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<filname="SURF-env_sciences-1"> ¤ Après deux ans à scruter l’état de santé des coraux du Pacifique, la goélette scientifique est arrivée à Lorient avec des années de résultats à étudier.
<filname="PROF-env_sciences-1"> ¤                      En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   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Par  Dino Di Meo   Publié aujourd’hui à 11h30, mis à jour à 18h19   Lecture 3 min.      Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail                         L’expédition scientifique est arrivée dans le port de Lorient, en Bretagne, après deux ans et demi d’étude des coraux dans l’océan pacifique. SEBASTIEN SALOM GOMIS / AFP             Dans le monde de la recherche scientifique, Tara n’est plus à présenter. Bateau polaire à l’origine, la goélette incarne aujourd’hui la Fondation Tara, première fondation reconnue d’utilité publique sur les océans. Depuis 2003, la goélette grise est devenue un emblème et un navire unique. Après Tara Arctic, Tara Oceans, Tara Méditerranée, voilà l’expédition Tara Pacific qui s’achève. Le bateau est arrivé ce samedi à Lorient, son port d’attache, avec à son bord un état des lieux très poussé des récifs coralliens du Pacifique. « En quinze ans, nous avons mené des recherches scientifiques de très haut vol avec de nombreux laboratoires de recherche afin de mieux comprendre les enjeux environnementaux sur la planète mer », précise Etienne Bourgois, directeur général de la marque de vêtements Agnès b., armateur du bateau.           Le Pacifique abrite près de 40 % des coraux de la planète          Le Pacifique abrite près de 40 % des coraux de la planète. Pour Serge Planes, coordinateur scientifique de l’expédition et directeur de recherche CNRS au Centre de recherche insulaire et observatoire de l’environnement en Polynésie, cette mission est un réel succès puisque les équipes de bord ont réalisé près de 90 % de l’objectif initial. « C’est la première expédition de cette envergure, dit-il. Près de 36 000 échantillons ont été récoltés et tous les archipels ont été au moins visités une fois. »                     Le bateau est arrivé samedi à Lorient, son port d’attache, avec à son bord un état des lieux très poussé des récifs coralliens du Pacifique Francis Latreille / Fondation Tara Expéditions             Même satisfaction du côté de Tara Expéditions. « Nous avons réalisé près de 2 700 plongées. Le tout sans problèmes techniques majeurs», précise Romain Troublé, le président de la Fondation Tara.          Bulles d’eau chaude          Serge Planes a concentré les prélèvements sur trois espèces de coraux sur les 1 500 répertoriées. « Nous nous sommes penchés sur des espèces que l’on retrouvait partout dans le Pacifique : un corail massif, un corail branchu et un corail de feu (très urticant lorsqu’on le touche) qui sont très importants dans la construction des récifs. » Il explique que chaque récif a son propre seuil de stress. Si la température de l’eau s’élève d’un à deux degrés Celsius pendant quelques jours, le polype se sépare des micro-algues qui le nourrissent et lui donnent ces couleurs. Alors l’animal devient pâle, blanchit et le corail s’épuise avant de mourir si le phénomène persiste.            Si certaines espèces sont plus ou moins résistantes en fonction de leur physiologie et de leur particularité génétique, d’autres peuvent s’adapter à ces modifications d’environnement. « Tout dépend de la température moyenne dans laquelle ils se trouvent de façon permanente. » Les coraux situés dans les latitudes basses ou hautes (plus tempérées) blanchissent à des températures plus basses. Ceux qui se trouvent plutôt en zone tropicale, donc à des températures plus élevées, blanchiront à des températures plus hautes. « Ce qui est beaucoup plus chaotique, c’est la façon dont se met en place géographiquement le blanchissement, explique Serge Planes. C’est une combinaison de facteurs associés au réchauffement de la planète, notamment liés à un contexte de “warm bloops”, des bulles d’eau chaude situées dans des zones particulièrement restreintes, marquées par un réchauffement très localisé. »                    Dégradation côtière          A proximité des grosses métropoles, notamment en Asie du Sud-Est, l’état de santé des coraux et sa variabilité dépendent principalement des pressions liées aux activités humaines directes, qui s’ajoutent au réchauffement climatique. Il ne s’agit plus de blanchissement mais de dégradation côtière, causée notamment par la pollution, l’absence de traitement des eaux usées, la surpêche et la déforestation, qui facilite le déversement des sédiments dans les rivières et leur dépôt sur le corail jusqu’à son étouffement. « Il s’agit d’une agression physique et comme le récif est côtier, il la subit de plein fouet », continue le spécialiste des coraux.           Les épisodes de blanchissement pourraient devenir un phénomène annuel pour 90 % des récifs coralliens au cours des prochaines décennies          En attendant que cette quantité énorme de prélèvements puisse livrer son secret, les scientifiques ont déjà fixé une tendance pour l’avenir des récifs du grand océan. Les épisodes de blanchissement pourraient devenir un phénomène annuel pour 90 % des récifs coralliens au cours des prochaines décennies. Et si les prévisions sur leur évolution ne prévoient plus leur disparition complète, les dégradations devraient se poursuivre jusqu’à ce que le changement climatique se stabilise et que de nouveaux types d’assemblages de récifs puissent résister aux nouvelles conditions thermiques. Le consortium Tara Pacific (qui représente vingt-trois laboratoires et une centaine de chercheurs) aura besoin de deux à cinq ans avant d’obtenir une vision globale de ces phénomènes.                     Serge Planes a concentré les prélèvements sur trois espèces de coraux sur les 1 500 répertoriées. « Nous nous sommes penchés sur des espèces que l’on retrouvait partout dans le Pacifique : un corail massif, un corail branchu et un corail de feu (très urticant lorsqu’on le touche) qui sont très importants dans la construction des récifs. » Il explique que chaque récif a son propre seuil de stress. Pete West/BIOQUEST STUDIOS/ FONDATION TARA EXPÉDITIONS             La Fondation Tara appelle d’ores et déjà les Etats à prendre immédiatement six mesures d’urgence afin d’atténuer le stress subi par les récifs : amélioration de la gestion des déchets plastiques, limitation de l’impact de l’agriculture, de l’élevage et de la déforestation, interdiction ou contrôle des méthodes de pêche, du développement des grandes infrastructures côtières, et enfin sensiblisation des populations locales à préserver leur propre environnement.            « Tara », une série en plusieurs épisodes        Cap sur la « soupe » de plastiquesLes défis d’une navigation scientifique « propre »Veillée d’armes aux abords du vortex de déchets du Pacifique NordDans l’œil du vortex de déchets du Pacifique NordOn a plongé dans la grande poubelle du Pacifique... deux foisVariations sur le plastiqueAlgues, plancton et spleenTerre en vue                                        Annonces automobiles avec La Centrale           BMW Z3 31500 € 62           SEAT ARONA 21490 € 34           VOLKSWAGEN 1200 11500 € 85      Recherche                    Dino Di Meo           Voir les réactions      Dans la même rubrique                 Le nucléaire français n’a plus de haut-commissaire  Le mandat d’Yves Bréchet s’achève à la fin du mois de septembre et le gouvernement n’a toujours pas nommé son successeur.                         Article réservé à nos abonnés Le dépistage sanguin prénatal, une avancée en trompe-l’œil  L’amniocentèse n’augmente pas le risque de fausse couche, et permet, contrairement aux tests sanguins, de dépister d’autres anomalies que la trisomie 21, selon les coordonnateurs d’une étude française, qui s’expriment dans une tribune au « Monde ».                      Les Nobels de la science improbable, des montagnes russes aux timbres-poste  La 28e cérémonie des Ig Nobels a récompensé son lot annuel de recherches qui font sourire d’abord, et éventuellement réfléchir ensuite. Petit aperçu d’un cru savoureux.                         Article réservé à nos abonnés Publications scientifiques : les pièges du « Plan S »  Dans une tribune adressée au « Monde », des scientifiques s’inquiètent de la volonté d’institutions de recherche européennes de ne financer que les travaux publiés dans des revues sans abonnement.                      Plus de 60 000 vestiges de la civilisation maya découverts au Guatemala  La complexité du monde maya apparaît au grand jour dans l’analyse au laser de plus de 2 000 km2 de forêt.                         Article réservé à nos abonnés Génomique à grande échelle, un bilan en demi-teinte  Les études qui comparent les millions de séquences d’ADN qui varient d’un individu à l’autre, révélant les variants associés à telle pathologie ou tel caractère, sont en plein essor. Mais l’apport de ces catalogues reste discuté.               
CREDIT

