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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ La skieuse française s’impose devant l’Italienne Brignone et l’Américaine Shiffrin lors de la première course de la saison, en Autriche.
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Ski : la Française Tessa Worley remporte le géant d’ouverture, à Sölden

La skieuse française s’impose devant l’Italienne Brignone et l’Américaine Shiffrin lors de la première course de la saison, en Autriche.



Le Monde.fr avec AFP
 |    27.10.2018 à 14h53
 • Mis à jour le
27.10.2018 à 18h15
   





                        



   


La première sortie aura été la bonne pour Tessa Worley. Là où l’an passé elle avait attendu la fin du mois de janvier pour signer sa première victoire, la skieuse française s’est imposée, samedi 27 octobre, lors du premier géant de la saison de Coupe du monde. Sur la piste autrichienne de Sölden, la double championne du monde a devancé l’Italienne Federica Brignone et l’Américaine Mikaela Shiffrin – championne olympique en titre – pour remporter la treizième victoire de sa carrière.

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Seconde l’an passé, la skieuse haut-savoyarde a conquis pour la première fois le glacier du Rettenbach, sur les pentes duquel se déroule le géant. Dans des conditions changeantes (tour à tour vent, brouillard et neige) ayant obligé les organisateurs à abaisser le départ, Tessa Worley a réalisé le meilleur temps de la seconde manche pour s’offrir une victoire dès l’entame de la saison.
« Sölden on revient chaque année, cette pente est quand même réputée, spéciale, c’est la lancement de la saison. Dans ma carrière je suis fière d’avoir réalisé cet objectif, a savouré la Haut-savoyarde après la course. C’était une énorme bataille. » Un combat où la Française, troisième à l’issue de la première manche, a infligé les premiers coups à ses adversaires, repoussant Mikaela Shiffrin à près d’une seconde dans la seconde.
Opération reconquête
Après des Jeux olympiques de Pyeongchang ratés (7e du géant), la skieuse du Grand Bornand avait assuré vouloir faire preuve de plus de régularité au plus haut niveau cet hiver. Forte d’un encadrement de l’équipe de France renouvelé, Tessa Worley assumait viser la victoire sur les flancs du Rettenbach – une première pour elle.
A 29 ans, celle qui a remporté le globe de cristal de la discipline en 2017 – en sus de deux titres mondiaux en 2013 et 2017 – a quitté « un système qui fonctionnait très bien et [qu’elle] connaissait très bien » pour « construire de nouvelles choses ». Et pour communiquer avec le nouveau staff technique, celle qui souhaite aborder la saison « plus relâchée, plus présente dans les manches et relax en dehors », a dû apprendre à plus s’appuyer sur ses sensations. « C’est ce qu’on voulait faire. Elle le mérite, a salué le directeur de l’équipe de France dames, Alberto Senigagliesi. Tessa a été vraiment forte dans des conditions pas faciles. » 
« Je suis très contente d’avoir su gêrer les émotions d’une première course de saison », a admis la franco-australienne (par son père). Des progrès liés à sa gestion du stress, travaillée à l’aide de yoga et de méditation. « Autant dire qu’hier soir, la méditation, ça n’a pas marché du tout, je n’ai pas dormi, a plaisanté Worley. C’est normal et habituel à Sölden. C’est plus une façon d’aborder les choses. Ne pas avoir peur d’échouer, ne pas avoir peur de foirer une deuxième manche alors qu’on est 3e, bien placée ». Une nouvelle approche qui porte ses fruits dès la première course pour la skieuse française, qui vise la reconquête du globe de cristal (première en 2017, deuxième en 2018).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ Victor Muffat-Jeandet, médaillé de bronze en ski alpin aux JO de Pyeongchang, assiste de près à la dégradation des glaciers et s’inquiète pour l’avenir.
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Muffat-Jeandet : « Pour continuer à skier, il faudra changer nos habitudes »

Victor Muffat-Jeandet, médaillé de bronze en ski alpin aux JO de Pyeongchang, assiste de près à la dégradation des glaciers et s’inquiète pour l’avenir.



LE MONDE
 |    27.10.2018 à 08h00
 • Mis à jour le
27.10.2018 à 10h47
    |

            Clément Guillou (Envoyé spécial à Chambéry, Savoie)








                        



   


Mi-octobre, à Chambéry, rencontre sans pull en terrasse avec Victor Muffat-Jeandet, à l’issue d’une journée estivale. La semaine précédente, le médaillé de bronze olympique à Pyeongchang (Corée du Sud) a dû renoncer à un stage sur le glacier de Tignes, pas suffisamment enneigé. L’occasion d’évoquer la question du réchauffement climatique avec le skieur français, qui entend confirmer dès samedi à Sölden (Autriche) sa nouvelle dimension prise aux Jeux olympiques. Si la météo le permet : alors qu’on manquait de neige naturelle ces derniers jours sur le glacier de Rettenbach, à 2500 mètres d’altitude, d’importantes chutes de neige sont prévues dans le week-end et menacent l’organisation des courses.

