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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ Du 5 au 10 novembre, Shanghaï accueille un Salon destiné à favoriser les importations chinoises. Au total, 2 800 entreprises venues de 130 pays seront présentes et c’est le président Xi Jinping en personne qui inaugurera la China International Import Expo.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤                 En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   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Au total, 2 800 entreprises venues de 130 pays seront présentes et c’est le président Xi Jinping en personne qui inaugurera la China International Import Expo.     Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail          C’est une première, et la Chine fait tout pour qu’elle soit grandiose. Du 5 au 10 novembre, Shanghaï accueillera la première China International Import Expo (CIIE). Uan salon non pas pour exporter, comme c’est généralement le cas, mais, au contraire, pour favoriser les importations. Pour accueillir des centaines de milliers de visiteurs, la ville a réparé ses routes, enterré des lignes électriques et rénové entièrement des dizaines de quartiers. Comme lors de chaque grand événement politique en Chine, les usines de la région ont été priées de se mettre en vacances trois jours avant l’inauguration, pour assurer un ciel sans pollution.          Qualifiée d’« usine du monde » au tournant du siècle, la Chine entend rappeler que, si elle est, depuis 2009, le premier exportateur mondial, elle est également le deuxième acheteur au monde. Elle importe certes moins que les Etats-Unis mais autant que l’Allemagne et le Japon réunis. « La Chine est le premier marché à l’exportation pour l’aéronautique et le soja américains et le deuxième pour l’automobile, les circuits intégrés et le coton américain », rappelle le Livre blanc que la Chine a publié, en septembre, sur le différend qui l’oppose aux Etats-Unis.                       Taxes et importations Chine Etats-Unis Le Monde             Au moment où le président américain, Donald Trump, accuse Pékin de pratiques commerciales déloyales et où certains dénoncent le caractère « néocolonial » des « nouvelles routes de la soie », cette foire aux importations constitue évidemment un événement autant politique que commercial.                  ;       — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? Se connecter   S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     Soutenir le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante de plus de 400 journalistes.    Participer à des événements artistiques et culturels toute l'année et partout en France.    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Apple, otage de la guerre économique sino-américaine

Le géant de la technologie américaine est jusqu’ici épargné par la Chine, où sa production assure de nombreux emplois.



LE MONDE ECONOMIE
 |    28.10.2018 à 16h15
    |

            Simon Leplâtre (Shanghaï, correspondance)








                        



                                


                            
Donald Trump a fait de l’entreprise l’une de ses cibles préférées : Apple, le géant américain des technologies, est accusé par le président américain de produire en Chine, contribuant au déficit commercial des Etats-Unis. La Chine est en effet essentielle dans l’écosystème d’Apple. C’est dans ce pays que sont assemblés ses produits, et le marché chinois assure aussi près de 20 % de ses ventes sur les trois premiers trimestres 2018. Apple, marque symbolique du succès technologique américain et du made in China, risque-t-elle d’être prise entre les deux feux de la guerre économique sino-américaine ?
La petite phrase inscrite au dos des iPhone et Macbook résume la chaîne d’approvisionnement de nombre de grandes marques américaines : les produits Apple sont « designed by Apple in California, assembled in China ». Mis au point par les ingénieurs d’Apple dans la Silicon Valley, les produits sont construits sur les chaînes de montage de sous-traitants chinois, au premier rang desquels le taïwanais Foxconn, premier employeur privé en Chine. Quand ils sont envoyés aux Etats-Unis, les produits sont facturés à prix d’usine, environ 400 dollars (350 euros) pour un iPhone X, estime l’entreprise américaine d’information économique IHS Markit. C’est cette somme qui entre dans le compte du déficit commercial américain. Résultat, avec les méthodes de calcul actuelles, Apple contribue à hauteur de 4,4 % au déficit commercial américain avec la Chine pour 2017.
A l’inverse, les iPhone vendus en Chine ne sont pas comptabilisés comme des exportations américaines en Chine. Apple est pourtant en tête du classement des entreprises américaines qui vendent le plus à la Chine. En 2017, Apple a gagné 44,7 milliards de dollars en « Chine élargie » (Greater China, soit la Chine continentale, Hongkong et Taïwan), loin devant les deuxième et troisième du classement, Intel et Qualcomm, qui ont réalisé environ 14 milliards de dollars de chiffre d’affaires dans...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Seize entreprises insulaires, qui relèvent toutes du secteur alimentaires, seront présentes à la China International Export Expo pour tenter de convaincre les acheteurs chinois.
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Quand la Corse a rendez-vous avec Shanghaï

Seize entreprises insulaires, qui relèvent toutes du secteur alimentaires, seront présentes à la China International Export Expo pour tenter de convaincre les acheteurs chinois.



LE MONDE ECONOMIE
 |    28.10.2018 à 16h15
    |

                            Antoine Albertini (Bastia, correspondant)








                        



                                


                            
La bière à la châtaigne et les canistrelli, biscuits traditionnels corses, peuvent-ils obtenir les faveurs des gourmets chinois ? Du 5 au 11 novembre, seize entreprises insulaires essaieront d’en convaincre les 15 000 acheteurs présents à la China International Import Expo (CIIE) de Shanghaï. Eaux minérales et bière, charcuteries, coopératives viticoles, toutes relèvent du secteur agroalimentaire, qui représente à lui seul le quart du commerce extérieur de l’île. Toutes espèrent aussi bénéficier de la baisse des taxes sur les produits importés décidée en 2017 par le gouvernement chinois afin de favoriser la consommation locale et donner des gages d’ouverture aux entreprises étrangères, qui peinent à investir durablement ce marché.
Car le montant des exportations de l’île a beau avoir doublé en 2017, pour atteindre 137 millions d’euros, il reste extrêmement faible, 150 fois inférieur à celui que réalisent les départements de la façade sud-est de la France.
« Les retombées ne seront pas immédiates mais nous poursuivons une stratégie du pied dans la porte », explique Pierre Orsini, vice-président de la chambre de commerce et d’industrie de la Haute-Corse et organisateur du déplacement. Si ce dernier ne jure que par l’export, c’est qu’il a très tôt éprouvé les limites d’un marché local étroit et d’un tissu entrepreneurial constitué à 90 % de TPE. Il y a près de quinze ans, lorsque Leroy-Merlin installe une succursale près des établissements Orsini, l’enseigne familiale fondée par son père et spécialisée dans les accessoires de salles de bains, il se retrouve « contraint d’innover » et se tourne vers Internet. Aujourd’hui, son site masalledebains.com réalise 80 % de son chiffre d’affaires (10 millions d’euros) hors de l’île. « C’est tout l’enjeu de notre participation à des salons comme la CIIE : montrer aux générations nouvelles qu’il existe des marchés de niche friands de savoir-faire. »
« Nous poursuivons une stratégie du...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Dans ce site de l’Essonne, créé par un cabinet international de conseil en partenariat avec CentraleSupélec, les aspirants ingénieurs peuvent s’immerger dans le monde de l’industrie du futur.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

A Saclay, une usine-école permet de se frotter à l’industrie 4.0

Dans ce site de l’Essonne, créé par un cabinet international de conseil en partenariat avec CentraleSupélec, les aspirants ingénieurs peuvent s’immerger dans le monde de l’industrie du futur.



LE MONDE
 |    28.10.2018 à 11h30
    |

                            Alice Raybaud








                        



   


Bien sûr, en deux années d’ingénierie informatique à CentraleSupélec, Arthur Caillaud avait déjà eu l’occasion de travailler sur des projets concrets. Mais jamais il n’avait jusque-là dû baisser son écran d’ordinateur pour descendre dans l’arène, au plus près des machines et de la chaîne de production qu’il est chargé d’optimiser par un travail de codage.

« Le Monde » organise son Salon des grandes écoles les 10 et 11 novembre
La 13e édition du Salon des grandes écoles (SaGE) aura lieu samedi 10 et dimanche 11 novembre à Paris, aux Docks, Cité de la mode et du design (13e arrondissement), de 10 heures à 18 heures.
Plus de cent cinquante écoles de commerce, d’ingénieurs, IAE, IEP, écoles spécialisées et prépas y seront représentées, permettant d’échanger sur les différents programmes et leur accessibilité (post-bac, post-prépa ou après un bac + 2, + 3 ou + 4). Lycéens, étudiants et parents pourront également assister à des conférences thématiques animées par des journalistes du Monde Campus. Une équipe de vingt « coachs » pourra également conseiller lycéens, étudiants et parents pour définir leur projet d’orientation, préparer les concours ou rédiger leur CV.
L’entrée en sera gratuite, la préinscription en ligne est conseillée pour accéder plus rapidement au Salon. Liste des exposants et informations pratiques sont à retrouver sur le site Internet du SaGE.


Entre l’usine et l’école, les murs sont tombés à l’Innovation Center for Operations (ICO) de Saclay, dans l’Essonne. Ce centre, lancé en septembre 2016 par un cabinet international de conseil, le Boston Consulting Group (BCG), accueille chaque année près de 120 étudiants en école d’ingénieurs pour qu’ils puissent se frotter aux technologies de l’industrie du futur. Mais les machines ne s’arrêtent pas de tourner quand les étudiants ont quitté ce site, qui s’étend sur 1 200 m2. Une vingtaine de salariés font tourner tous les jours les deux lignes de production, optimisées par des technologies de pointe.
Connectivité et data sont les maîtres mots de cette usine où sont fabriqués scooters, sèche-linge et bonbons – des produits non commercialisés. Car avant d’être un lieu de formation l’ICO est surtout une des vitrines du BCG en France. Ses clients, de grands industriels internationaux mais aussi quelques entreprises alentour, petites et moyennes, de tailles intermédiaires (PME, ETI, etc.), y défilent pour se faire une idée des technologies qui pourraient améliorer la performance de leur usine.

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Terrain de jeu pour ingénieurs en herbe
Robots autonomes, impression 3D, réalité augmentée, cybersécurité ou encore big data, chacun pioche ce dont il a besoin dans cette usine aussi vraie que nature. Alors, forcément, l’ICO est un formidable terrain de jeu pour les ingénieurs en herbe. « L’usine 4.0 intègre beaucoup de dimensions de l’ingénierie, indique Renaud Monnet, directeur du Digital Institute à CentraleSupélec, école d’ingénieur partenaire de l’ICO. La confrontation au terrain est indispensable pour que l’étudiant puisse appréhender la complexité d’une usine du futur. »
Au sein du programme « Digital Tech Year », dont les élèves se saisissent pendant leur année de césure, et au cours duquel ils doivent réaliser trois projets en entreprise, Renaud Monnet encourage chaque année entre quatre et dix étudiants à se rendre pendant quelques mois à l’ICO. C’est grâce à ce programme qu’Arthur Caillaud a pu travailler, pendant deux mois, sur les machines du site, dans l’odeur de sirop chauffé de la ligne de production de bonbons.
Avec son binôme – un autre étudiant de CentraleSupélec –, ils se voient confier un cas à résoudre par le BCG : gérer les bonbons qui restent collés lors de l’opération de démoulage. Pour les analyser, les deux apprentis ingénieurs installent sur la chaîne une caméra qui les photographie. Lorsqu’un ou plusieurs bonbons collés sont détectés, une application en informe un opérateur qui peut intervenir.
« Auparavant, l’ouvrier restait en bout de chaîne pour observer. Désormais, il pourra vaquer à d’autres occupations », indique l’étudiant de 22 ans. De ces deux mois, il ressort fort d’une expérience des rapports avec un cabinet de conseil (le BCG) et, surtout, d’avoir pu « mettre la main à la pâte ».
Confronter les étudiants au réel
Se rendre dans l’usine, comprendre les attentes des ouvriers, modifier son application en conséquence : une véritable confrontation au terrain qui manque souvent à la formation des jeunes ingénieurs, selon Moundir Rachidi, fondateur et directeur de l’ICO. « Ce qui est inquiétant c’est que, avec la favorisation de l’enseignement théorique en France, les étudiants n’ont souvent pas même un début de vision de la réalité du terrain ; ils sont en complète découverte quand ils arrivent », pointe-t-il.
Un constat que Renaud Monnet entend nuancer : « A l’ICO, les étudiants ont un contact inédit avec une infrastructure physique. Mais ils sont encouragés à se plonger dans le monde réel tout au long de leur cursus à CentraleSupélec. » La preuve en est, selon lui, dans ce cursus lancé en 2018 où la moitié du temps de formation est, dès la première année, consacrée à la résolution de cas concrets dans des entreprises.
Le modèle de l’ICO est voué à être répliqué, sous la préconisation d’un rapport de l’Institut Montaigne, rédigé en collaboration avec le BCG. En septembre, le premier ministre, Edouard Philippe, a annoncé le lancement en région d’une vingtaine de centres de ce type, où tous les acteurs d’un territoire (PME, ETI, universités, etc.) seront mis en relation pour penser et déployer l’industrie 4.0. « Cela dépasse l’enjeu de la formation : ces centres sont un levier essentiel de la réindustrialisation, assure M. Rachidi. Mais pour que ce levier soit activé, il faut des forces vives avec des compétences adaptées et donc il faut les former. » 
Le BCG poursuit cet engagement dans dix usines-écoles dans le monde (Chine, Etats-Unis, Allemagne, etc.), dont une deuxième en France, à Strasbourg. Le cabinet s’est associé en mai avec l’université alsacienne Unistra pour apporter son expertise au centre European Aseptic and Sterile Environment (EASE), conçu comme un véritable centre industriel pharmaceutique de 4 300 m². Et l’ambition du groupe de Boston ne s’arrête pas là, en termes de formation. Prochaine étape : transformer ces usines-écoles en centres d’incubation de start-up, portés par les étudiants eux-mêmes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Très convoités par les écoles de commerce, les enseignants-chercheurs de rang mondial font le grand écart entre travaux personnels, heures de cours et interventions scientifiques et médiatiques.
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Les écoles de commerce se disputent les gloires de la recherche

Très convoités par les écoles de commerce, les enseignants-chercheurs de rang mondial font le grand écart entre travaux personnels, heures de cours et interventions scientifiques et médiatiques.



LE MONDE
 |    28.10.2018 à 08h30
    |

            Soazig Le Nevé








                        



   


Ce sont les Ferrari des écoles de commerce. Des profs qui publient dans des revues internationales, accumulant les « étoiles » et les interventions dans les colloques les plus prestigieux. « En école de commerce, nous avons une obligation de publication d’un article classé CNRS tous les deux-trois ans », explique Thomas Porcher, docteur en économie, professeur associé d’économie à la Paris School of Business (PSB) et figure des économistes de gauche. « Si vous ne publiez pas, on vous donne des heures sup de cours. Moi je fais 160 heures par an, soit quasiment autant qu’un maître de conférences. Mais si j’ai une très bonne publication, on peut abaisser mon service à 120 heures », détaille-t-il.