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<filname="SURF-env_sciences-2"> ¤ Sur certaines questions, la preuve parfaite ne pourra jamais être obtenue, estime Stéphane Foucart, journaliste au « Monde », qui revient dans sa chronique sur l’étude parue dans « JAMA Internal Medicine » établissant un lien entre alimentation bio et cancer.
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« En matière de santé publique, le rigorisme scientifique est une posture dangereuse »

Sur certaines questions, la preuve parfaite ne pourra jamais être obtenue, estime Stéphane Foucart, journaliste au « Monde », qui revient dans sa chronique sur l’étude parue dans « JAMA Internal Medicine » établissant un lien entre alimentation bio et cancer.



LE MONDE
 |    27.10.2018 à 10h11
 • Mis à jour le
27.10.2018 à 12h19
    |

            Stéphane Foucart (service planète du "Monde")








                        



                                


                            

Chronique. Rarement étude épidémiologique aura reçu une telle attention. Chacun à sa manière, la majorité des grands médias internationaux a rendu compte de ses résultats, publiés le 22 octobre dans JAMA Internal Medicine : les plus grands consommateurs de « bio » (environ 50 % de leur alimentation) ont un risque diminué de 25 % de contracter un cancer, par rapport aux plus petits consommateurs. Avec, comme explication la plus plausible avancée par ses auteurs, la présence, plus fréquente et en plus grande quantité, de résidus de pesticides de synthèse dans l’alimentation conventionnelle.

Quelques voix, y compris scientifiques, se sont élevées pour relativiser ces conclusions. L’écho donné à ces travaux aurait été excessif : l’échantillon de l’étude serait biaisé, il faudrait attendre d’avoir confirmation du résultat, il ne faut pas affoler les gens, la cigarette et l’alcool sont plus dangereux, une autre étude, britannique celle-ci et publiée en 2014, n’a pas montré de liens entre alimentation bio et cancer en général…
Des biais, il y en aura toujours
Les scientifiques qui interviennent ainsi dans le débat public le font souvent avec les meilleures intentions. Avec, comme étendard, l’exigence de rigueur. Celle-ci est bien sûr louable. Mais, en matière de la santé publique, le rigorisme scientifique est une posture dangereuse. Sur ces questions complexes, la preuve parfaite ne sera jamais obtenue. Il est simplement impossible de mesurer avec un haut niveau de confiance, sur une longue durée, les habitudes alimentaires et les expositions à un grand nombre de contaminants d’une large population d’individus. Des biais, des limites expérimentales, des facteurs non contrôlés : il y en aura toujours.
Faut-il, en l’espèce, attendre de nouvelles preuves ? D’abord, l’étude a été contrôlée et corrigée de nombreux facteurs de confusion (catégorie sociale, indice de masse corporelle, activité physique, consommation...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-3"> ¤ Au menu : les risques que le changement climatique fait courir à la Méditerranée, la plus grosse météorite française, bientôt un « igloo lunaire » en Suisse, etc.
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<filname="SURF-env_sciences-4"> ¤ Nutravalia a propulsé son complément alimentaire phare parmi les meilleures ventes, grâce à des méthodes marketing particulièrement agressives.
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Les dessous d’Anaca3, la pilule minceur star des réseaux sociaux

Nutravalia a propulsé son complément alimentaire phare parmi les meilleures ventes, grâce à des méthodes marketing particulièrement agressives.



