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<filname="SURF-env_sciences-1"> ¤ Deux structures, l’une européenne et l’autre française, se sont lancées cette année pour accélérer la recherche contre les maladies touchant les enfants, encore trop peu étudiées.
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Les réseaux, une force pour la recherche clinique en pédiatrie

Deux structures, l’une européenne et l’autre française, se sont lancées cette année pour accélérer la recherche contre les maladies touchant les enfants, encore trop peu étudiées.



LE MONDE SCIENCE ET TECHNO
 |    29.10.2018 à 18h00
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                            Nathalie Picard








                        



                                


                            

Favoriser le développement de nouveaux médicaments pour les enfants. Telle est l’ambition du réseau européen de recherche clinique en pédiatrie Conect4Children (C4C), qui rassemble 33 partenaires académiques et 10 industries pharmaceutiques de 20 pays. Pour la première fois depuis son lancement en mai dernier, il s’est réuni début septembre à Paris. « Se structurer à l’échelle nationale et européenne est indispensable pour développer des médicaments sûrs et efficaces adaptés aux enfants », affirme le professeur de pédiatrie Régis Hankard (CHU de Tours, université de Tours), organisateur pour l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) de cette réunion sur l’émergence des réseaux nationaux et l’harmonisation des pratiques entre pays. Régis Hankard coordonne également la contribution française à C4C, le réseau de recherche clinique en pédiatrie Pedstart. Lancé en janvier 2018, il regroupe sept centres d’investigation clinique (CIC) de l’Inserm – d’autres le rejoindront bientôt – et intègre deux réseaux préexistants : le Réseau d’investigations pédiatriques des produits de santé (Ripps) et Hugoperen dans le Grand Ouest. « Nous avons dépassé les rivalités locales pour parler d’une voix unique au niveau européen », apprécie le professeur.
Dans les années 2000, des études montraient déjà que 50 % des médicaments étaient délivrés aux enfants sans évaluation spécifique à leur âge
Si de nouvelles forces collectives se déploient aujourd’hui, c’est que les enfants restent les parents pauvres de la recherche clinique. Le constat ne date pas d’hier : dans les années 2000, des études montraient déjà que 50 % des médicaments étaient délivrés aux enfants sans évaluation ou autorisation spécifiques à leur âge. Ce qui pose problème, car les enfants ne sont pas des adultes miniatures. Par exemple, « le type d’enzymes et leur quantité dans l’organisme évoluent avec l’âge. Or ces protéines servent...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-2"> ¤ Le microbiote intestinal d’une petite mouche a la capacité d’influer sur son activité locomotrice.
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<filname="SURF-env_sciences-3"> ¤ La première phase du programme européen Quantum Technology a été lancée lundi 29 octobre. L’enjeu est d’accélérer le passage de la seconde révolution quantique, encore confinée aux laboratoires, vers des applications industrielles.
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Technologies quantiques : l’Europe accélère

La première phase du programme européen Quantum Technology a été lancée lundi 29 octobre. L’enjeu est d’accélérer le passage de la seconde révolution quantique, encore confinée aux laboratoires, vers des applications industrielles.



LE MONDE SCIENCE ET TECHNO
 |    29.10.2018 à 14h23
    |

            David Larousserie








                        



                                


                            

C’est parti. L’Europe affirme ses ambitions dans un domaine aux frontières de la physique fondamentale et de la recherche appliquée : les technologies quantiques. A Vienne, depuis lundi 29 octobre, le coup d’envoi de la première phase du programme européen Quantum Technology (QT) a été donné avec l’annonce des 20 premiers projets financés sur trois ans à hauteur de 132 millions d’euros (et jusqu’à 10 millions d’euros par projet).
Un milliard d’euros
Au bout de dix ans, les financements conjoints de l’Union européenne et des Etats membres devraient atteindre le milliard d’euros. C’est le troisième projet, étiqueté Flagship (« fleuron »), lancé par l’Union européenne avec une telle ampleur sur une thématique précise. Les deux premiers, sur le graphène et les neurosciences, ont débuté en 2013.
Pour QT, le chantier a débuté en 2016 avec la parution d’un manifeste (« Quantum Manifesto ») signé par plus de 3 000 acteurs du domaine, dont 156 entreprises européennes et 20 institutions de recherche. Le but de ce nouveau Flagship est de « consolider et étendre les forces scientifiques européennes dans ce domaine de recherche et [de] démarrer une industrie compétitive dans ce secteur ».
Nouvelles propriétés de la matière
Plus concrètement, il s’agit d’accélérer le passage depuis les laboratoires vers différents marchés de ce qu’il est convenu d’appeler la seconde révolution quantique. La première a depuis longtemps effectué cette transition. Les ­transistors électroniques et les processeurs, le laser ou la géolocalisation par satellite (qui fonctionne avec des horloges atomiques) en sont des exemples. Ces applications reposent, pour l’essentiel, sur les propriétés quantiques de la matière aux échelles microscopiques : les échanges d’énergie ne sont pas continus, comme en physique classique, mais discrets (ou quantifiés).

La seconde révolution repose sur des propriétés autrement plus « bizarres », comme le fait qu’un...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-4"> ¤ Plus efficace que l’IMC (Indice de masse corporelle), l’analyse du métabolome ouvre de nouvelles perspectives pour détecter les maladies liées à l’obésité.
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Grâce au métabolome, mieux mesurer les risques de l’obésité

Plus efficace que l’IMC (Indice de masse corporelle), l’analyse du métabolome ouvre de nouvelles perspectives pour détecter les maladies liées à l’obésité.



