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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-1"> ¤ Avant d’animer l’émission culte « Nulle part ailleurs », Philippe Gildas a fait ses armes en tant que journaliste à l’ORTF, dès 1969.
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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-2"> ¤ La saison 9 de cette série apocalyptique à succès enregistre ses plus mauvaises audiences aux Etats-Unis.
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« The Walking Dead », à bout de souffle

La saison 9 de cette série apocalyptique à succès enregistre ses plus mauvaises audiences aux Etats-Unis.



LE MONDE
 |    29.10.2018 à 14h00
    |

            Mustapha Kessous








                        



   


OCS Choc, lundi 29 octobre à 20 h 40, série
La grande bataille qui a eu lieu entre le clan des sauveurs, dirigé par le fantasque Negan, et les partisans de Rick Grimes est encore dans toutes les têtes. A la fin de la saison 8, Rick (Andrew Lincoln) avait réussi à terrasser Negan, son pire ennemi. Malgré toute la haine et la rage qu’il pouvait ressentir pour cet homme dérangé qui ne sort jamais sans son Perfecto et sa batte barbelée affectueusement surnommée « Lucille », l’ancien shérif avait choisi de l’épargner.

        Lire la critique de la saison 7 :
         

          « The Walking Dead », au-delà du gore



Le temps a passé mais les tensions sont toujours aussi fortes. Et même si Negan (Jeffrey Dean Morgan) pourrit dans une cellule, certains sauveurs souhaitent son retour. La saison 9 de The Walking Dead, qui a démarré le 7 octobre aux Etats-Unis, montre un Rick de plus en plus isolé. Il n’est plus ce tueur impitoyable capable de découper toute personne qui se mettrait sur son chemin ; il veut coûte que coûte instaurer la paix entre son clan et celui qui était soumis à Negan. Dans ce monde apocalyptique où les « morts » (les zombies) règnent en maître, « chaque vie compte », répète-t-il.
Scènes prévisibles et répétitives
Le dimanche soir sur la chaîne américaine AMC, et dès le lendemain en France, à 20 h 40 sur OCS Choc ou à la demande sur OCS Go, cette série ultragore continue de mettre en scène des personnages cyniques et tourmentés qui interrogent sur la condition humaine.
Après la diffusion des trois premiers épisodes, le récit de The Walking Dead s’essouffle cruellement. Les répliques sont d’une pauvreté affligeante et les scènes tristement prévisibles et répétitives. Côté audience, rien ne va plus : le premier épisode a été vu par quelque 6 millions d’Américains, deux fois moins que la saison dernière. Et le deuxième n’a réuni que 4,95 millions de fans, sa pire audience. Nous sommes loin des 17 millions que cette fantastique fiction a rassemblés des saisons 4 à 7.
L’aventure télévisée de The Walking Dead est-elle arrivée à son terme ? Peut-être. D’autant que son personnage principal, Rick Grimes, doit disparaître au cours de cette saison, Andrew Lincoln ayant annoncé qu’il arrêtait d’incarner l’ancien shérif.

        Lire le post de blog :
         

          « The Walking Dead », ce moment où le regard se détourne




The Walking Dead, saison 9, créée par Frank Darabont et Robert Kirkman. (EU, 2018, 16 × 44 min). www.ocs.fr



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-3"> ¤ Du 29 octobre au 2 novembre, l’agence Magnum et la fondation Aperture s’associent, comme chaque année, pour organiser une vente de tirages à petits prix. « Traversées » est la notion fil rouge de cette vente qui se tient deux fois par an.
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« Traversées » : l’agence Magnum et la fondation Aperture vendent une sélection de tirages

Du 29 octobre au 2 novembre, l’agence Magnum et la fondation Aperture s’associent, comme chaque année, pour organiser une vente de tirages à petits prix. « Traversées » est la notion fil rouge de cette vente qui se tient deux fois par an.



LE MONDE
 |    29.10.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
29.10.2018 à 15h28
    |

            Amaury da Cunha








                        



   


L’agence de photographie Magnum s’associe à la maison d’édition américaine Aperture pour lancer la vente en ligne d’une sélection de photographies classiques et contemporaines sur la thématique « Traversées». La vente aura lieu du 29 octobre au 2 novembre 2018.
À travers une quarantaine de photographes aussi prestigieux que Robert Capa, Stephen Shore, Nan Goldin, Antoine D’Agata, Eve Arnold, Larry Sultan, Mary Ellen Mark, c’est cette notion contemporaine de traversée qui est interrogée sous toutes ses formes possibles. Aventures documentaires ou rêveries intimes… Ces images tentent, à leur manière, de s’approcher d’un monde en perpétuelle ébullition.

   


Face aux grands mouvements du monde, quel est le pouvoir de la photographie ? Capter un « moment décisif » affirmait Henri Cartier-Bresson – grand photographe et cofondateur de l’agence Magnum. Dans notre monde contemporain, tout s’accélère. Sans image fixe, nous n’aurions pas la possibilité de prendre le temps de comprendre ce qui se passe au plus près et au plus loin de nous : la mondialisation dans tous ses états, les crises migratoires, la surenchère technologique…
« La vitesse réduit le monde à rien » écrivait le philosophe Paul Virilio récemment disparu. Ces photographies présentées aujourd’hui cherchent à lui redonner du sens.
Accédez à la vente des tirages de l’agence Magnum



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-4"> ¤ Le festival DocLisboa, du 18 au 28 octobre, a témoigné de la vitalité du secteur, malgré un contexte difficile pour les auteurs.
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La résilience du cinéma portugais

Le festival DocLisboa, du 18 au 28 octobre, a témoigné de la vitalité du secteur, malgré un contexte difficile pour les auteurs.



LE MONDE
 |    29.10.2018 à 11h43
    |

            Clarisse Fabre (Lisbonne (Portugal), envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Jamais, même dans ces dernières années où la politique culturelle fut des plus hasardeuses, le cinéma portugais ne s’est laissé abattre. Que la droite réforme son mode de financement et le laisse exsangue en 2012 – qualifiée d’« année zéro » – ou que les opérateurs du câble usent de leur pouvoir pour orienter les choix en 2014, les réalisateurs portugais ont su préserver leur « artisanat », si prisé dans les grands festivals étrangers. L’édition 2018 de DocLisboa, festival de films documentaires qui s’est achevé le 28 octobre, n’a pas dérogé à la règle : la compétition internationale comptait plusieurs premières mondiales, « signe que les cinéastes nous font confiance et veulent dévoiler ici leurs œuvres », se réjouit Cintia Gil, codirectrice du festival avec Davide Oberto.

Quant à la compétition de films portugais, elle portait la marque d’une résistance à l’industrie culturelle que promeut la gauche, au pouvoir depuis 2015. « Dans le budget culture présenté il y a quelques jours, le mot “tourisme” apparaît autant que le mot “cinéma”, poursuit Cintia Gil. L’idée de la circulation des films est corrélée au désir d’exporter une image du Portugal, et d’attirer des investissements. » Le codirecteur de DocLisboa ironise : « C’est comme une publicité, en moins cher ! On attend juste une véritable politique du cinéma… » Comme un clin d’œil, l’un des films de la compétition, Alis Ubbo, de Paulo Abreu, est une plongée hypnotisante dans la frénésie touristique de la capitale : omniprésents, les audioguides fournissent la bande sonore à cet étrange film en forme de clip.
La fréquentation en salle n’est que de 15,6 millions d’entrées pour 10,3 millions d’habitants
De fait, Lisbonne a changé. Le quartier tranquille où Joao Cesar Monteiro (1939-2003) a tourné son dernier film, Va et vient (2003), est devenu un lieu de promenade chic et branché avec son bar à glaces gastronomique, d’un...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-5"> ¤ Le cofondateur de Terratreme et producteur de films d’auteur depuis 2000 revient sur la situation du cinéma portugais.
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Joao Matos, producteur : « Le public a perdu la culture d’aller en salle »

Le cofondateur de Terratreme et producteur de films d’auteur depuis 2000 revient sur la situation du cinéma portugais.



LE MONDE
 |    29.10.2018 à 11h42
 • Mis à jour le
29.10.2018 à 11h44
    |

            Clarisse Fabre








                        



                                


                            

Joao Matos, cofondateur de Terratreme et producteur de films d’auteur depuis 2000, déplore le rétrécissement du public portugais.

