<FILE-date="2018/10/30/18">

<article-nb="2018/10/30/18-1">
<filnamedate="20181030"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181030"><AAMMJJHH="2018103018">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-1"> ¤ A cause des grandes marées et du mauvais temps, Venise connaît un des plus importants épisodes d’« acqua alta » depuis un siècle.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-1"> ¤ 
<article-nb="2018/10/30/18-2">
<filnamedate="20181030"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181030"><AAMMJJHH="2018103018">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-2"> ¤ La chancelière allemande ne briguera pas de nouveau mandat en 2021. Notre journaliste à Berlin a analysé ces annonces en répondant à vos questions.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-2"> ¤                      En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   Fermer la bannière d’avertissement sur les cookies            Consulterle journal     Navigation       Le Monde - retour à la une        Se connecterSe connecter  S’abonner                         À la une   En continu   Actualités    En ce moment    Italie    Donald Trump    Brexit    Arabie saoudite    Brésil    Climat    Immigration en Europe    Les décodeurs    Harcèlement sexuel    Toute l’actualité en continu     Actualités    International   Politique   Société   Les Décodeurs   Sport   Planète   Sciences   M Campus   Le Monde Afrique   Pixels   Médias   Santé   Big Browser   Disparitions         Économie      Économie   Économie mondiale   Économie française   Emploi   Argent & placements   Tribunes éco   Smart cities                      Entreprises  IBM achète l’éditeur de logiciels Red Hat pour 34 milliards de dollars                    Économie  A Berlin, le mouvement « Fuck off Google » plus fort que Google                    Chronique   Article réservé à nos abonnés « La tempête boursière essuyée par Valeo tient aux vents mauvais qui soufflent sur le marché automobile »   Jean-Michel Bezat                      Tribune   Article réservé à nos abonnés Processus d’évaluation : « Etre premier en ordre de passage vous pénalisera »   Charles Cuvelliez Professeur à l’Ecole polytechnique de l'université libre de Bruxelles (ULB)              Vidéos      Vidéos   Les explications   Les séries                      02:06     Amériques  Brésil : la foule célèbre la victoire de Bolsonaro avec l’armée                    01:31     Disparitions  La première télé de Philippe Gildas à l’ORTF                    06:04     Amériques  Comment Jair Bolsonaro est devenu président du Brésil                    05:54     Télévisions & Radio  « La Guerre des mondes », ou la fausse panique collective de 1938             Opinions      Opinions   Editoriaux   Chroniques   Analyses   Tribunes   Blogs                      Tribune   Article réservé à nos abonnés Au Brésil, « Bolsonaro a été élu avec une forte proportion de votes des fidèles évangéliques »   Luiz Felipe de Alencastro Professeur à l’école d’économie de Sao Paulo-FGV, professeur émérite de Sorbonne Université                     Tribune   Article réservé à nos abonnés Brésil : « Face au risque Bolsonaro, la vigilance des observateurs internationaux sera cruciale »   Antoine Acker Historien                     Chronique   Article réservé à nos abonnés Le « mégafichier », mythe de l’infaillibilité informatique   Gilles Dowek, chercheur à l’Inria et enseignant à Paris-Saclay                      Éditorial  Trump exacerbe la mortifère chasse aux boucs émissaires             Culture      Culture   Cinéma   Télévision   Livres   Musiques   Arts   Scènes                      Cinéma   Article réservé à nos abonnés Freddie Mercury au bord de la canonisation avec « Bohemian Rhapsody »                    Livres   Article réservé à nos abonnés Alaa El Aswany : « La révolution a changé les gens »                    Télévisions & Radio  « Capitaine Marleau » : un peu mais pas trop…                    Télévisions & Radio  « The Walking Dead », à bout de souffle             M le mag      M le Mag   L'actu   L'époque   Le style   Gastronomie   Voyage   Mode   Les Recettes du Monde                      Chronique  Pourquoi, et par quoi, remplacer un pénis ?   Maïa Mazaurette                      Actu   Article réservé à nos abonnés Adèle Haenel, le jeu sacré                    L'époque   Article réservé à nos abonnés S’aimer comme on se quitte : « J’ai tout raconté à mon mari »                    L'époque   Article réservé à nos abonnés Petit épeautre, graine à tout faire             Services    Services   Guides d'achat   Codes Promo   Formation professionnelle   Cours d'anglais   Cours d'orthographe et grammaire   Conjugaison   Dictionnaire de citations   Annonces auto   Annonces immo   Jardinage   Jeux   Paroles de chansons       Suppléments partenaires  Les clés de demain Les métiers de demain Avenir numérique Croisières d'exploration    Services Le Monde  Évènements abonnés Le Monde Festival Boutique Le Monde Newsletters   Decodex Données du Monde Le Club de l'économie         Recherche                                      Europe        Avec le départ annoncé de Merkel, « l’extrême droite allemande perd son ennemie préférée »  La chancelière allemande ne briguera pas de nouveau mandat en 2021. Notre journaliste à Berlin a analysé ces annonces en répondant à vos questions.       Publié aujourd’hui à 13h00, mis à jour à 15h50   Lecture 5 min.     Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter   Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail                        A Berlin, le 29 octobre. TOBIAS SCHWARZ / AFP             Chancelière depuis treize ans, chef de la CDU depuis dix-huit ans, Angela Merkel a annoncé, le 29 octobre, qu’elle abandonnera la direction du parti conservateur en décembre et qu’elle ne briguera pas de nouveau mandat en 2021. Cette annonce rebat les cartes politiques en Allemagne : elle lance la guerre de succession à la CDU à l’approche d’une année 2019 marquée par le scrutin européen, mais aussi par des élections dans quatre Länder.          La journaliste du Monde à Berlin, Cécile Boutelet, a analysé la situation avec les internautes.          Val : Bonjour et merci pour ce tchat ! Comment Angela Merkel peut-elle espérer rester chancelière jusqu’en 2021 sans contrôler la CDU ?          Cécile Boutelet : Bonjour ! Tout dépend de sa capacité à relever deux défis. Le premier, c’est de travailler en bonne harmonie avec ses partenaires de coalitions – la CSU, parti conservateur bavarois qui l’a beaucoup gênée ces derniers mois sur la question de l’immigration – et le SPD (sociaux-démocrates). Les deux partis ont essuyé de lourdes défaites et ont compris que les Allemands les ont sanctionnés pour leurs conflits permanents depuis sept mois, et qu’il fallait y mettre fin et travailler en meilleure intelligence à partir du contrat de coalition.            Deuxième impératif : s’entendre avec le prochain ou la prochaine présidente de la CDU. Une personnalité en opposition avec elle compliquerait fortement les choses.          Jules : Qui est favori pour prendre la place de Merkel à la tête de son parti ?          Trois candidats se sont manifestés depuis hier : Annegret Kramp-Karrenbauer, Jens Spahn et Friedrich Merz. Angela Merkel a pris soin de ne pas se prononcer, mais il va de soi qu’Annegret Kramp-Karrenbauer (alias « AKK ») est sa préférée. Les deux femmes s’entendent très bien, et leur duo devrait être efficace au parti et à la chancellerie. Sur l’Europe, AKK est encore une « page blanche », disent les journaux allemands, ce qui faciliterait grandement les arbitrages avec les partenaires européens.          AKK est arrivée en février seulement sur la scène politique fédérale, après une carrière régionale dans le Land de Sarre. Aux dernières élections dans cette région, en mars 2017, elle a obtenu un excellent résultat – 40,7 %. Après cela, Angela Merkel lui a proposé de devenir secrétaire générale de la CDU, ce qu’elle a accepté avec enthousiasme. Depuis, elle est beaucoup apparue dans la presse nationale et son image est bonne.             Article réservé à nos abonnés  Lire aussi  Le crépuscule d’Angela Merkel             En revanche, les deux autres candidats se sont illustrés par leurs critiques frontales envers Angela Merkel. Jens Spahn, 38 ans, veut un tournant conservateur. Friedrich Merz, 62 ans, a quitté la vie politique en 2009 et a mené depuis une carrière d’avocat d’affaires. Cela lui vaut les faveurs de l’aile libérale conservatrice de la CDU. Mais il siège au conseil de surveillance de grands groupes, et cette proximité extrême avec les milieux d’affaires peut effrayer beaucoup d’électeurs.          Lilou : Quelle image les Allemands garderont-ils d’Angela Merkel ? Quelles décisions marquantes a-t-elle prises en tant que présidente de la CDU ?          Les Allemands resteront très attachés à Angela Merkel, qui a toujours d’excellents résultats dans les sondages d’opinion. Elle est restée très humble et simple, qualités très appréciées de larges franges de la population.          En tant que présidente de la CDU, elle a amorcé une modernisation du parti : on lui doit une politique familiale qui a favorisé la création de crèches et donc a permis à beaucoup de femmes de travailler. Elle a aussi pris plusieurs décisions surprenantes comme l’abolition du service militaire, marqueur traditionnel de la CDU, ou l’abandon du nucléaire.          Sa politique d’accueil des réfugiés continue de lui valoir les voix des électeurs chrétiens. C’est une donnée très importante, on l’a vu en Bavière : beaucoup de chrétiens ont reproché à la CSU son tournant à droite, antimigrants. Ils ont reporté leurs voix sur les Verts.             Lire aussi  Allemagne : les trois années qui ont affaibli Angela Merkel             Maxrocket : Cette décision représente-t-elle un risque pour l’Union, qui voit monter les populismes ?          Les populismes sont en progression partout en Europe, et la présence de Mme Merkel n’a pas empêché le parti d’extrême droite populiste AfD d’entrer en force au Bundestag en 2017, avec 92 sièges. Après le scrutin de dimanche en Hesse, le parti est représenté dans tous les parlements régionaux allemands. Avec ou sans Merkel, la tendance est donc là.          Martin : Quels peuvent être les effets du retrait de Merkel sur les scores de l’AfD ?          Le parti est désormais privé de son ennemie préférée. La figure d’Angela Merkel fonctionnait d’autant mieux comme repoussoir qu’elle vient de l’Est, où l’AfD enregistre ses meilleurs scores. Elle concentrait les frustrations de ceux qui espéraient davantage de considération de la part d’une « des leurs » et qui incarne la politique d’accueil des réfugiés, très impopulaire à l’Est.          Il est donc possible que l’AfD accuse le coup de la perte de cette ennemie idéale. Mais comme elle reste chancelière jusqu’en 2021, rien ne dit que cet effet fonctionne pour les élections en Saxe, en Brandebourg et en Thuringe à l’automne prochain.           « Des élections législatives anticipées seraient périlleuses pour les sociaux-démocrates »          Jim : Est-il possible que cela pousse les franges les plus conservatrices de la CDU et de la CSU à faire scission et s’allier avec l’AfD ?          Non, la CDU et la CSU ont toujours marqué leurs distances avec l’AfD, les récents événements à Chemnitz, où l’AfD a défilé avec les néonazis, ont conforté les deux partis dans cette décision.          PenseurAgité : En quoi le départ annoncé de Mme Merkel fragilise-t-il Macron et sa politique européenne ?          Angela Merkel est présente dans la vie politique européenne depuis treize ans, elle a vécu les grandes crises de l’Union, comme la crise grecque ou celle des réfugiés. Elle a beaucoup d’expérience et avait un positionnement plutôt centriste par rapport à sa famille politique. L’aile droite de la CDU a beaucoup critiqué ses positions sur l’euro. Un président de la CDU plus conservateur pourrait compliquer certaines décisions.          Angela Merkel et Emmanuel Macron ont signé cet été la déclaration de Meseberg sur ce qu’ils veulent atteindre en Europe : plus d’intégration dans la politique extérieure et dans la zone euro. Si l’aile droite de la CDU remporte la présidence du parti, les négociations seront compliquées. Un Jens Spahn ou un Friedrich Merz ne seront sans doute pas favorables à l’idée d’un budget de la zone euro.          Arthur : Le SPD a-t-il pris une décision quant à son maintien dans la coalition ?          Les sociaux-démocrates avaient annoncé qu’au vu des résultats catastrophiques obtenus en Bavière et en Hesse, ils réévalueraient à la mi-mandat l’opportunité de leur participation au gouvernement – c’est-à-dire fin 2019 ou début 2020. Mais des élections législatives anticipées seraient périlleuses pour le SPD, qui a besoin de temps pour se reconstruire et identifier des lignes claires sur les sujets d’avenir, comme le climat, les retraites, l’immigration ou encore le rôle de l’Etat social.          Selon un sondage du 28 octobre, 64 % des personnes interrogées ne comprennent pas les convictions du SPD. C’est un résultat très grave pour un grand parti qui veut peser. Il préfère avoir à montrer des réformes réussies plutôt que se présenter trop rapidement devant des électeurs qui le fuient actuellement, au profit des Verts, de la gauche radicale Die Linke ou de l’AfD.             Lire aussi  Elections dans la Hesse : le « réalisme » réussit aux Verts allemands                                   Annonces automobiles avec La Centrale           RENAULT MODUS 6290 € 37           RENAULT GRAND SCENIC 21990 € 59           AUDI S4 22900 € 34      Recherche                       Voir les réactions      Dans la même rubrique                 Accord européen pour réduire la TVA sur les publications numériques  Les 28 pays membres de l’UE sont parvenus, mardi, à un accord pour pouvoir réduire la TVA des publications numériques, comme c’est le cas pour leurs équivalents imprimés.                         Article réservé à nos abonnés Viktor Orban essuie une défaite en Europe de l’Est  Les opposants au premier ministre hongrois se sentent confortés par le vote des eurodéputés en faveur de l’article 7, permettant de sanctionner Budapest.                       Article réservé à nos abonnés Brexit : Boris Johnson affronte Theresa May en l’accusant de capituler face à l’UE  En l’accusant d’avoir sanglé le pays dans une « ceinture d’explosifs », l’ex-ministre des affaires étrangères joue la surenchère verbale, au risque de fracturer le Parti conservateur                        Prise d’otage à Cologne : la police n’exclut pas un attentat  L’homme à l’origine de la prise d’otage dans la gare de Cologne lundi s’est réclamé du groupe Etat islamique.                      A Munich, les conservateurs de la CSU veulent se démarquer de l’extrême droite  A un mois des élections régionales, les responsables de l’Union chrétienne-sociale ont choisi de lisser leur discours lors de leur congrès.                        Pour Alexis Tsipras, la Grèce « reprend aujourd’hui en main son destin »  Le premier ministre grec s’est félicité de la sortie du pays de son dernier plan de renflouement financier et de neuf ans de crise de la dette, avec quelques références mythologiques.                      En Suède, le Parlement démet le premier ministre social démocrate Stefan Löfven  La coalition de centre droit et l’extrême droite ont uni leurs voix mardi pour démettre le premier ministre Stefan Löfven affaibli par les dernières législatives.                        Espagne : la famille Franco s’occupera du corps du dictateur espagnol s’il est exhumé  Le gouvernement espagnol souhaite retirer le Caudillo du mausolée où il se trouve et créer un mémorial aux victimes de la guerre civile sur le site.                      Grèce : un ministre démissionne après les incendies meurtriers  Cible des critiques après la mort de 88 personnes, Alexis Tsipras a accepté la démission du ministre adjoint de la protection des citoyens.                         Article réservé à nos abonnés En Bavière, la CSU prend ses distances avec l’extrême droite  La parti conservateur bavarois, en perte de vitesse, cible désormais l’AfD, à trois semaines des élections régionales.                      A Barcelone, Manuel Valls repart de zéro  L’ex-premier ministre français reste encore méconnu de nombreux Barcelonais. Dans la capitale catalane, il est perçu comme un candidat de la droite.                        Italie : vaste incendie en Toscane, des centaines de personnes évacuées  Le feu s’est déclaré en fin de soirée lundi dans la région très boisée du Monte Serra, près de Pise. L’incendie s’est rapidement étendu en raison du vent.               

