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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Les onze personnes tuées dans la synagogue de Pennsylvanie samedi ont été identifiées. Le maire de la ville a relancé l’épineux débat sur les armes à feu.
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Le tireur de Pittsburgh a évoqué « son désir de tuer des Juifs » pendant l’attaque contre une synagogue

Les onze personnes tuées dans la synagogue de Pennsylvanie samedi ont été identifiées. Le maire de la ville a relancé l’épineux débat sur les armes à feu.



Le Monde.fr avec AFP
 |    28.10.2018 à 15h12
 • Mis à jour le
28.10.2018 à 17h23
   





                        



   


Robert Bowers, l’homme inculpé pour avoir tué samedi onze personnes dans une synagogue à Pittsburgh, a évoqué le « génocide et son désir de tuer des Juifs » pendant l’attaque contre ce lieu de culte, a confirmé dimanche 28 octobre Scott Brady, le procureur général de l’ouest de la Pennsylvanie.
Il a confirmé que Robert Bowers, 46 ans, était armé de trois armes de poing et d’un fusil d’assaut semi-automatique AR-15 lors de l’attaque. Le suspect, qui sera déféré lundi, a été inculpé de 29 chefs d’accusation et encourt la peine de mort. Blessé lors de sa confrontation avec les forces de l’ordre, il a été opéré et restait hospitalisé dans un état stable dimanche matin.
Les onze morts – trois femmes et huit hommes – ont par ailleurs été identifiés et leurs familles prévenues, ont ajouté les autorités américaines. L’identité des victimes, qui venaient toutes de cette ville industrielle de l’ouest de la Pennsylvanie ou de ses environs, a été rendue publique :
Sylvan et Bernice Simon, 86 et 84 ans ;Cecil et David Rosenthal, 59 et 54 ans ;Joyce Fienberg, 75 ans ;Richard Gottfried, 65 ans ;Rose Mallinger, 97 ans ;Jerry Rabinowitz, 66 ans ;Daniel Stein, 71 ans ;Melvin Wax, 88 ans ;Irving Younger, 69 ans.

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Le débat sur les armes à feu une nouvelle fois relancé
« Nous savons que la haine ne l’emportera jamais, que ceux qui essaient de nous diviser à cause de la façon dont nous prions ou de l’origine de nos familles dans le monde vont perdre », a estimé au cours d’un point presse le maire de Pittsburgh, Bill Peduto.
L’élu démocrate a également relancé l’épineux débat sur les armes à feu, alors que les fusillades endeuillent régulièrement les Etats-Unis :
 « J’ai entendu le président dire qu’il faudrait armer des gardes dans nos synagogues. Notre approche devrait plutôt être : comment retirer les armes à feu – qui sont le dénominateur commun de toutes les fusillades en Amérique – des mains de ceux qui veulent exprimer leur haine raciste avec des meurtres ? »
« C’est un exemple où s’il y avait eu un garde armé à l’intérieur, ils auraient peut-être pu être en mesure de l’arrêter immédiatement », avait plus tôt estimé le président américain, Donald Trump. « Il ne doit y avoir aucune tolérance pour l’antisémitisme ou pour n’importe quelle forme de haine religieuse », avait-il insisté.
L’auteur de l’attaque avait publié en ligne des commentaires antisémites, y compris quelques heures avant de passer à l’acte. Dans un commentaire, il reprochait à Donald Trump de ne pas agir avec assez de fermeté pour stopper « la contamination » des Etats-Unis par les Juifs.

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Condamnations internationales
Du pape François à la chancelière allemande, Angela Merkel, les condamnations de la tuerie et les messages de solidarité avec les victimes ont afflué dimanche, dénonçant l’antisémitisme et un climat de « haine » aux Etats-Unis.
Le pape a ainsi appelé à « éteindre les foyers de haine qui se développent dans notre société, en renforçant le sens d’humanité, le respect de la vie, les valeurs morales et civiles ».
« L’ensemble du peuple d’Israël partage le deuil des familles des morts, a déclaré de son côté le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou. Nous sommes solidaires avec la communauté juive de Pittsburgh. Nous sommes solidaires avec le peuple américain face à cette violence antisémite horrible. »
En France, le président Emmanuel Macron a condamné « avec force cet acte d’antisémitisme », tandis qu’en Allemagne, la chancelière Angela Merkel dénonce « la haine antisémite aveugle ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Les partis de la coalition au pouvoir enregistrent un recul de 10 points par rapport à 2013. Le parti d’extrême droite AfD fait son entrée au Parlement régional, le dernier où il n’était pas encore représenté.
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Allemagne : la CDU de Merkel et le SPD désavoués lors d’élections régionales dans la Hesse

Les partis de la coalition au pouvoir enregistrent un recul de 10 points par rapport à 2013. Le parti d’extrême droite AfD fait son entrée au Parlement régional, le dernier où il n’était pas encore représenté.



Le Monde.fr avec AFP
 |    28.10.2018 à 18h43
 • Mis à jour le
28.10.2018 à 18h48
   





                        



   


C’est un nouveau coup dur pour la chancelière allemande. Le parti conservateur d’Angela Merkel (CDU) et son partenaire social-démocrate (SPD) au sein de la coalition qui gouverne à Berlin ont enregistré dimanche 28 octobre de lourdes pertes lors d’élections régionales clés dans la Hesse, selon des sondages sorties des urnes.
Le parti de la chancelière arrive en tête avec 27 à 28 % des voix dans cet Etat régional, mais enregistre un recul de plus de 10 points par rapport au précédent scrutin en 2013. Avec 20% des voix, le SPD perd également dix points selon ces sondages des chaînes de télévision publique ARD et ZDF. Avec 12 % à 13 % des voix, l’extrême droite fait en revanche son entrée dans le Parlement régional, le dernier en Allemagne où le parti Alternative pour l’Allemagne (AfD) n’était pas encore représenté.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ A quelques heures du second tour de la présidentielle, la cité carioca, qui a voté à 60 % pour le candidat d’extrême droite Jair Bolsonaro au premier tour, n’en finit plus de soigner sa gueule de bois.
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Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail                       Dans le quartier Jardim Gramacho, au nord de Rio de Janeiro, qui a abrité jusqu’en 2012 la plus grande décharge à ciel ouvert d’Amérique du Sud. DARIO DE DOMINICIS POUR LE MONDE             Dans la conscience collective brésilienne, Rio incarne le principe du plaisir. Le bonheur est censé être là, sous ses palmes, le long des plages où les corps s’abandonnent à leur perfection. « L’homme vertical est fini à Rio de Janeiro », écrivait autrefois Charles Vanhecke, correspondant du Monde au Brésil. « Lui succède l’homme viscéral », ajoutait-il.          Aujourd’hui, la cité carioca a peut-être su rester cet endroit où les Brésiliens se sentent le plus Brésiliens, où ils portent à l’état de fusion leurs vertus et leurs insuffisances, elle est surtout devenue une ville-colère, jouant de l’énergie et des ruptures, d’aigreur et de révolte, sans le moindre état d’âme.          Le 7 octobre, au premier tour de l’élection présidentielle, elle a voté à 60 % pour le candidat d’extrême droite, Jair Bolsonaro. Un plébiscite pour ce capitaine de réserve, né à Sao Paulo mais carioca d’adoption, résidant depuis des lustres dans un des quartiers les plus chics de Rio, le très excentré Barra de Tijuca, réplique miniature de Miami où se retrouvent classe moyenne, bourgeoisie et nouveaux riches.          La mesure n’est pas le genre carioca          Jamais la principale force d’opposition, le Parti travailliste de l’ancien président Luiz Inacio Lula da Silva, aujourd’hui incarcéré, n’avait été à ce point laminée dans les urnes. Pas une seule commune n’a porté en tête, ce soir-là, son candidat Fernando Haddad. Un camouflet pour une formation qui avait au moins réussi à remporter, il y a quatre ans, 54 circonscriptions de la ville et de sa périphérie (12 millions d’habitants) avec la candidate Dilma Rousseff, lui offrant même, à l’époque, 55 % au second tour.          D’après un dernier sondage, Bolsonaro atteindrait 65 % des voix au second tour, qui doit se tenir dimanche 28 octobre. C’est beaucoup pour un homme connu pour son style agressif, sa parole misogyne, homophobe et raciste. Beaucoup pour un nostalgique d’une période dictatoriale (1964-1985) que l’on croyait sortie des mémoires dans une ville d’où a surgi, dans les années 1950, la bossa-nova comme signe politique libérateur.                       Un supporteur de Jair Bolsonaro devant le domicile du candidat d’extrême droite à la présidentielle, à Rio de Janeiro, le 6 octobre. DARIO DE DOMINICIS POUR LE MONDE              Lire aussi Au Brésil, le triomphe attendu de Bolsonaro déchaîne les violences homophobes                     ;       — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? Se connecter   S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     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Article sélectionné dans La Matinale du 27/10/2018
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Pourquoi, et par quoi, remplacer un pénis ?


                      Si le membre viril comme instrument pénétrant est remplaçable, il ne l’est pas comme instrument de plaisir, rappelle la chroniqueuse de « La Matinale », Maïa Mazaurette.



LE MONDE
 |    28.10.2018 à 06h16
 • Mis à jour le
28.10.2018 à 17h23
    |

                            Maïa Mazaurette








   


C’est une question qui fâche, mais qui devrait nous rassembler : remplacer les pénis, pour quoi faire ? Le corps humain doit-il toujours être transformé en marchandise, ou en l’occurrence, traité comme un objet ? S’agit-il de castrer les hommes pour satisfaire le lobby féministo-chirurgical ? Délaissons les théories du complot et soignons plutôt notre bonne humeur dominicale : disposer d’alternatives pour la pénétration pourrait paradoxalement sauver nos pénis sous pression. Car en ce moment, on leur en demande beaucoup.
L’omniprésence de la pornographie commerciale fait en effet croire que les pénis normaux (13 cm en érection) ne répondent pas aux critères contemporains de désirabilité (malheureusement, savoir que la pornographie est hyperbolique n’empêche pas d’en ressentir les effets – de même que les retouches publicitaires n’empêchent pas de développer des complexes). Nos attentes concernant les performances sont tout aussi irréalistes : selon l’enquête Zava de mai 2018, un Français sur deux surestime la durée du rapport sexuel (qui est de 5 minutes en moyenne).
Cette pression touche les micropénis autant que les gourdins, les malades (stress, déprime, effets secondaires médicamenteux) autant que les amants bien portants victimes de coups de mou bénins (fatigue, ivresse, routine). Car quand on a l’impression de ne pas « assurer », le cercle vicieux s’enclenche, provoquant des impuissances ou des éjaculations rapides. C’est la double peine ! Face à ces embarras, on a tendance à penser implants ou pilules. Mais des alternatives non-invasives – des pénis de remplacement, donc – peuvent constituer des filets de sécurité émotionnels et sexuels. Plutôt que se morfondre face à une mécanique constamment perçue comme défaillante, il faudrait pouvoir porter des godemichés comme on enfile une paire de lunettes.
Chemins de traverse
Les hommes ne sont bien sûr pas les seuls bénéficiaires de cette forme d’« aide à domicile ». Les femmes, les couples de femmes, les personnes trans, les masturbateurs comme vous et moi (surtout vous) sont concernés… tout comme les simples curieux et les explorateurs. Si les chemins de traverse nous donnent du plaisir, pourquoi se soumettrait-on toujours à l’anatomie ?
La première alternative qui vient à l’esprit, la plus proche du « vrai » pénis, c’est évidemment le gode-ceinture. Et si nous persistons à imaginer des harnachements de cuir et des protubérances agressives, il est temps de secouer les représentations, car la machine de guerre n’est pas la seule option. La marque WetForHer propose ainsi des petites culottes féminines, auxquelles les utilisatrices peuvent attacher des godemichés (de 85 à 125 euros le kit complet, existe aussi en version boxer).
Bien sûr, rien n’oblige à remplacer un pénis par son strict équivalent, ou par une excroissance qui se situerait au même endroit ! Les amants audacieux pourront jouer sur des pénis déplaçables, destinés à inventer de nouvelles positions : il existe des harnais « universels » permettant de se coller une verge sur le genou, sur la cuisse ou au milieu du front, comme nos amies les licornes. Avant d’en rire, considérez les possibilités offertes : avec un godemiché installé sur le menton, on peut combiner pénétration vaginale et cunnilingus. Absurde ? Pas pour le plaisir féminin !
Cependant, si le côté Frankenstein vous effraie, considérez plutôt les godemichés façon science-fiction, fixables sur des machines (les mécaniciens du dimanche adoreront construire la leur) ou sur son mobilier, en ajoutant tout bêtement des ventouses.
Du côté des godemichés sans harnais, les dernières limites de l’imagination tombent… D’où la nécessité de s’informer face à un choix pléthorique. Avez-vous envie d’un modèle réaliste, ludique, merveilleux ? Cette dernière question vaut qu’on remette en cause les représentations traditionnelles : vous trouverez dans le commerce des reproductions de pénis d’animaux (nos amies les bêtes apprécieront qu’on les laisse tranquilles) ou de créatures fantastiques (c’est la spécialité de la marque Bad Dragon, qui existe depuis déjà dix ans). On peut également se tourner vers des godemichés « aspirationnels » qui serviront uniquement d’objet de fantasme (je doute que quiconque arrive à insérer les 90 centimètres du modèle Moby ailleurs que dans son imagination).
Découpler pénis et virilité
Puisque nous parlons de format, ne négligeons pas un des intérêts essentiels du pénis artificiel : sa taille… mais sans aller forcément vers l’élargissement. Car en l’absence de terminaisons nerveuses sur votre dildo préféré, vous ne saurez pas toujours si vous faites mal, ou au contraire, si votre partenaire a un orgasme. Il faut donc redoubler d’attention… ou commencer en utilisant les substituts les moins chers du marché : les doigts (et par extension, les mains). Côté précision et mobilité, on n’a pas encore trouvé mieux. Cependant, les adeptes du silicone pourront aussi se tourner vers les petits godemichés flexibles, bien plus supportables et bien moins intimidants pour une pénétration anale.
Enfin, grâce aux modèles à double embout, en verre, métal ou bois, aux variations vibrantes, parlantes, gonflables, phosphorescentes, connectées, waterproof, d’autres modes d’intromission deviennent possibles, qui nous éloignent du côté glauque souvent associé aux godemichés ultraréalistes. Chacune de ces spécificités questionne nos habitudes : finalement, la pénétration, c’est quoi ? Sur qui s’opère-t-elle, à quelles fins, dans quelles positions ? Pourquoi la production culturelle s’acharne-t-elle à nous présenter comme alternatives des concombres ou des manches à balais ?
Le fait est que nous restons attachés à l’intégrité du corps masculin dans toutes ses dimensions… et tant mieux. Car si le pénis comme instrument pénétrant est remplaçable, il ne l’est absolument pas comme instrument de plaisir (le jour où les concombres auront des orgasmes, faites-moi signe). A ce titre, le membre viril ne risque pas de finir aux oubliettes ! On rappellera d’ailleurs aux réticents que ça n’était pas « mieux avant » : le plus vieux godemiché a été retrouvé en Allemagne, et daterait d’il y a 30 000 ans. De la Grèce antique à Shakespeare, de la Chine du XVe siècle au Zanzibar du XIXe siècle, nous avons toujours eu des alternatives. Manifestement, ça ne nous a jamais empêché de reproduire l’espèce.
Pas de panique morale, donc : découpler le pénis de la virilité ne remet pas plus en cause la virilité que découpler les performances de la jouissance ne remet en cause notre humanité. On pourrait même arguer du contraire. Se prendre pendant quelques minutes pour un amant infatigable, rêver d’être un dieu ou un esclave, fantasmer un corps différent et des plaisirs infinis… qu’y a-t-il finalement de plus humain ?