2012 a été « l’année zéro » pour le cinéma portugais, à court de financement. En six ans, la situation s’est-elle améliorée ?
Au Portugal, le cinéma est désormais financé par une taxe acquittée par les opérateurs du câble et les chaînes de télévision. Ceux-ci ont d’abord revendiqué un droit de regard en contrepartie de leur financement : en 2014, la commission chargée de sélectionner les films était sous l’influence de lobbys qui considèrent le cinéma comme un produit. La profession s’est battue pour que l’ICA, l’équivalent du Centre national du cinéma français, retrouve son indépendance et désigne les membres de cette commission. Mais nous devons rester vigilants. Par ailleurs, la politique de la télévision publique portugaise, la RTP, n’est pas lisible : une année, elle peut soutenir huit longs-métrages, et une autre, elle peut mettre 2 millions d’euros dans un seul projet.
L’argent de l’Etat ne suffit pas ?
Non, et nous nous tournons souvent vers des coproductions à l’étranger. Les films gagnent en visibilité dans les festivals. Mais cet artisanat prend du temps : un film de Tiago Hespanha, Campo, vainqueur du prix First Look à Locarno cette année, est en développement depuis 2014 et sortira en 2019. L’une de mes associées, Susana Nobre, qui est aussi réalisatrice, a travaillé comme formatrice auprès de demandeurs d’emploi pendant qu’elle tournait un documentaire sur les chômeurs, Active Life (2013) : son salaire lui a permis de finaliser son film.
Quelle est la visibilité de vos films au Portugal ?
Faible. Le public a un peu perdu la culture d’aller en salle pour les films d’auteur. Et l’école ne fait pas le travail d’emmener les élèves au cinéma. Avant, à Terratreme, on montrait nos films à des jeunes, dans...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-6"> ¤ A Paris, une dernière visite dans un lieu historique appelé à disparaître.
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Par  Pierre Gervasoni   Publié aujourd’hui à 10h37, mis à jour à 12h05   Lecture 4 min.     Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter   Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail         Article réservé aux abonnés                  Le studio de Pierre Henry au rez-de-chaussée de la maison-atelier qu’il habitait au 32, rue de Toul, Paris 12e. PHILIPPE AYRAULT / RÉGION ILE-DE-FRANCE             Vue de l’extérieur, la grande maison sise au 32, rue de Toul, dans le 12e arrondissement de Paris, ne se distingue guère des autres bâtisses érigées dans le quartier au début du XXe siècle. Pourtant, au-dessus de la sonnette, à gauche d’un portail noir, une petite plaque prend aujourd’hui une valeur historique : « SON-RE Pierre Henry ». Quinze mois après la mort du compositeur (le 5 juillet 2017, à l’âge de 89 ans), elle constitue toujours la seule indication du lieu qui fut à la fois sa demeure et son studio (« SON-RE » signifiant « son et recherche électro-acoustique »).          Une plaque nullement commémorative, comme on en trouve à Paris pour perpétuer le séjour d’un artiste de renom ; juste une adresse pour La Poste. Enfin, plus pour longtemps. Dans la cour et dans la maison, les cartons sont légion. Le 31 octobre, Isabelle ­Warnier – veuve de Pierre Henry – rendra les clés de la demeure louée depuis 1971. Ensuite, le bâtiment sera sans doute rasé pour faire place à un immeuble.          Déco très spéciale          Partout, on s’active. Bernadette Mangin, l’assistante musicale de Pierre Henry pendant trente-cinq ans, a aménagé la bibliothèque en bureau de la dernière heure. Près d’elle, une jeune femme dresse un inventaire sur ordinateur. Ailleurs, d’autres auxiliaires du déménagement emballent les créations plastiques du compositeur, ces tableaux hétérogènes à la Arman confectionnés avec diverses pièces, liées ou non à la musique.          Quelques vestiges de cette déco très spéciale subsistent dans l’escalier (collage avec les différents membres de la famille de Pierre Schaeffer, l’inventeur de la musique concrète), sur un mur (chaussons utilisés par Isabelle Warnier, du temps où elle dansait dans la compagnie de Janine Charrat) ou sur un plafond (affiches de concerts). Et, témoignage plus précieux encore de sa frénésie créatrice, la sonothèque du musicien trône toujours dans plusieurs pièces, en attendant son transfert à la BNF. Quatorze mille bandes magnétiques qui seront bientôt répertoriées et numérisées.                    « On sera prêts », se persuade Isabelle Warnier. Et elle remonte le temps pour se revoir débarquant dans cette maison le 15 avril 1971 avec son compositeur de mari et leur petite fille d’à peine 1 mois. Assez isolé, l’endroit lui avait paru idéal pour quelqu’un qui, nuit et jour, ne pensait qu’à la musique.                     L’entrée de la maison-atelier du compositeur Pierre Henry, au 32, rue de Toul, Paris 12e. PHILIPPE AYRAULT / RÉGION ILE-DE-FRANCE                                               — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? Se connecter   S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     Soutenir le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante de plus de 400 journalistes.    Participer à des événements artistiques et culturels toute l'année et partout en France.    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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-7"> ¤ Organisée en partenariat avec le journal « Le Devoir », la manifestation a donné lieu à de nombreux débats franco-québécois sur plusieurs sujets de société.
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                Plus de 3000 participants pour la première édition du Monde Festival à Montréal


Organisée en partenariat avec le journal « Le Devoir », la manifestation a donné lieu à de nombreux débats franco-québécois sur plusieurs sujets de société.

LE MONDE
                 |                 29.10.2018 à 10h13
 • Mis à jour le
29.10.2018 à 10h30
                 |

            Adrien Naselli (Montréal, envoyé spécial)

















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Faire dialoguer Français et Québécois à propos de quelques-unes des thématiques qui animent le débat public des deux côtés de l’Atlantique ; confronter les points de vue : tel était l’objectif du premier Monde Festival Montréal organisé conjointement par Le Monde et Le Devoir. Pari réussi : vendredi 26 octobre, donc en une journée, plus de 3 000 personnes ont rempli deux salles du splendide Musée des beaux-arts, pour assister à une dizaine de tables rondes portant sur des sujets comme la laïcité, le féminisme, les musées, l’intelligence artificielle, le passé colonial, l’exception culturelle, le climat, l’éducation. Les discussions ont été denses et joyeuses. Parfois âpres.
Consensuels, les Québécois ? « Nous aussi on s’engueule ! », revendique une festivalière de 47 ans. Lors de la première table ronde de la journée, consacrée aux réformes sociétales, l’ex-ministre Christiane Taubira a d’ailleurs démontré qu’au niveau institutionnel, le « dissensus français » est aussi très québécois : la loi sur le mariage pour les couples de même sexe a été adoptée ici par 158 voix contre 133 en 2005, et en France par 331 voix contre 225 en 2013. Seule différence notable : les opposants au projet de loi ne sont pas descendus dans la rue. « On ne peut pas manifester au Québec, il fait trop froid pendant six mois de l’année ! Que pensez-vous de cet aspect météo du débat ? », se risque un homme dans le public, faisant éclater de rire l’ancienne garde des sceaux. Elle aussi assure le spectacle avec son sens de la formule : « Mon utérus n’a rien à voir avec mes choix politiques ! » Le public montréalais n’est pas en reste quand il s’agit d’applaudir ou de désapprouver les interventions.
Différences culturelles
A la sortie de la magnifique salle Bourgie du musée, les festivaliers échangent leurs impressions. Maxime, qui cherche un emploi après avoir terminé ses études de communication, a la double-nationalité franco-québécoise : « Je trouve ça fascinant de voir comment nos différences culturelles se traduisent dans la politique. » La longue file d’attente qui serpente avant le débat sur la laïcité démontre qu’il n’est pas le seul.
Maryse, la soixantaine, « fervente lectrice du Devoir », sort de la table ronde sur « le féminisme après #metoo. » « #moiaussi ! », nous reprend-elle. Ici, on ne rigole pas avec les anglicismes. « Les Français se battent moins que les Québécois pour leur langue », résume Claudine Lepage, la sénatrice représentant les Français établis hors de France, lors de la table ronde consacrée à l’exception culturelle francophone.

   


Autre différence apparue lors du débat « A quoi ça sert un musée ? » opposant l’hôte de ces lieux, Nathalie Bondil, la directrice du Musée des beaux-arts, au président du MuCEM de Marseille, Jean-François Chougnet. « Au départ, explique ce dernier, je regardais bizarrement le concept d’“art thérapie” créé par Nathalie. Mais si vous aviez vu la tête de nos collègues français du Louvre quand elle le leur a présenté ! Ça m’a donné envie de m’y intéresser. » Le grain de folie québécois allégerait ainsi la lourdeur des institutions.
Pas de critique publique du mouvement #metoo au Québec, pas de « tribune Deneuve », allusion à la tribune publiée dans Le Monde en janvier dernier et cosignée par cent femmes défendant « la liberté d’importuner ». Ici, une pétition intitulée « Et maintenant » exhortait au contraire les Québécois à aller plus loin. « Il ne faut pas s’arrêter à : est-ce qu’elle a dit oui ou non ?, expose la jeune Mélanie Lemay, qui a fondé, bien avant #metoo, le mouvement Québec contre les violences sexuelles. Il faut que les jeunes filles puissent se percevoir comme des puissances désirantes. » A quoi Diane Guilbault, la présidente de l’organisme Pour les droits des femmes du Québec, ajoutait : « La tribune Deneuve a beaucoup fait rigoler ici. On se disait “ah ben ça, c’est bien la France”. »
Ensemble
Certains sujets, comme le climat, n’ont pas fait débat. « L’accord de Paris, s’il était respecté, nous conduirait à une augmentation de la température de trois degrés. Même pas le minimum vital pour garantir la survie de l’humanité », alertait Delphine Batho, ancienne ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie et aujourd’hui présidente de Génération écologie. « Peut-on faire confiance au marché pour s’autoréguler ? » s’interrogeait François Delorme, professeur à l’université de Sherbrooke et expert du GIEC, avant de conclure : « On est sur un bateau en fin de croisière, avec des gens sur le pont qui boivent du champagne. Le capitaine du bateau voit le glacier dans lequel on se dirige. C’est lui, le garant du bien commun. Si le capitaine ne fait pas son travail, il faut changer de capitaine, faire pression sur lui, ou descendre dans les bateaux pneumatiques et prendre les choses en main. »

