<FILE-date="2018/10/30/18">

<article-nb="2018/10/30/18-1">
<filnamedate="20181030"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181030"><AAMMJJHH="2018103018">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ Repliés dans le sud de la Libye, des mouvements rebelles soudanais ou tchadiens se retrouvent au cœur des enjeux de pouvoir, attisant les tensions régionales.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤                      En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   Fermer la bannière d’avertissement sur les cookies            Consulterle journal     Navigation       Le Monde - retour à la une        Se connecterSe connecter  S’abonner                         À la une   En continu   Actualités    En ce moment    Italie    Donald Trump    Brexit    Arabie saoudite    Brésil    Climat    Immigration en Europe    Les décodeurs    Harcèlement sexuel    Toute l’actualité en continu     Actualités    International   Politique   Société   Les Décodeurs   Sport   Planète   Sciences   M Campus   Le Monde Afrique   Pixels   Médias   Santé   Big Browser   Disparitions         Économie      Économie   Économie mondiale   Économie française   Emploi   Argent & placements   Tribunes éco   Smart cities                      Entreprises  IBM achète l’éditeur de logiciels Red Hat pour 34 milliards de dollars                    Économie  A Berlin, le mouvement « Fuck off Google » plus fort que Google                    Chronique   Article réservé à nos abonnés « La tempête boursière essuyée par Valeo tient aux vents mauvais qui soufflent sur le marché automobile »   Jean-Michel Bezat                      Tribune   Article réservé à nos abonnés Processus d’évaluation : « Etre premier en ordre de passage vous pénalisera »   Charles Cuvelliez Professeur à l’Ecole polytechnique de l'université libre de Bruxelles (ULB)              Vidéos      Vidéos   Les explications   Les séries                      02:06     Amériques  Brésil : la foule célèbre la victoire de Bolsonaro avec l’armée                    01:31     Disparitions  La première télé de Philippe Gildas à l’ORTF                    06:04     Amériques  Comment Jair Bolsonaro est devenu président du Brésil                    05:54     Télévisions & Radio  « La Guerre des mondes », ou la fausse panique collective de 1938             Opinions      Opinions   Editoriaux   Chroniques   Analyses   Tribunes   Blogs                      Tribune   Article réservé à nos abonnés Au Brésil, « Bolsonaro a été élu avec une forte proportion de votes des fidèles évangéliques »   Luiz Felipe de Alencastro Professeur à l’école d’économie de Sao Paulo-FGV, professeur émérite de Sorbonne Université                     Tribune   Article réservé à nos abonnés Brésil : « Face au risque Bolsonaro, la vigilance des observateurs internationaux sera cruciale »   Antoine Acker Historien                     Chronique   Article réservé à nos abonnés Le « mégafichier », mythe de l’infaillibilité informatique   Gilles Dowek, chercheur à l’Inria et enseignant à Paris-Saclay                      Éditorial  Trump exacerbe la mortifère chasse aux boucs émissaires             Culture      Culture   Cinéma   Télévision   Livres   Musiques   Arts   Scènes                      Cinéma   Article réservé à nos abonnés Freddie Mercury au bord de la canonisation avec « Bohemian Rhapsody »                    Livres   Article réservé à nos abonnés Alaa El Aswany : « La révolution a changé les gens »                    Télévisions & Radio  « Capitaine Marleau » : un peu mais pas trop…                    Télévisions & Radio  « The Walking Dead », à bout de souffle             M le mag      M le Mag   L'actu   L'époque   Le style   Gastronomie   Voyage   Mode   Les Recettes du Monde                      Chronique  Pourquoi, et par quoi, remplacer un pénis ?   Maïa Mazaurette                      Actu   Article réservé à nos abonnés Adèle Haenel, le jeu sacré                    L'époque   Article réservé à nos abonnés S’aimer comme on se quitte : « J’ai tout raconté à mon mari »                    L'époque   Article réservé à nos abonnés Petit épeautre, graine à tout faire             Services    Services   Guides d'achat   Codes Promo   Formation professionnelle   Cours d'anglais   Cours d'orthographe et grammaire   Conjugaison   Dictionnaire de citations   Annonces auto   Annonces immo   Jardinage   Jeux   Paroles de chansons       Suppléments partenaires  Les clés de demain Les métiers de demain Avenir numérique Croisières d'exploration    Services Le Monde  Évènements abonnés Le Monde Festival Boutique Le Monde Newsletters   Decodex Données du Monde Le Club de l'économie         Recherche                                       Afrique         Des « mercenaires étrangers » engagés dans le chaos libyen, une stratégie à risque  Repliés dans le sud de la Libye, des mouvements rebelles soudanais ou tchadiens se retrouvent au cœur des enjeux de pouvoir, attisant les tensions régionales.        Par  Frédéric Bobin   Publié aujourd’hui à 18h31, mis à jour à 18h31   Lecture 7 min.     Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter   Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail                        Le maréchal Khalifa Haftar, chef de l’autoproclamée Armée nationale libyenne (ANL), salue pendant une parade militaire à Benghazi, le 7 mai 2018. ABDULLAH DOMA / AFP             Le terme est dur : « occupation étrangère ». Ainsi le maire de Sebha, chef-lieu du Fezzan, région méridionale de la Libye, qualifiait-il au printemps, selon la presse libyenne, la présence dans cette zone de groupes armés originaires du Tchad et du Soudan. Six mois plus tard, le maréchal Khalifa Haftar, l’homme fort de la Cyrénaïque (est) et l’un des principaux protagonistes de la crise libyenne, cherche à exploiter au mieux les crispations nationalistes autour d’une telle « occupation » en jouant de ses muscles dans le sud du pays, où il renforce lentement sa présence.             Lire aussi  Au Tchad, des bombardements de l’armée dans le Tibesti             Alors que l’impasse politico-militaire se prolonge entre les deux pôles de pouvoir, l’un établi à Benghazi (est) et l’autre à Tripoli (ouest), le Sud libyen devient un théâtre de plus en plus disputé, d’autant que sa position frontalière avec le Niger, le Tchad et le Soudan en accroît la valeur stratégique. Le 13 octobre, l’aviation de Haftar, chef autoproclamé de l’Armée nationale libyenne (ANL), soutenu par l’Egypte, les Emirats arabes unis et, un peu, par la France, a bombardé une nouvelle fois – la précédente série de raids avait eu lieu en mars – les positions d’un groupe de l’opposition armée tchadienne évoluant dans le Fezzan. Quelques jours plus tard, le 16 octobre, le maréchal rendait visite à N’Djamena au président tchadien, Idriss Déby. La bonne coopération entre les deux hommes est l’une des données cruciales dans la géopolitique de cette partie de l’aire sahélo-saharienne.          Base de projection vers Tripoli          Leurs intérêts convergent. M. Déby veut mettre hors d’état de nuire les factions de son opposition armée ayant trouvé refuge dans le Sud libyen, d’où elles lancent des attaques contre le nord du Tchad. Le 11 août, le Conseil du commandement militaire pour le salut de la République (CCMSR), le principal groupe rebelle tchadien, a revendiqué une attaque sur une localité du Tibesti, le plus important assaut de ce type depuis 2009. Depuis, l’aviation de N’Djamena multiplie les raids aériens dans le but de « nettoyer » – selon le terme employé officiellement – la zone d’orpailleurs y opérant de manière « illégale » et d’empêcher ainsi la jonction entre ces derniers et des mouvements rebelles.                                Quant à Khalifa Haftar, le déclenchement d’une offensive contre ces groupes « étrangers » lui permet de justifier sa présence croissante dans le Sud libyen, qui vise, selon de nombreux observateurs, à bâtir une future base de projection vers Tripoli. Le maréchal, qui ne reconnaît pas la légalité du gouvernement d’accord national établi dans la capitale sous la présidence de Fayez Al-Sarraj (et soutenu par les Nations unies), n’a jamais fait mystère de son intention de « libérer » la ville. A cette fin, relèvent les analystes du théâtre libyen, il cherche à se glisser progressivement vers le nord-ouest tripolitain à partir du sud, et à prendre ainsi la capitale en étau.            A l’origine, l’homme fort de la Cyrénaïque ciblait les groupes de l’opposition armée tchadienne repliés en Libye, car ces derniers s’étaient alliés aux milices proches de Misrata, la cité portuaire de la Tripolitaine où se recrutent ses plus farouches adversaires. C’est, du reste, à l’instigation de la Troisième Force, la grande brigade misratie déployée dans le Fezzan, que s’était créé en 2016 le Front pour l’alternance et la concorde au Tchad (FACT) à partir d’une dissidence de l’Union des forces pour la démocratie et le développement, jusqu’alors le principal groupe rebelle tchadien. Dans la généalogie tourmentée de ces mouvements d’opposition, le FACT sera à son tour ébranlé par une scission, celle qui donnera naissance au CCMSR défiant aujourd’hui ouvertement N’Djamena à partir de la Libye.             Article réservé à nos abonnés  Lire aussi  En Libye, les espoirs de paix minés par les rentiers du chaos et les guéguerres diplomatiques             L’effectif total de ces formations se situerait « entre 2 000 et 3 500 hommes », selon un rapport du groupe d’experts des Nations unies sur la Libye publié début 2018. Le fait que nombre d’entre eux se soient mis au service – rémunéré – des factions libyennes antagonistes leur a valu l’appellation de « mercenaires étrangers ». Les combattants tchadiens ont ainsi pris part à nombre d’opérations militaires aux côtés de la Troisième Force et de la Brigade de défense de Benghazi, un groupe « révolutionnaire » à inclination islamiste. Ils sont intervenus en mars 2017 sur le Croissant pétrolier – un arc de terminaux situé en bordure du golfe de Syrte –, ravi temporairement à Haftar, ainsi que dans l’attaque sanglante (entre 75 et 141 morts) en mai 2017 de la base de l’ANL à Brak Al-Shati, à proximité de Sebha, la « capitale » du Fezzan.          Le sort des groupes tchadiens en Libye connaît toutefois un profond bouleversement à partir de ce printemps 2017, alors que la Troisième Force se retire progressivement du Fezzan, affaiblie par le grignotage de Haftar épaulé par l’aviation des Emirats arabes unis. Avec le repli des Misratis disparaît un précieux protecteur ; dès lors, certains mouvements tchadiens sont forcés de composer avec le maréchal libyen. Dans le district d’Al-Jufrah, le FACT est ainsi autorisé à rester sur place sous réserve qu’il « se tienne tranquille », selon le mot d’un observateur international basé à Tunis. Pour d’autres formations, « la survie passe par une implication croissante dans les réseaux de contrebande », note un journaliste libyen issu de la communauté des Toubou, installée de part et d’autre des frontières entre le Tchad, la Libye et le Niger.          « Gangs, terroristes et criminels »          La récente dégradation de la situation sécuritaire dans le Fezzan, due notamment à la multiplication d’enlèvements assortis de demandes de rançon, découle à l’évidence de cette reconversion de rebelles tchadiens dans des activités criminelles. En lançant son opération contre « les gangs, terroristes et criminels » dans le Sud libyen, Haftar cherche à capitaliser sur l’exaspération de la population locale. Si sa présence – bien que croissante – est à ce stade plutôt limitée dans le Fezzan, l’ANL du maréchal peut s’y appuyer sur des groupes supplétifs. Parmi ces derniers figure notamment la brigade Khalid Bin Walid, une force dirigée par un Toubou salafiste et active ces dernières semaines dans des escarmouches contre des rebelles tchadiens.             Article réservé à nos abonnés  Lire aussi  En Libye, l’organisation Etat islamique fait peser un danger inédit sur Tripoli             Dans ce contexte, la pression sur les « mercenaires tchadiens » est vouée à s’intensifier. La signature, fin mai, d’un accord de coopération sécuritaire entre le Soudan, le Tchad, la Libye et le Niger, qui autorise notamment un « droit de poursuite », va légaliser de possibles incursions de l’armée tchadienne du côté libyen de la frontière pour traquer des rebelles anti-N’Djamena.          Pour ces derniers, la situation s’annonce d’autant plus délicate que les Toubou libyens, avec lesquels ils partagent d’étroits liens ethniques, ne sont pas – ou plus – nécessairement disposés à embrasser leur cause. « Nombre d’entre eux estiment que les autres communautés [les tribus arabes] de cette zone géographique remettent en cause leur présence même sur ce territoire. Dans ce contexte, les Toubou de Libye sont contraints de conserver de bonnes relations avec le Tchad », écrivent Jérôme Tubiana et Claudio Gramizzi dans un rapport (« Les Toubou dans la tourmente : présence et absence de l’Etat dans le triangle Tchad-Soudan-Libye ») publié en juin 2017 par l’organisation Small Arms Survey.             Lire aussi  « Le conflit à Tripoli vient du pillage de l’Etat par un cartel de milices mafieuses »             La reprise des affrontements à Sebha entre des Toubou et la tribu arabe des Ouled Slimane, en fin d’année 2017, a confirmé – après la guerre de 2014-2015 à Oubari entre Toubou et Touareg – la fragilité des relations intercommunautaires dans le Sud libyen. Le discours sur une « occupation étrangère » menaçant la « souveraineté nationale » rencontre un écho croissant dans les communautés arabes libyennes de la région, qu’il s’agisse des Ouled Slimane à Sebha ou des Zway à Kufrah (sud-est). « Les Toubou de Libye, du Tchad et du Niger veulent créer leur République sur le modèle kurde, dénonce un responsable Ouled Slimane de passage à Tunis. Et cela, nous ne pouvons pas l’accepter. » De telles visées irrédentistes n’ont jamais été proclamées par les Toubou eux-mêmes, mais certaines figures des autres communautés le croient, ou feignent de le croire, nourrissant une certaine paranoïa autour d’un péril séparatiste dans le Sud libyen.             Lire aussi  Libye : l’amertume des Touareg, « citoyens de seconde zone »             Le paradoxe est que le maréchal Haftar, qui cherche à exploiter ce malaise à son profit, n’hésite pas lui-même à recourir aux services des « mercenaires étrangers », notamment des rebelles darfouris en lutte contre le régime soudanais, que l’ex-Guide libyen Mouammar Kadhafi avait jadis déjà abrités. L’un des principaux groupes darfouris, l’Armée de libération du Soudan de Minni Minawai (SLA-MM), est ainsi déployé pour garder des installations du Croissant pétrolier, dont Haftar s’était emparé à l’automne 2016. Preuve de cette collusion, le dernier rapport du groupe d’experts des Nations unies, publié en septembre, reproduit un « laissez-passer » signé par un commandant de l’ANL de la zone d’Al-Jufrah au bénéfice d’un convoi darfouri de la SLA-MM en route vers le sud de Sebha. « Haftar dénonce et utilise à la fois les mercenaires étrangers en Libye », remarque un observateur international à Tunis. Et, comme pour le Tchad, la présence dans le pays de ces groupes darfouris met la frontière avec le Soudan sous pression.                                                    Frédéric Bobin  (Tunis, correspondant)           Voir les réactions      Dans la même rubrique                 Michaëlle Jean : « La langue française est un trait d’union pour agir »  Candidate à un second mandat à la tête de l’OIF, la Canadienne défend une Francophonie politique et pas seulement linguistique.                         Article réservé à nos abonnés Jean-Pierre Bemba de retour en RDC avec des ambitions présidentielles  Libéré par la CPI, l’opposant congolais a été salué à son retour par ses partisans. Il se pose en premier rival de Joseph Kabila, dont les intentions demeurent floues.                      Des pavés tombés du ciel, hantise des automobilistes au Maroc  Sur les autoroutes du royaume, des jeunes désœuvrés jettent des pierres du haut des ponts pour dépouiller les conducteurs, semant parfois la mort.                        Elections en RDC : la liste des candidats officialise l’exclusion de Bemba et Katumbi  Les scrutins présidentiel, législatifs et provinciaux sont prévus le 23 décembre pour notamment élire le successeur du président Joseph Kabila.                      Prix Nansen : un chirurgien sud-soudanais honoré pour son « aide extraordinaire » aux réfugiés  Le docteur Evan Atar Adaha se voit distinguer pour l’année 2018 par le Haut-Commissariat pour les réfugiés des Nation unies.                        Des pluies torrentielles font cinq morts dans le nord-est de la Tunisie  L’eau est montée jusqu’à 1,70 m à Nabeul. Dans la région, l’équivalent de six mois de précipitations est tombé en quelques heures.                      Jawar Mohammed, l’homme dont le retour fait frémir l’Ethiopie  Après dix ans d’exil aux Etats-Unis, le bouillant militant oromo a été accueilli en héros par ses partisans, mais les autorités le surveillent comme le lait sur le feu.                        Au Niger, soixante-quatorze migrants secourus près de l’Algérie par l’ONU  Les rescapés étaient arrivés « après une longue marche à pied » à Assamaka, localité nigérienne frontalière de l’Algérie.                      Elections fantômes en Eswatini, la dernière monarchie absolue d’Afrique  Plus d’un demi-million d’électeurs étaient appelés vendredi à voter aux législatives de l’ex-Swaziland, qui se sont déroulées sans enjeu ni grand enthousiasme.                        En Mauritanie, inculpation d’un opposant et militant anti-esclavagiste  Biram Ould Dah Ould Abeid, candidat aux législatives, est accusé d’« atteinte à l’intégrité d’autrui et menace d’usage de la violence ».                      L’explosion d’un engin artisanal tue au moins six soldats au Burkina Faso  L’attaque, dans l’est du pays, est survenue au lendemain de la mort d’un gendarme, pris pour cible dans le nord.                        Afrique du Sud : « Les années Zuma sont une décennie perdue »  Entretien avec Thuli Madonsela, ex-médiatrice de la République, qui a révélé l’ampleur de la corruption dans l’administration du président sud-africain.                      Les vols de Royal Air Maroc perturbés par des tensions sociales  Les pilotes dénoncent un sous-effectif chronique, la direction fustige une « surenchère des revendications ».                        Au Zimbabwe, l’opposition appelle au « dialogue » pour mettre fin à la crise  Le leader du principal parti d’opposition zimbabwéen, Nelson Chamisa, préconise la formation d’un gouvernement transitoire d’urgence.                      Libye : la Compagnie de pétrole à Tripoli attaquée par des hommes armés  L’attaque du siège de la Compagnie nationale de pétrole (NOC) a fait au moins deux morts et une dizaine de blessés, lundi, selon un premier bilan.                 
<article-nb="2018/10/30/18-2">
<filnamedate="20181030"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181030"><AAMMJJHH="2018103018">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ Le pays s’enfonce dans une crise politique après que le chef du gouvernement Ranil Wickremesinghe a été évincé par le président, Maithripala Sirisena.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

