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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-1"> ¤ Le festival DocLisboa, du 18 au 28 octobre, a témoigné de la vitalité du secteur, malgré un contexte difficile pour les auteurs.
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La résilience du cinéma portugais

Le festival DocLisboa, du 18 au 28 octobre, a témoigné de la vitalité du secteur, malgré un contexte difficile pour les auteurs.



LE MONDE
 |    29.10.2018 à 11h43
    |

            Clarisse Fabre (Lisbonne (Portugal), envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Jamais, même dans ces dernières années où la politique culturelle fut des plus hasardeuses, le cinéma portugais ne s’est laissé abattre. Que la droite réforme son mode de financement et le laisse exsangue en 2012 – qualifiée d’« année zéro » – ou que les opérateurs du câble usent de leur pouvoir pour orienter les choix en 2014, les réalisateurs portugais ont su préserver leur « artisanat », si prisé dans les grands festivals étrangers. L’édition 2018 de DocLisboa, festival de films documentaires qui s’est achevé le 28 octobre, n’a pas dérogé à la règle : la compétition internationale comptait plusieurs premières mondiales, « signe que les cinéastes nous font confiance et veulent dévoiler ici leurs œuvres », se réjouit Cintia Gil, codirectrice du festival avec Davide Oberto.

Quant à la compétition de films portugais, elle portait la marque d’une résistance à l’industrie culturelle que promeut la gauche, au pouvoir depuis 2015. « Dans le budget culture présenté il y a quelques jours, le mot “tourisme” apparaît autant que le mot “cinéma”, poursuit Cintia Gil. L’idée de la circulation des films est corrélée au désir d’exporter une image du Portugal, et d’attirer des investissements. » Le codirecteur de DocLisboa ironise : « C’est comme une publicité, en moins cher ! On attend juste une véritable politique du cinéma… » Comme un clin d’œil, l’un des films de la compétition, Alis Ubbo, de Paulo Abreu, est une plongée hypnotisante dans la frénésie touristique de la capitale : omniprésents, les audioguides fournissent la bande sonore à cet étrange film en forme de clip.
La fréquentation en salle n’est que de 15,6 millions d’entrées pour 10,3 millions d’habitants
De fait, Lisbonne a changé. Le quartier tranquille où Joao Cesar Monteiro (1939-2003) a tourné son dernier film, Va et vient (2003), est devenu un lieu de promenade chic et branché avec son bar à glaces gastronomique, d’un...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-2"> ¤ Le cofondateur de Terratreme et producteur de films d’auteur depuis 2000 revient sur la situation du cinéma portugais.
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Joao Matos, producteur : « Le public a perdu la culture d’aller en salle »

Le cofondateur de Terratreme et producteur de films d’auteur depuis 2000 revient sur la situation du cinéma portugais.



LE MONDE
 |    29.10.2018 à 11h42
 • Mis à jour le
29.10.2018 à 11h44
    |

            Clarisse Fabre








                        



                                


                            

Joao Matos, cofondateur de Terratreme et producteur de films d’auteur depuis 2000, déplore le rétrécissement du public portugais.

2012 a été « l’année zéro » pour le cinéma portugais, à court de financement. En six ans, la situation s’est-elle améliorée ?
Au Portugal, le cinéma est désormais financé par une taxe acquittée par les opérateurs du câble et les chaînes de télévision. Ceux-ci ont d’abord revendiqué un droit de regard en contrepartie de leur financement : en 2014, la commission chargée de sélectionner les films était sous l’influence de lobbys qui considèrent le cinéma comme un produit. La profession s’est battue pour que l’ICA, l’équivalent du Centre national du cinéma français, retrouve son indépendance et désigne les membres de cette commission. Mais nous devons rester vigilants. Par ailleurs, la politique de la télévision publique portugaise, la RTP, n’est pas lisible : une année, elle peut soutenir huit longs-métrages, et une autre, elle peut mettre 2 millions d’euros dans un seul projet.
L’argent de l’Etat ne suffit pas ?
Non, et nous nous tournons souvent vers des coproductions à l’étranger. Les films gagnent en visibilité dans les festivals. Mais cet artisanat prend du temps : un film de Tiago Hespanha, Campo, vainqueur du prix First Look à Locarno cette année, est en développement depuis 2014 et sortira en 2019. L’une de mes associées, Susana Nobre, qui est aussi réalisatrice, a travaillé comme formatrice auprès de demandeurs d’emploi pendant qu’elle tournait un documentaire sur les chômeurs, Active Life (2013) : son salaire lui a permis de finaliser son film.
Quelle est la visibilité de vos films au Portugal ?
Faible. Le public a un peu perdu la culture d’aller en salle pour les films d’auteur. Et l’école ne fait pas le travail d’emmener les élèves au cinéma. Avant, à Terratreme, on montrait nos films à des jeunes, dans...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤ Le gouvernement italien n’est pas prêt à modifier son budget comme le lui demande la Commission européenne. Sauf si la situation s’aggrave sur les marchés.
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Budget italien : guerre des nerfs entre Rome et Bruxelles

Le gouvernement italien n’est pas prêt à modifier son budget comme le lui demande la Commission européenne. Sauf si la situation s’aggrave sur les marchés.



LE MONDE ECONOMIE
 |    29.10.2018 à 10h49
 • Mis à jour le
29.10.2018 à 10h51
    |

            Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)








                        



                                


                            

Ce n’est pas vraiment une bonne nouvelle, mais le gouvernement italien aura tout fait, durant le week-end, pour persuader l’opinion du contraire. Vendredi 26 octobre, l’agence de notation Standard & Poor’s (S&P) a maintenu la note de la dette souveraine italienne, mais assorti cette décision d’une « perspective négative ». Autrement dit, sans une sérieuse inflexion politique, l’Italie court le risque d’une dégradation la prochaine fois que l’agence se penchera sur son cas. Tout au plus a-t-elle obtenu un léger sursis lui permettant de rester deux niveaux au-dessus de la zone de « non-investissement ».

Le président du conseil, Giuseppe Conte, a qualifié cette décision de « correcte », assurant que, bientôt, « les marchés comprendront le bien-fondé de [ces] mesures ». De son côté, son vice-premier ministre, Luigi Di Maio, après avoir constaté que l’Italie n’avait pas été dégradée, a balayé les réserves de S&P et assuré que « le gouvernement ne s’arrêtera pas ».
Pourtant, une semaine après la décision de Moody’s, qui avait placé la dette italienne sur la dernière marche avant l’enfer des « junk bonds » (obligations pourries), la nouvelle n’a vraiment rien de rassurant. Les explications accompagnant l’annonce sont accablantes : même si les réserves de l’agence s’expriment en des termes mesurés et raisonnables, S&P dresse un véritable réquisitoire contre la politique suivie par le gouvernement Conte, qui « risque d’affaiblir la performance de croissance de l’Italie ».
Extrême fébrilité sur les marchés
Le point sur lequel S&P s’avère le plus critique est la volonté de revenir sur la réforme des retraites (loi Fornero) adoptée en 2011. Cette décision « risque d’inverser les effets de la précédente réforme », au point de « menacer, à long terme, la soutenabilité des comptes publics ». Pour finir, l’agence assène que ces choix politiques devraient...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤ Fragilisée politiquement, elle a annoncé qu’elle ne se briguera plus la tête de la CDU et que son mandat de chancelière, qui finit en 2021, sera son dernier.
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Allemagne : la chancelière Angela Merkel annonce qu’elle se retirera de la vie politique après son mandat

Fragilisée politiquement, elle a annoncé qu’elle ne se briguera plus la tête de la CDU et que son mandat de chancelière, qui finit en 2021, sera son dernier.



