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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Arnaud Gauffier, du WWF-France, a répondu à vos questions sur le rapport alarmant de son ONG qui met en garde contre la disparition des animaux de la planète.
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« La disparition des animaux pourrait remettre en cause nos modes de vie »

Arnaud Gauffier, du WWF-France, a répondu à vos questions sur le rapport alarmant de son ONG qui met en garde contre la disparition des animaux de la planète.



LE MONDE
 |    30.10.2018 à 17h49
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 18h36
   





                        



   


Mammifères, oiseaux, poissons, reptiles, amphibiens : les populations de vertébrés ont été réduites de 60 % depuis 1970, a révélé le World Wildlife Fund (WWF) dans son rapport 2018. Les causes de cette hécatombe sont connues. Il s’agit d’abord de la destruction des habitats naturels, sous l’effet de l’exploitation forestière ou minière, de l’agriculture intensive et de l’urbanisation. S’y ajoutent la surexploitation, la pollution, les espèces invasives et les maladies, ainsi que le changement climatique.
Arnaud Gauffier, responsable agriculture et alimentation au WWF-France, a analysé ce rapport avec les internautes dans un tchat.
Internaute : On parle bien de sixième extinction de masse sur la planète. Il y en a donc eu cinq précédentes avec parfois une disparition de 95 % des espèces. N’est-ce pas une vision anthropocentrée que de vouloir figer la nature à instant T ?
Arnaud Gauffier : Certes, la crise Permien-Trias, il y a 250 millions d’années, a vu la disparition de 95 % des espèces. Cependant, c’est le rythme de la disparition actuelle qui est dramatique : il est cent à mille fois supérieur à celui des cinq grandes extinctions précédentes.
Question bête et qui peut paraître provocatrice : en quoi la disparition des animaux sauvages est-elle grave ?
Leur disparition pourrait remettre en cause nos modes de vie de façon profonde, tant sur le plan économique que de la sécurité. Ainsi, les services écosystémiques rendus par la nature sont évalués à 125 000 milliards de dollars par an, soit 1,5 fois le PIB mondial. Si nous devions nous mettre à polliniser les champs de colza à la main, faute d’insectes pollinisateurs, ou construire des digues de protection contre les tempêtes à la suite de la disparition des coraux autour des atolls, cela aurait de conséquences dramatiques sur l’économie mondiale.
La perte de la biodiversité combinée au changement climatique sont aussi des causes majeures de déstabilisation de certaines régions telles que le Sahel et le Moyen-Orient, et peuvent donc avoir des conséquences sur la stabilité et la sécurité mondiales.
Enfin, les espèces emblématiques (orangs-outans, éléphants, tigres, ours polaires) ne sont que la partie émergée de l’iceberg et constituent des indicateurs de la santé des écosystèmes. Lorsqu’ils disparaissent, c’est souvent le signe que tout l’écosystème dont ils dépendent disparaît lui aussi.

   


J’ai lu avec intérêt et tristesse l’article hier, mais il ne parle pas un instant de la surpopulation humaine, qui me semble être la raison numéro un de ce massacre…
Le WWF pointe la hausse de la population mondiale comme l’une des causes de la disparition des espèces. Mais c’est loin d’être la cause majeure. Un Américain moyen a par exemple une empreinte écologique six fois plus importante (cinq fois pour un Européen) qu’un habitant de l’Afrique. Ce sont donc avant tout nos modes de consommation qui sont la cause de ce déclin, bien avant la hausse de la population mondiale.
Comment peut-on mobiliser les hommes politiques et les grosses entreprises ?
Excellente question ! Montrer que la protection de l’environnement n’est pas incompatible avec une activité économique. Au niveau international, poursuivre la mobilisation pour un accord ambitieux sur la biodiversité, au même titre que celui que nous avons eu à Paris en 2015 sur le climat. Pouvoir lier les deux sujets (climat et biodiversité) dans l’esprit des dirigeants est aussi une bonne piste, certaines mesures telles que la lutte contre la déforestation étant favorables à la biodiversité et à la lutte contre le changement climatique.
Pour les entreprises, les aider à mesurer leurs impacts sur la biodiversité et à mettre en œuvre les mesures correctives. Les campagnes de dénonciation et de boycottage peuvent aussi être une arme redoutable pour celles qui refusent de bouger.
« Tous les produits issus des animaux (viande, lait, œufs, poissons d’élevage) ont un impact important sur la déforestation »
Quels sont les obstacles à l’augmentation du nombre et de la taille des zones protégées ?
C’est essentiellement un problème lié à l’opposition d’une partie des populations locales, qui craignent que la protection renforcée de certains territoires mette « sous cloche » leur cadre de vie et empêche toute activité économique – pensez à l’opposition au futur parc national forestier en Bourgogne par exemple. Or ce n’est pas le cas, comme le montrent les parcs nationaux français, au sein desquels des activités économiques peuvent se poursuivre, contrairement à une vision plus conservationniste en vigueur aux Etats-Unis par exemple.
En revanche, des activités économiques extrêmement destructrices de la biodiversité, comme le projet de la Montagne d’or en Guyane, ne devraient pas être possibles à proximité de ces zones protégées.
Nous avons de bons exemples récents avec la création de la plus grande zone de protection des coraux au monde au large de la Nouvelle-Calédonie, qui devrait cependant voir son statut renforcé.

        Lire la tribune :
         

          Montagne d’or : « Un projet minier destructeur qui ne rapportera quasiment rien »



Quels articles de consommation des Français provoquent ce phénomène ?
Tous les produits issus des animaux (viande, lait, œufs, poissons d’élevage) ont un impact important sur la déforestation via les importations de soja d’Amérique du Sud pour les nourrir. Le cacao contribue aussi fortement à la déforestation, la France important 10 % de la production mondiale.
Les produits issus de la pêche ont aussi un fort impact sur le déclin des espèces – 60 % des stocks étant exploités au maximum et 30 % surexploités au niveau mondial, sans compter les prises accessoires d’espèces non commerciales telles que dauphins, tortues, requins…
Enfin, les consommateurs le savent peu, les carburants et en particulier le diesel sont un facteur majeur de déforestation. Plus de 70 % de l’huile de palme importée en France sert désormais à fabriquer du biodiesel pour les véhicules. Une raison de plus pour troquer son vieux diesel contre un véhicule moins polluant !

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                Le vrai du faux sur la pollution des voitures au diesel



Existe-t-il des indicateurs qui restent positifs : changements de mentalité, nouvelles politiques… pour espérer un renversement de la tendance ?
Les mentalités commencent à changer, avec une hausse de 20 % par an de la consommation de produits bio en France, la mobilisation en faveur du climat, mais pas assez vite, en particulier au niveau des décideurs. L’une des manières de placer le déclin de la biodiversité en haut de l’agenda politique pourrait être de mettre la dette écologique au même niveau que la dette financière. Si les gouvernements européens étaient par exemple tenus à la « règle d’or » – pas plus de 3 % de déficit public par an – en matière écologique, les choses changeraient rapidement ! Il s’agit d’une demande forte du WWF.
D’autre part, nous avons aussi pour ambition d’obtenir un accord international ambitieux en 2020 lors de la COP biodiversité à Pékin. Il s’agit de réitérer le succès de la COP 21 sur le climat à Paris en 2015, mais sur la biodiversité.
Un autre indicateur positif est lié à la nature : celle-ci reprend ses droits lorsqu’on lui laisse un peu de temps. Voyez : retour du loup en France (disparu en 1939), du lynx (disparu en 1970), ou du saumon atlantique dans la Loire et l’Allier (quasi disparu) ; augmentation des populations de baleines… Mais encore faut-il au préalable préserver ces espèces de la disparition complète.

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                Près de 80 % des espèces d’oiseaux migrateurs menacées d’ici à 2050 par le changement climatique







                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Les députés ont adopté le projet de loi de financement de la « Sécu » qui instaure des nouveautés en matière de prestations sociales et de soins.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

Budget de la Sécurité sociale : les principales mesures votées à l’Assemblée

Les députés ont adopté le projet de loi de financement de la « Sécu » qui instaure des nouveautés en matière de prestations sociales et de soins.



LE MONDE
 |    30.10.2018 à 18h08
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 18h18
    |

            Raphaëlle Besse Desmoulières








                        


Les députés ont adopté, mardi 30 octobre, le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2019 par 335 voix pour et 190 contre.
Pour la première fois depuis 2001, les comptes devraient revenir à l’équilibre, les quatre branches du régime général (assurance-maladie, assurance-vieillesse, famille, accidents du travail-maladies professionnelles) et le fonds de solidarité vieillesse dégageant un léger excédent de quelque 700 millions d’euros. Passage en revue des principales mesures du texte.
Transformation du CICE en baisse pérenne de cotisations
C’est la mesure la plus coûteuse du PLFSS. Dès le 1er janvier 2019, les entreprises bénéficieront de la transformation du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE), créé sous le quinquennat de François Hollande, en allégement de cotisations pérenne.
Ce changement va peser lourdement sur le déficit public en 2019, l’Etat devant payer « double », en supportant le remboursement du CICE pour 2018 et la baisse de cotisations pour l’année en cours, soit un total de 40 milliards d’euros. En outre, après de longs débats, des dispositions ont été votées afin d’aménager la fin de l’exonération de cotisations pour l’emploi de travailleurs saisonniers.

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                L’évaluation du CICE continue de faire débat chez les économistes



Exonération de cotisations salariales sur les heures supplémentaires
Contrairement au dispositif mis en place par Nicolas Sarkozy, les heures supplémentaires ne seront pas défiscalisées mais elles seront exonérées de cotisations salariales. Selon le gouvernement, 9 millions de personnes pourraient être concernées pour un gain de pouvoir d’achat moyen de 200 euros par salarié. Coût pour les finances publiques : 2 milliards d’euros.

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Quasi-gel de certaines prestations sociales
Nouveau coup dur pour les retraités : après la hausse (non compensée) de 1,7 point de CSG, en 2017, ils verront leurs pensions revalorisées, en 2019 et 2020, de seulement 0,3 %, bien loin de l’inflation attendue. Une mesure qui permet d’économiser 1,8 milliard d’euros. Les allocations familiales et logement sont également concernés par cette sous-indexation.
Face aux critiques, l’exécutif met en avant la poursuite des revalorisations du minimum vieillesse et de l’allocation aux adultes handicapés adoptés en 2017. Edouard Philippe avait également annoncé, à la rentrée, une mesure correctrice sur la CSG au bénéfice de 350 000 foyers, pour un coût de près de 350 millions d’euros. Celle-ci n’allait pas assez loin pour une vingtaine de députés La République en marche qui ont fait adopter, en commission des affaires sociales et contre l’avis du rapporteur général, Olivier Véran, un amendement prévoyant de moduler la hausse de la CSG pour les retraités en fonction de leurs niveaux de revenus. Agnès Buzyn, la ministre des solidarités et de la santé, s’y était également opposé. En séance, l’amendement a été rejeté.

