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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ A côté des grandes réformes préparées par chaque ministère, la transformation de l’Etat est désormais systématiquement mentionnée.
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Réforme de l’Etat : comment chaque ministère devra la mettre en oeuvre

A côté des grandes réformes préparées par chaque ministère, la transformation de l’Etat est désormais systématiquement mentionnée.



LE MONDE
 |    29.10.2018 à 12h15
 • Mis à jour le
29.10.2018 à 17h51
    |

            Benoît Floc'h








                        


A l’occasion du comité interministériel de lundi 29 octobre, les feuilles de route assignées à chaque ministère devaient être publiées. Elles dessinent en réalité un véritable programme de gouvernement en listant les réformes à conduire dans tous les secteurs de l’action publique, et pas uniquement en ce qui concerne la réforme de l’Etat stricto sensu.
Une partie en a déjà été lancée, notamment la réforme de l’audiovisuel public, la transformation de l’organisation territoriale des services publics, la réforme de l’administration fiscale, la réforme du service public de l’emploi, etc.
Ces feuilles de route ont été nourries par les travaux du comité action publique 2022 et « les entretiens de bilan menés entre le premier ministre et chacun des ministres en juillet », précise Matignon. Le gouvernement assure que leur mise en œuvre, confiée à un chef de projet par action, sera suivie « au plus haut niveau ». « On croit très fort qu’on sera jugé sur nos actes », confie-t-on dans l’entourage d’Edouard Philippe.
Pour chaque ministère, les grandes réformes en cours ou à mener sont listées. Pour la transition écologique et solidaire, il s’agit par exemple de « mettre en œuvre le plan climat » (adopté en juillet 2017) et le plan biodiversité (juillet 2018), ou de préparer le projet de loi sur l’énergie et d’accompagner l’arrêt des centrales à charbon d’ici à 2022. Au ministère de la justice est assigné l’objectif de « mener à bien la réforme de la Constitution », au ministère des affaires étrangères celui de « réussir les négociations européennes », notamment sur le Brexit. Le ministère des solidarités et de la santé devra notamment « réformer le système des retraites », etc.

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          la réforme de l’Etat dévoilée



Mesures très précises
A côté de ces grands chantiers, la transformation de l’Etat est systématiquement mentionnée. « Réformer le ministère » est un item récurrent. Pour le ministère du travail, par exemple, cela consistera notamment à « mieux organiser l’inspection du travail », pour les armées à « adapter et moderniser le système RH du ministère ». Le ministère de l’éducation nationale devra « placer les académies au périmètre des régions au 1er janvier 2020 » ou encore mieux concilier « la formation continue avec le temps scolaire », développer « le recrutement des postes [d’enseignant] à profil ». Le ministère des affaires étrangères devra atteindre la « cible de – 10 % de masse salariale sur le périmètre Etat et opérateurs sous plafond ».
Les mesures à prendre sont, dans certains cas, très précises. C’est ce que Matignon appelle l’« assez grande granularité des priorités ». Ainsi, le ministère de la culture est invité à « assurer la rénovation phasée [du château] de Villers-Cotterêts en vue de l’implantation d’un centre de la francophonie », mais aussi à « développer les partenariats à l’international », notamment avec Abou Dhabi et l’Arabie saoudite… Le ministère de l’agriculture devra notamment « assurer le suivi du 50 % bio, produits de qualité ou locaux dans les cantines ». Des feuilles de route qui dessinent un véritable programme de gouvernement.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ Le premier ministre présente, lundi, les pistes de transformation des services publics.
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Dématérialisation, rémunération des fonctionnaires... la réforme de l’Etat dévoilée

Le premier ministre présente, lundi, les pistes de transformation des services publics.



LE MONDE
 |    29.10.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
29.10.2018 à 16h31
    |

            Benoît Floc'h








                        



                                


                            

Le gouvernement reprend la main sur la réforme de l’Etat. Lundi 29 octobre, le premier ministre devait donner « la vision » de l’exécutif en matière de transformation des services publics. Pour marquer le coup, Edouard Philippe devait s’exprimer devant une quinzaine de ministres et de secrétaires d’Etat, à Paris, lors d’un comité interministériel de la transformation publique. Puis ensuite prendre la parole devant les chefs de projet nommés pour superviser chaque chantier ouvert.
« On a mis à profit ces derniers mois, notamment en s’appuyant sur les travaux de CAP 22 [Comité action publique 2022], pour dessiner ce cap, explique-t-on dans l’entourage d’Edouard Philippe. Nous allons expliquer le chemin que l’on souhaite emprunter. » Les trois quarts des recommandations de CAP 22 sont reprises, assure l’exécutif, citant les réformes de l’audiovisuel public, du système de santé, la transformation de l’administration fiscale, l’accompagnement des entreprises par les chambres de commerce et d’industrie.
L’aboutissement de ce plan a pourtant été laborieux. Cette réunion se tient avec six mois de retard. Depuis que la réforme de l’Etat, appelée « Action publique 2022 », a été lancée en octobre 2017, le gouvernement a vu son agenda perturbé. Certes, la concertation sur la réforme de la fonction publique, lancée lors d’un premier comité interministériel, en février, suit son cours. Mais, pour le reste, rien ne s’est passé comme prévu. Après avoir été tant attendu, le rapport fantôme du Comité action publique 2022 a fini par fuiter dans la presse en plein cœur de l’été, tandis que le gouvernement cherchait par tous les moyens à l’enterrer. Le deuxième comité interministériel, qui devait déjà permettre au gouvernement de faire connaître ses choix, semblait ne plus être la priorité. Jusqu’à présent, donc.

Le programme présenté lundi est ambitieux. D’abord parce que le constat dressé est sans concession. Le...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Des élus, députés ou maires, souhaitent éviter un nouvel affrontement comme a pu connaître le parti ces dernières années entre Juppé, Sarkozy, Copé et Fillon.
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Chez Les Républicains, la jeune garde ne veut plus de la guerre des chefs

Des élus, députés ou maires, souhaitent éviter un nouvel affrontement comme a pu connaître le parti ces dernières années entre Juppé, Sarkozy, Copé et Fillon.