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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ La question n’est plus de savoir si le Paris Saint-Germain sera champion, mais quand. Et le club, qui se déplace à Marseille, n’est pas le seul à avoir son mot à dire.
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OM - PSG : Ligue 1 cherche concurrents à Paris pour un semblant de suspense

La question n’est plus de savoir si le Paris Saint-Germain sera champion, mais quand. Et le club, qui se déplace à Marseille, n’est pas le seul à avoir son mot à dire.



LE MONDE
 |    28.10.2018 à 10h30
 • Mis à jour le
28.10.2018 à 18h25
    |

                            Grégor Brandy








                        



   


Dix victoires en dix journées. Jamais un club français n’avait réalisé un tel début de championnat : ni le Lyon des années 2000, ni le Marseille du début des années 1990, ni le Saint-Etienne des années 1970 ou le Stade de Reims des années 1950.
C’est dire la performance du Paris Saint-Germain en ce début de saison sur la scène nationale. Dix victoires, 37 buts marqués (aucun match à moins de trois buts), et seulement six encaissés. Lille, auteur d’un début de saison remarquable (son meilleur depuis 2004), pointait à huit longueurs avant la 11e journée.
Sur les vingt dernières saisons, seuls deux clubs avaient pris une telle avance si tôt dans le championnat : Marseille, en 2014, sous l’impulsion de Marcelo Bielsa. Les Marseillais comptaient alors 25 points, soit sept de plus que les Parisiens, mais ils s’étaient effondrés en seconde partie de saison, et avaient fini à la quatrième place, loin derrière Paris. L’autre exemple, sans doute plus similaire à celui du PSG, est celui de l’Olympique lyonnais. En 2006, les Rhodaniens, qui allaient finir la saison avec un sixième titre consécutif, comptaient déjà 28 points, soit huit de plus que Marseille. Ils avaient fini la saison avec 17 points d’avance sur l’OM et un titre décerné dès la 33e journée.
A quand le titre de champion ?
Dès lors, au vu de la mainmise parisienne sur le championnat, la question ne semble plus vraiment de savoir si le PSG sera champion de France, mais quand il le sera. Depuis plusieurs jours, des observateurs plaisantent à moitié en se demandant si cela ne pourrait pas être le cas dès la fin de la première partie de saison, quand est attribué le titre honorifique de champion d’automne.
Heureusement pour le semblant de suspense, les chiffres sont têtus. Pour qu’un club prenne le plus d’avance possible sur ses adversaires, il faut qu’il remporte tous ses matchs, et que dans le même temps ses adversaires prennent le moins de points possible, et donc qu’ils concèdent des matchs nuls. Dans ce cas-ci, ils ne se partagent que deux points (un pour l’un et l’autre), quand trois points sont en jeu en cas de victoire (trois pour la vainqueur, zéro pour le vaincu). Dans ce monde hypothétique, il faudrait alors attendre la 23e journée pour qu’un club soit champion : il compterait 69 points (23 victoires), quand ses meilleurs dauphins (ceux qui ne l’ont affronté qu’une fois) n’en compteraient que 22 (22 matchs nuls, une défaite), et seulement 45 points seraient toujours en jeu.
Les autres clubs en juges de paix
Autant dire qu’il reste encore un petit moment avant que les Parisiens ne soient officiellement champions. Et le suspense de cette saison dépendra certes du PSG, mais également des résultats de ses adversaires. Or, cette saison, les Lillois ne se contentent pas de faire de simples matchs nuls. Si l’on pouvait se plaindre de la faible concurrence subie par le Paris Saint-Germain il y a quelques saisons, ce n’est pas vraiment le cas pour l’instant (et ce même si les favoris attendus ne répondent pas encore présents).

   


Avec 25 points acquis lors des onze premières journées, les hommes de Christophe Galtier semblent revivre après une saison catastrophique. A tel point qu’ils figurent dans la fourchette haute des dauphins à ce stade de la compétition. Sur les vingt dernières saisons, seuls Monaco (en 2013 et 2017) et Bordeaux (en 1998) ont fait aussi bien.
Au rythme actuel (et il semble plus que compliqué que Paris ne le tienne jusqu’à la fin de la saison), il faudrait attendre la 31e journée pour que Paris soit officiellement champion : soit une de plus que le record actuel, déjà détenu par le PSG, lors de la saison 2015-2016. Preuve que pour battre ce record, les Parisiens devront aussi compter sur les autres. Pas sûr que ce soit le plus palpitant des suspenses. Mais, cette saison, à moins que Marseille et les autres ne trouvent une recette miracle, c’est probablement ce dont il faudra se contenter en Ligue 1.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Ankara a pilonné des positions des Unités de protection du peuple (YPG) à l’ouest de Kobané, dans le nord de la Syrie. Erdogan avait menacé ces derniers jours de lancer une offensive à l’est de l’Euphrate.
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Syrie : l’armée turque bombarde une milice kurde soutenue par Washington

Ankara a pilonné des positions des Unités de protection du peuple (YPG) à l’ouest de Kobané, dans le nord de la Syrie. Erdogan avait menacé ces derniers jours de lancer une offensive à l’est de l’Euphrate.



Le Monde.fr avec AFP
 |    28.10.2018 à 18h20
   





                        



   


Au lendemain d’un sommet Turquie-Russie-France-Allemagne sur la Syrie à Istanbul, l’armée turque a bombardé dimanche 28 octobre des positions des Unités de protection du peuple (YPG) dans le nord de la Syrie. Cette milice kurde est soutenue par les Etats-Unis mais considérée comme « terroriste » par Ankara.
Selon l’agence de presse étatique turque Anadolu, l’artillerie turque a pilonné des positions des YPG situées sur la rive est de l’Euphrate, à l’ouest de Kobané. Ces bombardements turcs ont visé des abris et des tranchées des YPG sur une colline dans le village de Zur Maghar, situé sur la rive orientale de l’Euphrate en face de la ville de Jarablous. Anadolu affirme que l’artillerie turque a répliqué à des tirs provenant de cette zone.

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Ce bombardement survient alors que le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a plusieurs fois menacé ces derniers jours de lancer une offensive à l’est de l’Euphrate, après deux précédentes opérations à l’ouest du fleuve. Vendredi, M. Erdogan avait même lancé un « dernier avertissement » aux YPG.
Les YPG font partie d’une coalition arabo-kurde, les Forces démocratiques syriennes (FDS), qui est soutenue par les Etats-Unis pour combattre le groupe Etat islamique (EI). Mais Ankara considère les YPG comme le bras armé de l’extension en Syrie du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), un groupe qui livre une sanglante guérilla sur le sol turc depuis 1984.
Tensions entre Ankara et Washington
Si le PKK est classé comme « terroriste » par les alliés occidentaux de la Turquie, ce n’est pas le cas des YPG. Le soutien américain aux YPG est d’ailleurs l’un des principaux points de discorde entre Ankara et Washington, deux alliés au sein de l’OTAN dont les relations se sont dégradées depuis 2016.
Une offensive turque d’envergure à l’est de l’Euphrate risquerait d’aggraver encore les tensions entre les deux pays qui ont connu un pic au cours de l’été. Ces derniers mois, la Turquie a plusieurs fois menacé d’attaquer la ville de Minbej, tenue par les YPG et où des militaires américains sont également déployés. Pour apaiser les tensions, la Turquie et les Etats-Unis mènent désormais des patrouilles coordonnées.
La Turquie est très active en Syrie, où elle soutient l’opposition au régime de Bachar Al-Assad. Mais ces dernières années, elle s’est surtout concentrée sur les activités des milices kurdes syriennes à sa frontière qu’elle considère comme une menace à sa sécurité nationale.
La Turquie redoute en effet que l’établissement d’un « Etat kurde » à sa frontière galvanise les velléités séparatistes sur son sol. Depuis 2016, l’armée turque a lancé deux offensives dans le nord de la Syrie, à l’ouest de l’Euphrate, pour repousser les djihadistes de sa frontière et empêcher la jonction des différentes zones contrôlées par les YPG.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ Deux jours dans la vie des amoureux. Le premier parce que tout s’y joue,  le dernier parce que tout s’y perd. A chacun de deviner ce qui s’est passé entre-temps. Cette semaine, Julien, 47 ans, raconte.
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S’aimer comme on se quitte : « Elle épluche tout le temps mes messages, c’est insupportable, son insécurité permanente »


                      Deux jours dans la vie des amoureux. Le premier parce que tout s’y joue,  le dernier parce que tout s’y perd. A chacun de deviner ce qui s’est passé entre-temps. Cette semaine, Julien, 47 ans, raconte.