Le Monde.fr avec AFP
 |    29.10.2018 à 10h31
 • Mis à jour le
29.10.2018 à 17h17
   





                        



   


La chancelière allemande, Angela Merkel, a annoncé lundi 29 octobre lors d’une conférence de presse qu’elle quitterait la tête de l’Etat à l’issue de son mandat de chancelière, en 2021, et qu’elle se retirerait de la vie politique.
Elle a également confirmé qu’elle ne se représenterait pas à la présidence de son parti, la CDU, en décembre, lors du prochain congrès. Une décision prise, selon elle, avant l’été.
Angela Merkel restera donc plus de deux ans à son poste de chancelière, sans être présidente du parti majoritaire. Elle avait pourtant toujours insisté sur le fait qu’elle liait fortement les deux fonctions. « Je suis convaincue que les deux sont liées, a-t-elle confirmé lors de sa conférence de presse. Mais j’ai dit que je n’allais pas me représenter. Pour une durée limitée, c’est possible de séparer les deux fonctions. Cette limitation est nécessaire. »
Recul de dix points
Cette décision fait suite à un nouveau revers électoral, dimanche, lors d’élections régionales dans la Hesse. La CDU y est arrivée en tête, avec 27 % des voix, mais affiche un recul de dix points par rapport au scrutin de 2013. Mi-octobre, l’Union chrétienne sociale (CSU), alliée historique de la CDU avait également été désavouée en Bavière, lors des élections régionales.
« La CDU n’a pas su convaincre suffisamment les électeurs, a estimé la chancelière. L’élection d’hier doit être une césure. Il doit y avoir une chance pour la CDU, la CSU et le SPD [le parti social-démocrate, membre de la coalition au pouvoir] d’identifier les éléments de paix dans le pays et de vivre ensemble. »
Rappelant qu’elle avait longuement réfléchi avant de présenter sa candidature il y a deux ans, Angela Merkel a dit assumer sa responsabilité pour les échecs de sa politique. « L’image présentée par la coalition est inacceptable, a-t-elle affirmé. Je m’efforce de permettre au gouvernement de faire enfin son travail dans de bonnes conditions. »
Angela Merkel a pris la tête de la CDU le 10 avril 2000, succédant à Wolfgang Schäuble, ancienne figure des gouvernements Kohl, impliqué dans « l’affaire des caisses noires », un scandale de financement illégal du parti. Elle a toujours insisté sur le fait qu’elle liait fortement la fonction de chancelière et de présidence du parti.
Depuis plusieurs mois, la chancelière lutte pour le maintien de sa coalition avec le Parti social-démocrate (SPD), mais celle-ci apparaît au bord de l’implosion à la suite des échecs électoraux pour les deux partis en Hesse et en Bavière.
Dans une conférence de presse suivant celle d’Angela Merkel, Andrea Nahles, présidente fédérale du SPD, a indiqué vouloir « un plan » pour les prochains mois et souhaite discuter de l’avenir de l’Etat social, de l’Europe et de l’écologie. « Les résultats des élections sont douloureux. Nous devons en tirer les conséquences », a-t-elle affirmé.

        Lire aussi :
         

                Dans la tête d’Angela Merkel



Préparer sa succession

   


La popularité de la chancelière n’a cessé de refluer depuis sa décision d’ouvrir les frontières du pays à plus d’un million de demandeurs d’asile en 2015 et 2016, à mesure que celle de l’extrême droite antimigrants progressait. Plusieurs cadres de son parti réclament depuis des mois un coup de barre à droite et demandent à Angela Merkel de préparer sa succession. Celle-ci avait refusé jusqu’ici de publiquement débattre de son avenir.
« La situation pour Merkel est sérieuse. La question est de savoir si nous allons bientôt devoir apposer derrière sa coalition la mention : en liquidation », ironisait lundi dans un éditorial le quotidien de référence Süddeutsche Zeitung.
Le chef de la CDU en Hesse, Volker Bouffier, pourtant considéré comme un proche d’Angela Merkel, a jugé que le piètre résultat dans son Land constituait « un signal d’alarme » pour le mouvement « et également pour notre présidente ».
Le quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung juge, lui, que ce serait « une grave erreur » pour Angela Merkel de s’accrocher à son poste « vu sa situation ». Il lui faut « prouver qu’elle a compris ce que tout le monde sait : la fin de son mandat de chancelière se rapproche », ajoute le journal lundi.
Prochains mois extrêmement difficiles
Les prochains mois seront extrêmement difficiles. Plusieurs scrutins sont prévus en 2019, qui pourraient se transformer en répliques des élections en Bavière et en Hesse. Le SPD et la CDU/CSU pourraient de nouveau voir leurs mandats se réduire. Outre les élections européennes, au mois de mai, en 2019 quatre Länder renouvellent leur parlement régional : la ville-Etat de Brême au mois de mai et, surtout, à l’automne, le Brandebourg, la Thuringe et la Saxe, trois Länder de l’Est où la chancelière est très critiquée. Dans ces régions, le risque est réel de voir le parti d’extrême droite populiste AfD arriver en première position.
Plusieurs candidats se profilent pour succéder à Angela Merkel. Trois ont déjà acté leur candidature : Friedrich Merz, ancien président du groupe parlementaire ; Annegret Kramp-Karrenbauer, actuelle secrétaire générale du parti et proche d’Angela Merkel ; et Jens Spahn, actuel ministre de la santé et une des figures de l’opposition contre la chancelière à l’intérieur de la CDU. La chancelière a refusé de commenter ces candidatures.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤ Les expériences de Mitterrand ou de Kohl rappellent que gouverner, c’est assumer ses choix et les efforts coûteux que nécessite leur réalisation, explique Stefan Seidendorf dans une tribune au « Monde » au lendemain d’un désaveu pour le CDU d’Angela Merkel lors d’élections régionales en Hesse.
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Par  Stefan Seidendorf   Publié aujourd’hui à 09h24, mis à jour à 10h25   Lecture 4 min.     Partager sur Facebook Partager sur Facebook   Partager sur Twitter Partager sur Twitter   Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail         Article réservé aux abonnés                  Le premier candidat du Parti social-démocrate (SPD), Thorsten Schaefer-Guembel, et la secrétaire générale du SPD Hessen, Nancy Faeser, réagissent après le premier scrutin à la sortie du scrutin suite à l’élection de l’Etat de Hesse à Wiesbaden, en Allemagne, le 28 octobre 2018. THORSTEN WAGNER / REUTERS             Tribune. Après la Bavière, la Hesse… Les résultats des élections régionales allemandes passent et se ressemblent désormais. Aux pertes historiques du parti conservateur en Bavière répond la chute de l’Union chrétienne-démocrate (CDU) en Hesse. La débâcle des sociaux-démocrates en Bavière annonçait leurs résultats historiquement bas en Hesse, le Land qu’ils avaient gouverné pendant cinquante-quatre ans. Le plus vieux parti européen semble désormais menacé dans son existence même. Qui souhaite la survie de la coalition au pouvoir à Berlin devrait se préoccuper des états d’âme du Parti social-démocrate (SPD), où les militants ont de plus en plus de mal à résister à la panique.          Pourquoi ce désamour dramatique des électeurs ? Au-delà des constellations régionales, il s’agit d’une réaction à l’image désolante du gouvernement fédéral. La grande coalition – une cohabitation difficile entre les conservateurs de la CDU, leur branche bavaroise, l’Union chrétienne-sociale (CSU ), et les sociaux-démocrates du SPD – est paralysée par une triple querelle : discorde d’abord entre les chefs de la CSU en Bavière et à Berlin. Désaccord ensuite entre les deux branches conservatrices au sein du gouvernement, entre le ministre de l’Intérieur et la Chancelière et, enfin, mésentente entre le SPD et la CDU-CSU.             Lire aussi  Elections dans la Hesse : le « réalisme » réussit aux Verts allemands             Si les sociaux-démocrates assistent la plupart du temps en spectateurs incrédules aux psychodrames conservateurs, les mauvais résultats régionaux et l’embarras face à l’héritage empoisonné des années Schröder font douter le SPD. Faut-il se fondre dans la « grande coalition » d’Angela Merkel, en réalisant un travail « sérieux » et « solide » ?          Depuis sa prise de fonctions en mars, le gouvernement réalise des réformes sociales clairement inspirées par les préférences du SPD. Mais cette stratégie n’est pour le moment pas payante face au spectacle des conservateurs. Alors faut-il sortir du gouvernement avec fracas, en provoquant des élections anticipées ? En l’absence d’un leader charismatique ou de propositions audacieuses incarnant le renouveau de la social-démocratie, il n’est pas difficile d’imaginer le résultat. Au besoin, les ruines des partis frères en Italie et en France sont là pour le rappeler…                                            — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? Se connecter   S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     Soutenir le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante de plus de 400 journalistes.    Participer à des événements artistiques et culturels toute l'année et partout en France.    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En Hesse, un nouveau vote sanction contre Angela Merkel

La CDU n’a recueilli que 27 % des voix, dimanche, lors de l’élection du Parlement régional, contre 38,3 % en 2013. Et son allié à Berlin, le SPD, chute également.