LE MONDE SCIENCE ET TECHNO
 |    29.10.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
29.10.2018 à 12h47
    |

            David Larousserie








                        


Infographie. L’obésité, dont la prévalence mondiale a triplé depuis 1975 pour atteindre 13 % (et 39 % de personnes en surpoids), est un facteur de risque de diabète, de cancer et de maladies cardiaques. Mais la corrélation n’est pas toujours très directe entre indice de masse corporelle (IMC), qui mesure l’obésité, et ces pathologies. C’est pourquoi une équipe du Scripps Research Institute (Californie) a étudié le métabolome, l’ensemble des petites molécules (lipides, glucides, etc.), les métabolites, présentes dans le plasma sanguin, pour mieux cerner ce lien. Elle a constaté, sur 2400 personnes, que les variations de composition du métabolome sont corrélées au changement de poids. Une liste de 49 métabolites, sur plus de 300, suffit à prédire le risque. Armé de ce constat, les chercheurs ont identifié des personnes ayant des risques sanitaires différents, alors qu’ils avaient le même IMC.

   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-5"> ¤ Une équipe japonaise a mis en évidence chez l’éléphant d’Asie une capacité rare à manier les quantités numériques.
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Un éléphant, ça compte énormément

Une équipe japonaise a mis en évidence chez l’éléphant d’Asie une capacité rare à manier les quantités numériques.



LE MONDE SCIENCE ET TECHNO
 |    28.10.2018 à 15h00
 • Mis à jour le
29.10.2018 à 06h46
    |

            Nathaniel Herzberg








                        



                                


                            

L’éléphant a un gros cerveau, c’est entendu ; une mémoire légendaire, parfait. Mais, jusqu’ici, personne n’avait repéré chez le pachyderme la bosse des maths. Une équipe japonaise vient pourtant de mettre en évidence, chez un éléphant d’Asie du zoo d’Uneo, une capacité rare à manier les quantités numériques. Les exploits d’Authai – 14 ans mais pas toutes ses défenses – viennent d’être décrits dans le Journal of Ethology.
Pour étudier la jeune femelle, la spécialiste des éléphants Naoko Irie a conçu un dispositif novateur : un écran tactile géant à la mesure du pachyderme. Confrontée à deux images, Authai a d’abord appris à utiliser le dispositif afin d’indiquer laquelle contenait davantage d’éléments : une bonne réponse valait récompense de fruits. Double dose si la réponse intervenait en moins de 30 secondes. Puis l’animal a commencé les tests. Des couples d’images contenant chacune un à dix éléments – bananes, pommes, pastèques… – lui ont été présentées. Les fruits étaient de tailles variables, afin que la rusée ne se contente pas de regarder quel écran était le plus rempli. Authai devait choisir avec sa trompe.
Les résultats se sont avérés « très convaincants », estime l’éthologue japonaise, puisque le taux de bonnes réponses atteint 66,8 %. « Surtout, ce taux n’est pas affecté par la distance entre les deux quantités, leur ratio ou encore leur taille, souligne-t-elle. C’est unique chez les animaux. Authai prend simplement davantage de temps pour répondre quand l’écart est plus faible et le ratio plus grand. »
Einstein des éléphants
Pour bien mesurer l’enjeu, il convient d’abord de savoir que de nombreux animaux peuvent dénombrer des objets, mais seulement jusqu’à 4 ou 5. Grands singes, oiseaux, parfois même insectes. Etonnamment, cette limite correspond plus ou moins à notre propre capacité à identifier une quantité de façon instantanée. Passée cette frontière, nous comptons de façon séquentielle :...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-6"> ¤ Le brillant chercheur en psychologie, invité pour un an au MIT (Massachusetts Institute of Technology), s’intéresse aux choix moraux posés par les véhicules sans chauffeur. Et à tout ce que les humains comptent de dilemmes.
<filname="PROF-env_sciences-6"> ¤                     
                                                   
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Jean-François Bonnefon trace sa route en toute autonomie

Le brillant chercheur en psychologie, invité pour un an au MIT (Massachusetts Institute of Technology), s’intéresse aux choix moraux posés par les véhicules sans chauffeur. Et à tout ce que les humains comptent de dilemmes.



LE MONDE SCIENCE ET TECHNO
 |    28.10.2018 à 09h00
 • Mis à jour le
29.10.2018 à 16h09
    |

            Nathaniel Herzberg








                        



                                


                            