LE MONDE
 |    26.10.2018 à 14h07
 • Mis à jour le
28.10.2018 à 18h42
    |

                            Lorraine de Foucher








                              

                        

Premier jour
Chaque jeudi matin, je donne des cours à l’université. Les élèves sont aussi énergiques que ma vie professionnelle et sentimentale est apathique, ça me fait du bien d’être à leur contact. La fac tombe en ruines, mais la classe est d’un bon niveau. De belles amitiés sont en train de se nouer dans ce groupe. C’est rafraîchissant, vivifiant même, cela me rappelle ma jeunesse.
Au beau milieu de mon exposé d’économie, mon regard croise le sien et je bafouille, je rougis, je me bloque. Pendant ces 3-4 secondes d’éternité, je crois que toute la classe comprend que j’ai flashé sur cette fille, mais non, en fait, tout va bien. Mon trouble n’est pas remarqué. Plus tard, Alicia m’avouera que personne n’écoutait mon cours. Alicia, c’est son prénom, est l’une de mes élèves. Elle est très belle, mais ce n’est pas un mannequin anorexique. Avec son corps en sablier, ses formes rondes et ses fines attaches, elle a un côté pin-up des années 1950. Bien sûr, je sais qu’un prof ne doit pas fricoter avec un élève. C’est une barrière mentale que je m’interdis de franchir.
L’année se termine, les diplômes sont remis : la cérémonie est l’occasion de se recroiser. A la fin de la soirée, un verre à la main, je me lance et j’invite un petit groupe d’élèves à la grande fête que j’organise le lendemain pour mon anniversaire. Je sais qu’elle en fait partie. Ils débarquent en bande, et elle est là, chez moi, rayonnante. Elle me plaît, mais je n’ose pas, elle est trop jeune, nous avons dix-neuf ans d’écart. Un obstacle qui, visiblement, ne lui fait pas peur : elle sort ce soir-là avec l’un de mes amis. Une histoire sans lendemain, mais qui me la rend accessible.
Passent les vacances, elle m’écrit à la rentrée pour une histoire d’attestation. A 11 heures, elle débarque dans mon bureau, toujours aussi jolie, et accepte mon invitation à déjeuner. A table, elle me parle d’un concert où elle se rend le soir même, j’ai étonnamment aussi prévu d’y aller. Je suis...




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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ En décembre, l’Espagne sera la première nation à envoyer une candidate trans à la finale du concours international de beauté. Tout un symbole pour un des pays les plus avancés en matière de droits LGBT.
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Une candidate transgenre au concours de Miss Univers


                      En décembre, l’Espagne sera la première nation à envoyer une candidate trans à la finale du concours international de beauté. Tout un symbole pour un des pays les plus avancés en matière de droits LGBT.



M le magazine du Monde
 |    26.10.2018 à 13h44
 • Mis à jour le
26.10.2018 à 14h57
    |

            Sandrine Morel (Madrid, correspondance)








                              

                        

Elle a prévenu : n’attendez pas d’elle qu’elle défende vaguement « la paix dans le monde » lors de la compétition Miss Univers, qui se tiendra en décembre en Thaïlande. Son combat est plus personnel : « Exporter un message de tolérance, de respect et d’amour de soi », en brisant les derniers tabous sur la transsexualité. Angela Ponce, la candidate espagnole au concours international de beauté, est née homme dans le petit village andalou de Pilas, en janvier 1991, dans la province de Séville. Miss Espagne assure qu’à 4 ans, elle se sentait déjà une petite fille et que c’est à 11 ans qu’elle a commencé à se renseigner sur le changement de sexe. A 16 ans, elle entamait un traitement hormonal suivi, des années plus tard, d’une opération chirurgicale.
L’Espagne, l’un des pays les plus avancés en matière de droits des LGBTI (lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres et intersexués), devient ainsi la première nation à présenter une candidate transsexuelle en finale de Miss Univers. La Canadienne Jenna Talackova l’avait bien tenté, en 2012, mais elle avait été expulsée quand l’organisation avait découvert son changement de sexe. Le règlement du concours international n’admettait pas alors les concurrentes transgenres. La polémique suscitée avait entraîné une modification des statuts et la réintégration de la jeune femme. Mais Jenna Talackova n’était pas parvenue à se hisser parmi les finalistes. Angela Ponce avait subi le même revers en 2015, alors qu’elle venait d’être élue Miss Cadiz.

L’élargissement du concours aux transexuelles n’est pas du goût de toutes les participantes. « Le royaume de la beauté qu’est Miss Univers est pour les femmes qui sont nées femmes, a déclaré début octobre Miss Colombie, Valeria Morales. Les femmes ont leur essence et leur authenticité. »
Des droits perfectibles
Angela Ponce en a vu d’autres. Après son couronnement national, l’une des perdantes avait critiqué son physique et attribué...




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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Connu du grand public pour avoir animé l’émission culte de Canal+ « Nulle part ailleurs », Philippe Gildas est mort dans la nuit de samedi à dimanche à l’âge de 82 ans.
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Le journaliste et animateur Philippe Gildas est mort

Connu du grand public pour avoir animé l’émission culte de Canal+ « Nulle part ailleurs », Philippe Gildas est mort dans la nuit de samedi à dimanche à l’âge de 82 ans.



LE MONDE
 |    28.10.2018 à 10h06
 • Mis à jour le
28.10.2018 à 14h17
    |

                            Martine Delahaye








                        



   


On ne le retrouve guère, sur le Net, qu’en Monsieur Loyal dans l’émission de Canal+ « Nulle part ailleurs », submergé par des fous rires à l’écoute de la bande des Nuls ou de son délirant comparse Antoine de Caunes. Un complice qui n’aura eu de cesse de le moquer pour sa petite taille et ses supposées talonnettes, ses grandes oreilles ou ses brushings façon « moumoute ». Mais au regard des décennies pendant lesquelles il a officié tant à la radio qu’à la télévision, le parcours professionnel de Philippe Gildas illustre surtout la mutation qu’ont connue les médias au cours des cinquante dernières années ainsi que les relations étroites et mouvantes entre le politique et l’audiovisuel, tant public que privé. Philippe Gildas est mort à Paris dans la nuit du samedi 27 au dimanche 28 octobre à l’âge de 82 ans, a fait savoir Antoine de Caunes. Il souffrait d’un cancer.
Enorme bosseur, pointilleux jusqu’à l’obsession, malin tendance débrouillard, le verbe sobre mais capable de rognes telluriques aussitôt oubliées, l’allure décontractée – jamais de cravate –, Philippe Gildas, qui ne se prenait jamais au sérieux, se sera vu confier la rédaction des trois plus importantes stations de radio, RTL, Inter et Europe 1, aura présenté le journal télévisé au temps de l’ORTF d’après Mai-68, avant de devenir une figure emblématique de la première chaîne privée à péage du paysage audiovisuel français, Canal+. Et pourtant « je n’ai jamais eu de plan de carrière, assurait-il au Monde en 2008. Mon parcours est un condensé de contradictions mais je n’ai ni remords ni regrets. Le hasard m’a porté à chaque fois au bon croisement. » Une antienne reprise dans sa biographie, coécrite avec Gilles Verlant, Comment réussir à la télévision quand on est petit, breton, avec de grandes oreilles ? (Flammarion, 2010).
Débuts à la radio
Si ce jeune Breton, né le 12 novembre 1935 à Auray (Morbihan), choisit, sans le sou, de s’ancrer à Paris au sortir du Centre de formation des journalistes (CFJ), c’est qu’il est déjà marié et père du premier de ses trois fils, né en 1960 et prénommé Gildas. Il entre tout d’abord au journal Combat, où il devient rapidement chef des informations générales. Mais il est rattrapé par ses obligations militaires : de la classe 61, il risque de devoir partir en Algérie, pour une guerre contre laquelle il a milité, à la Sorbonne, pendant ses études de lettres classiques. Il atterrit finalement au service d’information des armées à Paris.
Il n’en a pas encore fini avec ses vingt et un mois de service militaire qu’une rencontre avec son plus proche camarade au CFJ l’amène à être recruté pour une nouvelle tranche matinale qu’entend créer Radio Luxembourg, future RTL, alors en pleine mutation. Il entre pour la première fois dans une radio sous son vrai nom, Philippe Leprêtre, le 24 décembre 1962 à minuit, et, poussé vers le micro, lit son premier bulletin d’information le 1er janvier 1963, celui de 6 heures, sous le pseudonyme de Philippe Gildas : le titulaire avait trop bien fêté la Saint-Sylvestre et lui, toujours sous les drapeaux, a ajouté le prénom de son fils au sien pour échapper à toute sanction.
Le « cadeau » le plus durable qu’il estime avoir laissé à la télévision ? La météo !
Rapidement repéré pour sa rigueur et ses capacités à diriger des équipes – il est l’aîné de sept frères, a été un cadre scout et milité à l’UNEF à la Sorbonne –, il prend la direction de l’information de Radio Luxembourg deux ans seulement après son arrivée. « Je suis un bon OS, un ouvrier spécialisé dans l’information, estime-t-il dans sa biographie. (…) Je n’ai rien d’un génie de l’info. Je ne la conceptualise pas, je ne m’intéresse pas aux idées qui sont derrière, seule la façon de communiquer me préoccupe. Avec à la clé cette question essentielle : comment arriver à la justesse de l’info ? » 
Présentation du JT
Après de belles années à RTL, les dissensions au sein de la rédaction, nées en Mai 68 et restées vives, amènent Gildas à présenter sa démission. Il intègre en 1969 l’ORTF, en pleine mutation post-événements, au sein de la nouvelle unité d’information que dirige Pierre Desgraupes. Il y présente notamment le JT, « Information première », en alternance avec Etienne Mougeotte. Sans prompteur, sans cravate et avec des cheveux longs pour cacher ses oreilles.
Le « cadeau » le plus durable qu’il estime avoir laissé à la télévision ? La météo ! De par son passage à RTL, Gildas a retenu une vérité première : à chaque heure, l’info météo est celle que le public attend en priorité. Aussi, son leitmotiv étant « Tout est info », il fera de la météo un rendez-vous incarné à l’intérieur même du JT. Il ne s’agit pas encore avec d’une « miss météo », mais ça viendra…
Le 5 juillet 1972, le premier ministre de Georges Pompidou, Jacques Chaban-Delmas, tenant d’une libéralisation de l’information, démissionne. Pierre Desgraupes est remercié ; solidaire, Philippe Gildas quitte l’ORTF. Il passe une saison à France Inter (1973-1974), mais c’est dans la station concurrente qu’il va rebondir. Sous la nouvelle présidence de Valéry Giscard d’Estaing, l’Etat, actionnaire d’Europe n° 1, remercie les deux patrons historiques de la station. Jean-Luc Lagardère, homme de confiance de Sylvain Floirat, le patron de Matra et propriétaire de la radio, prend la tête de la station. Gildas est appelé à la rédaction en chef de la matinale, qu’il intègre en décembre 1974. Il peut alors donner vie à sa marotte, une matinale en continu – au-delà des seules sessions d’information habituelles –, qu’il lance en 1976. Il est au micro de 6 h 30 à 9 heures, avec, à ses côtés, Maryse, l’animatrice vedette de la station, qu’il épousera en 1984.
Dans cette matinale d’Europe n° 1, Gildas mêle déjà information et animation. L’austère homme-tronc qu’il fut pour le JT de l’ORTF apprend la décontraction, le rire à l’antenne, les changements de rôle et de ton. Ce mélange des genres, Gildas le résume d’une formule à laquelle il tient : « Info + spectacle n’est pas de l’info-spectacle ». Il animera d’ailleurs pendant deux saisons le jeu télévisé La Tête et les jambes, puis La Chasse au trésor, tous deux pour l’A2. Tout en continuant d’assurer la matinale d’Europe, dont les audiences grimpent.
Le vaisseau Canal+
L’arrivée de la gauche au pouvoir, en mai 1981, rebat une fois de plus les cartes dans l’audiovisuel. Le directeur d’Europe n°1, Etienne Mougeotte, démissionne – sa tête a été demandée, place de la Bastille, le soir du 10 mai –, Gildas fait de même par solidarité ; mais Mougeotte et Lagardère le convainquent de rester et de prendre la direction de l’antenne pour sauvegarder la rédaction. Pour autant, « Directeur, ça n’est pas mon métier », le micro lui manque. Il tient néanmoins la maison pendant cinq ans, jusqu’en 1986, en y restant comme simple animateur jusqu’en 1988… alors qu’il a déjà embarqué sur un nouveau vaisseau baptisé Canal+, en quête de territoires inexplorés.
En 1987, « Nulle part ailleurs » arrive à l’antenne en soirée. Sous couvert d’improvisation apparente [...], l’émission s’avère en réalité une mécanique de précision
Avant que la presse ne qualifie les dix premières années de Canal+ de « fabuleuse aventure audiovisuelle », avant que ses inventeurs ne s’acheminent vers la formule magique de son émission phare, en clair, que fut « Nulle part ailleurs », ses créateurs auront testé tout et n’importe quoi. A la conception, le patron Pierre Lescure – que Gildas avait recruté à sa sortie du CFJ du temps de Radio Luxembourg –, le directeur des programmes Alain de Greef, et Philippe Gildas. Tous trois partagent le même credo que « tout est news », et entendent lancer un talk-show à l’américaine : une émission basée sur l’actualité, qui marque les esprits moins pour ses invités que grâce à son animateur, et où se mêlent info et divertissement. Ce qui aboutit en 1985 à « Direct », une émission de 90 minutes, le midi, pour les ménagères et les lycéens en mal de curiosités, face aux très sérieux JT des concurrents.
Une horloge dans le ventre
Parrainée par Coluche, cette émission-laboratoire, qu’il présente en polo ou en chemise Lacoste, lui permet de défricher des sujets inédits voire incongrus et de lancer à la télévision nombre de jeunes qu’il a sous la main à Europe 1. En 1987, « Nulle part ailleurs » arrive à l’antenne en soirée. Sous couvert d’improvisation apparente, de rubriques farfelues et de délire parfois incontrôlé, l’émission s’avère en réalité une mécanique de précision : elle est séquencée en modules de quelques minutes, d’autant que Gildas a une horloge dans le ventre, tous en témoignent.
Au fil de ses dix ans d’animation, Philippe Gildas aura testé quelque 150 chroniqueurs , et l’équipe comptera, hors techniciens, pas moins de 50 à 80 personnes… « Ce qui est apparu comme un esprit était une cohérence. Tous les gens qui fabriquaient cette chaîne étaient au même endroit. (…) Tous appartenaient grosso modo à la même génération, possédaient les mêmes références. Une singularité par rapport aux autres chaînes, fabriquées par des producteurs extérieurs », résumait pour Le Monde en 2014 Arielle Saracco, arrivée à Canal en 1990.
Après une première année, en 1987, où l’aspect divertissement de « Nulle part ailleurs » est assuré par la bande des Nuls, Gildas recherche quelqu’un qui puisse les remplacer – le rythme quotidien ayant amené les Nuls à abandonner. « Ma grande découverte, c’est bien sûr Antoine de Caunes », note-t-il. Antoine de Caunes peut tout se permettre, tandis que Gildas contrebalance ce qui peut apparaître comme trash ou outrancier par sa bonhomie et sa sympathie pour les invités, incapable qu’il est d’apostropher quelqu’un à la façon d’un Ardisson, d’un Fogiel ou d’un Guillon. Grands complices – « son seul défaut est d’avoir des goûts de chiottes en musique : il adore Michel Sardou », commentait Antoine de Caunes au Monde en 2008 –, tous deux animeront d’ailleurs l’émission ensemble à partir de 1991.
Après le départ de De Caunes en 1995, Gildas continue mais la magie n’opère plus, faute d’un solide duo (« Je sais que j’ai vécu un miracle »). Après une dernière et piteuse saison 1996-1997 en compagnie de Baffie, Gildas cède son fauteuil à Guillaume Durand ; lequel commencera à accueillir des politiques, au contraire de Gildas qui l’interdisait – il ne votait jamais.
Opposé à la retraite – mais aussi à la mort, qu’il haïssait pour être « inhumaine » –, Philippe Gildas reste malgré tout dans le groupe jusqu’en janvier 2003. Il animera ou participera à des émissions sur Canal, Paris Première, Voyage, Europe 1, France 2, Comédie… Il « bricole », en « une semi-oisiveté ». Jusqu’à ce que l’idée de créer une chaîne pour les seniors le mobilise et le désespère à la fois : alors qu’il pensait la lancer dès 2003, Vivolta ne verra le jour qu’en 2007, seulement sur le câble et le satellite. Une chaîne d’art de vivre pour celles et ceux qui ont du temps et des moyens, qui s’éteindra en 2014 faute d’audience.
« Longtemps, je fus catholique et breton. (…) Je ne comprends pas pourquoi l’homme est mortel. J’ai du mal à me faire à l’idée qu’il n’y a rien après », note Philippe Gildas dans sa biographie, qu’il avait décidé de clore sur ces mots : « Maryse et moi avons décidé de nous faire incinérer. Et quand je passerai de l’autre côté des flammes, faites aussi l’économie de l’urne : répandez mes cendres au hasard, en vous amusant, comme je n’ai cessé de le faire ! »

