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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Un homme de 34 ans a été séquestré et roué de coups pendant plus de deux heures dans la nuit de mercredi à jeudi.
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« J’ai vraiment eu peur de mourir » : enquête à Rouen après une violente agression homophobe

Un homme de 34 ans a été séquestré et roué de coups pendant plus de deux heures dans la nuit de mercredi à jeudi.



Le Monde.fr avec AFP
 |    29.10.2018 à 19h00
 • Mis à jour le
29.10.2018 à 19h30
   





                        



   


Le parquet de Rouen a ouvert une enquête pour agression homophobe, séquestration et extorsion a-t-on appris, lundi 29 octobre, de sources concordantes, à la suite d’une violente attaque survenue dans la nuit de mercredi à jeudi contre un homme de 34 ans.
Interrogé par BFM-TV et Gayviking, Romain, qui présente de nombreux hématomes raconte avoir rencontré avec ses amis deux hommes dans une boîte de nuit : 
« Ce sont des gens avec qui on a un peu dragouillé qui nous ont dit qu’ils étaient hétéros mais après ils ont bu un verre avec nous et on a bien rigolé. » 

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Alors que ses amis rentrent, Romain part en voiture avec ces deux hommes. Il raconte la suite à BFM-TV :
« Au bout de 200 mètres, le passager détache sa ceinture et monte derrière et il commence à me frapper en me traitant de sale pédé, sale race, tafiole, tantouze. Ça n’arrête pas. Il n’arrête pas de me frapper, me frapper, me frapper. Ma tête tapait contre le carreau et mon corps aussi, c’est pour ça que j’ai de gros hématomes. »
« A force me taper, j’ai essayé de me débattre, de bouger et c’est là que mon portefeuille est tombé et qu’ils ont trouvé ma carte bleue, c’est à ce moment-là qu’ils ont pensé à l’argent », poursuit-il. Il est alors emmené devant un distributeur, où il leur donne trois faux codes. Mais ils parviennent toutefois à retirer 800 euros avec son autre carte bleue. Romain arrive toutefois à s’échapper après plus de deux heures de calvaire. « Ils m’ont dit que ce n’était pas la première fois qu’ils faisaient ça et que si je bougeais, ils me buteraient avec les flingues ou le couteau qu’ils ont dans le coffre, raconte-t-il à Gayviking. J’ai vraiment eu peur de mourir. » 
A la suite de cette agression, dix jours d’incapacité temporaire de travail (ITT) lui ont été prescrits.

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Manifestation contre l’homophobie
L’association nationale SOS homophobie a dénoncé lundi dans un tweet cette « effroyable agression homophobe » et exprimé « tout son soutien à la victime ». Le 21 octobre, près de 3 000 personnes, selon la police, s’étaient réunies à Paris pour protester contre l’homophobie et les différentes attaques qui avaient lieu ces dernières semaines. Pas une semaine ne se passe sans qu’une victime ne témoigne sur les réseaux sociaux d’une nouvelle agression homophobe, que ce soit à Poitiers, Besançon, Lyon ou encore Paris.
Le 19 octobre, deux hommes qui s’embrassaient dans un VTC ont été frappés par leur chauffeur, dans la capitale. Trois jours plus tôt, Guillaume Mélanie, président d’Urgences Homophobies, une association d’aide aux étrangers LGBT en danger dans leur pays, a été frappé à la sortie d’un restaurant du 2e arrondissement à Paris. Enfin, le 6 octobre, deux hommes ont été agressés par deux personnes alors qu’ils échangeaient un baiser. L’un des auteurs a été condamné à un an de prison ferme.
Le phénomène reste, cependant, difficile à quantifier. Tous les acteurs de terrain s’accordent à évoquer un climat hostile aux homosexuels, avec une recrudescence de passages à l’acte violents. Mais les chiffres de la préfecture de police, obtenus par l’Agence France-Presse (AFP), font, eux, état d’une baisse de 37 % des actes homophobes, recensés à Paris au cours des neuf premiers mois de l’année par rapport à la même période en 2017 – 74 actes contre 118 l’an passé.
Pour le président de SOS Homophobie, « derrière quelques cas médiatisés, il reste énormément de personnes qui ne sont pas entendues et n’osent pas aller dans un commissariat ». Selon le dernier rapport de SOS Homophobie, qui s’appuie sur l’enquête annuelle « Cadre de vie et sécurité » de l’Insee, « seulement 4 % des victimes d’insultes LGBTphobes déposent effectivement plainte », rappelle-t-il.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ L’homme chargé de la protection du directeur de la rédaction de « Charlie Hebdo » a fait l’objet d’un avis défavorable de la part de la DGSI, à la suite d’une enquête sur fond de radicalisation islamiste.
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Un policier chargé de la protection de Riss écarté pour des soupçons de radicalisation islamiste

L’homme chargé de la protection du directeur de la rédaction de « Charlie Hebdo » a fait l’objet d’un avis défavorable de la part de la DGSI, à la suite d’une enquête sur fond de radicalisation islamiste.



LE MONDE
 |    29.10.2018 à 18h36
 • Mis à jour le
29.10.2018 à 19h26
    |

            Nicolas Chapuis








                        


Un policier chargé de la protection de Riss, le directeur de la rédaction de Charlie Hebdo, a été écarté, il y a au moins un mois, à la suite d’une enquête de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), sur fond de radicalisation islamiste. L’information, révélée par BFM-TV, a été confirmée de source policière au Monde.
Membre du service de la protection (SDLP) – l’unité chargée de la sécurité des hautes personnalités en France –, l’homme a fait l’objet d’un avis défavorable de la part de la DGSI. Les enquêteurs ont relevé des éléments douteux qui justifiaient cette prudence, vu son poste très sensible.
Une des personnalités les plus menacées du pays
Le patron de l’hebdomadaire satirique, où avait eu lieu la tuerie de janvier 2015, reste l’une des personnalités les plus menacées du pays. Avant d’assurer la protection de Riss, ce policier était chargé de la sécurité de l’imam de Drancy, Hassen Chalghoumi, connu pour ses prises de position en faveur du dialogue interreligieux.
C’est une procédure interne qui a déclenché cette enquête. Le chef du SDLP, Frédéric Auréal, a souhaité il y a plusieurs mois que les policiers de son service soient habilités « secret-défense », ce qui nécessite d’avoir l’aval de la DGSI, chargée de délivrer ces avis.
Début 2018, le ministère de l’intérieur avait fait savoir qu’une vingtaine de policiers et une dizaine de gendarmes étaient suivis pour des soupçons de radicalisation (sur un total de près de 280 000 hommes et femmes).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Un prêtre doit comparaître, mardi, pour atteintes sexuelles. Un évêque devait être jugé pour non-dénonciation.
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A Orléans, le procès de la pédophilie et du silence de l’Eglise

Un prêtre doit comparaître, mardi, pour atteintes sexuelles. Un évêque devait être jugé pour non-dénonciation.



LE MONDE
 |    29.10.2018 à 18h00
    |

            Henri Seckel








                        