<article-nb="2018/10/30/18-3">
<filnamedate="20181030"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181030"><AAMMJJHH="2018103018">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤ Danske Bank, la première banque danoise et l’établissement financier scandinave Nordea sont mis en cause dans une affaire de blanchiment d’argent.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤                     
                                                   
édition abonné


La Scandinavie touchée par un scandale bancaire

Danske Bank, la première banque danoise et l’établissement financier scandinave Nordea sont mis en cause dans une affaire de blanchiment d’argent.



LE MONDE ECONOMIE
 |    30.10.2018 à 12h30
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 13h47
    |

            Anne-Françoise Hivert (Malmö (Suède), correspondante régionale)








                        



                                


                            

Depuis le 19 septembre et la publication du rapport du cabinet d’avocats Bruun & Hjejle, mandaté par la Danske Bank pour faire la lumière sur une des plus grosses affaires de blanchiment d’argent en Europe, le scandale ne cesse de connaître de nouveaux rebondissements. Dans la tourmente désormais : la Nordea, principale banque de Scandinavie, rattrapée par les révélations concernant la filiale estonienne de la Danske Bank, soupçonnée d’avoir couvert, entre 2007 et 2014, le transit de 200 milliards d’euros suspects, provenant de Russie et de l’ex-bloc soviétique.
Le 17 octobre, le parquet financier suédois a confirmé avoir enregistré une plainte contre Nordea, pour fraude, faux et blanchiment. A l’origine des accusations, Bill Browder, le dirigeant du fonds Hermitage Capital, basé au Royaume-Uni. L’investisseur, spécialisé dans la traque des flux de capitaux sortant de la Russie, affirme avoir identifié 365 comptes en Suède, au Danemark, en Finlande et en Norvège, où auraient transité 175 millions de dollars (154 millions d’euros), connectés à la succursale estonienne de la Danske Bank et à la banque lituanienne Ukio Bank.
Une seconde plainte a été déposée le 22 octobre, auprès des autorités finlandaises, visant 500 comptes de la branche finlandaise de la Nordea, où auraient transité 205 millions d’euros, également liés à la filiale estonienne de la Danske Bank et à l’Ukio Bank. La Nordea, qui a transféré son siège social de Stockholm à Helsinki début octobre, a assuré qu’elle collaborait avec les autorités. Mais son PDG, le Finlandais Casper von Koskull, a mis en garde, le 24 octobre, contre une « chasse aux sorcières ».
28 000 clients ont déserté la Danske Bank durant le premier semestre 2018
Pour sa part, la Danske Bank fait désormais l’objet de plusieurs enquêtes judiciaires, diligentées par les autorités danoises, estoniennes et britanniques. Elle est également dans le collimateur de la justice américaine, ce qui pourrait...




                        

                        


<article-nb="2018/10/30/18-4">
<filnamedate="20181030"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181030"><AAMMJJHH="2018103018">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤ Situé dans le centre de la ville, le quartier compte plus de 660 logements vides.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤                     
                                                   
édition abonné


A Barcelone, le quartier du Raval entre « narcosquats » et spéculation

Situé dans le centre de la ville, le quartier compte plus de 660 logements vides.



LE MONDE ECONOMIE
 |    30.10.2018 à 11h55
    |

            Sandrine Morel (Barcelone, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

C’est la plus grande opération menée à Barcelone contre les « narcosquats » du quartier du Raval, ces appartements transformés en supermarchés de la drogue, en particulier de l’héroïne, situé en plein centre historique. Plus de 700 Mossos d’Esquadra – la police régionale catalane, une centaine de policiers municipaux et un hélicoptère ont été déployés lundi 29 octobre au matin. A l’issue d’une quarantaine de perquisitions, 27 lieux de vente ont été fermés, dont 7 ont été murés pour qu’ils ne soient pas occupés de nouveau, et 55 personnes ont été arrêtées, parmi lesquelles des chefs de clan dominicains soupçonnés de contrôler l’approvisionnement en drogue.
De quoi en finir avec les « narcopisos » du Raval ? C’est peu probable. Depuis 2017, plus d’une centaine de ces appartements ont été démantelés et 130 personnes arrêtées, sans que cela mette un terme à un phénomène qui a pris de l’ampleur ces deux dernières années. Les associations de riverains rappellent qu’ils ont dénombré plus de 60 « narcopisos » actifs dans le quartier : il en resterait plus d’une trentaine. Surtout, l’une des principales causes du problème demeure la grande quantité de logements vides – plus de 660 recensés par la mairie et près d’un millier selon les associations –, dont les deux tiers (63 %) appartiennent à des banques ou des fonds d’investissement.
« Le Raval a toujours présenté un certain degré de conflictualité et une problématique liée à la drogue, rappelle Gala Pin, conseillère municipale du district de Ciutat Vella, le centre historique de Barcelone. S’y sont ajoutées des macro-opérations policières dans d’autres quartiers qui ont poussé les trafiquants à se déplacer et à chercher des lieux fermés. Or le Raval est un quartier situé en plein centre, très visité, avec une forte population flottante et un parc important de logements vides et en mauvais état. »
Forte hausse des prix
Bordant la Rambla, débouchant sur le port, abritant...




                        

                        


<article-nb="2018/10/30/18-5">
<filnamedate="20181030"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181030"><AAMMJJHH="2018103018">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤ Après huit ans de restrictions, le pays profite d’une cagnotte fiscale inattendue pour reprendre les dépenses.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Au Royaume-Uni, la fin de l’austérité pour le dernier budget avant le Brexit

Après huit ans de restrictions, le pays profite d’une cagnotte fiscale inattendue pour reprendre les dépenses.



LE MONDE
 |    30.10.2018 à 11h48
    |

            Charlotte Chabas (Londres, intérim)








                        



   


Comment construire un budget annuel, à cinq mois d’un événement dont on ignore encore tout, sinon qu’il va résolument changer la donne ? A défaut d’être devin, le chancelier de l’Echiquier, Philip Hammond, a pu compter sur un certain alignement des astres, lundi 29 octobre, à l’heure de présenter son dernier budget avant le Brexit.

