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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Dans un entretien au « Monde », la chercheuse de l’Inserm Mathilde Touvier revient sur l’efficacité des compléments alimentaires de régime.
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Compléments alimentaires amaigrissants : « S’il y avait une molécule miracle, elle serait remboursée par la Sécurité sociale »

Dans un entretien au « Monde », la chercheuse de l’Inserm Mathilde Touvier revient sur l’efficacité des compléments alimentaires de régime.



LE MONDE
 |    28.10.2018 à 15h02
    |

            Laura Motet








                        


C’est un marché qui ne connaît pas la crise : les compléments alimentaires. Selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, 29 % des adultes en ont consommé au moins pendant l’année 2017, contre 20 % en 2007. Malgré l’enthousiasme des consommateurs français, des questions se posent sur leur efficacité et leur réglementation.
Car les promesses sont nombreuses… et souvent trompeuses. En 2015, la répression des fraudes a conduit une enquête sur les sites Internet spécialisés dans le secteur des compléments alimentaires. 80 % d’entre eux étaient non conformes à la législation, notamment à cause des bénéfices nutritionnels et de santé qu’ils revendiquaient. Parmi les mauvais élèves, les compléments alimentaires de régime, promettant de « mincir sans effort », d’avoir « jusqu’à 7 cm de ventre en moins » ou encore de perdre « 10 kg en un mois ! ».
Comment s’y retrouver dans la jungle des compléments alimentaire amaigrissants ? Eléments de réponses avec Mathilde Touvier, chercheuse à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et membre de l’équipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle.

        Lire l’enquête :
         

          Les dessous d’Anaca3, la pilule minceur star des réseaux sociaux



Quel est le public visé par les compléments alimentaires amaigrissants ? 
En général, les compléments alimentaires sont plus consommés par les femmes, et notamment par celles qui prêtent déjà plus attention à leur alimentation que le reste de la population (manger plus équilibré, plus bio, etc.). Ils visent également celles qui ont plus tendance à multiplier les régimes. C’est d’autant plus vrai pour les compléments alimentaires minceur. Les compléments alimentaires sont, en outre, coûteux et, donc, souvent plus consommés par les CSP + (catégories socioprofessionnelles élevées).
Le problème, c’est que les compléments alimentaires, notamment amaigrissants, sont souvent pris en automédication. Sans professionnel de santé (médecin, diététicien) pour les accompagner, les consommateurs peuvent courir plusieurs risques : fraude, interaction avec certains traitements, surdosages, allergies, sans compter que les effets à long terme d’une consommation régulière de ces produits sur la santé sont loin d’être connus…
Les compléments alimentaires amaigrissants ont-ils fait la preuve de leur efficacité ?
S’il y avait vraiment une molécule miracle, avec une efficacité sur la durée et sans risque de récidive, ça se saurait et elle serait remboursée par la Sécurité sociale. Elle serait considérée comme un médicament et serait intégrée dans les politiques publiques de lutte contre l’obésité. Or, sauf exception, un complément alimentaire ne peut avoir ni revendiquer d’effets thérapeutiques. Il serait sinon considéré comme un médicament et réglementé comme tel.
Les allégations nutritionnelles et de santé sont régulées par un règlement européen sur les denrées alimentaires. Mais le marketing des compléments alimentaires emprunte parfois au domaine des cosmétiques, notamment dans le secteur minceur. Il arrive donc que certains fabricants de compléments alimentaires indiquent « résultats prouvés » sur leur produit, après avoir eux-mêmes opéré un test sur vingt personnes, voire moins. Et, bien entendu, ce type d’étude ne correspond pas du tout aux standards de tests pour un médicament.
La répression des fraudes met également en garde contre le fait que certains fabricants utilisent des images de personnes en blouse blanche pour suggérer une caution médicale sur des emballages de compléments alimentaires ou dans les publicités qui les accompagnent.

        Lire aussi :
         

                Compléments alimentaires sous surveillance



Les compléments alimentaires de régime à base d’ingrédients naturels ne sont-ils pas meilleurs pour la santé que les autres, à base d’ingrédients « chimiques » ?
Dans le domaine du complément alimentaire, la distinction entre nature et chimie relève parfois davantage de l’imaginaire et de l’argument marketing que de la preuve scientifique.
Pour dire les choses simplement : ça n’est pas parce qu’un ingrédient contenu dans un complément alimentaire est d’origine « naturelle » qu’il est forcément bon pour la santé. Dans la nature, il y a aussi des poisons et des substances qui peuvent défavorablement influer sur d’autres traitements. Par exemple, le millepertuis, présenté comme un « antidépresseur naturel », réduit l’efficacité des chimiothérapies et des antirétroviraux.
En revanche, il faut rappeler un message : sauf carence majeure, les nutriments et les vitamines nécessaires à notre bon fonctionnement peuvent tout à fait être apportés par une alimentation équilibrée. Et, en matière de perte de poids, la méfiance est de rigueur pour les compléments affichant des mentions du type « sans effort » ou « en conservant la même alimentation », car rien ne remplacera un régime alimentaire équilibré et un suivi médical.

        Lire aussi :
         

                Le business trouble des plantes médicinales






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ A l’occasion du test de « Red Dead Redemption 2 », le chercheur en études cinématographiques Alexis Blanchet a répondu en direct à vos questions sur les liens entre jeux vidéo et cinéma.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

« Rockstar restitue le cinéma hollywoodien sous une forme autant narrative que spatiale »

A l’occasion du test de « Red Dead Redemption 2 », le chercheur en études cinématographiques Alexis Blanchet a répondu en direct à vos questions sur les liens entre jeux vidéo et cinéma.



LE MONDE
 |    27.10.2018 à 19h04
    |

            William Audureau et 
Corentin Lamy








                        



   


Pixels a testé en direct durant dix heures Red Dead Redemption 2 (RDR2), la superproduction de Rockstar sortie le 26 octobre sur PlayStation 4 et Xbox One. Alexis Blanchet, maître de conférences en études cinématographiques et auteur de Des pixels à Hollywood répond aux questions sur ce jeu inspiré de la thématique des westerns.
Jean-Poire : S’il n’y avait pas cette skin cowboy, aurait-on l’idée de comparer ce jeu à un western ? Dans la grammaire, dans l’intensité, dans les missions, on a l’impression que ça n’a finalement pas grand-chose avec une expérience cinématographique de genre…
Alexis Blanchet : Probablement que la dimension diluée de l’expérience de RDR2 (on va et vient, on se perd, on digresse…) ne lui permet pas tel que nous y jouons ici d’atteindre la densité narrative d’un western ou plus généralement d’un film de genre d’action. J’entends autour de moi, ici à Pixels, des références à Skyrim, Breath of the Wild, Assassin’s Creed Odyssey, mais peu à Call of Juarez, Outlaws, Mad Dog McCree. Le genre vidéoludique (bac à sable, monde ouvert, « GTA-like »…) l’emporte en fait très largement sur le référent thématique, le genre cinématographique western, duquel RDR2 tire sa substance sémantique (les cow-boys, les grands espaces, le saloon, les attaques de train ou de diligence…).
Joe : Que pensez-vous de la caméra dite cinématique et en général de la place de la caméra dans les phases de jeu (interactives) et celles de vidéo (non interactives, ici avec les bandes noires qui coupent le cadre 16:9 en faux cinémascope) ?
Je l’observe depuis le début de la session et elle me donne un drôle de sentiment. Ce que j’observe, c’est qu’elle produit une vue latérale très « aplatissante » qui part à 90° de la vue à la 3ème personne de la séquence interactive quittée, ce qui donnerait presque au jeu l’esthétique de ces productions 2,5D des années 2000 (Lost Windsur Wii qui me revient là en tête). La cinematic camera semble devoir négocier entre une forme « cinématographique » de mise en scène et une appréhension suffisante de l’espace de jeu pour diriger l’avatar en mode relatif caméra. Evidemment, cela limite les possibilités et exclut des échelles de plan absentes du jeu vidéo comme le plan rapproché, le gros plan et le très gros plan.
al : Quelle peut être l’influence d’un jeu vidéo comme celui-ci sur la réalisation de futurs films de western ?
Certains ont relevé l’influence qu’aurait eu le premier opus sur la série WestWorld. Il faudra à mon avis être attentif à l’utilisation d’un motif visuel très présent dans la partie : la vue à la troisième personne en plan moyen de demi-ensemble [avec des héros au premier plan et de vastes paysages en arrière-plan] et des mouvements d’appareil qui au travelling avant combinent les effets d’ajustement de la caméra par le stick droit. Ce serait alors sans conteste une citation du jeu et de l’intervention du joueur sur la matière visuelle. Evidemment, ce serait un choix fort qui irait à l’encontre d’un cadrage cinématographique soigné et maîtrisé. Donc particulièrement signifiant.

Serge Karamazov : L’histoire du cinéma montre que les réalisateurs ont su développer une nouvelle grammaire, au fil des expérimentations, pour raconter des choses : travelling compensé (Hitchcock), regard à la caméra (Godard), présence organique du hors-champ (Shyamalan)… Dans le jeu vidéo, avez-vous vu récemment de nouvelles façons originales, propre au médium, de raconter une histoire qui ne seraient pas possibles au cinéma ?
Vaste question que ma réponse ne fera que survoler. Passage de Jason Rohrer est souvent présenté comme une forme de récit propre au jeu vidéo. Allez vous faire un avis, une partie dure cinq minutes pas une seconde de plus.
Les récits arborescents sont une potentialité offerte par les jeux vidéo et utilisée depuis longtemps d’ouvrir les possibilités du récit. Les logiques procédurales permettent de singulariser les séquences pour que chaque partie et chaque expérience du récit se différencie des autres.
Sorgal : Avec ce genre de jeu, pouvons-nous maintenant parler du jeu vidéo comme du huitième art ? Les défenseurs de la télévision, j’entends d’une certaine télévision de qualité et d’expérimentation, ont déjà préempté l’appellation huitième art. Si la bande dessinée est souvent désignée comme le neuvième art, quoique pourtant antérieure à la création de la télévision, c’est l’appellation dixième qui me semble prévaloir pour le jeu vidéo.
Les acteurs à observer dans ce processus seraient les journalistes de la presse généralistes (en France, on se tournerait vers Libération, Le Monde…), la presse culturelle (Les Inrocks, Télérama), les institutions (écoles et musées), le pouvoir politique et sa valorisation du secteur comme espace de création (les décorations - Ordre des Arts et des Lettres - mais aussi les négociations avec les représentants de l’industrie qui peuvent bénéficier d’un point de vue fiscal de la reconnaissance du jeu vidéo comme « industrie créative »).
Jean-Phillipe Des Crosses : Quand des jeux vidéos cherchent à se rapprocher du cinéma (Rockstar est un bon exemple, les Metal Gear Solid aussi) est-ce qu’on est dans la référence/inspiration ou dans le complexe d’infériorité ?
Il me semble que les relations entre les deux domaines se jouent à plusieurs niveaux. Emprunter à des imaginaires de genres cinématographiques (ici le Western qui est le genre hollywoodien par excellence) permet aux développeurs de travailler sur des codes, des conventions, des imaginaires très ancrés dans l’esprit des joueuses et des joueurs et donc facilement réactivables. Le Western est typiquement un genre transmédiatique qui traverse depuis le XIXe siècle les expressions médiatiques et narratives (roman, comics, cinéma, télévision, parc d’attraction…). C’est également un genre transnational qui trouve des expressions locales comme les Western Spaghetti produits en Italie et tournés en Espagne ou les débuts de carrière d’Yves Montant qui se construit sur un répertoire francisé de chansons de cow-boys.
En termes d’expression médiatique, l’émergence des supports optiques dans les années 1990 (et même dès les années 1980) invite les studios à enrichir leurs jeux vidéo par l’insertion de séquences cinématiques ou par la programmation de moteurs graphiques qui leur impose la question du cadrage, de la mise en scène et de la « caméra » dans les jeux vidéo. Un chercheur suisse, Selim Krichane, prépare à ce propos la sortie d’un ouvrage en janvier prochain sur la notion de caméra dans les jeux vidéo.
Et puis, en effet, il y a pour les studios la tentation de se confronter à l’industrie culturelle de référence, tant en termes de puissance évocatrice, de poids économique que de glamour et de paillettes : le cinéma hollywoodien. La politique de Rockstar semble en partie se jouer dans cette relation de confrontation avec les genres cinématographiques, leur capacité à les digérer (l’expression est empruntée à Erwan Cario), à l’assimiler et à la redonner sous une forme d’expérience tant narrative que spatiale. Petite expérience de pensée : que se passera-t-il quand le studio Rockstar s’attaquera à l’autre grand genre populaire du cinéma hollywoodien, la science-fiction ? Vertige.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ EN UN GRAPHIQUE – Contrairement à une idée reçue persistante, dont le plateau de « TPMP » en a été l’illustration, les viols sont commis très majoritairement par les proches des victimes. Les conjoints et ex-conjoints en représentent presque la moitié.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Viols : plus de neuf victimes sur dix connaissaient leur agresseur

EN UN GRAPHIQUE – Contrairement à une idée reçue persistante, dont le plateau de « TPMP » en a été l’illustration, les viols sont commis très majoritairement par les proches des victimes. Les conjoints et ex-conjoints en représentent presque la moitié.



LE MONDE
 |    27.10.2018 à 18h17
    |

                            Les Décodeurs








                        


La controverse qui a animé le plateau de l’émission « Touche pas à mon poste », jeudi 25 octobre, sur une relation non consentie entre un adulte et sa petite amie endormie au moment des faits, montre à quel point le sujet du viol conjugal reste tabou et minimisé.
Une perception du viol qui est bien résumée par l’intervention de l’ex-Miss France Delphine Wespiser, qui a décrit comme « tout à fait mignon, tout à fait sympa (…), des choses qui se font quand l’une ou l’autre personne dort », lorsque l’on parle « de son petit copain, avec qui elle est et qu’elle est censée aimer ». Une perception qui présuppose un consentement continu des deux partenaires, puisqu’ils sont par nature partenaires amoureux, mais qui est dramatiquement éloignée de la réalité des viols.
Car outre le fait que la loi définit le viol comme « tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui par violence, contrainte, menace ou surprise », et que le consentement d’une personne à une relation sexuelle n’existe pas automatiquement dans un couple, les chiffres officiels sont là pour le rappeler : la grande majorité des viols sont commis par des proches de la victime.

        Lire aussi :
         

                Harcèlement, agression, viol : comment la loi définit les violences sexuelles



Dans un rapport rendu le 22 février par Marie-Pierre Rixain (la présidente de la délégation aux droits des femmes à l’Assemblée nationale) et la députée Sophie Auconie, la cheffe du service des droits des femmes et de l’égalité entre les femmes et les hommes, Hélène Furnon-Petrescu, rappelait que, parmi les 108 000 victimes de viol ou de tentative de viol déclarées en 2017 (dont 93 000 femmes et 15 000 hommes), 91 % connaissaient l’agresseur et 45 % des agresseurs étaient le conjoint ou ex-conjoint.


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Viols et tentatives de viol : 91 % des agresseurs sont des proches de la victime
Part des auteurs ou autrices de viols ou de tentatives de viol connu(e)s de la victime.