Au Sri Lanka, une manifestation monstre pour soutenir le premier ministre démis

Le pays s’enfonce dans une crise politique après que le chef du gouvernement Ranil Wickremesinghe a été évincé par le président, Maithripala Sirisena.



Le Monde.fr avec AFP
 |    30.10.2018 à 17h31
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 17h57
   





                        



   


Le Sri Lanka s’enfonce dans une grave crise politique depuis le limogeage, vendredi 26 octobre, du premier ministre Ranil Wickremesinghe par le président Maithripala Sirisena. Le chef du gouvernement sortant, qui s’accroche à son siège, a reçu le soutien mardi de plusieurs dizaines de milliers de personnes, qui dénoncent un « coup antidémocratique ».
Entre 25 000, selon la police, et 100 000 personnes, selon le United National Party (UNP) parti de M. Wickremesinghe, se sont rassemblées devant sa résidence, où il vit retranché depuis le début de la crise politique, paralysant des axes routiers clés de la ville. Le rassemblement s’est dispersé en début de soirée sans que des incidents violents n’aient été signalés.

        Lire notre analyse :
         

          Le Sri Lanka s’enfonce dans la crise politique



M. Wickremesinghe, qui estime que son renvoi est anticonstitutionnel, a été remplacé par Mahinda Rajapakse, l’ex-président (2005-2015) du Sri Lanka. Ce dernier, accusé de corruption et de violation des droits de l’homme, a d’ores et déjà annoncé une partie de son gouvernement.
Dimanche, deux jours après cette nomination surprise, M. Sirisena a justifié sa décision au cours d’une longue déclaration retransmise à la télévision, dans laquelle il accuse un ministre du précédent gouvernement d’avoir préparé une tentative d’assassinat le visant. Il reproche également au chef du gouvernement sortant d’avoir pris des « décisions individuelles » sans le concerter et d’avoir laissé prospérer la « fraude et la corruption » dans le pays. Le président et le premier ministre sortant, qui s’étaient alliés en 2015 pour évincer M. Rajapakse, ont notamment des divergences sur la politique économique et les tensions entre eux étaient montées d’un cran à un an de la prochaine élection présidentielle, où tous deux envisagent d’être candidats.
« Coup d’Etat constitutionnel »
Mais M. Wickremesinghe réclame une session d’urgence du Parlement, suspendu par le président jusqu’au 16 novembre, pour prouver qu’il détient toujours la majorité. « Nous sommes contre le limogeage, les gens n’ont pas voté pour que Sirisena se comporte de cette manière, a lancé à ses soutiens M. Wickremesinghe depuis un podium improvisé. Nous résisterons à ce qu’a fait le président. »
La foule de vert vêtue, la couleur de l’UNP, a également déchiré des effigies du président Sirisena et chanté « A bas le premier ministre voyou » en protestation à ce que de nombreux journaux locaux ont qualifié de « coup d’Etat constitutionnel ». Cette crise est aussi celle du système politique sri-lankais, à mi-chemin entre régime parlementaire et régime présidentiel. Le premier ministre sortant a reçu le soutien du président du Parlement, Karu Jayasuriya, qui est également issu de l’UNP. Dans une lettre écrite au président, il dit redouter un « bain de sang » si les députés ne sont pas consultés pour trancher.
« Si vous ne le faites pas, nous ne pourrons empêcher le peuple de recourir à des moyens alternatifs pour protéger leurs droits démocratiques. Au nom de la démocratie, je vous enjoins de reconsidérer votre position de proroger le Parlement et autoriser que justice soit faite. »



                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/30/18-3">
<filnamedate="20181030"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181030"><AAMMJJHH="2018103018">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ Propos sexistes et menaces sur les droits des femmes ont contribué à mobiliser un nombre record de candidates pour les élections du 6 novembre.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Elections de mi-mandat : un record de femmes se présentent dans l’Amérique de Trump

Propos sexistes et menaces sur les droits des femmes ont contribué à mobiliser un nombre record de candidates pour les élections du 6 novembre.



LE MONDE
 |    30.10.2018 à 17h23
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 18h47
    |

            Pierre Bouvier








                        



La présidence Trump s’est ouverte, le 21 janvier 2017, sur une marée de bonnets roses dans les rues de Washington et d’ailleurs, une marche inédite de femmes protestant contre son investiture. Vingt-deux mois plus tard, la même marée rose – et bleue, aux couleurs du parti démocrate – s’apprête à déferler, sur le Congrès, cette fois, à l’issue des élections de mi-mandat.
Un an après la vague #MeToo, Donald Trump est toujours en délicatesse avec l’électorat féminin. A trois semaines du scrutin, mardi 16 octobre, il a renouvelé ses attaques contre la sénatrice démocrate Elizabeth Warren et a adressé une bordée d’insultes à l’actrice pornographique Stormy Daniels, qu’il a appelée « Horseface » (Face de cheval)… Ces remarques sont lancées à un moment où le scrutin du 6 novembre s’annonce comme un référendum plutôt « contre » que « pour » le président, relève une étude de Pew Research.

        Le dernier épisode de notre série :
         

          Midterms J – 7 : Trump juge les « médias bidon » responsables du climat de violence politique



Record de candidates au Congrès
Un constat s’impose, la saison des primaires pour le cycle électoral de 2018 s’est terminée sur un record : 257 femmes ont décroché une investiture pour le Congrès pour les élections de mi-mandat, relève le Center for American Women and Politics de l’université Rutgers (CAWP). Cette vague n’est pas sans rappeler l’année 1992, qui est restée dans les mémoires comme « l’année des femmes » : 51 candidates avaient fait leur entrée au 103e Congrès des Etats-Unis (47 à la Chambre, 4 au Sénat), doublant la représentation féminine au Parlement.
Ce phénomène avait été interprété comme une réponse au choc ressenti par les femmes face à la manière humiliante dont avait été traitée Anita Hill, une jeune professeure d’université afro-américaine qui accusait de harcèlement le juge Clarence Thomas, pressenti pour entrer à la Cour suprême. En 2018, l’élément déclencheur est Donald Trump, par ses propos sexistes, les menaces qu’il fait peser sur les droits des femmes ou ses positions rétrogrades, sur l’avortement notamment.
Alexandria Ocasio-Cortez, l’espoir du parti démocrate
Membre des socialistes démocrates américains, Alexandria Ocasio-Cortez est la star des candidates démocrates à la Chambre. A la fin juin, elle a bousculé l’establishment démocrate en remportant les primaires du parti dans la 14e circonscription de New York, face à Joseph Crowley, 56 ans, élu à la Chambre des représentants depuis 1999. Son discours a séduit les communautés afro-américaines, asiatiques et latino-américaines du Bronx. Son élection en novembre semble une formalité, et elle s’apprête à devenir, à 28 ans, la plus jeune élue du Congrès. Elle pourra prétendre incarner le « futur du parti démocrate ».

