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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ Du 5 au 10 novembre, Shanghaï accueille un Salon destiné à favoriser les importations chinoises. Au total, 2 800 entreprises venues de 130 pays seront présentes et c’est le président Xi Jinping en personne qui inaugurera la China International Import Expo.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤                 En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   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Au total, 2 800 entreprises venues de 130 pays seront présentes et c’est le président Xi Jinping en personne qui inaugurera la China International Import Expo.     Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail          C’est une première, et la Chine fait tout pour qu’elle soit grandiose. Du 5 au 10 novembre, Shanghaï accueillera la première China International Import Expo (CIIE). Uan salon non pas pour exporter, comme c’est généralement le cas, mais, au contraire, pour favoriser les importations. Pour accueillir des centaines de milliers de visiteurs, la ville a réparé ses routes, enterré des lignes électriques et rénové entièrement des dizaines de quartiers. Comme lors de chaque grand événement politique en Chine, les usines de la région ont été priées de se mettre en vacances trois jours avant l’inauguration, pour assurer un ciel sans pollution.          Qualifiée d’« usine du monde » au tournant du siècle, la Chine entend rappeler que, si elle est, depuis 2009, le premier exportateur mondial, elle est également le deuxième acheteur au monde. Elle importe certes moins que les Etats-Unis mais autant que l’Allemagne et le Japon réunis. « La Chine est le premier marché à l’exportation pour l’aéronautique et le soja américains et le deuxième pour l’automobile, les circuits intégrés et le coton américain », rappelle le Livre blanc que la Chine a publié, en septembre, sur le différend qui l’oppose aux Etats-Unis.                       Taxes et importations Chine Etats-Unis Le Monde             Au moment où le président américain, Donald Trump, accuse Pékin de pratiques commerciales déloyales et où certains dénoncent le caractère « néocolonial » des « nouvelles routes de la soie », cette foire aux importations constitue évidemment un événement autant politique que commercial.                  ;       — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? Se connecter   S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     Soutenir le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante de plus de 400 journalistes.    Participer à des événements artistiques et culturels toute l'année et partout en France.    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Quand la Corse a rendez-vous avec Shanghaï

Seize entreprises insulaires, qui relèvent toutes du secteur alimentaires, seront présentes à la China International Export Expo pour tenter de convaincre les acheteurs chinois.



LE MONDE ECONOMIE
 |    28.10.2018 à 16h15
    |

                            Antoine Albertini (Bastia, correspondant)








                        



                                


                            
La bière à la châtaigne et les canistrelli, biscuits traditionnels corses, peuvent-ils obtenir les faveurs des gourmets chinois ? Du 5 au 11 novembre, seize entreprises insulaires essaieront d’en convaincre les 15 000 acheteurs présents à la China International Import Expo (CIIE) de Shanghaï. Eaux minérales et bière, charcuteries, coopératives viticoles, toutes relèvent du secteur agroalimentaire, qui représente à lui seul le quart du commerce extérieur de l’île. Toutes espèrent aussi bénéficier de la baisse des taxes sur les produits importés décidée en 2017 par le gouvernement chinois afin de favoriser la consommation locale et donner des gages d’ouverture aux entreprises étrangères, qui peinent à investir durablement ce marché.
Car le montant des exportations de l’île a beau avoir doublé en 2017, pour atteindre 137 millions d’euros, il reste extrêmement faible, 150 fois inférieur à celui que réalisent les départements de la façade sud-est de la France.
« Les retombées ne seront pas immédiates mais nous poursuivons une stratégie du pied dans la porte », explique Pierre Orsini, vice-président de la chambre de commerce et d’industrie de la Haute-Corse et organisateur du déplacement. Si ce dernier ne jure que par l’export, c’est qu’il a très tôt éprouvé les limites d’un marché local étroit et d’un tissu entrepreneurial constitué à 90 % de TPE. Il y a près de quinze ans, lorsque Leroy-Merlin installe une succursale près des établissements Orsini, l’enseigne familiale fondée par son père et spécialisée dans les accessoires de salles de bains, il se retrouve « contraint d’innover » et se tourne vers Internet. Aujourd’hui, son site masalledebains.com réalise 80 % de son chiffre d’affaires (10 millions d’euros) hors de l’île. « C’est tout l’enjeu de notre participation à des salons comme la CIIE : montrer aux générations nouvelles qu’il existe des marchés de niche friands de savoir-faire. »
« Nous poursuivons une stratégie du...



                        

                        


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Le tireur de Pittsburgh a évoqué « son désir de tuer des Juifs » pendant l’attaque contre une synagogue

Les onze personnes tuées dans la synagogue de Pennsylvanie samedi ont été identifiées. Le maire de la ville a relancé l’épineux débat sur les armes à feu.



Le Monde.fr avec AFP
 |    28.10.2018 à 15h12
 • Mis à jour le
28.10.2018 à 17h23
   





                        



   


Robert Bowers, l’homme inculpé pour avoir tué samedi onze personnes dans une synagogue à Pittsburgh, a évoqué le « génocide et son désir de tuer des Juifs » pendant l’attaque contre ce lieu de culte, a confirmé dimanche 28 octobre Scott Brady, le procureur général de l’ouest de la Pennsylvanie.
Il a confirmé que Robert Bowers, 46 ans, était armé de trois armes de poing et d’un fusil d’assaut semi-automatique AR-15 lors de l’attaque. Le suspect, qui sera déféré lundi, a été inculpé de 29 chefs d’accusation et encourt la peine de mort. Blessé lors de sa confrontation avec les forces de l’ordre, il a été opéré et restait hospitalisé dans un état stable dimanche matin.
Les onze morts – trois femmes et huit hommes – ont par ailleurs été identifiés et leurs familles prévenues, ont ajouté les autorités américaines. L’identité des victimes, qui venaient toutes de cette ville industrielle de l’ouest de la Pennsylvanie ou de ses environs, a été rendue publique :
Sylvan et Bernice Simon, 86 et 84 ans ;Cecil et David Rosenthal, 59 et 54 ans ;Joyce Fienberg, 75 ans ;Richard Gottfried, 65 ans ;Rose Mallinger, 97 ans ;Jerry Rabinowitz, 66 ans ;Daniel Stein, 71 ans ;Melvin Wax, 88 ans ;Irving Younger, 69 ans.

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                Aux Etats-Unis, les actes antisémites en forte progression



Le débat sur les armes à feu une nouvelle fois relancé
« Nous savons que la haine ne l’emportera jamais, que ceux qui essaient de nous diviser à cause de la façon dont nous prions ou de l’origine de nos familles dans le monde vont perdre », a estimé au cours d’un point presse le maire de Pittsburgh, Bill Peduto.
L’élu démocrate a également relancé l’épineux débat sur les armes à feu, alors que les fusillades endeuillent régulièrement les Etats-Unis :
 « J’ai entendu le président dire qu’il faudrait armer des gardes dans nos synagogues. Notre approche devrait plutôt être : comment retirer les armes à feu – qui sont le dénominateur commun de toutes les fusillades en Amérique – des mains de ceux qui veulent exprimer leur haine raciste avec des meurtres ? »
« C’est un exemple où s’il y avait eu un garde armé à l’intérieur, ils auraient peut-être pu être en mesure de l’arrêter immédiatement », avait plus tôt estimé le président américain, Donald Trump. « Il ne doit y avoir aucune tolérance pour l’antisémitisme ou pour n’importe quelle forme de haine religieuse », avait-il insisté.
L’auteur de l’attaque avait publié en ligne des commentaires antisémites, y compris quelques heures avant de passer à l’acte. Dans un commentaire, il reprochait à Donald Trump de ne pas agir avec assez de fermeté pour stopper « la contamination » des Etats-Unis par les Juifs.

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Condamnations internationales
Du pape François à la chancelière allemande, Angela Merkel, les condamnations de la tuerie et les messages de solidarité avec les victimes ont afflué dimanche, dénonçant l’antisémitisme et un climat de « haine » aux Etats-Unis.
Le pape a ainsi appelé à « éteindre les foyers de haine qui se développent dans notre société, en renforçant le sens d’humanité, le respect de la vie, les valeurs morales et civiles ».
« L’ensemble du peuple d’Israël partage le deuil des familles des morts, a déclaré de son côté le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou. Nous sommes solidaires avec la communauté juive de Pittsburgh. Nous sommes solidaires avec le peuple américain face à cette violence antisémite horrible. »
En France, le président Emmanuel Macron a condamné « avec force cet acte d’antisémitisme », tandis qu’en Allemagne, la chancelière Angela Merkel dénonce « la haine antisémite aveugle ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ Les gardes-côtes espagnols ont annoncé samedi que « 53 personnes avaient été secourues et deux corps sans vie [de deux enfants] récupérés ».
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Migrants secourus au large de l’Espagne : deux enfants morts à bord d’une embarcation

Les gardes-côtes espagnols ont annoncé samedi que « 53 personnes avaient été secourues et deux corps sans vie [de deux enfants] récupérés ».