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Mise en place progressive du « reste à charge zéro »
Rebaptisée « 100 % santé », cette promesse-phare du candidat Macron, qui implique le remboursement intégral de certaines lunettes, prothèses dentaires ou auditives, trouve sa première traduction dans ce texte. Mais une étude publiée le 23 octobre a donné des arguments à l’opposition qui redoute que cette mesure entraîne une hausse des tarifs des mutuelles particulièrement pénalisante pour les retraités.
Une éventualité écartée par Mme Buzyn qui a rappelé que le coût de cette réforme, étalé sur trois ans, doit en principe être absorbé par « l’augmentation naturelle des coûts des complémentaires chaque année ».

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Une nouvelle complémentaire pour les plus modestes
C’est l’une des dispositions-clés du plan pauvreté qui est ainsi mise en œuvre. Au 1er novembre 2019, l’aide à la complémentaire santé disparaît au profit de la couverture-maladie universelle complémentaire (CMU-C) – moyennant une contribution maximale de 30 euros par mois, liée à l’âge du bénéficiaire. Une réforme dont le coût est estimé à 200 millions d’euros par an à partir de 2020.

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Désengorger les urgences
En commission des affaires sociales, M. Véran avait fait adopter un amendement pour inciter les hôpitaux à réorienter les personnes atteintes des pathologies les moins graves vers les médecins généralistes. Devant la colère des syndicats de médecins libéraux, le député de l’Isère a revu sa copie pour proposer dans un premier temps une expérimentation pendant une période maximale de trois ans.

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Favoriser les médicaments génériques
Les patients, qui refuseront en pharmacie sans justification médicale un générique à la place d’un médicament d’origine, seront moins bien remboursés à partir de 2020. Ils le seront sur la base du prix du générique le plus cher.
Un congé maternité des indépendantes
Les travailleuses indépendantes, chefs d’entreprises et agricultrices pourront bénéficier en 2019 d’un congé maternité aussi long que celui des salariées.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Propos sexistes et menaces sur les droits des femmes ont contribué à mobiliser un nombre record de candidates pour les élections du 6 novembre.
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Elections de mi-mandat : un record de femmes se présentent dans l’Amérique de Trump

Propos sexistes et menaces sur les droits des femmes ont contribué à mobiliser un nombre record de candidates pour les élections du 6 novembre.



LE MONDE
 |    30.10.2018 à 17h23
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 18h47
    |

            Pierre Bouvier








                        



La présidence Trump s’est ouverte, le 21 janvier 2017, sur une marée de bonnets roses dans les rues de Washington et d’ailleurs, une marche inédite de femmes protestant contre son investiture. Vingt-deux mois plus tard, la même marée rose – et bleue, aux couleurs du parti démocrate – s’apprête à déferler, sur le Congrès, cette fois, à l’issue des élections de mi-mandat.
Un an après la vague #MeToo, Donald Trump est toujours en délicatesse avec l’électorat féminin. A trois semaines du scrutin, mardi 16 octobre, il a renouvelé ses attaques contre la sénatrice démocrate Elizabeth Warren et a adressé une bordée d’insultes à l’actrice pornographique Stormy Daniels, qu’il a appelée « Horseface » (Face de cheval)… Ces remarques sont lancées à un moment où le scrutin du 6 novembre s’annonce comme un référendum plutôt « contre » que « pour » le président, relève une étude de Pew Research.

        Le dernier épisode de notre série :
         

          Midterms J – 7 : Trump juge les « médias bidon » responsables du climat de violence politique



Record de candidates au Congrès
Un constat s’impose, la saison des primaires pour le cycle électoral de 2018 s’est terminée sur un record : 257 femmes ont décroché une investiture pour le Congrès pour les élections de mi-mandat, relève le Center for American Women and Politics de l’université Rutgers (CAWP). Cette vague n’est pas sans rappeler l’année 1992, qui est restée dans les mémoires comme « l’année des femmes » : 51 candidates avaient fait leur entrée au 103e Congrès des Etats-Unis (47 à la Chambre, 4 au Sénat), doublant la représentation féminine au Parlement.
Ce phénomène avait été interprété comme une réponse au choc ressenti par les femmes face à la manière humiliante dont avait été traitée Anita Hill, une jeune professeure d’université afro-américaine qui accusait de harcèlement le juge Clarence Thomas, pressenti pour entrer à la Cour suprême. En 2018, l’élément déclencheur est Donald Trump, par ses propos sexistes, les menaces qu’il fait peser sur les droits des femmes ou ses positions rétrogrades, sur l’avortement notamment.
Alexandria Ocasio-Cortez, l’espoir du parti démocrate
Membre des socialistes démocrates américains, Alexandria Ocasio-Cortez est la star des candidates démocrates à la Chambre. A la fin juin, elle a bousculé l’establishment démocrate en remportant les primaires du parti dans la 14e circonscription de New York, face à Joseph Crowley, 56 ans, élu à la Chambre des représentants depuis 1999. Son discours a séduit les communautés afro-américaines, asiatiques et latino-américaines du Bronx. Son élection en novembre semble une formalité, et elle s’apprête à devenir, à 28 ans, la plus jeune élue du Congrès. Elle pourra prétendre incarner le « futur du parti démocrate ».

   


Duel de candidates en Pennsylvanie
La Pennsylvanie, qui est l’un des onze Etats sans élue, œuvre à corriger cette anomalie. Deux candidates se présentent dans la 5e circonscription : l’ancienne procureure Pearl Kim, pour les républicains, et l’avocate Mary Gay Scanlon, 59 ans, pour les démocrates. Si Pearl Kim l’emportait dans cette circonscription qui vote largement démocrate, elle deviendrait la première personne d’origine asiatique à représenter la Pennsylvanie au Congrès, note le CAWP. Sur CNN, elle a expliqué qu’elle soutenait le mouvement #MeToo et la lutte contre les violences sexuelles, combat qui, selon elle, devrait transcender les partis.
Trois candidates amérindiennes

   


En plus d’être l’année des femmes, 2018 devrait être celle des Amérindiennes, note le site Indian Country Today. Debra Haaland, 58 ans, issue de la tribu Pueblo of Laguna, au Nouveau-Mexique, se présente dans la première circonscription. Cette démocrate, en passe d’être élue face à Janice Arnold-Jones dans une circonscription aux mains des démocrates et où Hillary Clinton l’a emporté en 2016 avec 17 points d’avance, défend le droit à l’avortement et veut une réforme de l’immigration.
Yvette Herrell, républicaine de la tribu Cherokee, se présente dans la 2e circonscription du Nouveau-Mexique (favorable aux républicains), face à la démocrate Xochitl Torres Small. Elle se définit comme « une chrétienne conservatrice » et réclame un renforcement des contrôles aux frontières et l’expulsion des clandestins.
La situation de Sharice Davids, qui appartient à la nation Ho-Chunk du Wisconsin, est plus compliquée. Cette ancienne championne de MMA (arts martiaux mixtes), qui revendique aussi son homosexualité, entre en lice pour le parti démocrate dans la 3e circonscription du Kansas face au candidat sortant, Kevin Yoder, bien placé pour être réélu.

        Analyse (édition abonnés) :
         

          Les candidates démocrates à l’assaut de l’Amérique de Trump



Musulmanes, afro-américaines et latino-américaines
Minnesota. La démocrate Ilhan Omar, Américaine d’origine somalienne et de confession musulmane, part à la conquête de la 5e circonscription, qui comprend la ville de Minneapolis. Née à Mogadiscio en 1982 et installée aux Etats-Unis depuis l’âge de 14 ans, elle a été élue à la Chambre des représentants du Minnesota en novembre 2016. Lors de la primaire du printemps, elle a reçu le soutien d’Alexandria Ocasio-Cortez. Ilhan Omar devrait remporter l’élection – ayant levé plus de fonds que son adversaire, Jennifer Zielinski, et faisant campagne dans une circonscription considérée comme acquise aux démocrates – et devenir ainsi l’une des deux musulmanes à entrer au Congrès.
Michigan. Rashida Tlaib, candidate musulmane d’origine palestinienne, native de Detroit, est l’aînée d’une famille de quatorze enfants. Elle est la première de sa famille à faire des études supérieures. Elle est élue au parlement du Michigan depuis 2008. Sans opposant dans la 13e circonscription du Michigan, qui comprend des portions de Detroit, Rashida Tlaib, qui a fait campagne avec Ilhan Omar, sera élue.
Massachusetts. Ayanna Pressley et Jahana Heyes sont en passe de devenir les premières Afro-Américaines à représenter des Etats de Nouvelle-Angleterre au Congrès. Ayanna Pressley n’a pas d’opposant dans la 7e circonscription du Massachusetts (une portion de Boston) dans laquelle elle se présente. Comme nombre de candidates, elle a, à 44 ans, bousculé l’establishment démocrate. Elle s’est imposée face à Michael Capuano, élu depuis 1998, sur un argument fédérateur : « Une circonscription jeune et majoritairement non blanche a besoin d’une voix nouvelle à Washington. »
Connecticut. Pour sa part, la démocrate Jahana Hayes, candidate dans la 5e circonscription du Connecticut, fait figure de « survivante », comme les aiment les Américains : fille d’une mère toxicomane, mère à 17 ans, elle a reçu des mains de Barack Obama, en mai 2016, le titre d’enseignante de l’année 2016. Comme beaucoup d’enseignants, elle s’est portée candidate pour protester contre les politiques éducatives au niveau fédéral et s’est imposée dans les primaires face à une représentante de l’establishment démocrate, Mary Glassman. Un de ses chevaux de bataille : l’idée de Donald Trump de répondre aux fusillades dans les écoles en puisant dans le budget fédéral alloué à l’éducation pour armer les enseignants.
Texas. Deux candidates latino-américaines sont en passe d’être élues au Texas : dans la 16e circonscription (celle d’El Paso), Veronica Escobar, 47 ans, ancienne juge du comté d’El Paso, s’est lancée pour sa première candidature à la conquête du siège de représentant détenu par Beto O’Rourke, lui-même candidat au Sénat face à Ted Cruz. A elle seule, sa candidature résume la somme des angoisses qu’a fait naître l’élection de Donald Trump : « Je m’inquiète pour la planète. Je m’inquiète pour les immigrants. Je m’inquiète pour les femmes. Je m’inquiète pour la communauté LGBT. Je m’inquiète pour El Paso et la frontière. Et je ressens un sentiment d’angoisse très intense », dit-elle. Dans la 29e circonscription (Houston), favorable aux démocrates, Sylvia Garcia devrait être élue.
Première sénatrice en Arizona et au Tennessee

   


L’Arizona aura pour la première fois une sénatrice : les deux partis envoient en effet chacun des candidates à la bataille, la républicaine Martha McSally étant opposée à la démocrate Kyrsten Sinema pour prendre le siège du républicain Jeff Flake, qui ne se représente pas :
La républicaine Marsha Blackburn, qui est la première femme à décrocher l’investiture dans le Tennessee pour un siège au Sénat, en remplacement de Bob Corker, deviendrait, si elle remporte l’élection, la première sénatrice de cet Etat du Sud ; mais elle ne fait pas de son sexe un argument de campagne, préférant être appelée… congressman.