C’était l’été 1993, Olivier Savignac avait 13 ans, Philippe Cottin 12, Paul-Benoît Wendling 11. Pierre de Castelet, lui, en avait 44, et ce prêtre venu du diocèse d’Orléans était le directeur du camp de vacances organisé par le Mouvement eucharistique des jeunes à Arthez-d’Asson (Pyrénées-Atlantiques), où les trois garçons étaient venus, comme une quarantaine d’autres adolescents catholiques, pour deux semaines consacrées à la prière et au plein air.
Le jour de son arrivée, une fois ses parents partis, Olivier avait été convoqué par l’abbé de Castelet dans son bureau. Ce dernier souhaitait, disait-il, vérifier que tout était rentré dans l’ordre après une opération au bas-ventre subie par le jeune homme quelques années plus tôt, et l’avait invité à s’allonger sur un lit et à se déshabiller. Le prêtre prétendait vouloir « voir sa cicatrice ». Il lui avait caressé les parties génitales. Philippe et Paul-Benoît se rappellent, eux aussi, les attouchements sexuels subis au prétexte de « visites médicales ».
Vingt-cinq ans plus tard, tous trois feront face à Pierre de Castelet, mardi 30 octobre au palais de justice d’Orléans, où ce dernier sera jugé pour « atteintes sexuelles sur mineurs de moins de 15 ans par personne ayant autorité ». Un délai d’un quart de siècle révélateur de la difficulté pour les victimes à oser s’exprimer et de l’inertie au sein de l’Eglise – et des lenteurs de la justice, peu zélée dans cette affaire.
Au total, six garçons ont affirmé aux enquêteurs avoir été confrontés aux agissements du prêtre qui s’était improvisé infirmier. Pas impossible qu’il y en ait eu d’autres, mais l’enquête ne l’a pas démontré. Seuls les trois cités se sont constitués parties civiles.
A l’audience, les faits de pédophilie ne feront pas l’objet de discussion : le prêtre, 69 ans à présent, les a rapidement reconnus. « Il y a vingt ans, expliquait-il lors de sa garde à vue en 2012, j’avais une attirance émotive pour les garçons de 11-13 ans. Je cherchais à entrer dans leur intimité, à être proche d’eux, mais toujours en étant gentil, sans les brusquer, et je ne me rendais pas compte du mal que ça pouvait leur faire. »
Plus intéressants seront sans doute les débats sur la gestion par la hiérarchie ecclésiastique de cette affaire, de toutes les affaires de ce genre, et les mécanismes profonds qui rendent leur révélation si difficile. Aux enquêteurs, l’abbé de Castelet a dit s’être trouvé désemparé devant le manque de soutien ou de conseils de ses supérieurs : « J’étais seul au monde face à ce problème. » Il ne sera pas seul sur le banc des prévenus.
Opiniâtreté des parties civiles
Ce procès de la pédophilie au sein de l’Eglise sera aussi celui du silence qui l’entoure. Aux côtés de Pierre de Castelet se tiendra André Fort, évêque d’Orléans de 2002 à 2010, qui comparaît pour « ne pas [avoir informé] les autorités judiciaires ou administratives » des agissements du prêtre, qu’il n’ignorait pourtant pas.
En juillet 2010 en effet, constatant sur le site Internet des scouts d’Europe que Pierre de Castelet figurait toujours sur la liste des responsables de camps de vacances, Olivier Savignac avait envoyé à Mgr Fort un courrier sans ambiguïté au sujet de l’été 1993 : « Je fais partie des jeunes garçons qui ont subi des attouchements. » Deux mois plus tard, Mgr Fort lui promettait de soumettre l’abbé à un examen psychologique, et de l’éloigner définitivement des jeunes.
Un an après, Olivier Savignac découvrait que l’abbé de Castelet était intervenu, en mai 2011, dans une conférence diocésaine à Orléans sur le thème de la pédophilie dans l’Eglise. Nouvelle lettre, au successeur de Mgr Fort, l’évêque Jacques Blaquart, lequel décidait d’informer le parquet d’Orléans. Pierre de Castelet était mis en examen en 2012. Mgr Fort, mis hors de cause dans un premier temps, le sera à son tour en 2017, résultat de l’opiniâtreté des parties civiles.
Selon l’accusation, l’ancien évêque, aujourd’hui âgé de 83 ans, a « participé à la dissimulation d’agissements pédophiles (…) en ne portant pas les faits à la connaissance de la justice, préférant préserver la réputation et l’image de l’Eglise et de ceux qui la servent ». Mgr Fort a fini par admettre avoir su les faits imputés au prêtre, mais a dit ignorer le caractère obligatoire de la dénonciation que cela lui imposait, suggérant qu’Olivier Savignac pouvait porter plainte lui-même, pendant toutes ces années. Les prédécesseurs d’André Fort à l’évêché, Mgr Picandet (1981-1997) et Mgr Daucourt (1998-2002), n’avaient pas non plus estimé utile d’informer la justice, alors qu’ils savaient.

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Ce n’est que la seconde fois en France qu’un évêque comparaît pour non-dénonciation d’actes pédophiles : l’évêque de Bayeux, Mgr Pican, en 2001, avait été condamné à trois mois de prison avec sursis. La peine maximale encourue par Mgr Fort est de trois ans. Celle de l’abbé de Castelet, dix.
« Mes clients sont toujours croyants, explique Me Edmond-Claude Fréty, avocat des parties civiles, ils souhaitent simplement la fin de cette culture du silence, et d’un système qui fait peser la culpabilité sur les épaules des victimes. Il faut plus de transparence, l’Eglise doit cesser de gérer en interne des choses qui relèvent de la justice pénale. »

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Le parquet de Bobigny a ouvert une enquête préliminaire, lundi, après avoir reçu une plainte d’une étudiante de 20 ans.
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Une étudiante en médecine de l’université Paris-XIII porte plainte pour injures antisémites

Le parquet de Bobigny a ouvert une enquête préliminaire, lundi, après avoir reçu une plainte d’une étudiante de 20 ans.



Le Monde.fr avec AFP
 |    29.10.2018 à 16h17
 • Mis à jour le
29.10.2018 à 17h48
   





                        


Le parquet de Bobigny a annoncé au Monde avoir ouvert une enquête préliminaire, lundi 29 octobre, après avoir reçu une plainte pour injures antisémites d’une étudiante en médecine de l’université Paris-XIII. Selon des informations révélées par Europe 1, la femme de 20 ans raconte avoir fait l’objet de harcèlement à caractère antisémite de la part d’un groupe d’élèves de l’université, notamment dans le cadre de la préparation du week-end d’intégration de la fac de médecine.
« On est passé des blagues sur la Shoah à des saluts hitlériens, puis on invente un jeu qui s’appelle le “freespa”, le lancer de kippa qu’on jette par terre », raconte-t-elle au micro d’Europe 1. « Mais vous, les juifs, vous n’avez pas d’humour, c’est du second degré, on le fait pour tout le monde », lui répondent des étudiants, quand elle leur demande de cesser leurs remarques antisémites.
L’étudiante a ainsi porté plainte, le 20 octobre, dans un commissariat du Val-d’Oise, « pour que ce soit entendu, pour moi, mais aussi pour les personnes qui avaient peur de le dénoncer et pour ceux peut-être qui en ont ri, par besoin d’intégration ou en n’ayant pas compris la gravité des propos ». Toujours selon Europe 1, l’étudiante a joint à sa plainte les captures d’écran d’une conversation Facebook d’étudiants de sa promotion dans laquelle certains « classent les juifs de la promotion avec un chiffre et un commentaire ».
Frédérique Vidal dénonce des faits « inacceptables »
La présidence de l’université a annoncé avoir reçu la jeune femme ainsi que les étudiants mis en cause. « Le président [de l’université] a saisi la commission disciplinaire ainsi que le procureur de la République », ajoute l’université. Le parquet de Bobigny a, pour sa part, confié l’enquête préliminaire à la sûreté départementale de Seine-Saint-Denis.
Ces faits « sont profondément inacceptables », a réagi la ministre de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal, dans un communiqué publié lundi matin. « Au surlendemain de l’attaque antisémite de Pittsburgh aux Etats-Unis, je veux rappeler que les mots aussi peuvent tuer et que les injures et les gestes déplacés ont toujours été les prémices de violences plus grandes encore ». Saluant « le fait que l’université Paris-XIII ait pris les décisions qui s’imposaient dès que les faits ont été connus », la ministre ajoute qu’elle recevra dès lundi le président de l’université « afin de faire le point avec lui sur les dispositifs de prévention mis en place dans son établissement et sur les actions qui peuvent être immédiatement engagées pour mettre fin à ces dérives inacceptables ».
Il y a moins d’une semaine, Mme Vidal avait réuni plusieurs acteurs de la lutte contre le racisme à la suite de la multiplication des tags, graffitis et expressions antisémites dans plusieurs établissements d’enseignement supérieur en 2018. En mars, un local de l’Union des étudiants juifs de France (UEJF) avait été saccagé sur le site de l’université de Tolbiac, à Paris. En septembre, des tags antisémites visaient le président de l’université Grenoble-Alpes ; en octobre, des inscriptions antisémites avaient été retrouvées dans une salle d’études d’une résidence étudiante à HEC ; enfin, la semaine dernière, des croix gammées ont été taguées à la faculté de droit Assas (Paris-II).
Un plan de lutte contre le racisme et l’antisémitisme présenté au printemps par le premier ministre, Edouard Philippe, prévoit le renforcement du réseau des référents racisme-antisémitisme dans les établissements d’enseignement supérieur. Selon le ministère de l’enseignement supérieur, un référent est désormais présent depuis la rentrée dans chaque université.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ L’association de défense des animaux L214 avait filmé en 2016 des conditions d’abattage indignes dans cet établissement des Pyrénées-Atlantiques.
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Prison avec sursis et amendes pour maltraitance « sans nécessité » au procès de l’abattoir de Mauléon

L’association de défense des animaux L214 avait filmé en 2016 des conditions d’abattage indignes dans cet établissement des Pyrénées-Atlantiques.