LE MONDE
 |    26.10.2018 à 16h03
 • Mis à jour le
26.10.2018 à 16h43
    |

            Laura Motet








                        



   


Vendredi 19 octobre, Carline, une blogueuse beauté suivie par 53 000 personnes sur Instagram, a eu une désagréable surprise en ouvrant sa porte : un huissier la met en demeure de supprimer un article de blog publié sept mois plus tôt, « Anaca3 : ce qu’on ne vous dit pas ! Avis & test », consacré à une gélule amincissante, sous peine d’être convoquée au tribunal. L’huissier est missionné par Nutravalia, l’entreprise qui fabrique le complément alimentaire Anaca3.
Dès le lendemain, l’influenceuse relate sa mésaventure sur Twitter. « L’intervention de l’huissier m’a effrayée. Je n’ai pas su comment réagir tout de suite, mais, en reprenant mes esprits, j’ai su qu’il fallait que je partage cela avec ma communauté », raconte-t-elle au Monde. Refusant de « céder à leur menace », elle n’a pas supprimé son article. Dans sa mise en demeure, que Le Monde a consultée, Nutravalia reprochait à la blogueuse des « propos diffamatoires et injurieux ».
Absence d’efficacité, incontinence urinaire, « piège » à l’abonnement, etc., sa critique peu flatteuse d’Anaca3, la pilule amincissante star de Nutravalia, passe mal – d’autant qu’elle apparaît en première page des résultats de recherche Google, juste après le site de la marque. Comme Carline, au moins deux autres sites ont reçu une mise en demeure similaire. Interrogé par Le Monde, Nutravalia assure cependant ne pas avoir porté plainte.
Si cette entreprise accorde autant d’attention à sa présence en ligne, c’est que cette visibilité sur Internet a été le principal ingrédient de son succès. L’un de ses fondateurs, Samuel Bouskila, est un fin connaisseur du business en ligne : en 2011, il a fait fortune en revendant l’une des plus grandes plates-formes françaises de voyance en ligne. Avec Nutravalia, son pari sur le numérique se révèle vite payant : le chiffre d’affaires passe de 2,9 millions d’euros en 2015 à 14,5 millions d’euros l’année suivante, selon le registre du commerce.
La recette de cette réussite entrepreneuriale, qui doit beaucoup à des techniques de marketing très agressives, s’est construite en deux temps. Par le biais de sites Internet vitrines d’abord, puis grâce à de nouveaux alliés qui ont fleuri sur les réseaux sociaux ces dernières années : la télé-réalité et les influenceurs.
Blogs promotionnels, abonnements cachés…
Pour capter des clients, les fondateurs de Nutravalia ont d’abord commencé par acheter des dizaines de sites sur le régime, à l’image de Perdre-du-poids-rapidement.org, Avis-pilule-minceur.com ou encore Mon-test-imc.com, selon des données techniques que Le Monde a pu consulter. Certains de ces sites affichaient des publicités pour les pilules de Nutravalia. D’autres vantaient les produits de la marque, avec une objectivité apparente.
Difficile pour l’internaute de comprendre qu’il consulte en réalité un site de Nutravalia : dans les mentions légales ne figurent que les noms de ses filiales, inconnues du grand public. Michel Bouskila, frère de Samuel Bouskila et directeur général de Nutravalia, reconnaît le recours à ces sites, mais affirme au Monde qu’« ils ne ramènent quasiment aucun trafic aujourd’hui ». Certains d’entre eux continuent cependant à être alimentés en contenu.

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Autre technique de marketing agressif en ligne : Nutravalia a développé une offre de conseils proposés sous forme d’abonnements lors de l’achat d’une boîte de pilules amaigrissantes. Si la gratuité du premier mois était clairement indiquée, le tarif de l’abonnement pour les mois suivants (27,90 euros) n’était, lui, affiché qu’en petits caractères et dans les conditions générales de vente, rarement lues.
La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), alertée par des clients mécontents de découvrir qu’ils étaient abonnés « malgré eux », a contrôlé Nutravalia et s’apprête à transmettre un procès-verbal à la justice, selon des sources proches du dossier.
Depuis le printemps, l’entreprise de compléments alimentaires minceur ne propose plus cette offre d’abonnement. M. Bouskila assure que la répression des fraudes n’a rien à y voir, mais que ces abonnements ne rapportent tout simplement plus assez. Selon le registre du commerce, les abonnements constituaient, en 2016, 11 % du chiffre d’affaires. Une proportion descendue à « 3,2 % en 2017 », affirme M. Bouskila.
Promotion par le biais des candidats de télé-réalité
Mais les ingrédients du succès fulgurant de Nutravalia sont le fruit d’une décision plus tardive. Adieu les sites d’avis créés par l’entreprise, bienvenue sur les réseaux sociaux. A partir de 2016, Anaca3, son produit phare, s’affiche partout sur YouTube, Instagram et Snapchat, à côté des stars de la télé-réalité. Un choix iconoclaste, dans un marché où les concurrents se bousculent plutôt pour figurer dans les rayons des pharmacies et des supermarchés, mais qui s’avérera payant.
Le dispositif est simple : un candidat de télé-réalité se met en scène sur Instagram ou Snapchat avec un produit et l’accompagne d’une description flatteuse. Pour une seule publication, il touche « entre 700 et 3 000 euros, selon le nombre de ses abonnés », explique au Monde Bastien Grimal, ancien candidat de « Secret Story ». « C’était extrêmement profitable. On calculait le taux de rendement à partir des codes promotionnels uniques qu’ils filaient à leurs abonnés. Pour 100 euros investis, on avait parfois jusqu’à 350 euros de commandes », précise un ancien salarié de Nutravalia.
Peu de chance qu’un dérapage n’arrive et ne ternisse l’image de la marque : les agents qui gèrent ces contrats publicitaires donnent à leurs protégés « des éléments de langage » à insérer dans les descriptions, reconnaît Magali Berdah, la fondatrice de Shauna Events, la principale agence en affaires avec Nutravalia, interrogée par Le Monde. « A eux de s’en inspirer ou non », ajoute-t-elle, préférant insister sur la liberté de ses protégés et le fait qu’ils ne promeuvent les produits Anaca3 que lorsqu’ils les apprécient.
L’ancien candidat de télé-réalité Bastien Grimal, lui, rit franchement lorsqu’on lui demande si les influenceurs s’impliquent personnellement dans ces placements de produits : « Ils ne testent pas toujours le produit et, surtout, ils veulent passer le moins de temps possible sur les posts sponsorisés. Du coup, ils se contentent souvent de copier-coller la “caption” [texte promotionnel] envoyée par l’agence. »