        Lire aussi :
         

                Brexit : une fois le divorce signé, le plus dur commencera



A rebours de sa dernière prévision, l’Office for Budget Responsibility (OBR), l’organisme semi-indépendant chargé de surveiller les finances du royaume, lui a offert un joli cadeau, revoyant à la hausse la croissance attendue pour 2019 à 1,6 % au lieu de 1,3 %. Grâce à une activité économique plus forte qu’attendu et de meilleures recettes fiscales, le gouvernement pourra compter sur 13 milliards de livres, soit 14,6 milliards d’euros, supplémentaires sur l’exercice 2018-2019.
Cette cagnotte fait souffler un parfum d’épicurisme sur la Chambre des communes. Tant pis pour l’assainissement des finances publiques, l’heure est à cueillir l’instant. Pour contrer les promesses dispendieuses des travaillistes, Theresa May avait promis de desserrer les cordons de la bourse pour redonner un peu d’air à des services publics asphyxiés. « L’ère de l’austérité est en train de se terminer mais la discipline sera maintenue », a confirmé M. Hammond.
Coup de pouce pour la santé
Qui profitera des générosités gouvernementales, après huit années de restrictions budgétaires ? Mme May s’y était engagée en juin : le National Health Service (NHS), service de santé public, devrait recevoir la plus grosse enveloppe, avec 20,5 milliards de livres par an d’ici à 2024. Deux milliards de livres supplémentaires seront en outre consacrés aux maladies mentales.
Cette augmentation annuelle de 3,4 % reste inférieure à celle qu’a connue en moyenne le NHS depuis sa création, voilà soixante-dix ans. Mais elle représente un coup de pouce bienvenu dans un secteur en extrême souffrance, qui avait dû renoncer l’hiver dernier à des milliers d’opérations non urgentes faute de moyens.
Pour le reste, M. Hammond a annoncé pêle-mêle une aide aux petits commerces sous forme d’une baisse d’impôt de 900 millions de livres par an, le gel des taxes sur l’essence, un milliard de livres supplémentaire pour le ministère de la défense, ou encore 420 millions de livres contre cet universel fléau routier : le nid-de-poule. Même la pinte de bière devrait baisser de deux pences, à la faveur d’un gel des taxes sur certains alcools, dont le whisky ou le gin.
Régulièrement menacé de suppression devant le fiasco de sa mise en place, le « crédit universel », cette fusion de six allocations lancée en 2010 et qui inspire Emmanuel Macron pour son revenu universel d’activité, se verra allouer près de 1,7 milliard de livres sur cinq ans. Les écoles recevront 400 millions de livres pour couvrir « tous les petits extras dont elles ont besoin », selon M. Hammond. « Des professeurs, par exemple ? », ont raillé des députés de l’opposition, dont le chef de file, Jeremy Corbyn, a dénoncé des « saupoudrages en trompe-l’œil ». 
Une taxe sur les géants du Net
Pour financer ces mesures, M. Hammond ne compte pas que sur la cagnotte fiscale. « Phil le comptable » a annoncé la création d’une taxe sur les géants du Net, à compter d’avril 2020. Elle devrait être calculée sur le chiffre d’affaires, et pourrait permettre de récolter 400 millions de livres par an. Difficile de ne pas y voir une flèche adressée à Bruxelles, qui piétine toujours à convaincre les 27 de s’accorder sur le sujet.
C’est que Londres se sait observé de près pour ce dernier budget avant de couper les ponts avec l’Union européenne. Dans son discours de quatre-vingts minutes, Philip Hammond, partisan d’un « soft Brexit », a rappelé combien ces bons indicateurs économiques étaient fragiles. Selon le National Institute of Economic and Social Research, la croissance du pays pourrait tomber de 1,9 % à 0,3 % en 2019 en cas de « no deal ». Quand, au contraire, un accord bien négocié avec Bruxelles pourrait permettre au pays de « doubler les dividendes du Brexit », veut croire M. Hammond. « Je suis confiant mais je ne suis pas complaisant. Donc nous continuerons à nous préparer à toutes les éventualités », a-t-il prévenu.
Un rappel très clair adressé aux députés de la très courte majorité. S’ils se risquent à ne pas soutenir Theresa May dans son plan dit « de Chequers », tous risquent de se retrouver en urgence au printemps 2019 pour un nouveau budget anticipé. Il ne serait plus question, alors, de prodigalité.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/30/18-6">
<filnamedate="20181030"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181030"><AAMMJJHH="2018103018">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤ La frontière entre les deux pays a été ouverte le 11 septembre après vingt ans de fermeture. Depuis, plus de 14 000 migrants ont été enregistrés en Ethiopie.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤         

Reportage

Dans les villes éthiopiennes frontalières de l’Erythrée, « l’affluence de réfugiés ne tarit pas »

La frontière entre les deux pays a été ouverte le 11 septembre après vingt ans de fermeture. Depuis, plus de 14 000 migrants ont été enregistrés en Ethiopie.

Par                                            Emeline Wuilbercq (Zalambessa, Ethiopie, envoyée spéciale)




LE MONDE
              datetime="2018-10-30T10:54:19+01:00"

        Le 30.10.2018 à 10h54

     •
              itemprop="dateModified"
          datetime="2018-10-30T18:31:11+01:00"

        Mis à jour le 30.10.2018 à 18h31






    
Début octobre 2018, du côté éthiopien de la frontière avec l’Erythrée, réouverte le 11 septembre.
Crédits : MICHAEL TEWELDE / AFP


Teddy (le prénom a été modifié) est sur le départ. Ce jeune Erythréen à peine majeur n’a qu’une envie : rejoindre son père aux Etats-Unis. Originaire d’Asmara, la capitale, il a traversé la frontière « le plus vite possible » quand le premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, et le président érythréen, Isaias Afwerki, ont décidé de la démilitariser et de l’ouvrir, le 11 septembre.
Cette mesure a donné le signal du départ pour sa famille, qui compte désormais sur la procédure de regroupement familial pour parvenir outre-Atlantique. Ce matin de fin octobre, sa mère et ses trois frères patientent à Zalambessa, ville frontière côté éthiopien, comme 700 autres Erythréens répartis dans 13 autobus en partance pour le centre de réception d’Endabaguna, à environ 200 km à l’ouest, la première étape avant les camps de réfugiés.
« Là-bas, il n’y a plus de jeunes »
L’ouverture de la frontière a permis aux deux peuples de renouer des relations commerciales. Mais elle a aussi créé un appel d’air, entraînant un afflux massif de migrants en Ethiopie. Selon des chiffres du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), près de 15 000 Erythréens ont traversé la frontière les trois premières semaines. Certains d’entre eux sont simplement venus acheter des vivres et des marchandises ou retrouver des proches perdus de vue depuis la guerre. Mais la plupart ont l’intention de rester. « Je n’ai pas envie de rentrer à Asmara. Là-bas, il n’y a plus de jeunes : soit ils sont partis, soit ils sont morts en mer, soit ils sont ici », poursuit Teddy.

        Lire aussi :
         

                Addis-Abeba et Asmara signent en Arabie saoudite un accord consolidant leur réconciliation



Chaque année, des milliers d’Erythréens fuient leur pays, depuis longtemps critiqué par les organisations de défense des droits humains pour le recours à la détention arbitraire, la disparition d’opposants et la restriction des libertés d’expression et de religion. La perspective d’être enrôlé à vie dans un service militaire obligatoire, jusque-là justifié par la menace du voisin éthiopien, a poussé une grande partie de la jeunesse sur la route de l’exil. Pour l’heure, l’accord de paix entre les deux pays n’a pas fait changer d’avis les candidats au départ, au contraire.

        Lire aussi :
         

                A Addis-Abeba, le président érythréen promet de lancer son pays sur « la voie de la prospérité »



Depuis plusieurs semaines, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) fait des allers-retours entre le centre d’Endabaguna et Zalambessa et Rama, les deux principaux points de passage grâce auxquels traverse la grande majorité des nouveaux arrivants – surtout des femmes et des enfants. « L’affluence ne tarit pas », explique un humanitaire. Près de 320 personnes franchiraient la frontière quotidiennement, soit six fois plus qu’avant. Côté érythréen, les militaires tiennent un registre des départs, mais le contrôle s’arrête là.
Une situation « critique »
Après leur enregistrement au centre d’Endabaguna, les migrants seront répartis dans des camps. Plus de 14 000 arrivants ont été recensés depuis l’ouverture de la frontière. « L’un des camps est saturé », confie le même humanitaire. Quant au HCR, il juge la situation « critique ». Cette nouvelle donne risque d’accentuer la pression sur l’Ethiopie, qui compte déjà près d’un million de réfugiés, dont aujourd’hui plus de 175 000 Erythréens, et voit augmenter le nombre de déplacés internes : ceux-ci sont environ 2,8 millions à travers le pays.
Si la visite du premier ministre éthiopien à Paris, Berlin et Francfort, du lundi 29 au mercredi 31 octobre, se voulait à dominante économique, la lancinante question migratoire a forcément plané sur les discussions. Et l’Europe, qui cherche à éviter les départs du continent africain, a trouvé en Abiy Ahmed un allié, puisque l’Ethiopie prévoit d’intégrer davantage les réfugiés en leur accordant bientôt des permis de travail et des licences commerciales. C’est l’un des objectifs du « cadre d’action globale pour les réfugiés » imaginé par les Nations unies. Addis-Abeba doit confier à cette population déracinée une partie des 100 000 emplois créés dans de nouveaux parcs industriels construits grâce à un prêt de la Banque européenne d’investissement et aux subventions du Royaume-Uni et de la Banque mondiale.

        Lire aussi :
         

                En Ethiopie, les réfugiés érythréens craignent un retour forcé



En attendant, à Zalambessa, les nouveaux arrivants devront passer une ou plusieurs nuits dans un refuge de fortune en tôle, près de la gare routière. Ils sont des centaines à y dormir. Adiat et Feruz, deux jeunes femmes coquettes, viennent de déposer leurs gros sacs. Autour d’elles, de nombreux migrants s’enregistrent pour ne pas rater les prochains bus. « Notre pays est en train de se vider. Dans mon village, il n’y a plus personne », lâche, amère, Feruz, qui rappelle que beaucoup d’Erythréens sont partis avant l’ouverture de la frontière, illégalement. Elle se dit prête à sacrifier une ou deux années dans un camp de réfugiés avant d’obtenir, peut-être, le droit d’aller vivre en Europe, son rêve. La perspective de devenir ouvrière en Ethiopie est moins séduisante.


<article-nb="2018/10/30/18-7">
<filnamedate="20181030"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181030"><AAMMJJHH="2018103018">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤ La chancelière allemande a annoncé, lundi, qu’elle ne briguerait pas de cinquième mandat en 2021. Depuis Berlin, notre journaliste a répondu à vos questions.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤ 
<article-nb="2018/10/30/18-8">
<filnamedate="20181030"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181030"><AAMMJJHH="2018103018">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-8"> ¤ La chancelière allemande quittera son poste en 2021 et avant cela, la présidence de la CDU, un parti qu’elle a marqué depuis 2000.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

Allemagne : après le départ d’Angela Merkel, qui lui succédera à la présidence de la CDU ?