   


Marie-Françoise, une festivalière française retraitée, venue rendre visite à des amis québécois, fait la queue pour la conférence sur le passé colonial : « C’est agréable d’être débarrassée du climat sécuritaire qui règne en France. Regardez : il n’y a pas cinquante portiques pour entrer dans la salle ! » Elle est pressée d’entendre l’écrivaine Alice Zeniter et l’historien Benjamin Stora. Ses amis, au contraire, trépignent d’entendre les militants autochtones Michèle Audette et Stanley Vollant, que Marie-Françoise ne connaît pas même de nom. C’est bien là l’une des premières vertus de ce Monde Festival Montréal : faire découvrir, aux uns et aux autres, des grandes voix. Et tirer des fils, de part et d’autre de l’Atlantique, entre deux peuples qui ont, décidément, beaucoup à apprendre l’un de l’autre.
Sur le Web : www.lemonde.fr/festival/montreal.html


Adrien Naselli (Montréal, envoyé spécial)
    













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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-8"> ¤ Le critique N. T. Binh et le scénographe Pierre Giner soulignent la nature d’un genre qui ne cesse de disparaître et de renaître.
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A la Philharmonie de Paris, l’essence de la comédie musicale

Le critique N. T. Binh et le scénographe Pierre Giner soulignent la nature d’un genre qui ne cesse de disparaître et de renaître.



LE MONDE
 |    29.10.2018 à 09h58
 • Mis à jour le
29.10.2018 à 12h22
    |

                            Thomas Sotinel








                        



                                


                            

De prime abord, le titre qu’a choisi l’écrivain et critique N. T. Binh, commissaire de l’exposition qui a ouvert le 18 octobre à la Philharmonie de Paris, pour célébrer le musical, fait un peu tiquer. En regardant le mur d’affiches qui accueille le visiteur, par exemple. West Side Story, Dancer in the Dark sont des tragédies. La Mélodie du bonheur et Cabaret se concluent sur le triomphe du nazisme… Reste qu’il est à peu près inévitable – à moins de bénéficier d’une santé morale hors du commun – de sortir de meilleure humeur de « Comédies musicales, la joie de vivre du cinéma » qu’on y est entré.
La débauche d’énergie que déploient les artistes à l’écran et les techniciens (le métier d’opérateur ne devait pas être de tout repos sous la direction de Busby Berkeley), le plaisir d’entendre les ­mélodies de Cole Porter, Leonard Bernstein ou Michel Legrand, de découvrir les dessins des costumes de Cyd Charisse pour Tous en scène (Vincente Minnelli, 1953) sont inévitablement contagieux. N. T. Binh fait remarquer que les seuls moments de bonheur du personnage qu’incarne Björk dans le musical de Lars Von Trier sont ceux où elle chante et danse.
Sur l’immense écran de 24 mètres de large autour duquel le commissaire et le scénographe Pierre ­Giner ont conçu l’exposition, une séquence vient donner raison au premier. Sur les panneaux centraux du dispositif, on voit Fred Astaire et Ginger Rogers danser Cheek to Cheek (extrait de Top Hat/Le Danseur du dessus, Mark Sandrich, 1935) ; presque insidieusement, viennent se glisser deux autres extraits. L’un de La Ligne verte, de Frank Darabont (1999) : on y voit un condamné à mort (Michael Clarke Duncan) demander comme ultime faveur de voir un film, le premier de sa vie, ce sera Top Hat, et des larmes coulent sur ses joues (un moment insupportable de sentimentalisme dans le film qui devient ici émouvant puisque parfaitement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-9"> ¤ Un accrochage pesant à proximité d’autoportraits de Courbet et de Van Gogh.
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Exposition : Julian Schnabel à Orsay, la recherche délibérée du spectaculaire

Un accrochage pesant à proximité d’autoportraits de Courbet et de Van Gogh.



LE MONDE
 |    29.10.2018 à 09h23
 • Mis à jour le
29.10.2018 à 12h06
    |

                            Philippe Dagen








                        



                                


                            

Correspondances était le nom de code baudelairien d’expositions qui confrontaient des artistes vivants aux collections du Musée d’Orsay. Le principe avait été établi par Serge Lemoine, qui dirigea l’établissement de 2001 à 2008. Annette Messager, Ellsworth Kelly, Pierre Soulages, Bertrand Lavier ou Christian Boltanski furent de ses invités. Fâcheusement abandonné par son successeur, ce bon usage est aujourd’hui restauré par Laurence des Cars, directrice d’Orsay depuis 2017, et c’est une heureuse nouvelle.
Fallait-il néanmoins ouvrir cette série avec Julian Schnabel ? Né en 1951 à Brooklyn, l’artiste américain fut une gloire des années 1980. Ses « plate paintings », tableaux hérissés de débris de vaisselles recouverts par d’épaisses touches de couleur, passaient pour une manifestation exemplaire de ce que l’on appelait postmodernisme, du retour à la peinture et même de la résurrection du baroque. On le vit alors dans les lieux où il fallait exposer : les galeries de Mary Boone, Leo Castelli, Yvon Lambert et Bruno Bischofberger, le Stedelijk Museum d’Amsterdam, la Kunsthalle de Düsseldorf, le Centre Pompidou, le CAPC de Bordeaux.
 en France que Julian Schnabel est invité à Orsay
Puis l’engouement tomba, à la fin de la décennie. Un film sur Jean-Michel Basquiat, sorti en 1996, marqua le début d’une deuxième vie de réalisateur. At Eternity’s Gate, consacré aux derniers jours de Van Gogh, a été projeté pour la première fois à la dernière Mostra de Venise. C’est aussi à l’occasion de la prochaine sortie du film en France que Schnabel est invité à Orsay.
On aimerait écrire que son exposition annonce brillamment le retour de l’art contemporain à Orsay. Mais son principal intérêt est d’expliquer pourquoi le peintre Schnabel a vite lassé : parce qu’il n’allait pas au-delà d’effets visuels ostensiblement étendus à de vastes surfaces. Ses...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-10"> ¤ L’artiste donne à Paris le spectacle musical destiné au jeune public qu’elle a créé lors du Festival « off » d’Avignon.
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Article sélectionné dans La Matinale du 28/10/2018
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Marianne James, pétillante « Tatie Jambon »

L’artiste donne à Paris le spectacle musical destiné au jeune public qu’elle a créé lors du Festival « off » d’Avignon.



LE MONDE
 |    29.10.2018 à 06h46
 • Mis à jour le
29.10.2018 à 07h37
    |

            Sandrine Blanchard








                        



                                


                            

Marianne James chante pour les enfants, et ça lui va vraiment bien. « Je suis là où je ne m’attendais pas », reconnaît l’ex-cantatrice foldingue de L’Ultima récital, la diva excentrique de Miss Carpenter, devenue une habituée des jurys télévisés (« Nouvelle Star », « La France a un incroyable talent »). Tatie Jambon : tel est son nouveau nom de scène et celui du spectacle musical jeune public (dès 4 ans) qu’elle a créé, cet été, avec succès lors du Festival « off » d’Avignon. Désormais, c’est sur la scène de La Grande Comédie, à Paris, qu’elle propose jusqu’au 4 novembre ce show revigorant.
Accompagnée d’un guitariste et d’un batteur, Marianne James se fait nounou chaleureuse et coquine, enchaînant un répertoire mêlant salsa, bossa-nova, rock, country, funk. Les textes, qu’elle a coécrits avec Valérie Bour, sont tout sauf niaiseux. « Je ne cherche pas à séduire les enfants mais à les intriguer, quitte à ce que ça pique un peu pour toucher toutes les générations », assume-t-elle. Et ça marche.
Energie, douceur et bonne humeur
Grâce à sa générosité, sa convivialité et son espièglerie, Tatie Jambon ouvre l’esprit dans un spectacle musical aux multiples coloris. Il y est question de bonheur, de soirée pyjama, de yoga du rire mais aussi d’amour arc-en-ciel (« S’aimer chacun à sa façon/S’aimer avec ou sans alliance/Aimer aussi les différences/Aimer surtout, quoi qu’on en pense ») et de fraternité (« Rendez-vous sur la planète rose, pour tout recommencer sans les erreurs passées/Pour reprendre à zéro, construire un monde nouveau/Nous aurons les mêmes droits, les mêmes chances, nous vivrons en bonne intelligence »). Parce que les enfants ne sont pas imperméables à l’actualité.
La chanson jeune public, Marianne James s’y est frottée grâce à Valérie Bour
La chanson jeune public, Marianne James s’y est frottée grâce à Valérie Bour. D’abord en 2014 avec les Symphonies subaquatiques,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-11"> ¤ Chaque lundi, le service Culture du « Monde » propose aux lecteurs de « La Matinale » un choix de concerts, de festivals, de clips…
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Article sélectionné dans La Matinale du 28/10/2018
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Du jazz, The Beatles et Kurt Vile : de la musique pour tous les goûts