Source : Rapport d'information de Sophie Auconie et Marie-Pierre Rixain, février 2018



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Malgré cela, seulement 9 % des victimes ont porté plainte en 2017. « Il y a beaucoup d’affaires classées et de non-lieux faute de preuve, avançait en 2016 la psychiatre Muriel Salmona, présidente de l’association Mémoire traumatique et victimologie, qui accompagne les victimes de violences. Certaines enquêtes préliminaires peuvent être bâclées, et la parole des victimes est parfois décrédibilisée parce qu’elles commettent des imprécisions. »

        Lire aussi :
         

                « Pour le viol conjugal, dans 90 % des cas la plainte est classée sans suite »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Les trois jeunes âgés de 15 à 16 ans ont été placés en détention provisoire. Ils sont soupçonnés d’avoir tué un adolescent de 17 ans lors d’une bagarre mardi.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Rixe mortelle à Sarcelles : trois adolescents mis en examen pour « homicide volontaire »

Les trois jeunes âgés de 15 à 16 ans ont été placés en détention provisoire. Ils sont soupçonnés d’avoir tué un adolescent de 17 ans lors d’une bagarre mardi.



Le Monde.fr avec AFP
 |    27.10.2018 à 15h27
 • Mis à jour le
27.10.2018 à 16h10
   





                        


Trois adolescents âgés de 15 à 16 ans ont été mis en examen, samedi 27 octobre, pour « homicide volontaire » dans l’affaire du meurtre d’un jeune de 17 ans mardi à Sarcelles (Val-d’Oise), a annoncé le parquet de Pontoise. Tous trois ont été placés en détention provisoire.
Selon les résultats de l’autopsie, la victime est « morte d’un coup porté à la tête », a ajouté le parquet. Frappé lors d’une rixe près de la gare RER de Sarcelles mardi soir, l’adolescent est mort à l’hôpital des suites de ses blessures.
Un morceau de manche à balai et des morceaux de bois, dont l’un était ensanglanté, avaient été retrouvés à proximité de la victime, qui gisait dans une mare de sang, inconsciente, avec de multiples plaies ouvertes à la tête.

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Les raisons de la rixe toujours inconnues
Ses agresseurs, l’un de 15 ans et l’autre de 16 ans avaient été interpellés mercredi soir et jeudi matin, avant que le troisième, également âgé de 16 ans, ne se présente lui-même à la police jeudi en début de matinée. La victime et les trois mis en examen se connaissaient. Interrogé sur les raisons de la rixe, le parquet a annoncé être « toujours en cours d’enquête, nous sommes en train de vérifier les mobiles de l’agression ».
Cette mort et celle d’un autre adolescent dans le 20e arrondissement parisien, mardi, surviennent après une série de violences impliquant des jeunes à Paris et en banlieue. Le 14 octobre, la mort d’un collégien de 13 ans, tué après avoir été frappé aux Lilas (Seine-Saint-Denis), avait suscité émoi et inquiétude face à la multiplication des bagarres de bandes d’adolescents.



                            


                        

                        


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Trois personnes mises en examen après la rixe mortelle dans le 20e arrondissement de Paris

Un adolescent de 17 ans avait été blessé mortellement à l’arme blanche lors de cette rixe survenue dans la nuit de mardi à mercredi.



Le Monde.fr avec AFP
 |    27.10.2018 à 12h07
 • Mis à jour le
27.10.2018 à 12h35
   





                        


Arrêtés mercredi pour leur participation à une bagarre mortelle entre bandes dans le 20e arrondissement de Paris, trois jeunes de 17 à 20 ans ont été mis en examen, vendredi 26 octobre, a appris l’Agence France-Presse (AFP) samedi de source judiciaire. Un adolescent de 17 ans avait été blessé mortellement à l’arme blanche lors de cette rixe survenue dans la nuit de mardi à mercredi.
Parmi les trois personnes mises en examen, la première l’a été pour « participation à un groupement en vue de commettre des violences » ; la deuxième pour « participation à un groupement en étant armé » et « port d’arme » ; et la troisième pour « participation à un groupement en étant armé », « port d’arme » et « fourniture d’une identité imaginaire ». Ils ont tous trois été placés sous contrôle judiciaire, alors que le parquet avait réclamé le placement en détention provisoire de l’un d’eux.

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L’auteur principal toujours recherché
Le parquet de Paris avait ouvert vendredi une information judiciaire, notamment contre X pour les faits d’homicide volontaire, de tentative d’homicide et de dégradations en réunion. L’auteur principal, celui qui a causé la mort par arme blanche de l’adolescent de 17 ans, est toujours recherché.
Les rivalités de bandes dans l’est de Paris et la banlieue de la capitale ont été à l’origine de plusieurs décès d’adolescents ces derniers mois. Depuis janvier, un jeune homme a été fauché à 15 ans rue de la Roquette, à Paris ; à 17 ans à Vaux-sur-Seine, dans les Yvelines ; un autre du même âge à Sarcelles ; à 16 ans dans la cité Romain-Rolland, à Saint-Denis ; et même à 13 ans aux Lilas…
Jeudi, le ministre de l’intérieur, Christophe Castaner, s’est rendu dans le 19e arrondissement, également émaillé de violences récentes. Il a annoncé son souhait d’une « remise à plat du plan d’action » contre les bandes, avec notamment l’instauration de « référents dans chaque commissariat » et une « cartographie » de ces groupes « cage d’escalier par cage d’escalier ».

        Lire l’entretien :
         

          Affrontements entre bandes : « La dynamique collective écrase les consciences individuelles »






                            


                        

                        


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Jean-Luc Mélenchon accuse l’Elysée d’être derrière les enquêtes contre La France insoumise

C’est la première fois que le leadeur de LFI accuse aussi directement l’Elysée depuis les perquisitions menées le 16 octobre dans le cadre de deux enquêtes judiciaires visant son parti.



Le Monde.fr avec AFP
 |    27.10.2018 à 11h22
 • Mis à jour le
27.10.2018 à 12h28
   





                        



   


« Le coupable du coup monté est à l’Elysée. » Dans un entretien à La Provence, le leadeur de La France insoumise (LFI), Jean-Luc Mélenchon, accuse l’exécutif d’être responsable des perquisitions et des enquêtes visant son parti.
« Il l’a programmé quand nous avons accueilli une scission du PS et commencé une convergence historique », poursuit le député des Bouches-du-Rhône, sans viser directement le président de la République. Il fait ainsi référence au rapprochement récent de LFI avec le député européen Emmanuel Maurel et la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann, qui viennent de quitter le Parti socialiste.
« Ces gens ont pris plaisir à faire ce qu’ils ont fait. Ils recommenceront », avertit Jean-Luc Mélenchon, en qualifiant de « persécution politique » et de « traquenard » les perquisitions menées le 16 octobre aux sièges de LFI et du Parti de gauche ainsi qu’à son domicile et chez plusieurs de ses proches.

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                Non, la perquisition subie par Jean-Luc Mélenchon et LFI n’est pas « politique »



« Mes persécuteurs seront confondus »
Mais « mes persécuteurs seront confondus à coup de bulletins de vote aux européennes », en mai, poursuit-il dans son interview au quotidien régional : « Justice me sera rendue par le peuple, qui n’en peut plus et s’identifie à mon insoumission. »
Jusque-là, le leadeur de LFI n’avait pas encore accusé aussi directement l’Elysée. Le 19 octobre, il avait seulement parlé d’« une offensive politique de toute la Macronie », accusant celle-ci d’avoir trouvé des relais « en instrumentalisant la police, la justice et les médias ». Trois jours plus tard, le 22 octobre, il avait semblé changer de cible en dénonçant une « guerre » menée contre lui par « une partie » de la justice, de la police et des médias.
« J’ai compris qu’il s’agissait d’une offensive judiciaire sur ordre politique », accuse désormais M. Mélenchon, dans les colonnes de La Provence, reprochant au passage à la garde des sceaux, Nicole Belloubet, d’avoir eu « un comportement méprisable » dans cette affaire : « Elle savait ce qui allait se passer et elle a laissé faire. »
« Non, je ne savais pas », avait rétorqué par avance vendredi Mme Belloubet, informée de la teneur de cet entretien lors de son passage à Marseille pour une visite à la prison des Baumettes. « La justice n’est pas aux ordres, ce serait insultant de penser le contraire », avait-t-elle insisté.
Les perquisitions du 16 octobre avaient été autorisées par un juge des libertés et de la détention, qui n’est pas soumis au ministère de la justice et donc indépendant des pressions politiques. M. Mélenchon est visé par deux enquêtes préliminaires, l’une pour des « surfacturations » présumées lors de la campagne présidentielle 2017, l’autre pour des soupçons d’emplois fictifs d’assistants au Parlement européen.

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                Soupçons d’emplois fictifs et comptes de campagne : les deux affaires qui visent Mélenchon






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Retrouvez grâce à notre moteur de recherche l’ensemble des volets de la série réalisée à partir des questions des lecteurs sur le compteur Linky.
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« Linky en questions » : explorez les réponses à vos interrogations sur le compteur connecté

Retrouvez grâce à notre moteur de recherche l’ensemble des volets de la série réalisée à partir des questions des lecteurs sur le compteur Linky.



LE MONDE
 |    27.10.2018 à 11h03
 • Mis à jour le
27.10.2018 à 12h30
    |

            Anne-Aël Durand et 
Maxime Ferrer








                        


Chaque jour, 30 000 nouveaux compteurs Linky sont installés en France. Les compteurs communicants doivent être installés avant 2021 dans les 35 millions de foyers français pour remplacer progressivement les compteurs d’électricité classiques. Le gestionnaire du réseau, Enedis, assure que ce compteur permettra de mieux gérer la production, la consommation et la facturation de l’électricité.
Ce vaste chantier suscite des interrogations et des craintes de toutes sortes, que les lecteurs du Monde.fr ont été invités à exprimer par un appel à témoignages. Des centaines de questions et remarques nous sont parvenues, sur des thèmes aussi divers que les ondes émises par le boîtier, les risques de partager ses données de consommation, les craintes de surfacturation, les dysfonctionnements liés à l’installation…
Nous avons répondu à la plupart de ces thèmes dans le cadre de notre série « Linky en questions ». Le module ci-dessous permet de retrouver l’ensemble de ces articles en entrant simplement des mots-clés (CPL, facture, données, incendie…) dans la barre de recherche.