La chancelière allemande quittera son poste en 2021 et avant cela, la présidence de la CDU, un parti qu’elle a marqué depuis 2000.



LE MONDE
 |    30.10.2018 à 10h42
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 15h57
    |

                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








                        



   


A quoi ressemblera l’Union chrétienne démocrate (CDU) post-Merkel ? L’idée est presque vertigineuse, tant Angela Merkel a marqué la formation politique depuis 2000. Mais « Mutti » s’en va. Lundi 29 octobre, elle a annoncé son intention de ne pas se représenter à la présidence du parti. Le nom du président ou de la présidente qui sera élu(e) lors du congrès des 7 et 8 décembre en dira long sur la fidélité du parti à l’héritage Merkel. Trois candidats se sont déclarés pour l’instant : Annegret Kramp-Karrenbauer, Jens Spahn et Friedrich Merz.
Annegret Kramp-Karrenbauer, 56 ans, est secrétaire générale de la CDU depuis février 2018. Elle a été appelée à ce poste par Angela Merkel à la suite de sa campagne victorieuse aux élections régionales de sa région de Sarre en 2017. Elle est considérée comme celle qui a stoppé l’élan dont jouissait Martin Schulz, alors président fédéral du Parti social-démocrate (SPD).
Politiquement, elle est difficilement classable. Elle incarne la famille moderne : son mari a élevé leurs enfants pendant qu’elle poursuivait sa carrière politique. Mais elle a aussi montré des positions plus conservatrices en défendant le service obligatoire pour les jeunes ou en se montrant sceptique au sujet du mariage pour tous. Elle a soutenu Angela Merkel dans sa politique à l’égard des réfugiés et entretient une relation étroite avec elle. Elle serait la candidate de la continuité.

        Le récit :
         

          Le crépuscule d’Angela Merkel



Critiques répétées

   


A 38 ans, Jens Spahn est un des jeunes loups de la CDU. Devenu député à 22 ans après une formation de banquier, il a fait ses premières armes au ministère des finances, sous la protection de Wolfgang Schäuble. Il a épousé son compagnon fin 2017 tout en se déclarant catholique. Il s’est illustré depuis deux ans par ses critiques répétées à l’encontre d’Angela Merkel. Dans l’espoir de le discipliner, la chancelière a décidé cette année de faire entrer le jeune ambitieux au gouvernement, comme ministre de la santé. Peine perdue : il continue à défendre un « changement de cours » à la CDU et un tournant conservateur.
Le troisième candidat, Friedrich Merz, 62 ans, est un ancien rival d’Angela Merkel. Député de 1994 à 2009, il a été président du groupe parlementaire CDU/CSU entre 2000 et 2002… jusqu’à ce qu’Angela Merkel interrompe cette ascension et revendique pour elle-même le poste de président du groupe parlementaire. Humilié, il démissionne en 2004. Il se retire ensuite de la vie politique pour poursuivre sa carrière d’avocat d’affaires. Il siège dans plusieurs conseils de surveillance de grands groupes. Il incarne une CDU libérale économiquement et conservatrice sur les valeurs. Son élection serait un retour à l’époque pré-Merkel.

        Les réponses à vos questions :
         

          « l’extrême droite allemande perd son ennemie préférée »






                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/30/18-9">
<filnamedate="20181030"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181030"><AAMMJJHH="2018103018">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-9"> ¤ Ils exigent des plates-formes américaines de streaming qu’elles respectent les accords collectifs, qui prévoient le versement de royalties, faute de quoi aucun contrat ne sera signé jusqu’à nouvel ordre.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-9"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Les syndicats danois d’acteurs, de scénaristes et de réalisateurs s’opposent à Netflix et HBO

Ils exigent des plates-formes américaines de streaming qu’elles respectent les accords collectifs, qui prévoient le versement de royalties, faute de quoi aucun contrat ne sera signé jusqu’à nouvel ordre.



LE MONDE ECONOMIE
 |    30.10.2018 à 10h34
    |

            Anne-Françoise Hivert (Malmö (Suède), correspondante régionale)








                        



                                


                            

Face aux plates-formes américaines de streaming (lecture sans téléchargement) – dont, assurent-ils, l’intérêt pour leur pays les ravit –, les acteurs, scénaristes et réalisateurs danois n’ont vu qu’une solution : s’allier pour espérer se faire entendre. A en croire Benjamin Boe Rasmussen, le président du syndicat des acteurs, il y va de l’avenir du « modèle danois » de rémunération dans le cinéma et la télévision, tel qu’il est défini par les accords collectifs.
Mercredi 24 octobre, les trois professions ont fait savoir que si Netflix et HBO voulaient dorénavant recruter un acteur, un scénariste ou un réalisateur danois, elles devraient d’abord trouver un compromis avec l’organisation « Create Denmark », fondée en 2016 pour défendre les droits d’auteur des artistes nationaux. Pas question d’être les « ouvriers polonais » d’un secteur en pleine expansion, tonnent les syndicats.

En cause : le refus des deux mastodontes américains, impliqués dans plusieurs productions locales, de respecter le modèle de rémunération danois, qui combine salaire et royalties. « Au Danemark, nos cachets sont relativement bas, explique Benjamin Boe Rasmussen. Mais ils sont compensés par les droits que nous touchons ensuite sur chaque diffusion. » Acteur, il a figuré au casting de deux épisodes de la série The Killing, produite par la chaîne danoise DR. « Depuis, j’ai perçu l’équivalent de 130 % de mon salaire en royalties », précise-t-il.
A cela, Netflix et HBO opposent une fin de non-recevoir, exigeant l’application d’un système de « buy-out », qui prévoit, en plus du salaire, une avance sur droits, dont le montant varie de 15 % à 25 % du salaire initial. Une compensation jugée insuffisante par les syndicats, sachant que la somme des royalties touchée sur dix ans peut doubler le montant du cachet.
En place depuis des décennies, ce modèle a façonné l’écosystème danois, observe...




                        

                        


<article-nb="2018/10/30/18-10">
<filnamedate="20181030"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181030"><AAMMJJHH="2018103018">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-10"> ¤ Analyse. Vice-premier ministre britannique de 2010 à 2015, l’ancien chef du parti libéral-démocrate dirigera les activités de lobbying du réseau social. Une reconversion qui fait grincer des dents.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-10"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Nick Clegg, du service de Sa Majesté à celui de Facebook

Analyse. Vice-premier ministre britannique de 2010 à 2015, l’ancien chef du parti libéral-démocrate dirigera les activités de lobbying du réseau social. Une reconversion qui fait grincer des dents.



LE MONDE
 |    30.10.2018 à 07h15
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 11h13
    |

            Philippe Bernard (Londres, correspondant) et 
Damien Leloup








                        



                                


                            

Analyse. La coïncidence est lourde de sens. La veille de la grande manifestation de Londres contre le Brexit, l’un des rares défenseurs de l’Europe au sein du monde politique britannique a fait défection. Alors que 700 000 Britanniques s’apprêtaient à défiler, samedi 20 octobre, pour réclamer un second référendum, Nick Clegg, 51 ans, vice-premier ministre britannique entre 2010 et 2015, annonçait son recrutement par Mark Zuckerberg, patron de Facebook comme « vice-président chargé des affaires mondiales et de la communication », autrement dit chef lobbyiste.

Désertant Westminster, l’ancien président des lib-dem s’apprête à rejoindre le petit cercle des dirigeants de la Silicon Valley dont les ambitions sur la gestion du monde sont connues. « Mes sentiments sont mêlés au moment de quitter le débat public sur le Brexit. Mais les gens comme moi (…) ont une influence limitée sur l’issue d’un débat qui va bientôt avoir lieu (…) au Parlement », s’est justifié le 19 octobre dans le Guardian Nick Clegg, qui a perdu son siège de député en 2017. Il a pris ses fonctions lundi à Londres avant de s’installer en Californie en janvier 2019. Alors que les 48 % de Britanniques anti-Brexit désespèrent de trouver un leader capable de parler en leur nom, Nick Clegg abandonne le monde politique pour le gratin des géants du Web. Comme si le vrai pouvoir était désormais du côté des réseaux sociaux.
L’ancien vice-premier ministre va devoir faire oublier ses diatribes contre la façon dont Facebook esquive l’impôt, et sa critique des prétentions des réseaux sociaux à changer le monde en bien. « Je ne suis pas spécialement ébloui par Facebook, écrivait-il en 2016 dans l’Evening Standard. Je trouve un peu agaçante la culture messianique californienne de Facebook où tout le monde est ami. »
Aujourd’hui, alors que Facebook est accusé d’avoir influencé les élections américaines...




                        

                        


<article-nb="2018/10/30/18-11">
<filnamedate="20181030"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181030"><AAMMJJHH="2018103018">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤ L’homme a reconnu avoir injecté intentionnellement des substances provoquant un arrêt cardiaque à ses patients pour tenter ensuite de les ranimer, provoquant la mort d’une centaine d’entre eux.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤                     
                                                

Allemagne : un infirmier reconnaît cent meurtres lors de son procès

L’homme a reconnu avoir injecté intentionnellement des substances provoquant un arrêt cardiaque à ses patients pour tenter ensuite de les ranimer, provoquant la mort d’une centaine d’entre eux.



Le Monde.fr avec AFP
 |    30.10.2018 à 05h00
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 14h33
   





                        


Niels Högel s’est défini, selon des codétenus, comme le plus grand criminel depuis la fin de la seconde guerre mondiale en Allemagne. Cet ancien infirmier de 41 ans a reconnu, mardi 30 octobre, à l’ouverture de son procès, les cent meurtres de patients pour lesquels il est jugé.
Déjà en prison depuis près de dix ans pour sa responsabilité dans six autres crimes similaires, Niels Högel fait face dans la salle à des dizaines de proches de défunts réunis dans le centre polyvalent d’Oldenbourg, dans le nord-ouest de l’Allemagne, faute de place suffisante au tribunal. Son procès, démesuré, est prévu pour durer au moins jusqu’en mai.
Après une minute de silence à la mémoire des victimes et la lecture de l’acte d’accusation, la cour a demandé en fin de matinée à M. Högel si les accusations le visant étaient justes. « Oui », a-t-il répondu à voix basse, avant d’ajouter de manière sibylline que ce qu’il a avoué « a bien eu lieu ». Surprise, la salle a accueilli ces aveux dans le silence. Précédemment, l’accusé avait écouté, tête baissée, sans expression, les noms des cent personnes qu’il a tuées et qu’égrainait la procureure, Daniela Schiereck-Bohlmann.
Entre 100 et 200 victimes
C’est dans l’hôpital d’Oldenbourg, ville moyenne du nord du pays, puis dans celui de la commune voisine de Delmenhorst, qu’il est accusé d’avoir injecté intentionnellement entre 2000 et 2005 des substances provoquant un arrêt cardiaque à ses patients pour tenter ensuite de les ranimer. Généralement sans succès. Ses motifs : son désir de briller devant ses collègues en montrant ses talents de réanimation, et « l’ennui », selon le parquet. Il choisissait arbitrairement ses victimes, âgées de 34 à 96 ans.
Niels Högel ayant déjà été condamné à la peine maximale, ce troisième procès ne changera rien pour lui. Mais il est essentiel pour les familles de victimes présumées, désireuses à la fois que justice soit rendue à leur proche et de pouvoir faire enfin leur deuil.