LE MONDE
 |    29.10.2018 à 11h32
 • Mis à jour le
29.10.2018 à 11h33
    |

            Olivier Faye








                        


Ils appartiennent à cette génération pour qui l’élection de Jacques Chirac comme président de la République, en 1995, relève du souvenir d’enfance, et celle de Nicolas Sarkozy, en 2007, comme un bonheur lointain animant des années d’adolescence ou de jeune adulte. Ils ont connu deux défaites présidentielles, en 2012 et 2017, et deux autres, au même moment, aux élections législatives. De nombreux élus chez Les Républicains (LR), députés ou maires, trentenaires ou jeunes quadragénaires, ont principalement vu la droite s’agiter dans l’opposition au cours de leur engagement politique.
Lors du dernier quinquennat, les querelles intestines entre – au choix – Alain Juppé, Nicolas Sarkozy, Jean-François Copé et François Fillon, ont abouti à la défaite de ce dernier dès le premier tour de la présidentielle en 2017. La jeune garde de LR entend tout faire, aujourd’hui, pour se prémunir d’une nouvelle guerre des chefs.
« Entre Laurent Wauquiez, Valérie Pécresse et Xavier Bertrand, il n’y a pas grand-chose de différent sur le fond, seulement des différences de posture. Cette génération ne sait pas s’entendre, ce sont les enfants gâtés de Sarkozy, observe, sévère, un jeune député qui monte chez LR. Nous n’accepterons pas d’être sacrifiés une seconde fois, d’être pris en otage par un conflit. Ils ont eu la chance de gouverner le pays, il faut qu’ils la rendent. Ne rentrons pas dans la droite des chapelles et des clubs. »

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Les conditions d’un affrontement entre les trois anciens ministres – âgés de 43 ans, dans le cas de M. Wauquiez, de 51 ans, pour Mme Pécresse, et de 53 ans, pour M. Bertrand – sont pourtant déjà présentes. Le premier préside aux destinées de LR en laissant peu de place dans les instances à ses adversaires ; la présidente de la région Ile-de-France a, elle, décidé de lancer sa propre structure, Libres ! ; le président de la région Hauts-de-France, quant à lui, a tout bonnement claqué la porte du parti fin 2017. Dans une moindre mesure, le nom du président du groupe LR du Sénat, Bruno Retailleau, 57 ans, qui a repris la direction du microparti filloniste Force républicaine, peut être ajouté à l’équation.
« Nous ne sommes plus dans le débat »
« L’hyperpersonnalisation des choses dans notre famille politique nous conduit à commettre pas mal d’erreurs », regrette Arnaud Viala, député de l’Aveyron. « Nous ne sommes plus dans le débat. Nous sommes devenus des structures qui réagissent à l’actualité. Il faut réinventer la droite », revendique pour sa part Julien Dive, député de l’Aisne.
Les deux parlementaires, qui ont respectivement 43 ans et 33 ans, appartiennent à une équipe de députés surnommée « les joggeurs ». Ce groupe informel entend renouveler la droite par les idées sans s’impliquer dans ces querelles personnelles.
« Pécresse comme Wauquiez ont du mal à sortir du côté club de supporteurs, c’est fatigant. On ne peut plus réfléchir, c’est insupportable », souffle un élu. Nombre d’entre eux regrettent que le shadow cabinet (un contre-gouvernement) promis par Laurent Wauquiez, en janvier, n’ait toujours pas vu le jour. Une manière de les conduire malgré eux à travailler en dehors des structures partisanes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ Editorial. Avec l’élection de Bolsonaro, nostalgique de la dictature, le Brésil s’ajoute à la liste des pays qui ont basculé dans le national-populisme.
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Brésil : inquiétant retour du passé

Editorial. Avec l’élection de Bolsonaro, nostalgique de la dictature, le Brésil s’ajoute à la liste des pays qui ont basculé dans le national-populisme.



LE MONDE
 |    29.10.2018 à 11h23
 • Mis à jour le
29.10.2018 à 14h39
   





                        



Editorial du « Monde ». Le Brésil vient d’élire un président raciste, sexiste, homophobe et partisan de la torture. Ancien parachutiste, nostalgique d’une période dictatoriale (1964-1985) que l’on croyait à jamais révolue, Jair Bolsonaro est le premier militaire élu depuis l’accession au pouvoir, en 1946, de Gaspar Dutra.
Avec une très large majorité (55,1 % des voix), le candidat d’extrême droite ferme une parenthèse de l’histoire brésilienne de treize années de gouvernements dirigés par le Parti des travailleurs (PT) de Lula, à laquelle s’ajoutent trente-trois ans d’alternance politique modérée entre le centre gauche et le centre droit. Qu’il s’agisse de l’élection de Sebastian Pinera au Chili, de Mauricio Macri en Argentine ou d’Ivan Duque en Colombie, les grandes consultations politiques d’Amérique latine vont dans un sens unilatéral que seule la victoire d’Andres Manuel Lopez Obrador au Mexique a pris à rebours. Hormis cette exception, le « tournant à gauche » du sous-continent a vécu.
Au Brésil, la destitution de la présidente, Dilma Rousseff, en août 2016, la condamnation de son prédécesseur, Lula, en juillet 2017, puis son emprisonnement en avril 2018 et son interdiction de briguer un nouveau mandat sont autant d’événements qui s’inscrivent dans le contexte d’une droitisation de plus en plus marquée du plus grand pays d’Amérique du Sud.

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Aucune ambiguïté sur son extrémisme
Le parcours du futur président ne souffre d’aucune ambiguïté sur son extrémisme. Elu député dès 1991, Jair Bolsonaro est ensuite accusé d’avoir tenté d’organiser des attentats afin d’attirer l’attention sur la faiblesse des salaires des militaires, ce qui lui vaut de passer quinze jours en prison. Il faut attendre la fin de la décennie 1990 pour que l’opinion publique découvre sa violence verbale.
En plein Congrès, en 1999, il regrette que la dictature n’ait pas exécuté 30 000 personnes corrompues supplémentaires, dont le président de l’époque, Fernando Henrique Cardoso. Quatre ans plus tard, au cours d’un débat télévisé, il lance à la député PT Maria do Rosario qu’il ne la violerait jamais, car elle ne le méritait pas. Un propos qu’il répète, onze ans plus tard, dans les couloirs du Congrès, à l’adresse de celle qui est devenue entre-temps secrétaire aux droits de l’homme sous Dilma Rousseff.
A 63 ans, Jair Bolsonaro est, de loin, le chef d’Etat de droite élu le plus extrémiste de l’histoire récente d’Amérique latine. Outre sa violence verbale, il se distingue avec une certaine constance par son racisme vis-à-vis des peuples indigènes et des Noirs, par sa misogynie et son culte des armes à feu. Cette rhétorique lui vaut rapidement d’être désigné par la presse comme le « Trump brésilien » ou le « Trump tropical ».