Portrait. Jean-François Bonnefon est proprement désarmant. Posez-lui n’importe quelle question, scientifique ou personnelle, complexe ou ridiculement naïve, et le psychologue vous répondra avec une franchise, une patience, une pédagogie, une douceur déconcertantes. Le tout accompagné d’une modestie rare. Ses amis vantent son savoir littéraire ? Il admet « une bonne connaissance des romans de science-fiction ». Ils notent sa culture musicale tous azimuts ? « Mon père jouait du jazz, ma mère était prof de musique. J’écoutais des opéras à l’école primaire. Mais j’ai arrêté à l’adolescence et je n’ai jamais été capable de jouer d’un instrument. » Ses collègues louent son brio scientifique, sa précocité, ce recrutement au CNRS en 2004, six mois après sa soutenance de thèse ? « Un concours de circonstances, jure-t-il. Le mouvement Sauvons la recherche avait abouti à multiplier par deux le nombre de postes cette année-là. J’étais en liste d’attente, je suis rentré. » Quant au « niveau impressionnant » qu’il afficherait en informatique, au dire même des spécialistes du domaine avec lesquels il collabore, il évacue : « Je suis né en 1973, j’ai grandi avec les premiers ordinateurs domestiques et j’étais un geek. » 
Ecraser trois chiens ou percuter un muret et tuer un passager ? Privilégier les enfants ou donner la même valeur à toute vie humaine ? Et quid du sexe, de l’état de santé, de la condition sociale, du respect des feux par les piétons ?
Tout semble simple, transparent. Prenez la voiture autonome, le sujet qui vaut à l’universitaire toulousain une célébrité mondiale, une invitation d’un an au prestigieux Massachusetts Institute of Technology (MIT) et une récente publication dans la revue Nature. Dans cet article (« The Moral Machine Experiment », L’Expérience de la machine morale, publié le 24 octobre), lui et ses collègues imaginent des dilemmes moraux imposés au...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-7"> ¤ Après deux ans à scruter l’état de santé des coraux du Pacifique, la goélette scientifique est arrivée à Lorient avec des années de résultats à étudier.
<filname="PROF-env_sciences-7"> ¤                      En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   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Par  Dino Di Meo   Publié le 27 octobre 2018 à 11h30, mis à jour hier à 06h16   Lecture 3 min.     Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter   Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail                         L’arrivée de l’expédition Tara à Lorient (Morbihan), après deux ans et demi d’étude des coraux dans le Pacifique, le 27 octobre. SEBASTIEN SALOM GOMIS / AFP             Dans le monde de la recherche scientifique, Tara n’est plus à présenter. Bateau polaire à l’origine, la goélette incarne aujourd’hui la Fondation Tara, la première reconnue d’utilité publique sur les océans. Depuis 2003, la goélette grise est devenue un emblème et un navire unique. Après Tara Arctic, Tara Oceans, Tara Méditerranée, voilà l’expédition Tara Pacific qui s’achève. Le bateau est arrivé samedi 27 octobre à Lorient, son port d’attache, avec à son bord un état des lieux très poussé des récifs coralliens du Pacifique. « En quinze ans, nous avons mené des recherches scientifiques de très haut vol avec de nombreux laboratoires de recherche afin de mieux comprendre les enjeux environnementaux sur la planète mer », précise Etienne Bourgois, directeur général de la marque de vêtements Agnès b., armateur du bateau.           Le Pacifique abrite près de 40 % des coraux de la planète          Le Pacifique abrite près de 40 % des coraux de la planète. Pour Serge Planes, coordinateur scientifique de l’expédition et directeur de recherche CNRS au Centre de recherche insulaire et observatoire de l’environnement en Polynésie, cette mission est un réel succès puisque les équipes de bord ont réalisé près de 90 % de l’objectif initial. « C’est la première expédition de cette envergure, dit-il. Près de 36 000 échantillons ont été récoltés et tous les archipels ont été au moins visités une fois. »            Même satisfaction du côté de Tara Expéditions. « Nous avons réalisé près de 2 700 plongées. Le tout sans problèmes techniques majeurs », précise Romain Troublé, le président de la Fondation Tara.                     Travail sur le séquençage des génomes à bord de la goélette scientifique Tara, le 27 octobre. SEBASTIEN SALOM GOMIS / AFP             Bulles d’eau chaude          Serge Planes a concentré les prélèvements sur trois espèces de coraux sur les 1 500 répertoriées. « Nous nous sommes penchés sur des espèces que l’on retrouvait partout dans le Pacifique : un corail massif, un corail branchu et un corail de feu (très urticant lorsqu’on le touche) qui sont très importants dans la construction des récifs. » Il explique que chaque récif a son propre seuil de stress. Si la température de l’eau s’élève d’un à deux degrés Celsius pendant quelques jours, le polype se sépare des micro-algues qui le nourrissent et lui donnent ces couleurs. Alors l’animal devient pâle, blanchit et le corail s’épuise avant de mourir si le phénomène persiste.          Si certaines espèces sont plus ou moins résistantes en fonction de leur physiologie et de leur particularité génétique, d’autres peuvent s’adapter à ces modifications d’environnement. « Tout dépend de la température moyenne dans laquelle ils se trouvent de façon permanente. » Les coraux situés dans les latitudes basses ou hautes (plus tempérées) blanchissent à des températures plus basses. Ceux qui se trouvent plutôt en zone tropicale, donc à des températures plus élevées, blanchiront à des températures plus hautes. « Ce qui est beaucoup plus chaotique, c’est la façon dont se met en place géographiquement le blanchissement, explique Serge Planes. C’est une combinaison de facteurs associés au réchauffement de la planète, notamment liés à un contexte de “warm bloops”, des bulles d’eau chaude situées dans des zones particulièrement restreintes, marquées par un réchauffement très localisé. »                     L’expédition a réalisé près de 2 700 plongées, prélevant près de 36 000 échantillons, notamment de coraux. PETE WEST / BIOQUEST STUDIOS / FONDATION TARA EXPÉDITIONS                       Dégradation côtière          A proximité des grosses métropoles, notamment en Asie du Sud-Est, l’état de santé des coraux et sa variabilité dépendent principalement des pressions liées aux activités humaines directes, qui s’ajoutent au réchauffement climatique. Il ne s’agit plus de blanchissement mais de dégradation côtière, causée notamment par la pollution, l’absence de traitement des eaux usées, la surpêche et la déforestation, qui facilite le déversement des sédiments dans les rivières et leur dépôt sur le corail jusqu’à son étouffement. « Il s’agit d’une agression physique et comme le récif est côtier, il la subit de plein fouet », continue le spécialiste des coraux.           Les épisodes de blanchissement pourraient devenir un phénomène annuel pour 90 % des récifs coralliens au cours des prochaines décennies          En attendant que cette quantité énorme de prélèvements puisse livrer son secret, les scientifiques ont déjà fixé une tendance pour l’avenir des récifs du grand océan. Les épisodes de blanchissement pourraient devenir un phénomène annuel pour 90 % des récifs coralliens au cours des prochaines décennies. Et si les prévisions sur leur évolution ne prévoient plus leur disparition complète, les dégradations devraient se poursuivre jusqu’à ce que le changement climatique se stabilise et que de nouveaux types d’assemblages de récifs puissent résister aux nouvelles conditions thermiques. Le consortium Tara Pacific (qui représente vingt-trois laboratoires et une centaine de chercheurs) aura besoin de deux à cinq ans avant d’obtenir une vision globale de ces phénomènes.          La Fondation Tara appelle d’ores et déjà les Etats à prendre immédiatement six mesures d’urgence afin d’atténuer le stress subi par les récifs : amélioration de la gestion des déchets plastiques, limitation de l’impact de l’agriculture, de l’élevage et de la déforestation, interdiction ou contrôle des méthodes de pêche, du développement des grandes infrastructures côtières, et enfin sensiblisation des populations locales à préserver leur propre environnement.            « Tara », une série en plusieurs épisodes        Cap sur la « soupe » de plastiquesLes défis d’une navigation scientifique « propre »Veillée d’armes aux abords du vortex de déchets du Pacifique NordDans l’œil du vortex de déchets du Pacifique NordOn a plongé dans la grande poubelle du Pacifique... deux foisVariations sur le plastiqueAlgues, plancton et spleenTerre en vue                                        Annonces automobiles avec La Centrale           OPEL COMBO LIFE 20700 € 01           LEXUS RX 45900 € 33           DACIA LOGAN 3300 € 85      Recherche                    Dino Di Meo           Voir les réactions      Dans la même rubrique                 Collection « Les défis de la science »  « Le Monde » propose, avec sa collection « Les défis de la science », de découvrir et de comprendre les avancées scientifiques des neurosciences, de la génétique et des biotechnologies qui vont changer nos vies.                         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Comment réguler le système Terre  Dans « Science », le chercheur Timothy Lenton et le philosophe Bruno Latour estiment que l’humanité doit assumer son rôle de gestionnaire de l’habitabilité de la planète.                 
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<filname="SURF-env_sciences-8"> ¤ Sur certaines questions, la preuve parfaite ne pourra jamais être obtenue, estime Stéphane Foucart, journaliste au « Monde », qui revient dans sa chronique sur l’étude parue dans « JAMA Internal Medicine » établissant un lien entre alimentation bio et cancer.
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« En matière de santé publique, le rigorisme scientifique est une posture dangereuse »