Le Monde.fr avec AFP
 |    28.10.2018 à 12h33
   





                        



   


Les gardes-côtes espagnols ont annoncé, samedi 27 octobre, la mort de deux enfants à bord d’une embarcation de migrants tentant de traverser la Méditerranée. Le service de sauvetage en mer a annoncé sur Twitter samedi être intervenu et que « 53 personnes avaient été secourues et deux corps sans vie récupérés » en mer d’Alboran – séparant l’Espagne de l’Algérie et du Maroc – alors que leur embarcation avait pris l’eau.
Il s’agit de « deux enfants de 7 ans morts à bord d’une embarcation » disparue depuis vendredi, a assuré sur Twitter la militante associative espagnole Helena Maleno, de l’ONG Caminando Fronteras, qui donne l’alerte quand des embarcations sont en perdition.
Au moins 439 personnes ont par ailleurs été secourues par les gardes-côtes espagnols alors qu’elles traversaient le détroit de Gibraltar à bord de huit embarcations, selon un bilan provisoire en début de soirée.
42 500 migrants depuis le début de l’année
Par ailleurs, au large du Maroc, 16 migrants, originaires de deux villages de la région de Nador, sont portés disparus, selon une ONG locale, tandis que deux personnes qui tentaient la traversée avec eux ont été secourues « par des pêcheurs » et transportées à l’hôpital à Nador.
De plus en plus de Marocains et de migrants originaires d’Afrique subsaharienne tentent de gagner l’Espagne par la mer ou en franchissant les hautes clôtures séparant le Maroc des enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla.
Selon l’Organisation internationale des migrations (OIM), près de 42 500 migrants sont arrivés par la mer en Espagne depuis le début de l’année et 433 sont morts pendant la traversée. C’est au moins trois fois plus qu’en 2017, quand 12 366 avaient atteint l’Espagne par la mer et 145 étaient morts.

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Le réseau social Gab, utilisé par le tireur de Pittsburgh, contraint de fermer

Le FBI a indiqué que Robert Bowers n’était pas connu jusqu’alors des services de police. Mais il est apparemment l’auteur d’une série de posts antisémites en ligne.



Le Monde.fr avec AFP
 |    28.10.2018 à 10h54
   





                        


Gab, un réseau social lancé en 2016 sur le modèle de Twitter et utilisé par la mouvance d’extrême droite américaine, l’« alt-right », a annoncé qu’il était contraint de cesser son activité. Cette annonce fait suite aux révélations selon lesquelles Robert Bowers, identifié par les autorités comme l’auteur de la tuerie qui a fait samedi 27 octobre onze morts dans une synagogue de Pittsburgh (Pennsylvanie), y postait des messages antisémites.
Le FBI a indiqué que Bowers n’était pas connu jusqu’alors des services de police. Mais il est apparemment l’auteur d’une série de posts antisémites en ligne, notamment sur le site Gab.com. Selon une capture d’écran de son compte, à présent suspendu, réalisée par le groupe SITE (qui surveille les mouvements extrémistes), le tireur déclarait en haut de sa page sur ce réseau social : « Les Juifs sont les enfants de Satan ».

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Gab a indiqué samedi que Joyent, la société lui fournissant l’accès à Internet, mettait fin à ses services à compter de lundi. Paypal a également annoncé qu’il excluait Gab de ses services de paiement en ligne en raison des discours de haine colportés sur ce site avec la bienveillance de ses administrateurs.
La devise de Gab : « Tous bienvenus pour s’exprimer librement »
« Gab va probablement être hors service pendant des semaines à cause de cela », a réagi le réseau social sur son compte Twitter. « Nous continuerons à nous battre pour la liberté d’expression et la liberté individuelle en ligne pour tous. Les grandes firmes technologiques ne peuvent pas nous arrêter. Les médias traditionnels ne peuvent pas nous arrêter », affirme le site.
La devise de Gab, « Tous bienvenus pour s’exprimer librement », lui a valu d’attirer des personnalités apparentées à l’extrême droite devenues persona non grata notamment sur Twitter.
Après avoir fermé le compte de Robert Bowers samedi soir, Gab a également indiqué dans un communiqué avoir une « tolérance zéro » pour la violence et le terrorisme, et s’est dit « attristé et écœuré » par la tuerie de Pittsburg.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ Pour la presse américaine, le président et son parti sont allés « au-delà de la lutte politique pour verser dans une démagogie pure et simple contre les minorités ».
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Après l’attaque antisémite de Pittsburgh, Trump et le camp républicain accusés d’attiser la haine

Pour la presse américaine, le président et son parti sont allés « au-delà de la lutte politique pour verser dans une démagogie pure et simple contre les minorités ».



LE MONDE
 |    28.10.2018 à 10h14
 • Mis à jour le
28.10.2018 à 14h50
    |

            Pierre Bouvier








                        



   


Un homme de 46 ans a commis, samedi 28 octobre, dans une synagogue de Pittsburgh, en Pennsylvanie, l’attaque antisémite la plus meurtrière des dernières décennies aux Etats-Unis. Il a tué à l’arme à feu onze fidèles réunis en ce jour du repos hebdomadaire juif, le shabbat.
Robert Bowers, ainsi identifié par les autorités locales, a fait irruption dans la synagogue Tree of Life (« Arbre de vie ») autour de 10 heures, heure locale (16 heures à Paris) et a ouvert le feu lors d’une cérémonie célébrant la naissance d’un enfant en hurlant : « Tous les Juifs doivent mourir », rapportent les médias.
Le président américain, Donald Trump, a dénoncé « une action maléfique de meurtre de masse ». « Il ne doit y avoir aucune tolérance pour l’antisémitisme ou pour n’importe quelle forme de haine religieuse », a-t-il dit. « Nous devons nous tenir aux côtés de nos frères et sœurs juifs pour vaincre l’antisémitisme et les forces de la haine », a-t-il aussi déclaré lors d’un rassemblement électoral dans l’Illinois, en vue des élections de mi-mandat du 6 novembre.
De l’appel à l’unité aux attaques
Le New York Times reproche justement au président Trump de ne pas avoir su résister à « l’appel de la campagne électorale ». « Plutôt que de rester en retrait à la Maison Blanche, le président s’est rendu dans l’Illinois pour soutenir le représentant Mike Bost, un républicain dans une course serrée à la réélection. » Lors du meeting, « M. Trump est passé, en quelques minutes, d’un appel à l’unité aux injures adressées aux démocrates », relève le quotidien.
Howard Fineman, journaliste de la chaîne NBC, écrit dans une tribune dans le New York Times : « Si Pittsburgh n’est pas sûr pour les Juifs, si Squirrel Hill n’est pas sûr, si [la synagogue de] l’Arbre de vie n’est pas sûre, quel lieu l’est ? Sans diminuer la souffrance et la mort de qui que ce soit d’autre, il est triste de constater que face à l’effondrement des valeurs sociales et politiques, les Juifs jouent souvent le rôle des canaris dans la mine de charbon. » Il poursuit et n’épargne pas le dirigeant américain : « C’est un signe que la vision cynique et impitoyable du président Trump (…) déchire une société déjà soumise au stress du changement générationnel, démographique, technologique, économique et social. »
Le New Yorker voit dans cette tuerie « l’ancienne crainte juive de persécution mariée à la réalité américaine : un pays saturé d’armes et habitué aux massacres quotidiens, en proie à un racisme et à un sectarisme qui ont été enflammés par le titulaire de la plus haute fonction dans le pays ». Le magazine poursuit : « Depuis quelques années, les Juifs américains regardent avec méfiance l’Europe occidentale, où l’antisémitisme s’est réveillé. Le Parti travailliste britannique a été déchiré par les accusations d’antisémitisme portées contre ses dirigeants. Les Juifs français ont émigré en Israël en nombre. En Suède, des synagogues et des centres juifs ont été incendiés ». Le New Yorker ajoute : « On a longtemps supposé que l’antisémitisme américain n’existait pas et que Le Complot contre l’Amérique, le roman de Philip Roth, resterait l’uchronie voulue par son auteur. »

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Et pourtant, les signes avant-coureurs sont devenus de plus en plus clairs, comme le relève Vox. « L’attaque de Pittsburgh représente une nouvelle manifestation de cette tendance qui n’a cessé de proliférer depuis la campagne et l’investiture de Donald Trump : la résurgence de l’antisémitisme en Amérique. » Mais l’attaque s’inscrit dans une autre tendance, plus large et non moins inquiétante : « Les lieux de culte sont devenus la cible d’actes qui pourraient être qualifiés de terrorisme intérieur. Au cours de la dernière décennie, les lieux de culte – des synagogues aux églises chrétiennes en passant par les temples sikhs – sont devenus de plus en plus la cible de violences extrémistes. »
La démagogie du président et du Parti républicain
Dans le Washington Post, au-delà de Donald Trump, c’est le camp républicain qui est accusé « d’attiser les craintes de l’opinion publique ». Le quotidien rappelle les incidents récents liés à l’extrémisme de droite : « l’assassinat de deux Afro-Américains dans une épicerie à Louisville », les « bombes artisanales ciblant une douzaine de démocrates qui auraient été envoyées par un partisan de Trump » et « la fusillade de masse dans une synagogue de Pittsburgh ». A chaque fois, « le dénominateur commun semble être le ciblage de groupes spécifiques en fonction de la race, de la religion ou des convictions politiques ».
Les opposants du président ont répliqué samedi que « le président et son parti, cyniquement à la poursuite du pouvoir », sont allés « au-delà de la lutte politique pour verser dans une démagogie pure et simple contre les minorités raciales, les étrangers et les personnalités politiques juives, comme le donateur démocrate juif George Soros (…) devenu l’une des principales cibles des publicités d’attaque républicaines ».

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ En Allemagne de l’Est, région marquée par les difficultés économiques et un travail inachevé sur la mémoire, l’AfD a trouvé un terreau fertile pour ses idées xénophobes.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ A quelques jours des élections de mi-mandat aux Etats-Unis, la politologue Alexandra de Hoop Scheffer voit dans ce populisme le résultat d’une évolution structurelle de la société américaine.
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« Le trumpisme continuera après Trump »

A quelques jours des élections de mi-mandat aux Etats-Unis, la politologue Alexandra de Hoop Scheffer voit dans ce populisme le résultat d’une évolution structurelle de la société américaine.