        Explications :
         

          Le Parti démocrate mise sur les candidatures féminines



Gouverneur : le pari de Stacey Abrams

   


Les élections au poste de gouverneur sont plus compliquées pour les candidates : 22 Etats n’ont jamais eu de femme à ce poste et, actuellement, seules six femmes occupent cette fonction de chef de l’exécutif. En 2018, douze démocrates et quatre républicaines sont candidates à un poste de gouverneur.
A 44 ans, la démocrate Stacey Abrams, élue à la Chambre des représentants de Géorgie, se présente dans cet Etat sudiste et conservateur : elle s’est fait repérer lors de la convention démocrate de Philadelphie en 2016, parlant de sa passion pour le service public. Et elle est depuis entrée dans l’histoire en devenant la première Afro-Américaine à décrocher l’investiture d’un parti pour un poste de gouverneur. Mais la bataille s’annonce difficile : l’Etat n’a pas élu de gouverneur démocrate depuis 1998, et Donald Trump s’y est imposé en 2016.
Dans l’Idaho, Paulette Jordan, candidate démocrate, pourrait, elle aussi, entrer dans l’histoire. Si elle l’emporte face au républicain Brad Little, elle sera la première Amérindienne (de la nation Cœur d’Alene), première femme – et premier candidat démocrate depuis le gouverneur Cecil Andrus (1987-1995) – à s’imposer dans ce bastion républicain.

        Analyse (édition abonnés) :
         

          Aux Etats-Unis, la féminité devient un argument électoral






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Tests d’ancestralité, bases génétiques en ligne, enquêtes judiciaires... les informations liées à l’ADN n’ont jamais été aussi partagées.
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Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter   Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail          Ils avaient semé la psychose, et le souvenir de leurs crimes s’est ancré dans les esprits. En Californie, le « Golden State Killer », avait commis une douzaine de meurtres et une cinquantaine de viols dans les années 1970 et 1980. En France, en 2014, « le violeur du 8e » agressait la nuit à l’arme blanche des femmes jeunes dans cet arrondissement de Lyon. En Arizona dans les années 1990, « The Canal killer » avait tué deux jeunes femmes dont les têtes avaient été retrouvées dans un canal à Phoenix.          L’effroi n’est pas la seule raison pour laquelle ces affaires ont défrayé la chronique. Pour les résoudre, les enquêteurs ont poussé aux limites les possibilités d’exploitation de l’ADN retrouvé sur les scènes des crimes, relançant ainsi des enquêtes restées parfois bloquées durant des années.          Les avancées scientifiques et technologiques permettent un décryptage toujours plus approfondi de la composition des génomes, tandis que la démocratisation des tests génétiques se traduit par un partage inédit des informations liées à l’ADN, notamment par les banques de données généalogiques.          Les enquêteurs, soucieux de décrypter les vérités enfouies dans l’ADN, sont tentés par ces nouvelles possibilités. Ils inaugurent de nouveaux usages qui, tout en satisfaisant l’investigation, ouvrent aussi des brèches dans des cadres juridiques pensés lors de la création des fichiers d’empreintes génétiques en 1989 aux Etats-Unis et au début des années 2000 dans les pays européens. Certains révèlent aussi des failles béantes en matière de protection de l’anonymat des données génétiques, comme viennent de le démontrer deux études parues début octobre dans les revues Science et Cell.            En avril 2018, plus de 17 millions de personnes avaient eu recours à des tests d’ancestralité, proposés par des sociétés comme 23andme, Ancestry.com ou Myheritage et informant sur les origines géographiques ou la prédisposition à certaines maladies          Ces deux études ont été inspirées par l’enquête qui a conduit à l’arrestation, en avril 2018, de Joseph DeAngelo, le « Golden State Killer » présumé. Depuis des années, le fichier national d’empreintes génétiques restait muet face à l’ADN prélevé sur les scènes de crime. Les enquêteurs se sont donc tournés vers la base de données généalogiques GEDmatch, contenant les données génétiques produites par des tests d’ancestralité.                  ;       — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? Se connecter   S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     Soutenir le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante de plus de 400 journalistes.    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People suffered in inhuman conditions, lack of space, lack of food, lack of drinking water, hard labour under the armed guards for all people above 10 years old. 
1309 people were imprisoned in the “gypsy camp” Lety u Písku, at least 326 perished in that place, most of them children. There were born 36 children in the camp, only one survived.
The buildings were destroyed and burned down at 1943. 
Despite the fact it was a nazi concentration camp, the main commander was Czech Josef Janovský - responsible for a tortures. 

In winter 1942/43 typhus epidemic broke out, it was not possible to burry the victims in the cemetery in Mirovice (about 200 people) , so they were buried in the mass graves in the forest near the camp (about 120 people). In May 1943 about 420 people were deported to concentration camp in Auschwitz II - Birkenau, most of them perished.  
       Article réservé à nos abonnésLe génocide oublié des Tziganes                    Article réservé à nos abonnésLa Charente d’il y a 140 millions d’années était une réserve de dinosaures             Les abonnés lisent aussi...                enquete     Thomas Wieder    Article réservé à nos abonnésAllemagne : le séisme de l’extrême droite Né du combat contre l’euro, le parti Alternative pour l’Allemagne mobilise désormais sur le racisme et la crise des migrants. Entré au Bundestag en septembre 2017, il menace la majorité absolue de la CSU lors des élections du 14 octobre en Bavière. 16 min de lecture                    reportage     Nicolas Bourcier    Article réservé à nos abonnésRio de Janeiro, la ville colère A quelques heures du second tour de la présidentielle, la cité carioca, qui a voté à 60 % pour le candidat d’extrême droite Jair Bolsonaro au premier tour, n’en finit plus de soigner sa gueule de bois. 18 min de lecture                    reportage     Vahé Ter Minassian    Article réservé à nos abonnésLa Charente d’il y a 140 millions d’années était une réserve de dinosaures Depuis une décennie, chercheurs, étudiants et bénévoles fouillent un des plus grands gisements de dinosaures d’Europe à Angeac-Charente. 10 min de lecture                 En direct International Politique Société Économie Culture Sport Techno Sciences Opinions Recettes de cuisine   Planète M Campus Style L’époque Éducation Disparitions Santé Guides d’achat     Évènements abonnés Conjugaison Cours d’anglais Decodex Formation professionnelle Jeux La boutique du Monde Orthographe et grammaire Prix de l’immobilier Source Sûre     Courrier International La société des lecteurs du Monde Le Huffington Post Le Prix du Monde et de la recherche L’Obs Le Monde diplomatique Télérama Talents     Codes Promo Codes Promo Amazon Jardinage Paroles de chansons      lemondefr @lemondefr Facebook Fils RSS Applications mobiles   Newsletters du Monde   Recevoir les newsletters du Monde    Abonnement   Abonnez-vous dès 1€        Mentions légales Politique de confidentialité Conditions générales | Aide (FAQ)      
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Tennis : pourquoi Djokovic est en train de devenir un « Novak encore meilleur »

Intouchable ces derniers mois, le Serbe s’aligne ce soir au tounoi de Paris avec l’idée de récupérer la place de numéro un mondial.



LE MONDE
 |    29.10.2018 à 17h13
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 17h36
    |

                            Douglas de Graaf








                        



   


« Novak, tu es venu jouer les qualifications ? » Dans la journée du dimanche 28 octobre, Benoît Paire vient de valider sa place pour le tableau final du Masters 1000 de Paris et interpelle, dans les couloirs de Bercy, le Serbe en route pour s’entraîner sur le court central. Ce dernier, hilare, échange quelques mots – en français – avec l’Avignonnais. Novak Djokovic, qui jouera mardi contre le Portugais João Sousa, a retrouvé le sourire, son tennis et lorgne avec insistance sur la place de numéro un mondial de Rafael Nadal, qui le devance de seulement 215 points.

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Vainqueur à Shanghaï le 14 octobre, il reste sur une série de 27 victoires en 28 rencontres. A 31 ans, il est redevenu lui-même : ce monstre de régularité qui avait imposé sa griffe sur le tennis mondial entre 2011 et 2016. Les états d’âme des derniers mois paraissent bien loin. En mars, il évoquait pourtant auprès de ses proches l’idée de raccrocher un mois après son opération au coude.
Mais à en croire son entraîneur Marian Vajda, « Nole » n’est pas seulement aussi fort qu’avant. Il l’est encore davantage. « J’ai trouvé un nouveau Novak, un Novak même encore meilleur », affirmait le Slovaque en Chine. Voici trois raisons de le croire.

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Un mental remis à neuf
Il l’a dit lui-même après sa victoire à Shanghaï : « Vous avez vu le nouveau Novak. J’ai dû me réinventer et trouver ma propre formule pour le succès. Je l’ai trouvée et j’espère la garder le plus longtemps possible. »
Comme toujours au tennis, tout part de la tête. Et à ce niveau-là, Novak Djokovic a laissé derrière lui ses doutes nés paradoxalement de la victoire tant désirée à Roland-Garros en 2016. En juillet 2017, il disait « stop », à la suite d’une année d’errance, née de ce sentiment de vide, après avoir remporté le dernier tournoi du Grand Chelem qui lui échappait encore.
La pause de six mois a été bénéfique. Martin Vajda, son entraîneur de toujours, a remplacé Boris Becker (ainsi qu’Andre Agassi et Radek Stepanek, remerciés au printemps) et limité l’influence de Pepe Imaz, coach mental controversé que le joueur consulte encore à l’occasion du côté de Marbella en Espagne. « [Cette période] loin du circuit m’[a] permis de me régénérer en termes de motivation, d’inspiration, mais aussi de décider si je devais faire des ajustements dans mon jeu et avec ma raquette », souligne Djokovic.
La paternité l’a également changé. Père d’un fils, né en octobre 2014, et d’une fille, née en septembre 2017, le Serbe confie que « [s]a vie ne se résume plus au tennis ». A propos de son fils, « Nole » avait d’ailleurs glissé, après Wimbledon, qu’il avait été « l’une de [ses] plus grandes sources de motivation, si ce n’est la plus grande ». Le « Djoker » n’est peut-être plus cette machine à gagner dont on se demandait si elle était vraiment humaine, mais il semble moins mettre au pied de la lettre les conseils d’un Imaz sur la nécessité de relativiser la défaite.
Auprès de ses adversaires, Djokovic en impose de nouveau. Comme entre 2011 et 2016 quand il avait en partie match gagné en entrant sur les courts. « L’une des clés, c’est l’aura. En ce moment, je ne pense pas qu’il y ait un joueur qui parte confiant au moment de défier un Djokovic à son top niveau », assure David Law, commentateur de tennis pour des chaînes britanniques.