Chaque lundi, le service Culture du « Monde » propose aux lecteurs de « La Matinale » un choix de concerts, de festivals, de clips…



LE MONDE
 |    29.10.2018 à 06h45
 • Mis à jour le
29.10.2018 à 07h22
   





                        


LES CHOIX DE LA MATINALE
Un copieux programme vous attend ces quinze prochains jours : outre les festivals Jazzycolors à Paris et Jazz vibrations à Sceaux et Malakoff, les Primeurs de Massy et de Castres consacrent leurs scènes aux talents émergents. Et France musique invite Stan Getz dans « Les Légendes du jazz », en diffusant un concert de 1979. Fan de Kurt Vile ? Le rockeur de Philadelphie est ce soir à La Cigale.
TROIS FESTIVALS :
Jazzycolors, dans les instituts et centres culturels étrangers à Paris, du 30 octobre au 30 novembre

   


Le Forum des instituts culturels étrangers à Paris (Ficep), qui réunit 55 structures, organise durant l’année de nombreuses manifestations pour faire connaître la diversité des cultures des pays de ses différents membres. Parmi lesquelles, un festival de cinéma, un festival de littérature et ce Jazzycolors, tout dédié au jazz donc, dont la 16e édition débutera mardi 30 octobre, avec le pianiste Bojan Z, au Centre Wallonie-Bruxelles (complet) et devrait se terminer vendredi 30 novembre, avec le trio du pianiste polonais Witold Janiak, à l’Institut hongrois.
De l’un à l’autre, une vingtaine de formations sont annoncées (certaines dans des centres et instituts qui ne sont pas ceux de leur pays d’origine) dont, dans les jours qui viennent, le quartette de la pianiste roumaine Ramona Horvath (à l’ambassade de Roumanie à Paris, Hôtel de Béhague, vendredi 2 novembre), la chanteuse irlandaise Riona Sally Hartman puis le quartette du bassiste Ronan Guilfoyle (Centre tchèque de Paris, samedi 3), le trio Bartok Impressions (Centre culturel irlandais, mercredi 7) et la quartette de la chanteuse lituanienne Indré Gasiuné (Centre culturel canadien, jeudi 8). Sylvain Siclier
Festival Jazzycolors, dans les centres et instituts culturels étrangers à Paris, du mardi 30 octobre au vendredi 30 novembre. Tél. : 01-42-84-14-34. De 5 € à 10 € selon les lieux, réservation conseillée.
Les Primeurs de Massy et de Castres, du 31 octobre au 3 novembre

Rassurant qu’une belle idée puisse avoir une descendance. Créé, il y a 21 ans, le festival Les Primeurs de Massy (Essonne) osait alors, Salle Paul B, le concept original de soirées uniquement consacrées à des artistes venant de publier leur premier album. Depuis 3 ans, l’événement est accompagné d’un petit frère à l’accent du sud-ouest, Les Primeurs de Castres (Tarn), partageant la même semaine, dans la salle Lo Bolegason, l’essentiel de cette programmation.
Après s’être fait le tremplin de jeunes prometteurs tels Tryo, Camille, Asaf Avidan, Yael Naim ou Dionysos, Les Primeurs donnent cette année une double chance à des talents émergents de la chanson et de la pop (dont Clara Luciani, Adam Naas, Corine, Clément Bazin, Dani Terreur, Inuït…, du rock (Minuit, Theo Lawrence & The Hearts, Delgres…), voire du soul-rock malgache avec Kristel, ou du psychédélisme turcophone avec Altin Gün. Stéphane Davet
Les Primeurs de Massy, salle Paul B, 6 allée du Québec, Massy (Essonne). Tél. : 01-69-75-12-80. Du 31 octobre au 3 novembre. 20 € ; forfaits 2 jours, 36 €, 3 jours, 48 €, et 4 jours, 56 €. Les Primeurs de Castres, Lo Bolegason, passage Claude-Nougaro, Castres (Tarn). Tél. : 05-63-62-15-61. Du 1er au 3 novembre. 18 € ; forfaits 2 jours, 26 € et 3 jours, 36 €.
Jazz vibrations, aux Gémeaux, à Sceaux et au Théâtre 71, à Malakoff, du 6 au 17 novembre

   


« Les scènes nationales du 92 donnent le tempo », annonce le dossier du festival Jazz Vibrations. Celui du jazz, donc, dans ses liens avec son histoire comme dans ceux entretenus avec d’autres genres et avec une programmation proposée par deux salles du département des Hauts-de-Seine, Les Gémeaux, scène nationale de Sceaux, et le Théâtre 71, scène nationale de Malakoff.
Le festival débutera mardi 6 novembre aux Gémeaux avec le groupe The Groove Retrievers mené par le saxophoniste Julien Lourau, puis au Théâtre 71, jeudi 8 novembre avec un concert en solo du percussionniste Xavier Desandre Navarre. Les Gémeaux recevront ensuite, le 9 novembre, le bassiste Fred Pallem avec son orchestre Le Sacre du tympan, et les 16 et 17 novembre, le septette du pianiste Michel Barbaud. Au Théâtre 71, deux formations sont attendues le 13 novembre, le trio Ikui Doki et le groupe nOx.3 avec la chanteuse Linda Olah, puis, le 15 novembre, l’épatant Umlaut Big Band, avec son programme consacré au swing de l’âge d’or et les compositions et arrangements de Don Redman. S. Si.
Festival Jazz Vibrations, Les Gémeaux, 49, avenue Georges-Clemenceau, Sceaux et Théâtre 71, 3 place du 11-Novembre, Malakoff. Du mardi 6 au samedi 17 novembre. De 5 € à 28 € selon les concerts et les salles.
UNE CHANSON : « While My Guitar Gently Weeps (acoustic version/take 2) », par The Beatles 
The Beatles - While My Guitar Gently Weeps (Acoustic Version/Take 2/Audio)

L’album « blanc » des Beatles fête cette année le cinquantième anniversaire de sa parution. Le double LP à la fameuse pochette ultra sobre se voit à l’occasion réédité le 9 novembre par Apple/Capitol dans une version 2018 remastérisée, agrémentée d’inédits : 27 démos acoustiques et pas moins de 50 prises enregistrées lors des sessions studios de l’album. Pas de chansons véritablement inédites donc, mais une foison de chutes alternatives jamais entendues, du moins pour le grand public. C’est le cas de cette version acoustique de While My Guitar Gently Weeps, composée par George Harrison, dévoilée en prélude de la sortie de l’album.
Si une autre version acoustique figure déjà sur le volume 3 de la série Anthology, il s’agit cette fois de la seconde prise du morceau, enregistrée le 25 juillet 1968. On y découvre seulement George Harrison au chant et à la guitare, Paul McCartney à l’harmonium. La composition est encore en cours de développement : au bout de trente secondes d’interprétation, Harrison cesse de chanter et s’inquiète de la prise micro, tandis que McCartney l’accompagne en tâtonnant encore sur les accords du morceau. Malgré cela, la magie opère sur cette prometteuse esquisse. Les spécialistes noteront que certaines paroles (« I look from the wings at the play you are staging/As I’m sitting here doing nothing but aging ») seront écartées dans la version finale. Franck Colombani
UNE DIFFUSION RADIOPHONIQUE : un concert du saxophoniste de jazz Stan Getz, à l’Espace Cardin, en 1979

   


Le 27 novembre 1979, Stan Getz est programmé à l’Espace Cardin. Dans cet ancien café-concert, devenu le Théâtre des ambassadeurs, puis à partir de 1970 l’Espace Cardin, au nom du couturier, concessionnaire des lieux, le jazz est bienvenu, notamment avec les concerts organisés hors les murs par la Maison de la radio. Ce soir-là, André Francis y présente, pour son émission « Jazz vivant », sur France musique, le quintette du saxophoniste, avec notamment le pianiste Andy LaVerne (avec qui il a enregistré un étrange album, Children of The World, sorti quelques mois plus tôt, avec effets sonores et atmosphères un rien pop) et le guitariste Chuck Loeb.
Diffusé à l’époque partiellement, récemment retrouvé dans les archives de l’Institut national de l’audiovisuel (INA), ce concert, restauré, sera présenté, en intégralité et en deux parties, par Jérôme Badini, dans son émission « Les Légendes du jazz », samedi 3 et dimanche 4 novembre, de 18 heures à 19 heures. L’occasion, probablement, dans sa courte présentation, pour Jérôme Badini de rappeler qu’âgé de 13 ans, il avait accompagné son père Gérard Badini, saxophoniste, clarinettiste, pianiste et chef d’orchestre, pour saluer en coulisses, Stan Getz. S. Si.
Concert de Stan Getz, en 1979, dans l’émission Les Légendes du jazz, sur France musique, samedi 3 novembre, première partie et dimanche 4 novembre, deuxième partie, de 18 heures à 19 heures.
UN CONCERT : Kurt Vile, à La Cigale, à Paris, lundi 29 octobre

   


Avec ou sans ses anciens camarades de The War on Drugs, le songwriter de Philadelphie Kurt Vile a laissé son empreinte dans le paysage du rock américain de ces dix dernières années. Si au départ influencé par Neil Young, Bruce Springsteen et Bob Dylan, ce guitariste et compositeur s’est forgé un son très distinct, prédominé par des guitares folk et électrique usant d’une armada de pédales d’effets distordues, où il pose sa voix traînante et décontractée.
Un an après la sortie de l’album Lotta Sea Lice, une collaboration remarquée avec l’Australienne Courtney Barnett, paraît son septième album solo, Bottle It in (Beggars/Matador) qui continue de creuser le sillon des disques précédents. Il se produira lundi 29 octobre à La Cigale, accompagné de son fidèle groupe The Violators, et avec en première partie, le duo folk Meg Baird & Mary Lattimore, également originaire de Philadelphie. F. C.
La Cigale, 120 boulevard de Rochechouart, Paris 18e. Lundi 29 octobre à 19 h 30. 27,50 €.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-12"> ¤ Le festival Les Récréâtrales se déroule du 26 octobre au 3 novembre au Burkina Faso.
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Reportage

A Ouagadougou, quand les cours familiales deviennent scènes de théâtre

Le festival Les Récréâtrales se déroule du 26 octobre au 3 novembre au Burkina Faso.

Par                                            Sophie Douce (Ouagadougou, correspondance)




LE MONDE
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        Le 28.10.2018 à 18h00

     •
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        Mis à jour le 29.10.2018 à 07h17






    
Dixième édition du festival Les Récréâtrales à Ouagadougou, dans le quartier populaire de Gounghin.
Crédits : SOPHIE GARCIA / HANSLUCAS.COM


« Bienvenue chez les Ouango ! » Au milieu du joyeux ballet des poulets qui picorent et des chats endormis, des comédiens répètent leur texte sur les planches d’une petite scène installée au fond d’une cour, à l’ombre des manguiers et des calebassiers. Assise à côté de sa maison en terre cuite, la vieille Awa Ouango les observe d’un œil curieux. Les artistes règlent les dernières finitions avant le grand soir, le stress monte. « Je dois faire la cuisine », s’excuse-t-elle. La vie continue. En arrière-fond, le tap-tap du pilon résonne, les casseroles s’entrechoquent.
Depuis près de deux mois, 150 artistes africains et européens (comédiens, metteurs en scène, danseurs, musiciens et scénographes) ont investi les cours de seize familles de Bougsemtenga, un quartier populaire de Ouagadougou, au Burkina Faso, où se déroule le festival Les Récréâtrales, du 26 octobre au 3 novembre. Au programme : spectacles de théâtre et de danse, animations jeune public, ateliers d’écriture et soirées « causerie ». Près de 60 000 visiteurs sont attendus pour cette dixième édition, selon les organisateurs.

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« J’ai découvert le théâtre grâce au festival, je m’assois souvent ici pour regarder les répétitions », explique Awa Ouango. Cela fait dix ans que cette cultivatrice d’arachides et de haricots accueille des troupes venues du monde entier dans sa modeste demeure transformée en petit théâtre à ciel ouvert.
« Leur quotidien nous a inspirés »
« On voulait créer un laboratoire de recherche et de création théâtrale, rien de tel n’existait à l’époque. La scène africaine était vue comme le théâtre du pauvre, sans moyens et dépendante des ressources extérieures, explique Etienne Minoungou, le fondateur du festival. L’idée est née dans un verre de whisky, en discutant un soir avec un ami : “Si le théâtre est un espace de discussion sociale, il faut trouver l’endroit naturel où notre parole ait du sens !”, disait-on. En Afrique, la cour familiale est le lieu traditionnel de la sociabilité. Il était 2 ou 3 heures du matin, on a passé la tête par-dessus le mur des voisins et on a commencé à rêver. »
Depuis, le rêve ne l’a plus jamais quitté. En 2002, le comédien et metteur en scène se lance et crée les premières résidences d’écriture et de création théâtrales panafricaines. Mais pour « entrer dans l’intimité » des familles, le dramaturge a préféré avancer « pas à pas » : « Nous prenions les décisions ensemble au cours d’assemblées générales avec les habitants. On ne pouvait pas s’inviter comme ça. Plus que leur espace physique, les familles partagent aussi leurs vies. »

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« Voilà une façon d’amener le théâtre au cœur de la cité, ça permet d’apporter un peu de rêve aux jeunes du quartier ! », s’enthousiasme la comédienne et metteuse en scène Odile Sankara, assise sur les gradins en bois de la cour des Nikiéma. Dans le cadre des Récréâtrales, elle présente « Musika », un spectacle monté en six semaines de résidence, « entre les éclats de voix et les bruits de cuisine ». « C’était extraordinaire de pouvoir créer ici, avec la famille qui nous observe et vaque à ses occupations. Le théâtre se nourrit de la vie, leur quotidien nous a inspirés », raconte-t-elle.
Assise sur son petit banc en bois, Bernadette Nikiéma a assisté à la gestation de la pièce dans sa cour, entre le linge suspendu aux arbres et la vieille Renault abandonnée au fond du jardin. « Je suis très heureuse de les accueillir chez moi, on est comme leur deuxième famille. Chaque jour, j’aime les regarder jouer, on s’ennuie dès qu’ils repartent », regrette la doyenne d’une famille d’une dizaine de personnes, devenue l’égérie de cette édition.
« Ça m’a donné envie de faire du théâtre, à force de les écouter je connais le texte par cœur, parfois je souffle aux comédiens quand ils ont des trous », confie sa fille Natolia. Près d’elle, les mains plongées dans une bassine de teinture indigo, Lydie, 29 ans, s’agite pour tisser les derniers pagnes en faso dan fani, le tissu local qu’elle vend aux festivaliers devant leur porte. « Ça nous rapporte un peu d’argent, on fait notre plus gros chiffre d’affaires la semaine du festival », affirme-t-elle, ravie.
« Ça fait vivre le quartier »
A quelques mètres de là, la « rue 9.32 », point névralgique des Récréâtrales, est en ébullition. Une odeur de brochettes et de chenilles de karité emplit l’air, les lampions multicolores s’illuminent dans les arbres sous les yeux émerveillés des enfants, les chaises des maquis débordent dans les ruelles orangées, tandis qu’au loin les échos des percussionnistes vibrent déjà. Les habitants de Bougsemtenga vivent au rythme du festival.

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« Il faut avouer qu’on était un peu sceptiques au début, je craignais les nuisances sonores et pour la sécurité des petits, mais aujourd’hui je suis content : tout le monde est impliqué, un groupe de femmes est chargé du nettoyage, les jeunes s’occupent de l’accueil et de la billetterie, certains sont même devenus électriciens et menuisiers, ça fait vivre le quartier », se félicite le chef de Bougsemtenga dans sa cour, où des voisines maquillent une troupe de danseurs.
« Toute une économie informelle a émergé. Mais surtout, chaque année on a des bébés qui naissent, des amours et des amitiés qui se créent, c’est ça la grande économie humaine », glisse Etienne Minoungou, l’œil malicieux, avant de filer. Le festival peut commencer.


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-13"> ¤ La rubrique Pixels du Monde continue son marathon sur le jeu événement de Rockstar. Pour cette troisième journée, nous lisons en même temps « Lucky Luke et la véritable histoire de la conquête de l’Ouest ».
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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-14"> ¤ Dans sa chronique, Emmanuelle Loyer assure que la démocratie fait de nous tous, citoyens égaux en droits, des concurrents dans une société désormais ultra-compétitive.
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« Faut-il créer des concours plus justes socialement ou se débarrasser du concours lui-même ? »

Dans sa chronique, Emmanuelle Loyer assure que la démocratie fait de nous tous, citoyens égaux en droits, des concurrents dans une société désormais ultra-compétitive.



LE MONDE IDEES
 |    28.10.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
29.10.2018 à 10h02
    |

                            Emmanuelle Loyer (Historienne,  professeure d’histoire contemporaine à Sciences Po)








                        



                                


                            
Chronique. La scène est glaçante : plan large, caméra de surveillance, sur le vaste et informel hall de Villepinte (Seine-Saint-Denis) abritant, le temps d’une épreuve, les quelques milliers de carabins aspirant à devenir médecins, chacun devant sa petite table et face à son destin. Plus tard, une autre scène lui répond : le cinéma se fait alors peinture car c’est un tableau filmé en contre-plongée, nimbé de l’élévation d’une vocation. Autour de la table de dissection et du maître qui opère, les « troisième année » triés sur le volet recueillent la transmission d’un savoir médical comme au temps de La Leçon d’anatomie saisie par Rembrandt…

D’un côté, la masse anonyme des impétrants ; de l’autre, l’intimité familière des disciples. Entre les deux, le film de Thomas Lilti étire le temps de cette Première année des facultés de médecine – ici Paris-V-Descartes – ­violente et ritualisée, tout entière finalisée par le passage dans le chas du concours : beaucoup d’appelés (amphis bondés) et peu d’élus, environ un sur dix, ce qu’on ­nommait « décimer » pendant la Grande Guerre. Chose étonnante, la sortie du film a correspondu à la suppression officielle du numerus clausus qui en forme le nœud dramaturgique, le rendant immédiatement obsolète ou puissamment performatif selon les interprétations !
Cauchemar des étudiants, de leurs parents, de leurs grands-parents… le fameux numerus clausus fut établi en 1971 comme outil de régulation de la démographie médicale. Politiquement sensible – on est trois ans après 1968 –, ce contingentement par concours est rendu possible par l’alliance conjoncturelle d’un ordre des médecins, garant d’un certain malthusianisme bien entendu de la profession et de la médecine hospitalière qui, ­désormais, avec la suppression du concours de l’externat (en 1968) doit assurer la formation de tous les étudiants dans les centres hospitaliers universitaires.

Cela n’aurait pas suffi si...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-15"> ¤ Connu du grand public pour avoir animé l’émission culte de Canal+ « Nulle part ailleurs », Philippe Gildas est mort dans la nuit de samedi à dimanche à l’âge de 82 ans.
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Article sélectionné dans La Matinale du 28/10/2018
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Le journaliste et animateur Philippe Gildas est mort

Connu du grand public pour avoir animé l’émission culte de Canal+ « Nulle part ailleurs », Philippe Gildas est mort dans la nuit de samedi à dimanche à l’âge de 82 ans.



LE MONDE
 |    28.10.2018 à 10h06
 • Mis à jour le
29.10.2018 à 15h10
    |

                            Martine Delahaye








                        



On ne le retrouve guère, sur le Net, qu’en Monsieur Loyal dans l’émission de Canal+ « Nulle part ailleurs », submergé par des fous rires à l’écoute de la bande des Nuls ou de son délirant comparse Antoine de Caunes. Un complice qui n’aura eu de cesse de le moquer pour sa petite taille et ses supposées talonnettes, ses grandes oreilles ou ses brushings façon « moumoute ».
Mais au regard des décennies pendant lesquelles il a officié tant à la radio qu’à la télévision, le parcours professionnel de Philippe Gildas illustre surtout la mutation qu’ont connue les médias au cours des cinquante dernières années ainsi que les relations étroites et mouvantes entre le politique et l’audiovisuel, tant public que privé. Philippe Gildas est mort à Paris dans la nuit du samedi 27 au dimanche 28 octobre à l’âge de 82 ans, a fait savoir Antoine de Caunes. Il souffrait d’un cancer.
Enorme bosseur, pointilleux jusqu’à l’obsession, malin tendance débrouillard, le verbe sobre mais capable de rognes telluriques aussitôt oubliées, l’allure décontractée – jamais de cravate –, Philippe Gildas, qui ne se prenait jamais au sérieux, se sera vu confier la rédaction des trois plus importantes stations de radio, RTL, Inter et Europe 1, aura présenté le journal télévisé au temps de l’ORTF d’après Mai-68, avant de devenir une figure emblématique de la première chaîne privée à péage du paysage audiovisuel français, Canal+.
Et pourtant « je n’ai jamais eu de plan de carrière, assurait-il au Monde en 2008. Mon parcours est un condensé de contradictions mais je n’ai ni remords ni regrets. Le hasard m’a porté à chaque fois au bon croisement ». Une antienne reprise dans sa biographie, coécrite avec Gilles Verlant, Comment réussir à la télévision quand on est petit, breton, avec de grandes oreilles ? (Flammarion, 2010).
Débuts à la radio
Si ce jeune Breton, né le 12 novembre 1935 à Auray (Morbihan), choisit, sans le sou, de s’ancrer à Paris au sortir du Centre de formation des journalistes (CFJ), c’est qu’il est déjà marié et père du premier de ses trois fils, né en 1960 et prénommé Gildas. Il entre tout d’abord au journal Combat, où il devient rapidement chef des informations générales. Mais il est rattrapé par ses obligations militaires : de la classe 61, il risque de devoir partir en Algérie, pour une guerre contre laquelle il a milité, à la Sorbonne, pendant ses études de lettres classiques. Il atterrit finalement au service d’information des armées à Paris.
Il n’en a pas encore fini avec ses vingt et un mois de service militaire qu’une rencontre avec son plus proche camarade au CFJ l’amène à être recruté pour une nouvelle tranche matinale qu’entend créer Radio Luxembourg, future RTL, alors en pleine mutation. Il entre pour la première fois dans une radio sous son vrai nom, Philippe Leprêtre, le 24 décembre 1962 à minuit, et, poussé vers le micro, lit son premier bulletin d’information le 1er janvier 1963, celui de 6 heures, sous le pseudonyme de Philippe Gildas : le titulaire avait trop bien fêté la Saint-Sylvestre et lui, toujours sous les drapeaux, a ajouté le prénom de son fils au sien pour échapper à toute sanction.
Le « cadeau » le plus durable qu’il estime avoir laissé à la télévision ? La météo !
Rapidement repéré pour sa rigueur et ses capacités à diriger des équipes – il est l’aîné de sept frères, a été un cadre scout et milité à l’UNEF à la Sorbonne –, il prend la direction de l’information de Radio Luxembourg deux ans seulement après son arrivée. « Je suis un bon OS, un ouvrier spécialisé dans l’information, estime-t-il dans sa biographie. (…) Je n’ai rien d’un génie de l’info. Je ne la conceptualise pas, je ne m’intéresse pas aux idées qui sont derrière, seule la façon de communiquer me préoccupe. Avec à la clé cette question essentielle : comment arriver à la justesse de l’info ? » 
Présentation du JT
Après de belles années à RTL, les dissensions au sein de la rédaction, nées en Mai 68 et restées vives, amènent Gildas à présenter sa démission. Il intègre en 1969 l’ORTF, en pleine mutation post-événements, au sein de la nouvelle unité d’information que dirige Pierre Desgraupes. Il y présente notamment le JT, « Information première », en alternance avec Etienne Mougeotte. Sans prompteur, sans cravate et avec des cheveux longs pour cacher ses oreilles.
Le « cadeau » le plus durable qu’il estime avoir laissé à la télévision ? La météo ! De par son passage à RTL, Gildas a retenu une vérité première : à chaque heure, l’info météo est celle que le public attend en priorité. Aussi, son leitmotiv étant « Tout est info », il fera de la météo un rendez-vous incarné à l’intérieur même du JT. Il ne s’agit pas encore d’une « miss météo », mais ça viendra…

   


Le 5 juillet 1972, le premier ministre de Georges Pompidou, Jacques Chaban-Delmas, tenant d’une libéralisation de l’information, démissionne. Pierre Desgraupes est remercié ; solidaire, Philippe Gildas quitte l’ORTF. Il passe une saison à France Inter (1973-1974), mais c’est dans la station concurrente qu’il va rebondir.
Sous la nouvelle présidence de Valéry Giscard d’Estaing, l’Etat, actionnaire d’Europe n° 1, remercie les deux patrons historiques de la station. Jean-Luc Lagardère, homme de confiance de Sylvain Floirat, le patron de Matra et propriétaire de la radio, prend la tête de la station. Gildas est appelé à la rédaction en chef de la matinale, qu’il intègre en décembre 1974. Il peut alors donner vie à sa marotte, une matinale en continu – au-delà des seules sessions d’information habituelles –, qu’il lance en 1976. Il est au micro de 6 h 30 à 9 heures, avec, à ses côtés, Maryse, l’animatrice vedette de la station, qu’il épousera en 1984.
Dans cette matinale d’Europe n° 1, Gildas mêle déjà information et animation. L’austère homme-tronc qu’il fut pour le JT de l’ORTF apprend la décontraction, le rire à l’antenne, les changements de rôle et de ton. Ce mélange des genres, Gildas le résume d’une formule à laquelle il tient : « Info + spectacle n’est pas de l’info-spectacle ». Il animera d’ailleurs pendant deux saisons le jeu télévisé La Tête et les jambes, puis La Chasse au trésor, tous deux pour l’A2. Tout en continuant d’assurer la matinale d’Europe, dont les audiences grimpent.
Le vaisseau Canal+
L’arrivée de la gauche au pouvoir, en mai 1981, rebat une fois de plus les cartes dans l’audiovisuel. Le directeur d’Europe n°1, Etienne Mougeotte, démissionne – sa tête a été demandée, place de la Bastille, le soir du 10 mai –, Gildas fait de même par solidarité ; mais Mougeotte et Lagardère le convainquent de rester et de prendre la direction de l’antenne pour sauvegarder la rédaction. Pour autant, « directeur, ça n’est pas mon métier », le micro lui manque. Il tient néanmoins la maison pendant cinq ans, jusqu’en 1986, en y restant comme simple animateur jusqu’en 1988… alors qu’il a déjà embarqué sur un nouveau vaisseau baptisé Canal+, en quête de territoires inexplorés.
En 1987, « Nulle part ailleurs » arrive à l’antenne en soirée. Sous couvert d’improvisation apparente […], l’émission s’avère en réalité une mécanique de précision
Avant que la presse ne qualifie les dix premières années de Canal+ de « fabuleuse aventure audiovisuelle », avant que ses inventeurs ne s’acheminent vers la formule magique de son émission phare, en clair, que fut « Nulle part ailleurs », ses créateurs auront testé tout et n’importe quoi. A la conception, le patron Pierre Lescure – que Gildas avait recruté à sa sortie du CFJ du temps de Radio Luxembourg –, le directeur des programmes Alain de Greef, et Philippe Gildas. Tous trois partagent le même credo que « tout est news », et entendent lancer un talk-show à l’américaine : une émission basée sur l’actualité, qui marque les esprits moins pour ses invités que grâce à son animateur, et où se mêlent info et divertissement. Ce qui aboutit en 1985 à « Direct », une émission de 90 minutes, le midi, pour les ménagères et les lycéens en mal de curiosités, face aux très sérieux JT des concurrents.
Une horloge dans le ventre
Parrainée par Coluche, cette émission-laboratoire, qu’il présente en polo ou en chemise Lacoste, lui permet de défricher des sujets inédits voire incongrus et de lancer à la télévision nombre de jeunes qu’il a sous la main à Europe 1. En 1987, « Nulle part ailleurs » arrive à l’antenne en soirée. Sous couvert d’improvisation apparente, de rubriques farfelues et de délire parfois incontrôlé, l’émission s’avère en réalité une mécanique de précision : elle est séquencée en modules de quelques minutes, d’autant que Gildas a une horloge dans le ventre, tous en témoignent.
Au fil de ses dix ans d’animation, Philippe Gildas aura testé quelque 150 chroniqueurs, et l’équipe comptera, hors techniciens, pas moins de 50 à 80 personnes… « Ce qui est apparu comme un esprit était une cohérence. Tous les gens qui fabriquaient cette chaîne étaient au même endroit. (…) Tous appartenaient grosso modo à la même génération, possédaient les mêmes références. Une singularité par rapport aux autres chaînes, fabriquées par des producteurs extérieurs », résumait pour Le Monde en 2014 Arielle Saracco, arrivée à Canal en 1990.
Après une première année, en 1987, où l’aspect divertissement de « Nulle part ailleurs » est assuré par la bande des Nuls, Gildas recherche quelqu’un qui puisse les remplacer – le rythme quotidien ayant amené les Nuls à abandonner. « Ma grande découverte, c’est bien sûr Antoine de Caunes », note-t-il. Antoine de Caunes peut tout se permettre, tandis que Gildas contrebalance ce qui peut apparaître comme trash ou outrancier par sa bonhomie et sa sympathie pour les invités, incapable qu’il est d’apostropher quelqu’un à la façon d’un Ardisson, d’un Fogiel ou d’un Guillon. Grands complices – « son seul défaut est d’avoir des goûts de chiottes en musique : il adore Michel Sardou », commentait Antoine de Caunes au Monde en 2008 –, tous deux animeront d’ailleurs l’émission ensemble à partir de 1991.

   


Après le départ de De Caunes en 1995, Gildas continue mais la magie n’opère plus, faute d’un solide duo (« Je sais que j’ai vécu un miracle »). Après une dernière et piteuse saison 1996-1997 en compagnie de Baffie, Gildas cède son fauteuil à Guillaume Durand ; lequel commencera à accueillir des politiques, au contraire de Gildas qui l’interdisait – il ne votait jamais.
Opposé à la retraite – mais aussi à la mort, qu’il haïssait pour être « inhumaine » –, Philippe Gildas reste malgré tout dans le groupe jusqu’en janvier 2003. Il animera ou participera à des émissions sur Canal, Paris Première, Voyage, Europe 1, France 2, Comédie… Il « bricole », en « une semi-oisiveté ». Jusqu’à ce que l’idée de créer une chaîne pour les seniors le mobilise et le désespère à la fois : alors qu’il pensait la lancer dès 2003, Vivolta ne verra le jour qu’en 2007, seulement sur le câble et le satellite. Une chaîne d’art de vivre pour celles et ceux qui ont du temps et des moyens, qui s’éteindra en 2014 faute d’audience.
« Longtemps, je fus catholique et breton. (…) Je ne comprends pas pourquoi l’homme est mortel. J’ai du mal à me faire à l’idée qu’il n’y a rien après », note Philippe Gildas dans sa biographie, qu’il avait décidé de clore sur ces mots : « Maryse et moi avons décidé de nous faire incinérer. Et quand je passerai de l’autre côté des flammes, faites aussi l’économie de l’urne : répandez mes cendres au hasard, en vous amusant, comme je n’ai cessé de le faire ! »

Dates
12 novembre 1935 Naissance à Auray (Morbihan)
1963 Premier bulletin d’information sur Radio Luxembourg
1969 Entre à l’ORTF
1981-1982 Anime « La Chasse au trésor » sur Antenne 2
1987-1997 « Nulle part ailleurs » sur Canal+
2003 Quitte le groupe Canal+
2007 Lance Vivolta, chaîne pour les seniors
28 octobre 2018 Mort à l’âge de 82 ans à Paris





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-16"> ¤ « Une histoire des civilisations » embrasse le parcours des sociétés humaines, depuis l’émergence du genre « Homo » jusqu’à nos jours, « archives du sol » à l’appui. Dialogue avec les archéologues Alain Schnapp et Dominique Garcia.
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Livre. L’archéologie bouscule l’histoire

« Une histoire des civilisations » embrasse le parcours des sociétés humaines, depuis l’émergence du genre « Homo » jusqu’à nos jours, « archives du sol » à l’appui. Dialogue avec les archéologues Alain Schnapp et Dominique Garcia.



LE MONDE DES LIVRES
 |    28.10.2018 à 09h00
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            Pierre Barthélémy








                        



                                


                            
Une histoire des civilisations. Comment l’archéologie bouleverse nos connaissances, sous la direction de Jean-Paul Demoule, Dominique Garcia et Alain Schnapp, La Découverte/Inrap, 606 p., 49 €.