LE MONDE IDEES
 |    28.10.2018 à 09h00
    |

            Gaïdz Minassian








                        



                                


                            
Politologue, Alexandra de Hoop Scheffer est directrice, en France, du think tank transatlantique German Marshall Fund of the United States. Etablie à Paris, elle travaille sur les liens entre l’Europe et l’Amérique, et considère que le « trumpisme » est bien plus ancré dans la société américaine qu’on le dit.
Les élections de mi-mandat du 6 novembre sont-elles de nature à contrarier le pré­sident Trump ? A quoi faut-il s’attendre ?
Le scénario qui se profile est celui d’un Congrès divisé, les démocrates remportant la majorité à la Chambre des représentants et les républicains conservant le contrôle du Sénat. Le président Trump se retrouverait ironiquement dans une situation similaire à celle de son prédécesseur, Barack Obama, en 2010. Incapable de gouverner, le président devrait recourir aux décrets, outils fragiles puisqu’ils peuvent être annulés par un autre décret présidentiel. La plupart des chantiers et projets de la présidence Trump se trouveraient compromis – mur avec le Mexique, destruction de l’Obamacare, coupes dans les programmes sociaux, baisses d’impôts. La Chambre des représentants se transformerait aussi en une ruche de commissions d’enquête.
La bataille qui oppose Trump et le procureur spécial, Robert Mueller, s’élargirait à un face-à-face entre Trump et 21 présidents de commissions – dont celles, puissantes, du renseignement, des affaires judiciaires, du budget, du contrôle et de la réforme de l’Etat –, qui pourraient (re)lancer des enquêtes sur les soupçons de collusion avec la Russie, la possible entrave à la justice lors du limogeage du patron du FBI, et sur toutes les affaires et les scandales dans lesquels Trump est empêtré. Le président conserverait cependant une grande marge de manœuvre en politique étrangère et militaire.
On a souvent décrit l’électeur de Trump comme étant un citoyen blanc et exclu de la mondialisation, ayant peur du déclassement social et de la perte ­d’influence...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ Le prince héritier saoudien et l’administration Trump traîneront longtemps le boulet de cette affaire, qui sape aussi le rêve israélien d’une alliance avec les pétromonarchies contre l’Iran.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ Quelque 147 millions d’électeurs doivent départager, dimanche, le candidat d’extrême droite, Jair Bolsonaro, et son adversaire de gauche, Fernando Haddad.
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Les Brésiliens se rendent aux urnes, Bolsonaro favori de l’élection présidentielle

Quelque 147 millions d’électeurs doivent départager, dimanche, le candidat d’extrême droite, Jair Bolsonaro, et son adversaire de gauche, Fernando Haddad.



Le Monde.fr avec AFP
 |    28.10.2018 à 03h51
 • Mis à jour le
28.10.2018 à 16h57
   





                        



   


Les Brésiliens ont commencé à voter, dimanche 28 octobre, pour le second tour de l’élection présidentielle. Le sulfureux candidat d’extrême droite, Jair Bolsonaro, a de grandes chances de la remporter malgré une remontée de son adversaire de gauche, Fernando Haddad, dans la dernière ligne droite.
Après trois semaines de campagne sous haute tension, entachée de violences et d’insultes, les derniers sondages des instituts Ibope et Datafolha, publiés samedi soir, ont montré une diminution de l’avance de Jair Bolsonaro, candidat de l’extrême droite à 54-55 % des intentions de vote, contre 46-45 % pour Fernando Haddad, le candidat du Parti des travailleurs (PT).
Après le scrutin du 7 octobre qui a vu M. Bolsonaro frôler une élection dès le premier tour (46 % des suffrages), 147 millions d’électeurs reprennent le chemin des bureaux de vote dans le plus grand pays d’Amérique latine.
Suivez les dernières heures de cette campagne présidentielle avec nos journalistes présents à Sao Paulo et Rio :

 

Fernando Haddad, le poulain de Lula
Critiqué pour s’être éloigné des classes les plus pauvres, Fernando Haddad a misé sur une ultime mobilisation de ce réservoir de vote traditionnel du PT.
Universitaire, traducteur de Karl Marx, diplômé en droit, philosophie et économie, professeur de sciences politiques à l’université de Sao Paulo (USP), cet homme de 55 ans appartient à l’aile modérée du Parti des travailleurs. Refusant de qualifier le Venezuela de Maduro de démocratie, ce fils d’immigrés libanais est considéré par les analystes comme un social-démocrate. Mais ses ennemis, en particulier le camp des militants de Jair Bolsonaro, le voient davantage comme un communiste en passe de « vénézualiser » le Brésil.

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Adoubé par l’ancien président Luiz Inacio Lula da Silva le 11 septembre, après l’invalidation de la candidature du « père des pauvres » pour corruption, Fernando Haddad attend son heure depuis près d’une décennie. Considéré comme la jeune garde prometteuse du PT, il devient, à 42 ans, ministre de l’éducation lors du premier mandat de Lula en 2005. Alors à la tête de l’un des portefeuilles les plus en vue du gouvernement, il a contribué à installer des universités dans les régions les plus reculées du pays.
Un programme social
Aujourd’hui, il propose un programme en accord avec son mentor. Concernant l’économie, il ambitionne la fin du gel des dépenses publiques décidé par le gouvernement Temer, une interruption des privatisations, des mesures contre l’évasion fiscale, ainsi que la réduction de la dette grâce au « retour au plein-emploi ».
Dans un pays miné par les guerres des gangs, où un meurtre est commis en moyenne toutes les dix minutes, il plaide pour un changement radical de la politique actuelle antidrogue « erronée, injuste et inefficace », en prenant exemple sur les expériences de dépénalisation dans d’autres pays ; mais aussi une amélioration de la politique de contrôle des armes à feu qui « doit être améliorée, en renforçant la traçabilité » et une meilleure coordination des services de renseignements pour lutter contre le crime organisé.
Autre thème central de la présidentielle, les mesures pour lutter contre la corruption sont scrutées. Fernando Haddad prône « plus de transparence », mais considère que « la lutte contre la corruption ne peut servir à criminaliser la politique ». De par ses origines, il n’oublie pas l’éducation dans son programme. Le candidat du PT veut ainsi mettre en valeur dans les programmes éducatifs « une perspective inclusive, non raciste, non sexiste et sans discrimination de la communauté LGBT ».
Jair Bolsonaro, le candidat des réseaux sociaux
Grand favori de la présidentielle, le candidat d’extrême droite Jair Bolsonaro, qui a fait des réseaux sociaux sa machine de guerre, avec ses 15,4 millions d’abonnés sur Facebook, Instagram et Twitter, lançait de son côté ses dernières offensives sur Internet depuis sa résidence à Rio de Janeiro, mais en changeant radicalement de ton. Dans un tweet, celui qui n’a jamais caché son admiration pour les années de plomb, s’est dit prêt à « changer le Brésil », mais « à travers la défense des lois et l’obéissance à la Constitution ».

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Né à Glicério, petite ville de l’Etat de Sao Paulo, ce fils de descendants d’immigrés italiens entame sa carrière dans les forces armées avant d’embrasser une carrière politique au Parti progressiste (PP, droite), l’un des plus impliqués dans l’opération anticorruption « Lava Jato » (« lavage express »), puis au Parti social-libéral (PSL). A 63 ans, le militaire de réserve, tantôt grossier, tantôt raciste et homophobe, incarne le candidat « antisystème ». Haïssant la gauche et en particulier le PT, au pouvoir de 2003 à mi-2016, mais aussi contempteur de la droite traditionnelle, il a su capter le vote « saco cheio » (ras-le-bol).
Un programme axé sur la sécurité
Celui qui se voit comme un « Trump tropical » a articulé sa campagne sur la lutte contre l’insécurité. Pour cela, il veut mettre en place un abaissement de la majorité pénale de 18 à 17 ans, un assouplissement de la législation sur le port d’armes, considérant que ce sont « des instruments qui peuvent être utilisés pour tuer ou pour sauver des vies » ; ainsi qu’une « protection juridique » de policiers s’ils tuent un suspect avec leur arme en service.
Le volet de la corruption est également très important dans sa campagne. Jair Bolsonaro profite des scandales impliquant le parti de la gauche, avec notamment l’incarcération de Luiz Inacio Lula da Silva depuis avril pour corruption, pour décrédibiliser Fernando Haddad. « Nous voulons un gouvernement décent, différent de tout ce qui nous a plongé dans la crise éthique, morale et budgétaire », a-t-il répété, promettant de diviser par deux le nombre de ministères afin de limiter les arrangements entre partis et de mettre en place un système plus strict de budget, dit « base zéro ».
Malgré des connaissances limitées en économie, Jair Bolsonaro s’est attiré la faveur des investisseurs avec des propositions ultralibérales pour son pays. Son programme économique prévoit de réduire de 20 % le volume de la dette en privatisant ou en capitalisant une grande partie des entreprises publiques brésiliennes, la création d’un système parallèle de retraite par capitalisation, et la création d’un super-ministère de l’économie regroupant ceux des finances et de la planification. Défenseur des « valeurs », allié des évangéliques ultraconservateurs, le militaire veut agir sur l’éducation en renforçant l’étude des mathématiques, des sciences et du portugais, « sans endoctrinement ni sexualisation précoce ». Une référence à l’obsession d’une partie de la droite dure, persuadée que les écoles brésiliennes pervertissent les enfants avec des idées marxistes et les initient à la sexualité.