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Très organisé, Thomas Porcher fait cours le lundi et le mardi et consacre le reste de la semaine à ses recherches, ses essais et ses passages dans les médias, notamment dans l’émission « C dans l’air », diffusée sur France 5. « Je suis un économiste qui participe au débat public », justifie celui que le classement du collectif RePec (Research Papers in Economics) classe 38e sur les 1 068 économistes les plus suivis sur Twitter.
« J’ai le sentiment de servir un peu de caution. » Frédéric Encel, professeur à la Paris Business School
Docteur en géopolitique, maître de conférences à Sciences Po et professeur de relations internationales à la PSB, Frédéric Encel, spécialiste du conflit israélo-palestinien, fréquente lui aussi assidûment les plateaux télé. Et ce, en sus de ses 200 heures de cours. « Je suis à plein temps. J’ai trois amphis de 1re année, un semestre en 3e année, j’encadre des doctorants… Que je sois dans un amphi de 300 personnes ou devant 1 million de téléspectateurs, je considère que je fais un seul et même métier : transmettre un savoir », fait valoir le professeur, figure de proue de la business school parisienne. Celle-ci ne fait pas partie du top 5, mais « voir que j’y enseigne, cela rassure les parents des étudiants ! J’ai le sentiment de servir un peu de caution », confie Frédéric Encel.
« Mercato délirant »
Il y a trente ans, les professeurs en école de commerce étaient majoritairement des professionnels qui venaient donner des cours fondés sur leur expérience. « Sous la pression des classements internationaux et d’un modèle imposé par les universités américaines, l’enseignant est devenu chercheur de haut niveau et les écoles de commerce ont essayé de suivre le mouvement », raconte Lionel Martellini, professeur de finance et directeur de l’Edhec Risk Institute, qui s’assigne pour objectif de produire des recherches « utiles socialement ».
« Un mercato totalement délirant s’est alors ouvert, où les business schools cherchent à recruter à prix d’or des professeurs qui sont chercheurs », constate-t-il. Sauf qu’aucune école française ne peut se permettre de rivaliser avec les universités américaines en termes de volume de publications. « Tout est question de taille, et en France les établissements sont bien trop modestes », soupire Lionel Martellini.
Recruter des profs vedettes – et parlant le français – n’est pas chose aisée pour les écoles de commerce de l’Hexagone, confirme Islam Gazi, professeur d’administration des entreprises à Grenoble EM : « Elles rémunèrent largement moins bien que les universités étrangères, avec environ 50 000 euros par an en début de carrière, contre plus du double à l’international. Aux Etats-Unis, une vedette de la recherche peut même toucher entre 300 000 et 400 000 dollars par an. »
Mercenaires
Pour tenter d’exister sur la scène mondiale, certaines écoles en viennent à se moquer du contenu de la recherche des enseignants qu’elles recrutent. « Seule compte la quantité d’articles publiés pour augmenter le nombre d’étoiles dans les classements. C’est le “publish or perish” ! », souligne Jérôme Barthélemy, professeur de management à l’Essec. La tendance est à la scission des activités de recherche et d’enseignement, « un véritable dévoiement », selon lui. « Vivre comme une star mercenaire qui passe d’un colloque international à l’autre, ce n’est pas la référence pour moi. Et éviter l’enseignement, ce n’est pas non plus ma philosophie », tranche Jérôme Barthélemy.
« C’est finalement ce qui me prend le plus de temps : je présente parfois la recherche menée à l’école aux grands patrons ou aux alumni de l’école. » Anne-Laure Sellier, professeure à HEC
Les chercheurs de haut niveau sont pris en étau, estime Anne-Laure Sellier, professeure de marketing à HEC, après avoir enseigné à la London Business school, à la Stern Business School de New York et à la Columbia Business School. « Notre statut d’enseignants-chercheurs est accompagné d’une “charge d’enseignement”, et ce mot est lourd de sens : l’enseignement m’empêche de faire de la recherche, confie-t-elle. Pour autant, j’aime beaucoup mes étudiants et ils me manqueraient si je ne les voyais plus ! »
Ses 90 heures de cours par an, Anne-Laure Sellier les dispense sur un mois et demi, pour mieux se consacrer au reste ensuite. Notamment au « service de l’institution » qu’est HEC. « C’est finalement ce qui me prend le plus de temps : je présente parfois la recherche menée à l’école aux grands patrons ou aux alumni de l’école. Ces présentations requièrent des heures de préparation, affirme-t-elle. Le moment est capital car il peut mener à des fonds de recherche ; c’est un peu notre levée de fonds à nous. » Un financement privé plus qu’impérieux pour que les écoles de commerce ne disparaissent pas du jeu international de la recherche.

« Le Monde » organise son Salon des grandes écoles les 10 et 11 novembre
La 13e édition du Salon des grandes écoles (SaGE) aura lieu samedi 10 et dimanche 11 novembre à Paris, aux Docks, Cité de la mode et du design (13e arrondissement), de 10 heures à 18 heures.
Plus de cent cinquante écoles de commerce, d’ingénieurs, IAE, IEP, écoles spécialisées et prépas y seront représentées, permettant d’échanger sur les différents programmes et leur accessibilité (post-bac, post-prépa ou après un bac + 2, + 3 ou + 4). Lycéens, étudiants et parents pourront également assister à des conférences thématiques animées par des journalistes du Monde Campus. Une équipe de vingt « coachs » pourra également conseiller lycéens, étudiants et parents pour définir leur projet d’orientation, préparer les concours ou rédiger leur CV.
L’entrée en sera gratuite, la préinscription en ligne est conseillée pour accéder plus rapidement au Salon. Liste des exposants et informations pratiques sont à retrouver sur le site Internet du SaGE.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ Dans le cadre d’un Article 38, la rente n’est versée qu’au bénéficiaire ou, à défaut, à son conjoint. Quid dans le cas d’un couple divorcé ? Il est possible d’en faire bénéficier ses enfants, sous certaines conditions, répondent les experts de Cyrus Conseil à une lectrice.
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Epargne retraite : « Opter pour une rente viagère avec annuités garanties »

Dans le cadre d’un Article 38, la rente n’est versée qu’au bénéficiaire ou, à défaut, à son conjoint. Quid dans le cas d’un couple divorcé ? Il est possible d’en faire bénéficier ses enfants, sous certaines conditions, répondent les experts de Cyrus Conseil à une lectrice.



LE MONDE ARGENT
 |    28.10.2018 à 06h00
    |

            Joël Morio (avec la société Cyrus Conseil)








                        



   


Question de lecteur. L’application de l’Article 83, contrat d’épargne retraite parfois mis en place au sein des entreprises, est mal connue.
Je suis détentrice d’un contrat individuel de retraite – Article 83, de Suravenir. Mon contrat étant arrivé à son terme, ai-je une autre option que la conversion en rente viagère ? Par ailleurs, Suravenir prétend que l’on ne peut demander de réversion qu’en cas de décès, vers son conjoint. Etant divorcée, m’est-il possible de désigner comme bénéficiaire l’un de mes enfants, idéalement mes deux enfants ?
Article 83 est un contrat dont le terme ne se dénoue qu’en rente viagère. Sauf si le montant de la rente est inférieur à 480 euros par an : la compagnie vous versera alors le capital. Quant à la réversion, elle ne se fait qu’au profit du conjoint marié. Si vous souhaitez qu’à votre décès vos enfants perçoivent votre rente, vous pouvez peut-être opter pour une rente viagère avec annuités garanties. Par exemple, avec des annuités garanties pendant quinze ans, si votre décès intervient au bout de cinq ans après la mise en rente du contrat, vos enfants percevront la rente pendant encore dix ans. Si vous mourez au bout de vingt ans, ils ne percevront aucune rente. Rapprochez-vous de la compagnie afin de connaître toutes les options du contrat.
Envoyez vos questions à argent@lemonde.fr et suivez-nous sur Twitter @lemondeargent



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Dans le « JDD », Gérald Darmanin met en avant des résultats positifs. Dans « Le Parisien », Bruno Le Maire annonce qu’il veut partager le financement de la prime à la conversion.
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Article sélectionné dans La Matinale du 27/10/2018
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Critiques sur le pouvoir d’achat : Le Maire et Darmanin défendent la politique du gouvernement

Dans le « JDD », Gérald Darmanin met en avant des résultats positifs. Dans « Le Parisien », Bruno Le Maire annonce qu’il veut partager le financement de la prime à la conversion.



LE MONDE
 |    28.10.2018 à 02h37
 • Mis à jour le
28.10.2018 à 08h03
   





                        



   


Opération communication de la part de Bercy, dimanche 28 octobre, pour rassurer sur les mesures du gouvernement. Alors que le ministre des comptes publics, Gérald Darmanin, a vanté les résultats des actions pour le pouvoir d’achat des Français dans un entretien en « une » du Journal du Dimanche, le ministre de l’économie et des finances, Bruno Le Maire, a défendu dans Le Parisien la fiscalité écologique du gouvernement.
« Le contraire du gouvernement des riches », selon Darmanin
« C’est l’heure de la preuve – la preuve que nous tenons nos promesses », a assuré Gérald Darmanin dans l’entretien au JDD, en égrainant les mesures prises et que les « Français vont pouvoir constater de visu » en octobre sur leurs feuilles de paie et comptes en banque. Baisse de la taxe d’habitation pour 17 millions de contribuables, disparition des cotisations chômage et maladie pour les salariés, hausse de certaines allocations et minimum vieillesse : « notre politique profite à tous les Français, particulièrement aux classes moyennes », a insisté le ministre.
Selon un sondage IFOP réalisé pour le Journal du Dimanche, 72 % des Français estiment que leur pouvoir d’achat a « plutôt diminué » depuis la dernière élection présidentielle. Et 84 % pensent que la politique du gouvernement ne permettra pas de l’améliorer d’ici à la fin du quinquennat. La hausse des prix des carburants, l’augmentation de la CSG (contribution sociale génaralisée), ou encore la baisse de la taxe d’habitation atténuée par une hausse des taux de taxation décidée par certaines communes, semblent avoir douché de nombreux Français.
« Nous n’avons jamais perdu de vue que si le pouvoir d’achat est une priorité – en particulier pour ceux qui travaillent –, le rétablissement des comptes publics en est une autre, a défendu M. Darmanin. Nous assumons d’avoir baissé en priorité les impôts des plus modestes qui travaillent. C’est le contraire du gouvernement des riches, non ? »

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Par ailleurs, le gouvernement va mettre en place une mesure d’échanges en amont entre l’administration fiscale et les entreprises pour alléger les contrôles fiscaux, a annoncé M. Darmanin. A l’issue de ces échanges, des « garanties fiscales » seront délivrées aux entreprises et « opposables en cas de contrôle ultérieur », a-t-il détaillé. Les régions Ile-de-France et Rhône-Alpes-Auvergne expérimenteront ce dispositif à partir du 1er janvier 2019.
Le Maire défend la fiscalité écologique
De son côté, le ministre de l’économie Bruno Le Maire a fait la promotion de la fiscalité écologique du gouvernement, au travers de la prime à la conversion versée pour l’achat d’une voiture plus propre. « Avec [le ministre de l’écologie] François de Rugy, nous demanderons demain [lundi] aux constructeurs automobiles de participer [au financement de] la prime à la conversion », a-t-il déclaré au Parisien.

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Cette mesure est présentée par le gouvernement comme un moyen de compenser la hausse de la fiscalité sur les carburants, en particulier le diesel, en aidant les automobilistes à échanger leurs vieux véhicules polluants contre des voitures plus propres. Elle a d’ailleurs dépassé cette année l’objectif affiché de 100 000 primes attribuées, puisque environ 250 000 primes devraient être versées en 2018. La hausse des prix des carburants « est d’abord liée à la hausse des prix du pétrole », a encore défendu M. Le Maire. « Sur les 20 centimes d’augmentation du litre d’essence depuis un an, plus de 16 centimes résultent de l’augmentation du prix du baril », a-t-il assuré.

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En revanche, le ministre a rejeté l’idée de la création d’un chèque carburant, proposée par certains députés de la majorité pour aider les ménages des zones rurales et périurbaines, en cas de forte hausse prolongée des prix à la pompe. « C’est une solution à court terme qui contribuerait au réchauffement climatique ! »
Dans cet entretien, il a également tenté de rassurer les Français en assurant que le gouvernement serait « très vigilant » à ce que les mutuelles n’augmentent pas leurs tarifs pour compenser la mise en place du « reste à charge zéro » sur certaines lunettes, prothèses dentaires et auditives. « Le gouvernement prendra les mesures nécessaires » si elles le font, a-t-il prévenu.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ A l’occasion du test de « Red Dead Redemption 2 », le chercheur en études cinématographiques Alexis Blanchet a répondu en direct à vos questions sur les liens entre jeux vidéo et cinéma.
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« Rockstar restitue le cinéma hollywoodien sous une forme autant narrative que spatiale »

A l’occasion du test de « Red Dead Redemption 2 », le chercheur en études cinématographiques Alexis Blanchet a répondu en direct à vos questions sur les liens entre jeux vidéo et cinéma.



LE MONDE
 |    27.10.2018 à 19h04
    |

            William Audureau et 
Corentin Lamy








                        



   


Pixels a testé en direct durant dix heures Red Dead Redemption 2 (RDR2), la superproduction de Rockstar sortie le 26 octobre sur PlayStation 4 et Xbox One. Alexis Blanchet, maître de conférences en études cinématographiques et auteur de Des pixels à Hollywood répond aux questions sur ce jeu inspiré de la thématique des westerns.
Jean-Poire : S’il n’y avait pas cette skin cowboy, aurait-on l’idée de comparer ce jeu à un western ? Dans la grammaire, dans l’intensité, dans les missions, on a l’impression que ça n’a finalement pas grand-chose avec une expérience cinématographique de genre…
Alexis Blanchet : Probablement que la dimension diluée de l’expérience de RDR2 (on va et vient, on se perd, on digresse…) ne lui permet pas tel que nous y jouons ici d’atteindre la densité narrative d’un western ou plus généralement d’un film de genre d’action. J’entends autour de moi, ici à Pixels, des références à Skyrim, Breath of the Wild, Assassin’s Creed Odyssey, mais peu à Call of Juarez, Outlaws, Mad Dog McCree. Le genre vidéoludique (bac à sable, monde ouvert, « GTA-like »…) l’emporte en fait très largement sur le référent thématique, le genre cinématographique western, duquel RDR2 tire sa substance sémantique (les cow-boys, les grands espaces, le saloon, les attaques de train ou de diligence…).
Joe : Que pensez-vous de la caméra dite cinématique et en général de la place de la caméra dans les phases de jeu (interactives) et celles de vidéo (non interactives, ici avec les bandes noires qui coupent le cadre 16:9 en faux cinémascope) ?
Je l’observe depuis le début de la session et elle me donne un drôle de sentiment. Ce que j’observe, c’est qu’elle produit une vue latérale très « aplatissante » qui part à 90° de la vue à la 3ème personne de la séquence interactive quittée, ce qui donnerait presque au jeu l’esthétique de ces productions 2,5D des années 2000 (Lost Windsur Wii qui me revient là en tête). La cinematic camera semble devoir négocier entre une forme « cinématographique » de mise en scène et une appréhension suffisante de l’espace de jeu pour diriger l’avatar en mode relatif caméra. Evidemment, cela limite les possibilités et exclut des échelles de plan absentes du jeu vidéo comme le plan rapproché, le gros plan et le très gros plan.
al : Quelle peut être l’influence d’un jeu vidéo comme celui-ci sur la réalisation de futurs films de western ?
Certains ont relevé l’influence qu’aurait eu le premier opus sur la série WestWorld. Il faudra à mon avis être attentif à l’utilisation d’un motif visuel très présent dans la partie : la vue à la troisième personne en plan moyen de demi-ensemble [avec des héros au premier plan et de vastes paysages en arrière-plan] et des mouvements d’appareil qui au travelling avant combinent les effets d’ajustement de la caméra par le stick droit. Ce serait alors sans conteste une citation du jeu et de l’intervention du joueur sur la matière visuelle. Evidemment, ce serait un choix fort qui irait à l’encontre d’un cadrage cinématographique soigné et maîtrisé. Donc particulièrement signifiant.