Une somme, voilà le terme qui décrit le mieux Une histoire des civilisations, fruit d’une coédition entre l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) et La Découverte. Dirigé par les archéologues français Jean-Paul Demoule, Dominique Garcia et Alain Schnapp, cet ouvrage de 600 pages rassemble les contributions de quelque 70 chercheurs et a pour ambition d’embrasser le parcours des sociétés humaines depuis l’émergence du genre Homo jusqu’à la globalisation actuelle.
On pourrait presque voir comme une provocation, alors que les archéologues ont longtemps été considérés comme de simples supplétifs des historiens, cette volonté de prendre à bras-le-corps rien de moins que le destin de l’humanité. Mais cette approche se justifie par les nombreuses évolutions que la discipline a connues au cours des dernières décennies.
La notion de « civilisation » revisitée
L’archéologie est notamment la seule discipline capable de retourner aux racines de l’humanité. A cet égard, la première partie du livre, présentée par le préhistorien Jean-Jacques Hublin et consacrée à l’hominisation de la Terre ainsi qu’aux premières sociétés de chasseurs-cueilleurs, se révèle profondément originale pour ce type d’ouvrage.
La notion usuelle de « civilisation » est ainsi révisée, revisitée, et ce n’est qu’au bout de 250 pages, après l’exploration des sociétés agricoles du néolithique, que l’on entre, avec l’apparition des Etats centralisés, dans l’histoire classique et l’ère de l’écriture. Les maîtres d’œuvre ont pris soin de ne pas tomber dans le piège de l’européocentrisme et, au fil des chapitres, le lecteur se promène dans l’Inde ancienne, fait connaissance avec la métallurgie...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-17"> ¤ Les spectateurs du Monde Festival ont pu assister à une rencontre avec le cinéaste Robert Guédiguian, samedi 6 octobre, au Théâtre des Bouffes du Nord.
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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-18"> ¤ Sous le titre « Trois pierres, c’est un mur… », l’Américain Eric Cline se fait l’archéologue de l’archéologie, du XVIIIe siècle à nos jours.
<filname="PROF-0,2-3246,1-0,0-18"> ¤                      En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   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Quatre siècles de fouilles et de découvertes  Sous le titre « Trois pierres, c’est un mur… », l’Américain Eric Cline se fait l’archéologue de l’archéologie, du XVIIIe siècle à nos jours.        Par  Antoine Flandrin   Publié hier à 08h45, mis à jour hier à 14h45   Lecture 2 min.     Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter   Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail         Article réservé aux abonnés         Trois pierres, c’est un mur… Une histoire de l’archéologie (« Three Stones Make a Wall. The Story of Archaeology »), d’Eric H. Cline, traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Jacques Dalarun, CNRS Editions, 462 p., 25 € (en librairie le 31 octobre).                       « L’araignée », géoglyphe de 47 mètres de longueur, à Nazca, au Pérou (civilisation Nazca, 300 av. J.-C.-800). JEAN-CLAUDE CARTON / BIOSPHOTO             Eric H. Cline se défend d’être un Indiana Jones de l’archéologie. Il a pourtant en commun avec Steven Spielberg d’avoir saisi ce qui fait le charme de la discipline : la découverte, moment de bonheur indescriptible pour l’inventeur, comme pour le spectateur de films d’aventures. Et de belles trouvailles, la vie de l’archéologue américain de 58 ans en regorge – la plus belle, dit-il, fut une patte de singe pétrifiée, lors de sa première fouille hors d’Amérique, sur le site gréco-romain de Tel-Anafa, dans le nord d’Israël.          Après plus de trente campagnes de fouilles en Israël, en Grèce, en Turquie, en Jordanie, à Chypre et aux Etats-Unis, il propose, dans Trois pierres, c’est un mur…, moins une histoire de l’archéologie qu’une histoire des découvertes archéologiques les plus importantes depuis les fouilles en 1709 d’Herculanum, ville romaine antique détruite par l’éruption du Vésuve en l’an 79. S’il attribue la naissance de l’archéologie moderne à Joachim Winckelmann (1717-1768), Cline ne prend pas ici en compte les différentes interprétations des origines de sa discipline, s’évitant de remonter jusqu’aux curiosités pour les vestiges anciens attestés dans l’entourage des souverains égyptiens dès le IIIe millénaire av. J.-C.             Article réservé à nos abonnés  Lire aussi  Livre. L’archéologie bouscule l’histoire             Ce parti pris lui permet d’entrer directement dans le vif du sujet. Sous forme de synthèses brillamment ficelées, à mi-chemin entre le polar et l’enquête journalistique, il retrace les premiers pas des grands archéologues, de ­l’Allemand Heinrich Schliemann (1822-1890), à Troie, au Français Auguste Mariette (1821-1881), en Egypte, et du Britannique ­Leonard Woolley (1880-1960), à Ur, en Mésopotamie, à l’Américain John Lloyd Stephens (1805-1852), en pays maya.          Les traces d’innombrables batailles                                            — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? Se connecter   S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     Soutenir le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante de plus de 400 journalistes.    Participer à des événements artistiques et culturels toute l'année et partout en France.    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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-19"> ¤ Je ne serais pas arrivé là si… « Le Monde » interroge une personnalité en partant d’un moment décisif de son existence. Cette semaine, l’ancien footballeur aurait rêvé « d’être immortel ».
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Cette semaine, l’ancien footballeur aurait rêvé « d’être immortel ».    Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter   Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail          Ancien footballeur international, surnommé « The King » par les supporteurs de Manchester United, Eric Cantona s’est reconverti dans le milieu artistique depuis plus de vingt ans. Il sera, à partir du 22 novembre, sur la scène du Théâtre Antoine, à Paris, dans Lettres à Nour, de Rachid Benzine.          Je ne serais pas arrivé là si…          Si j’étais immortel ! J’ai le sentiment qu’il faut tout donner dans ce qui nous inspire, dans ce que nous avons à créer, dans nos amours, tout livrer sur nos points de vue, justement parce qu’on est mortel. Ma petite fille de 4 ans a eu cette réflexion l’autre soir : elle a dit à sa mère, « Maman tu vas vivre mille ans. » Sa mère lui a expliqué que ce n’était pas possible. Ma petite a demandé : « Mais qui a inventé ça, la mort ? C’est ridicule. C’est bien fait pour eux s’ils sont morts. » Je trouve cela très beau. Immortel, j’aurais aimé l’être, car j’aurais été moins pressé !          Quels souvenirs avez-vous de votre enfance dans le quartier des Caillols, à Marseille ? Quel minot étiez-vous ?          J’étais vivant. On était tout le temps dehors. On allait à l’école à pied, on jouait au foot dans la cour de récré et à côté de la maison, on faisait du vélo, on attrapait les lézards, on voyait les films de Bruce Lee dans le cinéma de quartier… J’ai eu une belle enfance dans une famille modeste où, avec mes frères, on a reçu l’essentiel : l’amour. Avec ça on n’a plus qu’à vivre, on peut renverser des montagnes.          Vous dites souvent que votre père vous a transmis votre « capacité d’émerveillement ». C’est-à-dire ?          J’ai aussi reçu cela. Mon père, mais aussi ma mère, se sont toujours émerveillés de tout. Ils ont aujourd’hui presque 80 ans et continuent à s’émerveiller des paysages, de la lumière, à être curieux de toutes les discussions. Comme eux, j’aime observer le monde. Tout est là pour nous inspirer. On voit aujourd’hui des gamins de 15 ans qui ne sont plus émerveillés de rien. Je les plains.          Quelles sont les personnes qui vous ont inspiré ?                  ;       — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? Se connecter   S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     Soutenir le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante de plus de 400 journalistes.    Participer à des événements artistiques et culturels toute l'année et partout en France.    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La « Madonna japonaise » prend sa retraite


                      Les millions de fans de Namie Amuro vivent comme un deuil l’arrêt de sa carrière qui aura duré vingt-cinq ans. La star de la pop japonaise était adulée dans son pays mais aussi en Chine, en Corée du Sud et en Asie du Sud-Est.



M le magazine du Monde
 |    28.10.2018 à 06h16
    |

            Philippe Mesmer (Tokyo, correspondance)








   


Et les larmes coulèrent. Des millions de fans de la chanteuse japonaise Namie Amuro ont vécu, samedi 15 septembre, comme un petit deuil. 3 500 d’entre eux étaient présents à Okinawa, dans le Palais des congrès de Ginowan, coiffés d’une corolle d’hibiscus, fleur symbole du petit archipel du sud du Japon où a vu le jour la « Madonna japonaise », la « reine de la J-pop » ou encore « l’héroïne d’Heisei » (l’ère actuelle du Japon) et où elle a donné son ultime concert. Pour ce show, elle a interprété douze titres, seule ou en duo, avec des invités. Au final, un feu d’artifice a été donné sur la mer en son honneur.
Cet adieu à la scène était attendu. La chanteuse l’avait annoncé le jour de ses 40 ans, le 20 septembre 2017, sans donner d’explications, suggérant simplement que vingt-cinq années de carrière suffisaient bien. Le rideau est donc tombé sur ces années hors norme qui ont fait de la belle d’Okinawa l’une des plus grandes stars de la musique et de la mode du Japon et d’Asie.
Drames familiaux
Trente-six millions d’albums vendus, un single, Can You Celebrate, qui détient toujours le record de ventes au Japon. Le tout au travers d’explorations de rythmiques R&B, hip-hop et, plus récemment, électroniques, l’ayant amenée à collaborer avec des stars comme David Guetta, SOPHIE and Zedd et Jolin Tsai, la reine de la pop taïwanaise.
Un succès comme une antithèse à une enfance compliquée, marquée par des drames familiaux, et que le pays entier connaît. Namie Amuro est née à Naha, la capitale d’Okinawa. Très vite, son père quitte la maison et sa mère, Emiko Taira, doit élever ses trois enfants en travaillant dans une crèche le jour et comme hôtesse de bar la nuit. A la fin des années 1990, elle meurt assassinée sous les coups du frère de son deuxième mari.
Les fans de Namie Amuro lors d’une exposition consacrée à la chanteuse à Okinawa, en septembre 2018

Est-ce de ces épreuves extrêmes que vient la réserve affichée de l’artiste, la rareté de ses sourires, l’affirmation d’une liberté si difficile à assumer dans l’univers ultraverrouillé du showbiz nippon ?

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Namie Amuro a été repérée à 12 ans. Elle fait ses débuts avec le girls band The Super Monkey’s, en devient la leader puis s’en extirpe. A l’époque, expliquait-elle en 2010 à la télévision japonaise, « j’admirais Janet Jackson. Je voulais que les gens me regardent comme moi je la regardais ». Une inspiration américaine mâtinée d’une influence japonaise, celle du groupe Dreams Come True. Travaillant avec le producteur Tetsuya Komuro, véritable faiseur de stars, elle enchaîne les succès. En 1996, l’album Sweet 19 Blues, écoulé à 3,4 millions d’exemplaires, lui attire un immense public féminin. C’est le temps du single Can You Celebrate.
L’idole des jeunes
Tout va vite, en public comme en privé. En 1997, Namie annonce à la surprise générale son mariage avec le membre du groupe TRF Masaharu « Sam » Maruyama. Au cours de la conférence de presse, elle révèle également une grossesse de trois mois, qui aurait précipité l’officialisation de leur union. A l’époque, le showbiz japonais n’a jamais connu une telle pratique.
Idéal de beauté pour les Japonaises, elle impose dans les venelles délurées du quartier tokyoïte de Shibuya le look « amura » – longs cheveux lissés, peau bronzée, minijupe et bottes remontant au-dessus du genou. Son succès dépasse vite les limites de l’Archipel.
Star en Chine, en Corée du Sud ou encore en Asie du Sud-Est, elle enchaîne les tournées, menant sa carrière à la baguette, toujours plus loin d’une pop nippone en déclin face à la montée en puissance de la K-pop, sa rivale sud-coréenne.

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Jusqu’à ce mois de septembre 2018. Dans les rues de Naha après son ultime concert, le vent chaud et humide s’amusait des affiches la montrant dans une robe blanche et vaporeuse, angélique, souriant légèrement, comme une étoile brillant à jamais au firmament de la notoriété, inaccessible.