   


Duel de candidates en Pennsylvanie
La Pennsylvanie, qui est l’un des onze Etats sans élue, œuvre à corriger cette anomalie. Deux candidates se présentent dans la 5e circonscription : l’ancienne procureure Pearl Kim, pour les républicains, et l’avocate Mary Gay Scanlon, 59 ans, pour les démocrates. Si Pearl Kim l’emportait dans cette circonscription qui vote largement démocrate, elle deviendrait la première personne d’origine asiatique à représenter la Pennsylvanie au Congrès, note le CAWP. Sur CNN, elle a expliqué qu’elle soutenait le mouvement #MeToo et la lutte contre les violences sexuelles, combat qui, selon elle, devrait transcender les partis.
Trois candidates amérindiennes

   


En plus d’être l’année des femmes, 2018 devrait être celle des Amérindiennes, note le site Indian Country Today. Debra Haaland, 58 ans, issue de la tribu Pueblo of Laguna, au Nouveau-Mexique, se présente dans la première circonscription. Cette démocrate, en passe d’être élue face à Janice Arnold-Jones dans une circonscription aux mains des démocrates et où Hillary Clinton l’a emporté en 2016 avec 17 points d’avance, défend le droit à l’avortement et veut une réforme de l’immigration.
Yvette Herrell, républicaine de la tribu Cherokee, se présente dans la 2e circonscription du Nouveau-Mexique (favorable aux républicains), face à la démocrate Xochitl Torres Small. Elle se définit comme « une chrétienne conservatrice » et réclame un renforcement des contrôles aux frontières et l’expulsion des clandestins.
La situation de Sharice Davids, qui appartient à la nation Ho-Chunk du Wisconsin, est plus compliquée. Cette ancienne championne de MMA (arts martiaux mixtes), qui revendique aussi son homosexualité, entre en lice pour le parti démocrate dans la 3e circonscription du Kansas face au candidat sortant, Kevin Yoder, bien placé pour être réélu.

        Analyse (édition abonnés) :
         

          Les candidates démocrates à l’assaut de l’Amérique de Trump



Musulmanes, afro-américaines et latino-américaines
Minnesota. La démocrate Ilhan Omar, Américaine d’origine somalienne et de confession musulmane, part à la conquête de la 5e circonscription, qui comprend la ville de Minneapolis. Née à Mogadiscio en 1982 et installée aux Etats-Unis depuis l’âge de 14 ans, elle a été élue à la Chambre des représentants du Minnesota en novembre 2016. Lors de la primaire du printemps, elle a reçu le soutien d’Alexandria Ocasio-Cortez. Ilhan Omar devrait remporter l’élection – ayant levé plus de fonds que son adversaire, Jennifer Zielinski, et faisant campagne dans une circonscription considérée comme acquise aux démocrates – et devenir ainsi l’une des deux musulmanes à entrer au Congrès.
Michigan. Rashida Tlaib, candidate musulmane d’origine palestinienne, native de Detroit, est l’aînée d’une famille de quatorze enfants. Elle est la première de sa famille à faire des études supérieures. Elle est élue au parlement du Michigan depuis 2008. Sans opposant dans la 13e circonscription du Michigan, qui comprend des portions de Detroit, Rashida Tlaib, qui a fait campagne avec Ilhan Omar, sera élue.
Massachusetts. Ayanna Pressley et Jahana Heyes sont en passe de devenir les premières Afro-Américaines à représenter des Etats de Nouvelle-Angleterre au Congrès. Ayanna Pressley n’a pas d’opposant dans la 7e circonscription du Massachusetts (une portion de Boston) dans laquelle elle se présente. Comme nombre de candidates, elle a, à 44 ans, bousculé l’establishment démocrate. Elle s’est imposée face à Michael Capuano, élu depuis 1998, sur un argument fédérateur : « Une circonscription jeune et majoritairement non blanche a besoin d’une voix nouvelle à Washington. »
Connecticut. Pour sa part, la démocrate Jahana Hayes, candidate dans la 5e circonscription du Connecticut, fait figure de « survivante », comme les aiment les Américains : fille d’une mère toxicomane, mère à 17 ans, elle a reçu des mains de Barack Obama, en mai 2016, le titre d’enseignante de l’année 2016. Comme beaucoup d’enseignants, elle s’est portée candidate pour protester contre les politiques éducatives au niveau fédéral et s’est imposée dans les primaires face à une représentante de l’establishment démocrate, Mary Glassman. Un de ses chevaux de bataille : l’idée de Donald Trump de répondre aux fusillades dans les écoles en puisant dans le budget fédéral alloué à l’éducation pour armer les enseignants.
Texas. Deux candidates latino-américaines sont en passe d’être élues au Texas : dans la 16e circonscription (celle d’El Paso), Veronica Escobar, 47 ans, ancienne juge du comté d’El Paso, s’est lancée pour sa première candidature à la conquête du siège de représentant détenu par Beto O’Rourke, lui-même candidat au Sénat face à Ted Cruz. A elle seule, sa candidature résume la somme des angoisses qu’a fait naître l’élection de Donald Trump : « Je m’inquiète pour la planète. Je m’inquiète pour les immigrants. Je m’inquiète pour les femmes. Je m’inquiète pour la communauté LGBT. Je m’inquiète pour El Paso et la frontière. Et je ressens un sentiment d’angoisse très intense », dit-elle. Dans la 29e circonscription (Houston), favorable aux démocrates, Sylvia Garcia devrait être élue.
Première sénatrice en Arizona et au Tennessee

   


L’Arizona aura pour la première fois une sénatrice : les deux partis envoient en effet chacun des candidates à la bataille, la républicaine Martha McSally étant opposée à la démocrate Kyrsten Sinema pour prendre le siège du républicain Jeff Flake, qui ne se représente pas :
La républicaine Marsha Blackburn, qui est la première femme à décrocher l’investiture dans le Tennessee pour un siège au Sénat, en remplacement de Bob Corker, deviendrait, si elle remporte l’élection, la première sénatrice de cet Etat du Sud ; mais elle ne fait pas de son sexe un argument de campagne, préférant être appelée… congressman.

        Explications :
         

          Le Parti démocrate mise sur les candidatures féminines



Gouverneur : le pari de Stacey Abrams

   


Les élections au poste de gouverneur sont plus compliquées pour les candidates : 22 Etats n’ont jamais eu de femme à ce poste et, actuellement, seules six femmes occupent cette fonction de chef de l’exécutif. En 2018, douze démocrates et quatre républicaines sont candidates à un poste de gouverneur.
A 44 ans, la démocrate Stacey Abrams, élue à la Chambre des représentants de Géorgie, se présente dans cet Etat sudiste et conservateur : elle s’est fait repérer lors de la convention démocrate de Philadelphie en 2016, parlant de sa passion pour le service public. Et elle est depuis entrée dans l’histoire en devenant la première Afro-Américaine à décrocher l’investiture d’un parti pour un poste de gouverneur. Mais la bataille s’annonce difficile : l’Etat n’a pas élu de gouverneur démocrate depuis 1998, et Donald Trump s’y est imposé en 2016.
Dans l’Idaho, Paulette Jordan, candidate démocrate, pourrait, elle aussi, entrer dans l’histoire. Si elle l’emporte face au républicain Brad Little, elle sera la première Amérindienne (de la nation Cœur d’Alene), première femme – et premier candidat démocrate depuis le gouverneur Cecil Andrus (1987-1995) – à s’imposer dans ce bastion républicain.

        Analyse (édition abonnés) :
         

          Aux Etats-Unis, la féminité devient un argument électoral






                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/30/18-4">
<filnamedate="20181030"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181030"><AAMMJJHH="2018103018">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ Les autorités de ce pays d’Asie central dirigé par le même homme depuis trois décennies pourront désormais couper toutes les communications en cas de contestation politique ou sociale.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Kazakhstan : l’arsenal répressif se renforce

Les autorités de ce pays d’Asie central dirigé par le même homme depuis trois décennies pourront désormais couper toutes les communications en cas de contestation politique ou sociale.



Le Monde.fr avec AFP
 |    30.10.2018 à 14h26
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 15h01
   





                        


C’est un vaste pays d’Asie centrale, riche en hydrocarbures et dont le président est en poste depuis près de trente ans, où les libertés publiques sont systématiquement bridées et où la torture en prison est chose courante d’après les organisations des droits de l’homme. Le Kazakhstan de l’autocrate Noursoultan Nazarbaïev, ancienne république soviétique ayant accédé à l’indépendance à la chute de l’URSS en 1991, dispose d’un arsenal répressif de plus en plus sophistiqué et qui vient tout juste de s’enrichir d’un nouvel outil.
Une loi votée dimanche 28 octobre permet désormais aux autorités kazakhes de couper toutes les communications sur l’ensemble du territoire dans l’éventualité d’une « situation d’urgence à caractère social ». En clair, le pouvoir s’est offert les moyens de plonger tout le pays dans le silence en cas de contestation.
Succession
Ce nouveau durcissement de l’emprise qu’exercent les autorités du Kazakhstan sur une société aux libertés sans cesse rognées intervient au moment où la question de la succession de M. Nazarbaïev, 78 ans, se pose d’une manière de plus en plus pressante. Depuis le mois de mai, une loi lui permet de continuer à régner sur le pays, même s’il devait quitter son poste officiel de président à la fin de son mandat actuel, en 2020.
La loi accorde en effet un statut constitutionnel au conseil de sécurité du Kazakhstan, dont les recommandations étaient auparavant uniquement consultatives, et autorise M. Nazarbaïev à le diriger jusqu’à sa mort. L’homme fort des steppes kazakhes est aussi officiellement détenteur du titre de « père de la nation », qui lui garantit une immunité judiciaire ainsi qu’un rôle influent s’il finissait par quitter la présidence.

        Lire aussi :
         

          Le Kazakhstan soupçonné d’espionnage informatique de dissidents et de journalistes.






                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/30/18-5">
<filnamedate="20181030"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181030"><AAMMJJHH="2018103018">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ Dans un entretien à « Axios », il dit envisager de signer un décret pour remettre en cause ce principe inscrit dans le 14e amendement de la Constitution.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Donald Trump veut mettre fin au droit du sol aux Etats-Unis

Dans un entretien à « Axios », il dit envisager de signer un décret pour remettre en cause ce principe inscrit dans le 14e amendement de la Constitution.



Le Monde.fr avec AFP
 |    30.10.2018 à 14h19
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 15h13
   





                        



   


Le président des Etats-Unis, Donald Trump, a dit, mardi 30 octobre, souhaiter mettre fin au droit du sol, qui stipule que tout enfant né sur le territoire américain a la nationalité américaine.
Cette proposition, formulée dans la dernière semaine d’une campagne électorale dans laquelle Donald Trump tente de placer l’immigration au cœur des débats, pourrait cependant se heurter à de sérieux obstacles.
Dans un entretien à Axios, le président affirme qu’il envisage de signer un décret pour que les enfants nés sur le sol américain de parents en situation irrégulière ne bénéficient plus de ce droit.

        Lire aussi :
         

          Trump juge les « médias bidon » responsables du climat de violence politique



Doute sur la légalité d’un tel décret
« Nous sommes le seul pays au monde où, si une personne arrive et a un bébé, le bébé est citoyen des Etats-Unis… avec tous les avantages », affirme-t-il dans cet entretien filmé – en réalité, une trentaine de pays dans le monde ont un dispositif équivalent au droit du sol, parmi eux la France. « C’est ridicule, c’est ridicule, il faut que cela cesse ».
Au-delà de la levée de boucliers qu’elle devrait susciter, la possibilité même pour le président de pouvoir remettre en cause, par décret, ce principe inscrit dans le 14e amendement de la Constitution, est vivement contestée par nombre de juristes.
« On m’avait toujours dit que vous aviez besoin d’un amendement constitutionnel. Vous savez quoi ? Ce n’est pas le cas », avance le président au cours de l’entretien. « C’est en cours. Cela va se faire, avec un décret », ajoute-t-il.

        Lire aussi, sur les élections de mi-mandat :
         

          Amy McGrath, candidate démocrate et forte tête






                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/30/18-6">
<filnamedate="20181030"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181030"><AAMMJJHH="2018103018">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ Le candidat d’extrême droite avait vivement critiqué l’influence de la Chine sur l’économie du pays, et s’était rendu à Taïwan.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤                     
                                                   
édition abonné


L’élection de Bolsonaro au Brésil inquiète Pékin

Le candidat d’extrême droite avait vivement critiqué l’influence de la Chine sur l’économie du pays, et s’était rendu à Taïwan.



LE MONDE
 |    30.10.2018 à 14h10
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 14h34
    |

            Frédéric Lemaître (Pékin, correspondant)








                        



                                


                            

L’élection de Jair Bolsonaro à la tête du Brésil est une mauvaise nouvelle pour la Chine, tant sur le plan politique qu’économique. Le « Trump des tropiques » n’a-t-il pas déclaré durant sa campagne que « la Chine ne fait pas ses achats au Brésil, elle achète le Brésil » ? Ce chantre des privatisations s’est d’ailleurs prononcé contre la vente de certains actifs d’Electrobras, l’électricien public brésilien, parce que ceux-ci risquaient de tomber entre des mains chinoises, note le South China Morning Post de Hongkong.
Surtout, en se rendant en février à Taïwan, cette île dont Pékin ne reconnaît pas l’indépendance, Jair Bolsonaro a commis un véritable crime de lèse-majesté qui lui a valu les protestations officielles de Pékin dénonçant son « affront à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de la Chine ». Alors que la République dominicaine et le Salvador ont rompu cet été leurs relations diplomatiques avec Taïwan au profit de Pékin, l’attitude de M. Bolsonaro, qui n’avait pas encore déclaré sa candidature, n’a pas échappé à l’empire du Milieu.