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Un ultranationalisme chimiquement pur
La campagne électorale de 2018, loin de revigorer une démocratie malade, a accentué ses maux. Les discours de Jair Bolsonaro, faiblement articulés, se réduisent à un ultranationalisme chimiquement pur, totalitaire et vengeur. Le Brésil, invoqué dans quasiment toutes ses phrases, doit être libéré, selon lui, nettoyé et purifié des « délinquants » et des « rouges ». Toute sa capacité à gouverner dépendra désormais de la manière dont il s’y prendra pour rassembler autour de lui une majorité solide au Parlement, malgré ses orientations radicales. En cas de minorité, il présidera par décrets, comme il l’a déjà évoqué.
Le Brésil vient s’ajouter à la liste déjà longue des pays qui ont basculé dans le national-populisme un peu partout dans le monde, donnant le sentiment qu’aucun continent n’est immunisé contre cette montée. Cette dynamique dangereuse va se traduire rapidement par des effets très concrets au Brésil.
Ainsi, avec l’arrivée de M. Bolsonaro au palais du Planalto, à Brasilia, on doit s’attendre à un resserrement diplomatique spectaculaire avec Washington et un Donald Trump qui partage une même vision sur un certain nombre de sujets. Le nouveau chef d’Etat devrait s’aligner sur la position des Etats-Unis à propos d’Israël, mais aussi du Venezuela. Et puis, il a promis que, sous son mandat, le Brésil sortira de l’accord de Paris sur le climat et mettra un terme à l’agence brésilienne chargée du contrôle de la déforestation et de la démarcation des terres indigènes. Pour le Brésil, l’Amazonie et la planète, il s’agit d’un inquiétant retour du passé.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ Les trois élus nationalistes ont réussi à créer un groupe et tissent des liens, notamment avec La France insoumise.
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A l’Assemblée, les députés nationalistes corses sortent du maquis

Les trois élus nationalistes ont réussi à créer un groupe et tissent des liens, notamment avec La France insoumise.



LE MONDE
 |    29.10.2018 à 11h23
    |

            Patrick Roger








                        



                                


                            
Ils sont trois, comme les mousquetaires, qui étaient quatre. Disons que d’Artagnan s’appelle Gilles Simeoni, le président du conseil exécutif de la collectivité territoriale de Corse. Et, à l’Assemblée nationale, Athos, Porthos et Aramis ont pour noms Michel Castellani, Jean-Félix Acquaviva et Paul-André Colombani, les trois députés nationalistes corses élus en juin 2017. Et ils viennent, contre toute attente, de parvenir à constituer un groupe improbable à l’Assemblée nationale.
Libertés et territoires, c’est son nom, compte seize membres, alliant, outre les trois nationalistes corses, des députés venus de La République en marche, de l’UDI, du PS, du Parti radical de gauche… Un assemblage pour le moins hétéroclite. Mais une petite victoire pour ces élus nationalistes qui, à leur arrivée au Palais-Bourbon, étonnaient quelque peu et, au bout d’un an, par leur présence et leurs interventions, ont su se faire reconnaître et, parfois, apprécier.
A l’instar de Michel Castellani, le « vieux sage », comme l’ont surnommé certains de ses collègues. « Ça m’inquiète un peu parce qu’il y a “vieux” », sourit ce professeur d’université en économie de 73 ans qui a dispensé ses enseignements en Italie, au Maroc, en Argentine et même en Chine. Mais il ne faut pas se fier aux apparences. « Castellani a une voix douce, mais il est assez raide sur ses positions », note Marc Fesneau, nouveau ministre chargé des relations avec le Parlement, qui l’a longuement pratiqué pendant les débats en commission des lois lorsqu’il était rapporteur du projet de loi constitutionnelle. Le député de la 1re circonscription de la Haute-Corse, ravie à la droite, a derrière lui près d’un demi-siècle de combats nationalistes, commencés à la tête de l’Action régionaliste corse qu’il a fondée dans les années 1970 avec Edmond Simeoni, le père de Gilles.
Jean-Félix Acquaviva, 45 ans, le plus jeune des trois mais pas le moins actif, engagé depuis son adolescence...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Au lendemain de l’élection du leader d’extrême droite brésilien, Jair Bolsonaro, les politiques français expriment leurs craintes face à la montée de « l’ombre brune ».
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤                     
                                                

« La démocratie vacille », « Bonne chance »…, les réactions françaises à l’élection de Bolsonaro à la présidence du Brésil

Au lendemain de l’élection du leader d’extrême droite brésilien, Jair Bolsonaro, les politiques français expriment leurs craintes face à la montée de « l’ombre brune ».



Le Monde.fr avec AFP
 |    29.10.2018 à 09h18
 • Mis à jour le
29.10.2018 à 12h28
   





                        



   


La République en marche (LRM) et les partis de gauche s’alarmaient lundi 29 octobre au matin de l’arrivée au pouvoir du leader d’extrême droite brésilien, Jair Bolsonaro, élu la veille. Celui-ci est le premier président d’extrême droite au Brésil, plus de trente ans après la fin de la dictature. Le chef de l’Etat, lui, a félicité M. Bolsonaro, tout en insistant sur le respect des valeurs démocratiques.

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Réactions ambivalentes à LRM
« Aucune démocratie n’est à l’abri », a réagi sur Twitter la porte-parole de LRM, Aurore Bergé, jugeant que face à cela, « les démocrates, les libéraux ont une obligation de résultats ».
Pour le député LRM Sacha Houlié, c’est un « nouveau recul de l’espace des libertés et de la justice sociale », une « nouvelle percée des conservateurs », de « nouveaux défis pour les progressistes qui devront faire face », a-t-il tweeté.
Cette « très mauvaise nouvelle » est « quand même aussi l’échec d’une gauche un peu populiste au Brésil qui a conduit à ces résultats et je pense qu’il faut pouvoir en tirer des enseignements en Europe aussi », a estimé pour sa part le député LREM Aurélien Taché sur Cnews.
Le président de la République a cependant réagi de manière plus nuancée que les membres de son parti. Dans un communiqué publié lundi midi, il a félicité M. Bolsonaro, ajoutant :
La France et le Brésil entretiennent un partenariat stratégique noué autour des valeurs communes de respect et de promotion des principes démocratiques. C’est dans le respect de ces valeurs que la France souhaite poursuivre sa coopération avec le Brésil, pour relever les grands défis contemporains de notre planète, aussi bien dans les domaines de la paix et de la sécurité internationales, que dans le cadre de la diplomatie environnementale et des engagements de l’Accord de Paris sur le climat.
Un pied de nez discret à Bolsonaro, qui avait dénoncé « l’activisme écologiste chiite » (synonyme, dans son vocabulaire, de radical) et évoqué une possible sortie de l’accord de Paris sur le climat. Début septembre, le candidat avait en effet menacé de quitter ce cadre de régulation si la « souveraineté nationale » était engagée. Comme Donald Trump aux Etats-Unis.