   


Un service au top
« Cela a toujours été une arme cachée, le coup très important dans mon jeu, le plus important », jure Novak Djokovic à propos de son service. Traduction : quand ce service va, Djokovic va. Le Serbe n’a évidemment pas la force de frappe et l’envergure d’un Marin Cilic (nº 6 mondial) ou d’un Kevin Anderson (nº 8), mais dispose d’autres qualités dans le domaine – « justesse et efficacité plutôt que vitesse et puissance », assure-t-il. 
A Shanghaï, où le Serbe n’a pas cédé une seule fois son engagement, cela s’est vu. Ou plutôt, cela ne s’était jamais vu auparavant. « Je ne suis pas sûr que ça me soit déjà arrivé. C’est vraiment une des meilleures semaines de ma carrière dans ce secteur. »
Troisième joueur de l’histoire à remporter un Masters 1000 sans se faire breaker, Djokovic a gagné 85 % de points après son premier service au cours du tournoi (158/186). Connu pour être l’un des meilleurs relanceurs de son sport, le joueur de 31 ans élargit encore sa palette, lui qui a dû modifier son geste au service après son opération au coude.
Son changement de raquette en début d’année n’est pas étranger à ce regain dans le domaine : « J’ai le sentiment que j’ai gagné en puissance et en angle au service », confiait-il en avril.
Une concurrence atone
Ce retour au sommet express a aussi été facilité par l’effritement de la concurrence. Quand celle-ci n’est pas tout bonnement absente. L’actuel numéro deux mondial n’a plus croisé la route du Suisse Roger Federer depuis deux mois (victoire en finale à Cincinnati) et celle de l’Espagnol Rafael Nadal depuis trois mois (victoire en demi-finales de Wimbledon).
Le décompte se perd pour deux autres de ses « meilleurs ennemis », déjà rangés des voitures pour cette saison 2018 : l’Ecossais Andy Murray, touché à la hanche, n’a d’ailleurs quasiment pas joué cette année, alors que le Suisse Stan Wawrinka se remet difficilement d’une blessure qui l’a éloigné six mois des courts.
Et Djokovic a encore de quoi sourire à l’approche du tournoi de Paris cette semaine et du Masters de Londres (à partir du 11 novembre). Avant sa victoire à domicile à Bâle dimanche, Roger Federer réalisait une deuxième partie de saison en deçà des attentes, et les genoux de Nadal n’apprécient pas les surfaces rapides comme celle de Bercy et de Londres.
Guère plus de résistance à opposer au Serbe parmi les autres prétendants : Juan Martin Del Potro, à nouveau blessé, ne devrait pas rejouer en 2018, Alexander Zverev (n° 5 mondial) s’est fait balayer par Djokovic à Shanghaï (6/1, 6/2) et la relève assurée par Stefanos Tsitsipas, Denis Shapovalov ou Daniil Medvedev paraît encore un peu tendre.
Noval Djokovic peut devenir le premier joueur à finir la saison numéro un mondial après être sorti du top 20 la même année (nº 22 en juin). Le tennis aussi a ses « remontadas ».



                            


                        

                        


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La « purge », ou quand un message Snapchat menaçant devient viral et envoie l’auteur chez les policiers

Un « snap », inspiré d’une série américaine, a abouti à une plainte du ministre de l’intérieur.



LE MONDE
 |    30.10.2018 à 13h20
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 16h46
    |

            Damien Leloup








                        



   


C’est l’étrange trajet d’un message en forme de blague, publié sur Snapchat, devenu viral après avoir été modifié par d’autres personnes, et qui finit par déclencher une plainte du ministre de l’intérieur et envoyer l’auteur du snap au commissariat. Ce 29 octobre, un homme de 19 ans s’est présenté au commissariat de Grenoble (Isère), où il a été placé en garde à vue.
Le message original, publié le week-end du 27 octobre selon Numerama, appelle les lecteurs à monter des groupes pour la nuit du 31 octobre, et à se préparer à se battre. Il y est écrit (sic) : « A tout les mecs de Grenoble (smh, echirolles, fontaine etc.) venez le 31 c’est la purge, tous les coups sont permis : toutes le zones & les quartiers montent une équipe, quand 2 équipe se croisent obbliger de s’affronter !!! A tt les autres, restez chez vous. Bonne chance à tt les secteurs, bonnes purges. »
Violences à Corbeil-Essonnes
Au cours du week-end, le message semble avoir circulé d’utilisateur en utilisateur au sein de l’application Snapchat, très prisée des adolescents français. Le dimanche, la page Facebook d’Acropol Info, qui se définit comme une « plate-forme d’information qui a pour but d’apporter un soutien civil aux forces de sécurité françaises sur le territoire national et n’importe où sur le globe », publie une capture d’écran d’un autre message, semblant cette fois avoir été posté par un habitant de Corbeil-Essonnes (91). Beaucoup plus explicite, le message appelle à s’habiller en noir, à commettre des vols et à attaquer les forces de l’ordre.
Or, à Corbeil-Essonnes, le week-end a été tendu. Des policiers ont été pris à partie à plusieurs reprises, notamment le dimanche, après le refus de la mairie d’accorder une autorisation de tournage pour des clips de rap. Un contexte qui explique que les policiers prennent les menaces de « purge » au sérieux. « A ce stade, il n’y a pas de preuve que ces messages viraux ont été repris à leur compte par des individus de Corbeil-Essonnes, l’enquête en cours doit le déterminer », explique au Monde le syndicat Unité SGP Police Essonne. « On ne peut pas tolérer ces menaces ; hier encore, une quinzaine d’individus habillés en noir a brûlé des véhicules à Corbeil-Essonnes. Personne n’a oublié ce qui s’est passé tout près d’ici à Viry-Châtillon », où deux policiers avaient été gravement brûlés en 2016 lors d’une embuscade.
Plainte et auteur contacté sur Twitter
Alerté, le ministre de l’intérieur, Christophe Castaner, a annoncé lundi avoir porté plainte. L’auteur du premier message, posté depuis Grenoble, panique alors : sur son compte Twitter, il publie plusieurs messages expliquant que son appel à une « purge » était « une énorme blague et une invention » qui a « pris une trop grande ampleur, alors j’ai décidé d’annoncer […] que c’était une blague ! Il n’y aura ni purge à Grenoble, Paris, Genève, Lyon, etc. », écrit-il.
Contacté sur Twitter par la police de l’Isère, le jeune homme s’est ensuite rendu au commissariat de Grenoble, et a été placé en garde à vue.

@AissaAskip Bonjour,
— PoliceNat38 (@Police nationale 38)


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« L’auteur a été identifié. Il prétend que c’est “une mauvaise blague”, il sera poursuivi. Appeler à la “purge” contre nos policiers, c’est appeler au meurtre », a répondu Christophe Castaner sur Twitter.
Les poursuites devraient cependant s’avérer plus complexes que ce qu’affirme le ministre de l’intérieur : le message du jeune Isérois n’appelait pas directement à s’en prendre aux forces de l’ordre, contrairement aux messages qui ont suivi. Le texte pouvait cependant être interprété comme un appel à la violence, et son caractère humoristique peut être sujet à débat. « Nous n’acceptons pas cette “blague”. Chacun doit être responsable de ses paroles et de ses actes », estime-t-on à Unité SGP Police Essonne.
Pourquoi un message publié par un jeune homme inconnu sur un réseau social où les messages sont éphémères est-il devenu aussi public ? L’histoire a aussi connu, au cours du week-end, un certain succès sur les forums de Jeuxvideo.com, pendant qu’elle était aussi diffusée sur Facebook par des comptes et des groupes de soutien aux forces de l’ordre.
Passablement exotique pour les non-initiés, le concept même de la « purge » est bien connu des amateurs de films d’horreur. Il est au cœur de trois films et d’une série du même nom, The Purge, dans lesquels les habitants d’une Amérique totalitaire sont autorisés, une nuit par an, à commettre tous les crimes de leur choix. La diffusion de la dernière saison de la série a débuté en septembre sur la plate-forme de streaming d’Amazon.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ Jean-Luc Mélenchon sera en meeting à Lille, ce mardi, pour revenir aux « fondamentaux » et oublier deux semaines de polémiques.
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Après la tempête, La France insoumise espère une « désescalade »

Jean-Luc Mélenchon sera en meeting à Lille, ce mardi, pour revenir aux « fondamentaux » et oublier deux semaines de polémiques.



LE MONDE
 |    30.10.2018 à 11h19
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 15h37
    |

            Abel Mestre








                        



                                


                            
Revenir aux « fondamentaux ». Et surtout clore quinze jours de polémiques qui ont suivi les perquisitions mouvementées, notamment au siège de La France insoumise (LFI) et au domicile de plusieurs personnalités du mouvement, dont Jean-Luc Mélenchon. Quoi de mieux, pour le tribun, que de retourner au « peuple », à la relation directe avec ses électeurs ? Le député des Bouches-du-Rhône sera donc en meeting, mardi soir à Lille, où il doit parler d’évasion fiscale.
« On a un objectif : continuer à faire de la politique, appuyer là où cela fait mal », résume Ugo Bernalicis, député du Nord. « On doit reprendre le fil de nos activités. On ne les a jamais arrêtées mais on va se reconcentrer sur nos thématiques, incarner une opposition qui fait des propositions », complète son collègue de Seine-Saint-Denis, Eric Coquerel.
Le programme de LFI est donc chargé : série de meetings de Jean-Luc Mélenchon ; initiative sur les quartiers populaires en novembre ; lancement de la campagne pour les européennes ; convention du mouvement en décembre… Et avant cela, l’élection législative partielle à Evry, le 18 novembre, où la candidate « insoumise » Farida Amrani a des chances de succéder à Manuel Valls… « On va aussi donner une visibilité à un ensemble de luttes de terrain, garder en tête les objectifs sur les mobilisations sociales, leur donner une visibilité. C’est en fait la feuille de route que l’on s’est fixée en septembre », rappelle, pour sa part, Danièle Obono.

« Effacer les péripéties »
Il n’empêche. Les dommages des quinze derniers jours semblent majeurs pour le mouvement populiste de gauche, notamment son leader. Les images de M. Mélenchon face aux policiers et au procureur, puis ses propos rageurs envers certains journalistes ont laissé des traces. Selon le baromètre BVA pour RTL, Orange et La Tribune, publié le 26 octobre, la cote de popularité de M. Mélenchon chute de sept points....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ La chancelière allemande quittera son poste en 2021 et avant cela, la présidence de la CDU, un parti qu’elle a marqué depuis 2000.
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Allemagne : après le départ d’Angela Merkel, qui lui succédera à la présidence de la CDU ?

La chancelière allemande quittera son poste en 2021 et avant cela, la présidence de la CDU, un parti qu’elle a marqué depuis 2000.



LE MONDE
 |    30.10.2018 à 10h42
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 15h57
    |

                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








                        



   


A quoi ressemblera l’Union chrétienne démocrate (CDU) post-Merkel ? L’idée est presque vertigineuse, tant Angela Merkel a marqué la formation politique depuis 2000. Mais « Mutti » s’en va. Lundi 29 octobre, elle a annoncé son intention de ne pas se représenter à la présidence du parti. Le nom du président ou de la présidente qui sera élu(e) lors du congrès des 7 et 8 décembre en dira long sur la fidélité du parti à l’héritage Merkel. Trois candidats se sont déclarés pour l’instant : Annegret Kramp-Karrenbauer, Jens Spahn et Friedrich Merz.
Annegret Kramp-Karrenbauer, 56 ans, est secrétaire générale de la CDU depuis février 2018. Elle a été appelée à ce poste par Angela Merkel à la suite de sa campagne victorieuse aux élections régionales de sa région de Sarre en 2017. Elle est considérée comme celle qui a stoppé l’élan dont jouissait Martin Schulz, alors président fédéral du Parti social-démocrate (SPD).
Politiquement, elle est difficilement classable. Elle incarne la famille moderne : son mari a élevé leurs enfants pendant qu’elle poursuivait sa carrière politique. Mais elle a aussi montré des positions plus conservatrices en défendant le service obligatoire pour les jeunes ou en se montrant sceptique au sujet du mariage pour tous. Elle a soutenu Angela Merkel dans sa politique à l’égard des réfugiés et entretient une relation étroite avec elle. Elle serait la candidate de la continuité.