Nos articles, reportages et analyses à lire avant le second tour des élections au Brésil
Sur Jair Bolsonaro
Ultralibéral et antisystème, le programme de Jair BolsonaroLes « douze apôtres » de BolsonaroReportage avec une famille qui votera pour Bolsonaro « sans trembler »Son vice-président, le sinistre général Hamilton MourãoL’entretien « Avec Bolsonaro, on a un potentiel pour quelque chose de plus meurtrier que la dictature militaire »Paulo Guedes, le « Chicago Boy » qui dicte le ton économiqueLudmilla Teixeira, « l’emmerdeuse » des pro-BolsonaroMême Barbie vote à l’extrême droitePourquoi Bolsonaro séduit le sud du BrésilElection au Brésil : « Vers une nouvelle victoire des réseaux sociaux sur la démocratie ? », par Miguel Lago, président de Nossas. Le politologue estime que le probable succès de Jair Bolsonaro, lors du second tour de la présidentielle, dimanche 28 octobre, se fonde sur la manière dont le candidat a su tirer profit des nouvelles technologies pour distiller un discours sensationnaliste prompt à se propager.« Brésiliens, Brésiliennes n’abandonnez pas vos valeurs ». Des personnalités, telles Michel Wieviorka, Alain Touraine, Christian de Portzamparc, Isabelle Huppert ou Edith Cresson, dans une tribune au « Monde » s’alarment des dangers qu’encourt la démocratie au Brésil, si le candidat d’extrême droite, Jair Bolsonaro venait à remporter, dimanche 28 octobre, l’élection présidentielle.
Sur la situation politique et économique du pays
Notre reportage à Rio de Janeiro, la ville colèreLa campagne du désespoir de Fernando Haddad, l’autre candidatPrès de Recife, le fief de Lula emporté par la vague d’extrême droite« Jair Bolsonaro est le seul à défendre les valeurs de l’Eglise »Une campagne marquée par les « fake news » en ligne« Avec Bolsonaro, les électeurs ont exprimé un vote de protestation »La crise, carburant de l’extrême droite





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ Les candidats à l’élection, qui se déroule dimanche, ont dû se prononcer sur le projet de loi destiné à permettre la culture et l’exportation du cannabis à des fins thérapeutiques.
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Le cannabis, thème inattendu de la campagne présidentielle géorgienne

Les candidats à l’élection, qui se déroule dimanche, ont dû se prononcer sur le projet de loi destiné à permettre la culture et l’exportation du cannabis à des fins thérapeutiques.



LE MONDE
 |    28.10.2018 à 02h45
 • Mis à jour le
28.10.2018 à 05h29
    |

            Benoît Vitkine (Tbilissi, envoyé spécial)








                        



                                


                            
Le sujet, inattendu dans un pays de l’ex-URSS encore marqué par un fort conservatisme social, s’est imposé comme l’un des grands thèmes de la campagne pour l’élection présidentielle qui se tient dimanche 28 octobre en Géorgie : faut-il y autoriser la culture et l’exportation de marijuana à usage thérapeutique et cosmétique ?
Le 10 septembre, le gouvernement géorgien a introduit sans préavis un projet de loi en ce sens, recevant immédiatement le soutien du milliardaire Bidzina Ivanichvili, chef du parti majoritaire et homme fort du pays. L’annonce a fait dans ce pays du Caucase l’effet d’un coup de tonnerre. Un mois plus tôt, le 31 juillet, la Cour suprême du pays avait déjà décidé de dépénaliser l’usage du cannabis au nom du « droit au développement personnel ». Cette décision, prise à la surprise générale, constituait déjà une première dans l’espace post-soviétique.

L’idée de cultiver du cannabis à des fins thérapeutiques a été présentée comme un moyen de développer un nouveau secteur d’activité, très lucratif et à même de revitaliser les campagnes où le niveau de vie reste très bas. Le climat géorgien est aussi vu comme favorable à un tel projet, de même que le faible coût de l’électricité dans le pays (le projet évoque la culture en serre et non en plein air). Le premier ministre, Mamouka Bakhtadze, s’est empressé de vanter un projet « très responsable » qui serait « régulé de la manière la plus stricte », citant en exemple Israël et le Canada.
Fronde des orthodoxes
Peine perdue : l’idée a suscité de vives critiques, notamment au sein de l’opposition fidèle à l’ancien président Mikheïl Saakachvili. D’autres formations ont estimé que le sujet n’était pas prioritaire, la législation n’ayant pas encore été adaptée à la décision de la Cour suprême de juillet, notamment quant à la détention de la drogue. L’insistance de l’oligarque Ivanichvili à défendre le projet a aussi fait dire à certains médias que l’homme...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ Inconnu des forces de l’ordre, l’homme de 46 ans vociférait des insultes antisémites sur un réseau social proche de l’extrême droite américaine.
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Article sélectionné dans La Matinale du 27/10/2018
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Que sait-on de Robert Bowers, le suspect de la fusillade dans la synagogue de Pittsburgh ?

Inconnu des forces de l’ordre, l’homme de 46 ans vociférait des insultes antisémites sur un réseau social proche de l’extrême droite américaine.



Le Monde.fr avec AFP
 |    28.10.2018 à 01h10
 • Mis à jour le
28.10.2018 à 08h45
   





                        



   


Identifié par les autorités locales, Robert Bowers, le suspect de la fusillade dans une synagogue de Pittsburgh, était inconnu des services de police avant de pénétrer, lourdement armé, dans ce lieu de culte samedi 27 octobre. Arrêté, il sera poursuivi, entre autres, pour crime antisémite et risque la peine de mort, selon le ministre américain de la justice, Jeff Sessions.
Le suspect « est dans un état stable avec de multiples blessures par armes à feu », a précisé le directeur de la sécurité publique de Pittsburgh, Wendell Hissrich, au cours d’un point presse tenu dans cette ville de l’est des Etats-Unis. « A ce stade, nous pensons que Bowers n’était pas connu des forces de l’ordre avant aujourd’hui », a complété l’agent du FBI chargé de l’enquête, Bob Jones.

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Les autorités pensent que le résident de cette ville de Pennsylvanie était équipé d’un fusil d’assaut et d’au moins trois pistolets lorsqu’il a ouvert le feu sur les fidèles en ce samedi matin, jour de shabbat. Selon la chaîne CNN, qui cite un responsable, l’homme avait une licence pour détenir légalement des armes à feu et s’en était procuré au moins six depuis 1996.
Des propos antisémites sur le réseau Gab
Selon les médias locaux, il a crié : « Tous les Juifs doivent mourir » quand il s’est introduit dans la synagogue Tree of Life. Le suspect a également posté de virulents commentaires antisémites sur les réseaux sociaux selon SITE, un groupe d’experts qui surveille les organisations extrémistes. Adepte de Gab, réseau social connu pour être un refuge pour de nombreux internautes de la droite dure, Robert Bowers y avait posté peu avant d’ouvrir le feu dans la synagogue un message ciblant l’organisation juive de défense des réfugiés HIAS. Il a écrit : « HIAS aime amener des envahisseurs pour tuer les nôtres. Je ne peux pas rester assis et voir les miens se faire massacrer, j’y vais. »

   


D’après son compte sur Gab, l’homme ne semblait guère apprécier le président américain Donald Trump, le qualifiant de « mondialiste, pas de nationaliste », d’après le Pittsburgh Post-Gazette. « Les Juifs sont des enfants de Satan », indiquait sa biographie sur ce même réseau, son compte ayant été suspendu peu de temps après la fusillade.

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                Aux Etats-Unis, les actes antisémites en forte progression



Gab, site populaire parmi les suprémacistes blancs et les membres de l’alt-right, l’extrême droite américaine, a publié un communiqué expliquant qu’il condamnait « tous les actes de terrorisme et de violence », se disant « attristé » par ce qu’il s’est passé à Pittsburgh. « Nous sommes prêts et disposés à travailler avec les forces de l’ordre pour faire en sorte que justice soit faite. »



                            


                        

                        


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L’hélicoptère du président du club de Leicester s’écrase aux abords du stade

L’hélicoptère de Vichai Srivaddhanaprabha, l’homme d’affaires thaïlandais ayant racheté le club en 2010, s’est écrasé après le match qui opposait son équipe à West Ham, samedi.



Le Monde.fr avec AFP et Reuters
 |    28.10.2018 à 00h36
 • Mis à jour le
28.10.2018 à 14h58
   





                        



   


Un hélicoptère appartenant à Vichai Srivaddhanaprabha, propriétaire de l’équipe de football de Leicester City, s’est écrasé samedi 27 octobre au soir sur le parking du club, rapportent les médias britanniques. Cet incident fait craindre pour la vie du Thaïlandais. L’accident a eu lieu quelques heures après que Leicester a fait match nul 1-1 face à West Ham, lors d’un match de Première League, au King Power Stadium.
Selon Sky Sports, l’hélicoptère a décollé du terrain entre 20 h 30 et 20 h 45, mais a eu des problèmes avec son rotor de queue peu de temps après et s’est écrasé dans un parking à proximité.
Après un match à domicile de Leicester, Vichai Srivaddhanaprabha a l’habitude de quitter le stade avec son hélicoptère, qui décolle du terrain. L’identité du pilote et des passagers à bord samedi n’a pas encore été confirmée. On ne sait pas non plus si des personnes à terre ont été blessées.

