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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ Le premier ministre a mis en garde les députés du groupe La République en marche les élus contre la tentation de modifier des projets de loi contre l’avis de l’exécutif.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ Dans le « JDD », Gérald Darmanin met en avant des résultats positifs. Dans « Le Parisien », Bruno Le Maire annonce qu’il veut partager le financement de la prime à la conversion.
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Critiques sur le pouvoir d’achat : Le Maire et Darmanin défendent la politique du gouvernement

Dans le « JDD », Gérald Darmanin met en avant des résultats positifs. Dans « Le Parisien », Bruno Le Maire annonce qu’il veut partager le financement de la prime à la conversion.



LE MONDE
 |    28.10.2018 à 02h37
 • Mis à jour le
28.10.2018 à 08h03
   





                        



   


Opération communication de la part de Bercy, dimanche 28 octobre, pour rassurer sur les mesures du gouvernement. Alors que le ministre des comptes publics, Gérald Darmanin, a vanté les résultats des actions pour le pouvoir d’achat des Français dans un entretien en « une » du Journal du Dimanche, le ministre de l’économie et des finances, Bruno Le Maire, a défendu dans Le Parisien la fiscalité écologique du gouvernement.
« Le contraire du gouvernement des riches », selon Darmanin
« C’est l’heure de la preuve – la preuve que nous tenons nos promesses », a assuré Gérald Darmanin dans l’entretien au JDD, en égrainant les mesures prises et que les « Français vont pouvoir constater de visu » en octobre sur leurs feuilles de paie et comptes en banque. Baisse de la taxe d’habitation pour 17 millions de contribuables, disparition des cotisations chômage et maladie pour les salariés, hausse de certaines allocations et minimum vieillesse : « notre politique profite à tous les Français, particulièrement aux classes moyennes », a insisté le ministre.
Selon un sondage IFOP réalisé pour le Journal du Dimanche, 72 % des Français estiment que leur pouvoir d’achat a « plutôt diminué » depuis la dernière élection présidentielle. Et 84 % pensent que la politique du gouvernement ne permettra pas de l’améliorer d’ici à la fin du quinquennat. La hausse des prix des carburants, l’augmentation de la CSG (contribution sociale génaralisée), ou encore la baisse de la taxe d’habitation atténuée par une hausse des taux de taxation décidée par certaines communes, semblent avoir douché de nombreux Français.
« Nous n’avons jamais perdu de vue que si le pouvoir d’achat est une priorité – en particulier pour ceux qui travaillent –, le rétablissement des comptes publics en est une autre, a défendu M. Darmanin. Nous assumons d’avoir baissé en priorité les impôts des plus modestes qui travaillent. C’est le contraire du gouvernement des riches, non ? »

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                Les ultrariches, grands gagnants de la fiscalité Macron



Par ailleurs, le gouvernement va mettre en place une mesure d’échanges en amont entre l’administration fiscale et les entreprises pour alléger les contrôles fiscaux, a annoncé M. Darmanin. A l’issue de ces échanges, des « garanties fiscales » seront délivrées aux entreprises et « opposables en cas de contrôle ultérieur », a-t-il détaillé. Les régions Ile-de-France et Rhône-Alpes-Auvergne expérimenteront ce dispositif à partir du 1er janvier 2019.
Le Maire défend la fiscalité écologique
De son côté, le ministre de l’économie Bruno Le Maire a fait la promotion de la fiscalité écologique du gouvernement, au travers de la prime à la conversion versée pour l’achat d’une voiture plus propre. « Avec [le ministre de l’écologie] François de Rugy, nous demanderons demain [lundi] aux constructeurs automobiles de participer [au financement de] la prime à la conversion », a-t-il déclaré au Parisien.

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Cette mesure est présentée par le gouvernement comme un moyen de compenser la hausse de la fiscalité sur les carburants, en particulier le diesel, en aidant les automobilistes à échanger leurs vieux véhicules polluants contre des voitures plus propres. Elle a d’ailleurs dépassé cette année l’objectif affiché de 100 000 primes attribuées, puisque environ 250 000 primes devraient être versées en 2018. La hausse des prix des carburants « est d’abord liée à la hausse des prix du pétrole », a encore défendu M. Le Maire. « Sur les 20 centimes d’augmentation du litre d’essence depuis un an, plus de 16 centimes résultent de l’augmentation du prix du baril », a-t-il assuré.

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                Le pétrole cher risque de peser sur la croissance française



En revanche, le ministre a rejeté l’idée de la création d’un chèque carburant, proposée par certains députés de la majorité pour aider les ménages des zones rurales et périurbaines, en cas de forte hausse prolongée des prix à la pompe. « C’est une solution à court terme qui contribuerait au réchauffement climatique ! »
Dans cet entretien, il a également tenté de rassurer les Français en assurant que le gouvernement serait « très vigilant » à ce que les mutuelles n’augmentent pas leurs tarifs pour compenser la mise en place du « reste à charge zéro » sur certaines lunettes, prothèses dentaires et auditives. « Le gouvernement prendra les mesures nécessaires » si elles le font, a-t-il prévenu.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Les taxes et les contributions sociales sur les véhicules, qui représentent plus d’un cinquième des coûts d’utilisation, ne cessent d’augmenter, alourdissant les charges sur les flottes d’entreprise.
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« Le propriétaire d’une automobile n’est pas seulement un conducteur, c’est aussi un contribuable »

Les taxes et les contributions sociales sur les véhicules, qui représentent plus d’un cinquième des coûts d’utilisation, ne cessent d’augmenter, alourdissant les charges sur les flottes d’entreprise.



LE MONDE
 |    27.10.2018 à 18h00
    |

                            Eric Gibory








                        



                                


                            

Une idée reçue veut que le carburant soit le premier poste de dépense d’une automobile. Rien n’est moins vrai. S’il demeure le plus visible, puisqu’il se rappelle au conducteur à chaque passage à la pompe, ce budget pointe (HT) après la dépréciation du véhicule, les taxes, l’entretien, l’assurance et le garage du véhicule. Selon l’Automobile club association, en 2017, sur un budget annuel de 6 063 euros TTC pour une Clio essence dont le malus est neutre, la dépréciation atteint 2 139 euros, les taxes, 1 639 euros, l’entretien, 700 euros, l’assurance, 522 euros, et le garage, 487 euros, quand le carburant ne pèse que 320 euros. « Les taxes représentent 27 % du budget automobile d’un particulier », observe l’association.
Les 4 424 euros (HT) dépensés en 2017 par le conducteur d’une Clio sont imposés à 37 % : « Le propriétaire d’une automobile n’est pas seulement un conducteur, c’est aussi un contribuable », souligne l’Automobile club association, qui constate une augmentation des taxes de 3,1 % en 2017 par rapport à 2016.
En hausse depuis 2014
Si les entreprises s’acquittent des mêmes taxes sur les carburants, les péages, les frais d’entretien, le stationnement ainsi que le malus, elles doivent également payer la taxe sur les véhicules de société (TVS), les amortissements non déductibles (AND) et les contributions sociales patronales sur les avantages en nature (AEN).
La fiscalité représente de 20 % à 30 % des coûts complets d’utilisation d’une voiture de fonction.
Chaque année, l’Observatoire du véhicule d’entreprise (OVE) évalue la totalité des coûts d’utilisation d’un véhicule d’entreprise. TVS, malus, AND et AEN, TVA sur les carburants ont été pris en compte par l’OVE, à l’exception des péages et des autres taxes sur les carburants et sur l’assurance. Sur ce périmètre, la fiscalité représente de 20 % à 30 % des coûts complets d’utilisation d’une voiture de fonction. Les calculs prennent en compte une remise de 10 %...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ C’est la première fois que le leadeur de LFI accuse aussi directement l’Elysée depuis les perquisitions menées le 16 octobre dans le cadre de deux enquêtes judiciaires visant son parti.
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Jean-Luc Mélenchon accuse l’Elysée d’être derrière les enquêtes contre La France insoumise

C’est la première fois que le leadeur de LFI accuse aussi directement l’Elysée depuis les perquisitions menées le 16 octobre dans le cadre de deux enquêtes judiciaires visant son parti.