        Le récit :
         

          Le crépuscule d’Angela Merkel



Critiques répétées

   


A 38 ans, Jens Spahn est un des jeunes loups de la CDU. Devenu député à 22 ans après une formation de banquier, il a fait ses premières armes au ministère des finances, sous la protection de Wolfgang Schäuble. Il a épousé son compagnon fin 2017 tout en se déclarant catholique. Il s’est illustré depuis deux ans par ses critiques répétées à l’encontre d’Angela Merkel. Dans l’espoir de le discipliner, la chancelière a décidé cette année de faire entrer le jeune ambitieux au gouvernement, comme ministre de la santé. Peine perdue : il continue à défendre un « changement de cours » à la CDU et un tournant conservateur.
Le troisième candidat, Friedrich Merz, 62 ans, est un ancien rival d’Angela Merkel. Député de 1994 à 2009, il a été président du groupe parlementaire CDU/CSU entre 2000 et 2002… jusqu’à ce qu’Angela Merkel interrompe cette ascension et revendique pour elle-même le poste de président du groupe parlementaire. Humilié, il démissionne en 2004. Il se retire ensuite de la vie politique pour poursuivre sa carrière d’avocat d’affaires. Il siège dans plusieurs conseils de surveillance de grands groupes. Il incarne une CDU libérale économiquement et conservatrice sur les valeurs. Son élection serait un retour à l’époque pré-Merkel.

        Les réponses à vos questions :
         

          « l’extrême droite allemande perd son ennemie préférée »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ En Italie, en France, en Autriche et dans l’est du continent, la vague de mauvais temps a fait des dégâts, parfois meurtriers.
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Pluie, neige et vent sur une grande partie de l’Europe

En Italie, en France, en Autriche et dans l’est du continent, la vague de mauvais temps a fait des dégâts, parfois meurtriers.



Le Monde.fr avec AFP
 |    30.10.2018 à 17h20
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 17h48
   





                        


Une vague de mauvais temps a frappé plusieurs pays européens, dont l’Italie où dix personnes ont été tuées, tandis que des dizaines de milliers de foyers sur le continent restaient privés d’électricité mardi 30 octobre.
Dix morts en Italie

En Italie, outre cinq victimes recensées lundi, un homme a été tué en Vénétie par la chute d’un arbre, de même qu’un pompier dans le Haut Adige. Une femme a été tuée par une coulée de boue et de rochers dans sa maison dans le Trentin et le corps d’un homme a été repêché mardi dans le lac de Levico, dans le Nord. Un autre homme a également été tué alors qu’il faisait du kitesurf près de Cattolica, sur la côte adriatique, une rafale de vent l’ayant projeté sur les rochers, selon la presse locale.
Dans le Frioul-Vénétie julienne, 23 000 personnes restaient mardi sans électricité et de nombreuses routes sont impraticables. Les fortes pluies accompagnées de vents qui ont atteint jusqu’à 180 km/h dans certaines régions d’Italie ont entraîné aussi de graves perturbations de circulation.
Cette vague de mauvais temps a entraîné lundi un niveau historique d’« acqua alta » (hautes eaux) à Venise avec un pic à 1,56 mètre, provoquant la fermeture de la place Saint-Marc.
L’Autriche touchée par des vents violents
En Autriche, une partie de la toiture de la fortification médiévale qui domine Salzbourg s’est envolée dans la nuit de lundi à mardi en raison de vents soufflant à plus de 100 km/h.
Plus au sud, la protection civile a appelé lundi soir les quelque 500 habitants de Muhr à ne pas quitter leurs maisons et à se mettre à l’abri dans les étages élevés face à la montée des eaux de la rivière qui a bloqué les accès au village. Même alerte dans une vallée proche de la frontière italienne, où des barrages menaçaient mardi matin de céder sous la pression des eaux.

   


« En plusieurs décennies, je n’ai jamais vu ça », a confié à la radio publique ORF Martin Guggenberger, commandant des pompiers dans une commune de ce secteur où de très nombreuses petites routes sont coupées et environ 10 000 foyers, sans électricité.
La Slovénie en alerte rouge, inondations en Croatie
En Slovénie, pays en « alerte rouge » depuis lundi, un véliplanchiste est porté disparu, tandis qu’en Croatie, la ville portuaire de Rijeka était inondée et de nombreuses liaisons de ferries, interrompues.

   


L’Espagne et la République tchèque également touchées
En Espagne, des chutes de neige dans les Asturies ont provoqué des difficultés de circulation, 4 700 foyers restant privés d’électricité mardi, selon les autorités.
En République tchèque, le trafic ferroviaire était perturbé mardi matin à la suite de vents violents ayant provoqué de nombreuses chutes d’arbre sur les voies ferrées et environ 30 000 personnes étaient privées d’électricité, selon la compagnie publique d’électricité CEZ.
En France, près de 117 000 foyers toujours sans courant
En France, la neige qui est tombée sur le centre du pays dans la nuit de lundi à mardi a piégé plus de 2 000 véhicules dans le Massif central. Mardi après-midi, quelque 117 000 foyers étaient encore privés d’électricité, dont 7 000 en Corse, touchée par la tempête Adrian et ses rafales à 160 km/h.
Si l’arrêt des précipitations avait permis un retour à la normale mardi matin, Météo France a placé cinq départements – Aveyron, Gard, Hérault, Lozère et Var –, en vigilance orange mardi après-midi en raison des risques de pluie, d’inondation et de crue.

        Lire aussi :
         

                Météo : la Corse balayée par la dépression « Adrian »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ La victoire du candidat d’extrême droite inquiète en même temps les secteurs progressistes et ONG de défense des droits humains du continent.
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Victoire de Bolsonaro au Brésil : félicitations sans réserve des dirigeants latino-américains

La victoire du candidat d’extrême droite inquiète en même temps les secteurs progressistes et ONG de défense des droits humains du continent.



LE MONDE
 |    30.10.2018 à 10h57
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 15h58
    |

            Christine Legrand (Buenos Aires, correspondante) et 
Marie Delcas (Bogota, correspondante)








                        



Le président des Etats-Unis, Donald Trump, a donné le ton, en saluant très vite et chaleureusement l’élection de Jair Bolsonaro, le candidat d’extrême droite qui a emporté haut la main, dimanche 28 octobre, le second tour du scrutin brésilien. Majoritaires sur le continent latino-américain, les chefs d’Etat de droite ont suivi. L’Argentin Mauricio Macri, le Chilien Sebastian Piñera, le Paraguayen Mario Abdo, le Mexicain Enrique Peña Nieto, le Colombien Ivan Duque ont tous adressé leurs félicitations au nouveau dirigeant.
Diplomatie oblige ? Aucun n’a manifesté d’inquiétudes pour l’avenir de la démocratie et des droits de l’homme au Brésil. Le secrétaire général de l’Organisation des Etats américains, l’Uruguayen Luis Almagro, a même « applaudi le discours de vérité et de paix » de M. Bolsonaro.
« Le Brésil est et doit continuer à être un partenaire stratégique, en marge de celui qui le gouverne », a résumé, lundi, le secrétaire argentin chargé des thèmes stratégiques, Fulvio Pompeo. Les quelques gouvernements de gauche encore au pouvoir sur le continent semblent d’ailleurs eux-mêmes d’accord : le Venezuela de Nicolas Maduro, la Bolivie d’Evo Morales et le Nicaragua de Daniel Ortega ont salué la victoire du candidat d’extrême droite. Caracas a pris soin toutefois d’adresser ses félicitations « au peuple du Brésil » plutôt qu’à l’élu de « ce pays frère ».
L’organisation de défense des droits humains Human Rights Watch a, quant à elle, tiré le signal d’alarme avec vigueur. « M. Bolsonaro est un démagogue qui défend les atrocités de la dictature militaire brésilienne et la torture et qui tient un discours ouvertement discriminatoire contre les Noirs, les femmes et les minorités sexuelles, déclaré Jose Miguel Vivanco, directeur pour les Amériques de l’organisation. Son élection est un grave revers. » 

        Les réponses à  vos questions :
         

          « C’est une jeune démocratie, la présidence Bolsonaro pourrait être un test »



Crainte d’une contagion

   


Aujourd’hui à la tête du Haut-Commissariat pour les droits de l’homme des Nations unies, l’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet a signalé que ses services resteraient « très attentifs » à la situation brésilienne. Les intellectuels, les démocrates, les secteurs progressistes du continent sont eux aussi inquiets, voire paniqués. Ils craignent une contagion. M. Bolsonaro polarise l’Amérique latine comme il polarise son pays.
L’effondrement du Venezuela hante par ailleurs la diplomatie latino-américaine. Le Brésil est, après la Colombie, le pays qui reçoit le plus de migrants en provenance de la République bolivarienne. Anticommuniste viscéral, M. Bolsonaro a démenti, dans les derniers jours de sa campagne, vouloir intervenir militairement au Venezuela, comme l’avait suggéré son futur vice-président, le général Hamilton Mourao. Lundi, Bogota démentait à son tour toute velléité interventionniste au Venezuela, en réponse à un article de Folha de Sao Paulo qui en faisait état.
A Caracas, la droite radicale qui voudrait, elle, une intervention étrangère pour se débarrasser de M. Maduro voit dans Jair Bolsonaro « un sauveur ». Sur son compte Twitter, la dirigeante Maria Corina Machado a écrit : «  [Nous], Les Vénézuéliens, savons que nous comptons sur le Brésil dans notre lutte pour la liberté et la démocratie. »
Le programme économique et l’ultralibéralisme affiché de M. Bolsonaro, cependant, séduisent à droite. Dans son premier discours, le président élu a repris à son compte les directives du Fonds monétaire international, ravissant les marchés : déficit zéro, réduction de la dette publique, privatisations. Mais les analystes et les opérateurs économiques craignent que la politique du président d’extrême droite n’affecte à terme les relations commerciales du pays et l’intégration latino-américaine, déjà bien mal en point.
Les membres du Mercosur – l’espace de libre-échange qui réunit, outre le Brésil, l’Argentine, l’Uruguay, le Paraguay – sont particulièrement inquiets. « Le bloc ne sera pas une priorité », a prévenu le futur ministre brésilien de l’économie, Paulo Guedes. Au cours de sa campagne, M. Bolsonaro n’a pas caché qu’il entend privilégier les relations commerciales « hors Mercosur », notamment avec les Etats-Unis. En proie à une grave crise économique et avide de financements internationaux, l’Argentine craint de faire les frais de ce nouvel axe Trump-Bolsonaro.