Le Monde.fr avec AFP
 |    29.10.2018 à 15h38
 • Mis à jour le
29.10.2018 à 16h36
   





                        



L’ancien directeur de l’abattoir de Mauléon (Pyrénées-Atlantiques), où avaient été filmées en mars 2016, par l’association L214, des images de souffrances animales, a été condamné lundi 29 octobre par le tribunal correctionnel de Pau à six mois de prison avec sursis.
Gérard Clémente, condamné pour tromperie (un non-respect du cahier des charges), devra également s’acquitter de près de 200 euros d’amende tandis que l’abattoir en tant que personne morale a été condamné à 10 000 euros d’amende. Les quatre autres prévenus, des employés, sont condamnés à des amendes de 80 à 520 euros pour maltraitance « sans nécessité ».
Images difficilement soutenables
Durant l’audience, des passages de la vidéo de L214, d’une durée totale de deux heures et demie ont été diffusés. Difficilement soutenables, les images montrent des animaux mal étourdis, des moutons saignés encore vivants, des agneaux écartelés vivants…
Pour Benoît Thomé, président de l’association Animal Cross, partie civile, « ce sont des actes très graves et les sanctions ne sont pas à la hauteur ». De son côté, Me Antoine Tugas, avocat de trois salariés, s’est montré satisfait du verdict :
« Le droit est passé. Le message juridique qui a été donné aujourd’hui est un message qui met de côté le dogmatisme, certains esprits chagrins qui ont voulu faire de ce procès un exemple. »
Durant le procès, les employés avaient souligné un manque de personnel dans les périodes les plus tendues, reproché à l’abattoir de mettre à leur disposition des outils défaillants et de n’avoir pas de consignes strictes de leur direction, ce que l’ex-directeur avait contesté. Denise Pombieilh, avocate de l’abattoir, s’est déclarée satisfaite de ces peines « plutôt modérées et justes » et de ce que le tribunal ne soit « pas tombé dans le piège d’être pris en otage par un débat plus global ».
L’association L214, qui milite pour la protection des animaux mais aussi pour l’abolition de la consommation de viande et de tout usage de substance d’origine animale, avait révélé des faits similaires dans les abattoirs d’Alès et du Vigan (Gard). Un ex-employé de l’abattoir du Vigan a d’ailleurs été condamné en avril 2017 à huit mois de prison avec sursis pour actes de cruauté et mauvais traitements sur des animaux.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Alors que le ministre de l’éducation doit annoncer, mardi 30 octobre, une série de mesures pour lutter contre les violences scolaires, dans une tribune au « Monde », Yannick Trigance, conseiller régional Ile-de-France (PS), met en garde contre une surenchère sécuritaire inefficace.
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édition abonné


Violences scolaires : « Il est grand temps d’écouter les enseignants »

Alors que le ministre de l’éducation doit annoncer, mardi 30 octobre, une série de mesures pour lutter contre les violences scolaires, dans une tribune au « Monde », Yannick Trigance, conseiller régional Ile-de-France (PS), met en garde contre une surenchère sécuritaire inefficace.



LE MONDE
 |    29.10.2018 à 14h51
 • Mis à jour le
29.10.2018 à 19h09
    |

Yannick Trigance (Conseiller régional (PS) Ile-de-France)







                        



                                


                            

Tribune. L’émotion est particulièrement forte après la violence subie par l’enseignante de Créteil. Cette émotion dépasse aujourd’hui ce seul événement et se transforme en une « libération » de la parole des enseignants avec l’apparition du hashtag « #PasdeVague ».
Aussi convient-il d’apporter des réponses à ce malaise, en s’appuyant sur un état des lieux aussi objectif que possible et sans en rester au stade des généralisations telles que « la dérive des jeunes », « l’absence de respect » ou encore « la perte de repères ».
Un élève sur dix harcelé
Depuis plusieurs années, toutes les enquêtes concernant la violence scolaire montrent que, malgré les alternances politiques, la politique engagée depuis 2010 marque des points. Le ministre de l’éducation lui-même a d’ailleurs reconnu que la violence scolaire n’augmente pas, ce que confirment différentes enquêtes ministérielles, tout comme l’enquête Pisa 2015.
De même, la lutte contre le harcèlement scolaire porte ses fruits – un élève sur dix est harcelé, ce qui est encore trop, selon les enquêtes d’Eric Debarbieux, expert reconnu internationalement, ancien délégué ministériel chargé de la prévention de la lutte contre les violences en milieu scolaire –, le taux de victimisation a baissé et globalement la France est plutôt bien placée dans la lutte contre le harcèlement.

De plus, il est à noter que, toujours selon les études d’Eric Debarbieux, l’éducation nationale n’est pas laxiste au sens où le volume des expulsions temporaires est important au point que, comme l’a montré Benjamin Moignard, codirecteur de l’Observatoire universitaire international éducation et prévention, il existe dans certains départements l’équivalent d’un collège fermé chaque jour par rapport au nombre d’exclusions prononcées.
Face à ce diagnostic objectif qui permet de dépasser le seul facteur émotionnel, il y a urgence à écouter les enseignants. Et le constat est alarmant : ces...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Au total, près de 530 médicaments essentiels sont menacés de pénurie en France.
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Pénurie de médicaments pour les malades de Parkinson

Au total, près de 530 médicaments essentiels sont menacés de pénurie en France.



LE MONDE
 |    29.10.2018 à 13h21
 • Mis à jour le
29.10.2018 à 15h13
   





                        


Un « plan d’action urgent ». C’est ce que réclament des malades de Parkinson dans une tribune publiée par Le Parisien, lundi 29 octobre. Motif de leur inquiétude : la difficulté à trouver en pharmacie le sinemet, l’un des médicaments de base dans le traitement de cette maladie qui concerne 200 000 personnes en France.
Les malades de Parkinson sont loin d’être les seuls concernés. L’Agence nationale de la sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), l’établissement public français d’évaluation des risques sanitaires liés aux médicaments a recensé en 2017 des signalements de rupture de stock pour 530 traitements d’intérêt thérapeutique majeur. C’est le cas pour ce qui concerne l’immucyst, utilisé dans la lutte contre le cancer de la vessie et dont la pénurie oblige certains malades à se faire retirer cet organe plutôt que de le soigner : « 600 malades ont dû se faire retirer cet organe entre 2012 et 2017 », explique l’urologue Yann Neuzillet au Parisien.
La rupture de stock qui frappe le BCG, un vaccin, pourrait quant à elle se traduire par un retour de la tuberculose chez les plus démunis. Cette situation est d’une gravité inédite, le nombre de médicaments en pénurie n’était que de 44 il y a dix ans, plus de dix fois moins qu’aujourd’hui.
Maximiser les profits
Dans ce contexte, l’ANSM pare au plus urgent mais les causes profondes du problème ne sont pas traitées. Publié le 2 octobre, un rapport sénatorial de la mission d’information sur la pénurie de médicaments et de vaccins pointait la délocalisation de la production des médicaments comme la première cause de pénurie. Guidées par les motivations financières des laboratoires pharmaceutiques, ces délocalisations mettent en péril l’indépendance sanitaire de la France. Par ailleurs, les médicaments concernés sont produits sur un nombre réduit de sites, ce qui fragilise l’approvisionnement de certains médicaments.
D’après l’ANSM, citée par le Parisien, la volonté des industriels de réduire le plus possible les stocks afin de maximiser leurs profits limite les quantités disponibles et met les laboratoires en position de vendre aux pays les plus offrants. Didier Robillard, le président de France Parkinson qui a accordé un entretien au quotidien publié lundi, dénonce la faiblesse de l’Etat face aux intérêts des laboratoires et relève l’absence de mécanisme de dissuasion en mesure de faire primer l’intérêt des malades sur les objectifs financiers de l’industrie pharmaceutique.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Cette affaire de pédophilie concerne un ancien stagiaire ayant travaillé dans des écoles de la région d’Angers entre 2013 et 2015.
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Pédophilie : près de 500 enfants entendus en Maine-et-Loire

Cette affaire de pédophilie concerne un ancien stagiaire ayant travaillé dans des écoles de la région d’Angers entre 2013 et 2015.