Serge Karamazov : L’histoire du cinéma montre que les réalisateurs ont su développer une nouvelle grammaire, au fil des expérimentations, pour raconter des choses : travelling compensé (Hitchcock), regard à la caméra (Godard), présence organique du hors-champ (Shyamalan)… Dans le jeu vidéo, avez-vous vu récemment de nouvelles façons originales, propre au médium, de raconter une histoire qui ne seraient pas possibles au cinéma ?
Vaste question que ma réponse ne fera que survoler. Passage de Jason Rohrer est souvent présenté comme une forme de récit propre au jeu vidéo. Allez vous faire un avis, une partie dure cinq minutes pas une seconde de plus.
Les récits arborescents sont une potentialité offerte par les jeux vidéo et utilisée depuis longtemps d’ouvrir les possibilités du récit. Les logiques procédurales permettent de singulariser les séquences pour que chaque partie et chaque expérience du récit se différencie des autres.
Sorgal : Avec ce genre de jeu, pouvons-nous maintenant parler du jeu vidéo comme du huitième art ? Les défenseurs de la télévision, j’entends d’une certaine télévision de qualité et d’expérimentation, ont déjà préempté l’appellation huitième art. Si la bande dessinée est souvent désignée comme le neuvième art, quoique pourtant antérieure à la création de la télévision, c’est l’appellation dixième qui me semble prévaloir pour le jeu vidéo.
Les acteurs à observer dans ce processus seraient les journalistes de la presse généralistes (en France, on se tournerait vers Libération, Le Monde…), la presse culturelle (Les Inrocks, Télérama), les institutions (écoles et musées), le pouvoir politique et sa valorisation du secteur comme espace de création (les décorations - Ordre des Arts et des Lettres - mais aussi les négociations avec les représentants de l’industrie qui peuvent bénéficier d’un point de vue fiscal de la reconnaissance du jeu vidéo comme « industrie créative »).
Jean-Phillipe Des Crosses : Quand des jeux vidéos cherchent à se rapprocher du cinéma (Rockstar est un bon exemple, les Metal Gear Solid aussi) est-ce qu’on est dans la référence/inspiration ou dans le complexe d’infériorité ?
Il me semble que les relations entre les deux domaines se jouent à plusieurs niveaux. Emprunter à des imaginaires de genres cinématographiques (ici le Western qui est le genre hollywoodien par excellence) permet aux développeurs de travailler sur des codes, des conventions, des imaginaires très ancrés dans l’esprit des joueuses et des joueurs et donc facilement réactivables. Le Western est typiquement un genre transmédiatique qui traverse depuis le XIXe siècle les expressions médiatiques et narratives (roman, comics, cinéma, télévision, parc d’attraction…). C’est également un genre transnational qui trouve des expressions locales comme les Western Spaghetti produits en Italie et tournés en Espagne ou les débuts de carrière d’Yves Montant qui se construit sur un répertoire francisé de chansons de cow-boys.
En termes d’expression médiatique, l’émergence des supports optiques dans les années 1990 (et même dès les années 1980) invite les studios à enrichir leurs jeux vidéo par l’insertion de séquences cinématiques ou par la programmation de moteurs graphiques qui leur impose la question du cadrage, de la mise en scène et de la « caméra » dans les jeux vidéo. Un chercheur suisse, Selim Krichane, prépare à ce propos la sortie d’un ouvrage en janvier prochain sur la notion de caméra dans les jeux vidéo.
Et puis, en effet, il y a pour les studios la tentation de se confronter à l’industrie culturelle de référence, tant en termes de puissance évocatrice, de poids économique que de glamour et de paillettes : le cinéma hollywoodien. La politique de Rockstar semble en partie se jouer dans cette relation de confrontation avec les genres cinématographiques, leur capacité à les digérer (l’expression est empruntée à Erwan Cario), à l’assimiler et à la redonner sous une forme d’expérience tant narrative que spatiale. Petite expérience de pensée : que se passera-t-il quand le studio Rockstar s’attaquera à l’autre grand genre populaire du cinéma hollywoodien, la science-fiction ? Vertige.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Les taxes et les contributions sociales sur les véhicules, qui représentent plus d’un cinquième des coûts d’utilisation, ne cessent d’augmenter, alourdissant les charges sur les flottes d’entreprise.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« Le propriétaire d’une automobile n’est pas seulement un conducteur, c’est aussi un contribuable »

Les taxes et les contributions sociales sur les véhicules, qui représentent plus d’un cinquième des coûts d’utilisation, ne cessent d’augmenter, alourdissant les charges sur les flottes d’entreprise.



LE MONDE
 |    27.10.2018 à 18h00
    |

                            Eric Gibory








                        



                                


                            

Une idée reçue veut que le carburant soit le premier poste de dépense d’une automobile. Rien n’est moins vrai. S’il demeure le plus visible, puisqu’il se rappelle au conducteur à chaque passage à la pompe, ce budget pointe (HT) après la dépréciation du véhicule, les taxes, l’entretien, l’assurance et le garage du véhicule. Selon l’Automobile club association, en 2017, sur un budget annuel de 6 063 euros TTC pour une Clio essence dont le malus est neutre, la dépréciation atteint 2 139 euros, les taxes, 1 639 euros, l’entretien, 700 euros, l’assurance, 522 euros, et le garage, 487 euros, quand le carburant ne pèse que 320 euros. « Les taxes représentent 27 % du budget automobile d’un particulier », observe l’association.
Les 4 424 euros (HT) dépensés en 2017 par le conducteur d’une Clio sont imposés à 37 % : « Le propriétaire d’une automobile n’est pas seulement un conducteur, c’est aussi un contribuable », souligne l’Automobile club association, qui constate une augmentation des taxes de 3,1 % en 2017 par rapport à 2016.
En hausse depuis 2014
Si les entreprises s’acquittent des mêmes taxes sur les carburants, les péages, les frais d’entretien, le stationnement ainsi que le malus, elles doivent également payer la taxe sur les véhicules de société (TVS), les amortissements non déductibles (AND) et les contributions sociales patronales sur les avantages en nature (AEN).
La fiscalité représente de 20 % à 30 % des coûts complets d’utilisation d’une voiture de fonction.
Chaque année, l’Observatoire du véhicule d’entreprise (OVE) évalue la totalité des coûts d’utilisation d’un véhicule d’entreprise. TVS, malus, AND et AEN, TVA sur les carburants ont été pris en compte par l’OVE, à l’exception des péages et des autres taxes sur les carburants et sur l’assurance. Sur ce périmètre, la fiscalité représente de 20 % à 30 % des coûts complets d’utilisation d’une voiture de fonction. Les calculs prennent en compte une remise de 10 %...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Retrouvez grâce à notre moteur de recherche l’ensemble des volets de la série réalisée à partir des questions des lecteurs sur le compteur Linky.
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« Linky en questions » : explorez les réponses à vos interrogations sur le compteur connecté

Retrouvez grâce à notre moteur de recherche l’ensemble des volets de la série réalisée à partir des questions des lecteurs sur le compteur Linky.



LE MONDE
 |    27.10.2018 à 11h03
 • Mis à jour le
27.10.2018 à 12h30
    |

            Anne-Aël Durand et 
Maxime Ferrer








                        


Chaque jour, 30 000 nouveaux compteurs Linky sont installés en France. Les compteurs communicants doivent être installés avant 2021 dans les 35 millions de foyers français pour remplacer progressivement les compteurs d’électricité classiques. Le gestionnaire du réseau, Enedis, assure que ce compteur permettra de mieux gérer la production, la consommation et la facturation de l’électricité.
Ce vaste chantier suscite des interrogations et des craintes de toutes sortes, que les lecteurs du Monde.fr ont été invités à exprimer par un appel à témoignages. Des centaines de questions et remarques nous sont parvenues, sur des thèmes aussi divers que les ondes émises par le boîtier, les risques de partager ses données de consommation, les craintes de surfacturation, les dysfonctionnements liés à l’installation…
Nous avons répondu à la plupart de ces thèmes dans le cadre de notre série « Linky en questions ». Le module ci-dessous permet de retrouver l’ensemble de ces articles en entrant simplement des mots-clés (CPL, facture, données, incendie…) dans la barre de recherche.



	    /* AccordÃ©on */
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        }

    /* Classes du site */
        .accordeon_dcdr .clearfix{
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        }
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        .accordeon_dcdr .lire {
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        }
        .accordeon_dcdr .tag span {
            padding: 3px 5px;
            color:#333;
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            content:"";
            background:url('//s1.lemde.fr/assets-redaction/pol/primaireagauche/quatrieme_debat_recit/echange.svg') left top no-repeat;
            background-size: 2rem;
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        }


    /* Ligne */

        .accordeon_dcdr .tab_ligne {
            transition: .2s linear all;
            clear: left;
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            @media screen and (max-width: 500px) {
                .accordeon_dcdr .tab_ligne {
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                }
            }

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 div {
            float: left;
        }

    /* Titraille */

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            display: -webkit-flex;
            display: -ms-flexbox;
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                text-align: left;
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            .accordeon_dcdr .tab_date {
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                .accordeon_dcdr .tab_texte p {
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                .accordeon_dcdr .tab_texte .tag {
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    /* DÃ©roulÃ© */

        .accordeon_dcdr .tab_deroule {
            cursor: auto;
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        .accordeon_dcdr .deplie .tab_deroule {
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        .accordeon_dcdr .urlepisode {
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            font-weight: normal;
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            @media screen and (max-width: 500px) {
                    .accordeon_dcdr .urlepisode {
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                    }
            }

        .accordeon_dcdr .tab_deroule .partage {
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    /* Chevron */

        .accordeon_dcdr .tab_chevron {
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            cursor: pointer;        
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        .accordeon_dcdr .tab_ligne:hover .tab_chevron:after {
            content:"Déplier";
            font-family: Helvetica;
            text-transform: uppercase;
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            color: #16212C;
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        .accordeon_dcdr .tab_ligne.deplie:hover .tab_chevron:after {
            content:"Replier";
        }

        .accordeon_dcdr .tab_ligne:hover .tab_chevron {
           /*  background-position: right 10px top -35px; */
        }

        .accordeon_dcdr .tab_ligne.deplie .tab_chevron {
            background-image: url('//s1.lemde.fr/assets-redaction/pol/primaireagauche/quatrieme_debat_recit/chevron2.svg');
            /* background-position: right 10px top -17.5px; */
            bottom:15px;   
            top:inherit;
        }

        .accordeon_dcdr .tab_ligne.deplie:hover .tab_chevron {
           /*  background-position: right 10px top -52.5px; */
        }

        .accordeon_dcdr .tab_chevron img {
            width: 40px;
        }

    /* Bouton */
    .navigation {
        margin:20px 0;
    }
    .navigation img {
        border: 0;
        float: right;
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        height: 10px;
    }
    .navigation button {
        background: #FFFFFF;
        border: 1px solid rgba(150,150,150,0.70);
        border-radius: 7px;
        font-family: Helvetica;
        font-size: 10px;
        color: #000000;
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        cursor: pointer;
        text-transform: uppercase;
        margin-right: 10px;
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    .navigation button:not(.disabled):hover {
            background-color: #337ab7;
            border: 1px solid #337ab7;
            color:white;
    }

    @media screen and (max-width: 500px) {
            .navigation {
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            }
    }

    .search-linky, #search-linky{
    	text-align: center;
    	font-family: Fette, Arial;
    	
    }
    .search-linky{
    	width: 100%;
    	font-size: 30px;
    	margin-bottom: 0px;
    	/*background: #CCC ;*/
    	background-color: rgba(204, 204, 204, 0.45);
    	padding:10px 0 25px 0;
    }
    #search-linky{
    	width: 80%;
    	margin: auto;
    	height: 30px;
    	font-size: 20px;
    	border-radius: 4px;
    	box-shadow: inset 0 1px 1px rgba(0,0,0,.075);
	    -webkit-transition: border-color ease-in-out .15s,-webkit-box-shadow ease-in-out .15s;
	    -o-transition: border-color ease-in-out .15s,box-shadow ease-in-out .15s;
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    }