Or, le Brésil n’est pas n’importe quel pays. Les échanges entre Brasilia et Pékin se montent à environ 75 milliards de dollars (66 milliards d’euros). La Chine importe d’ailleurs bien plus du Brésil, notamment des matières premières et des produits agricoles, qu’elle n’y exporte. Cette tendance se renforce avec la guerre commerciale que livrent les Etats-Unis à la Chine et dont profitent directement les exportateurs de soja brésiliens.
« Regard rationnel »
Si le gouvernement chinois a félicité le nouveau président élu, les Chinois ont donc quelques raisons d’être inquiets. « Ses vues extrêmes nous inquiètent un peu. Il est sur ses gardes vis-à-vis de la Chine », ont récemment reconnu auprès de l’agence Reuters des chefs d’entreprises chinois installés au Brésil. Selon cette même agence, des diplomates chinois en poste à Brasilia ont rencontré le conseiller...




                        

                        


<article-nb="2018/10/30/18-7">
<filnamedate="20181030"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181030"><AAMMJJHH="2018103018">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ A cause des grandes marées et du mauvais temps, Venise connaît un des plus importants épisodes d’« acqua alta » depuis un siècle.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ 
<article-nb="2018/10/30/18-8">
<filnamedate="20181030"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181030"><AAMMJJHH="2018103018">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ La chancelière allemande ne briguera pas de nouveau mandat en 2021. Notre journaliste à Berlin a analysé ces annonces en répondant à vos questions.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

Avec le départ annoncé de Merkel, « l’extrême droite allemande perd son ennemie préférée »

La chancelière allemande ne briguera pas de nouveau mandat en 2021. Notre journaliste à Berlin a analysé ces annonces en répondant à vos questions.



LE MONDE
 |    30.10.2018 à 13h01
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 15h50
   





                        



   


Chancelière depuis treize ans, chef de la CDU depuis dix-huit ans, Angela Merkel a annoncé, le 29 octobre, qu’elle abandonnera la direction du parti conservateur en décembre et qu’elle ne briguera pas de nouveau mandat en 2021. Cette annonce rebat les cartes politiques en Allemagne : elle lance la guerre de succession à la CDU à l’approche d’une année 2019 marquée par le scrutin européen, mais aussi par des élections dans quatre Länder.
La journaliste du Monde à Berlin, Cécile Boutelet, a analysé la situation avec les internautes.
Val : Bonjour et merci pour ce tchat ! Comment Angela Merkel peut-elle espérer rester chancelière jusqu’en 2021 sans contrôler la CDU ?
Cécile Boutelet : Bonjour ! Tout dépend de sa capacité à relever deux défis. Le premier, c’est de travailler en bonne harmonie avec ses partenaires de coalitions – la CSU, parti conservateur bavarois qui l’a beaucoup gênée ces derniers mois sur la question de l’immigration – et le SPD (sociaux-démocrates). Les deux partis ont essuyé de lourdes défaites et ont compris que les Allemands les ont sanctionnés pour leurs conflits permanents depuis sept mois, et qu’il fallait y mettre fin et travailler en meilleure intelligence à partir du contrat de coalition.
Deuxième impératif : s’entendre avec le prochain ou la prochaine présidente de la CDU. Une personnalité en opposition avec elle compliquerait fortement les choses.
Jules : Qui est favori pour prendre la place de Merkel à la tête de son parti ?
Trois candidats se sont manifestés depuis hier : Annegret Kramp-Karrenbauer, Jens Spahn et Friedrich Merz. Angela Merkel a pris soin de ne pas se prononcer, mais il va de soi qu’Annegret Kramp-Karrenbauer (alias « AKK ») est sa préférée. Les deux femmes s’entendent très bien, et leur duo devrait être efficace au parti et à la chancellerie. Sur l’Europe, AKK est encore une « page blanche », disent les journaux allemands, ce qui faciliterait grandement les arbitrages avec les partenaires européens.
AKK est arrivée en février seulement sur la scène politique fédérale, après une carrière régionale dans le Land de Sarre. Aux dernières élections dans cette région, en mars 2017, elle a obtenu un excellent résultat – 40,7 %. Après cela, Angela Merkel lui a proposé de devenir secrétaire générale de la CDU, ce qu’elle a accepté avec enthousiasme. Depuis, elle est beaucoup apparue dans la presse nationale et son image est bonne.

        Lire aussi :
         

                Le crépuscule d’Angela Merkel



En revanche, les deux autres candidats se sont illustrés par leurs critiques frontales envers Angela Merkel. Jens Spahn, 38 ans, veut un tournant conservateur. Friedrich Merz, 62 ans, a quitté la vie politique en 2009 et a mené depuis une carrière d’avocat d’affaires. Cela lui vaut les faveurs de l’aile libérale conservatrice de la CDU. Mais il siège au conseil de surveillance de grands groupes, et cette proximité extrême avec les milieux d’affaires peut effrayer beaucoup d’électeurs.
Lilou : Quelle image les Allemands garderont-ils d’Angela Merkel ? Quelles décisions marquantes a-t-elle prises en tant que présidente de la CDU ?
Les Allemands resteront très attachés à Angela Merkel, qui a toujours d’excellents résultats dans les sondages d’opinion. Elle est restée très humble et simple, qualités très appréciées de larges franges de la population.
En tant que présidente de la CDU, elle a amorcé une modernisation du parti : on lui doit une politique familiale qui a favorisé la création de crèches et donc a permis à beaucoup de femmes de travailler. Elle a aussi pris plusieurs décisions surprenantes comme l’abolition du service militaire, marqueur traditionnel de la CDU, ou l’abandon du nucléaire.
Sa politique d’accueil des réfugiés continue de lui valoir les voix des électeurs chrétiens. C’est une donnée très importante, on l’a vu en Bavière : beaucoup de chrétiens ont reproché à la CSU son tournant à droite, antimigrants. Ils ont reporté leurs voix sur les Verts.

        Lire aussi :
         

                Allemagne : les trois années qui ont affaibli Angela Merkel



Maxrocket : Cette décision représente-t-elle un risque pour l’Union, qui voit monter les populismes ?
Les populismes sont en progression partout en Europe, et la présence de Mme Merkel n’a pas empêché le parti d’extrême droite populiste AfD d’entrer en force au Bundestag en 2017, avec 92 sièges. Après le scrutin de dimanche en Hesse, le parti est représenté dans tous les parlements régionaux allemands. Avec ou sans Merkel, la tendance est donc là.
Martin : Quels peuvent être les effets du retrait de Merkel sur les scores de l’AfD ?
Le parti est désormais privé de son ennemie préférée. La figure d’Angela Merkel fonctionnait d’autant mieux comme repoussoir qu’elle vient de l’Est, où l’AfD enregistre ses meilleurs scores. Elle concentrait les frustrations de ceux qui espéraient davantage de considération de la part d’une « des leurs » et qui incarne la politique d’accueil des réfugiés, très impopulaire à l’Est.
Il est donc possible que l’AfD accuse le coup de la perte de cette ennemie idéale. Mais comme elle reste chancelière jusqu’en 2021, rien ne dit que cet effet fonctionne pour les élections en Saxe, en Brandebourg et en Thuringe à l’automne prochain.
« Des élections législatives anticipées seraient périlleuses pour les sociaux-démocrates »
Jim : Est-il possible que cela pousse les franges les plus conservatrices de la CDU et de la CSU à faire scission et s’allier avec l’AfD ?
Non, la CDU et la CSU ont toujours marqué leurs distances avec l’AfD, les récents événements à Chemnitz, où l’AfD a défilé avec les néonazis, ont conforté les deux partis dans cette décision.
PenseurAgité : En quoi le départ annoncé de Mme Merkel fragilise-t-il Macron et sa politique européenne ?
Angela Merkel est présente dans la vie politique européenne depuis treize ans, elle a vécu les grandes crises de l’Union, comme la crise grecque ou celle des réfugiés. Elle a beaucoup d’expérience et avait un positionnement plutôt centriste par rapport à sa famille politique. L’aile droite de la CDU a beaucoup critiqué ses positions sur l’euro. Un président de la CDU plus conservateur pourrait compliquer certaines décisions.
Angela Merkel et Emmanuel Macron ont signé cet été la déclaration de Meseberg sur ce qu’ils veulent atteindre en Europe : plus d’intégration dans la politique extérieure et dans la zone euro. Si l’aile droite de la CDU remporte la présidence du parti, les négociations seront compliquées. Un Jens Spahn ou un Friedrich Merz ne seront sans doute pas favorables à l’idée d’un budget de la zone euro.
Arthur : Le SPD a-t-il pris une décision quant à son maintien dans la coalition ?
Les sociaux-démocrates avaient annoncé qu’au vu des résultats catastrophiques obtenus en Bavière et en Hesse, ils réévalueraient à la mi-mandat l’opportunité de leur participation au gouvernement – c’est-à-dire fin 2019 ou début 2020. Mais des élections législatives anticipées seraient périlleuses pour le SPD, qui a besoin de temps pour se reconstruire et identifier des lignes claires sur les sujets d’avenir, comme le climat, les retraites, l’immigration ou encore le rôle de l’Etat social.
Selon un sondage du 28 octobre, 64 % des personnes interrogées ne comprennent pas les convictions du SPD. C’est un résultat très grave pour un grand parti qui veut peser. Il préfère avoir à montrer des réformes réussies plutôt que se présenter trop rapidement devant des électeurs qui le fuient actuellement, au profit des Verts, de la gauche radicale Die Linke ou de l’AfD.

        Lire aussi :
         

