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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ Des vents de 150 km/h et des chutes de pluie pouvant atteindre 200 mm ont contraint les autorités à prendre des mesures d’extrême précaution.
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Météo : balayée par la dépression « Adrian », la Corse en alerte rouge

Des vents de 150 km/h et des chutes de pluie pouvant atteindre 200 mm ont contraint les autorités à prendre des mesures d’extrême précaution.



LE MONDE
 |    29.10.2018 à 19h06
 • Mis à jour le
29.10.2018 à 19h16
    |

                            Antoine Albertini (Bastia, correspondant)








                        


D’impressionnantes rafales pouvant aller jusqu’à plus de 150 km/h balaient la Corse depuis la nuit du dimanche 28 octobre et ont contraint les autorités à placer l’île en état d’alerte rouge à compter de lundi 17 heures pour risques d’inondation, de submersion et d’orages, une mesure rarement appliquée, en dépit de la récurrence de ces phénomènes météorologiques.
Avec des précipitations qui peuvent atteindre jusqu’à 200 mm et des risques pour la sécurité des personnes, la plupart des établissements recevant du public sont fermés depuis la fin de la matinée, les chemins de fer de la Corse ont annoncé l’arrêt de la circulation des trains et, à Ajaccio par exemple, l’ensemble des transports en commun a été suspendu jusqu’à l’accalmie, prévue pour la journée de mardi.
« Les plans de sauvegarde des communes les plus exposées ont été activés, a précisé Josyane Chevalier, préfète de la Corse, au cours d’une conférence de presse à Ajaccio. Et j’ai pris un arrêté préfectoral particulièrement contraignant en prévision de la phase aiguë de la crise, qui interviendra en fin de journée. »
Ports fermés, vols annulés, salariés en congés
Dès 15 heures, l’ensemble des centres commerciaux de l’île ont été fermés, tandis qu’administrations et entreprises ont reçu pour consigne de donner leurs congés à leurs employés et administrés « afin qu’il y ait le moins de personnes présentes en circulation à travers l’île ». Par mesure de sécurité, quatre ports de l’île ont été fermés. « Tous les vols d’Air Corsica [la compagnie aérienne régionale] au départ et à destination de l’île sont annulés pour aujourd’hui », a annoncé sur son compte Twitter Vanina Borromeï, présidente de l’Office des transports de la Corse.
Les conditions climatiques extrêmes ont entraîné des coupures d’électricité, en particulier dans les régions rurales de la Castagniccia, au sud de Bastia, et dans l’extrême sud de la Corse. Lundi en fin d’après-midi, 11 000 usagers étaient toujours privés d’électricité malgré les interventions de 120 techniciens. « Les prochaines dégradations des conditions climatiques en fin de journée (fortes pluies, orages et vents violents – jusqu’à 140 km/h) pourraient vraisemblablement engendrer d’autres perturbations de la fourniture d’électricité », indique EDF.
« Un épisode très bref et très violent »
Dans le Cap corse, le petit port d’Erbalunga, un site touristique parmi les plus photographiés de l’île, a été submergé par des vagues très importantes en cours de journée. A Bastia, la circulation près du quai des Martyrs et du Vieux-Port a été immédiatement interdite et le tunnel de la ville fermé en raison de son inondation.
Plus au sud, une mini-tornade a causé quelques dégâts à Porto-Vecchio, « un épisode très bref et très violent », d’après un témoin contacté sur place, qui a endommagé au moins trois véhicules et une habitation, touchée par la chute d’un arbre, dont les occupants ont dû être relogés. A Aleria, dans la plaine orientale de la Corse, des véhicules de sapeurs-pompiers ont été accidentés en cours d’intervention durant les premières heures des intempéries.
Depuis dimanche, une dépression « très creuse » baptisée Adrian remonte de l’ouest de la Sardaigne vers les côtes françaises. Elle devrait encore occasionner des vents extrêmement violents avant de s’essouffler mardi en fin de matinée. « En cette fin d’après-midi de lundi, détaille Météo-France, de violents orages vont continuer de remonter de Méditerranée et vont balayer la Corse, les Alpes-Maritimes et le Var. L’activité orageuse devrait être tout de même un peu moins marquée que ces dernières heures. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ L’association de défense des animaux L214 avait filmé en 2016 des conditions d’abattage indignes dans cet établissement des Pyrénées-Atlantiques.
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Prison avec sursis et amendes pour maltraitance « sans nécessité » au procès de l’abattoir de Mauléon

L’association de défense des animaux L214 avait filmé en 2016 des conditions d’abattage indignes dans cet établissement des Pyrénées-Atlantiques.



Le Monde.fr avec AFP
 |    29.10.2018 à 15h38
 • Mis à jour le
29.10.2018 à 16h36
   





                        



L’ancien directeur de l’abattoir de Mauléon (Pyrénées-Atlantiques), où avaient été filmées en mars 2016, par l’association L214, des images de souffrances animales, a été condamné lundi 29 octobre par le tribunal correctionnel de Pau à six mois de prison avec sursis.
Gérard Clémente, condamné pour tromperie (un non-respect du cahier des charges), devra également s’acquitter de près de 200 euros d’amende tandis que l’abattoir en tant que personne morale a été condamné à 10 000 euros d’amende. Les quatre autres prévenus, des employés, sont condamnés à des amendes de 80 à 520 euros pour maltraitance « sans nécessité ».
Images difficilement soutenables
Durant l’audience, des passages de la vidéo de L214, d’une durée totale de deux heures et demie ont été diffusés. Difficilement soutenables, les images montrent des animaux mal étourdis, des moutons saignés encore vivants, des agneaux écartelés vivants…
Pour Benoît Thomé, président de l’association Animal Cross, partie civile, « ce sont des actes très graves et les sanctions ne sont pas à la hauteur ». De son côté, Me Antoine Tugas, avocat de trois salariés, s’est montré satisfait du verdict :
« Le droit est passé. Le message juridique qui a été donné aujourd’hui est un message qui met de côté le dogmatisme, certains esprits chagrins qui ont voulu faire de ce procès un exemple. »
Durant le procès, les employés avaient souligné un manque de personnel dans les périodes les plus tendues, reproché à l’abattoir de mettre à leur disposition des outils défaillants et de n’avoir pas de consignes strictes de leur direction, ce que l’ex-directeur avait contesté. Denise Pombieilh, avocate de l’abattoir, s’est déclarée satisfaite de ces peines « plutôt modérées et justes » et de ce que le tribunal ne soit « pas tombé dans le piège d’être pris en otage par un débat plus global ».
L’association L214, qui milite pour la protection des animaux mais aussi pour l’abolition de la consommation de viande et de tout usage de substance d’origine animale, avait révélé des faits similaires dans les abattoirs d’Alès et du Vigan (Gard). Un ex-employé de l’abattoir du Vigan a d’ailleurs été condamné en avril 2017 à huit mois de prison avec sursis pour actes de cruauté et mauvais traitements sur des animaux.

        Lire aussi :
         

                « L’abattoir est aussi le lieu de l’aliénation humaine »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ Dans un rapport inédit, l’OMS alerte sur ce risque aigu pour la santé et pour le développement des enfants.
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La pollution de l’air tue 600 000 enfants par an

Dans un rapport inédit, l’OMS alerte sur ce risque aigu pour la santé et pour le développement des enfants.



LE MONDE
 |    29.10.2018 à 13h00
 • Mis à jour le
29.10.2018 à 17h36
    |

            Stéphane Mandard








                        



                                


                            

« La pollution de l’air a un impact dévastateur sur la santé des enfants. » L’alerte émane de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans un rapport inédit publié lundi 29 octobre, à la veille de l’ouverture de la première conférence mondiale sur la pollution de l’air organisée à Genève sous l’égide de l’institution onusienne. « L’air pollué est en train d’empoisonner des millions d’enfants et de ruiner leurs vies », tonne le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus.
Dans un document de près de 180 pages, l’organisation rassemble pour la première fois l’ensemble des connaissances scientifiques autour d’un « risque majeur » mais « souvent négligé » : « la particulière vulnérabilité des enfants aux effets délétères de la pollution de l’air. »

Un chiffre donne la mesure du péril. Environ 600 000 enfants âgés de moins de 15 ans – dont 543 000 de moins de 5 ans – meurent chaque année dans le monde d’une infection respiratoire parce qu’ils vivent dans un environnement saturé en particules fines, révèle le rapport. A cause d’un air extérieur contaminé par les gaz toxiques rejetés par le trafic automobile, l’activité industrielle, les pratiques agricoles, l’incinération des déchets (en Inde, notamment) ou encore les poussières issues des tempêtes de sable (Moyen-Orient). A cause, aussi, d’un air « terriblement pollué » à l’intérieur des logements, particulièrement en Afrique. Environ trois millions de personnes à travers le monde utilisent toujours des combustibles comme le charbon ou le kérosène pour cuisiner, se chauffer ou s’éclairer. Les femmes et les enfants sont les premiers exposés à ces fumées toxiques.
La quasi-totalité de ces morts sont constatées dans les pays les moins développés. « La pauvreté est clairement liée à une exposition accrue aux risques environnementaux et sanitaires », souligne l’OMS, y compris dans les pays industrialisés. 
Plus...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ Les équipementiers ne vendent plus seulement des pièces détachées, mais des systèmes complets. Sur un marché mondialisé, leur situation est de plus en plus exposée, explique Jean-Michel Bezat, chroniqueur économique au « Monde ».
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« La tempête boursière essuyée par Valeo tient aux vents mauvais qui soufflent sur le marché automobile »

Les équipementiers ne vendent plus seulement des pièces détachées, mais des systèmes complets. Sur un marché mondialisé, leur situation est de plus en plus exposée, explique Jean-Michel Bezat, chroniqueur économique au « Monde ».



LE MONDE ECONOMIE
 |    29.10.2018 à 11h30
    |

            Jean-Michel Bezat








                        



                                


                            

Pertes & Profits. Mais que se passe-t-il donc chez Valeo, dont l’ascension industrielle et boursière était citée en exemple ? L’équipementier automobile a essuyé, vendredi 26 octobre, une véritable tempête à la Bourse de Paris : au lendemain de la publication d’objectifs 2018 une nouvelle fois revus à la baisse, sa valeur boursière a fondu de 21 %, portant la chute à 62 % depuis le 1er janvier.
Longtemps très appréciée au sein du CAC40, l’action est retombée à son niveau de l’automne 2013. Et la période qui s’ouvre s’annonce difficile, pour Valeo comme pour son concurrent français, Faurecia, en raison d’une stagnation prévisible du marché automobile en 2019-2020.
Il ne faut pas chercher bien loin le revers de fortune du groupe, qui conservera toutefois une marge opérationnelle de plus de 6 % cette année. Très dépendant des ventes de véhicules, il essuie les vents mauvais qui commencent à souffler sur le marché.

Les « phénomènes négatifs » sont nombreux, confiait au Monde le PDG de Valeo, Jacques Aschenbroich, peu avant le Mondial de Paris : homologation plus difficile des véhicules en Europe avec les nouvelles normes d’émissions polluantes (WLTP) ; recul sans précédent des ventes de voitures en Chine (- 5 % au troisième trimestre) ; guerre commerciale lancée par Donald Trump pénalisant les constructeurs allemands, très gros clients de Valeo ; coût des matières premières ; perspective d’un Brexit dur.
Le modèle du fournisseur-roi remis en cause
Il est révolu le temps où Valeo n’était qu’un poids léger ; il est plus que jamais exposé au marché mondial. A marche forcée, M. Aschenbroich en a fait le numéro 9 mondial et l’un des leaders dans des produits de plus en plus high-tech grâce, à des investissements massifs dans ses usines et en recherche & développement. Au point de présenter au dernier salon de Paris une « voiture Valeo » bourrée d’équipements maison, alors que son patron...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ Au Kenya, un programme mené par l’ONG IFAW met l’intelligence au cœur de la lutte contre le braconnage et le trafic des espèces protégées. Un reportage photo d’Andrew Renneisen pour « Le Monde ».
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ Organisée par l’OMS jusqu’au 1er novembre, elle vise à mettre le combat contre « le plus grand risque environnemental pour la santé » au centre de l’agenda politique international.
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Une conférence mondiale pour une « action urgente » contre la pollution de l’air

Organisée par l’OMS jusqu’au 1er novembre, elle vise à mettre le combat contre « le plus grand risque environnemental pour la santé » au centre de l’agenda politique international.



LE MONDE
 |    29.10.2018 à 10h59
    |

            Stéphane Mandard








                        



   


En lui consacrant une première conférence internationale, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) entend placer la pollution de l’air au centre de l’agenda politique international, au même rang que le réchauffement climatique. Et insister sur un message simple : responsable chaque année de 7 millions de morts prématurées, elle doit désormais être considérée comme le « plus grand risque environnemental pour la santé » de l’humanité, et combattue comme telle.
Pour diffuser cet « appel à une action urgente », l’institution onusienne réunit, du 30 octobre au 1er novembre, à Genève, des représentants de la communauté scientifique et médicale, des organisations intergouvernementales et de la société civile, des secteurs de l’énergie ou des transports ainsi que des décideurs politiques (maires et ministres de l’environnement et de la santé).
Première étape : prendre la mesure du péril. Selon les dernières données compilées par l’OMS, environ 91 % des habitants de la planète respirent un air trop chargé en particules fines (PM 2,5, de diamètre inférieur à 2,5 µm) et sont exposés à des concentrations qui dépassent les recommandations sanitaires (10 µg/m³ par an). Cette surexposition chronique entraîne quelque 7 millions de décès par an. C’est davantage que les morts cumulés du sida (1,1 million), de la tuberculose (1,4 million), du diabète (1,6 million) et des accidents de la route (1,3 million).
« Passer de la reconnaissance à l’action »
Pourtant, malgré ces chiffres implacables, « cela ne fait que quelques mois que la pollution de l’air est reconnue comme un facteur de risque des maladies non transmissibles [MNT] au même titre que l’alcool ou le tabac », fait remarquer Maria Neira, la directrice du département santé publique et environnement à l’OMS et coordonnatrice de la conférence. Selon l’organisation onusienne, c’est même désormais la deuxième cause de mortalité après le tabac. Ainsi, un tiers des décès imputables aux principales MNT (accident vasculaire cérébral, cancer du poumon, infarctus et bronchopneumopathie chronique obstructive) sont dus à la pollution de l’air.

        Lire aussi :
         

                La pollution de l’air responsable de 422 000 décès prématurés en Europe



D’où l’urgence d’enclencher la deuxième étape : « passer de la reconnaissance à l’action ». Comment ? D’abord en plaçant « la santé au cœur de notre communication et de notre combat contre le réchauffement climatique », estime Maria Neira. S’attaquer à la pollution générée par le trafic automobile ou l’industrie, c’est aussi réduire les émissions de gaz à effet de serre, rappelle-t-elle.
A la différence du changement climatique, aucune convention des Nations unies n’encadre la pollution de l’air. La conférence ne débouchera cependant pas sur une déclaration finale. « A chaque fois, il faut négocier des textes qui finissent par se retrouver vidés de leur substance, prévient Maria Neira, rompue aux négociations internationales. Nous avons préféré opter pour des engagements volontaires des Etats et des villes afin de créer une sorte d’émulation. » Pas dupe des effets d’annonce, la responsable de l’OMS précise que des groupes de suivi seront mis en place pour vérifier que les engagements seront bien tenus.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ La Corse fait face à une tempête d’une ampleur exceptionnelle, tandis que du Massif central à la Champagne des chutes de neige soutenues vont continuer dans la nuit.
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Tempête, orages et neige : 28 départements sous vigilance, dont la Corse en rouge

La Corse fait face à une tempête d’une ampleur exceptionnelle, tandis que du Massif central à la Champagne des chutes de neige soutenues vont continuer dans la nuit.