Recherchez dans le contenu des questions





    var donnees_accordeon = [
{
"episode": "le-compteur-linky-emet-il-en-continu",
"slug": "Non mais",
"slug_couleur": "faux",
"type": "titre",
"titre": "Le compteur Linky \u00e9met-il en continu ?",
"illustration": "",
Question posée par Aurore Rodriguez« Enedis « joue » sur les mots en indiquant dans sa communication à moult reprises que le compteur Linky n'émet que quelques secondes par jour. Ils ne parlent jamais de la technologie CPL qui, elle, circule toute la journée dans le réseau électrique domestique. »Par rapport aux anciens compteurs, Linky est dit « communicant » ou « intelligent », car il peut transmettre des informations sur la consommation des foyers, et être relevé à distance. Les données transitent non pas par Wi-Fi ou par ondes hertziennes, mais par le courant porteur en ligne (CPL), c'est-à-dire par les fils de l'installation électrique.Le CPL est une technologie fréquemment utilisée depuis les années 1950, et développée dans les maisons pour les box Internet ou des usages domotiques, comme les volets roulants ou les alarmes, mais aussi dans tous les compteurs avec l'option « heures pleines-heures creuses », soit environ dix millions de foyers.Un signal à haute fréquence et de faible énergie passe, en même temps que le courant alternatif, dans le logement, et au-delà, jusqu'au concentrateur, situé dans le poste de distribution à l'extérieur de la maison. Les informations sont ensuite transmises via le réseau télécoms (GPRS) vers les sites de supervisions.En fonctionnement normal, Linky se contente de relever la consommation du foyer une fois par jour, pour une période de quelques secondes, entre minuit et 6 heures du matin. Les concentrateurs peuvent aussi interroger le compteur ponctuellement, par exemple pour détecter une panne.Mais en réalisant des mesures d'exposition en 2016, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) a repéré que des « ping » étaient aussi envoyés plus souvent, pour vérifier que le réseau n'est pas coupé. « Ces communications sont extrêmement brèves [140 millisecondes] mais assez fréquentes : entre quatre et dix par minute, quel que soit le moment de la journée. Finalement, si on ajoute le tout, ça fait un temps quotidien de communication de quelques minutes à quelques heures, explique Olivier Merckel, chef de l'unité d'évaluation des risques liés aux nouvelles technologies à l'Anses. On ne peut pas dire qu'un compteur émet en permanence, mais il le fait plus que ce qu'on imaginait au départ. » ",
"target": "accordeon_dcdr_les_mille_questions_autour_des_compteurs_linky"
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"episode": "le-niveau-dondes-emises-par-linky-est-il-eleve",
"slug": "non",
"slug_couleur": "faux",
"type": "titre",
"titre": "Le niveau d\u2019ondes \u00e9mises par Linky est-il \u00e9lev\u00e9 ?",
"illustration": "",
Question posée par Claire Doun :« Quelle quantité d'ondes [est émise] par rapport à d'autres appareils, type smartphone, Wi-Fi… ? »Le CPL et le compteur émettent des ondes électromagnétiques, comme le font de nombreux appareils électriques sous tension. Ces types d'ondes ont été classées comme « peut-être cancérogènes pour l'homme ». Mais le rapport publié en 2016 par l'Anses conclut que les niveaux relevés sont très faibles et ne présentent pas de danger.Selon des mesures réalisées par plusieurs organismes, le compteur émet un champ électrique compris entre 0,2 et 3,9 volts par mètre (V/m), loin de la limite réglementaire de 87 V/m, et un champ magnétique de 0,26 microtesla (µT), alors que le maximum autorisé est de 6,25 µT.Les comparaisons réalisées avec d'autres équipements domestiques montrent que le champ électrique du compteur Linky est cinquante fois plus faible que celui d'une plaque à induction, ou dix-sept fois plus faible que celui d'une lampe fluocompacte. Concernant le champ magnétique, à trente mètres d'un compteur, il est aussi inférieur à une plaque à induction et équivalent à celui d'une télévision cathodique. Les émissions baissent rapidement lorsque l'on s'éloigne du câble électrique. Mais elles restent supérieures à celles d'un ancien compteur qui étaient, elles, quasi nulles.",
"target": "accordeon_dcdr_les_mille_questions_autour_des_compteurs_linky"
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"episode": "existe-t-il-des-emetteurs-radio-linky-qui-exposent-a-des-ondes-supplementaires",
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"titre": "Existe-t-il des \u00e9metteurs radio Linky, qui exposent \u00e0 des ondes suppl\u00e9mentaires ?",
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Question posée par Stéphane Lhomme, militant antinucléaire et conseiller municipal de Saint-Macaire (Gironde), devenu l'une des figures de proue du mouvement anti-Linky :« Alors qu'Enedis et les promoteurs du Linky contestent la problématique des ondes en insistant sur le fait que « le Linky ne fonctionne pas en Wi-Fi », est-il vrai que, dans un second temps, des millions de Linky vont être équipés d'émetteurs Zigbee (équivalent du Wi-Fi) ? »Les émetteurs radio Linky (ERL) comme le Zigbee sont des modules supplémentaires conçus pour être rattachés aux compteurs communicants et leur donner de nouvelles fonctionnalités.L'ERL n'est pas installé par Enedis mais par les fournisseurs d'électricité. Il permet de connaître la consommation en temps réel des appareils électriques, de les piloter pour améliorer son confort – par exemple éteindre le chauffage lorsqu'on sort de chez soi et le rallumer avant de revenir – et réaliser des économies d'énergie. C'est le principe dessmartgrids.Contrairement à Linky, qui utilise le courant porteur en ligne (CPL), ce module fonctionne avec des protocoles radios standards et sécurisés, dont l'un appelé « ZigBee ». Ce système proche du Bluetooth permet d'émettre avec une faible consommation d'énergie dans un rayon d'action assez limité. Ni l'Agence nationale des fréquences (ANFR) ni l'Anses n'ont encore réalisé de mesures concernant les ERL. « Les bandes ISM et Wi-Fi sont libres ou sous autorisation générale : tout le monde peut communiquer à condition de ne pas dépasser une certaine puissance », explique au Monde Gilles Brégant, directeur général de l'ANFR.Une chose est sûre, ces modules ne sont pas obligatoires et n'existent quasiment pas dans le commerce. Chaque consommateur peut choisir de l'ajouter ou non. Mais il est impossible d'empêcher son voisin de s'équiper d'un ERL… de même que lui interdire d'utiliser du Wi-Fi ou du Bluetooth dans son habitation.",
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"titre": "L\u2019accumulation de compteurs Linky est-elle dangereuse ?",
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Question de Gg Fourgi :« Vivant en appartement, la grappe des quarante compteurs de l'immeuble va émettre ses relevés toutes les vingt-quatre heures ou toutes les heures si l'option est choisie. Il semble qu'il n'y ait pas de filtres dans le compteur : nous allons recevoir dans notre appartement le rayonnement du relevé des quarante compteurs au pire toutes les heures : quelles mesures d'impact sur la santé ont été faites (pas pour un compteur mais pour une grappe de quarante) ? »La question a été posée sous des formes différentes par plusieurs internautes. En effet, dans les habitations collectives, les compteurs sont fréquemment regroupés. Les émissions d'un seul Linky sont faibles, mais peuvent-elles devenir dangereuses en se cumulant ? C'est peu probable, selon Gilles Brégant, directeur de l'Agence nationale des fréquences (ANFR) : « Les Linky ne sont pas synchrones, ils ne vont pas tous émettre en même temps et ne vont pas s'additionner, sauf dans des cas très rares. Cela dépend aussi de la configuration : en immeuble, les compteurs sont en moyenne assez loin des appartements, or, les ondes s'affaiblissent vite avec la distance. »Notre analyse : Pourquoi le compteur Linky électrise les passionsPour l'instant, les tests n'ont été réalisés qu'en laboratoire ou en condition réelle sur des compteurs Linky isolés, mais les particuliers peuvent demander par Internet que l'ANFR réalise des mesures d'ondes chez eux, ou dans des dispositions particulières. Les résultats seront ensuite publiés sur le site Cartoradio.Selon Olivier Merckel, chargé des risques sanitaires liés aux nouvelles technologies à l'Anses, la multiplication des compteurs en un point rallonge le temps d'émission mais pas forcément leur intensité et « il est très peu probable qu'on arrive à des niveaux d'exposition significatifs ».",
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"titre": "Peut-on installer un compteur Linky dans sa chambre ou son salon ?",
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Question de Georges Heribert :« Peut-on installer un compteur Linky dans une chambre à coucher sans danger ? »Une autre lectrice, Marie, s'inquiète de « sa proximité avec la vie de famille. Il est à moins d'un mètre du canapé. »Le cas de figure n'est pas très fréquent, car les compteurs sont généralement installés à l'extérieur des maisons ou appartements, ou assez loin des pièces de vie (couloir, garage…). Les mesures réalisées à vingt centimètres du Linky ne sont pas supérieures aux autres émissions d'appareils électriques, comme une télévision, un chargeur d'ordinateur ou un micro-ondes.Les autorités sanitaires se veulent rassurantes. « La probabilité d'un effet sur la santé est extrêmement faible. On ne peut pas démontrer l'absence d'un risque, mais aucun élément scientifique aujourd'hui n'indique un quelconque risque, y compris pour les jeunes enfants, assure au Monde Olivier Merckel, de l'Anses. L'exposition n'a rien à voir avec celles des téléphones mobiles, par exemple. »Le rapport de l'Anses, publié en 2016, préconise toutefois de réaliser des mesures additionnelles sur des dispositifs électriques utilisés très proches du corps humain (fauteuils, lits à commande électrique, etc.).",
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"titre": "Peut-on poser un filtre pour bloquer le CPL ?",
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Question de François Sermier :« Pourquoi personne (ni Enedis, ni les anti-Linky) ne mentionne jamais la possibilité de poser un filtre permettant d'empêcher complètement le passage du CPL en aval du compteur sans impact sur le fonctionnement du compteur ? »Les filtres anti-CPL destinés à bloquer les émissions de Linky ne sont pas si confidentiels. Ils sont même mis en avant comme « la meilleure protection » pour la vie privée, le matériel sensible et la santé par la Plate-forme opérationnelle anti-Linky (www.poal.fr), un site destiné à fédérer les opposants au compteur connecté.Ce filtre est un boîtier destiné à empêcher les parasites dans l'installation électrique, notamment les ondes émises par le CPL au sein des habitations. Le compteur Linky n'émet donc plus à l'intérieur, mais continue de communiquer vers l'extérieur pour relever la consommation vers Enedis – ce qui est une obligation légale.Mais ce filtre peut aussi occasionner des difficultés. Tout d'abord, il risque de perturber des systèmes domotiques comme les alarmes ou les volets télécommandés. Ensuite, il est assez cher. Par exemple, l'entreprise CEM-Bioprotect, qui commercialise ces filtres, les vend entre 235 et 500 euros, sans compter le coût de l'installation, qui doit être réalisée par un électricien. Un prix qui triple pour les installations électriques en triphasé.Surtout, est-ce une solution aux craintes sur les ondes et l'accès à la vie privée ? Pas si simple.« S'il est conçu et installé correctement, ça doit pouvoir fonctionner. Mais cela n'a pas été testé, explique Olivier Merckel, de l'Anses, qui reste circonspect sur leur utilité. Avec ces inquiétudes liées aux ondes, malheureusement, on voit apparaître sur le marché des produits totalement inefficaces, comme par exemple des patchs censés atténuer ou annuler le rayonnement électromagnétique des téléphones portables. »Stéphane Lhomme, militant anti-Linky, a qualifié en avril 2018 les créateurs du site POAL d'« escrocs qui ne sont là que pour vendre très cher des pseudo-filtres ». Le cofondateur de la plate-forme anti-Linky, Philippe Mahé, est aussi le président de l'entreprise CEM-Bioprotect, sans que le lien entre les deux soit signifié clairement, comme l'a révélé une enquête de Libération.",
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"titre": "Linky est-il une nuisance pour les personnes \u00e9lectrohypersensibles ?",
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René Sebek s'inquiète des « effets du CPL sur les électrosensibles » et a transféré aux Décodeurs une centaine de témoignages de personnes souffrant de problèmes de santé qu'ils attribuent au compteur Linky.Maux de tête, insomnies et fatigue, acouphènes, picotement, vertiges, nausées… de nombreuses personnes décrivent des symptômes variés qu'ils relient à la présence ou à la pose d'un compteur Linky, et des ondes électromagnétiques qu'il génère. Ces troubles, rassemblés sous le terme d'électrohypersensibilité (EHS) sont apparus dans les années 1980 et se sont développés depuis les années 2000, en même temps que la multiplication des téléphones mobiles, antennes-relais ou Wi-Fi.La science reste assez démunie face à ce phénomène. L'Anses a publié en mars 2018 un rapport, synthèse de quatre ans de travail pluridisciplinaire sur l'EHS, qui conclut que « les souffrances correspondent à une réalité », qui justifie une prise en charge adaptée pour près de trois millions de personnes. Pourtant, ajoutent les auteurs de ces travaux, « les connaissances scientifiques actuelles ne mettent pas en évidence de lien de cause à effet » avec l'exposition aux ondes électromagnétiques.Ce rapport ne traite pas spécifiquement du CPL, mais l'Anses, dans un avis sur les compteurs communicants appelait à réaliser des études spécifiques sur l'« effet nocebo » (l'inverse du « placebo », c'est-à-dire un effet négatif dû à une attente de nocivité d'un produit pourtant inactif) d'une installation imposée aux citoyens.En attendant, certaines personnes électrosensibles se tournent vers la justice, avec plus ou moins de réussite. Une Iséroise a obtenu en décembre 2016 du tribunal de grande instance de Grenoble que son compteur d'eau communiquant soit retiré et qu'aucun nouveau compteur, y compris Linky, ne soit installé chez elle par précaution.Explications : Non, la justice n'autorise pas les usagers à refuser les compteurs Linky  Toujours en Isère, un couple domicilié à Meylan avait aussi obtenu en septembre 2017 que le tribunal de grande instance de Grenoble interdise à Enedis d'installer un compteur Linky à leur domicile, car leur fils était électrosensible. Mais ce jugement a été annulé en appel en mars 2018. En juillet 2018, Ouest-France relatait l'histoire d'une Morbihanaise électrosensible qui avait obtenu la dépose de son compteur Linky. Interrogée sur ces « exemptions » à l'obligation de pose d'un compteur Linky, l'entreprise Enedis explique qu'elle « ne peut pas rester insensible à la détresse exprimée par certains clients connaissant parfois de graves difficultés de santé, sans qu'il y ait pour autant de lien possible avec l'installation du compteur. Face à de telles situations, qui restent heureusement extrêmement rares, Enedis agit avec bienveillance et coopération en prenant en compte leurs préoccupations et en reportant si nécessaire l'installation du compteur. » Le gestionnaire du réseau précise toutefois que « cette position ne doit aucunement être interprétée comme la reconnaissance d'un lien entre la technologie des compteurs communicants et les difficultés de santé de ces clients ». Vérification : L'intox du « premier mort lié au compteur Linky »",
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"titre": "Les donn\u00e9es collect\u00e9es sont-elles anonymis\u00e9es et s\u00e9curis\u00e9es ?",
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Question de Cazil558 :« Recueil de données : 1. Par qui (sous-traitance ? Où sont-elles stockées ? Sécurisation ? Anonymat ?) 2. A quelles fins ? (réévaluation des contrats… Revente de données à des tiers pour ciblage marketing ?) »Le principe du compteur communiquant Linky, par rapport aux compteurs mécaniques classiques, réside dans la possibilité de relever à distance les données de consommation d'un foyer, pour gérer l'abonnement et faciliter la facturation.Pour cela, le gestionnaire du réseau, Enedis, recueille les informations de consommation du foyer et le transmet à un concentrateur, hors du logement, par le biais du courant porteur en ligne (CPL). Ce dernier renvoie les informations vers les systèmes de gestion par le réseau de téléphonie mobile (GPRS). Les processus de recueil de données et leur transmission ont été validés par l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (Anssi). Aucune information personnelle (nom, adresse ou numéro de téléphone) n'est transmise.Les données de consommation des utilisateurs sont envoyées de manière cryptée vers les fournisseurs d'énergie, une fois par jour ou plus souvent, seulement si le consommateur y consent explicitement. Elles peuvent aussi être mises à disposition des collectivités locales, ou utilisées en open data pour mieux connaître ou maîtriser la consommation, toujours avec l'accord de l'utilisateur. Dans ce cas, la Commission nationale pour l'informatique et les libertés (CNIL) veille au respect de l'anonymat. Par exemple, les données sont cumulées dans le temps et les informations géographiques fines sont agrégées par bâtiments ou îlots d'au moins onze foyers, comme pour les données de l'Insee, afin d'éviter qu'un consommateur ne puisse être identifié a posteriori.",
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"titre": "Le compteur peut-il se faire pirater ?",
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Plusieurs lecteurs s'inquiètent du risque de prise en main à distance d'un compteur communiquant. Deux types de craintes sont identifiés :« Le risque de cybercriminalité, de black-out total de la distribution d'électricité. Car les Linky et les concentrateurs sont des ordinateurs connectés et donc piratables. »« La possibilité donnée aux employés du distributeur de connaître mes horaires d'absence grâce au relevé de ma consommation d'électricité en temps réel, et donc d'informer un réseau de cambrioleurs. »Il est difficile de répondre de manière définitive à ces questions de sécurité, car les techniques de piratage évoluent rapidement. « Nous n'avons pas encore subi la moindre attaque sur ces matériels, ce qui ne signifie pas, pour autant, qu'aucune ne surviendra dans l'avenir », a ainsi indiqué Bernard Lassus, porte-parole d'Enedis, lors d'une table ronde organisée par l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) en décembre 2017.Enedis a effectué une analyse de risque avec l'Agence nationale de sécurité des systèmes d'information, et des précautions ont été prises à tous les niveaux, comme le détaille M. Lassus :le compteur lui-même « a été certifié par l'Anssi, qui vérifie la question du hackage (piratage) physique » ;les données transmises entre le compteur et le concentrateur sont cryptées. Elles ne contiennent pas d'informations personnelles, hormis la localisation et les niveaux de consommation ;dans les concentrateurs se trouve un « secure element » (dispositif de sécurité), pour protéger l'ensemble du dispositif et éviter toute attaque vers le système d'information, avec des mémoires qui s'effacent en cas de détection d'intrusion ;quant au système d'information, qui est l'élément le plus crucial, il se situe dans des locaux totalement sécurisés, « sur le modèle du domaine du nucléaire », selon le porte-parole d'Enedis.Ces mesures de sécurité, en particulier l'anonymisation des données, empêchent un simple employé de connaître les informations de consommation et donc « d'informer un réseau de cambrioleurs ». Il existe probablement des manières plus simples pour un voleur de s'assurer de la présence ou de l'absence d'une personne à son domicile.En revanche, le hacking à grande échelle n'est pas exclu. Un des risques identifiés par l'Anssi serait qu'un grand nombre de compteurs soient éteints en même temps, privant d'électricité les foyers concernés, ce qui pourrait créer un « excédent d'énergie et, sans doute, une rupture du réseau quelque part », comme l'a détaillé Guillaume Poupard, directeur de l'Anssi, au magazine spécialisé Zone militaire. « Les produits certifiés nous semblent atteindre un niveau satisfaisant – même si rien n'est jamais sûr à 100 % – compte tenu des risques identifiés », conclut-il. ",
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"titre": "Linky peut-il savoir quels appareils \u00e9lectriques j\u2019utilise ?",