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Que voit-on du réchauffement climatique lorsqu’on est skieur de haut niveau ?
C’est dramatique. Je le vois à ma petite échelle : quand j’étais petit, j’allais skier en juillet au glacier de l’Iseran, entre Val-d’Isère et Bonneval. Il y avait des hauteurs de neige incomparables avec aujourd’hui. Certains étés, je me faisais bloquer par la neige le 15 août en haut du col de l’Iseran. Maintenant, c’est de plus en plus difficile d’aller trouver de la neige là-bas en été.
Autre exemple : il y a 15 ans, j’allais à Tignes à la Toussaint avec mon père. On pouvait descendre jusque dans la station sur nos skis, c’est à dire à 2150 mètres d’altitude. Aujourd’hui [l’interview a été réalisée le 17 octobre], nous sommes à deux semaines de la Toussaint et on ne peut pas skier sur le glacier, à 3500 mètres.
Le problème, c’est le yoyo climatique. On peut avoir d’énormes chutes de neige et une semaine après avoir des températures de 30 degrés, en plein hiver, qui vont rendre la neige toute molle. Depuis cet été, je me pose énormément de questions. Ça me déprime de voir où l’on va. Les glaciers sont en très, très mauvais état.
C’est un sujet hyperdélicat pour nous, car ils font des efforts incroyables pour nous, mais l’état du glacier est malheureux. La glace recule, désépaissit, de plus en plus de cailloux émergent. On a l’impression d’être sur la lune. Tout cela se voit à l’œil nu.

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Comment vous adaptez-vous ?
On fait de moins en moins de ski de glacier. On va surtout en Amérique du Sud, à Ushuaïa ou au Chili. Cela fait 10 ans qu’on le fait, mais ce stage a de plus en plus d’importance. On mise tout dessus car on sait qu’au retour en Europe, ça va être compliqué, au petit bonheur la chance.
Comme Tignes est de moins en moins praticable, je découvre les glaciers autrichiens et la tendance est la même : on skie sur de la glace de « noire », de la glace millénaire. C’est très difficile à skier, mauvais pour les skis car il n’y a pas d’accroche. Ce n’est pas vraiment de la neige, plutôt de la glace sale avec du bois, des cailloux.
Comme le glacier recule de plus en plus, les conditions sont de moins en moins bonnes. Et moins il y a de glaciers praticables, plus il y a de monde sur ceux qui restent. Skier là-haut devient très cher et impose de faire des heures de queue. Ce qui a encore un peu de sens pour nous, qui préparons le début de la Coupe du monde et sommes soutenus par des marques, n’en a plus pour des gamins dont les parents payent des fortunes pour les emmener en stage.
Pour les enfants, les pistes dans des dômes sont beaucoup plus intéressantes. Nous-mêmes, nous y allons une fois par an : même si c’est différent du ski alpin, ça permet de ne pas être dépendant des aléas météorologiques.
Comment le ski alpin pourrait-il encore exister pour la génération suivante ?
Certaines stations de haute altitude ont des cumuls de neige incroyables, jamais enregistrés. C’est là aussi la conséquence du dérèglement climatique. Il y aura toujours des endroits enneigés, mais il faut s’adapter.
Il faudrait complètement changer nos habitudes. Que la saison d’hiver commence en décembre et se termine plus tard, au mois d’avril où l’on a encore beaucoup de neige. De fait, c’est comme si l’hiver avait été décalé.
La Coupe du monde de ski devrait donner l’exemple : que les compétitions s’arrêtent fin avril, que l’on continue à faire des tests de skis en mai et que l’on coupe l’été avant de réattaquer la préparation physique en août. Pourquoi aussi ne pas faire des compétitions de Coupe du monde en Amérique du Sud ?