Le Monde.fr avec AFP
 |    27.10.2018 à 11h22
 • Mis à jour le
27.10.2018 à 12h28
   





                        



   


« Le coupable du coup monté est à l’Elysée. » Dans un entretien à La Provence, le leadeur de La France insoumise (LFI), Jean-Luc Mélenchon, accuse l’exécutif d’être responsable des perquisitions et des enquêtes visant son parti.
« Il l’a programmé quand nous avons accueilli une scission du PS et commencé une convergence historique », poursuit le député des Bouches-du-Rhône, sans viser directement le président de la République. Il fait ainsi référence au rapprochement récent de LFI avec le député européen Emmanuel Maurel et la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann, qui viennent de quitter le Parti socialiste.
« Ces gens ont pris plaisir à faire ce qu’ils ont fait. Ils recommenceront », avertit Jean-Luc Mélenchon, en qualifiant de « persécution politique » et de « traquenard » les perquisitions menées le 16 octobre aux sièges de LFI et du Parti de gauche ainsi qu’à son domicile et chez plusieurs de ses proches.

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                Non, la perquisition subie par Jean-Luc Mélenchon et LFI n’est pas « politique »



« Mes persécuteurs seront confondus »
Mais « mes persécuteurs seront confondus à coup de bulletins de vote aux européennes », en mai, poursuit-il dans son interview au quotidien régional : « Justice me sera rendue par le peuple, qui n’en peut plus et s’identifie à mon insoumission. »
Jusque-là, le leadeur de LFI n’avait pas encore accusé aussi directement l’Elysée. Le 19 octobre, il avait seulement parlé d’« une offensive politique de toute la Macronie », accusant celle-ci d’avoir trouvé des relais « en instrumentalisant la police, la justice et les médias ». Trois jours plus tard, le 22 octobre, il avait semblé changer de cible en dénonçant une « guerre » menée contre lui par « une partie » de la justice, de la police et des médias.
« J’ai compris qu’il s’agissait d’une offensive judiciaire sur ordre politique », accuse désormais M. Mélenchon, dans les colonnes de La Provence, reprochant au passage à la garde des sceaux, Nicole Belloubet, d’avoir eu « un comportement méprisable » dans cette affaire : « Elle savait ce qui allait se passer et elle a laissé faire. »
« Non, je ne savais pas », avait rétorqué par avance vendredi Mme Belloubet, informée de la teneur de cet entretien lors de son passage à Marseille pour une visite à la prison des Baumettes. « La justice n’est pas aux ordres, ce serait insultant de penser le contraire », avait-t-elle insisté.
Les perquisitions du 16 octobre avaient été autorisées par un juge des libertés et de la détention, qui n’est pas soumis au ministère de la justice et donc indépendant des pressions politiques. M. Mélenchon est visé par deux enquêtes préliminaires, l’une pour des « surfacturations » présumées lors de la campagne présidentielle 2017, l’autre pour des soupçons d’emplois fictifs d’assistants au Parlement européen.

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                Soupçons d’emplois fictifs et comptes de campagne : les deux affaires qui visent Mélenchon






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ Dans l’Aude, les activités de l’Association rurale d’éducation populaire, à Festes-et-Saint-André, sont mises en péril par la baisse de ces emplois subventionnés par l’Etat. Reportage.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Pour le président, faire de la mort du journaliste Jamal Khashoggi un motif d’embargo est de la « démagogie ».
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Ventes d’armes à l’Arabie saoudite : Macron se dissocie de Merkel

Pour le président, faire de la mort du journaliste Jamal Khashoggi un motif d’embargo est de la « démagogie ».



LE MONDE
 |    27.10.2018 à 10h17
    |

            Marc Semo et 
Jean-Baptiste Chastand (Bratislava, envoyé spécial)








                        



                                


                            

En déplacement à Bratislava, vendredi 26 octobre, Emmanuel Macron a finalement accepté de justifier son refus de décréter un embargo sur les ventes d’armes à l’Arabie saoudite, prôné par l’Allemagne et l’Autriche. « C’est de la pure démagogie de dire “il faut arrêter de vendre des armes”, ça n’a rien à voir avec l’affaire Khashoggi », a expliqué le président français, qui a été vivement critiqué ces derniers jours pour avoir refusé de s’exprimer sur ce sujet sensible pour l’industrie militaire française.
Tout en qualifiant l’assassinat du journaliste, le 2 octobre dans le consulat saoudien à Istanbul, de « fait extrêmement grave », le président a assuré que la réponse française et européenne devait être basée sur une « méthode » et non sur « l’emportement, l’émotion, la confusion de tous les sujets ». A ses côtés, le premier ministre social-démocrate slovaque, Peter Pellegrini, avait pourtant laissé entendre qu’il soutiendrait un tel embargo sur les ventes d’armes s’il était décidé au niveau européen.

« J’attends que les faits soient établis clairement, et surtout les responsables et les commanditaires, pour en tirer les conséquences », a plaidé le président français, en évoquant certes de possibles « sanctions claires, cohérentes et coordonnées » mais uniquement contre « les individus ou les intérêts dont il sera établi qu’ils ont quelque chose à voir avec l’assassinat ».
« Partenariats »
Pas question de parler d’embargo généralisé sur les armes. « Quel est le rapport entre la vente d’armes et l’assassinat de M. Khashoggi ?, s’est-il interrogé. Je comprends le lien avec le Yémen [où l’Arabie saoudite dirige la coalition militaire contre les rebelles houthistes], mais il n’y en a aucun avec M. Khashoggi ! Il ne faut pas tout confondre. » Et de renchérir en taclant la chancelière allemande, sans la nommer : « Je suis très admiratif des...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Dans les réunions publiques de LRM, les questions sur l’Europe sont récurrentes. Derrière l’europhilie se font jour des inquiétudes réelles.
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L’Union européenne, un ciment pour les sympathisants de La République en marche

Dans les réunions publiques de LRM, les questions sur l’Europe sont récurrentes. Derrière l’europhilie se font jour des inquiétudes réelles.



LE MONDE
 |    27.10.2018 à 09h58
 • Mis à jour le
27.10.2018 à 10h01
    |

            Manon Rescan (Pluduno (Côtes-d'Armor), envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Ce soir d’automne, Guillaume Gouffier-Cha n’avait révisé « que le budget ». Comme tous les deux mois, le député La République en marche (LRM) du Val-de-Marne se livre à un exercice d’improvisation dans sa permanence à Vincennes. Pendant une heure, des citoyens de sa circonscription peuvent l’interroger au sujet de la politique conduite par la majorité.
A quelques jours du début de l’examen du projet de loi de finances pour 2019, ce mardi d’octobre, personne ne le questionne sur ce sujet. Pas même une interrogation sur la hausse de la CSG pour les retraités, mal digérée par une partie de la population. Tout juste un échange sur la démission de Gérard Collomb survenue l’après-midi même.
Dans cette assemblée très macroniste, un thème revient en boucle. Un sujet que l’on dit impopulaire et même répulsif pour les Français : l’Europe. C’est pourtant l’un de ceux qui cimentent la base des militants LRM, majoritaires ce soir-là, derrière les portes vitrées de la permanence. Un sujet sur lequel le parti espère remobiliser son socle électoral à huit mois des élections européennes. Les « marcheurs » se savent à contre-courant. « Il y a un travail de conviction énorme à faire dans le contexte de l’Europe bashing », prévient une militante dans la salle, qui veut savoir comment le parti « envisage la mobilisation citoyenne ».
« Il faut une Union qui nous protège plus »
LRM a lancé sa campagne en jouant sur l’opposition « entre les démocraties libérale et illibérales », résume Guillaume Gouffier-Cha. Selon le parti, ce scrutin est avant tout un combat binaire entre l’Europe de Macron et celle de Viktor Orban ou de Matteo Salvini. Au repli nationaliste des uns, les macronistes veulent opposer leur européisme. Dans la salle, les questions traduisent l’aspiration à une Europe refuge face aux tourments géopolitiques du monde.
En début de rencontre, un participant s’inquiète de l’attitude...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ La République en marche, Les Républicains, le Rassemblement national, le Parti socialiste… Les partis peinent à trouver la perle rare capable de rassurer les militants et d’élargir leur électorat.
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Le casse-tête des têtes de liste aux élections européennes anime la précampagne