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Question de Philippe N. Coulon :« Il est possible avec des relevés fréquents de faire une liste des appareils électriques possédés et de leur utilisation, présence ou absence du domicile… »Par défaut, le compteur enregistre en local la « courbe de charge », c'est-à-dire la variation de l'électricité consommée dans la journée, mais ne transmet le relevé de consommation qu'une fois par jour au gestionnaire du réseau.La Ligue des droits de l'homme (LDH) avait dénoncé en avril 2016 un compteur « très bavard » en expliquant que « le transfert des données détaillées sur la consommation d'énergie (par exemple toutes les dix minutes) permet notamment d'identifier les heures de lever et de coucher, les heures ou périodes d'absence, ou encore, sous certaines conditions, le volume d'eau chaude consommée par jour, le nombre de personnes présentes dans le logement, etc. » Mais la LDH avait ensuite tempéré son accusation, après avoir vérifié que ce niveau de précision ne peut être atteint qu'à la condition que le client consente à cette transmission, en ouvrant un espace personnel sécurisé sur le site d'Enedis.De plus, cette courbe de charge n'est pas enregistrée en temps réel mais par tranches (appelées des « pas de mesure ») qui ne doivent pas être inférieures à dix minutes. Actuellement, Linky est même moins précis car il mesure la consommation toutes les trente minutes.Si l'utilisateur donne son accord, Enedis ou les fournisseurs d'énergie peuvent donc connaître les habitudes de lever, de coucher du foyer ou les pics d'utilisation d'électricité, à une demi-heure près. Quant à savoir précisément quelle personne entre ou sort du domicile, ou quel type d'appareil est utilisé (four, frigo, télé…), cela reste techniquement impossible.",
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"titre": "Peut-on refuser la transmission de ses donn\u00e9es ?",
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Question de Souf95 :« Ma principale préoccupation porte sur les données. Je ne souhaite pas que mes données de consommation en temps réel soient enregistrées. On combat l'usage des données par les GAFA mais Enedis veut faire la même chose sans notre consentement. Dans le cadre du RGPD, puis-je refuser que mes données de consommation soient recueillies en temps réel ? »Avant l'entrée en vigueur du règlement général sur la protection des données (RGPD), Linky était déjà soumis aux obligations du code de l'énergie, qui encadre la transmission de données.Comme l'explique la CNIL, Linky ne transmet par défaut qu'un relevé journalier et donc aucune information en temps réél. Pour collecter les données fines (par heure ou demi-heure), il faut obtenir le consentement explicite de l'usager. Seule exception : des mesures peuvent être réalisées de manière ponctuelle pour que le gestionnaire du réseau puisse effectuer des missions d'entretien, ou intégrer des énergies renouvelables au bon moment par exemple.Un usager peut choisir d'enregistrer ses données uniquement en local, dans le compteur lui-même, pour connaître l'historique de sa « courbe de charge » sans en autoriser la transmission au réseau ou à des tiers, ou même choisir. Il peut aussi refuser tout stockage de ses données, ou effacer son historique, par exemple avant un déménagement. A tout moment, il est possible, via un espace Internet sécurisé, de revenir en arrière et de changer ses paramètres de confidentialité.Si le cadre théorique est très protecteur, la réalité est moins évidente. Direct Energie a ainsi été mis en demeure en mars 2018 par la CNIL pour ne pas avoir recueilli le consentement de ses clients de manière « libre, éclairée et explicite ». En effet, les fournisseurs d'électricité peuvent inciter fortement les clients à transmettre leurs données, en leur proposant des réductions ou des contrats financièrement intéressants.",
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"titre": "Linky est-il dot\u00e9 d\u2019une cam\u00e9ra espion ?",
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Question de Teresa Murtagh :« Linky comporterait une caméra qui photographierait l'intérieur des maisons. »Le site parodique Scienceinfo l'assure dans un article daté de mai 2016 : le compteur Linky « dissimule en face avant une caméra espion grand angle pouvant envoyer sur le réseau du fournisseur d'énergie toutes les images recueillies dans le logement où l'appareil est installé ».C'est évidemment un canular. Selon le site, l'usage de cette caméra serait activé seulement « sur commission rogatoire placée sous la tutelle du ministère de la justice, mais la mise en place de l'état d'urgence laisse entrevoir des situations plus inquiétantes où les intrusions dans notre vie privée se feront sans aucun contrôle ». Ces informations très inquiétantes pour la vie privée s'accompagnent d'une photo montrant l'emplacement de la caméra, sur la façade du boîtier vert.Ce hoax a très bien fonctionné, puisqu'en 2018, il est toujours partagé par des internautes. Scienceinfo est un site satirique répertorié dans le Décodex, qui se targue de publier « des informations totalement fausses, voire archifausses et en plus, même pas vraies »… simplement pour rire et inciter les lecteurs à prendre plus de recul sur les informations pseudoscientifiques véhiculées sur Internet.",
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"titre": "Peut-on d\u00e9r\u00e9gler le compteur Linky avec un aimant ?",
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Question de Hugo :« Est-il vraiment possible de pirater un compteur Linky avec un aimant ? »Derrière cette question, il n'est pas question d'un « piratage » délibéré pour récupérer des données ou d'un hacking malveillant réalisé par un terroriste, mais bien d'une vieille astuce utilisée pour réduire sa facture d'électricité. En effet, les anciens compteurs d'EDF, qui étaient mécaniques, fonctionnaient au moyen d'une roue dentelée, qui tournait en fonction de la consommation d'électricité. Pour réduire la facture, certaines personnes tentaient de dérégler ce système en « freinant » la rotation avec un puissant aimant proche du compteur, ou bien en introduisant un objet pour réduire la vitesse de la roue. Bien sûr, ces pratiques de fraude sont condamnables et peuvent se traduire par la suspension de l'abonnement et des poursuites pénales allant jusqu'à la prison.Les compteurs connectés ne fonctionnent pas de la même manière et ne peuvent plus être manipulés par ce type de bricolage. D'ailleurs, le simple fait d'ouvrir le boîtier de Linky déclenche une alerte envoyée à Enedis.La réduction des fraudes est une source d'économie pour le gestionnaire de réseau, qui évaluait en 2011 leur coût à 1,5 milliard d'euros.",
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"titre": "Peut-on refuser l\u2019installation d\u2019un compteur Linky ?",
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La question a été formulée de différentes manières par de nombreux internautes, comme ici, Jean-Claude Laureaux :« Peut-on vouloir conserver un ancien compteur qui fonctionne bien et sans risques depuis des décennies ? De quel droit le fournisseur peut-il changer d'autorité de tels compteurs ? Peut-on refuser ? Quid des recours actuels ? »Le compteur, tout comme la ligne ou le poste de transformation, n'est pas la propriété des usagers. Il appartient aux collectivités locales, qui sont les autorités organisatrices de la distribution d'électricité et de gaz. Mais l'entretien a été concédé à Enedis (ex-ERDF) qui est le gestionnaire du réseau. Ce dernier doit lui-même se conformer au code de l'énergie, adopté en 2015, qui demande que les gestionnaires de réseaux « mettent à la disposition des consommateurs leurs données de comptage, des systèmes d'alerte liées au niveau de leur consommation, ainsi que des éléments de comparaison issus des moyennes statistiques ».Enedis a donc entrepris de remplacer l'intégralité des 35 millions de compteurs par des Linky, dotés de nouvelles fonctionnalités comme le relevé à distance des consommations. Le changement est gratuit et réalisé progressivement chez les particuliers jusqu'en 2021.Les particuliers n'étant ni propriétaires ni gestionnaires du matériel, ils ne peuvent pas s'opposer à leur renouvellement. Adresser une lettre de refus par recommandé ou avec avis d'huissier n'y changera rien, comme le rappelle le médiateur de l'énergie.Les collectivités locales sont aussi impuissantes, puisqu'elles ont délégué la gestion du réseau électrique à Enedis. Des centaines de communes de toutes tailles (plus de 700 selon un comptage des opposants au compteur Linky) ont voté des délibérations ou ont pris des arrêtés anti-Linky. Mais ces textes finissent le plus souvent par être suspendus ou annulés par la justice.Pour l'instant, aucune sanction n'est prévue en cas de refus, ni amende ni intervention des forces de l'ordre. Mais à la fin du programme de déploiement, les usagers qui auront refusé un compteur Linky devront sans doute payer la relève manuelle de leur consommation, qui est actuellement intégrée dans l'abonnement. Selon la Commission de régulation de l'énergie, jointe par Le Monde, « cela va entraîner des coûts plus importants, car, avant, la relève se faisait dans toute la ville ou le village, alors qu'ensuite, les techniciens se déplaceront dans des endroits disparates ». Aucune décision n'a encore été prise à ce sujet.Lire : Non, la justice n'autorise pas les usagers à refuser les compteurs Linky",
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"titre": "Peut-on interdire \u00e0 un installateur Linky d\u2019entrer dans une propri\u00e9t\u00e9 priv\u00e9e ?",
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Question de gfauthoux :« Si j'habite sur une voie privée, puis-je refuser l'installation et « menacer » de porter plainte pour une intrusion sur une propriété privée ? »La question est légèrement différente de la précédente : il ne s'agit plus du refus de poser un compteur, mais du refus d'intrusion sur une propriété privée. Si le compteur est à l'extérieur (rue, partie commune d'un immeuble), les installateurs peuvent le remplacer par un Linky sans avoir à demander d'autorisation. Ils doivent toutefois informer les titulaires de la ligne. Apposer un mot ou un cadenas pour barrer l'accès au compteur, comme le suggèrent certains groupes d'opposants à Linky, est une démarche illégale et inutile, car les techniciens n'en tiennent pas compte. Cela pourrait même poser des problèmes de sécurité en cas de dysfonctionnement de l'installation.En revanche, si le compteur est dans l'habitation, ce qui arrive une fois sur deux, les techniciens doivent prendre rendez-vous et obtenir l'accord de l'occupant. Enedis assure que « lorsque les conditions nécessaires ne sont pas réunies pour permettre au poseur de réaliser en toute sécurité son intervention, il a pour consigne de faire demi-tour », et que l'entreprise recontacte les clients par la suite pour « apporter toutes les réponses » à leurs interrogations. Plusieurs usagers ont pourtant fait état de l'insistance des installateurs qui multipliaient les appels et les démarchages.Le tribunal administratif de Toulouse a confirmé en septembre que les habitants de Blagnac (Haute-Garonne) étaient libres d'ouvrir ou non leur porte aux installateurs de Linky – mais il s'agit d'un simple rappel du principe de propriété privée",
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"titre": "Les installateurs de compteurs Linky sont-ils mal form\u00e9s ?",
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Question de Félix Marie :« Les compteurs sont posés par des techniciens qui n'ont visiblement suivi qu'une formation rapide et ne sont pas électriciens. »Plusieurs internautes, qui n'étaient pas forcément opposés par principe au compteur communicant, ont témoigné de problèmes survenus lors de l'installation, ou de répercussions sur leurs appareils, en particulier les lampes tactiles ou les ballons d'eau chaude. Qu'en est-il ?Pour remplacer en six ans plus de 35 millions de compteurs sur l'ensemble du territoire français, Enedis a dû faire appel à 3 000 installateurs, embauchés par des dizaines d'entreprises sous-traitantes. Le gestionnaire du réseau exige qu'ils soient qualifiés, qu'ils disposent d'une habilitation à intervenir sur les installations sous tension et qu'ils aient suivi une formation « technicien Linky ». Des contrôles sont aussi réalisés a posteriori sur leur travail.Mais face à la pénurie, les sous-traitants sont parfois peu regardants. Sur Leboncoin, des annonces d'emploi pour être technicien Linky demandent seulement « un bon bricoleur qui a des notions en électricité » et précisent qu'« une formation de 2-3 semaines est à prévoir ». D'autres recherchent des candidats « respectueux des règles de sécurité » et dotés d'« aisance relationnelle », sans même évoquer de notion d'électricité. Un ancien poseur de Linky assure dans le magazine en ligne Reporterre que toutes les personnes embauchées ne sont pas électriciennes : « Il y avait des maçons, des informaticiens, ou encore des étudiants qui n'avaient jamais travaillé » et qui devaient se contenter d'une formation théorique d'un mois.Toujours selon l'enquête, des primes sont accordées pour chaque pose, ce qui incite à travailler rapidement. Une intervention chez un usager est prévue pour durer une demi-heure. Un temps insuffisant pour expliquer aux clients les nouvelles fonctionnalités du compteur, donc son intérêt, déplore Nicolas Mouchnino, de l'UFC-Que Choisir.Après la pose de Linky, des dysfonctionnements sont parfois constatés : des lampes tactiles qui ne s'allument plus, ou de façon anarchique, des chauffe-eau qui fonctionnent en heures pleines, des volets roulants bloqués… Les usagers doivent alors contacter le service clients Linky (0 800 054 659), qui est tenu d'intervenir ou de rembourser le matériel défectueux. Selon Enedis, le taux de réclamation lié aux compteurs communicants est de 0,7 %. ",
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"titre": "Les compteurs Linky provoquent-ils des incendies ?",
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Question de Lordes82i :« J'ai lu dans la presse qu'il y a eu des incendies d'habitation à cause du compteur linky, est-ce vrai ? »Des articles de presse font régulièrement état d'incendies domestiques liés à Linky : par exemple, dans un appartement à Albi, dans une supérette à Marseille et, dernier en date, dans un pavillon du Loiret. Dans plusieurs de ces affaires, des enquêtes sont encore en cours.Les incendies électriques sont des événements assez fréquents : on en compte 50 000 par an, selon l'ONSE (l'Observatoire national de la sécurité électrique), dont 3 % sont liés aux « installations des parties communes ou la distribution d'énergie », soit environ 1 500 chaque année.A chaque incident, Enedis répète qu'« un compteur électrique ne peut pas exploser ni prendre feu spontanément ». Le gestionnaire du réseau assure que « tout comme n'importe quel matériel électrique, les compteurs Linky sont testés, certifiés et homologués pour respecter les normes techniques et exigences de sécurité élevées. Ils sont fabriqués à partir de matériaux intégrant des retardateurs de flamme ».La plupart du temps, ce n'est pas le compteur qui prend feu, mais une autre partie de l'installation électrique : le tableau, des appareils en surtension… Si le boîtier Linky n'est pas forcément dangereux en lui-même, sa pose peut déclencher des incidents. Ainsi, à Albi ou Marseille, de mauvais branchements réalisés par l'installateur de Linky ont immédiatement créé des surtensions et grillé les appareils. Enedis a reconnu sa responsabilité et dédommagé les usagers.Des incendies sont aussi susceptibles de survenir à moyen terme, lorsqu'un compteur a été posé sur une installation défectueuse ou inadaptée. Or selon l'ONSE, sur les 29 millions de logements anciens, les deux tiers ont une installation présentant au moins une non-conformité : prise de terre défectueuse, fils apparents…Promotelec, association qui regroupe les professionnels de l'électricité et de l'habitat (y compris Enedis), a rappelé dans un communiqué que « lorsque le technicien place Linky chez un particulier et règle le disjoncteur de branchement, il n'est pas chargé de vérifier si l'installation électrique du foyer sera à l'avenir en mesure de supporter un changement de puissance pour une puissance supérieure. »Avant de modifier son abonnement pour augmenter la puissance souscrite, Promotelec conseille donc aux usagers de « faire vérifier par un électricien qualifié » l'état de leur installation. Mais cette intervention, aux frais du client, n'est que rarement réalisée.",
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"titre": "Le compteur Linky a-t-il d\u00e9j\u00e0 caus\u00e9 des morts ?",
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Cette question n'a pas été posée par nos lecteurs, mais il s'agit d'une rumeur relayée par plusieurs sites. Comme nous l'avions déjà expliqué dans un article en mars 2018, les articles sur « le premier mort lié au compteur Linky » sont des intox.Ce hoax est né de la déformation d'un article de l'Est républicain, qui évoque un incendie mortel survenu dans un appartement à Laxou-Champ-le-Bœuf, en Meurthe-et-Moselle, en restant prudent sur sa cause. Six jours plus tard, un second article du même quotidien local rapportait des précisions du procureur de la République de Nancy, François Pérain, qui expliquait que « le foyer de l'incendie a été situé à l'intérieur du logement au niveau de l'emplacement d'un fauteuil ou d'un canapé », alors que le compteur électrique se trouvait à l'extérieur du logement.",
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"titre": "Les compteurs communicants sont-ils obligatoires dans les autres pays europ\u00e9ens ?",
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Daniel Schaeffer :« Quant à l'obligation d'accepter ce compteur, on nous parle de l'Europe, mais tous les pays ne l'ont pas rendu obligatoire, l'Allemagne par exemple. »Une directive européenne fixe comme objectif 80 % de compteurs communicants en 2020 et 100 % en 2022. Mais elle est appliquée diversement au sein de l'Union européenne. L'Italie fait partie des premiers pays à avoir lancé, dès 2003, un remplacement de compteurs, achevé en 2011. Mais l'objectif premier n'était pas forcément écologique. Il s'agissait d'abord de réduire le risque de fraude. L'opérateur Enel assure d'ailleurs avoir rentabilisé l'opération grâce à ces gains financiers. La Suède a aussi achevé l'installation de 100 % de compteurs intelligents.Comme l'explique le rapport de la Cour des comptes, l'Allemagne, où la distribution d'électricité est assurée par plusieurs centaines d'opérateurs, a calculé que le remplacement de tous les compteurs n'était pas équilibré économiquement. Le gouvernement a donc décidé de ne les déployer que pour 30 % des consommateurs au profil particulier : dans les bâtiments neufs ou rénovés, pour les gros usagers et les producteurs d'énergie renouvelables.Au moins sept autres pays d'Europe ont renoncé ou limité le déploiement des compteurs connectés : la Lettonie, la Slovaquie, la Belgique, la Lituanie, le Portugal, la République tchèque et la Slovaquie. Pour d'autres, l'avancement va beaucoup plus lentement que prévu. C'est notamment le cas en Autriche, où la résistance des usagers a été liée aux inquiétudes sur les données partagées.",
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"episode": "linky-fait-il-exploser-la-facture-delectricite",
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"titre": "Linky fait-il exploser la facture d\u2019\u00e9lectricit\u00e9 ?",
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Question de Messahel123 :« Je redoute l'arrivé de ma facture d'électricité, d'après ce que j'ai entendu de la part de certaines personnes ma facture pourrait tripler. »et de Francis Adam :« Une surconsommation d'au moins 35 % pour les deux contrats dont je m'occupe. Toutes choses égales par ailleurs. La réponse d'EDF : il a fait plus froid (ce que démentent leurs propres chiffres). Proposition : déplacement d'un technicien. Si le compteur est défectueux, on discute, sinon… 330 euros. »Enedis l'assure, « les compteurs Linky comptent exactement la même énergie et de la même façon que les anciens. Tous les compteurs doivent répondre à des normes de comptage précises et sont certifiés par des laboratoires de mesures indépendants ».La plupart des clients n'ont pas constaté de différence significative avant ou après Linky. Comment expliquer les témoignages de clients dont la facture a « explosé » voire « triplé » ? Il s'agit souvent d'une défaillance de l'ancien compteur. « Un consommateur nous a expliqué qu'il était passé de 600 euros à 2 000 euros de facture pour une grande maison ancienne. Techniquement, 600 euros, ce n'était pas possible, explique l'expert de l'UFC-Que choisir. La pose de Linky vient révéler le fait que le compteur d'avant ne fonctionnait pas correctement. »Le médiateur de l'énergie, qui gère les relations entre fournisseurs et consommateurs, a traité une centaine de litiges liés à Linky en 2017, sur près de 15 000 dossiers, liés à l'installation ou à la hausse de facture. Il a aussi constaté des dysfonctionnements d'anciens compteurs et « des clients qui ont l'impression que leur nouveau compteur consomme plus, mais ce n'est pas le cas, en réalité ». Si l'on a un doute sur le bon fonctionnement de son compteur, Enedis propose une « vérification métrologique du compteur », qui est facturée 335,56 euros.Autre cas de figure, peu fréquent, mais repéré par les associations de consommateurs : une erreur peut se produire dans le point de livraison (PDL). Le compteur est relié à un autre appartement, donc ne mesure pas la consommation de l'usager, mais de son voisin.",
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"episode": "va-t-on-payer-lelectricite-plus-cher-aux-heures-de-pointe",
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"titre": "Va-t-on payer l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 plus cher aux heures de pointe ?",