LE MONDE
 |    29.10.2018 à 06h55
 • Mis à jour le
29.10.2018 à 09h40
    |

                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








                        



                                


                            

Le message adressé à la chancelière allemande, Angela Merkel, en Hesse, dimanche 28 octobre, est d’une impitoyable clarté : le gouvernement qu’elle dirige est plus impopulaire que jamais. Et ses jours à la tête de sa formation politique, l’Union chrétienne-démocrate (CDU), sont comptés. Les électeurs du Land, appelés à renouveler leur Parlement régional, ont lourdement sanctionné les deux partis membres du gouvernement de « grande coalition », au pouvoir à Berlin depuis sept mois. La CDU et le Parti social-démocrate (SPD) ont encaissé une chute similaire, d’environ 11 points chacun.
La débâcle est historique. Elle offre un écho presque parfait au scrutin régional bavarois du 14 octobre : l’Union chrétienne-sociale (CSU), parti conservateur allié de la CDU, et le SPD avaient aussi essuyé une perte de plus de 10 points chacun. En Hesse, dimanche, la CDU recueille 27 % des voix, contre 38,3 % en 2013. Seule consolation, elle conserve le titre de premier parti régional et Volker Bouffier, proche d’Angela Merkel, devrait rester à la tête du Land. Le SPD, lui, s’effondre à 19,8 % et finit même en troisième position, juste derrière les Verts, qui le devancent de 94 voix, selon des résultats quasi définitifs.
Comme en Bavière, ce sont les écologistes et le parti populiste d’extrême droite AfD (Alternative pour l’Allemagne) qui ont le plus profité de la déroute de la CDU et du SPD. La formation écologiste réalise un score historique. L’AfD fait son entrée au Parlement de Hesse, à 13,1 % (+ 9 points par rapport à 2013), et a réalisé son pari d’être désormais représenté dans la totalité des seize assemblées régionales allemandes, cinq ans après sa formation. Les libéraux du FDP affichent une progression de 2,1 points, à 7,1 %. Le parti de gauche radicale Die Linke gagne un point, à 6,3 %. La participation a été de 67,3 %, à un niveau quasi constant depuis vingt ans.
Un Land précurseur de tendances
La Hesse occupe une place particulière...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤ Avec 38,61 % des voix au premier tour, elle se trouve en ballottage défavorable. Un second tour se tiendra d’ici à la fin novembre.
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Présidentielle en Géorgie : l’ex-diplomate française Salomé Zourabichvili en tête

Avec 38,61 % des voix au premier tour, elle se trouve en ballottage défavorable. Un second tour se tiendra d’ici à la fin novembre.



LE MONDE
 |    29.10.2018 à 06h16
 • Mis à jour le
29.10.2018 à 10h11
    |

            Benoît Vitkine (Tbilissi, envoyé spécial)








                        



                                


                            

L’ancienne diplomate française Salomé Zourabichvili a remporté, dimanche 28 octobre, le premier tour de l’élection présidentielle organisée en Géorgie avec 38,61 % des suffrages. Elle se trouve néanmoins en ballottage défavorable pour gagner le second, prévu avant la fin novembre, et tenir son pari fou : devenir présidente de ce petit pays du Caucase que ses grands-parents ont dû fuir il y a près de quatre-vingts ans.
Selon des résultats quasi définitifs, son principal rival, Grigol Vachadze, qui est lui un ancien diplomate soviétique, récolte 37,72 % des voix. Il a d’ores et déjà obtenu le ralliement du troisième homme, Davit Bakradze (10,98 %). Les deux candidats, qui se disputent l’héritage politique de l’ancien président Mikheïl Saakachvili (2004-2013), feront front commun face à Mme Zourabichvili, candidate formellement indépendante mais soutenue par le parti au pouvoir, le Rêve géorgien. Celui-ci, malgré sa puissante machine de guerre électorale, est loin du score atteint lors des législatives de 2016, où il avait obtenu la majorité constitutionnelle des deux tiers.

Reste à savoir quelle réserve de voix Salomé Zourabichvili pourra trouver chez les 53,3 % d’abstentionnistes, mais son score sonne d’ores et déjà comme un désaveu personnel. Quand bien même le rôle du président a été réduit à la portion congrue, l’ancienne diplomate de 66 ans avait affiché durant la campagne sa détermination à devenir le nouveau visage de la Géorgie à l’étranger et son assurance de l’emporter. Le scénario, celui d’une revanche, semblait écrit à l’avance.
Revanche de l’histoire, d’abord, puisque Mme Zourabichvili est issue d’une vieille famille géorgienne qui a dû fuir en France en 1921, chassée par l’Armée rouge. Salomé Zourabichvili, cousine de l’académicienne Hélène Carrère d’Encausse, ne découvre la Géorgie qu’en 1986, avant d’être nommée ambassadrice de France dans le pays en 2003. Quelques mois plus tard, après que la...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-8"> ¤ Plus de 26 000 tonnes de produits agroalimentaires européens, sous embargo, ont été détruites à la pelleteuse depuis trois ans.
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En Russie, on achève bien les poires polonaises et le fromage français

Plus de 26 000 tonnes de produits agroalimentaires européens, sous embargo, ont été détruites à la pelleteuse depuis trois ans.



LE MONDE
 |    29.10.2018 à 02h43
 • Mis à jour le
29.10.2018 à 18h33
    |

            Isabelle Mandraud (Moscou, correspondante)








                        



                                


                            

LETTRE DE MOSCOU
Sanctions, contre-sanctions, le débat anime régulièrement la scène russe. En visite à Moscou le 17 octobre, le ministre de l’intérieur italien, Matteo Salvini, également chef de file de la Ligue, parti d’extrême droite, n’avait pas craint de dénoncer une « folie économique, sociale et culturelle » devant un parterre de chefs d’entreprises russes et transalpins conquis. Puis, le lendemain, lors de la réunion du club Valdaï à Sotchi, sur les bords de la mer Noire, Vladimir Poutine avait pendant de longues minutes discuté « fromage » avec une chef d’entreprise russe hantée par la perspective de voir tous ses efforts et ses investissements pour produire « made in Russia » ruinés si d’aventure les sanctions/contre-sanctions venaient à être levées.
Appliquées depuis 2014 en représailles à l’annexion de la Crimée par la Russie et au conflit meurtrier dans l’est de l’Ukraine qui oppose les séparatistes prorusses aux forces de Kiev, les sanctions occidentales ont généré, en retour, une longue liste de produits agroalimentaires bannis de Russie. Un oukase de Vladimir Poutine publié en juillet 2015 les avait ensuite condamnés à être détruits si, malgré l’embargo, les cargaisons illicites parvenaient à franchir les frontières.
Depuis, plus de 26 400 tonnes de légumes, fruits, viandes et produits laitiers – les produits d’élevage représentant à eux seuls 999 tonnes – ont été écrasées, broyées et laminées par des engins de chantier, selon le dernier bilan rendu public par Rosselkhoznadzor, l’organisme russe chargé de contrôler l’agroalimentaire.
Un « grand lot » – l’une des plus importantes prises à ce jour – s’est récemment ajouté à la liste : le 12 octobre, 5,5 tonnes de nourriture interdite ont été découvertes lors d’une inspection dans un entrepôt de Moscou. Dont 72 variétés de fromages d’origine variée (britannique, danoise, italienne, espagnole, française et néerlandaise), soit 3,9 tonnes ; 30 variétés de saucissons...