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« Ombre brune »
A gauche, le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, a exprimé sur Twitter ses « pensées » pour les Brésiliens « qui voient l’élection d’un xénophobe, homophobe, misogyne, admirateur de la dictature, ennemi des médias, amateur des fake news ». « D’un continent à l’autre, d’Orban à Trump, de Salvini à Bolsonaro, la démocratie vacille. Les nationalistes captent et détournent la colère des peuples. Urgence à sortir de nos sentiers battus et réveiller une espérance humaniste », a-t-il ajouté.
Benoit Hamon, fondateur du mouvement Génération. s, a lui estimé sur RFI que « l’ombre du fascisme s’étend dans le monde. » Ajoutant :
« Il faut s’y opposer, y résister. Les digues sont fragiles. La gauche ne peut plus être fragile sur ses valeurs, sur ses principes. C’est le cas ici sur la question de l’accueil des migrants notamment. »
Pour Eric Coquerel, député La France insoumise, « après avoir éliminé Lula en utilisant une pseudo-justice, le néolibéralisme a préféré Hitler au Front populaire ».
Le secrétaire national d’Europe Ecologie-Les Verts, David Cormand, s’est quant à lui inquiété de « l’ombre brune (qui) s’étend encore ». « Face à elle, le libéralisme et les nationaux-populistes ne sont pas des remparts mais des tremplins. Pour répondre au côté obscur, plus que jamais, le vert est la couleur de l’espoir », a-t-il plaidé.
Chez Les Républicains, l’ancien ministre Jean-François Copé s’est inquiété sur Europe 1 que « des signaux d’alerte se multiplient ». Même si, a-t-il nuancé, « comparaison n’est pas raison : le Brésil n’est pas l’Europe » et « la violence inouïe qui (y) existe et que les Brésiliens ne supportent plus » est « une clef d’explication » du vote. Un point de vue partagé par Eric Woerth sur RMC.
« Bonne chance »
A l’extrême droite, Marine Le Pen a souhaité dans un tweet « bonne chance au nouveau Président Bolsonaro qui devra redresser la situation économique, sécuritaire et démocratique très compromise du Brésil ».

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Prenant acte des propos du ministre de l’agriculture, Didier Guillaume, appelant les scientifiques à faire la preuve des conséquences sanitaires des pesticides, un collectif de médecins et de chercheurs propose, dans une tribune au « Monde » de lui adresser un rapport mensuel.
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« Notre proposition,  Monsieur le ministre, pour évaluer la toxicité des pesticides»

Prenant acte des propos du ministre de l’agriculture, Didier Guillaume, appelant les scientifiques à faire la preuve des conséquences sanitaires des pesticides, un collectif de médecins et de chercheurs propose, dans une tribune au « Monde » de lui adresser un rapport mensuel.



LE MONDE
 |    29.10.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
29.10.2018 à 10h16
    |

                            Collectif








                        



                                


                            
Tribune. Monsieur le ministre, vous avez déclaré sur l’antenne de RTL, le 19 octobre : « Sur la question des bébés sans bras, il faut que la science fasse son travail. C’est aux scientifiques de faire la preuve ou non qu’il y a des conséquences à l’usage des pesticides. » Ce qu’un journal [Le Nouvel Observateur] a cru pouvoir traduire sur son site par : « Pesticides, Didier Guillaume réclame aux scientifiques des preuves de leur impact sur la santé ».
Si l’on s’en tient à la loi, ce n’est pas aux scientifiques d’apporter la preuve de la toxicité des pesticides, mais bien aux industriels de démontrer l’absence de nocivité de leurs produits. De plus, cette preuve devrait être faite avant leur mise sur le marché et validée par des organismes indépendants certifiés comme c’est le cas pour les médicaments qui, pour être commercialisés, doivent avoir reçu une AMM (Autorisation de mise sur le marché).

Dans le cas des excès d’agénésies transverses des membres supérieurs, rien ne permet actuellement d’infirmer que les pesticides n’en soient pas la cause. La question était seulement de savoir s’il fallait chercher plus loin ou non ? Nous le croyons, et nous pensons surtout qu’un travail d’analyse épidémiologique et d’exposition doit être réalisé sans tarder.
Nous prenons acte des récents propos de la ministre de la santé mais nous nous étonnons des délais considérables existant entre les alertes aux services concernés et les investigations, les signalements dans l’Ain datant de 2010 ! Ces alertes et les investigations qui en résultent devraient être portées à la connaissance du public sans attendre plusieurs années, le temps finissant par effacer les possibles éléments de preuve !
Un lien fort
Concernant les effets toxiques des pesticides, les scientifiques accumulent les preuves depuis de nombreuses années, à tel point qu’il n’est plus nécessaire d’invoquer le principe de précaution mais celui de prévention....




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ Analyse. Plusieurs scénarios se dessinent pour la succession de Pascal Pavageau, démissionnaire le 17 octobre. Mais la centrale syndicale entre dans l’inconnu, estime l’éditorialiste Michel Noblecourt.
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Force ouvrière face à une crise existentielle

Analyse. Plusieurs scénarios se dessinent pour la succession de Pascal Pavageau, démissionnaire le 17 octobre. Mais la centrale syndicale entre dans l’inconnu, estime l’éditorialiste Michel Noblecourt.



LE MONDE
 |    29.10.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
29.10.2018 à 08h52
    |

            Michel Noblecourt








                        



                                


                            
Analyse. Soixante-dix ans après sa création, en 1948, à la suite d’une scission de la CGT, Force ouvrière est confrontée à une crise existentielle. « Il va falloir vous battre pour votre existence », avait lancé Marc Blondel, en 2004, en cédant les rênes de la centrale à Jean-Claude Mailly. FO a survécu, se maintenant au troisième rang des confédérations syndicales.
En démissionnant, le 17 octobre, après un bref mandat de secrétaire général de moins de six mois, Pascal Pavageau, mis en cause à propos de l’existence d’un fichier « fliquant » 127 responsables de fédérations et d’unions départementales (UD), s’est épargné l’humiliation d’être révoqué. Mais il a placé FO au bord de l’abîme.
Le 17 octobre, devant la commission exécutive de FO, sa direction élargie de 35 membres qui a convoqué un comité confédéral national – son parlement réunissant les dirigeants de ses 22 fédérations et de ses 105 UD –, les 21 et 22 novembre, pour élire un nouveau secrétaire général, Frédéric Homez, le très réformiste patron de la fédération des métaux, a livré un réquisitoire au canon. Il a jugé « impardonnable » l’existence d’un fichier qui « relève de méthodes staliniennes, dignes du KGB ». Et il a fustigé les méthodes de M. Pavageau, assimilées à « des comportements et agissements de “patrons voyous” ».
Selon plusieurs sources, c’est la décision de M. Pavageau de recourir à un audit sur les finances internes qui aurait déclenché la crise
En même temps, cette crise a éloigné le spectre d’une scission à moyen terme. La ligne radicale, adoptée au congrès de Lille, en avril, où M. Pavageau, pourtant seul candidat, a mené un violent combat contre son prédécesseur, M. Mailly, et qu’il a mise en œuvre sans modération, heurtait de plus en plus les réformistes. En 1998, une mini-scission avait vu Jacques Mairé, secrétaire général de l’UD de Paris, quitter FO avec environ 7 000 militants. S’insurgeant contre...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ L’échec de François Fillon dès le premier tour en 2017 a échaudé la droite. Mais le processus est inscrit dans les statuts, et sa suppression pourrait relancer la guerre des chefs.
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Présidentielle : la primaire, un sujet tabou chez Les Républicains

L’échec de François Fillon dès le premier tour en 2017 a échaudé la droite. Mais le processus est inscrit dans les statuts, et sa suppression pourrait relancer la guerre des chefs.