Sur certaines questions, la preuve parfaite ne pourra jamais être obtenue, estime Stéphane Foucart, journaliste au « Monde », qui revient dans sa chronique sur l’étude parue dans « JAMA Internal Medicine » établissant un lien entre alimentation bio et cancer.



LE MONDE
 |    27.10.2018 à 10h11
 • Mis à jour le
27.10.2018 à 12h19
    |

            Stéphane Foucart (service planète du "Monde")








                        



                                


                            

Chronique. Rarement étude épidémiologique aura reçu une telle attention. Chacun à sa manière, la majorité des grands médias internationaux a rendu compte de ses résultats, publiés le 22 octobre dans JAMA Internal Medicine : les plus grands consommateurs de « bio » (environ 50 % de leur alimentation) ont un risque diminué de 25 % de contracter un cancer, par rapport aux plus petits consommateurs. Avec, comme explication la plus plausible avancée par ses auteurs, la présence, plus fréquente et en plus grande quantité, de résidus de pesticides de synthèse dans l’alimentation conventionnelle.

Quelques voix, y compris scientifiques, se sont élevées pour relativiser ces conclusions. L’écho donné à ces travaux aurait été excessif : l’échantillon de l’étude serait biaisé, il faudrait attendre d’avoir confirmation du résultat, il ne faut pas affoler les gens, la cigarette et l’alcool sont plus dangereux, une autre étude, britannique celle-ci et publiée en 2014, n’a pas montré de liens entre alimentation bio et cancer en général…
Des biais, il y en aura toujours
Les scientifiques qui interviennent ainsi dans le débat public le font souvent avec les meilleures intentions. Avec, comme étendard, l’exigence de rigueur. Celle-ci est bien sûr louable. Mais, en matière de la santé publique, le rigorisme scientifique est une posture dangereuse. Sur ces questions complexes, la preuve parfaite ne sera jamais obtenue. Il est simplement impossible de mesurer avec un haut niveau de confiance, sur une longue durée, les habitudes alimentaires et les expositions à un grand nombre de contaminants d’une large population d’individus. Des biais, des limites expérimentales, des facteurs non contrôlés : il y en aura toujours.
Faut-il, en l’espèce, attendre de nouvelles preuves ? D’abord, l’étude a été contrôlée et corrigée de nombreux facteurs de confusion (catégorie sociale, indice de masse corporelle, activité physique, consommation...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-9"> ¤ Au menu : les risques que le changement climatique fait courir à la Méditerranée, la plus grosse météorite française, bientôt un « igloo lunaire » en Suisse, etc.
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Article sélectionné dans La Matinale du 27/10/2018
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Les dessous d’Anaca3, la pilule minceur star des réseaux sociaux

Nutravalia a propulsé son complément alimentaire phare parmi les meilleures ventes, grâce à des méthodes marketing particulièrement agressives.