Dates
12 novembre 1935 Naissance à Auray (Morbihan)
1963 Premier bulletin d’information sur Radio Luxembourg
1969 Entre à l’ORTF
1981-1982 Anime « La Chasse au trésor » sur Antenne 2
1987-1997 « Nulle part ailleurs » sur Canal+
2003 Quitte le groupe Canal+
2007 Lance Vivolta, chaîne pour les seniors
28 octobre 2018 Mort à l’âge de 82 ans à Paris





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Dans un entretien au « Monde », la chercheuse de l’Inserm Mathilde Touvier revient sur l’efficacité des compléments alimentaires de régime.
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Compléments alimentaires amaigrissants : « S’il y avait une molécule miracle, elle serait remboursée par la Sécurité sociale »

Dans un entretien au « Monde », la chercheuse de l’Inserm Mathilde Touvier revient sur l’efficacité des compléments alimentaires de régime.



LE MONDE
 |    28.10.2018 à 15h02
    |

            Laura Motet








                        


C’est un marché qui ne connaît pas la crise : les compléments alimentaires. Selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, 29 % des adultes en ont consommé au moins pendant l’année 2017, contre 20 % en 2007. Malgré l’enthousiasme des consommateurs français, des questions se posent sur leur efficacité et leur réglementation.
Car les promesses sont nombreuses… et souvent trompeuses. En 2015, la répression des fraudes a conduit une enquête sur les sites Internet spécialisés dans le secteur des compléments alimentaires. 80 % d’entre eux étaient non conformes à la législation, notamment à cause des bénéfices nutritionnels et de santé qu’ils revendiquaient. Parmi les mauvais élèves, les compléments alimentaires de régime, promettant de « mincir sans effort », d’avoir « jusqu’à 7 cm de ventre en moins » ou encore de perdre « 10 kg en un mois ! ».
Comment s’y retrouver dans la jungle des compléments alimentaire amaigrissants ? Eléments de réponses avec Mathilde Touvier, chercheuse à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et membre de l’équipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle.

        Lire l’enquête :
         

          Les dessous d’Anaca3, la pilule minceur star des réseaux sociaux



Quel est le public visé par les compléments alimentaires amaigrissants ? 
En général, les compléments alimentaires sont plus consommés par les femmes, et notamment par celles qui prêtent déjà plus attention à leur alimentation que le reste de la population (manger plus équilibré, plus bio, etc.). Ils visent également celles qui ont plus tendance à multiplier les régimes. C’est d’autant plus vrai pour les compléments alimentaires minceur. Les compléments alimentaires sont, en outre, coûteux et, donc, souvent plus consommés par les CSP + (catégories socioprofessionnelles élevées).
Le problème, c’est que les compléments alimentaires, notamment amaigrissants, sont souvent pris en automédication. Sans professionnel de santé (médecin, diététicien) pour les accompagner, les consommateurs peuvent courir plusieurs risques : fraude, interaction avec certains traitements, surdosages, allergies, sans compter que les effets à long terme d’une consommation régulière de ces produits sur la santé sont loin d’être connus…
Les compléments alimentaires amaigrissants ont-ils fait la preuve de leur efficacité ?
S’il y avait vraiment une molécule miracle, avec une efficacité sur la durée et sans risque de récidive, ça se saurait et elle serait remboursée par la Sécurité sociale. Elle serait considérée comme un médicament et serait intégrée dans les politiques publiques de lutte contre l’obésité. Or, sauf exception, un complément alimentaire ne peut avoir ni revendiquer d’effets thérapeutiques. Il serait sinon considéré comme un médicament et réglementé comme tel.
Les allégations nutritionnelles et de santé sont régulées par un règlement européen sur les denrées alimentaires. Mais le marketing des compléments alimentaires emprunte parfois au domaine des cosmétiques, notamment dans le secteur minceur. Il arrive donc que certains fabricants de compléments alimentaires indiquent « résultats prouvés » sur leur produit, après avoir eux-mêmes opéré un test sur vingt personnes, voire moins. Et, bien entendu, ce type d’étude ne correspond pas du tout aux standards de tests pour un médicament.
La répression des fraudes met également en garde contre le fait que certains fabricants utilisent des images de personnes en blouse blanche pour suggérer une caution médicale sur des emballages de compléments alimentaires ou dans les publicités qui les accompagnent.

        Lire aussi :
         

                Compléments alimentaires sous surveillance



Les compléments alimentaires de régime à base d’ingrédients naturels ne sont-ils pas meilleurs pour la santé que les autres, à base d’ingrédients « chimiques » ?
Dans le domaine du complément alimentaire, la distinction entre nature et chimie relève parfois davantage de l’imaginaire et de l’argument marketing que de la preuve scientifique.
Pour dire les choses simplement : ça n’est pas parce qu’un ingrédient contenu dans un complément alimentaire est d’origine « naturelle » qu’il est forcément bon pour la santé. Dans la nature, il y a aussi des poisons et des substances qui peuvent défavorablement influer sur d’autres traitements. Par exemple, le millepertuis, présenté comme un « antidépresseur naturel », réduit l’efficacité des chimiothérapies et des antirétroviraux.
En revanche, il faut rappeler un message : sauf carence majeure, les nutriments et les vitamines nécessaires à notre bon fonctionnement peuvent tout à fait être apportés par une alimentation équilibrée. Et, en matière de perte de poids, la méfiance est de rigueur pour les compléments affichant des mentions du type « sans effort » ou « en conservant la même alimentation », car rien ne remplacera un régime alimentaire équilibré et un suivi médical.

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                Le business trouble des plantes médicinales