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"episode": "le-compteur-linky-emet-il-en-continu",
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"titre": "Le compteur Linky \u00e9met-il en continu ?",
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Question posée par Aurore Rodriguez« Enedis « joue » sur les mots en indiquant dans sa communication à moult reprises que le compteur Linky n'émet que quelques secondes par jour. Ils ne parlent jamais de la technologie CPL qui, elle, circule toute la journée dans le réseau électrique domestique. »Par rapport aux anciens compteurs, Linky est dit « communicant » ou « intelligent », car il peut transmettre des informations sur la consommation des foyers, et être relevé à distance. Les données transitent non pas par Wi-Fi ou par ondes hertziennes, mais par le courant porteur en ligne (CPL), c'est-à-dire par les fils de l'installation électrique.Le CPL est une technologie fréquemment utilisée depuis les années 1950, et développée dans les maisons pour les box Internet ou des usages domotiques, comme les volets roulants ou les alarmes, mais aussi dans tous les compteurs avec l'option « heures pleines-heures creuses », soit environ dix millions de foyers.Un signal à haute fréquence et de faible énergie passe, en même temps que le courant alternatif, dans le logement, et au-delà, jusqu'au concentrateur, situé dans le poste de distribution à l'extérieur de la maison. Les informations sont ensuite transmises via le réseau télécoms (GPRS) vers les sites de supervisions.En fonctionnement normal, Linky se contente de relever la consommation du foyer une fois par jour, pour une période de quelques secondes, entre minuit et 6 heures du matin. Les concentrateurs peuvent aussi interroger le compteur ponctuellement, par exemple pour détecter une panne.Mais en réalisant des mesures d'exposition en 2016, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) a repéré que des « ping » étaient aussi envoyés plus souvent, pour vérifier que le réseau n'est pas coupé. « Ces communications sont extrêmement brèves [140 millisecondes] mais assez fréquentes : entre quatre et dix par minute, quel que soit le moment de la journée. Finalement, si on ajoute le tout, ça fait un temps quotidien de communication de quelques minutes à quelques heures, explique Olivier Merckel, chef de l'unité d'évaluation des risques liés aux nouvelles technologies à l'Anses. On ne peut pas dire qu'un compteur émet en permanence, mais il le fait plus que ce qu'on imaginait au départ. » ",
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"titre": "Le niveau d\u2019ondes \u00e9mises par Linky est-il \u00e9lev\u00e9 ?",
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Question posée par Claire Doun :« Quelle quantité d'ondes [est émise] par rapport à d'autres appareils, type smartphone, Wi-Fi… ? »Le CPL et le compteur émettent des ondes électromagnétiques, comme le font de nombreux appareils électriques sous tension. Ces types d'ondes ont été classées comme « peut-être cancérogènes pour l'homme ». Mais le rapport publié en 2016 par l'Anses conclut que les niveaux relevés sont très faibles et ne présentent pas de danger.Selon des mesures réalisées par plusieurs organismes, le compteur émet un champ électrique compris entre 0,2 et 3,9 volts par mètre (V/m), loin de la limite réglementaire de 87 V/m, et un champ magnétique de 0,26 microtesla (µT), alors que le maximum autorisé est de 6,25 µT.Les comparaisons réalisées avec d'autres équipements domestiques montrent que le champ électrique du compteur Linky est cinquante fois plus faible que celui d'une plaque à induction, ou dix-sept fois plus faible que celui d'une lampe fluocompacte. Concernant le champ magnétique, à trente mètres d'un compteur, il est aussi inférieur à une plaque à induction et équivalent à celui d'une télévision cathodique. Les émissions baissent rapidement lorsque l'on s'éloigne du câble électrique. Mais elles restent supérieures à celles d'un ancien compteur qui étaient, elles, quasi nulles.",
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Question posée par Stéphane Lhomme, militant antinucléaire et conseiller municipal de Saint-Macaire (Gironde), devenu l'une des figures de proue du mouvement anti-Linky :« Alors qu'Enedis et les promoteurs du Linky contestent la problématique des ondes en insistant sur le fait que « le Linky ne fonctionne pas en Wi-Fi », est-il vrai que, dans un second temps, des millions de Linky vont être équipés d'émetteurs Zigbee (équivalent du Wi-Fi) ? »Les émetteurs radio Linky (ERL) comme le Zigbee sont des modules supplémentaires conçus pour être rattachés aux compteurs communicants et leur donner de nouvelles fonctionnalités.L'ERL n'est pas installé par Enedis mais par les fournisseurs d'électricité. Il permet de connaître la consommation en temps réel des appareils électriques, de les piloter pour améliorer son confort – par exemple éteindre le chauffage lorsqu'on sort de chez soi et le rallumer avant de revenir – et réaliser des économies d'énergie. C'est le principe dessmartgrids.Contrairement à Linky, qui utilise le courant porteur en ligne (CPL), ce module fonctionne avec des protocoles radios standards et sécurisés, dont l'un appelé « ZigBee ». Ce système proche du Bluetooth permet d'émettre avec une faible consommation d'énergie dans un rayon d'action assez limité. Ni l'Agence nationale des fréquences (ANFR) ni l'Anses n'ont encore réalisé de mesures concernant les ERL. « Les bandes ISM et Wi-Fi sont libres ou sous autorisation générale : tout le monde peut communiquer à condition de ne pas dépasser une certaine puissance », explique au Monde Gilles Brégant, directeur général de l'ANFR.Une chose est sûre, ces modules ne sont pas obligatoires et n'existent quasiment pas dans le commerce. Chaque consommateur peut choisir de l'ajouter ou non. Mais il est impossible d'empêcher son voisin de s'équiper d'un ERL… de même que lui interdire d'utiliser du Wi-Fi ou du Bluetooth dans son habitation.",
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"titre": "L\u2019accumulation de compteurs Linky est-elle dangereuse ?",
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Question de Gg Fourgi :« Vivant en appartement, la grappe des quarante compteurs de l'immeuble va émettre ses relevés toutes les vingt-quatre heures ou toutes les heures si l'option est choisie. Il semble qu'il n'y ait pas de filtres dans le compteur : nous allons recevoir dans notre appartement le rayonnement du relevé des quarante compteurs au pire toutes les heures : quelles mesures d'impact sur la santé ont été faites (pas pour un compteur mais pour une grappe de quarante) ? »La question a été posée sous des formes différentes par plusieurs internautes. En effet, dans les habitations collectives, les compteurs sont fréquemment regroupés. Les émissions d'un seul Linky sont faibles, mais peuvent-elles devenir dangereuses en se cumulant ? C'est peu probable, selon Gilles Brégant, directeur de l'Agence nationale des fréquences (ANFR) : « Les Linky ne sont pas synchrones, ils ne vont pas tous émettre en même temps et ne vont pas s'additionner, sauf dans des cas très rares. Cela dépend aussi de la configuration : en immeuble, les compteurs sont en moyenne assez loin des appartements, or, les ondes s'affaiblissent vite avec la distance. »Notre analyse : Pourquoi le compteur Linky électrise les passionsPour l'instant, les tests n'ont été réalisés qu'en laboratoire ou en condition réelle sur des compteurs Linky isolés, mais les particuliers peuvent demander par Internet que l'ANFR réalise des mesures d'ondes chez eux, ou dans des dispositions particulières. Les résultats seront ensuite publiés sur le site Cartoradio.Selon Olivier Merckel, chargé des risques sanitaires liés aux nouvelles technologies à l'Anses, la multiplication des compteurs en un point rallonge le temps d'émission mais pas forcément leur intensité et « il est très peu probable qu'on arrive à des niveaux d'exposition significatifs ».",
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"titre": "Peut-on installer un compteur Linky dans sa chambre ou son salon ?",
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Question de Georges Heribert :« Peut-on installer un compteur Linky dans une chambre à coucher sans danger ? »Une autre lectrice, Marie, s'inquiète de « sa proximité avec la vie de famille. Il est à moins d'un mètre du canapé. »Le cas de figure n'est pas très fréquent, car les compteurs sont généralement installés à l'extérieur des maisons ou appartements, ou assez loin des pièces de vie (couloir, garage…). Les mesures réalisées à vingt centimètres du Linky ne sont pas supérieures aux autres émissions d'appareils électriques, comme une télévision, un chargeur d'ordinateur ou un micro-ondes.Les autorités sanitaires se veulent rassurantes. « La probabilité d'un effet sur la santé est extrêmement faible. On ne peut pas démontrer l'absence d'un risque, mais aucun élément scientifique aujourd'hui n'indique un quelconque risque, y compris pour les jeunes enfants, assure au Monde Olivier Merckel, de l'Anses. L'exposition n'a rien à voir avec celles des téléphones mobiles, par exemple. »Le rapport de l'Anses, publié en 2016, préconise toutefois de réaliser des mesures additionnelles sur des dispositifs électriques utilisés très proches du corps humain (fauteuils, lits à commande électrique, etc.).",
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"titre": "Peut-on poser un filtre pour bloquer le CPL ?",
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Question de François Sermier :« Pourquoi personne (ni Enedis, ni les anti-Linky) ne mentionne jamais la possibilité de poser un filtre permettant d'empêcher complètement le passage du CPL en aval du compteur sans impact sur le fonctionnement du compteur ? »Les filtres anti-CPL destinés à bloquer les émissions de Linky ne sont pas si confidentiels. Ils sont même mis en avant comme « la meilleure protection » pour la vie privée, le matériel sensible et la santé par la Plate-forme opérationnelle anti-Linky (www.poal.fr), un site destiné à fédérer les opposants au compteur connecté.Ce filtre est un boîtier destiné à empêcher les parasites dans l'installation électrique, notamment les ondes émises par le CPL au sein des habitations. Le compteur Linky n'émet donc plus à l'intérieur, mais continue de communiquer vers l'extérieur pour relever la consommation vers Enedis – ce qui est une obligation légale.Mais ce filtre peut aussi occasionner des difficultés. Tout d'abord, il risque de perturber des systèmes domotiques comme les alarmes ou les volets télécommandés. Ensuite, il est assez cher. Par exemple, l'entreprise CEM-Bioprotect, qui commercialise ces filtres, les vend entre 235 et 500 euros, sans compter le coût de l'installation, qui doit être réalisée par un électricien. Un prix qui triple pour les installations électriques en triphasé.Surtout, est-ce une solution aux craintes sur les ondes et l'accès à la vie privée ? Pas si simple.« S'il est conçu et installé correctement, ça doit pouvoir fonctionner. Mais cela n'a pas été testé, explique Olivier Merckel, de l'Anses, qui reste circonspect sur leur utilité. Avec ces inquiétudes liées aux ondes, malheureusement, on voit apparaître sur le marché des produits totalement inefficaces, comme par exemple des patchs censés atténuer ou annuler le rayonnement électromagnétique des téléphones portables. »Stéphane Lhomme, militant anti-Linky, a qualifié en avril 2018 les créateurs du site POAL d'« escrocs qui ne sont là que pour vendre très cher des pseudo-filtres ». Le cofondateur de la plate-forme anti-Linky, Philippe Mahé, est aussi le président de l'entreprise CEM-Bioprotect, sans que le lien entre les deux soit signifié clairement, comme l'a révélé une enquête de Libération.",
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"episode": "linky-est-il-une-nuisance-pour-les-personnes-electrohypersensibles",
"slug": "Difficile \u00e0 dire",
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"titre": "Linky est-il une nuisance pour les personnes \u00e9lectrohypersensibles ?",
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René Sebek s'inquiète des « effets du CPL sur les électrosensibles » et a transféré aux Décodeurs une centaine de témoignages de personnes souffrant de problèmes de santé qu'ils attribuent au compteur Linky.Maux de tête, insomnies et fatigue, acouphènes, picotement, vertiges, nausées… de nombreuses personnes décrivent des symptômes variés qu'ils relient à la présence ou à la pose d'un compteur Linky, et des ondes électromagnétiques qu'il génère. Ces troubles, rassemblés sous le terme d'électrohypersensibilité (EHS) sont apparus dans les années 1980 et se sont développés depuis les années 2000, en même temps que la multiplication des téléphones mobiles, antennes-relais ou Wi-Fi.La science reste assez démunie face à ce phénomène. L'Anses a publié en mars 2018 un rapport, synthèse de quatre ans de travail pluridisciplinaire sur l'EHS, qui conclut que « les souffrances correspondent à une réalité », qui justifie une prise en charge adaptée pour près de trois millions de personnes. Pourtant, ajoutent les auteurs de ces travaux, « les connaissances scientifiques actuelles ne mettent pas en évidence de lien de cause à effet » avec l'exposition aux ondes électromagnétiques.Ce rapport ne traite pas spécifiquement du CPL, mais l'Anses, dans un avis sur les compteurs communicants appelait à réaliser des études spécifiques sur l'« effet nocebo » (l'inverse du « placebo », c'est-à-dire un effet négatif dû à une attente de nocivité d'un produit pourtant inactif) d'une installation imposée aux citoyens.En attendant, certaines personnes électrosensibles se tournent vers la justice, avec plus ou moins de réussite. Une Iséroise a obtenu en décembre 2016 du tribunal de grande instance de Grenoble que son compteur d'eau communiquant soit retiré et qu'aucun nouveau compteur, y compris Linky, ne soit installé chez elle par précaution.Explications : Non, la justice n'autorise pas les usagers à refuser les compteurs Linky  Toujours en Isère, un couple domicilié à Meylan avait aussi obtenu en septembre 2017 que le tribunal de grande instance de Grenoble interdise à Enedis d'installer un compteur Linky à leur domicile, car leur fils était électrosensible. Mais ce jugement a été annulé en appel en mars 2018. En juillet 2018, Ouest-France relatait l'histoire d'une Morbihanaise électrosensible qui avait obtenu la dépose de son compteur Linky. Interrogée sur ces « exemptions » à l'obligation de pose d'un compteur Linky, l'entreprise Enedis explique qu'elle « ne peut pas rester insensible à la détresse exprimée par certains clients connaissant parfois de graves difficultés de santé, sans qu'il y ait pour autant de lien possible avec l'installation du compteur. Face à de telles situations, qui restent heureusement extrêmement rares, Enedis agit avec bienveillance et coopération en prenant en compte leurs préoccupations et en reportant si nécessaire l'installation du compteur. » Le gestionnaire du réseau précise toutefois que « cette position ne doit aucunement être interprétée comme la reconnaissance d'un lien entre la technologie des compteurs communicants et les difficultés de santé de ces clients ». Vérification : L'intox du « premier mort lié au compteur Linky »",
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"episode": "les-donnees-collectees-sont-elles-anonymisees-et-securisees",
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"titre": "Les donn\u00e9es collect\u00e9es sont-elles anonymis\u00e9es et s\u00e9curis\u00e9es ?",
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Question de Cazil558 :« Recueil de données : 1. Par qui (sous-traitance ? Où sont-elles stockées ? Sécurisation ? Anonymat ?) 2. A quelles fins ? (réévaluation des contrats… Revente de données à des tiers pour ciblage marketing ?) »Le principe du compteur communiquant Linky, par rapport aux compteurs mécaniques classiques, réside dans la possibilité de relever à distance les données de consommation d'un foyer, pour gérer l'abonnement et faciliter la facturation.Pour cela, le gestionnaire du réseau, Enedis, recueille les informations de consommation du foyer et le transmet à un concentrateur, hors du logement, par le biais du courant porteur en ligne (CPL). Ce dernier renvoie les informations vers les systèmes de gestion par le réseau de téléphonie mobile (GPRS). Les processus de recueil de données et leur transmission ont été validés par l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (Anssi). Aucune information personnelle (nom, adresse ou numéro de téléphone) n'est transmise.Les données de consommation des utilisateurs sont envoyées de manière cryptée vers les fournisseurs d'énergie, une fois par jour ou plus souvent, seulement si le consommateur y consent explicitement. Elles peuvent aussi être mises à disposition des collectivités locales, ou utilisées en open data pour mieux connaître ou maîtriser la consommation, toujours avec l'accord de l'utilisateur. Dans ce cas, la Commission nationale pour l'informatique et les libertés (CNIL) veille au respect de l'anonymat. Par exemple, les données sont cumulées dans le temps et les informations géographiques fines sont agrégées par bâtiments ou îlots d'au moins onze foyers, comme pour les données de l'Insee, afin d'éviter qu'un consommateur ne puisse être identifié a posteriori.",
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"episode": "le-compteur-peut-il-se-faire-pirater",
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"titre": "Le compteur peut-il se faire pirater ?",
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Plusieurs lecteurs s'inquiètent du risque de prise en main à distance d'un compteur communiquant. Deux types de craintes sont identifiés :« Le risque de cybercriminalité, de black-out total de la distribution d'électricité. Car les Linky et les concentrateurs sont des ordinateurs connectés et donc piratables. »« La possibilité donnée aux employés du distributeur de connaître mes horaires d'absence grâce au relevé de ma consommation d'électricité en temps réel, et donc d'informer un réseau de cambrioleurs. »Il est difficile de répondre de manière définitive à ces questions de sécurité, car les techniques de piratage évoluent rapidement. « Nous n'avons pas encore subi la moindre attaque sur ces matériels, ce qui ne signifie pas, pour autant, qu'aucune ne surviendra dans l'avenir », a ainsi indiqué Bernard Lassus, porte-parole d'Enedis, lors d'une table ronde organisée par l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) en décembre 2017.Enedis a effectué une analyse de risque avec l'Agence nationale de sécurité des systèmes d'information, et des précautions ont été prises à tous les niveaux, comme le détaille M. Lassus :le compteur lui-même « a été certifié par l'Anssi, qui vérifie la question du hackage (piratage) physique » ;les données transmises entre le compteur et le concentrateur sont cryptées. Elles ne contiennent pas d'informations personnelles, hormis la localisation et les niveaux de consommation ;dans les concentrateurs se trouve un « secure element » (dispositif de sécurité), pour protéger l'ensemble du dispositif et éviter toute attaque vers le système d'information, avec des mémoires qui s'effacent en cas de détection d'intrusion ;quant au système d'information, qui est l'élément le plus crucial, il se situe dans des locaux totalement sécurisés, « sur le modèle du domaine du nucléaire », selon le porte-parole d'Enedis.Ces mesures de sécurité, en particulier l'anonymisation des données, empêchent un simple employé de connaître les informations de consommation et donc « d'informer un réseau de cambrioleurs ». Il existe probablement des manières plus simples pour un voleur de s'assurer de la présence ou de l'absence d'une personne à son domicile.En revanche, le hacking à grande échelle n'est pas exclu. Un des risques identifiés par l'Anssi serait qu'un grand nombre de compteurs soient éteints en même temps, privant d'électricité les foyers concernés, ce qui pourrait créer un « excédent d'énergie et, sans doute, une rupture du réseau quelque part », comme l'a détaillé Guillaume Poupard, directeur de l'Anssi, au magazine spécialisé Zone militaire. « Les produits certifiés nous semblent atteindre un niveau satisfaisant – même si rien n'est jamais sûr à 100 % – compte tenu des risques identifiés », conclut-il. ",
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"episode": "linky-peut-il-savoir-quels-appareils-electriques-jutilise",
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"titre": "Linky peut-il savoir quels appareils \u00e9lectriques j\u2019utilise ?",