LE MONDE
 |    26.10.2018 à 16h03
 • Mis à jour le
28.10.2018 à 15h05
    |

            Laura Motet








                        



   


Vendredi 19 octobre, Carline, une blogueuse beauté suivie par 53 000 personnes sur Instagram, a eu une désagréable surprise en ouvrant sa porte : un huissier la met en demeure de supprimer un article de blog publié sept mois plus tôt, « Anaca3 : ce qu’on ne vous dit pas ! Avis & test », consacré à une gélule amincissante, sous peine d’être convoquée au tribunal. L’huissier est missionné par Nutravalia, l’entreprise qui fabrique le complément alimentaire Anaca3.
Dès le lendemain, l’influenceuse relate sa mésaventure sur Twitter. « L’intervention de l’huissier m’a effrayée. Je n’ai pas su comment réagir tout de suite, mais, en reprenant mes esprits, j’ai su qu’il fallait que je partage cela avec ma communauté », raconte-t-elle au Monde. Refusant de « céder à leur menace », elle n’a pas supprimé son article. Dans sa mise en demeure, que Le Monde a consultée, Nutravalia reprochait à la blogueuse des « propos diffamatoires et injurieux ».
Absence d’efficacité, incontinence urinaire, « piège » à l’abonnement, etc., sa critique peu flatteuse d’Anaca3, la pilule amincissante star de Nutravalia, passe mal – d’autant qu’elle apparaît en première page des résultats de recherche Google, juste après le site de la marque. Comme Carline, au moins deux autres sites ont reçu une mise en demeure similaire. Interrogé par Le Monde, Nutravalia assure ne pas avoir porté plainte.

        Lire l’entretien :
         

          « S’il y avait une molécule miracle, elle serait remboursée par la Sécurité sociale »



Si cette entreprise accorde autant d’attention à sa présence en ligne, c’est que cette visibilité sur Internet a été le principal ingrédient de son succès. L’un de ses fondateurs, Samuel Bouskila, est un fin connaisseur du business en ligne : en 2011, il a fait fortune en revendant l’une des plus grandes plates-formes françaises de voyance en ligne. Avec Nutravalia, son pari sur le numérique se révèle vite payant : le chiffre d’affaires passe de 2,9 millions d’euros en 2015 à 14,5 millions d’euros l’année suivante, selon le registre du commerce.
La recette de cette réussite entrepreneuriale, qui doit beaucoup à des techniques de marketing très agressives, s’est construite en deux temps. Par le biais de sites Internet vitrines d’abord, puis grâce à de nouveaux alliés qui ont fleuri sur les réseaux sociaux ces dernières années : la télé-réalité et les influenceurs.
Blogs promotionnels, abonnements cachés…
Pour capter des clients, les fondateurs de Nutravalia ont d’abord commencé par acheter des dizaines de sites sur le régime, à l’image de Perdre-du-poids-rapidement.org, Avis-pilule-minceur.com ou encore Mon-test-imc.com, selon des données techniques que Le Monde a pu consulter. Certains de ces sites affichaient des publicités pour les pilules de Nutravalia. D’autres vantaient les produits de la marque, avec une objectivité apparente.
Difficile pour l’internaute de comprendre qu’il consulte en réalité un site de Nutravalia : dans les mentions légales ne figurent que les noms de ses filiales, inconnues du grand public. Michel Bouskila, frère de Samuel Bouskila et directeur général de Nutravalia, reconnaît le recours à ces sites, mais affirme au Monde qu’« ils ne ramènent quasiment aucun trafic aujourd’hui ». Certains d’entre eux continuent cependant à être alimentés en contenu.

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                Compléments alimentaires sous surveillance



Autre technique de marketing agressif en ligne : Nutravalia a développé une offre de conseils proposés sous forme d’abonnements lors de l’achat d’une boîte de pilules amaigrissantes. Si la gratuité du premier mois était clairement indiquée, le tarif de l’abonnement pour les mois suivants (27,90 euros) n’était, lui, affiché qu’en petits caractères et dans les conditions générales de vente, rarement lues.
La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), alertée par des clients mécontents de découvrir qu’ils étaient abonnés « malgré eux », a contrôlé Nutravalia et s’apprête à transmettre un procès-verbal à la justice, selon des sources proches du dossier.
Depuis le printemps, l’entreprise de compléments alimentaires minceur ne propose plus cette offre d’abonnement. M. Bouskila assure que la répression des fraudes n’a rien à y voir, mais que ces abonnements ne rapportent tout simplement plus assez. Selon le registre du commerce, les abonnements constituaient, en 2016, 11 % du chiffre d’affaires. Une proportion descendue à « 3,2 % en 2017 », affirme M. Bouskila.
Promotion par le biais des candidats de télé-réalité
Mais les ingrédients du succès fulgurant de Nutravalia sont le fruit d’une décision plus tardive. Adieu les sites d’avis créés par l’entreprise, bienvenue sur les réseaux sociaux. A partir de 2016, Anaca3, son produit phare, s’affiche partout sur YouTube, Instagram et Snapchat, à côté des stars de la télé-réalité. Un choix iconoclaste, dans un marché où les concurrents se bousculent plutôt pour figurer dans les rayons des pharmacies et des supermarchés, mais qui s’avérera payant.
Le dispositif est simple : un candidat de télé-réalité se met en scène sur Instagram ou Snapchat avec un produit et l’accompagne d’une description flatteuse. Pour une seule publication, il touche « entre 700 et 3 000 euros, selon le nombre de ses abonnés », explique au Monde Bastien Grimal, ancien candidat de « Secret Story ». « C’était extrêmement profitable. On calculait le taux de rendement à partir des codes promotionnels uniques qu’ils filaient à leurs abonnés. Pour 100 euros investis, on avait parfois jusqu’à 350 euros de commandes », précise un ancien salarié de Nutravalia.
Peu de chance qu’un dérapage n’arrive et ne ternisse l’image de la marque : les agents qui gèrent ces contrats publicitaires donnent à leurs protégés « des éléments de langage » à insérer dans les descriptions, reconnaît Magali Berdah, la fondatrice de Shauna Events, la principale agence en affaires avec Nutravalia, interrogée par Le Monde. « A eux de s’en inspirer ou non », ajoute-t-elle, préférant insister sur la liberté de ses protégés et le fait qu’ils ne promeuvent les produits Anaca3 que lorsqu’ils les apprécient.
L’ancien candidat de télé-réalité Bastien Grimal, lui, rit franchement lorsqu’on lui demande si les influenceurs s’impliquent personnellement dans ces placements de produits : « Ils ne testent pas toujours le produit et, surtout, ils veulent passer le moins de temps possible sur les posts sponsorisés. Du coup, ils se contentent souvent de copier-coller la “caption” [texte promotionnel] envoyée par l’agence. »