        Lire notre analyse :
         

          Au Brésil, Bolsonaro, la victoire d’un illusionniste sans scrupule






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Cette mesure à 10 milliards d’euros, ajoutée en dernière minute au programme d’Emmanuel Macron, a favorisé sa victoire en 2017. Son application est complexe.
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La suppression de la taxe d’habitation, une promesse devenue usine à gaz

Cette mesure à 10 milliards d’euros, ajoutée en dernière minute au programme d’Emmanuel Macron, a favorisé sa victoire en 2017. Son application est complexe.



LE MONDE
 |    30.10.2018 à 11h22
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 11h28
    |

            Audrey Tonnelier








                        



                                


                            
Pour l’heure, c’est la fiscalité verte qui cristallise les mécontentements. Mais la taxe d’habitation (TH) pourrait bien devenir le prochain « ras-le-bol fiscal » à déminer pour le gouvernement d’Emmanuel Macron. Depuis quelques semaines, la grogne s’intensifie à propos de cet impôt pour lequel le gouvernement a décidé une baisse de 30 % dès cet automne, et une suppression totale d’ici à 2020 pour 80 % des ménages. Car le dispositif imaginé a tout d’une usine à gaz.
Début octobre, les contribuables en colère ont donné de la voix sur les réseaux sociaux après avoir reçu leur avis d’impôt de TH. Ils ont fait état d’une hausse de cette taxe, augmentée en catimini par certains élus locaux. Le 11 octobre, Bercy a publié la liste annuelle des évolutions de taux commune par commune. Elle a été rapidement relayée par des militants macronistes sur Twitter sous le hashtag #balancetonmaire. Le gouvernement et la majorité ont certes condamné cette initiative. Mais l’épisode souligne le caractère inflammable d’une mesure devenue un des symboles du quinquennat d’Emmanuel Macron.

Aujourd’hui emblématique, cette proposition a surgi brusquement dans le projet du prétendant à la présidence de la République. Lors de l’hiver 2016-2017, alors que chaque camp affûte ses arguments, le candidat d’En marche !, sans réseau politique constitué, fait face aux critiques. Dans les médias, il devient l’« homme sans programme ». L’opinion peine à identifier ses idées, ses opposants le décrivent seulement comme l’héritier de François Hollande.
Equité fiscale
En janvier 2017, l’économiste Jean Pisani-Ferry, ancien du cabinet de DSK à Bercy à la fin des années 1990 et commissaire général de France Stratégie, un think tank rattaché à Matignon, est appelé à la rescousse pour donner forme au programme économique. Mais, lors de la conférence de presse que donne l’équipe d’En marche ! dans ses locaux du 15e arrondissement de Paris, mi-février, pour expliquer...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Dans un entretien à « Axios », il dit envisager de signer un décret pour remettre en cause ce principe inscrit dans le 14e amendement de la Constitution.
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Donald Trump veut mettre fin au droit du sol aux Etats-Unis

Dans un entretien à « Axios », il dit envisager de signer un décret pour remettre en cause ce principe inscrit dans le 14e amendement de la Constitution.



Le Monde.fr avec AFP
 |    30.10.2018 à 14h19
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 15h13
   





                        



   


Le président des Etats-Unis, Donald Trump, a dit, mardi 30 octobre, souhaiter mettre fin au droit du sol, qui stipule que tout enfant né sur le territoire américain a la nationalité américaine.
Cette proposition, formulée dans la dernière semaine d’une campagne électorale dans laquelle Donald Trump tente de placer l’immigration au cœur des débats, pourrait cependant se heurter à de sérieux obstacles.
Dans un entretien à Axios, le président affirme qu’il envisage de signer un décret pour que les enfants nés sur le sol américain de parents en situation irrégulière ne bénéficient plus de ce droit.

        Lire aussi :
         

          Trump juge les « médias bidon » responsables du climat de violence politique



Doute sur la légalité d’un tel décret
« Nous sommes le seul pays au monde où, si une personne arrive et a un bébé, le bébé est citoyen des Etats-Unis… avec tous les avantages », affirme-t-il dans cet entretien filmé – en réalité, une trentaine de pays dans le monde ont un dispositif équivalent au droit du sol, parmi eux la France. « C’est ridicule, c’est ridicule, il faut que cela cesse ».
Au-delà de la levée de boucliers qu’elle devrait susciter, la possibilité même pour le président de pouvoir remettre en cause, par décret, ce principe inscrit dans le 14e amendement de la Constitution, est vivement contestée par nombre de juristes.
« On m’avait toujours dit que vous aviez besoin d’un amendement constitutionnel. Vous savez quoi ? Ce n’est pas le cas », avance le président au cours de l’entretien. « C’est en cours. Cela va se faire, avec un décret », ajoute-t-il.

        Lire aussi, sur les élections de mi-mandat :
         

          Amy McGrath, candidate démocrate et forte tête






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Après huit ans de restrictions, le pays profite d’une cagnotte fiscale inattendue pour reprendre les dépenses.
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Au Royaume-Uni, la fin de l’austérité pour le dernier budget avant le Brexit

Après huit ans de restrictions, le pays profite d’une cagnotte fiscale inattendue pour reprendre les dépenses.



LE MONDE
 |    30.10.2018 à 11h48
    |

            Charlotte Chabas (Londres, intérim)








                        



   


Comment construire un budget annuel, à cinq mois d’un événement dont on ignore encore tout, sinon qu’il va résolument changer la donne ? A défaut d’être devin, le chancelier de l’Echiquier, Philip Hammond, a pu compter sur un certain alignement des astres, lundi 29 octobre, à l’heure de présenter son dernier budget avant le Brexit.

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A rebours de sa dernière prévision, l’Office for Budget Responsibility (OBR), l’organisme semi-indépendant chargé de surveiller les finances du royaume, lui a offert un joli cadeau, revoyant à la hausse la croissance attendue pour 2019 à 1,6 % au lieu de 1,3 %. Grâce à une activité économique plus forte qu’attendu et de meilleures recettes fiscales, le gouvernement pourra compter sur 13 milliards de livres, soit 14,6 milliards d’euros, supplémentaires sur l’exercice 2018-2019.
Cette cagnotte fait souffler un parfum d’épicurisme sur la Chambre des communes. Tant pis pour l’assainissement des finances publiques, l’heure est à cueillir l’instant. Pour contrer les promesses dispendieuses des travaillistes, Theresa May avait promis de desserrer les cordons de la bourse pour redonner un peu d’air à des services publics asphyxiés. « L’ère de l’austérité est en train de se terminer mais la discipline sera maintenue », a confirmé M. Hammond.
Coup de pouce pour la santé
Qui profitera des générosités gouvernementales, après huit années de restrictions budgétaires ? Mme May s’y était engagée en juin : le National Health Service (NHS), service de santé public, devrait recevoir la plus grosse enveloppe, avec 20,5 milliards de livres par an d’ici à 2024. Deux milliards de livres supplémentaires seront en outre consacrés aux maladies mentales.
Cette augmentation annuelle de 3,4 % reste inférieure à celle qu’a connue en moyenne le NHS depuis sa création, voilà soixante-dix ans. Mais elle représente un coup de pouce bienvenu dans un secteur en extrême souffrance, qui avait dû renoncer l’hiver dernier à des milliers d’opérations non urgentes faute de moyens.
Pour le reste, M. Hammond a annoncé pêle-mêle une aide aux petits commerces sous forme d’une baisse d’impôt de 900 millions de livres par an, le gel des taxes sur l’essence, un milliard de livres supplémentaire pour le ministère de la défense, ou encore 420 millions de livres contre cet universel fléau routier : le nid-de-poule. Même la pinte de bière devrait baisser de deux pences, à la faveur d’un gel des taxes sur certains alcools, dont le whisky ou le gin.
Régulièrement menacé de suppression devant le fiasco de sa mise en place, le « crédit universel », cette fusion de six allocations lancée en 2010 et qui inspire Emmanuel Macron pour son revenu universel d’activité, se verra allouer près de 1,7 milliard de livres sur cinq ans. Les écoles recevront 400 millions de livres pour couvrir « tous les petits extras dont elles ont besoin », selon M. Hammond. « Des professeurs, par exemple ? », ont raillé des députés de l’opposition, dont le chef de file, Jeremy Corbyn, a dénoncé des « saupoudrages en trompe-l’œil ». 
Une taxe sur les géants du Net
Pour financer ces mesures, M. Hammond ne compte pas que sur la cagnotte fiscale. « Phil le comptable » a annoncé la création d’une taxe sur les géants du Net, à compter d’avril 2020. Elle devrait être calculée sur le chiffre d’affaires, et pourrait permettre de récolter 400 millions de livres par an. Difficile de ne pas y voir une flèche adressée à Bruxelles, qui piétine toujours à convaincre les 27 de s’accorder sur le sujet.
C’est que Londres se sait observé de près pour ce dernier budget avant de couper les ponts avec l’Union européenne. Dans son discours de quatre-vingts minutes, Philip Hammond, partisan d’un « soft Brexit », a rappelé combien ces bons indicateurs économiques étaient fragiles. Selon le National Institute of Economic and Social Research, la croissance du pays pourrait tomber de 1,9 % à 0,3 % en 2019 en cas de « no deal ». Quand, au contraire, un accord bien négocié avec Bruxelles pourrait permettre au pays de « doubler les dividendes du Brexit », veut croire M. Hammond. « Je suis confiant mais je ne suis pas complaisant. Donc nous continuerons à nous préparer à toutes les éventualités », a-t-il prévenu.
Un rappel très clair adressé aux députés de la très courte majorité. S’ils se risquent à ne pas soutenir Theresa May dans son plan dit « de Chequers », tous risquent de se retrouver en urgence au printemps 2019 pour un nouveau budget anticipé. Il ne serait plus question, alors, de prodigalité.



                            


                        

                        


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En France, tout le monde fume moins, sauf les femmes de 45 à 64 ans

Le constat est fait par les organisateurs du « Mois sans tabac », dont la 3e édition a lieu actuellement.



Le Monde.fr avec AFP
 |    30.10.2018 à 16h12
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 16h24
   





                        



   


La consommation de tabac recule en France avec un million de fumeurs en moins en 2017, sauf chez les femmes de 45 à 64 ans, dont la mortalité liée à la cigarette augmente, ont souligné mardi les organisateurs du « Mois sans tabac », à l’occasion du lancement de la troisième édition. Le site et le numéro d’appel – le 3989 – du Mois sans tabac ont été lancés cette année avec quelques jours d’avance, le 28 septembre, et 185 000 fumeurs se sont déjà inscrits.
Les femmes ont commencé à fumer massivement dans les années 1970, et c’est cette génération qui est aujourd’hui touchée par des maladies auparavant considérées comme exclusivement masculines : cancer du poumon, infarctus du myocarde, bronchopneumopathie chronique obstructive.
Selon l’agence Santé publique France, la consommation de tabac a reculé en France en 2017 sauf chez les femmes de 45 à 54 ans, qui comptent 30,8 % de fumeuses en 2017 (24 % pour les femmes en général) contre 21,5 % en 2000.
Or le nombre de morts attribuables au tabagisme a été multiplié par deux chez les femmes entre 2000 et 2014. Pour la même période, la mortalité par cancer du poumon a augmenté de 71 % chez les femmes alors qu’elle a diminué de 15 % chez les hommes. La hausse est particulièrement marquée chez les femmes de 55 à 64 ans. « Nous allons voir très prochainement la mortalité par cancer du poumon passer devant celle du cancer du sein », avertit le Dr François Bourdillon, directeur général de Santé publique France, à l’occasion du lancement du « Mois sans tabac ».