La République en marche, Les Républicains, le Rassemblement national, le Parti socialiste… Les partis peinent à trouver la perle rare capable de rassurer les militants et d’élargir leur électorat.



LE MONDE
 |    27.10.2018 à 09h57
 • Mis à jour le
27.10.2018 à 10h00
    |

            Olivier Faye, 
Lucie Soullier et 
Enora Ollivier








                        



                                


                            
C’est une drôle de campagne qui se mène en ce moment pour les élections européennes de mai 2019. D’un côté, Emmanuel Macron parcourt l’Europe de capitale en capitale pour dénoncer, lui le « progressiste », le rôle néfaste des « nationalistes » et appeler à les « combattre sur le terrain ». Une manière d’endosser, de fait, l’habit de chef de file de La République en marche (LRM) pour ce scrutin.
De l’autre, la présidente du Rassemblement national (RN), Marine Le Pen, se rend à Rome au côté de son allié, Matteo Salvini, le ministre de l’intérieur italien, devenu figure de proue de l’extrême droite sur le Vieux Continent, pour dénoncer le « bunker de Bruxelles » que représente à leurs yeux l’Union européenne (UE). Laurent Wauquiez, enfin, président du parti Les Républicains (LR), visite la Grèce, lundi 29 et mardi 30 octobre, et en particulier l’île de Lesbos, symbole de la crise migratoire, pour mieux s’ériger en champion de la lutte contre l’immigration.
Drôle de campagne où, sans têtes de listes désignées, les leaders de chaque camp s’activent sur le terrain. Car, du RN à LR, en passant par LRM ou le Parti socialiste, la plupart des formations politiques peinent à trouver la perle rare qui pourra conduire leurs troupes.
Eviter un scénario catastrophique
Ce scrutin sera le premier test d’ampleur pour Emmanuel Macron, deux ans après son élection. Le parti présidentiel cherche en premier lieu à trouver son équilibre interne. Après avoir réussi à ramener à lui l’aile « constructive » de la droite, en nommant Franck Riester au ministère de la culture, il rêve maintenant de continuer à rogner sur ce qu’il reste de la social-démocratie, dans une liste emblématique du « en même temps » macroniste.
Une social-démocratie que le PS espère encore incarner s’il parvient à ne pas se noyer dans ce scrutin très compliqué pour lui. Alors que leur liste doit être dévoilée, le 17 novembre, au cours d’un...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ En un an, le nombre de contrats aidés bénéficiant à des publics fragiles, tels les chômeurs de longue durée, est passé de 474 000 à 280 000. Une hémorragie décidée par le gouvernement, qui fragilise le lien social.
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Article sélectionné dans La Matinale du 26/10/2018
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Contrats aidés, ces emplois dont on ne peut pas se passer

En un an, le nombre de contrats aidés bénéficiant à des publics fragiles, tels les chômeurs de longue durée, est passé de 474 000 à 280 000. Une hémorragie décidée par le gouvernement, qui fragilise le lien social.



LE MONDE ECONOMIE
 |    27.10.2018 à 06h18
 • Mis à jour le
28.10.2018 à 17h44
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            Elise Barthet (Aude, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Les torrents d’eau qui se sont déversés sur l’Aude ont, pour une fois, épargné la vallée de la Corneilla. Aucun dégât sérieux à déplorer dans ce bout de campagne heureuse, nichée dans les premiers contreforts des Pyrénées. Comme chaque jour, les cinquante-quatre enfants du regroupement pédagogique de Festes-et-Saint-André, Bourigeole, Bouriège et Roquetaillade, ont rejoint leurs écoles. Et comme chaque jour, ils ont déjeuné dans les locaux qui jouxtent la mairie, face à une antique remise, toujours à vendre.
Pourtant, si les murs ont tenu, un pan entier de la vie locale menace, lui, de s’effondrer. L’Association rurale d’éducation populaire (AREP), en sursis depuis plus d’un an, a besoin de 25 000 euros pour boucler son budget et continuer de prendre en charge la garderie, le réfectoire, l’étude, la bibliothèque, bref, l’essentiel des services périscolaires de la vallée. « Des missions qu’on remplit à la place de l’Etat », précise la directrice, Claire Poussou. Des missions en péril aussi depuis la baisse drastique du nombre de contrats aidés, décidée par le gouvernement en 2017.

Cassure
Destinés en priorité aux chômeurs de longue durée, aux jeunes sans qualification et aux allocataires de minima sociaux, ces emplois étaient subventionnés parfois jusqu’à 95 % du taux brut du smic.

Au deuxième trimestre 2017, 474 000 personnes en bénéficiaient dans le secteur non marchand grâce, notamment, aux contrats d’accompagnement dans l’emploi (CAE). Elles n’étaient plus que 280 000, un an plus tard, après les coupes de l’Etat. Une taille justifiée par le faible taux d’insertion sur le marché du travail des intéressés. D’après la Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares), seuls 26 % jouissaient d’un emploi durable six mois après la fin de leur contrat.
« Ces contrats sont des pansements qui ne font que cacher les plaies, on n’a pas le choix », se désespère Thomas Fonder, le président...



                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ Un amendement du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2019 prévoyait une expérimentation dans deux régions durant trois ans.
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Article sélectionné dans La Matinale du 26/10/2018
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L’Assemblée rejette la possibilité pour les pharmaciens de prescrire certains médicaments

Un amendement du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2019 prévoyait une expérimentation dans deux régions durant trois ans.



Le Monde.fr avec AFP
 |    27.10.2018 à 02h43
 • Mis à jour le
27.10.2018 à 14h34
   





                        



   


L’expérimentation n’aura pas lieu. Contrairement à ce que nous écrivions samedi 27 octobre au matin, reprenant une information erronée de l’Agence France-Presse (AFP), l’Assemblée nationale a écarté, vendredi, la possibilité pour les pharmaciens de dispenser des médicaments à prescription médicale obligatoire.
Le texte, étudié dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2019, prévoyait une expérimentation dans deux régions pendant trois ans. Il s’agissait « de permettre aux Français d’accéder plus facilement aux soins dont ils ont besoin en s’appuyant sur les compétences de chacun », avait expliqué la députée des Alpes-de-Haute-Provence Delphine Bagarry (La République en marche, LRM), à l’origine de l’amendement rejeté.
« Respect des métiers »
Plusieurs députés de droite et de gauche s’étaient toutefois interrogés sur « le respect des métiers ». Les médecins, qui ont déjà dû se résigner à voir les pharmaciens autorisés à vacciner les personnes majeures contre la grippe – ce qu’ils avaient combattu au moment de la loi santé de Marisol Touraine en 2015 –, voyaient dans cette expérimentation une nouvelle étape de la « vente à la découpe de la profession », selon la formule de MG France, le premier syndicat de médecins généralistes, qui dénonçait une « confusion des rôles ».