   


A la rentrée 2017, Anaca3 a pourtant fait, à ses dépens, les choux gras de la presse people en raison d’un placement de produit peu pertinent : Jazz Lanfranchi, l’une des protégées de Magali Berdah, posait sur Instagram à côté d’une boîte de pilules amaigrissantes… alors qu’elle était enceinte de plusieurs mois. Sur son ventre arrondi, le nom d’Anaca3 était tracé au rouge à lèvres. Le placement de produit avait alors fait scandale, même si la description précisait : « Je ne prends pas les compléments alimentaires actuellement, car je suis enceinte. Par contre, beaucoup de mes amis en sont ravis. » Elle avait finalement supprimé sa publication.
L’épisode n’a cependant pas entamé la relation entre Nutravalia et l’agence Shauna Events, qui gère les partenariats de la plupart des stars de la télé-réalité. La marque a poursuivi sa collaboration avec une autre protégée de Magali Berdah, Ayem Nour, ancienne candidate de « Secret Story », pour tourner les spots qui inondent le petit écran depuis 2016. Cette année-là, Nutravalia a dépensé 7,5 millions d’euros en publicités à la télévision, selon Kantar Media. Une façon d’annoncer son entrée dans la cour des grands ?

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<filname="SURF-env_sciences-11"> ¤ Le projet d’étude PlastiGar a pour objectif de suivre durant trois ans la pollution au plastique dans le fleuve pour évaluer son impact sur la biodiversité.
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<filname="SURF-env_sciences-12"> ¤ Pour être mises en service un jour, les voitures autonomes devront apprendre à réagir face à d’importants dilemmes moraux.
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<article-nb="2018/10/29/19-13">
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<filname="SURF-env_sciences-13"> ¤ Dans sa tribune au « Monde », le professeur André Grimaldi se refuse à interdire ces médicaments, mais pense qu’il faut en faire supporter les coûts par les utilisateurs ou par le biais d’assurances privées dites « complémentaires ».
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Homéopathie: « Le placebo est efficace sur certains symptômes »

Dans sa tribune au « Monde », le professeur André Grimaldi se refuse à interdire ces médicaments, mais pense qu’il faut en faire supporter les coûts par les utilisateurs ou par le biais d’assurances privées dites « complémentaires ».



LE MONDE IDEES
 |    26.10.2018 à 09h00
 • Mis à jour le
26.10.2018 à 10h25
    |

André Grimaldi (Professeur émérite au CHU Pitié-Salpêtrière, à Paris)







                        



                                


                            

Tribune. Faut-il rembourser l’homéopathie ? Débat secondaire disent certains, car cela ne représente que de 100 à 200 millions d’euros par an. Et puis : « si cela ne fait pas de bien, au moins cela ne fait pas de mal ! » Et c’est de l’emploi sur le territoire national. Le déremboursement pourrait inciter à consommer des médicaments beaucoup plus chers. Sans compter le mécontentement des utilisateurs qui sont autant d’électeurs.
Toutes bonnes raisons pour continuer à rembourser un « médicament » par ailleurs dispensé de toute étude visant à démontrer son efficacité et sa tolérance avant sa mise sur le marché. Ce faisant, les autorités de santé estiment implicitement que l’effet du médicament homéopathique ne relèverait que de l’effet placebo.
En somme, soigner le mal non pas par le mal mais par le souvenir du mal que conserveraient les très hautes dilutions
Cependant, la ministre de la santé, Agnès Buzyn, a demandé à la Haute Autorité de santé (HAS) d’évaluer l’efficacité des médicaments homéopathiques. Mais évaluer par rapport à quoi ? Par rapport à un placebo en apparence semblable au médicament testé, mais ne contenant aucune substance biologiquement active. Le serpent se mord la queue. On connaît le résultat, qui sera récusé par les homéopathes puisque leur médicament prétend agir par la simple « mémoire de l’eau » ayant eu contact avec des substances actives susceptibles de reproduire les symptômes du malade.
En somme, soigner le mal non pas par le mal mais par le souvenir du mal que conserveraient les très hautes dilutions. De plus, les essais devraient être réalisés en double aveugle avec des séquences alternant, de façon aléatoire, chez le même malade, le médicament homéopathique et le placebo, car la force de conviction principale de l’homéopathe, c’est qu’il prétend individualiser sa prescription. A chaque personne son médicament. Reste que le placebo est efficace sur certains symptômes (douleurs, fatigue, troubles...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-14"> ¤ Dans une lettre au climatologue belge André Berger, le chef de l’Etat se dit « convaincu de l’importance particulière du nucléaire, en tant qu’énergie décarbonée ».
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<filname="SURF-env_sciences-15"> ¤ Même s’il brûle encore de l’argent, le constructeur de véhicules électriques a profité des ventes de sa voiture d’entrée de gamme, le Model 3.
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Tesla gagne de l’argent pour la première fois en deux ans