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Question de Philippe N. Coulon :« Il est possible avec des relevés fréquents de faire une liste des appareils électriques possédés et de leur utilisation, présence ou absence du domicile… »Par défaut, le compteur enregistre en local la « courbe de charge », c'est-à-dire la variation de l'électricité consommée dans la journée, mais ne transmet le relevé de consommation qu'une fois par jour au gestionnaire du réseau.La Ligue des droits de l'homme (LDH) avait dénoncé en avril 2016 un compteur « très bavard » en expliquant que « le transfert des données détaillées sur la consommation d'énergie (par exemple toutes les dix minutes) permet notamment d'identifier les heures de lever et de coucher, les heures ou périodes d'absence, ou encore, sous certaines conditions, le volume d'eau chaude consommée par jour, le nombre de personnes présentes dans le logement, etc. » Mais la LDH avait ensuite tempéré son accusation, après avoir vérifié que ce niveau de précision ne peut être atteint qu'à la condition que le client consente à cette transmission, en ouvrant un espace personnel sécurisé sur le site d'Enedis.De plus, cette courbe de charge n'est pas enregistrée en temps réel mais par tranches (appelées des « pas de mesure ») qui ne doivent pas être inférieures à dix minutes. Actuellement, Linky est même moins précis car il mesure la consommation toutes les trente minutes.Si l'utilisateur donne son accord, Enedis ou les fournisseurs d'énergie peuvent donc connaître les habitudes de lever, de coucher du foyer ou les pics d'utilisation d'électricité, à une demi-heure près. Quant à savoir précisément quelle personne entre ou sort du domicile, ou quel type d'appareil est utilisé (four, frigo, télé…), cela reste techniquement impossible.",
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"episode": "peut-on-refuser-la-transmission-de-ses-donnees",
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"titre": "Peut-on refuser la transmission de ses donn\u00e9es ?",
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Question de Souf95 :« Ma principale préoccupation porte sur les données. Je ne souhaite pas que mes données de consommation en temps réel soient enregistrées. On combat l'usage des données par les GAFA mais Enedis veut faire la même chose sans notre consentement. Dans le cadre du RGPD, puis-je refuser que mes données de consommation soient recueillies en temps réel ? »Avant l'entrée en vigueur du règlement général sur la protection des données (RGPD), Linky était déjà soumis aux obligations du code de l'énergie, qui encadre la transmission de données.Comme l'explique la CNIL, Linky ne transmet par défaut qu'un relevé journalier et donc aucune information en temps réél. Pour collecter les données fines (par heure ou demi-heure), il faut obtenir le consentement explicite de l'usager. Seule exception : des mesures peuvent être réalisées de manière ponctuelle pour que le gestionnaire du réseau puisse effectuer des missions d'entretien, ou intégrer des énergies renouvelables au bon moment par exemple.Un usager peut choisir d'enregistrer ses données uniquement en local, dans le compteur lui-même, pour connaître l'historique de sa « courbe de charge » sans en autoriser la transmission au réseau ou à des tiers, ou même choisir. Il peut aussi refuser tout stockage de ses données, ou effacer son historique, par exemple avant un déménagement. A tout moment, il est possible, via un espace Internet sécurisé, de revenir en arrière et de changer ses paramètres de confidentialité.Si le cadre théorique est très protecteur, la réalité est moins évidente. Direct Energie a ainsi été mis en demeure en mars 2018 par la CNIL pour ne pas avoir recueilli le consentement de ses clients de manière « libre, éclairée et explicite ». En effet, les fournisseurs d'électricité peuvent inciter fortement les clients à transmettre leurs données, en leur proposant des réductions ou des contrats financièrement intéressants.",
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"episode": "linky-est-il-dote-dune-camera-espion",
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"titre": "Linky est-il dot\u00e9 d\u2019une cam\u00e9ra espion ?",
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Question de Teresa Murtagh :« Linky comporterait une caméra qui photographierait l'intérieur des maisons. »Le site parodique Scienceinfo l'assure dans un article daté de mai 2016 : le compteur Linky « dissimule en face avant une caméra espion grand angle pouvant envoyer sur le réseau du fournisseur d'énergie toutes les images recueillies dans le logement où l'appareil est installé ».C'est évidemment un canular. Selon le site, l'usage de cette caméra serait activé seulement « sur commission rogatoire placée sous la tutelle du ministère de la justice, mais la mise en place de l'état d'urgence laisse entrevoir des situations plus inquiétantes où les intrusions dans notre vie privée se feront sans aucun contrôle ». Ces informations très inquiétantes pour la vie privée s'accompagnent d'une photo montrant l'emplacement de la caméra, sur la façade du boîtier vert.Ce hoax a très bien fonctionné, puisqu'en 2018, il est toujours partagé par des internautes. Scienceinfo est un site satirique répertorié dans le Décodex, qui se targue de publier « des informations totalement fausses, voire archifausses et en plus, même pas vraies »… simplement pour rire et inciter les lecteurs à prendre plus de recul sur les informations pseudoscientifiques véhiculées sur Internet.",
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"titre": "Peut-on d\u00e9r\u00e9gler le compteur Linky avec un aimant ?",
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Question de Hugo :« Est-il vraiment possible de pirater un compteur Linky avec un aimant ? »Derrière cette question, il n'est pas question d'un « piratage » délibéré pour récupérer des données ou d'un hacking malveillant réalisé par un terroriste, mais bien d'une vieille astuce utilisée pour réduire sa facture d'électricité. En effet, les anciens compteurs d'EDF, qui étaient mécaniques, fonctionnaient au moyen d'une roue dentelée, qui tournait en fonction de la consommation d'électricité. Pour réduire la facture, certaines personnes tentaient de dérégler ce système en « freinant » la rotation avec un puissant aimant proche du compteur, ou bien en introduisant un objet pour réduire la vitesse de la roue. Bien sûr, ces pratiques de fraude sont condamnables et peuvent se traduire par la suspension de l'abonnement et des poursuites pénales allant jusqu'à la prison.Les compteurs connectés ne fonctionnent pas de la même manière et ne peuvent plus être manipulés par ce type de bricolage. D'ailleurs, le simple fait d'ouvrir le boîtier de Linky déclenche une alerte envoyée à Enedis.La réduction des fraudes est une source d'économie pour le gestionnaire de réseau, qui évaluait en 2011 leur coût à 1,5 milliard d'euros.",
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"titre": "Peut-on refuser l\u2019installation d\u2019un compteur Linky ?",
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La question a été formulée de différentes manières par de nombreux internautes, comme ici, Jean-Claude Laureaux :« Peut-on vouloir conserver un ancien compteur qui fonctionne bien et sans risques depuis des décennies ? De quel droit le fournisseur peut-il changer d'autorité de tels compteurs ? Peut-on refuser ? Quid des recours actuels ? »Le compteur, tout comme la ligne ou le poste de transformation, n'est pas la propriété des usagers. Il appartient aux collectivités locales, qui sont les autorités organisatrices de la distribution d'électricité et de gaz. Mais l'entretien a été concédé à Enedis (ex-ERDF) qui est le gestionnaire du réseau. Ce dernier doit lui-même se conformer au code de l'énergie, adopté en 2015, qui demande que les gestionnaires de réseaux « mettent à la disposition des consommateurs leurs données de comptage, des systèmes d'alerte liées au niveau de leur consommation, ainsi que des éléments de comparaison issus des moyennes statistiques ».Enedis a donc entrepris de remplacer l'intégralité des 35 millions de compteurs par des Linky, dotés de nouvelles fonctionnalités comme le relevé à distance des consommations. Le changement est gratuit et réalisé progressivement chez les particuliers jusqu'en 2021.Les particuliers n'étant ni propriétaires ni gestionnaires du matériel, ils ne peuvent pas s'opposer à leur renouvellement. Adresser une lettre de refus par recommandé ou avec avis d'huissier n'y changera rien, comme le rappelle le médiateur de l'énergie.Les collectivités locales sont aussi impuissantes, puisqu'elles ont délégué la gestion du réseau électrique à Enedis. Des centaines de communes de toutes tailles (plus de 700 selon un comptage des opposants au compteur Linky) ont voté des délibérations ou ont pris des arrêtés anti-Linky. Mais ces textes finissent le plus souvent par être suspendus ou annulés par la justice.Pour l'instant, aucune sanction n'est prévue en cas de refus, ni amende ni intervention des forces de l'ordre. Mais à la fin du programme de déploiement, les usagers qui auront refusé un compteur Linky devront sans doute payer la relève manuelle de leur consommation, qui est actuellement intégrée dans l'abonnement. Selon la Commission de régulation de l'énergie, jointe par Le Monde, « cela va entraîner des coûts plus importants, car, avant, la relève se faisait dans toute la ville ou le village, alors qu'ensuite, les techniciens se déplaceront dans des endroits disparates ». Aucune décision n'a encore été prise à ce sujet.Lire : Non, la justice n'autorise pas les usagers à refuser les compteurs Linky",
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"episode": "peut-on-interdire-a-un-installateur-linky-dentrer-dans-une-propriete-privee",
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"titre": "Peut-on interdire \u00e0 un installateur Linky d\u2019entrer dans une propri\u00e9t\u00e9 priv\u00e9e ?",
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Question de gfauthoux :« Si j'habite sur une voie privée, puis-je refuser l'installation et « menacer » de porter plainte pour une intrusion sur une propriété privée ? »La question est légèrement différente de la précédente : il ne s'agit plus du refus de poser un compteur, mais du refus d'intrusion sur une propriété privée. Si le compteur est à l'extérieur (rue, partie commune d'un immeuble), les installateurs peuvent le remplacer par un Linky sans avoir à demander d'autorisation. Ils doivent toutefois informer les titulaires de la ligne. Apposer un mot ou un cadenas pour barrer l'accès au compteur, comme le suggèrent certains groupes d'opposants à Linky, est une démarche illégale et inutile, car les techniciens n'en tiennent pas compte. Cela pourrait même poser des problèmes de sécurité en cas de dysfonctionnement de l'installation.En revanche, si le compteur est dans l'habitation, ce qui arrive une fois sur deux, les techniciens doivent prendre rendez-vous et obtenir l'accord de l'occupant. Enedis assure que « lorsque les conditions nécessaires ne sont pas réunies pour permettre au poseur de réaliser en toute sécurité son intervention, il a pour consigne de faire demi-tour », et que l'entreprise recontacte les clients par la suite pour « apporter toutes les réponses » à leurs interrogations. Plusieurs usagers ont pourtant fait état de l'insistance des installateurs qui multipliaient les appels et les démarchages.Le tribunal administratif de Toulouse a confirmé en septembre que les habitants de Blagnac (Haute-Garonne) étaient libres d'ouvrir ou non leur porte aux installateurs de Linky – mais il s'agit d'un simple rappel du principe de propriété privée",
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"titre": "Les installateurs de compteurs Linky sont-ils mal form\u00e9s ?",
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Question de Félix Marie :« Les compteurs sont posés par des techniciens qui n'ont visiblement suivi qu'une formation rapide et ne sont pas électriciens. »Plusieurs internautes, qui n'étaient pas forcément opposés par principe au compteur communicant, ont témoigné de problèmes survenus lors de l'installation, ou de répercussions sur leurs appareils, en particulier les lampes tactiles ou les ballons d'eau chaude. Qu'en est-il ?Pour remplacer en six ans plus de 35 millions de compteurs sur l'ensemble du territoire français, Enedis a dû faire appel à 3 000 installateurs, embauchés par des dizaines d'entreprises sous-traitantes. Le gestionnaire du réseau exige qu'ils soient qualifiés, qu'ils disposent d'une habilitation à intervenir sur les installations sous tension et qu'ils aient suivi une formation « technicien Linky ». Des contrôles sont aussi réalisés a posteriori sur leur travail.Mais face à la pénurie, les sous-traitants sont parfois peu regardants. Sur Leboncoin, des annonces d'emploi pour être technicien Linky demandent seulement « un bon bricoleur qui a des notions en électricité » et précisent qu'« une formation de 2-3 semaines est à prévoir ». D'autres recherchent des candidats « respectueux des règles de sécurité » et dotés d'« aisance relationnelle », sans même évoquer de notion d'électricité. Un ancien poseur de Linky assure dans le magazine en ligne Reporterre que toutes les personnes embauchées ne sont pas électriciennes : « Il y avait des maçons, des informaticiens, ou encore des étudiants qui n'avaient jamais travaillé » et qui devaient se contenter d'une formation théorique d'un mois.Toujours selon l'enquête, des primes sont accordées pour chaque pose, ce qui incite à travailler rapidement. Une intervention chez un usager est prévue pour durer une demi-heure. Un temps insuffisant pour expliquer aux clients les nouvelles fonctionnalités du compteur, donc son intérêt, déplore Nicolas Mouchnino, de l'UFC-Que Choisir.Après la pose de Linky, des dysfonctionnements sont parfois constatés : des lampes tactiles qui ne s'allument plus, ou de façon anarchique, des chauffe-eau qui fonctionnent en heures pleines, des volets roulants bloqués… Les usagers doivent alors contacter le service clients Linky (0 800 054 659), qui est tenu d'intervenir ou de rembourser le matériel défectueux. Selon Enedis, le taux de réclamation lié aux compteurs communicants est de 0,7 %. ",
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"episode": "les-compteurs-linky-provoquent-ils-des-incendies",
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"titre": "Les compteurs Linky provoquent-ils des incendies ?",
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Question de Lordes82i :« J'ai lu dans la presse qu'il y a eu des incendies d'habitation à cause du compteur linky, est-ce vrai ? »Des articles de presse font régulièrement état d'incendies domestiques liés à Linky : par exemple, dans un appartement à Albi, dans une supérette à Marseille et, dernier en date, dans un pavillon du Loiret. Dans plusieurs de ces affaires, des enquêtes sont encore en cours.Les incendies électriques sont des événements assez fréquents : on en compte 50 000 par an, selon l'ONSE (l'Observatoire national de la sécurité électrique), dont 3 % sont liés aux « installations des parties communes ou la distribution d'énergie », soit environ 1 500 chaque année.A chaque incident, Enedis répète qu'« un compteur électrique ne peut pas exploser ni prendre feu spontanément ». Le gestionnaire du réseau assure que « tout comme n'importe quel matériel électrique, les compteurs Linky sont testés, certifiés et homologués pour respecter les normes techniques et exigences de sécurité élevées. Ils sont fabriqués à partir de matériaux intégrant des retardateurs de flamme ».La plupart du temps, ce n'est pas le compteur qui prend feu, mais une autre partie de l'installation électrique : le tableau, des appareils en surtension… Si le boîtier Linky n'est pas forcément dangereux en lui-même, sa pose peut déclencher des incidents. Ainsi, à Albi ou Marseille, de mauvais branchements réalisés par l'installateur de Linky ont immédiatement créé des surtensions et grillé les appareils. Enedis a reconnu sa responsabilité et dédommagé les usagers.Des incendies sont aussi susceptibles de survenir à moyen terme, lorsqu'un compteur a été posé sur une installation défectueuse ou inadaptée. Or selon l'ONSE, sur les 29 millions de logements anciens, les deux tiers ont une installation présentant au moins une non-conformité : prise de terre défectueuse, fils apparents…Promotelec, association qui regroupe les professionnels de l'électricité et de l'habitat (y compris Enedis), a rappelé dans un communiqué que « lorsque le technicien place Linky chez un particulier et règle le disjoncteur de branchement, il n'est pas chargé de vérifier si l'installation électrique du foyer sera à l'avenir en mesure de supporter un changement de puissance pour une puissance supérieure. »Avant de modifier son abonnement pour augmenter la puissance souscrite, Promotelec conseille donc aux usagers de « faire vérifier par un électricien qualifié » l'état de leur installation. Mais cette intervention, aux frais du client, n'est que rarement réalisée.",
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"episode": "le-compteur-linky-a-t-il-deja-cause-des-morts",
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"titre": "Le compteur Linky a-t-il d\u00e9j\u00e0 caus\u00e9 des morts ?",
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Cette question n'a pas été posée par nos lecteurs, mais il s'agit d'une rumeur relayée par plusieurs sites. Comme nous l'avions déjà expliqué dans un article en mars 2018, les articles sur « le premier mort lié au compteur Linky » sont des intox.Ce hoax est né de la déformation d'un article de l'Est républicain, qui évoque un incendie mortel survenu dans un appartement à Laxou-Champ-le-Bœuf, en Meurthe-et-Moselle, en restant prudent sur sa cause. Six jours plus tard, un second article du même quotidien local rapportait des précisions du procureur de la République de Nancy, François Pérain, qui expliquait que « le foyer de l'incendie a été situé à l'intérieur du logement au niveau de l'emplacement d'un fauteuil ou d'un canapé », alors que le compteur électrique se trouvait à l'extérieur du logement.",
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"episode": "les-compteurs-communicants-sont-ils-obligatoires-dans-les-autres-pays-europeens",
"slug": "\u00e7a d\u00e9pend",
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"type": "titre",
"titre": "Les compteurs communicants sont-ils obligatoires dans les autres pays europ\u00e9ens ?",
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Daniel Schaeffer :« Quant à l'obligation d'accepter ce compteur, on nous parle de l'Europe, mais tous les pays ne l'ont pas rendu obligatoire, l'Allemagne par exemple. »Une directive européenne fixe comme objectif 80 % de compteurs communicants en 2020 et 100 % en 2022. Mais elle est appliquée diversement au sein de l'Union européenne. L'Italie fait partie des premiers pays à avoir lancé, dès 2003, un remplacement de compteurs, achevé en 2011. Mais l'objectif premier n'était pas forcément écologique. Il s'agissait d'abord de réduire le risque de fraude. L'opérateur Enel assure d'ailleurs avoir rentabilisé l'opération grâce à ces gains financiers. La Suède a aussi achevé l'installation de 100 % de compteurs intelligents.Comme l'explique le rapport de la Cour des comptes, l'Allemagne, où la distribution d'électricité est assurée par plusieurs centaines d'opérateurs, a calculé que le remplacement de tous les compteurs n'était pas équilibré économiquement. Le gouvernement a donc décidé de ne les déployer que pour 30 % des consommateurs au profil particulier : dans les bâtiments neufs ou rénovés, pour les gros usagers et les producteurs d'énergie renouvelables.Au moins sept autres pays d'Europe ont renoncé ou limité le déploiement des compteurs connectés : la Lettonie, la Slovaquie, la Belgique, la Lituanie, le Portugal, la République tchèque et la Slovaquie. Pour d'autres, l'avancement va beaucoup plus lentement que prévu. C'est notamment le cas en Autriche, où la résistance des usagers a été liée aux inquiétudes sur les données partagées.",
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"episode": "linky-fait-il-exploser-la-facture-delectricite",
"slug": "NORMALEMENT NON",
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"titre": "Linky fait-il exploser la facture d\u2019\u00e9lectricit\u00e9 ?",
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Question de Messahel123 :« Je redoute l'arrivé de ma facture d'électricité, d'après ce que j'ai entendu de la part de certaines personnes ma facture pourrait tripler. »et de Francis Adam :« Une surconsommation d'au moins 35 % pour les deux contrats dont je m'occupe. Toutes choses égales par ailleurs. La réponse d'EDF : il a fait plus froid (ce que démentent leurs propres chiffres). Proposition : déplacement d'un technicien. Si le compteur est défectueux, on discute, sinon… 330 euros. »Enedis l'assure, « les compteurs Linky comptent exactement la même énergie et de la même façon que les anciens. Tous les compteurs doivent répondre à des normes de comptage précises et sont certifiés par des laboratoires de mesures indépendants ».La plupart des clients n'ont pas constaté de différence significative avant ou après Linky. Comment expliquer les témoignages de clients dont la facture a « explosé » voire « triplé » ? Il s'agit souvent d'une défaillance de l'ancien compteur. « Un consommateur nous a expliqué qu'il était passé de 600 euros à 2 000 euros de facture pour une grande maison ancienne. Techniquement, 600 euros, ce n'était pas possible, explique l'expert de l'UFC-Que choisir. La pose de Linky vient révéler le fait que le compteur d'avant ne fonctionnait pas correctement. »Le médiateur de l'énergie, qui gère les relations entre fournisseurs et consommateurs, a traité une centaine de litiges liés à Linky en 2017, sur près de 15 000 dossiers, liés à l'installation ou à la hausse de facture. Il a aussi constaté des dysfonctionnements d'anciens compteurs et « des clients qui ont l'impression que leur nouveau compteur consomme plus, mais ce n'est pas le cas, en réalité ». Si l'on a un doute sur le bon fonctionnement de son compteur, Enedis propose une « vérification métrologique du compteur », qui est facturée 335,56 euros.Autre cas de figure, peu fréquent, mais repéré par les associations de consommateurs : une erreur peut se produire dans le point de livraison (PDL). Le compteur est relié à un autre appartement, donc ne mesure pas la consommation de l'usager, mais de son voisin.",