Le Monde.fr avec AFP
 |    29.10.2018 à 13h12
 • Mis à jour le
29.10.2018 à 14h00
   





                        


Les 477 enfants qui ont été en contact avec un homme poursuivi dans une affaire de pédophilie à l’époque où il travaillait dans des établissements scolaires ont été entendus ou vont l’être dans les prochains jours dans le cadre d’entretiens menés par les gendarmes, a indiqué lundi 29 octobre le parquet d’Angers, confirmant des informations publiées vendredi par Ouest-France. L’objectif est de détecter des cas d’agressions sexuelles qui auraient pu intervenir lorsque cet homme, aujourd’hui âgé de 24 ans, était stagiaire en CAP petite enfance de 2013 à 2015 dans des écoles maternelles et primaires de Maine-et-Loire.
L’affaire dans laquelle l’homme est poursuivi a commencé en février. L’Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication saisit alors le parquet d’Angers sur son cas. Le jeune homme diffuse alors des images pédopornographiques sur Internet. Il est interpellé puis mis en examen pour l’échange et le transfert de ces images, mais également pour des agressions sexuelles et des viols sur deux de ses neveux, âgés de 4 et 5 ans.
Placé en détention préventive depuis cette période, le suspect avait alors laissé entendre qu’il avait pu perpétrer des attouchements sur des élèves d’établissements de la région où il avait travaillé, selon le procureur. Le juge d’instruction a donc décidé de faire entendre tous les élèves qui auraient pu être en contact avec lui. « Il s’agit de détecter si quelque chose a changé dans le comportement de ces enfants dans ces années-là », a indiqué le procureur.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Une journaliste du « Financial Times » a tout laissé tomber pour aider ceux qui avaient réussi en entreprise à devenir enseignant dans le public.
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Au Royaume-Uni, des cadres sup apprennent à devenir profs


                      Une journaliste du « Financial Times » a tout laissé tomber pour aider ceux qui avaient réussi en entreprise à devenir enseignant dans le public.



M le magazine du Monde
 |    29.10.2018 à 11h56
 • Mis à jour le
29.10.2018 à 17h55
    |

                            Guillemette Faure








                              

                        

C’était il y a tout juste deux ans. Sa dernière chronique, lancée comme un appel à la résistance. « Je m’en vais et je veux que vous me rejoigniez… » Ce 26 novembre 2016, dans les colonnes du Financial Times, Lucy Kellaway, une des vedettes du journal, annonçait trois choses : qu’elle démissionnait après trente et un ans à travailler pour le prestigieux quotidien anglais des affaires ; qu’elle devenait professeure de maths ; et qu’elle créait NowTeach, une fondation pour aider ceux qui s’étaient accomplis en entreprise à devenir enseignant dans des écoles publiques en difficulté. Son appel résonne encore, aujourd’hui, sur le site de la fondation : « Vous avez eu une carrière à succès. Maintenant faites quelque chose de plus important ! Enseignez ! »
Pour le Financial Times, semaine après semaine, elle disséquait jusqu’alors la vie des cadres sup dans leur habitat naturel – les salles de réunion, les open-space… –, raillait la pensée en PowerPoint, les chartes et missions d’entreprise, l’engouement pour la disruption, la bienveillance, ou n’importe quel autre concept managérial en vogue. Elle a anticipé la crise de sens de la vie de cadre avant même que l’expression « bullshit job », créée voilà cinq ans par l’anthropologue David Graeber, ne soit à la mode. Elle a déconstruit, observe-t-elle, jusqu’à avoir envie de construire.
« Mes amis et mes collègues m’ont dit que j’étais courageuse. J’ai compris que ça voulait dire complètement cintrée… » Lucy Kellaway
Lucy Kellaway a considéré que le monde avait plus besoin de professeurs que de ses chroniques. Elle attendait quelques dizaines de réponses à son appel à enseigner. Elle en a reçu un millier. Après avoir écarté ceux qui avaient répondu trop vite, ceux qui adoraient l’idée mais ne s’étaient pas rendu compte qu’il faudrait le faire en vrai, ceux qui tout bien réfléchi préféraient continuer à gagner de l’argent, ceux qui n’avaient pas assez de diplômes ou trop...




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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Ce n’est pas la jeunesse qui cherche à fuir la mixité et l’engagement, ce sont les classes favorisées, estime un collectif d’associations de jeunes dans une tribune au « Monde ». Il n’est pas juste de lui faire porter ces problématiques sociétales.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤                      En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   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Il n’est pas juste de lui faire porter ces problématiques sociétales.        Par  Collectif   Publié aujourd’hui à 10h32, mis à jour à 15h29   Lecture 5 min.     Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter   Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail         Article réservé aux abonnés       Tribune. Le gouvernement actuel déplore un manque crucial de brassage social et territorial et d’engagement au sein de notre société. Problématique à laquelle il souhaite répondre par un service national universel (SNU) imposé à chaque jeune. Pour nous, le SNU est une mauvaise réponse à des vraies questions. Une mauvaise traduction des concepts d’« engagement », de « mixité » et de « citoyenneté ».          Nous aussi, associations de jeunesse, partageons l’idée que notre société souffre de ségrégation, de l’absence de rencontres, de solidarité et de gestes gratuits. Oui, il y a urgence à agir et à repenser notre manière de faire société. Nous voulons coconstruire et coporter l’idée d’une société ouverte, construite sur des mixités, de la gratuité, des solidarités et de l’attention portée à l’autre. Effectivement, ces enjeux dépassent le cadre de la jeunesse. Si le gouvernement veut travailler sur une universalité, nous y sommes prêts.          Aujourd’hui, le projet présenté et quasi définitif n’est pas universel. Il assigne à une tranche d’âge de porter ces problématiques sociétales. Par un internat imposé de quinze jours ou un mois, le SNU entend apprendre aux jeunes de 16 à 25 ans la citoyenneté, la mixité et l’engagement. Mais par ce dispositif imposé uniquement aux jeunes, le gouvernement fait une lecture bien simpliste du défi ! Nous le répétons : la contrainte n’est pas la réponse. L’engagement ne peut être que volontaire. L’imposer est un non-sens.          Une carence de politiques publiques          Si notre pays souffre d’une absence de brassage social et territorial, c’est que nous manquons de politiques publiques permettant à l’ensemble de la population de se rencontrer. L’enjeu des mixités ne peut et ne saurait être porté par la jeunesse seule. Les travaux de la Fondation Jean-Jaurès et de Thomas Piketty montrent que ce n’est pas la jeunesse qui fuit les mixités, mais les classes favorisées.          Nous pensons que c’est à l’ensemble de la population de reconstruire nos communs, nos solidarités. Notre société doit, dès l’école, permettre et imposer la rencontre entre les personnes quels que soient l’âge, le territoire, le genre, l’origine, la classe sociale, la situation de santé, la sexualité ou le handicap. L’obligation doit être par tous et pour tous.             Article réservé à nos abonnés  Lire aussi  Service national universel : un chantier prioritaire pour Gabriel Attal                                               — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? Se connecter   S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     Soutenir le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante de plus de 400 journalistes.    Participer à des événements artistiques et culturels toute l'année et partout en France.    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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Prenant acte des propos du ministre de l’agriculture, Didier Guillaume, appelant les scientifiques à faire la preuve des conséquences sanitaires des pesticides, un collectif de médecins et de chercheurs propose, dans une tribune au « Monde » de lui adresser un rapport mensuel.
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« Notre proposition,  Monsieur le ministre, pour évaluer la toxicité des pesticides»

Prenant acte des propos du ministre de l’agriculture, Didier Guillaume, appelant les scientifiques à faire la preuve des conséquences sanitaires des pesticides, un collectif de médecins et de chercheurs propose, dans une tribune au « Monde » de lui adresser un rapport mensuel.



