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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-1"> ¤ Les gardes-côtes espagnols ont annoncé samedi que « 53 personnes avaient été secourues et deux corps sans vie [de deux enfants] récupérés ».
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Migrants secourus au large de l’Espagne : deux enfants morts à bord d’une embarcation

Les gardes-côtes espagnols ont annoncé samedi que « 53 personnes avaient été secourues et deux corps sans vie [de deux enfants] récupérés ».



Le Monde.fr avec AFP
 |    28.10.2018 à 12h33
   





                        



   


Les gardes-côtes espagnols ont annoncé, samedi 27 octobre, la mort de deux enfants à bord d’une embarcation de migrants tentant de traverser la Méditerranée. Le service de sauvetage en mer a annoncé sur Twitter samedi être intervenu et que « 53 personnes avaient été secourues et deux corps sans vie récupérés » en mer d’Alboran – séparant l’Espagne de l’Algérie et du Maroc – alors que leur embarcation avait pris l’eau.
Il s’agit de « deux enfants de 7 ans morts à bord d’une embarcation » disparue depuis vendredi, a assuré sur Twitter la militante associative espagnole Helena Maleno, de l’ONG Caminando Fronteras, qui donne l’alerte quand des embarcations sont en perdition.
Au moins 439 personnes ont par ailleurs été secourues par les gardes-côtes espagnols alors qu’elles traversaient le détroit de Gibraltar à bord de huit embarcations, selon un bilan provisoire en début de soirée.
42 500 migrants depuis le début de l’année
Par ailleurs, au large du Maroc, 16 migrants, originaires de deux villages de la région de Nador, sont portés disparus, selon une ONG locale, tandis que deux personnes qui tentaient la traversée avec eux ont été secourues « par des pêcheurs » et transportées à l’hôpital à Nador.
De plus en plus de Marocains et de migrants originaires d’Afrique subsaharienne tentent de gagner l’Espagne par la mer ou en franchissant les hautes clôtures séparant le Maroc des enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla.
Selon l’Organisation internationale des migrations (OIM), près de 42 500 migrants sont arrivés par la mer en Espagne depuis le début de l’année et 433 sont morts pendant la traversée. C’est au moins trois fois plus qu’en 2017, quand 12 366 avaient atteint l’Espagne par la mer et 145 étaient morts.

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-2"> ¤ En Allemagne de l’Est, région marquée par les difficultés économiques et un travail inachevé sur la mémoire, l’AfD a trouvé un terreau fertile pour ses idées xénophobes.
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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤ A l’automne 1945, 1 000 à 3 000 Norvégiennes sont déchues de leur nationalité et expulsées du pays. Leur tort ? Avoir épousé un soldat allemand sous l’Occupation. Un préjudice enfin reconnu par le gouvernement norvégien.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤                
                                    

La Norvège présente ses excuses aux « filles des Boches »


                      A l’automne 1945, 1 000 à 3 000 Norvégiennes sont déchues de leur nationalité et expulsées du pays. Leur tort ? Avoir épousé un soldat allemand sous l’Occupation. Un préjudice enfin reconnu par le gouvernement norvégien.



M le magazine du Monde
 |    28.10.2018 à 06h17
    |

            Anne-Françoise Hivert (Oslo (Norvège), correspondante régionale)








   


Pendant soixante-treize ans, Elsa Gabler, puis son fils, Reidar, ont attendu un acte de contrition de la part de l’Etat norvégien. En 2008, Elsa est morte à Berlin, où elle vivait depuis l’été 1946, sans avoir recouvré la nationalité norvégienne, dont elle avait été déchue à la fin de la seconde guerre mondiale. Sa faute : être tombée amoureuse d’un jeune soldat allemand, Erick Gabler, de l’armée du IIIe Reich qui occupa le pays, au mépris de sa neutralité, entre 1940 et 1945.
Le couple s’était marié le 17 octobre 1945, avant d’être expulsé vers l’Allemagne durant l’été 1946 après la naissance, le 1er avril, de son fils aîné. Ancien restaurateur à la retraite, Reidar Gabler est ému par la coïncidence : la cheffe du gouvernement norvégien, Erna Solberg, n’en savait rien, mais ses excuses officielles aux Tyskerjentene, les « filles des Boches », sont tombées le jour du soixante-treizième anniversaire de mariage de ses parents, le 17 octobre 2018.
Elevé en Allemagne, Reidar Gabler s’est « toujours senti norvégien ». Revenu vivre dans le pays de sa mère en 1967, il y a rencontré sa future compagne, la fille d’un résistant, longtemps opposé à leur mariage. « Puis, mon beau-père est tombé malade, et y a vu un message de Dieu lui disant d’arrêter de haïr », raconte Reidar. Avant son discours de repentir à Oslo, Erna Solberg s’est entretenue longuement avec Reidar et son épouse, Marit. Ils lui ont raconté les insultes essuyées par leurs enfants : « nazis », « fils de Boches »…
Des femmes livrées à la vindicte populaire
Pour motiver ses excuses, la première ministre a constaté que « les autorités norvégiennes avaient violé le principe fondamental d’un Etat de droit, selon lequel personne ne doit être puni sans jugement ou condamné sans loi ». Il ne s’agit pas de « pardonner la fraternisation avec l’ennemi », remarque l’historienne Guri Hjeltnes, directrice du Centre d’études sur la Shoah et les minorités religieuses, mais de reconnaître que « les autorités ont agi sans aucune base légale ».
Entre 40 000 et 50 000 Norvégiennes, soit 10 % des femmes de 18 à 35 ans à l’époque, auraient été concernées. « Pour beaucoup, il s’agissait d’un amour de jeunesse, a précisé Erna Solberg. Pour certaines, l’amour de leur vie pour un soldat ennemi. » Entre 10 000 et 12 000 enfants sont nés de ces relations. A la Libération, ces femmes sont livrées à la vindicte populaire. On leur rase la tête. Beaucoup perdent leur emploi. Plusieurs milliers d’entre elles sont internées dans des camps, sous prétexte de les protéger contre d’éventuelles représailles ou de prévenir les risques de contamination qu’elles représentent.
En 1950, la loi est modifiée, pour permettre aux femmes de recouvrer leur nationalité, à condition de revenir en Norvège.
A l’automne 1945, les députés norvégiens adoptent une disposition exceptionnelle, permettant de déchoir de leur nationalité et d’expulser celles qui se sont mariées à un soldat allemand. Elles seraient entre 1 000 et 3 000. Les 28 Norvégiens ayant épousé des Allemandes, eux, ne sont pas concernés. En 1950, la loi est modifiée, pour permettre aux femmes de recouvrer leur nationalité, à condition de revenir en Norvège. Déboutée à deux reprises, Elsa Gabler finit par renoncer. Son mari, décédé en 1993, était enterré en Allemagne. « Elle ne voulait pas l’abandonner », confie son fils.
Aujourd’hui, la plupart des Tyskerjentene sont mortes. Les excuses de la première ministre interviennent après la mobilisation, depuis 2015, de plusieurs députés, qui a débouché sur une enquête menée par le Centre d’études sur la Shoah et les minorités religieuses.
Pendant longtemps, explique le criminologue, Knut Erik Papendorf, fils d’une Norvégienne et d’un soldat allemand, « on a préféré se concentrer sur la résistance et les actes de bravoure des héros plutôt que sur le sort de ces femmes. Ce n’est d’ailleurs guère étonnant, vu la frustration énorme générée par l’Occupation, durant cinq ans, d’un pays de trois millions d’habitants par la puissance germanique, qui y a déployé 300 000 soldats ». L’Etat ne versera pas d’indemnisation aux familles. En revanche, la cheffe du gouvernement s’est engagée à débloquer des fonds pour financer la recherche, afin de faire la lumière, une fois pour toutes, sur ce sombre chapitre de l’histoire norvégienne.

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤ Les candidats à l’élection, qui se déroule dimanche, ont dû se prononcer sur le projet de loi destiné à permettre la culture et l’exportation du cannabis à des fins thérapeutiques.
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Le cannabis, thème inattendu de la campagne présidentielle géorgienne

Les candidats à l’élection, qui se déroule dimanche, ont dû se prononcer sur le projet de loi destiné à permettre la culture et l’exportation du cannabis à des fins thérapeutiques.