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Ce projet rentre dans le cadre de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2019.
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Autisme : l’Assemblée favorise le repérage précoce

Ce projet rentre dans le cadre de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2019.



Le Monde.fr avec AFP
 |    27.10.2018 à 01h35
 • Mis à jour le
27.10.2018 à 06h31
   





                        


L’Assemblée a voté vendredi 26 octobre à l’unanimité un dispositif favorisant un repérage précoce de l’autisme et la mise en place d’un parcours de soins pour les enfants repérés, dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2019. Ce dispositif s’inscrit dans le cadre de la stratégie pour l’autisme au sein des troubles du neuro-développement 2018-2022.
D’après l’Inserm, l’autisme touche 1 % de la population soit 100 000 jeunes de moins de 20 ans et 600 000 adultes.

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Bilans et soins
Le gouvernement s’est fixé comme objectif la mise en place d’un parcours de bilans et soins précoces des jeunes enfants, en amont du diagnostic, afin de prendre en charge de façon précoce les enfants atteints de troubles du neuro-développement et ainsi répondre aux problèmes d’errance diagnostique et de sur-handicap.
« L’organisation actuelle du parcours, du repérage au diagnostic, ne permet pas ces interventions à moins d’avoir une assise financière personnelle suffisante pour recourir à des professions libérales non conventionnées », souligne le texte de loi. « La disposition votée vise à garantir l’accès aux bilans et interventions précoces, effectués par les psychologues, ergothérapeutes et psychomotriciens dans le cadre d’un parcours coordonné conformément aux recommandations de bonnes pratiques professionnelles sans attendre une confirmation de diagnostic », indique-t-il.

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« 20 années de retard »
« C’est la première incarnation concrète de la stratégie nationale pour l’autisme et les troubles du neuro-développement », a salué Adrien Taquet (LREM). « Ce parcours de bilan d’intervention précoce va permettre à la France de commencer à rattraper 20 années de retard et à la vie de dizaine de milliers d’enfants de notre pays de changer », a-t-il souligné.
« Le diagnostic en France, c’est cinq ans en moyenne alors que l’Inserm estime qu’on peut commencer à repérer les premiers signes entre 18 et 36 mois. Ces quelques mois et quelques années où l’on ne diagnostique pas les enfants, alors que la plasticité du cerveau est la plus importante, sont terribles en terme de développement pour nos enfants », a poursuivi le député des Hauts-de-Seine.

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« Ce forfait va apporter aussi des réponses aux familles qui n’ont pas de moyens financiers suffisant pour avoir recours à des professions libérales non conventionnées. La Cour des comptes a pu estimer que le reste à charge était en moyenne de 3 000 euros », a-t-il conclu.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Le président français a qualifié de démagogique l’idée d’un arrêt des exportations de matériel militaire vers l’Arabie saoudite.
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Affaire Khashoggi : Macron ne veut pas remettre en cause les ventes d’armes à Riyad

Le président français a qualifié de démagogique l’idée d’un arrêt des exportations de matériel militaire vers l’Arabie saoudite.



Le Monde.fr avec AFP
 |    26.10.2018 à 18h35
 • Mis à jour le
27.10.2018 à 06h23
   





                        



   


Le président de la République Emmanuel Macron a estimé, vendredi 26 octobre, que « c’est pure démagogie que de dire d’arrêter les ventes d’armes » à Riyad en réponse à l’assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi.
Les ventes d’armes n’ont « rien à voir avec M. Khashoggi, il ne faut pas tout confondre », s’est récrié le chef de l’Etat lors d’un déplacement à Bratislava, en Slovaquie, avant de plaider, en cas de sanctions, pour « une réponse européenne, dans tous les domaines » mais « une fois les faits établis ».
« Je suis très admiratif envers ceux qui, avant de savoir, disent “on ne vendra plus d’armes”. Ils en vendent déjà parfois plus que la France à travers les joint-ventures qu’ils ont », a lancé le président, alors que l’Allemagne a appelé les Européens à cesser leurs ventes d’armes à l’Arabie saoudite.

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« Prendre des sanctions individuelles »
« Et quel est le rapport entre les ventes d’armes et M. Khashoggi ? Je comprends le lien avec le Yémen, mais il n’y en a aucun avec M. Khashoggi ! Si on veut prendre des sanctions, il faut en prendre dans tous les domaines. Il faut dans ce cas arrêter de vendre des véhicules », a poursuivi avec agacement Emmanuel Macron, interrogé par la presse.
Le président de la République a déclaré pencher pour « prendre des sanctions individuelles » contre les responsables de l’assassinat du journaliste, qu’il « condamne avec fermeté ». « J’attends que les faits soient établis clairement et surtout les responsables et les commanditaires, pour en tirer les conséquences et les sanctions », qui doivent être « claires, cohérentes » et « avec une réponse européenne ».

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L’Arabie saoudite est l’un des principaux clients de la France en matière d’armement. Paris a ainsi livré pour 1,38 milliard d’euros d’armements à Riyad en 2017, sur un total de 6,7 milliards d’euros, faisant du royaume saoudien le deuxième plus gros client de l’Hexagone dans ce secteur l’an passé, après l’Egypte.


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De la disparition à la crise diplomatique : l’affaire en quatre datesComment l’Arabie saoudite est revenue sur ses déclarationsLes zones d’ombre et les incohérences de la version saoudienneLe sommet économique de Riyad, enlisé dans l’affaire.Le prince héritier Mohammed Ben Salman, dans la tourmente.La relation entre les Etats-Unis et l’Arabie saoudite.La tribune « Mohammed Ben Salman, l’erreur de casting »





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ Chronique. Chaque semaine, Philippe Ridet croque une personnalité qui fait l’actualité. Comme ici la rocambolesque Michèle Marchand, Mère Tape-Dur des paparazzis et gardienne de l’image du couple Macron.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤                
                                    

Elle est comme ça... Mimi Marchand


                      Chronique. Chaque semaine, Philippe Ridet croque une personnalité qui fait l’actualité. Comme ici la rocambolesque Michèle Marchand, Mère Tape-Dur des paparazzis et gardienne de l’image du couple Macron.



M le magazine du Monde
 |    26.10.2018 à 17h34
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            Philippe Ridet








   