   


Est-ce que le coût énergétique de l’organisation du ski alpin vous pose question ?
De fait, ma position est très délicate. Je peux difficilement m’exprimer sur le sujet : je sais que je vais me faire fusiller sur les réseaux sociaux car le sport de haut niveau n’est pas écologique. C’est vrai, si je vais faire une course aux Etats-Unis, je prends vingt paires de skis et ça fait lourd. On revient la semaine suivante, on roule jusqu’en Autriche, c’est vrai que cela fait des kilomètres. Mais si l’on compare à l’industrie du football, je pense que notre bilan carbone n’est pas si terrible.
Le sport de haut niveau paraît complètement délirant, mais je pense qu’on fait plus attention que bon nombre de personnes. En réalité, j’ai un bilan carbone qui n’est pas pire que bon nombre de citadins. Lorsque je viens à Paris, il me semble que les gens sont complètement déconnectés de la réalité environnementale. Ils ne voient pas la nature évoluer aussi vite. Ils n’ont pas conscience de ces hivers qui raccourcissent lorsqu’ils viennent une semaine par an à la montagne.
La Fédération internationale de ski (FIS) en fait-elle assez pour protéger l’environnement ?
Le problème est que nous n’y sommes pas représentés en tant qu’athlète. Ils ne nous écoutent pas du tout. Au niveau de l’environnement, il y a des aberrations dans le calendrier. On va aux Etats-Unis pour faire une seule course, alors qu’on aimerait, tant qu’on est là-bas, en faire davantage. Ils sont capables de nous mettre une course le 29 décembre en Italie, de nous faire monter en Norvège le 31 et de nous faire redescendre en Croatie le 2. Le critère environnemental n’est pas pris en compte, seul leur business compte, et c’est pour la même raison que le décalage de la saison dans le temps serait très compliqué : les télévisions décident, et le ski doit prendre la place quand le championnat du monde de moto s’arrête…

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On dit souvent que les Jeux olympiques sont une aberration écologique, est-ce quelque chose dont on se rend compte sur place ?
J’avais des a priori assez négatifs sur les JO avant de les vivre. Il y a aussi l’étiquette du « sport business » : on sait que les villes hôtes le sont davantage en fonction du montant des pots-de-vin et de la force des lobbys que pour l’intérêt sportif. Je n’étais donc pas très enjoué en me rendant aux JO. Mais l’événement est tellement hors norme que ça a pris le dessus. Tu n’es pas affecté par ça parce qu’en tant qu’athlète, c’est à la hauteur de mes rêves d’enfants et le jeu en vaut la chandelle.
La question environnementale, en parlez-vous entre skieurs ?
Bien sûr, car on est directement affecté. La vidéo de l’astrophysicien [Aurélien Barrau, dont l’intervention à la conférence Climax a été largement partagée sur les réseaux sociaux, ndlr), on se l’est tous montrée. C’est fabuleux ce qu’il raconte et il a raison. On a tous notre part de responsabilité, et je ne sais pas si on y arrivera.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ Confronté à la colère des dirigeants européens au sujet de son projet de Coupe du monde des clubs, le président de la FIFA a accepté de mettre en place un comité de travail dédié à la réforme des compétitions internationales.
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FIFA : Infantino s’évite une guerre avec l’UEFA

Confronté à la colère des dirigeants européens au sujet de son projet de Coupe du monde des clubs, le président de la FIFA a accepté de mettre en place un comité de travail dédié à la réforme des compétitions internationales.



LE MONDE
 |    26.10.2018 à 19h11
    |

            Rémi Dupré








                        



   