LE MONDE
 |    29.10.2018 à 06h55
 • Mis à jour le
29.10.2018 à 11h33
    |

            Olivier Faye








                        



                                


                            

Plus de 4,4 millions d’électeurs au second tour, quatre débats télévisés suivis en direct par des millions de téléspectateurs, un candidat placé – en théorie – sur une rampe de lancement idéale pour atteindre l’Elysée… La primaire de la droite, qui a désigné François Fillon, en novembre 2016, candidat du parti Les Républicains (LR) en vue de l’élection présidentielle l’année suivante, ne présentait que des avantages sur le papier. Non seulement elle offrait de la légitimité et une dynamique à l’ancien premier ministre pour lancer sa campagne, mais ce scrutin permettait, en outre, d’empêcher les candidatures dissidentes qu’auraient pu porter Nicolas Sarkozy ou Alain Juppé.
Dans la pratique, la droite a été éliminée pour la première fois de son histoire dès le premier tour de la présidentielle. Et la primaire est devenue un objet honni aux yeux de nombreux militants et cadres de LR. « Plus personne n’en veut. Aux Etats-Unis, c’est une tradition codifiée. Mais chez nous, cela sert seulement à tenir les gens. Ceux qui en sortent sont affaiblis », estime ainsi Thibault Bazin, député de Meurthe-et-Moselle.
Seulement voilà : LR et son nouveau président, Laurent Wauquiez, n’en ont pas fini avec ce mode de désignation, puisqu’il a été gravé dans le marbre des statuts du parti. Un fait loin d’être anodin pour la principale formation de l’opposition, qui se présente volontiers comme la seule alternative crédible à Emmanuel Macron en vue de la présidentielle de 2022.
« La grosse échéance à venir pour nous, c’est le maintien ou non de la primaire dans les statuts, observe un vieux routier de la droite. Wauquiez est en train de construire un parti qui l’adoubera pour pouvoir la supprimer. Mais, dans ce cas-là, les candidatures se déclareront à l’extérieur. Et la droite retournera dans la guerre des chefs. » Cette figure respectée de LR encourage donc ses amis à donner une deuxième chance à la primaire : « Si on abandonnait...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ En instance de déménagement pour préparer les JO 2024, le laboratoire aimerait rejoindre le campus d’Orsay. Mais le gouvernement est sensible à une option plus politique, à Evry.
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L’avenir incertain du laboratoire national antidopage

En instance de déménagement pour préparer les JO 2024, le laboratoire aimerait rejoindre le campus d’Orsay. Mais le gouvernement est sensible à une option plus politique, à Evry.



LE MONDE
 |    29.10.2018 à 06h47
 • Mis à jour le
29.10.2018 à 07h51
    |

            Clément Guillou








                        



                                


                            

Abandonné à son triste sort depuis des années, déclassé scientifiquement et à l’étroit dans ses murs, voilà soudain le laboratoire antidopage français l’objet de beaucoup d’égards : en Essonne, deux sites se disputent l’accueil de la structure, forcée de quitter Châtenay-Malabry (Hauts-de-Seine) pour rester compétitive à six ans des Jeux olympiques (JO) de Paris.
Et, à l’image des querelles de chapelle qui agitent le sport français un an après l’obtention des JO, ce n’est pas exactement l’esprit de concorde qui règne : depuis un an, le gouvernement et l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) se mènent une guerre feutrée dans ce dossier. Tant le campus d’Orsay de l’université Paris-XI que la communauté d’agglomération d’Evry, « Grand Paris Sud », souhaitent accueillir le laboratoire.
Si l’AFLD penche clairement pour rejoindre le plateau de Saclay, où se trouve l’université d’Orsay, le gouvernement est aussi sensible aux arguments d’Evry, portés par un homme de réseaux de la politique sportive : Hakim Khellaf, ancien conseiller sport de Jean-Marc Ayrault et Manuel Valls à Matignon.
« Une décision doit être prise avant la fin de l’année », dit-on au ministère des sports. Le temps presse, de fait, si le laboratoire souhaite être opérationnel en 2023, pour la Coupe du monde de rugby en France et à un an des JO. Jadis dans le peloton de tête des laboratoires de détection, Châtenay-Malabry est désormais dans le viseur de l’Agence mondiale antidopage (AMA). L’exiguïté de cet ancien gymnase, où l’on analyse depuis bientôt 30 ans des échantillons de sportifs, rendait son déménagement prévisible. L’AMA préconise désormais que tout laboratoire antidopage soit adossé à une structure universitaire.

« Comme si l’intelligence ne pouvait pas être en grande banlieue »
Dès 2016, deux hommes font part de leur intérêt à l’AFLD : le biologiste Pierre Tambourin, alors directeur du Génopole d’Evry, et Hakim Khellaf, cheville...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Le premier ministre a mis en garde les députés du groupe La République en marche les élus contre la tentation de modifier des projets de loi contre l’avis de l’exécutif.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Dans le « JDD », Gérald Darmanin met en avant des résultats positifs. Dans « Le Parisien », Bruno Le Maire annonce qu’il veut partager le financement de la prime à la conversion.
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Critiques sur le pouvoir d’achat : Le Maire et Darmanin défendent la politique du gouvernement

Dans le « JDD », Gérald Darmanin met en avant des résultats positifs. Dans « Le Parisien », Bruno Le Maire annonce qu’il veut partager le financement de la prime à la conversion.



LE MONDE
 |    28.10.2018 à 02h37
 • Mis à jour le
28.10.2018 à 08h03
   





                        



   


Opération communication de la part de Bercy, dimanche 28 octobre, pour rassurer sur les mesures du gouvernement. Alors que le ministre des comptes publics, Gérald Darmanin, a vanté les résultats des actions pour le pouvoir d’achat des Français dans un entretien en « une » du Journal du Dimanche, le ministre de l’économie et des finances, Bruno Le Maire, a défendu dans Le Parisien la fiscalité écologique du gouvernement.
« Le contraire du gouvernement des riches », selon Darmanin
« C’est l’heure de la preuve – la preuve que nous tenons nos promesses », a assuré Gérald Darmanin dans l’entretien au JDD, en égrainant les mesures prises et que les « Français vont pouvoir constater de visu » en octobre sur leurs feuilles de paie et comptes en banque. Baisse de la taxe d’habitation pour 17 millions de contribuables, disparition des cotisations chômage et maladie pour les salariés, hausse de certaines allocations et minimum vieillesse : « notre politique profite à tous les Français, particulièrement aux classes moyennes », a insisté le ministre.
Selon un sondage IFOP réalisé pour le Journal du Dimanche, 72 % des Français estiment que leur pouvoir d’achat a « plutôt diminué » depuis la dernière élection présidentielle. Et 84 % pensent que la politique du gouvernement ne permettra pas de l’améliorer d’ici à la fin du quinquennat. La hausse des prix des carburants, l’augmentation de la CSG (contribution sociale génaralisée), ou encore la baisse de la taxe d’habitation atténuée par une hausse des taux de taxation décidée par certaines communes, semblent avoir douché de nombreux Français.
« Nous n’avons jamais perdu de vue que si le pouvoir d’achat est une priorité – en particulier pour ceux qui travaillent –, le rétablissement des comptes publics en est une autre, a défendu M. Darmanin. Nous assumons d’avoir baissé en priorité les impôts des plus modestes qui travaillent. C’est le contraire du gouvernement des riches, non ? »