Cette histoire-là était pour lui. Au moins le début : de 1947, année de la naissance de Michèle Marchand, dite « Mimi », à Vincennes, fille unique d’un couple de coiffeurs communistes, jusqu’aux années 1990 et ses débuts dans la presse. Comme dans une photo en noir et blanc à bords dentelés, Patrick Modiano nous l’aurait présentée encore adolescente, un petit manteau pied-de-poule jeté à la hâte sur les épaules, fuguant du domicile familial, enceinte d’un marlou. Nous l’aurions retrouvée, plus tard, garagiste en salopette dans les parages des Champs-Elysées. « Au volant de ma dépanneuse, j’ai rencontré aussi bien les putes que les macs, les gens du showbiz que les flics. »
L’aurait-on reconnue, impeccablement manucurée, en tenancière d’une boîte de nuit, rue de Washington, et de clubs lesbiens, rue de Ponthieu et porte Maillot ? Le Cirque, le Memories… Est-ce encore elle, dans ce Polaroid dont les couleurs pâlissent, qu’on entrevoit en Californie, revendant des 403 Peugeot d’occasion rutilantes comme des neuves ? « Los Angeles, c’est comme Angoulême avec des palmiers », se plaint-elle. Modiano l’aurait laissée, une petite valise à la main, à la sortie d’une prison – Fresnes ou Fleury-Mérogis – où l’ont conduite entourloupes comptables et fréquentations interlopes.
De l’ombre à la lumière
Une autre vie commence. C’est à Frédéric Beigbeder de la raconter. Années 1990 : Mimi range définitivement ses clés de douze et ses boules à facettes pour rejoindre la presse people naissante. La nuit lui a tout appris ; ses indics – chauffeurs de taxi, concierges d’hôtel, barmen – ont fait le reste. Qui couche avec qui et où. Qui est cocaïné jusqu’à l’os dans une chambre de palace ou pété comme une noix au fond d’un bouge. Chanteurs, actrices, princes de la finance, politiques, célébrités d’une demi-heure, le gibier est abondant.
On dit qu’elle parle comme dans un film dialogué par Michel Audiard. Madame Mado dans « Les Tontons flingueurs » ?
Tout se vend à l’étal du scandale. Voici, Public, Closer, Gala, Paris Match, le site Pure People s’arrachent ses scoops. Les vrais, les faux, les photos volées, les photos négociées : elle encaisse. En 2011, elle fonde l’agence Bestimage. Reine mère ou Mère Tape-Dur, elle règne sur une armée de paparazzis qu’elle houspille de sa voix rauque de fumeuse. On dit qu’elle parle comme dans un film dialogué par Michel Audiard. Madame Mado dans Les Tontons flingueurs ?
Ce sont deux journalistes, Jean-Michel Décugis et Marc Leplongeon, et une romancière, Pauline Guéna, qui ont éclairé dans Mimi (Grasset), la trajectoire de Michèle Marchand d’un salon de coiffure du Val-de-Marne aux dorures de l’Elysée. Xavier Niel, PDG de Free et coactionnaire du Groupe Le Monde, l’a présentée à Emmanuel et Brigitte Macron. Ancienne donatrice de l’UMP, elle a tôt fait de jauger le potentiel de ce nouveau crack. Elle propose un deal : protéger les Macron contre les rumeurs en échange de l’exclusivité de leur image. Tope là !

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Agent double, elle est puissante de ce qu’elle sait aussi bien que de ce qu’elle sait taire. Salut à sa propre réussite ? Un jour, elle pose dans le bureau présidentiel, faisant le V de la victoire. On la dit maintenant moins en cour. Sulfureuse, pétroleuse, dangereuse. Le demi jour lui seyait mieux. Selon Google Maps, dix kilomètres séparent Vincennes du 55 de la rue du Faubourg-Saint-Honoré, adresse du palais présidentiel. Il lui a fallu soixante et onze ans pour les parcourir. Faire machine arrière ? Elle sait tant de choses Mimi…



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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ Le groupe de médias de Daniel Kretinsky a annoncé le rachat d’une participation de 49 % dans la société Le Nouveau Monde, propriété du banquier Mathieu Pigasse, qui est coactionnaire majoritaire du journal avec Xavier Niel, le fondateur de Free.
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Kretinsky et « Le Monde » : Macron « vigilant » sur l’indépendance des journalistes

Le groupe de médias de Daniel Kretinsky a annoncé le rachat d’une participation de 49 % dans la société Le Nouveau Monde, propriété du banquier Mathieu Pigasse, qui est coactionnaire majoritaire du journal avec Xavier Niel, le fondateur de Free.



Le Monde.fr avec AFP
 |    26.10.2018 à 17h16
 • Mis à jour le
26.10.2018 à 19h38
   





                        


Le président français, Emmanuel Macron, a réagi vendredi 26 octobre à la reprise par un groupe tchèque de 49 % du groupe Le Nouveau Monde en se disant « vigilant »quant à la non-intrusion des actionnaires dans le travail des journalistes.
Le groupe de médias Czech Media Invest (CMI) de Daniel Kretinsky a annoncé le rachat d’une participation de 49 % dans la société Le Nouveau Monde, propriété du banquier Mathieu Pigasse, qui est coactionnaire majoritaire du journal avec Xavier Niel, le fondateur de Free.

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« Nous avons des règles, elles imposent des limites en termes de concentration et de nature des investisseurs. Lorsque ce sont des investisseurs de l’Union européenne, il n’y a pas d’interdiction ou de limite », a déclaré à ce sujet le chef de l’Etat lors d’une conférence de presse commune avec le premier ministre slovaque, Peter Pellegrini.
« Par contre il est évident que nous serons toujours extrêmement vigilants à la liberté de la presse et d’expression des journalistes. »
Le chef de l’Etat a souligné l’importance que « toutes les règles qui prévalent en France d’indépendance des journalistes, d’indépendance de la société des rédacteurs, de capacité de ces derniers à avoir un travail libre sans aucune influence de l’actionnaire soient absolument préservées. »
« S’il y avait une quelconque intrusion de l’actionnaire en la matière, il est évident que nous serions amenés à réagir, a poursuivi Emmanuel Macron. Mais il ne m’appartient pas de me prononcer sur l’identité de tel ou tel investisseur si elle respecte les termes de la loi. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Les ministres de l’intérieur, de l’éducation et de la justice ont présenté, vendredi matin, un plan de lutte contre la violence à l’école.
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Christophe Castaner n’exclut pas la présence ponctuelle de policiers dans les écoles

Les ministres de l’intérieur, de l’éducation et de la justice ont présenté, vendredi matin, un plan de lutte contre la violence à l’école.



Le Monde.fr avec AFP
 |    26.10.2018 à 15h07
   





                        



   


C’est autour d’un « comité stratégique » que les ministres de l’éducation, Jean-Michel Blanquer, de l’intérieur, Christophe Castaner, et de la justice, Nicole Belloubet, se sont réunis, vendredi 26 au matin, afin de mettre en œuvre un plan de lutte contre les violences à l’école demandé par Emmanuel Macron.
Le chef de l’Etat avait exigé des « mesures » après la publication d’une vidéo, au cours du week-end dernier, montrant un élève menaçant son enseignante avec un pistolet factice dans un lycée de Créteil (Val-de-Marne). L’opposition a accusé le ministre de l’éducation de « laxisme » tandis que, sous le hashtag ironique #pasdevague, des milliers d’enseignants ont témoigné sur Twitter de cas de violences dans leurs établissements ayant été étouffés, selon eux, par leur hiérarchie.

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Présence des forces de l’ordre dans les établissements
A l’issue de la réunion, vendredi, Christophe Castaner a déclaré devant la presse qu’il « n’exclut pas la présence physique des forces de l’ordre » dans les établissements. Cette présence pourrait être décidée « à des moments de tension particulière dans la journée » et « évidemment avec l’accord du chef d’établissement », a précisé M. Castaner, prônant « une approche quartier par quartier », plutôt qu’une circulaire nationale.
Il faut que « l’école soit un endroit sanctuarisé, protégé, que nos enseignants soient protégés et que nos élèves soient aussi protégés de ces violences inacceptables », a-t-il insisté. Parmi les autres mesures, qui seront présentées et détaillées lors du prochain conseil des ministres, mardi 30 octobre, M. Castaner a dit souhaiter la présence de « permanences de policiers ou de gendarmes dans les établissements », afin de créer des lieux d’échanges « dans les quartiers les plus difficiles ».
Le ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer, a, de son côté, évoqué la question du signalement systématique des faits, des sanctions proportionnées éducatives et le renforcement des équipes mobiles de sécurité qui permettent de remettre l’ordre dans un établissement.