LE MONDE
 |    29.10.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
29.10.2018 à 10h16
    |

                            Collectif








                        



                                


                            
Tribune. Monsieur le ministre, vous avez déclaré sur l’antenne de RTL, le 19 octobre : « Sur la question des bébés sans bras, il faut que la science fasse son travail. C’est aux scientifiques de faire la preuve ou non qu’il y a des conséquences à l’usage des pesticides. » Ce qu’un journal [Le Nouvel Observateur] a cru pouvoir traduire sur son site par : « Pesticides, Didier Guillaume réclame aux scientifiques des preuves de leur impact sur la santé ».
Si l’on s’en tient à la loi, ce n’est pas aux scientifiques d’apporter la preuve de la toxicité des pesticides, mais bien aux industriels de démontrer l’absence de nocivité de leurs produits. De plus, cette preuve devrait être faite avant leur mise sur le marché et validée par des organismes indépendants certifiés comme c’est le cas pour les médicaments qui, pour être commercialisés, doivent avoir reçu une AMM (Autorisation de mise sur le marché).

Dans le cas des excès d’agénésies transverses des membres supérieurs, rien ne permet actuellement d’infirmer que les pesticides n’en soient pas la cause. La question était seulement de savoir s’il fallait chercher plus loin ou non ? Nous le croyons, et nous pensons surtout qu’un travail d’analyse épidémiologique et d’exposition doit être réalisé sans tarder.
Nous prenons acte des récents propos de la ministre de la santé mais nous nous étonnons des délais considérables existant entre les alertes aux services concernés et les investigations, les signalements dans l’Ain datant de 2010 ! Ces alertes et les investigations qui en résultent devraient être portées à la connaissance du public sans attendre plusieurs années, le temps finissant par effacer les possibles éléments de preuve !
Un lien fort
Concernant les effets toxiques des pesticides, les scientifiques accumulent les preuves depuis de nombreuses années, à tel point qu’il n’est plus nécessaire d’invoquer le principe de précaution mais celui de prévention....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Analyse. Plusieurs scénarios se dessinent pour la succession de Pascal Pavageau, démissionnaire le 17 octobre. Mais la centrale syndicale entre dans l’inconnu, estime l’éditorialiste Michel Noblecourt.
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Force ouvrière face à une crise existentielle

Analyse. Plusieurs scénarios se dessinent pour la succession de Pascal Pavageau, démissionnaire le 17 octobre. Mais la centrale syndicale entre dans l’inconnu, estime l’éditorialiste Michel Noblecourt.



LE MONDE
 |    29.10.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
29.10.2018 à 08h52
    |

            Michel Noblecourt








                        



                                


                            
Analyse. Soixante-dix ans après sa création, en 1948, à la suite d’une scission de la CGT, Force ouvrière est confrontée à une crise existentielle. « Il va falloir vous battre pour votre existence », avait lancé Marc Blondel, en 2004, en cédant les rênes de la centrale à Jean-Claude Mailly. FO a survécu, se maintenant au troisième rang des confédérations syndicales.
En démissionnant, le 17 octobre, après un bref mandat de secrétaire général de moins de six mois, Pascal Pavageau, mis en cause à propos de l’existence d’un fichier « fliquant » 127 responsables de fédérations et d’unions départementales (UD), s’est épargné l’humiliation d’être révoqué. Mais il a placé FO au bord de l’abîme.
Le 17 octobre, devant la commission exécutive de FO, sa direction élargie de 35 membres qui a convoqué un comité confédéral national – son parlement réunissant les dirigeants de ses 22 fédérations et de ses 105 UD –, les 21 et 22 novembre, pour élire un nouveau secrétaire général, Frédéric Homez, le très réformiste patron de la fédération des métaux, a livré un réquisitoire au canon. Il a jugé « impardonnable » l’existence d’un fichier qui « relève de méthodes staliniennes, dignes du KGB ». Et il a fustigé les méthodes de M. Pavageau, assimilées à « des comportements et agissements de “patrons voyous” ».
Selon plusieurs sources, c’est la décision de M. Pavageau de recourir à un audit sur les finances internes qui aurait déclenché la crise
En même temps, cette crise a éloigné le spectre d’une scission à moyen terme. La ligne radicale, adoptée au congrès de Lille, en avril, où M. Pavageau, pourtant seul candidat, a mené un violent combat contre son prédécesseur, M. Mailly, et qu’il a mise en œuvre sans modération, heurtait de plus en plus les réformistes. En 1998, une mini-scission avait vu Jacques Mairé, secrétaire général de l’UD de Paris, quitter FO avec environ 7 000 militants. S’insurgeant contre...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ L’organisation étudiante se voit supprimer sa subvention pour avoir fortement réduit ses actions d’enseignement en détention et pour ses prises de position contre la prison.
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L’administration pénitentiaire rompt ses liens avec l’association d’aide aux détenus Genepi

L’organisation étudiante se voit supprimer sa subvention pour avoir fortement réduit ses actions d’enseignement en détention et pour ses prises de position contre la prison.



LE MONDE
 |    29.10.2018 à 06h48
 • Mis à jour le
29.10.2018 à 15h23
    |

            Jean-Baptiste Jacquin








                        



                                


                            

Les relations entre l’association d’étudiants Genepi (ex-Groupement étudiant national d’enseignement aux personnes incarcérées) et l’administration pénitentiaire se dégradaient depuis plusieurs années. Elles semblent avoir atteint un point de non-retour. « Cette fois, la situation est plus grave », estime Maxime Boyer, président du Genepi. Romain Peray, sous-directeur des missions à la Direction de l’administration pénitentiaire (DAP), a informé l’association le 20 septembre que la convention triannuelle qui les liait depuis des décennies ne serait pas renouvelée.
Une rupture synonyme de l’arrêt de la subvention de 50 000 euros par an, qui participait au financement de l’association forte aujourd’hui de quatre salariés, une quinzaine d’étudiants en service civique et quelque 800 bénévoles (un tiers de moins qu’au début de la décennie).
Déjà, au printemps 2017, la DAP avait décidé de réduire sa contribution de 52 000 à 30 000 euros. Mais Jean-Jacques Urvoas, alors garde des sceaux, était intervenu à la veille du scrutin présidentiel pour la rétablir. Cette fois, l’administration pénitentiaire a fait valider sa décision par le cabinet de Nicole Belloubet, ministre de la justice, avant d’en informer le Genepi.
Les griefs invoqués pour ne plus soutenir l’association fondée en 1976, à l’initiative notamment du responsable politique centriste Lionel Stoleru, sont de trois ordres : un désengagement du Genepi avec une baisse régulière de ses interventions en détention, l’évolution de ses missions avec la réduction de la part consacrée à l’enseignement, un discours passé en quelques années d’une critique de l’enfermement à des attaques directes contre l’administration pénitentiaire et ses personnels.
« Une sanction politique »
Selon M. Boyer, il s’agit « d’une sanction politique ». L’étudiant en génie des matériaux, membre du Genepi depuis trois ans, souligne que la convention garantissait l’indépendance des parties et...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ En instance de déménagement pour préparer les JO 2024, le laboratoire aimerait rejoindre le campus d’Orsay. Mais le gouvernement est sensible à une option plus politique, à Evry.
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L’avenir incertain du laboratoire national antidopage

En instance de déménagement pour préparer les JO 2024, le laboratoire aimerait rejoindre le campus d’Orsay. Mais le gouvernement est sensible à une option plus politique, à Evry.