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Une crainte formulée par Gérard T. :« Immanquablement on va nous faire des propositions mirobolantes pour payer moins cher aux moments où nous en avons le moins besoin, et nous faire payer plus cher aux périodes de pointe. Cela compensera facilement les tarifs avantageux faits lors de la souscription chez les fournisseurs. »L'électricité étant une énergie très difficile à stocker, les distributeurs doivent assurer en temps réel une production suffisante pour couvrir la demande et éviter le « black-out », y compris lors des pics hivernaux. Ni EDF, ni les autres fournisseurs d'électricité n'ont attendu l'arrivée de Linky pour se préoccuper de la question et proposer une tarification flexible, qui incite les consommateurs à lisser leur demande d'électricité au cours de la journée.Par exemple, l'option « heures creuses » proposée depuis longtemps par EDF fait baisser le tarif horaire durant la nuit, en utilisant d'ailleurs un système de commutateur qui passe par le courant porteur en ligne (CPL), comme Linky. Un autre abonnement d'« effacement des jours de pointe (EJP) », qui n'est plus commercialisé mais reste disponible pour les abonnés existants, offrait des prix avantageux toute l'année, hormis vingt-deux jours d'hiver où le tarif flambe.Le compteur Linky permettra aux fournisseurs d'affiner ce type d'options, avec trois, quatre, voire dix tarifications différentes, selon les horaires, le jour ou la période de l'année. Direct Energie commercialise ainsi un tarif « super-heures creuses », et le fournisseur Ohm a développé une offre « beaux jours », moins chère entre avril et octobre, destinée aux résidences secondaires. Certains consommateurs avisés pourront donc gagner de l'argent, mais seulement à condition d'étudier les offres attentivement. « Plus la complexité augmente, plus il faudra s'informer, et il y a un risque que les gens s'en désintéressent, craint Nicolas Mouchnino, de l'UFC-Que choisir. De plus, si vous refusez la collecte de données, vous n'aurez pas votre profil de consommation, donc vous ne saurez pas si les offres seront intéressantes pour vous. »Pour l'instant, l'ouverture à la concurrence n'a pas vraiment permis de réduire les tarifs de l'électricité, qui sont en hausse continue depuis dix ans en France. Qu'ils utilisent ou non Linky, les perdants seront, à long terme, les gros consommateurs d'électricité aux heures de pointe.",
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"titre": "Faut-il souscrire un abonnement plus cher\u00a0?",
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Une remarque de Lmnd723 :« Mon abonnement 9 kilovoltampères [kVA] est actuellement limité par un ancien disjoncteur 45A, ce qui représente 10,35 kVA (sous 230 V). Si on rajoute à ça la marge due à la mauvaise précision du disjoncteur, il saute plutôt vers 12 kVA. Or les compteurs Linky sont précis et disjonctent sans aucune marge. J'ai l'impression que le passage à Linky correspondra donc à une augmentation de tarif, pour passer de la tranche 9 kVA à la tranche 12 kVA. »Les fournisseurs d'électricité évaluent les besoins d'un foyer en fonction de la taille du logement, de ses habitants, du type de chauffage utilisé et de l'équipement électroménager, et proposent des abonnements adaptés, avec des paliers à 3, 6, 9, 12 ou 15 kilovoltampères (kVA) — et des prix proportionnels. Si la puissance des équipements utilisés en même temps dépasse la puissance souscrite, par exemple quand micro-ondes, fer à repasser, four et chauffages électriques sont allumés, un disjoncteur coupe le courant.Avec les compteurs classiques, le disjoncteur est indépendant du compteur. Dans certains cas, il n'a pas été réglé à la même puissance que l'abonnement, ce qui laissait une marge assez élevée au-delà du plafond théorique : certains foyers peuvent donc consommer ponctuellement davantage que ce que prévoit leur contrat. En clair, leur disjoncteur est trop tolérant par rapport à leur abonnement.Avec Linky, le disjoncteur est intégré au compteur : il s'ajuste à l'abonnement souscrit et le courant se coupe lorsque la puissance est dépassée. Peut-on dire pour autant qu'il « disjoncte sans aucune marge » ? Non, assure Nicolas Mouchnino, de l'UFC-Que choisir : Linky permet un dépassement de 30 % de la puissance souscrite : 7,8 kVA pour un abonnement souscrit à 6 kVA, ou 11,7 kVA pour un abonnement à 9 kVA. « En cas de problème, le fournisseur d'électricité propose d'abord d'augmenter l'abonnement, déplore-t-il, alors que parfois, il suffirait d'accompagner le consommateur, par exemple lui expliquer de ne pas utiliser deux appareils en même temps. Souvent, passer de 6 à 7 kVA d'abonnement suffirait, et c'est techniquement possible, mais aucun fournisseur ne le propose. »Mais avant de souscrire à une puissance plus élevée, ils peuvent modifier leurs habitudes pour éviter les pics de consommation. La première année après la pose d'un compteur communiquant, le changement de puissance n'est pas facturé par Enedis.Selon Enedis, en 2017, 1 % des foyers équipés d'un compteur Linky ont demandé un changement de puissance à leur fournisseur, à la hausse ou à la baisse : « Ces changements peuvent être demandés pour de nombreuses raisons : météo, modification de la taille du foyer, et sont indépendantes du modèle de compteur utilisé. »",
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"episode": "le-compteur-lui-meme-consomme-t-il-de-lelectricite",
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"titre": "Le compteur lui-m\u00eame consomme-t-il de l\u2019\u00e9lectricit\u00e9\u00a0?",
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Question de Patrick L. :« Le compteur Linky est un engin actif et non purement passif comme les anciens compteurs électromagnétiques. Il doit donc consommer de l'électricité. Je n'arrive pas à trouver cette information, car même s'il ne s'agit que de quelques watts, le tout multiplié par plusieurs millions, cela doit donner une belle consommation totale. »Nous avons posé la question à Enedis, qui a précisé que le compteur communiquant avait une puissance inférieure à 1,5 watt, soit autant que les précédents. Le gestionnaire du réseau rappelle aussi que « les consommations d'énergies liées au compteur et aux équipements en amont du compteur (câbles réseau, fusibles) ne sont pas facturées au client ».Dans un avis publié en octobre, l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) note que si le compteur n'est pas plus énergivore que les précédents, l'ensemble des infrastructures pour faire fonctionner le système de comptage communiquant générera une consommation de 0,8 térawattheure (tWh) en 2020 et 1 tWh en 2030 sur l'ensemble de la France métropolitaine. Cela correspond environ à 0,2 % de l'ensemble de la consommation électrique française (483 tWh en 2016).",
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"episode": "linky-va-t-il-permettre-de-faire-des-economies",
"slug": "ON NE SAIT PAS",
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"titre": "Linky va-t-il permettre de faire des \u00e9conomies\u00a0?",
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Question de D. Piaud :« Y a-t-il vraiment des économies réalisées avec Linky ? »C'est une question complexe. Pour Enedis, Linky est un outil indispensable pour maîtriser son usage de l'énergie, donc réduire sa facture. En comparant avec la moyenne du secteur, ou avec son propre historique de consommation, un client sera incité à réduire son usage d'électricité d'au moins 5 % sur le long terme, selon une récente étude. Les précédentes enquêtes étaient plus optimistes, avec des économies de 10 % à 15 %, mais seulement sur quelques semaines et pour des publics déjà motivés.Enedis propose à chaque foyer de créer un espace personnel en ligne pour visualiser sa consommation quotidienne d'électricité. Mais le système a ses limites :selon les données que souhaite partager le client, le relevé est fait une fois par jour ou par palier d'une demi-heure, ce qui n'est pas très détaillé ;il ne donne pas la consommation en temps réel mais vingt-quatre heures après ;il ne donne pas un prix en euros, mais une consommation en kWh, bien moins parlante ;il reste confidentiel : environ 500 000 foyers ont créé un espace client en ligne, pour 13 millions de compteurs installés, soit moins de 4 % des utilisateurs de Linky.Le seul moyen de voir sa consommation en temps réel (en kWh) est de lire l'écran du compteur, souvent situé à l'extérieur ou dans un garage. Pas si facile. Il est possible d'installer dans son logement un afficheur déporté, qui communique avec le compteur par ondes radio et qui donne la consommation en temps réel et en euros. La loi de 2015 sur la transition énergétique prévoyait même que les fournisseurs les mettent à disposition gratuitement pour les ménages précaires avant le 1er janvier, puis « à l'ensemble des consommateurs après une évaluation technico-économique ». Mais aucun afficheur n'a encore été déployé. La date limite a déjà été repoussée à janvier 2019, mais l'UFC-Que choisir craint que ce dispositif soit « de nouveau reporté, voire enterré en catimini ».Pour M. Mouchnino, l'information en temps réel est primordiale : « Le premier pas, c'est d'être capable de faire le lien entre ses usages et la consommation. Pour l'eau, c'est facile, on prend moins de bains. Pour le gaz, il suffit de chauffer moins. Mais pour l'électricité, peu de gens sont capables de dire combien consomment leurs équipements. » Selon une étude de l'Ademe, la mise à disposition d'un afficheur déporté dans 3 200 foyers volontaires leur a permis de réaliser entre 8 et 10 % d'économie.Mais au Royaume-Uni ont été déployés des « smart meters » (compteurs intelligents) avec un coût qui s'affiche en temps réel. Mais l'efficacité reste limitée, et 60 % des clients s'en détournent, faute d'accompagnement des consommateurs pour changer leurs usages et leurs équipements.",
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"episode": "les-couts-dinstallation-seront-ils-repercutes-sur-les-clients",
"slug": "ON NE SAIT PAS",
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"titre": "Les co\u00fbts d\u2019installation seront-ils r\u00e9percut\u00e9s sur les clients\u00a0?",
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Question de Laura Lasfargeas :« Les coûts d'installation seront-ils, in fine, répercutés sur la facture d'électricité ? »Le compteur Linky n'est pas facturé aux consommateurs. Pourtant, c'est un ambitieux projet industriel dont le déploiement coûte plus de 5,7 milliards d'euros en dix ans. Selon un rapport de la Cour des comptes, la facture totale se répartit par tiers entre le boîtier lui-même, sa pose et les éléments nécessaires au fonctionnement (700 000 concentrateurs, des systèmes d'information, etc.).Pour éviter que cet investissement ne soit répercuté sur la facture des particuliers et sur les tarifs d'utilisation des réseaux publics de transport et de distribution d'électricité (Turpe), la Commission de régulation de l'énergie (CRE) a instauré un « tarif différé ». Enedis avance la somme et sera remboursé avec des intérêts à partir de 2021, quand la quasi-totalité des compteurs auront été déployés et que les économies seront à leur maximum, grâce au relevé et aux interventions à distance, à la réduction des erreurs de facturation, au lissage des pics de demande d'électricité…Mais la Cour des comptes a estimé, dans un rapport de février, que le montage était très « avantageux » pour Enedis, qui réalise un gain sur les intérêts du différé tarifaire, et qui bénéficie d'incitations financières si le projet est réalisé dans les temps alors que les pénalités sont limitées dans le cas contraire. S'il est sûr qu'Enedis ne sera pas perdant, les avantages pour les consommateurs sont plus difficiles à définir, au-delà du confort de ne pas avoir à attendre des techniciens pour effectuer le relevé du compteur.Selon l'UFC-Que choisir, dont la pétition intitulée « Refusons de payer pour Enedis » a recueilli près de 300 000 signatures, le projet devrait finalement coûter aux ménages français « 15 euros par an pendant dix ans ». Toute la question est de savoir si le déploiement du nouveau compteur permettra de réaliser des économies d'énergie suffisantes pour gommer ce surcoût.",
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"episode": "linky-fera-t-il-baisser-notre-consommation-energetique",
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"titre": "Linky fera-t-il baisser notre consommation \u00e9nerg\u00e9tique\u00a0?",
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Cette interrogation a été formulée par de nombreux lecteurs. Voici par exemple la question de Perieh : « Serai-je, avec ce compteur, à même de mieux maîtriser ma consommation d'électricité et donc d'être efficace sur le plan individuel comme général ? »La question rejoint, en partie, les interrogations sur l'intérêt financier de Linky. Première certitude : un compteur, qu'il soit intelligent ou non, sert d'abord à mesurer l'électricité consommée. C'est à l'utilisateur d'en maîtriser l'usage, que ce soit dans un but économique ou écologique. « Ce n'est pas magique, mais c'est un outil qui permet de reprendre le pouvoir sur sa consommation », explique Martin Régner, ingénieur systèmes électriques intelligents à l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe). Sur le site d'Enedis ou grâce à son fournisseur d'énergie, chacun peut, s'il le souhaite, avoir accès aux consommations par heure ou par demi-heure (la « courbe de charge »). Cela permet de les comparer d'un jour à l'autre afin de repérer les appareils énergivores, ou de voir les consommations résiduelles la nuit, ce qui incite à éteindre les appareils en veille ou à dégivrer le réfrigérateur.Quel est l'impact de ces « petits gestes » mis bout à bout ? Plusieurs études donnent des résultats contradictoires. Les plus optimistes tablent sur 10 à 15 % de baisse, les plus mesurées rappellent que l'effet s'estompe dans le temps. Autre biais : une expérimentation de l'Ademe s'est soldée par des économies de 7,7 % en moyenne, et jusqu'à 10 % pour les ménages se chauffant à l'électricité, mais quasi nulles pour les plus petits consommateurs. Pour pérenniser, il faut accompagner les informations d'actions pédagogiques.Au-delà du niveau individuel, Linky peut transmettre aux collectivités locales des données agrégées, pour orienter les actions (rénovation de logement, aides au remplacement de chaudière…) prioritairement pour les quartiers ou les zones qui consomment davantage.Un projet baptisé « Solenn » a été expérimenté à Lorient (Morbihan), avec des accompagnements pour réduire la consommation, mais aussi des « écrêtages » ciblés : l'usager accepte des microcoupures de chauffage quelques minutes au moment du pic de consommation des soirs de grand froid. L'avantage est à la fois financier et écologique, car c'est dans ces moments que l'électricité est le plus chère et que sont allumées les centrales à gaz ou à charbon, émettrices de CO2.Potentiellement, Linky a donc un intérêt écologique, mais toutes ces fonctionnalités restent balbutiantes, et impliquent que les usagers acceptent la transmission de leurs données, et qu'ils y aient facilement accès eux-mêmes, par exemple sur un écran déporté tel qu'une tablette ou un ordinateur — qui n'a pas encore été déployé.",
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"episode": "linky-facilite-t-il-la-production-denergie-decentralisee",
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"titre": "Linky facilite-t-il la production d\u2019\u00e9nergie d\u00e9centralis\u00e9e\u00a0?",
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Question de Bertrand Saugues :« Je ne veux plus de nucléaire, je vais installer des panneaux solaires, peut-être une batterie domestique et j'espère trouver bientôt un véhicule électrique qui réponde à mes besoins.La question que je me pose est donc plutôt : « Qu'est-ce que Linky va m'apporter pour optimiser mon interaction avec le réseau ? » »C'est typiquement pour ce genre de consommateurs que le projet Linky a été conçu. En effet, les compteurs communicants sont présentés comme la solution pour faciliter la « transition énergétique » : une production moins centralisée et des usages différents de l'électricité.Comme l'explique Martin Régner, de l'Ademe, « Les réseaux électriques ont été conçus pour fonctionner de manière verticale, des centrales nucléaires ou thermiques vers les usagers. Ils sont aujourd'hui perturbés par les énergies renouvelables qui s'insèrent dans toutes les parties du réseau. »Linky permet au gestionnaire du réseau de connaître les besoins des consommateurs et la production des éoliennes ou des panneaux photovoltaïques. Un meilleur contrôle de l'acheminement limite aussi les « pertes techniques » liées au transport de l'électricité. Il reste toutefois difficile de calculer les économies ainsi réalisées.Les foyers équipés de panneaux solaires avaient jusqu'à présent besoin d'installer deux compteurs, l'un pour mesurer leur production d'électricité, et l'autre leur consommation. Désormais, Linky intègre dans un seul boîtier les deux fonctionnalités, ce qui fait économiser 600 euros aux usagers au moment du raccordement, et facilite le suivi du rendement des panneaux solaires.Pour l'instant, ce profil reste minoritaire en France : sur 35 millions de foyers, seuls 350 000 disposent de panneaux solaires, et environ 20 000 utilisent l'électricité qu'ils produisent (autoconsommation), mais l'objectif est de développer ce modèle. « Le réseau doit pouvoir accueillir un million de producteurs d'énergie renouvelable d'ici à 2025, soit trois fois plus de producteurs qu'aujourd'hui », précise Enedis.Le programme Linky anticipe aussi le développement de la voiture électrique, dont la recharge risque de peser sur le réseau d'électricité. Les tarifications développées par Linky permettraient de lisser les pics de demande en incitant à recharger les véhicules la nuit, au moment où l'électricité est moins carbonée. Les batteries des voitures pourront aussi être une solution de stockage d'électricité. Là encore, le public reste restreint puisqu'on ne compte qu'environ 140 000 voitures électriques en France, mais l'objectif est d'atteindre 600 000 en 2022.",
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"episode": "les-compteurs-seront-ils-obsoletes-apres-dix-ans",
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Question de Jérôme Caisso :« Au niveau écologique, quel est l'intérêt de détruire des compteurs en parfait état de marche qui ont une durée de vie très longue pour être remplacés par des compteurs avec une durée de vie moyenne de dix ans ? »Beaucoup d'usagers s'insurgent du remplacement programmé de 35 millions d'appareils en état de marche par de nouveaux boîtiers en plastique vert, dotés de plus d'électronique, donc considérés comme moins « robustes ». Les opposants à Linky dénoncent même un « gâchis écologique » et une politique d'obsolescence programmée à grande échelle.Les compteurs électromécaniques, carrés, bleus, et fonctionnant à disque, ont été déployés dans les années 1960 ; si certains fonctionnent toujours, ils ne sont plus fabriqués à l'heure actuelle. Ils ont été remplacés progressivement par des compteurs électroniques classiques, moins encombrants et à affichage numérique. Linky est donc la troisième génération de compteurs, selon EDF.Enedis assure que les compteurs déployés « ont toujours fait l'objet d'une garantie constructeur d'au minimum vingt ans », et qu'ils ont en réalité duré plus longtemps. Selon le gestionnaire du réseau, « Linky obéit aux mêmes règles et sa durée de vie peut donc dépasser les vingt ans ». Comme les compteurs précédents, ils pourront être réparés en cas de panne.",
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"titre": "Les anciens compteurs sont-ils recycl\u00e9s\u00a0?",
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Question de Tom :« Qu'adviendra-t-il des anciens compteurs ? Seront-ils recyclés ? Quels seront l'impact et le coût de ce recyclage ? »Comme tous les déchets d'équipements électriques et électroniques, les compteurs déposés, ainsi que les anciens transformateurs, ne peuvent pas être éliminés n'importe comment. La loi impose de les recycler ou de les « valoriser » au moins à hauteur de 75 %. Sur son site, Enedis indique que « 45 000 tonnes de matériels électriques mais aussi 7 000 tonnes d'emballages des anciens matériels vont être recyclées, soit cinq fois le poids de la tour Eiffel » et que 60 % des contrats ont été passés avec des entreprises embauchant des personnes handicapées.Une des images qui circulent le plus fréquemment pour évoquer le « génocide des compteurs électromécaniques » a été prise par un photographe de Sud-Ouest dans une usine de Mérignac, près de Bordeaux, qui affirme recycler 83 % des compteurs, en triant les métaux ferreux et non ferreux, comme l'explique un article de Bordeaux 7. Le plastique des compteurs blancs est recyclé par une autre société, et la bakélite des plus anciens sert de combustible dans des cimenteries.",
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Notre série « Linky en questions »
Retrouvez les différents volets de notre série réalisée à partir des questions posées par nos lecteurs sur le compteur connecté Linky :
1 - Les ondes du compteur sont-elles dangereuses ? 
2 - Le compteur électrique est-il un espion ?
3 - Le consommateur est-il gagnant ou perdant financièrement ?
4 - Comment l’installation du compteur se passe-t-elle ?
5 - Est-ce vraiment écologique ?