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Travaux d’intérêt général 
Le ministre de l’éducation a également annoncé, pour les élèves de 13 à 18 ans, « la possibilité d’avoir des établissements spécialisés », avec des personnels éducatifs, mais aussi « d’origine militaire ou de la police ».
La garde des Sceaux, Nicole Belloubet, a, quant à elle, « proposé de multiplier les travaux d’intérêt général dans les établissements scolaires, ce qui aura une forte valeur éducative ».
Elle a rappelé le projet de création de vingt nouveaux centres éducatifs fermés et évoqué le développement de « mesures d’accueil de jour » pour éviter de laisser désœuvrés des « mineurs délinquants ».
« Avec ces mesures, on répond aux situations de violence qui sont les plus marquantes mais qui ne correspondent pas à celles que vivent au quotidien les professeurs », a réagi Stéphane Crochet, secrétaire général du SE-Unsa, interrogé par l’AFP. « Elles ne répondent pas aux attentes exprimées cette semaine avec #pasdevague : les profs ont surtout besoin d’un arsenal pour améliorer le climat scolaire et d’espaces de dialogue au sein des établissements, pour faire part de leurs difficultés chroniques », a-t-il estimé.
Selon la dernière enquête de l’agence des statistiques du ministère de l’éducation, les violences verbales sont les incidents les plus courants à l’école – plus de huit faits graves sur dix sont commis par des élèves envers le personnel. Commises avant tout par des garçons, elles se produisent surtout en salle de classe et donnent lieu à une exclusion, temporaire ou définitive, dans plus de 90 % des cas.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Propagande sur des sites pornographiques, défense du mariage homosexuel, organisation du Festival du cannabis... S’il a peu de chances de remporter la présidentielle du 28 octobre, le candidat du parti Girchi sait marquer les esprits.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤                      En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   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S’il a peu de chances de remporter la présidentielle du 28 octobre, le candidat du parti Girchi sait marquer les esprits.       Publié le 26 octobre 2018 à 13h45, mis à jour à 14h29   Lecture 3 min.      Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail                         Candidat à la présidentielle du 28 octobre, Zurab Japaridze milite pour un Etat minimal et des libertés individuelles accrues. Julien Pebrel/Myop pour M Le magazine du Monde             « Le gouvernement nous déteste », assène avec une certaine autosatisfaction Zurab Japaridze, 42 ans, candidat à l’élection présidentielle qui se tient ce dimanche en Géorgie. En cause, la stratégie disruptive de son parti qui fait fi des conventions et des lois. Baptisée Girchi, ce qui signifie « pomme de pin », la formation se présente pour la première fois devant les électeurs mais a déjà une certaine notoriété grâce à la médiatisation de son église évangélique. Créée en avril 2017, elle a ordonné en un an et demi plus de 7 000 prêtres : « Nous nous assurons juste que les candidats n’ont pas de convictions fascistes ou discriminatoires, nous leur donnons une attestation, et ils sont libres », continue le professeur de théorie politique au crâne légèrement dégarni et à l’allure décontractée.          Profitant d’une disposition légale permettant au clergé orthodoxe mais aussi à celui des autres confessions d’être exempté du service militaire obligatoire, Girchi offre avec son culte factice une échappatoire à de nombreux jeunes hommes souhaitant éviter une longue année d’ennui à garder des bâtiments administratifs. « L’alternative à la conscription est de payer une taxe. A cause de nous, des millions de laris n’entrent pas dans les caisses de l’Etat ! »           Un pro de la communication          Obligation, Etat, taxes, ces concepts rencontrent peu de sympathie auprès du fondateur de Girchi. Avec une poignée d’autres députés, Zurab Japaridze a fait scission du parti pro-occidental de l’ex-président Mikheïl Saakachvili en 2015 pour lancer une formation à l’orientation libertarienne. Il est influencé par l’héritage de Kakha Bendoukidze, homme d’affaires et ancien ministre des réformes économiques décédé en 2014, un partisan décomplexé du libre marché connu pour avoir affirmé : « En Géorgie, tout est à vendre, sauf notre conscience ! » Alors qu’il avait presque terminé des études de médecine, Zurab Japaridze commence à travailler dans une administration à la fin des années 1990. C’est là, en observant la corruption généralisée que s’enclenche sa politisation : « J’ai commencé à lire des ouvrages sur le fonctionnement de l’Etat et sur l’économie, et je suis tombé sur des auteurs comme Milton Friedman et Friedrich Hayek. »           « On a décidé d’être présent essentiellement sur Facebook et de se démarquer des autres partis en faisant des choses surprenantes. »          Le programme de Girchi met l’accent sur les libertés économiques, mais aussi sur les libertés individuelles et les droits des minorités. Ce positionnement attire une jeunesse urbaine avide de changement et séduite aussi par une nouvelle façon de communiquer. « On a décidé d’être présent essentiellement sur Facebook et de se démarquer des autres partis en faisant des choses surprenantes », explique le politicien au style posé mais dont les actions jugées « provocatrices » sont souvent tournées en dérision par ses adversaires. Ce choix stratégique donne une campagne électorale inédite où Girchi diffuse sa propagande sur des sites pornographiques, où des sympathisants organisent un happening loufoque sur Times Square, à New York, où le quadragénaire affirme ne pas croire en Dieu et soutenir le mariage homosexuel sur le plateau du jeu télévisé « Le détecteur de mensonges ».            Buzz assuré même si cela ne permet pas au professeur de décoller dans les sondages face aux trois favoris : Grigol Vachadzé, de l’UNM, le parti fondé par Saakachvili, Davit Bakradze, du parti Géorgie européenne, et Salomé Zourabichvili, une diplomate franco-géorgienne qui incarne une candidature « indépendante » très ambivalente. Comme le président sortant qui ne se représente pas, l’intellectuel Guiorgui Margvelachvili, elle est soutenue par Rêve géorgien, le parti du milliardaire Bidzina Ivanishvili qui contrôle le pays depuis 2012. Zurab Japaridze espère atteindre 10 % dans ce scrutin présidentiel aux enjeux limités car la Géorgie a adopté en 2013 un système parlementaire. Mais il peut déjà s’enorgueillir d’une victoire majeure en 2018 : la décriminalisation en juillet dernier de la consommation personnelle de cannabis à la suite d’un arrêt de la Cour constitutionnelle après une plainte du leader libertarien. Le gouvernement compte riposter en faisant adopter une loi restreignant la consommation à la sphère privée.           Lire aussi En Géorgie, la consommation personnelle de cannabis autorisée             Dernier pied de nez : le candidat de Girchi, amateur d’herbe depuis l’âge de 15 ans, avait organisé en guise de meeting final un Festival du cannabis le dimanche 21 octobre dans le centre-ville de Tbilissi afin de dénoncer ce recul et de demander la libéralisation de la vente et de la culture de marijuana. Les policiers ont empêché l’installation des stands et arrêté une petite dizaine de militants. Entourée d’une forêt de caméras, Zurab Japaridze a eu le temps de prononcer une courte allocution et de distribuer trois joints avant d’être escorté vers le commissariat sous les huées de ses partisans. Il a retrouvé la liberté quelques heures plus tard.          Clément Girardot                                                            Voir les réactions      Dans la même rubrique                  Article réservé à nos abonnés L’exil doré et douteux de Diego Maradona au Mexique  Contrebande d’animaux exotiques, collection d’armes à feu, soupçons de meurtre... Tel est le pedigree du propriétaire de Los Dorados, club de football mexicain de deuxième division dont l’ex-numéro 10 de l’Albiceleste a accepté de devenir l’entraîneur.                        Ces œuvres d’art qui s’autodétruisent  Le 5 octobre, une œuvre de Banksy s’est autodétruite après avoir été adjugée aux enchères. Ce n’est ni le premier ni le seul artiste à avoir délibérément saccagé son travail.                      Les députés changent de moteur de recherche  Européen, performant, respectueux de la vie privée, Qwant devrait équiper les ordinateurs et les tablettes de l’Assemblée nationale d’ici à la fin de l’année. Cocorico !, il est fabriqué en France.                         Article réservé à nos abonnés La gare maudite de Tel-Aviv  Mal conçue, moche, malfamée, la gare routière de Tel-Aviv est sans doute l’édifice le plus décrié de la ville. Ce dédale interlope recèle pourtant des trésors cachés. Des lieux insolites qui montrent un autre visage d’Israël.                      L’ex-avocat général du procès Jacqueline Sauvage plaide le devoir de parler  Frédéric Chevallier s’est insurgé, dans une tribune publiée par « Le Monde », contre l’utilisation de l’affaire dans les médias comme symbole des violences faites aux femmes.                 
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ Après leur poussée aux élections régionales de Bavière, les Verts pourraient bien récidiver le 28 octobre dans la Hesse, l’un des Länder les plus riches d’Allemagne, confirmant qu’ils ne sont plus réticents à exercer le pouvoir.
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Article sélectionné dans La Matinale du 27/10/2018
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Elections dans la Hesse : le « réalisme » réussit aux Verts allemands