LE MONDE
 |    29.10.2018 à 06h47
 • Mis à jour le
29.10.2018 à 07h51
    |

            Clément Guillou








                        



                                


                            

Abandonné à son triste sort depuis des années, déclassé scientifiquement et à l’étroit dans ses murs, voilà soudain le laboratoire antidopage français l’objet de beaucoup d’égards : en Essonne, deux sites se disputent l’accueil de la structure, forcée de quitter Châtenay-Malabry (Hauts-de-Seine) pour rester compétitive à six ans des Jeux olympiques (JO) de Paris.
Et, à l’image des querelles de chapelle qui agitent le sport français un an après l’obtention des JO, ce n’est pas exactement l’esprit de concorde qui règne : depuis un an, le gouvernement et l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) se mènent une guerre feutrée dans ce dossier. Tant le campus d’Orsay de l’université Paris-XI que la communauté d’agglomération d’Evry, « Grand Paris Sud », souhaitent accueillir le laboratoire.
Si l’AFLD penche clairement pour rejoindre le plateau de Saclay, où se trouve l’université d’Orsay, le gouvernement est aussi sensible aux arguments d’Evry, portés par un homme de réseaux de la politique sportive : Hakim Khellaf, ancien conseiller sport de Jean-Marc Ayrault et Manuel Valls à Matignon.
« Une décision doit être prise avant la fin de l’année », dit-on au ministère des sports. Le temps presse, de fait, si le laboratoire souhaite être opérationnel en 2023, pour la Coupe du monde de rugby en France et à un an des JO. Jadis dans le peloton de tête des laboratoires de détection, Châtenay-Malabry est désormais dans le viseur de l’Agence mondiale antidopage (AMA). L’exiguïté de cet ancien gymnase, où l’on analyse depuis bientôt 30 ans des échantillons de sportifs, rendait son déménagement prévisible. L’AMA préconise désormais que tout laboratoire antidopage soit adossé à une structure universitaire.

« Comme si l’intelligence ne pouvait pas être en grande banlieue »
Dès 2016, deux hommes font part de leur intérêt à l’AFLD : le biologiste Pierre Tambourin, alors directeur du Génopole d’Evry, et Hakim Khellaf, cheville...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ Dans une tribune au « Monde », Eirick Prairat, professeur en sciences de l’éducation, analyse les facteurs qui ont contribué au recul de l’autorité de l’école.
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« L’érosion de l’autorité professorale est à lire à l’aune de l’importance qu’a pris le présent dans nos sociétés »

Dans une tribune au « Monde », Eirick Prairat, professeur en sciences de l’éducation, analyse les facteurs qui ont contribué au recul de l’autorité de l’école.



LE MONDE
 |    29.10.2018 à 05h15
 • Mis à jour le
29.10.2018 à 10h08
    |

Eirick Prairat (Professeur de sciences de l'éducation)







                        



                                


                            

Tribune. Faut-il parler d’une crise de l’autorité professorale ? Dans son acception la plus commune, l’idée de crise nous renvoie à l’idée d’une situation aiguë, à celle d’un point de cristallisation. Il est préférable, nous semble-t-il, de parler d’érosion, car ce terme enferme l’idée d’une temporalité plus lente. Il y a dans le concept d’érosion une dimension moins éruptive qui rend finalement mieux compte de l’évolution et de la transformation des rapports d’autorité dans le champ de l’éducation.
Comment comprendre ce procès qui est au travail depuis plusieurs décennies déjà dans nos sociétés ? Risquons trois lectures : une lecture sociologique, dans laquelle ce processus tire son origine d’une méfiance à l’égard de l’institution scolaire, une lecture philosophique, qui met l’accent sur la difficulté à enseigner à l’heure où triomphe l’idée d’égalité, et une lecture que l’on peut qualifier d’anthropologique, qui souligne la tyrannie de l’instant et de l’immédiat dans nos sociétés.
La perte de confiance
Cette lecture affirme que l’affaiblissement de l’autorité des professeurs est une conséquence. Elle découle de la perte de crédit que connaît aujourd’hui l’institution scolaire comme instance de promotion. Il n’y a pas si longtemps, l’obtention du baccalauréat ouvrait la porte des études supérieures et permettait, presque à coup sûr, l’accès à un emploi moyen ou supérieur.
La promesse d’emploi que faisait l’école d’hier, l’école d’aujourd’hui a plus de mal à la faire. Il y a un affaiblissement de la valeur instrumentale de l’école produisant, pour certains élèves, un décalage entre les contraintes – ce qui est exigé – et ce qu’ils peuvent raisonnablement espérer en termes socio-professionnels. L’enseignant y est chahuté en tant que représentant d’une institution qui déçoit.

Cette perte de confiance est ressentie de manière particulièrement aiguë par les familles les plus modestes, qui, en un siècle, ont...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ Dans un entretien au « Monde », la chercheuse de l’Inserm Mathilde Touvier revient sur l’efficacité des compléments alimentaires de régime.
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Compléments alimentaires amaigrissants : « S’il y avait une molécule miracle, elle serait remboursée par la Sécu »

Dans un entretien au « Monde », la chercheuse de l’Inserm Mathilde Touvier revient sur l’efficacité des compléments alimentaires de régime.



LE MONDE
 |    28.10.2018 à 15h02
 • Mis à jour le
28.10.2018 à 19h18
    |

            Laura Motet








                        


C’est un marché qui ne connaît pas la crise : les compléments alimentaires. Selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, 29 % des adultes en ont consommé au moins pendant l’année 2017, contre 20 % en 2007. Malgré l’enthousiasme des consommateurs français, des questions se posent sur leur efficacité et leur réglementation.
Car les promesses sont nombreuses… et souvent trompeuses. En 2015, la répression des fraudes a conduit une enquête sur les sites Internet spécialisés dans le secteur des compléments alimentaires. 80 % d’entre eux étaient non conformes à la législation, notamment à cause des bénéfices nutritionnels et de santé qu’ils revendiquaient. Parmi les mauvais élèves, les compléments alimentaires de régime, promettant de « mincir sans effort », d’avoir « jusqu’à 7 cm de ventre en moins » ou encore de perdre « 10 kg en un mois ! ».
Comment s’y retrouver dans la jungle des compléments alimentaire amaigrissants ? Eléments de réponses avec Mathilde Touvier, chercheuse à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et membre de l’équipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle.

        Lire l’enquête :
         

          Les dessous d’Anaca3, la pilule minceur star des réseaux sociaux



Quel est le public visé par les compléments alimentaires amaigrissants ? 
En général, les compléments alimentaires sont plus consommés par les femmes, et notamment par celles qui prêtent déjà plus attention à leur alimentation que le reste de la population (manger plus équilibré, plus bio, etc.). Ils visent également celles qui ont plus tendance à multiplier les régimes. C’est d’autant plus vrai pour les compléments alimentaires minceur. Les compléments alimentaires sont, en outre, coûteux et, donc, souvent plus consommés par les CSP + (catégories socioprofessionnelles élevées).
Le problème, c’est que les compléments alimentaires, notamment amaigrissants, sont souvent pris en automédication. Sans professionnel de santé (médecin, diététicien) pour les accompagner, les consommateurs peuvent courir plusieurs risques : fraude, interaction avec certains traitements, surdosages, allergies, sans compter que les effets à long terme d’une consommation régulière de ces produits sur la santé sont loin d’être connus…
Les compléments alimentaires amaigrissants ont-ils fait la preuve de leur efficacité ?
S’il y avait vraiment une molécule miracle, avec une efficacité sur la durée et sans risque de récidive, ça se saurait et elle serait remboursée par la Sécurité sociale. Elle serait considérée comme un médicament et serait intégrée dans les politiques publiques de lutte contre l’obésité. Or, sauf exception, un complément alimentaire ne peut avoir ni revendiquer d’effets thérapeutiques. Il serait sinon considéré comme un médicament et réglementé comme tel.
Les allégations nutritionnelles et de santé sont régulées par un règlement européen sur les denrées alimentaires. Mais le marketing des compléments alimentaires emprunte parfois au domaine des cosmétiques, notamment dans le secteur minceur. Il arrive donc que certains fabricants de compléments alimentaires indiquent « résultats prouvés » sur leur produit, après avoir eux-mêmes opéré un test sur vingt personnes, voire moins. Et, bien entendu, ce type d’étude ne correspond pas du tout aux standards de tests pour un médicament.
La répression des fraudes met également en garde contre le fait que certains fabricants utilisent des images de personnes en blouse blanche pour suggérer une caution médicale sur des emballages de compléments alimentaires ou dans les publicités qui les accompagnent.