        Lire aussi :
         

                Un infirmier allemand soupçonné d’une centaine de meurtres



« Les résultats de deux exhumations en Turquie sont aussi toujours en attente », a également précisé un porte-parole du parquet à l’Agence France-Presse (AFP). Les enquêteurs évaluent le nombre réel des victimes à plus de deux cents, mais il sera impossible de le prouver car de nombreux patients ont été incinérés. C’est à ce sujet aussi qu’on attend encore des explications de l’accusé.
Déjà deux procès et une condamnation à la prison à vie
Le chemin fut long avant d’arriver à ce procès hors du commun. Surpris en 2005 en train d’injecter un produit non prescrit à un patient à Delmenhorst, Niels Högel est condamné en 2008 à sept ans de prison pour tentative de meurtre. Il est incarcéré en 2009, et est toujours en détention. Car un deuxième procès suit en 2014 et 2015, sous la pression de proches de victimes. Il est reconnu coupable de meurtres et tentatives de meurtres sur cinq autres personnes, et condamné cette fois à la prison à vie avec une peine de sûreté de quinze ans.
Il avoue alors à son psychiatre au moins trente meurtres de plus à Delmenhorst. Les enquêteurs étendent ensuite leurs recherches à l’hôpital d’Oldenbourg et procèdent à plus de 134 exhumations. C’est alors que l’ampleur de la série de meurtres apparaît au grand jour et choque le pays.
L’affaire soulève aussi la question de la responsabilité des hôpitaux qui n’ont pas su l’arrêter, malgré la fréquence des réanimations et des décès quand Niels Högel travaillait aux soins intensifs. Des anciens collègues et supérieurs hiérarchiques devront aussi s’expliquer devant un juge, une fois le procès de Niels Högel terminé.
S’il avait murmuré une excuse lors de son premier procès, il était resté muet lors du second. L’expertise psychiatrique a révélé des troubles narcissiques et une peur panique de la mort. Il n’a jusqu’à présent exprimé aucun remords.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/30/18-12">
<filnamedate="20181030"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181030"><AAMMJJHH="2018103018">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-12"> ¤ Les pompiers ont dû mener 7 000 opérations de secours depuis le début d’une vague de mauvais temps, qui couvre la Péninsule depuis dimanche.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-12"> ¤                     
                                                

Au moins neuf morts dans une tempête en Italie ; montée des eaux historique à Venise

Les pompiers ont dû mener 7 000 opérations de secours depuis le début d’une vague de mauvais temps, qui couvre la Péninsule depuis dimanche.



Le Monde.fr avec AFP
 |    29.10.2018 à 22h10
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 14h35
   





                        



La vague de mauvais temps qui touche toute l’Italie, depuis dimanche 28 octobre, a fait au moins neuf morts, selon un bilan communiqué mardi par la protection civile. Une grande partie de l’Italie reste en vigilance météorologique en raison de la conjonction de vents violents, de fortes précipitations et de grandes marées.
Parmi les victimes, deux personnes ont succombé quand un arbre est tombé sur leur véhicule non loin de Rome et un autre homme est mort de la même manière à Terracina, sur le littoral, au sud de la capitale. Un jeune homme a également été tué par la chute d’un arbre en pleine rue dans la région de Naples, selon les autorités, tandis qu’une personne âgée est morte après la chute d’un morceau de corniche dans le Nord-Ouest, près de Savone. Un pompier engagé dans des opérations de secours est par ailleurs mort dans le Haut-Adige, dans le nord de l’Italie.
Un homme est également porté disparu en mer face à la Calabre, son voilier ayant été retrouvé lundi sur les rochers de la côte sans personne à bord alors qu’un corps avait été vu en mer mais n’avait pu être récupéré en raison de la tempête.
Selon les médias italiens, il y a également environ 170 personnes – touristes et employés des hôtels – bloquées au col du Stelvio, à la frontière entre l’Italie et la Suisse, à plus de 2 700 mètres d’altitude, en raison de très fortes chutes de neige atteignant 1,5 m de haut.
L’accès au village de Portofino, situé au sud de Gênes, est impossible après l’effondrement de la route provinciale 227, qui longe le littoral depuis Rapallo. Les conditions météorologiques empêchaient également, mardi, l’arrivée des bateaux dans cette cité balnéaire.

        Lire aussi, sur la politique italienne :
         

          Guerre des nerfs entre Rome et Bruxelles.



Montée des eaux exceptionnelle à Venise
A Venise, l’acqua alta (« eau haute ») a atteint en début d’après-midi un pic de 156 centimètres, un niveau pour lequel les passerelles en bois habituellement disposées pour permettre de circuler au sec en cas d’inondation ne sont plus sûres. C’est la 6e fois dans l’histoire récente de la ville que l’acqua alta dépasse les 150 centimètres.
La place Saint-Marc est restée inaccessible pendant quelques heures et beaucoup de touristes ont dû se résoudre à parcourir les rues alentour, les enfants sur les épaules et de l’eau jusqu’aux cuisses. Dimanche, l’inondation avait obligé la ville à modifier le parcours du marathon, dont une portion s’est quand même courue, les pieds dans l’eau.

   


Au-delà de Venise, quasiment toute l’Italie était lundi en alerte, rouge dans le Nord (Ligurie, Lombardie, Vénétie, Frioul, Trentin) et dans les Abruzzes, orange sur une bonne partie du reste de la Péninsule et en Sicile. De nombreuses écoles de Vénétie restaient fermées mardi, de même que celles de Rome, de Gênes, de Messine (Sicile) et de nombreuses communes du Piémont et de Toscane.
Dans le Nord-Est, des rafales de vent jusqu’à 100 km/h sur les côtes et 180 km/h en montagne ont été observées dans la soirée de lundi, avec un total de précipitations en quelques jours équivalant à la pluviométrie de plusieurs mois. Certaines zones montagneuses du nord de la Vénétie ont déjà dépassé les 400 millimètres de pluie cumulés depuis samedi, et les services météorologiques prévoient de fortes précipitations.
« Nous sommes inquiets parce que la situation est analogue, voire pire, à celle que la Vénétie a connue [lors de fortes inondations] en 1966 et en 2010. Les terrains sont déjà saturés d’eau, les fleuves sont gros et à cause du sirocco, la mer n’absorbe pas », a commenté lundi Luca Zaia, président de la région de Vénétie. A travers tout le pays, les pompiers ont dû mener 7 000 interventions depuis dimanche, selon l’agence AGI.