                      Après leur poussée aux élections régionales de Bavière, les Verts pourraient bien récidiver le 28 octobre dans la Hesse, l’un des Länder les plus riches d’Allemagne, confirmant qu’ils ne sont plus réticents à exercer le pouvoir.



M le magazine du Monde
 |    26.10.2018 à 13h45
 • Mis à jour le
28.10.2018 à 15h09
    |

            Thomas Wieder (Berlin, correspondant)








   


Tarek al-Wazir. Ce nom ne vous dit sans doute rien. A la plupart des Allemands non plus, du moins jusqu’à ces derniers jours. Mais les élections régionales du 14 octobre en Bavière sont passées par là, marquées par une percée spectaculaire des Verts, et, depuis, tous les regards se tournent vers cet homme de 47 ans aux lunettes rondes qui pourrait confirmer l’essai, dimanche 28 octobre, cette fois dans la Hesse.
Crédités de plus de 20 % dans les derniers sondages, là où ils avaient tout juste dépassé les 11 % en 2013, les écologistes pourraient se voir en position de faiseurs de rois. Selon certains scénarios, ils pourraient même être en mesure d’arracher la présidence du gouvernement de la Hesse, l’un des Länder les plus riches d’Allemagne, où se trouve la capitale financière du pays, Francfort. Ce serait un symbole de portée nationale.
Crédités de 21 % des voix
Sept ans après Winfried Kretschmann, élu à la tête du Bade-Wurtemberg depuis 2011, Tarek Al-Wazir sera-t-il le deuxième écologiste à diriger un exécutif régional outre-Rhin ? Même s’il ne parvient finalement pas à détrôner le conservateur Volker Bouffier (CDU), qui compte bien se maintenir à son poste, ce fils d’un diplomate yéménite et d’une enseignante allemande sera sans doute, dimanche, dans la Hesse, le candidat dont le parti aura le plus progressé, confirmant une tendance que mesurent les sondages nationaux. En cas de législatives anticipées, une étude de l’institut Forsa, parue le 20 octobre, créditait ainsi les Verts de 21 % des voix, six points seulement derrière la CDU d’Angela Merkel et sept points devant le Parti social-démocrate (SPD). Dans le passé, ils n’ont atteint qu’une fois de tels sommets dans les intentions de vote : en 2011, après la catastrophe nucléaire de Fukushima.

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Profitant de l’intérêt croissant des Allemands pour les enjeux environnementaux mais aussi de l’essoufflement de la « grande coalition » au pouvoir à Berlin (environ 40 % des électeurs ayant voté pour le SPD aux législatives en 2017 et 25 % de ceux ayant voté pour la CDU se disant prêts à voter pour eux aujourd’hui), les écologistes ne cachent pas leur volonté d’exercer le pouvoir. Fini les états d’âme d’autrefois quand, à la tête du parti, cohabitaient un représentant du courant « realo » et un autre de l’aile gauche, afin de maintenir les équilibres entre ceux qui aspiraient à gouverner et ceux qui se sentaient plus à l’aise dans l’opposition.
« Al-Wazir est typique de ces Verts allemands qui disent – chose incompréhensible pour nombre d’écologistes en France – qu’il faut dépasser le clivage droite-gauche. » Daniel Cohn-Bendit
Signe de leur évolution, depuis janvier, les Verts sont pour la première fois dirigés par deux « realos », la députée du Brandebourg Annalena Baerbock, 37 ans, et l’ancien ministre de l’environnement du Schleswig-Holstein, Robert Habeck, 48 ans. Tarek Al-Wazir est sur la même ligne. « Les Verts de la Hesse sont les inventeurs de la realpolitik. Dès 1985, nous étions les premiers des écologistes à dire qu’il fallait prendre nos responsabilités en entrant au gouvernement », a-t-il récemment rappelé dans un entretien au quotidien rhénan General Anzeiger, avant de citer l’exemple de l’ancien ministre des affaires étrangères Joschka Fischer, figure tutélaire des Verts de la Hesse, l’homme qui fit accéder son parti au gouvernement fédéral à l’époque du chancelier social-démocrate Gerhard Schröder (1998-2005).
« Al-Wazir est typique de ces Verts allemands qui disent – chose incompréhensible pour beaucoup d’écologistes en France – qu’il faut dépasser le clivage droite-gauche, qu’il faut arrêter avec les lignes rouges. C’est un homme de compromis. Il pense que le but n’est pas de promettre la lune mais d’essayer d’obtenir le plus possible en fonction des majorités qu’on peut former », explique Daniel Cohn-Bendit, ancien adjoint au maire de Francfort (1989-1997), qui le connaît bien.

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En 2008, déjà, Tarek Al-Wazir avait failli entrer dans l’exécutif régional au sein d’une coalition dirigée par le SPD. Cela n’avait pas abouti. Cinq ans plus tard, il a décroché son premier poste de ministre, chargé de l’environnement et des transports, mais cette fois en faisant alliance avec la CDU. Que fera-t-il dans les prochains jours ? Une alliance dite « rot-rot-grüne » (rouge rouge-verte) avec les sociaux-démocrates et le parti de gauche radicale Die Linke ? Un nouveau tandem avec les conservateurs, voire une constellation dite « jamaïquaine » élargie aux libéraux du FDP, comme celle qui faillit voir le jour à Berlin après les législatives de 2017 ?
Tout est ouvert, répond celui qui se vante d’avoir inventé, pour mieux le combattre, le concept d’« Ausschliesseritis ». En français, la traduction pourrait être « exclusionnite », autrement dit la maladie qui consiste, pour un parti, à exclure a priori toute coalition avec un autre… Il veut en guérir les écologistes allemands.



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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ L’Etat prévoit des sanctions financières en cas de non-respect des obligations fixées.
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Un premier accord sur l’égalité hommes-femmes dans la fonction publique

L’Etat prévoit des sanctions financières en cas de non-respect des obligations fixées.