        Lire aussi :
         

                Compléments alimentaires sous surveillance



Les compléments alimentaires de régime à base d’ingrédients naturels ne sont-ils pas meilleurs pour la santé que les autres, à base d’ingrédients « chimiques » ?
Dans le domaine du complément alimentaire, la distinction entre nature et chimie relève parfois davantage de l’imaginaire et de l’argument marketing que de la preuve scientifique.
Pour dire les choses simplement : ça n’est pas parce qu’un ingrédient contenu dans un complément alimentaire est d’origine « naturelle » qu’il est forcément bon pour la santé. Dans la nature, il y a aussi des poisons et des substances qui peuvent défavorablement influer sur d’autres traitements. Par exemple, le millepertuis, présenté comme un « antidépresseur naturel », réduit l’efficacité des chimiothérapies et des antirétroviraux.
En revanche, il faut rappeler un message : sauf carence majeure, les nutriments et les vitamines nécessaires à notre bon fonctionnement peuvent tout à fait être apportés par une alimentation équilibrée. Et, en matière de perte de poids, la méfiance est de rigueur pour les compléments affichant des mentions du type « sans effort » ou « en conservant la même alimentation », car rien ne remplacera un régime alimentaire équilibré et un suivi médical.

        Lire aussi :
         

                Le business trouble des plantes médicinales






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Dans sa chronique, Emmanuelle Loyer assure que la démocratie fait de nous tous, citoyens égaux en droits, des concurrents dans une société désormais ultra-compétitive.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤                     
                                                   
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« Faut-il créer des concours plus justes socialement ou se débarrasser du concours lui-même ? »

Dans sa chronique, Emmanuelle Loyer assure que la démocratie fait de nous tous, citoyens égaux en droits, des concurrents dans une société désormais ultra-compétitive.



LE MONDE IDEES
 |    28.10.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
29.10.2018 à 10h02
    |

                            Emmanuelle Loyer (Historienne,  professeure d’histoire contemporaine à Sciences Po)








                        



                                


                            
Chronique. La scène est glaçante : plan large, caméra de surveillance, sur le vaste et informel hall de Villepinte (Seine-Saint-Denis) abritant, le temps d’une épreuve, les quelques milliers de carabins aspirant à devenir médecins, chacun devant sa petite table et face à son destin. Plus tard, une autre scène lui répond : le cinéma se fait alors peinture car c’est un tableau filmé en contre-plongée, nimbé de l’élévation d’une vocation. Autour de la table de dissection et du maître qui opère, les « troisième année » triés sur le volet recueillent la transmission d’un savoir médical comme au temps de La Leçon d’anatomie saisie par Rembrandt…

D’un côté, la masse anonyme des impétrants ; de l’autre, l’intimité familière des disciples. Entre les deux, le film de Thomas Lilti étire le temps de cette Première année des facultés de médecine – ici Paris-V-Descartes – ­violente et ritualisée, tout entière finalisée par le passage dans le chas du concours : beaucoup d’appelés (amphis bondés) et peu d’élus, environ un sur dix, ce qu’on ­nommait « décimer » pendant la Grande Guerre. Chose étonnante, la sortie du film a correspondu à la suppression officielle du numerus clausus qui en forme le nœud dramaturgique, le rendant immédiatement obsolète ou puissamment performatif selon les interprétations !
Cauchemar des étudiants, de leurs parents, de leurs grands-parents… le fameux numerus clausus fut établi en 1971 comme outil de régulation de la démographie médicale. Politiquement sensible – on est trois ans après 1968 –, ce contingentement par concours est rendu possible par l’alliance conjoncturelle d’un ordre des médecins, garant d’un certain malthusianisme bien entendu de la profession et de la médecine hospitalière qui, ­désormais, avec la suppression du concours de l’externat (en 1968) doit assurer la formation de tous les étudiants dans les centres hospitaliers universitaires.

Cela n’aurait pas suffi si...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ A l’occasion du test de « Red Dead Redemption 2 », le chercheur en études cinématographiques Alexis Blanchet a répondu en direct à vos questions sur les liens entre jeux vidéo et cinéma.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤                     
                                                

« Rockstar restitue le cinéma hollywoodien sous une forme autant narrative que spatiale »

A l’occasion du test de « Red Dead Redemption 2 », le chercheur en études cinématographiques Alexis Blanchet a répondu en direct à vos questions sur les liens entre jeux vidéo et cinéma.



LE MONDE
 |    27.10.2018 à 19h04
    |

            William Audureau et 
Corentin Lamy








                        



   


Pixels a testé en direct durant dix heures Red Dead Redemption 2 (RDR2), la superproduction de Rockstar sortie le 26 octobre sur PlayStation 4 et Xbox One. Alexis Blanchet, maître de conférences en études cinématographiques et auteur de Des pixels à Hollywood répond aux questions sur ce jeu inspiré de la thématique des westerns.
Jean-Poire : S’il n’y avait pas cette skin cowboy, aurait-on l’idée de comparer ce jeu à un western ? Dans la grammaire, dans l’intensité, dans les missions, on a l’impression que ça n’a finalement pas grand-chose avec une expérience cinématographique de genre…
Alexis Blanchet : Probablement que la dimension diluée de l’expérience de RDR2 (on va et vient, on se perd, on digresse…) ne lui permet pas tel que nous y jouons ici d’atteindre la densité narrative d’un western ou plus généralement d’un film de genre d’action. J’entends autour de moi, ici à Pixels, des références à Skyrim, Breath of the Wild, Assassin’s Creed Odyssey, mais peu à Call of Juarez, Outlaws, Mad Dog McCree. Le genre vidéoludique (bac à sable, monde ouvert, « GTA-like »…) l’emporte en fait très largement sur le référent thématique, le genre cinématographique western, duquel RDR2 tire sa substance sémantique (les cow-boys, les grands espaces, le saloon, les attaques de train ou de diligence…).
Joe : Que pensez-vous de la caméra dite cinématique et en général de la place de la caméra dans les phases de jeu (interactives) et celles de vidéo (non interactives, ici avec les bandes noires qui coupent le cadre 16:9 en faux cinémascope) ?
Je l’observe depuis le début de la session et elle me donne un drôle de sentiment. Ce que j’observe, c’est qu’elle produit une vue latérale très « aplatissante » qui part à 90° de la vue à la 3ème personne de la séquence interactive quittée, ce qui donnerait presque au jeu l’esthétique de ces productions 2,5D des années 2000 (Lost Windsur Wii qui me revient là en tête). La cinematic camera semble devoir négocier entre une forme « cinématographique » de mise en scène et une appréhension suffisante de l’espace de jeu pour diriger l’avatar en mode relatif caméra. Evidemment, cela limite les possibilités et exclut des échelles de plan absentes du jeu vidéo comme le plan rapproché, le gros plan et le très gros plan.
al : Quelle peut être l’influence d’un jeu vidéo comme celui-ci sur la réalisation de futurs films de western ?
Certains ont relevé l’influence qu’aurait eu le premier opus sur la série WestWorld. Il faudra à mon avis être attentif à l’utilisation d’un motif visuel très présent dans la partie : la vue à la troisième personne en plan moyen de demi-ensemble [avec des héros au premier plan et de vastes paysages en arrière-plan] et des mouvements d’appareil qui au travelling avant combinent les effets d’ajustement de la caméra par le stick droit. Ce serait alors sans conteste une citation du jeu et de l’intervention du joueur sur la matière visuelle. Evidemment, ce serait un choix fort qui irait à l’encontre d’un cadrage cinématographique soigné et maîtrisé. Donc particulièrement signifiant.