        En cinq graphiques :
         

          Visualisez la baisse de consommation de tabac



Enceintes et fumeuses
« Les femmes ont souvent peur de grossir si elles arrêtent de fumer, alors que nous savons qu’avec un bon accompagnement, on peut tout à fait ne pas grossir, c’est tout l’intérêt d’un suivi comme celui de Tabac Info Service », a souligné la ministre de la santé, Agnès Buzyn.
Les politiques de santé publique ne s’adressent pas encore spécifiquement aux femmes fumeuses, mais « l’année prochaine, la campagne contre l’alcool pendant la grossesse se doublera probablement d’une campagne contre le tabac » a indiqué François-Xavier Brouck, directeur des assurés à la Caisse nationale d’assurance-maladie.
Car même enceintes, trop de femmes fument encore : 16 % fument en fin de grossesse, soit un des taux les plus élevés d’Europe (entre 5 et 10 % en Angleterre et les pays du Nord). Le tabagisme maternel est un facteur de risque majeur pour la mère comme pour les bébés, augmentant les risques de faible poids, de naissance prématurés et de mortalité périnatale.
Sur les 30 % de femmes qui fumaient avant la grossesse en 2016, la moitié environ a arrêté avant le 3e trimestre (45,8 %) et 45 % avaient réduit leur consommation de tabac, mais sans arrêter complètement. La grossesse est pour la moitié des fumeuses l’occasion de s’arrêter mais 82 % reprennent après l’accouchement : une « occasion manquée » qui milite en faveur d’un soutien particulier des femmes même après la grossesse, dans leur intérêt comme dans celui du bébé qui sera moins exposé au tabac.
Avec 12 millions de fumeurs et 200 morts par jour, « soit un crash d’avion » quotidien, le tabac reste une cause majeure de santé publique en France, a rappelé Agnès Buzyn, qui ambitionne de parvenir à « la première génération adulte non fumeur d’ici 2032 ».




                            


                        

                        


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édition abonné


A Barcelone, le quartier du Raval entre « narcosquats » et spéculation

Situé dans le centre de la ville, le quartier compte plus de 660 logements vides.



LE MONDE ECONOMIE
 |    30.10.2018 à 11h55
    |

            Sandrine Morel (Barcelone, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

C’est la plus grande opération menée à Barcelone contre les « narcosquats » du quartier du Raval, ces appartements transformés en supermarchés de la drogue, en particulier de l’héroïne, situé en plein centre historique. Plus de 700 Mossos d’Esquadra – la police régionale catalane, une centaine de policiers municipaux et un hélicoptère ont été déployés lundi 29 octobre au matin. A l’issue d’une quarantaine de perquisitions, 27 lieux de vente ont été fermés, dont 7 ont été murés pour qu’ils ne soient pas occupés de nouveau, et 55 personnes ont été arrêtées, parmi lesquelles des chefs de clan dominicains soupçonnés de contrôler l’approvisionnement en drogue.
De quoi en finir avec les « narcopisos » du Raval ? C’est peu probable. Depuis 2017, plus d’une centaine de ces appartements ont été démantelés et 130 personnes arrêtées, sans que cela mette un terme à un phénomène qui a pris de l’ampleur ces deux dernières années. Les associations de riverains rappellent qu’ils ont dénombré plus de 60 « narcopisos » actifs dans le quartier : il en resterait plus d’une trentaine. Surtout, l’une des principales causes du problème demeure la grande quantité de logements vides – plus de 660 recensés par la mairie et près d’un millier selon les associations –, dont les deux tiers (63 %) appartiennent à des banques ou des fonds d’investissement.
« Le Raval a toujours présenté un certain degré de conflictualité et une problématique liée à la drogue, rappelle Gala Pin, conseillère municipale du district de Ciutat Vella, le centre historique de Barcelone. S’y sont ajoutées des macro-opérations policières dans d’autres quartiers qui ont poussé les trafiquants à se déplacer et à chercher des lieux fermés. Or le Raval est un quartier situé en plein centre, très visité, avec une forte population flottante et un parc important de logements vides et en mauvais état. »
Forte hausse des prix
Bordant la Rambla, débouchant sur le port, abritant...




                        

                        


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Midterms : comment le « gerrymandering », ou « charcutage électoral », pèse sur l’élection américaine

Les politiques américains peuvent régulièrement redécouper les circonscriptions inéquitablement pour favoriser un parti.



LE MONDE
 |    30.10.2018 à 09h11
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 16h45
    |

            Pierre Bouvier et 
Pierre Breteau








                        


Il est l’un des gouverneurs du Massachusetts qui ont laissé leur nom dans l’histoire américaine. Lors de la présidentielle de 1812, Elbridge Gerry est accusé de vouloir redécouper les circonscriptions électorales de son Etat pour favoriser son camp, le Parti républicain-démocrate, face aux Fédéralistes. La Boston Gazette publie une caricature dénonçant ce charcutage électoral sous le titre The Gerry-Mander, mot-valise créé à partir du nom du gouverneur et du mot « salamandre » (salamander en anglais), en raison de la forme de la circonscription.

   


L’opinion est choquée. En 1812, le gouverneur est battu et le terme « gerrymandering », désignant le découpage politique des circonscriptions, est né. Il s’agit donc de redécouper l’Etat en entassant les électeurs du camp rival dans le moins de circonscriptions possible pour que l’opposant les remporte et de faire en sorte de gagner les autres circonscriptions avec la plus courte majorité possible.
Plus de deux siècles plus tard, cette pratique — qui n’est pas exclusivement états-unienne — reste d’actualité et pèse dans la campagne des midterms du 6 novembre : le redécoupage actuel des circonscriptions devrait favoriser les candidats républicains à la Chambre des représentants.
Un redécoupage tous les dix ans
La Constitution américaine impose un recensement décennal qui détermine le nombre d’élus pour chaque Etat à la Chambre des représentants, chacun des Etats, même s’il est très peu peuplé, devant avoir au moins un ou une représentante.
Ce recensement est utilisé pour le découpage des circonscriptions électorales organisé à la guise du pouvoir législatif, au niveau des Etats, avec l’approbation du gouverneur. Le risque étant bien que, selon la majorité en place, celles-ci soient redécoupées de manière partisane.
Tous les pays n’ont pas cette pratique : le Canada, par exemple, a créé en 1964 le Bureau du directeur général des élections, communément appelé Elections Canada. Il s’agit d’un organisme indépendant et non partisan s’occupant à la fois de l’organisation des élections mais aussi du découpage des circonscriptions.

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Du redécoupage électoral à la mode « gerrymandering »
Voici une situation dans laquelle nous avons 50 électeurs et électrices : 30 votent bleu, 20 votent rouge. Découpons-les en cinq circonscriptions égales de 10 électeurs et électrices qui se choisiront un ou une représentante élue.


























































La région au départ
Cinquante électeurs : 30 votent « bleu », 20 votent « rouge ».








































































Répartition juste
Avec 5 circonscriptions de 10 électeurs chacune, ce découpage est idéal puisqu'il respecte l'équilibre des opinions de la circonscription mais géographique il est très étendu.
Bleus gagnent : 3 élus bleus, 2 rouges.








































































Répartition non représentative
Dans cette région au vote majoritairement « bleu », cette répartition est très injuste car elle supprime toute représentation rouge.
Bleus gagnent : 5 sièges bleus, aucun pour les rouges.




















































































Répartition biaisée
Dans cette situation, les circonscriptions ne sont ni géographiquement compactes, ni justes puisque les rouges qui sont pourtant minoritaires l'emportent.
Rouges gagnent : 3 sièges rouges, 2 sièges bleus.



Sources : Stephen Mass via le Washington Post


Aux Etats-Unis, le dernier redécoupage a eu lieu en 2011, un an après les élections de novembre 2010 et la vague du Tea Party, qui a donné au Parti républicain la majorité écrasante au Congrès et dans les Etats. Il a ainsi pu créer une carte électorale qui lui est durablement favorable dans vingt et un des cinquante Etats.
La Cour suprême évite de se prononcer sur la question
Cette année, beaucoup espéraient que la Cour suprême américaine — le sommet du pouvoir judiciaire aux Etats-Unis — définirait un cadre, applicable à tout le pays, permettant de lutter contre cette recette de cuisine électorale qui fausse le jeu démocratique. Mais en juin, les juges ont avancé des raisons procédurales pour ne pas se prononcer sur deux cas de découpage inéquitable de circonscription. Manquant pour la troisième fois l’occasion de prendre une décision historique, la Cour a préféré renvoyer plusieurs électeurs qui avaient porté plainte, estimant qu’ils « n’avaient pas la légitimité juridique nécessaire pour contester l’ensemble de la carte », celle du Wisconsin en l’occurrence.
Dans l’Etat du Wisconsin, les républicains sont aux manettes élection après élection, alors même qu’ils ne disposent pas de la majorité des votes. Ainsi en 2016, ils ont remporté cinq des huit sièges à pourvoir à la Chambre des représentants, alors qu’ils n’ont obtenu que 1,27 million de voix contre… 1,37 million pour les démocrates.
Le sujet revient régulièrement dans l’actualité aux Etats-Unis, où, en 2016, grâce au système indirect des grands électeurs, Donald Trump l’avait remporté face à Hillary Clinton avec 62 millions de voix, soit 3 millions de moins que son adversaire démocrate.
L’exemple de la Caroline du Nord
Si la Cour suprême prend soin de ne pas se prononcer, trois juges fédéraux de Caroline du Nord ont condamné l’Etat, en août, à redécouper à nouveau ses circonscriptions. La Caroline du Nord, à majorité républicaine, avait redécoupé ses districts en 2016, après l’avoir déjà fait en 2011 et malgré une proportion de votes démocrates/républicains à peu près semblables d’une élection à une autre.


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Conséquences du redécoupage : l'exemple de la Caroline du Nord
Ce graphique représente les 13 élus à la Chambre des représentants de Caroline du Nord envoyés à Washington. Après les redécoupages électoraux effectué par les Républicains en 2011 et 2016, l'équilibre entre les deux partis a été rompu.



À titre de comparaison, ce graphique représente la répartiton des votes en pourcentage aux mêmes élections à l'échelle de tout l'Etat.



Source : Chambre des représentants des États-Unis



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À titre de comparaison, ce graphique représente la répartiton des votes en pourcentage aux élections à la Chambre des représentants en Caroline du Nord de 2008 à 2016


 -->


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      ],
      [
        "",
        50.6
      ],
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      ],
      [
        "",
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      ],
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Le découpage partisan de 2016 a offert aux républicains une majorité de 10 contre 3, alors que les électeurs de la Caroline du Nord penchent seulement à 53 % pour les républicains, à peu près dans les mêmes proportions qu’en 2014.