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Dans l’Aude, les activités de l’Association rurale d’éducation populaire, à Festes-et-Saint-André, sont mises en péril par la baisse de ces emplois subventionnés par l’Etat. Reportage.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Le prix de cette matière première naturelle, a bondi de 20 % en un an, en raison de la sécheresse en Australie, le premier producteur mondial de cette laine fine, explique dans sa chronique, la journaliste au « Monde, Juliette Garnier.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤                     
                                                   
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« Coup de chaud sur la laine du mérinos »

Le prix de cette matière première naturelle, a bondi de 20 % en un an, en raison de la sécheresse en Australie, le premier producteur mondial de cette laine fine, explique dans sa chronique, la journaliste au « Monde, Juliette Garnier.



LE MONDE ECONOMIE
 |    27.10.2018 à 11h00
    |

                            Juliette Garnier








                        



                                


                            

Matières premières. C’est du jamais-vu depuis 1968. Les moutons mérinos ont trop chaud dans l’est de l’Australie. Devant la Chine et la Nouvelle-Zélande, le pays est le premier producteur de cette laine fine, respirante et ultra-résistante dont raffolent les fabricants de pulls en V. Uniqlo en a fait l’un de ses produits phares. L’enseigne japonaise de mode écoule, chaque année, des millions de ces tricots fins aux couleurs vives à prix plancher. Mais les tarifs d’Uniqlo pourraient bientôt grimper.
Pour la première fois depuis cinquante ans, le prix de référence de la laine mérinos australienne a franchi en septembre la barre symbolique des 20 dollars par kilo en Australie, rapporte l’agence Reuters. En un an, le prix de cette laine issue des moutons mérinos, bêtes à laine originaires d’Espagne, a bondi de 20 % en un an. En cause : la sécheresse.
L’Australie traverse un épisode caniculaire d’une exceptionnelle gravité. Dans certaines régions de culture et d’élevage de l’est du pays, les précipitations ont été de 40 % inférieures à la moyenne des vingt dernières années, d’après le Bureau gouvernemental australien pour les études agricoles et les ressources (Abares). « Les récoltes de l’hiver 2018-2019 figureront parmi les pires de l’histoire de l’est de l’Australie », estime désormais la banque Rabobank dans une étude publiée en octobre.

La sécheresse fait souffrir les cheptels. Les bêtes ont peu à brouter. Leur lainage est moins abondant et de moindre de qualité. Et le nombre de têtes diminue. Beaucoup des éleveurs de mérinos ont d’abord eu recours au fourrage pour nourrir leurs troupeaux, avant d’y renoncer et de vendre ou d’abattre des bêtes pour éviter la faillite. Les semaines à venir s’annoncent aussi très compliquées. L’agence météorologique australienne prévoit que les trois prochains mois seront plus secs et plus chauds que la moyenne.
Des stocks au plus bas
Le gouvernement australien...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ L’ouverture de nouvelles routes maritimes au pôle Nord du fait du réchauffement climatique n’aura qu’une conséquence modeste sur le commerce, selon le Centre d’études prospectives et d’informations internationales.
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Transport maritime : les nouvelles routes polaires ne devraient pas bouleverser le commerce mondial

L’ouverture de nouvelles routes maritimes au pôle Nord du fait du réchauffement climatique n’aura qu’une conséquence modeste sur le commerce, selon le Centre d’études prospectives et d’informations internationales.



LE MONDE ECONOMIE
 |    27.10.2018 à 11h00
    |

            Marie de Vergès








                        



                                


                            

Le réchauffement climatique va-t-il chambouler la géographie de la mondialisation commerciale ? L’ouverture en Arctique, « grâce » à la fonte des glaces, de nouvelles voies propres à la navigation de porte-conteneurs suscite autant de fantasmes que de répulsion. Or, « ces nouvelles routes n’auront qu’un impact modeste sur le commerce mondial », estime une étude tout juste publiée par le Centre d’études prospectives et d’informations internationales (Cepii).
Comme le rappellent ses auteurs, Jules Hugot et Camilo Umana Dajud, la découverte d’une route du Nord pour accéder à l’Asie est un Graal des navigateurs européens depuis des siècles : dès le XVIIe siècle, l’explorateur britannique Henry Hudson chercha sans relâche ce fameux « passage du Nord », qu’il ne réussit jamais à emprunter faute de pouvoir fendre la glace.

Le changement climatique est en train de bouleverser la donne : l’été dernier, les températures ont été anormalement élevées dans le cercle polaire arctique, dépassant par endroits les 30 °C. Et pour la première fois, entre fin août et fin septembre, un navire porte-conteneurs de Maersk, la première compagnie maritime au monde, a relié Saint-Pétersbourg depuis Vladivostok en longeant les côtes sibériennes. Jusqu’alors, seuls des navires de moindre taille avaient parcouru cette route, désormais accessible de juillet à octobre.
Des gains commerciaux limités
La lettre du Cepii souligne que trois nouvelles voies pourraient s’ouvrir à la navigation de façon permanente, d’ici à 2050 et au-delà. Outre celle qui longe la Sibérie (passage du Nord-Est), un autre itinéraire borde la côte septentrionale (passage du Nord-Ouest), les deux débouchant sur l’océan Pacifique via le détroit de Béring. Une troisième route, enfin, la Transpolaire, reliera l’Atlantique au Pacifique à travers l’océan Arctique.

Dans bien des cas, ces passages réduiront effectivement les distances, comparées...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Cette mesure vise les travailleurs transfrontaliers issus de l’ancien bloc soviétique ayant laissé leur famille dans leur pays d’origine.
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L’Autriche indexe les allocations familiales sur le pays d’origine des travailleurs

Cette mesure vise les travailleurs transfrontaliers issus de l’ancien bloc soviétique ayant laissé leur famille dans leur pays d’origine.



LE MONDE
 |    27.10.2018 à 10h10
    |

            Blaise Gauquelin (Vienne, correspondant)








                        



                                


                            

Pendant la campagne, il avait promis de mettre fin au « tourisme social » : le chancelier conservateur autrichien Sebastian Kurz (ÖVP, Parti populaire), qui a formé en décembre 2017 une coalition avec l’extrême droite (FPÖ, Parti de la liberté), a tenu parole. Mercredi 24 octobre, alors que Vienne préside le Conseil de l’Union européenne jusqu’en décembre, le Parlement autrichien a voté une loi qui indexe, à partir du 1er janvier 2019, les allocations familiales sur le niveau de vie du pays d’origine des personnes employées en Autriche, lorsque ces dernières ont laissé leurs enfants derrière elles à l’étranger.
Immédiatement, la Commission européenne a annoncé qu’elle pourrait enclencher une procédure d’infraction, « l’indexation étant interdite en droit européen » selon Christian Wigand, un porte-parole : « Lorsqu’un employé verse des cotisations, il est en droit de bénéficier des mêmes allocations que les autres. »
Pour justifier cette nouvelle juridiction, inédite au sein de l’UE, l’Autriche se targue d’être un cas particulier. Opulente et adepte de l’Etat providence, elle redistribue des allocations familiales parmi les plus généreuses d’Europe. Mais voisine, à l’est, d’Etats au niveau de vie nettement moins élevé que le sien, elle comptait, en mai 2017, plus de résidents détenteurs d’un passeport étranger (15,3 %) que la France (6,6 %).
Confiance
Elle verse 250 millions d’euros par an pour des enfants vivant à l’étranger, et jure que même avec ce nouveau système, une famille hongroise dont le père travaillerait en Autriche et dont la mère garderait les enfants en Hongrie toucherait encore 100 euros par mois, contre 39 euros si l’un des parents ne cotisait pas en Autriche. L’association SOS Mitmensch rappelle que 90 % des versements pour des enfants n’habitant pas en Autriche concernent la Hongrie, la Slovaquie, la Roumanie, la Slovénie et la République tchèque. La mesure permettrait donc à Vienne...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Pour les Républicains, Donald Trump a gagné la partie en intimidant ses adversaires. Pour ses opposants, il a instillé un poison dans la mondialisation, qui se révèlera néfaste pour la croissance.
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La guerre commerciale de Trump, partie de catch ou nouvelle guerre froide ?