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"episode": "va-t-on-payer-lelectricite-plus-cher-aux-heures-de-pointe",
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"titre": "Va-t-on payer l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 plus cher aux heures de pointe ?",
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Une crainte formulée par Gérard T. :« Immanquablement on va nous faire des propositions mirobolantes pour payer moins cher aux moments où nous en avons le moins besoin, et nous faire payer plus cher aux périodes de pointe. Cela compensera facilement les tarifs avantageux faits lors de la souscription chez les fournisseurs. »L'électricité étant une énergie très difficile à stocker, les distributeurs doivent assurer en temps réel une production suffisante pour couvrir la demande et éviter le « black-out », y compris lors des pics hivernaux. Ni EDF, ni les autres fournisseurs d'électricité n'ont attendu l'arrivée de Linky pour se préoccuper de la question et proposer une tarification flexible, qui incite les consommateurs à lisser leur demande d'électricité au cours de la journée.Par exemple, l'option « heures creuses » proposée depuis longtemps par EDF fait baisser le tarif horaire durant la nuit, en utilisant d'ailleurs un système de commutateur qui passe par le courant porteur en ligne (CPL), comme Linky. Un autre abonnement d'« effacement des jours de pointe (EJP) », qui n'est plus commercialisé mais reste disponible pour les abonnés existants, offrait des prix avantageux toute l'année, hormis vingt-deux jours d'hiver où le tarif flambe.Le compteur Linky permettra aux fournisseurs d'affiner ce type d'options, avec trois, quatre, voire dix tarifications différentes, selon les horaires, le jour ou la période de l'année. Direct Energie commercialise ainsi un tarif « super-heures creuses », et le fournisseur Ohm a développé une offre « beaux jours », moins chère entre avril et octobre, destinée aux résidences secondaires. Certains consommateurs avisés pourront donc gagner de l'argent, mais seulement à condition d'étudier les offres attentivement. « Plus la complexité augmente, plus il faudra s'informer, et il y a un risque que les gens s'en désintéressent, craint Nicolas Mouchnino, de l'UFC-Que choisir. De plus, si vous refusez la collecte de données, vous n'aurez pas votre profil de consommation, donc vous ne saurez pas si les offres seront intéressantes pour vous. »Pour l'instant, l'ouverture à la concurrence n'a pas vraiment permis de réduire les tarifs de l'électricité, qui sont en hausse continue depuis dix ans en France. Qu'ils utilisent ou non Linky, les perdants seront, à long terme, les gros consommateurs d'électricité aux heures de pointe.",
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"episode": "faut-il-souscrire-un-abonnement-plus-cher",
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"titre": "Faut-il souscrire un abonnement plus cher\u00a0?",
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Une remarque de Lmnd723 :« Mon abonnement 9 kilovoltampères [kVA] est actuellement limité par un ancien disjoncteur 45A, ce qui représente 10,35 kVA (sous 230 V). Si on rajoute à ça la marge due à la mauvaise précision du disjoncteur, il saute plutôt vers 12 kVA. Or les compteurs Linky sont précis et disjonctent sans aucune marge. J'ai l'impression que le passage à Linky correspondra donc à une augmentation de tarif, pour passer de la tranche 9 kVA à la tranche 12 kVA. »Les fournisseurs d'électricité évaluent les besoins d'un foyer en fonction de la taille du logement, de ses habitants, du type de chauffage utilisé et de l'équipement électroménager, et proposent des abonnements adaptés, avec des paliers à 3, 6, 9, 12 ou 15 kilovoltampères (kVA) — et des prix proportionnels. Si la puissance des équipements utilisés en même temps dépasse la puissance souscrite, par exemple quand micro-ondes, fer à repasser, four et chauffages électriques sont allumés, un disjoncteur coupe le courant.Avec les compteurs classiques, le disjoncteur est indépendant du compteur. Dans certains cas, il n'a pas été réglé à la même puissance que l'abonnement, ce qui laissait une marge assez élevée au-delà du plafond théorique : certains foyers peuvent donc consommer ponctuellement davantage que ce que prévoit leur contrat. En clair, leur disjoncteur est trop tolérant par rapport à leur abonnement.Avec Linky, le disjoncteur est intégré au compteur : il s'ajuste à l'abonnement souscrit et le courant se coupe lorsque la puissance est dépassée. Peut-on dire pour autant qu'il « disjoncte sans aucune marge » ? Non, assure Nicolas Mouchnino, de l'UFC-Que choisir : Linky permet un dépassement de 30 % de la puissance souscrite : 7,8 kVA pour un abonnement souscrit à 6 kVA, ou 11,7 kVA pour un abonnement à 9 kVA. « En cas de problème, le fournisseur d'électricité propose d'abord d'augmenter l'abonnement, déplore-t-il, alors que parfois, il suffirait d'accompagner le consommateur, par exemple lui expliquer de ne pas utiliser deux appareils en même temps. Souvent, passer de 6 à 7 kVA d'abonnement suffirait, et c'est techniquement possible, mais aucun fournisseur ne le propose. »Mais avant de souscrire à une puissance plus élevée, ils peuvent modifier leurs habitudes pour éviter les pics de consommation. La première année après la pose d'un compteur communiquant, le changement de puissance n'est pas facturé par Enedis.Selon Enedis, en 2017, 1 % des foyers équipés d'un compteur Linky ont demandé un changement de puissance à leur fournisseur, à la hausse ou à la baisse : « Ces changements peuvent être demandés pour de nombreuses raisons : météo, modification de la taille du foyer, et sont indépendantes du modèle de compteur utilisé. »",
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"episode": "le-compteur-lui-meme-consomme-t-il-de-lelectricite",
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"titre": "Le compteur lui-m\u00eame consomme-t-il de l\u2019\u00e9lectricit\u00e9\u00a0?",
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Question de Patrick L. :« Le compteur Linky est un engin actif et non purement passif comme les anciens compteurs électromagnétiques. Il doit donc consommer de l'électricité. Je n'arrive pas à trouver cette information, car même s'il ne s'agit que de quelques watts, le tout multiplié par plusieurs millions, cela doit donner une belle consommation totale. »Nous avons posé la question à Enedis, qui a précisé que le compteur communiquant avait une puissance inférieure à 1,5 watt, soit autant que les précédents. Le gestionnaire du réseau rappelle aussi que « les consommations d'énergies liées au compteur et aux équipements en amont du compteur (câbles réseau, fusibles) ne sont pas facturées au client ».Dans un avis publié en octobre, l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) note que si le compteur n'est pas plus énergivore que les précédents, l'ensemble des infrastructures pour faire fonctionner le système de comptage communiquant générera une consommation de 0,8 térawattheure (tWh) en 2020 et 1 tWh en 2030 sur l'ensemble de la France métropolitaine. Cela correspond environ à 0,2 % de l'ensemble de la consommation électrique française (483 tWh en 2016).",
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"episode": "linky-va-t-il-permettre-de-faire-des-economies",
"slug": "ON NE SAIT PAS",
"slug_couleur": "plutot_vrai",
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"titre": "Linky va-t-il permettre de faire des \u00e9conomies\u00a0?",
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Question de D. Piaud :« Y a-t-il vraiment des économies réalisées avec Linky ? »C'est une question complexe. Pour Enedis, Linky est un outil indispensable pour maîtriser son usage de l'énergie, donc réduire sa facture. En comparant avec la moyenne du secteur, ou avec son propre historique de consommation, un client sera incité à réduire son usage d'électricité d'au moins 5 % sur le long terme, selon une récente étude. Les précédentes enquêtes étaient plus optimistes, avec des économies de 10 % à 15 %, mais seulement sur quelques semaines et pour des publics déjà motivés.Enedis propose à chaque foyer de créer un espace personnel en ligne pour visualiser sa consommation quotidienne d'électricité. Mais le système a ses limites :selon les données que souhaite partager le client, le relevé est fait une fois par jour ou par palier d'une demi-heure, ce qui n'est pas très détaillé ;il ne donne pas la consommation en temps réel mais vingt-quatre heures après ;il ne donne pas un prix en euros, mais une consommation en kWh, bien moins parlante ;il reste confidentiel : environ 500 000 foyers ont créé un espace client en ligne, pour 13 millions de compteurs installés, soit moins de 4 % des utilisateurs de Linky.Le seul moyen de voir sa consommation en temps réel (en kWh) est de lire l'écran du compteur, souvent situé à l'extérieur ou dans un garage. Pas si facile. Il est possible d'installer dans son logement un afficheur déporté, qui communique avec le compteur par ondes radio et qui donne la consommation en temps réel et en euros. La loi de 2015 sur la transition énergétique prévoyait même que les fournisseurs les mettent à disposition gratuitement pour les ménages précaires avant le 1er janvier, puis « à l'ensemble des consommateurs après une évaluation technico-économique ». Mais aucun afficheur n'a encore été déployé. La date limite a déjà été repoussée à janvier 2019, mais l'UFC-Que choisir craint que ce dispositif soit « de nouveau reporté, voire enterré en catimini ».Pour M. Mouchnino, l'information en temps réel est primordiale : « Le premier pas, c'est d'être capable de faire le lien entre ses usages et la consommation. Pour l'eau, c'est facile, on prend moins de bains. Pour le gaz, il suffit de chauffer moins. Mais pour l'électricité, peu de gens sont capables de dire combien consomment leurs équipements. » Selon une étude de l'Ademe, la mise à disposition d'un afficheur déporté dans 3 200 foyers volontaires leur a permis de réaliser entre 8 et 10 % d'économie.Mais au Royaume-Uni ont été déployés des « smart meters » (compteurs intelligents) avec un coût qui s'affiche en temps réel. Mais l'efficacité reste limitée, et 60 % des clients s'en détournent, faute d'accompagnement des consommateurs pour changer leurs usages et leurs équipements.",
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"titre": "Les co\u00fbts d\u2019installation seront-ils r\u00e9percut\u00e9s sur les clients\u00a0?",
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Question de Laura Lasfargeas :« Les coûts d'installation seront-ils, in fine, répercutés sur la facture d'électricité ? »Le compteur Linky n'est pas facturé aux consommateurs. Pourtant, c'est un ambitieux projet industriel dont le déploiement coûte plus de 5,7 milliards d'euros en dix ans. Selon un rapport de la Cour des comptes, la facture totale se répartit par tiers entre le boîtier lui-même, sa pose et les éléments nécessaires au fonctionnement (700 000 concentrateurs, des systèmes d'information, etc.).Pour éviter que cet investissement ne soit répercuté sur la facture des particuliers et sur les tarifs d'utilisation des réseaux publics de transport et de distribution d'électricité (Turpe), la Commission de régulation de l'énergie (CRE) a instauré un « tarif différé ». Enedis avance la somme et sera remboursé avec des intérêts à partir de 2021, quand la quasi-totalité des compteurs auront été déployés et que les économies seront à leur maximum, grâce au relevé et aux interventions à distance, à la réduction des erreurs de facturation, au lissage des pics de demande d'électricité…Mais la Cour des comptes a estimé, dans un rapport de février, que le montage était très « avantageux » pour Enedis, qui réalise un gain sur les intérêts du différé tarifaire, et qui bénéficie d'incitations financières si le projet est réalisé dans les temps alors que les pénalités sont limitées dans le cas contraire. S'il est sûr qu'Enedis ne sera pas perdant, les avantages pour les consommateurs sont plus difficiles à définir, au-delà du confort de ne pas avoir à attendre des techniciens pour effectuer le relevé du compteur.Selon l'UFC-Que choisir, dont la pétition intitulée « Refusons de payer pour Enedis » a recueilli près de 300 000 signatures, le projet devrait finalement coûter aux ménages français « 15 euros par an pendant dix ans ». Toute la question est de savoir si le déploiement du nouveau compteur permettra de réaliser des économies d'énergie suffisantes pour gommer ce surcoût.",
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"titre": "Linky fera-t-il baisser notre consommation \u00e9nerg\u00e9tique\u00a0?",
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Cette interrogation a été formulée par de nombreux lecteurs. Voici par exemple la question de Perieh : « Serai-je, avec ce compteur, à même de mieux maîtriser ma consommation d'électricité et donc d'être efficace sur le plan individuel comme général ? »La question rejoint, en partie, les interrogations sur l'intérêt financier de Linky. Première certitude : un compteur, qu'il soit intelligent ou non, sert d'abord à mesurer l'électricité consommée. C'est à l'utilisateur d'en maîtriser l'usage, que ce soit dans un but économique ou écologique. « Ce n'est pas magique, mais c'est un outil qui permet de reprendre le pouvoir sur sa consommation », explique Martin Régner, ingénieur systèmes électriques intelligents à l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe). Sur le site d'Enedis ou grâce à son fournisseur d'énergie, chacun peut, s'il le souhaite, avoir accès aux consommations par heure ou par demi-heure (la « courbe de charge »). Cela permet de les comparer d'un jour à l'autre afin de repérer les appareils énergivores, ou de voir les consommations résiduelles la nuit, ce qui incite à éteindre les appareils en veille ou à dégivrer le réfrigérateur.Quel est l'impact de ces « petits gestes » mis bout à bout ? Plusieurs études donnent des résultats contradictoires. Les plus optimistes tablent sur 10 à 15 % de baisse, les plus mesurées rappellent que l'effet s'estompe dans le temps. Autre biais : une expérimentation de l'Ademe s'est soldée par des économies de 7,7 % en moyenne, et jusqu'à 10 % pour les ménages se chauffant à l'électricité, mais quasi nulles pour les plus petits consommateurs. Pour pérenniser, il faut accompagner les informations d'actions pédagogiques.Au-delà du niveau individuel, Linky peut transmettre aux collectivités locales des données agrégées, pour orienter les actions (rénovation de logement, aides au remplacement de chaudière…) prioritairement pour les quartiers ou les zones qui consomment davantage.Un projet baptisé « Solenn » a été expérimenté à Lorient (Morbihan), avec des accompagnements pour réduire la consommation, mais aussi des « écrêtages » ciblés : l'usager accepte des microcoupures de chauffage quelques minutes au moment du pic de consommation des soirs de grand froid. L'avantage est à la fois financier et écologique, car c'est dans ces moments que l'électricité est le plus chère et que sont allumées les centrales à gaz ou à charbon, émettrices de CO2.Potentiellement, Linky a donc un intérêt écologique, mais toutes ces fonctionnalités restent balbutiantes, et impliquent que les usagers acceptent la transmission de leurs données, et qu'ils y aient facilement accès eux-mêmes, par exemple sur un écran déporté tel qu'une tablette ou un ordinateur — qui n'a pas encore été déployé.",
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"titre": "Linky facilite-t-il la production d\u2019\u00e9nergie d\u00e9centralis\u00e9e\u00a0?",
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Question de Bertrand Saugues :« Je ne veux plus de nucléaire, je vais installer des panneaux solaires, peut-être une batterie domestique et j'espère trouver bientôt un véhicule électrique qui réponde à mes besoins.La question que je me pose est donc plutôt : « Qu'est-ce que Linky va m'apporter pour optimiser mon interaction avec le réseau ? » »C'est typiquement pour ce genre de consommateurs que le projet Linky a été conçu. En effet, les compteurs communicants sont présentés comme la solution pour faciliter la « transition énergétique » : une production moins centralisée et des usages différents de l'électricité.Comme l'explique Martin Régner, de l'Ademe, « Les réseaux électriques ont été conçus pour fonctionner de manière verticale, des centrales nucléaires ou thermiques vers les usagers. Ils sont aujourd'hui perturbés par les énergies renouvelables qui s'insèrent dans toutes les parties du réseau. »Linky permet au gestionnaire du réseau de connaître les besoins des consommateurs et la production des éoliennes ou des panneaux photovoltaïques. Un meilleur contrôle de l'acheminement limite aussi les « pertes techniques » liées au transport de l'électricité. Il reste toutefois difficile de calculer les économies ainsi réalisées.Les foyers équipés de panneaux solaires avaient jusqu'à présent besoin d'installer deux compteurs, l'un pour mesurer leur production d'électricité, et l'autre leur consommation. Désormais, Linky intègre dans un seul boîtier les deux fonctionnalités, ce qui fait économiser 600 euros aux usagers au moment du raccordement, et facilite le suivi du rendement des panneaux solaires.Pour l'instant, ce profil reste minoritaire en France : sur 35 millions de foyers, seuls 350 000 disposent de panneaux solaires, et environ 20 000 utilisent l'électricité qu'ils produisent (autoconsommation), mais l'objectif est de développer ce modèle. « Le réseau doit pouvoir accueillir un million de producteurs d'énergie renouvelable d'ici à 2025, soit trois fois plus de producteurs qu'aujourd'hui », précise Enedis.Le programme Linky anticipe aussi le développement de la voiture électrique, dont la recharge risque de peser sur le réseau d'électricité. Les tarifications développées par Linky permettraient de lisser les pics de demande en incitant à recharger les véhicules la nuit, au moment où l'électricité est moins carbonée. Les batteries des voitures pourront aussi être une solution de stockage d'électricité. Là encore, le public reste restreint puisqu'on ne compte qu'environ 140 000 voitures électriques en France, mais l'objectif est d'atteindre 600 000 en 2022.",
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Question de Jérôme Caisso :« Au niveau écologique, quel est l'intérêt de détruire des compteurs en parfait état de marche qui ont une durée de vie très longue pour être remplacés par des compteurs avec une durée de vie moyenne de dix ans ? »Beaucoup d'usagers s'insurgent du remplacement programmé de 35 millions d'appareils en état de marche par de nouveaux boîtiers en plastique vert, dotés de plus d'électronique, donc considérés comme moins « robustes ». Les opposants à Linky dénoncent même un « gâchis écologique » et une politique d'obsolescence programmée à grande échelle.Les compteurs électromécaniques, carrés, bleus, et fonctionnant à disque, ont été déployés dans les années 1960 ; si certains fonctionnent toujours, ils ne sont plus fabriqués à l'heure actuelle. Ils ont été remplacés progressivement par des compteurs électroniques classiques, moins encombrants et à affichage numérique. Linky est donc la troisième génération de compteurs, selon EDF.Enedis assure que les compteurs déployés « ont toujours fait l'objet d'une garantie constructeur d'au minimum vingt ans », et qu'ils ont en réalité duré plus longtemps. Selon le gestionnaire du réseau, « Linky obéit aux mêmes règles et sa durée de vie peut donc dépasser les vingt ans ». Comme les compteurs précédents, ils pourront être réparés en cas de panne.",
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Question de Tom :« Qu'adviendra-t-il des anciens compteurs ? Seront-ils recyclés ? Quels seront l'impact et le coût de ce recyclage ? »Comme tous les déchets d'équipements électriques et électroniques, les compteurs déposés, ainsi que les anciens transformateurs, ne peuvent pas être éliminés n'importe comment. La loi impose de les recycler ou de les « valoriser » au moins à hauteur de 75 %. Sur son site, Enedis indique que « 45 000 tonnes de matériels électriques mais aussi 7 000 tonnes d'emballages des anciens matériels vont être recyclées, soit cinq fois le poids de la tour Eiffel » et que 60 % des contrats ont été passés avec des entreprises embauchant des personnes handicapées.Une des images qui circulent le plus fréquemment pour évoquer le « génocide des compteurs électromécaniques » a été prise par un photographe de Sud-Ouest dans une usine de Mérignac, près de Bordeaux, qui affirme recycler 83 % des compteurs, en triant les métaux ferreux et non ferreux, comme l'explique un article de Bordeaux 7. Le plastique des compteurs blancs est recyclé par une autre société, et la bakélite des plus anciens sert de combustible dans des cimenteries.",
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    	})
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Notre série « Linky en questions »
Retrouvez les différents volets de notre série réalisée à partir des questions posées par nos lecteurs sur le compteur connecté Linky :
1 - Les ondes du compteur sont-elles dangereuses ? 
2 - Le compteur électrique est-il un espion ?
3 - Le consommateur est-il gagnant ou perdant financièrement ?
4 - Comment l’installation du compteur se passe-t-elle ?
5 - Est-ce vraiment écologique ?