   


A la rentrée 2017, Anaca3 a pourtant fait, à ses dépens, les choux gras de la presse people en raison d’un placement de produit peu pertinent : Jazz Lanfranchi, l’une des protégées de Magali Berdah, posait sur Instagram à côté d’une boîte de pilules amaigrissantes… alors qu’elle était enceinte de plusieurs mois. Sur son ventre arrondi, le nom d’Anaca3 était tracé au rouge à lèvres. Le placement de produit avait alors fait scandale, même si la description précisait : « Je ne prends pas les compléments alimentaires actuellement, car je suis enceinte. Par contre, beaucoup de mes amis en sont ravis. » Elle avait finalement supprimé sa publication.
L’épisode n’a cependant pas entamé la relation entre Nutravalia et l’agence Shauna Events, qui gère les partenariats de la plupart des stars de la télé-réalité. La marque a poursuivi sa collaboration avec une autre protégée de Magali Berdah, Ayem Nour, ancienne candidate de « Secret Story », pour tourner les spots qui inondent le petit écran depuis 2016. Cette année-là, Nutravalia a dépensé 7,5 millions d’euros en publicités à la télévision, selon Kantar Media. Une façon d’annoncer son entrée dans la cour des grands ?

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<filname="SURF-env_sciences-5"> ¤ Le projet d’étude PlastiGar a pour objectif de suivre durant trois ans la pollution au plastique dans le fleuve pour évaluer son impact sur la biodiversité.
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<filname="SURF-env_sciences-6"> ¤ Pour être mises en service un jour, les voitures autonomes devront apprendre à réagir face à d’importants dilemmes moraux.
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<article-nb="2018/10/27/19-7">
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<filname="SURF-env_sciences-7"> ¤ Dans sa tribune au « Monde », le professeur André Grimaldi se refuse à interdire ces médicaments, mais pense qu’il faut en faire supporter les coûts par les utilisateurs ou par le biais d’assurances privées dites « complémentaires ».
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Homéopathie: « Le placebo est efficace sur certains symptômes »

Dans sa tribune au « Monde », le professeur André Grimaldi se refuse à interdire ces médicaments, mais pense qu’il faut en faire supporter les coûts par les utilisateurs ou par le biais d’assurances privées dites « complémentaires ».



LE MONDE IDEES
 |    26.10.2018 à 09h00
 • Mis à jour le
26.10.2018 à 10h25
    |

André Grimaldi (Professeur émérite au CHU Pitié-Salpêtrière, à Paris)







                        



                                


                            

Tribune. Faut-il rembourser l’homéopathie ? Débat secondaire disent certains, car cela ne représente que de 100 à 200 millions d’euros par an. Et puis : « si cela ne fait pas de bien, au moins cela ne fait pas de mal ! » Et c’est de l’emploi sur le territoire national. Le déremboursement pourrait inciter à consommer des médicaments beaucoup plus chers. Sans compter le mécontentement des utilisateurs qui sont autant d’électeurs.
Toutes bonnes raisons pour continuer à rembourser un « médicament » par ailleurs dispensé de toute étude visant à démontrer son efficacité et sa tolérance avant sa mise sur le marché. Ce faisant, les autorités de santé estiment implicitement que l’effet du médicament homéopathique ne relèverait que de l’effet placebo.
En somme, soigner le mal non pas par le mal mais par le souvenir du mal que conserveraient les très hautes dilutions
Cependant, la ministre de la santé, Agnès Buzyn, a demandé à la Haute Autorité de santé (HAS) d’évaluer l’efficacité des médicaments homéopathiques. Mais évaluer par rapport à quoi ? Par rapport à un placebo en apparence semblable au médicament testé, mais ne contenant aucune substance biologiquement active. Le serpent se mord la queue. On connaît le résultat, qui sera récusé par les homéopathes puisque leur médicament prétend agir par la simple « mémoire de l’eau » ayant eu contact avec des substances actives susceptibles de reproduire les symptômes du malade.
En somme, soigner le mal non pas par le mal mais par le souvenir du mal que conserveraient les très hautes dilutions. De plus, les essais devraient être réalisés en double aveugle avec des séquences alternant, de façon aléatoire, chez le même malade, le médicament homéopathique et le placebo, car la force de conviction principale de l’homéopathe, c’est qu’il prétend individualiser sa prescription. A chaque personne son médicament. Reste que le placebo est efficace sur certains symptômes (douleurs, fatigue, troubles...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-8"> ¤ Dans une lettre au climatologue belge André Berger, le chef de l’Etat se dit « convaincu de l’importance particulière du nucléaire, en tant qu’énergie décarbonée ».
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<filname="SURF-env_sciences-9"> ¤ Même s’il brûle encore de l’argent, le constructeur de véhicules électriques a profité des ventes de sa voiture d’entrée de gamme, le Model 3.
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Tesla gagne de l’argent pour la première fois en deux ans

Même s’il brûle encore de l’argent, le constructeur de véhicules électriques a profité des ventes de sa voiture d’entrée de gamme, le Model 3.



LE MONDE
 |    25.10.2018 à 03h02
 • Mis à jour le
26.10.2018 à 06h36
   





                        



   


Tesla a annoncé, mercredi 24 octobre, son premier bénéfice en deux ans, clôturant sur une note positive un troisième trimestre noir marqué par une enquête pour « fraude » contre Elon Musk, son emblématique PDG, dont le comportement fantasque déroute les investisseurs.
Le constructeur de véhicules électriques a dégagé au troisième trimestre un bénéfice net de 311,5 millions de dollars (274 million d’euros), grâce aux ventes de sa voiture électrique d’entrée de gamme, le Model 3, dont les volumes de production et de livraison ont fortement augmenté. Cette voiture, dont seule la gamme haute est commercialisée aux Etats-Unis en attendant la gamme intermédiaire, est censée transformer Tesla en producteur de masse.
A Wall Street, jeudi, le titre Tesla a progressé de 9,14 %. L’entreprise, qui a avancé d’une semaine la publication de ses résultats, avait essuyé une perte de 619,4 millions de dollars au troisième trimestre de 2017. Elle avait dégagé son dernier bénéfice au troisième trimestre de 2016, de l’ordre de 22 millions de dollars.