Le Monde.fr avec AFP
 |    29.10.2018 à 08h59
 • Mis à jour le
29.10.2018 à 17h45
   





                        


Une tempête. Des orages. Beaucoup de neige. Météo France alerte lundi 29 octobre dans son bulletin de vigilance météorologique de 12 h 30 à propos de plusieurs phénomènes dangereux intervenant sur une grande partie du territoire national.
Les deux départements corses ont notamment été placés en vigilance rouge « vent violent » pour l’après-midi et « fortes vagues » le soir. Accompagnés de fortes pluies, d’orages et de grêle, ces vents ont déjà provoqué des coupures d’électricité pour 7 000 personnes, et 5 000 foyers étaient encore touchés en fin de matinée, principalement en Castagniccia, a annoncé EDF dans un communiqué. Météo France prévient que la tempête est « d’une ampleur exceptionnelle ».
Les quatre aéroports de l’île sont désormais fermés, ainsi que tous les ports, a annoncé la préfète de Corse, Josiane Chevalier. Alors que d’autres phénomènes de trombes ou de tornades sont craints, Mme Chevalier a pris un arrêté de fermeture des commerces et de toutes les administrations en contact avec le public. La ville d’Ajaccio, presque déserte lundi après-midi, avait annoncé la fermeture de ses crèches et centres de loisir dès dimanche soir.
En fin d’après-midi et en soirée, les vents devraient encore se renforcer pour atteindre « des valeurs exceptionnelles de l’ordre de 130 à 150 km/h, et probablement plus localement », selon Météo France.

        Sur Les Décodeurs :
         

          Le réchauffement climatique se ressent-il dans votre ville ?



Neige précoce
Tandis que cette tempête d’une ampleur exceptionnelle sévit sur l’île, 28 départements au total sont désormais placés en vigilance orange sur le continent. La Côte d’Azur, le Var et les Alpes-Maritimes sont frappés par des orages violents accompagnés de fortes pluies. Dans 26 autres départements, du Massif central à la Champagne, on attend pour la nuit des chutes de neige abondantes. Météo France précise que cet épisode neigeux est inhabituel par sa précocité.
Les chutes de neige seront particulièrement fortes sur la Haute-Loire, la Lozère, la Loire, le Puy-de-Dôme, le Cantal, l’Aveyron, la Corrèze et la Creuse jusqu’à mardi matin. La limite entre les zones touchées par la pluie et celles où tombe la neige pourrait descendre encore jusqu’en plaine dans la nuit de lundi à mardi. D’ici à mardi matin, on attend des quantités de neige de 15 à 30 cm (localement 50 cm) au-dessus de 800 à 1 000 m et au moins 5 à 10 cm au-dessus de 500 m d’altitude, 2 à 5 cm au-dessous de 500 m.
En Rhône-Alpes, dans la Bourgogne, l’est du Centre, la Champagne et les Ardennes, des chutes de neige sont attendues dans la nuit, avec des hauteurs de 2 à 7 cm en plaine, 5 à 15 cm sur les hauteurs et 15 à 30 cm au-dessus de 500 à 800 m.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ Prenant acte des propos du ministre de l’agriculture, Didier Guillaume, appelant les scientifiques à faire la preuve des conséquences sanitaires des pesticides, un collectif de médecins et de chercheurs propose, dans une tribune au « Monde » de lui adresser un rapport mensuel.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤                     
                                                   
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« Notre proposition,  Monsieur le ministre, pour évaluer la toxicité des pesticides»

Prenant acte des propos du ministre de l’agriculture, Didier Guillaume, appelant les scientifiques à faire la preuve des conséquences sanitaires des pesticides, un collectif de médecins et de chercheurs propose, dans une tribune au « Monde » de lui adresser un rapport mensuel.



LE MONDE
 |    29.10.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
29.10.2018 à 10h16
    |

                            Collectif








                        



                                


                            
Tribune. Monsieur le ministre, vous avez déclaré sur l’antenne de RTL, le 19 octobre : « Sur la question des bébés sans bras, il faut que la science fasse son travail. C’est aux scientifiques de faire la preuve ou non qu’il y a des conséquences à l’usage des pesticides. » Ce qu’un journal [Le Nouvel Observateur] a cru pouvoir traduire sur son site par : « Pesticides, Didier Guillaume réclame aux scientifiques des preuves de leur impact sur la santé ».
Si l’on s’en tient à la loi, ce n’est pas aux scientifiques d’apporter la preuve de la toxicité des pesticides, mais bien aux industriels de démontrer l’absence de nocivité de leurs produits. De plus, cette preuve devrait être faite avant leur mise sur le marché et validée par des organismes indépendants certifiés comme c’est le cas pour les médicaments qui, pour être commercialisés, doivent avoir reçu une AMM (Autorisation de mise sur le marché).

Dans le cas des excès d’agénésies transverses des membres supérieurs, rien ne permet actuellement d’infirmer que les pesticides n’en soient pas la cause. La question était seulement de savoir s’il fallait chercher plus loin ou non ? Nous le croyons, et nous pensons surtout qu’un travail d’analyse épidémiologique et d’exposition doit être réalisé sans tarder.
Nous prenons acte des récents propos de la ministre de la santé mais nous nous étonnons des délais considérables existant entre les alertes aux services concernés et les investigations, les signalements dans l’Ain datant de 2010 ! Ces alertes et les investigations qui en résultent devraient être portées à la connaissance du public sans attendre plusieurs années, le temps finissant par effacer les possibles éléments de preuve !
Un lien fort
Concernant les effets toxiques des pesticides, les scientifiques accumulent les preuves depuis de nombreuses années, à tel point qu’il n’est plus nécessaire d’invoquer le principe de précaution mais celui de prévention....




                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 28/10/2018
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La pollution de l’air responsable de 422 000 décès prématurés en Europe

« La pollution atmosphérique est un tueur invisible », alerte l’Agence européenne de l’environnement dans son rapport 2018 sur la qualité de l’air.



LE MONDE
 |    29.10.2018 à 00h00
 • Mis à jour le
29.10.2018 à 07h29
    |

            Stéphane Mandard








                        



   


L’Agence européenne pour l’environnement (AEE) publie lundi 29 octobre son rapport 2018 sur la qualité de l’air en Europe. Comme le précédent, il n’est pas vraiment rassurant. « La pollution atmosphérique reste trop élevée dans l’ensemble de l’Europe », conclut l’AEE. Et les Européens continuent de le payer avec leur santé.
Selon les dernières données collectées par l’Agence, les concentrations de particules fines (PM2,5, de diamètre inférieur à 2,5 micromètres) ont été responsables d’environ 422 000 décès prématurés (avant l’âge de l’espérance de vie) dans l’ensemble des 41 pays européens en 2015, dont 391 000 dans les 28 Etats membres de l’UE. Soit une légère baisse par rapport à 2014 où le bilan macabre atteignait 399 000 à l’échelle de l’UE. C’est l’Allemagne qui paie le plus lourd tribut (62 300) devant la Pologne (60 600), l’Italie (44 500) et la France (35 800).
« La pollution atmosphérique est un tueur invisible et nous devons intensifier nos efforts pour agir sur ses causes, commente Hans Bruyninckx, le directeur exécutif de l’AEE. M. Bruyninckx appelle l’Europe à « redoubler d’effort » pour notamment « réduire les émissions causées par le transport », rappelant qu’elles sont « généralement plus nocives que celles provenant d’autres sources, car elles se produisent au niveau du sol et le plus souvent en ville, à proximité de la population ».
Dépassements persistants
Le rapport de l’AEE est établi à partir des données collectées par plus de 2 500 stations de surveillance de la qualité de l’air réparties à travers l’Europe. L’analyse des résultats pour l’ensemble de l’année 2016 révèle que « malgré de lentes améliorations, la pollution atmosphérique dépasse toujours les limites établies par l’Union européenne [UE] et les lignes directrices de l’Organisation mondiale de la santé [OMS] », les seuils fixés par l’UE étant souvent moins exigeants que ceux prônés par l’OMS.
Ainsi, pour les PM2,5, le pourcentage de la population urbaine de l’UE exposée à des concentrations supérieures aux limites européennes (20 µg/m3 en moyenne annuelle) était de 6 % en 2016 contre 7 % l’année précédente. Mais cette proportion grimpe à 74 % si on se réfère aux normes de l’OMS, deux fois plus protectrices.
La valeur limite annuelle continue aussi à être « largement dépassée dans l’ensemble de l’Europe » pour le dioxyde d’azote (NO2), gaz principalement émis par les moteurs diesel, note le rapport. Un constat qui vaut aussi pour la France. Le ministère de la transition écologique et solidaire a publié vendredi 26 octobre son bilan national de la qualité de l’air pour 2017. S’il insiste, comme le rapport de l’AEE, sur la tendance globale à l’amélioration depuis 2000, l’année 2017 reste marquée par des dépassements des normes européennes. Ils concernent douze agglomérations dont Paris, Lyon et Marseille pour le NO2 et 27 agglomérations pour l’ozone. Des dépassements persistants qui valent à la France d’être renvoyée devant la Cour de justice de l’Union européenne.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ La Commission européenne a annoncé en septembre vouloir la fin du changement d’heure, mais cette décision ne s’appliquerait pas avant avril voir octobre 2019.
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Les questions que pose la fin du changement d’heure

La Commission européenne a annoncé en septembre vouloir la fin du changement d’heure, mais cette décision ne s’appliquerait pas avant avril voir octobre 2019.



LE MONDE
 |    28.10.2018 à 10h47
 • Mis à jour le
29.10.2018 à 07h59
    |

            Anne-Aël Durand








                        


Dimanche, à 3 heures du matin, il sera seulement 2 heures : le passage à l’heure d’hiver, devenu un rituel bien établi chaque année, a son corollaire, le passage à l’heure d’été. Pourtant, le principe est controversé, et le président de la Commission européenne a annoncé, le 12 septembre, que le changement d’heure devait « être aboli ».
D’où vient l’idée du changement d’heure ?
Décaler les horaires de la journée pour s’adapter à la luminosité en hiver et en été est une mesure initialement destinée à économiser de l’énergie. Elle a été d’abord adoptée dans plusieurs pays (Allemagne, Royaume-Uni, France, Etats-Unis…) au cours de la première guerre mondiale, avant d’être abandonnée dans plusieurs pays. C’est à la suite du choc pétrolier de 1973 que le changement d’heure a été remis en place, notamment en France en 1976, puis dans d’autres pays d’Europe. Mais ce n’est qu’en 2001 qu’une directive de l’Union européenne a harmonisé les dates de passage à l’heure d’été ou d’hiver, fixées aux derniers week-ends d’octobre et de mars. Actuellement, une soixantaine de pays appliquent le changement d’heure dans le monde.
Pourquoi décider de l’« abolir » ?
Le changement d’heure est controversé : d’abord, les économies d’énergie sont finalement assez limitées : selon une étude de l’Ademe, les gains sont réels sur l’éclairage mais moins nets pour le chauffage et la climatisation. Un rapport allemand déplore aussi des économies « marginale ». Les opposants au changement d’heure évoquent aussi une hausse des accidents de la route, et une perturbation des rythmes de sommeil, néfaste pour la santé.

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                Pourquoi le changement d’heure est si critiqué



84 % pour la fin du changement d’heure
Durant les dernières années, plusieurs grands pays ont fait machine arrière sur le changement d’heure : la Chine dès 1991, la Russie et la Biélorussie en 2011 et la Turquie en 2016.
La Commission européenne s’est emparée du sujet en lançant une consultation durant l’été. Elle a engendré plus de 4,6 millions de réponses (dont une forte proportion d’Allemands) et a abouti à un résultat sans appel : 84 % des Européens interrogés se sont prononcés pour l’abolition du changement d’heure. Seuls les Grecs et les Chypriotes étaient majoritairement contre. Une proposition de directive européenne a rapidement été publiée en septembre.
Quand la mesure doit-elle s’appliquer ?
Selon ce texte, « à partir du 1er avril 2019, les Etats membres ne changeront plus leur heure légale ». Mais les Etats membres appliqueront tout de même le changement d’heure prévu le 31 mars. Concrètement, cela signifie que la situation actuelle – heure d’hiver jusqu’à fin mars, puis passage à l’heure d’été de façon coordonnée – s’appliquera au moins jusqu’au 27 octobre 2019. Ce n’est qu’à ce moment-là que les pays qui ont choisi l’heure d’hiver pourraient être amenés à changer pour la dernière fois leur montre, alors que les autres ne le feront pas.
Le grand bouleversement ne devrait avoir lieu que dans un an. Mais un choix doit être réalisé avant la transposition de la directive, le 1er avril. Durant ce court délai de six mois :
le Parlement européen devra avoir adopté la proposition de la Commission ;chaque Etat devra avoir notifié son choix « au plus tard le 27 avril 2019, sur la base d’éventuelles consultations et évaluations au niveau national et en concertation avec d’autres Etats membres ».
Heure d’été ou d’hiver, que vont choisir les pays européens ?
C’est la grande difficulté, car les avis sont partagés. La Commission laisse la liberté aux Etats de choisir, mais leur recommande de se concerter, surtout entre pays frontaliers. Le secteur aérien est particulièrement inquiet. Le sujet sera discuté lors d’une réunion des ministres des transports de l’Union européenne lundi 29 et mardi 30 octobre à Graz, en Autriche.

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                Heure d’été ou heure d’hiver : Bruxelles veut laisser le champ libre aux Etats membres



Selon la consultation européenne, 56 % des citoyens étaient plutôt favorables à l’heure d’été, contre 36 % pour l’heure d’hiver. Certains pays ont déjà indiqué leur préférence : le Portugal, Chypre et la Pologne pour l’heure d’été, la Finlande ou le Danemark pour l’heure d’hiver, a indiqué en septembre la commissaire aux transports, Violeta Bulc. Pour l’Espagne, ce pourrait aussi être l’occasion de changer de fuseau horaire, une revendication ancienne, et de revenir à l’heure de Greenwich, comme le Portugal voisin.
Pour d’autres Etats, il est urgent d’attendre. L’Autriche et les Pays-Bas plaident pour un report de la décision, selon le premier ministre belge Charles Michels. « Il y a dans les coulisses européennes des discussions sur le sujet », a-t-il affirmé vendredi à la radio La Première. Il assure aussi que les Belges seront consultés et plaide pour que « le Benelux, la France et l’Italie conservent le même fuseau horaire ».
En Irlande, le Brexit complique encore la donne, puisque le Royaume-Uni n’a pas l’intention d’abandonner le changement d’heure, ce qui introduirait des décalages une partie de l’année entre l’Irlande et la province britannique d’Irlande du Nord. Le gouvernement irlandais a annoncé qu’une consultation serait lancée sur la question.
Que va-t-il se passer en France ?
Lors de la consultation européenne, l’opinion française était plus favorable que la moyenne à l’abandon du changement d’heure, mais partagée sur le choix final, avec 52 % de partisans de l’heure d’été (soit moins que la moyenne européenne), 38 % pour l’heure d’hiver et 10 % sans opinion.
Le ministère de la transition écologique et solidaire, François de Rugy, a déclaré vendredi 26 octobre sur France 2 qu’il était personnellement partisan de « réduire le décalage » de deux heures par rapport à l’heure naturelle, mais que la décision serait prise en fonction de « ce qui est le plus pertinent en manière d’économie d’énergie ».
Le dossier sera traité par le ministère de la transition écologique et solidaire, et celui des transports. Selon les services du premier ministre, des concertations seront prévues avec les acteurs concernés, mais aussi avec les voisins européens. On ne sait pas si les citoyens seront consultés.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ Après deux ans à scruter l’état de santé des coraux du Pacifique, la goélette scientifique est arrivée à Lorient avec des années de résultats à étudier.
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L’expédition Tara Pacific est rentrée à bon port avec ses trésors

Après deux ans à scruter l’état de santé des coraux du Pacifique, la goélette scientifique est arrivée à Lorient avec des années de résultats à étudier.