                        

                        


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Allemagne : la CDU de Merkel et le SPD désavoués lors d’élections régionales dans la Hesse

Les partis de la coalition au pouvoir à Berlin enregistrent un recul de 10 points par rapport à 2013. Le parti d’extrême droite AfD fait son entrée au Parlement régional.



Le Monde.fr avec AFP
 |    28.10.2018 à 18h43
 • Mis à jour le
28.10.2018 à 19h33
   





                        



   


C’est un nouveau coup dur pour la chancelière allemande. Le parti conservateur d’Angela Merkel (CDU) et son partenaire social-démocrate (SPD) au sein de la coalition qui gouverne à Berlin ont enregistré dimanche 28 octobre de lourdes pertes lors d’élections régionales clés dans la Hesse, selon des sondages sorties des urnes.
Le parti de la chancelière arrive en tête avec 27 à 28 % des voix dans cet Etat régional, mais enregistre un recul de plus de 10 points par rapport au précédent scrutin en 2013. Avec 20 % des voix, le SPD perd également dix points selon ces sondages des chaînes de télévision publique ARD et ZDF. Les Verts obtiennent pour leur part 19,5 %.
Avec 12 % à 13 % des voix, l’extrême droite fait en revanche son entrée dans le Parlement régional, le dernier en Allemagne où le parti Alternative pour l’Allemagne (AfD) n’était pas encore représenté.

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                Allemagne : quand le coprésident de l’AfD paraphrase Hitler



La coalition menace d’éclater
Ces résultats devraient permettre à la CDU de rester au pouvoir soit en reconduisant son alliance avec les Verts, soit en s’associant au SPD dans la région. Mais l’hémorragie se poursuit pour les conservateurs et les sociaux-démocrates avec le risque d’attiser les tensions au sein de la « grande coalition » au pouvoir à Berlin.
Mi-octobre, en Bavière, l’Union chrétienne sociale (CSU), alliée incontournable d’Angela Merkel, avait déjà subi son plus grave revers depuis 1950 aux élections régionales dans son propre fief.

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                Elections en Bavière : « La fin des grands partis »



La coalition CDU-CSU-SPD a déjà failli éclater à deux reprises en raison de divergences sur l’immigration et la proximité présumée de l’ex-chef des services de renseignement Hans-Georg Maassen avec l’extrême droite. Dans le camp social-démocrate, nombreux sont ceux qui plaident aujourd’hui pour un retour dans l’opposition.
L’état du gouvernement de coalition allemand n’est pas acceptable, a déclaré dimanche soir Andrea Nahles, la présidente des sociaux-démocrates (SPD) associés aux conservateurs d’Angela Merkel au sein de la « grande coalition ».
« Les politiques menées au niveau fédéral ont largement contribué aux pertes du SPD dans la Hesse », a réagi dimanche soir Andrea Nahles, la présidente des sociaux-démocrates. « Et ceci pour deux raisons : d’abord, quelque chose doit changer au sein du SPD (…) Ensuite, l’état du gouvernement est inacceptable », a-t-elle déclaré, tirant les premières conclusions de ces nouvelles élections régionales.
Mme Nahles réunira lundi la direction de son parti afin qu’il décide s’il reste ou non au sein de la « grande coalition » difficilement mise en place en mars, plus de cinq mois après les législatives.
Un départ du SPD de la coalition signerait la fin du gouvernement actuel et probablement celle de la carrière politique d’Angela Merkel, avec des nouvelles élections à la clé. « La Hesse va-t-elle faire exploser la grande coalition ? », se demandait dimanche le quotidien conservateur allemand Bild, le plus vendu du pays.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-10"> ¤ Ankara a pilonné des positions des Unités de protection du peuple (YPG) à l’ouest de Kobané, dans le nord de la Syrie. Erdogan avait menacé ces derniers jours de lancer une offensive à l’est de l’Euphrate.
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Syrie : l’armée turque bombarde une milice kurde soutenue par Washington

Ankara a pilonné des positions des Unités de protection du peuple (YPG) à l’ouest de Kobané, dans le nord de la Syrie. Erdogan avait menacé ces derniers jours de lancer une offensive à l’est de l’Euphrate.



Le Monde.fr avec AFP
 |    28.10.2018 à 18h20
 • Mis à jour le
29.10.2018 à 08h25
   





                        



   


Au lendemain d’un sommet Turquie-Russie-France-Allemagne sur la Syrie à Istanbul, l’armée turque a bombardé dimanche 28 octobre des positions des Unités de protection du peuple (YPG) dans le nord de la Syrie. Cette milice kurde est soutenue par les Etats-Unis mais considérée comme terroriste par Ankara.
Selon l’agence de presse étatique turque Anadolu, l’artillerie turque a pilonné des positions des YPG situées sur la rive est de l’Euphrate, à l’ouest de Kobané. Ces bombardements ont visé des abris et des tranchées des YPG sur une colline dans le village de Zur Maghar, situé sur la rive orientale de l’Euphrate en face de la ville de Jarablous. Anadolu affirme que l’artillerie turque a répliqué à des tirs provenant de cette zone.

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                La Turquie redouble ses opérations contre les rebelles kurdes du PKK dans le nord de l’Irak



Ce bombardement survient alors que le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a plusieurs fois menacé ces derniers jours de lancer une offensive à l’est de l’Euphrate, après deux précédentes opérations à l’ouest du fleuve. Vendredi, M. Erdogan avait même lancé un « dernier avertissement » aux YPG.
Les YPG font partie d’une coalition arabo-kurde, les Forces démocratiques syriennes (FDS), qui est soutenue par les Etats-Unis pour combattre le groupe Etat islamique (EI). Mais Ankara considère les YPG comme le bras armé de l’extension en Syrie du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), une organisation qui anime une sanglante guérilla sur le sol turc depuis 1984.
Tensions entre Ankara et Washington
Si le PKK est classé comme terroriste par les alliés occidentaux de la Turquie, ce n’est pas le cas des YPG. Le soutien américain aux YPG est d’ailleurs l’un des principaux points de discorde entre Ankara et Washington, deux alliés au sein de l’OTAN dont les relations se sont dégradées depuis 2016.
Une offensive turque d’envergure à l’est de l’Euphrate risquerait d’aggraver encore les tensions entre les deux pays, qui ont connu un pic au cours de l’été. Ces derniers mois, la Turquie a plusieurs fois menacé d’attaquer la ville de Minbej, tenue par les YPG et où des militaires américains sont également déployés. Pour apaiser les tensions, la Turquie et les Etats-Unis mènent désormais des patrouilles coordonnées.
La Turquie est très active en Syrie, où elle soutient l’opposition au régime de Bachar Al-Assad. Mais ces dernières années, elle s’est surtout concentrée sur les activités des milices kurdes syriennes à sa frontière qu’elle considère comme une menace à sa sécurité nationale.
La Turquie redoute en effet que l’établissement d’un « Etat kurde » à sa frontière galvanise les velléités séparatistes sur son sol. Depuis 2016, l’armée turque a lancé deux offensives dans le nord de la Syrie, à l’ouest de l’Euphrate, pour repousser les djihadistes de sa frontière et empêcher la jonction des différentes zones contrôlées par les YPG.

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                Qui sont les forces kurdes de Syrie, bombardées par la Turquie ?






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤ Les gardes-côtes espagnols ont annoncé samedi que « 53 personnes avaient été secourues et deux corps sans vie [de deux enfants] récupérés ».
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤                     
                                                

Migrants secourus au large de l’Espagne : deux enfants morts à bord d’une embarcation

Les gardes-côtes espagnols ont annoncé samedi que « 53 personnes avaient été secourues et deux corps sans vie [de deux enfants] récupérés ».