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Par ailleurs, le gouvernement va mettre en place une mesure d’échanges en amont entre l’administration fiscale et les entreprises pour alléger les contrôles fiscaux, a annoncé M. Darmanin. A l’issue de ces échanges, des « garanties fiscales » seront délivrées aux entreprises et « opposables en cas de contrôle ultérieur », a-t-il détaillé. Les régions Ile-de-France et Rhône-Alpes-Auvergne expérimenteront ce dispositif à partir du 1er janvier 2019.
Le Maire défend la fiscalité écologique
De son côté, le ministre de l’économie Bruno Le Maire a fait la promotion de la fiscalité écologique du gouvernement, au travers de la prime à la conversion versée pour l’achat d’une voiture plus propre. « Avec [le ministre de l’écologie] François de Rugy, nous demanderons demain [lundi] aux constructeurs automobiles de participer [au financement de] la prime à la conversion », a-t-il déclaré au Parisien.

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Cette mesure est présentée par le gouvernement comme un moyen de compenser la hausse de la fiscalité sur les carburants, en particulier le diesel, en aidant les automobilistes à échanger leurs vieux véhicules polluants contre des voitures plus propres. Elle a d’ailleurs dépassé cette année l’objectif affiché de 100 000 primes attribuées, puisque environ 250 000 primes devraient être versées en 2018. La hausse des prix des carburants « est d’abord liée à la hausse des prix du pétrole », a encore défendu M. Le Maire. « Sur les 20 centimes d’augmentation du litre d’essence depuis un an, plus de 16 centimes résultent de l’augmentation du prix du baril », a-t-il assuré.

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En revanche, le ministre a rejeté l’idée de la création d’un chèque carburant, proposée par certains députés de la majorité pour aider les ménages des zones rurales et périurbaines, en cas de forte hausse prolongée des prix à la pompe. « C’est une solution à court terme qui contribuerait au réchauffement climatique ! »
Dans cet entretien, il a également tenté de rassurer les Français en assurant que le gouvernement serait « très vigilant » à ce que les mutuelles n’augmentent pas leurs tarifs pour compenser la mise en place du « reste à charge zéro » sur certaines lunettes, prothèses dentaires et auditives. « Le gouvernement prendra les mesures nécessaires » si elles le font, a-t-il prévenu.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ Les taxes et les contributions sociales sur les véhicules, qui représentent plus d’un cinquième des coûts d’utilisation, ne cessent d’augmenter, alourdissant les charges sur les flottes d’entreprise.
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« Le propriétaire d’une automobile n’est pas seulement un conducteur, c’est aussi un contribuable »

Les taxes et les contributions sociales sur les véhicules, qui représentent plus d’un cinquième des coûts d’utilisation, ne cessent d’augmenter, alourdissant les charges sur les flottes d’entreprise.



LE MONDE
 |    27.10.2018 à 18h00
    |

                            Eric Gibory








                        



                                


                            

Une idée reçue veut que le carburant soit le premier poste de dépense d’une automobile. Rien n’est moins vrai. S’il demeure le plus visible, puisqu’il se rappelle au conducteur à chaque passage à la pompe, ce budget pointe (HT) après la dépréciation du véhicule, les taxes, l’entretien, l’assurance et le garage du véhicule. Selon l’Automobile club association, en 2017, sur un budget annuel de 6 063 euros TTC pour une Clio essence dont le malus est neutre, la dépréciation atteint 2 139 euros, les taxes, 1 639 euros, l’entretien, 700 euros, l’assurance, 522 euros, et le garage, 487 euros, quand le carburant ne pèse que 320 euros. « Les taxes représentent 27 % du budget automobile d’un particulier », observe l’association.
Les 4 424 euros (HT) dépensés en 2017 par le conducteur d’une Clio sont imposés à 37 % : « Le propriétaire d’une automobile n’est pas seulement un conducteur, c’est aussi un contribuable », souligne l’Automobile club association, qui constate une augmentation des taxes de 3,1 % en 2017 par rapport à 2016.
En hausse depuis 2014
Si les entreprises s’acquittent des mêmes taxes sur les carburants, les péages, les frais d’entretien, le stationnement ainsi que le malus, elles doivent également payer la taxe sur les véhicules de société (TVS), les amortissements non déductibles (AND) et les contributions sociales patronales sur les avantages en nature (AEN).
La fiscalité représente de 20 % à 30 % des coûts complets d’utilisation d’une voiture de fonction.
Chaque année, l’Observatoire du véhicule d’entreprise (OVE) évalue la totalité des coûts d’utilisation d’un véhicule d’entreprise. TVS, malus, AND et AEN, TVA sur les carburants ont été pris en compte par l’OVE, à l’exception des péages et des autres taxes sur les carburants et sur l’assurance. Sur ce périmètre, la fiscalité représente de 20 % à 30 % des coûts complets d’utilisation d’une voiture de fonction. Les calculs prennent en compte une remise de 10 %...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ C’est la première fois que le leadeur de LFI accuse aussi directement l’Elysée depuis les perquisitions menées le 16 octobre dans le cadre de deux enquêtes judiciaires visant son parti.
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Jean-Luc Mélenchon accuse l’Elysée d’être derrière les enquêtes contre La France insoumise

C’est la première fois que le leadeur de LFI accuse aussi directement l’Elysée depuis les perquisitions menées le 16 octobre dans le cadre de deux enquêtes judiciaires visant son parti.



Le Monde.fr avec AFP
 |    27.10.2018 à 11h22
 • Mis à jour le
27.10.2018 à 12h28
   





                        



   


« Le coupable du coup monté est à l’Elysée. » Dans un entretien à La Provence, le leadeur de La France insoumise (LFI), Jean-Luc Mélenchon, accuse l’exécutif d’être responsable des perquisitions et des enquêtes visant son parti.
« Il l’a programmé quand nous avons accueilli une scission du PS et commencé une convergence historique », poursuit le député des Bouches-du-Rhône, sans viser directement le président de la République. Il fait ainsi référence au rapprochement récent de LFI avec le député européen Emmanuel Maurel et la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann, qui viennent de quitter le Parti socialiste.
« Ces gens ont pris plaisir à faire ce qu’ils ont fait. Ils recommenceront », avertit Jean-Luc Mélenchon, en qualifiant de « persécution politique » et de « traquenard » les perquisitions menées le 16 octobre aux sièges de LFI et du Parti de gauche ainsi qu’à son domicile et chez plusieurs de ses proches.