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Pari tenu
C’est un trimestre « vraiment historique », se sont enthousiasmés Elon Musk et Deepak Ahuja, le directeur financier, dans une lettre aux investisseurs. « C’est la rédemption d’Elon Musk », a réagi Jeremy Acevedo, analyste au cabinet spécialisé Edmunds.com, rappelant que l’entrepreneur était en passe de gagner son pari de transformer le secteur automobile à coups de technologies électriques et autonomes.
Si Elon Musk avait promis que le groupe, qui brûle beaucoup d’argent, allait être rentable dans la seconde moitié de l’année, les milieux financiers penchaient plutôt de leur côté pour le quatrième trimestre.
Mais le constructeur de véhicules électriques a accéléré la production du Model 3, dont il a livré 55 840 exemplaires Model 3s – le modèle haut de gamme –, ce qui représente environ 3 milliards de dollars de revenus. Il en a produit 5 300 unités lors de la dernière semaine de septembre, ce qui est en ligne avec son objectif.

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Fin d’une série noire
Le Model 3 est par ailleurs devenu la cinquième voiture particulière la plus vendue aux Etats-Unis au troisième trimestre selon Edmunds.com, et sa marge a atteint 20 % alors que Tesla visait seulement 15 %.
Le groupe californien, qui vend également des panneaux solaires depuis le rachat de SolarCity, a, en outre, terminé le trimestre avec une trésorerie positive de 881 millions de dollars (contre – 740 millions au deuxième trimestre) et disposait de 3 milliards de dollars contre 2,2 milliards à fin juin.
Ces données sont de nature à apaiser les investisseurs, qui craignaient que Tesla ne dusse encore s’endetter auprès des marchés pour financer ses opérations.
Pour Elon Musk, cette performance clôt une parenthèse difficile au cours de laquelle ses capacités de patron ont été remises en question. Il a notamment été accusé de « fraude » par le gendarme américain de la Bourse, la SEC, après un tweet du 7 août dans lequel il affirmait, sans en apporter les preuves, disposer des fonds pour retirer son entreprise de la cote.
L’enquête du régulateur s’est soldée par un accord à l’amiable selon lequel Elon Musk a renoncé à la présidence du conseil d’administration de la société qu’il a cofondée. Il s’est également acquitté d’une amende.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-10"> ¤ Une étude révèle les préférences de 2,5 millions de personnes contraintes de choisir les victimes d’un accident.
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Article sélectionné dans La Matinale du 24/10/2018
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Les dilemmes moraux de l’humanité à l’épreuve de la voiture autonome

Une étude révèle les préférences de 2,5 millions de personnes contraintes de choisir les victimes d’un accident.



LE MONDE
 |    24.10.2018 à 19h00
 • Mis à jour le
25.10.2018 à 07h57
    |

            Nathaniel Herzberg et 
David Larousserie








                        



                                


                            

Peut-on tuer un vieillard pour sauver un enfant ? Toute vie humaine a-t-elle au contraire la même valeur, sans considération d’âge, de genre ou d’état de santé ?
Ces questions, médecins, assureurs et militaires se les posent depuis longtemps. « Mais jamais dans l’histoire de l’humanité avons-nous autorisé une machine à décider seule qui doit vivre et qui doit mourir, sans supervision humaine, en temps réel. Nous allons franchir cette barrière prochainement, pas sur un lointain champ de bataille, mais dans un des aspects les plus banals de notre vie, le transport quotidien. » 
L’équipe de scientifiques français et américains qui lance cette prophétie vise la voiture autonome, future vedette de l’automobile. Dans la revue Nature du jeudi 25 octobre, ces psychologues, anthropologues et spécialistes de l’intelligence artificielle (IA) poursuivent : « Avant d’autoriser nos voitures à prendre des décisions éthiques, il importe que nous ayons une conversation globale pour exprimer nos préférences aux entreprises qui concevront les algorithmes moraux et aux responsables politiques qui vont les réguler. »
Les chercheurs avaient déjà ouvert cette grande discussion en 2016 dans la revue Science. Les personnes alors interrogées se prononçaient massivement en faveur d’algorithmes sauvant le maximum de vies. Leur position fléchissait toutefois si eux-mêmes ou un membre de leur famille se trouvait impliqué. L’échantillon qui avait été interrogé rassemblait un peu moins de 2 000 personnes.
« Sauver les enfants »
L’article de Nature rend compte d’une entreprise d’une tout autre ampleur. Plus de 2,5 millions de personnes venues de quelque 230 pays ou territoires ont cette fois livré leur choix. Pour recueillir une telle masse d’informations, Edmond Awad et Iyad Rahwan du Massachusetts Institute of Technology (MIT), Azim Shariff de l’université de Vancouver (Colombie-Britannique, Canada) et Jean-François...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-11"> ¤ Il a été repéré dans le nord-ouest de la mer de Weddell, non loin de la barrière de glace Larsen C, de laquelle il se serait détaché récemment.
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En Antarctique, la dérive d’un iceberg rectangulaire

Il a été repéré dans le nord-ouest de la mer de Weddell, non loin de la barrière de glace Larsen C, de laquelle il se serait détaché récemment.



LE MONDE
 |    24.10.2018 à 17h11
   





                        



   


C’est au cours d’un vol organisé le 16 octobre par l’opération de la NASA IceBridge, destinée à mieux comprendre le lien entre les zones polaires et le changement climatique, qu’un iceberg rectangulaire a été photographié.
Jeremy Harbeck, le scientifique qui l’a photographié, assure, sur le site internet de l’opération IceBridge, qu’il n’avait jamais vu un iceberg avec des bords et des angles si bien découpés.
Celui-ci a été repéré dans le nord-ouest de la mer de Weddell, non loin de la barrière de glace Larsen C, de laquelle il se serait détaché récemment. En juillet 2017 cette même barrière de glace a libéré un iceberg de la taille de l’Etat américain du Delaware.
L’opération IceBridge, grâce à des survols de l’Antarctique et des images satellites, a pour but d’observer l’évolution et les changements de la banquise en Antarctique. Les données collectées par l’opération servent à analyser l’influence du changement climatique sur les zones polaires.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-12"> ¤ Des archéologues ont découvert un navire de commerce grec très bien conservé qui gît à deux kilomètres de profondeur, dans la mer Noire, au large de la Bulgarie.
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<filname="SURF-env_sciences-13"> ¤ La manière d’établir un diagnostic en psychiatrie, essentiellement fondée sur l’observation, pourrait être revue au cours des prochaines années.
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<filname="SURF-env_sciences-14"> ¤ Des patients atteints de maladies mentales ou physiques pourront être envoyés voir gratuitement des expositions au Musée des beaux-arts de Montréal.
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Au Canada, des médecins pourront prescrire des visites au musée

Des patients atteints de maladies mentales ou physiques pourront être envoyés voir gratuitement des expositions au Musée des beaux-arts de Montréal.