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Le prince héritier saoudien et l’administration Trump traîneront longtemps le boulet de cette affaire, qui sape aussi le rêve israélien d’une alliance avec les pétromonarchies contre l’Iran.
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A Saint-Louis, l’Hôtel de la Poste est dédié aux pilotes qui livraient le courrier entre l’Europe, l’Afrique et l’Amérique.        Par  Pierre Lepidi   Publié aujourd’hui à 18h30, mis à jour à 18h30   Lecture 6 min.      Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail                         Un baptême de l’air à Saint-Louis, au Sénégal, lors du raid Latécoère, en octobre 2018. Julien Masson             Chaque respiration assèche un peu plus la gorge. Sur le tarmac de l’aéroport de Nouakchott, où s’est posé l’avion dans lequel Le Monde Afrique a embarqué sur les traces des pionniers de l’Aéropostale, il fait 43°C. Après avoir fait le plein de carburant, le DR-400 roule pour se rapprocher de la piste et s’élever enfin dans les airs.          « Autorisation de décollage refusée, annonce la tour de contrôle. Revenez à votre point de stationnement. » Tous les avions du raid Latécoère-Aéropostale doivent refaire un plan de vol de Nouakchott à Dakar. L’opération prend plusieurs dizaines de minutes, mais on ne badine pas avec une procédure aérienne, même dans une fournaise. Des équipages se rafraîchissent au bureau d’Air France, où l’accueil est convivial. « C’est un plaisir de rencontrer des pilotes qui ont traversé une partie de la France [depuis Toulouse], puis l’Espagne et le Maroc, pour venir jusqu’en Mauritanie, se félicite Mariem Soumaré Wane, adjointe du chef d’escale, en tendant quelques verres d’eau. Nous partageons tous la passion de l’aviation. »           Présentation de notre série Dans le sillage de l’Aéropostale             Une heure plus tard, le soleil cogne toujours mais les plans de vol sont déposés. Le DR-400 s’élève au-dessus de la capitale mauritanienne avec le moteur en surchauffe, proche de la zone rouge des 110°C. Ronan Goujon vole au-dessus de l’océan pour le refroidir, mais cela n’a pas d’effet immédiat. Le pilote réduit alors doucement les gaz, tout en continuant de gagner de l’altitude pour chercher de la fraîcheur : piloter est une affaire de précision. A 8 500 pieds (environ 3 000 m), l’avion atteint enfin son niveau de croisière. Le moteur est moins sollicité et, au contact de l’air devenu plus frais (la température baisse de 6,5°C tous les 1 000 mètres), se refroidit. Sur le tableau de bord, l’aiguille retourne sagement dans la zone verte.          « Des arbres grands comme des églises »          Au sud de Nouakchott, la côte est quasiment désertique jusqu’au fleuve Sénégal, qui délimite la frontière sud de la Mauritanie. C’est une immense plage longue de près de 300 km. « Le Sahara de sable jaune mort sur une mer bleue comme un trottoir interminable », écrit Antoine de Saint-Exupéry dans Courrier sud. Une heure environ après avoir quitté les environs de Nouakchott, l’avion survole le delta du fleuve Sénégal, reconnu par l’Unesco comme une réserve de biosphère.                     Survol des environs de Dakar lors du raid Latécoère-Aéropostale, en octobre 2018. Julien Masson             Bienvenue au pays de la teranga (« hospitalité », en wolof). La côte est maintenant parsemée de centaines de villas posées sur la plage. Après la petite ville côtière de Kayar, le DR-400 survole l’agglomération de Dakar et le lac Rose, reconnaissable à ses monticules de sel qui scintillent dans la lumière de cette fin d’après-midi. Après un large détour pour ne pas survoler la capitale sénégalaise, il contourne le monument de la Renaissance africaine, une statue monumentale de 52 mètres dont la maîtrise d’ouvrage a été réalisée par la Corée du Nord. Dans une chaleur moite, il se pose ensuite sur l’aéroport Leopold-Sedar-Senghor, fermé officiellement en décembre 2017 mais ouvert pour l’occasion.           Episode 6 Des tribus maures au Polisario, vol au-dessus du Sahara insoumis             Le raid Latécoère a permis à des centaines d’enfants de s’échanger des lettres tout au long du parcours, mais pas seulement. « Comme il y a un siècle, l’avion reste le moyen le plus sûr et le plus rapide pour transmettre du courrier », se félicite Matteo Maillard, correspondant du Monde Afrique à Dakar, en saisissant une enveloppe arrivée à la rédaction parisienne fin septembre et transmise dans la soirée en mains propres. A l’intérieur, un document important : une carte de presse.            Dakar est une ville festive. Comme les autres pilotes de l’époque, Saint-Exupéry s’y amusait mais l’écrivain préférait le silence du désert et l’hospitalité des Maures, deux sources d’inspiration pour ses œuvres. Dans la journée, il se promenait sur la pointe des Almadies, où une partie des équipages du raid savoure quelques cocktails en soirée, sur l’île de Ngor et dans le sud de la ville. C’est là qu’il se découvrit une passion pour les baobabs, ces arbres déracinés par un dieu féroce puis replantés à l’envers, les racines pointées vers le ciel. « Je fis remarquer au petit prince que les baobabs ne sont pas des arbustes, mais des arbres grands comme des églises, écrit-il. Et que, si même il emportait avec lui tout un troupeau d’éléphants, ce troupeau ne viendrait pas à bout d’un seul baobab. »           « Avons coupé moteur arrière droit »          En 1930, Jean Mermoz réalise pour la première fois la liaison Toulouse-Natal, au Brésil, en transportant 130 kilos de lettres. Après l’Afrique, la ligne s’étend alors au delà de l’Atlantique et du Pot-au-noir, cette zone de convergence intertropicale marquée en permanence par des nuages menaçants pour les pilotes. Vient ensuite la dangereuse traversée de la cordillère des Andes où, en juin 1930, après avoir marché dans la neige pendant cinq jours et quatre nuits à la suite d’un accident, Henri Guillaumet confie à son ami Antoine de Saint-Exupéry : « Ce que j’ai fait je te le jure, jamais aucune bête ne l’aurait fait. »          Dakar, pour Jean Mermoz, c’est le dernier vol, la dernière escale de sa vie. Celui que tout le monde surnomme « l’archange » et qui fait partie des membres fondateurs du Parti socialiste compte déjà une vingtaine de traversées de l’Atlantique lorsqu’il s’envole dans le ciel dakarois, le 7 décembre 1936, à bord de l’avion La Croix du sud. Après un ennui sur une hélice, il retourne à l’hydrobase de Dakar puis en redécolle. Quelques heures plus tard, alors que l’hydravion survole l’Atlantique, un message, entré dans l’histoire de l’aviation, est capté : « Avons coupé moteur arrière droit. » Ce sera le dernier. Malgré d’intenses recherches, on ne retrouvera aucune trace de l’appareil ni de son équipage.           Episode 7 Théodore Monod et Saint-Exupéry, ces âmes qui planent sur la Mauritanie             Dakar marque la limite sud du raid Latécoère, la fin du voyage aller pour les 50 avions. Après une nuit de repos, il faut ensuite faire demi-tour et revenir en Europe avec des escales différentes. La première est Saint-Louis, à l’embouchure du fleuve Sénégal. Après un vol d’environ 30 minutes, le Beechcraft d’Hervé Berardi, président du raid Latécoère, atterrit sur la piste mythique de l’ancienne capitale de l’Afrique occidentale française. Le sable des rues de cette ville coloniale semble avoir conservé les empreintes des pionniers de l’Aéropostale. Un superbe hôtel porte le nom de Jean Mermoz, à proximité de la plage de l’hydrobase d’où le pilote s’est élancé pour sa première traversée de l’Atlantique sud. Plus loin, c’est un boulevard qui lui rend hommage.          Mais s’il est un lieu incontournable pour tous les passionnés, c’est l’Hôtel de la Poste. Cet établissement est entièrement dédié à ceux qui livraient le courrier entre l’Europe, l’Afrique et l’Amérique. Les murs sont couverts d’affiches vantant les qualités de la ligne Aéropostale, de lettres d’époques, d’ordres de mission et, évidemment, de clichés montrant Saint-Exupéry, Marcel Reine ou Jean Mermoz, qui dormait toujours dans la chambre 219 lors de ses escales ici, la seule située dans un angle d’où il pouvait surveiller la Poste et les arches du pont Faidherbe qui enjambe toujours le fleuve Sénégal.                     La chambre de Jean Mermoz à l’Hôtel de la Poste, à Saint-Louis, au Sénégal. Pierre Lepidi             « Ma grand-mère a vu tous ces pilotes et les a même servis à table, raconte Yannick Philip, dont la famille est propriétaire du fameux hôtel depuis quatre générations. Pour le centenaire de l’ouverture de la ligne, nous avons décidé d’attribuer le nom de trois chambres à trois héros de l’Aéropostale [Edmond Lassalle, Henri Rozès et Elisée Negrin] afin d’honorer leur mémoire. Ils ont été les grands serviteurs d’une histoire qui a permis de rapprocher les hommes. »          La direction du raid souhaite aujourd’hui inscrire la ligne Aéropostale au patrimoine mondial immatériel de l’Unesco. Parce qu’un siècle plus tard, la mémoire des pionniers continue d’être transmise à travers des événemenents, des symboles et des actions de sensibilisation auprès des enfants. C’est le prix à payer pour que la vie de ces héros ne tombe pas dans l’oubli. « Le patrimoine culturel ne s’arrête pas aux monuments et aux collections d’objets, peut-on lire sur le site de l’Unesco. Il comprend également les traditions ou les expressions vivantes héritées de nos ancêtres et transmises à nos descendants. » Un jour dans le désert, un renard l’a dit au Petit Prince : « L’essentiel est invisible pour les yeux. »            Dans le sillage de l’Aéropostale : sommaire de notre série          Un siècle après le lancement de la célèbre ligne aérienne, le journaliste du Monde Afrique Pierre Lepidi a embarqué à bord d’un avion du raid Latécoère, qui, du 27 septembre au 5 octobre, a relié Toulouse à Dakar.               Présentation De Toulouse à Dakar, dans le sillage de l’Aéropostale               Episode 1 « Toulouse-Dakar à bord d’un Broussard, c’est le rêve d’une vie »               Episode 2 Quand Jean Mermoz bronzait à Barcelone entre deux vols               Episode 3 De l’Espagne au Maroc, l’impression de survoler un cimetière en pleine mer               Episode 4 « En atterrissant à Marrakech, j’ai reconnu le quartier où j’ai grandi »               Episode 5 A Cap Juby, une piste chargée d’histoires, dont celle du « Petit Prince »                                                               Pierre Lepidi  (Saint-Louis et Dakar, envoyé spécial)           Voir les réactions      Dans la même rubrique                 La justice égyptienne condamne définitivement vingt islamistes à la peine capitale  Les accusés ont été reconnus coupables du meurtre de treize policiers, en 2013, lors des violences ayant suivi la destitution du président Morsi.                        Non-lieu définitif dans l’enquête française sur le naugrafe du « Joola » au Sénégal  En septembre 2002, le ferry avait chaviré au large de la Gambie, faisant près de 1 900 morts, dont 18 Français.                      RDC : l’opposant Moïse Katumbi « sous le coup d’un mandat d’arrêt international »  L’ex-gouverneur du Katanga n’a pas pu déposer sa candidature à l’élection présidentielle de décembre.                        Six morts après l’intervention de l’armée à Harare  Le nouveau pouvoir zimbabwéen a voulu contenir drastiquement toute manifestation de l’oppostion après la présidentielle.                      Le Maroc va rétablir le service militaire obligatoire  Le texte doit encore être débattu au Parlement en octobre et la mesure inscrite dans le projet de loi de finances.                 The mother and sister of Benoit Nayme, a 26-year-old Etienne engineer killed in Angola at the end of 2016, were received on May 28, 2018 at the Elysee by the presidential adviser advisor in charge of Africa, before a scheduled telephone interview with French President Emmanuel Macron. Clemence and her mother who wanted to meet the President of Angola who is currently on an official visit to France, held a sit-in in front of the Elysee Palace, which culminated  in a meeting at the mid-day with a presidential advisor.
       Meurtre d’un ingénieur français en Angola : un suspect arrêté  Benoît Nayme, 26 ans, avait été retrouvé mort en novembre 2016 dans sa maison du Cabinda, une enclave située au nord-ouest du pays.                      Le français, cinquième langue la plus parlée dans le monde  L’Afrique est destinée à devenir l’espace comptant le plus de locuteurs en français, selon un rapport de l’Organisation internationale de la francophonie.                        Elections en RDC : la liste des candidats officialise l’exclusion de Bemba et Katumbi  Les scrutins présidentiel, législatifs et provinciaux sont prévus le 23 décembre pour notamment élire le successeur du président Joseph Kabila.                      A Ouagadougou, quand les cours familiales deviennent scènes de théâtre                          Au Niger, soixante-quatorze migrants secourus près de l’Algérie par l’ONU  Les rescapés étaient arrivés « après une longue marche à pied » à Assamaka, localité nigérienne frontalière de l’Algérie.                      Au moins un militaire malien tué dans une embuscade dans le nord du Mali  Vingt-cinq civils touareg ont par ailleurs perdu la vie dans une attaque contre un village de l’est du pays.                        Le Camerounais Joel Embiid, pivot le mieux payé de la NBA  Le basketteur des Philadelphia 76ers, qui a signé un contrat en or avec la marque Under Armour, va s’impliquer dans des causes caritatives dans son pays.                      Au Nigeria, vers un duel entre un général et un homme d’affaires  Pour affronter le président sortant, Muhammadu Buhari, en février 2019, le principal parti d’opposition a désigné l’une des plus grosses fortunes du pays, Atiku Abubakar.                        Vive émotion au Maroc après les tirs meurtriers de la marine sur un bateau de migrants  La jeune femme tuée tentait d’atteindre l’Espagne. Un trajet de plus en plus emprunté, sur fond de tension migratoire accrue dans le royaume.                      A la présidentielle zimbabwéenne, Robert Mugabe vote… pour l’opposition  L’ancien président a déclaré qu’il « ne [voterait] pas pour ceux qui [l’]ont mal traité ».                 
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ Dans sa chronique bimensuelle, Rafaële Rivais, journaliste au « Monde », revient sur l’abondante jurisprudence qu’à engendrée le droit des sépultures.
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Concessions funéraires : périls en la dernière demeure

Dans sa chronique bimensuelle, Rafaële Rivais, journaliste au « Monde », revient sur l’abondante jurisprudence qu’à engendrée le droit des sépultures.



LE MONDE ECONOMIE
 |    27.10.2018 à 05h15
    |

            Rafaële Rivais








                        



                                


                            

SOS CONSO. A l’occasion de la fête des défunts, le 2 novembre, nombre de familles iront fleurir la sépulture d’un parent. Certaines d’entre elles auront la surprise de ne pas retrouver, sur la pierre tombale, le nom de la personne qu’elles y avaient fait graver. Le corps du défunt peut en effet avoir été chassé de sa dernière demeure, comme dans l’affaire suivante.
En janvier 2013, Evelyne (tous les prénoms sont modifiés) fait inhumer son parrain, Guy, dans le caveau où repose l’épouse de celui-ci, Edith. Evelyne respecte ainsi les dernières volontés du défunt, dont elle était non seulement la filleule, mais aussi, depuis quelques années, la tutrice. Le caveau, qui accueille déjà les parents d’Edith, étant toutefois trop petit pour recevoir la dépouille de Guy, l’opérateur des pompes funèbres réunit les restes mortels d’Edith et les dépose dans une boîte à ossements, près du cercueil de celui-ci.
Lorsque Josiane, nièce d’Edith et héritière de la concession familiale, en est informée par le notaire, elle se met en colère : elle n’aimait pas Guy, l’ignorait même, et ne comprend pas qu’il ait été inhumé dans la sépulture acquise par le père d’Edith. Elle fait exhumer son cercueil, et obtient son transfert dans… la fosse commune. Elle envoie la facture (1 500 euros) à Evelyne, afin qu’elle la rembourse.
« Liens d’affection »
C’est avec stupeur qu’Evelyne apprend que son parrain se trouve dans le carré des indigents, et qu’elle est assignée en justice, alors qu’elle a respecté ses dernières volontés. Elle fait valoir que Guy, en sa qualité de conjoint de l’héritière du fondateur de la sépulture, était en droit d’y être inhumé, sans l’accord exprès d’un autre héritier. En effet, selon la jurisprudence du Conseil d’Etat, « une concession de famille a vocation à recevoir, outre le corps du concessionnaire, ceux de son conjoint, de ses successeurs, de ses ascendants, de ses alliés [membres de la famille du conjoint]...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Le nonuple champion du monde français s’est imposé, dimanche, dans le rallye de Catalogne, devant son compatriote Sébastien Ogier. Son 79e succès en carrière.
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« Un peu comme une première victoire », Sébastien Loeb remporte un rallye pour la première fois depuis 2013

Le nonuple champion du monde français s’est imposé, dimanche, dans le rallye de Catalogne, devant son compatriote Sébastien Ogier. Son 79e succès en carrière.



