-Atlantiques), où avaient été filmées en mars 2016, par l’association L214, des images de souffrances animales, a été condamné lundi 29 octobre par le tribunal correctionnel de Pau à six mois de prison avec sursis.
Gérard Clémente, condamné pour tromperie (un non-respect du cahier des charges), devra également s’acquitter de près de 200 euros d’amende tandis que l’abattoir en tant que personne morale a été condamné à 10 000 euros d’amende.
Le tribunal, qui a estimé que les conditions d’exercice ne « permettaient pas de faire le travail correctement », en pointant une faute « plutôt imputable à l’employeur », a ainsi suivi les réquisitions du parquet à l’encontre de l’ex-responsable. Les quatre autres prévenus, des employés, sont condamnés à des amendes de 80 à 520 euros pour maltraitance « sans nécessité ».
Images difficilement soutenables
Durant l’audience, des passages de la vidéo de L214, d’une durée totale de deux heures et demie ont été diffusés. Difficilement soutenables, les images montrent des animaux mal étourdis, des moutons saignés encore vivants, des agneaux écartelés vivants…
Pour Benoît Thomé, président de l’association Animal Cross, partie civile, « ce sont des actes très graves et les sanctions ne sont pas à la hauteur ». De son côté, Me Antoine Tugas, avocat de trois salariés, s’est montré satisfait du verdict :
« Le droit est passé. Le message juridique qui a été donné aujourd’hui est un message qui met de côté le dogmatisme, certains esprits chagrins qui ont voulu faire de ce procès un exemple. »
Lors du procès, les employés avaient souligné un manque de personnel dans les périodes les plus tendues, reproché à l’abattoir de mettre à leur disposition des outils défaillants et de n’avoir pas de consignes strictes de leur direction, ce que l’ex-directeur avait contesté. Denise Pombieilh, avocate de l’abattoir, s’est déclarée satisfaite de ces peines « plutôt modérées et justes » et de ce que le tribunal ne soit « pas tombé dans le piège d’être pris en otage par un débat plus global ».
L’association L214, qui milite pour la protection des animaux mais aussi pour l’abolition de la consommation de viande et de tout usage de substance d’origine animale, avait révélé des faits similaires dans les abattoirs d’Alès et du Vigan (Gard). Un ex-employé de l’abattoir du Vigan a d’ailleurs été condamné en avril 2017 à huit mois de prison avec sursis pour actes de cruauté et mauvais traitements sur des animaux.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ Alors que le ministre de l’éducation doit annoncer, mardi 30 octobre, une série de mesures pour lutter contre les violences scolaires, dans une tribune au « Monde », Yannick Trigance, conseiller régional Ile-de-France (PS), met en garde contre une surenchère sécuritaire inefficace.
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Violences scolaires : « Il est grand temps d’écouter les enseignants »

Alors que le ministre de l’éducation doit annoncer, mardi 30 octobre, une série de mesures pour lutter contre les violences scolaires, dans une tribune au « Monde », Yannick Trigance, conseiller régional Ile-de-France (PS), met en garde contre une surenchère sécuritaire inefficace.



LE MONDE
 |    29.10.2018 à 14h51
 • Mis à jour le
29.10.2018 à 19h09
    |

Yannick Trigance (Conseiller régional (PS) Ile-de-France)







                        



                                


                            

Tribune. L’émotion est particulièrement forte après la violence subie par l’enseignante de Créteil. Cette émotion dépasse aujourd’hui ce seul événement et se transforme en une « libération » de la parole des enseignants avec l’apparition du hashtag « #PasdeVague ».
Aussi convient-il d’apporter des réponses à ce malaise, en s’appuyant sur un état des lieux aussi objectif que possible et sans en rester au stade des généralisations telles que « la dérive des jeunes », « l’absence de respect » ou encore « la perte de repères ».
Un élève sur dix harcelé
Depuis plusieurs années, toutes les enquêtes concernant la violence scolaire montrent que, malgré les alternances politiques, la politique engagée depuis 2010 marque des points. Le ministre de l’éducation lui-même a d’ailleurs reconnu que la violence scolaire n’augmente pas, ce que confirment différentes enquêtes ministérielles, tout comme l’enquête Pisa 2015.
De même, la lutte contre le harcèlement scolaire porte ses fruits – un élève sur dix est harcelé, ce qui est encore trop, selon les enquêtes d’Eric Debarbieux, expert reconnu internationalement, ancien délégué ministériel chargé de la prévention de la lutte contre les violences en milieu scolaire –, le taux de victimisation a baissé et globalement la France est plutôt bien placée dans la lutte contre le harcèlement.

De plus, il est à noter que, toujours selon les études d’Eric Debarbieux, l’éducation nationale n’est pas laxiste au sens où le volume des expulsions temporaires est important au point que, comme l’a montré Benjamin Moignard, codirecteur de l’Observatoire universitaire international éducation et prévention, il existe dans certains départements l’équivalent d’un collège fermé chaque jour par rapport au nombre d’exclusions prononcées.
Face à ce diagnostic objectif qui permet de dépasser le seul facteur émotionnel, il y a urgence à écouter les enseignants. Et le constat est alarmant : ces...




                        

                        