We are dealing with an incident in the vicinity of the King Power Stadium.   Emergency services are aware and dealing.— leicspolice (@LeicestershirePolice)


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« Nous sommes en train de traiter un incident dans les environs du King Power stadium », a tweeté la police du Leicestershire. « Nous assistons la police du Leicestershire et les services de secours qui traitent un incident grave au King Power Stadium », a rapporté un porte-parole du club dans un communiqué. Il a précisé que le club communiquerait de manière plus détaillée une fois que de plus amples informations auront été établies.
Entraîneur du club anglais, le Français Claude Puel n’était pas à bord de l’appareil. Joint dimanche par Franceinfo, le technicien a confirmé aller bien, et déploré « une tragédie pour le club », sans donner plus de détails. « Je pense très fort aux victimes et à leurs familles et je voulais rassurer tous les gens qui s’inquiètent me concernant. Je suis épouvantablement triste mais je vais bien », a-t-il témoigné.
Un propriétaire généreux
Vichai Srivaddhanaprabha, 61 ans, est un milliardaire thaïlandais devenu riche grâce aux magasins de duty free. Sa fortune, bâtie en ayant au départ un seul magasin à Bangkok, était estimée en 2016 à 2,9 milliards de dollars.
Il a acheté Leicester City pour environ 40 millions de livres en 2010 quand personne ne pariait sur ce club anglais qui évoluait alors en deuxième division. Il est parvenu à en faire le plus improbable champion de Première League de tous les temps, en 2016, faisant vivre au petit club un véritable conte de fées. C’était la première fois que Leicester City décrochait ce titre depuis la création du club en 1884.

        Lire aussi :
         

                Football : le conte de fées de Leicester City



Vichai Srivaddhanaprabha est très populaire auprès des supporters du club, leur offrant bières et beignets. Egalement amateur de polo, il est un familier des puissants de Thaïlande, au premier rang desquels la famille royale. Son nom, Srivaddhanaprabha, lui a été attribué en 2013 par le roi de Thaïlande. Il a quatre enfants. Son fils Aiyawatt Srivaddhanaprabha, surnommé « Top », est vice-président du club.
Dimanche, le match de championnat féminin entre Leicester et Manchester United devant se dérouler au stade King Power a été annulé, de même que le match de la réserve féminine des Foxes.



                            


                        

                        


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Aux Etats-Unis, les actes antisémites en forte progression

Le nombre d’actes antisémites recensés par l’Anti-Defamation League a augmenté de 57 % entre 2016 et 2017.



LE MONDE
 |    27.10.2018 à 23h47
 • Mis à jour le
28.10.2018 à 08h30
    |

                            Les Décodeurs








                        


La fusillade qui a fait 11 morts dans une synagogue à Pittsburgh (Pennsylvanie), samedi 27 octobre, « est probablement l’attaque la plus meurtrière contre la communauté juive de l’histoire des Etats-Unis », a estimé Jonathan Greenblatt, le directeur de l’Anti-Defamation League (ADL), principale association de lutte contre l’antisémitisme du pays. Mais cette fusillade n’est pas une attaque isolée, puisqu’il y a eu une recrudescence des actes antisémites sur le sol américain.
Selon l’ADL, ils ont augmenté de 57 % entre 2016 et 2017, passant de 1 267 à 1 986. C’est la plus forte hausse jamais enregistrée aux Etats-Unis depuis 1979, année où l’organisation a commencé son comptage, et le second chiffre annuel le plus haut depuis cette même année. Une augmentation due « à une croissance significative des incidents à l’école et à l’université, qui ont doublé annuellement deux fois d’affilée ».


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Le nombre d'actes antisémites en forte progression en 2017
Nombre d'actes de nature antisémite comptés par l'Anti-Defamation League depuis 2008.

Source : Anti-Defamation League



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L’ADL note que les actes de vandalisme ont particulièrement augmenté (+86 %), un chiffre « inquiétant, parce qu’il indique que les auteurs de ces actes se sentent suffisamment enhardis pour violer la loi ». Les actes de harcèlement ont également connu une nette hausse (+41 %), tandis que les agressions physiques sont les seuls actes antisémites dont le nombre a chuté (de 36 à 19).
Les actes antisémites, observe l’ADL, ont lieu dans quasiment tous les contextes : sur les lieux de travail, au sein des domiciles privés, des lieux publics, des écoles et universités, et même au sein des institutions juives. Les lieux publics (rues, parcs) et les lycées (+100 % chaque année sur les deux dernières années) sont les lieux les plus communs où surgissent ces violences.
La Pennsylvanie, pas épargnée par l’antisémitisme
La Pennsylvanie est le sixième Etat le plus touché par ces violences, note l’ADL, et a vu les actes antisémites augmenter de 43 % entre 2016 et 2017. Ces six Etats, qui réunissent à eux seuls 62 % des actes recensés par les 26 centres régionaux de l’organisation, comptent cependant parmi les plus larges communautés juives des Etats-Unis. Mais pour la première fois depuis 2010, l’ADL a enregistré au moins un acte antisémite dans chaque Etat du pays.


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La Pennsylvanie fait partie des Etats les plus touchés par l'antisémitisme
Etats des Etats-Unis les plus touchés par les violences antisémites en 2017.

Source : Anti-Defamation League



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        268
      ],
      [
        "",
        208
      ],
      [
        "",
        177
      ],
      [
        "",
        98
      ],
      {
        color:"#F19300",
        y:96
      }
    ],
    "type": "",
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	tooltip: {
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		valueSuffix: " actes",
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{point.key}',
\u25CF {series.name}: {point.y}',
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		borderWidth: 1,
		borderColor: "#AAA",
		formatter: function(tooltip) {
			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


Aux Etats-Unis, les Juifs restent – et depuis longtemps – la population religieuse la plus ciblée par les meurtres religieux. Sur les 1 538 crimes religieux recensés par le FBI (Federal Bureau Investigation) en 2016, 834 ont visé des personnes juives.


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	{
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	{
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	.tooltiplarge {
		width: 230px;
	}
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		text-align: right;
		margin-right: 5px;
		padding-bottom: 5px;
	}



Les Juifs sont la population la plus ciblée par les crimes religieux aux Etats-Unis
Part des crimes de haine religieux aux Etats-Unis par population visée aux Etats-Unis en 2016.

Source : FBI



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
			noData: 'Pas de données à afficher', 
			numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_15406700796",
		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
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	colors:["#0386c3","#FFc832","#ff3232","#F19300","#28beaa","#285a82","#821400","#191919"],
	credits:{
		enabled:false},
	title: {
		text: ""
	},
	subtitle: {
		text: ""
	},
	plotOptions: {
		series: {
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				style: {
					textShadow: 'none',
					color: '#333'
				}
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			marker:{
				symbol:"circle",
				fillColor:"#FFF",
				lineWidth: 2,
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				hover:{
					lineWidthPlus : 0
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			dataLabels:{
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			}
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			}
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	},{
		id:"1",
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		type:"linear",
		title: {
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		},
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			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
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		endOnTick:true,
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	}],
	xAxis: {
		type: "linear",
		 categories:["Juifs","Musulmans","Catholiques","Polythéistes","Autres chrétiens","Orthodoxes de l'Est","Protestants","Hindous"],
		title: {
			text: ""
		},
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			useHTML: false,
			step: "",
			format: "{value}"
		},
		plotLines: [{
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			width: "",
			value: "",
			label: {
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				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:"",
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

	series:[
  {
    "name": "Proportion des crimes religieux",
    "color": "#0386c3",
    "data": [
      [
        "",
        54.2
      ],
      [
        "",
        24.8
      ],
      [
        "",
        4.1
      ],
      [
        "",
        3.1
      ],
      [
        "",
        2.4
      ],
      [
        "",
        1.8
      ],
      [
        "",
        1.3
      ],
      [
        "",
        0.8
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 1
    }
  }
],
	tooltip: {
		useHTML: true,
		shared: false,
		valueDecimals: 1,
		valuePrefix: "",
		valueSuffix: " %",
		backgroundColor: '#FFF',
		borderColor: '#ccd0d3',
		borderRadius: 8,
		borderWidth: 0,
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		},
		shadow: false,
		style: {"padding":"15px", "font-family":"Helvetica,Arial!important", "color":"#16212c"},
{point.key}',
\u25CF {series.name}: {point.y}',
		hideDelay: 200,
		borderWidth: 1,
		borderColor: "#AAA",
		formatter: function(tooltip) {
			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


Même si l’on note que depuis 1992, les crimes antisémites représentent une moindre part des crimes religieux, en raison notamment du nombre croissant de crimes visant les populations musulmanes.