Le Monde.fr avec AFP
 |    28.10.2018 à 16h14
 • Mis à jour le
28.10.2018 à 16h19
   





                        



   


« C’est incroyable, je ne pouvais pas y croire. » Les mots ont manqué à Sébastien Loeb, dimanche 28 octobre, une fois la ligne d’arrivée franchie. Emu, le nonuple champion du monde de rallye a renoué avec la victoire sur le championnat WRC en s’imposant au volant de sa Citroën lors du rallye de Catalogne, sa neuvième victoire dans la région espagnole, et la 79e de sa longue carrière.

Quel exploit ! Sébastien Loeb remporte le Rallye de Catalogne #lequipeAUTO https://t.co/Q9KBg1kqbL— lachainelequipe (@La chaine L'Équipe)


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Car l’Alsacien de 44 ans ne dispute plus l’intégralité du championnat du monde de rallye. Usé par ses neufs titres mondiaux, le pilote a choisi en 2012 de quitter le circuit WRC « pour être un peu plus tranquille. » Sans pour autant mettre son volant au placard, le Français a exploré les disciplines – disputant notamment plusieurs « Dakar ». Favori de la dernière édition du célèbre rallye-raid, Loeb a été contraint d’abandonner en janvier, à dix étapes de l’arrivée à Cordoba, en Argentine.
Après cette désillusion, l’Alsacien a choisi de revenir à ses premiers amours. Et plus de six ans après sa retraite, ce pilote invétéré a affirmé son envie de remporter le récemment créé championnat du monde de rallycross (du rallye mais sur circuit fermé, alternant surface en terre et asphalte). En parallèle, le pilote Peugeot Sport effectue quelques « piges » en WRC. Comme celle de ce rallye de Catalogne, ce week-end, sa troisième et ultime de l’année. « J’y vais sans prétention avec pour objectif de m’amuser », avertissait Sébastien Loeb en début de saison.

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                Sébastien Loeb revient à ses premières amours



« Il a fallu se remettre en question »
Pas sûr que ses concurrents aient trouvé sa performance catalane amusante. Pour cette 12e manche du championnat, Loeb devance de seulement 2,9 secondes son compatriote Sébastien Ogier (M-Sport Ford), en quête d’un sixième titre mondial. Avant l’ultime manche prévue en Australie dans trois semaines, Ogier précède désormais le Belge Thierry Neuville (4e dimanche) de trois points, et de 23 unités l’Estonien Ott Tänak (Toyota), 6e à plus d’une minute, qui peut encore être sacré.
« Beaucoup pensent qu’en étant neuf fois champion du monde, c’est facile… Mais revenir six ans plus tard et se battre avec les meilleurs, c’est difficile. Il a fallu se remettre en question. On en a chié, s’est exclamé Sébastien Loeb après sa victoire aux côtés de son copilote de toujours, le Monégasque Daniel Elena. C’est dingue de renouer avec la victoire en WRC six ans après, c’est un peu comme une première victoire. »
Celui dont le dernier succès en rallye remontait au rallye d’Argentine 2013, ne sait pas de quoi son avenir sera fait en 2019 depuis l’annonce du retrait de Peugeot Sport du Championnat du monde de rallycross, où il évoluait depuis 2016. Citroën, que rejoindra Ogier en 2019, n’avait pas gagné depuis le Rallye de Catalogne 2017 et le succès du Britannique Kris Meeke, remercié en mai.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ A l’automne 1945, 1 000 à 3 000 Norvégiennes sont déchues de leur nationalité et expulsées du pays. Leur tort ? Avoir épousé un soldat allemand sous l’Occupation. Un préjudice enfin reconnu par le gouvernement norvégien.
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La Norvège présente ses excuses aux « filles des Boches »


                      A l’automne 1945, 1 000 à 3 000 Norvégiennes sont déchues de leur nationalité et expulsées du pays. Leur tort ? Avoir épousé un soldat allemand sous l’Occupation. Un préjudice enfin reconnu par le gouvernement norvégien.



M le magazine du Monde
 |    28.10.2018 à 06h17
    |

            Anne-Françoise Hivert (Oslo (Norvège), correspondante régionale)








   


Pendant soixante-treize ans, Elsa Gabler, puis son fils, Reidar, ont attendu un acte de contrition de la part de l’Etat norvégien. En 2008, Elsa est morte à Berlin, où elle vivait depuis l’été 1946, sans avoir recouvré la nationalité norvégienne, dont elle avait été déchue à la fin de la seconde guerre mondiale. Sa faute : être tombée amoureuse d’un jeune soldat allemand, Erick Gabler, de l’armée du IIIe Reich qui occupa le pays, au mépris de sa neutralité, entre 1940 et 1945.
Le couple s’était marié le 17 octobre 1945, avant d’être expulsé vers l’Allemagne durant l’été 1946 après la naissance, le 1er avril, de son fils aîné. Ancien restaurateur à la retraite, Reidar Gabler est ému par la coïncidence : la cheffe du gouvernement norvégien, Erna Solberg, n’en savait rien, mais ses excuses officielles aux Tyskerjentene, les « filles des Boches », sont tombées le jour du soixante-treizième anniversaire de mariage de ses parents, le 17 octobre 2018.
Elevé en Allemagne, Reidar Gabler s’est « toujours senti norvégien ». Revenu vivre dans le pays de sa mère en 1967, il y a rencontré sa future compagne, la fille d’un résistant, longtemps opposé à leur mariage. « Puis, mon beau-père est tombé malade, et y a vu un message de Dieu lui disant d’arrêter de haïr », raconte Reidar. Avant son discours de repentir à Oslo, Erna Solberg s’est entretenue longuement avec Reidar et son épouse, Marit. Ils lui ont raconté les insultes essuyées par leurs enfants : « nazis », « fils de Boches »…
Des femmes livrées à la vindicte populaire
Pour motiver ses excuses, la première ministre a constaté que « les autorités norvégiennes avaient violé le principe fondamental d’un Etat de droit, selon lequel personne ne doit être puni sans jugement ou condamné sans loi ». Il ne s’agit pas de « pardonner la fraternisation avec l’ennemi », remarque l’historienne Guri Hjeltnes, directrice du Centre d’études sur la Shoah et les minorités religieuses, mais de reconnaître que « les autorités ont agi sans aucune base légale ».
Entre 40 000 et 50 000 Norvégiennes, soit 10 % des femmes de 18 à 35 ans à l’époque, auraient été concernées. « Pour beaucoup, il s’agissait d’un amour de jeunesse, a précisé Erna Solberg. Pour certaines, l’amour de leur vie pour un soldat ennemi. » Entre 10 000 et 12 000 enfants sont nés de ces relations. A la Libération, ces femmes sont livrées à la vindicte populaire. On leur rase la tête. Beaucoup perdent leur emploi. Plusieurs milliers d’entre elles sont internées dans des camps, sous prétexte de les protéger contre d’éventuelles représailles ou de prévenir les risques de contamination qu’elles représentent.
En 1950, la loi est modifiée, pour permettre aux femmes de recouvrer leur nationalité, à condition de revenir en Norvège.
A l’automne 1945, les députés norvégiens adoptent une disposition exceptionnelle, permettant de déchoir de leur nationalité et d’expulser celles qui se sont mariées à un soldat allemand. Elles seraient entre 1 000 et 3 000. Les 28 Norvégiens ayant épousé des Allemandes, eux, ne sont pas concernés. En 1950, la loi est modifiée, pour permettre aux femmes de recouvrer leur nationalité, à condition de revenir en Norvège. Déboutée à deux reprises, Elsa Gabler finit par renoncer. Son mari, décédé en 1993, était enterré en Allemagne. « Elle ne voulait pas l’abandonner », confie son fils.
Aujourd’hui, la plupart des Tyskerjentene sont mortes. Les excuses de la première ministre interviennent après la mobilisation, depuis 2015, de plusieurs députés, qui a débouché sur une enquête menée par le Centre d’études sur la Shoah et les minorités religieuses.
Pendant longtemps, explique le criminologue, Knut Erik Papendorf, fils d’une Norvégienne et d’un soldat allemand, « on a préféré se concentrer sur la résistance et les actes de bravoure des héros plutôt que sur le sort de ces femmes. Ce n’est d’ailleurs guère étonnant, vu la frustration énorme générée par l’Occupation, durant cinq ans, d’un pays de trois millions d’habitants par la puissance germanique, qui y a déployé 300 000 soldats ». L’Etat ne versera pas d’indemnisation aux familles. En revanche, la cheffe du gouvernement s’est engagée à débloquer des fonds pour financer la recherche, afin de faire la lumière, une fois pour toutes, sur ce sombre chapitre de l’histoire norvégienne.

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                Histoire. L’épuration mise au clair






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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ Contrebande d’animaux exotiques, collection d’armes à feu, soupçons de meurtre... Tel est le pedigree du propriétaire de Los Dorados, club de football mexicain de deuxième division dont l’ex-numéro 10 de l’Albiceleste a accepté de devenir l’entraîneur.
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L’exil doré et douteux de Diego Maradona au Mexique


                      Contrebande d’animaux exotiques, collection d’armes à feu, soupçons de meurtre... Tel est le pedigree du propriétaire de Los Dorados, club de football mexicain de deuxième division dont l’ex-numéro 10 de l’Albiceleste a accepté de devenir l’entraîneur.



M le magazine du Monde
 |    28.10.2018 à 06h16
    |

            Frédéric Saliba (Mexico, correspondance)








                              

                        

Où Diego Maradona a-t-il mis les pieds ? La sulfureuse icône du foot, après s’être fait remarquer lors du dernier Mondial russe par ses excentricités en tribune (il a dansé, fait la sieste, un malaise et s’est permis un doigt d’honneur...) lors des matchs de l’Argentine, a décidé de renouer en septembre avec sa carrière d’entraîneur, à 57 ans. L’ex-numéro 10 de l’Albiceleste a débarqué dans l’Etat de Sinaloa, dans le nord-ouest du Mexique, pour entraîner Los Dorados (« les dorés »), un club de seconde division.
Et l’arrivée du fantasque Argentin, connu pour ses excès, dans le berceau du narcotrafic mexicain n’est pas passée inaperçue. Elle a réveillé la légende noire de son nouvel employeur, le milliardaire Jorge Hank Rhon, soupçonné de liens avec le crime organisé.
« Diego veut juste être sur le terrain »
« Je suis guéri depuis quinze ans », martèle aujourd’hui Maradona, qui a longtemps lutté contre sa dépendance à la cocaïne. Cette précision s’impose à Culiacan, capitale de l’Etat de Sinaloa, territoire du puissant cartel du même nom. Cette région stratégique de la production et du trafic de drogue est devenue le théâtre d’une guerre de succession sanguinaire depuis que l’ancien chef du cartel de Sinaloa, Joaquin « El Chapo » Guzman, a été extradé aux Etats-Unis.

Celui que les Argentins ont surnommé jadis « El Pibe de oro » (le gosse en or) fait le délice des réseaux sociaux. Certains internautes n’ont pas hésité à rebaptiser le club « Los Drogados » (les drogués). Son recruteur, Jorge Alberto Hank Inzunza, un des fils de Jorge Hank Rhon, a pris sa défense dans la presse : « Diego veut juste être sur le terrain. » Mais ce rejeton trentenaire peine à se démarquer du passé sulfureux de son père, fondateur du conglomérat Grupo Caliente, propriétaire de Los Dorados et du club de première division Los Xolos de Tijuana.
Paris sportifs, casinos, hôtels 5-étoiles… Jorge Hank Rhon est à la tête d’une très grosse...




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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ « La Matinale » vous invite au voyage. Cette semaine, on prend de la hauteur en se faisant du bien ! Notre sélection de treks, de la Tanzanie à la Grèce.
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Rendez-vous au sommet ! Cinq treks autour du monde 
               


LE MONDE
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                  28.10.2018 à 06h15


« La Matinale » vous invite au voyage. Cette semaine, on prend de la hauteur en se faisant du bien ! Notre sélection de treks, de la Tanzanie à la Grèce.