Même s’il brûle encore de l’argent, le constructeur de véhicules électriques a profité des ventes de sa voiture d’entrée de gamme, le Model 3.



LE MONDE
 |    25.10.2018 à 03h02
 • Mis à jour le
26.10.2018 à 06h36
   





                        



   


Tesla a annoncé, mercredi 24 octobre, son premier bénéfice en deux ans, clôturant sur une note positive un troisième trimestre noir marqué par une enquête pour « fraude » contre Elon Musk, son emblématique PDG, dont le comportement fantasque déroute les investisseurs.
Le constructeur de véhicules électriques a dégagé au troisième trimestre un bénéfice net de 311,5 millions de dollars (274 million d’euros), grâce aux ventes de sa voiture électrique d’entrée de gamme, le Model 3, dont les volumes de production et de livraison ont fortement augmenté. Cette voiture, dont seule la gamme haute est commercialisée aux Etats-Unis en attendant la gamme intermédiaire, est censée transformer Tesla en producteur de masse.
A Wall Street, jeudi, le titre Tesla a progressé de 9,14 %. L’entreprise, qui a avancé d’une semaine la publication de ses résultats, avait essuyé une perte de 619,4 millions de dollars au troisième trimestre de 2017. Elle avait dégagé son dernier bénéfice au troisième trimestre de 2016, de l’ordre de 22 millions de dollars.

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Pari tenu
C’est un trimestre « vraiment historique », se sont enthousiasmés Elon Musk et Deepak Ahuja, le directeur financier, dans une lettre aux investisseurs. « C’est la rédemption d’Elon Musk », a réagi Jeremy Acevedo, analyste au cabinet spécialisé Edmunds.com, rappelant que l’entrepreneur était en passe de gagner son pari de transformer le secteur automobile à coups de technologies électriques et autonomes.
Si Elon Musk avait promis que le groupe, qui brûle beaucoup d’argent, allait être rentable dans la seconde moitié de l’année, les milieux financiers penchaient plutôt de leur côté pour le quatrième trimestre.
Mais le constructeur de véhicules électriques a accéléré la production du Model 3, dont il a livré 55 840 exemplaires Model 3s – le modèle haut de gamme –, ce qui représente environ 3 milliards de dollars de revenus. Il en a produit 5 300 unités lors de la dernière semaine de septembre, ce qui est en ligne avec son objectif.

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Fin d’une série noire
Le Model 3 est par ailleurs devenu la cinquième voiture particulière la plus vendue aux Etats-Unis au troisième trimestre selon Edmunds.com, et sa marge a atteint 20 % alors que Tesla visait seulement 15 %.
Le groupe californien, qui vend également des panneaux solaires depuis le rachat de SolarCity, a, en outre, terminé le trimestre avec une trésorerie positive de 881 millions de dollars (contre – 740 millions au deuxième trimestre) et disposait de 3 milliards de dollars contre 2,2 milliards à fin juin.
Ces données sont de nature à apaiser les investisseurs, qui craignaient que Tesla ne dusse encore s’endetter auprès des marchés pour financer ses opérations.
Pour Elon Musk, cette performance clôt une parenthèse difficile au cours de laquelle ses capacités de patron ont été remises en question. Il a notamment été accusé de « fraude » par le gendarme américain de la Bourse, la SEC, après un tweet du 7 août dans lequel il affirmait, sans en apporter les preuves, disposer des fonds pour retirer son entreprise de la cote.
L’enquête du régulateur s’est soldée par un accord à l’amiable selon lequel Elon Musk a renoncé à la présidence du conseil d’administration de la société qu’il a cofondée. Il s’est également acquitté d’une amende.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-16"> ¤ Une étude révèle les préférences de 2,5 millions de personnes contraintes de choisir les victimes d’un accident.
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Article sélectionné dans La Matinale du 24/10/2018
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Les dilemmes moraux de l’humanité à l’épreuve de la voiture autonome

Une étude révèle les préférences de 2,5 millions de personnes contraintes de choisir les victimes d’un accident.