LE MONDE
 |    28.10.2018 à 02h45
 • Mis à jour le
28.10.2018 à 05h29
    |

            Benoît Vitkine (Tbilissi, envoyé spécial)








                        



                                


                            
Le sujet, inattendu dans un pays de l’ex-URSS encore marqué par un fort conservatisme social, s’est imposé comme l’un des grands thèmes de la campagne pour l’élection présidentielle qui se tient dimanche 28 octobre en Géorgie : faut-il y autoriser la culture et l’exportation de marijuana à usage thérapeutique et cosmétique ?
Le 10 septembre, le gouvernement géorgien a introduit sans préavis un projet de loi en ce sens, recevant immédiatement le soutien du milliardaire Bidzina Ivanichvili, chef du parti majoritaire et homme fort du pays. L’annonce a fait dans ce pays du Caucase l’effet d’un coup de tonnerre. Un mois plus tôt, le 31 juillet, la Cour suprême du pays avait déjà décidé de dépénaliser l’usage du cannabis au nom du « droit au développement personnel ». Cette décision, prise à la surprise générale, constituait déjà une première dans l’espace post-soviétique.

L’idée de cultiver du cannabis à des fins thérapeutiques a été présentée comme un moyen de développer un nouveau secteur d’activité, très lucratif et à même de revitaliser les campagnes où le niveau de vie reste très bas. Le climat géorgien est aussi vu comme favorable à un tel projet, de même que le faible coût de l’électricité dans le pays (le projet évoque la culture en serre et non en plein air). Le premier ministre, Mamouka Bakhtadze, s’est empressé de vanter un projet « très responsable » qui serait « régulé de la manière la plus stricte », citant en exemple Israël et le Canada.
Fronde des orthodoxes
Peine perdue : l’idée a suscité de vives critiques, notamment au sein de l’opposition fidèle à l’ancien président Mikheïl Saakachvili. D’autres formations ont estimé que le sujet n’était pas prioritaire, la législation n’ayant pas encore été adaptée à la décision de la Cour suprême de juillet, notamment quant à la détention de la drogue. L’insistance de l’oligarque Ivanichvili à défendre le projet a aussi fait dire à certains médias que l’homme...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤ L’hélicoptère de Vichai Srivaddhanaprabha, l’homme d’affaires thaïlandais ayant racheté le club en 2010, s’est écrasé après le match qui opposait son équipe à West Ham, samedi.
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L’hélicoptère du président du club de Leicester s’écrase aux abords du stade

L’hélicoptère de Vichai Srivaddhanaprabha, l’homme d’affaires thaïlandais ayant racheté le club en 2010, s’est écrasé après le match qui opposait son équipe à West Ham, samedi.



Le Monde.fr avec AFP et Reuters
 |    28.10.2018 à 00h36
 • Mis à jour le
28.10.2018 à 14h58
   





                        



   


Un hélicoptère appartenant à Vichai Srivaddhanaprabha, propriétaire de l’équipe de football de Leicester City, s’est écrasé samedi 27 octobre au soir sur le parking du club, rapportent les médias britanniques. Cet incident fait craindre pour la vie du Thaïlandais. L’accident a eu lieu quelques heures après que Leicester a fait match nul 1-1 face à West Ham, lors d’un match de Première League, au King Power Stadium.
Selon Sky Sports, l’hélicoptère a décollé du terrain entre 20 h 30 et 20 h 45, mais a eu des problèmes avec son rotor de queue peu de temps après et s’est écrasé dans un parking à proximité.
Après un match à domicile de Leicester, Vichai Srivaddhanaprabha a l’habitude de quitter le stade avec son hélicoptère, qui décolle du terrain. L’identité du pilote et des passagers à bord samedi n’a pas encore été confirmée. On ne sait pas non plus si des personnes à terre ont été blessées.

We are dealing with an incident in the vicinity of the King Power Stadium.   Emergency services are aware and dealing.— leicspolice (@LeicestershirePolice)


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« Nous sommes en train de traiter un incident dans les environs du King Power stadium », a tweeté la police du Leicestershire. « Nous assistons la police du Leicestershire et les services de secours qui traitent un incident grave au King Power Stadium », a rapporté un porte-parole du club dans un communiqué. Il a précisé que le club communiquerait de manière plus détaillée une fois que de plus amples informations auront été établies.
Entraîneur du club anglais, le Français Claude Puel n’était pas à bord de l’appareil. Joint dimanche par Franceinfo, le technicien a confirmé aller bien, et déploré « une tragédie pour le club », sans donner plus de détails. « Je pense très fort aux victimes et à leurs familles et je voulais rassurer tous les gens qui s’inquiètent me concernant. Je suis épouvantablement triste mais je vais bien », a-t-il témoigné.
Un propriétaire généreux
Vichai Srivaddhanaprabha, 61 ans, est un milliardaire thaïlandais devenu riche grâce aux magasins de duty free. Sa fortune, bâtie en ayant au départ un seul magasin à Bangkok, était estimée en 2016 à 2,9 milliards de dollars.
Il a acheté Leicester City pour environ 40 millions de livres en 2010 quand personne ne pariait sur ce club anglais qui évoluait alors en deuxième division. Il est parvenu à en faire le plus improbable champion de Première League de tous les temps, en 2016, faisant vivre au petit club un véritable conte de fées. C’était la première fois que Leicester City décrochait ce titre depuis la création du club en 1884.

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                Football : le conte de fées de Leicester City



Vichai Srivaddhanaprabha est très populaire auprès des supporters du club, leur offrant bières et beignets. Egalement amateur de polo, il est un familier des puissants de Thaïlande, au premier rang desquels la famille royale. Son nom, Srivaddhanaprabha, lui a été attribué en 2013 par le roi de Thaïlande. Il a quatre enfants. Son fils Aiyawatt Srivaddhanaprabha, surnommé « Top », est vice-président du club.
Dimanche, le match de championnat féminin entre Leicester et Manchester United devant se dérouler au stade King Power a été annulé, de même que le match de la réserve féminine des Foxes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤ Editorial. Alors qu’Angela Merkel prône l’arrêt des livraisons d’armes à l’Arabie saoudite, le choix de la realpolitik d’Emmanuel Macron, qui juge la proposition « démagogique », interroge.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Au-delà de l’affaire Khashoggi, la guerre au Yémen

Editorial. Alors qu’Angela Merkel prône l’arrêt des livraisons d’armes à l’Arabie saoudite, le choix de la realpolitik d’Emmanuel Macron, qui juge la proposition « démagogique », interroge.



LE MONDE
 |    27.10.2018 à 10h28
 • Mis à jour le
27.10.2018 à 12h48
   





                        


Editorial du « Monde ». La sauvagerie de l’assassinat de l’opposant saoudien Jamal Khashoggi le 2 octobre a suscité à raison une indignation générale. Les capitales occidentales ne pouvaient rester sans réagir, alors que s’accumulent, depuis trois semaines, les détails macabres et les éléments montrant l’implication de Riyad au plus niveau.
Premier exportateur de pétrole mondial, premier acheteur d’armement au monde et principale puissance de la péninsule Arabique, le Royaume saoudien se sent d’autant plus intouchable qu’il peut compter sur le total soutien de Donald Trump dans sa guerre pour contenir l’influence iranienne. Mais, sous le choc de ce crime atroce commis dans les locaux du consulat saoudien à Istanbul par un commando venu de Riyad, le débat sur les sanctions est lancé. A commencer par les ventes d’armes.
La pire tragédie humanitaire en cours
Cette question a trop longtemps été éludée, alors que, depuis quatre ans, Riyad mène, à l’initiative de Mohammed Ben Salman (MBS) lui-même, une sale guerre au Yémen pour museler les insurgés houthistes protégés par Téhéran. Ce mouroir dénoncé par l’ONU comme la pire tragédie humanitaire en cours, n’avait jusqu’ici guère ému ni les opinions occidentales ni leurs gouvernements. Seules les ONG se battent dans l’indifférence générale pour demander l’arrêt des livraisons des armes alimentant l’interminable carnage.

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                Ventes d’armes à l’Arabie saoudite : Macron se dissocie de Merkel



La chancelière allemande, Angela Merkel, prône ouvertement une telle solution tant que les dessous de la mort de Khashoggi ne seront pas éclaircis. Et elle rappelle aussi que « l’Arabie saoudite doit tout faire pour résoudre la crise humanitaire au Yémen ». Sa position est néanmoins hypocrite. Alors que l’accord de coalition gouvernementale avec le SPD interdit explicitement toute vente d’armes « à des pays impliqués dans la guerre au Yémen », les autorités allemandes ont depuis le début de l’année autorisé pour 416,4 millions d’euros de contrats d’armement avec Riyad.
« De la pure démagogie »
L’enjeu pour les autorités françaises est d’une tout autre ampleur. L’Arabie saoudite était derrière l’Egypte le deuxième client en 2017 de l’industrie d’armement française. En outre, depuis le grand tournant prosaoudien amorcé sous la présidence de François Hollande, c’est un « partenaire stratégique », même si Paris voudrait aussi rééquilibrer ses relations avec Téhéran.
Aux yeux d’Emmanuel Macron, évoquer un arrêt des ventes d’armes serait « de la pure démagogie ». « Je comprends le lien avec le Yémen, mais il n’y a en a aucun avec M. Khashoggi », a insisté le chef de l’Etat, resté longtemps silencieux sur l’affaire, même s’il n’a pas hésité, lors d’un entretien avec MBS le 25 octobre, à lui dire « toute son indignation » pour l’assassinat de l’opposant. M. Macron évoque, quand les exécutants et les commanditaires auront été identifiés, des sanctions individuelles ciblées. Une position somme toute assez proche de celle affichée par M. Trump, qui a aussi brandi cette menace en excluant de remettre en cause les 110 milliards de dollars de contrats d’armements prévus avec Riayd.
On peut s’interroger sur la pertinence de ce choix assumé de realpolitik au risque de se trouver en porte-à-faux avec l’opinion publique et surtout avec notre principal partenaire européen. L’affaire Khashoggi constitue au contraire une occasion de faire pression sur l’Arabie saoudite au Yémen. Un embargo sur les ventes d’armes serait une victoire posthume de ce journaliste, longtemps proche de la famille royale saoudienne, avant de devenir le pourfendeur acharné de l’aventurisme géopolitique de l’homme fort de Riyad.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤ Cette mesure vise les travailleurs transfrontaliers issus de l’ancien bloc soviétique ayant laissé leur famille dans leur pays d’origine.
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L’Autriche indexe les allocations familiales sur le pays d’origine des travailleurs

Cette mesure vise les travailleurs transfrontaliers issus de l’ancien bloc soviétique ayant laissé leur famille dans leur pays d’origine.



LE MONDE
 |    27.10.2018 à 10h10
    |

            Blaise Gauquelin (Vienne, correspondant)








                        



                                


                            

Pendant la campagne, il avait promis de mettre fin au « tourisme social » : le chancelier conservateur autrichien Sebastian Kurz (ÖVP, Parti populaire), qui a formé en décembre 2017 une coalition avec l’extrême droite (FPÖ, Parti de la liberté), a tenu parole. Mercredi 24 octobre, alors que Vienne préside le Conseil de l’Union européenne jusqu’en décembre, le Parlement autrichien a voté une loi qui indexe, à partir du 1er janvier 2019, les allocations familiales sur le niveau de vie du pays d’origine des personnes employées en Autriche, lorsque ces dernières ont laissé leurs enfants derrière elles à l’étranger.
Immédiatement, la Commission européenne a annoncé qu’elle pourrait enclencher une procédure d’infraction, « l’indexation étant interdite en droit européen » selon Christian Wigand, un porte-parole : « Lorsqu’un employé verse des cotisations, il est en droit de bénéficier des mêmes allocations que les autres. »
Pour justifier cette nouvelle juridiction, inédite au sein de l’UE, l’Autriche se targue d’être un cas particulier. Opulente et adepte de l’Etat providence, elle redistribue des allocations familiales parmi les plus généreuses d’Europe. Mais voisine, à l’est, d’Etats au niveau de vie nettement moins élevé que le sien, elle comptait, en mai 2017, plus de résidents détenteurs d’un passeport étranger (15,3 %) que la France (6,6 %).
Confiance
Elle verse 250 millions d’euros par an pour des enfants vivant à l’étranger, et jure que même avec ce nouveau système, une famille hongroise dont le père travaillerait en Autriche et dont la mère garderait les enfants en Hongrie toucherait encore 100 euros par mois, contre 39 euros si l’un des parents ne cotisait pas en Autriche. L’association SOS Mitmensch rappelle que 90 % des versements pour des enfants n’habitant pas en Autriche concernent la Hongrie, la Slovaquie, la Roumanie, la Slovénie et la République tchèque. La mesure permettrait donc à Vienne...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-8"> ¤ Cet oligarque prorusse reste très impopulaire dans son pays.
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Viktor Medvedtchouk, l’homme de Poutine en Ukraine

Cet oligarque prorusse reste très impopulaire dans son pays.



LE MONDE
 |    27.10.2018 à 10h00
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            Benoît Vitkine (Kiev, envoyé spécial)








                        



                                


                            

La politique ukrainienne n’est jamais avare de surprises, et le retour sur le devant de la scène de Viktor Medvedtchouk, à l’aube d’une année électorale cruciale – présidentielle en mars 2019, législatives en octobre –, n’est pas des moindres. Pour les Ukrainiens, un seul mot résume M. Medvedtchouk : cet oligarque ukrainien de 64 ans, figure honnie à Kiev, est le koum de Vladimir Poutine. Autrement dit, le président russe est le parrain de sa fille. Dans la culture très clanique qui caractérise l’espace post-soviétique, le terme sous-entend des liens de loyauté et d’amitié qui vont au-delà de cette attache formelle.
Décrit depuis des années comme « l’agent de Poutine » en Ukraine, Viktor Medvedtchouk est un habitué des arrangements de coulisses, des négociations secrètes à la lisière des affaires et de la politique. Il entend désormais défendre au grand jour son agenda favorable à la Russie, précisément à l’heure où le conflit entre Kiev et Moscou s’embourbe.

M. Medvedtchouk a rejoint durant l’été le parti Za Jittia (Pour la Vie) fondé par Vadim Rabinovitch, une autre figure du camp prorusse, et ambitionne de le conduire lors des échéances électorales à venir. « En comptant les autres partis qui ont des positions proches des nôtres, nous représentons potentiellement 30 % à 35 % de l’électorat », assure M. Medvedtchouk en recevant Le Monde, mi-septembre, dans son bureau ultra-sécurisé où la télévision est allumée sur la chaîne Rossiya-24. Conscient de son impopularité, M. Medvedtchouk, muscles saillants comparables à ceux de son ami du Kremlin, ne prévoit pas de se présenter personnellement à l’élection présidentielle.
Les positions défendues par son parti tranchent avec celles, très anti-Moscou, des ténors de l’élection à venir, à commencer par le sortant Petro Porochenko et la revenante Ioulia Timochenko : pour de bonnes relations avec Moscou, pour « la paix dans le Donbass », contre...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-9"> ¤ L’Islande rêvée est-elle éloignée de la réalité ? Audur Ava Olafsdottir, Arni Thorarinsson, Eric Boury et Mathias Malzieu en ont discuté, samedi 6 octobre, au Monde Festival.
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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-10"> ¤ Quelque 3,2 millions d’électeurs étaient également appelés aux urnes vendredi pour désigner leur président, une fonction honorifique.
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Les Irlandais votent l’abrogation du délit de blasphème

Quelque 3,2 millions d’électeurs étaient également appelés aux urnes vendredi pour désigner leur président, une fonction honorifique.



LE MONDE
 |    27.10.2018 à 00h19
 • Mis à jour le
27.10.2018 à 06h22
    |

            Philippe Bernard (Londres, correspondant)








                        



   


En un nouveau signe de rupture avec la domination de l’Eglise catholique, les Irlandais ont massivement approuvé par référendum, vendredi 26 octobre, l’abrogation de la disposition de leur Constitution faisant du blasphème un délit.
Par 69 % des voix, selon une première estimation publiée dans la soirée par le Irish Times, les électeurs ont fait disparaître l’article 40.6.1 de la loi fondamentale qui punissait de 25 000 euros d’amende tout outrage fait à la religion. En revanche, 31 % ont voté pour maintenir le délit de blasphème lors d’un scrutin marqué par une faible participation.
Ce référendum, organisé le même jour que l’élection présidentielle qui a vu la réélection par 56 % des voix de Michael D. Higgins, avait donné lieu à une campagne aussi terne que les récents votes sur le mariage homosexuel et sur l’avortement avaient été passionnés. En mai 2015, 62 % des Irlandais avaient approuvé la légalisation du mariage pour tous. En mai 2018, ils avaient été 66,4 % à dire oui à la légalisation de l’avortement.

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Loi postcolonisation
La criminalisation du blasphème avait été introduite en 1937 dans la Constitution de la toute jeune République d’Irlande, à une époque où l’Eglise catholique tenait de fait les rênes de l’Etat, tout juste né après la libération de la colonisation britannique. « Le fait de rendre public ou de proférer tout propos blasphématoire, séditieux ou indécent est un délit punissable selon la loi », disposait le texte. Lourd symbole de l’emprise du clergé, l’article en question n’avait toutefois jamais abouti à une condamnation.

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                Un référendum sur l’abrogation du blasphème se tiendra le 26 octobre en Irlande



En 2015 pourtant, la police irlandaise avait ouvert une enquête, sur plainte d’un téléspectateur, à la suite des propos de l’acteur et réalisateur britannique Stephen Fry sur RTE, la télévision publique irlandaise.
Interrogé sur ce qu’il dirait à Dieu s’il avait la chance de le rencontrer, Stephen Fry avait répondu : « Je lui dirais : “Le cancer des os chez les enfants, qu’est-ce que cela signifie ? Comment as-tu osé créer un monde où il y a tant de souffrance (…) ? ”» Puis l’acteur s’était demandé « pourquoi il respecterait un Dieu capricieux, mesquin et stupide ». L’instruction avait été close après que la police eût conclu que trop peu de personnes s’étaient senties outragées par ces propos. En 2017, le ministre de la santé, Simon Harris, avait qualifié l’interdiction d’« absurde » et d’« un peu embarrassante ».
Texte obsolète
La disposition réprimant le blasphème, qui était en vigueur sous différentes formes depuis des siècles, avait pour la dernière fois donné lieu à sanction au début du XVIIIe siècle et les dernières poursuites diligentées pour ce chef dataient de 1855. Un prêtre affirmant avoir accidentellement brûlé une Bible avait alors été jugé et acquitté.
Au début d’octobre, l’Eglise catholique d’Irlande elle-même avait reconnu que le texte était « largement obsolète » et que de telles lois avaient été utilisées « pour justifier la violence et l’oppression contre des minorités dans d’autres parties du monde ». Quant à l’Eglise d’Irlande (anglicane), elle a estimé que « la liberté religieuse est un droit humain fondamental mais que la liberté d’expression (avec des limites) en est aussi un ».
Amnesty international et le Conseil irlandais pour les droits civiques, principale association de défense des droits de l’homme du pays avaient conjointement appelé à voter en faveur de l’abrogation. « La liberté d’expression se trouve au cœur de notre démocratie, et elle inclut le droit aux discours qui mettent en cause, voire ridiculisent les idées ou les institutions », estimaient les deux organisations dans un appel commun.
Dans un article publié par le Irish Times, Roman McCrea, professeur de droit constitutionnel à University College London, insistait sur le fait que le maintien d’une telle disposition non appliquée dans une législation européenne donnait prise aux accusations d’hypocrisie de la part des musulmans. « Il est important, écrit-il, que les Etats signifient clairement aux nouveaux arrivants, dont beaucoup viennent de pays où critiquer la religion n’est pas permis, ce à quoi ils peuvent s’attendre. » 
Une autre disposition très datée de la Constitution, dont l’abrogation devait être mise aux voix le même jour, ne l’a finalement pas été. Elle dispose que « l’Etat reconnaît que la femme, par son travail domestique, apporte son soutien à l’Etat indispensable au bien commun ». Par conséquent, poursuit cet article, « l’Etat s’efforce de faire en sorte que les mères ne sont pas contraintes par nécessité économique de prendre un travail qui les conduit à négliger leurs tâches domestiques ». La réécriture de ce texte hautement contesté et son remplacement par une version non discriminatoire envers les femmes doivent être débattus ultérieurement par le Parlement irlandais.
Campagne « à la Trump »
Les Irlandais ont d’autre part réélu le poète et ancien ministre de la culture Michael D. Higgins, pour un deuxième et dernier mandat de sept ans à la présidence de la République, fonction purement honorifique. L’élection au suffrage universel, a été marquée par un faible taux de participation.
Ancien dirigeant du Labour irlandais, âgé de 77 ans, cette figure de la vie politique irlandaise était le deuxième président du pays après Eamon de Valera, en 1966, à briguer un deuxième septennat. Populaire, soutenu par le premier ministre Leo Varadkar et par trois des quatre grands partis irlandais (Fine Gael au pouvoir, Fianna Fàil et Labour), quasi assuré d’être réélu, M. Higgins a cependant été attaqué pour la gestion opaque des finances présidentielles et pour avoir utilisé l’avion gouvernemental pour se rendre à Belfast, à 165 km de Dublin, pour y prononcer un discours.

   


Il n’avait face à lui, outre un candidat du Sinn-Fein (nationaliste) et une indépendante, que trois riches hommes d’affaires. Peter Casey, Gavin Duffy et Sean Gallagher sont connus des téléspectateurs pour être apparus comme investisseurs dans l’émission « Dragon’s Den », où des entrepreneurs en herbe disposent de trois minutes pour convaincre des hommes d’affaires de les financer. Un symbole dans une Irlande dont l’économie est de nouveau florissante après que le pays a été mis à genou par la crise financière de 2008.
L’un de ces challengeurs, Peter Casey, s’est distingué par une campagne « à la Trump » au cours de laquelle il a critiqué la dépendance à l’égard des aides sociales notamment des Irlandais gens du voyage (« Irish travellers »). Vendredi soir, l’estimation « sortie des urnes » le créditait de 21 % des voix.
La prospérité du pays se trouve aujourd’hui menacée par le Brexit dont l’Irlande, dépendante du Royaume-Uni pour le niveau et la logistique de son commerce extérieur, pourrait être la première victime en cas de rétablissement de contrôles douaniers.

Notre sélection d’articles pour comprendre le Brexit
Retrouvez les contenus de référence du Monde.fr traitant du Brexit :
les Vingt-Sept et Theresa May n’ont pas réussi à se mettre d’accord lors d’un sommet européen sur le Brexit jugé « crucial », le 17 octobre ;les discussions doivent se terminer avant la fin de l’année 2018, pour laisser le temps aux Parlements britannique et européen de ratifier le texte ;à moins de six mois de la sortie officielle du Royaume-Uni, le 29 mars 2019, le statut de l’Irlande du Nord reste le principal point sensible pour Theresa May au sein de sa coalition ;en parallèle aux négociations, la Commission européenne prévient les Etats membres de la possibilité d’un « no deal ». La France s’y prépare particulièrement, tout comme le Royaume-Uni ;le décryptage de l’accord trouvé entre Londres et Bruxelles sur la période de transition ; zoom sur la City de Londres, dont les intérêts sont délaissés dans les négociations avec l’UE par Theresa May pour des raisons politiques ;l’immense majorité des entreprises britanniques redoute les conséquences du départ du Royaume-Uni de l’Union européenne ;comprendre les arguments pour et contre la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne ;retour sur trente ans d’histoire tumultueuse entre le Royaume-Uni et l’UE.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤ Après avoir d’abord nié la mort du journaliste, les autorités saoudiennes ont déclaré que les suspects accusés du meurtre du journaliste avaient commis un acte « prémédité ».
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Affaire Khashoggi : le parquet turc demande l’extradition de 18 suspects saoudiens

Après avoir d’abord nié la mort du journaliste, les autorités saoudiennes ont déclaré que les suspects accusés du meurtre du journaliste avaient commis un acte « prémédité ».



Le Monde.fr avec AFP
 |    26.10.2018 à 18h44
 • Mis à jour le
26.10.2018 à 20h06
   





                        



   


Vingt jours après l’ouverture d’une enquête judiciaire sur la mort de Jamal Khashoggi, tué le 2 octobre au consulat saoudien à Istanbul, le parquet turc a lancé, vendredi 26 octobre, une procédure d’extradition contre dix-huit Saoudiens soupçonnés d’implication dans le meurtre de l’opposant, a annoncé le ministère turc de la justice. Cette demande intervient deux jours avant la venue en Turquie du procureur général saoudien.
Jamal Khashoggi, journaliste et opposant saoudien exilé aux Etats-Unis et qui contribuait notamment au Washington Post, a été tué le 2 octobre lors d’une visite au consulat d’Arabie saoudite à Istanbul, où il devait obtenir des papiers pour pouvoir épouser sa fiancée turque.
Après avoir d’abord nié la mort du journaliste, les autorités saoudiennes, sous la pression internationale, avaient avancé plusieurs versions, avant de déclarer jeudi que, sur la base d’informations fournies par la Turquie, les suspects accusés du meurtre de Khashoggi avaient commis un acte « prémédité ».

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          Le meurtre de Jamal Khashoggi était « politique » et « prémédité », selon Erdogan



La Turquie « mieux à même de rendre justice »
Le parquet d’Istanbul a remis les noms des dix-huit suspects soupçonnés « d’implication dans ce meurtre prémédité » au ministère de la justice, qui les a à son tour transmis au ministère des affaires étrangères pour que la demande d’extradition soit adressée à Riyad par les canaux officiels, a fait savoir le ministère de la justice dans un communiqué.
Le 20 octobre, les autorités saoudiennes avaient annoncé avoir interpellé dix-huit personnes — quinze membres d’un commando saoudien soupçonné d’avoir tué le journaliste, ainsi que trois employés du consulat — et qu’elles seraient jugées. Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, avait appelé mardi au jugement de ces suspects à Istanbul et non pas en Arabie saoudite, même si le crime a été commis par des Saoudiens dans l’enceinte d’un consulat saoudien.

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« La demande d’extradition est motivée par le fait que Jamal Khashoggi a été tué en Turquie par des ressortissants saoudiens qui ont fait le voyage à cette fin spécifique », a rapporté un haut responsable turc sous couvert d’anonymat. « Il est clair que le système judiciaire turc est mieux à même de rendre justice dans cette affaire », a-t-il ajouté, précisant qu’un éventuel procès en Turquie serait ouvert « aux observateurs internationaux ».
Vidéosurveillance désactivée
L’enquête turque met, en effet, en lumière des preuves solides démontrant que le meurtre du journaliste et dissident a été planifié des jours à l’avance. Dans une allocution mardi, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a détaillé que trois agents saoudiens sont arrivés en Turquie la veille de la disparition du journaliste et se sont rendus dans une forêt proche d’Istanbul et à Yalova, une ville des bords de la mer de Marmara, à 90 km au sud d’Istanbul. Deux sites où la police turque, qui n’a toujours pas retrouvé le corps de Khashoggi, a procédé à des fouilles.

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                Erdogan sort renforcé de l’affaire Khashoggi



M. Erdogan a, par ailleurs, confirmé que quinze Saoudiens étaient arrivés à Istanbul le jour même de la disparition de M. Khashoggi et indiqué que les dix-huit interpellations auxquelles les autorités saoudiennes disent avoir procédé correspondent aux informations du renseignement turc. Le président turc a ajouté que le système de vidéosurveillance installé à l’intérieur du consulat saoudien avait été « désactivé ».




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-12"> ¤ Dans ces deux pays d’Europe centrale, le souverainisme est le contre-choc des échecs du libéralisme des années 1990 et 2000, estime le sociologue Wojtek Kalinowski.
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« Les souverainismes polonais et hongrois ont bâti leur succès sur la critique du postcommunisme »

Dans ces deux pays d’Europe centrale, le souverainisme est le contre-choc des échecs du libéralisme des années 1990 et 2000, estime le sociologue Wojtek Kalinowski.



LE MONDE ECONOMIE
 |    26.10.2018 à 17h31
 • Mis à jour le
26.10.2018 à 17h33
    |

Wojtek Kalinowski (sociologue)







                        



                                


                            
Tribune. Ce n’est certes pas ainsi que nous avions imaginé la réunification de la « vieille » et de la « nouvelle » Europe il y a vingt ans. Accusations réciproques de manquer de solidarité européenne, ouverture des procédures européennes contre la Pologne et contre la Hongrie, affrontement frontal lors de la crise migratoire… Première bénéficiaire des fonds de cohésion de l’Union européenne, l’Europe centrale et orientale atteste pourtant de la montée en puissance des partis souverainistes qui viennent renforcer sinon le camp eurosceptique, du moins la défense de « l’Europe des nations » contre « Bruxelles ».

Comment expliquer ce brusque changement de climat politique, et la popularité de leaders comme Jaroslaw Kaczynski en Pologne ou Viktor Orban en Hongrie ? Les politiques qu’ils mènent dans leurs pays respectifs sont à maints égards différentes : en Pologne, nouvelles allocations familiales, suppression des contrats de travail précaires et abaissement de l’âge du départ à la retraite ; en Hongrie, suppression de l’impôt progressif, réduction des prestations sociales et mise en place de travaux publics. Le point commun est ailleurs : tous les deux ont bâti leur succès électoral sur la critique du « postcommunisme », c’est-à-dire celle des élites formées après la chute du Mur et de la manière dont ces dernières avaient mené les transformations économiques et sociales.

Cette nouvelle étape dans l’histoire de l’Europe postcommuniste se nourrit ainsi des erreurs de l’étape précédente. Une fois que les pays d’Europe centrale et orientale ont pu se détacher de la zone d’influence russe, ils ont aussitôt retrouvé leur place et leurs dilemmes d’antan, ceux des « marches » d’une Europe occidentale plus puissante et plus développée, et les mêmes aspirations de rattraper un « retard » bien antérieur à la période communiste.
Or, la voie du rattrapage proposée dans les années 1990 et 2000 fut un libéralisme...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-13"> ¤ La majorité au pouvoir à Varsovie a cherché en vain à empêcher la participation des établissements scolaires à cette initiative, vendredi.
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Une journée de sensibilisation aux droits des homosexuels, contre l’avis du gouvernement polonais

La majorité au pouvoir à Varsovie a cherché en vain à empêcher la participation des établissements scolaires à cette initiative, vendredi.



LE MONDE
 |    26.10.2018 à 17h01
 • Mis à jour le
26.10.2018 à 17h45
    |

                            Jakub Iwaniuk (Varsovie, correspondance)








                        



                                


                            

Peut-on promouvoir la tolérance vis-à-vis des minorités sexuelles à école polonaise ? Non, selon le parti Droit et justice (PiS, ultraconservateur) au pouvoir à Varsovie. Depuis une semaine, les milieux de la droite dure polonaise – presse pro gouvernementale, associations ultra-catholiques, parlementaires de la majorité – se sont mobilisés pour faire interdire le « vendredi arc-en-ciel », journée de sensibilisations aux droits des personnes LGBT dans les écoles, dont la troisième édition s’est tenue vendredi 26 octobre.
Malgré une position hostile du gouvernement, 211 écoles à travers le pays ont décidé de participer à la journée. De nombreux directeurs d’établissement ont dénoncé, de manière anonyme, des pressions subies et des « vagues d’insultes » à l’encontre des organisateurs. Seul un établissement a décidé de se retirer de l’organisation de la journée.
La ministre de l’éducation nationale, Anna Zalewska, était montée au créneau en personne pour dénoncer cette initiative, le 25 octobre. « Notre devoir est de soutenir les parents dans l’éducation de leurs enfants. Nous ne pouvons pas prendre des décisions sans leur accord. Si un directeur d’école a pris la décision d’organiser un “vendredi arc-en-ciel”, en échappant aux procédures, cela veut dire qu’il enfreint la loi sur l’éducation », avait-elle affirmé. La loi en question dispose que toutes les interventions d’ONG dans les écoles doivent être autorisées par la direction après consultation des conseils parentaux.
Les commissaires éducatifs régionaux, dépendants du ministère, dont la mission est la supervision pédagogique des écoles, ont relayé la position gouvernement. La commissaire de la Voïvodie (région) de Petite-Pologne a ainsi écrit aux directeurs d’établissements pour que ces derniers l’« informent immédiatement » de « toutes les situations dangereuses » qui pourraient se produire dans les écoles. « La sexualité des élèves, surtout des mineurs,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-14"> ¤ En alliance avec Nippon Steel, le sidérurgiste européen boucle un projet de 6 milliards d’euros.
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Avec l’indien Essar Steel, le sidérurgiste ArcelorMittal signe une nouvelle acquisition majeure

En alliance avec Nippon Steel, le sidérurgiste européen boucle un projet de 6 milliards d’euros.



LE MONDE ECONOMIE
 |    26.10.2018 à 17h01
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            Denis Cosnard








                        



                                


                            

Lakshmi Mittal n’a pas froid aux yeux. Alors qu’il vient d’obtenir toutes les autorisations nécessaires pour s’offrir Ilva, le numéro un italien de l’acier, et ses usines gigantesques et délabrées de Tarente, dans les Pouilles, le magnat de la sidérurgie a annoncé vendredi 26 octobre une autre acquisition majeure, celle d’Essar Steel, en Inde.

Le comité des créanciers de ce sidérurgiste indien a en effet approuvé le même jour sa reprise par ArcelorMittal. Pour le groupe contrôlé par M. Mittal et sa famille, c’était la dernière étape décisive à franchir avant d’obtenir les clés d’Essar.
Cette acquisition représente un très grand pari financier et industriel pour ArcelorMittal. Le plan validé vendredi prévoit, en effet, un premier paiement de 420 milliards de roupies (5 milliards d’euros) pour dédommager les créanciers d’Essar Steel, puis l’injection de 80 milliards de roupies destinée à remettre l’entreprise sur les rails. Au total, l’investissement doit donc atteindre 500 milliards de roupies, soit 6 milliards d’euros.
Retour au pays en sauveur de l’acier indien
Mais le mouvement est d’abord clé sur le plan symbolique : avec Essar Steel, M. Mittal revient enfin en Inde. Un pays où il est né, dans un village du Rajasthan, en 1950, et où il a grandi, mais qu’il a été amené à quitter en 1976.
Cette année-là, le gouvernement indien ayant limité les investissements privés dans l’acier, M. Mittal, alors tout jeune homme, est parti développer une usine en Indonésie. Le début d’une impressionnante carrière. Elle l’a amené à racheter de très nombreux hauts-fourneaux à travers le monde, à mettre la main sur l’ex-fleuron français Arcelor, et à devenir le numéro un mondial de la sidérurgie.

Aujourd’hui, c’est en tant que sauveur de l’acier indien qu’il fait son retour dans le pays dont il a gardé la nationalité. Car Essar Steel, l’une des plus importantes entreprises du secteur, va mal. La société appartenait jusqu’à...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-15"> ¤ Le partenariat annoncé vendredi par la ministre des armées, Florence Parly, survient au lendemain du choix des Belges de faire appel aux Américains pour leur armée de l’air.
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La Belgique achète 442 blindés français pour environ 1,5 milliard d’euros

Le partenariat annoncé vendredi par la ministre des armées, Florence Parly, survient au lendemain du choix des Belges de faire appel aux Américains pour leur armée de l’air.



LE MONDE
 |    26.10.2018 à 15h47
   





                        



   


La France va fournir à l’armée belge 442 blindés pour un montant d’environ 1,5 milliard d’euros, a annoncé vendredi 26 octobre la ministre des armées française, Florence Parly.
Dans un communiqué publié au lendemain de l’annonce de l’achat par Bruxelles d’avions de chasse F-35 américains au détriment, notamment, du Rafale français, la ministre s’est félicitée de « cette excellente nouvelle, pour la France comme pour la Belgique ».
Cet accord, qui avait fait l’objet d’une « lettre d’intention » en vue d’un « partenariat stratégique » signée en juin 2017, porte sur la vente de 382 véhicules blindés légers multirôle de type Griffon et de 60 blindés de reconnaissance et de combat de type Jaguar.

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Des F-35 commandés aux Etats-Unis
« Ce partenariat inédit comporte également un volet opérationnel incluant des entraînements, de la formation et le maintien en condition opérationnelle des matériels concernés », ajoute le communiqué.
Ces blindés ont été développés en France dans le cadre du programme « Scorpion » de renouvellement des capacités de combat de l’armée de terre française, auquel participent notamment les groupes français Nexter Systems, Thales, Renault Trucks Defense ou encore Safran pour l’optronique. Ils seront livrables à la Belgique à compter de 2025.
Bruxelles avait annoncé jeudi l’achat de trente-quatre F-35 des américains de Lockheed Martin pour son armée de l’air, un contrat estimé à 3,6 milliards d’euros. Le président de la République français, Emmanuel Macron, a « regretté » vendredi cette décision, estimant qu’elle allait « stratégiquement a contrario des intérêts européens ».

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-16"> ¤ Le commissaire européen a vivement réagi aux provocations d’Angelo Ciocca, affilié à la Ligue, le parti du président du conseil, Matteo Salvini.
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« Fasciste », « crétin » : Moscovici hausse le ton contre un eurodéputé italien d’extrême droite

Le commissaire européen a vivement réagi aux provocations d’Angelo Ciocca, affilié à la Ligue, le parti du président du conseil, Matteo Salvini.



LE MONDE
 |    26.10.2018 à 15h10
   





                        



   


Le parlementaire Angelo Ciocca se lève. Il marche vers la tribune, vient coller au flanc du commissaire européen Pierre Moscovici, saisit une partie de ses notes, ôte son soulier, puis le frotte vigoureusement sur la liasse de feuilles, comme s’il écrasait un mégot ou un insecte nuisible. Cette scène exceptionnelle par sa bouffonnerie s’est déroulée mardi 23 octobre dans les murs du parlement de Strasbourg, dont les locaux accueillent en général les échanges techniques et policés qui sont l’ordinaire des institutions européennes. Vendredi, M. Moscovici a réagi à cette provocation en qualifiant de « fasciste » l’eurodéputé d’extrême droite.

Les tensions étaient déjà fortes entre la Commission et le gouvernement italien dirigé par Matteo Salvini, chef de file de la Ligue, dont le projet de budget pour l’année 2019 ne respecte par les engagements européens de l’Italie. M. Moscovici, commissaire aux affaires économiques et financières européen, avait jugé mardi à l’occasion de cette conférence de presse que le projet de loi de finances présenté par l’Italie était « hors les clous ». Le commissaire européen a annoncé avoir rejeté le budget italien et avoir demandé au gouvernement de la coalition populiste au pouvoir à Rome de lui présenter un budget révisé sous trois semaines.
« Grotesque », « fasciste », « crétin »
M. Moscovici avait d’abord dénoncé un geste « grotesque ». Cependant, au fil de la semaine ses réactions ont pris un tour plus politique. Mercredi, sur son compte Twitter il a évoqué une première fois les risques que font courir à la démocratie des actes de cette nature.

L’épisode de la « chaussure 👞 made in Italy » est grotesque.  Au début on sourit et on banalise parce que c’est rid… https://t.co/7uJS0Ps86c— pierremoscovici (@Pierre Moscovici)


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Puis, vendredi, sur la chaîne d’information CNews, l’ancien ministre des finances français est allé jusqu’à qualifier pour la première fois M. Ciocca, l’eurodéputé d’extrême droite, de « fasciste » mais également de « provocateur » et de « crétin ». 
« Quand on commence à manier la violence à l’encontre des institutions, quand on commence à piétiner les règles, y compris avec des chaussures, on a une espèce de dérive lente vers ce que l’on appelle la “démocratie illibérale”, c’est-à-dire le non-respect de la liberté de la presse, la liberté de la justice et des institutions politiques (…) C’est vraiment la politique que je déteste, et c’est des gens que je combattrai jusqu’à mon dernier souffle. »
A Rome, le président du conseil, Matteo Salvini, qui est aussi le chef de la Ligue, s’est démarqué des actes de son eurodéputé. « On ne change pas l’Europe avec des provocations », a-t-il déclaré. Jeudi, le ministre de l’économie italien, Giovanni Tria, se trouvait à Paris à l’occasion du dixième dîner international de l’assurance. Il a évoqué un dialogue entre Rome et Bruxelles, tout en reconnaissant que son gouvernement avait prévu le rejet du budget italien par la Commission. M. Tria s’est voulu rassurant sur les intentions de l’Italie, assurant qu’elles ne constituaient « pas un problème » pour l’Union européenne, sans pour autant annoncer ou laisser entendre la moindre concession.
En France, Marine le Pen a apporté son soutien à ses alliés de l’extrême droite italienne. « C’est très vieux monde, a déclaré la présidente du Rassemblement national (RN) sur Europe 1 au sujet des déclarations de M. Moscovici. Dès que quelqu’un n’est pas d’accord avec vous, il se fait traiter de fasciste. » Rappelant que le déficit français avait atteint « 4,3 % » lorsque le commissaire européen était à Bercy, elle a ajouté : « Alors, quand il vient donner des leçons à l’Italie, (…) on peut se permettre de traiter cette information avec ironie. »

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-17"> ¤ Propagande sur des sites pornographiques, défense du mariage homosexuel, organisation du Festival du cannabis... S’il a peu de chances de remporter la présidentielle du 28 octobre, le candidat du parti Girchi sait marquer les esprits.
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Election en Géorgie : Zurab Japaridze, le candidat libertarien qui secoue le pays


                      Propagande sur des sites pornographiques, défense du mariage homosexuel, organisation du Festival du cannabis... S’il a peu de chances de remporter la présidentielle du 28 octobre, le candidat du parti Girchi sait marquer les esprits.



M le magazine du Monde
 |    26.10.2018 à 13h45
 • Mis à jour le
28.10.2018 à 14h30
   





   


« Le gouvernement nous déteste », assène avec une certaine autosatisfaction Zurab Japaridze, 42 ans, candidat à l’élection présidentielle qui se tient ce dimanche en Géorgie. En cause, la stratégie disruptive de son parti qui fait fi des conventions et des lois. Baptisée Girchi, ce qui signifie « pomme de pin », la formation se présente pour la première fois devant les électeurs mais a déjà une certaine notoriété grâce à la médiatisation de son église évangélique. Créée en avril 2017, elle a ordonné en un an et demi plus de 7 000 prêtres : « Nous nous assurons juste que les candidats n’ont pas de convictions fascistes ou discriminatoires, nous leur donnons une attestation, et ils sont libres », continue le professeur de théorie politique au crâne légèrement dégarni et à l’allure décontractée.
Profitant d’une disposition légale permettant au clergé orthodoxe mais aussi à celui des autres confessions d’être exempté du service militaire obligatoire, Girchi offre avec son culte factice une échappatoire à de nombreux jeunes hommes souhaitant éviter une longue année d’ennui à garder des bâtiments administratifs. « L’alternative à la conscription est de payer une taxe. A cause de nous, des millions de laris n’entrent pas dans les caisses de l’Etat ! » 
Un pro de la communication
Obligation, Etat, taxes, ces concepts rencontrent peu de sympathie auprès du fondateur de Girchi. Avec une poignée d’autres députés, Zurab Japaridze a fait scission du parti pro-occidental de l’ex-président Mikheïl Saakachvili en 2015 pour lancer une formation à l’orientation libertarienne. Il est influencé par l’héritage de Kakha Bendoukidze, homme d’affaires et ancien ministre des réformes économiques décédé en 2014, un partisan décomplexé du libre marché connu pour avoir affirmé : « En Géorgie, tout est à vendre, sauf notre conscience ! » Alors qu’il avait presque terminé des études de médecine, Zurab Japaridze commence à travailler dans une administration à la fin des années 1990. C’est là, en observant la corruption généralisée que s’enclenche sa politisation : « J’ai commencé à lire des ouvrages sur le fonctionnement de l’Etat et sur l’économie, et je suis tombé sur des auteurs comme Milton Friedman et Friedrich Hayek. »
« On a décidé d’être présent essentiellement sur Facebook et de se démarquer des autres partis en faisant des choses surprenantes. »
Le programme de Girchi met l’accent sur les libertés économiques, mais aussi sur les libertés individuelles et les droits des minorités. Ce positionnement attire une jeunesse urbaine avide de changement et séduite aussi par une nouvelle façon de communiquer. « On a décidé d’être présent essentiellement sur Facebook et de se démarquer des autres partis en faisant des choses surprenantes », explique le politicien au style posé mais dont les actions jugées « provocatrices » sont souvent tournées en dérision par ses adversaires. Ce choix stratégique donne une campagne électorale inédite où Girchi diffuse sa propagande sur des sites pornographiques, où des sympathisants organisent un happening loufoque sur Times Square, à New York, où le quadragénaire affirme ne pas croire en Dieu et soutenir le mariage homosexuel sur le plateau du jeu télévisé « Le détecteur de mensonges ».
Buzz assuré même si cela ne permet pas au professeur de décoller dans les sondages face aux trois favoris : Grigol Vachadzé, de l’UNM, le parti fondé par Saakachvili, Davit Bakradze, du parti Géorgie européenne, et Salomé Zourabichvili, une diplomate franco-géorgienne qui incarne une candidature « indépendante » très ambivalente. Comme le président sortant qui ne se représente pas, l’intellectuel Guiorgui Margvelachvili, elle est soutenue par Rêve géorgien, le parti du milliardaire Bidzina Ivanishvili qui contrôle le pays depuis 2012. Zurab Japaridze espère atteindre 10 % dans ce scrutin présidentiel aux enjeux limités car la Géorgie a adopté en 2013 un système parlementaire. Mais il peut déjà s’enorgueillir d’une victoire majeure en 2018 : la décriminalisation en juillet dernier de la consommation personnelle de cannabis à la suite d’un arrêt de la Cour constitutionnelle après une plainte du leader libertarien. Le gouvernement compte riposter en faisant adopter une loi restreignant la consommation à la sphère privée.

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Dernier pied de nez : le candidat de Girchi, amateur d’herbe depuis l’âge de 15 ans, avait organisé en guise de meeting final un Festival du cannabis le dimanche 21 octobre dans le centre-ville de Tbilissi afin de dénoncer ce recul et de demander la libéralisation de la vente et de la culture de marijuana. Les policiers ont empêché l’installation des stands et arrêté une petite dizaine de militants. Entourée d’une forêt de caméras, Zurab Japaridze a eu le temps de prononcer une courte allocution et de distribuer trois joints avant d’être escorté vers le commissariat sous les huées de ses partisans. Il a retrouvé la liberté quelques heures plus tard.
Clément Girardot



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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-18"> ¤ La chaîne de grands magasins a annoncé, jeudi, vouloir fermer 50 de ses 165 points de vente au Royaume-Uni d’ici trois à cinq ans. Quatre mille emplois pourraient être supprimés.
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Debenhams, nouvelle victime de la crise de la grande distribution britannique

La chaîne de grands magasins a annoncé, jeudi, vouloir fermer 50 de ses 165 points de vente au Royaume-Uni d’ici trois à cinq ans. Quatre mille emplois pourraient être supprimés.



LE MONDE ECONOMIE
 |    26.10.2018 à 11h46
    |

                            Juliette Garnier








                        



   


La liste s’allonge. Après Marks & Spencer, New Look et Homebase, Debenhams réduit la voilure. L’enseigne britannique de grands magasins a annoncé jeudi 25 octobre vouloir fermer 50 de ses 165 points de vente au Royaume-Uni d’ici trois à cinq ans. Le distributeur, qui exploite des immeubles entiers dans les principales villes du pays, n’a pas encore dévoilé les emplacements concernés. Mais, ce plan pourrait entraîner la suppression de 4 000 emplois, d’après les calculs de la presse britannique. Cette figure de la distribution, poids lourd du marché de l’habillement et des produits cosmétiques outre-Manche, emploie 27 000 personnes.
Depuis plusieurs mois, Sergio Bucher, le patron de Debenhams, ancien dirigeant d’Amazon, préparait la City et les pouvoirs publics à de mauvaises nouvelles. Une dizaine de magasins avait déjà été promis à la fermeture. En juin, pour la troisième fois depuis 2018, l’enseigne cotée à la Bourse de Londres avait revu à la baisse ses prévisions de résultats pour son exercice 2018, clos au 1er septembre.
La publication de ses chiffres 2018 a pourtant été, jeudi, une surprise totale. A la suite d’une dépréciation d’actifs, l’enseigne fondée en 1778 affiche des pertes historiques de 491,5 millions de livres sterling (soit 554 millions d’euros) pour un chiffre d’affaires de 2,9 milliards de livres, en recul de 1,8 % sur douze mois. L’exercice 2017 s’était soldé par un bénéfice de 59 millions de livres.
Montée en puissance du commerce électronique
Le plan choc de Debenhams fait la « une » au Royaume-Uni. Car, le secteur de la distribution a déjà payé un lourd tribut à la révolution du Net et à la consommation erratique des ménages depuis l’annonce du Brexit. La chute de la livre sterling a renchéri les prix des produits importés dans le pays et entravé leurs ventes en magasin.

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La montée en puissance du commerce électronique pèse sur la fréquentation des points de vente et plombe durablement leur compte d’exploitation alors que les loyers ont continué d’augmenter. De fait, les Britanniques sont de plus en plus nombreux à acheter leurs vêtements en ligne sur les sites Amazon, Asos ou Boohoo, et à faire livrer leurs courses alimentaires à domicile, après les avoir commandées sur la Toile. Outre-Manche, l’e-commerce pèse désormais 18 % des ventes de détail, selon l’Office national des statistiques (ONS), contre 8,5 % en France.

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Toutes les municipalités s’inquiètent désormais de l’impact social de ces restructuration
Dès lors, tous les pans de la distribution souffrent. Plusieurs stars ont déjà mis la clé sous la porte. En 2016, l’enseigne populaire BHS a fermé l’ensemble de ses 114 magasins. L’année 2018 est aussi très noire. En mars, l’enseigne de mode New Look a dévoilé vouloir tirer le rideau de 60 boutiques. Deux mois plus tard, Marks & Spencer a annoncé fermer 100 points de vente d’ici à 2022. En août, House of Fraser faisait faillite à son tour. L’enseigne a depuis été reprise par l’homme d’affaires controversé Mike Ashley, fondateur de Sports Direct.

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La mode n’est pas le seul secteur concerné. Cet été, Homebase, équivalent britannique de l’enseigne de bricolage Castorama, s’est donné seize mois pour liquider 42 de ses magasins. John Lewis a aussi imposé un plan de réduction des coûts au sein de sa filiale Waitrose. Cette enseigne de supermarchés fermera cinq magasins cet automne, dont deux à Manchester et deux à Londres. Les pharmacies Lloyds sont aussi à la peine, partout en Grande-Bretagne.
Au cours des quatre dernières années, le pays a enregistré la fermeture de 3 200 magasins, d’après les calculs du British Retail Consortium (BRC) à partir des statistiques de l’ONS. Toutes les municipalités s’inquiètent désormais de l’impact social de ces restructurations et de l’avenir de ces locaux de centre-ville que les enseignes délaissent. La crise de la distribution britannique atteint désormais les gestionnaires de centres commerciaux : leur taux de vacance grimpe et les enseignes renégocient leurs loyers. La foncière Intu, propriétaire de centres commerciaux outre-Manche, a ainsi annoncé début octobre revoir à la baisse ses prévisions de croissance de revenus.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-19"> ¤ Editorial. La Belgique rejoint quatre autres pays de l’UE qui avaient déjà opté pour l’avion de chasse américain. Un très mauvais coup porté à une défense européenne encore balbutiante.
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Achat d’avions F-35 américains par la Belgique : un camouflet pour la défense européenne

Editorial. La Belgique rejoint quatre autres pays de l’UE qui avaient déjà opté pour l’avion de chasse américain. Un très mauvais coup porté à une défense européenne encore balbutiante.