                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/30/18-13">
<filnamedate="20181030"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181030"><AAMMJJHH="2018103018">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-13"> ¤ En annonçant lundi qu’elle renonçait à la présidence de son parti, la chancelière allemande prépare sa sortie.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-13"> ¤                      En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   Fermer la bannière d’avertissement sur les cookies            Consulterle journal     Navigation       Le Monde - retour à la une        Se connecterSe connecter  S’abonner                         À la une   En continu   Actualités    En ce moment    Italie    Donald Trump    Brexit    Arabie saoudite    Brésil    Climat    Immigration en Europe    Les décodeurs    Harcèlement sexuel    Toute l’actualité en continu     Actualités    International   Politique   Société   Les Décodeurs   Sport   Planète   Sciences   M Campus   Le Monde Afrique   Pixels   Médias   Santé   Big Browser   Disparitions         Économie      Économie   Économie mondiale   Économie française   Emploi   Argent & placements   Tribunes éco   Smart cities                      Entreprises  IBM achète l’éditeur de logiciels Red Hat pour 34 milliards de dollars                    Économie  A Berlin, le mouvement « Fuck off Google » plus fort que Google                    Chronique   Article réservé à nos abonnés « La tempête boursière essuyée par Valeo tient aux vents mauvais qui soufflent sur le marché automobile »   Jean-Michel Bezat                      Tribune   Article réservé à nos abonnés Processus d’évaluation : « Etre premier en ordre de passage vous pénalisera »   Charles Cuvelliez Professeur à l’Ecole polytechnique de l'université libre de Bruxelles (ULB)              Vidéos      Vidéos   Les explications   Les séries                      02:06     Amériques  Brésil : la foule célèbre la victoire de Bolsonaro avec l’armée                    01:31     Disparitions  La première télé de Philippe Gildas à l’ORTF                    06:04     Amériques  Comment Jair Bolsonaro est devenu président du Brésil                    05:54     Télévisions & Radio  « La Guerre des mondes », ou la fausse panique collective de 1938             Opinions      Opinions   Editoriaux   Chroniques   Analyses   Tribunes   Blogs                      Tribune   Article réservé à nos abonnés Au Brésil, « Bolsonaro a été élu avec une forte proportion de votes des fidèles évangéliques »   Luiz Felipe de Alencastro Professeur à l’école d’économie de Sao Paulo-FGV, professeur émérite de Sorbonne Université                     Tribune   Article réservé à nos abonnés Brésil : « Face au risque Bolsonaro, la vigilance des observateurs internationaux sera cruciale »   Antoine Acker Historien                     Chronique   Article réservé à nos abonnés Le « mégafichier », mythe de l’infaillibilité informatique   Gilles Dowek, chercheur à l’Inria et enseignant à Paris-Saclay                      Éditorial  Trump exacerbe la mortifère chasse aux boucs émissaires             Culture      Culture   Cinéma   Télévision   Livres   Musiques   Arts   Scènes                      Cinéma   Article réservé à nos abonnés Freddie Mercury au bord de la canonisation avec « Bohemian Rhapsody »                    Livres   Article réservé à nos abonnés Alaa El Aswany : « La révolution a changé les gens »                    Télévisions & Radio  « Capitaine Marleau » : un peu mais pas trop…                    Télévisions & Radio  « The Walking Dead », à bout de souffle             M le mag      M le Mag   L'actu   L'époque   Le style   Gastronomie   Voyage   Mode   Les Recettes du Monde                      Chronique  Pourquoi, et par quoi, remplacer un pénis ?   Maïa Mazaurette                      Actu   Article réservé à nos abonnés Adèle Haenel, le jeu sacré                    L'époque   Article réservé à nos abonnés S’aimer comme on se quitte : « J’ai tout raconté à mon mari »                    L'époque   Article réservé à nos abonnés Petit épeautre, graine à tout faire             Services    Services   Guides d'achat   Codes Promo   Formation professionnelle   Cours d'anglais   Cours d'orthographe et grammaire   Conjugaison   Dictionnaire de citations   Annonces auto   Annonces immo   Jardinage   Jeux   Paroles de chansons       Suppléments partenaires  Les clés de demain Les métiers de demain Avenir numérique Croisières d'exploration    Services Le Monde  Évènements abonnés Le Monde Festival Boutique Le Monde Newsletters   Decodex Données du Monde Le Club de l'économie         Recherche                                      Europe        Le crépuscule d’Angela Merkel  En annonçant lundi qu’elle renonçait à la présidence de son parti, la chancelière allemande prépare sa sortie.        Par  Cécile Boutelet   Publié hier à 21h02, mis à jour à 15h51   Lecture 5 min.     Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter   Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail        Article réservé aux abonnés                  Angela Merkel, à Berlin, le 15 juin. MICHAEL KAPPELER / AFP             Contrairement à ses habitudes, Angela Merkel est arrivée en retard. Dans la grande salle de la maison Konrad-Adenauer, lundi 29 octobre à Berlin, les journalistes ont dû attendre la chancelière allemande une quinzaine de minutes avant le début de la conférence de presse.          Le contenu de son allocution avait déjà été révélé dans la presse quelques heures plus tôt : après la débâcle électorale de son parti en Hesse, dimanche, elle renonce à se présenter à la présidence de l’Union chrétienne-démocrate (CDU), qu’elle dirige depuis 2000. Elle se contentera de terminer son mandat de chancelière, qu’elle occupe depuis treize ans, avant de quitter définitivement la vie politique.             Lire aussi  Allemagne : la chancelière Angela Merkel annonce qu’elle se retirera de la vie politique après son mandat             Puisque le suspense est éventé, Angela Merkel prend son temps. Malgré le caractère historique de cette conférence au siège de ce parti qu’elle a conquis il y a dix-huit ans, elle n’affiche aucune émotion particulière. Elle a simplement soigné sa coiffure et son maquillage. Calmement, elle ouvre le livret qui contient son discours et déroule un à un les faits qui l’ont amenée à prendre sa décision, comme autant d’axiomes menant logiquement à une conclusion incontestable. Pour annoncer son départ, Angela Merkel, docteure en physique devenue chancelière, n’a laissé aucune place à l’improvisation.          « Les chiffres du score de la CDU aux élections régionales de Hesse sont on ne peut plus décevants, commence-t-elle. Il ne fait aucun doute que nos amis auraient obtenu [dans ce Land] de meilleurs résultats s’ils n’avaient pas été confrontés aux influences politiques négatives de la coalition au niveau fédéral. »          Angela Merkel égrène les crises qui ont jalonné la vie politique depuis les élections législatives en septembre 2017 : les difficultés de formation du gouvernement avec les sociaux-démocrates du SPD, les conflits de l’été entre la CDU et son alliée bavaroise l’Union chrétienne-sociale. « Je souhaite que nous considérions le scrutin d’hier comme une césure. Dans cette césure, il pourrait y avoir une chance. »          « Je ne suis pas née chancelière »                                           — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? Se connecter   S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     Soutenir le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante de plus de 400 journalistes.    Participer à des événements artistiques et culturels toute l'année et partout en France.    Abonnez-vous à partir de 1 €       Dans la même rubrique                Suède : deux hommes dérobent des bijoux royaux et s’enfuient en bateau                    Italie : l’« Aquarius » reprend la mer et défie Salvini              / AFP / LLUIS GENE
       Espagne : 18 dirigeants catalans renvoyés devant la justice pour tentative de sécession             Les abonnés lisent aussi...                reportage     Jean-Baptiste Chastand    Article réservé à nos abonnésEn Bosnie, Dodik tout-puissant mais fragilisé Le dirigeant des Serbes de Bosnie, candidat dimanche à la présidence centrale, est contesté après un meurtre non élucidé. 6 min de lecture                    recit     Sandrine Morel    A Barcelone, Manuel Valls repart de zéro L’ex-premier ministre français reste encore méconnu de nombreux Barcelonais. Dans la capitale catalane, il est perçu comme un candidat de la droite. 4 min de lecture                    reportage     Sandrine Morel    Article réservé à nos abonnésEn Catalogne, les indépendantistes sans feuille de route Près d’un million de personnes ont défilé mardi à l’occasion de la Diada, la fête régionale. Mais beaucoup de sympathisants reconnaissent leur déception 3 min de lecture                  En direct International Politique Société Économie Culture Sport Techno Sciences Opinions Recettes de cuisine   Planète M Campus Style L’époque Éducation Disparitions Santé Guides d’achat     Évènements abonnés Conjugaison Cours d’anglais Decodex Formation professionnelle Jeux La boutique du Monde Orthographe et grammaire Prix de l’immobilier Source Sûre     Courrier International La société des lecteurs du Monde Le Huffington Post Le Prix du Monde et de la recherche L’Obs Le Monde diplomatique Télérama Talents     Codes Promo Codes Promo Amazon Jardinage Paroles de chansons      lemondefr @lemondefr Facebook Fils RSS Applications mobiles   Newsletters du Monde   Recevoir les newsletters du Monde    Abonnement   Abonnez-vous dès 1€        Mentions légales Politique de confidentialité Conditions générales | Aide (FAQ)      
{"@context":"https://schema.org","@type":"NewsArticle","mainEntityOfPage":{"@type":"WebPage","@id":"https://www.lemonde.fr/europe/article/2018/10/29/le-crepuscule-d-angela-merkel_5376327_3214.html"},"headline":"Le crépuscule d’Angela Merkel","dateCreated":"2018-10-29T21:02:50+01:00","datePublished":"2018-10-29T21:02:50+01:00","dateModified":"2018-10-30T15:51:13+01:00","publisher":{"@type":"Organization","name":"Le Monde","logo":{"@type":"ImageObject","url":"https://s1.lemde.fr/medias/web/1.2.705/img/elements_lm/logo_lm_print.png","width":"240","height":"42"}},"description":"En annonçant lundi qu’elle renonçait à la présidence de son parti, la chancelière allemande prépare sa sortie."
,"author":[{"@type":"Person","name":"Cécile Boutelet"}
]
,"image":{"@type":"ImageObject","url":"https://img.lemde.fr/2018/10/29/0/0/4816/3199/696/348/3/0/8b1f890_5634784-01-06.jpg","width":"696","height":"348"}
,"isAccessibleForFree":"False","hasPart":{"@type":"WebPageElement","isAccessibleForFree":"False","cssSelector":".paywall"}
  
{"@context":"https://schema.org","@type":"BreadcrumbList","itemListElement":[{"@type":"ListItem","position":1,"item":{"@id":"https://www.lemonde.fr"}}
,{"@type":"ListItem","position":2,"item":{"@id":"https://www.lemonde.fr/international/"}}
,{"@type":"ListItem","position":3,"item":{"@id":"https://www.lemonde.fr/europe/"}}
,{"@type":"ListItem","position":4,"item":{"@id":"https://www.lemonde.fr/europe/article/2018/10/29/le-crepuscule-d-angela-merkel_5376327_3214.html"}}
     


      



<article-nb="2018/10/30/18-14">
<filnamedate="20181030"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181030"><AAMMJJHH="2018103018">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-14"> ¤ Ces décisions de justice sont les premières poursuites majeures engagées dans le cadre de l’opération « Stovewood », portant sur une vaste affaire d’exploitation sexuelle de mineures dans le Yorkshire.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-14"> ¤                     
                                                

Scandale d’abus sexuels en Angleterre : sept hommes, membres d’un même gang, reconnus coupables

Ces décisions de justice sont les premières poursuites majeures engagées dans le cadre de l’opération « Stovewood », portant sur une vaste affaire d’exploitation sexuelle de mineures dans le Yorkshire.



Le Monde.fr avec AFP
 |    29.10.2018 à 20h22
   





                        



   


Les premières condamnations tombent après la découverte, il y a quelques années, d’un scandale d’abus sexuels dans le Yorkshire. Lundi 29 octobre, sept hommes, membres d’un même gang, ont été reconnus coupables d’avoir violé et exploité sexuellement des adolescentes à Roterham, au nord de l’Angleterre.

        Lire aussi :
         

                L'Angleterre découvre le scandale d'abus sexuels dans le Yorkshire



Ces décisions de justice sont les premières poursuites majeures engagées dans le cadre de l’opération « Stovewood », une enquête de la National Crime Agency (l’agence britannique de lutte contre le crime, NCA) portant sur une vaste affaire d’exploitation sexuelle de mineures dans le Yorkshire. L’enquête avait été lancée après qu’un rapport rendu en 2014 à la suite d’une enquête publique avait révélé l’ampleur des faits, survenus entre 1997 et 2013, et l’échec de la police et des services sociaux à y mettre fin. Au total plus de 1 500 victimes ont été identifiées.
Le gang était composé d’hommes originaires du Pakistan, âgés aujourd’hui d’une trentaine d’années, qui s’en prenaient à des adolescentes « ciblées » et « dans certains cas, soumises à des actes dégradants et violents », a expliqué la procureure Michelle Colborne. Les jeunes filles étaient alcoolisées, droguées et victimes de viol collectif. Une des victimes est tombée enceinte après avoir été violée à quatorze ans par plusieurs hommes dans une forêt, qui l’ont menacée de l’y abandonner si elle refusait de se plier à leurs ordres. Ses parents l’ont ensuite forcée à avorter.
Plusieurs condamnations en octobre
« Les filles étaient fascinées par des hommes asiatiques plus âgés, des hommes qui avaient une voiture », a déclaré la procureure. « Elles pensaient qu’ils menaient la grande vie » et « aucune n’avait la maturité de réaliser qu’elles étaient manipulées et exploitées ». Pour Robin Pearson, responsable des enquêtes de la NCA pour l’opération « Stovewood », les accusés sont des « prédateurs » ; « aucun n’avait exprimé de remords. »
Depuis le début du mois d’octobre, une vingtaine d’hommes ont également été condamnés pour viols et agressions sexuelles graves sur des mineurs. Quatre hommes ont été condamnés le 8 octobre par le tribunal de Leeds pour de multiples agressions contre des jeunes filles dans la région d’Huddersfield, dans le Yorkshire de l’Ouest, au nord de l’Angleterre, entre 2004 et 2011.

        Lire aussi :
         

                Au Royaume-Uni, le soupçon de biais racial resurgit dans une vaste affaire d’exploitation sexuelle



Seize autres hommes avaient précédemment été condamnés par le même tribunal lors de deux précédents procès. Le chef du groupe, Amere Singh Dhaliwal, un père de famille de 35 ans, a été condamné à la prison à vie avec une période de sûreté de 18 ans. Il a été reconnu coupable de 54 infractions, dont 22 viols envers onze adolescentes.
« Ces hommes ont délibérément pris pour cible des victimes vulnérables, les manipulant et les exploitant pour leur propre satisfaction sexuelle », a déclaré Michael Quinn, du Crown Prosecution Service (CPS), service chargé de l’accusation au Royaume-Uni, cité dans un communiqué.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/30/18-15">
<filnamedate="20181030"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181030"><AAMMJJHH="2018103018">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-15"> ¤ De sa décision d’accueillir 900 000 demandeurs d’asile à son dernier revers électoral : retour sur les étapes qui ont fragilisé la chancelière allemande, qui quittera la vie politique en 2021.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-15"> ¤                     
                                                

Allemagne : les trois années qui ont affaibli Angela Merkel

De sa décision d’accueillir 900 000 demandeurs d’asile à son dernier revers électoral : retour sur les étapes qui ont fragilisé la chancelière allemande, qui quittera la vie politique en 2021.