Pour les Républicains, Donald Trump a gagné la partie en intimidant ses adversaires. Pour ses opposants, il a instillé un poison dans la mondialisation, qui se révèlera néfaste pour la croissance.



LE MONDE ECONOMIE
 |    27.10.2018 à 09h57
    |

            Arnaud Leparmentier (New York, correspondant)








                        



                                


                            

Pour les Républicains, Donald Trump a gagné la partie en intimidant ses adversaires. Pour les autres, il a instillé un poison dans la mondialisation, néfaste pour la croissance. M. Trump fut élu pour avoir dénoncé les accords commerciaux défavorables, selon lui, aux États-Unis. Preuve en étaient les délocalisations et le déficit commercial des États-Unis, qui s’explique en réalité par la surconsommation américaine et la demande de dollars. Après un an de fureur, que retenir ?
Avec ses alliés, une partie de catch : M. Trump a fait si peur à ses partenaires qu’il a obtenu des mini-concessions (avec le Canada, le Mexique, la Corée du Sud, voire les Européens). Il n’a pas touché à l’automobile et n’est pas allé plus loin que les traditionnelles guerres de l’acier, telle celle déclarée et perdue par George W. Bush au début des années 2000.

L’essentiel de la bataille concerne la Chine. Washington a mis un vrai sujet sur la table, les subventions d’Etat aux entreprises chinoises et les transferts forcés de technologie. Cette préoccupation était partagée par les Européens, mais ceux-ci n’ont jamais eu le courage de l’aborder, exportations et implantations allemandes en Chine obligent.
Les incertitudes freinent l’investissement
A court terme, les incertitudes créées par Trump freinent l’investissement – plus sans doute que les tarifs, compensés par la hausse du dollar et l’effort sur les marges des entreprises, lesquels expliquent la baisse de Wall Street. À plus long terme, cet affrontement, qui renforce le camp nationaliste en Chine, devrait accélérer la désimbrication des économies américaine et chinoise, Pékin ayant découvert l’ampleur de sa vulnérabilité aux sanctions de Washington.

La bascule devrait se faire sans doute au profit des autres pays asiatiques voire africains, nouveaux sous-traitants de l’Occident, mais aussi de la Chine, qui va accélérer sa montée en gamme technologique pour s’affranchir des Etats-Unis.
Sur...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ L’économie devrait finir l’année sur une croissance supérieure à 3 %, sa meilleure performance depuis 2005. Le taux de chômage est au plus bas depuis 1969. Mais la douche froide à Wall Street pourrait annoncer un ralentissement, voire une récession.
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Economie : première alerte aux Etats-Unis, après deux ans d’euphorie

L’économie devrait finir l’année sur une croissance supérieure à 3 %, sa meilleure performance depuis 2005. Le taux de chômage est au plus bas depuis 1969. Mais la douche froide à Wall Street pourrait annoncer un ralentissement, voire une récession.



LE MONDE ECONOMIE
 |    27.10.2018 à 09h38
 • Mis à jour le
27.10.2018 à 16h10
    |

            Arnaud Leparmentier (New York, correspondant)








                        



                                


                            

Deux années de prospérité sous le règne de Donald Trump. A dix jours des élections de mi-mandat du 6 novembre, le président américain peut jubiler : la croissance a progressé plus que prévu au troisième trimestre, au rythme de 3,5 %, après 4,2 % au deuxième trimestre.
L’économie devrait donc finir l’année sur une croissance supérieure à 3 %, sa meilleure performance depuis 2005. Le taux de chômage est au plus bas depuis 1969, passé de 4,8 % à 3,7 %, avec plus de quatre millions d’emplois créés depuis janvier 2017 ; Wall Street, en dépit de la correction actuelle, a bondi de plus d’un tiers pour le Nasdaq et le Dow Jones et d’un quart pour le S&P 500 depuis l’élection de M. Trump. Ajoutons que les salaires progressent au rythme annuel de 3,5 % (avec une inflation de 2,2 %) et que les inégalités se réduisent : de l’aveu même de Jason Furman, ancien conseiller de Barack Obama, les salaires des 20 % les plus pauvres sont ceux qui progressent le plus, à la différence de ce qui se passait à la fin des années 1990.

Le bonheur économique est-il, sous Trump, digne de ce qu’il fut sous Clinton ? Avec un président américain honni par ses adversaires, de tels propos suscitent immédiatement la contestation : la reprise avait commencé sous Obama et s’explique par la bonne santé des entreprises ; les chiffres du chômage masquent un taux d’activité trop faible, avec des hommes sortis du marché du travail ; et l’économie américaine va se fracasser sur un déficit budgétaire et la politique protectionniste de M. Trump, comme en atteste la douche froide à Wall Street.
Essayons de voir ce qu’il en est. D’abord, Obama avait remis sur pied l’économie américaine (10 % de chômage en 2009), mais l’année électorale 2016 a été mauvaise, handicapée par des tensions monétaires, un krach pétrolier et une croissance limitée à 1,6 %. Le New York Times a publié, en octobre, une enquête sur « La récession invisible de 2016 : l’événement passé inaperçu...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ La procédure mondiale d’homologation des véhicules entrera en vigueur en septembre 2019. Elle servira, entre autres, au calcul des malus pour les flottes d’entreprise.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤                     
                                                   
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Plus sévère, la norme WLTP fait trembler constructeurs et entreprises

La procédure mondiale d’homologation des véhicules entrera en vigueur en septembre 2019. Elle servira, entre autres, au calcul des malus pour les flottes d’entreprise.



LE MONDE
 |    27.10.2018 à 07h00
    |

                            Eric Gibory








                        



                                


                            

Les entreprises ont dû pousser un soupir de soulagement quand elles ont appris le report à septembre 2019 de l’application du protocole WLTP (Worldwide Harmonized Light Vehicle Test Procedure) pour calculer les taxes sur leurs flottes.
En utilisant des tests plus conformes aux conditions réelles de conduite, le WLTP mesure en effet de plus forts taux de gaz à effet de serre et de polluants atmosphériques, tout comme une consommation de carburant plus importante. Selon le spécialiste des données automobiles Jato Dynamics, pour le CO2, les valeurs bondiraient de 9,6 % par rapport à l’ancienne procédure, le NEDC (nouveau cycle européen de conduite). Avec une telle hausse, TVS (taxe sur les véhicules de société) et malus se seraient envolés, alourdissant les charges des flottes pour les entreprises.
Interrogés en début d’année par le Consumer Science & Analytics (CSA) pour l’Observatoire du véhicule d’entreprise, les patrons se disaient préoccupés par la mise en place du WLTP. En effet, 47 % d’entre eux estimaient que ce nouveau test allait avoir un impact sur leur flotte dans les trois prochaines années. Pour les grandes sociétés (100 à 250 salariés), ce pourcentage atteignait 54 %, et grimpait même à 72 % pour les plus grandes (au-dessus de 250 salariés). Dans les faits, les dirigeants étaient seulement 17 % à affirmer que ce protocole avait déjà eu une incidence sur leur flotte. Cette part passait à 21 % dans les grandes entreprises, et à 33 % dans les plus grandes.
Des mesures plus précises
Au cours de cette même étude, les dirigeants se disaient plus attentifs au CO2 (à 52 %) qu’aux particules fines (44 %) et à l’oxyde d’azote (NOx, 24 %). Mauvais présage pour l’environnement, 44 % ne prenaient en compte aucune de ces émissions.
Le WLTP propulse les données d’émissions de CO2 et de consommations vers les sommets. Selon certains analystes, la hausse atteint 20 % en moyenne par rapport aux anciens résultats.
Destiné à quantifier...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ Il ne faut pas réduire la politique monétaire au seul arbitrage entre inflation et chômage, explique l’économiste Guillaume Bazot dans sa chronique au « Monde ».
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Guillaume Bazot : « Du rôle des banques centrales »

Il ne faut pas réduire la politique monétaire au seul arbitrage entre inflation et chômage, explique l’économiste Guillaume Bazot dans sa chronique au « Monde ».



LE MONDE ECONOMIE
 |    27.10.2018 à 06h30
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Guillaume Bazot (maître de conférences en économie à l’université Paris-VIII)







                        



                                


                            
Chronique « Recherches ». Alors que Mario Draghi quitte ses fonctions à la tête de la Banque centrale européenne (BCE) en 2019 et que la Réserve fédérale américaine entre dans une phase d’augmentation de ses taux, les banques centrales sont observées avec anxiété. De fait, leurs actions sont au centre de nombreuses controverses. Certains les tiennent pour responsables de la dernière crise, car elles n’auraient pas empêché l’explosion des crédits immobiliers. D’autres leur reprochent de négliger le chômage ou la croissance, au profit de la stabilité des prix. Ces débats ne sont pas nouveaux. Quels en sont les tenants et les aboutissants ?
Remontons à 1967. Milton Friedman fait son discours inaugural de président de l’Association économique américaine (« The Role of Monetary Policy », The American Economic Review, vol. 58, no 1, 1968). A cette époque, la macroéconomie keynésienne règne sans partage et la majorité des économistes fait valoir que l’inflation, en augmentant les profits des entreprises, tend à réduire le chômage. Une politique monétaire accommodante peut alors avoir des conséquences positives sur l’emploi. Friedman s’oppose à cet effet monétaire. En effet, puisque les agents tiennent compte de l’inflation passée dans leurs décisions, le chômage ne peut être maintenu à un faible niveau sans une accélération indéfinie de l’inflation. Au regard de ce problème et afin de contrôler les prix, Friedman propose d’imposer aux banques centrales une règle d’action contraignante et transparente.
La stagflation (augmentation concomitante du chômage et des prix) des années 1970-1980 donne partiellement raison à Friedman. Le rapport de force entre économistes s’inverse et les premières règles de politique monétaire sont adoptées. A partir des années 1990, les cibles fixant à 2 % le taux d’inflation visé par les banques centrales sont mises en place. Ces cibles permettent alors de contrôler les prix, tout en stimulant...




                        

                        


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Protection des données : citoyens et entreprises de plus en plus vigilants

La Commission nationale informatique et libertés (CNIL) enregistre une forte hausse des plaintes depuis l’adoption du Règlement général sur la protection des données (RGPD) européen.



LE MONDE ECONOMIE
 |    27.10.2018 à 06h19
 • Mis à jour le
27.10.2018 à 06h52
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            Vincent Fagot








                        



                                


                            
Prélever vos données de géolocalisation à partir de vos smartphones sans vous prévenir explicitement ni même vous permettre de vous y opposer… le tout pour vous envoyer des publicités ciblées.
Cette mauvaise pratique de la société Singlespot a été épinglée par la Commission nationale informatique et libertés (CNIL), qui l’a mise en demeure, le 23 octobre. La start-up a trois mois pour corriger le tir, à défaut de quoi elle sera sanctionnée financièrement. Avant elle, Fidzup et Teemo, deux autres sociétés œuvrant dans la collecte de données à des fins publicitaires, se sont vu infliger le même traitement, à la mi-juillet.

Nouveaux droits
Cinq mois après l’entrée en vigueur du Règlement général sur la protection des données (RGPD), ces trois avertissements, pour l’instant non suivis de sanctions, ont fait à ce jour, en France, les premières « victimes » de ce nouveau cadre réglementaire européen. On est bien loin du big bang anticipé par certains avant l’avènement du texte.
La prise de conscience des nouveaux droits offerts aux citoyens européens semble pourtant bien réelle. Depuis le 1er janvier, la CNIL a enregistré 7 350 plaintes contre 5 250 à la même date en 2017, un chiffre en augmentation de 41 %. La hausse est encore plus forte sur les quatre mois suivant la mise en œuvre du RGPD (+ 64 %). « Il n’y a pas eu un pic au 25 mai puis une rechute. Au contraire, on reçoit de plus en plus de réclamations », précise Jean Lessi, secrétaire général de la CNIL.
La nature des plaintes aussi a changé, « avec une progression de celles concernant la vie en ligne des internautes [demandes de suppressions de données, etc.], qui constitue 38 % des plaintes enregistrées jusque-là en 2018, contre seulement 27 % en 2017 », explique-t-il. Conséquence, ce sont les grands acteurs du Net qui sont les plus ciblés.
« Progrès de la culture de sécurité »
Autre indication que le RGPD fait son chemin dans les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ En un an, le nombre de contrats aidés bénéficiant à des publics fragiles, tels les chômeurs de longue durée, est passé de 474 000 à 280 000. Une hémorragie décidée par le gouvernement, qui fragilise le lien social.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤                      En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   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Une hémorragie décidée par le gouvernement, qui fragilise le lien social.        Par  Elise Barthet   Publié hier à 06h18, mis à jour à 17h43   Lecture 7 min.      Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail         Article réservé aux abonnés                  La petite structure prend en charge l’essentiel des services périscolaires de la vallée de la Corneilla (Aude). ARNO BRIGNON / SIGNATURES POUR "LE MONDE"             Les torrents d’eau qui se sont déversés sur l’Aude ont, pour une fois, épargné la vallée de la Corneilla. Aucun dégât sérieux à déplorer dans ce bout de campagne heureuse, nichée dans les premiers contreforts des Pyrénées. Comme chaque jour, les cinquante-quatre enfants du regroupement pédagogique de Festes-et-Saint-André, Bourigeole, Bouriège et Roquetaillade, ont rejoint leurs écoles. Et comme chaque jour, ils ont déjeuné dans les locaux qui jouxtent la mairie, face à une antique remise, toujours à vendre.          Pourtant, si les murs ont tenu, un pan entier de la vie locale menace, lui, de s’effondrer. L’Association rurale d’éducation populaire (AREP), en sursis depuis plus d’un an, a besoin de 25 000 euros pour boucler son budget et continuer de prendre en charge la garderie, le réfectoire, l’étude, la bibliothèque, bref, l’essentiel des services périscolaires de la vallée. « Des missions qu’on remplit à la place de l’Etat », précise la directrice, Claire Poussou. Des missions en péril aussi depuis la baisse drastique du nombre de contrats aidés, décidée par le gouvernement en 2017.                    Cassure          Destinés en priorité aux chômeurs de longue durée, aux jeunes sans qualification et aux allocataires de minima sociaux, ces emplois étaient subventionnés parfois jusqu’à 95 % du taux brut du smic.                     Cinquante-quatre enfants fréquentent le regroupement pédagogique de Festes-et-Saint-André, Bourigeole, Bouriège et Roquetaillade, dans l’Aude. ARNO BRIGNON / SIGNATURES Pour Le Monde             Au deuxième trimestre 2017, 474 000 personnes en bénéficiaient dans le secteur non marchand grâce, notamment, aux contrats d’accompagnement dans l’emploi (CAE). Elles n’étaient plus que 280 000, un an plus tard, après les coupes de l’Etat. Une taille justifiée par le faible taux d’insertion sur le marché du travail des intéressés. D’après la Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares), seuls 26 % jouissaient d’un emploi durable six mois après la fin de leur contrat.           « Ces contrats sont des pansements qui ne font que cacher les plaies, on n’a pas le choix », se désespère Thomas Fonder, le président de l’AREP          Mais la réforme, dans un département aussi pauvre que l’Aude, a été vécue comme une cassure. A Festes, elle a failli coûter leur poste à quatre des sept salariés de l’AREP. Pour prolonger trois contrats, requalifiés en CDD, la petite structure a dû puiser dans son fonds de roulement. Une opération qui l’a laissée, à l’été 2018, avec un déficit de 12 274 euros et des avances bancaires. Au final, un seul CAE a pu être renouvelé : celui du directeur adjoint.                                            — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? Se connecter   S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     Soutenir le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante de plus de 400 journalistes.    Participer à des événements artistiques et culturels toute l'année et partout en France.    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