                Elections dans la Hesse : le « réalisme » réussit aux Verts allemands






                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/30/18-9">
<filnamedate="20181030"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181030"><AAMMJJHH="2018103018">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ La filiale de KYB et celle de Kawakin Holding ont falsifié des certificats de conformité d’amortisseurs équipant de nombreux bâtiments de l’archipel.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤                      En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   Fermer la bannière d’avertissement sur les cookies            Consulterle journal     Navigation       Le Monde - retour à la une        Se connecterSe connecter  S’abonner                         À la une   En continu   Actualités    En ce moment    Italie    Donald Trump    Brexit    Arabie saoudite    Brésil    Climat    Immigration en Europe    Les décodeurs    Harcèlement sexuel    Toute l’actualité en continu     Actualités    International   Politique   Société   Les Décodeurs   Sport   Planète   Sciences   M Campus   Le Monde Afrique   Pixels   Médias   Santé   Big Browser   Disparitions         Économie      Économie   Économie mondiale   Économie française   Emploi   Argent & placements   Tribunes éco   Smart cities                      Entreprises  IBM achète l’éditeur de logiciels Red Hat pour 34 milliards de dollars                    Économie  A Berlin, le mouvement « Fuck off Google » plus fort que Google                    Chronique   Article réservé à nos abonnés « La tempête boursière essuyée par Valeo tient aux vents mauvais qui soufflent sur le marché automobile »   Jean-Michel Bezat                      Tribune   Article réservé à nos abonnés Processus d’évaluation : « Etre premier en ordre de passage vous pénalisera »   Charles Cuvelliez Professeur à l’Ecole polytechnique de l'université libre de Bruxelles (ULB)              Vidéos      Vidéos   Les explications   Les séries                      02:06     Amériques  Brésil : la foule célèbre la victoire de Bolsonaro avec l’armée                    01:31     Disparitions  La première télé de Philippe Gildas à l’ORTF                    06:04     Amériques  Comment Jair Bolsonaro est devenu président du Brésil                    05:54     Télévisions & Radio  « La Guerre des mondes », ou la fausse panique collective de 1938             Opinions      Opinions   Editoriaux   Chroniques   Analyses   Tribunes   Blogs                      Tribune   Article réservé à nos abonnés Au Brésil, « Bolsonaro a été élu avec une forte proportion de votes des fidèles évangéliques »   Luiz Felipe de Alencastro Professeur à l’école d’économie de Sao Paulo-FGV, professeur émérite de Sorbonne Université                     Tribune   Article réservé à nos abonnés Brésil : « Face au risque Bolsonaro, la vigilance des observateurs internationaux sera cruciale »   Antoine Acker Historien                     Chronique   Article réservé à nos abonnés Le « mégafichier », mythe de l’infaillibilité informatique   Gilles Dowek, chercheur à l’Inria et enseignant à Paris-Saclay                      Éditorial  Trump exacerbe la mortifère chasse aux boucs émissaires             Culture      Culture   Cinéma   Télévision   Livres   Musiques   Arts   Scènes                      Cinéma   Article réservé à nos abonnés Freddie Mercury au bord de la canonisation avec « Bohemian Rhapsody »                    Livres   Article réservé à nos abonnés Alaa El Aswany : « La révolution a changé les gens »                    Télévisions & Radio  « Capitaine Marleau » : un peu mais pas trop…                    Télévisions & Radio  « The Walking Dead », à bout de souffle             M le mag      M le Mag   L'actu   L'époque   Le style   Gastronomie   Voyage   Mode   Les Recettes du Monde                      Chronique  Pourquoi, et par quoi, remplacer un pénis ?   Maïa Mazaurette                      Actu   Article réservé à nos abonnés Adèle Haenel, le jeu sacré                    L'époque   Article réservé à nos abonnés S’aimer comme on se quitte : « J’ai tout raconté à mon mari »                    L'époque   Article réservé à nos abonnés Petit épeautre, graine à tout faire             Services    Services   Guides d'achat   Codes Promo   Formation professionnelle   Cours d'anglais   Cours d'orthographe et grammaire   Conjugaison   Dictionnaire de citations   Annonces auto   Annonces immo   Jardinage   Jeux   Paroles de chansons       Suppléments partenaires  Les clés de demain Les métiers de demain Avenir numérique Croisières d'exploration    Services Le Monde  Évènements abonnés Le Monde Festival Boutique Le Monde Newsletters   Decodex Données du Monde Le Club de l'économie         Recherche                                      Économie        Des amortisseurs antisismiques défectueux font trembler le Japon  La filiale de KYB et celle de Kawakin Holding ont falsifié des certificats de conformité d’amortisseurs équipant de nombreux bâtiments de l’archipel.        Par  Philippe Mesmer   Publié aujourd’hui à 12h50, mis à jour à 12h50   Lecture 1 min.     Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter   Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail        Article réservé aux abonnés                  La Tokyo Skytree, la plus haute tour du Japon, culmine à 634 mètres, le 4 aôut 2016. KIM KYUNG-HOON / REUTERS             Rien ne va plus dans le petit monde des fabricants d’amortisseurs hydrauliques antisismiques au Japon. Le 23 octobre, Kawakin Holdings avouait que sa filiale Koyo Seiki avait falsifié des certificats de conformité pour plusieurs centaines de ses amortisseurs, interrogeant leur fiabilité.          Ces révélations suivent celle selon laquelle Kayaba System Machinery, filiale de KYB, avait fait de même. L’affaire avait suscité de vives réactions, les amortisseurs estampillés KYB équipant la Tokyo Skytree, la plus haute tour du Japon culminant à 634 mètres. L’opérateur du site avait dû mener à la hâte une inspection des fondations. Il avait annoncé que 90 des 225 amortisseurs respectaient les normes en vigueur même s’ils avaient été installés avec des certificats de conformité falsifiés.          Révélations d’un lanceur d’alerte          Les aveux de Kawakin inquiètent le gouvernement, qui redoute une pratique généralisée. Après les révélations de KYB, le ministère des infrastructures (MLIT) a affirmé que les bâtiments concernés ne risquaient pas de s’écrouler en cas de séisme et exigé des 88 groupes – japonais et étrangers – fabricants d’amortisseurs antisismiques qu’ils demandent une enquête indépendante avant la fin de l’année. Ils devaient également lui remettre avant le 26 octobre un premier rapport. Quatre-vingt-un l’ont fait.          L’affaire KYB est le résultat d’une enquête interne déclenchée après des révélations d’un lanceur d’alerte. Les falsifications seraient pratiquées depuis 2003. La malversation devait permettre au groupe de respecter les délais de livraison en limitant les tests. Huit salariés chargés des inspections seraient impliqués. 987 bâtiments du Japon, dont la gare de Tokyo et le bureau du premier ministre, sont équipés d’amortisseurs ne respectant pas les normes. KYB a promis de remplacer d’ici à 2020 l’ensemble des amortisseurs défectueux et se prépare à faire face à un afflux de demandes de dédommagement.                                           — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? Se connecter   S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     Soutenir le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante de plus de 400 journalistes.    Participer à des événements artistiques et culturels toute l'année et partout en France.    Abonnez-vous à partir de 1 €       Dans la même rubrique                Mobilité : une trottinette en libre-service de plus sur les trottoirs parisiens                    Article réservé à nos abonnésPour atténuer l’effet du prélèvement à la source, BNP Paribas va mensualiser le 13e mois                    Les recours de communes contre les compteurs Linky rejetés en appel             Les abonnés lisent aussi...                portrait     Corine Lesnes    Article réservé à nos abonnésBumble, l’application de rencontres dopée par #metoo Le mouvement antiharcèlement a fait de la plate-forme de rencontres féministe un phénomène de société. Lancée fin 2014 par Whitney Wolfe Herd, elle est passée depuis 2017 de 22 à 40 millions d’inscrits. 7 min de lecture                    analyse     Laurence Girard    Article réservé à nos abonnésQuand les consommateurs veulent concilier alimentation et santé Les scandales sanitaires, les émissions télévisées sur l’agroalimentaire, les études médicales et le courant végan contribuent à cette évolution. 3 min de lecture                    portrait     Nicole Vulser    Article réservé à nos abonnésGilles Haéri, une belle mécanique au service du livre Le nouveau directeur général d’Albin Michel a pris ses fonctions le 3  septembre, après dix-sept années passées chez Flammarion. Il devrait succéder à Francis Esménard au poste de PDG le 1er  janvier  2019. 6 min de lecture                  En direct International Politique Société Économie Culture Sport Techno Sciences Opinions Recettes de cuisine   Planète M Campus Style L’époque Éducation Disparitions Santé Guides d’achat     Évènements abonnés Conjugaison Cours d’anglais Decodex Formation professionnelle Jeux La boutique du Monde Orthographe et grammaire Prix de l’immobilier Source Sûre     Courrier International La société des lecteurs du Monde Le Huffington Post Le Prix du Monde et de la recherche L’Obs Le Monde diplomatique Télérama Talents     Codes Promo Codes Promo Amazon Jardinage Paroles de chansons      lemondefr @lemondefr Facebook Fils RSS Applications mobiles   Newsletters du Monde   Recevoir les newsletters du Monde    Abonnement   Abonnez-vous dès 1€        Mentions légales Politique de confidentialité Conditions générales | Aide (FAQ)      
{"@context":"https://schema.org","@type":"NewsArticle","mainEntityOfPage":{"@type":"WebPage","@id":"https://www.lemonde.fr/economie/article/2018/10/30/des-amortisseurs-antisismiques-defectueux-font-trembler-le-japon_5376598_3234.html"},"headline":"Des amortisseurs antisismiques défectueux font trembler le Japon","dateCreated":"2018-10-30T12:50:54+01:00","datePublished":"2018-10-30T12:50:54+01:00","dateModified":"2018-10-30T12:50:54+01:00","publisher":{"@type":"Organization","name":"Le Monde","logo":{"@type":"ImageObject","url":"https://s1.lemde.fr/medias/web/1.2.705/img/elements_lm/logo_lm_print.png","width":"240","height":"42"}},"description":"La filiale de KYB et celle de Kawakin Holding ont falsifié des certificats de conformité d’amortisseurs équipant de nombreux bâtiments de l’archipel."
,"author":[{"@type":"Person","name":"Philippe Mesmer"}
]
,"image":{"@type":"ImageObject","url":"https://img.lemde.fr/2018/10/19/0/0/3500/2330/696/348/3/0/9a69165_TOK002_JAPAN-QUAKE-SHOCKABSORBERS_1019_1A.JPG","width":"696","height":"348"}
,"isAccessibleForFree":"False","hasPart":{"@type":"WebPageElement","isAccessibleForFree":"False","cssSelector":".paywall"}
  
{"@context":"https://schema.org","@type":"BreadcrumbList","itemListElement":[{"@type":"ListItem","position":1,"item":{"@id":"https://www.lemonde.fr"}}
,{"@type":"ListItem","position":2,"item":{"@id":"https://www.lemonde.fr/economie/"}}
,{"@type":"ListItem","position":3,"item":{"@id":"https://www.lemonde.fr/economie/article/2018/10/30/des-amortisseurs-antisismiques-defectueux-font-trembler-le-japon_5376598_3234.html"}}
     


      



<article-nb="2018/10/30/18-10">
<filnamedate="20181030"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181030"><AAMMJJHH="2018103018">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ Danske Bank, la première banque danoise et l’établissement financier scandinave Nordea sont mis en cause dans une affaire de blanchiment d’argent.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤                     
                                                   
édition abonné


La Scandinavie touchée par un scandale bancaire

Danske Bank, la première banque danoise et l’établissement financier scandinave Nordea sont mis en cause dans une affaire de blanchiment d’argent.



LE MONDE ECONOMIE
 |    30.10.2018 à 12h30
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 13h47
    |

            Anne-Françoise Hivert (Malmö (Suède), correspondante régionale)








                        



                                


                            

Depuis le 19 septembre et la publication du rapport du cabinet d’avocats Bruun & Hjejle, mandaté par la Danske Bank pour faire la lumière sur une des plus grosses affaires de blanchiment d’argent en Europe, le scandale ne cesse de connaître de nouveaux rebondissements. Dans la tourmente désormais : la Nordea, principale banque de Scandinavie, rattrapée par les révélations concernant la filiale estonienne de la Danske Bank, soupçonnée d’avoir couvert, entre 2007 et 2014, le transit de 200 milliards d’euros suspects, provenant de Russie et de l’ex-bloc soviétique.
Le 17 octobre, le parquet financier suédois a confirmé avoir enregistré une plainte contre Nordea, pour fraude, faux et blanchiment. A l’origine des accusations, Bill Browder, le dirigeant du fonds Hermitage Capital, basé au Royaume-Uni. L’investisseur, spécialisé dans la traque des flux de capitaux sortant de la Russie, affirme avoir identifié 365 comptes en Suède, au Danemark, en Finlande et en Norvège, où auraient transité 175 millions de dollars (154 millions d’euros), connectés à la succursale estonienne de la Danske Bank et à la banque lituanienne Ukio Bank.
Une seconde plainte a été déposée le 22 octobre, auprès des autorités finlandaises, visant 500 comptes de la branche finlandaise de la Nordea, où auraient transité 205 millions d’euros, également liés à la filiale estonienne de la Danske Bank et à l’Ukio Bank. La Nordea, qui a transféré son siège social de Stockholm à Helsinki début octobre, a assuré qu’elle collaborait avec les autorités. Mais son PDG, le Finlandais Casper von Koskull, a mis en garde, le 24 octobre, contre une « chasse aux sorcières ».
28 000 clients ont déserté la Danske Bank durant le premier semestre 2018
Pour sa part, la Danske Bank fait désormais l’objet de plusieurs enquêtes judiciaires, diligentées par les autorités danoises, estoniennes et britanniques. Elle est également dans le collimateur de la justice américaine, ce qui pourrait...




                        

                        