LE MONDE
 |    29.10.2018 à 20h09
 • Mis à jour le
29.10.2018 à 20h49
   





                        



   


Angela Merkel, 64 ans, dont treize au pouvoir en Allemagne, a longtemps paru indétrônable. Mais des crises à répétition au sein de sa coalition et les critiques contre sa politique migratoire ont fini par fragiliser irrémédiablement la chancelière allemande.
Elle en a tiré de premières conséquences, lundi 29 octobre, au lendemain d’un énième revers électoral dans la région de Hesse, en annonçant qu’elle quitterait la tête de l’Etat à l’issue de son mandat de chancelière, en 2021, et qu’elle se retirerait de la vie politique.
Quelques heures plus tôt, la plus ancienne dirigeante européenne en exercice avait annoncé à ses troupes qu’elle quitterait en décembre la présidence du parti conservateur, l’Union chrétienne-démocrate d’Allemagne (CDU). Un premier pas vers la fin de sa carrière politique. Retour sur les trois années qui ont isolé politiquement la chancelière allemande.
Automne 2015 : Merkel accueille près de 900 000 demandeurs d’asile
C’est à l’automne 2015 que tout a basculé. A la tête de l’Allemagne depuis dix ans, Angela Merkel décide d’ouvrir son pays à 890 000 demandeurs d’asile fuyant la guerre en Syrie ou la pauvreté. Malgré les inquiétudes de l’opinion, elle promet de les intégrer et de les protéger. « Wir schaffen das » (nous y arriverons), assure-t-elle au plus fort de la crise des réfugiés.

        Lire l’analyse :
         

          Angela Merkel a du mal à faire oublier son « Wir schaffen das »



Cette décision historique, prise sans avoir véritablement consulté ses partenaires européens, divise autant au sein de l’Union européenne que les Allemands eux-mêmes. Fin 2015, celle qui fut un temps dépeinte en nazie en Grèce pour son inflexibilité financière face à Athènes, est ironiquement surnommée « Mère Angela », en référence à mère Teresa, par le magazine Der Spiegel.
Septembre 2016 : battue dans sa circonscription par l’extrême droite
Sa politique d’ouverture lui vaut d’être qualifiée « chancelière du monde libre » par le Time en décembre 2015. Un an plus tard, après le séisme Donald Trump, Angela Merkel apparaît à certains observateurs comme un antidote à la montée des populismes. Mais la crise migratoire inquiète, la peur de l’islamisme et des attentats djihadistes s’installent, et l’électorat conservateur allemand se détourne en partie vers l’extrême droite.
Le 4 septembre 2016, lors d’élections régionales du Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, le parti anti-immigration Alternative pour l’Allemagne (AfD) devance la CDU de la chancelière allemande dans son fief électoral. La claque est brutale pour Mme Merkel. Cette année-là, l’Allemagne accueillera 280 000 demandeurs d’asile.

        Lire aussi :
         

                Claque électorale pour Angela Merkel dans sa région



Septembre 2017 : l’AfD fait son entrée au Bundestag
Le 24 septembre 2017, c’est un tabou de l’après-guerre qui tombe. Avec 94 élus, la formation d’extrême droite fait une entrée historique au Parlement à la faveur des élections législatives.
La percée de l’AfD a été permise par l’effondrement des deux grands partis traditionnels. La CDU (conservateurs) et le SPD (sociaux-démocrates) ne totalisent à eux deux que 399 sièges au Bundestag, soit 56 % du Parlement. Il faut remonter à 1949, où ils ne détenaient que 67 % des sièges (avec 277 députés sur 410), pour retrouver un score aussi faible.
En 2017, le nombre de demandeurs d’asile en Allemagne est passé à 180 000, soit 100 000 de moins qu’en 2016. Mais Angela Merkel continue de voir une partie de ses électeurs se tourner vers des formations hostiles à sa politique d’immigration, l’extrême droite et les Libéraux du FDP.

        Notre décryptage :
         

          Ce qu’il faut retenir de l’entrée de l’extrême droite au Parlement allemand



Mars 2018 : une coalition créée dans la douleur, et qui reste fragile
C’est dans la douleur qu’Angela Merkel parvient finalement à entamer un quatrième mandat de chancelière, en mars 2018… près de six mois après les élections législatives. Après d’interminables tractations pour former un gouvernement de « grande coalition », elle trouve un accord entre son camp conservateur (CDU-CSU) et les sociaux-démocrates du SPD.
Mais la recette du compromis permanent concoctée sous l’égide de la chancelière a fini par lasser les électeurs dans un monde politique allemand atomisé et électrisé par l’irruption du discours antimigrant porté par l’extrême droite . En conflit répété sur la politique d’asile avec son ministre de l’intérieur et patron de la droite bavaroise, Horst Seehofer, Mme Merkel voit son étoile pâlir.
A deux reprises déjà, la « Grosse Koalition » CDU-CSU-SPD a failli éclater en raison de divergences sur l’immigration et la proximité présumée de l’ex-chef des services de renseignement Hans-Georg Maassen avec l’extrême droite.

        Lire aussi :
         

                Horst Seehofer, ennemi de l’intérieur pour Angela Merkel



La chancelière lutte aujourd’hui pour le maintien de sa coalition avec le Parti social-démocrate, mais celle-ci apparaît au bord de l’implosion à la suite des échecs électoraux des deux partis en Hesse et en Bavière. Un départ du SPD de la coalition signerait la fin du gouvernement actuel et probablement celle de la carrière politique d’Angela Merkel.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/30/18-16">
<filnamedate="20181030"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181030"><AAMMJJHH="2018103018">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-16"> ¤ Le festival DocLisboa, du 18 au 28 octobre, a témoigné de la vitalité du secteur, malgré un contexte difficile pour les auteurs.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-16"> ¤                     
                                                   
édition abonné


La résilience du cinéma portugais

Le festival DocLisboa, du 18 au 28 octobre, a témoigné de la vitalité du secteur, malgré un contexte difficile pour les auteurs.



LE MONDE
 |    29.10.2018 à 11h43
    |

            Clarisse Fabre (Lisbonne (Portugal), envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Jamais, même dans ces dernières années où la politique culturelle fut des plus hasardeuses, le cinéma portugais ne s’est laissé abattre. Que la droite réforme son mode de financement et le laisse exsangue en 2012 – qualifiée d’« année zéro » – ou que les opérateurs du câble usent de leur pouvoir pour orienter les choix en 2014, les réalisateurs portugais ont su préserver leur « artisanat », si prisé dans les grands festivals étrangers. L’édition 2018 de DocLisboa, festival de films documentaires qui s’est achevé le 28 octobre, n’a pas dérogé à la règle : la compétition internationale comptait plusieurs premières mondiales, « signe que les cinéastes nous font confiance et veulent dévoiler ici leurs œuvres », se réjouit Cintia Gil, codirectrice du festival avec Davide Oberto.

Quant à la compétition de films portugais, elle portait la marque d’une résistance à l’industrie culturelle que promeut la gauche, au pouvoir depuis 2015. « Dans le budget culture présenté il y a quelques jours, le mot “tourisme” apparaît autant que le mot “cinéma”, poursuit Cintia Gil. L’idée de la circulation des films est corrélée au désir d’exporter une image du Portugal, et d’attirer des investissements. » Le codirecteur de DocLisboa ironise : « C’est comme une publicité, en moins cher ! On attend juste une véritable politique du cinéma… » Comme un clin d’œil, l’un des films de la compétition, Alis Ubbo, de Paulo Abreu, est une plongée hypnotisante dans la frénésie touristique de la capitale : omniprésents, les audioguides fournissent la bande sonore à cet étrange film en forme de clip.
La fréquentation en salle n’est que de 15,6 millions d’entrées pour 10,3 millions d’habitants
De fait, Lisbonne a changé. Le quartier tranquille où Joao Cesar Monteiro (1939-2003) a tourné son dernier film, Va et vient (2003), est devenu un lieu de promenade chic et branché avec son bar à glaces gastronomique, d’un...




                        

                        


<article-nb="2018/10/30/18-17">
<filnamedate="20181030"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181030"><AAMMJJHH="2018103018">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-17"> ¤ Le cofondateur de Terratreme et producteur de films d’auteur depuis 2000 revient sur la situation du cinéma portugais.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-17"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Joao Matos, producteur : « Le public a perdu la culture d’aller en salle »

Le cofondateur de Terratreme et producteur de films d’auteur depuis 2000 revient sur la situation du cinéma portugais.



LE MONDE
 |    29.10.2018 à 11h42
 • Mis à jour le
29.10.2018 à 11h44
    |

            Clarisse Fabre








                        



                                


                            

Joao Matos, cofondateur de Terratreme et producteur de films d’auteur depuis 2000, déplore le rétrécissement du public portugais.

2012 a été « l’année zéro » pour le cinéma portugais, à court de financement. En six ans, la situation s’est-elle améliorée ?
Au Portugal, le cinéma est désormais financé par une taxe acquittée par les opérateurs du câble et les chaînes de télévision. Ceux-ci ont d’abord revendiqué un droit de regard en contrepartie de leur financement : en 2014, la commission chargée de sélectionner les films était sous l’influence de lobbys qui considèrent le cinéma comme un produit. La profession s’est battue pour que l’ICA, l’équivalent du Centre national du cinéma français, retrouve son indépendance et désigne les membres de cette commission. Mais nous devons rester vigilants. Par ailleurs, la politique de la télévision publique portugaise, la RTP, n’est pas lisible : une année, elle peut soutenir huit longs-métrages, et une autre, elle peut mettre 2 millions d’euros dans un seul projet.
L’argent de l’Etat ne suffit pas ?
Non, et nous nous tournons souvent vers des coproductions à l’étranger. Les films gagnent en visibilité dans les festivals. Mais cet artisanat prend du temps : un film de Tiago Hespanha, Campo, vainqueur du prix First Look à Locarno cette année, est en développement depuis 2014 et sortira en 2019. L’une de mes associées, Susana Nobre, qui est aussi réalisatrice, a travaillé comme formatrice auprès de demandeurs d’emploi pendant qu’elle tournait un documentaire sur les chômeurs, Active Life (2013) : son salaire lui a permis de finaliser son film.
Quelle est la visibilité de vos films au Portugal ?
Faible. Le public a un peu perdu la culture d’aller en salle pour les films d’auteur. Et l’école ne fait pas le travail d’emmener les élèves au cinéma. Avant, à Terratreme, on montrait nos films à des jeunes, dans...




                        

                        


<article-nb="2018/10/30/18-18">
<filnamedate="20181030"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181030"><AAMMJJHH="2018103018">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-18"> ¤ Le gouvernement italien n’est pas prêt à modifier son budget comme le lui demande la Commission européenne. Sauf si la situation s’aggrave sur les marchés.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-18"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Budget italien : guerre des nerfs entre Rome et Bruxelles

Le gouvernement italien n’est pas prêt à modifier son budget comme le lui demande la Commission européenne. Sauf si la situation s’aggrave sur les marchés.