LE MONDE
 |    26.10.2018 à 11h32
 • Mis à jour le
26.10.2018 à 18h16
   





                        


Editorial du « Monde ». Les histoires belges sont plus ou moins drôles. Celle de la modernisation de la flotte de combat aérien du royaume est franchement déprimante. La Belgique a en effet opté, jeudi 25 octobre, pour le chasseur F-35 américain, au détriment d’une solution européenne. Cette décision est un très mauvais coup porté à une défense européenne encore balbutiante. L’Union européenne (UE) commençait tout juste à prendre enfin conscience que son salut passait par une plus grande autonomie vis-à-vis d’une protection américaine de moins en moins sûre. Mais la Belgique a beau être un membre fondateur de l’UE et Bruxelles sa capitale, c’est encore à Washington qu’elle prend ses ordres sur le plan militaire.

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Pour remplacer ses F-16 vieillissants à partir de 2023, la Belgique va acheter au groupe américain Lockheed Martin 34 avions de combat. Malgré les contorsions du gouvernement pour justifier sa décision, la rationalité économique et technologique de ce choix est discutable. Le F-35 est un avion qui ne vole pas encore et dont le coût de fabrication n’a cessé de grimper au fur et à mesure que le projet rencontrait des problèmes techniques. Donald Trump pestait il y a quelques mois encore contre un projet « hors de contrôle ».
Certes, le F-35 est censé donner aux armées qui l’adoptent un avantage technologique décisif. Sauf que, selon la plupart des spécialistes, sa furtivité et son interconnectivité restent à démontrer. Les pays qui ont déjà acheté l’appareil se plaignent des coûts cachés, de sa fiabilité et des retombées industrielles moins importantes que celles promises par les Américains.
Logique politique
C’est donc, de toute évidence, une logique politique qui a primé pour écarter les deux concurrents du F-35 : le Rafale du français Dassault et le Typhoon du consortium européen Eurofighter. Le choix belge est d’autant moins compréhensible qu’il résonne comme une allégeance à une administration américaine unilatéraliste, qui, ces derniers temps, n’a exprimé que menaces et mépris pour les Européens. Il y a quelques jours encore, le président américain les a considérés comme quantité négligeable en dénonçant de façon unilatérale le traité américano-soviétique sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI).
L’achat de F-35 par la Belgique démontre à l’envi que, si M. Trump tance ses alliés pour qu’ils augmentent leur contribution financière à leur propre défense, c’est surtout pour mieux leur vendre la technologie et le matériel américains, siphonnant ainsi leur budget militaire afin de les tenir davantage sous tutelle.
L’altération de la relation transatlantique n’a visiblement pas persuadé la Belgique qu’il était enfin temps pour l’Europe de prendre en main sa défense. C’était le sens du « partenariat stratégique » proposé par la France à travers la vente du Rafale – une option balayée d’un revers de main sous prétexte qu’elle ne répondait pas à l’appel d’offres.
La Belgique rejoint ainsi quatre autres pays de l’UE qui avaient déjà opté pour le F-35 : le Royaume-Uni, l’Italie, les Pays-Bas et le Danemark. Or, sans aviation de combat autonome, il est difficile d’envisager à terme une émancipation militaire du Vieux Continent, avec des répercussions scientifiques et économiques considérables. Le projet européen de système de combat aérien du futur ne tient plus désormais qu’à la décision que prendra l’Allemagne pour renouveler sa propre flotte. Si le F-35 l’emporte une nouvelle fois, l’Europe de la défense resterait cantonnée à ce qu’elle est aujourd’hui : une chimère.

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-20"> ¤ La visite du président du conseil italien, Giuseppe Conte, à Moscou rappelle qu’une relation de proximité, fondée sur d’évidents accords idéologiques, existe entre les deux gouvernements.
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L’Italie, en plein différend avec l’UE, fait les yeux doux à la Russie

La visite du président du conseil italien, Giuseppe Conte, à Moscou rappelle qu’une relation de proximité, fondée sur d’évidents accords idéologiques, existe entre les deux gouvernements.



LE MONDE
 |    26.10.2018 à 11h28
 • Mis à jour le
26.10.2018 à 11h45
    |

            Jérôme Gautheret (Vérone (Vénétie), envoyé spécial)








                        



   


En ces temps de tensions extrêmes entre Rome et Bruxelles, la visite ne risquait pas de passer inaperçue. Le président du conseil italien, Giuseppe Conte, était à Moscou mercredi 24 octobre, avec une importante délégation de patrons italiens, pour signer quatorze contrats de coopération économique, portant notamment sur des travaux d’infrastructure routière et des questions énergétiques. La veille, la Commission européenne avait, dans une décision sans précédent au sein de l’UE, rejeté le projet de budget 2019 présenté par le gouvernement italien.
La conférence de presse conjointe qui s’est tenue au sortir d’un long entretien entre le président russe, Vladimir Poutine, et le premier ministre italien a été l’occasion d’un assaut d’amabilités. De fait, parmi les grands pays de l’Union européenne, l’Italie n’a eu de cesse, ces dernières années, de se poser en avocat de la désescalade avec Moscou, et le gouvernement Conte, constitué de l’alliance de deux formations qui n’ont jamais fait mystère de leur sympathie pour le modèle politique russe, le Mouvement 5 étoiles (M5S, antisystème) et la Ligue (extrême droite), a encore accentué la tendance.
Mais cette relation de proximité, fondée sur d’évidents accords idéologiques – en visite à Moscou le 17 octobre, le ministre de l’intérieur, Matteo Salvini, a affirmé qu’il s’y sentait « plus chez lui » qu’à Bruxelles – pourrait-elle aller plus loin, au point de voir l’Etat russe chercher à soutenir l’Italie sur les marchés, notamment en achetant des bons du Trésor ? Dans les milieux proches du gouvernement italien, la tentation est grande d’imaginer qu’une action de Moscou pourrait contribuer à calmer les tensions entourant la dette italienne, et ramener à des proportions plus raisonnables le « spread » (le différentiel entre le taux des emprunts à dix ans italiens et allemands), qui depuis la fin du mois de septembre dépasse les 300 points de base. « Il n’y a aucune hésitation de caractère politique autour de l’idée de l’achat de bons du Trésor italiens par le fonds souverain russe », a certes assuré Vladimir Poutine, tout en soulignant que l’économie italienne « a des bases solides ». Le président russe s’est surtout borné à plaider pour une intensification des relations entre les deux pays – par, notamment, la fin des sanctions européennes prises contre Moscou au lendemain de l’invasion de la Crimée, en 2014.
« Les sanctions sont inutiles »
Ce point a été au centre de toutes les discussions lors du 11e forum Eurasiatique de Vérone (Vénétie), les 25 et 26 octobre, en présence de nombreux acteurs économiques russes et italiens de premier plan. « En 2018, les sanctions sont inutiles », a ainsi lancé le ministre de l’intérieur Matteo Salvini, qui a donné le coup d’envoi de la manifestation. Une affirmation qui a été reprise comme un mantra par les participants aux débats du forum, à l’image de l’ancien premier ministre italien de centre gauche Romano Prodi, qui a décrit l’Europe comme un « maillon passif » du commerce international, de plus en plus « isolé », et ce pour des raisons purement politiques.
« Aujourd’hui plus que jamais, nous devons faire tout ce qui est possible pour abolir les sanctions en Europe », a ainsi lancé le président de l’association Conoscere Eurasia et de la filiale russe de la banque Intesa Sanpaolo, à l’origine de ce Forum, à destination des nombreux responsables politiques présents.

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« Bien sûr, les sanctions représentent un coût, mais celui-ci est beaucoup plus modéré que ce que disent, depuis des années, la Ligue ou le M5S, qui affirment que l’Italie est le pays qui a payé le plus lourd tribut et se servent de cet argument pour affirmer que la politique européenne est contraire aux intérêts de l’Italie, souligne un diplomate français. Mais le nouveau gouvernement a dû très vite admettre que l’idée d’une annulation unilatérale des sanctions, mise en avant durant la campagne électorale, était tout simplement impossible, vu qu’elle impliquerait le rétablissement des frontières entre l’Italie et le reste de l’Europe. » Une perspective qui aurait des conséquences beaucoup plus importantes pour l’ensemble de l’économie italienne.



                            


                        

                        