LE MONDE
 |    26.10.2018 à 12h10
    |

            Benoît Floc'h








                        


L’Etat a décidé de mettre la pression sur l’administration pour lutter contre les inégalités entre les femmes et les hommes dans la fonction publique. Mercredi 24 octobre au soir, Olivier Dussopt, secrétaire d’Etat auprès de Gérald Darmanin, ministre de l’action et des comptes publics, est parvenu à un accord avec les syndicats, à l’exception de Force ouvrière (FO), sur un texte qui « reprend et renforce » les dispositions du protocole d’accord de mars 2013. Le projet, aboutissement de négociations lancées en mars, doit maintenant être soumis par les syndicats à leur base avant d’être signé.
Le document, qui concernera l’ensemble des agents de la fonction publique (Etat, hôpitaux, collectivités locales), a pour objectif de « franchir un nouveau cap en matière d’égalité entre les femmes et les hommes – principe érigé “grande cause du quinquennat” par le président de la République », précise Bercy. Il est censé produire des « résultats concrets et mesurables avant 2022 ».
Et pour y parvenir, l’Etat est prêt à manier le bâton : « Afin de transformer durablement les pratiques, ajoute cette même source, cet accord s’appuie sur les dispositifs obligatoires et contraignants, pouvant donner lieu à des sanctions financières en cas de non-respect des obligations fixées, ainsi que sur des calendriers volontaristes. » Ces sanctions, dont le détail est encore à préciser, alimentera un fonds pour l’égalité professionnelle.
Les administrations devront élaborer un plan d’action avant 2020. Le protocole prévoit d’étendre et de renforcer le dispositif des nominations équilibrées pour l’encadrement supérieur, ainsi que des mesures pour résorber l’écart entre les rémunérations. Selon le ministère, le salaire net des femmes était en moyenne inférieur de 13,1 % à celui des hommes en 2015.
« De sérieuses avancées »
Le texte améliore l’accompagnement des jeunes parents. Le gouvernement s’engage à ouvrir mille places supplémentaires en crèche, soit une augmentation de 30 % de l’offre. De même, les primes et indemnités seront maintenues pendant les congés de maternité, de paternité et d’adoption. Les agents en congé parental ou en disponibilité pour raisons familiales conserveront la totalité de leurs droits à avancement. Chaque employeur public devra également mettre en place un dispositif de signalement, de traitement et de suivi des violences sexuelles et sexistes, y compris de harcèlement moral ou sexuel.
La CGT-Fonction publique, syndicat majoritaire, estime que le projet « n’est pas à la hauteur des ambitions et de ce que [ses représentants] consid[èrent] comme indispensable pour lutter contre les inégalités entre les hommes et les femmes ». Cependant, reconnaît le secrétaire général, Jean-Marc Canon, « il y a des avancées réelles, même si elles ne vont pas assez loin ». Le syndicat regrette, par exemple, que les sanctions ne soient pas suffisamment contraignantes, puisque les employeurs ne sont soumis qu’à une obligation de moyens, et non de résultats. Le syndicat se réjouit que le jour de carence soit supprimé lors d’un congé maternité, mais déplore qu’il ne soit pas supprimé pour tous les fonctionnaires.
La CFDT reconnaît également de « sérieuses avancées, même si toute une partie de [ses] attentes ne sont pas satisfaites », note Mylène Jacquot, secrétaire générale de la CFDT-Fonctions publiques. FO a refusé de participer à la réunion de mercredi : pas question de participer « à la coconstruction d’un protocole vide de sens qui ne serait qu’un faire-valoir de la politique gouvernementale ».

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Etienne Blanc, le bras droit de Laurent Wauquiez contre Gérard Collomb à Lyon

Le premier vice-président (LR) de la région Auvergne-Rhône-Alpes est candidat contre l’ancien ministre de l’intérieur aux municipales de 2020.



LE MONDE
 |    26.10.2018 à 11h33
    |

            Olivier Faye








                        



                                


                            
C’était un secret de Polichinelle, que la démission surprise de Gérard Collomb du ministère de l’intérieur a contribué à éventer plus tôt que prévu. Etienne Blanc, premier vice-président (Les Républicains) de la région Auvergne-Rhône-Alpes, a officialisé, jeudi 25 octobre, dans un entretien au Figaro, sa candidature à Lyon pour les élections municipales de 2020. Le retour de M. Collomb dans le fauteuil de maire de la ville, le 5 novembre, prévu dans l’optique de préparer ce scrutin, a incité la droite locale à accélérer son calendrier. « Cette situation nouvelle appelle le lancement immédiat et sans délai de ces élections », estime Etienne Blanc auprès du Monde.
Cela fait maintenant dix-sept ans que la droite lyonnaise, qui a occupé la mairie dans les années 1990 avec Michel Noir (RPR) puis Raymond Barre (UDF), est orpheline du pouvoir. Dix-sept ans que Gérard Collomb préside sans coup férir aux destinées de la cité des Gaules avec une politique qualifiée par ses propres adversaires de « centriste », que ce soit sous l’étiquette, hier, du Parti socialiste, et, aujourd’hui, de La République en marche (LRM).
« Lui c’est lui, moi c’est moi »
« C’est une ville de centre droit mais Collomb arrivait à faire le lien entre la gauche et le centre droit, reconnaît Alexandre Vincendet, président de la fédération LR du Rhône. Néanmoins, nous arrivons à la fin d’un cycle. Etienne Blanc peut en ouvrir un nouveau. » « Gérard Collomb est en rupture avec les socialistes, avec les centristes, avec LRM d’une certaine manière… Il n’a plus que sa personne », appuie M. Blanc, 64 ans. Qui va trouver de la concurrence sur sa route puisque le maire (divers droite) du 6e arrondissement de Lyon, Pascal Blache, a lui aussi déclaré sa candidature, jeudi. « Blanc est sur une ligne très droitière, il y a un espace entre lui et Collomb », veut-on croire dans l’entourage de M. Blache.
A Lyon, l’ancien...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ L’exécutif a mis son veto à une augmentation de 10 % en 2019. Avec la révision constitutionnelle, le nombre de conseillers sera réduit de 233 à 155.
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Le président du Conseil économique, social et environnemental réclame plus de budget

L’exécutif a mis son veto à une augmentation de 10 % en 2019. Avec la révision constitutionnelle, le nombre de conseillers sera réduit de 233 à 155.



LE MONDE
 |    26.10.2018 à 11h18
 • Mis à jour le
26.10.2018 à 11h19
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            Michel Noblecourt








                        



                                


                            
D’ordinaire plutôt placide, Patrick Bernasconi a piqué un coup de sang. Pour le président du Conseil économique, social et environnemental (CESE), la transformation de son assemblée en Chambre de la société civile, prévue par la révision constitutionnelle voulue par Emmanuel Macron, ne sera pas jouable sans une augmentation de ses moyens et de son budget.
Dès le départ, M. Bernasconi a soutenu ce qu’il a qualifié, dans un entretien au Monde le 25 juin, d’« énorme changement et même [de] véritable révolution ». La réforme devrait permettre au CESE, souvent inaudible, d’avoir une visibilité plus forte en étant consulté systématiquement avant chaque projet de loi économique, social et environnemental. Lieu de débats publics, la future chambre sera aussi le réceptacle des pétitions citoyennes. Mais son nombre de conseillers sera réduit, passant de 233 à 155.

En juin, avant que la révision constitutionnelle soit reportée à cause de l’affaire Benalla – elle sera débattue à partir de janvier 2019 –, M. Bernasconi avait vu dans la baisse du nombre de membres « un sujet de préoccupation » et il avait prévenu : « On ne pourra donc pas fonctionner avec le même budget qu’aujourd’hui. »
Dans les discussions qui ont suivi, M. Bernasconi avait obtenu l’accord de la direction du budget afin que l’enveloppe de ses crédits annuels soit augmentée en 2019 de 10 %, soit 44 millions d’euros au lieu de 40 millions. Mais l’exécutif a mis son veto. Le président du CESE n’incrimine personne. Mais, dans son entourage, certains voient les mains de Bruno Le Maire et de Gérald Darmanin, tous deux venus d’une droite peu attachée au rôle de la société civile et des corps intermédiaires.
« Une caisse de résonance nouvelle »
« Comment être au rendez-vous de la réforme sans aucun moyen complémentaire ?, a lancé M. Bernasconi, mardi 23 octobre en assemblée plénière. Comment prévoir une augmentation de la production...




                        

                        