LE MONDE SCIENCE ET TECHNO
 |    27.10.2018 à 11h30
 • Mis à jour le
28.10.2018 à 06h16
    |

                            Dino Di Meo








                        



   


Dans le monde de la recherche scientifique, Tara n’est plus à présenter. Bateau polaire à l’origine, la goélette incarne aujourd’hui la Fondation Tara, la première reconnue d’utilité publique sur les océans. Depuis 2003, la goélette grise est devenue un emblème et un navire unique. Après Tara Arctic, Tara Oceans, Tara Méditerranée, voilà l’expédition Tara Pacific qui s’achève. Le bateau est arrivé samedi 27 octobre à Lorient, son port d’attache, avec à son bord un état des lieux très poussé des récifs coralliens du Pacifique. « En quinze ans, nous avons mené des recherches scientifiques de très haut vol avec de nombreux laboratoires de recherche afin de mieux comprendre les enjeux environnementaux sur la planète mer », précise Etienne Bourgois, directeur général de la marque de vêtements Agnès b., armateur du bateau.
Le Pacifique abrite près de 40 % des coraux de la planète
Le Pacifique abrite près de 40 % des coraux de la planète. Pour Serge Planes, coordinateur scientifique de l’expédition et directeur de recherche CNRS au Centre de recherche insulaire et observatoire de l’environnement en Polynésie, cette mission est un réel succès puisque les équipes de bord ont réalisé près de 90 % de l’objectif initial. « C’est la première expédition de cette envergure, dit-il. Près de 36 000 échantillons ont été récoltés et tous les archipels ont été au moins visités une fois. »
Même satisfaction du côté de Tara Expéditions. « Nous avons réalisé près de 2 700 plongées. Le tout sans problèmes techniques majeurs », précise Romain Troublé, le président de la Fondation Tara.

   


Bulles d’eau chaude
Serge Planes a concentré les prélèvements sur trois espèces de coraux sur les 1 500 répertoriées. « Nous nous sommes penchés sur des espèces que l’on retrouvait partout dans le Pacifique : un corail massif, un corail branchu et un corail de feu (très urticant lorsqu’on le touche) qui sont très importants dans la construction des récifs. » Il explique que chaque récif a son propre seuil de stress. Si la température de l’eau s’élève d’un à deux degrés Celsius pendant quelques jours, le polype se sépare des micro-algues qui le nourrissent et lui donnent ces couleurs. Alors l’animal devient pâle, blanchit et le corail s’épuise avant de mourir si le phénomène persiste.
Si certaines espèces sont plus ou moins résistantes en fonction de leur physiologie et de leur particularité génétique, d’autres peuvent s’adapter à ces modifications d’environnement. « Tout dépend de la température moyenne dans laquelle ils se trouvent de façon permanente. » Les coraux situés dans les latitudes basses ou hautes (plus tempérées) blanchissent à des températures plus basses. Ceux qui se trouvent plutôt en zone tropicale, donc à des températures plus élevées, blanchiront à des températures plus hautes. « Ce qui est beaucoup plus chaotique, c’est la façon dont se met en place géographiquement le blanchissement, explique Serge Planes. C’est une combinaison de facteurs associés au réchauffement de la planète, notamment liés à un contexte de “warm bloops”, des bulles d’eau chaude situées dans des zones particulièrement restreintes, marquées par un réchauffement très localisé. »

   



        Lire aussi :
         

                Les coraux du Pacifique sont massivement endommagés



Dégradation côtière
A proximité des grosses métropoles, notamment en Asie du Sud-Est, l’état de santé des coraux et sa variabilité dépendent principalement des pressions liées aux activités humaines directes, qui s’ajoutent au réchauffement climatique. Il ne s’agit plus de blanchissement mais de dégradation côtière, causée notamment par la pollution, l’absence de traitement des eaux usées, la surpêche et la déforestation, qui facilite le déversement des sédiments dans les rivières et leur dépôt sur le corail jusqu’à son étouffement. « Il s’agit d’une agression physique et comme le récif est côtier, il la subit de plein fouet », continue le spécialiste des coraux.
Les épisodes de blanchissement pourraient devenir un phénomène annuel pour 90 % des récifs coralliens au cours des prochaines décennies
En attendant que cette quantité énorme de prélèvements puisse livrer son secret, les scientifiques ont déjà fixé une tendance pour l’avenir des récifs du grand océan. Les épisodes de blanchissement pourraient devenir un phénomène annuel pour 90 % des récifs coralliens au cours des prochaines décennies. Et si les prévisions sur leur évolution ne prévoient plus leur disparition complète, les dégradations devraient se poursuivre jusqu’à ce que le changement climatique se stabilise et que de nouveaux types d’assemblages de récifs puissent résister aux nouvelles conditions thermiques. Le consortium Tara Pacific (qui représente vingt-trois laboratoires et une centaine de chercheurs) aura besoin de deux à cinq ans avant d’obtenir une vision globale de ces phénomènes.
La Fondation Tara appelle d’ores et déjà les Etats à prendre immédiatement six mesures d’urgence afin d’atténuer le stress subi par les récifs : amélioration de la gestion des déchets plastiques, limitation de l’impact de l’agriculture, de l’élevage et de la déforestation, interdiction ou contrôle des méthodes de pêche, du développement des grandes infrastructures côtières, et enfin sensiblisation des populations locales à préserver leur propre environnement.

« Tara », une série en plusieurs épisodes
Cap sur la « soupe » de plastiquesLes défis d’une navigation scientifique « propre »Veillée d’armes aux abords du vortex de déchets du Pacifique NordDans l’œil du vortex de déchets du Pacifique NordOn a plongé dans la grande poubelle du Pacifique... deux foisVariations sur le plastiqueAlgues, plancton et spleenTerre en vue





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ Retrouvez grâce à notre moteur de recherche l’ensemble des volets de la série réalisée à partir des questions des lecteurs sur le compteur Linky.
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« Linky en questions » : explorez les réponses à vos interrogations sur le compteur connecté

Retrouvez grâce à notre moteur de recherche l’ensemble des volets de la série réalisée à partir des questions des lecteurs sur le compteur Linky.



LE MONDE
 |    27.10.2018 à 11h03
 • Mis à jour le
27.10.2018 à 12h30
    |

            Anne-Aël Durand et 
Maxime Ferrer








                        


Chaque jour, 30 000 nouveaux compteurs Linky sont installés en France. Les compteurs communicants doivent être installés avant 2021 dans les 35 millions de foyers français pour remplacer progressivement les compteurs d’électricité classiques. Le gestionnaire du réseau, Enedis, assure que ce compteur permettra de mieux gérer la production, la consommation et la facturation de l’électricité.
Ce vaste chantier suscite des interrogations et des craintes de toutes sortes, que les lecteurs du Monde.fr ont été invités à exprimer par un appel à témoignages. Des centaines de questions et remarques nous sont parvenues, sur des thèmes aussi divers que les ondes émises par le boîtier, les risques de partager ses données de consommation, les craintes de surfacturation, les dysfonctionnements liés à l’installation…
Nous avons répondu à la plupart de ces thèmes dans le cadre de notre série « Linky en questions ». Le module ci-dessous permet de retrouver l’ensemble de ces articles en entrant simplement des mots-clés (CPL, facture, données, incendie…) dans la barre de recherche.



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Recherchez dans le contenu des questions