LE MONDE
 |    24.10.2018 à 11h48
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 12h11
   





                        



   


Des visites au musée prescrites par des médecins. Dès le 1er novembre, certains médecins canadiens pourront conseiller à leurs patients souffrant de dépression, de diabète ou de maladies chroniques d’aller profiter d’une exposition, dans un but thérapeutique.
Cette initiative, lancée par le Musée des beaux-arts de Montréal et Médecins francophones du Canada (MFDC), permettra aux milliers de médecins membres de cette association d’envoyer gratuitement leurs patients dans le musée québécois. Ces « prescriptions muséales » sont uniques au monde, assure l’institution culturelle.
Pendant un an, explique la Montreal Gazette, ce projet pilote autorisera les docteurs du MFDC à faire jusqu’à cinquante prescriptions de ce nouveau genre. Pour cette visite gratuite, le patient pourra se faire accompagner par un adulte – un aide-soignant ou un membre de sa famille – et deux enfants.
« On oublie nos souffrances et nos anxiétés »
« De plus en plus d’études le démontrent : le contact avec les œuvres d’art a un réel impact sur l’état de santé physique et mentale de la population », assure dans un communiqué la docteure Hélène Boyer, vice-présidente de MFDC.
Selon elle, de telles sorties culturelles permettent d’augmenter le taux de cortisol et de sérotonine des patients :
« Nous sécrétons des hormones lorsque nous visitons un musée et ces hormones sont responsables de notre bien-être. Les gens ont tendance à penser que ce n’est efficace que pour les problèmes de santé mentale. (…) Mais ce n’est pas le cas. C’est aussi efficace pour les patients diabétiques, pour les patients en soins palliatifs et pour les personnes atteintes de maladies chroniques. »
Pour Mme Boyer, les bénéfices d’une visite au musée pourraient être comparables à ceux des activités physiques déjà prescrites par les médecins. « Quand on regarde une œuvre d’art, notre attention est portée sur l’œuvre et on oublie nos souffrances et nos anxiétés », conclut le médecin.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-15"> ¤ Un bateau de commerce grec a été découvert à 2 000 mètres de profondeur, dans la mer Noire, par une équipe d’archéologues.
<filname="PROF-env_sciences-15"> ¤                     
                                                

Découverte dans la mer Noire d’une épave intacte datant de 400 avant J.-C.

Un bateau de commerce grec a été découvert à 2 000 mètres de profondeur, dans la mer Noire, par une équipe d’archéologues.



Le Monde.fr avec AFP
 |    24.10.2018 à 10h57
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 15h36
   





                        



Il s’agit de la plus vieille épave intacte découverte jusqu’ici. Un bateau de commerce grec qui remonte à l’an 400 avant Jésus-Christ, encore équipé de son mât, de son gouvernail et de ses bancs de rames, a été retrouvé au fond de la mer Noire par une équipe d’archéologues.
L’annonce a été faite mardi 23 octobre par l’expédition anglo-bulgare Black Sea Map, qui sonde depuis trois ans les fonds de la mer Noire sur plus de 2 000 km² au large de la Bulgarie, avec l’aide d’un sonar et d’un véhicule télécommandé équipé de caméras conçues pour l’exploration en eaux profondes.
Si l’épave, longue de 23 mètres, est encore en bon état c’est parce qu’elle a été retrouvée à une profondeur où l’eau est dépourvue d’oxygène et peut donc « conserver les matières organiques pendant des milliers d’années », a précisé l’équipe de chercheurs. Ce « type de bateau de commerce grec avait jusqu’ici seulement été observé sur [les décorations] d’anciennes poteries grecques », ont souligné les scientifiques.
Découverte de multiples épaves
Le professeur Jon Adams, directeur du Centre d’archéologie maritime de l’université de Southampton (dans le sud de l’Angleterre) et qui est l’un des dirigeants de l’expédition, reste encore stupéfait par cette découverte :
« Je n’aurais jamais pensé qu’il serait possible de retrouver intact, et par 2 000 mètres de profondeur, un navire datant de l’Antiquité. Cette découverte va changer notre compréhension de la construction navale et de la navigation à l’époque antique. »
Outre ce bateau, l’équipe de chercheurs a découvert, pendant cette expédition, plus de soixante épaves remontant à l’Antiquité, à l’époque romaine et jusqu’au XVIIe siècle. L’étude portant initialement sur l’évolution du niveau de la mer et l’immersion de la région de la mer Noire, la découverte des épaves « est une heureuse conséquence » de ces recherches, a souligné sur la BBC l’archéologue Helen Farr, associée au projet.

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<filname="SURF-env_sciences-16"> ¤ Décrit pour la première fois en 1903, le « fou rire prodromique » est irrépressible et annonce la survenue d’un accident vasculaire cérébral.
<filname="PROF-env_sciences-16"> ¤ 
<article-nb="2018/10/27/19-17">
<filnamedate="20181027"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181027"><AAMMJJHH="2018102719">
<filname="SURF-env_sciences-17"> ¤ Dans le cadre du Monde Festival, dimanche 7 octobre, des scientifiques ont appelé les citoyens à s’emparer du débat sur la robotique et l’intelligence artificielle.
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                Intelligence artificielle : « Les scientifiques ne peuvent pas dire ce qui est bien ou mal »


Dans le cadre du Monde Festival, dimanche 7 octobre, des scientifiques ont appelé les citoyens à s’emparer du débat sur la robotique et l’intelligence artificielle.