Le Monde.fr avec AFP
 |    28.10.2018 à 12h33
   





                        



   


Les gardes-côtes espagnols ont annoncé, samedi 27 octobre, la mort de deux enfants à bord d’une embarcation de migrants tentant de traverser la Méditerranée. Le service de sauvetage en mer a annoncé sur Twitter samedi être intervenu et que « 53 personnes avaient été secourues et deux corps sans vie récupérés » en mer d’Alboran – séparant l’Espagne de l’Algérie et du Maroc – alors que leur embarcation avait pris l’eau.
Il s’agit de « deux enfants de 7 ans morts à bord d’une embarcation » disparue depuis vendredi, a assuré sur Twitter la militante associative espagnole Helena Maleno, de l’ONG Caminando Fronteras, qui donne l’alerte quand des embarcations sont en perdition.
Au moins 439 personnes ont par ailleurs été secourues par les gardes-côtes espagnols alors qu’elles traversaient le détroit de Gibraltar à bord de huit embarcations, selon un bilan provisoire en début de soirée.
42 500 migrants depuis le début de l’année
Par ailleurs, au large du Maroc, 16 migrants, originaires de deux villages de la région de Nador, sont portés disparus, selon une ONG locale, tandis que deux personnes qui tentaient la traversée avec eux ont été secourues « par des pêcheurs » et transportées à l’hôpital à Nador.
De plus en plus de Marocains et de migrants originaires d’Afrique subsaharienne tentent de gagner l’Espagne par la mer ou en franchissant les hautes clôtures séparant le Maroc des enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla.
Selon l’Organisation internationale des migrations (OIM), près de 42 500 migrants sont arrivés par la mer en Espagne depuis le début de l’année et 433 sont morts pendant la traversée. C’est au moins trois fois plus qu’en 2017, quand 12 366 avaient atteint l’Espagne par la mer et 145 étaient morts.

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-12"> ¤ En Allemagne de l’Est, région marquée par les difficultés économiques et un travail inachevé sur la mémoire, l’AfD a trouvé un terreau fertile pour ses idées xénophobes.
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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-13"> ¤ A l’automne 1945, 1 000 à 3 000 Norvégiennes sont déchues de leur nationalité et expulsées du pays. Leur tort ? Avoir épousé un soldat allemand sous l’Occupation. Un préjudice enfin reconnu par le gouvernement norvégien.
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La Norvège présente ses excuses aux « filles des Boches »


                      A l’automne 1945, 1 000 à 3 000 Norvégiennes sont déchues de leur nationalité et expulsées du pays. Leur tort ? Avoir épousé un soldat allemand sous l’Occupation. Un préjudice enfin reconnu par le gouvernement norvégien.



M le magazine du Monde
 |    28.10.2018 à 06h17
    |

            Anne-Françoise Hivert (Oslo (Norvège), correspondante régionale)








   


Pendant soixante-treize ans, Elsa Gabler, puis son fils, Reidar, ont attendu un acte de contrition de la part de l’Etat norvégien. En 2008, Elsa est morte à Berlin, où elle vivait depuis l’été 1946, sans avoir recouvré la nationalité norvégienne, dont elle avait été déchue à la fin de la seconde guerre mondiale. Sa faute : être tombée amoureuse d’un jeune soldat allemand, Erick Gabler, de l’armée du IIIe Reich qui occupa le pays, au mépris de sa neutralité, entre 1940 et 1945.
Le couple s’était marié le 17 octobre 1945, avant d’être expulsé vers l’Allemagne durant l’été 1946 après la naissance, le 1er avril, de son fils aîné. Ancien restaurateur à la retraite, Reidar Gabler est ému par la coïncidence : la cheffe du gouvernement norvégien, Erna Solberg, n’en savait rien, mais ses excuses officielles aux Tyskerjentene, les « filles des Boches », sont tombées le jour du soixante-treizième anniversaire de mariage de ses parents, le 17 octobre 2018.
Elevé en Allemagne, Reidar Gabler s’est « toujours senti norvégien ». Revenu vivre dans le pays de sa mère en 1967, il y a rencontré sa future compagne, la fille d’un résistant, longtemps opposé à leur mariage. « Puis, mon beau-père est tombé malade, et y a vu un message de Dieu lui disant d’arrêter de haïr », raconte Reidar. Avant son discours de repentir à Oslo, Erna Solberg s’est entretenue longuement avec Reidar et son épouse, Marit. Ils lui ont raconté les insultes essuyées par leurs enfants : « nazis », « fils de Boches »…
Des femmes livrées à la vindicte populaire
Pour motiver ses excuses, la première ministre a constaté que « les autorités norvégiennes avaient violé le principe fondamental d’un Etat de droit, selon lequel personne ne doit être puni sans jugement ou condamné sans loi ». Il ne s’agit pas de « pardonner la fraternisation avec l’ennemi », remarque l’historienne Guri Hjeltnes, directrice du Centre d’études sur la Shoah et les minorités religieuses, mais de reconnaître que « les autorités ont agi sans aucune base légale ».
Entre 40 000 et 50 000 Norvégiennes, soit 10 % des femmes de 18 à 35 ans à l’époque, auraient été concernées. « Pour beaucoup, il s’agissait d’un amour de jeunesse, a précisé Erna Solberg. Pour certaines, l’amour de leur vie pour un soldat ennemi. » Entre 10 000 et 12 000 enfants sont nés de ces relations. A la Libération, ces femmes sont livrées à la vindicte populaire. On leur rase la tête. Beaucoup perdent leur emploi. Plusieurs milliers d’entre elles sont internées dans des camps, sous prétexte de les protéger contre d’éventuelles représailles ou de prévenir les risques de contamination qu’elles représentent.
En 1950, la loi est modifiée, pour permettre aux femmes de recouvrer leur nationalité, à condition de revenir en Norvège.
A l’automne 1945, les députés norvégiens adoptent une disposition exceptionnelle, permettant de déchoir de leur nationalité et d’expulser celles qui se sont mariées à un soldat allemand. Elles seraient entre 1 000 et 3 000. Les 28 Norvégiens ayant épousé des Allemandes, eux, ne sont pas concernés. En 1950, la loi est modifiée, pour permettre aux femmes de recouvrer leur nationalité, à condition de revenir en Norvège. Déboutée à deux reprises, Elsa Gabler finit par renoncer. Son mari, décédé en 1993, était enterré en Allemagne. « Elle ne voulait pas l’abandonner », confie son fils.
Aujourd’hui, la plupart des Tyskerjentene sont mortes. Les excuses de la première ministre interviennent après la mobilisation, depuis 2015, de plusieurs députés, qui a débouché sur une enquête menée par le Centre d’études sur la Shoah et les minorités religieuses.
Pendant longtemps, explique le criminologue, Knut Erik Papendorf, fils d’une Norvégienne et d’un soldat allemand, « on a préféré se concentrer sur la résistance et les actes de bravoure des héros plutôt que sur le sort de ces femmes. Ce n’est d’ailleurs guère étonnant, vu la frustration énorme générée par l’Occupation, durant cinq ans, d’un pays de trois millions d’habitants par la puissance germanique, qui y a déployé 300 000 soldats ». L’Etat ne versera pas d’indemnisation aux familles. En revanche, la cheffe du gouvernement s’est engagée à débloquer des fonds pour financer la recherche, afin de faire la lumière, une fois pour toutes, sur ce sombre chapitre de l’histoire norvégienne.

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-14"> ¤ Les candidats à l’élection, qui se déroule dimanche, ont dû se prononcer sur le projet de loi destiné à permettre la culture et l’exportation du cannabis à des fins thérapeutiques.
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Le cannabis, thème inattendu de la campagne présidentielle géorgienne

Les candidats à l’élection, qui se déroule dimanche, ont dû se prononcer sur le projet de loi destiné à permettre la culture et l’exportation du cannabis à des fins thérapeutiques.