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"titre": "Le compteur Linky \u00e9met-il en continu ?",
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Question posée par Aurore Rodriguez« Enedis « joue » sur les mots en indiquant dans sa communication à moult reprises que le compteur Linky n'émet que quelques secondes par jour. Ils ne parlent jamais de la technologie CPL qui, elle, circule toute la journée dans le réseau électrique domestique. »Par rapport aux anciens compteurs, Linky est dit « communicant » ou « intelligent », car il peut transmettre des informations sur la consommation des foyers, et être relevé à distance. Les données transitent non pas par Wi-Fi ou par ondes hertziennes, mais par le courant porteur en ligne (CPL), c'est-à-dire par les fils de l'installation électrique.Le CPL est une technologie fréquemment utilisée depuis les années 1950, et développée dans les maisons pour les box Internet ou des usages domotiques, comme les volets roulants ou les alarmes, mais aussi dans tous les compteurs avec l'option « heures pleines-heures creuses », soit environ dix millions de foyers.Un signal à haute fréquence et de faible énergie passe, en même temps que le courant alternatif, dans le logement, et au-delà, jusqu'au concentrateur, situé dans le poste de distribution à l'extérieur de la maison. Les informations sont ensuite transmises via le réseau télécoms (GPRS) vers les sites de supervisions.En fonctionnement normal, Linky se contente de relever la consommation du foyer une fois par jour, pour une période de quelques secondes, entre minuit et 6 heures du matin. Les concentrateurs peuvent aussi interroger le compteur ponctuellement, par exemple pour détecter une panne.Mais en réalisant des mesures d'exposition en 2016, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) a repéré que des « ping » étaient aussi envoyés plus souvent, pour vérifier que le réseau n'est pas coupé. « Ces communications sont extrêmement brèves [140 millisecondes] mais assez fréquentes : entre quatre et dix par minute, quel que soit le moment de la journée. Finalement, si on ajoute le tout, ça fait un temps quotidien de communication de quelques minutes à quelques heures, explique Olivier Merckel, chef de l'unité d'évaluation des risques liés aux nouvelles technologies à l'Anses. On ne peut pas dire qu'un compteur émet en permanence, mais il le fait plus que ce qu'on imaginait au départ. » ",
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"titre": "Le niveau d\u2019ondes \u00e9mises par Linky est-il \u00e9lev\u00e9 ?",
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Question posée par Claire Doun :« Quelle quantité d'ondes [est émise] par rapport à d'autres appareils, type smartphone, Wi-Fi… ? »Le CPL et le compteur émettent des ondes électromagnétiques, comme le font de nombreux appareils électriques sous tension. Ces types d'ondes ont été classées comme « peut-être cancérogènes pour l'homme ». Mais le rapport publié en 2016 par l'Anses conclut que les niveaux relevés sont très faibles et ne présentent pas de danger.Selon des mesures réalisées par plusieurs organismes, le compteur émet un champ électrique compris entre 0,2 et 3,9 volts par mètre (V/m), loin de la limite réglementaire de 87 V/m, et un champ magnétique de 0,26 microtesla (µT), alors que le maximum autorisé est de 6,25 µT.Les comparaisons réalisées avec d'autres équipements domestiques montrent que le champ électrique du compteur Linky est cinquante fois plus faible que celui d'une plaque à induction, ou dix-sept fois plus faible que celui d'une lampe fluocompacte. Concernant le champ magnétique, à trente mètres d'un compteur, il est aussi inférieur à une plaque à induction et équivalent à celui d'une télévision cathodique. Les émissions baissent rapidement lorsque l'on s'éloigne du câble électrique. Mais elles restent supérieures à celles d'un ancien compteur qui étaient, elles, quasi nulles.",
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"titre": "Existe-t-il des \u00e9metteurs radio Linky, qui exposent \u00e0 des ondes suppl\u00e9mentaires ?",
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Question posée par Stéphane Lhomme, militant antinucléaire et conseiller municipal de Saint-Macaire (Gironde), devenu l'une des figures de proue du mouvement anti-Linky :« Alors qu'Enedis et les promoteurs du Linky contestent la problématique des ondes en insistant sur le fait que « le Linky ne fonctionne pas en Wi-Fi », est-il vrai que, dans un second temps, des millions de Linky vont être équipés d'émetteurs Zigbee (équivalent du Wi-Fi) ? »Les émetteurs radio Linky (ERL) comme le Zigbee sont des modules supplémentaires conçus pour être rattachés aux compteurs communicants et leur donner de nouvelles fonctionnalités.L'ERL n'est pas installé par Enedis mais par les fournisseurs d'électricité. Il permet de connaître la consommation en temps réel des appareils électriques, de les piloter pour améliorer son confort – par exemple éteindre le chauffage lorsqu'on sort de chez soi et le rallumer avant de revenir – et réaliser des économies d'énergie. C'est le principe dessmartgrids.Contrairement à Linky, qui utilise le courant porteur en ligne (CPL), ce module fonctionne avec des protocoles radios standards et sécurisés, dont l'un appelé « ZigBee ». Ce système proche du Bluetooth permet d'émettre avec une faible consommation d'énergie dans un rayon d'action assez limité. Ni l'Agence nationale des fréquences (ANFR) ni l'Anses n'ont encore réalisé de mesures concernant les ERL. « Les bandes ISM et Wi-Fi sont libres ou sous autorisation générale : tout le monde peut communiquer à condition de ne pas dépasser une certaine puissance », explique au Monde Gilles Brégant, directeur général de l'ANFR.Une chose est sûre, ces modules ne sont pas obligatoires et n'existent quasiment pas dans le commerce. Chaque consommateur peut choisir de l'ajouter ou non. Mais il est impossible d'empêcher son voisin de s'équiper d'un ERL… de même que lui interdire d'utiliser du Wi-Fi ou du Bluetooth dans son habitation.",
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"titre": "L\u2019accumulation de compteurs Linky est-elle dangereuse ?",
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Question de Gg Fourgi :« Vivant en appartement, la grappe des quarante compteurs de l'immeuble va émettre ses relevés toutes les vingt-quatre heures ou toutes les heures si l'option est choisie. Il semble qu'il n'y ait pas de filtres dans le compteur : nous allons recevoir dans notre appartement le rayonnement du relevé des quarante compteurs au pire toutes les heures : quelles mesures d'impact sur la santé ont été faites (pas pour un compteur mais pour une grappe de quarante) ? »La question a été posée sous des formes différentes par plusieurs internautes. En effet, dans les habitations collectives, les compteurs sont fréquemment regroupés. Les émissions d'un seul Linky sont faibles, mais peuvent-elles devenir dangereuses en se cumulant ? C'est peu probable, selon Gilles Brégant, directeur de l'Agence nationale des fréquences (ANFR) : « Les Linky ne sont pas synchrones, ils ne vont pas tous émettre en même temps et ne vont pas s'additionner, sauf dans des cas très rares. Cela dépend aussi de la configuration : en immeuble, les compteurs sont en moyenne assez loin des appartements, or, les ondes s'affaiblissent vite avec la distance. »Notre analyse : Pourquoi le compteur Linky électrise les passionsPour l'instant, les tests n'ont été réalisés qu'en laboratoire ou en condition réelle sur des compteurs Linky isolés, mais les particuliers peuvent demander par Internet que l'ANFR réalise des mesures d'ondes chez eux, ou dans des dispositions particulières. Les résultats seront ensuite publiés sur le site Cartoradio.Selon Olivier Merckel, chargé des risques sanitaires liés aux nouvelles technologies à l'Anses, la multiplication des compteurs en un point rallonge le temps d'émission mais pas forcément leur intensité et « il est très peu probable qu'on arrive à des niveaux d'exposition significatifs ».",
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"titre": "Peut-on installer un compteur Linky dans sa chambre ou son salon ?",
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Question de Georges Heribert :« Peut-on installer un compteur Linky dans une chambre à coucher sans danger ? »Une autre lectrice, Marie, s'inquiète de « sa proximité avec la vie de famille. Il est à moins d'un mètre du canapé. »Le cas de figure n'est pas très fréquent, car les compteurs sont généralement installés à l'extérieur des maisons ou appartements, ou assez loin des pièces de vie (couloir, garage…). Les mesures réalisées à vingt centimètres du Linky ne sont pas supérieures aux autres émissions d'appareils électriques, comme une télévision, un chargeur d'ordinateur ou un micro-ondes.Les autorités sanitaires se veulent rassurantes. « La probabilité d'un effet sur la santé est extrêmement faible. On ne peut pas démontrer l'absence d'un risque, mais aucun élément scientifique aujourd'hui n'indique un quelconque risque, y compris pour les jeunes enfants, assure au Monde Olivier Merckel, de l'Anses. L'exposition n'a rien à voir avec celles des téléphones mobiles, par exemple. »Le rapport de l'Anses, publié en 2016, préconise toutefois de réaliser des mesures additionnelles sur des dispositifs électriques utilisés très proches du corps humain (fauteuils, lits à commande électrique, etc.).",
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Question de François Sermier :« Pourquoi personne (ni Enedis, ni les anti-Linky) ne mentionne jamais la possibilité de poser un filtre permettant d'empêcher complètement le passage du CPL en aval du compteur sans impact sur le fonctionnement du compteur ? »Les filtres anti-CPL destinés à bloquer les émissions de Linky ne sont pas si confidentiels. Ils sont même mis en avant comme « la meilleure protection » pour la vie privée, le matériel sensible et la santé par la Plate-forme opérationnelle anti-Linky (www.poal.fr), un site destiné à fédérer les opposants au compteur connecté.Ce filtre est un boîtier destiné à empêcher les parasites dans l'installation électrique, notamment les ondes émises par le CPL au sein des habitations. Le compteur Linky n'émet donc plus à l'intérieur, mais continue de communiquer vers l'extérieur pour relever la consommation vers Enedis – ce qui est une obligation légale.Mais ce filtre peut aussi occasionner des difficultés. Tout d'abord, il risque de perturber des systèmes domotiques comme les alarmes ou les volets télécommandés. Ensuite, il est assez cher. Par exemple, l'entreprise CEM-Bioprotect, qui commercialise ces filtres, les vend entre 235 et 500 euros, sans compter le coût de l'installation, qui doit être réalisée par un électricien. Un prix qui triple pour les installations électriques en triphasé.Surtout, est-ce une solution aux craintes sur les ondes et l'accès à la vie privée ? Pas si simple.« S'il est conçu et installé correctement, ça doit pouvoir fonctionner. Mais cela n'a pas été testé, explique Olivier Merckel, de l'Anses, qui reste circonspect sur leur utilité. Avec ces inquiétudes liées aux ondes, malheureusement, on voit apparaître sur le marché des produits totalement inefficaces, comme par exemple des patchs censés atténuer ou annuler le rayonnement électromagnétique des téléphones portables. »Stéphane Lhomme, militant anti-Linky, a qualifié en avril 2018 les créateurs du site POAL d'« escrocs qui ne sont là que pour vendre très cher des pseudo-filtres ». Le cofondateur de la plate-forme anti-Linky, Philippe Mahé, est aussi le président de l'entreprise CEM-Bioprotect, sans que le lien entre les deux soit signifié clairement, comme l'a révélé une enquête de Libération.",
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"titre": "Linky est-il une nuisance pour les personnes \u00e9lectrohypersensibles ?",
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René Sebek s'inquiète des « effets du CPL sur les électrosensibles » et a transféré aux Décodeurs une centaine de témoignages de personnes souffrant de problèmes de santé qu'ils attribuent au compteur Linky.Maux de tête, insomnies et fatigue, acouphènes, picotement, vertiges, nausées… de nombreuses personnes décrivent des symptômes variés qu'ils relient à la présence ou à la pose d'un compteur Linky, et des ondes électromagnétiques qu'il génère. Ces troubles, rassemblés sous le terme d'électrohypersensibilité (EHS) sont apparus dans les années 1980 et se sont développés depuis les années 2000, en même temps que la multiplication des téléphones mobiles, antennes-relais ou Wi-Fi.La science reste assez démunie face à ce phénomène. L'Anses a publié en mars 2018 un rapport, synthèse de quatre ans de travail pluridisciplinaire sur l'EHS, qui conclut que « les souffrances correspondent à une réalité », qui justifie une prise en charge adaptée pour près de trois millions de personnes. Pourtant, ajoutent les auteurs de ces travaux, « les connaissances scientifiques actuelles ne mettent pas en évidence de lien de cause à effet » avec l'exposition aux ondes électromagnétiques.Ce rapport ne traite pas spécifiquement du CPL, mais l'Anses, dans un avis sur les compteurs communicants appelait à réaliser des études spécifiques sur l'« effet nocebo » (l'inverse du « placebo », c'est-à-dire un effet négatif dû à une attente de nocivité d'un produit pourtant inactif) d'une installation imposée aux citoyens.En attendant, certaines personnes électrosensibles se tournent vers la justice, avec plus ou moins de réussite. Une Iséroise a obtenu en décembre 2016 du tribunal de grande instance de Grenoble que son compteur d'eau communiquant soit retiré et qu'aucun nouveau compteur, y compris Linky, ne soit installé chez elle par précaution.Explications : Non, la justice n'autorise pas les usagers à refuser les compteurs Linky  Toujours en Isère, un couple domicilié à Meylan avait aussi obtenu en septembre 2017 que le tribunal de grande instance de Grenoble interdise à Enedis d'installer un compteur Linky à leur domicile, car leur fils était électrosensible. Mais ce jugement a été annulé en appel en mars 2018. En juillet 2018, Ouest-France relatait l'histoire d'une Morbihanaise électrosensible qui avait obtenu la dépose de son compteur Linky. Interrogée sur ces « exemptions » à l'obligation de pose d'un compteur Linky, l'entreprise Enedis explique qu'elle « ne peut pas rester insensible à la détresse exprimée par certains clients connaissant parfois de graves difficultés de santé, sans qu'il y ait pour autant de lien possible avec l'installation du compteur. Face à de telles situations, qui restent heureusement extrêmement rares, Enedis agit avec bienveillance et coopération en prenant en compte leurs préoccupations et en reportant si nécessaire l'installation du compteur. » Le gestionnaire du réseau précise toutefois que « cette position ne doit aucunement être interprétée comme la reconnaissance d'un lien entre la technologie des compteurs communicants et les difficultés de santé de ces clients ». Vérification : L'intox du « premier mort lié au compteur Linky »",
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"titre": "Les donn\u00e9es collect\u00e9es sont-elles anonymis\u00e9es et s\u00e9curis\u00e9es ?",
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Question de Cazil558 :« Recueil de données : 1. Par qui (sous-traitance ? Où sont-elles stockées ? Sécurisation ? Anonymat ?) 2. A quelles fins ? (réévaluation des contrats… Revente de données à des tiers pour ciblage marketing ?) »Le principe du compteur communiquant Linky, par rapport aux compteurs mécaniques classiques, réside dans la possibilité de relever à distance les données de consommation d'un foyer, pour gérer l'abonnement et faciliter la facturation.Pour cela, le gestionnaire du réseau, Enedis, recueille les informations de consommation du foyer et le transmet à un concentrateur, hors du logement, par le biais du courant porteur en ligne (CPL). Ce dernier renvoie les informations vers les systèmes de gestion par le réseau de téléphonie mobile (GPRS). Les processus de recueil de données et leur transmission ont été validés par l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (Anssi). Aucune information personnelle (nom, adresse ou numéro de téléphone) n'est transmise.Les données de consommation des utilisateurs sont envoyées de manière cryptée vers les fournisseurs d'énergie, une fois par jour ou plus souvent, seulement si le consommateur y consent explicitement. Elles peuvent aussi être mises à disposition des collectivités locales, ou utilisées en open data pour mieux connaître ou maîtriser la consommation, toujours avec l'accord de l'utilisateur. Dans ce cas, la Commission nationale pour l'informatique et les libertés (CNIL) veille au respect de l'anonymat. Par exemple, les données sont cumulées dans le temps et les informations géographiques fines sont agrégées par bâtiments ou îlots d'au moins onze foyers, comme pour les données de l'Insee, afin d'éviter qu'un consommateur ne puisse être identifié a posteriori.",
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"titre": "Le compteur peut-il se faire pirater ?",
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Plusieurs lecteurs s'inquiètent du risque de prise en main à distance d'un compteur communiquant. Deux types de craintes sont identifiés :« Le risque de cybercriminalité, de black-out total de la distribution d'électricité. Car les Linky et les concentrateurs sont des ordinateurs connectés et donc piratables. »« La possibilité donnée aux employés du distributeur de connaître mes horaires d'absence grâce au relevé de ma consommation d'électricité en temps réel, et donc d'informer un réseau de cambrioleurs. »Il est difficile de répondre de manière définitive à ces questions de sécurité, car les techniques de piratage évoluent rapidement. « Nous n'avons pas encore subi la moindre attaque sur ces matériels, ce qui ne signifie pas, pour autant, qu'aucune ne surviendra dans l'avenir », a ainsi indiqué Bernard Lassus, porte-parole d'Enedis, lors d'une table ronde organisée par l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) en décembre 2017.Enedis a effectué une analyse de risque avec l'Agence nationale de sécurité des systèmes d'information, et des précautions ont été prises à tous les niveaux, comme le détaille M. Lassus :le compteur lui-même « a été certifié par l'Anssi, qui vérifie la question du hackage (piratage) physique » ;les données transmises entre le compteur et le concentrateur sont cryptées. Elles ne contiennent pas d'informations personnelles, hormis la localisation et les niveaux de consommation ;dans les concentrateurs se trouve un « secure element » (dispositif de sécurité), pour protéger l'ensemble du dispositif et éviter toute attaque vers le système d'information, avec des mémoires qui s'effacent en cas de détection d'intrusion ;quant au système d'information, qui est l'élément le plus crucial, il se situe dans des locaux totalement sécurisés, « sur le modèle du domaine du nucléaire », selon le porte-parole d'Enedis.Ces mesures de sécurité, en particulier l'anonymisation des données, empêchent un simple employé de connaître les informations de consommation et donc « d'informer un réseau de cambrioleurs ». Il existe probablement des manières plus simples pour un voleur de s'assurer de la présence ou de l'absence d'une personne à son domicile.En revanche, le hacking à grande échelle n'est pas exclu. Un des risques identifiés par l'Anssi serait qu'un grand nombre de compteurs soient éteints en même temps, privant d'électricité les foyers concernés, ce qui pourrait créer un « excédent d'énergie et, sans doute, une rupture du réseau quelque part », comme l'a détaillé Guillaume Poupard, directeur de l'Anssi, au magazine spécialisé Zone militaire. « Les produits certifiés nous semblent atteindre un niveau satisfaisant – même si rien n'est jamais sûr à 100 % – compte tenu des risques identifiés », conclut-il. ",
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"titre": "Linky peut-il savoir quels appareils \u00e9lectriques j\u2019utilise ?",
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Question de Philippe N. Coulon :« Il est possible avec des relevés fréquents de faire une liste des appareils électriques possédés et de leur utilisation, présence ou absence du domicile… »Par défaut, le compteur enregistre en local la « courbe de charge », c'est-à-dire la variation de l'électricité consommée dans la journée, mais ne transmet le relevé de consommation qu'une fois par jour au gestionnaire du réseau.La Ligue des droits de l'homme (LDH) avait dénoncé en avril 2016 un compteur « très bavard » en expliquant que « le transfert des données détaillées sur la consommation d'énergie (par exemple toutes les dix minutes) permet notamment d'identifier les heures de lever et de coucher, les heures ou périodes d'absence, ou encore, sous certaines conditions, le volume d'eau chaude consommée par jour, le nombre de personnes présentes dans le logement, etc. » Mais la LDH avait ensuite tempéré son accusation, après avoir vérifié que ce niveau de précision ne peut être atteint qu'à la condition que le client consente à cette transmission, en ouvrant un espace personnel sécurisé sur le site d'Enedis.De plus, cette courbe de charge n'est pas enregistrée en temps réel mais par tranches (appelées des « pas de mesure ») qui ne doivent pas être inférieures à dix minutes. Actuellement, Linky est même moins précis car il mesure la consommation toutes les trente minutes.Si l'utilisateur donne son accord, Enedis ou les fournisseurs d'énergie peuvent donc connaître les habitudes de lever, de coucher du foyer ou les pics d'utilisation d'électricité, à une demi-heure près. Quant à savoir précisément quelle personne entre ou sort du domicile, ou quel type d'appareil est utilisé (four, frigo, télé…), cela reste techniquement impossible.",