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                Non, la perquisition subie par Jean-Luc Mélenchon et LFI n’est pas « politique »



« Mes persécuteurs seront confondus »
Mais « mes persécuteurs seront confondus à coup de bulletins de vote aux européennes », en mai, poursuit-il dans son interview au quotidien régional : « Justice me sera rendue par le peuple, qui n’en peut plus et s’identifie à mon insoumission. »
Jusque-là, le leadeur de LFI n’avait pas encore accusé aussi directement l’Elysée. Le 19 octobre, il avait seulement parlé d’« une offensive politique de toute la Macronie », accusant celle-ci d’avoir trouvé des relais « en instrumentalisant la police, la justice et les médias ». Trois jours plus tard, le 22 octobre, il avait semblé changer de cible en dénonçant une « guerre » menée contre lui par « une partie » de la justice, de la police et des médias.
« J’ai compris qu’il s’agissait d’une offensive judiciaire sur ordre politique », accuse désormais M. Mélenchon, dans les colonnes de La Provence, reprochant au passage à la garde des sceaux, Nicole Belloubet, d’avoir eu « un comportement méprisable » dans cette affaire : « Elle savait ce qui allait se passer et elle a laissé faire. »
« Non, je ne savais pas », avait rétorqué par avance vendredi Mme Belloubet, informée de la teneur de cet entretien lors de son passage à Marseille pour une visite à la prison des Baumettes. « La justice n’est pas aux ordres, ce serait insultant de penser le contraire », avait-t-elle insisté.
Les perquisitions du 16 octobre avaient été autorisées par un juge des libertés et de la détention, qui n’est pas soumis au ministère de la justice et donc indépendant des pressions politiques. M. Mélenchon est visé par deux enquêtes préliminaires, l’une pour des « surfacturations » présumées lors de la campagne présidentielle 2017, l’autre pour des soupçons d’emplois fictifs d’assistants au Parlement européen.

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                Soupçons d’emplois fictifs et comptes de campagne : les deux affaires qui visent Mélenchon






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Dans l’Aude, les activités de l’Association rurale d’éducation populaire, à Festes-et-Saint-André, sont mises en péril par la baisse de ces emplois subventionnés par l’Etat. Reportage.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Pour le président, faire de la mort du journaliste Jamal Khashoggi un motif d’embargo est de la « démagogie ».
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Ventes d’armes à l’Arabie saoudite : Macron se dissocie de Merkel

Pour le président, faire de la mort du journaliste Jamal Khashoggi un motif d’embargo est de la « démagogie ».



LE MONDE
 |    27.10.2018 à 10h17
    |

            Marc Semo et 
Jean-Baptiste Chastand (Bratislava, envoyé spécial)








                        



                                


                            

En déplacement à Bratislava, vendredi 26 octobre, Emmanuel Macron a finalement accepté de justifier son refus de décréter un embargo sur les ventes d’armes à l’Arabie saoudite, prôné par l’Allemagne et l’Autriche. « C’est de la pure démagogie de dire “il faut arrêter de vendre des armes”, ça n’a rien à voir avec l’affaire Khashoggi », a expliqué le président français, qui a été vivement critiqué ces derniers jours pour avoir refusé de s’exprimer sur ce sujet sensible pour l’industrie militaire française.
Tout en qualifiant l’assassinat du journaliste, le 2 octobre dans le consulat saoudien à Istanbul, de « fait extrêmement grave », le président a assuré que la réponse française et européenne devait être basée sur une « méthode » et non sur « l’emportement, l’émotion, la confusion de tous les sujets ». A ses côtés, le premier ministre social-démocrate slovaque, Peter Pellegrini, avait pourtant laissé entendre qu’il soutiendrait un tel embargo sur les ventes d’armes s’il était décidé au niveau européen.

« J’attends que les faits soient établis clairement, et surtout les responsables et les commanditaires, pour en tirer les conséquences », a plaidé le président français, en évoquant certes de possibles « sanctions claires, cohérentes et coordonnées » mais uniquement contre « les individus ou les intérêts dont il sera établi qu’ils ont quelque chose à voir avec l’assassinat ».
« Partenariats »
Pas question de parler d’embargo généralisé sur les armes. « Quel est le rapport entre la vente d’armes et l’assassinat de M. Khashoggi ?, s’est-il interrogé. Je comprends le lien avec le Yémen [où l’Arabie saoudite dirige la coalition militaire contre les rebelles houthistes], mais il n’y en a aucun avec M. Khashoggi ! Il ne faut pas tout confondre. » Et de renchérir en taclant la chancelière allemande, sans la nommer : « Je suis très admiratif des...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ Dans les réunions publiques de LRM, les questions sur l’Europe sont récurrentes. Derrière l’europhilie se font jour des inquiétudes réelles.
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L’Union européenne, un ciment pour les sympathisants de La République en marche

Dans les réunions publiques de LRM, les questions sur l’Europe sont récurrentes. Derrière l’europhilie se font jour des inquiétudes réelles.



LE MONDE
 |    27.10.2018 à 09h58
 • Mis à jour le
27.10.2018 à 10h01
    |

            Manon Rescan (Pluduno (Côtes-d'Armor), envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Ce soir d’automne, Guillaume Gouffier-Cha n’avait révisé « que le budget ». Comme tous les deux mois, le député La République en marche (LRM) du Val-de-Marne se livre à un exercice d’improvisation dans sa permanence à Vincennes. Pendant une heure, des citoyens de sa circonscription peuvent l’interroger au sujet de la politique conduite par la majorité.
A quelques jours du début de l’examen du projet de loi de finances pour 2019, ce mardi d’octobre, personne ne le questionne sur ce sujet. Pas même une interrogation sur la hausse de la CSG pour les retraités, mal digérée par une partie de la population. Tout juste un échange sur la démission de Gérard Collomb survenue l’après-midi même.
Dans cette assemblée très macroniste, un thème revient en boucle. Un sujet que l’on dit impopulaire et même répulsif pour les Français : l’Europe. C’est pourtant l’un de ceux qui cimentent la base des militants LRM, majoritaires ce soir-là, derrière les portes vitrées de la permanence. Un sujet sur lequel le parti espère remobiliser son socle électoral à huit mois des élections européennes. Les « marcheurs » se savent à contre-courant. « Il y a un travail de conviction énorme à faire dans le contexte de l’Europe bashing », prévient une militante dans la salle, qui veut savoir comment le parti « envisage la mobilisation citoyenne ».
« Il faut une Union qui nous protège plus »
LRM a lancé sa campagne en jouant sur l’opposition « entre les démocraties libérale et illibérales », résume Guillaume Gouffier-Cha. Selon le parti, ce scrutin est avant tout un combat binaire entre l’Europe de Macron et celle de Viktor Orban ou de Matteo Salvini. Au repli nationaliste des uns, les macronistes veulent opposer leur européisme. Dans la salle, les questions traduisent l’aspiration à une Europe refuge face aux tourments géopolitiques du monde.
En début de rencontre, un participant s’inquiète de l’attitude...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ La République en marche, Les Républicains, le Rassemblement national, le Parti socialiste… Les partis peinent à trouver la perle rare capable de rassurer les militants et d’élargir leur électorat.
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Le casse-tête des têtes de liste aux élections européennes anime la précampagne

La République en marche, Les Républicains, le Rassemblement national, le Parti socialiste… Les partis peinent à trouver la perle rare capable de rassurer les militants et d’élargir leur électorat.