LE MONDE
 |    28.10.2018 à 02h45
 • Mis à jour le
28.10.2018 à 05h29
    |

            Benoît Vitkine (Tbilissi, envoyé spécial)








                        



                                


                            
Le sujet, inattendu dans un pays de l’ex-URSS encore marqué par un fort conservatisme social, s’est imposé comme l’un des grands thèmes de la campagne pour l’élection présidentielle qui se tient dimanche 28 octobre en Géorgie : faut-il y autoriser la culture et l’exportation de marijuana à usage thérapeutique et cosmétique ?
Le 10 septembre, le gouvernement géorgien a introduit sans préavis un projet de loi en ce sens, recevant immédiatement le soutien du milliardaire Bidzina Ivanichvili, chef du parti majoritaire et homme fort du pays. L’annonce a fait dans ce pays du Caucase l’effet d’un coup de tonnerre. Un mois plus tôt, le 31 juillet, la Cour suprême du pays avait déjà décidé de dépénaliser l’usage du cannabis au nom du « droit au développement personnel ». Cette décision, prise à la surprise générale, constituait déjà une première dans l’espace post-soviétique.

L’idée de cultiver du cannabis à des fins thérapeutiques a été présentée comme un moyen de développer un nouveau secteur d’activité, très lucratif et à même de revitaliser les campagnes où le niveau de vie reste très bas. Le climat géorgien est aussi vu comme favorable à un tel projet, de même que le faible coût de l’électricité dans le pays (le projet évoque la culture en serre et non en plein air). Le premier ministre, Mamouka Bakhtadze, s’est empressé de vanter un projet « très responsable » qui serait « régulé de la manière la plus stricte », citant en exemple Israël et le Canada.
Fronde des orthodoxes
Peine perdue : l’idée a suscité de vives critiques, notamment au sein de l’opposition fidèle à l’ancien président Mikheïl Saakachvili. D’autres formations ont estimé que le sujet n’était pas prioritaire, la législation n’ayant pas encore été adaptée à la décision de la Cour suprême de juillet, notamment quant à la détention de la drogue. L’insistance de l’oligarque Ivanichvili à défendre le projet a aussi fait dire à certains médias que l’homme...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-15"> ¤ Quatre autres personnes sont également mortes lors du crash, qui s’est produit aux abords du King Power Stadium, peu après le match qui opposait Leicester à West Ham.
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Le président du club de Leicester tué dans un accident d’hélicoptère

Quatre autres personnes sont également mortes lors du crash, qui s’est produit aux abords du King Power Stadium, peu après le match qui opposait Leicester à West Ham.



Le Monde.fr avec AFP et Reuters
 |    28.10.2018 à 00h36
 • Mis à jour le
29.10.2018 à 07h51
   





                        



   


Le président de Leicester city, le Thaïlandais Vichai Srivaddhanaprabha, est décédé, ainsi que quatre autres personnes, dans l’accident d’hélicoptère qui s’est produit samedi aux abords du King Power stadium, a indiqué le club de football dimanche 28 octobre au soir.
« C’est avec le plus profond regret et le coeur brisé que nous confirmons que notre président, Vichai Srivaddhanaprabha, faisait partie de ceux qui ont tragiquement perdu leurs vies samedi soir lorsqu’un hélicoptère le transportant lui et quatre autres personnes s’est écrasé à l’extérieur du King Power Stadium. Aucune des cinq personnes à bord n’a survécu », indique le club de cette ville du centre de l’Angleterre dans un communiqué publié sur son site internet.
L’hélicoptère, appartenant au propriétaire de l’équipe, s’était écrasé sur le parking du club samedi soir. L’accident a eu lieu quelques heures après que Leicester a fait match nul 1-1 face à West Ham, lors d’un match de Première League, au King Power Stadium. Selon Sky Sports, l’hélicoptère a décollé du terrain entre 20 h 30 et 20 h 45, mais a eu des problèmes avec son rotor de queue peu de temps après et s’est écrasé dans un parking à proximité.
Pendant vingt-quatre heures, aucune information n’a circulé sur l’identité des victimes et le doute planait sur la présence ou non dans l’appareil de Vichai Srivaddhanaprabha, qui avait l’habitude de quitter le stade avec son hélicoptère décollant du terrain après les matchs à domicile de Leicester.
Hommages
Le club a salué « un grand homme », louant la « gentillesse » et la « générosité » de Vichai Srivaddhanaprabha « dont la vie a été définie par l’amour qu’il a consacré à sa famille et à ceux qu’il a dirigés avec tant de succès ».
« Leicester City était une famille sous sa direction. C’est en tant que famille que nous effectuerons notre deuil et poursuivrons la poursuite d’une vision pour le club qui est maintenant son héritage ».
De nombreux amateurs de football ont afflué dimanche toute la journée aux abords du stade, déposant des bouquets de fleurs et des écharpes aux couleurs du club et se recueillant silencieusement.
Entraîneur du club anglais, le Français Claude Puel n’était pas à bord de l’appareil. Joint dimanche par Franceinfo, le technicien a confirmé aller bien, et déploré « une tragédie pour le club ». « Je pense très fort aux victimes et à leurs familles et je voulais rassurer tous les gens qui s’inquiètent me concernant. Je suis épouvantablement triste mais je vais bien », a-t-il témoigné.
Un propriétaire généreux
Vichai Srivaddhanaprabha, 61 ans, était un milliardaire thaïlandais devenu riche grâce aux magasins de duty free. Sa fortune, bâtie en ayant au départ un seul magasin à Bangkok, était estimée en 2016 à 2,9 milliards de dollars.
Il avait acheté Leicester City pour environ 40 millions de livres en 2010 quand personne ne pariait sur ce club anglais qui évoluait alors en deuxième division. Il est parvenu à en faire le plus improbable champion de Première League de tous les temps, en 2016, faisant vivre au petit club un véritable conte de fées. C’était la première fois que Leicester City décrochait ce titre depuis la création du club en 1884.
Vichai Srivaddhanaprabha était très populaire auprès des supporters du club, leur offrant bières et beignets. Egalement amateur de polo, il était un familier des puissants de Thaïlande, au premier rang desquels la famille royale. Son nom, Srivaddhanaprabha, lui a été attribué en 2013 par le roi de Thaïlande. Il a quatre enfants. Son fils Aiyawatt Srivaddhanaprabha, surnommé « Top », est vice-président du club.
Dimanche, le match de championnat féminin entre Leicester et Manchester United devant se dérouler au stade King Power a été annulé, de même que le match de la réserve féminine des Foxes.

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-16"> ¤ Editorial. Alors qu’Angela Merkel prône l’arrêt des livraisons d’armes à l’Arabie saoudite, le choix de la realpolitik d’Emmanuel Macron, qui juge la proposition « démagogique », interroge.
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Au-delà de l’affaire Khashoggi, la guerre au Yémen

Editorial. Alors qu’Angela Merkel prône l’arrêt des livraisons d’armes à l’Arabie saoudite, le choix de la realpolitik d’Emmanuel Macron, qui juge la proposition « démagogique », interroge.



LE MONDE
 |    27.10.2018 à 10h28
 • Mis à jour le
27.10.2018 à 12h48
   





                        


Editorial du « Monde ». La sauvagerie de l’assassinat de l’opposant saoudien Jamal Khashoggi le 2 octobre a suscité à raison une indignation générale. Les capitales occidentales ne pouvaient rester sans réagir, alors que s’accumulent, depuis trois semaines, les détails macabres et les éléments montrant l’implication de Riyad au plus niveau.
Premier exportateur de pétrole mondial, premier acheteur d’armement au monde et principale puissance de la péninsule Arabique, le Royaume saoudien se sent d’autant plus intouchable qu’il peut compter sur le total soutien de Donald Trump dans sa guerre pour contenir l’influence iranienne. Mais, sous le choc de ce crime atroce commis dans les locaux du consulat saoudien à Istanbul par un commando venu de Riyad, le débat sur les sanctions est lancé. A commencer par les ventes d’armes.
La pire tragédie humanitaire en cours
Cette question a trop longtemps été éludée, alors que, depuis quatre ans, Riyad mène, à l’initiative de Mohammed Ben Salman (MBS) lui-même, une sale guerre au Yémen pour museler les insurgés houthistes protégés par Téhéran. Ce mouroir dénoncé par l’ONU comme la pire tragédie humanitaire en cours, n’avait jusqu’ici guère ému ni les opinions occidentales ni leurs gouvernements. Seules les ONG se battent dans l’indifférence générale pour demander l’arrêt des livraisons des armes alimentant l’interminable carnage.