LE MONDE
                 |                 24.10.2018 à 09h00
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 16h05
                 |

            Claire Legros

















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Emotion, affect, conscience… Le langage révèle vite ses limites, confronté aux potentiels de l’intelligence artificielle (IA) et de logiciels capables d’apprendre par eux-mêmes. Le débat organisé au Monde Festival dimanche 7 octobre sur le thème « Un amour de robot ? » s’est ouvert sur une question de vocabulaire : peut-on parler du « ressenti » d’une machine dont le réseau de « neurones » modélise des émotions propres aux humains ?
Pour Raja Chatila, directeur de l’Institut des systèmes intelligents et de robotique (ISIR) de Sorbonne Université et membre de l’IEEE (Institute of Electrical and Electronics Engineers), collectif international d’ingénieurs en IA, « il ne s’agit que de métaphores. On est obligé d’utiliser ces termes pour se faire comprendre. Mais attention aux confusions possibles, les mots n’ont pas le même sens lorsqu’on les utilise pour des robots », prévient-il. 
Robots affectifs
Face à lui, Lola Cañamero, spécialiste de la modélisation des émotions, nuance d’emblée le propos : « Il ne s’agit pas seulement de métaphores », affirme la chercheuse qui développe, au sein de son laboratoire de l’université du Hertfordshire (Angleterre), des machines qu’elle qualifie de « robots affectifs », dotés de « pulsions, de besoins, d’émotions comme la joie, la colère, l’attention, le plaisir ».

        Pour aller plus loin :
         

          Les études de genre se penchent sur le sexe des robots



Le robot, dit-elle, « n’imite pas l’humain », il est son propre « sujet apprenant » et développe une « dynamique d’apprentissage qui prend en compte les émotions et leur impact dans la façon dont on perçoit le monde. On peut reproduire avec des algorithmes des processus biologiques, toute la chimie du corps et le fonctionnement du système nerveux à un niveau abstrait ».
Vidéo à l’appui, elle montre comment une machine – en l’occurrence un robot chien qui se trémousse sur un tapis – peut être conçue pour apprendre plus vite à interagir avec l’humain si elle reçoit de l’attention et des caresses. « L’humain peut ainsi l’aider à apprendre plus rapidement, car ces contacts permettent aux réseaux de neurones qui contrôlent l’apprentissage de mieux fonctionner. »
A l’inverse, un robot soumis à des postures agressives pourra « apprendre l’agressivité, développer des comportements d’évitements ». Il existe donc « différentes façons d’élever un robot », assure la chercheuse, et l’humain a « un rôle fondamental pour agir de manière éthique ».
Personnes âgées
De fait, la controverse linguistique révèle les questions éthiques que pose l’irruption des machines animées dans nos vies quotidiennes. Quel peut être l’impact de cette proximité entre humain et machine, notamment sur les personnes vulnérables ?
Lola Cañamero travaille avec des enfants diabétiques pour lesquels elle a conçu un robot présentant les symptômes du diabète, afin qu’ils comprennent mieux leur maladie. « Les enfants gardent conscience qu’il s’agit d’un robot et non d’un humain, assure-t-elle. Ils sont pris par le jeu mais gardent toujours à l’esprit l’idée que c’est un jeu. »

        Notre interview avec Lola Cañamero :
         

          En Grande-Bretagne, un petit robot pour aider les enfants diabétiques à se soigner



Véronique Aubergé, directrice de recherche au CNRS et invitée elle aussi à la table ronde, expérimente, de son côté, la présence de robots auprès de personnes âgées dans un Ehpad près de Grenoble. Les machines interagissent avec les résidents à l’aide de signaux sonores qui imitent les petits bruits d’un humain. « Plus on est isolé, plus on s’isole et plus on aura du mal à se relier à des humains, affirme-t-elle. En stimulant la personne âgée, le robot est un moyen efficace pour rompre le cercle vicieux de l’isolement et réapprendre les signaux qui permettent de se lier. Quand il est entre les mains des bonnes personnes, il peut réparer les liens entre humains. »

        Reportage :
         

          A l’hôpital Broca à Paris, des robots de compagnie pour les personnes âgées



Encore faut-il ne pas en abuser. Véronique Aubergé compare le robot intelligent à la morphine : « C’est un outil aussi puissant. Est-ce qu’on décide de laisser les personnes âgées mourir tranquillement sous morphine plutôt que d’isolement ? Ou, au contraire, met-on de la morphine pour aider ces personnes à sortir de l’isolement pour mieux revenir vers les humains ? C’est une décision sociale, culturelle, économique… »
Code éthique
Où s’arrêter ? Faut-il interdire une trop grande ressemblance des robots avec les humains ? Qui doit poser les limites ? Raja Chatila, qui préside au sein de l’IEEE une initiative internationale pour « les considérations éthiques dans l’intelligence artificielle et les systèmes autonomes », plaide pour un « code éthique », car « tout ce qui peut être fait n’est pas bon. Seule la protection des données personnelles fait aujourd’hui l’objet d’une régulation. Or, dans la communauté des chercheurs, certains n’ont pas conscience que leurs travaux peuvent être dangereux ».

        Notre interview avec Raja Chatila (édition abonnés) :
         

          attention à la « confusion » entre homme et robot



Cette régulation doit venir « avant tout des citoyens », estime, de son côté, Véronique Aubergé, qui lance un appel pour que le débat ne reste pas « entre les mains des chercheurs, des entreprises ou des politiques qui font les lois. Les scientifiques ne peuvent pas dire ce qui est bien ou mal. Le débat doit devenir collectif ». A Grenoble, la chercheuse ouvre son laboratoire à « toutes les personnes confrontées à l’IA dans leur métier ou leur vie afin qu’ils puissent venir échanger sur ces travaux ».


Revivez le Monde Festival 2018 sur le thème « Aimer ! »
Aimer ! C’était le thème de la 5e édition du Monde Festival qui s’est déroulée du 5 au 7 octobre à Paris.
Revivez les meilleurs moments en vidéo, mais aussi en photos. 