	#container_15406734972{
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        color: #16212c;
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        border-left: 1px solid #eef1f5;
        border-right: 1px solid #eef1f5;
        border-bottom: 1px solid #eef1f5;
	}
	#graphe_15406734972{
		height:500px;
	}
	#container_15406734972 .titre{
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        font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial;
        font-size: 1.7rem;
        font-weight: bold;
        display: block;
        margin-bottom: 12px;
		}
	#container_15406734972 .subtitle{
       	display:block;
        margin: 0;
        font-size: 1.3rem;
        padding:8px 16px;
}
	.highcharts-tooltip span {
		height: auto;
		min-width: 170px;
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		overflow: auto;
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		white-space: normal !important;
	}
	#container_15406734972.highcharts-xaxis-labels text
	{
		font-size: 10px!important;
}
	#container_15406734972.highcharts-legend-item text
	{
		font-size: 11px!important;
	}
	.tooltiplarge {
		width: 230px;
	}
	#container_15406734972 .credits{
		text-align: right;
		margin-right: 5px;
		padding-bottom: 5px;
	}



En proportion, les crimes antisémites diminuent depuis 1992
Proportion des crimes de haine par population religieuse visée depuis 1992

Source : FBI



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
			noData: 'Pas de données à afficher', 
			numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_15406734972",
		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
		borderRadius: 0,
		alignTicks:false,
		type: "column",
		spacingBottom: 10
	},
	colors:["#cccccc","#0386c3","#ffc832","#ff3232","#28beaa","#285a82","#821400","#191919"],
	credits:{
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	title: {
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	},
	subtitle: {
		text: ""
	},
	plotOptions: {
		series: {
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					color: '#333'
				}
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			marker:{
				symbol:"circle",
				fillColor:"#FFF",
				lineWidth: 2,
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				lineColor:null
			},
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				hover:{
					lineWidthPlus : 0
				}
			}
		},
		pie:{
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				softConnector:false
			}
		}
	},
	yAxis:[{
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				useHTML: false,
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		}]
	},{
		id:"1",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		opposite:true
	}],
	xAxis: {
		type: "linear",
		 categories:["1992","1993","1994","1995","1996","1997","1998","1999","2000","2001","2002","2003","2004","2005","2006","2007","2008","2009","2010","2011","2012","2013","2014","2015"],
		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			step: "",
			format: "{value}"
		},
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:1,
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

	series:[
  {
    "name": "Autres religions",
    "color": "#cccccc",
    "data": [
      [
        "",
        9.64
      ],
      [
        "",
        8.47
      ],
      [
        "",
        10.64
      ],
      [
        "",
        12.45
      ],
      [
        "",
        16.42
      ],
      [
        "",
        17.26
      ],
      [
        "",
        16.33
      ],
      [
        "",
        16.58
      ],
      [
        "",
        18.95
      ],
      [
        "",
        14.55
      ],
      [
        "",
        20.13
      ],
      [
        "",
        14.22
      ],
      [
        "",
        15.07
      ],
      [
        "",
        15.73
      ],
      [
        "",
        17.99
      ],
      [
        "",
        18.21
      ],
      [
        "",
        21.46
      ],
      [
        "",
        16.42
      ],
      [
        "",
        16.41
      ],
      [
        "",
        19.3
      ],
      [
        "",
        20.47
      ],
      [
        "",
        19.5
      ],
      [
        "",
        18.44
      ],
      [
        "",
        21.7
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "Catholiques",
    "color": "#0386c3",
    "data": [
      [
        "",
        1.55
      ],
      [
        "",
        2.47
      ],
      [
        "",
        1.6
      ],
      [
        "",
        2.43
      ],
      [
        "",
        2.5
      ],
      [
        "",
        2.24
      ],
      [
        "",
        4.39
      ],
      [
        "",
        2.55
      ],
      [
        "",
        3.8
      ],
      [
        "",
        2.08
      ],
      [
        "",
        3.72
      ],
      [
        "",
        5.66
      ],
      [
        "",
        4.15
      ],
      [
        "",
        4.73
      ],
      [
        "",
        5.2
      ],
      [
        "",
        4.36
      ],
      [
        "",
        4.94
      ],
      [
        "",
        3.91
      ],
      [
        "",
        4.39
      ],
      [
        "",
        5.43
      ],
      [
        "",
        6.37
      ],
      [
        "",
        6.79
      ],
      [
        "",
        6.31
      ],
      [
        "",
        4.26
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "Musulmans",
    "color": "#ffc832",
    "data": [
      [
        "",
        1.29
      ],
      [
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Un sommet inédit à Istanbul pour amorcer une solution politique en Syrie

Les chefs d’Etat français, allemand, russe et turc ont appelé samedi à un cessez-le-feu « stable et durable » à Idlib.



LE MONDE
 |    27.10.2018 à 20h07
 • Mis à jour le
28.10.2018 à 15h17
    |

            Marie Jégo (Istanbul, correspondante)








                        



   


Réunis pour un sommet inédit, samedi 27 octobre, dans le palais stambouliote du sultan ottoman Vahdettin qui domine le Bosphore à Cengelköy, les dirigeants Recep Tayyip Erdogan, Vladimir Poutine, Angela Merkel et Emmanuel Macron, ont rappelé la nécessité d’un règlement politique en Syrie, où le conflit a fait 360 000 morts depuis 2011.
Ce rapprochement est « un travail utile qui nous engage », s’est félicité le président français, Emmanuel Macron. C’est la première fois que l’Allemagne et la France, deux des membres du groupe de contact (France, Etats unis, Royaume-Uni, Allemagne, Arabie saoudite, Jordanie) prennent langue à ce point avec Ankara et Moscou, deux Etats du groupe d’Astana (Russie, Turquie, Iran) pour relancer les efforts de paix en Syrie.
S’adressant à la presse, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a insisté sur la détermination des quatre dirigeants « à travailler ensemble pour créer les conditions propices à la paix et à la sécurité », ainsi que leur attachement « à l’intégrité territoriale de la Syrie et à son unité politique ». 
Cessez-le-feu stable et durable
Résolus à mettre l’accent sur ce qui les unit plutôt que ce qui les divise, les quatre ont vanté l’accord de cessez-le-feu intervenu le 23 septembre entre la Russie et la Turquie dans la région d’Idlib, le dernier fief rebelle au nord-ouest de la Syrie, épargnée par l’offensive d’ampleur qui lui était promise par l’armée de Bachar Al-Assad et par son allié russe.
« Garantir un cessez-le-feu stable et durable à Idlib » est une priorité, a insisté Emmanuel Macron, invitant Moscou « à exercer une pression » sur le régime syrien « qui lui doit sa survie ». L’emploi d’armes chimiques ne sera pas toléré, a-t-il déclaré à l’unisson avec la chancelière allemande, Angela Merkel.

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Plus circonspect, le président russe, Vladimir Poutine, a rappelé le caractère fragile de l’accord ainsi que le statut « provisoire » d’Idlib, vouée à terme à être restituée au régime syrien. « Tout n’est pas fait, mais on va continuer », a-t-il déclaré, saluant les efforts de la Turquie pour « épurer » la zone démilitarisée de ses éléments extrémistes et de leurs armes lourdes. Le cessez-le-feu peut-il tenir ? « Si les radicaux organisent des attaques sur d’autres régions depuis Idlib, la Russie aidera le gouvernement syrien à s’en débarrasser. »
Comité constitutionnel
Recep Tayyip Erdogan, Angela Merkel et Emmanuel Macron ont insisté pour que le comité constitutionnel chargé de donner une nouvelle loi fondamentale à la Syrie sous les auspices des Nations unies se réunisse avant la fin de l’année.
Décidée il y a dix mois lors d’une conférence pour la paix organisée à Sotchi en Russie, la mise en place de ce comité est vue comme la première étape sur la voie d’un règlement politique. Elle tarde, en particulier à cause des réticences de la partie syrienne, qui rechigne à adouber la désignation d’un tiers de ses 150 membres, soit une liste de 50 représentants de la société civile.
L’émissaire des Nations unies Staffan de Mistura, qui était présent en spectateur à la conférence de presse, vient tout juste d’essuyer un nouvel échec. En mission le 24 octobre à Damas, il s’est vu refuser la liste des représentants de la société civile qu’il présentait au ministre des affaires étrangères syrien, Walid Mouallem, qui l’a perçue comme « une ingérence étrangère ».
Interrogé sur sa marge de manœuvre face aux réticences de son protégé syrien, Vladimir Poutine a expliqué : « La tâche n’est pas facile, chaque partie essaie de mettre ses représentants sur cette liste (de la société civile). Si les conditions sont réunies, ce comité verra le jour. (…) Il faut travailler aussi avec l’Iran qui, comme vous le savez, est l’un des Etats garants du processus d’Astana. Sans la participation de l’Iran, c’est impossible à réaliser. »
Damas ne semble guère pressé de voir l’amorce d’une solution politique « inclusive », comme la décrit le président Macron, à savoir la tenue d’élections auxquelles participeraient non seulement les Syriens de Syrie mais aussi les millions de réfugiés de l’étranger.
« Le régime est engagé dans une logique de reconquête militaire », a rappelé M Macron, insistant pour que les listes des représentants de la société civile soient « finalisées d’ici à la fin de l’année ».
Régime
Malgré l’entente manifeste entre les quatre, scellée par la publication d’un communiqué commun, des divergences sont apparues en particulier dans leurs appréciations du président syrien, Bachar Al-Assad.
« En Syrie, il y a deux guerres, l’une est menée contre les groupes terroristes, l’autre est celle du régime contre les rebelles et elle a poussé des millions de Syriens dehors », a tenu à rappeler M. Macron. « Le régime syrien a massacré un très grand nombre de personnes », a renchéri la chancelière Angela Merkel.
Le terme « régime » n’est pas du goût de Vladimir Poutine. « Tout le monde ici parle de régime, mais là-bas il y a un gouvernement qu’il faut respecter et dont il faut reconnaître la légitimité », a-t-il déploré, après avoir maintes fois souligné la nécessité de voir émerger un « Etat syrien fort ».

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ Blessé, un homme de 46 ans a été arrêté samedi après avoir ouvert le feu dans une synagogue. Il est poursuivi pour vingt-neuf chefs d’accusation.
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Etats-Unis : onze morts lors d’une attaque contre une synagogue de Pittsburgh

Blessé, un homme de 46 ans a été arrêté samedi après avoir ouvert le feu dans une synagogue. Il est poursuivi pour vingt-neuf chefs d’accusation.