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                Ventes d’armes à l’Arabie saoudite : Macron se dissocie de Merkel



La chancelière allemande, Angela Merkel, prône ouvertement une telle solution tant que les dessous de la mort de Khashoggi ne seront pas éclaircis. Et elle rappelle aussi que « l’Arabie saoudite doit tout faire pour résoudre la crise humanitaire au Yémen ». Sa position est néanmoins hypocrite. Alors que l’accord de coalition gouvernementale avec le SPD interdit explicitement toute vente d’armes « à des pays impliqués dans la guerre au Yémen », les autorités allemandes ont depuis le début de l’année autorisé pour 416,4 millions d’euros de contrats d’armement avec Riyad.
« De la pure démagogie »
L’enjeu pour les autorités françaises est d’une tout autre ampleur. L’Arabie saoudite était derrière l’Egypte le deuxième client en 2017 de l’industrie d’armement française. En outre, depuis le grand tournant prosaoudien amorcé sous la présidence de François Hollande, c’est un « partenaire stratégique », même si Paris voudrait aussi rééquilibrer ses relations avec Téhéran.
Aux yeux d’Emmanuel Macron, évoquer un arrêt des ventes d’armes serait « de la pure démagogie ». « Je comprends le lien avec le Yémen, mais il n’y a en a aucun avec M. Khashoggi », a insisté le chef de l’Etat, resté longtemps silencieux sur l’affaire, même s’il n’a pas hésité, lors d’un entretien avec MBS le 25 octobre, à lui dire « toute son indignation » pour l’assassinat de l’opposant. M. Macron évoque, quand les exécutants et les commanditaires auront été identifiés, des sanctions individuelles ciblées. Une position somme toute assez proche de celle affichée par M. Trump, qui a aussi brandi cette menace en excluant de remettre en cause les 110 milliards de dollars de contrats d’armements prévus avec Riayd.
On peut s’interroger sur la pertinence de ce choix assumé de realpolitik au risque de se trouver en porte-à-faux avec l’opinion publique et surtout avec notre principal partenaire européen. L’affaire Khashoggi constitue au contraire une occasion de faire pression sur l’Arabie saoudite au Yémen. Un embargo sur les ventes d’armes serait une victoire posthume de ce journaliste, longtemps proche de la famille royale saoudienne, avant de devenir le pourfendeur acharné de l’aventurisme géopolitique de l’homme fort de Riyad.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-17"> ¤ Cette mesure vise les travailleurs transfrontaliers issus de l’ancien bloc soviétique ayant laissé leur famille dans leur pays d’origine.
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L’Autriche indexe les allocations familiales sur le pays d’origine des travailleurs

Cette mesure vise les travailleurs transfrontaliers issus de l’ancien bloc soviétique ayant laissé leur famille dans leur pays d’origine.



LE MONDE
 |    27.10.2018 à 10h10
    |

            Blaise Gauquelin (Vienne, correspondant)








                        



                                


                            

Pendant la campagne, il avait promis de mettre fin au « tourisme social » : le chancelier conservateur autrichien Sebastian Kurz (ÖVP, Parti populaire), qui a formé en décembre 2017 une coalition avec l’extrême droite (FPÖ, Parti de la liberté), a tenu parole. Mercredi 24 octobre, alors que Vienne préside le Conseil de l’Union européenne jusqu’en décembre, le Parlement autrichien a voté une loi qui indexe, à partir du 1er janvier 2019, les allocations familiales sur le niveau de vie du pays d’origine des personnes employées en Autriche, lorsque ces dernières ont laissé leurs enfants derrière elles à l’étranger.
Immédiatement, la Commission européenne a annoncé qu’elle pourrait enclencher une procédure d’infraction, « l’indexation étant interdite en droit européen » selon Christian Wigand, un porte-parole : « Lorsqu’un employé verse des cotisations, il est en droit de bénéficier des mêmes allocations que les autres. »
Pour justifier cette nouvelle juridiction, inédite au sein de l’UE, l’Autriche se targue d’être un cas particulier. Opulente et adepte de l’Etat providence, elle redistribue des allocations familiales parmi les plus généreuses d’Europe. Mais voisine, à l’est, d’Etats au niveau de vie nettement moins élevé que le sien, elle comptait, en mai 2017, plus de résidents détenteurs d’un passeport étranger (15,3 %) que la France (6,6 %).
Confiance
Elle verse 250 millions d’euros par an pour des enfants vivant à l’étranger, et jure que même avec ce nouveau système, une famille hongroise dont le père travaillerait en Autriche et dont la mère garderait les enfants en Hongrie toucherait encore 100 euros par mois, contre 39 euros si l’un des parents ne cotisait pas en Autriche. L’association SOS Mitmensch rappelle que 90 % des versements pour des enfants n’habitant pas en Autriche concernent la Hongrie, la Slovaquie, la Roumanie, la Slovénie et la République tchèque. La mesure permettrait donc à Vienne...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-18"> ¤ Cet oligarque prorusse reste très impopulaire dans son pays.
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Viktor Medvedtchouk, l’homme de Poutine en Ukraine

Cet oligarque prorusse reste très impopulaire dans son pays.



LE MONDE
 |    27.10.2018 à 10h00
    |

            Benoît Vitkine (Kiev, envoyé spécial)








                        



                                


                            

La politique ukrainienne n’est jamais avare de surprises, et le retour sur le devant de la scène de Viktor Medvedtchouk, à l’aube d’une année électorale cruciale – présidentielle en mars 2019, législatives en octobre –, n’est pas des moindres. Pour les Ukrainiens, un seul mot résume M. Medvedtchouk : cet oligarque ukrainien de 64 ans, figure honnie à Kiev, est le koum de Vladimir Poutine. Autrement dit, le président russe est le parrain de sa fille. Dans la culture très clanique qui caractérise l’espace post-soviétique, le terme sous-entend des liens de loyauté et d’amitié qui vont au-delà de cette attache formelle.
Décrit depuis des années comme « l’agent de Poutine » en Ukraine, Viktor Medvedtchouk est un habitué des arrangements de coulisses, des négociations secrètes à la lisière des affaires et de la politique. Il entend désormais défendre au grand jour son agenda favorable à la Russie, précisément à l’heure où le conflit entre Kiev et Moscou s’embourbe.

M. Medvedtchouk a rejoint durant l’été le parti Za Jittia (Pour la Vie) fondé par Vadim Rabinovitch, une autre figure du camp prorusse, et ambitionne de le conduire lors des échéances électorales à venir. « En comptant les autres partis qui ont des positions proches des nôtres, nous représentons potentiellement 30 % à 35 % de l’électorat », assure M. Medvedtchouk en recevant Le Monde, mi-septembre, dans son bureau ultra-sécurisé où la télévision est allumée sur la chaîne Rossiya-24. Conscient de son impopularité, M. Medvedtchouk, muscles saillants comparables à ceux de son ami du Kremlin, ne prévoit pas de se présenter personnellement à l’élection présidentielle.
Les positions défendues par son parti tranchent avec celles, très anti-Moscou, des ténors de l’élection à venir, à commencer par le sortant Petro Porochenko et la revenante Ioulia Timochenko : pour de bonnes relations avec Moscou, pour « la paix dans le Donbass », contre...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-19"> ¤ L’Islande rêvée est-elle éloignée de la réalité ? Audur Ava Olafsdottir, Arni Thorarinsson, Eric Boury et Mathias Malzieu en ont discuté, samedi 6 octobre, au Monde Festival.
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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-20"> ¤ Quelque 3,2 millions d’électeurs étaient également appelés aux urnes vendredi pour désigner leur président, une fonction honorifique.
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Les Irlandais votent l’abrogation du délit de blasphème

Quelque 3,2 millions d’électeurs étaient également appelés aux urnes vendredi pour désigner leur président, une fonction honorifique.