                            


                        

                        


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<filnamedate="20181028"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181028"><AAMMJJHH="2018102818">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Dans l’Aude, les activités de l’Association rurale d’éducation populaire, à Festes-et-Saint-André, sont mises en péril par la baisse de ces emplois subventionnés par l’Etat. Reportage.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ 
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<filnamedate="20181028"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181028"><AAMMJJHH="2018102818">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Nommé procureur de Paris en novembre 2011, quatre mois avant les attaques de Mohamed Merah et dans les premiers mois de la guerre en Syrie, François Molins a assisté en première ligne à la multiplication des départs de djihadistes français et à la vague d’attentats.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤                     
                                                

François Molins officiellement nommé à la Cour de cassation

Nommé procureur de Paris en novembre 2011, quatre mois avant les attaques de Mohamed Merah et dans les premiers mois de la guerre en Syrie, François Molins a assisté en première ligne à la multiplication des départs de djihadistes français et à la vague d’attentats.



Le Monde.fr avec AFP et Reuters
 |    27.10.2018 à 10h50
 • Mis à jour le
27.10.2018 à 11h51
   





                        



   


Le procureur François Molins a été nommé officiellement par un décret du président de la République en date de vendredi, publié samedi 27 octobre au Journal officiel, procureur général près la Cour de cassation, le plus haut poste de magistrat du parquet en France, où il succède à Jean-Claude Marin.
« Par décret du président de la République en date du 26 octobre 2018, vu l’avis du Conseil supérieur de la magistrature lors de sa séance du 10 juillet 2018, M. François Molins, procureur de la République près le tribunal de grande instance de Paris, est nommé procureur général près la Cour de cassation », peut-on lire.

        Lire aussi :
         

                La chancellerie propose François Molins au poste de procureur général près la Cour de cassation



Il devrait être remplacé à ce poste sensible par Rémy Heitz, qui a reçu pour cela un avis positif du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) et attend sa nomination officielle par décret présidentiel.
La « voix » des attentats
François Molins était devenu la voix des attentats. De novembre 2011, date de sa nomination comme procureur de Paris, puis surtout à partir de mars 2012, lors de l’assaut contre Mohamed Merah, François Molins était l’homme de la situation face à l’explosion de la menace djihadiste… Dans le monde d’avant, il y avait le 20 heures. A chaque attentat, il y avait désormais le « 18 h 30 de François Molins ».
Pas de regard caméra rivé au prompteur, mais des yeux qui rassurent. Pas de question, une simple déclaration. Des faits, des dates, des heures, des chiffres. Sujet, verbe, complément, imparfait de l’indicatif. Un phrasé singulier, quelques inventions juridico-poétiques (« la crêperie conspirative »). Le tout sur fond de voix de rocaille, teintée de son accent pyrénéen.

        Lire aussi :
         

                Rémy Heitz, procureur de Paris : avis favorable du Conseil supérieur de la magistrature



Il s’est d’emblée montré peu convaincu par l’argument d’un engagement humanitaire des partants en zone irako-syrienne. Puis avec les premiers retours de ces jihadistes plus ou moins actifs, il a accompagné le durcissement constant des poursuites et peines infligées.
Dans une interview accordée cette semaine à L’Obs, le magistrat affirme que « la justice fonctionne en toute indépendance » et assure n’avoir jamais reçu d’instruction du pouvoir. Sur sa décision de communiquer avec précision sur les enquêtes ouvertes après des attentats, il dit avoir « pris conscience » que ces prises de parole pouvaient « rassurer » après l’affaire Mohamed Merah, en 2012. « Cet exercice participe au fonctionnement de la démocratie dans la mesure où il peut renforcer la confiance du citoyen en sa justice. J’ai continué. Je considérais que c’était un devoir. Arrêter de communiquer aurait suscité des interrogations et, je pense, des inquiétudes », explique-t-il.
Avant l’affaire Merah, il n’était pas spécialement un magistrat marqué « antiterrorisme ». Il avait d’abord enchaîné les parquets de province, de Carcassonne (Aude) à Angers (Maine-et-Loire) en passant par Montbrison (Loire), avant de décrocher la direction du parquet de Bobigny (Seine-Saint-Denis).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Trois associations ont alerté dans un courrier la ministre de la santé et la secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Colère et inquiétude après la réforme du financement des transports sanitaires

Trois associations ont alerté dans un courrier la ministre de la santé et la secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées.



LE MONDE
 |    27.10.2018 à 10h24
    |

            François Béguin








                        



                                


                            
Ambulanciers en colère, patients mécontents, directeurs d’hôpitaux inquiets… Moins d’un mois après sa mise en place, la réforme du financement des transports sanitaires entre établissements de santé est critiquée de toutes parts. Officiellement destinée à « renforcer la pertinence des prises en charge », elle prévoit que les hôpitaux et les cliniques se substituent à l’Assurance-maladie pour payer ces transports en ambulance. Un poste à 287 millions d’euros, soit un peu moins de 5 % des 4,6 milliards de la dépense totale de l’Assurance-maladie en matière de transport.
La mise en route de la mesure a entraîné quelques couacs. Dans un courrier daté du 26 octobre que Le Monde a pu consulter, trois associations (AFM-Téléthon, APF France handicap et France Assos Santé) alertent la ministre de la santé, Agnès Buzyn, et la secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées, Sophie Cluzel, des risques d’« effets néfastes sur la fluidité des parcours de santé » pour des enfants et adultes en situation de handicap en raison d’une « interprétation restrictive » de la réforme.
Dans plusieurs régions, des établissements de convalescence ou de rééducation ont en effet considéré que des retours à domicile le week-end d’enfants hospitalisés ne relevaient pas de « motifs thérapeutiques » mais d’exigences particulières, et ont donc refusé de les prendre financièrement en charge, invitant les familles à le faire elles-mêmes. Or, le retour à domicile « est indispensable à l’efficience d’une démarche médicale vis-à-vis du patient », plaident les trois associations. Celle-ci estiment que les nouvelles règles « risquent immanquablement de se traduire par l’accentuation des inégalités sociales et territoriales en santé ».
Enveloppe budgétaire « sous-évaluée »
Des situations qui n’étonnent pas Antoine Perrin, le directeur général de la Fehap, la fédération qui représente 4 600 établissements privés...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Plusieurs dépositions ont affaibli les accusations contre le maire de Draveil, jugé pendant quatre semaines pour « viols et agressions sexuelles en réunion ».
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Entre ragots et rancœurs, l’atmosphère poisseuse du procès Tron

Plusieurs dépositions ont affaibli les accusations contre le maire de Draveil, jugé pendant quatre semaines pour « viols et agressions sexuelles en réunion ».