LE MONDE
 |    27.10.2018 à 09h57
 • Mis à jour le
27.10.2018 à 10h00
    |

            Olivier Faye, 
Lucie Soullier et 
Enora Ollivier








                        



                                


                            
C’est une drôle de campagne qui se mène en ce moment pour les élections européennes de mai 2019. D’un côté, Emmanuel Macron parcourt l’Europe de capitale en capitale pour dénoncer, lui le « progressiste », le rôle néfaste des « nationalistes » et appeler à les « combattre sur le terrain ». Une manière d’endosser, de fait, l’habit de chef de file de La République en marche (LRM) pour ce scrutin.
De l’autre, la présidente du Rassemblement national (RN), Marine Le Pen, se rend à Rome au côté de son allié, Matteo Salvini, le ministre de l’intérieur italien, devenu figure de proue de l’extrême droite sur le Vieux Continent, pour dénoncer le « bunker de Bruxelles » que représente à leurs yeux l’Union européenne (UE). Laurent Wauquiez, enfin, président du parti Les Républicains (LR), visite la Grèce, lundi 29 et mardi 30 octobre, et en particulier l’île de Lesbos, symbole de la crise migratoire, pour mieux s’ériger en champion de la lutte contre l’immigration.
Drôle de campagne où, sans têtes de listes désignées, les leaders de chaque camp s’activent sur le terrain. Car, du RN à LR, en passant par LRM ou le Parti socialiste, la plupart des formations politiques peinent à trouver la perle rare qui pourra conduire leurs troupes.
Eviter un scénario catastrophique
Ce scrutin sera le premier test d’ampleur pour Emmanuel Macron, deux ans après son élection. Le parti présidentiel cherche en premier lieu à trouver son équilibre interne. Après avoir réussi à ramener à lui l’aile « constructive » de la droite, en nommant Franck Riester au ministère de la culture, il rêve maintenant de continuer à rogner sur ce qu’il reste de la social-démocratie, dans une liste emblématique du « en même temps » macroniste.
Une social-démocratie que le PS espère encore incarner s’il parvient à ne pas se noyer dans ce scrutin très compliqué pour lui. Alors que leur liste doit être dévoilée, le 17 novembre, au cours d’un...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ En un an, le nombre de contrats aidés bénéficiant à des publics fragiles, tels les chômeurs de longue durée, est passé de 474 000 à 280 000. Une hémorragie décidée par le gouvernement, qui fragilise le lien social.
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Article sélectionné dans La Matinale du 26/10/2018
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Contrats aidés, ces emplois dont on ne peut pas se passer

En un an, le nombre de contrats aidés bénéficiant à des publics fragiles, tels les chômeurs de longue durée, est passé de 474 000 à 280 000. Une hémorragie décidée par le gouvernement, qui fragilise le lien social.



LE MONDE ECONOMIE
 |    27.10.2018 à 06h18
 • Mis à jour le
28.10.2018 à 17h44
    |

            Elise Barthet (Aude, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Les torrents d’eau qui se sont déversés sur l’Aude ont, pour une fois, épargné la vallée de la Corneilla. Aucun dégât sérieux à déplorer dans ce bout de campagne heureuse, nichée dans les premiers contreforts des Pyrénées. Comme chaque jour, les cinquante-quatre enfants du regroupement pédagogique de Festes-et-Saint-André, Bourigeole, Bouriège et Roquetaillade, ont rejoint leurs écoles. Et comme chaque jour, ils ont déjeuné dans les locaux qui jouxtent la mairie, face à une antique remise, toujours à vendre.
Pourtant, si les murs ont tenu, un pan entier de la vie locale menace, lui, de s’effondrer. L’Association rurale d’éducation populaire (AREP), en sursis depuis plus d’un an, a besoin de 25 000 euros pour boucler son budget et continuer de prendre en charge la garderie, le réfectoire, l’étude, la bibliothèque, bref, l’essentiel des services périscolaires de la vallée. « Des missions qu’on remplit à la place de l’Etat », précise la directrice, Claire Poussou. Des missions en péril aussi depuis la baisse drastique du nombre de contrats aidés, décidée par le gouvernement en 2017.

Cassure
Destinés en priorité aux chômeurs de longue durée, aux jeunes sans qualification et aux allocataires de minima sociaux, ces emplois étaient subventionnés parfois jusqu’à 95 % du taux brut du smic.

Au deuxième trimestre 2017, 474 000 personnes en bénéficiaient dans le secteur non marchand grâce, notamment, aux contrats d’accompagnement dans l’emploi (CAE). Elles n’étaient plus que 280 000, un an plus tard, après les coupes de l’Etat. Une taille justifiée par le faible taux d’insertion sur le marché du travail des intéressés. D’après la Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares), seuls 26 % jouissaient d’un emploi durable six mois après la fin de leur contrat.
« Ces contrats sont des pansements qui ne font que cacher les plaies, on n’a pas le choix », se désespère Thomas Fonder, le président...



                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ Un amendement du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2019 prévoyait une expérimentation dans deux régions durant trois ans.
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Article sélectionné dans La Matinale du 26/10/2018
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L’Assemblée rejette la possibilité pour les pharmaciens de prescrire certains médicaments

Un amendement du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2019 prévoyait une expérimentation dans deux régions durant trois ans.



Le Monde.fr avec AFP
 |    27.10.2018 à 02h43
 • Mis à jour le
27.10.2018 à 14h34
   





                        



   


L’expérimentation n’aura pas lieu. Contrairement à ce que nous écrivions samedi 27 octobre au matin, reprenant une information erronée de l’Agence France-Presse (AFP), l’Assemblée nationale a écarté, vendredi, la possibilité pour les pharmaciens de dispenser des médicaments à prescription médicale obligatoire.
Le texte, étudié dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2019, prévoyait une expérimentation dans deux régions pendant trois ans. Il s’agissait « de permettre aux Français d’accéder plus facilement aux soins dont ils ont besoin en s’appuyant sur les compétences de chacun », avait expliqué la députée des Alpes-de-Haute-Provence Delphine Bagarry (La République en marche, LRM), à l’origine de l’amendement rejeté.
« Respect des métiers »
Plusieurs députés de droite et de gauche s’étaient toutefois interrogés sur « le respect des métiers ». Les médecins, qui ont déjà dû se résigner à voir les pharmaciens autorisés à vacciner les personnes majeures contre la grippe – ce qu’ils avaient combattu au moment de la loi santé de Marisol Touraine en 2015 –, voyaient dans cette expérimentation une nouvelle étape de la « vente à la découpe de la profession », selon la formule de MG France, le premier syndicat de médecins généralistes, qui dénonçait une « confusion des rôles ».

        Lire aussi :
         

                Les médecins ne veulent pas que les pharmaciens prescrivent des médicaments






                            


                        

                        