<article-nb="2018/10/30/18-11">
<filnamedate="20181030"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181030"><AAMMJJHH="2018103018">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ La ministre des armées a estimé que l’intervention de Riyad contre les rebelles houthistes est sans issue, une position singulièrement forte de la part d’un responsable français.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤                      En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   Fermer la bannière d’avertissement sur les cookies            Consulterle journal     Navigation       Le Monde - retour à la une        Se connecterSe connecter  S’abonner                         À la une   En continu   Actualités    En ce moment    Italie    Donald Trump    Brexit    Arabie saoudite    Brésil    Climat    Immigration en Europe    Les décodeurs    Harcèlement sexuel    Toute l’actualité en continu     Actualités    International   Politique   Société   Les Décodeurs   Sport   Planète   Sciences   M Campus   Le Monde Afrique   Pixels   Médias   Santé   Big Browser   Disparitions         Économie      Économie   Économie mondiale   Économie française   Emploi   Argent & placements   Tribunes éco   Smart cities                      Entreprises  IBM achète l’éditeur de logiciels Red Hat pour 34 milliards de dollars                    Économie  A Berlin, le mouvement « Fuck off Google » plus fort que Google                    Chronique   Article réservé à nos abonnés « La tempête boursière essuyée par Valeo tient aux vents mauvais qui soufflent sur le marché automobile »   Jean-Michel Bezat                      Tribune   Article réservé à nos abonnés Processus d’évaluation : « Etre premier en ordre de passage vous pénalisera »   Charles Cuvelliez Professeur à l’Ecole polytechnique de l'université libre de Bruxelles (ULB)              Vidéos      Vidéos   Les explications   Les séries                      02:06     Amériques  Brésil : la foule célèbre la victoire de Bolsonaro avec l’armée                    01:31     Disparitions  La première télé de Philippe Gildas à l’ORTF                    06:04     Amériques  Comment Jair Bolsonaro est devenu président du Brésil                    05:54     Télévisions & Radio  « La Guerre des mondes », ou la fausse panique collective de 1938             Opinions      Opinions   Editoriaux   Chroniques   Analyses   Tribunes   Blogs                      Tribune   Article réservé à nos abonnés Au Brésil, « Bolsonaro a été élu avec une forte proportion de votes des fidèles évangéliques »   Luiz Felipe de Alencastro Professeur à l’école d’économie de Sao Paulo-FGV, professeur émérite de Sorbonne Université                     Tribune   Article réservé à nos abonnés Brésil : « Face au risque Bolsonaro, la vigilance des observateurs internationaux sera cruciale »   Antoine Acker Historien                     Chronique   Article réservé à nos abonnés Le « mégafichier », mythe de l’infaillibilité informatique   Gilles Dowek, chercheur à l’Inria et enseignant à Paris-Saclay                      Éditorial  Trump exacerbe la mortifère chasse aux boucs émissaires             Culture      Culture   Cinéma   Télévision   Livres   Musiques   Arts   Scènes                      Cinéma   Article réservé à nos abonnés Freddie Mercury au bord de la canonisation avec « Bohemian Rhapsody »                    Livres   Article réservé à nos abonnés Alaa El Aswany : « La révolution a changé les gens »                    Télévisions & Radio  « Capitaine Marleau » : un peu mais pas trop…                    Télévisions & Radio  « The Walking Dead », à bout de souffle             M le mag      M le Mag   L'actu   L'époque   Le style   Gastronomie   Voyage   Mode   Les Recettes du Monde                      Chronique  Pourquoi, et par quoi, remplacer un pénis ?   Maïa Mazaurette                      Actu   Article réservé à nos abonnés Adèle Haenel, le jeu sacré                    L'époque   Article réservé à nos abonnés S’aimer comme on se quitte : « J’ai tout raconté à mon mari »                    L'époque   Article réservé à nos abonnés Petit épeautre, graine à tout faire             Services    Services   Guides d'achat   Codes Promo   Formation professionnelle   Cours d'anglais   Cours d'orthographe et grammaire   Conjugaison   Dictionnaire de citations   Annonces auto   Annonces immo   Jardinage   Jeux   Paroles de chansons       Suppléments partenaires  Les clés de demain Les métiers de demain Avenir numérique Croisières d'exploration    Services Le Monde  Évènements abonnés Le Monde Festival Boutique Le Monde Newsletters   Decodex Données du Monde Le Club de l'économie         Recherche                                      Yémen        Parly : « La guerre menée par l’Arabie saoudite » au Yémen « doit cesser »  La ministre des armées a estimé que l’intervention de Riyad contre les rebelles houthistes est sans issue, une position singulièrement forte de la part d’un responsable français.     Le Monde avec AFP et Reuters  Publié aujourd’hui à 12h08, mis à jour à 14h17   Lecture 2 min.     Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter   Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail                        Une enfant yéménite souffrant de malnutrition dans un centre de traitement d’un hôpital de la province d’Hajjah, tenue par les rebelles houthistes, le 25 octobre. ESSA AHMED / AFP             La position exprimée par un membre du gouvernement français sur la guerre menée par l’Arabie saoudite au Yémen aura rarement été aussi forte vis-à-vis de Riyad. Invitée de l’émission de Jean-Jacques Bourdin sur BFM-TV, la ministre des armées, Florence Parly, a estimé mardi 30 octobre que l’intervention de la coalition emmenée par le royaume saoudien contre les rebelles houthistes au Yémen était sans issue. « Il est plus que temps [qu’elle cesse] », a-t-elle déclaré.          Mme Parly a rappelé que la guerre voulue par le tout-puissant prince héritier Mohammed Ben Salman est à l’origine d’une « crise humanitaire comme on n’en a jamais vu ». Ces propos contrastent dans une certaine mesure avec ceux exprimés vendredi par le président français, Emmanuel Macron, qui s’était borné, lors d’une conférence de presse, à rappeler que Paris avait « demandé des gages et de la clarté sur le conflit au Yémen, où nous sommes très attachés aux règles humanitaires ».            Dans une note interne consultée par l’AFP le 18 octobre, Mark Lockwood, le secrétaire général adjoint de l’ONU pour les affaires humanitaires, indiquait que la crise humanitaire au Yémen, considérée par les Nations unies comme la plus grave du monde, était « directement liée au conflit », rappelant que « 75 % de la population, soit 22 millions de personnes, a besoin d’une aide et de protection, dont 8,4 millions sont en situation d’insécurité alimentaire grave et dépendent d’un apport en nourriture urgent ».          Embarras croissant          Dans le conflit qui l’oppose aux forces houthistes, appuyées de manière distante par l’Iran, l’Arabie saoudite jouit du soutien de ses partenaires occidentaux en général et des Etats-Unis en particulier. En avril, Emmanuel Macron avait résumé en ces termes la position de la France : « Plein soutien à la sécurité de l’Arabie saoudite, condamnation de l’activité balistique venant des houthistes [dont les missiles visent régulièrement le territoire saoudien], volonté de trouver une solution politique au conflit et grande exigence humanitaire à l’égard des populations civiles. »          La guerre au Yémen suscite cependant un embarras croissant dans les capitales des pays occidentaux qui fournissent des armes au royaume saoudien et dont la France fait partie. Cette gêne de plus en plus forte n’est pas seulement liée à la crise humanitaire dont l’intervention de Riyad est à l’origine mais aussi aux multiples bavures et accusations de crimes de guerre visant l’aviation saoudienne, qui mène des bombardements réguliers en territoire houthiste. Elle a atteint un pic avec le meurtre, dans le consulat saoudien d’Istanbul, du journaliste opposé au régime saoudien Jamal Khashoggi, qui pourrait indirectement avoir ouvert la voie à un regain de critiques contre l’intervention saoudienne au Yémen.             Article réservé à nos abonnés  Lire aussi  « “Affaire Khashoggi” ou pas, les débouchés en Arabie saoudite restent précieux pour les sociétés occidentales »                                   Annonces automobiles avec La Centrale           BMW SERIE 5 GT 26990 € 11           VOLKSWAGEN 1500 35000 € 78           PEUGEOT 2008 16480 € 87      Recherche                       Voir les réactions      Dans la même rubrique                  Article réservé à nos abonnés Au Yémen, guerre d’usure autour d’Hodeïda  Après trois ans de conflit, la prise du premier port du pays par la coalition saoudienne risque de tourner au carnage.                         Article réservé à nos abonnés Ventes d’armes à l’Arabie saoudite : le timide embarras des pays européens  Le débat sur l’utilisation de matériel de guerre contre des civils au Yémen se heurte aux réalités économiques.                      Yémen  : nouveaux combats et raids aériens à Hodeïda  Plus de trente combattants houthistes ont été tués au cours du week-end dans la grande ville portuaire de l’ouest du pays.                        Jean-Pierre Filiu : « Quand Trump aide Al-Qaida au Yémen »  Les Etats-Unis collaborent avec la branche yéménite d’Al-Qaida, directement ou par l’intermédiaire des Emirats arabes unis, explique le spécialiste du Proche-Orient sur son blog.                      Yémen : HRW accuse les rebelles houthistes de « torture »  Dans un rapport publié mardi, l’ONG explique avoir documenté seize cas où les autorités houthistes, soutenues par l’Iran, ont emprisonné illégalement des personnes.                        Attaque d’un bus au Yémen : le Conseil de sécurité de l’ONU veut une enquête « crédible »  Des frappes ont été menées jeudi dans la province de Saada par la coalition dirigée par l’Arabie saoudite. Elles ont tué au moins vingt-neuf enfants.                      Yémen : une mission d’enquête de l’ONU évoque des « crimes de guerre »  Toutes les parties prenantes au conflit au Yémen ont potentiellement commis des « crimes de guerre », selon des experts mandatés par l’ONU.                         Article réservé à nos abonnés Au Yémen, la misère fait plus de morts que les combats  Les Emirats arabes unis mènent une guerre sans fin aux rebelles houthistes, au nord. Ils échouent à gérer un pays qu’ils contribuent à dévaster. Reportage à Moukalla, dans le sud en crise.                / AFP / Saleh Al-OBEIDI
       Au Yémen, des discussions pour la paix suspendues avant même d’avoir débuté  La délégation houthiste n’a toujours pas quitté Sanaa, tandis que le gouvernement menace de se retirer des pourparlers, prévus sous l’égide de l’ONU.                        Yémen : à Saada, une trentaine d’enfants tués, victimes d’un raid aérien contre un bus  La coalition sous commandement saoudien affirme, de son côté, avoir mené une opération militaire « légitime » dans ce secteur rebelle.                A coalition drone strike in Syria killed three Islamic State group leaders involved in plotting foreign attacks, including two men who helped facilitate last year's attacks in Paris, the Pentagon said December 13, 2016. "The three were working together to plot and facilitate attacks against Western targets at the time of the strike," Pentagon press secretary Peter Cook said in a statement. They were killed in a December 4 airstrike in Raqa, an IS group stronghold in Syria.
 - = RESTRICTED TO EDITORIAL USE - MANDATORY CREDIT "AFP PHOTO / US AIR FORCE/432nd Wing/432nd Air Expeditionary Wing" - NO MARKETING NO ADVERTISING CAMPAIGNS - DISTRIBUTED AS A SERVICE TO CLIENTS = 


 / AFP / US AIR FORCE / HO / = RESTRICTED TO EDITORIAL USE - MANDATORY CREDIT "AFP PHOTO / US AIR FORCE/432nd Wing/432nd Air Expeditionary Wing" - NO MARKETING NO ADVERTISING CAMPAIGNS - DISTRIBUTED AS A SERVICE TO CLIENTS = 


       L’artificier en chef d’Al-Qaida a bien été abattu en 2017, selon Washington  D’après un rapport de l’ONU, le Saoudien Ibrahim Al-Asiri a été tué au Yémen. Une information confirmée par un responsable américain.                        Yémen : 84 morts dans des combats près de Hodeïda après l’échec des pourparlers  Les combats se poursuivent dans le pays alors que des consultations très attendues sous l’égide de l’ONU ont échoué avant même d’avoir commencé, samedi à Genève.               
       Au Yémen, 26 enfants tués dans de nouvelles frappes de la coalition  Human Rights Watch met en cause les « enquêtes internes » que l’Arabie saoudite dit mener après chaque bombardement de cibles civiles.                 
<article-nb="2018/10/30/18-12">
<filnamedate="20181030"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181030"><AAMMJJHH="2018103018">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ Venues du littoral de Chine populaire, des quantités de déchets viennent sans cesse s’échouer sur les plages du petit archipel de Penghu, qui mise néanmoins sur le tourisme durable.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤                     
                                                   
édition abonné


La lutte inégale de Taïwan contre les débris marins

Venues du littoral de Chine populaire, des quantités de déchets viennent sans cesse s’échouer sur les plages du petit archipel de Penghu, qui mise néanmoins sur le tourisme durable.



LE MONDE
 |    30.10.2018 à 11h59
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 14h31
    |

            Martine Valo








                        



                                


                            

Les habitants du village de pêcheurs de Nan-liao, dans le petit archipel de Penghu, ont l’habitude d’égayer l’extérieur de leurs maisons de têtes de chats joufflus, de poules colorées, de coccinelles, d’accortes personnes et autres bibendums au gré de leur imagination. Cet art populaire a recours aux matériaux que l’on trouve ici à foison : des flotteurs et bouées de pêche, quelques vieux pneus aussi.
L’océan constitue une inépuisable source d’inspiration. En témoignent les kilomètres de murs bas anciens qui sillonnent l’île principale afin de protéger humains et cultures des vents fréquents dans le détroit de Taïwan : ils sont tous entièrement composés de coraux.
Il en reste cependant encore beaucoup dans les eaux de Penghu, à en croire Daniel F. R. Cleary, chercheur pour l’université portugaise d’Aveiro et connaisseur de l’écosystème local. « Les coraux couvrent le fond, à plus de 100 % par endroits puisqu’ils s’entrecroisent », rapporte-t-il. Quoi qu’il en soit, il est interdit d’en prélever aujourd’hui. Une bonne partie des 100 000 habitants des lieux – nommés îles Pescadores par les colonisateurs portugais – vit du tourisme.
Citadins de Taipei, visiteurs du Japon et de Chine continentale y viennent pour ses paysages, ses fonds marins et beaucoup aussi pour ses spécialités de fruits de mer. Or, si l’océan se montre généreux en ressources halieutiques, il sert aussi copieusement ces côtes en déchets venus de toute cette région d’Asie, contraignant les habitants à lutter sans relâche pour maintenir l’attractivité de leur littoral.

La Chine populaire serait à l’origine de 90 % des débris marins échoués sur les plages, selon Chin-tsu Ma, directrice générale de Bureau de la protection de l’environnement de Penghu. « Le 30 septembre, par exemple, nous avons ramassé 818 bouteilles en plastique chinoises, 62 taïwanaises, 34 provenant de Corée ou du Vietnam, une dizaine du Japon, de Thaïlande, de Singapour, d’Australie,...




                        

                        


<article-nb="2018/10/30/18-13">
<filnamedate="20181030"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181030"><AAMMJJHH="2018103018">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ Editorial. Si le président américain ne peut bien sûr pas être tenu responsable de l’attentat de Pittsburgh, sa dénonciation permanente de coupables produit de terribles effets collatéraux.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤                     
                                                

Trump exacerbe la mortifère chasse aux boucs émissaires

Editorial. Si le président américain ne peut bien sûr pas être tenu responsable de l’attentat de Pittsburgh, sa dénonciation permanente de coupables produit de terribles effets collatéraux.