LE MONDE
 |    27.10.2018 à 10h12
 • Mis à jour le
28.10.2018 à 06h17
    |

            Pascale Robert-Diard








                        



                                


                            

D’abord un avertissement : un procès d’assises est toujours violent, souvent laid, résolument impudique, parfois obscène, voire nauséeux. Celui qui vaut à Georges Tron et à Brigitte Gruel de comparaître respectivement pour « viols et agressions sexuelles en réunion » et « complicité » de ces crimes et délits depuis mardi 23 octobre devant la cour d’assises de Seine-Saint-Denis à Bobigny coche toutes ces cases au centuple.
Ensuite, un rappel : le maire (Les Républicains) de Draveil (Essonne) et son ex-adjointe sont accusés par deux anciennes employées municipales, Virginie Faux et Eva Loubrieu, de les avoir tour à tour contraintes à des relations de triolisme entre 2008 et 2010. Elles décrivent peu ou prou le même enchaînement. Leur patron qui leur propose de les initier à sa passion pour la réflexologie plantaire. Des séances, dans son bureau, dans sa permanence ou dans la salle à manger d’un château affecté à la municipalité, qui commencent par des points de compression sur les pieds et se transforment en caresses. Une relation initiale consentie à deux, qui bascule dans la sujétion lorsque Brigitte Gruel s’impose dans des jeux sexuels à trois.

Les deux accusés, eux, se proclament innocents de tous les faits qui leur sont reprochés. Ils excluent tout débat sur la nature, consentie ou non, de relations sexuelles, puisqu’ils affirment l’un et l’autre que ces relations n’ont jamais existé. Ils démentent avec la même vigueur la liaison qui leur est prêtée et ne disent avoir été liés que par une complicité amicale et professionnelle. Les deux plaignantes sont, selon eux, des affabulatrices doublées d’agentes d’un complot politique ourdi par leurs adversaires locaux du Front national avec le soutien d’un ancien chef de service à la mairie de Draveil.
Un monde de rancœurs et de jalousies
Pour convaincre la cour et les jurés de leur vérité, chacune des deux parties doit donc détruire l’autre. Côté défense, réduire à néant la crédibilité...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Le ministre Christophe Castaner a évoqué cette possibilité vendredi. Dans la communauté éducative, on dénonce une mesure inadaptée et contre-productive.
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Article sélectionné dans La Matinale du 26/10/2018
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L’intérieur réfléchit à faire entrer la police dans les établissements scolaires

Le ministre Christophe Castaner a évoqué cette possibilité vendredi. Dans la communauté éducative, on dénonce une mesure inadaptée et contre-productive.



LE MONDE
 |    27.10.2018 à 06h20
 • Mis à jour le
27.10.2018 à 12h34
    |

            Violaine Morin








                        


Y aura-t-il bientôt des policiers en résidence dans les établissements scolaires ? Le ministre de l’intérieur, Christophe Castaner, ne s’interdit pas de l’envisager. A l’issue d’un comité stratégique, vendredi 26 octobre, réunissant Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’éducation nationale, Nicole Belloubet, la ministre de la justice, et Laurent Nuñez, secrétaire d’Etat à l’intérieur, il a avancé l’idée de faire entrer la police dans les établissements, entre autres mesures évoquées pour tenter d’apaiser la crise qui secoue la communauté éducative depuis une semaine.
La vidéo d’une enseignante, braquée avec une arme factice par son élève, dans un lycée de Créteil, a déclenché une vague de témoignages d’enseignants victimes de violence. Un plan d’action pour lutter contre les violences scolaires doit être présenté mardi 30 en conseil des ministres.
La forme que pourrait prendre la présence policière est encore floue. M. Castaner a évoqué deux cas de figure distincts : une « permanence » dans les établissements qui le souhaitent pour faire le lien entre les différentes institutions, et d’autre part la possibilité d’avoir, sur des périodes de « tensions », des policiers à l’intérieur d’un établissement.
« C’est original !, ironise un principal de collège sous le couvert de l’anonymat. En vingt ans de carrière en éducation prioritaire, je n’ai jamais vu un seul endroit où le principal n’avait pas un numéro direct pour joindre la gendarmerie ou la police. »

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Sans compter qu’une expérimentation de ce type a déjà vu le jour, en 2006, et qu’elle a fait long feu, rappelle Anne Wuilleumier, sociologue à l’Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice et auteure, en 2016, d’un rapport sur les interventions de policiers et de gendarmes en milieu scolaire.
La présence d’un « policier référent » a été expérimentée dans cinquante-trois établissements prioritaires des Hauts-de-Seine en 2006, sous l’impulsion du conseil général alors dirigé par Nicolas Sarkozy. Mais elle a cessé après quelques années : « Il y avait des moments où les policiers n’avaient rien à faire et en même temps les incidents survenaient en dehors de leurs heures », constate la sociologue. L’idée de faire venir des forces de l’ordre dans un but préventif n’est donc pas nouvelle.
« L’école n’est pas une maison de redressement, mais un lieu d’apprentissage, a également réagi la FCPE. Ce n’est pas en plaçant un policier derrière chaque enseignant que l’on règlera un problème grandissant », a estimé la fédération de parents d’élèves.

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Méfiance des jeunes
D’autres pays ont choisi de « résidentialiser » des policiers dans les locaux scolaires. Aux Etats-Unis, on observe un phénomène surprenant : le policier, qui n’est pas appelé à réagir tous les matins à des « faits graves », devient commodément un adulte supplémentaire, employable par l’établissement pour des tâches sans rapport avec sa fonction.
La méfiance des jeunes vis-à-vis de la police peut être un frein à l’efficacité de tels dispositifs. « Nos élèves ont un rapport à la police un peu compliqué », euphémise Fabienne Giuliani, enseignante au lycée Utrillo de Stains (Seine-Saint-Denis). C’est en effet l’un des nœuds du problème : la présence policière destinée à résoudre des « tensions » sera réservée aux établissements sensibles. Mais ce sont aussi ceux où la méfiance envers les forces de l’ordre est le plus élevée, selon plusieurs études, dont une menée en 2014 sur un panel de collèges des Bouches-du-Rhône, à laquelle a participé le sociologue Sebastian Roché. « Dans un endroit où la police est mal acceptée, ce qui est le cas dans la majorité des établissements défavorisés, l’intervention d’un policier va poser d’autres problèmes », prédit-il.
Et ces problèmes supplémentaires, précisément, les enseignants n’en veulent pas. Au lycée Utrillo, où un nouveau proviseur adjoint « ancien gendarme » doit prendre ses fonctions le 5 novembre, une grève est prévue ce jour-là. Au printemps, un élève a été agressé à coups de marteau sur le parvis. « Il faut travailler sur le climat scolaire, plaide Fabienne Giuliani, avec des moyens éducatifs », c’est-à-dire des surveillants et des conseillers principaux d’éducation (CPE), mais aussi des équipes plus stables.
Au collège Pablo-Neruda de Pierrefitte-sur-Seine (Seine-Saint-Denis), les enseignants ont réclamé plus de moyens après l’agression d’une CPE en 2017. Ils ont obtenu un demi-poste de CPE. « Mais surtout, l’équipe s’est moins renouvelée que d’habitude, souligne Camille Moro, professeure d’histoire et de géographie. Avec un turnover moins important, on respire un peu ». Les situations semblent s’améliorer quand on agit sur le cadre de la vie collective.

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          « Les enseignants considèrent souvent qu’ils ne sont pas soutenus par leur hiérarchie »



Pourquoi alors ne pas remettre au goût du jour les médiateurs, ces personnes payées par la municipalité, qui se rendaient chez les parents des décrocheurs et pouvaient sentir monter, quand elle arrivait, la prochaine bagarre ? A Utrillo, Fabienne Giuliani en a connu une, jusqu’en 2014. Le principal de collège qui a souhaité garder l’anonymat avait la sienne aussi lorsqu’il dirigeait un établissement sensible à Beaucaire (Gard). « Elle m’a sauvé la mise le jour où un parent s’est pointé pour en découdre avec nous, se souvient-il. Ils se connaissaient du quartier, la tension est retombée tout de suite. »
Les municipalités ont cessé de financer ces postes associés, selon le principal, à l’échec d’une politique des « grands frères », qui consistait à miser sur des habitants du quartier pour faire de la médiation sociale. « Evidemment, il fallait bien choisir son médiateur, tout comme il faut bien choisir son surveillant aujourd’hui, s’agace-t-il. Rien n’est simple quand on veut s’attaquer sincèrement à un problème complexe. » Trop complexe sans doute pour être résolu par le simple effet de l’uniforme.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Le futur régime complémentaire de retraite qui naîtra de la fusion de l’Arrco et de l’Agirc ne permettra toujours pas au partenaire pacsé survivant de prétendre à la réversion, indique au « Monde » Benoît Leyrit, responsable entreprise et partenaire de l’UFF.
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« Les partenaires d’un pacs ne sont pas éligibles à la réversion »

Le futur régime complémentaire de retraite qui naîtra de la fusion de l’Arrco et de l’Agirc ne permettra toujours pas au partenaire pacsé survivant de prétendre à la réversion, indique au « Monde » Benoît Leyrit, responsable entreprise et partenaire de l’UFF.



LE MONDE
 |    27.10.2018 à 06h15
 • Mis à jour le
27.10.2018 à 09h21
    |

Benoît Leyrit, responsable entreprise et partenaire de l’UFF







                        



   


La réversion est la pension versée aux veufs et veuves suite au décès de leur conjoint. Pour les régimes obligatoires de la sécurité sociale et des complémentaires retraite, la réversion représente 36 milliards d’euros de versements par an, qui bénéficient à 4,4 millions de Français, dont 89 % sont des femmes. Les régimes de retraite sont nombreux : il en existe 42 !
Cette variété abrite une forte disparité de traitement, avec autant de critères d’attribution et de solutions de réversion différentes. Le seul point commun entre tous ces régimes est la notion de conjoint : le bénéficiaire exclusif d’une réversion est toujours une personne mariée. Une spécificité qui ignore qu’une partie croissante des unions (45 % en 2016 selon l’Insee) prennent la forme d’un pacte civil de solidarité (pacs).

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Aujourd’hui, seuls les régimes de retraite facultatifs, de type plan d’épargne retraite populaire (PERP), permettent d’octroyer au partenaire pacsé, s’il est nommément désigné, le bénéficie d’une réversion. La réversion du futur régime complémentaire de retraite qui naîtra de la fusion de l’Arrco et de l’Agirc devrait permettre d’harmoniser les conditions d’attribution pour les critères d’âge, de plafonds de ressources et de taux de la rente du défunt octroyé au survivant.

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Mais prendra-t-elle également en compte l’évolution sociétale des unions par pacs pour permettre au partenaire survivant de prétendre au dispositif de la réversion ? Rien n’est moins sûr… Un espoir cependant : l’effet croisé de l’augmentation du nombre de pacs et de la hausse des revenus des survivantes, qui travaillent en plus grand nombre que leurs aînées, vont modifier la donne. En effet, ces évolutions entraîneront à terme une baisse du nombre de personnes éligibles et une diminution du coût de cette solution d’assistance.



                            


                        

                        


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Concessions funéraires : périls en la dernière demeure

Dans sa chronique bimensuelle, Rafaële Rivais, journaliste au « Monde », revient sur l’abondante jurisprudence qu’à engendrée le droit des sépultures.



LE MONDE ECONOMIE
 |    27.10.2018 à 05h15
    |

            Rafaële Rivais








                        



                                


                            

SOS CONSO. A l’occasion de la fête des défunts, le 2 novembre, nombre de familles iront fleurir la sépulture d’un parent. Certaines d’entre elles auront la surprise de ne pas retrouver, sur la pierre tombale, le nom de la personne qu’elles y avaient fait graver. Le corps du défunt peut en effet avoir été chassé de sa dernière demeure, comme dans l’affaire suivante.
En janvier 2013, Evelyne (tous les prénoms sont modifiés) fait inhumer son parrain, Guy, dans le caveau où repose l’épouse de celui-ci, Edith. Evelyne respecte ainsi les dernières volontés du défunt, dont elle était non seulement la filleule, mais aussi, depuis quelques années, la tutrice. Le caveau, qui accueille déjà les parents d’Edith, étant toutefois trop petit pour recevoir la dépouille de Guy, l’opérateur des pompes funèbres réunit les restes mortels d’Edith et les dépose dans une boîte à ossements, près du cercueil de celui-ci.
Lorsque Josiane, nièce d’Edith et héritière de la concession familiale, en est informée par le notaire, elle se met en colère : elle n’aimait pas Guy, l’ignorait même, et ne comprend pas qu’il ait été inhumé dans la sépulture acquise par le père d’Edith. Elle fait exhumer son cercueil, et obtient son transfert dans… la fosse commune. Elle envoie la facture (1 500 euros) à Evelyne, afin qu’elle la rembourse.
« Liens d’affection »
C’est avec stupeur qu’Evelyne apprend que son parrain se trouve dans le carré des indigents, et qu’elle est assignée en justice, alors qu’elle a respecté ses dernières volontés. Elle fait valoir que Guy, en sa qualité de conjoint de l’héritière du fondateur de la sépulture, était en droit d’y être inhumé, sans l’accord exprès d’un autre héritier. En effet, selon la jurisprudence du Conseil d’Etat, « une concession de famille a vocation à recevoir, outre le corps du concessionnaire, ceux de son conjoint, de ses successeurs, de ses ascendants, de ses alliés [membres de la famille du conjoint]...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ Un amendement du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2019 prévoyait une expérimentation dans deux régions durant trois ans.
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L’Assemblée rejette la possibilité pour les pharmaciens de prescrire certains médicaments

Un amendement du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2019 prévoyait une expérimentation dans deux régions durant trois ans.



Le Monde.fr avec AFP
 |    27.10.2018 à 02h43
 • Mis à jour le
27.10.2018 à 14h34
   





                        



   


L’expérimentation n’aura pas lieu. Contrairement à ce que nous écrivions samedi 27 octobre au matin, reprenant une information erronée de l’Agence France-Presse (AFP), l’Assemblée nationale a écarté, vendredi, la possibilité pour les pharmaciens de dispenser des médicaments à prescription médicale obligatoire.
Le texte, étudié dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2019, prévoyait une expérimentation dans deux régions pendant trois ans. Il s’agissait « de permettre aux Français d’accéder plus facilement aux soins dont ils ont besoin en s’appuyant sur les compétences de chacun », avait expliqué la députée des Alpes-de-Haute-Provence Delphine Bagarry (La République en marche, LRM), à l’origine de l’amendement rejeté.
« Respect des métiers »
Plusieurs députés de droite et de gauche s’étaient toutefois interrogés sur « le respect des métiers ». Les médecins, qui ont déjà dû se résigner à voir les pharmaciens autorisés à vacciner les personnes majeures contre la grippe – ce qu’ils avaient combattu au moment de la loi santé de Marisol Touraine en 2015 –, voyaient dans cette expérimentation une nouvelle étape de la « vente à la découpe de la profession », selon la formule de MG France, le premier syndicat de médecins généralistes, qui dénonçait une « confusion des rôles ».

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                Les médecins ne veulent pas que les pharmaciens prescrivent des médicaments






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ Ce projet rentre dans le cadre de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2019.
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Autisme : l’Assemblée favorise le repérage précoce

Ce projet rentre dans le cadre de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2019.



Le Monde.fr avec AFP
 |    27.10.2018 à 01h35
 • Mis à jour le
27.10.2018 à 06h31
   





                        


L’Assemblée a voté vendredi 26 octobre à l’unanimité un dispositif favorisant un repérage précoce de l’autisme et la mise en place d’un parcours de soins pour les enfants repérés, dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2019. Ce dispositif s’inscrit dans le cadre de la stratégie pour l’autisme au sein des troubles du neuro-développement 2018-2022.
D’après l’Inserm, l’autisme touche 1 % de la population soit 100 000 jeunes de moins de 20 ans et 600 000 adultes.

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Bilans et soins
Le gouvernement s’est fixé comme objectif la mise en place d’un parcours de bilans et soins précoces des jeunes enfants, en amont du diagnostic, afin de prendre en charge de façon précoce les enfants atteints de troubles du neuro-développement et ainsi répondre aux problèmes d’errance diagnostique et de sur-handicap.
« L’organisation actuelle du parcours, du repérage au diagnostic, ne permet pas ces interventions à moins d’avoir une assise financière personnelle suffisante pour recourir à des professions libérales non conventionnées », souligne le texte de loi. « La disposition votée vise à garantir l’accès aux bilans et interventions précoces, effectués par les psychologues, ergothérapeutes et psychomotriciens dans le cadre d’un parcours coordonné conformément aux recommandations de bonnes pratiques professionnelles sans attendre une confirmation de diagnostic », indique-t-il.

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« 20 années de retard »
« C’est la première incarnation concrète de la stratégie nationale pour l’autisme et les troubles du neuro-développement », a salué Adrien Taquet (LREM). « Ce parcours de bilan d’intervention précoce va permettre à la France de commencer à rattraper 20 années de retard et à la vie de dizaine de milliers d’enfants de notre pays de changer », a-t-il souligné.
« Le diagnostic en France, c’est cinq ans en moyenne alors que l’Inserm estime qu’on peut commencer à repérer les premiers signes entre 18 et 36 mois. Ces quelques mois et quelques années où l’on ne diagnostique pas les enfants, alors que la plasticité du cerveau est la plus importante, sont terribles en terme de développement pour nos enfants », a poursuivi le député des Hauts-de-Seine.

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« Ce forfait va apporter aussi des réponses aux familles qui n’ont pas de moyens financiers suffisant pour avoir recours à des professions libérales non conventionnées. La Cour des comptes a pu estimer que le reste à charge était en moyenne de 3 000 euros », a-t-il conclu.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Les mandataires judiciaires, professionnels désignés par le juge de tutelle, n’ont pas le droit d’hériter de la personne qu’ils protègent. Mais il n’en va pas de même pour les membres de la famille qui sont des curateurs non professionnels.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ En Europe, 84 % des personnes interrogées souhaitent abolir le changement d’heure. Au fond, cette mesure a-t-elle vraiment une utilité ?
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ Nutravalia a propulsé son complément alimentaire phare parmi les meilleures ventes, grâce à des méthodes marketing particulièrement agressives.
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Article sélectionné dans La Matinale du 27/10/2018
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Les dessous d’Anaca3, la pilule minceur star des réseaux sociaux

Nutravalia a propulsé son complément alimentaire phare parmi les meilleures ventes, grâce à des méthodes marketing particulièrement agressives.



LE MONDE
 |    26.10.2018 à 16h03
 • Mis à jour le
28.10.2018 à 15h05
    |

            Laura Motet








                        



   


Vendredi 19 octobre, Carline, une blogueuse beauté suivie par 53 000 personnes sur Instagram, a eu une désagréable surprise en ouvrant sa porte : un huissier la met en demeure de supprimer un article de blog publié sept mois plus tôt, « Anaca3 : ce qu’on ne vous dit pas ! Avis & test », consacré à une gélule amincissante, sous peine d’être convoquée au tribunal. L’huissier est missionné par Nutravalia, l’entreprise qui fabrique le complément alimentaire Anaca3.
Dès le lendemain, l’influenceuse relate sa mésaventure sur Twitter. « L’intervention de l’huissier m’a effrayée. Je n’ai pas su comment réagir tout de suite, mais, en reprenant mes esprits, j’ai su qu’il fallait que je partage cela avec ma communauté », raconte-t-elle au Monde. Refusant de « céder à leur menace », elle n’a pas supprimé son article. Dans sa mise en demeure, que Le Monde a consultée, Nutravalia reprochait à la blogueuse des « propos diffamatoires et injurieux ».
Absence d’efficacité, incontinence urinaire, « piège » à l’abonnement, etc., sa critique peu flatteuse d’Anaca3, la pilule amincissante star de Nutravalia, passe mal – d’autant qu’elle apparaît en première page des résultats de recherche Google, juste après le site de la marque. Comme Carline, au moins deux autres sites ont reçu une mise en demeure similaire. Interrogé par Le Monde, Nutravalia assure ne pas avoir porté plainte.

        Lire l’entretien :
         

          « S’il y avait une molécule miracle, elle serait remboursée par la Sécurité sociale »



Si cette entreprise accorde autant d’attention à sa présence en ligne, c’est que cette visibilité sur Internet a été le principal ingrédient de son succès. L’un de ses fondateurs, Samuel Bouskila, est un fin connaisseur du business en ligne : en 2011, il a fait fortune en revendant l’une des plus grandes plates-formes françaises de voyance en ligne. Avec Nutravalia, son pari sur le numérique se révèle vite payant : le chiffre d’affaires passe de 2,9 millions d’euros en 2015 à 14,5 millions d’euros l’année suivante, selon le registre du commerce.
La recette de cette réussite entrepreneuriale, qui doit beaucoup à des techniques de marketing très agressives, s’est construite en deux temps. Par le biais de sites Internet vitrines d’abord, puis grâce à de nouveaux alliés qui ont fleuri sur les réseaux sociaux ces dernières années : la télé-réalité et les influenceurs.
Blogs promotionnels, abonnements cachés…
Pour capter des clients, les fondateurs de Nutravalia ont d’abord commencé par acheter des dizaines de sites sur le régime, à l’image de Perdre-du-poids-rapidement.org, Avis-pilule-minceur.com ou encore Mon-test-imc.com, selon des données techniques que Le Monde a pu consulter. Certains de ces sites affichaient des publicités pour les pilules de Nutravalia. D’autres vantaient les produits de la marque, avec une objectivité apparente.
Difficile pour l’internaute de comprendre qu’il consulte en réalité un site de Nutravalia : dans les mentions légales ne figurent que les noms de ses filiales, inconnues du grand public. Michel Bouskila, frère de Samuel Bouskila et directeur général de Nutravalia, reconnaît le recours à ces sites, mais affirme au Monde qu’« ils ne ramènent quasiment aucun trafic aujourd’hui ». Certains d’entre eux continuent cependant à être alimentés en contenu.

        Lire aussi :
         

                Compléments alimentaires sous surveillance



Autre technique de marketing agressif en ligne : Nutravalia a développé une offre de conseils proposés sous forme d’abonnements lors de l’achat d’une boîte de pilules amaigrissantes. Si la gratuité du premier mois était clairement indiquée, le tarif de l’abonnement pour les mois suivants (27,90 euros) n’était, lui, affiché qu’en petits caractères et dans les conditions générales de vente, rarement lues.
La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), alertée par des clients mécontents de découvrir qu’ils étaient abonnés « malgré eux », a contrôlé Nutravalia et s’apprête à transmettre un procès-verbal à la justice, selon des sources proches du dossier.
Depuis le printemps, l’entreprise de compléments alimentaires minceur ne propose plus cette offre d’abonnement. M. Bouskila assure que la répression des fraudes n’a rien à y voir, mais que ces abonnements ne rapportent tout simplement plus assez. Selon le registre du commerce, les abonnements constituaient, en 2016, 11 % du chiffre d’affaires. Une proportion descendue à « 3,2 % en 2017 », affirme M. Bouskila.
Promotion par le biais des candidats de télé-réalité
Mais les ingrédients du succès fulgurant de Nutravalia sont le fruit d’une décision plus tardive. Adieu les sites d’avis créés par l’entreprise, bienvenue sur les réseaux sociaux. A partir de 2016, Anaca3, son produit phare, s’affiche partout sur YouTube, Instagram et Snapchat, à côté des stars de la télé-réalité. Un choix iconoclaste, dans un marché où les concurrents se bousculent plutôt pour figurer dans les rayons des pharmacies et des supermarchés, mais qui s’avérera payant.
Le dispositif est simple : un candidat de télé-réalité se met en scène sur Instagram ou Snapchat avec un produit et l’accompagne d’une description flatteuse. Pour une seule publication, il touche « entre 700 et 3 000 euros, selon le nombre de ses abonnés », explique au Monde Bastien Grimal, ancien candidat de « Secret Story ». « C’était extrêmement profitable. On calculait le taux de rendement à partir des codes promotionnels uniques qu’ils filaient à leurs abonnés. Pour 100 euros investis, on avait parfois jusqu’à 350 euros de commandes », précise un ancien salarié de Nutravalia.
Peu de chance qu’un dérapage n’arrive et ne ternisse l’image de la marque : les agents qui gèrent ces contrats publicitaires donnent à leurs protégés « des éléments de langage » à insérer dans les descriptions, reconnaît Magali Berdah, la fondatrice de Shauna Events, la principale agence en affaires avec Nutravalia, interrogée par Le Monde. « A eux de s’en inspirer ou non », ajoute-t-elle, préférant insister sur la liberté de ses protégés et le fait qu’ils ne promeuvent les produits Anaca3 que lorsqu’ils les apprécient.
L’ancien candidat de télé-réalité Bastien Grimal, lui, rit franchement lorsqu’on lui demande si les influenceurs s’impliquent personnellement dans ces placements de produits : « Ils ne testent pas toujours le produit et, surtout, ils veulent passer le moins de temps possible sur les posts sponsorisés. Du coup, ils se contentent souvent de copier-coller la “caption” [texte promotionnel] envoyée par l’agence. »

   


A la rentrée 2017, Anaca3 a pourtant fait, à ses dépens, les choux gras de la presse people en raison d’un placement de produit peu pertinent : Jazz Lanfranchi, l’une des protégées de Magali Berdah, posait sur Instagram à côté d’une boîte de pilules amaigrissantes… alors qu’elle était enceinte de plusieurs mois. Sur son ventre arrondi, le nom d’Anaca3 était tracé au rouge à lèvres. Le placement de produit avait alors fait scandale, même si la description précisait : « Je ne prends pas les compléments alimentaires actuellement, car je suis enceinte. Par contre, beaucoup de mes amis en sont ravis. » Elle avait finalement supprimé sa publication.
L’épisode n’a cependant pas entamé la relation entre Nutravalia et l’agence Shauna Events, qui gère les partenariats de la plupart des stars de la télé-réalité. La marque a poursuivi sa collaboration avec une autre protégée de Magali Berdah, Ayem Nour, ancienne candidate de « Secret Story », pour tourner les spots qui inondent le petit écran depuis 2016. Cette année-là, Nutravalia a dépensé 7,5 millions d’euros en publicités à la télévision, selon Kantar Media. Une façon d’annoncer son entrée dans la cour des grands ?

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Christophe Castaner n’exclut pas la présence ponctuelle de policiers dans les écoles

Les ministres de l’intérieur, de l’éducation et de la justice ont présenté, vendredi matin, un plan de lutte contre la violence à l’école.



Le Monde.fr avec AFP
 |    26.10.2018 à 15h07
   





                        



   


C’est autour d’un « comité stratégique » que les ministres de l’éducation, Jean-Michel Blanquer, de l’intérieur, Christophe Castaner, et de la justice, Nicole Belloubet, se sont réunis, vendredi 26 au matin, afin de mettre en œuvre un plan de lutte contre les violences à l’école demandé par Emmanuel Macron.
Le chef de l’Etat avait exigé des « mesures » après la publication d’une vidéo, au cours du week-end dernier, montrant un élève menaçant son enseignante avec un pistolet factice dans un lycée de Créteil (Val-de-Marne). L’opposition a accusé le ministre de l’éducation de « laxisme » tandis que, sous le hashtag ironique #pasdevague, des milliers d’enseignants ont témoigné sur Twitter de cas de violences dans leurs établissements ayant été étouffés, selon eux, par leur hiérarchie.

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Présence des forces de l’ordre dans les établissements
A l’issue de la réunion, vendredi, Christophe Castaner a déclaré devant la presse qu’il « n’exclut pas la présence physique des forces de l’ordre » dans les établissements. Cette présence pourrait être décidée « à des moments de tension particulière dans la journée » et « évidemment avec l’accord du chef d’établissement », a précisé M. Castaner, prônant « une approche quartier par quartier », plutôt qu’une circulaire nationale.
Il faut que « l’école soit un endroit sanctuarisé, protégé, que nos enseignants soient protégés et que nos élèves soient aussi protégés de ces violences inacceptables », a-t-il insisté. Parmi les autres mesures, qui seront présentées et détaillées lors du prochain conseil des ministres, mardi 30 octobre, M. Castaner a dit souhaiter la présence de « permanences de policiers ou de gendarmes dans les établissements », afin de créer des lieux d’échanges « dans les quartiers les plus difficiles ».
Le ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer, a, de son côté, évoqué la question du signalement systématique des faits, des sanctions proportionnées éducatives et le renforcement des équipes mobiles de sécurité qui permettent de remettre l’ordre dans un établissement.

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Travaux d’intérêt général 
Le ministre de l’éducation a également annoncé, pour les élèves de 13 à 18 ans, « la possibilité d’avoir des établissements spécialisés », avec des personnels éducatifs, mais aussi « d’origine militaire ou de la police ».
La garde des Sceaux, Nicole Belloubet, a, quant à elle, « proposé de multiplier les travaux d’intérêt général dans les établissements scolaires, ce qui aura une forte valeur éducative ».
Elle a rappelé le projet de création de vingt nouveaux centres éducatifs fermés et évoqué le développement de « mesures d’accueil de jour » pour éviter de laisser désœuvrés des « mineurs délinquants ».
« Avec ces mesures, on répond aux situations de violence qui sont les plus marquantes mais qui ne correspondent pas à celles que vivent au quotidien les professeurs », a réagi Stéphane Crochet, secrétaire général du SE-Unsa, interrogé par l’AFP. « Elles ne répondent pas aux attentes exprimées cette semaine avec #pasdevague : les profs ont surtout besoin d’un arsenal pour améliorer le climat scolaire et d’espaces de dialogue au sein des établissements, pour faire part de leurs difficultés chroniques », a-t-il estimé.
Selon la dernière enquête de l’agence des statistiques du ministère de l’éducation, les violences verbales sont les incidents les plus courants à l’école – plus de huit faits graves sur dix sont commis par des élèves envers le personnel. Commises avant tout par des garçons, elles se produisent surtout en salle de classe et donnent lieu à une exclusion, temporaire ou définitive, dans plus de 90 % des cas.



                            


                        

                        