Serge Karamazov : L’histoire du cinéma montre que les réalisateurs ont su développer une nouvelle grammaire, au fil des expérimentations, pour raconter des choses : travelling compensé (Hitchcock), regard à la caméra (Godard), présence organique du hors-champ (Shyamalan)… Dans le jeu vidéo, avez-vous vu récemment de nouvelles façons originales, propre au médium, de raconter une histoire qui ne seraient pas possibles au cinéma ?
Vaste question que ma réponse ne fera que survoler. Passage de Jason Rohrer est souvent présenté comme une forme de récit propre au jeu vidéo. Allez vous faire un avis, une partie dure cinq minutes pas une seconde de plus.
Les récits arborescents sont une potentialité offerte par les jeux vidéo et utilisée depuis longtemps d’ouvrir les possibilités du récit. Les logiques procédurales permettent de singulariser les séquences pour que chaque partie et chaque expérience du récit se différencie des autres.
Sorgal : Avec ce genre de jeu, pouvons-nous maintenant parler du jeu vidéo comme du huitième art ? Les défenseurs de la télévision, j’entends d’une certaine télévision de qualité et d’expérimentation, ont déjà préempté l’appellation huitième art. Si la bande dessinée est souvent désignée comme le neuvième art, quoique pourtant antérieure à la création de la télévision, c’est l’appellation dixième qui me semble prévaloir pour le jeu vidéo.
Les acteurs à observer dans ce processus seraient les journalistes de la presse généralistes (en France, on se tournerait vers Libération, Le Monde…), la presse culturelle (Les Inrocks, Télérama), les institutions (écoles et musées), le pouvoir politique et sa valorisation du secteur comme espace de création (les décorations - Ordre des Arts et des Lettres - mais aussi les négociations avec les représentants de l’industrie qui peuvent bénéficier d’un point de vue fiscal de la reconnaissance du jeu vidéo comme « industrie créative »).
Jean-Phillipe Des Crosses : Quand des jeux vidéos cherchent à se rapprocher du cinéma (Rockstar est un bon exemple, les Metal Gear Solid aussi) est-ce qu’on est dans la référence/inspiration ou dans le complexe d’infériorité ?
Il me semble que les relations entre les deux domaines se jouent à plusieurs niveaux. Emprunter à des imaginaires de genres cinématographiques (ici le Western qui est le genre hollywoodien par excellence) permet aux développeurs de travailler sur des codes, des conventions, des imaginaires très ancrés dans l’esprit des joueuses et des joueurs et donc facilement réactivables. Le Western est typiquement un genre transmédiatique qui traverse depuis le XIXe siècle les expressions médiatiques et narratives (roman, comics, cinéma, télévision, parc d’attraction…). C’est également un genre transnational qui trouve des expressions locales comme les Western Spaghetti produits en Italie et tournés en Espagne ou les débuts de carrière d’Yves Montant qui se construit sur un répertoire francisé de chansons de cow-boys.
En termes d’expression médiatique, l’émergence des supports optiques dans les années 1990 (et même dès les années 1980) invite les studios à enrichir leurs jeux vidéo par l’insertion de séquences cinématiques ou par la programmation de moteurs graphiques qui leur impose la question du cadrage, de la mise en scène et de la « caméra » dans les jeux vidéo. Un chercheur suisse, Selim Krichane, prépare à ce propos la sortie d’un ouvrage en janvier prochain sur la notion de caméra dans les jeux vidéo.
Et puis, en effet, il y a pour les studios la tentation de se confronter à l’industrie culturelle de référence, tant en termes de puissance évocatrice, de poids économique que de glamour et de paillettes : le cinéma hollywoodien. La politique de Rockstar semble en partie se jouer dans cette relation de confrontation avec les genres cinématographiques, leur capacité à les digérer (l’expression est empruntée à Erwan Cario), à l’assimiler et à la redonner sous une forme d’expérience tant narrative que spatiale. Petite expérience de pensée : que se passera-t-il quand le studio Rockstar s’attaquera à l’autre grand genre populaire du cinéma hollywoodien, la science-fiction ? Vertige.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ EN UN GRAPHIQUE – Contrairement à une idée reçue persistante, dont le plateau de « TPMP » en a été l’illustration, les viols sont commis très majoritairement par les proches des victimes. Les conjoints et ex-conjoints en représentent presque la moitié.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤                     
                                                

Viols : plus de neuf victimes sur dix connaissaient leur agresseur

EN UN GRAPHIQUE – Contrairement à une idée reçue persistante, dont le plateau de « TPMP » en a été l’illustration, les viols sont commis très majoritairement par les proches des victimes. Les conjoints et ex-conjoints en représentent presque la moitié.



LE MONDE
 |    27.10.2018 à 18h17
    |

                            Les Décodeurs








                        


La controverse qui a animé le plateau de l’émission « Touche pas à mon poste », jeudi 25 octobre, sur une relation non consentie entre un adulte et sa petite amie endormie au moment des faits, montre à quel point le sujet du viol conjugal reste tabou et minimisé.
Une perception du viol qui est bien résumée par l’intervention de l’ex-Miss France Delphine Wespiser, qui a décrit comme « tout à fait mignon, tout à fait sympa (…), des choses qui se font quand l’une ou l’autre personne dort », lorsque l’on parle « de son petit copain, avec qui elle est et qu’elle est censée aimer ». Une perception qui présuppose un consentement continu des deux partenaires, puisqu’ils sont par nature partenaires amoureux, mais qui est dramatiquement éloignée de la réalité des viols.
Car outre le fait que la loi définit le viol comme « tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui par violence, contrainte, menace ou surprise », et que le consentement d’une personne à une relation sexuelle n’existe pas automatiquement dans un couple, les chiffres officiels sont là pour le rappeler : la grande majorité des viols sont commis par des proches de la victime.

        Lire aussi :
         

                Harcèlement, agression, viol : comment la loi définit les violences sexuelles



Dans un rapport rendu le 22 février par Marie-Pierre Rixain (la présidente de la délégation aux droits des femmes à l’Assemblée nationale) et la députée Sophie Auconie, la cheffe du service des droits des femmes et de l’égalité entre les femmes et les hommes, Hélène Furnon-Petrescu, rappelait que, parmi les 108 000 victimes de viol ou de tentative de viol déclarées en 2017 (dont 93 000 femmes et 15 000 hommes), 91 % connaissaient l’agresseur et 45 % des agresseurs étaient le conjoint ou ex-conjoint.


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Viols et tentatives de viol : 91 % des agresseurs sont des proches de la victime
Part des auteurs ou autrices de viols ou de tentatives de viol connu(e)s de la victime.

Source : Rapport d'information de Sophie Auconie et Marie-Pierre Rixain, février 2018



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Malgré cela, seulement 9 % des victimes ont porté plainte en 2017. « Il y a beaucoup d’affaires classées et de non-lieux faute de preuve, avançait en 2016 la psychiatre Muriel Salmona, présidente de l’association Mémoire traumatique et victimologie, qui accompagne les victimes de violences. Certaines enquêtes préliminaires peuvent être bâclées, et la parole des victimes est parfois décrédibilisée parce qu’elles commettent des imprécisions. »

        Lire aussi :
         

                « Pour le viol conjugal, dans 90 % des cas la plainte est classée sans suite »






                            


                        

                        


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Rixe mortelle à Sarcelles : trois adolescents mis en examen pour « homicide volontaire »

Les trois jeunes âgés de 15 à 16 ans ont été placés en détention provisoire. Ils sont soupçonnés d’avoir tué un adolescent de 17 ans lors d’une bagarre mardi.



Le Monde.fr avec AFP
 |    27.10.2018 à 15h27
 • Mis à jour le
27.10.2018 à 16h10
   





                        


Trois adolescents âgés de 15 à 16 ans ont été mis en examen, samedi 27 octobre, pour « homicide volontaire » dans l’affaire du meurtre d’un jeune de 17 ans mardi à Sarcelles (Val-d’Oise), a annoncé le parquet de Pontoise. Tous trois ont été placés en détention provisoire.
Selon les résultats de l’autopsie, la victime est « morte d’un coup porté à la tête », a ajouté le parquet. Frappé lors d’une rixe près de la gare RER de Sarcelles mardi soir, l’adolescent est mort à l’hôpital des suites de ses blessures.
Un morceau de manche à balai et des morceaux de bois, dont l’un était ensanglanté, avaient été retrouvés à proximité de la victime, qui gisait dans une mare de sang, inconsciente, avec de multiples plaies ouvertes à la tête.

        Lire aussi :
         

                Le spectre des « rixes entre bandes » plane sur Paris et ses alentours



Les raisons de la rixe toujours inconnues
Ses agresseurs, l’un de 15 ans et l’autre de 16 ans avaient été interpellés mercredi soir et jeudi matin, avant que le troisième, également âgé de 16 ans, ne se présente lui-même à la police jeudi en début de matinée. La victime et les trois mis en examen se connaissaient. Interrogé sur les raisons de la rixe, le parquet a annoncé être « toujours en cours d’enquête, nous sommes en train de vérifier les mobiles de l’agression ».
Cette mort et celle d’un autre adolescent dans le 20e arrondissement parisien, mardi, surviennent après une série de violences impliquant des jeunes à Paris et en banlieue. Le 14 octobre, la mort d’un collégien de 13 ans, tué après avoir été frappé aux Lilas (Seine-Saint-Denis), avait suscité émoi et inquiétude face à la multiplication des bagarres de bandes d’adolescents.



                            


                        

                        