Le Monde.fr avec AFP et AP
 |    27.10.2018 à 17h35
 • Mis à jour le
28.10.2018 à 06h19
   





                        



   


Un tireur a tué onze personnes, samedi 27 octobre, en ouvrant le feu dans la synagogue Tree of Life (« Arbre de vie ») de Pittsburgh, en Pennsylvanie, où des fidèles étaient rassemblés pour un office, selon un premier bilan officiel. Selon le New York Times, qui cite deux officiers de police, le tireur serait Robert Bowers, un homme de 46 ans. Il s’agit « probablement » de la pire attaque antisémite jamais commise aux Etats-Unis, a estimé samedi la principale association de lutte contre l’antisémitisme dans le pays, l’Anti-defamation League.
Le directeur de la sécurité publique de Pittsburgh Wendell Hissrich a précisé qu’il y avait six blessés, dont quatre parmi les forces de l’ordre, après des échanges de coups de feu avec le tireur. « La scène est terrible à l’intérieur », a-t-il ajouté devant les caméras, apparemment très ému. « C’est l’une des pires scènes de crime sur laquelle je me sois rendu, et j’ai été sur des accidents d’avion », a-t-il confié.
Selon le porte-parole de la police locale, Chris Togneri, le suspect s’est rendu aux autorités aux alentours de 11 heures (17 heures à Paris) et a été arrêté et placé en garde à vue, avant d’être transféré à l’hôpital. Une enquête fédérale pour « crime de haine » a été ouverte.
L’auteur de la fusillade a été inculpé de vingt-neuf chefs d’accusation pour crimes fédéraux, incluant onze chefs pour obstruction à l’exercice de croyances religieuses entraînant la mort et onze chefs pour usage d’une arme à feu pour commettre un meurtre, a annoncé le bureau du ministère fédéral de la justice pour le district ouest de l’Etat de Pennsylvanie, où se trouve Pittsburgh. « Certains chefs d’accusation pourraient conduire à la peine capitale », a déclaré le ministre américain de la justice Jeff Sessions dans un communiqué, en dénonçant un crime « extrêmement répugnant ».

   


Des appels à éviter le quartier
Robert Bowers, « un homme blanc barbu et de forte corpulence » selon KDKA, serait connu pour avoir tenu de nombreux propos antisémites sur les réseaux sociaux, selon le Washington Post. Plusieurs médias américains rapportent que Bowers a également tenu des propos antisémites aux forces de l’ordre présentes sur place, après que celui-ci se fut barricadé.
Les membres de la congrégation s’étaient réunis pour le jour de repos juif du shabbat à 9 h 45 (15 h 45 à Paris). Tout a commencé peu après 10 heures, quand la police locale a appelé les habitants du quartier à rester chez eux. « Il y a un tireur dans la zone de Wilkins et Shady. Eviter le quartier », ont alors tweeté les services de sécurité publique de la ville.

ALERT: There is an active shooter in the area of WILKINS and Shady. Avoid the area. More info will be released when it is available.— PghPublicSafety (@Pgh Public Safety)


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Fondée il y a 150 ans, la synagogue Tree of Life, qui peut accueillir jusqu’à 1 250 personnes, selon son site Internet, se trouve dans le quartier résidentiel de Squirrel Hill, où bat le cœur de la communauté juive de Pittsburgh. La police de New York a de son côté fait savoir qu’elle renforçait la sécurité autour des lieux de culte de la ville, avec notamment des patrouilles supplémentaires.

   


Donald Trump dénonce la « haine » aux Etats-Unis
Donald Trump a annoncé qu’il se rendrait à Pittsburgh. Il a dénoncé la « haine » dans le pays. « C’est franchement une chose terrible, terrible ce qu’il se passe avec la haine dans notre pays et partout dans le monde », a déclaré le président américain, avant d’ajouter que « quelque chose doit être fait ». « Quand des gens font ce genre de chose, ils devraient se voir infliger la peine capitale », a déclaré M. Trump. Tous les drapeaux à la Maison Blanche, sur les bâtiments publics, dans les camps militaires, dans les bases navales et sur les navires de guerre seront en berne jusqu’au 31 octobre en signe de « respect solennel » pour les victimes, selon les ordres du président américain.
Le gouverneur démocrate de Pennsylvanie, Tom Wolf, a quant à lui qualifié l’événement de « tragédie absolue ». « Ces actes de violence insensés ne ressemblent pas à ce que nous sommes en tant qu’Américains », a-t-il ajouté sur Twitter.
Alors que le président français Emmanuel Macron, en déplacement à Istanbul, a exprimé sa « tristesse » et son « soutien à l’égard du peuple américain », son ministre de l’intérieur Christophe Castaner a annoncé avoir demandé aux préfets de « renforcer la vigilance autour des synagogues ».
La chancelière allemande Angela Merkel a, elle, fustigé samedi « la haine antisémite aveugle ». « Nous tous devons nous élever avec détermination contre l’antisémitisme. Partout », a-t-elle affirmé selon une brève déclaration postée sur Twitter par le porte-parole du gouvernement allemand. Le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a dénoncé une attaque « antisémite horrible ». « J’ai eu le cœur brisé et j’ai été horrifié par l’attaque meurtrière qui a eu lieu aujourd’hui à Pittsburgh », a-t-il déclaré dans une vidéo publiée sur son compte Twitter.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ Le prix de cette matière première naturelle, a bondi de 20 % en un an, en raison de la sécheresse en Australie, le premier producteur mondial de cette laine fine, explique dans sa chronique, la journaliste au « Monde, Juliette Garnier.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤                     
                                                   
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« Coup de chaud sur la laine du mérinos »

Le prix de cette matière première naturelle, a bondi de 20 % en un an, en raison de la sécheresse en Australie, le premier producteur mondial de cette laine fine, explique dans sa chronique, la journaliste au « Monde, Juliette Garnier.



LE MONDE ECONOMIE
 |    27.10.2018 à 11h00
    |

                            Juliette Garnier








                        



                                


                            

Matières premières. C’est du jamais-vu depuis 1968. Les moutons mérinos ont trop chaud dans l’est de l’Australie. Devant la Chine et la Nouvelle-Zélande, le pays est le premier producteur de cette laine fine, respirante et ultra-résistante dont raffolent les fabricants de pulls en V. Uniqlo en a fait l’un de ses produits phares. L’enseigne japonaise de mode écoule, chaque année, des millions de ces tricots fins aux couleurs vives à prix plancher. Mais les tarifs d’Uniqlo pourraient bientôt grimper.
Pour la première fois depuis cinquante ans, le prix de référence de la laine mérinos australienne a franchi en septembre la barre symbolique des 20 dollars par kilo en Australie, rapporte l’agence Reuters. En un an, le prix de cette laine issue des moutons mérinos, bêtes à laine originaires d’Espagne, a bondi de 20 % en un an. En cause : la sécheresse.
L’Australie traverse un épisode caniculaire d’une exceptionnelle gravité. Dans certaines régions de culture et d’élevage de l’est du pays, les précipitations ont été de 40 % inférieures à la moyenne des vingt dernières années, d’après le Bureau gouvernemental australien pour les études agricoles et les ressources (Abares). « Les récoltes de l’hiver 2018-2019 figureront parmi les pires de l’histoire de l’est de l’Australie », estime désormais la banque Rabobank dans une étude publiée en octobre.

La sécheresse fait souffrir les cheptels. Les bêtes ont peu à brouter. Leur lainage est moins abondant et de moindre de qualité. Et le nombre de têtes diminue. Beaucoup des éleveurs de mérinos ont d’abord eu recours au fourrage pour nourrir leurs troupeaux, avant d’y renoncer et de vendre ou d’abattre des bêtes pour éviter la faillite. Les semaines à venir s’annoncent aussi très compliquées. L’agence météorologique australienne prévoit que les trois prochains mois seront plus secs et plus chauds que la moyenne.
Des stocks au plus bas
Le gouvernement australien...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ L’ouverture de nouvelles routes maritimes au pôle Nord du fait du réchauffement climatique n’aura qu’une conséquence modeste sur le commerce, selon le Centre d’études prospectives et d’informations internationales.
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Transport maritime : les nouvelles routes polaires ne devraient pas bouleverser le commerce mondial

L’ouverture de nouvelles routes maritimes au pôle Nord du fait du réchauffement climatique n’aura qu’une conséquence modeste sur le commerce, selon le Centre d’études prospectives et d’informations internationales.



LE MONDE ECONOMIE
 |    27.10.2018 à 11h00
    |

            Marie de Vergès








                        



                                


                            

Le réchauffement climatique va-t-il chambouler la géographie de la mondialisation commerciale ? L’ouverture en Arctique, « grâce » à la fonte des glaces, de nouvelles voies propres à la navigation de porte-conteneurs suscite autant de fantasmes que de répulsion. Or, « ces nouvelles routes n’auront qu’un impact modeste sur le commerce mondial », estime une étude tout juste publiée par le Centre d’études prospectives et d’informations internationales (Cepii).
Comme le rappellent ses auteurs, Jules Hugot et Camilo Umana Dajud, la découverte d’une route du Nord pour accéder à l’Asie est un Graal des navigateurs européens depuis des siècles : dès le XVIIe siècle, l’explorateur britannique Henry Hudson chercha sans relâche ce fameux « passage du Nord », qu’il ne réussit jamais à emprunter faute de pouvoir fendre la glace.

Le changement climatique est en train de bouleverser la donne : l’été dernier, les températures ont été anormalement élevées dans le cercle polaire arctique, dépassant par endroits les 30 °C. Et pour la première fois, entre fin août et fin septembre, un navire porte-conteneurs de Maersk, la première compagnie maritime au monde, a relié Saint-Pétersbourg depuis Vladivostok en longeant les côtes sibériennes. Jusqu’alors, seuls des navires de moindre taille avaient parcouru cette route, désormais accessible de juillet à octobre.
Des gains commerciaux limités
La lettre du Cepii souligne que trois nouvelles voies pourraient s’ouvrir à la navigation de façon permanente, d’ici à 2050 et au-delà. Outre celle qui longe la Sibérie (passage du Nord-Est), un autre itinéraire borde la côte septentrionale (passage du Nord-Ouest), les deux débouchant sur l’océan Pacifique via le détroit de Béring. Une troisième route, enfin, la Transpolaire, reliera l’Atlantique au Pacifique à travers l’océan Arctique.

Dans bien des cas, ces passages réduiront effectivement les distances, comparées...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ Editorial. Alors qu’Angela Merkel prône l’arrêt des livraisons d’armes à l’Arabie saoudite, le choix de la realpolitik d’Emmanuel Macron, qui juge la proposition « démagogique », interroge.
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Au-delà de l’affaire Khashoggi, la guerre au Yémen

Editorial. Alors qu’Angela Merkel prône l’arrêt des livraisons d’armes à l’Arabie saoudite, le choix de la realpolitik d’Emmanuel Macron, qui juge la proposition « démagogique », interroge.



LE MONDE
 |    27.10.2018 à 10h28
 • Mis à jour le
27.10.2018 à 12h48
   





                        


Editorial du « Monde ». La sauvagerie de l’assassinat de l’opposant saoudien Jamal Khashoggi le 2 octobre a suscité à raison une indignation générale. Les capitales occidentales ne pouvaient rester sans réagir, alors que s’accumulent, depuis trois semaines, les détails macabres et les éléments montrant l’implication de Riyad au plus niveau.
Premier exportateur de pétrole mondial, premier acheteur d’armement au monde et principale puissance de la péninsule Arabique, le Royaume saoudien se sent d’autant plus intouchable qu’il peut compter sur le total soutien de Donald Trump dans sa guerre pour contenir l’influence iranienne. Mais, sous le choc de ce crime atroce commis dans les locaux du consulat saoudien à Istanbul par un commando venu de Riyad, le débat sur les sanctions est lancé. A commencer par les ventes d’armes.
La pire tragédie humanitaire en cours
Cette question a trop longtemps été éludée, alors que, depuis quatre ans, Riyad mène, à l’initiative de Mohammed Ben Salman (MBS) lui-même, une sale guerre au Yémen pour museler les insurgés houthistes protégés par Téhéran. Ce mouroir dénoncé par l’ONU comme la pire tragédie humanitaire en cours, n’avait jusqu’ici guère ému ni les opinions occidentales ni leurs gouvernements. Seules les ONG se battent dans l’indifférence générale pour demander l’arrêt des livraisons des armes alimentant l’interminable carnage.

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La chancelière allemande, Angela Merkel, prône ouvertement une telle solution tant que les dessous de la mort de Khashoggi ne seront pas éclaircis. Et elle rappelle aussi que « l’Arabie saoudite doit tout faire pour résoudre la crise humanitaire au Yémen ». Sa position est néanmoins hypocrite. Alors que l’accord de coalition gouvernementale avec le SPD interdit explicitement toute vente d’armes « à des pays impliqués dans la guerre au Yémen », les autorités allemandes ont depuis le début de l’année autorisé pour 416,4 millions d’euros de contrats d’armement avec Riyad.
« De la pure démagogie »
L’enjeu pour les autorités françaises est d’une tout autre ampleur. L’Arabie saoudite était derrière l’Egypte le deuxième client en 2017 de l’industrie d’armement française. En outre, depuis le grand tournant prosaoudien amorcé sous la présidence de François Hollande, c’est un « partenaire stratégique », même si Paris voudrait aussi rééquilibrer ses relations avec Téhéran.
Aux yeux d’Emmanuel Macron, évoquer un arrêt des ventes d’armes serait « de la pure démagogie ». « Je comprends le lien avec le Yémen, mais il n’y a en a aucun avec M. Khashoggi », a insisté le chef de l’Etat, resté longtemps silencieux sur l’affaire, même s’il n’a pas hésité, lors d’un entretien avec MBS le 25 octobre, à lui dire « toute son indignation » pour l’assassinat de l’opposant. M. Macron évoque, quand les exécutants et les commanditaires auront été identifiés, des sanctions individuelles ciblées. Une position somme toute assez proche de celle affichée par M. Trump, qui a aussi brandi cette menace en excluant de remettre en cause les 110 milliards de dollars de contrats d’armements prévus avec Riayd.
On peut s’interroger sur la pertinence de ce choix assumé de realpolitik au risque de se trouver en porte-à-faux avec l’opinion publique et surtout avec notre principal partenaire européen. L’affaire Khashoggi constitue au contraire une occasion de faire pression sur l’Arabie saoudite au Yémen. Un embargo sur les ventes d’armes serait une victoire posthume de ce journaliste, longtemps proche de la famille royale saoudienne, avant de devenir le pourfendeur acharné de l’aventurisme géopolitique de l’homme fort de Riyad.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ Après avoir passé quarante mois dans les geôles de l’EI, le journaliste Jumpei Yasuda est critiqué et décrit comme un « élément perturbateur de la société ».
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Le difficile retour au Japon d’un ancien otage en Syrie

Après avoir passé quarante mois dans les geôles de l’EI, le journaliste Jumpei Yasuda est critiqué et décrit comme un « élément perturbateur de la société ».



LE MONDE
 |    27.10.2018 à 10h17
    |

            Philippe Mesmer (Tokyo, correspondance)








                        



   


« Quand je l’ai vu dans le terminal, je me suis précipitée et l’ai enlacé. Quand je lui ai dit : “bienvenue à la maison”, il a eu une petite réserve. » Son épouse, Myu, décrit le retour difficile dans son pays, jeudi 25 octobre, de Jumpei Yasuda, ancien otage japonais en Syrie. Sous le choc après quarante mois d’une détention qu’il a lui-même qualifié d’« enfer », le journaliste indépendant doit affronter un accueil mitigé dans l’Archipel.
Depuis l’annonce de sa libération mardi, un flot de critiques – essentiellement anonymes – se déverse sur les réseaux sociaux autour de la notion de « jiko sekinin », la « responsabilité individuelle ». Leurs auteurs reprochent à M. Yasuda, qui a réalisé plusieurs reportages remarqués au Proche-Orient depuis le début des années 2000, d’avoir bravé l’interdit gouvernemental de se rendre dans des zones dangereuses.
La décision suivait l’assassinat, début 2015, par l’organisation Etat islamique de deux Japonais, le journaliste Kenji Goto – ami de M. Yasuda – et Haruna Yukawa, qui dirigeait une société de sécurité. Aux yeux des critiques du journaliste, il n’aurait eu que ce qu’il mérite. D’où des invectives blessantes comme, « anti-citoyen » ou « élément perturbateur de la société ». Certains l’ont même qualifié d’« otage professionnel » car il a déjà été enlevé. C’était en 2004 en Irak, où il travaillait sur les souffrances causées par la guerre.
Shinzo Abe se dit « soulagé »
Il a heureusement quelques défenseurs. Toru Tamakawa, commentateur sur TV Asahi, estime qu’il faut rejeter « avec fermeté » l’argument de la responsabilité individuelle. « Nous avons besoin de gens qui risquent leur vie pour obtenir des informations sur le terrain », explique-t-il.
La polémique rappelle celle survenue en 2004 au sujet de trois otages japonais, deux travailleurs humanitaires et un photographe, libérés après neuf jours de détention en Irak. A leur arrivée à Tokyo, des centaines de personnes les attendaient non pour saluer leur libération mais pour les conspuer. « Vous êtes la honte du Japon » ou « Voleurs d’impôts », disaient des pancartes brandies par la foule hostile rassemblée à l’aéroport.
Cette colère, qui traduisait selon Masatoshi Saito, journaliste de la chaîne TBS, les dérives au Japon du néolibéralisme et du néonationalisme, avait été instrumentalisée par le gouvernement du premier ministre, Junichiro Koizumi (2001-2006), qui souhaitait détourner les critiques contre l’intervention des Forces d’autodéfense – les troupes japonaises – aux côtés de l’armée américaine en Irak.
Difficile cette fois de parler d’instrumentalisation. Le premier ministre, Shinzo Abe, s’est dit « soulagé » d’apprendre la libération de M. Yasuda. Une question demeure pourtant : y-a-t-il eu paiement d’une rançon ? Tokyo dit que non. Mais l’observatoire syrien des droits humains, structure basée à Londres et suivant la guerre en Syrie, affirme que de l’argent a été versé par le Qatar qui, avec la Turquie, a joué un rôle déterminant pour la libération de Jumpei Yasuda.
Il présente ses excuses
Le journaliste a livré quelques bribes d’informations sur sa détention dans l’avion qui le ramenait au Japon. Il a été capturé en juin 2015 dans la province d’Idlib (nord-ouest de la Syrie) par des militants présumés du mouvement Hayat Tahrir Al-Cham, anciennement le Front Al-Nosra proche du réseau Al-Qaida.
Les trois années qui ont suivi ont été marquées par des abus physiques et psychologiques. « Pendant plus de six mois, ils ne m’ont pas laissé me laver. Ils me donnaient des conserves, mais pas d’ouvre-boîtes », a expliqué M. Yasuda, amaigri et fatigué. Il est resté confiné près de huit mois dans une cellule de 1,5 mètre de long. Il ne pouvait même pas allonger ses jambes pour dormir. « Je vivais dans la peur permanente de ne jamais m’en sortir ou d’être tué. »
En arrivant au Japon, le journaliste a choisi de faire profil bas. Dans un communiqué transmis à la presse par son épouse, il a présenté ses excuses « pour avoir causé des problèmes et suscité des inquiétudes » et promis de donner des explications sur sa détention.



                            


                        

                        