LE MONDE
 |    30.10.2018 à 11h42
   





                        



   


Editorial du  « Monde ». Le carnage perpétré le 27 octobre dans une synagogue de Pittsburgh (Pennsylvanie) par un antisémite viscéral, qui voit en outre les migrants comme des envahisseurs prêts à « massacrer [son] peuple », est un terrible révélateur pour les Etats-Unis. Il l’est aussi pour Donald Trump. Les tragédies nationales pèsent généralement sur ceux qui ont la charge d’un pays. Elles les enveloppent de leur gravité et de leur peine, au moins pour un temps. Dans les heures qui ont suivi celle de Pennsylvanie, Donald Trump est au contraire apparu tel qu’en lui-même, comme imperméable au drame, empreint de fatalisme.
Face à une telle montée de la violence politique, illustrée quelques jours plus tôt par la découverte de colis piégés visant ses adversaires, la tâche principale d’un président est ordinairement de rassembler. Donald Trump a choisi au contraire de diviser en dénonçant la « presse bidon », une formulation particulièrement vague dont on imagine qu’elle désigne celle qui exerce une liberté inscrite au cœur de la Constitution américaine.

        Lire aussi :
         

                Midterms J – 7 : Trump juge les « médias bidon » responsables du climat de violence politique



A nouveau, il a accablé cette dernière du plus infâme des qualificatifs, celui d’« ennemi du peuple », pour mieux en faire l’unique responsable d’un climat pesant, moins d’une semaine avant des élections de mi-mandat qu’il veut transformer en référendum sur son nom. Au cours des jours précédents, Donald Trump a joué avec désinvolture avec d’autres mots piégés. « Je suis un nationaliste », avait-il déclaré le 22 octobre lors d’un meeting au Texas, avant de dénoncer quatre jours plus tard les « globalistes », un terme que certains de ses sympathisants accolent délibérément au philanthrope George Soros, milliardaire et de confession juive, le premier à recevoir un colis piégé.
Une ignorance paresseuse de l’histoire
Il ne faut sans doute voir aucun calcul machiavélique dans la manipulation hasardeuse de ces termes que revendiquent les suprémacistes blancs qui défilaient dans les rues de Charlottesville, en Virginie, en août 2017, en dénonçant pour certains les juifs. Elle est plus sûrement le produit d’une ignorance paresseuse de l’histoire, y compris américaine, d’une désinvolture érigée en audace, et d’un goût pour les énormités élevé en vertu. Le président ne peut pas être tenu responsable de ces actes, ne cesse d’assurer sa porte-parole. C’est factuellement exact. Mais Donald Trump est responsable de son pays.
Personne ne peut douter de l’ancienneté de la violence politique aux Etats-Unis. Ses braises n’ont pas attendu le magnat de l’immobilier pour être tisonnées, et régulièrement, de part et d’autre des lignes de front politiques. Les tensions raciales, les inégalités sociales et une transition démographique anxiogène pour une partie de l’ancienne majorité blanche sont de nature à exacerber cette violence. Et à ouvrir une mortifère chasse aux boucs émissaires.
Il se trouve que cette dénonciation permanente de coupables est au cœur du discours de Donald Trump depuis qu’il est officiellement entré en politique. Elle est le moteur d’un président en campagne permanente. Elle produit de terribles effets collatéraux. Car d’autres que le président arment à leur manière les mots qu’il prononce. Et Pittsburgh a montré combien ces mots, trafiqués et tordus, peuvent être dévastateurs.

        Lire aussi :
         

                Trump et la violence politique : lorsque le tribun affaiblit la parole du président






                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/30/18-14">
<filnamedate="20181030"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181030"><AAMMJJHH="2018103018">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ Ce drame survient alors que les compagnies indonésiennes qui ont longtemps eu fort mauvaise réputation, venaient d’être autorisées à atterrir en Europe.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤                     
                                                   
édition abonné


La réputation de Lion Air ternie par le crash au large de l’Indonésie de l’un de ses Boeing

Ce drame survient alors que les compagnies indonésiennes qui ont longtemps eu fort mauvaise réputation, venaient d’être autorisées à atterrir en Europe.



LE MONDE ECONOMIE
 |    30.10.2018 à 11h16
    |

            Bruno Philip (Singapour, Envoyé spécial)








                        



                                


                            

Le crash dans la mer de Java, lundi 29 octobre, d’un appareil d’une compagnie low cost indonésienne vient, une fois de plus, souligner les risques générés par l’expansion rapide et spectaculaire du marché de l’aérien dans un archipel aux milliers d’îles. Et où l’avion est devenu ces dernières années un moyen de transport presque obligatoire pour nombre de ses 255 millions d’habitants.
Le Boeing 737 Max, un avion flambant neuf entré en service cet été, avait décollé 13 minutes plus tôt de l’aéroport de Djakarta quand il a brusquement disparu des écrans radars tôt dans la matinée. Auparavant, le pilote avait semblé éprouver des difficultés, demandant à la tour de contrôle l’autorisation de faire demi-tour.
Cet appareil de la compagnie Lion Air, qui transportait 181 passagers et huit membres d’équipage, devait relier la ville de Pangkal Pinang, située dans l’une des îles de la province de Bangka Belitung, destination touristique au large de Sumatra.
Le directeur de l’Agence nationale de recherche et de secours (Basarnas) n’a laissé, mardi, aucun espoir aux familles des passagers : Bambang Suryo Aji a prédit que nul « n’a survécu puisque les corps des victimes que [nous] avons déjà retrouvés étaient très abîmés et il est donc probable que les 189 personnes à bord soient mortes ».

Le Boeing avait connu la veille un « problème technique »
Compte tenu de la profondeur de la mer à cet endroit, de l’ordre de 30 à 40 mètres, les sauveteurs estiment que la boîte noire de l’appareil devrait être rapidement retrouvée. Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux indonésiens ont montré des traces de fuel sur l’eau ainsi qu’un certain nombre de débris flottant alentour, portant notamment le très reconnaissable logo de la compagnie, un lion rugissant de couleur rouge.
Le pilote et le copilote, qui totalisaient à eux deux onze mille heures de vol, étaient expérimentés. Le directeur de Lion Air, Edward Sirait, a cependant...




                        

                        


<article-nb="2018/10/30/18-15">
<filnamedate="20181030"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181030"><AAMMJJHH="2018103018">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ Après l’attentat de Pittsburgh et les colis piégés, le président américain a imputé la « grande colère » aux Etats-Unis au « traitement souvent malhonnête de l’information ».
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Midterms J – 7 : Trump juge les « médias bidon » responsables du climat de violence politique

Après l’attentat de Pittsburgh et les colis piégés, le président américain a imputé la « grande colère » aux Etats-Unis au « traitement souvent malhonnête de l’information ».



LE MONDE
 |    30.10.2018 à 10h59
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 11h24
    |

            Gilles Paris (Washington, correspondant)








                        



                                


                            

La Maison Blanche et les républicains veulent faire des élections de mi-mandat du 6 novembre un plébiscite pour Donald Trump, tandis que les démocrates espèrent obtenir la majorité à la Chambre des représentants. Le correspondant du Monde à Washington, Gilles Paris, recense quotidiennement les principaux éléments de la campagne.
Le fait du jour
Deux jours après le massacre de la synagogue de Pittsburgh et en dépit d’appels à l’unité et au rassemblement, Donald Trump est reparti à l’attaque, lundi 29 octobre, contre l’une de ses cibles favorites : les médias. Après une semaine marquée par de nombreux accès de violence politique, dont l’envoi de colis piégés à des figures démocrates et à certains de ses critiques par l’un de ses fervents sympathisants, arrêté le 26 octobre, le président a publié sur son compte Twitter, lundi matin 29 octobre, un message dans lequel il a rendu la presse, qui le critique selon lui injustement, responsable de ce climat délétère.
« Il y a une grande colère dans notre pays liée au traitement erroné, et souvent malhonnête, de l’information, a-t-il lancé. Les médias bidon [« fake news media »], véritables ennemis du peuple, doivent mettre un terme à leur hostilité ouverte et évidente et rapporter les informations correctement et de manière équitable. Cela fera beaucoup pour éteindre la flamme de la colère et de l’indignation et nous pourrons alors réunir toutes les parties dans la paix et l’harmonie. Les fausses nouvelles doivent cesser ! »

Interrogée avec insistance par un journaliste de la chaîne CNN, la porte-parole de Donald Trump, Sarah Sanders, n’a pas voulu donner le nom des médias visés par le président. Poussée dans ses retranchements, elle a critiqué vivement la chaîne d’information en continu. CNN avait été le destinataire d’un colis piégé, la semaine précédente, et un nouveau paquet suspect qui lui était adressé a été intercepté lundi matin...




                        

                        


<article-nb="2018/10/30/18-16">
<filnamedate="20181030"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181030"><AAMMJJHH="2018103018">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ La victoire du candidat d’extrême droite inquiète en même temps les secteurs progressistes et ONG de défense des droits humains du continent.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤                     
                                                

Victoire de Bolsonaro au Brésil : félicitations sans réserve des dirigeants latino-américains

La victoire du candidat d’extrême droite inquiète en même temps les secteurs progressistes et ONG de défense des droits humains du continent.



LE MONDE
 |    30.10.2018 à 10h57
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 15h58
    |

            Christine Legrand (Buenos Aires, correspondante) et 
Marie Delcas (Bogota, correspondante)








                        



Le président des Etats-Unis, Donald Trump, a donné le ton, en saluant très vite et chaleureusement l’élection de Jair Bolsonaro, le candidat d’extrême droite qui a emporté haut la main, dimanche 28 octobre, le second tour du scrutin brésilien. Majoritaires sur le continent latino-américain, les chefs d’Etat de droite ont suivi. L’Argentin Mauricio Macri, le Chilien Sebastian Piñera, le Paraguayen Mario Abdo, le Mexicain Enrique Peña Nieto, le Colombien Ivan Duque ont tous adressé leurs félicitations au nouveau dirigeant.
Diplomatie oblige ? Aucun n’a manifesté d’inquiétudes pour l’avenir de la démocratie et des droits de l’homme au Brésil. Le secrétaire général de l’Organisation des Etats américains, l’Uruguayen Luis Almagro, a même « applaudi le discours de vérité et de paix » de M. Bolsonaro.
« Le Brésil est et doit continuer à être un partenaire stratégique, en marge de celui qui le gouverne », a résumé, lundi, le secrétaire argentin chargé des thèmes stratégiques, Fulvio Pompeo. Les quelques gouvernements de gauche encore au pouvoir sur le continent semblent d’ailleurs eux-mêmes d’accord : le Venezuela de Nicolas Maduro, la Bolivie d’Evo Morales et le Nicaragua de Daniel Ortega ont salué la victoire du candidat d’extrême droite. Caracas a pris soin toutefois d’adresser ses félicitations « au peuple du Brésil » plutôt qu’à l’élu de « ce pays frère ».
L’organisation de défense des droits humains Human Rights Watch a, quant à elle, tiré le signal d’alarme avec vigueur. « M. Bolsonaro est un démagogue qui défend les atrocités de la dictature militaire brésilienne et la torture et qui tient un discours ouvertement discriminatoire contre les Noirs, les femmes et les minorités sexuelles, déclaré Jose Miguel Vivanco, directeur pour les Amériques de l’organisation. Son élection est un grave revers. » 

        Les réponses à  vos questions :
         

          « C’est une jeune démocratie, la présidence Bolsonaro pourrait être un test »



Crainte d’une contagion

   


Aujourd’hui à la tête du Haut-Commissariat pour les droits de l’homme des Nations unies, l’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet a signalé que ses services resteraient « très attentifs » à la situation brésilienne. Les intellectuels, les démocrates, les secteurs progressistes du continent sont eux aussi inquiets, voire paniqués. Ils craignent une contagion. M. Bolsonaro polarise l’Amérique latine comme il polarise son pays.
L’effondrement du Venezuela hante par ailleurs la diplomatie latino-américaine. Le Brésil est, après la Colombie, le pays qui reçoit le plus de migrants en provenance de la République bolivarienne. Anticommuniste viscéral, M. Bolsonaro a démenti, dans les derniers jours de sa campagne, vouloir intervenir militairement au Venezuela, comme l’avait suggéré son futur vice-président, le général Hamilton Mourao. Lundi, Bogota démentait à son tour toute velléité interventionniste au Venezuela, en réponse à un article de Folha de Sao Paulo qui en faisait état.
A Caracas, la droite radicale qui voudrait, elle, une intervention étrangère pour se débarrasser de M. Maduro voit dans Jair Bolsonaro « un sauveur ». Sur son compte Twitter, la dirigeante Maria Corina Machado a écrit : «  [Nous], Les Vénézuéliens, savons que nous comptons sur le Brésil dans notre lutte pour la liberté et la démocratie. »
Le programme économique et l’ultralibéralisme affiché de M. Bolsonaro, cependant, séduisent à droite. Dans son premier discours, le président élu a repris à son compte les directives du Fonds monétaire international, ravissant les marchés : déficit zéro, réduction de la dette publique, privatisations. Mais les analystes et les opérateurs économiques craignent que la politique du président d’extrême droite n’affecte à terme les relations commerciales du pays et l’intégration latino-américaine, déjà bien mal en point.
Les membres du Mercosur – l’espace de libre-échange qui réunit, outre le Brésil, l’Argentine, l’Uruguay, le Paraguay – sont particulièrement inquiets. « Le bloc ne sera pas une priorité », a prévenu le futur ministre brésilien de l’économie, Paulo Guedes. Au cours de sa campagne, M. Bolsonaro n’a pas caché qu’il entend privilégier les relations commerciales « hors Mercosur », notamment avec les Etats-Unis. En proie à une grave crise économique et avide de financements internationaux, l’Argentine craint de faire les frais de ce nouvel axe Trump-Bolsonaro.