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"titre": "Peut-on refuser la transmission de ses donn\u00e9es ?",
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Question de Souf95 :« Ma principale préoccupation porte sur les données. Je ne souhaite pas que mes données de consommation en temps réel soient enregistrées. On combat l'usage des données par les GAFA mais Enedis veut faire la même chose sans notre consentement. Dans le cadre du RGPD, puis-je refuser que mes données de consommation soient recueillies en temps réel ? »Avant l'entrée en vigueur du règlement général sur la protection des données (RGPD), Linky était déjà soumis aux obligations du code de l'énergie, qui encadre la transmission de données.Comme l'explique la CNIL, Linky ne transmet par défaut qu'un relevé journalier et donc aucune information en temps réél. Pour collecter les données fines (par heure ou demi-heure), il faut obtenir le consentement explicite de l'usager. Seule exception : des mesures peuvent être réalisées de manière ponctuelle pour que le gestionnaire du réseau puisse effectuer des missions d'entretien, ou intégrer des énergies renouvelables au bon moment par exemple.Un usager peut choisir d'enregistrer ses données uniquement en local, dans le compteur lui-même, pour connaître l'historique de sa « courbe de charge » sans en autoriser la transmission au réseau ou à des tiers, ou même choisir. Il peut aussi refuser tout stockage de ses données, ou effacer son historique, par exemple avant un déménagement. A tout moment, il est possible, via un espace Internet sécurisé, de revenir en arrière et de changer ses paramètres de confidentialité.Si le cadre théorique est très protecteur, la réalité est moins évidente. Direct Energie a ainsi été mis en demeure en mars 2018 par la CNIL pour ne pas avoir recueilli le consentement de ses clients de manière « libre, éclairée et explicite ». En effet, les fournisseurs d'électricité peuvent inciter fortement les clients à transmettre leurs données, en leur proposant des réductions ou des contrats financièrement intéressants.",
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"titre": "Linky est-il dot\u00e9 d\u2019une cam\u00e9ra espion ?",
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Question de Teresa Murtagh :« Linky comporterait une caméra qui photographierait l'intérieur des maisons. »Le site parodique Scienceinfo l'assure dans un article daté de mai 2016 : le compteur Linky « dissimule en face avant une caméra espion grand angle pouvant envoyer sur le réseau du fournisseur d'énergie toutes les images recueillies dans le logement où l'appareil est installé ».C'est évidemment un canular. Selon le site, l'usage de cette caméra serait activé seulement « sur commission rogatoire placée sous la tutelle du ministère de la justice, mais la mise en place de l'état d'urgence laisse entrevoir des situations plus inquiétantes où les intrusions dans notre vie privée se feront sans aucun contrôle ». Ces informations très inquiétantes pour la vie privée s'accompagnent d'une photo montrant l'emplacement de la caméra, sur la façade du boîtier vert.Ce hoax a très bien fonctionné, puisqu'en 2018, il est toujours partagé par des internautes. Scienceinfo est un site satirique répertorié dans le Décodex, qui se targue de publier « des informations totalement fausses, voire archifausses et en plus, même pas vraies »… simplement pour rire et inciter les lecteurs à prendre plus de recul sur les informations pseudoscientifiques véhiculées sur Internet.",
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"titre": "Peut-on d\u00e9r\u00e9gler le compteur Linky avec un aimant ?",
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Question de Hugo :« Est-il vraiment possible de pirater un compteur Linky avec un aimant ? »Derrière cette question, il n'est pas question d'un « piratage » délibéré pour récupérer des données ou d'un hacking malveillant réalisé par un terroriste, mais bien d'une vieille astuce utilisée pour réduire sa facture d'électricité. En effet, les anciens compteurs d'EDF, qui étaient mécaniques, fonctionnaient au moyen d'une roue dentelée, qui tournait en fonction de la consommation d'électricité. Pour réduire la facture, certaines personnes tentaient de dérégler ce système en « freinant » la rotation avec un puissant aimant proche du compteur, ou bien en introduisant un objet pour réduire la vitesse de la roue. Bien sûr, ces pratiques de fraude sont condamnables et peuvent se traduire par la suspension de l'abonnement et des poursuites pénales allant jusqu'à la prison.Les compteurs connectés ne fonctionnent pas de la même manière et ne peuvent plus être manipulés par ce type de bricolage. D'ailleurs, le simple fait d'ouvrir le boîtier de Linky déclenche une alerte envoyée à Enedis.La réduction des fraudes est une source d'économie pour le gestionnaire de réseau, qui évaluait en 2011 leur coût à 1,5 milliard d'euros.",
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"titre": "Peut-on refuser l\u2019installation d\u2019un compteur Linky ?",
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La question a été formulée de différentes manières par de nombreux internautes, comme ici, Jean-Claude Laureaux :« Peut-on vouloir conserver un ancien compteur qui fonctionne bien et sans risques depuis des décennies ? De quel droit le fournisseur peut-il changer d'autorité de tels compteurs ? Peut-on refuser ? Quid des recours actuels ? »Le compteur, tout comme la ligne ou le poste de transformation, n'est pas la propriété des usagers. Il appartient aux collectivités locales, qui sont les autorités organisatrices de la distribution d'électricité et de gaz. Mais l'entretien a été concédé à Enedis (ex-ERDF) qui est le gestionnaire du réseau. Ce dernier doit lui-même se conformer au code de l'énergie, adopté en 2015, qui demande que les gestionnaires de réseaux « mettent à la disposition des consommateurs leurs données de comptage, des systèmes d'alerte liées au niveau de leur consommation, ainsi que des éléments de comparaison issus des moyennes statistiques ».Enedis a donc entrepris de remplacer l'intégralité des 35 millions de compteurs par des Linky, dotés de nouvelles fonctionnalités comme le relevé à distance des consommations. Le changement est gratuit et réalisé progressivement chez les particuliers jusqu'en 2021.Les particuliers n'étant ni propriétaires ni gestionnaires du matériel, ils ne peuvent pas s'opposer à leur renouvellement. Adresser une lettre de refus par recommandé ou avec avis d'huissier n'y changera rien, comme le rappelle le médiateur de l'énergie.Les collectivités locales sont aussi impuissantes, puisqu'elles ont délégué la gestion du réseau électrique à Enedis. Des centaines de communes de toutes tailles (plus de 700 selon un comptage des opposants au compteur Linky) ont voté des délibérations ou ont pris des arrêtés anti-Linky. Mais ces textes finissent le plus souvent par être suspendus ou annulés par la justice.Pour l'instant, aucune sanction n'est prévue en cas de refus, ni amende ni intervention des forces de l'ordre. Mais à la fin du programme de déploiement, les usagers qui auront refusé un compteur Linky devront sans doute payer la relève manuelle de leur consommation, qui est actuellement intégrée dans l'abonnement. Selon la Commission de régulation de l'énergie, jointe par Le Monde, « cela va entraîner des coûts plus importants, car, avant, la relève se faisait dans toute la ville ou le village, alors qu'ensuite, les techniciens se déplaceront dans des endroits disparates ». Aucune décision n'a encore été prise à ce sujet.Lire : Non, la justice n'autorise pas les usagers à refuser les compteurs Linky",
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"titre": "Peut-on interdire \u00e0 un installateur Linky d\u2019entrer dans une propri\u00e9t\u00e9 priv\u00e9e ?",
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Question de gfauthoux :« Si j'habite sur une voie privée, puis-je refuser l'installation et « menacer » de porter plainte pour une intrusion sur une propriété privée ? »La question est légèrement différente de la précédente : il ne s'agit plus du refus de poser un compteur, mais du refus d'intrusion sur une propriété privée. Si le compteur est à l'extérieur (rue, partie commune d'un immeuble), les installateurs peuvent le remplacer par un Linky sans avoir à demander d'autorisation. Ils doivent toutefois informer les titulaires de la ligne. Apposer un mot ou un cadenas pour barrer l'accès au compteur, comme le suggèrent certains groupes d'opposants à Linky, est une démarche illégale et inutile, car les techniciens n'en tiennent pas compte. Cela pourrait même poser des problèmes de sécurité en cas de dysfonctionnement de l'installation.En revanche, si le compteur est dans l'habitation, ce qui arrive une fois sur deux, les techniciens doivent prendre rendez-vous et obtenir l'accord de l'occupant. Enedis assure que « lorsque les conditions nécessaires ne sont pas réunies pour permettre au poseur de réaliser en toute sécurité son intervention, il a pour consigne de faire demi-tour », et que l'entreprise recontacte les clients par la suite pour « apporter toutes les réponses » à leurs interrogations. Plusieurs usagers ont pourtant fait état de l'insistance des installateurs qui multipliaient les appels et les démarchages.Le tribunal administratif de Toulouse a confirmé en septembre que les habitants de Blagnac (Haute-Garonne) étaient libres d'ouvrir ou non leur porte aux installateurs de Linky – mais il s'agit d'un simple rappel du principe de propriété privée",
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"titre": "Les installateurs de compteurs Linky sont-ils mal form\u00e9s ?",
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Question de Félix Marie :« Les compteurs sont posés par des techniciens qui n'ont visiblement suivi qu'une formation rapide et ne sont pas électriciens. »Plusieurs internautes, qui n'étaient pas forcément opposés par principe au compteur communicant, ont témoigné de problèmes survenus lors de l'installation, ou de répercussions sur leurs appareils, en particulier les lampes tactiles ou les ballons d'eau chaude. Qu'en est-il ?Pour remplacer en six ans plus de 35 millions de compteurs sur l'ensemble du territoire français, Enedis a dû faire appel à 3 000 installateurs, embauchés par des dizaines d'entreprises sous-traitantes. Le gestionnaire du réseau exige qu'ils soient qualifiés, qu'ils disposent d'une habilitation à intervenir sur les installations sous tension et qu'ils aient suivi une formation « technicien Linky ». Des contrôles sont aussi réalisés a posteriori sur leur travail.Mais face à la pénurie, les sous-traitants sont parfois peu regardants. Sur Leboncoin, des annonces d'emploi pour être technicien Linky demandent seulement « un bon bricoleur qui a des notions en électricité » et précisent qu'« une formation de 2-3 semaines est à prévoir ». D'autres recherchent des candidats « respectueux des règles de sécurité » et dotés d'« aisance relationnelle », sans même évoquer de notion d'électricité. Un ancien poseur de Linky assure dans le magazine en ligne Reporterre que toutes les personnes embauchées ne sont pas électriciennes : « Il y avait des maçons, des informaticiens, ou encore des étudiants qui n'avaient jamais travaillé » et qui devaient se contenter d'une formation théorique d'un mois.Toujours selon l'enquête, des primes sont accordées pour chaque pose, ce qui incite à travailler rapidement. Une intervention chez un usager est prévue pour durer une demi-heure. Un temps insuffisant pour expliquer aux clients les nouvelles fonctionnalités du compteur, donc son intérêt, déplore Nicolas Mouchnino, de l'UFC-Que Choisir.Après la pose de Linky, des dysfonctionnements sont parfois constatés : des lampes tactiles qui ne s'allument plus, ou de façon anarchique, des chauffe-eau qui fonctionnent en heures pleines, des volets roulants bloqués… Les usagers doivent alors contacter le service clients Linky (0 800 054 659), qui est tenu d'intervenir ou de rembourser le matériel défectueux. Selon Enedis, le taux de réclamation lié aux compteurs communicants est de 0,7 %. ",
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"titre": "Les compteurs Linky provoquent-ils des incendies ?",
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Question de Lordes82i :« J'ai lu dans la presse qu'il y a eu des incendies d'habitation à cause du compteur linky, est-ce vrai ? »Des articles de presse font régulièrement état d'incendies domestiques liés à Linky : par exemple, dans un appartement à Albi, dans une supérette à Marseille et, dernier en date, dans un pavillon du Loiret. Dans plusieurs de ces affaires, des enquêtes sont encore en cours.Les incendies électriques sont des événements assez fréquents : on en compte 50 000 par an, selon l'ONSE (l'Observatoire national de la sécurité électrique), dont 3 % sont liés aux « installations des parties communes ou la distribution d'énergie », soit environ 1 500 chaque année.A chaque incident, Enedis répète qu'« un compteur électrique ne peut pas exploser ni prendre feu spontanément ». Le gestionnaire du réseau assure que « tout comme n'importe quel matériel électrique, les compteurs Linky sont testés, certifiés et homologués pour respecter les normes techniques et exigences de sécurité élevées. Ils sont fabriqués à partir de matériaux intégrant des retardateurs de flamme ».La plupart du temps, ce n'est pas le compteur qui prend feu, mais une autre partie de l'installation électrique : le tableau, des appareils en surtension… Si le boîtier Linky n'est pas forcément dangereux en lui-même, sa pose peut déclencher des incidents. Ainsi, à Albi ou Marseille, de mauvais branchements réalisés par l'installateur de Linky ont immédiatement créé des surtensions et grillé les appareils. Enedis a reconnu sa responsabilité et dédommagé les usagers.Des incendies sont aussi susceptibles de survenir à moyen terme, lorsqu'un compteur a été posé sur une installation défectueuse ou inadaptée. Or selon l'ONSE, sur les 29 millions de logements anciens, les deux tiers ont une installation présentant au moins une non-conformité : prise de terre défectueuse, fils apparents…Promotelec, association qui regroupe les professionnels de l'électricité et de l'habitat (y compris Enedis), a rappelé dans un communiqué que « lorsque le technicien place Linky chez un particulier et règle le disjoncteur de branchement, il n'est pas chargé de vérifier si l'installation électrique du foyer sera à l'avenir en mesure de supporter un changement de puissance pour une puissance supérieure. »Avant de modifier son abonnement pour augmenter la puissance souscrite, Promotelec conseille donc aux usagers de « faire vérifier par un électricien qualifié » l'état de leur installation. Mais cette intervention, aux frais du client, n'est que rarement réalisée.",
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"titre": "Le compteur Linky a-t-il d\u00e9j\u00e0 caus\u00e9 des morts ?",
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Cette question n'a pas été posée par nos lecteurs, mais il s'agit d'une rumeur relayée par plusieurs sites. Comme nous l'avions déjà expliqué dans un article en mars 2018, les articles sur « le premier mort lié au compteur Linky » sont des intox.Ce hoax est né de la déformation d'un article de l'Est républicain, qui évoque un incendie mortel survenu dans un appartement à Laxou-Champ-le-Bœuf, en Meurthe-et-Moselle, en restant prudent sur sa cause. Six jours plus tard, un second article du même quotidien local rapportait des précisions du procureur de la République de Nancy, François Pérain, qui expliquait que « le foyer de l'incendie a été situé à l'intérieur du logement au niveau de l'emplacement d'un fauteuil ou d'un canapé », alors que le compteur électrique se trouvait à l'extérieur du logement.",
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"episode": "les-compteurs-communicants-sont-ils-obligatoires-dans-les-autres-pays-europeens",
"slug": "\u00e7a d\u00e9pend",
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"titre": "Les compteurs communicants sont-ils obligatoires dans les autres pays europ\u00e9ens ?",
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Daniel Schaeffer :« Quant à l'obligation d'accepter ce compteur, on nous parle de l'Europe, mais tous les pays ne l'ont pas rendu obligatoire, l'Allemagne par exemple. »Une directive européenne fixe comme objectif 80 % de compteurs communicants en 2020 et 100 % en 2022. Mais elle est appliquée diversement au sein de l'Union européenne. L'Italie fait partie des premiers pays à avoir lancé, dès 2003, un remplacement de compteurs, achevé en 2011. Mais l'objectif premier n'était pas forcément écologique. Il s'agissait d'abord de réduire le risque de fraude. L'opérateur Enel assure d'ailleurs avoir rentabilisé l'opération grâce à ces gains financiers. La Suède a aussi achevé l'installation de 100 % de compteurs intelligents.Comme l'explique le rapport de la Cour des comptes, l'Allemagne, où la distribution d'électricité est assurée par plusieurs centaines d'opérateurs, a calculé que le remplacement de tous les compteurs n'était pas équilibré économiquement. Le gouvernement a donc décidé de ne les déployer que pour 30 % des consommateurs au profil particulier : dans les bâtiments neufs ou rénovés, pour les gros usagers et les producteurs d'énergie renouvelables.Au moins sept autres pays d'Europe ont renoncé ou limité le déploiement des compteurs connectés : la Lettonie, la Slovaquie, la Belgique, la Lituanie, le Portugal, la République tchèque et la Slovaquie. Pour d'autres, l'avancement va beaucoup plus lentement que prévu. C'est notamment le cas en Autriche, où la résistance des usagers a été liée aux inquiétudes sur les données partagées.",
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"episode": "linky-fait-il-exploser-la-facture-delectricite",
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"titre": "Linky fait-il exploser la facture d\u2019\u00e9lectricit\u00e9 ?",
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Question de Messahel123 :« Je redoute l'arrivé de ma facture d'électricité, d'après ce que j'ai entendu de la part de certaines personnes ma facture pourrait tripler. »et de Francis Adam :« Une surconsommation d'au moins 35 % pour les deux contrats dont je m'occupe. Toutes choses égales par ailleurs. La réponse d'EDF : il a fait plus froid (ce que démentent leurs propres chiffres). Proposition : déplacement d'un technicien. Si le compteur est défectueux, on discute, sinon… 330 euros. »Enedis l'assure, « les compteurs Linky comptent exactement la même énergie et de la même façon que les anciens. Tous les compteurs doivent répondre à des normes de comptage précises et sont certifiés par des laboratoires de mesures indépendants ».La plupart des clients n'ont pas constaté de différence significative avant ou après Linky. Comment expliquer les témoignages de clients dont la facture a « explosé » voire « triplé » ? Il s'agit souvent d'une défaillance de l'ancien compteur. « Un consommateur nous a expliqué qu'il était passé de 600 euros à 2 000 euros de facture pour une grande maison ancienne. Techniquement, 600 euros, ce n'était pas possible, explique l'expert de l'UFC-Que choisir. La pose de Linky vient révéler le fait que le compteur d'avant ne fonctionnait pas correctement. »Le médiateur de l'énergie, qui gère les relations entre fournisseurs et consommateurs, a traité une centaine de litiges liés à Linky en 2017, sur près de 15 000 dossiers, liés à l'installation ou à la hausse de facture. Il a aussi constaté des dysfonctionnements d'anciens compteurs et « des clients qui ont l'impression que leur nouveau compteur consomme plus, mais ce n'est pas le cas, en réalité ». Si l'on a un doute sur le bon fonctionnement de son compteur, Enedis propose une « vérification métrologique du compteur », qui est facturée 335,56 euros.Autre cas de figure, peu fréquent, mais repéré par les associations de consommateurs : une erreur peut se produire dans le point de livraison (PDL). Le compteur est relié à un autre appartement, donc ne mesure pas la consommation de l'usager, mais de son voisin.",