Par             François Bostnavaron et 
Thomas Doustaly






   


LES CHOIX DE LA MATINALE
Vous êtes adepte des paysages grandioses et du grand air ? Direction l’Australie et sa mythique piste de randonnée, la Larapinta, l’Italie et l’Alta Via 1 au beau milieu des Dolomites ou le Canada sur les sentiers des Rocheuses. Une sélection de Treks de légende des Guides Bleus.
En Italie, les montagnes pâles de l’Alta Via 1

   


Conjuguer géographie et histoire à la faveur d’une randonnée dans les Dolomites, c’est l’un des nombreux attraits qu’offre l’Alta Via 1, sûrement l’un des plus beaux circuits que l’on puisse faire de l’autre côté des Alpes, dans le nord-est de l’Italie. De Dobbiaco, dans la province du Trentin sud-Tyrol (ou Trentin-Haut-Adige) à Belluno, en Vénétie, cette randonnée de 120 km traverse de superbes paysages alpins offrant à la vue pas moins de 18 sommets de plus de 3 000 mètres.
Si le trek ne nécessite pas d’équipements techniques particuliers, sachez qu’on y trouve quand même des vie ferrate, ces fameuses « voies ferrées » fixées aux parois rocheuses. Pas pour le bonheur du randonneur mais simplement témoins des combats qui opposèrent les forces italiennes et austro-hongroises au cours de la première guerre mondiale.
Office de tourisme du Sud Tyrol 
En Grèce, les sublimes gorges de Vikos

   


Comme on a tort de réduire la Grèce à ses îles ! Sur le continent, 80 % du pays est montagneux, et ce sont des paysages à couper le souffle qui s’offrent aux yeux des marcheurs. Dans le massif du Pinde, dans le nord-ouest du pays, le « fer à cheval » est un trail qui part de Monodendri et rejoint Vradeto en passant par des splendeurs architecturales et des grands espaces. Les randonneurs traversent les gorges de Vikos, le village de Mikro Papigo, le lac du Dragon et les ponts des Zagoria, entre autres merveilles.
Le réseau ZEN, pour Zagori Excellence Network, est la meilleure source d’informations sur ces montagnes qui gardent beaucoup de traces de l’époque ottomane. Enfin, l’ascension du mont Astraka est splendide, et on y trouve un refuge idéal pour passer une nuit très cosmopolite après un repas copieux. Les Météores ne sont qu’à quelques heures en voiture, et il faut absolument aller voir cette collection de monolithes de grès surmontés de monastères, dont les plus anciens datent du XVe siècle.
Terres d’aventure propose un circuit de 11 jours « Du Pinde au mont Olympe, montagnes de Grèce », à partir de 1 750 €. Trois départs possibles : 09/06, 28/07 et 11/08/2019. Terdav.com. Réseau ZEN : z-e-n.gr. Office national hellénique du tourisme : 01-42-60-65-75 ou Visitgreece.gr
En Tanzanie, au sommet de l’Afrique

   


Le légendaire Kilimandjaro est triple : ce sont trois volcans inactifs – le Mawenzi, le Kibo et le Shira – qui forment cette élégante montagne qu’on voit de loin, en avion, quand on approche de la Tanzanie. A 5 895 mètres d’altitude, il est non seulement le plus haut sommet d’Afrique mais aussi une exceptionnelle réserve de diversité. On passe de la forêt pluviale luxuriante à des paysages de bruyère et de lichens, puis à la lande rythmée par les Dendrosenecios pour finir par le désert alpin, presque lunaire, au sommet.
Plusieurs chemins sont possibles, mais la voie Lemosho offre un bon compromis entre les différentes ascensions. Peu fréquentée, elle est en revanche un peu plus chère que les autres (on ne peut pas gravir le Kilimandjaro sans passer par une agence). Mieux vaut prévoir sept jours minimum pour monter, pour privilégier une acclimatation douce. Le clou du spectacle, c’est évidemment d’admirer un lever de soleil depuis le sommet.
Départ porte de Londorossi, arrivée porte de Mweka ; idéalement entre mi-décembre et février, ou de juillet à fin octobre, pour éviter les fortes pluies. Tanzania Specialist propose un trek de neuf jours par la voie Lemosho, à partir de 1 571 €. Renseignements : 0033-970-734-887 ou Tanzaniaspecialist.com
En Australie, sur la terre rouge du Larapinta Trail

   


Quatrième région du monde à visiter en 2019 selon le tout récent classement Best in Travel de Lonely Planet, le Red Center australien a aussi sa mythique piste de randonnée d’envergure, la Larapinta. Sur 223 km, de la gorge de Redbank jusqu’à Telegraph Station dans la périphérie d’Alice Springs, ce sont douze étapes qui suivent les monts MacDonnell, le parc national de Watarrka en passant par les sites aborigènes sacrés comme Uluru et Kata Tjuta entre désert plat et lignes de crête rocheuses. Comptez entre dix et vingt jours pour effectuer la randonnée, qui nécessite une bonne condition physique. Outre les très beaux paysages, elle vous donnera l’occasion de découvrir le dingo, le wallaby ou le célèbre et rare opossum à queue touffue…
Australia.com/fr
Au Canada, les Rocheuses via le « Great Divide Trail »

   


Avec ses 1 200 km de longueur entre les Lacs-Waterton et le Kakwa, en pleine Rocheuses canadiennes, le Great Divide Trail, GDT pour les intimes, n’est pas à proprement parler le trail des tous les superlatifs mais il s’en faut de peu… Ce parcours s’adresse à des randonneurs expérimentés car l’itinéraire suit des sentiers parfois fléchés, d’autres balisés différemment. Il est donc indispensable de savoir s’orienter correctement. Le parcours dans sa totalité peut durer de quarante à cinquante jours.
Si vous vous en sentez capables donc, à vous les sensations d’immensité, au travers de quatre parcs nationaux, tous classés au Patrimoine mondial de l’Unesco. Côté paysages, les champs de glace succèdent aux prairies alpines couvertes de fleurs. Côté faune, on ne rigole plus : grizzlis et ours noirs, très éloignés de l’opossum à queue touffue australien. Aérosols anti-ours recommandés…
Trailtheworld.fr (spécialiste du trail sur mesure) et 07-82- 56-64-87.

   


Dans Treks de légende (Guides Bleus/Gestalten, 258 pages, 35 €), Cam Honan, infatigable marcheur qui a parcouru plus de 90 000 km dans plus de 50 pays, partage ses plus beaux chemins et ses conseils pratiques.




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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ De la longue plage del Postiguet avec sa vue sur le château de Santa Barbara au marché de la place du 25 de Mayo où le spectacle est permanent, la ville espagnole, baignée d’un parfum d’été même en hiver, est une ode à la douceur de vivre.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤                
                                    

48 heures à Alicante


                      De la longue plage del Postiguet avec sa vue sur le château de Santa Barbara au marché de la place du 25 de Mayo où le spectacle est permanent, la ville espagnole, baignée d’un parfum d’été même en hiver, est une ode à la douceur de vivre.



LE MONDE
 |    26.10.2018 à 10h25
    |

                            Yoanna Sultan-R'bibo (Alicante)








   


On vous dit Costa Blanca en famille ? Vous pensez toboggans géants, parc d’attractions et front de mer en béton. Pour échapper aux clichés, il faut s’arrêter à Alicante, lovée contre le rocher de Benacantil. Si elle n’a pas les richesses architecturales de Valence ou de Malaga, la capitale de la province d’Alicante a l’avantage des villes « à la plage » : un parfum balnéaire même en hiver – ici, le soleil brille trois cents jours par an. Mieux qu’une triste ampoule de vitamine D.
Jour 1
10 heures « Pata negra » et bonite séchée Mamies traînant leur chariot, familles avec poussette, touristes en goguette… Le samedi matin, sur la Rambla, la rue principale d’Alicante, tout le monde converge vers la place du 25 de Mayo. C’est jour de mercado dans la très belle halle en brique construite en 1911. Deux étages où l’on déambule, façon spectacle vivant, au milieu du meilleur des produits espagnols. Les effluves de pata negra, de lomo iberico et de jamon serrano envahissent le rez-de-chaussée. Au stand Jorge Ramos, un jeune fromager branché tend aux enfants du queso local, crémeux à souhait. Le royaume de la mer occupe, lui, le sous-sol. Les habitués font la queue chez Juanelo, spécialiste de la bonite séchée de Ceuta, d’autres goûtent les crustacés crus, à même les étals. Le 25 mai 1938, un jour de marché comme celui-ci, un bombardement de l’armée fasciste italienne a tué 311 passants. L’horloge du marché affiche toujours 11 h 19, heure du drame. A l’entrée de la halle, une plaque rend hommage aux victimes, rappelant aussi qu’Alicante fut un fief républicain pendant la guerre civile espagnole.
12 heures Une cloche sonne, sonne Redescendons vers la vieille ville par la calle Labradores, la plus ancienne d’Alicante, et ses palais du XVIIIe siècle. On entre un peu par hasard dans le LAB 15, découvrir une exposition de guitares espagnoles. Avant de se perdre dans les ruelles pavées. Des façades couleur ocre, jaune, bleu, des placettes où les enfants se mettent à chasser les pigeons… On est charmé par ce décor mi-italien, mi-médina. « Maman, y a la sonnerie. » Les cloches, plutôt, celles de l’imposante cathédrale San Nicolas, construite en 1600 sur les traces d’une ancienne mosquée. Dans le bel édifice de style baroque, on lève la tête vers le dôme de 45 mètres de hauteur, impossible à distinguer de l’extérieur.
13 heures Reine de l’«arroz » Les rues, si calmes dans la matinée, s’éveillent soudain, les nombreuses terrasses de la place del Abad Penalva et de la calle Mayor, principale rue piétonne, s’emplissent. Entre les cartes traduites en plusieurs langues et les serveurs insistants, on redoute l’attrape-touriste… « Je veux ça ! » L’enfant pointe (poliment) du doigt un grand plat noir, posé sur des tables aux nappes rouges. Bien vu. Chez Los Porros, l’arroz de verduras (« paella aux légumes ») est délicieux, le riz croquant, presque caramélisé. Déçus par le tiramisu (forcément), les enfants se rattrapent chez Peret, un joli kiosque à glaces place Puerta del Mar, face à l’édifice clinquant de la Casa Carbonell. Chez ce glacier centenaire, le meilleur de la ville, dit-on, la génération « Magnum » découvre le plaisir sophistiqué d’un banana split servi dans une coupe…
16 heures Mer avec vue

   


La plage en plein centre : l’atout numéro 1 d’Alicante. Illico, les enfants enfilent leur maillot. L’adulte, lui, est plus hésitant… mais l’eau est chaude, même en octobre. Et la longue plage de sable del Postiguet très agréable, avec sa vue sur le château de Santa Barbara et son rocher censé rappeler le visage d’un Maure. Les vieux immeubles et leurs stores rouges donnent à ce bord de mer un air seventies. Au loin, vers le nord, les silhouettes bétonnées des grandes tours rappellent à quel point le reste de la Costa Blanca a été dénaturé.
19 h 30 « Tardeo » et tapas Du sable entre les doigts de pied, on se pose sur les fauteuils en osier du Soho Mar, bar cosy au tout début de la marina, pendant que les enfants font des ricochets (« Attention aux yachts ! »). Les Alicantins, toutes générations confondues, se sont fait beau pour el tardeo, la promenade de fin d’après-midi. Le long du port, sur le paseo Volado, les enseignes flashy des restaurants ne font pas envie. On choisit plutôt la Terraza del Gourmet, génial bar à tapas et à vin. Les enfants sont accueillis à bras ouverts par la serveuse, qui les amène au coin « jouets ». On se concentre sur le choix des raciones : asperges braisées, aubergines frites au miel, tortilla, morue aux haricots blancs. Un « picorage » gastronomique… mais abordable.
Jour 2
10 heures Santa Barbara, tu me diras Un ascenseur creusé dans la montagne ? L’info intrigue assez les petits pour les détourner de la baignade. En face de la plage del Postiguet, on pénètre dans un long tunnel d’acier. Tout au bout, un « groom » nous attend. 166 mètres et trente-deux secondes plus tard, nous voici sur les hauteurs de la ville, au château de Santa Barbara. Fondé par les Arabes, le site a été reconquis par les chrétiens au XIIIe siècle, pour devenir l’une des forteresses médiévales les plus grandes d’Espagne. Un carnet à la main, les enfants se sont pris de passion pour le dessin : là un canon, ici une statue de chevalier, là un donjon. Entre les figuiers, les cactus et les palmiers, la balade le long des murailles blanches, de terrasse en terrasse, nous entraîne hors du temps. Avec, en prime, une vue splendide sur la ville d’un côté, la Grande Bleue de l’autre.
12 heures Apprentis Picasso « On reprend l’ascenseur ? » Pas cette fois. Car la « descente » à pied qui passe par le parc de la Ereta mène dans le pittoresque quartier de Santa Cruz, jusqu’à une magnifique église blanche du même nom. C’est d’ici que part l’une des plus célèbres processions de la Semaine sainte, qui animent Alicante à Pâques. La ville est petite – appréciable avec les enfants –, nous revoici déjà dans le centre, devant le MACA. Le musée (gratuit) d’art contemporain occupe un ancien grenier à blé, l’un des plus vieux bâtiments civils d’Alicante. Comment convaincre les enfants d’entrer alors qu’ils rêvent de playa ? « Votre mission, faire mieux que Picasso. » Les voilà donc en apprentis faussaires, devant une très belle collection d’œuvres du XXe siècle, d’artistes en majorité espagnols, de Dali à Miro. L’espace est lumineux et le touriste, rare. Ne manquez pas le troisième étage, consacré à Eusebio Sempere, donateur du musée et artiste. Au sol ou flottant dans les airs, ses sculptures géométriques jouent avec les illusions d’optique. Hypnotique.
14 heures Rien ne sert de courir

   


On déjeune juste en face du musée, sur l’adorable petite place de la basilique Santa Maria. Un très bel édifice, le plus vieux de la ville, construit au XIVe siècle sur les ruines d’une mosquée. On resterait bien lire un livre sur la terrasse bucolique de la Barrita, mais les petits ont la bougeotte. Objectif : les faire courir sur la très longue esplanade de España, jolie promenade plantée de palmiers le long du bassin portuaire. Au sol, une mosaïque tricolore rouge, noire, blanche faite de 6,6 millions de tesselles de marbre. « On les compte ? »
16 heures Plongée dans les tournesols Tout au bout de la promenade, on échappe de justesse à un après-midi fête foraine au « Mundo de los niños » pour filer jusqu’à la Lonja de Pescado. Un ancien bâtiment portuaire d’influence mauresque, converti en lieu d’exposition. Jusqu’en décembre, on y vit « l’expérience van Gogh ». Un spectacle d’une heure projetant sur de grands murs noirs des œuvres de l’artiste, sur fond de Satie et de Bach. Si l’effet est moins réussi qu’aux Ateliers Lumière à Paris, les enfants apprécient de plonger dans les tournesols, allongés sur le sol.
17 heures A chacun son turron Demain, ce sera l’automne à Paris. Alors avant de retourner à la plage, on cède à une énième glace chez Borgonesse. Parfum turron, le nougat typique de la région, pour rester « local ». On la déguste à l’ombre, sous les superbes ficus macrophylla centenaires de la place Gabriel- Miro. C’est donc ça, la douceur de vivre ?

Carnet de route
Notre journaliste a organisé son voyage avec l’aide de Turespana, l’office espagnol du tourisme et de Transavia.
Y aller
Vols direct depuis Paris (1 h 45), d’avril à fin octobre, avec Transavia, à partir de 35 euros l’aller. D’autres compagnies comme Vueling et Iberia desservent aussi Alicante sans escale, depuis Paris, Marseille, Nantes.
Se loger
Apartamentos Tito San Agustin 14 appartements spacieux, pour 2 à 6 personnes, dans de très beaux bâtiments anciens idéalement situés, juste devant la cathédrale et à 200 mètres de la plage. Hauteur sous plafond, murs en pierre, patio, service adorable et en bonus un rooftop avec vue splendide sur la ville. A partir de 120 euros la nuit pour 4 personnes. apartamentostito.es
La Milagrosa B&B Un Bed & Breakfast en plein centre, mais au calme, sur le haut de la Calle Mayor, qui propose chambres et appartements jusqu’à 4 personnes, avec des services comme un bureau d’excursions. Et une terrasse donnant sur le château de Santa Barbara. A partir de 85 euros la nuit, petit déjeuner compris, pour un appartement 4 personnes. Lamilagrosa.eu
Hotel boutique Palacete Si jamais vous choisissez l’option « sans enfant », le Palacete est un magnifique hôtel « adults only » ouvert il y a tout juste un an, dans un ancien palais du XVIe siècle, au cœur du centre-ville. Le hall est splendide, les 17 chambres très design. Préférez celle qui donne sur le patio, encore plus calme que les autres. Chambre double à partir de 100 euros. Hotelboutiquealicante.com
Déjeuner, dîner
Nyora Un bar à tapas comme on les aime, convivial, dans une ruelle au calme de la vieille ville. Goûtez à l’arroz à l’encre de seiche ou à la pericana, mélange de piment et de poisson séché. Calle Lonja de Caballeros, 10.
La Taberna del Gourmet, et son annexe la Terraza, un des meilleures bars à tapas de la ville. Pensez à réserver le samedi soir ! Calle San Fernando, 10 et passeig Esplanada de Espanya, 2
La Casona alcantina Sur la Calle Mayor, éminemment touristique, cette maison au décor rustique propose des raciones excellentes, et très bien servies. Calle Mayor, 14.
Los Porros Juste à côté, goûtez aux très bonnes paellas (arroces) à petit prix. Calle Mayor, 16.
Madness Coffee Face à la cathédrale, un endroit cosy au décor industriel pour prendre un copieux petit déjeuner, classique ou à l’espagnole, à 5 €, avec un délicieux pan con tomate et des cookies à tomber. Calle San Nicolas, 4.
Peret Le glacier historique de la ville, où les classiques fraise et chocolat ont le vrai goût d’antan. Passeig Esplanada d’Espanya, 1.
Nou Manolin Une institution à Alicante que ce bistrot quasi gastronomique, où le chef revisite les classiques espagnols. On y mange le meilleur Pata negra de la ville. Calle Villegas, 3.
Pour acheter du turron, la spécialité d’amandes et de sucre de la ville, il y a Turron 1880, sur la Calle Mayor, ou le plus typique Carbonnel, derrière la mairie.
Visiter
Maca, musée d’art contemporain, place Santa Maria, gratuit, ouvert du mardi au dimanche. Maca-alicante.es
Château de Santa Barbara, l’ascenseur est payant pour monter (2,70 €), gratuit en descente. Ouvert tous les jours de 10 heures à 20 heures. Castillodesantabarbara.com/
Le Musée des Fogueres expose une collection de « ninots », ces grandes figures en carton qui sont sorties puis brûlées lors de la semaine de la Saint-Jean à Alicante. Rambla Mendez Nunez, gratuit, ouvert du mardi au dimanche.
Van Gogh Alive, à la Lonja de Pescado, sur le port, jusqu’au 16 décembre, pass famille à 40 euros Vangogh.es



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Les questions que pose la fin du changement d’heure

La Commission européenne a annoncé la fin du changement d’heure en septembre, mais la décision ne s’appliquera pas avant avril.



LE MONDE
 |    28.10.2018 à 10h47
    |

            Anne-Aël Durand








                        


Dimanche, à 3 heures du matin, il sera seulement 2 heures : le passage à l’heure d’hiver, devenu un rituel bien établi chaque année, a son corollaire, le passage à l’heure d’été. Pourtant, le principe est controversé, et le président de la Commission européenne a annoncé, le 12 septembre, que le changement d’heure devait « être aboli ».
D’où vient l’idée du changement d’heure ?
Décaler les horaires de la journée pour s’adapter à la luminosité en hiver et en été est une mesure initialement destinée à économiser de l’énergie. Elle a été d’abord adoptée dans plusieurs pays (Allemagne, Royaume-Uni, France, Etats-Unis…) au cours de la première guerre mondiale, avant d’être abandonnée dans plusieurs pays. C’est à la suite du choc pétrolier de 1973 que le changement d’heure a été remis en place, notamment en France en 1976, puis dans d’autres pays d’Europe. Mais ce n’est qu’en 2001 qu’une directive de l’Union européenne a harmonisé les dates de passage à l’heure d’été ou d’hiver, fixées aux derniers week-ends d’octobre et de mars. Actuellement, une soixantaine de pays appliquent le changement d’heure dans le monde.
Pourquoi décider de l’« abolir » ?
Le changement d’heure est controversé : d’abord, les économies d’énergie sont finalement assez limitées : selon une étude de l’Ademe, les gains sont réels sur l’éclairage mais moins nets pour le chauffage et la climatisation. Un rapport allemand déplore aussi des économies « marginale ». Les opposants au changement d’heure évoquent aussi une hausse des accidents de la route, et une perturbation des rythmes de sommeil, néfaste pour la santé.

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84 % pour la fin du changement d’heure
Durant les dernières années, plusieurs grands pays ont fait machine arrière sur le changement d’heure : la Chine dès 1991, la Russie et la Biélorussie en 2011 et la Turquie en 2016.
La Commission européenne s’est emparée du sujet en lançant une consultation durant l’été. Elle a engendré plus de 4,6 millions de réponses (dont une forte proportion d’Allemands) et a abouti à un résultat sans appel : 84 % des Européens interrogés se sont prononcés pour l’abolition du changement d’heure. Seuls les Grecs et les Chypriotes étaient majoritairement contre. Une proposition de directive européenne a rapidement été publiée en septembre.
Quand la mesure doit-elle s’appliquer ?
Selon ce texte, « à partir du 1er avril 2019, les Etats membres ne changeront plus leur heure légale ». Mais les Etats membres appliqueront tout de même le changement d’heure prévu le 31 mars. Concrètement, cela signifie que la situation actuelle – heure d’hiver jusqu’à fin mars, puis passage à l’heure d’été de façon coordonnée – s’appliquera au moins jusqu’au 27 octobre 2019. Ce n’est qu’à ce moment-là que les pays qui ont choisi l’heure d’hiver pourraient être amenés à changer pour la dernière fois leur montre, alors que les autres ne le feront pas.
Le grand bouleversement ne devrait avoir lieu que dans un an. Mais un choix doit être réalisé avant la transposition de la directive, le 1er avril. Durant ce court délai de six mois :
le Parlement européen devra avoir adopté la proposition de la Commission ;chaque Etat devra avoir notifié son choix « au plus tard le 27 avril 2019, sur la base d’éventuelles consultations et évaluations au niveau national et en concertation avec d’autres Etats membres ».
Heure d’été ou d’hiver, que vont choisir les pays européens ?
C’est la grande difficulté, car les avis sont partagés. La Commission laisse la liberté aux Etats de choisir, mais leur recommande de se concerter, surtout entre pays frontaliers. Le secteur aérien est particulièrement inquiet. Le sujet sera discuté lors d’une réunion des ministres des transports de l’Union européenne lundi 29 et mardi 30 octobre à Graz, en Autriche.

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Selon la consultation européenne, 56 % des citoyens étaient plutôt favorables à l’heure d’été, contre 36 % pour l’heure d’hiver. Certains pays ont déjà indiqué leur préférence : le Portugal, Chypre et la Pologne pour l’heure d’été, la Finlande ou le Danemark pour l’heure d’hiver, a indiqué en septembre la commissaire aux transports, Violeta Bulc. Pour l’Espagne, ce pourrait aussi être l’occasion de changer de fuseau horaire, une revendication ancienne, et de revenir à l’heure de Greenwich, comme le Portugal voisin.
Pour d’autres Etats, il est urgent d’attendre. L’Autriche et les Pays-Bas plaident pour un report de la décision, selon le premier ministre belge Charles Michels. « Il y a dans les coulisses européennes des discussions sur le sujet », a-t-il affirmé vendredi à la radio La Première. Il assure aussi que les Belges seront consultés et plaide pour que « le Benelux, la France et l’Italie conservent le même fuseau horaire ».
En Irlande, le Brexit complique encore la donne, puisque le Royaume-Uni n’a pas l’intention d’abandonner le changement d’heure, ce qui introduirait des décalages une partie de l’année entre l’Irlande et la province britannique d’Irlande du Nord. Le gouvernement irlandais a annoncé qu’une consultation serait lancée sur la question.
Que va-t-il se passer en France ?
Lors de la consultation européenne, l’opinion française était plus favorable que la moyenne à l’abandon du changement d’heure, mais partagée sur le choix final, avec 52 % de partisans de l’heure d’été (soit moins que la moyenne européenne), 38 % pour l’heure d’hiver et 10 % sans opinion.
Le ministère de la transition écologique et solidaire, François de Rugy, a déclaré vendredi 26 octobre sur France 2 qu’il était personnellement partisan de « réduire le décalage » de deux heures par rapport à l’heure naturelle, mais que la décision serait prise en fonction de « ce qui est le plus pertinent en manière d’économie d’énergie ».
Le dossier sera traité par le ministère de la transition écologique et solidaire, et celui des transports. Selon les services du premier ministre, des concertations seront prévues avec les acteurs concernés, mais aussi avec les voisins européens. On ne sait pas si les citoyens seront consultés.

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