LE MONDE ECONOMIE
 |    29.10.2018 à 10h49
 • Mis à jour le
29.10.2018 à 10h51
    |

            Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)








                        



                                


                            

Ce n’est pas vraiment une bonne nouvelle, mais le gouvernement italien aura tout fait, durant le week-end, pour persuader l’opinion du contraire. Vendredi 26 octobre, l’agence de notation Standard & Poor’s (S&P) a maintenu la note de la dette souveraine italienne, mais assorti cette décision d’une « perspective négative ». Autrement dit, sans une sérieuse inflexion politique, l’Italie court le risque d’une dégradation la prochaine fois que l’agence se penchera sur son cas. Tout au plus a-t-elle obtenu un léger sursis lui permettant de rester deux niveaux au-dessus de la zone de « non-investissement ».

Le président du conseil, Giuseppe Conte, a qualifié cette décision de « correcte », assurant que, bientôt, « les marchés comprendront le bien-fondé de [ces] mesures ». De son côté, son vice-premier ministre, Luigi Di Maio, après avoir constaté que l’Italie n’avait pas été dégradée, a balayé les réserves de S&P et assuré que « le gouvernement ne s’arrêtera pas ».
Pourtant, une semaine après la décision de Moody’s, qui avait placé la dette italienne sur la dernière marche avant l’enfer des « junk bonds » (obligations pourries), la nouvelle n’a vraiment rien de rassurant. Les explications accompagnant l’annonce sont accablantes : même si les réserves de l’agence s’expriment en des termes mesurés et raisonnables, S&P dresse un véritable réquisitoire contre la politique suivie par le gouvernement Conte, qui « risque d’affaiblir la performance de croissance de l’Italie ».
Extrême fébrilité sur les marchés
Le point sur lequel S&P s’avère le plus critique est la volonté de revenir sur la réforme des retraites (loi Fornero) adoptée en 2011. Cette décision « risque d’inverser les effets de la précédente réforme », au point de « menacer, à long terme, la soutenabilité des comptes publics ». Pour finir, l’agence assène que ces choix politiques devraient...




                        

                        


<article-nb="2018/10/30/18-19">
<filnamedate="20181030"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181030"><AAMMJJHH="2018103018">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-19"> ¤ Fragilisée politiquement, elle a annoncé qu’elle ne se briguera plus la tête de la CDU et que son mandat de chancelière, qui finit en 2021, sera son dernier.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-19"> ¤                     
                                                

Allemagne : la chancelière Angela Merkel annonce qu’elle se retirera de la vie politique après son mandat

Fragilisée politiquement, elle a annoncé qu’elle ne se briguera plus la tête de la CDU et que son mandat de chancelière, qui finit en 2021, sera son dernier.



Le Monde.fr avec AFP
 |    29.10.2018 à 10h31
 • Mis à jour le
29.10.2018 à 17h17
   





                        



   


La chancelière allemande, Angela Merkel, a annoncé lundi 29 octobre lors d’une conférence de presse qu’elle quitterait la tête de l’Etat à l’issue de son mandat de chancelière, en 2021, et qu’elle se retirerait de la vie politique.
Elle a également confirmé qu’elle ne se représenterait pas à la présidence de son parti, la CDU, en décembre, lors du prochain congrès. Une décision prise, selon elle, avant l’été.
Angela Merkel restera donc plus de deux ans à son poste de chancelière, sans être présidente du parti majoritaire. Elle avait pourtant toujours insisté sur le fait qu’elle liait fortement les deux fonctions. « Je suis convaincue que les deux sont liées, a-t-elle confirmé lors de sa conférence de presse. Mais j’ai dit que je n’allais pas me représenter. Pour une durée limitée, c’est possible de séparer les deux fonctions. Cette limitation est nécessaire. »
Recul de dix points
Cette décision fait suite à un nouveau revers électoral, dimanche, lors d’élections régionales dans la Hesse. La CDU y est arrivée en tête, avec 27 % des voix, mais affiche un recul de dix points par rapport au scrutin de 2013. Mi-octobre, l’Union chrétienne sociale (CSU), alliée historique de la CDU avait également été désavouée en Bavière, lors des élections régionales.
« La CDU n’a pas su convaincre suffisamment les électeurs, a estimé la chancelière. L’élection d’hier doit être une césure. Il doit y avoir une chance pour la CDU, la CSU et le SPD [le parti social-démocrate, membre de la coalition au pouvoir] d’identifier les éléments de paix dans le pays et de vivre ensemble. »
Rappelant qu’elle avait longuement réfléchi avant de présenter sa candidature il y a deux ans, Angela Merkel a dit assumer sa responsabilité pour les échecs de sa politique. « L’image présentée par la coalition est inacceptable, a-t-elle affirmé. Je m’efforce de permettre au gouvernement de faire enfin son travail dans de bonnes conditions. »
Angela Merkel a pris la tête de la CDU le 10 avril 2000, succédant à Wolfgang Schäuble, ancienne figure des gouvernements Kohl, impliqué dans « l’affaire des caisses noires », un scandale de financement illégal du parti. Elle a toujours insisté sur le fait qu’elle liait fortement la fonction de chancelière et de présidence du parti.
Depuis plusieurs mois, la chancelière lutte pour le maintien de sa coalition avec le Parti social-démocrate (SPD), mais celle-ci apparaît au bord de l’implosion à la suite des échecs électoraux pour les deux partis en Hesse et en Bavière.
Dans une conférence de presse suivant celle d’Angela Merkel, Andrea Nahles, présidente fédérale du SPD, a indiqué vouloir « un plan » pour les prochains mois et souhaite discuter de l’avenir de l’Etat social, de l’Europe et de l’écologie. « Les résultats des élections sont douloureux. Nous devons en tirer les conséquences », a-t-elle affirmé.

        Lire aussi :
         

                Dans la tête d’Angela Merkel



Préparer sa succession

   


La popularité de la chancelière n’a cessé de refluer depuis sa décision d’ouvrir les frontières du pays à plus d’un million de demandeurs d’asile en 2015 et 2016, à mesure que celle de l’extrême droite antimigrants progressait. Plusieurs cadres de son parti réclament depuis des mois un coup de barre à droite et demandent à Angela Merkel de préparer sa succession. Celle-ci avait refusé jusqu’ici de publiquement débattre de son avenir.
« La situation pour Merkel est sérieuse. La question est de savoir si nous allons bientôt devoir apposer derrière sa coalition la mention : en liquidation », ironisait lundi dans un éditorial le quotidien de référence Süddeutsche Zeitung.
Le chef de la CDU en Hesse, Volker Bouffier, pourtant considéré comme un proche d’Angela Merkel, a jugé que le piètre résultat dans son Land constituait « un signal d’alarme » pour le mouvement « et également pour notre présidente ».
Le quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung juge, lui, que ce serait « une grave erreur » pour Angela Merkel de s’accrocher à son poste « vu sa situation ». Il lui faut « prouver qu’elle a compris ce que tout le monde sait : la fin de son mandat de chancelière se rapproche », ajoute le journal lundi.
Prochains mois extrêmement difficiles
Les prochains mois seront extrêmement difficiles. Plusieurs scrutins sont prévus en 2019, qui pourraient se transformer en répliques des élections en Bavière et en Hesse. Le SPD et la CDU/CSU pourraient de nouveau voir leurs mandats se réduire. Outre les élections européennes, au mois de mai, en 2019 quatre Länder renouvellent leur parlement régional : la ville-Etat de Brême au mois de mai et, surtout, à l’automne, le Brandebourg, la Thuringe et la Saxe, trois Länder de l’Est où la chancelière est très critiquée. Dans ces régions, le risque est réel de voir le parti d’extrême droite populiste AfD arriver en première position.
Plusieurs candidats se profilent pour succéder à Angela Merkel. Trois ont déjà acté leur candidature : Friedrich Merz, ancien président du groupe parlementaire ; Annegret Kramp-Karrenbauer, actuelle secrétaire générale du parti et proche d’Angela Merkel ; et Jens Spahn, actuel ministre de la santé et une des figures de l’opposition contre la chancelière à l’intérieur de la CDU. La chancelière a refusé de commenter ces candidatures.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/30/18-20">
<filnamedate="20181030"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181030"><AAMMJJHH="2018103018">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-20"> ¤ Les expériences de Mitterrand ou de Kohl rappellent que gouverner, c’est assumer ses choix et les efforts coûteux que nécessite leur réalisation, explique Stefan Seidendorf dans une tribune au « Monde » au lendemain d’un désaveu pour le CDU d’Angela Merkel lors d’élections régionales en Hesse.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-20"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Stefan Seidendorf : « Après la Bavière, la Hesse : et si on commençait à gouverner ? »

Les expériences de Mitterrand ou de Kohl rappellent que gouverner, c’est assumer ses choix et les efforts coûteux que nécessite leur réalisation, explique Stefan Seidendorf dans une tribune au « Monde » au lendemain d’un désaveu pour le CDU d’Angela Merkel lors d’élections régionales en Hesse.



LE MONDE
 |    29.10.2018 à 09h25
 • Mis à jour le
29.10.2018 à 10h25
    |

Stefan Seidendorf (Directeur adjoint de l'Institut franco-allemand de Ludwigsburg)







                        



                                


                            

Tribune. Après la Bavière, la Hesse… Les résultats des élections régionales allemandes passent et se ressemblent désormais. Aux pertes historiques du parti conservateur en Bavière répond la chute de l’Union chrétienne-démocrate (CDU) en Hesse. La débâcle des sociaux-démocrates en Bavière annonçait leurs résultats historiquement bas en Hesse, le Land qu’ils avaient gouverné pendant cinquante-quatre ans. Le plus vieux parti européen semble désormais menacé dans son existence même. Qui souhaite la survie de la coalition au pouvoir à Berlin devrait se préoccuper des états d’âme du Parti social-démocrate (SPD), où les militants ont de plus en plus de mal à résister à la panique.
Pourquoi ce désamour dramatique des électeurs ? Au-delà des constellations régionales, il s’agit d’une réaction à l’image désolante du gouvernement fédéral. La grande coalition – une cohabitation difficile entre les conservateurs de la CDU, leur branche bavaroise, l’Union chrétienne-sociale (CSU ), et les sociaux-démocrates du SPD – est paralysée par une triple querelle : discorde d’abord entre les chefs de la CSU en Bavière et à Berlin. Désaccord ensuite entre les deux branches conservatrices au sein du gouvernement, entre le ministre de l’Intérieur et la Chancelière et, enfin, mésentente entre le SPD et la CDU-CSU.

Si les sociaux-démocrates assistent la plupart du temps en spectateurs incrédules aux psychodrames conservateurs, les mauvais résultats régionaux et l’embarras face à l’héritage empoisonné des années Schröder font douter le SPD. Faut-il se fondre dans la « grande coalition » d’Angela Merkel, en réalisant un travail « sérieux » et « solide » ?
Depuis sa prise de fonctions en mars, le gouvernement réalise des réformes sociales clairement inspirées par les préférences du SPD. Mais cette stratégie n’est pour le moment pas payante face au spectacle des conservateurs. Alors faut-il sortir du gouvernement avec fracas, en provoquant des...




                        

                        