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"titre": "Va-t-on payer l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 plus cher aux heures de pointe ?",
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Une crainte formulée par Gérard T. :« Immanquablement on va nous faire des propositions mirobolantes pour payer moins cher aux moments où nous en avons le moins besoin, et nous faire payer plus cher aux périodes de pointe. Cela compensera facilement les tarifs avantageux faits lors de la souscription chez les fournisseurs. »L'électricité étant une énergie très difficile à stocker, les distributeurs doivent assurer en temps réel une production suffisante pour couvrir la demande et éviter le « black-out », y compris lors des pics hivernaux. Ni EDF, ni les autres fournisseurs d'électricité n'ont attendu l'arrivée de Linky pour se préoccuper de la question et proposer une tarification flexible, qui incite les consommateurs à lisser leur demande d'électricité au cours de la journée.Par exemple, l'option « heures creuses » proposée depuis longtemps par EDF fait baisser le tarif horaire durant la nuit, en utilisant d'ailleurs un système de commutateur qui passe par le courant porteur en ligne (CPL), comme Linky. Un autre abonnement d'« effacement des jours de pointe (EJP) », qui n'est plus commercialisé mais reste disponible pour les abonnés existants, offrait des prix avantageux toute l'année, hormis vingt-deux jours d'hiver où le tarif flambe.Le compteur Linky permettra aux fournisseurs d'affiner ce type d'options, avec trois, quatre, voire dix tarifications différentes, selon les horaires, le jour ou la période de l'année. Direct Energie commercialise ainsi un tarif « super-heures creuses », et le fournisseur Ohm a développé une offre « beaux jours », moins chère entre avril et octobre, destinée aux résidences secondaires. Certains consommateurs avisés pourront donc gagner de l'argent, mais seulement à condition d'étudier les offres attentivement. « Plus la complexité augmente, plus il faudra s'informer, et il y a un risque que les gens s'en désintéressent, craint Nicolas Mouchnino, de l'UFC-Que choisir. De plus, si vous refusez la collecte de données, vous n'aurez pas votre profil de consommation, donc vous ne saurez pas si les offres seront intéressantes pour vous. »Pour l'instant, l'ouverture à la concurrence n'a pas vraiment permis de réduire les tarifs de l'électricité, qui sont en hausse continue depuis dix ans en France. Qu'ils utilisent ou non Linky, les perdants seront, à long terme, les gros consommateurs d'électricité aux heures de pointe.",
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"titre": "Faut-il souscrire un abonnement plus cher\u00a0?",
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Une remarque de Lmnd723 :« Mon abonnement 9 kilovoltampères [kVA] est actuellement limité par un ancien disjoncteur 45A, ce qui représente 10,35 kVA (sous 230 V). Si on rajoute à ça la marge due à la mauvaise précision du disjoncteur, il saute plutôt vers 12 kVA. Or les compteurs Linky sont précis et disjonctent sans aucune marge. J'ai l'impression que le passage à Linky correspondra donc à une augmentation de tarif, pour passer de la tranche 9 kVA à la tranche 12 kVA. »Les fournisseurs d'électricité évaluent les besoins d'un foyer en fonction de la taille du logement, de ses habitants, du type de chauffage utilisé et de l'équipement électroménager, et proposent des abonnements adaptés, avec des paliers à 3, 6, 9, 12 ou 15 kilovoltampères (kVA) — et des prix proportionnels. Si la puissance des équipements utilisés en même temps dépasse la puissance souscrite, par exemple quand micro-ondes, fer à repasser, four et chauffages électriques sont allumés, un disjoncteur coupe le courant.Avec les compteurs classiques, le disjoncteur est indépendant du compteur. Dans certains cas, il n'a pas été réglé à la même puissance que l'abonnement, ce qui laissait une marge assez élevée au-delà du plafond théorique : certains foyers peuvent donc consommer ponctuellement davantage que ce que prévoit leur contrat. En clair, leur disjoncteur est trop tolérant par rapport à leur abonnement.Avec Linky, le disjoncteur est intégré au compteur : il s'ajuste à l'abonnement souscrit et le courant se coupe lorsque la puissance est dépassée. Peut-on dire pour autant qu'il « disjoncte sans aucune marge » ? Non, assure Nicolas Mouchnino, de l'UFC-Que choisir : Linky permet un dépassement de 30 % de la puissance souscrite : 7,8 kVA pour un abonnement souscrit à 6 kVA, ou 11,7 kVA pour un abonnement à 9 kVA. « En cas de problème, le fournisseur d'électricité propose d'abord d'augmenter l'abonnement, déplore-t-il, alors que parfois, il suffirait d'accompagner le consommateur, par exemple lui expliquer de ne pas utiliser deux appareils en même temps. Souvent, passer de 6 à 7 kVA d'abonnement suffirait, et c'est techniquement possible, mais aucun fournisseur ne le propose. »Mais avant de souscrire à une puissance plus élevée, ils peuvent modifier leurs habitudes pour éviter les pics de consommation. La première année après la pose d'un compteur communiquant, le changement de puissance n'est pas facturé par Enedis.Selon Enedis, en 2017, 1 % des foyers équipés d'un compteur Linky ont demandé un changement de puissance à leur fournisseur, à la hausse ou à la baisse : « Ces changements peuvent être demandés pour de nombreuses raisons : météo, modification de la taille du foyer, et sont indépendantes du modèle de compteur utilisé. »",
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"titre": "Le compteur lui-m\u00eame consomme-t-il de l\u2019\u00e9lectricit\u00e9\u00a0?",
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Question de Patrick L. :« Le compteur Linky est un engin actif et non purement passif comme les anciens compteurs électromagnétiques. Il doit donc consommer de l'électricité. Je n'arrive pas à trouver cette information, car même s'il ne s'agit que de quelques watts, le tout multiplié par plusieurs millions, cela doit donner une belle consommation totale. »Nous avons posé la question à Enedis, qui a précisé que le compteur communiquant avait une puissance inférieure à 1,5 watt, soit autant que les précédents. Le gestionnaire du réseau rappelle aussi que « les consommations d'énergies liées au compteur et aux équipements en amont du compteur (câbles réseau, fusibles) ne sont pas facturées au client ».Dans un avis publié en octobre, l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) note que si le compteur n'est pas plus énergivore que les précédents, l'ensemble des infrastructures pour faire fonctionner le système de comptage communiquant générera une consommation de 0,8 térawattheure (tWh) en 2020 et 1 tWh en 2030 sur l'ensemble de la France métropolitaine. Cela correspond environ à 0,2 % de l'ensemble de la consommation électrique française (483 tWh en 2016).",
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"titre": "Linky va-t-il permettre de faire des \u00e9conomies\u00a0?",
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Question de D. Piaud :« Y a-t-il vraiment des économies réalisées avec Linky ? »C'est une question complexe. Pour Enedis, Linky est un outil indispensable pour maîtriser son usage de l'énergie, donc réduire sa facture. En comparant avec la moyenne du secteur, ou avec son propre historique de consommation, un client sera incité à réduire son usage d'électricité d'au moins 5 % sur le long terme, selon une récente étude. Les précédentes enquêtes étaient plus optimistes, avec des économies de 10 % à 15 %, mais seulement sur quelques semaines et pour des publics déjà motivés.Enedis propose à chaque foyer de créer un espace personnel en ligne pour visualiser sa consommation quotidienne d'électricité. Mais le système a ses limites :selon les données que souhaite partager le client, le relevé est fait une fois par jour ou par palier d'une demi-heure, ce qui n'est pas très détaillé ;il ne donne pas la consommation en temps réel mais vingt-quatre heures après ;il ne donne pas un prix en euros, mais une consommation en kWh, bien moins parlante ;il reste confidentiel : environ 500 000 foyers ont créé un espace client en ligne, pour 13 millions de compteurs installés, soit moins de 4 % des utilisateurs de Linky.Le seul moyen de voir sa consommation en temps réel (en kWh) est de lire l'écran du compteur, souvent situé à l'extérieur ou dans un garage. Pas si facile. Il est possible d'installer dans son logement un afficheur déporté, qui communique avec le compteur par ondes radio et qui donne la consommation en temps réel et en euros. La loi de 2015 sur la transition énergétique prévoyait même que les fournisseurs les mettent à disposition gratuitement pour les ménages précaires avant le 1er janvier, puis « à l'ensemble des consommateurs après une évaluation technico-économique ». Mais aucun afficheur n'a encore été déployé. La date limite a déjà été repoussée à janvier 2019, mais l'UFC-Que choisir craint que ce dispositif soit « de nouveau reporté, voire enterré en catimini ».Pour M. Mouchnino, l'information en temps réel est primordiale : « Le premier pas, c'est d'être capable de faire le lien entre ses usages et la consommation. Pour l'eau, c'est facile, on prend moins de bains. Pour le gaz, il suffit de chauffer moins. Mais pour l'électricité, peu de gens sont capables de dire combien consomment leurs équipements. » Selon une étude de l'Ademe, la mise à disposition d'un afficheur déporté dans 3 200 foyers volontaires leur a permis de réaliser entre 8 et 10 % d'économie.Mais au Royaume-Uni ont été déployés des « smart meters » (compteurs intelligents) avec un coût qui s'affiche en temps réel. Mais l'efficacité reste limitée, et 60 % des clients s'en détournent, faute d'accompagnement des consommateurs pour changer leurs usages et leurs équipements.",
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"episode": "les-couts-dinstallation-seront-ils-repercutes-sur-les-clients",
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"titre": "Les co\u00fbts d\u2019installation seront-ils r\u00e9percut\u00e9s sur les clients\u00a0?",
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Question de Laura Lasfargeas :« Les coûts d'installation seront-ils, in fine, répercutés sur la facture d'électricité ? »Le compteur Linky n'est pas facturé aux consommateurs. Pourtant, c'est un ambitieux projet industriel dont le déploiement coûte plus de 5,7 milliards d'euros en dix ans. Selon un rapport de la Cour des comptes, la facture totale se répartit par tiers entre le boîtier lui-même, sa pose et les éléments nécessaires au fonctionnement (700 000 concentrateurs, des systèmes d'information, etc.).Pour éviter que cet investissement ne soit répercuté sur la facture des particuliers et sur les tarifs d'utilisation des réseaux publics de transport et de distribution d'électricité (Turpe), la Commission de régulation de l'énergie (CRE) a instauré un « tarif différé ». Enedis avance la somme et sera remboursé avec des intérêts à partir de 2021, quand la quasi-totalité des compteurs auront été déployés et que les économies seront à leur maximum, grâce au relevé et aux interventions à distance, à la réduction des erreurs de facturation, au lissage des pics de demande d'électricité…Mais la Cour des comptes a estimé, dans un rapport de février, que le montage était très « avantageux » pour Enedis, qui réalise un gain sur les intérêts du différé tarifaire, et qui bénéficie d'incitations financières si le projet est réalisé dans les temps alors que les pénalités sont limitées dans le cas contraire. S'il est sûr qu'Enedis ne sera pas perdant, les avantages pour les consommateurs sont plus difficiles à définir, au-delà du confort de ne pas avoir à attendre des techniciens pour effectuer le relevé du compteur.Selon l'UFC-Que choisir, dont la pétition intitulée « Refusons de payer pour Enedis » a recueilli près de 300 000 signatures, le projet devrait finalement coûter aux ménages français « 15 euros par an pendant dix ans ». Toute la question est de savoir si le déploiement du nouveau compteur permettra de réaliser des économies d'énergie suffisantes pour gommer ce surcoût.",
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"titre": "Linky fera-t-il baisser notre consommation \u00e9nerg\u00e9tique\u00a0?",
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Cette interrogation a été formulée par de nombreux lecteurs. Voici par exemple la question de Perieh : « Serai-je, avec ce compteur, à même de mieux maîtriser ma consommation d'électricité et donc d'être efficace sur le plan individuel comme général ? »La question rejoint, en partie, les interrogations sur l'intérêt financier de Linky. Première certitude : un compteur, qu'il soit intelligent ou non, sert d'abord à mesurer l'électricité consommée. C'est à l'utilisateur d'en maîtriser l'usage, que ce soit dans un but économique ou écologique. « Ce n'est pas magique, mais c'est un outil qui permet de reprendre le pouvoir sur sa consommation », explique Martin Régner, ingénieur systèmes électriques intelligents à l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe). Sur le site d'Enedis ou grâce à son fournisseur d'énergie, chacun peut, s'il le souhaite, avoir accès aux consommations par heure ou par demi-heure (la « courbe de charge »). Cela permet de les comparer d'un jour à l'autre afin de repérer les appareils énergivores, ou de voir les consommations résiduelles la nuit, ce qui incite à éteindre les appareils en veille ou à dégivrer le réfrigérateur.Quel est l'impact de ces « petits gestes » mis bout à bout ? Plusieurs études donnent des résultats contradictoires. Les plus optimistes tablent sur 10 à 15 % de baisse, les plus mesurées rappellent que l'effet s'estompe dans le temps. Autre biais : une expérimentation de l'Ademe s'est soldée par des économies de 7,7 % en moyenne, et jusqu'à 10 % pour les ménages se chauffant à l'électricité, mais quasi nulles pour les plus petits consommateurs. Pour pérenniser, il faut accompagner les informations d'actions pédagogiques.Au-delà du niveau individuel, Linky peut transmettre aux collectivités locales des données agrégées, pour orienter les actions (rénovation de logement, aides au remplacement de chaudière…) prioritairement pour les quartiers ou les zones qui consomment davantage.Un projet baptisé « Solenn » a été expérimenté à Lorient (Morbihan), avec des accompagnements pour réduire la consommation, mais aussi des « écrêtages » ciblés : l'usager accepte des microcoupures de chauffage quelques minutes au moment du pic de consommation des soirs de grand froid. L'avantage est à la fois financier et écologique, car c'est dans ces moments que l'électricité est le plus chère et que sont allumées les centrales à gaz ou à charbon, émettrices de CO2.Potentiellement, Linky a donc un intérêt écologique, mais toutes ces fonctionnalités restent balbutiantes, et impliquent que les usagers acceptent la transmission de leurs données, et qu'ils y aient facilement accès eux-mêmes, par exemple sur un écran déporté tel qu'une tablette ou un ordinateur — qui n'a pas encore été déployé.",
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"titre": "Linky facilite-t-il la production d\u2019\u00e9nergie d\u00e9centralis\u00e9e\u00a0?",
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Question de Bertrand Saugues :« Je ne veux plus de nucléaire, je vais installer des panneaux solaires, peut-être une batterie domestique et j'espère trouver bientôt un véhicule électrique qui réponde à mes besoins.La question que je me pose est donc plutôt : « Qu'est-ce que Linky va m'apporter pour optimiser mon interaction avec le réseau ? » »C'est typiquement pour ce genre de consommateurs que le projet Linky a été conçu. En effet, les compteurs communicants sont présentés comme la solution pour faciliter la « transition énergétique » : une production moins centralisée et des usages différents de l'électricité.Comme l'explique Martin Régner, de l'Ademe, « Les réseaux électriques ont été conçus pour fonctionner de manière verticale, des centrales nucléaires ou thermiques vers les usagers. Ils sont aujourd'hui perturbés par les énergies renouvelables qui s'insèrent dans toutes les parties du réseau. »Linky permet au gestionnaire du réseau de connaître les besoins des consommateurs et la production des éoliennes ou des panneaux photovoltaïques. Un meilleur contrôle de l'acheminement limite aussi les « pertes techniques » liées au transport de l'électricité. Il reste toutefois difficile de calculer les économies ainsi réalisées.Les foyers équipés de panneaux solaires avaient jusqu'à présent besoin d'installer deux compteurs, l'un pour mesurer leur production d'électricité, et l'autre leur consommation. Désormais, Linky intègre dans un seul boîtier les deux fonctionnalités, ce qui fait économiser 600 euros aux usagers au moment du raccordement, et facilite le suivi du rendement des panneaux solaires.Pour l'instant, ce profil reste minoritaire en France : sur 35 millions de foyers, seuls 350 000 disposent de panneaux solaires, et environ 20 000 utilisent l'électricité qu'ils produisent (autoconsommation), mais l'objectif est de développer ce modèle. « Le réseau doit pouvoir accueillir un million de producteurs d'énergie renouvelable d'ici à 2025, soit trois fois plus de producteurs qu'aujourd'hui », précise Enedis.Le programme Linky anticipe aussi le développement de la voiture électrique, dont la recharge risque de peser sur le réseau d'électricité. Les tarifications développées par Linky permettraient de lisser les pics de demande en incitant à recharger les véhicules la nuit, au moment où l'électricité est moins carbonée. Les batteries des voitures pourront aussi être une solution de stockage d'électricité. Là encore, le public reste restreint puisqu'on ne compte qu'environ 140 000 voitures électriques en France, mais l'objectif est d'atteindre 600 000 en 2022.",
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Question de Jérôme Caisso :« Au niveau écologique, quel est l'intérêt de détruire des compteurs en parfait état de marche qui ont une durée de vie très longue pour être remplacés par des compteurs avec une durée de vie moyenne de dix ans ? »Beaucoup d'usagers s'insurgent du remplacement programmé de 35 millions d'appareils en état de marche par de nouveaux boîtiers en plastique vert, dotés de plus d'électronique, donc considérés comme moins « robustes ». Les opposants à Linky dénoncent même un « gâchis écologique » et une politique d'obsolescence programmée à grande échelle.Les compteurs électromécaniques, carrés, bleus, et fonctionnant à disque, ont été déployés dans les années 1960 ; si certains fonctionnent toujours, ils ne sont plus fabriqués à l'heure actuelle. Ils ont été remplacés progressivement par des compteurs électroniques classiques, moins encombrants et à affichage numérique. Linky est donc la troisième génération de compteurs, selon EDF.Enedis assure que les compteurs déployés « ont toujours fait l'objet d'une garantie constructeur d'au minimum vingt ans », et qu'ils ont en réalité duré plus longtemps. Selon le gestionnaire du réseau, « Linky obéit aux mêmes règles et sa durée de vie peut donc dépasser les vingt ans ». Comme les compteurs précédents, ils pourront être réparés en cas de panne.",
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Question de Tom :« Qu'adviendra-t-il des anciens compteurs ? Seront-ils recyclés ? Quels seront l'impact et le coût de ce recyclage ? »Comme tous les déchets d'équipements électriques et électroniques, les compteurs déposés, ainsi que les anciens transformateurs, ne peuvent pas être éliminés n'importe comment. La loi impose de les recycler ou de les « valoriser » au moins à hauteur de 75 %. Sur son site, Enedis indique que « 45 000 tonnes de matériels électriques mais aussi 7 000 tonnes d'emballages des anciens matériels vont être recyclées, soit cinq fois le poids de la tour Eiffel » et que 60 % des contrats ont été passés avec des entreprises embauchant des personnes handicapées.Une des images qui circulent le plus fréquemment pour évoquer le « génocide des compteurs électromécaniques » a été prise par un photographe de Sud-Ouest dans une usine de Mérignac, près de Bordeaux, qui affirme recycler 83 % des compteurs, en triant les métaux ferreux et non ferreux, comme l'explique un article de Bordeaux 7. Le plastique des compteurs blancs est recyclé par une autre société, et la bakélite des plus anciens sert de combustible dans des cimenteries.",
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Notre série « Linky en questions »
Retrouvez les différents volets de notre série réalisée à partir des questions posées par nos lecteurs sur le compteur connecté Linky :
1 - Les ondes du compteur sont-elles dangereuses ? 
2 - Le compteur électrique est-il un espion ?
3 - Le consommateur est-il gagnant ou perdant financièrement ?
4 - Comment l’installation du compteur se passe-t-elle ?
5 - Est-ce vraiment écologique ?





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ L’ouverture de nouvelles routes maritimes au pôle Nord du fait du réchauffement climatique n’aura qu’une conséquence modeste sur le commerce, selon le Centre d’études prospectives et d’informations internationales.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Transport maritime : les nouvelles routes polaires ne devraient pas bouleverser le commerce mondial

L’ouverture de nouvelles routes maritimes au pôle Nord du fait du réchauffement climatique n’aura qu’une conséquence modeste sur le commerce, selon le Centre d’études prospectives et d’informations internationales.



LE MONDE ECONOMIE
 |    27.10.2018 à 11h00
    |

            Marie de Vergès








                        



                                


                            

Le réchauffement climatique va-t-il chambouler la géographie de la mondialisation commerciale ? L’ouverture en Arctique, « grâce » à la fonte des glaces, de nouvelles voies propres à la navigation de porte-conteneurs suscite autant de fantasmes que de répulsion. Or, « ces nouvelles routes n’auront qu’un impact modeste sur le commerce mondial », estime une étude tout juste publiée par le Centre d’études prospectives et d’informations internationales (Cepii).
Comme le rappellent ses auteurs, Jules Hugot et Camilo Umana Dajud, la découverte d’une route du Nord pour accéder à l’Asie est un Graal des navigateurs européens depuis des siècles : dès le XVIIe siècle, l’explorateur britannique Henry Hudson chercha sans relâche ce fameux « passage du Nord », qu’il ne réussit jamais à emprunter faute de pouvoir fendre la glace.

Le changement climatique est en train de bouleverser la donne : l’été dernier, les températures ont été anormalement élevées dans le cercle polaire arctique, dépassant par endroits les 30 °C. Et pour la première fois, entre fin août et fin septembre, un navire porte-conteneurs de Maersk, la première compagnie maritime au monde, a relié Saint-Pétersbourg depuis Vladivostok en longeant les côtes sibériennes. Jusqu’alors, seuls des navires de moindre taille avaient parcouru cette route, désormais accessible de juillet à octobre.
Des gains commerciaux limités
La lettre du Cepii souligne que trois nouvelles voies pourraient s’ouvrir à la navigation de façon permanente, d’ici à 2050 et au-delà. Outre celle qui longe la Sibérie (passage du Nord-Est), un autre itinéraire borde la côte septentrionale (passage du Nord-Ouest), les deux débouchant sur l’océan Pacifique via le détroit de Béring. Une troisième route, enfin, la Transpolaire, reliera l’Atlantique au Pacifique à travers l’océan Arctique.

Dans bien des cas, ces passages réduiront effectivement les distances, comparées...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ Joep van Mierlo est directeur Europe du Fonds international pour la protection des animaux (IFAW). Il revient sur les dernières évolutions en matière de commerce d’ivoire.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤                     
                                                

« Beaucoup de consommateurs ne savent pas qu’ils achètent de l’ivoire illégal »

Joep van Mierlo est directeur Europe du Fonds international pour la protection des animaux (IFAW). Il revient sur les dernières évolutions en matière de commerce d’ivoire.



LE MONDE
 |    27.10.2018 à 11h00
    |

                            Marion Douet (Nairobi, correspondance)








                        



   


Le directeur Europe du Fonds international pour la protection des animaux (IFAW), Joep van Mierlo, appelle à une simplification de la législation, citant l’exemple britannique.
La Chine a interdit le commerce d’ivoire sur son territoire depuis le 1er janvier. Observe-t-on déjà un impact de cette décision ?
Oui, en partie. Selon des recherches menées en Chine cette année auprès des consommateurs, 14 % des personnes interrogées disent avoir acheté de l’ivoire au cours des douze derniers mois, contre 31 % lors d’une enquête similaire en 2017. Le nombre de commerces qui en proposent a aussi baissé de 30 %, mais il reste dans l’absolu important. De tels processus prennent du temps. L’interdiction est là mais elle doit encore, par certains aspects, être traduite en actes. Par exemple, un travail doit encore être fait sur la sensibilisation des consommateurs, dont beaucoup ne savent pas que c’est illégal.
Est-ce un problème spécifiquement en Chine ?
Non, en Chine, en Europe ou aux Etats-Unis. Il y a une déconnexion entre le produit et son origine. Beaucoup d’acheteurs ne savent pas que cet objet vient d’un animal qui a été tué pour cela, ou ne savent pas que tel objet qu’ils veulent acquérir est en ivoire. C’est notamment un problème pour les plates-formes de vente en ligne, comme eBay ou Catawiki, où les produits s’échangent sur la base de photographies. Or, sur une photographie vous ne pouvez pas savoir s’il s’agit ou non d’ivoire. Il faut avoir l’objet en main pour cela. Nous travaillons avec plusieurs tech companies pour les aider face à cet enjeu.
Que recommande IFAW pour aider ces entreprises, et mieux contrôler le marché de l’ivoire en général ?
Il faut des lois plus simples, notamment à l’échelle européenne. Aujourd’hui, les règles sont différentes selon que l’ivoire est brut ou sculpté, s’il l’a été avant ou après le 3 mars 1947 [date qui détermine le statut d’antiquité d’un objet]. Ensuite, il y a des règles différentes pour l’importation dans l’Union européenne, le transit au sein de l’UE, et l’export à l’extérieur de l’UE. C’est difficile à gérer, notamment pour une entreprise comme eBay, qui est internationale et travaille dans de nombreux pays.
Nous militons donc pour une règle plus simple. Dans le même sens, nous essayons de pousser pour rendre plus claire l’interdiction. Plutôt que de considérer que l’ivoire est « légal sauf exception », il faut mettre en avant qu’il est « illégal sauf exceptions ». Ce n’est pas la même chose !
Y a-t-il un pays modèle en matière de régulation de l’ivoire, duquel on pourrait s’inspirer ?
La loi britannique est actuellement la plus aboutie [le pays a annoncé en mars dernier une nouvelle réglementation interdisant tous les objets quel que soit leur âge, avec des exceptions très réduites]. Comme dans ce pays, IFAW voudrait voir une interdiction totale de l’ivoire avec des exceptions a minima pour des objets qui contiennent moins de 200 grammes d’ivoire, pour moins de 5 % du volume total de l’objet. Appliquer ces critères partout reviendrait à retirer du marché tous les objets massifs en ivoire.

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Il y a un an, les Etats-Unis ont à nouveau autorisé l’importation de trophées de chasse depuis le Zimbabwe et la Zambie. C’est un sujet parallèle à l’ivoire, mais le message envoyé quant à la valeur des animaux, n’est-il pas le même ?
Bien sûr. D’un côté, la loi américaine sur l’ivoire est plutôt bonne, il y a une attention portée à la protection de la nature, aux habitats. Et de l’autre, l’administration Trump révoque des règles mises en place par son prédécesseur sur les trophées de chasse. C’est très inquiétant, car cela donne un double standard pour les consommateurs.
En début d’année, le dernier rhinocéros blanc du nord mâle est mort au Kenya. Des scientifiques tentent aujourd’hui de relancer l’espèce, mais certaines ONG ont critiqué cette démarche, arguant que leur habitat naturel a, de toute façon, pratiquement disparu. Qu’en pensez-vous ?
On peut recréer de l’habitat. Et puisqu’il n’existe aucun mâle vivant à ce jour, vous n’avez besoin dans un premier temps que de petites surfaces. A Laikipia, dans le nord du Kenya, existe la dernière réserve accueillant des rhinocéros blancs du nord (le dernier mâle, Sudan, y est mort, deux femelles y vivent encore), donc cette réserve peut être utilisée. Ensuite la question se posera peut-être s’ils deviennent trop nombreux. Mais ce sera alors un « problème de riche ».

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ Sur certaines questions, la preuve parfaite ne pourra jamais être obtenue, estime Stéphane Foucart, journaliste au « Monde », qui revient dans sa chronique sur l’étude parue dans « JAMA Internal Medicine » établissant un lien entre alimentation bio et cancer.
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« En matière de santé publique, le rigorisme scientifique est une posture dangereuse »

Sur certaines questions, la preuve parfaite ne pourra jamais être obtenue, estime Stéphane Foucart, journaliste au « Monde », qui revient dans sa chronique sur l’étude parue dans « JAMA Internal Medicine » établissant un lien entre alimentation bio et cancer.



LE MONDE
 |    27.10.2018 à 10h11
 • Mis à jour le
27.10.2018 à 12h19
    |

            Stéphane Foucart (service planète du "Monde")








                        



                                


                            

Chronique. Rarement étude épidémiologique aura reçu une telle attention. Chacun à sa manière, la majorité des grands médias internationaux a rendu compte de ses résultats, publiés le 22 octobre dans JAMA Internal Medicine : les plus grands consommateurs de « bio » (environ 50 % de leur alimentation) ont un risque diminué de 25 % de contracter un cancer, par rapport aux plus petits consommateurs. Avec, comme explication la plus plausible avancée par ses auteurs, la présence, plus fréquente et en plus grande quantité, de résidus de pesticides de synthèse dans l’alimentation conventionnelle.

Quelques voix, y compris scientifiques, se sont élevées pour relativiser ces conclusions. L’écho donné à ces travaux aurait été excessif : l’échantillon de l’étude serait biaisé, il faudrait attendre d’avoir confirmation du résultat, il ne faut pas affoler les gens, la cigarette et l’alcool sont plus dangereux, une autre étude, britannique celle-ci et publiée en 2014, n’a pas montré de liens entre alimentation bio et cancer en général…
Des biais, il y en aura toujours
Les scientifiques qui interviennent ainsi dans le débat public le font souvent avec les meilleures intentions. Avec, comme étendard, l’exigence de rigueur. Celle-ci est bien sûr louable. Mais, en matière de la santé publique, le rigorisme scientifique est une posture dangereuse. Sur ces questions complexes, la preuve parfaite ne sera jamais obtenue. Il est simplement impossible de mesurer avec un haut niveau de confiance, sur une longue durée, les habitudes alimentaires et les expositions à un grand nombre de contaminants d’une large population d’individus. Des biais, des limites expérimentales, des facteurs non contrôlés : il y en aura toujours.
Faut-il, en l’espèce, attendre de nouvelles preuves ? D’abord, l’étude a été contrôlée et corrigée de nombreux facteurs de confusion (catégorie sociale, indice de masse corporelle, activité physique, consommation...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ Dans sa chronique, Frédéric Joignot rappelle qu’en avril 2010, lors de la Conférence mondiale des peuples contre le changement climatique de Cochabamba (Bolivie), a été adoptée la Déclaration universelle des droits de la Terre Mère.
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Pachamama, la Terre Mère

Dans sa chronique, Frédéric Joignot rappelle qu’en avril 2010, lors de la Conférence mondiale des peuples contre le changement climatique de Cochabamba (Bolivie), a été adoptée la Déclaration universelle des droits de la Terre Mère.



LE MONDE IDEES
 |    27.10.2018 à 09h00
    |

            Frédéric Joignot








                        



                                


                            
Chronique. C’est un des pères de la science du climat. Il a mené, en 1981, la première analyse de la température terrestre globale au Goddard ­Institute for Space Studies de la NASA. En 1988, auditionné par une commission du Sénat, il a expliqué le réchauffement climatique par l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre, confirmant son origine anthropique. La même année, le Groupe d’experts intergouver­nemental sur l’évolution du climat (GIEC), tout juste créé par une ONU inquiète, confirmait, hélas, ses analyses…
Il s’appelle James Hansen. Interpellant sans relâche depuis trente ans industriels et gouvernements, il a toujours été la cible des climatosceptiques et des intellectuels antiéco­logistes. En France, l’essayiste Pascal Bruckner, parlant des « vaticinations » des « réchauffistes »« battant le tambour bruyant de la panique », l’a traité, en septembre 2013, dans Libération, de « grand prophète de la fin du monde », tout en appelant à fracturer au plus vite les dépôts français de schiste sans écouter l’« obscurantisme » de la « secte verte ».
Ecologie surnaturelle et harmonieuse
C’est justement contre l’exploitation du gaz de schiste que James Hansen est intervenu le 14 octobre, de façon cinglante, dans l’hebdomadaire britannique The ­Observer. S’en prenantau programme gouvernemental contesté de fracturation des schistes, qui commence ce mois-ci dans le comté du Lancashire, il a regretté que le Royaume-Uni, comme l’Amérique de Trump, « ignore la science », et s’apprête à utiliser « à plein régime les pires combustibles fossiles ». Dans une lettre à la ministre de l’énergie, il a rappelé que les techniques de fracturation facilitent les fuites massives du méthane contenu dans le sol – un gaz a effet de serre 28 fois plus réchauffant que le CO2. Sans oublier leurs effets secondaires : rejet d’eaux radioactives, pertes incontrôlées de gaz, ­pollution...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ Victor Muffat-Jeandet, médaillé de bronze en ski alpin aux JO de Pyeongchang, assiste de près à la dégradation des glaciers et s’inquiète pour l’avenir.
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Muffat-Jeandet : « Pour continuer à skier, il faudra changer nos habitudes »

Victor Muffat-Jeandet, médaillé de bronze en ski alpin aux JO de Pyeongchang, assiste de près à la dégradation des glaciers et s’inquiète pour l’avenir.



LE MONDE
 |    27.10.2018 à 08h00
 • Mis à jour le
27.10.2018 à 10h47
    |

            Clément Guillou (Envoyé spécial à Chambéry, Savoie)








                        



   


Mi-octobre, à Chambéry, rencontre sans pull en terrasse avec Victor Muffat-Jeandet, à l’issue d’une journée estivale. La semaine précédente, le médaillé de bronze olympique à Pyeongchang (Corée du Sud) a dû renoncer à un stage sur le glacier de Tignes, pas suffisamment enneigé. L’occasion d’évoquer la question du réchauffement climatique avec le skieur français, qui entend confirmer dès samedi à Sölden (Autriche) sa nouvelle dimension prise aux Jeux olympiques. Si la météo le permet : alors qu’on manquait de neige naturelle ces derniers jours sur le glacier de Rettenbach, à 2500 mètres d’altitude, d’importantes chutes de neige sont prévues dans le week-end et menacent l’organisation des courses.

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          Muffat-Jeandet, médaillé de bronze en combiné



Que voit-on du réchauffement climatique lorsqu’on est skieur de haut niveau ?
C’est dramatique. Je le vois à ma petite échelle : quand j’étais petit, j’allais skier en juillet au glacier de l’Iseran, entre Val-d’Isère et Bonneval. Il y avait des hauteurs de neige incomparables avec aujourd’hui. Certains étés, je me faisais bloquer par la neige le 15 août en haut du col de l’Iseran. Maintenant, c’est de plus en plus difficile d’aller trouver de la neige là-bas en été.
Autre exemple : il y a 15 ans, j’allais à Tignes à la Toussaint avec mon père. On pouvait descendre jusque dans la station sur nos skis, c’est à dire à 2150 mètres d’altitude. Aujourd’hui [l’interview a été réalisée le 17 octobre], nous sommes à deux semaines de la Toussaint et on ne peut pas skier sur le glacier, à 3500 mètres.
Le problème, c’est le yoyo climatique. On peut avoir d’énormes chutes de neige et une semaine après avoir des températures de 30 degrés, en plein hiver, qui vont rendre la neige toute molle. Depuis cet été, je me pose énormément de questions. Ça me déprime de voir où l’on va. Les glaciers sont en très, très mauvais état.
C’est un sujet hyperdélicat pour nous, car ils font des efforts incroyables pour nous, mais l’état du glacier est malheureux. La glace recule, désépaissit, de plus en plus de cailloux émergent. On a l’impression d’être sur la lune. Tout cela se voit à l’œil nu.

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                Le réchauffement climatique bouleverse la préparation des skieurs



Comment vous adaptez-vous ?
On fait de moins en moins de ski de glacier. On va surtout en Amérique du Sud, à Ushuaïa ou au Chili. Cela fait 10 ans qu’on le fait, mais ce stage a de plus en plus d’importance. On mise tout dessus car on sait qu’au retour en Europe, ça va être compliqué, au petit bonheur la chance.
Comme Tignes est de moins en moins praticable, je découvre les glaciers autrichiens et la tendance est la même : on skie sur de la glace de « noire », de la glace millénaire. C’est très difficile à skier, mauvais pour les skis car il n’y a pas d’accroche. Ce n’est pas vraiment de la neige, plutôt de la glace sale avec du bois, des cailloux.
Comme le glacier recule de plus en plus, les conditions sont de moins en moins bonnes. Et moins il y a de glaciers praticables, plus il y a de monde sur ceux qui restent. Skier là-haut devient très cher et impose de faire des heures de queue. Ce qui a encore un peu de sens pour nous, qui préparons le début de la Coupe du monde et sommes soutenus par des marques, n’en a plus pour des gamins dont les parents payent des fortunes pour les emmener en stage.
Pour les enfants, les pistes dans des dômes sont beaucoup plus intéressantes. Nous-mêmes, nous y allons une fois par an : même si c’est différent du ski alpin, ça permet de ne pas être dépendant des aléas météorologiques.
Comment le ski alpin pourrait-il encore exister pour la génération suivante ?
Certaines stations de haute altitude ont des cumuls de neige incroyables, jamais enregistrés. C’est là aussi la conséquence du dérèglement climatique. Il y aura toujours des endroits enneigés, mais il faut s’adapter.
Il faudrait complètement changer nos habitudes. Que la saison d’hiver commence en décembre et se termine plus tard, au mois d’avril où l’on a encore beaucoup de neige. De fait, c’est comme si l’hiver avait été décalé.
La Coupe du monde de ski devrait donner l’exemple : que les compétitions s’arrêtent fin avril, que l’on continue à faire des tests de skis en mai et que l’on coupe l’été avant de réattaquer la préparation physique en août. Pourquoi aussi ne pas faire des compétitions de Coupe du monde en Amérique du Sud ?

   


Est-ce que le coût énergétique de l’organisation du ski alpin vous pose question ?
De fait, ma position est très délicate. Je peux difficilement m’exprimer sur le sujet : je sais que je vais me faire fusiller sur les réseaux sociaux car le sport de haut niveau n’est pas écologique. C’est vrai, si je vais faire une course aux Etats-Unis, je prends vingt paires de skis et ça fait lourd. On revient la semaine suivante, on roule jusqu’en Autriche, c’est vrai que cela fait des kilomètres. Mais si l’on compare à l’industrie du football, je pense que notre bilan carbone n’est pas si terrible.
Le sport de haut niveau paraît complètement délirant, mais je pense qu’on fait plus attention que bon nombre de personnes. En réalité, j’ai un bilan carbone qui n’est pas pire que bon nombre de citadins. Lorsque je viens à Paris, il me semble que les gens sont complètement déconnectés de la réalité environnementale. Ils ne voient pas la nature évoluer aussi vite. Ils n’ont pas conscience de ces hivers qui raccourcissent lorsqu’ils viennent une semaine par an à la montagne.
La Fédération internationale de ski (FIS) en fait-elle assez pour protéger l’environnement ?
Le problème est que nous n’y sommes pas représentés en tant qu’athlète. Ils ne nous écoutent pas du tout. Au niveau de l’environnement, il y a des aberrations dans le calendrier. On va aux Etats-Unis pour faire une seule course, alors qu’on aimerait, tant qu’on est là-bas, en faire davantage. Ils sont capables de nous mettre une course le 29 décembre en Italie, de nous faire monter en Norvège le 31 et de nous faire redescendre en Croatie le 2. Le critère environnemental n’est pas pris en compte, seul leur business compte, et c’est pour la même raison que le décalage de la saison dans le temps serait très compliqué : les télévisions décident, et le ski doit prendre la place quand le championnat du monde de moto s’arrête…

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          Coup de chaud sur les sports d’hiver



On dit souvent que les Jeux olympiques sont une aberration écologique, est-ce quelque chose dont on se rend compte sur place ?
J’avais des a priori assez négatifs sur les JO avant de les vivre. Il y a aussi l’étiquette du « sport business » : on sait que les villes hôtes le sont davantage en fonction du montant des pots-de-vin et de la force des lobbys que pour l’intérêt sportif. Je n’étais donc pas très enjoué en me rendant aux JO. Mais l’événement est tellement hors norme que ça a pris le dessus. Tu n’es pas affecté par ça parce qu’en tant qu’athlète, c’est à la hauteur de mes rêves d’enfants et le jeu en vaut la chandelle.
La question environnementale, en parlez-vous entre skieurs ?
Bien sûr, car on est directement affecté. La vidéo de l’astrophysicien [Aurélien Barrau, dont l’intervention à la conférence Climax a été largement partagée sur les réseaux sociaux, ndlr), on se l’est tous montrée. C’est fabuleux ce qu’il raconte et il a raison. On a tous notre part de responsabilité, et je ne sais pas si on y arrivera.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤ Dans l’Etat du Maranhão, l’un des plus touchés par les feux et l’exploitation forestière illégale, les « gardiens » effectuent des patrouilles nocturnes pour expulser les bûcherons.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤                
                                    

Au Brésil, des Indiens prennent les armes pour sauver l’Amazonie


                      Dans l’Etat du Maranhão, l’un des plus touchés par les feux et l’exploitation forestière illégale, les « gardiens » effectuent des patrouilles nocturnes pour expulser les bûcherons.



M le magazine du Monde
 |    27.10.2018 à 07h30
    |

                            Agnès Gautheron








   


« Si je devais assumer [la présidence], l’Indien n’aura plus un centimètre de terre », promettait Jair Bolsonaro le 2 février 2018. L’élection, de plus en plus probable, de celui qu’on a surnommé le « Trump tropical » à la tête du Brésil a de quoi faire trembler la population indigène. S’il l’emporte dimanche 28 octobre, la forêt amazonienne sera plus que jamais menacée, et ses habitants avec.

   


Car le candidat d’extrême droite, qui envisage de quitter l’accord de Paris sur le climat, a également promis de placer le ministère de l’environnement sous la tutelle de celui de l’agriculture, et évoqué la suppression de la Funai, cet établissement public censé protéger les droits des Indiens. Ouvrant davantage le poumon de la planète à l’agrobusiness.

   


Dans l’Etat du Maranhão, les Guajajara n’attendent plus rien du gouvernement depuis longtemps. Las de voir leurs terres rongées par des coupes illégales, ils ont formé des milices, surnommées les « gardiens de la forêt », qui débusquent et chassent les bûcherons. Des patrouilles qu’a suivies le photographe italien Tommaso Protti, installé depuis quatre ans au Brésil.

   


« Selon les spécialistes de l’environnement, la prise de pouvoir des tribus autochtones est le moyen à la fois le plus efficace et le moins coûteux pour préserver leurs terres, souligne-t-il. On voit sur des images satellites que les lieux protégés par les Indiens eux-mêmes sont ceux où la déforestation recule. » Cette série s’inscrit dans un travail plus vaste baptisé Terra Vermelha, dans lequel le photographe s’attache à décrire « les crises sociales et humanitaires qui accompagnent la destruction de la forêt amazonienne ». « Selon les scientifiques, l’Amazonie va bientôt atteindre un point de non-retour, alerte Tommaso Protti. Si on la rogne davantage, elle ne pourra plus se régénérer. »

   





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<filnamedate="20181029"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181029"><AAMMJJHH="2018102919">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤ La procédure mondiale d’homologation des véhicules entrera en vigueur en septembre 2019. Elle servira, entre autres, au calcul des malus pour les flottes d’entreprise.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤                     
                                                   
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Plus sévère, la norme WLTP fait trembler constructeurs et entreprises

La procédure mondiale d’homologation des véhicules entrera en vigueur en septembre 2019. Elle servira, entre autres, au calcul des malus pour les flottes d’entreprise.



LE MONDE
 |    27.10.2018 à 07h00
    |

                            Eric Gibory








                        



                                


                            

Les entreprises ont dû pousser un soupir de soulagement quand elles ont appris le report à septembre 2019 de l’application du protocole WLTP (Worldwide Harmonized Light Vehicle Test Procedure) pour calculer les taxes sur leurs flottes.
En utilisant des tests plus conformes aux conditions réelles de conduite, le WLTP mesure en effet de plus forts taux de gaz à effet de serre et de polluants atmosphériques, tout comme une consommation de carburant plus importante. Selon le spécialiste des données automobiles Jato Dynamics, pour le CO2, les valeurs bondiraient de 9,6 % par rapport à l’ancienne procédure, le NEDC (nouveau cycle européen de conduite). Avec une telle hausse, TVS (taxe sur les véhicules de société) et malus se seraient envolés, alourdissant les charges des flottes pour les entreprises.
Interrogés en début d’année par le Consumer Science & Analytics (CSA) pour l’Observatoire du véhicule d’entreprise, les patrons se disaient préoccupés par la mise en place du WLTP. En effet, 47 % d’entre eux estimaient que ce nouveau test allait avoir un impact sur leur flotte dans les trois prochaines années. Pour les grandes sociétés (100 à 250 salariés), ce pourcentage atteignait 54 %, et grimpait même à 72 % pour les plus grandes (au-dessus de 250 salariés). Dans les faits, les dirigeants étaient seulement 17 % à affirmer que ce protocole avait déjà eu une incidence sur leur flotte. Cette part passait à 21 % dans les grandes entreprises, et à 33 % dans les plus grandes.
Des mesures plus précises
Au cours de cette même étude, les dirigeants se disaient plus attentifs au CO2 (à 52 %) qu’aux particules fines (44 %) et à l’oxyde d’azote (NOx, 24 %). Mauvais présage pour l’environnement, 44 % ne prenaient en compte aucune de ces émissions.
Le WLTP propulse les données d’émissions de CO2 et de consommations vers les sommets. Selon certains analystes, la hausse atteint 20 % en moyenne par rapport aux anciens résultats.
Destiné à quantifier...




                        

                        


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Au Kenya, des méthodes antiterroristes pour protéger la faune sauvage

Un programme met le renseignement au cœur de la lutte contre le braconnage et le trafic des espèces protégées.



LE MONDE
 |    27.10.2018 à 06h22
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                            Marion Douet (Nairobi, correspondance)








                        



                                


                            

De ses années en Irak, Faye Cuevas, lieutenant-colonel dans l’armée américaine, a retenu que l’information de terrain était primordiale pour combattre les réseaux terroristes. Des adversaires invisibles, organisés et bénéficiant de soutiens locaux… tout comme les braconniers. Affectée par la suite à des opérations en Afrique, cette Américaine a décidé de mettre les méthodes de lutte antiterroriste au service de la protection des grands mammifères menacés.
« Il y a beaucoup de similarités. En Irak, un problème-clé était que l’information existait mais n’allait pas toujours vers les bonnes personnes », explique, Ray-Ban Aviator sur le nez, celle qui, après avoir passé vingt et un ans dans l’armée, est désormais vice-présidente du Fonds international pour la protection des animaux (IFAW),. « Là-bas, c’est la même chose », ajoute-t-elle tandis que son 4 × 4 file vers la région de l’Amboseli, dans le sud-est du Kenya.
Ce vaste écosystème, comprenant un parc national et tous les territoires environnants, célèbre pour sa faune sauvage, notamment ses éléphants, est le sixième au Kenya à accueillir le programme « TenBoma ». Ce nom est tiré d’une croyance locale selon laquelle dix bomas, ou villages, sont en sécurité s’ils veillent les uns sur les autres.
Cette initiative – que l’IFAW mène depuis 2015 avec le Kenya Wildlife Service (KWS, autorité de protection de la faune) et qui a reçu cette année 1,2 million d’euros de l’Union européenne (UE) – est fondée sur le recueil d’informations auprès des habitants afin d’épargner des animaux menacés, éléphants et lions en particulier, mais aussi girafes, antilopes…


Convaincre les villageois
Ainsi, dans l’Amboseli, les Masaï sont au cœur du projet. Ils connaissent leurs terres comme personne et savent tout ce qui s’y passe. Premiers témoins, ils sont aussi parfois les premiers acteurs du braconnage, un concept aux contours flous dans cette savane où les...




                        

                        