Claire Legros
    













<article-nb="2018/10/27/19-18">
<filnamedate="20181027"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181027"><AAMMJJHH="2018102719">
<filname="SURF-env_sciences-18"> ¤ La proximité qui pourrait s’instaurer entre humains et humanoïdes est-elle une chance ou une menace ? Véronique Aubergé, Lola Cañamero et Raja Chatila en ont débattu, dimanche 7 octobre, au Monde Festival.
<filname="PROF-env_sciences-18"> ¤ 
<article-nb="2018/10/27/19-19">
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<filname="SURF-env_sciences-19"> ¤ Nous sommes enclins à préférer les objets que nous avons fabriqués nous-mêmes. Ce phénomène, connu des chercheurs depuis les années 1950, est aussi valable pour les enfants de plus de 5 ans.
<filname="PROF-env_sciences-19"> ¤                     
                                                   
édition abonné


L’« effet IKEA » ou comment l’amour va aux objets

Nous sommes enclins à préférer les objets que nous avons fabriqués nous-mêmes. Ce phénomène, connu des chercheurs depuis les années 1950, est aussi valable pour les enfants de plus de 5 ans.



LE MONDE SCIENCE ET TECHNO
 |    24.10.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 18h40
    |

                            Sylvie Chokron (Directrice de recherches au CNRS, Laboratoire de psychologie de la perception, université Paris-Descartes et Fondation ophtalmologique Rothschild)








                        



                                


                            

Carte blanche. Vous est-il déjà arrivé d’arpenter distraitement les allées d’une grande surface et d’emprunter par mégarde le Caddie d’un autre client, à moitié rempli, pour continuer vos courses ? Celui-ci n’a certainement pas manqué de venir vous arracher « son » Caddie des mains, bien qu’il ne contienne a priori que des produits qui ne sont pas encore payés, mais qui semblent déjà être les siens ! Rien d’étonnant à cela, il semblerait que les objets que nous possédons, ou qui, dans le cas qui nous intéresse, vont bientôt nous appartenir représentent une très grande valeur à nos yeux…
Mais ce qui fait qu’un objet nous est particulièrement précieux pourrait également venir du fait que nous l’avons fabriqué de nos propres mains. Ainsi, nous sommes plus attachés à nos propres créations qu’à un objet identique, voire de meilleure facture, mais construit par autrui. Ce phénomène, bien connu des chercheurs depuis les années 1950, a sans doute inspiré les magasins de grande distribution de meubles à monter soi-même un peu partout dans le monde. Depuis quelques années, il porte d’ailleurs le nom d’une célèbre enseigne : « l’effet IKEA ».
Cet effet, dénommé ainsi en 2012 par Michael Norton, de la Business School de ­Harvard, désigne le fait que, loin de juger les objets de manière objective sur la base des matériaux qui les composent ou sur leur origine, nous sommes enclins à préférer les objets que nous avons fabriqués nous-mêmes. Cela vaut pour tous les domaines, cuisine, vêtements, mobilier, et nous pousserait donc à payer, entre autres, pour des objets en pièces détachées que nous assemblons nous-mêmes… Fait qui peut sembler paradoxal mais qui s’expliquerait de différentes façons : démontrer que nous sommes compétents, prouver que nous pouvons fournir un effort, mais également accroître notre sentiment de propriété de l’objet fabriqué par nos soins.
Chez l’enfant également
Si cet effet a été retrouvé par plusieurs auteurs...




                        

                        


<article-nb="2018/10/27/19-20">
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<filname="SURF-env_sciences-20"> ¤ Début octobre, un article de chercheurs en neurosciences des universités de Washington et de Carnegie-Mellon – qui devra encore être évalué par des spécialistes avant publication – a fait le « buzz » avec son titre alléchant, « Brain-Net, une interface ­cerveau-cerveau pour une collaboration directe entre cerveaux ».
<filname="PROF-env_sciences-20"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Relier entre eux les cerveaux humains

Début octobre, un article de chercheurs en neurosciences des universités de Washington et de Carnegie-Mellon – qui devra encore être évalué par des spécialistes avant publication – a fait le « buzz » avec son titre alléchant, « Brain-Net, une interface ­cerveau-cerveau pour une collaboration directe entre cerveaux ».



LE MONDE SCIENCE ET TECHNO
 |    24.10.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 11h42
    |

                            Marie-Laure Théodule








                        



                                


                            

Les défis de la science. Le dispositif Brain-Net fait communiquer, mais de manière très primaire, le cerveau de trois personnes pour déclencher une action sans intervention manuelle. Il combine deux techniques non invasives, l’électroencéphalographie (EEG) pour enregistrer les ondes de l’activité cérébrale et la stimulation magnétique transcrânienne (TMS) pour stimuler certains neurones en leur appliquant un champ magnétique.
Trois personnes, deux émetteurs et un récepteur, toutes pourvues d’un casque EEG, sont mises en relation. Les deux émetteurs indiquent au récepteur « par la pensée », si oui ou non il doit faire pivoter une brique dans un jeu de Tetris simplifié et ralenti. Comment cela se passe-t-il ? Les émetteurs voient défiler sur leur écran une brique et la ligne du bas où elle pourrait s’encastrer si elle était placée dans le bon sens. Le receveur ne voit que la brique sur le sien. Les émetteurs fixent leur attention sur l’une ou l’autre des deux LED placées de chaque côté de l’écran : l’une clignote à 17 hertz (Hz) pour oui, l’autre à 15 Hz pour non.
Un taux de réussite de 81, 25 %
Ce choix déclenche dans leur cerveau une onde à la même fréquence captée par leur casque EEG ; elle est convertie en signal numérique (en pratique 1 bit) qui sert à faire ou non pivoter la brique et est transmise via un réseau Internet au système TMS placé, dans un bonnet, sur la tête du receveur au niveau du cortex visuel.
S’il faut faire pivoter la brique, le système génère via la TMS un phosphène, une illusion de flash lumineux perçue par le receveur. Ce dernier décide alors (ou non) de faire pivoter la brique en fixant lui aussi son attention sur la LED idoine. Le jeu s’effectue en deux tours, ce qui permet au récepteur de corriger son premier choix. Le test a été effectué auprès de cinq groupes de trois personnes avec un taux de réussite de 81,25 %.
Dans un deuxième temps, de manière aléatoire, l’un des deux émetteurs...




                        

                        