LE MONDE
 |    27.10.2018 à 00h19
 • Mis à jour le
27.10.2018 à 06h22
    |

            Philippe Bernard (Londres, correspondant)








                        



   


En un nouveau signe de rupture avec la domination de l’Eglise catholique, les Irlandais ont massivement approuvé par référendum, vendredi 26 octobre, l’abrogation de la disposition de leur Constitution faisant du blasphème un délit.
Par 69 % des voix, selon une première estimation publiée dans la soirée par le Irish Times, les électeurs ont fait disparaître l’article 40.6.1 de la loi fondamentale qui punissait de 25 000 euros d’amende tout outrage fait à la religion. En revanche, 31 % ont voté pour maintenir le délit de blasphème lors d’un scrutin marqué par une faible participation.
Ce référendum, organisé le même jour que l’élection présidentielle qui a vu la réélection par 56 % des voix de Michael D. Higgins, avait donné lieu à une campagne aussi terne que les récents votes sur le mariage homosexuel et sur l’avortement avaient été passionnés. En mai 2015, 62 % des Irlandais avaient approuvé la légalisation du mariage pour tous. En mai 2018, ils avaient été 66,4 % à dire oui à la légalisation de l’avortement.

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Loi postcolonisation
La criminalisation du blasphème avait été introduite en 1937 dans la Constitution de la toute jeune République d’Irlande, à une époque où l’Eglise catholique tenait de fait les rênes de l’Etat, tout juste né après la libération de la colonisation britannique. « Le fait de rendre public ou de proférer tout propos blasphématoire, séditieux ou indécent est un délit punissable selon la loi », disposait le texte. Lourd symbole de l’emprise du clergé, l’article en question n’avait toutefois jamais abouti à une condamnation.

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En 2015 pourtant, la police irlandaise avait ouvert une enquête, sur plainte d’un téléspectateur, à la suite des propos de l’acteur et réalisateur britannique Stephen Fry sur RTE, la télévision publique irlandaise.
Interrogé sur ce qu’il dirait à Dieu s’il avait la chance de le rencontrer, Stephen Fry avait répondu : « Je lui dirais : “Le cancer des os chez les enfants, qu’est-ce que cela signifie ? Comment as-tu osé créer un monde où il y a tant de souffrance (…) ? ”» Puis l’acteur s’était demandé « pourquoi il respecterait un Dieu capricieux, mesquin et stupide ». L’instruction avait été close après que la police eût conclu que trop peu de personnes s’étaient senties outragées par ces propos. En 2017, le ministre de la santé, Simon Harris, avait qualifié l’interdiction d’« absurde » et d’« un peu embarrassante ».
Texte obsolète
La disposition réprimant le blasphème, qui était en vigueur sous différentes formes depuis des siècles, avait pour la dernière fois donné lieu à sanction au début du XVIIIe siècle et les dernières poursuites diligentées pour ce chef dataient de 1855. Un prêtre affirmant avoir accidentellement brûlé une Bible avait alors été jugé et acquitté.
Au début d’octobre, l’Eglise catholique d’Irlande elle-même avait reconnu que le texte était « largement obsolète » et que de telles lois avaient été utilisées « pour justifier la violence et l’oppression contre des minorités dans d’autres parties du monde ». Quant à l’Eglise d’Irlande (anglicane), elle a estimé que « la liberté religieuse est un droit humain fondamental mais que la liberté d’expression (avec des limites) en est aussi un ».
Amnesty international et le Conseil irlandais pour les droits civiques, principale association de défense des droits de l’homme du pays avaient conjointement appelé à voter en faveur de l’abrogation. « La liberté d’expression se trouve au cœur de notre démocratie, et elle inclut le droit aux discours qui mettent en cause, voire ridiculisent les idées ou les institutions », estimaient les deux organisations dans un appel commun.
Dans un article publié par le Irish Times, Roman McCrea, professeur de droit constitutionnel à University College London, insistait sur le fait que le maintien d’une telle disposition non appliquée dans une législation européenne donnait prise aux accusations d’hypocrisie de la part des musulmans. « Il est important, écrit-il, que les Etats signifient clairement aux nouveaux arrivants, dont beaucoup viennent de pays où critiquer la religion n’est pas permis, ce à quoi ils peuvent s’attendre. » 
Une autre disposition très datée de la Constitution, dont l’abrogation devait être mise aux voix le même jour, ne l’a finalement pas été. Elle dispose que « l’Etat reconnaît que la femme, par son travail domestique, apporte son soutien à l’Etat indispensable au bien commun ». Par conséquent, poursuit cet article, « l’Etat s’efforce de faire en sorte que les mères ne sont pas contraintes par nécessité économique de prendre un travail qui les conduit à négliger leurs tâches domestiques ». La réécriture de ce texte hautement contesté et son remplacement par une version non discriminatoire envers les femmes doivent être débattus ultérieurement par le Parlement irlandais.
Campagne « à la Trump »
Les Irlandais ont d’autre part réélu le poète et ancien ministre de la culture Michael D. Higgins, pour un deuxième et dernier mandat de sept ans à la présidence de la République, fonction purement honorifique. L’élection au suffrage universel, a été marquée par un faible taux de participation.
Ancien dirigeant du Labour irlandais, âgé de 77 ans, cette figure de la vie politique irlandaise était le deuxième président du pays après Eamon de Valera, en 1966, à briguer un deuxième septennat. Populaire, soutenu par le premier ministre Leo Varadkar et par trois des quatre grands partis irlandais (Fine Gael au pouvoir, Fianna Fàil et Labour), quasi assuré d’être réélu, M. Higgins a cependant été attaqué pour la gestion opaque des finances présidentielles et pour avoir utilisé l’avion gouvernemental pour se rendre à Belfast, à 165 km de Dublin, pour y prononcer un discours.

   


Il n’avait face à lui, outre un candidat du Sinn-Fein (nationaliste) et une indépendante, que trois riches hommes d’affaires. Peter Casey, Gavin Duffy et Sean Gallagher sont connus des téléspectateurs pour être apparus comme investisseurs dans l’émission « Dragon’s Den », où des entrepreneurs en herbe disposent de trois minutes pour convaincre des hommes d’affaires de les financer. Un symbole dans une Irlande dont l’économie est de nouveau florissante après que le pays a été mis à genou par la crise financière de 2008.
L’un de ces challengeurs, Peter Casey, s’est distingué par une campagne « à la Trump » au cours de laquelle il a critiqué la dépendance à l’égard des aides sociales notamment des Irlandais gens du voyage (« Irish travellers »). Vendredi soir, l’estimation « sortie des urnes » le créditait de 21 % des voix.
La prospérité du pays se trouve aujourd’hui menacée par le Brexit dont l’Irlande, dépendante du Royaume-Uni pour le niveau et la logistique de son commerce extérieur, pourrait être la première victime en cas de rétablissement de contrôles douaniers.

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les Vingt-Sept et Theresa May n’ont pas réussi à se mettre d’accord lors d’un sommet européen sur le Brexit jugé « crucial », le 17 octobre ;les discussions doivent se terminer avant la fin de l’année 2018, pour laisser le temps aux Parlements britannique et européen de ratifier le texte ;à moins de six mois de la sortie officielle du Royaume-Uni, le 29 mars 2019, le statut de l’Irlande du Nord reste le principal point sensible pour Theresa May au sein de sa coalition ;en parallèle aux négociations, la Commission européenne prévient les Etats membres de la possibilité d’un « no deal ». La France s’y prépare particulièrement, tout comme le Royaume-Uni ;le décryptage de l’accord trouvé entre Londres et Bruxelles sur la période de transition ; zoom sur la City de Londres, dont les intérêts sont délaissés dans les négociations avec l’UE par Theresa May pour des raisons politiques ;l’immense majorité des entreprises britanniques redoute les conséquences du départ du Royaume-Uni de l’Union européenne ;comprendre les arguments pour et contre la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne ;retour sur trente ans d’histoire tumultueuse entre le Royaume-Uni et l’UE.





                            


                        

                        