LE MONDE
 |    24.10.2018 à 19h00
 • Mis à jour le
25.10.2018 à 07h57
    |

            Nathaniel Herzberg et 
David Larousserie








                        



                                


                            

Peut-on tuer un vieillard pour sauver un enfant ? Toute vie humaine a-t-elle au contraire la même valeur, sans considération d’âge, de genre ou d’état de santé ?
Ces questions, médecins, assureurs et militaires se les posent depuis longtemps. « Mais jamais dans l’histoire de l’humanité avons-nous autorisé une machine à décider seule qui doit vivre et qui doit mourir, sans supervision humaine, en temps réel. Nous allons franchir cette barrière prochainement, pas sur un lointain champ de bataille, mais dans un des aspects les plus banals de notre vie, le transport quotidien. » 
L’équipe de scientifiques français et américains qui lance cette prophétie vise la voiture autonome, future vedette de l’automobile. Dans la revue Nature du jeudi 25 octobre, ces psychologues, anthropologues et spécialistes de l’intelligence artificielle (IA) poursuivent : « Avant d’autoriser nos voitures à prendre des décisions éthiques, il importe que nous ayons une conversation globale pour exprimer nos préférences aux entreprises qui concevront les algorithmes moraux et aux responsables politiques qui vont les réguler. »
Les chercheurs avaient déjà ouvert cette grande discussion en 2016 dans la revue Science. Les personnes alors interrogées se prononçaient massivement en faveur d’algorithmes sauvant le maximum de vies. Leur position fléchissait toutefois si eux-mêmes ou un membre de leur famille se trouvait impliqué. L’échantillon qui avait été interrogé rassemblait un peu moins de 2 000 personnes.
« Sauver les enfants »
L’article de Nature rend compte d’une entreprise d’une tout autre ampleur. Plus de 2,5 millions de personnes venues de quelque 230 pays ou territoires ont cette fois livré leur choix. Pour recueillir une telle masse d’informations, Edmond Awad et Iyad Rahwan du Massachusetts Institute of Technology (MIT), Azim Shariff de l’université de Vancouver (Colombie-Britannique, Canada) et Jean-François...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-17"> ¤ Il a été repéré dans le nord-ouest de la mer de Weddell, non loin de la barrière de glace Larsen C, de laquelle il se serait détaché récemment.
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En Antarctique, la dérive d’un iceberg rectangulaire

Il a été repéré dans le nord-ouest de la mer de Weddell, non loin de la barrière de glace Larsen C, de laquelle il se serait détaché récemment.



LE MONDE
 |    24.10.2018 à 17h11
   





                        



   


C’est au cours d’un vol organisé le 16 octobre par l’opération de la NASA IceBridge, destinée à mieux comprendre le lien entre les zones polaires et le changement climatique, qu’un iceberg rectangulaire a été photographié.
Jeremy Harbeck, le scientifique qui l’a photographié, assure, sur le site internet de l’opération IceBridge, qu’il n’avait jamais vu un iceberg avec des bords et des angles si bien découpés.
Celui-ci a été repéré dans le nord-ouest de la mer de Weddell, non loin de la barrière de glace Larsen C, de laquelle il se serait détaché récemment. En juillet 2017 cette même barrière de glace a libéré un iceberg de la taille de l’Etat américain du Delaware.
L’opération IceBridge, grâce à des survols de l’Antarctique et des images satellites, a pour but d’observer l’évolution et les changements de la banquise en Antarctique. Les données collectées par l’opération servent à analyser l’influence du changement climatique sur les zones polaires.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-18"> ¤ Des archéologues ont découvert un navire de commerce grec très bien conservé qui gît à deux kilomètres de profondeur, dans la mer Noire, au large de la Bulgarie.
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<filname="SURF-env_sciences-19"> ¤ La manière d’établir un diagnostic en psychiatrie, essentiellement fondée sur l’observation, pourrait être revue au cours des prochaines années.
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<filname="SURF-env_sciences-20"> ¤ Des patients atteints de maladies mentales ou physiques pourront être envoyés voir gratuitement des expositions au Musée des beaux-arts de Montréal.
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Au Canada, des médecins pourront prescrire des visites au musée

Des patients atteints de maladies mentales ou physiques pourront être envoyés voir gratuitement des expositions au Musée des beaux-arts de Montréal.



LE MONDE
 |    24.10.2018 à 11h48
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 12h11
   





                        



   


Des visites au musée prescrites par des médecins. Dès le 1er novembre, certains médecins canadiens pourront conseiller à leurs patients souffrant de dépression, de diabète ou de maladies chroniques d’aller profiter d’une exposition, dans un but thérapeutique.
Cette initiative, lancée par le Musée des beaux-arts de Montréal et Médecins francophones du Canada (MFDC), permettra aux milliers de médecins membres de cette association d’envoyer gratuitement leurs patients dans le musée québécois. Ces « prescriptions muséales » sont uniques au monde, assure l’institution culturelle.
Pendant un an, explique la Montreal Gazette, ce projet pilote autorisera les docteurs du MFDC à faire jusqu’à cinquante prescriptions de ce nouveau genre. Pour cette visite gratuite, le patient pourra se faire accompagner par un adulte – un aide-soignant ou un membre de sa famille – et deux enfants.
« On oublie nos souffrances et nos anxiétés »
« De plus en plus d’études le démontrent : le contact avec les œuvres d’art a un réel impact sur l’état de santé physique et mentale de la population », assure dans un communiqué la docteure Hélène Boyer, vice-présidente de MFDC.
Selon elle, de telles sorties culturelles permettent d’augmenter le taux de cortisol et de sérotonine des patients :
« Nous sécrétons des hormones lorsque nous visitons un musée et ces hormones sont responsables de notre bien-être. Les gens ont tendance à penser que ce n’est efficace que pour les problèmes de santé mentale. (…) Mais ce n’est pas le cas. C’est aussi efficace pour les patients diabétiques, pour les patients en soins palliatifs et pour les personnes atteintes de maladies chroniques. »
Pour Mme Boyer, les bénéfices d’une visite au musée pourraient être comparables à ceux des activités physiques déjà prescrites par les médecins. « Quand on regarde une œuvre d’art, notre attention est portée sur l’œuvre et on oublie nos souffrances et nos anxiétés », conclut le médecin.




                            


                        

                        