        Lire notre analyse :
         

          Au Brésil, Bolsonaro, la victoire d’un illusionniste sans scrupule






                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/30/18-17">
<filnamedate="20181030"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181030"><AAMMJJHH="2018103018">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ Avant le vote qui doit se tenir en décembre, l’ancienne première ministre, Khaleda Zia, a été une nouvelle fois condamnée et les opposants sont emprisonnés les uns après les autres.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Au Bangladesh, la répression s’intensifie à l’approche des élections

Avant le vote qui doit se tenir en décembre, l’ancienne première ministre, Khaleda Zia, a été une nouvelle fois condamnée et les opposants sont emprisonnés les uns après les autres.



LE MONDE
 |    30.10.2018 à 10h55
    |

            Julien Bouissou (New Delhi, correspondant en Asie du Sud)








                        



                                


                            

A quelques semaines des élections générales qui doivent se tenir en décembre au Bangladesh, les opposants à la première ministre, Sheikh Hasina, sont envoyés en prison les uns après les autres. La chef de l’opposition et ancienne première ministre, Khaleda Zia, qui est déjà emprisonnée depuis février, a vu sa peine passer de cinq à dix ans d’incarcération après avoir fait appel.
Elle a aussi été condamnée, lundi 29 octobre, à sept ans de prison dans une autre affaire, pour avoir détourné 31,5 millions de takas (329 000 euros) destinés à une organisation caritative, en 2005, lorsqu’elle était au pouvoir. Et ce n’est pas fini : des dizaines d’autres procès pour violence ou corruption l’attendent.
La répression des opposants s’accentue au moment où le pays est salué par la communauté internationale pour avoir accueilli les réfugiés rohingya de Birmanie. Signe de la détermination de Mme Hasina, certains responsables politiques du Bangladesh Nationalist Party (BNP), le principal parti d’opposition, sont poursuivis en justice, même après leur mort.

« Activités subversives »
Le quotidien bangladais The Daily Star a ainsi révélé le 13 octobre que plusieurs responsables du BNP avaient été poursuivis pour « vandalisme » et « préparation d’activités subversives » alors qu’ils reposaient au cimetière. « Les noms de ceux qui sont visés par des plaintes sont copiés des listes des comités politiques du BNP », écrit le journal, qui cite des sources officielles expliquant que la police n’avait pas le temps de vérifier si tous ceux dont les noms figurent sur ces listes étaient encore en vie.
The Daily Star ajoute même que le parti de Mme Hasina « aide » la police à trouver les noms des opposants. Certains approcheraient désormais les tribunaux pour réclamer à l’avance une libération sous caution en cas d’arrestation.
Le pays a également engagé, en mai, une lutte sanglante contre les...




                        

                        


<article-nb="2018/10/30/18-18">
<filnamedate="20181030"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181030"><AAMMJJHH="2018103018">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ La frontière entre les deux pays a été ouverte le 11 septembre après vingt ans de fermeture. Depuis, plus de 14 000 migrants ont été enregistrés en Ethiopie.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤         

Reportage

Dans les villes éthiopiennes frontalières de l’Erythrée, « l’affluence de réfugiés ne tarit pas »

La frontière entre les deux pays a été ouverte le 11 septembre après vingt ans de fermeture. Depuis, plus de 14 000 migrants ont été enregistrés en Ethiopie.

Par                                            Emeline Wuilbercq (Zalambessa, Ethiopie, envoyée spéciale)




LE MONDE
              datetime="2018-10-30T10:54:19+01:00"

        Le 30.10.2018 à 10h54

     •
              itemprop="dateModified"
          datetime="2018-10-30T18:31:11+01:00"

        Mis à jour le 30.10.2018 à 18h31






    
Début octobre 2018, du côté éthiopien de la frontière avec l’Erythrée, réouverte le 11 septembre.
Crédits : MICHAEL TEWELDE / AFP


Teddy (le prénom a été modifié) est sur le départ. Ce jeune Erythréen à peine majeur n’a qu’une envie : rejoindre son père aux Etats-Unis. Originaire d’Asmara, la capitale, il a traversé la frontière « le plus vite possible » quand le premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, et le président érythréen, Isaias Afwerki, ont décidé de la démilitariser et de l’ouvrir, le 11 septembre.
Cette mesure a donné le signal du départ pour sa famille, qui compte désormais sur la procédure de regroupement familial pour parvenir outre-Atlantique. Ce matin de fin octobre, sa mère et ses trois frères patientent à Zalambessa, ville frontière côté éthiopien, comme 700 autres Erythréens répartis dans 13 autobus en partance pour le centre de réception d’Endabaguna, à environ 200 km à l’ouest, la première étape avant les camps de réfugiés.
« Là-bas, il n’y a plus de jeunes »
L’ouverture de la frontière a permis aux deux peuples de renouer des relations commerciales. Mais elle a aussi créé un appel d’air, entraînant un afflux massif de migrants en Ethiopie. Selon des chiffres du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), près de 15 000 Erythréens ont traversé la frontière les trois premières semaines. Certains d’entre eux sont simplement venus acheter des vivres et des marchandises ou retrouver des proches perdus de vue depuis la guerre. Mais la plupart ont l’intention de rester. « Je n’ai pas envie de rentrer à Asmara. Là-bas, il n’y a plus de jeunes : soit ils sont partis, soit ils sont morts en mer, soit ils sont ici », poursuit Teddy.

        Lire aussi :
         

                Addis-Abeba et Asmara signent en Arabie saoudite un accord consolidant leur réconciliation



Chaque année, des milliers d’Erythréens fuient leur pays, depuis longtemps critiqué par les organisations de défense des droits humains pour le recours à la détention arbitraire, la disparition d’opposants et la restriction des libertés d’expression et de religion. La perspective d’être enrôlé à vie dans un service militaire obligatoire, jusque-là justifié par la menace du voisin éthiopien, a poussé une grande partie de la jeunesse sur la route de l’exil. Pour l’heure, l’accord de paix entre les deux pays n’a pas fait changer d’avis les candidats au départ, au contraire.

        Lire aussi :
         

                A Addis-Abeba, le président érythréen promet de lancer son pays sur « la voie de la prospérité »



Depuis plusieurs semaines, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) fait des allers-retours entre le centre d’Endabaguna et Zalambessa et Rama, les deux principaux points de passage grâce auxquels traverse la grande majorité des nouveaux arrivants – surtout des femmes et des enfants. « L’affluence ne tarit pas », explique un humanitaire. Près de 320 personnes franchiraient la frontière quotidiennement, soit six fois plus qu’avant. Côté érythréen, les militaires tiennent un registre des départs, mais le contrôle s’arrête là.
Une situation « critique »
Après leur enregistrement au centre d’Endabaguna, les migrants seront répartis dans des camps. Plus de 14 000 arrivants ont été recensés depuis l’ouverture de la frontière. « L’un des camps est saturé », confie le même humanitaire. Quant au HCR, il juge la situation « critique ». Cette nouvelle donne risque d’accentuer la pression sur l’Ethiopie, qui compte déjà près d’un million de réfugiés, dont aujourd’hui plus de 175 000 Erythréens, et voit augmenter le nombre de déplacés internes : ceux-ci sont environ 2,8 millions à travers le pays.
Si la visite du premier ministre éthiopien à Paris, Berlin et Francfort, du lundi 29 au mercredi 31 octobre, se voulait à dominante économique, la lancinante question migratoire a forcément plané sur les discussions. Et l’Europe, qui cherche à éviter les départs du continent africain, a trouvé en Abiy Ahmed un allié, puisque l’Ethiopie prévoit d’intégrer davantage les réfugiés en leur accordant bientôt des permis de travail et des licences commerciales. C’est l’un des objectifs du « cadre d’action globale pour les réfugiés » imaginé par les Nations unies. Addis-Abeba doit confier à cette population déracinée une partie des 100 000 emplois créés dans de nouveaux parcs industriels construits grâce à un prêt de la Banque européenne d’investissement et aux subventions du Royaume-Uni et de la Banque mondiale.

        Lire aussi :
         

                En Ethiopie, les réfugiés érythréens craignent un retour forcé



En attendant, à Zalambessa, les nouveaux arrivants devront passer une ou plusieurs nuits dans un refuge de fortune en tôle, près de la gare routière. Ils sont des centaines à y dormir. Adiat et Feruz, deux jeunes femmes coquettes, viennent de déposer leurs gros sacs. Autour d’elles, de nombreux migrants s’enregistrent pour ne pas rater les prochains bus. « Notre pays est en train de se vider. Dans mon village, il n’y a plus personne », lâche, amère, Feruz, qui rappelle que beaucoup d’Erythréens sont partis avant l’ouverture de la frontière, illégalement. Elle se dit prête à sacrifier une ou deux années dans un camp de réfugiés avant d’obtenir, peut-être, le droit d’aller vivre en Europe, son rêve. La perspective de devenir ouvrière en Ethiopie est moins séduisante.


<article-nb="2018/10/30/18-19">
<filnamedate="20181030"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181030"><AAMMJJHH="2018103018">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ L’émotion suscitée par la mort du journaliste contraint les Occidentaux à se distancier temporairement de Riyad.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤                     
                                                   
édition abonné


L’affaire Khashoggi fragilise la diplomatie saoudienne

L’émotion suscitée par la mort du journaliste contraint les Occidentaux à se distancier temporairement de Riyad.



LE MONDE
 |    30.10.2018 à 10h52
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 11h00
    |

            Benjamin Barthe (Manama (Bahreïn), envoyé spécial), 
Piotr Smolar (Jérusalem, correspondant), 
Gilles Paris (Washington, correspondant) et 
Louis Imbert (Téhéran, envoyé spécial)








                        



                                


                            

En portant un coup très dur à la crédibilité de l’Arabie saoudite sur la scène internationale, l’affaire Khashoggi percute de plein fouet les ambitions diplomatiques du royaume, et notamment son objectif numéro un, l’endiguement de l’influence iranienne au Proche-Orient.
Ce télescopage est apparu en pleine lumière durant le Dialogue de Manama, conférence annuelle de haut niveau, consacrée à la sécurité dans le Golfe et au Moyen-Orient, organisé ce week-end sur l’archipel de Bahreïn par l’International Institute for Strategic Studies (IISS), un centre de réflexion géopolitique.
A rebours d’Adel Al-Joubeir, le chef de la diplomatie saoudienne, présent à ce rendez-vous, qui a présenté le royaume comme un « phare », le pilier de la sécurité du Proche-Orient, James Mattis, le ministre de la défense américain, également invité à Manama, a déploré que les actions du royaume « sapent la stabilité de la région, au moment où elle en a le plus besoin ».
« Les Saoudiens sont sur la défensive, ils ne peuvent plus se poser en champions de la morale, affirme Emile Hokayem, spécialiste du Proche-Orient à l’IISS. Ils vont devoir consacrer l’essentiel de leur temps, de leurs ressources et de leur capital politique à surmonter la crise. »
« Nous attendions que les Etats-Unis et leurs alliés se tirent une balle dans le pied »
Les dirigeants de Téhéran, qui ne se sont quasiment pas exprimés sur l’affaire Khashoggi, n’en pensent pas moins. Depuis le retrait des Etats-Unis de l’accord international sur son programme nucléaire, le 8 mai, l’Iran s’efforce de consolider son assise régionale, sans prêter le flanc à ses adversaires. « Nous attendions que les Etats-Unis et leurs alliés se tirent une balle dans le pied. Le meurtre de M. Khashoggi en est une », estime Hossein Sheikholeslam, ancien ambassadeur iranien en Syrie et conseiller aux affaires étrangères, rencontré à Téhéran.
« L’hystérie » des médias internationaux
Dans...




                        

                        


<article-nb="2018/10/30/18-20">
<filnamedate="20181030"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181030"><AAMMJJHH="2018103018">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ La chancelière allemande a annoncé, lundi, qu’elle ne briguerait pas de cinquième mandat en 2021. Depuis Berlin, notre journaliste a répondu à vos questions.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ 