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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ Pour leur dernier tournoi d’une saison qui vire au noir, les joueurs français veulent marquer des points à domicile, à un mois de la finale de la Coupe Davis.
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A Bercy, le tennis français espère une embellie

Pour leur dernier tournoi d’une saison qui vire au noir, les joueurs français veulent marquer des points à domicile, à un mois de la finale de la Coupe Davis.



LE MONDE
 |    29.10.2018 à 18h33
 • Mis à jour le
29.10.2018 à 18h53
   





                        



   


Le 25 novembre au soir, la France sera peut-être double championne du monde en titre en tennis. Oui, mais… Si d’aventure les joueurs français soulèvent le saladier à Lille face à la Croatie de Marin Cilic et Borna Coric, une victoire en Coupe Davis risque de ne pas suffire à faire oublier ce qu’il faut bien appeler une annus horribilis. Il n’est pas du tout certain que la tendance s’inverse cette semaine à Bercy, avec le dernier Masters 1000 de la saison, dans lequel ils sont une dizaine à être engagés. Même si l’enjeu sera surtout d’éblouir le capitaine Noah pour gagner sa place de titulaire au sein de l’équipe qui sera du voyage à Lille.
Certes, autant les Français sont souvent perméables à la pression à Roland-Garros, autant dans le 12e arrondissement parisien, sur une surface rapide (résine sur bois) qui leur convient – presque à tous – mieux, on ne peut pas dire qu’ils ont démérité ces dernières années : un titre (en 2008) et une finale (2011) pour Jo-Wilfried Tsonga ; deux finales pour Gaël Monfils (2009 et 2010), une demi-finale pour Mickaël Llodra et Gilles Simon en 2012, de même que Julien Benneteau l’an dernier au terme d’un joli hold-up (Shapovalov, Tsonga, Goffin, Cilic).
Sauf que, cette saison, pas un joueur français ne peut surfer sur ses résultats pour espérer briller, même à domicile. Pour la première fois depuis 2006, le top 20 est dépourvu du moindre représentant tricolore. Le premier au classement cette semaine ? Richard Gasquet (28e), qui est le seul à s’être hissé en quarts de finale d’un Masters 1000 depuis janvier (à Monte-Carlo, battu par Zverev). Il est suivi par Monfils (30e), Simon (31e) et Pouille (32e), Chardy et Mannarino venant un peu plus loin (40e et 46e), Paire et Herbert apparaissant encore plus profondément dans le classement (56e et 57e).
Jo-Wilfried Tsonga, qui trusta longtemps la place de numéro un français, a été éjecté ce mois-ci du top 100. Absent des courts depuis son opération au ménisque gauche début avril, il a repris la compétition six mois plus tard à Metz. Après 589 semaines parmi la crème du circuit, Tsonga, 33 ans, est désormais relégué loin derrière, à la 256e place.
Ni les jambes ni la tête
En dix mois, tous les joueurs français sont d’ailleurs passés par la case infirmerie, pour un poignet douloureux (Monfils, qui a abandonné à l’US Open ; Gasquet, qui s’est retiré à Vienne fin octobre), pour une jambe flageolante (Chardy, qui a dû renoncer au tournoi de Moscou), pour un problème aux ischio-jambiers (Herbert), au cou et au muscle fessier (Pouille).
Et quand ce n’est pas le corps qui flanche, c’est la tête. En mars, Lucas Pouille devenait le 12e Français à intégrer le top 10. Sept mois après, il a perdu vingt places après une saison quasi blanche depuis son titre à Montpellier et ses finales à Marseille et Dubaï, en février. Le Nordiste affiche des statistiques affolantes : il pointe à 48 % de victoires sur le circuit et n’a plus remporté plus de deux matchs dans un même tournoi. En vingt-deux tournois, il a été éliminé dix fois d’entrée.
Mais dimanche, à la veille du début du tournoi de Bercy, Pouille préférait s’ôter toute pression supplémentaire : « En tout cas, je ne suis pas ici pour montrer quelque chose à Yann. Au début, la sélection pouvait me bouffer la tête, mais plus maintenant », a-t-il tenté de convaincre, dans Le Parisien.
Quant à Gaël Monfils, après avoir alterné le très bon ces dernières semaines (finale à Anvers) et le très mauvais (défaites au premier tour à Chengdu, Pékin et Shanghaï), il s’est rayé de la liste des engagés pour Bercy la veille de son entrée en lice à Vienne, alors que son classement lui aurait permis d’intégrer le tableau final à la suite de plusieurs forfaits.
Sans doute a-t-il jugé, fataliste, que ses chances d’être à Lille étaient quasi nulles, lui qui n’a plus joué une rencontre de Coupe Davis depuis que Noah est revenu aux commandes en Guadeloupe face au Canada, en mars 2016. Lors de la demi-finale à Zadar (Croatie), cette même année, il avait été prié par le capitaine de déguerpir après son forfait de dernière minute.
« Depuis la Guadeloupe, c’est toujours un peu le même scénario. C’est-à-dire qu’il joue, puis quelques semaines avant [la Coupe Davis], il a un problème physique », ironisait Noah, en mars, au moment d’annoncer la composition de l’équipe qui s’apprêtait à affronter l’Italie en quarts.
Humbert, une percée à confirmer

   


La seule éclaircie de la saison est venue cet été d’Ugo Humbert, qui vient de franchir les portes du top 100 (92e la semaine dernière), lui qui était 378e en début de saison. Le Français de 20 ans s’est sorti des qualifications de l’US Open, a remporté son premier match en Grand Chelem dans le grand tableau, avant d’enchaîner deux finales dont une victoire en Challenger (la deuxième division du circuit).
Humbert devra compter sur un désistement de dernière minute pour participer, aux côtés de la relève du circuit – Denis Shapovalov, Stefanos Tsitsipas ou encore Alex de Minaur – au Masters de la Next Gen (moins de 21 ans), à Milan, du 6 au 10 novembre.
Lundi, au premier tour de Bercy, il n’a pas réussi à honorer son invitation pour le grand tableau, auteur de trop nombreuses fautes directes contre son compatriote Adrian Mannarino (4-6, 2-6). Ce dernier est, lui, toujours à la recherche de son premier titre sur le circuit, après avoir chuté en finale à Moscou il y a dix jours pour la… sixième fois de sa carrière.
La finale de Coupe Davis ? « Honnêtement, je ne me pose pas trop la question pour l’instant, répond Mannarino. Je pense être loin d’être le favori pour être sélectionné, sachant que ça se joue sur terre battue. Mais, même si ça ne se joue pas sur la même surface, si un joueur français joue très bien ici, il sera forcément en confiance. » 
Yannick Noah, peu importe ses choix, va devoir redoubler de positivisme.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ La semaine noire des clubs français en Coupe d’Europe a relancé l’éternel procès de notre football national. Ce procès doit pourtant être équitable, estime notre chroniqueur Jérôme Latta.
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La Ligue 1 est-elle (si) nulle ?

La semaine noire des clubs français en Coupe d’Europe a relancé l’éternel procès de notre football national. Ce procès doit pourtant être équitable, estime notre chroniqueur Jérôme Latta.



LE MONDE
 |    29.10.2018 à 17h27
 • Mis à jour le
29.10.2018 à 18h13
    |

                            Jérôme Latta








                        



   


Chronique. Depuis le temps que l’on proclame le déclin du championnat de France, celui-ci devrait en être aujourd’hui au niveau d’Andorre ou de Saint-Marin. Le sujet a tout du marronnier, et il a de nouveau poussé sur le terreau de l’hebdomas horribilis des clubs français en Coupe d’Europe.
Zéro victoire face à des adversaires pour certains modestes, il n’en fallait pas plus pour que notre goût de l’autodénigrement entre en émulsion au contact des éternelles carences de notre football de clubs.
Elle a toujours été (un peu) nulle
La frustration est sans doute avivée par l’écart entre les performances de la sélection nationale et celles des clubs, au lendemain d’une victoire en Coupe du monde. Mais on peut observer l’Angleterre pour se convaincre qu’une telle corrélation n’existe ni dans un sens, ni dans l’autre.
Cette frustration repose aussi sur un malentendu historique, qui consiste à prendre pour référence d’exceptionnelles années 1990, durant lesquelles le football de clubs français a connu son apogée avec ses sept finales continentales et ses deux uniques Coupes d’Europe. Juste avant la révolution industrielle du football.
Depuis une quinzaine d’années, la Liga, la Premier League, la Bundesliga et la Serie A sont bien installées en tête du coefficient UEFA, tandis que la Ligue 1 oscille entre le quatrième et le sixième rang.
Elle est à sa place
A une époque où les résultats sportifs sont de plus en plus indexés aux moyens financiers, le football français apparaît, en réalité, à sa place : celle de la cinquième puissance européenne – grâce à son vaste marché de consommateurs et à ses droits de diffusion.
En termes de prestige et d’attention, l’Espagne, l’Angleterre, l’Allemagne et l’Italie restent loin devant – malgré l’intérêt international récent suscité par l’AS Monaco et surtout le Paris-Saint-Germain.
Mais le PSG joue dans une autre cour, celle de la Ligue des champions, et la locomotive espérée est plutôt un TGV qui file sur d’autres rails que les TER de L1. Dans le monde, notre championnat vaut ce que valent ses droits de diffusion à l’étranger : une paille.

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Elle pourrait faire mieux
Logique, mais savoir ne pas rester à sa place, c’est aussi le propre du sport de haut niveau. La finale et la demi-finale de Ligue Europa atteintes par l’OM et l’OL en 2018 et en 2017 masquent mal le mépris des clubs français pour cette compétition – pourtant à leur portée. C’est le problème quand on joue plus la qualification pour la Coupe d’Europe que la Coupe d’Europe elle-même.
La faiblesse des projets sportifs, le manque d’audace sont des maux récurrents, qui compromettent le spectacle proposé, alors que le championnat de France souffre de son tropisme défensif et de son manque d’éclat.
Or, ni la direction technique nationale ni les entraîneurs ne font du football français un laboratoire du jeu dans lequel s’élaborerait un modèle séduisant et gagnant… Et quand des techniciens reconnus (Ancelotti) ou prometteurs (Jardim, Emery, Favre) arrivent de l’étranger, ils sont raillés et leurs séjours écourtés.
Elle pourrait être mieux dirigée
La France du football ne brille pas non plus par sa gouvernance. Même le meilleur président de club de l’époque, Jean-Michel Aulas, semble perdre pied. A Nantes, Paris, Marseille ou Lille, les dirigeants arrivés avec les investisseurs étrangers ont commis de graves erreurs de stratégie et de communication.
Bien que les clubs les plus nantis soient désormais dotés de stades modernes, ils continuent à se plaindre de la fiscalité ou de réclamer un système (encore) moins égalitaire en se déchirant au sein des instances.
De quoi s’inquiéter quant à l’usage qui sera fait de la future manne des droits télé, en forte augmentation dès 2020. L’absence de vision caractérise aussi un football qui méprise et maltraite absurdement ses supporteurs.
On l’aime quand même
Cette « Farmers League » que l’on moque à l’étranger est, pourtant, ce championnat où l’on forme et fait émerger de futures stars qui iront briller ailleurs, exploitant un fantastique vivier de jeunes joueurs. Elle sent le terroir qu’incarnent bien ses bucoliques multiplex du samedi soir.
C’est surtout la compétition où évoluent les clubs qu’on aime le plus – d’un amour plus difficile et ingrat que celui voué aux top teams glamoureuses, bardées de stars. On ne s’excusera pas d’avoir, dimanche après-midi, préféré Rennes-Reims au « classico » Barça-Real.
La Ligue 1 est dénigrée rituellement, mais on la chérit encore jusque dans sa manière de résister aux injonctions du grand spectacle footballistique mondialisé. On aimerait juste qu’elle fasse un effort pour nous rendre cette affection.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ Une étude menée par des économistes montre que l’ordre des matchs du premier tour d’un Mondial ne devrait pas être aléatoire, afin d’éviter d’ultimes rencontres de poule sans enjeu ou gangrenées par une collusion.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ Intouchable ces derniers mois, le Serbe s’aligne au Masters 1000 avec l’idée de récupérer la place de numéro un mondial. Mais quels sont les secrets du « Djokovic nouveau » ?
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Tennis : pourquoi Djokovic est en train de devenir un « Novak encore meilleur »

Intouchable ces derniers mois, le Serbe s’aligne au Masters 1000 avec l’idée de récupérer la place de numéro un mondial. Mais quels sont les secrets du « Djokovic nouveau » ?



LE MONDE
 |    29.10.2018 à 17h13
 • Mis à jour le
29.10.2018 à 17h19
    |

                            Douglas de Graaf








                        



   


« Novak, tu es venu jouer les qualifications ? » Dimanche après-midi 28 octobre, dans les couloirs de Bercy, Benoît Paire vient de valider sa place pour le tableau final du Masters 1000 de Paris et interpelle le Serbe en route pour s’entraîner sur le court central. Le Serbe est hilare et échange quelques mots – en français – avec l’Avignonnais. Novak Djokovic, qui jouera mardi contre le Portugais João Sousa, a retrouvé le sourire, son tennis et lorgne avec insistance sur la place de numéro un mondial de Rafael Nadal, qui le devance de seulement 215 points.

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Vainqueur à Shanghaï le 14 octobre, il reste sur une série de 27 victoires en 28 rencontres. A 31 ans, il est redevenu lui-même : ce monstre de régularité qui avait imposé sa griffe sur le tennis mondial entre 2011 et 2016. Les états d’âme des derniers mois paraissent bien loin. En mars, il évoquait pourtant auprès de ses proches l’idée de raccrocher un mois après son opération au coude.
Mais à en croire son entraîneur Marian Vajda, « Nole » n’est pas seulement aussi fort qu’avant. Il l’est encore davantage. « J’ai trouvé un nouveau Novak, un Novak même encore meilleur », affirmait le Slovaque en Chine. Voici trois raisons de le croire.

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Un mental remis à neuf
Il l’a dit lui-même après sa victoire à Shanghaï : « Vous avez vu le nouveau Novak. J’ai dû me réinventer et trouver ma propre formule pour le succès. Je l’ai trouvée et j’espère la garder le plus longtemps possible. »
Comme toujours au tennis, tout part de la tête. Et à ce niveau-là, Novak Djokovic a laissé derrière lui ses doutes nés paradoxalement de la victoire tant désirée à Roland-Garros en 2016. En juillet 2017, il disait stop après une année d’errance née de ce sentiment de vide après avoir remporté le dernier tournoi du Grand Chelem qui lui échappait encore.
La pause de six mois a été bénéfique. Martin Vajda, son entraîneur de toujours, a remplacé Boris Becker (ainsi qu’Andre Agassi et Radek Stepanek, remerciés au printemps) et limité l’influence de Pepe Imaz, controversé coach mental que le joueur consulte encore à l’occasion du côté de Marbella en Espagne. « [Cette période] loin du circuit m’[a] permis de me régénérer en termes de motivation, d’inspiration, mais aussi de décider si je devais faire des ajustements dans mon jeu et avec ma raquette », souligne Djokovic.
La paternité l’a également changé. Père d’un fils, né en octobre 2014, et d’une fille, née en septembre 2017, le Serbe confie que « [s] a vie ne se résume plus au tennis. » A propos de son fils, « Nole » avait d’ailleurs glissé, après Wimbledon, qu’il avait été « l’une de [ses] plus grandes sources de motivation, si ce n’est la plus grande ». Le « Djoker » n’est peut-être plus cette machine à gagner dont on se demandait si elle était vraiment humaine, mais il semble moins mettre au pied de la lettre les conseils d’un Imaz sur la nécessité de relativiser la défaite.
Auprès de ses adversaires, Djokovic en impose de nouveau. Comme entre 2011 et 2016 quand il avait en partie match gagné en entrant sur les courts. « L’une des clés, c’est l’aura. En ce moment, je ne pense pas qu’il y ait un joueur qui parte confiant au moment de défier un Djokovic à son top niveau », assure David Law, commentateur de tennis pour des chaînes britanniques.

   


Un service au top
« Cela a toujours été une arme cachée, le coup très important dans mon jeu, le plus important », jure Novak Djokovic à propos de son service. Traduction : quand ce service va, Djokovic va. Le Serbe n’a évidemment pas la force de frappe et l’envergure d’un Marin Cilic (n°6 mondial) ou d’un Kevin Anderson (n°8), mais dispose d’autres qualités dans le domaine – « justesse et efficacité plutôt que vitesse et puissance », assure-t-il. 
A Shanghaï, où le Serbe n’a pas cédé une seule fois son engagement, cela s’est vu. Ou plutôt, cela ne s’était jamais vu auparavant. « Je ne suis pas sûr que ça me soit déjà arrivé. C’est vraiment une des meilleures semaines de ma carrière dans ce secteur. »
Troisième joueur de l’histoire à remporter un Masters 1000 sans se faire breaker, Djokovic a gagné 85 % de points après son premier service au cours du tournoi (158/186). Connu pour être l’un des meilleurs relanceurs de son sport, le joueur de 31 ans élargit encore sa palette, lui qui a dû modifier son geste au service après son opération au coude.
Son changement de raquette en début d’année n’est pas étranger à ce regain dans le domaine : « J’ai le sentiment que j’ai gagné en puissance et en angle au service », confiait-il en avril.
Une concurrence atone
Ce retour au sommet express a aussi été facilité par l’effritement de la concurrence. Quand celle-ci n’est pas tout bonnement absente. L’actuel numéro deux mondial n’a plus croisé la route du Suisse Roger Federer depuis deux mois (victoire en finale à Cincinnati) et celle de l’Espagnol Rafael Nadal depuis trois mois (victoire en demi-finales de Wimbledon).
Le décompte se perd pour deux autres de ses « meilleurs ennemis », déjà rangés des voitures pour cette saison 2018 : l’Ecossais Andy Murray, touché à la hanche, n’a d’ailleurs quasiment pas joué cette année, alors que le Suisse Stan Wawrinka se remet difficilement d’une blessure qui l’a éloigné six mois des courts.
Et Djokovic a encore de quoi sourire à l’approche du tournoi de Paris cette semaine et du Masters de Londres (à partir du 11 novembre). Avant sa victoire à domicile à Bâle dimanche, Roger Federer réalisait une deuxième partie de saison en deçà des attentes, et les genoux de Nadal n’apprécient pas les surfaces rapides comme celle de Bercy et de Londres.
Guère plus de résistance à opposer au Serbe parmi les autres prétendants : Juan Martin Del Potro, à nouveau blessé, ne devrait pas rejouer en 2018, Alexander Zverev (n°5 mondial) s’est fait balayer par Djokovic à Shanghai (6/1, 6/2), et la relève assurée par Stefanos Tsitsipas, Denis Shapovalov ou Daniil Medvedev paraît encore un peu tendre.
Noval Djokovic peut devenir le premier joueur à finir la saison numéro un mondial après être sorti du Top 20 la même année (n°22 en juin). Le tennis aussi a ses « remontadas ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ Le président du club anglais de Leicester, homme d’affaires aussi respecté que discret, est mort samedi dans l’accident de son hélicoptère.
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Vichai Srivaddhanaprabha, le milliardaire qui a changé la destinée du club de Leicester

Le président du club anglais de Leicester, homme d’affaires aussi respecté que discret, est mort samedi dans l’accident de son hélicoptère.



Le Monde.fr avec AFP
 |    29.10.2018 à 16h36
 • Mis à jour le
29.10.2018 à 17h41
   





                        



   


Sa seule extravagance de milliardaire lui aura été fatale. Le président de Leicester City, le Thaïlandais Vichai Srivaddhanaprabha, avait pour seul péché mignon de quitter le stade de son équipe en hélicoptère. Celui-ci s’est écrasé aux abords du King Power Stadium, samedi 27 octobre, causant la mort de son propriétaire, ainsi que celles de quatre autres passagers. Un choc pour les habitants de Leicester, ville située dans le centre de l’Angleterre, qu’il a fait connaître dans le monde entier.
Le milliardaire de 60 ans, décrit comme humble et généreux, avait mené son club jusqu’à l’un des plus improbables exploits de l’histoire du football : le titre de champion conquis en 2016, au nez et à la barbe des grandes puissances du football anglais. Seulement six ans après le rachat pour 40 millions de livres d’un club alors moribond, qui végétait en deuxième division.
Un conte de fées du football moderne avec l’entraîneur italien Claudio Ranieri à la baguette, mais dont l’homme d’affaires thaïlandais avait été le véritable investigateur. Sans dépense mirobolante (selon les canons de la Premier League), Vichai Srivaddhanaprabha avait investi de manière ciblée, privilégiant l’éclosion de jeunes talents. Leicester a eu du nez avec l’attaquant vedette Jamie Vardy, déniché en cinquième division anglaise, ou le Français N’Golo Kanté (acheté à Caen) et l’Algérien Riyad Mahrez, recruté au Havre en Ligue 2.

   


« Nous lui devons tout »
Réputé proche de ses joueurs, Vichai Srivaddhanaprabha était également très apprécié des supporteurs de Leicester, un fait plutôt rare pour des propriétaires étrangers en Angleterre. Il faut dire qu’il savait les choyer. Les supporters de Leicester avaient ainsi eu droit à une bière gratuite et à des beignets pour célébrer son soixantième anniversaire, avant un match contre Newcastle en avril de cette année. Et le prix des abonnements avait été gelé ces quatre dernières saisons, tandis que Vichai Srivaddhanaprabha avait fait don de deux millions de livres sterling (2,5 millions de dollars) pour aider à construire un hôpital pour enfants.
« Vichai a choisi Leicester lorsque nous étions couverts de dettes, rappelle Ellis Greaves, un fan des Foxes (les renards, le surnom du club), qui a lancé une pétition en ligne pour qu’une statue soit érigée en l’honneur du président défunt. Il nous a sortis de là et a fait de nous ce que nous sommes aujourd’hui. Nous lui devons tout, à lui et sa famille. S’il vous plaît, si vous êtes un supporter de Leicester ou un fan de football, signez cette pétition pour qu’une statue soit érigée devant le King Power Stadium à sa mémoire. » En milieu de journée, cette pétition avait déjà recueilli plus de 16 000 signatures.
Malgré sa popularité, le Thaïlandais aux petites lunettes rondes était un personnage peu connu, qui a préféré laisser son fils Aiyawatt, dit « Top », jouer les premiers rôles en tant que vice-président du club.
Dimanche, le club a salué la « gentillesse » et la « générosité » de Vichai Srivaddhanaprabha, un « grand homme ». « C’est une tragédie pour le club. Je suis épouvantablement triste », a aussi réagi l’entraîneur français de Leicester, Claude Puel. De nombreux supporters de football ont afflué toute la journée aux abords du stade, pour déposer des bouquets de fleurs et des écharpes aux couleurs du club, ou se recueillir en silence.

https://t.co/hQSR0IDWWg— LCFC (@Leicester City)


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« Je peine à trouver les bons mots… Mais pour moi, vous êtes une légende, un homme incroyable, [celui] qui avait le plus grand cœur, l’âme du Leicester City », a écrit sur Instagram, dans la nuit de dimanche à lundi, l’attaquant vedette Jamie Vardy, en légende d’une photographie de lui et de Vichai Srivaddhanaprabha souriants.
Les anciens du club se sont également exprimés. L’ex-international et joueur de Leicester Gary Lineker a confié sur Twitter avoir le « cœur brisé ». « Ce qu’il a fait pour Leicester est incroyable », a rappelé sur BBC5live Sven-Goran Erikssen, ancien manager du club, décrivant un homme « extrêmement généreux », présent à chaque match, avec sa famille.
« Ce n’était pas un héritier d’une riche famille mais un vrai battant »
L’homme d’affaires était à la tête d’une fortune aujourd’hui estimée à plusieurs milliards de dollars. Familier de la famille royale thaïlandaise, il avait construit l’activité de son groupe, King Power, à partir de 1989 avec, au départ, un seul magasin de Duty-Free à Bangkok, avant de décrocher, en 2006, la concession pour les magasins de Duty-Free du nouvel aéroport international de Bangkok, qui voit passer chaque année des millions de voyageurs.
« Ce n’était pas un héritier d’une riche famille mais un vrai battant », souligne le politicien Anutin Charnvirakul, saluant le « modèle pour la jeune génération », d’homme d’affaires avisé, incarné par Vichai. Fervent bouddhiste, Vichai a réussi à se ménager les faveurs des élites conservatrices, y compris du palais, qui lui a accordé le nom prestigieux de Srivaddhanaprabha.
En dépit de son poids économique et de ses ambitions internationales, King Power était, cependant, resté une entreprise très familiale. Et les quatre enfants de Vichai, deux filles et deux garçons tous trentenaires, font tous partie du comité exécutif du groupe.
Vichai Srivaddhanaprabha était aussi un familier des puissants de Thaïlande, au premier rang desquels la famille royale. Son nom, Srivaddhanaprabha, lui a été attribué en 2013 par le roi de Thaïlande. Amateur de polo, dont il était un joueur accompli, membre du Ham Polo Club de Londres, il côtoyait également des membres de la famille royale en Angleterre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Rafael Nadal et Novak Djokovic évaluent l’opportunité d’aller ou non jouer en décembre à Djedda. Amnesty International presse la Juventus Turin et le Milan AC de ne pas disputer la Supercoupe d’Italie en janvier à Ryad.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

La diplomatie par le sport de l’Arabie saoudite à l’épreuve du meurtre de Jamal Khashoggi

Rafael Nadal et Novak Djokovic évaluent l’opportunité d’aller ou non jouer en décembre à Djedda. Amnesty International presse la Juventus Turin et le Milan AC de ne pas disputer la Supercoupe d’Italie en janvier à Ryad.



LE MONDE
 |    29.10.2018 à 10h29
 • Mis à jour le
29.10.2018 à 15h19
    |

            Clément Martel








                        



   


Ils sont venus à Paris ferrailler pour le trône de numéro 1 mondial. Mais c’est au sujet d’un autre royaume que Rafael Nadal et Novak Djokovic ont été tenus de s’expliquer, dimanche 28 octobre. Avant l’ouverture du Masters 1 000 de Paris-Bercy, les numéros 1 et 2 mondiaux du tennis masculin ont répondu – pour le moins gênés – à des questions portant sur leur participation à une rencontre d’exhibition programmée pour la fin décembre à Djedda, en Arabie saoudite.
En cette période de vacance du circuit mondial, ce type de matchs dans des pays prêts à y mettre le prix est monnaie courante. Et les meilleurs joueurs du monde n’hésitent pas à courir le cachet durant l’intersaison. Ces dernières années, Nadal et Federer ont ainsi disputé des rencontres promouvant le modeste mais lucratif tournoi de Doha – sur un tapis volant – offrant à l’organisateur qatari de jolis clichés promotionnels.
Au moment où il a été signé, le contrat liant Nadal, Djokovic et le royaume saoudien n’avait pas l’odeur de soufre qu’il véhicule aujourd’hui. C’était avant le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi dans l’enceinte du consulat saoudien d’Istanbul. Selon des responsables turcs, cet opposant a été victime d’un meurtre soigneusement planifié et perpétré par une équipe d’agents venus de Ryad.

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Le 7 octobre, quelques jours après la disparition de Jamal Khashoggi et alors que des rumeurs commençaient à lier celle-ci à l’Arabie saoudite, Rafael Nadal et Novak Djokovic ont chacun publié un tweet promotionnel – chose courante dans ce genre de contrat – vantant le pays.
« On est en train d’évaluer la situation »
Conscients de l’image que renverrait la tenue d’une telle rencontre dans la ville royale de Djedda, les agents des joueurs s’activent désormais en coulisse pour tenter de rétropédaler. Mais le contrat – il est question d’un million de dollars par joueur – étant directement signé avec l’Autorité générale du sport saoudien, l’affaire est ardue.
D’où un difficile exercice d’équilibriste. « Quand ce type de choses se produit, c’est catastrophique, c’est terrible. Un journaliste a perdu la vie. Et je sais que des choses horribles se sont passées à l’intérieur de ce consulat, a reconnu Rafael Nadal. Donc on est en train d’évaluer la situation et on espère que les choses vont s’éclaircir le plus vite possible. »
Plus prudent encore, Novak Djokovic s’est retranché derrière son « apolitisme » pour ne pas piper mot quant au fond de l’affaire. « Malheureusement, on s’est retrouvés tous les deux attirés dans cette situation, a-t-il déploré, précisant que l’engagement avait été conclu voici plus d’un an pour préparer la saison. C’était une décision tennistique, professionnelle, à l’époque. Maintenant, je suis conscient de ce qui se passe avec l’Arabie saoudite. Quand on voit quelque chose de ce genre, bien entendu, on a un ressenti. Mais je ne peux pas vous en dire davantage. »
Ayant pour coutume de « rester professionnel et de respecter les gens vis-à-vis desquels [il s’est] engagé », le Joker attend « plus d’informations sur ce qui se passe, afin de pouvoir prendre une décision rationnelle pour savoir s’il convient d’y aller ou pas ».
Pressions d’Amnesty International
Autre sport, mêmes interrogations. Amnesty International a pressé, samedi, la Juventus Turin et le Milan AC de boycotter la Supercoupe d’Italie, dont la délocalisation en janvier 2019 à Ryad avait été annoncée en grande pompe en juin par l’Autorité générale du sport saoudien. Une pratique habituelle dans nombre de championnats européens – la France a ainsi disputé son trophée des champions à Shenzhen, en Chine, cette année.

The chairman of the GSA, his excellency Turki Al-Shiekh signs a contract with the CEO of Serie A, Mr. Marco Brunell… https://t.co/KbNhsYQsau— gsaksa_en (@General Sports Authority)


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Selon plusieurs médias italiens, l’accord entre l’Arabie saoudite et la Ligue nationale professionnelle Série A (Lega Serie A) rapportera sept millions d’euros – que se partageront les deux clubs et la Ligue. Après la Libye, la Chine, les Etats-Unis et le Qatar, l’Italie a choisi Ryad pour héberger les éditions 2018-2019 et 2020 de sa « Supercoppa ».
Cette décision a été regrettée par le dernier ministre des sports italien – l’actuel gouvernement Conte a supprimé le poste –, Luca Lotti (centre gauche). Ce dernier s’est ému sur Facebook de « la nouvelle terrifiante de la mort horrible » du journaliste Khashoggi et a appelé à « empêcher le football italien d’écrire une page sombre » de son histoire.
« Même avant le meurtre de Jamal Khashoggi, l’Arabie saoudite présentait un épouvantable bilan à propos des droits de l’homme, a rappelé le responsable de la section politique d’Amnesty International au Royaume-Uni, Allan Hogarth. Les grands clubs, comme la Juventus et l’AC Milan, doivent comprendre que leur participation à des événements sportifs dans ce pays pourrait être considérée comme une caution sportive. »
Levier de communication
Depuis 2016, le sport est l’un des leviers de communication sur lequel s’appuie l’Arabie saoudite pour essayer de casser son image de pays conservateur. A la suite du prince héritier Mohammed Ben Salman, le pays a multiplié les initiatives – illustrées notamment par l’ouverture des stades de football aux femmes – liées au sport.
« Toutes ces initiatives visent à augmenter l’influence saoudienne, analyse James Dorsey, chercheur à l’Ecole d’études internationales S. Rajaratnam à Singapour. Ils se servent du sport pour des raisons politiques, et ça a augmenté ces dernières années. »
Outre le match Nadal-Djokovic, d’ici à la fin de l’année, un combat de catch organisé par la surpuissante WWE (World Wrestling Entertainment), suivi d’une étape du Tour européen de golf doivent se dérouler dans le royaume saoudien. Des engagements sur le long terme - les contrats courent sur plusieurs années – à même d’offrir des retombées positives au pays.
Les exemples ne manquent pas dans l’histoire de régimes autoritaires utilisant le sport comme levier de communication. Difficile d’offrir une image plus ouverte que celle d’un stade plein acclamant des athlètes du monde entier. La dernière Coupe du monde, en Russie, a ainsi servi au « soft power » de Vladimir Poutine.
Et quand les dizaines de milliers de supporteurs du stade de Ryad célèbrent Neymar et consorts, le 16 octobre, lors de la délocalisation de la rencontre amicale Brésil-Argentine, « c’est le même mécanisme qui s’opère », estime James Dorsey. Pour lui, les sportifs, Nadal et Djokovic en tête, « ne devraient pas ignorer ce qu’implique de jouer ce jeu, quitte à perdre de l’argent ».

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ L’actualité sportive ne s’est pas limitée à la victoire du PSG sur la pelouse de Marseille et au cinquième titre de champion du monde de Lewis Hamilton.
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Solidarité, sortie de route, calcul rénal… ce qu’il faut retenir de ce week-end en sport

L’actualité sportive ne s’est pas limitée à la victoire du PSG sur la pelouse de Marseille et au cinquième titre de champion du monde de Lewis Hamilton.



LE MONDE
 |    29.10.2018 à 07h17
 • Mis à jour le
29.10.2018 à 07h54
    |

                            Grégor Brandy








                        


Oui, le Paris Saint-Germain a continué sa série de onze victoires en onze matchs en battant Marseille 2 à 0.

   


Oui, Lewis Hamilton a remporté son cinquième titre de champion du monde de formule 1.

   


Oui, Tessa Worley a remporté le géant d’ouverture, à Sölden.

   


Mais il s’est passé autre chose ce week-end dans le monde du sport. Et vous êtes peut-être passé à côté.
Les trois leçons du week-end
Ton billet pour la Coupe du monde, tu valideras (presque)
Premier match et première victoire pour l’équipe de France de rugby à XIII dans le championnat d’Europe 2018. Les Bleus se sont facilement imposés face au Pays de Galles (54-18) et ont pris la tête devant l’Irlande victorieuse de l’Ecosse (30 à 10) dans l’autre match de la compétition. Avec cette victoire, la France a fait un premier grand pas vers la qualification pour la Coupe du monde 2021. En effet, les deux premiers valideront directement leur billet pour l’Angleterre.

🎯Premier match et première victoire de l'équipe de France dans ce Championnat d'Europe!🏉🏆🏉
— FFRXIII (@🇫🇷Fédération Française de Rugby  XIII🏉)


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Les filles, elles, affrontaient l’Angleterre un peu plus tôt en match amical, mais ont subi la dure loi des Anglaises. Elles se sont inclinées assez largement (54-4).
Les deux rencontres se déroulaient à Carcassonne, et la fédération avait décidé quelques jours plus tôt de reverser l’intégralité de la recette des rencontres à l’association Aude Solidarités, qui doit venir en aide aux sinistrés des inondations « pour aider ces familles qui ont tout perdu », avait expliqué avant la rencontre le président de la fédération, Marc Palanques.
Après trois finales, ton entraîneur, tu renverras

   


Un seul être vous manque et vous n’avez plus de travail. Après une nouvelle défaite contre Milwaukee (113-91), les Cleveland Cavaliers (NBA) ont décidé de se séparer de leur entraîneur, Tyronn Lue.
Privés de Kevin Love, blessé, et de LeBron James, parti à l’intersaison à Los Angeles, les Cavs ont enchaîné avec une sixième défaite en six matchs. Selon ESPN, des désaccords sur le temps de jeu accordé à certains joueurs ont conduit les dirigeants de Cleveland à se passer de l’entraîneur, qui avait atteint trois finales sur les trois dernières saisons, et remporté un titre à l’issue d’une finale épique en 2016.

T Lue thanks for the memories and more importantly our partnership bringing a 🏆 to that deserved city/fan base. U know how to find me 🙏🏾— KingJames (@LeBron James)


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De nombreux doutes existaient chez les fans et certains observateurs sur le véritable rôle joué par Tyronn Lue dans les succès de Cleveland. Pour certains, il n’était qu’un faire-valoir de LeBron James.

C’est quand même rarissime, du jamais vu je pense dans l’histoire de la NBA.
— TrashTalk_fr (@TrashTalk)


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C’est l’ancien assistant de Tyronn Lue, Larry Drew qui va être promu au poste d’entraîneur principal de la franchise.
Sans Kara(batic), tout ira

   


Ou presque. Privée de leur maître à jouer (et triple meilleur joueur de la planête), Nikola Karabatic, l’équipe de France masculine de handball a assuré pour ses deux premiers matchs « post-Karabatic ». Les joueurs de Didier Dinart ont remporté jeudi et dimanche leurs deux premières rencontres de qualification pour l’Euro 2020. Après une large victoire remportée face à la Lituanie à Aix (42-27), les coéquipiers de Nedim Remili ont souffert à Cluj-Napoca, mais se sont dépétrés du piège roumain (31-21).
Muets pendant les dix premières minutes – et tenus en échec par un excellent Mihai Popescu dans les cages –, les Bleus se sont rassurés en s’appuyant sur leurs fondamentaux : une défense intraitable, et des contre-attaques létales. Avant de s’imposer par dix buts d’écart, et quelques coups d’éclat.

Les Français déroulent face à la Roumanie... ✊💪

— lachainelequipe (@La chaine L'Équipe)


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Les joueurs « n’ont pas paniqué et ont su faire preuve de sérénité. Notre stabilité en défense nous donne du crédit » a constaté le sélectionneur Didier Dinart, plus que jamais à l’image de son surnom « le Roc ». « C’est bon pour le capital confiance ».
La femme du week-end : Simone Biles

   


On ne trouve plus les superlatifs pour qualifier les performances de Simone Biles. La gymnaste américaine, quadruple championne olympique à Rio, s’est qualifiée pour les finales de toutes les épreuves où elle était inscrite, en terminant en tête du concours général, au sol, au saut, à la poutre, et fini « seulement » à la deuxième place aux barres asymétriques à l’issue des qualifications des championnats du monde, samedi. Biles et les Américaines étaient également en tête du concours par équipes à l’issue des qualifications, et retrouveront les Françaises en finale, mardi.
Surtout, l’Américaine de 21 ans a réalisé tout cela 24 heures après avoir annoncé qu’elle venait de faire un séjour à l’hôpital parce qu’elle souffrait d’un calcul rénal. « Rien de tel qu’une visite aux urgences moins de 24 heures avant les championnats du monde. Le calcul rénal peut attendre. »

nothing like a late night ER visit less than 24 hrs before world championships 

— Simone_Biles (@Simone Biles)


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Comme l’indiquait USA Today, à l’issue de la deuxième journée de qualifications, les qualifications de Simone Biles dans chacune des disciplines « lui offrent la possibilité de faire quelque chose d’inédit. Depuis Lyudmila Turishcheva, en 1974, aucune gymnaste n’a remporté six médailles lors des mêmes championnats du monde ». Le calcul rénal attendra.
Le chiffre du week-end : 8
Huit matchs, huit victoires, 32 buts marqués, un seul encaissé. Comme le PSG chez les hommes, l’Olympique lyonnais continue de rouler sur la première division féminine. Les Lyonnaises se sont encore imposées, ce week-end sur la pelouse de Metz, 5 à 0, grâce notamment à une superbe performance d’Ada Hegerberg (deux buts, deux passes décisives).

Seul le Paris Saint-Germain (version féminine) semble être capable d’empêcher un treizième titre consécutif pour l’OL. Les Parisiennes ne comptent que deux points de retard grâce à leur courte victoire contre Guingamp, dimanche (1-0). Les deux équipes s’affronteront le 18 novembre.
Les wikis du week-end
Facile
Mon doublé contre le Borussia Dortmund a permis d’arracher un match nul dans les dernières secondes de la rencontre.

   


Difficile
Auteur de mon premier triplé en Chine, j’ai permis aux miens de s’imposer ce week-end pour la première fois depuis la fin du mois d’août.

   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ En instance de déménagement pour préparer les JO 2024, le laboratoire aimerait rejoindre le campus d’Orsay. Mais le gouvernement est sensible à une option plus politique, à Evry.
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Article sélectionné dans La Matinale du 28/10/2018
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L’avenir incertain du laboratoire national antidopage

En instance de déménagement pour préparer les JO 2024, le laboratoire aimerait rejoindre le campus d’Orsay. Mais le gouvernement est sensible à une option plus politique, à Evry.



LE MONDE
 |    29.10.2018 à 06h47
 • Mis à jour le
29.10.2018 à 07h51
    |

            Clément Guillou








                        



                                


                            

Abandonné à son triste sort depuis des années, déclassé scientifiquement et à l’étroit dans ses murs, voilà soudain le laboratoire antidopage français l’objet de beaucoup d’égards : en Essonne, deux sites se disputent l’accueil de la structure, forcée de quitter Châtenay-Malabry (Hauts-de-Seine) pour rester compétitive à six ans des Jeux olympiques (JO) de Paris.
Et, à l’image des querelles de chapelle qui agitent le sport français un an après l’obtention des JO, ce n’est pas exactement l’esprit de concorde qui règne : depuis un an, le gouvernement et l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) se mènent une guerre feutrée dans ce dossier. Tant le campus d’Orsay de l’université Paris-XI que la communauté d’agglomération d’Evry, « Grand Paris Sud », souhaitent accueillir le laboratoire.
Si l’AFLD penche clairement pour rejoindre le plateau de Saclay, où se trouve l’université d’Orsay, le gouvernement est aussi sensible aux arguments d’Evry, portés par un homme de réseaux de la politique sportive : Hakim Khellaf, ancien conseiller sport de Jean-Marc Ayrault et Manuel Valls à Matignon.
« Une décision doit être prise avant la fin de l’année », dit-on au ministère des sports. Le temps presse, de fait, si le laboratoire souhaite être opérationnel en 2023, pour la Coupe du monde de rugby en France et à un an des JO. Jadis dans le peloton de tête des laboratoires de détection, Châtenay-Malabry est désormais dans le viseur de l’Agence mondiale antidopage (AMA). L’exiguïté de cet ancien gymnase, où l’on analyse depuis bientôt 30 ans des échantillons de sportifs, rendait son déménagement prévisible. L’AMA préconise désormais que tout laboratoire antidopage soit adossé à une structure universitaire.

« Comme si l’intelligence ne pouvait pas être en grande banlieue »
Dès 2016, deux hommes font part de leur intérêt à l’AFLD : le biologiste Pierre Tambourin, alors directeur du Génopole d’Evry, et Hakim Khellaf, cheville...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ La victoire du Paris Saint-Germain à Marseille (0-2) donne huit points d’avance au club parisien dans un championnat qui semble déjà plié.
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Ligue 1 : Kylian Mbappé tue le « classico » malgré une sanction du PSG

La victoire du Paris Saint-Germain à Marseille (0-2) donne huit points d’avance au club parisien dans un championnat qui semble déjà plié.



LE MONDE
 |    29.10.2018 à 03h02
 • Mis à jour le
29.10.2018 à 12h40
    |

                            Gilles Rof (Marseille, correspondant)








                        



   


Il se passe toujours quelque chose dans les rencontres OM-PSG. Et cette version 2018 de ce que le monde du football appelle le « classico », n’a pas dérogé à la règle. Dimanche soir, en clôture de la onzième journée du championnat de Ligue 1, la surprise n’est pas tant venue de la victoire du Paris Saint-Germain (0-2), qui a pris l’habitude, douloureuse pour les Marseillais, de battre son éternel rival. Mais plutôt des à-côtés d’un match dont le PSG est sorti content mais troublé et l’Olympique de Marseille très en colère, accusant l’arbitre d’avoir faussé le résultat.
Le héros du match pour Paris, s’appelle, une fois de plus, Kylian Mbappé. Mais le jeune champion du monde a ajouté dans un stade Vélodrome forcément hostile, une ligne des plus inattendues à sa légende grandissante. Arrivé en retard à la causerie d’avant-match dans l’après-midi à l’hôtel où résidaient les Parisiens, l’attaquant de 20 ans a commencé la rencontre au banc des remplaçants. Une punition « pour raisons disciplinaires », expliquera après coup l’entraîneur parisien Thomas Tuchel, qui a également frappé son coéquipier Adrien Rabiot, coupable de la même nonchalance.

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Réaction d’orgueil
Si le milieu de terrain parisien est apparu toute la soirée crispé par la sanction, Kylian Mbappé, lui, a réagi à sa manière. Aussi brillante qu’orgueilleuse. Rentré sous la bronca du public marseillais à l’heure de jeu – la durée de la punition –, il est allé ouvrir le score trois minutes plus tard. Un ballon perdu par l’OM, une course qui laisse le défenseur Boubacar Kamara, 19 ans, sur place, et une frappe croisée que Steve Mandanda, son coéquipier en équipe de France, ne bloque pas. La comète Mbappé a frappé.
Et comme souvent avec la jeune star, le message sur le terrain s’est doublé d’un contrepoint médiatique. « Une grande équipe se repose sur des leaders. Je pense que je peux assumer ce rôle et je l’ai fait aujourd’hui » glissait-il à la sortie du match au micro de Canal+, avant de filer, encore en short et crampons, tenir une courte réunion familiale avec sa mère et son père, présents au Vélodrome. Une scène surréaliste qui montre à quel point l’épisode était d’importance pour le clan Mbappé.
« Je n’aime pas jouer sans Kylian et Adrien, surtout dans une rencontre comme celle-là. C’est une décision très difficile, mais c’était nécessaire » concédait Thomas Tuchel, visiblement gêné d’avoir eu à punir deux de ses habituels titulaires pour « le bien de l’institution ». La réponse de Kylian Mbappé a été entendue et l’histoire devrait s’arrêter là. « Pour moi, maintenant, c’est bon, c’est fini » assurait l’entraîneur parisien dans les coulisses du stade Vélodrome, rassuré de voir son équipe battre un rival potentiel, quatre jours après sa contre-performance en Ligue des champions contre Naples (2-2).

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L’OM, en revanche, va ruminer longtemps la conclusion d’un match qu’elle imaginait à sa portée. Et notamment ce but marqué par Kostas Mitroglou à la 86e minute et refusé par l’arbitre, Benoît Bastien, pour une obstruction peu évidente du Néerlandais de l’OM Kevin Strootman sur le capitaine parisien, Marquinhos. A cet instant, Marseille aurait pu revenir à égalité. Et n’aurait peut-être pas encaissé le second but marqué par Julian Draxler au bout du temps supplémentaire (95e).
Jeu stérile
« Le score n’est pas logique » grognait un Rudi Garcia très agacé. « La défaite est cruelle. J’estime qu’on a fait jeu égal avec le Paris Saint-Germain, qui a un budget quatre fois plus important que le nôtre » complétait sur le même tempo, le président Jacques-Henri Eyraud, qui a exprimé son désaccord à l’arbitre après la rencontre. Les Marseillais reprochent à M. Bastien de ne pas avoir consulté les images vidéo de l’action litigieuse. « Si un jour la VAR [l’assistance vidéo à l’arbitrage] est mise en route dans le championnat de France, on ne verra pas ce qui est arrivé aujourd’hui » ironisait l’entraîneur marseillais, avant d’abréger sa conférence de presse d’après-match.
La charge contre l’arbitrage ne peut toutefois masquer les insuffisances de l’OM. Face à une équipe parisienne fortement diminuée par les absences des blessés Thiago Silva et Edison Cavani, du suspendu Presnel Kimpembé et des deux punis de dernière minute, les Marseillais, malgré un excellent Florian Thauvin revenu de blessure, ont été solides mais stériles.
La faute, peut-être, au système de jeu choisi par Rudi Garcia. Pour battre cette équipe invaincue depuis dix journées, l’entraîneur marseillais avait trituré toutes les solutions à sa disposition. « Ça fume » plaisantait-il même la veille de la rencontre. Dans l’ambiance chaude d’un Vélodrome, où les fumigènes, absents depuis le début de la saison, ont fait un retour incandescent devant les yeux de la ministre des sports, Roxana Maracineanu, l’OM s’est finalement présenté sans véritable attaquant de pointe.
Coup de poker ou symbole du manque de confiance en ses deux avant-centres, Kostas Mitroglou et Valère Germain ? « On voulait bien défendre et bien utiliser le ballon. Tous mes joueurs techniques étaient sur le terrain » livrait, en guise d’explication, Rudi Garcia. Le choix de l’entraîneur marseillais ne manquera pas de relancer le débat à Marseille sur la nécessité d’engager un grand attaquant. L’OM, cinquième à 14 points de l’intouchable PSG, définitivement lancé vers un nouveau titre de champion, semble toujours en avoir un besoin criant.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ Quatrième du Grand Prix du Mexique, le pilote Mercedes égale, avec ce cinquième sacre, le nombre de titres du mythique pilote argentin Fangio.
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Formule 1 : Lewis Hamilton sacré champion du monde pour la cinquième fois

Quatrième du Grand Prix du Mexique, le pilote Mercedes égale, avec ce cinquième sacre, le nombre de titres du mythique pilote argentin Fangio.



LE MONDE
 |    28.10.2018 à 22h07
 • Mis à jour le
28.10.2018 à 23h45
    |

            Catherine Pacary








                        


Cinq étoiles pour Lewis Hamilton. A 33 ans, le pilote britannique de l’écurie Mercedes, 4e du Grand Prix du Mexique – remporté par le Néerlandais Max Verstappen – qui se courait dimanche 28 octobre à Mexico, a été sacré champion du monde des pilotes de Formule 1 pour la cinquième fois – après 2008, 2014, 2015 et 2017.

🏆🏆🏆🏆🏆

@LewisHamilton is a FIVE-time world champion!

— F1 (@Formula 1)


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En dépit de sa seconde place à Mexico, le pilote Ferrari Sebastian Vettel, dauphin d’Hamilton ne peut plus, mathématiquement, rattraper le pilote britannique au cours des deux dernières courses de la saison, puisqu’un maximum de 25 points est attribué au vainqueur.
Lewis Hamilton rejoint ainsi dans l’histoire de la F1 le mythique pilote argentin Juan-Manuel Fangio (1951, 1954, 1955, 1956, 1957). Seul l’Allemand Michael Schumacher a fait mieux, avec sept titres mondiaux (1994, 1995 et de 2000 à 2004).
« C’est un sentiment très étrange », a reconnu le champion du monde au terme d’une « course horrible », ne manquant pas de remercier son équipe. « On a accompli tellement de travail au fil de toutes les courses. Fangio a réalisé ça aussi avec Mercedes, cela rend la situation surréaliste pour l’instant. »
Doutes au printemps
Contrairement à ce que les statistiques peuvent laisser penser – début octobre, au Japon, il affichait six victoires en sept courses – l’année 2018 n’a pas été une (aussi) simple formalité pour le Britannique. Son entame de la saison a notamment été un peu compliquée. Mi-avril, il connaît un petit « coup de mou ». L’heure est au doute. Sebastian Vettel, l’autre quadruple champion du plateau, vient de gagner deux Grand Prix sur trois et mène le championnat aux manettes d’une Ferrari performante. On dit le champion de Mercedes démotivé, la tête ailleurs.
Ce que Toto Wolff, patron de l’écurie Mercedes, dément, à sa façon. « On oscille entre l’exubérance et la déprime. (…) Quand les choses ne vont pas dans la bonne direction, c’est la fin du monde, et quand on gagne deux courses de suite, c’est la domination totale de Mercedes qui détruit la F1. Peut-être qu’il y a un juste milieu, déclare-t-il juste après le Grand Prix de Shanghaï, le 15 avril. Il y a eu trois courses que nous n’avons pas pu gagner, c’est un fait. Mais je vois toujours la flamme et le désir de gagner chez Lewis. »
Mais entre le Grand Prix de Monaco, fin mai, et celui de Grande-Bretagne, début juillet, soit cinq courses, Hamilton n’en gagne qu’une et enregistre un abandon. Après le Grand Prix de Silverstone, il est devancé par Vettel au classement des pilotes.
« Un phénomène »
Toto Wolff connaît bien son poulain, depuis qu’il a rejoint son équipe en 2012. Il a immédiatement intégré sa différence. Seul noir de l’élite du sport automobile, originaire d’une famille de classe moyenne. Lewis Hamilton est né le 7 janvier 1985 à Stevenage dans le Hertfordshire, au nord de Londres, d’un père noir, Anthony, originaire de Grenade, et d’une mère anglaise, Carmen.
Ses parents séparés alors qu’il n’a que 2 ans, l’enfant a vécu chez sa mère jusqu’à ce qu’il commence à piloter un kart, à 6 ans. Il passe alors sous l’aile du père, qui fait aussi office d’entraîneur, mécanicien, manager. « L’homme qui a rendu cela possible », dira-t-il plus tard, adulte. L’enfant, lui, enchaîne les victoires en kart. A 9 ans, il se plante devant Ron Dennis, patron de l’écurie McLaren et lui déclare vouloir piloter une F1. Détecteur de talents, l’homme d’affaires britannique décide de financer sa carrière, jusqu’à ce qu’il rejoigne la filière jeune McLaren-Mercedes en 1997, puis à ses débuts en monoplace (champion britannique de F3 en 2003, champion F3 Euro-séries en 2005).
Consécration en 2007, Lewis Hamilton intègre l’élite, l’écurie McLaren Mercedes, au côté du champion espagnol Fernando Alonso. Le rooky – débutant – finit la saison au deuxième rang mondial, derrière Kimi Räikkönen. Il décroche son premier titre mondial l’année suivante, en 2008. Lionel Froissart, dans sa biographie Dans la roue de Lewis Hamilton (Calmann-Lévy, 2008), parle de « l’éclosion d’un phénomène ».

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Double vie épuisante
Cette éclosion a un prix pour le jeune homme : « J’ai été privé de la possibilité de grandir normalement, déclare-t-il dans le magazine australien Men’s Healthy du 16 mai 2017. Je ne sortais pas avec des amis, j’étais toujours concentré sur la course, toujours sérieux. » Cette éclosion nécessite aussi de l’air, ce qui passe par la séparation professionnelle d’avec son père – à partir de 2010, la société de Simon Fuller sera son manager – et d’avec Ron Dennis, puisqu’il quitte McLaren en 2012.
Au printemps cette année, et avant l’été, Lewis Hamilton cherche aussi de l’air ailleurs : il ne sacrifie plus tout à la Formule 1 – c’est inédit ! S’il « travaille beaucoup », il « s’amuse beaucoup » également. Un look de rock star, de multiples et lourds colliers en or autour du cou, des bracelets, un diamant dans le nez, deux bouledogues, un jet privé rouge… Lewis Hamilton excentrique est un créatif brimé.
Dessinateur lorsqu’il était adolescent, musicien en 2017 (il a travaillé avec les chanteurs Drake ou Frank Ocean), il se lance dans la mode et crée sa ligne de vêtements pour la marque américaine Tommy Hilfiger. Très investi, il dessine, discute… jusqu’à présenter son défilé à Shanghaï début septembre. Une double vie épuisante. Le quotidien britannique The Sun a fait les comptes avant le Grand Prix de Singapour, début septembre : en dix jours, Lewis Hamilton a parcouru 40 000 km et passé 53 heures en avion.

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Les erreurs de Sebastian Vettel
Toto Wolff « gère », mais s’inquiète. Jusqu’à la victoire de son protégé, au bout de l’épuisement, à Singapour le 16 septembre. Ce qui fait dire au manager autrichien de Mercedes : « Depuis six ans, j’ai entendu des gens me demander comment je pouvais autoriser Lewis à voler autour du monde. Vous savez quoi ? Il l’a fait de la manière la plus extrême lors des dix derniers jours. (…) Et il a finalement tout déchiré ici. (…) Il sait ce qui est bon pour lui. »
De fait, depuis le Grand Prix d’Allemagne le 22 juillet à Hockenheim, et en dépit d’une saison conduite « à la limite », Lewis Hamilton et sa Mercedes ont tout raflé, ou presque : seul le tracé de Spa, fin août en Belgique, a permis à Vettel de briller ; et Kimi Räikkönen a réussi à s’imposer à Austin le 21 octobre.
Pour asseoir sa domination, Lewis Hamilton aura aussi pu compter sur un petit coup de pouce de son manager. A Sotchi, le 30 septembre, pour assurer le futur titre du Britannique, Toto Wolff a ordonné à son deuxième pilote, Valtteri Bottas, de laisser passer son coéquipier. Une consigne de course très prudente à six courses de la fin du championnat.
Plus encore, Lewis Hamilton aura surtout bénéficié, pendant une bonne deuxième moitié de la saison des erreurs de son rival, Sebastian Vettel. Le pilote Ferrari a débuté sa « série » en Azerbaïdjan, fin avril, avec un dépassement raté, qui a offert, temporairement, la tête du championnat à Lewis Hamilton.
S’en suivent, entre autres, une sortie de piste sous la pluie en Allemagne, qui le contraint à l’abandon alors qu’il avait course gagnée, le 22 juillet, ou encore un tamponnage de la Red Bull de Max Verstappen à Suzuka (Japon) le 7 octobre. Enfin, lors du Grand Prix d’Austin, le 21 octobre, une faute lors des qualifications rétrograde l’Allemand de trois places sur la grille de départ, avant qu’il ne parte en tête-à-queue dès le premier tour, ce qui lui fait perdre cinq places.
Lewis Hamilton n’en demandait pas tant. Fangio dans le rétro, le record de Michaël Schumacher se profile à l’horizon. La bride large, Lewis Hamilton a re-signé pour deux ans, le 19 juillet, avec Mercedes. Cinq plus deux égale sept ?

F1 : le calendrier 2019 validé
Validé le 12 octobre, le calendrier 2019 de Formule 1 comportera vingt et une courses, comme en 2018. La saison débutera une semaine plus tôt, le 17 mars en Australie, et finira une semaine plus tard, le 1er décembre à Abou Dhabi. Cela évitera de courir trois courses en trois semaines, comme expérimenté en juin (France, Autriche, Grande-Bretagne), une solution qui avait été rejetée par les écuries.
17 mars : Australie (Melbourne). 31 mars : Bahreïn (Sakhir). 14 avril : Chine (Shanghaï). 28 avril : Azerbaïdjan (Bakou). 12 mai : Espagne (Barcelone). 26 mai : Monaco. 9 juin : Canada (Montréal). 23 juin : France (Le Castellet). 30 juin : Autriche (Spielberg). 14 juillet : Grande-Bretagne (Silverstone). 28 juillet : Allemagne (Hockenheim). 4 août : Hongrie (Budapest). 1er septembre : Belgique (Spa-Francorchamps). 8 septembre : Italie (Monza). 22 septembre : Singapour. 29 septembre : Russie (Sotchi). 13 octobre : Japon (Suzuka). 27 octobre : Mexique (Mexico). 3 novembre : Etats-Unis (Austin). 17 novembre : Brésil (Sao Paulo). 1er décembre : Abou Dhabi (Yas Marina).





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ Remplaçant, Kylian Mbappé a ouvert la marque après trois minutes de jeu. Les Parisiens s’imposent (2-0) au Vélodrome et signent leur onzième victoire en autant de matches.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ Le nonuple champion du monde français s’est imposé, dimanche, dans le rallye de Catalogne, devant son compatriote Sébastien Ogier. Son 79e succès en carrière.
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« Un peu comme une première victoire », Sébastien Loeb remporte un rallye pour la première fois depuis 2013

Le nonuple champion du monde français s’est imposé, dimanche, dans le rallye de Catalogne, devant son compatriote Sébastien Ogier. Son 79e succès en carrière.



Le Monde.fr avec AFP
 |    28.10.2018 à 16h14
 • Mis à jour le
28.10.2018 à 16h19
   





                        



   


« C’est incroyable, je ne pouvais pas y croire. » Les mots ont manqué à Sébastien Loeb, dimanche 28 octobre, une fois la ligne d’arrivée franchie. Emu, le nonuple champion du monde de rallye a renoué avec la victoire sur le championnat WRC en s’imposant au volant de sa Citroën lors du rallye de Catalogne, sa neuvième victoire dans la région espagnole, et la 79e de sa longue carrière.

Quel exploit ! Sébastien Loeb remporte le Rallye de Catalogne #lequipeAUTO https://t.co/Q9KBg1kqbL— lachainelequipe (@La chaine L'Équipe)


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Car l’Alsacien de 44 ans ne dispute plus l’intégralité du championnat du monde de rallye. Usé par ses neufs titres mondiaux, le pilote a choisi en 2012 de quitter le circuit WRC « pour être un peu plus tranquille. » Sans pour autant mettre son volant au placard, le Français a exploré les disciplines – disputant notamment plusieurs « Dakar ». Favori de la dernière édition du célèbre rallye-raid, Loeb a été contraint d’abandonner en janvier, à dix étapes de l’arrivée à Cordoba, en Argentine.
Après cette désillusion, l’Alsacien a choisi de revenir à ses premiers amours. Et plus de six ans après sa retraite, ce pilote invétéré a affirmé son envie de remporter le récemment créé championnat du monde de rallycross (du rallye mais sur circuit fermé, alternant surface en terre et asphalte). En parallèle, le pilote Peugeot Sport effectue quelques « piges » en WRC. Comme celle de ce rallye de Catalogne, ce week-end, sa troisième et ultime de l’année. « J’y vais sans prétention avec pour objectif de m’amuser », avertissait Sébastien Loeb en début de saison.

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« Il a fallu se remettre en question »
Pas sûr que ses concurrents aient trouvé sa performance catalane amusante. Pour cette 12e manche du championnat, Loeb devance de seulement 2,9 secondes son compatriote Sébastien Ogier (M-Sport Ford), en quête d’un sixième titre mondial. Avant l’ultime manche prévue en Australie dans trois semaines, Ogier précède désormais le Belge Thierry Neuville (4e dimanche) de trois points, et de 23 unités l’Estonien Ott Tänak (Toyota), 6e à plus d’une minute, qui peut encore être sacré.
« Beaucoup pensent qu’en étant neuf fois champion du monde, c’est facile… Mais revenir six ans plus tard et se battre avec les meilleurs, c’est difficile. Il a fallu se remettre en question. On en a chié, s’est exclamé Sébastien Loeb après sa victoire aux côtés de son copilote de toujours, le Monégasque Daniel Elena. C’est dingue de renouer avec la victoire en WRC six ans après, c’est un peu comme une première victoire. »
Celui dont le dernier succès en rallye remontait au rallye d’Argentine 2013, ne sait pas de quoi son avenir sera fait en 2019 depuis l’annonce du retrait de Peugeot Sport du Championnat du monde de rallycross, où il évoluait depuis 2016. Citroën, que rejoindra Ogier en 2019, n’avait pas gagné depuis le Rallye de Catalogne 2017 et le succès du Britannique Kris Meeke, remercié en mai.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Portés par leur buteur uruguayen auteur d’un triplé, les Catalans écrasent le Real Madrid (5-1) et reprennent la première place du championnat.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ La question n’est plus de savoir si le Paris Saint-Germain sera champion, mais quand. Et le club, qui se déplace à Marseille, n’est pas le seul à avoir son mot à dire.
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OM - PSG : Ligue 1 cherche concurrents à Paris pour un semblant de suspense

La question n’est plus de savoir si le Paris Saint-Germain sera champion, mais quand. Et le club, qui se déplace à Marseille, n’est pas le seul à avoir son mot à dire.



LE MONDE
 |    28.10.2018 à 10h30
 • Mis à jour le
28.10.2018 à 19h13
    |

                            Grégor Brandy








                        



   


Dix victoires en dix journées. Jamais un club français n’avait réalisé un tel début de championnat : ni le Lyon des années 2000, ni le Marseille du début des années 1990, ni le Saint-Etienne des années 1970 ou le Stade de Reims des années 1950.
C’est dire la performance du Paris Saint-Germain en ce début de saison sur la scène nationale. Dix victoires, 37 buts marqués (aucun match à moins de trois buts), et seulement six encaissés. Lille, auteur d’un début de saison remarquable (son meilleur depuis 2004), pointait à huit longueurs avant la 11e journée.
Sur les vingt dernières saisons, seuls deux clubs avaient pris une telle avance si tôt dans le championnat : Marseille, en 2014, sous l’impulsion de Marcelo Bielsa. Les Marseillais comptaient alors 25 points, soit sept de plus que les Parisiens, mais ils s’étaient effondrés en seconde partie de saison, et avaient fini à la quatrième place, loin derrière Paris. L’autre exemple, sans doute plus similaire à celui du PSG, est celui de l’Olympique lyonnais. En 2006, les Rhodaniens, qui allaient finir la saison avec un sixième titre consécutif, comptaient déjà 28 points, soit huit de plus que Marseille. Ils avaient fini la saison avec 17 points d’avance sur l’OM et un titre décerné dès la 33e journée.
A quand le titre de champion ?
Dès lors, au vu de la mainmise parisienne sur le championnat, la question ne semble plus vraiment de savoir si le PSG sera champion de France, mais quand il le sera. Depuis plusieurs jours, des observateurs plaisantent à moitié en se demandant si cela ne pourrait pas être le cas dès la fin de la première partie de saison, quand est attribué le titre honorifique de champion d’automne.
Heureusement pour le semblant de suspense, les chiffres sont têtus. Pour qu’un club prenne le plus d’avance possible sur ses adversaires, il faut qu’il remporte tous ses matchs, et que dans le même temps ses adversaires prennent le moins de points possible, et donc qu’ils concèdent des matchs nuls. Dans ce cas-ci, ils ne se partagent que deux points (un pour l’un et l’autre), quand trois points sont en jeu en cas de victoire (trois pour la vainqueur, zéro pour le vaincu). Dans ce monde hypothétique, il faudrait alors attendre la 23e journée pour qu’un club soit champion : il compterait 69 points (23 victoires), quand ses meilleurs dauphins (ceux qui ne l’ont affronté qu’une fois) n’en compteraient que 22 (22 matchs nuls, une défaite), et seulement 45 points seraient toujours en jeu.
Les autres clubs en juges de paix
Autant dire qu’il reste encore un petit moment avant que les Parisiens ne soient officiellement champions. Et le suspense de cette saison dépendra certes du PSG, mais également des résultats de ses adversaires. Or, cette saison, les Lillois ne se contentent pas de faire de simples matchs nuls. Si l’on pouvait se plaindre de la faible concurrence subie par le Paris Saint-Germain il y a quelques saisons, ce n’est pas vraiment le cas pour l’instant (et ce même si les favoris attendus ne répondent pas encore présents).

   


Avec 25 points acquis lors des onze premières journées, les hommes de Christophe Galtier semblent revivre après une saison catastrophique. A tel point qu’ils figurent dans la fourchette haute des dauphins à ce stade de la compétition. Sur les vingt dernières saisons, seuls Monaco (en 2013 et 2017) et Bordeaux (en 1998) ont fait aussi bien.
Au rythme actuel (et il semble plus que compliqué que Paris ne le tienne jusqu’à la fin de la saison), il faudrait attendre la 31e journée pour que Paris soit officiellement champion : soit une de plus que le record actuel, déjà détenu par le PSG, lors de la saison 2015-2016. Preuve que pour battre ce record, les Parisiens devront aussi compter sur les autres. Pas sûr que ce soit le plus palpitant des suspenses. Mais, cette saison, à moins que Marseille et les autres ne trouvent une recette miracle, c’est probablement ce dont il faudra se contenter en Ligue 1.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ Quatre autres personnes sont également mortes lors du crash, qui s’est produit aux abords du King Power Stadium, peu après le match qui opposait Leicester à West Ham.
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Le président du club de Leicester tué dans un accident d’hélicoptère

Quatre autres personnes sont également mortes lors du crash, qui s’est produit aux abords du King Power Stadium, peu après le match qui opposait Leicester à West Ham.



Le Monde.fr avec AFP et Reuters
 |    28.10.2018 à 00h36
 • Mis à jour le
29.10.2018 à 07h51
   





                        



   


Le président de Leicester city, le Thaïlandais Vichai Srivaddhanaprabha, est décédé, ainsi que quatre autres personnes, dans l’accident d’hélicoptère qui s’est produit samedi aux abords du King Power stadium, a indiqué le club de football dimanche 28 octobre au soir.
« C’est avec le plus profond regret et le coeur brisé que nous confirmons que notre président, Vichai Srivaddhanaprabha, faisait partie de ceux qui ont tragiquement perdu leurs vies samedi soir lorsqu’un hélicoptère le transportant lui et quatre autres personnes s’est écrasé à l’extérieur du King Power Stadium. Aucune des cinq personnes à bord n’a survécu », indique le club de cette ville du centre de l’Angleterre dans un communiqué publié sur son site internet.
L’hélicoptère, appartenant au propriétaire de l’équipe, s’était écrasé sur le parking du club samedi soir. L’accident a eu lieu quelques heures après que Leicester a fait match nul 1-1 face à West Ham, lors d’un match de Première League, au King Power Stadium. Selon Sky Sports, l’hélicoptère a décollé du terrain entre 20 h 30 et 20 h 45, mais a eu des problèmes avec son rotor de queue peu de temps après et s’est écrasé dans un parking à proximité.
Pendant vingt-quatre heures, aucune information n’a circulé sur l’identité des victimes et le doute planait sur la présence ou non dans l’appareil de Vichai Srivaddhanaprabha, qui avait l’habitude de quitter le stade avec son hélicoptère décollant du terrain après les matchs à domicile de Leicester.
Hommages
Le club a salué « un grand homme », louant la « gentillesse » et la « générosité » de Vichai Srivaddhanaprabha « dont la vie a été définie par l’amour qu’il a consacré à sa famille et à ceux qu’il a dirigés avec tant de succès ».
« Leicester City était une famille sous sa direction. C’est en tant que famille que nous effectuerons notre deuil et poursuivrons la poursuite d’une vision pour le club qui est maintenant son héritage ».
De nombreux amateurs de football ont afflué dimanche toute la journée aux abords du stade, déposant des bouquets de fleurs et des écharpes aux couleurs du club et se recueillant silencieusement.
Entraîneur du club anglais, le Français Claude Puel n’était pas à bord de l’appareil. Joint dimanche par Franceinfo, le technicien a confirmé aller bien, et déploré « une tragédie pour le club ». « Je pense très fort aux victimes et à leurs familles et je voulais rassurer tous les gens qui s’inquiètent me concernant. Je suis épouvantablement triste mais je vais bien », a-t-il témoigné.
Un propriétaire généreux
Vichai Srivaddhanaprabha, 61 ans, était un milliardaire thaïlandais devenu riche grâce aux magasins de duty free. Sa fortune, bâtie en ayant au départ un seul magasin à Bangkok, était estimée en 2016 à 2,9 milliards de dollars.
Il avait acheté Leicester City pour environ 40 millions de livres en 2010 quand personne ne pariait sur ce club anglais qui évoluait alors en deuxième division. Il est parvenu à en faire le plus improbable champion de Première League de tous les temps, en 2016, faisant vivre au petit club un véritable conte de fées. C’était la première fois que Leicester City décrochait ce titre depuis la création du club en 1884.
Vichai Srivaddhanaprabha était très populaire auprès des supporters du club, leur offrant bières et beignets. Egalement amateur de polo, il était un familier des puissants de Thaïlande, au premier rang desquels la famille royale. Son nom, Srivaddhanaprabha, lui a été attribué en 2013 par le roi de Thaïlande. Il a quatre enfants. Son fils Aiyawatt Srivaddhanaprabha, surnommé « Top », est vice-président du club.
Dimanche, le match de championnat féminin entre Leicester et Manchester United devant se dérouler au stade King Power a été annulé, de même que le match de la réserve féminine des Foxes.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ Alors que le FC Barcelone et le Real Madrid disputent leur premier clasico depuis 2007 sans les deux vedettes, le consultant Omar Da Fonseca revit leurs meilleures oppositions.
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Barça-Real : l’absence de Messi et Ronaldo, « une délivrance pour les autres joueurs »

Alors que le FC Barcelone et le Real Madrid disputent leur premier clasico depuis 2007 sans les deux vedettes, le consultant Omar Da Fonseca revit leurs meilleures oppositions.



LE MONDE
 |    27.10.2018 à 21h00
 • Mis à jour le
28.10.2018 à 07h16
    |

            Anthony Hernandez








                        



   


Une première depuis onze ans. La Liga s’apprête à vivre son premier clasico depuis 2007 sans la présence d’au moins l’un des deux meilleurs joueurs du monde, Lionel Messi ou Cristiano Ronaldo.
L’Argentin a le bras fracturé et devrait être absent des terrains jusqu’à la mi-novembre. Le Portugais est lui parti en Italie et continue de marquer avec la Juventus Turin. Les deux quintuples Ballon d’or ont marqué de leur empreinte la rivalité entre le Real Madrid et le FC Barcelone. Messi a inscrit 26 buts lors de ces rencontres si particulières, Ronaldo, 18.

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Dimanche à 16 heures, les Madrilènes, malmenés en championnat (7es avec 14 points), devront absolument l’emporter sur la pelouse du leader catalan (1er avec 18 points). Consultant pour BeIN Sports de la Liga, le Franco-Argentin Omar Da Fonseca revient sur ses grands moments de clasico avec Messi et Ronaldo.
7 octobre 2012, Barça-Real : 2-2 
« C’est le premier clasico que j’ai commenté en direct. Ce jour-là, Messi et Ronaldo ont chacun inscrit un doublé. C’est d’abord le Madrilène qui avait ouvert le score avant que le Barcelonais n’égalise et ne donne l’avantage à son équipe. Puis, l’égalisation finale était venue de Ronaldo.
Je me rappelle d’une phrase que j’avais sortie sur l’un des buts de M. Messi : “C’est comme la lumière, il y en a qui la rejettent, d’autres qui l’attirent, Messi c’est une centrale nucléaire à lui tout seul.” »
23 mars 2014, Real-Barça : 3-4
« Le Real était premier du championnat et le Barça va s’imposer à Santiago Bernabeu. Messi marque un triplé, dont deux penaltys. Il égalise deux fois et donne ensuite la victoire aux siens. Ronaldo avait lui aussi transformé un penalty [accordé pour une légère faute en dehors de la surface]. C’était le but du 3-2 pour le Real qui n’imaginait pas pouvoir perdre.

Carlo Ancelotti était l’entraîneur du Real, qui a perdu la première place au profit de l’Atletico. Ce match avait fait un bruit énorme. Je me souviens d’un match d’un vertige et d’une énergie superbe. »
2 avril 2016, Barça-Real : 1-2

« C’est le premier clasico de Zinédine Zidane en tant qu’entraîneur. Et le Real s’impose 2 à 1 au Camp Nou. Le Barça est alors invaincu depuis 39 matchs. Benzema marque sur une sorte de retourné acrobatique avant que Ronaldo n’inscrive le but de la victoire en fin de match. Le Portugais célèbre alors en faisant un geste vers les supporteurs du Barça : il effectue pour la première fois son petit saut en écartant les deux bras. »
23 mars 2017, Real-Barça : 2-3
« Le Barça va gagner 3-2 au Real Madrid et le troisième but décisif est inscrit par Messi à la 92e minute ! C’est une action magnifique avec Sergi Roberto, puis Suarez qui remise en retrait. Là, Messi marque le but en télédirigeant la balle. Vu le contexte, dans 99 % des cas, un mec normal va te mettre une “frappasse”. Lui parvient à gérer l’émotion, il a le geste juste, il place le ballon subtilement d’une caresse. Il l’offre au filet.
En plus c’était son 500e but. Derrière, il a cette célébration qui a fait parler. Il enlève son maillot et le brandit, stoïque. Ça a été repris par beaucoup [dont Nabil Fekir lors d’un derby contre Saint-Etienne]. Beaucoup ont parlé de chambrage mais il y avait plein de paramètres : c’était son 500e but, il a parlé d’une certaine revanche par rapport une précédente célébration de Ronaldo lors d’un clasico. »

   


Une absence en forme de délivrance pour les autres
Les nombreux téléspectateurs de l’affiche la plus mondialisée du football seront peut-être orphelins des deux superstars mais d’autres pourraient en profiter. « Les joueurs vont être confrontés à une sorte de délivrance, pronostique Omar Da Fonseca avant de s’expliquer : lorsqu’il y a Messi et Ronaldo, beaucoup sont obnubilés. Il faut leur donner le ballon. Là, le poids du match va être mieux réparti. C’est l’occasion par exemple pour Coutinho ou Dembélé de montrer qu’ils peuvent jouer au Barça. Benzema peut vivre aussi un moment clé, justifier qu’il peut faire sans Ronaldo… »
Avec franchise, le consultant reconnaît que cet affrontement presque homérique doit aussi beaucoup aux médias : « On avait tendance à en faire des tonnes sur ces deux-là. On parlait rarement des duels Ramos-Piqué… Je pense que l’enjeu de la rencontre va rester avec son lot de débats passionnels avant, pendant et après. »
Si Messi aura l’occasion de jouer d’autres clasicos, le départ de Ronaldo peut-il lui être néfaste ? La Pulga est-elle orpheline de son meilleur ennemi ? « Il est évident que cette rivalité entre les deux hommes, la grandeur de leur affrontement pendant dix ans, a généré un intérêt et une passion incroyable. Avoir ces deux joueurs, au même moment, dans les deux meilleurs clubs au monde, c’était une chance et un privilège pour le football espagnol et le foot en général, confie-t-il. Individuellement, je ne pense pas qu’ils ressentent l’absence de l’autre. Ils ont une telle volonté d’être le meilleur qu’ils vont poursuivre cet objectif chacun de leur côté. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ Les Lyonnais ont souffert lors de la 11e journée du championnat de France, mais prennent la troisième place provisoire du classement.
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Ligue 1 : Lyon s’impose à Angers dans la douleur

Les Lyonnais ont souffert lors de la 11e journée du championnat de France, mais prennent la troisième place provisoire du classement.



LE MONDE
 |    27.10.2018 à 19h09
 • Mis à jour le
27.10.2018 à 21h57
    |

                            Grégor Brandy








                        



   


Ce n’est certainement pas le match le plus accompli de Lyon cette saison, mais les hommes de Bruno Genesio se contenteront probablement de cette victoire contre Angers. Les Lyonnais sont allés s’imposer 2 à 1 au stade Raymond-Kopa, samedi 27 octobre, mais ils ont encore souffert.
Car Lyon a encore concédé de nombreux tirs. Après en avoir subi 23 contre Nîmes, la semaine passée (victoire 2-0), puis 26 contre Hoffenheim en Ligue des champions, mardi (3-3), Lyon a poursuivi dans la même lignée avec dix tirs concédés rien qu’en première période. Une fois de plus, les Lyonnais peuvent remercier leur gardien Anthony Lopes, auteur de deux arrêts remarquables et son poteau droit qui s’est trouvé sur la trajectoire de la tête de Stéphane Bahoken, sans qui ils ne seraient sous doute pas rentrés aux vestiaires sur un score vierge.
Ils ont aussi pu compter sur Angers qui s’est tiré tout seul une balle dans le pied. Peu après la demi-heure de jeu, Ismaël Traoré (le capitaine et meilleur buteur angevin cette saison) s’est rendu coupable d’un vilain tacle sur Dembélé et a été logiquement exclu.
Lyon marque sur sa première occasion
À 11 contre 10, Lyon a laissé passer l’orage avant de prendre le dessus. C’est sur sa première occasion que le club rhodanien a ouvert le score en milieu de seconde période. Profitant d’une sortie hasardeuse de Ludovic Butelle, Memphis Depay a remis de la tête un centre vers Houssem Aouar qui a pu pousser le ballon au fond du but laissé vide (63e). Les Lyonnais auraient pu doubler la mise dans la foulée, mais Moussa Dembélé, d’abord mis en échec par Ludovic Butelle (66e), puis pris au piège du hors-jeu (69e) n’a pu mettre les siens à l’abri.
L’ancien attaquant du Celtic Glasgow a finalement été décisif un quart d’heure plus tard. Lancé en profondeur, il a eu la lucidité suffisante pour servir Memphis Depay, seul dans l’axe, pour que le Néerlandais inscrive le deuxième but lyonnais (86e).
Angers s’est cependant mis à y croire après un coup de tête rageur de Cristian Lopez (88e), au milieu d’une défense lyonnaise apathique (le douzième tir angevin de la rencontre). Alors qu’ils menaient 2-0 quelques secondes plus tôt, les Lyonnais se sont fait peur jusqu’au bout, notamment sur un contre emmené par Cheikh Ndoye à la dernière seconde, mais ils ont finalement tenu pour enchaîner avec une deuxième victoire en championnat après la gifle reçue à Paris début octobre (0-5).
Avec ce succès, Lyon prend provisoirement la quatrième place de la Ligue 1 et met la pression sur ses principaux adversaires dans la course à la deuxième place en ce début de saison : Lille, Montpellier et Marseille.

Les rencontres de la 11e journée
Vendredi
Nîmes 1 - 1 Saint-Etienne
Samedi
Angers 1 - 2 Lyon
Amiens 1 - 2 Nantes
Guingamp 1 - 1 Strasbourg
Lille 1 - 0 Caen
Monaco 2 - 2 Dijon
Toulouse 0 - 3 Montpellier
Dimanche
15 heures : Rennes - Reims
17 heures : Bordeaux - Nice
21 heures : Marseille - Paris





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ La skieuse française s’impose devant l’Italienne Brignone et l’Américaine Shiffrin lors de la première course de la saison, en Autriche.
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Ski : la Française Tessa Worley remporte le géant d’ouverture, à Sölden

La skieuse française s’impose devant l’Italienne Brignone et l’Américaine Shiffrin lors de la première course de la saison, en Autriche.



Le Monde.fr avec AFP
 |    27.10.2018 à 14h53
 • Mis à jour le
27.10.2018 à 18h15
   





                        



   


La première sortie aura été la bonne pour Tessa Worley. Là où l’an passé elle avait attendu la fin du mois de janvier pour signer sa première victoire, la skieuse française s’est imposée, samedi 27 octobre, lors du premier géant de la saison de Coupe du monde. Sur la piste autrichienne de Sölden, la double championne du monde a devancé l’Italienne Federica Brignone et l’Américaine Mikaela Shiffrin – championne olympique en titre – pour remporter la treizième victoire de sa carrière.

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Seconde l’an passé, la skieuse haut-savoyarde a conquis pour la première fois le glacier du Rettenbach, sur les pentes duquel se déroule le géant. Dans des conditions changeantes (tour à tour vent, brouillard et neige) ayant obligé les organisateurs à abaisser le départ, Tessa Worley a réalisé le meilleur temps de la seconde manche pour s’offrir une victoire dès l’entame de la saison.
« Sölden on revient chaque année, cette pente est quand même réputée, spéciale, c’est la lancement de la saison. Dans ma carrière je suis fière d’avoir réalisé cet objectif, a savouré la Haut-savoyarde après la course. C’était une énorme bataille. » Un combat où la Française, troisième à l’issue de la première manche, a infligé les premiers coups à ses adversaires, repoussant Mikaela Shiffrin à près d’une seconde dans la seconde.
Opération reconquête
Après des Jeux olympiques de Pyeongchang ratés (7e du géant), la skieuse du Grand Bornand avait assuré vouloir faire preuve de plus de régularité au plus haut niveau cet hiver. Forte d’un encadrement de l’équipe de France renouvelé, Tessa Worley assumait viser la victoire sur les flancs du Rettenbach – une première pour elle.
A 29 ans, celle qui a remporté le globe de cristal de la discipline en 2017 – en sus de deux titres mondiaux en 2013 et 2017 – a quitté « un système qui fonctionnait très bien et [qu’elle] connaissait très bien » pour « construire de nouvelles choses ». Et pour communiquer avec le nouveau staff technique, celle qui souhaite aborder la saison « plus relâchée, plus présente dans les manches et relax en dehors », a dû apprendre à plus s’appuyer sur ses sensations. « C’est ce qu’on voulait faire. Elle le mérite, a salué le directeur de l’équipe de France dames, Alberto Senigagliesi. Tessa a été vraiment forte dans des conditions pas faciles. » 
« Je suis très contente d’avoir su gêrer les émotions d’une première course de saison », a admis la franco-australienne (par son père). Des progrès liés à sa gestion du stress, travaillée à l’aide de yoga et de méditation. « Autant dire qu’hier soir, la méditation, ça n’a pas marché du tout, je n’ai pas dormi, a plaisanté Worley. C’est normal et habituel à Sölden. C’est plus une façon d’aborder les choses. Ne pas avoir peur d’échouer, ne pas avoir peur de foirer une deuxième manche alors qu’on est 3e, bien placée ». Une nouvelle approche qui porte ses fruits dès la première course pour la skieuse française, qui vise la reconquête du globe de cristal (première en 2017, deuxième en 2018).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ Victor Muffat-Jeandet, médaillé de bronze en ski alpin aux JO de Pyeongchang, assiste de près à la dégradation des glaciers et s’inquiète pour l’avenir.
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Muffat-Jeandet : « Pour continuer à skier, il faudra changer nos habitudes »

Victor Muffat-Jeandet, médaillé de bronze en ski alpin aux JO de Pyeongchang, assiste de près à la dégradation des glaciers et s’inquiète pour l’avenir.



LE MONDE
 |    27.10.2018 à 08h00
 • Mis à jour le
27.10.2018 à 10h47
    |

            Clément Guillou (Envoyé spécial à Chambéry, Savoie)








                        



   


Mi-octobre, à Chambéry, rencontre sans pull en terrasse avec Victor Muffat-Jeandet, à l’issue d’une journée estivale. La semaine précédente, le médaillé de bronze olympique à Pyeongchang (Corée du Sud) a dû renoncer à un stage sur le glacier de Tignes, pas suffisamment enneigé. L’occasion d’évoquer la question du réchauffement climatique avec le skieur français, qui entend confirmer dès samedi à Sölden (Autriche) sa nouvelle dimension prise aux Jeux olympiques. Si la météo le permet : alors qu’on manquait de neige naturelle ces derniers jours sur le glacier de Rettenbach, à 2500 mètres d’altitude, d’importantes chutes de neige sont prévues dans le week-end et menacent l’organisation des courses.

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Que voit-on du réchauffement climatique lorsqu’on est skieur de haut niveau ?
C’est dramatique. Je le vois à ma petite échelle : quand j’étais petit, j’allais skier en juillet au glacier de l’Iseran, entre Val-d’Isère et Bonneval. Il y avait des hauteurs de neige incomparables avec aujourd’hui. Certains étés, je me faisais bloquer par la neige le 15 août en haut du col de l’Iseran. Maintenant, c’est de plus en plus difficile d’aller trouver de la neige là-bas en été.
Autre exemple : il y a 15 ans, j’allais à Tignes à la Toussaint avec mon père. On pouvait descendre jusque dans la station sur nos skis, c’est à dire à 2150 mètres d’altitude. Aujourd’hui [l’interview a été réalisée le 17 octobre], nous sommes à deux semaines de la Toussaint et on ne peut pas skier sur le glacier, à 3500 mètres.
Le problème, c’est le yoyo climatique. On peut avoir d’énormes chutes de neige et une semaine après avoir des températures de 30 degrés, en plein hiver, qui vont rendre la neige toute molle. Depuis cet été, je me pose énormément de questions. Ça me déprime de voir où l’on va. Les glaciers sont en très, très mauvais état.
C’est un sujet hyperdélicat pour nous, car ils font des efforts incroyables pour nous, mais l’état du glacier est malheureux. La glace recule, désépaissit, de plus en plus de cailloux émergent. On a l’impression d’être sur la lune. Tout cela se voit à l’œil nu.

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Comment vous adaptez-vous ?
On fait de moins en moins de ski de glacier. On va surtout en Amérique du Sud, à Ushuaïa ou au Chili. Cela fait 10 ans qu’on le fait, mais ce stage a de plus en plus d’importance. On mise tout dessus car on sait qu’au retour en Europe, ça va être compliqué, au petit bonheur la chance.
Comme Tignes est de moins en moins praticable, je découvre les glaciers autrichiens et la tendance est la même : on skie sur de la glace de « noire », de la glace millénaire. C’est très difficile à skier, mauvais pour les skis car il n’y a pas d’accroche. Ce n’est pas vraiment de la neige, plutôt de la glace sale avec du bois, des cailloux.
Comme le glacier recule de plus en plus, les conditions sont de moins en moins bonnes. Et moins il y a de glaciers praticables, plus il y a de monde sur ceux qui restent. Skier là-haut devient très cher et impose de faire des heures de queue. Ce qui a encore un peu de sens pour nous, qui préparons le début de la Coupe du monde et sommes soutenus par des marques, n’en a plus pour des gamins dont les parents payent des fortunes pour les emmener en stage.
Pour les enfants, les pistes dans des dômes sont beaucoup plus intéressantes. Nous-mêmes, nous y allons une fois par an : même si c’est différent du ski alpin, ça permet de ne pas être dépendant des aléas météorologiques.
Comment le ski alpin pourrait-il encore exister pour la génération suivante ?
Certaines stations de haute altitude ont des cumuls de neige incroyables, jamais enregistrés. C’est là aussi la conséquence du dérèglement climatique. Il y aura toujours des endroits enneigés, mais il faut s’adapter.
Il faudrait complètement changer nos habitudes. Que la saison d’hiver commence en décembre et se termine plus tard, au mois d’avril où l’on a encore beaucoup de neige. De fait, c’est comme si l’hiver avait été décalé.
La Coupe du monde de ski devrait donner l’exemple : que les compétitions s’arrêtent fin avril, que l’on continue à faire des tests de skis en mai et que l’on coupe l’été avant de réattaquer la préparation physique en août. Pourquoi aussi ne pas faire des compétitions de Coupe du monde en Amérique du Sud ?

   


Est-ce que le coût énergétique de l’organisation du ski alpin vous pose question ?
De fait, ma position est très délicate. Je peux difficilement m’exprimer sur le sujet : je sais que je vais me faire fusiller sur les réseaux sociaux car le sport de haut niveau n’est pas écologique. C’est vrai, si je vais faire une course aux Etats-Unis, je prends vingt paires de skis et ça fait lourd. On revient la semaine suivante, on roule jusqu’en Autriche, c’est vrai que cela fait des kilomètres. Mais si l’on compare à l’industrie du football, je pense que notre bilan carbone n’est pas si terrible.
Le sport de haut niveau paraît complètement délirant, mais je pense qu’on fait plus attention que bon nombre de personnes. En réalité, j’ai un bilan carbone qui n’est pas pire que bon nombre de citadins. Lorsque je viens à Paris, il me semble que les gens sont complètement déconnectés de la réalité environnementale. Ils ne voient pas la nature évoluer aussi vite. Ils n’ont pas conscience de ces hivers qui raccourcissent lorsqu’ils viennent une semaine par an à la montagne.
La Fédération internationale de ski (FIS) en fait-elle assez pour protéger l’environnement ?
Le problème est que nous n’y sommes pas représentés en tant qu’athlète. Ils ne nous écoutent pas du tout. Au niveau de l’environnement, il y a des aberrations dans le calendrier. On va aux Etats-Unis pour faire une seule course, alors qu’on aimerait, tant qu’on est là-bas, en faire davantage. Ils sont capables de nous mettre une course le 29 décembre en Italie, de nous faire monter en Norvège le 31 et de nous faire redescendre en Croatie le 2. Le critère environnemental n’est pas pris en compte, seul leur business compte, et c’est pour la même raison que le décalage de la saison dans le temps serait très compliqué : les télévisions décident, et le ski doit prendre la place quand le championnat du monde de moto s’arrête…

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On dit souvent que les Jeux olympiques sont une aberration écologique, est-ce quelque chose dont on se rend compte sur place ?
J’avais des a priori assez négatifs sur les JO avant de les vivre. Il y a aussi l’étiquette du « sport business » : on sait que les villes hôtes le sont davantage en fonction du montant des pots-de-vin et de la force des lobbys que pour l’intérêt sportif. Je n’étais donc pas très enjoué en me rendant aux JO. Mais l’événement est tellement hors norme que ça a pris le dessus. Tu n’es pas affecté par ça parce qu’en tant qu’athlète, c’est à la hauteur de mes rêves d’enfants et le jeu en vaut la chandelle.
La question environnementale, en parlez-vous entre skieurs ?
Bien sûr, car on est directement affecté. La vidéo de l’astrophysicien [Aurélien Barrau, dont l’intervention à la conférence Climax a été largement partagée sur les réseaux sociaux, ndlr), on se l’est tous montrée. C’est fabuleux ce qu’il raconte et il a raison. On a tous notre part de responsabilité, et je ne sais pas si on y arrivera.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ Confronté à la colère des dirigeants européens au sujet de son projet de Coupe du monde des clubs, le président de la FIFA a accepté de mettre en place un comité de travail dédié à la réforme des compétitions internationales.
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FIFA : Infantino s’évite une guerre avec l’UEFA

Confronté à la colère des dirigeants européens au sujet de son projet de Coupe du monde des clubs, le président de la FIFA a accepté de mettre en place un comité de travail dédié à la réforme des compétitions internationales.



LE MONDE
 |    26.10.2018 à 19h11
    |

            Rémi Dupré








                        



   


L’incendie couvait et Gianni Infantino l’a étouffé en urgence. Vendredi 26 octobre, le président de la Fédération internationale de football (FIFA) s’est résolu, contraint et forcé, à mettre en place une commission afin d’étudier deux projets qui suscitaient des crispations : la création d’une Ligue mondiale des nations et la réforme de la Coupe du monde des clubs, organisée chaque année en décembre autour de sept clubs. Ces deux projets étaient au menu des discussions lors de la réunion du conseil (gouvernement) de la FIFA, à Kigali (Rwanda).
Depuis plusieurs mois, Infantino promeut l’idée de lancer une Ligue mondiale des nations, sorte de mini-Coupe du monde qui regrouperait, tous les deux ans, huit sélections nationales. Parallèlement, le patron du foot mondial souhaite redonner du crédit et de la visibilité à la Coupe du monde des clubs, dont il veut changer le format à partir de 2021. Au départ, le dirigeant désirait élargir cette compétition à vingt-quatre équipes, dont douze européennes, et l’organiser tous les quatre ans afin de remplacer la Coupe des confédérations.
Mais des fuites dans la presse évoquaient une deuxième option, avec un tournoi qui se déroulerait chaque année. Pour convaincre les diplomates du ballon rond, Infantino avait écrit, en mai, une lettre aux membres du conseil de la FIFA : il y affirmait être soutenu par un groupe d’investisseurs « solide et sérieux ». Enclin à dépenser 25 milliards de dollars (21,9 milliards d’euros) sur un cycle de douze ans, ce consortium est dirigé par la société japonaise SoftBank et appuyé financièrement par le fonds souverain de l’Arabie saoudite et des Emirats arabes unis.
« Mercantilisme extrêmement cynique et impitoyable »
Avant la réunion de Kigali, les deux projets portés par Gianni Infantino ont mis le feu aux poudres. D’autant que le patron de la FIFA souhaitait que ces réformes soient directement soumises au vote de son gouvernement. La fronde est venue de l’Union des associations européennes de football (UEFA) et de son président slovène, Aleksander Ceferin. Soucieux de défendre le très lucratif « produit » Ligue des champions, sous la menace de cette nouvelle compétition, le patron du foot européen a déclaré qu’il s’agissait d’un « mercantilisme extrêmement cynique et impitoyable ».
Lundi 22 octobre, Infantino a, par ailleurs, reçu un courrier au vitriol du Forum mondial des ligues (WLF), signé par Richard Scudamore, patron de la Ligue anglaise, Christian Seifert, directeur général de la Ligue allemande, et d’Enrique Bonissa, numéro 1 de la Ligue mexicaine. Dans leur lettre, les trois dirigeants pointaient des difficultés liées au calendrier, remettaient en cause le passage en force du président de la FIFA, réclamant une phase de consultations et la mise en place d’une task force chargée d’étudier à la loupe ces deux réformes. De son côté, l’Association européenne des clubs (ECA) avait déjà réclamé, il y a quelques mois, des discussions « ouvertes et transparentes ».
Guerre des nerfs
Jeudi 25 octobre, le conseil de la FIFA a été le théâtre d’une guerre des nerfs entre les neuf représentants de l’UEFA, disposés selon le New York Times à quitter la table des négociations, et Gianni Infantino. Ces crispations ont, d’ailleurs, totalement éclipsé la réforme du marché des transferts, également à l’ordre du jour du conseil de la FIFA. « On se dirige vers une guerre », soufflait un proche du dossier, la veille des discussions. « Cela s’annonce très chaud », confirmait-on du côté de la Fédération internationale.
Dans la nuit de jeudi à vendredi, la tension est, pourtant, retombée d’un cran. Car Gianni Infantino s’est résolu à ne pas faire voter ces deux projets. Au terme de la réunion de Kigali, la FIFA a, d’ailleurs, annoncé la mise en place d’une task force, « sous la direction du bureau du conseil » (composé de Gianni Infantino et des patrons des confédérations continentales). Ce groupe de travail est censé « présenter ses propositions » lors du prochain sommet du gouvernement de la Fédération internationale, les 14 et 15 mars 2019, à Miami.
Autocritique
« La FIFA essaye d’éviter la guerre. Car on était à la limite d’une vraie guerre ouverte entre la FIFA et l’UEFA, analyse un dirigeant européen. Personne ne comprenait pourquoi Gianni Infantino avançait de cette manière-là, aussi agressive. Ce montage vise à privatiser les compétitions, à vendre l’organisation d’une compétition à une structure. Politiquement, Infantino (candidat à un deuxième mandat en juin 2019, lors du congrès de Paris) n’a rien à y gagner. Et je ne pense pas que la FIFA se porte mal financièrement (des revenus records de 6,1 milliards de dollars sont attendus pour le cycle qui se refermera à la fin de 2018). »
Au terme du sommet de Kigali, Infantino s’est montré consensuel. « Ces six derniers mois, nous avons eu des consultations, nous avons parlé à des parties qui ont des points de vue différents, des opinions différentes, et l’important, c’est que ces points de vue, ces opinions seront maintenant rassemblés », a-t-il assuré, disposé à faire son autocritique. « Est-ce que j’aurais pu faire les choses mieux ? Certainement, certainement. Mais nous essayons de le faire à partir de maintenant. Nous sommes ouverts à toute idée et toute proposition », a confié le patron de la FIFA, soulagé d’avoir étouffé l’incendie.



                            


                        

                        