   





                            


                        

                        


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<filnamedate="20181030"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181030"><AAMMJJHH="2018103018">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Son comportement « vis-à-vis des magistrats, des policiers et des journalistes » est dénoncé par des membres du Grand Orient de France.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤                     
                                                

Des francs-maçons réclament la « suspension temporaire » de Jean-Luc Mélenchon

Son comportement « vis-à-vis des magistrats, des policiers et des journalistes » est dénoncé par des membres du Grand Orient de France.



Le Monde.fr avec AFP
 |    30.10.2018 à 11h13
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 15h59
   





                        



   


L’exécutif du Grand Orient de France (GODF) a demandé, vendredi 26 octobre, à sa justice interne « la suspension temporaire » de Jean-Luc Mélenchon en raison de son « comportement vis-à-vis des magistrats, des policiers et des journalistes », a appris l’AFP auprès de l’entourage du GODF.
Une motion soumise au vote du conseil de l’ordre vendredi a obtenu « 30 voix pour et 3 voix contre », a précisé l’entourage du GODF à l’AFP, en soulignant que c’est un fait rare. L’information a été révélée par L’Express. La chambre suprême de la justice maçonnique, indépendante du conseil de l’ordre, et devant laquelle M. Mélenchon est invité à se défendre, doit désormais trancher, et ce « au mieux dans deux mois », selon cette source.

        Lire aussi :
         

          Les deux affaires qui visent Jean-Luc Mélenchon



Conséquence des perquisitions
Dans une biographie parue en 2012, celui qui est depuis devenu le leader de La France insoumise (LFI) avait indiqué être entré au GODF en 1983. « Son comportement vis-à-vis des magistrats, des policiers et des journalistes », notamment son opposition virulente lors des perquisitions au siège de LFI et chez lui le 16 octobre, ont déplu à certains membres de la plus grande association maçonnique française, laquelle est « très à cheval sur le respect de la République, et de la liberté de la presse » notamment, a-t-on ajouté.
La demande de suspension se fonde sur l’enquête préliminaire ouverte le 17 octobre pour « actes d’intimidation contre l’autorité judiciaire » et « violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique » lors de ces perquisitions, et sur la plainte déposée par Radio France après les propos de Jean-Luc Mélenchon qualifiant de « menteurs » et d’« abrutis » les journalistes de Franceinfo et appelant ses militants à les « pourrir ».
Dans des vidéos prises lors des perquisitions, M. Mélenchon apparaît notamment en train de bousculer un représentant du parquet ainsi qu’un policier qui s’interpose. Ces perquisitions ont été menées dans le cadre d’enquêtes sur les comptes de campagne présidentielle 2017 du leader de LFI et sur les assistants d’eurodéputés de son parti.

        Les Décodeurs:
         

          Non, la perquisition subie par Jean-Luc Mélenchon et LFI n’est pas « politique »






                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/30/18-18">
<filnamedate="20181030"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181030"><AAMMJJHH="2018103018">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ Après une année 2017 flamboyante, les permis de construire et les mises en chantier reculent de manière importante depuis le début de l’année.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Vers des lendemains difficiles pour le secteur du bâtiment

Après une année 2017 flamboyante, les permis de construire et les mises en chantier reculent de manière importante depuis le début de l’année.



LE MONDE ECONOMIE
 |    30.10.2018 à 11h41
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 11h52
    |

            Philippe Jacqué








                        



                                


                            
La France n’a jamais autant construit de logements, mais cela ne devrait pas durer bien longtemps. Les promoteurs et bâtisseurs se préparent à un repli significatif du secteur à l’horizon 2019-2020. C’est la traduction directe des statistiques de permis de construire publiées lundi 29 octobre par le ministère de la cohésion des territoires.

Après un premier repli au printemps, le nombre d’autorisations de logements à la construction a chuté de 10,2 % sur un an et de 2,1 % cet été. Si les permis de construire individuels se redressent un peu (+ 2,6 % après – 10,1 % au printemps), ceux des logements collectifs fléchissent de 4,9 %, après une augmentation de 2,6 % au printemps.
Pis, les mises en chantier continuent de sérieusement s’affaisser, à – 7,9 % sur un an, et de – 4 % cet été. La baisse dans le logement individuel freine, à – 3,2 %, tandis que le logement collectif diminue, lui, de – 4,7 %. Alors que, en moyenne, depuis une dizaine d’années, la France produit un peu moins de 400 000 logements par an, ces deux dernières années, la moyenne dépassait les 420 000 unités.
« Nous sommes sur un plateau relativement haut. Du coup, la baisse des permis nous inquiète un peu, commente Alexandra François-Cuxac, la présidente de la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI). C’est qu’avec une démographie toujours dynamique et une augmentation des décohabitations, nous n’avons jamais eu autant besoin de nouveaux logements. De nombreux Français n’arrivent toujours pas à trouver un toit. »
« En plein paradoxe »
« Nous sommes en plein paradoxe, explique Bernard Coloos, le délégué général adjoint de la Fédération française du bâtiment. Aujourd’hui, l’activité de la construction de logements n’a jamais été aussi importante. Au premier semestre, le secteur a créé 30 000 postes et poursuit les recrutements pour mener les chantiers. Néanmoins, les données dessinent une tendance inquiétante. Nous...




                        

                        


<article-nb="2018/10/30/18-19">
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ La légende raconte qu’il y a 80 ans, la lecture à la radio du roman « La Guerre des mondes » évoquant l’invasion de Martiens a semé la panique à travers les Etats-Unis. En réalité, c’est faux.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ Le pays s’enfonce dans une crise politique après que le chef du gouvernement Ranil Wickremesinghe a été évincé par le président, Maithripala Sirisena.
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Au Sri Lanka, une manifestation monstre pour soutenir le premier ministre démis

Le pays s’enfonce dans une crise politique après que le chef du gouvernement Ranil Wickremesinghe a été évincé par le président, Maithripala Sirisena.



Le Monde.fr avec AFP
 |    30.10.2018 à 17h31
 • Mis à jour le
30.10.2018 à 17h57
   





                        



   


Le Sri Lanka s’enfonce dans une grave crise politique depuis le limogeage, vendredi 26 octobre, du premier ministre Ranil Wickremesinghe par le président Maithripala Sirisena. Le chef du gouvernement sortant, qui s’accroche à son siège, a reçu le soutien mardi de plusieurs dizaines de milliers de personnes, qui dénoncent un « coup antidémocratique ».
Entre 25 000, selon la police, et 100 000 personnes, selon le United National Party (UNP) parti de M. Wickremesinghe, se sont rassemblées devant sa résidence, où il vit retranché depuis le début de la crise politique, paralysant des axes routiers clés de la ville. Le rassemblement s’est dispersé en début de soirée sans que des incidents violents n’aient été signalés.

        Lire notre analyse :
         

          Le Sri Lanka s’enfonce dans la crise politique



M. Wickremesinghe, qui estime que son renvoi est anticonstitutionnel, a été remplacé par Mahinda Rajapakse, l’ex-président (2005-2015) du Sri Lanka. Ce dernier, accusé de corruption et de violation des droits de l’homme, a d’ores et déjà annoncé une partie de son gouvernement.
Dimanche, deux jours après cette nomination surprise, M. Sirisena a justifié sa décision au cours d’une longue déclaration retransmise à la télévision, dans laquelle il accuse un ministre du précédent gouvernement d’avoir préparé une tentative d’assassinat le visant. Il reproche également au chef du gouvernement sortant d’avoir pris des « décisions individuelles » sans le concerter et d’avoir laissé prospérer la « fraude et la corruption » dans le pays. Le président et le premier ministre sortant, qui s’étaient alliés en 2015 pour évincer M. Rajapakse, ont notamment des divergences sur la politique économique et les tensions entre eux étaient montées d’un cran à un an de la prochaine élection présidentielle, où tous deux envisagent d’être candidats.
« Coup d’Etat constitutionnel »
Mais M. Wickremesinghe réclame une session d’urgence du Parlement, suspendu par le président jusqu’au 16 novembre, pour prouver qu’il détient toujours la majorité. « Nous sommes contre le limogeage, les gens n’ont pas voté pour que Sirisena se comporte de cette manière, a lancé à ses soutiens M. Wickremesinghe depuis un podium improvisé. Nous résisterons à ce qu’a fait le président. »
La foule de vert vêtue, la couleur de l’UNP, a également déchiré des effigies du président Sirisena et chanté « A bas le premier ministre voyou » en protestation à ce que de nombreux journaux locaux ont qualifié de « coup d’Etat constitutionnel ». Cette crise est aussi celle du système politique sri-lankais, à mi-chemin entre régime parlementaire et régime présidentiel. Le premier ministre sortant a reçu le soutien du président du Parlement, Karu Jayasuriya, qui est également issu de l’UNP. Dans une lettre écrite au président, il dit redouter un « bain de sang » si les députés ne sont pas consultés pour trancher.
« Si vous ne le faites pas, nous ne pourrons empêcher le peuple de recourir à des moyens alternatifs pour protéger leurs droits démocratiques. Au nom de la démocratie, je vous enjoins de reconsidérer votre position de proroger le Parlement et autoriser que justice soit faite. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ Du 29 octobre au 2 novembre, l’agence Magnum et la fondation Aperture s’associent, comme chaque année, pour organiser une vente de tirages à petits prix. « Traversées » est la notion fil rouge de cette vente qui se tient deux fois par an.
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« Traversées » : l’agence Magnum et la fondation Aperture vendent une sélection de tirages

Du 29 octobre au 2 novembre, l’agence Magnum et la fondation Aperture s’associent, comme chaque année, pour organiser une vente de tirages à petits prix. « Traversées » est la notion fil rouge de cette vente qui se tient deux fois par an.



LE MONDE
 |    29.10.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
29.10.2018 à 15h28
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            Amaury da Cunha








                        



   


L’agence de photographie Magnum s’associe à la maison d’édition américaine Aperture pour lancer la vente en ligne d’une sélection de photographies classiques et contemporaines sur la thématique « Traversées». La vente aura lieu du 29 octobre au 2 novembre 2018.
À travers une quarantaine de photographes aussi prestigieux que Robert Capa, Stephen Shore, Nan Goldin, Antoine D’Agata, Eve Arnold, Larry Sultan, Mary Ellen Mark, c’est cette notion contemporaine de traversée qui est interrogée sous toutes ses formes possibles. Aventures documentaires ou rêveries intimes… Ces images tentent, à leur manière, de s’approcher d’un monde en perpétuelle ébullition.

   


Face aux grands mouvements du monde, quel est le pouvoir de la photographie ? Capter un « moment décisif » affirmait Henri Cartier-Bresson – grand photographe et cofondateur de l’agence Magnum. Dans notre monde contemporain, tout s’accélère. Sans image fixe, nous n’aurions pas la possibilité de prendre le temps de comprendre ce qui se passe au plus près et au plus loin de nous : la mondialisation dans tous ses états, les crises migratoires, la surenchère technologique…
« La vitesse réduit le monde à rien » écrivait le philosophe Paul Virilio récemment disparu. Ces photographies présentées aujourd’hui cherchent à lui redonner du sens.
Accédez à la vente des tirages de l’agence Magnum



                            


                        

                        