L’incendie couvait et Gianni Infantino l’a étouffé en urgence. Vendredi 26 octobre, le président de la Fédération internationale de football (FIFA) s’est résolu, contraint et forcé, à mettre en place une commission afin d’étudier deux projets qui suscitaient des crispations : la création d’une Ligue mondiale des nations et la réforme de la Coupe du monde des clubs, organisée chaque année en décembre autour de sept clubs. Ces deux projets étaient au menu des discussions lors de la réunion du conseil (gouvernement) de la FIFA, à Kigali (Rwanda).
Depuis plusieurs mois, Infantino promeut l’idée de lancer une Ligue mondiale des nations, sorte de mini-Coupe du monde qui regrouperait, tous les deux ans, huit sélections nationales. Parallèlement, le patron du foot mondial souhaite redonner du crédit et de la visibilité à la Coupe du monde des clubs, dont il veut changer le format à partir de 2021. Au départ, le dirigeant désirait élargir cette compétition à vingt-quatre équipes, dont douze européennes, et l’organiser tous les quatre ans afin de remplacer la Coupe des confédérations.
Mais des fuites dans la presse évoquaient une deuxième option, avec un tournoi qui se déroulerait chaque année. Pour convaincre les diplomates du ballon rond, Infantino avait écrit, en mai, une lettre aux membres du conseil de la FIFA : il y affirmait être soutenu par un groupe d’investisseurs « solide et sérieux ». Enclin à dépenser 25 milliards de dollars (21,9 milliards d’euros) sur un cycle de douze ans, ce consortium est dirigé par la société japonaise SoftBank et appuyé financièrement par le fonds souverain de l’Arabie saoudite et des Emirats arabes unis.
« Mercantilisme extrêmement cynique et impitoyable »
Avant la réunion de Kigali, les deux projets portés par Gianni Infantino ont mis le feu aux poudres. D’autant que le patron de la FIFA souhaitait que ces réformes soient directement soumises au vote de son gouvernement. La fronde est venue de l’Union des associations européennes de football (UEFA) et de son président slovène, Aleksander Ceferin. Soucieux de défendre le très lucratif « produit » Ligue des champions, sous la menace de cette nouvelle compétition, le patron du foot européen a déclaré qu’il s’agissait d’un « mercantilisme extrêmement cynique et impitoyable ».
Lundi 22 octobre, Infantino a, par ailleurs, reçu un courrier au vitriol du Forum mondial des ligues (WLF), signé par Richard Scudamore, patron de la Ligue anglaise, Christian Seifert, directeur général de la Ligue allemande, et d’Enrique Bonissa, numéro 1 de la Ligue mexicaine. Dans leur lettre, les trois dirigeants pointaient des difficultés liées au calendrier, remettaient en cause le passage en force du président de la FIFA, réclamant une phase de consultations et la mise en place d’une task force chargée d’étudier à la loupe ces deux réformes. De son côté, l’Association européenne des clubs (ECA) avait déjà réclamé, il y a quelques mois, des discussions « ouvertes et transparentes ».
Guerre des nerfs
Jeudi 25 octobre, le conseil de la FIFA a été le théâtre d’une guerre des nerfs entre les neuf représentants de l’UEFA, disposés selon le New York Times à quitter la table des négociations, et Gianni Infantino. Ces crispations ont, d’ailleurs, totalement éclipsé la réforme du marché des transferts, également à l’ordre du jour du conseil de la FIFA. « On se dirige vers une guerre », soufflait un proche du dossier, la veille des discussions. « Cela s’annonce très chaud », confirmait-on du côté de la Fédération internationale.
Dans la nuit de jeudi à vendredi, la tension est, pourtant, retombée d’un cran. Car Gianni Infantino s’est résolu à ne pas faire voter ces deux projets. Au terme de la réunion de Kigali, la FIFA a, d’ailleurs, annoncé la mise en place d’une task force, « sous la direction du bureau du conseil » (composé de Gianni Infantino et des patrons des confédérations continentales). Ce groupe de travail est censé « présenter ses propositions » lors du prochain sommet du gouvernement de la Fédération internationale, les 14 et 15 mars 2019, à Miami.
Autocritique
« La FIFA essaye d’éviter la guerre. Car on était à la limite d’une vraie guerre ouverte entre la FIFA et l’UEFA, analyse un dirigeant européen. Personne ne comprenait pourquoi Gianni Infantino avançait de cette manière-là, aussi agressive. Ce montage vise à privatiser les compétitions, à vendre l’organisation d’une compétition à une structure. Politiquement, Infantino (candidat à un deuxième mandat en juin 2019, lors du congrès de Paris) n’a rien à y gagner. Et je ne pense pas que la FIFA se porte mal financièrement (des revenus records de 6,1 milliards de dollars sont attendus pour le cycle qui se refermera à la fin de 2018). »
Au terme du sommet de Kigali, Infantino s’est montré consensuel. « Ces six derniers mois, nous avons eu des consultations, nous avons parlé à des parties qui ont des points de vue différents, des opinions différentes, et l’important, c’est que ces points de vue, ces opinions seront maintenant rassemblés », a-t-il assuré, disposé à faire son autocritique. « Est-ce que j’aurais pu faire les choses mieux ? Certainement, certainement. Mais nous essayons de le faire à partir de maintenant. Nous sommes ouverts à toute idée et toute proposition », a confié le patron de la FIFA, soulagé d’avoir étouffé l’incendie.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ Favori du second tour de l’élection brésilienne, le candidat d’extrême droite est soutenu par de nombreux footballeurs séduits par son discours autoritaire et son image d’homme propre.
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Jair Bolsonaro, futur président des footballeurs brésiliens ?

Favori du second tour de l’élection brésilienne, le candidat d’extrême droite est soutenu par de nombreux footballeurs séduits par son discours autoritaire et son image d’homme propre.



LE MONDE
 |    26.10.2018 à 16h39
 • Mis à jour le
27.10.2018 à 17h07
    |

                            Alexandre Pedro








                        



   


Sur l’homosexualité, la sécurité, la place des femmes ou le (non-) contrôle des armes, Jair Bolsonaro a des idées assez arrêtées. Mais quand il est question de football, celui qui pourrait devenir le prochain président du Brésil, ce dimanche 28 octobre à l’issue du second tour l’opposant à Fernando Haddad, ratisse plus large. Le candidat en tête des sondages déclare officiellement deux clubs de cœur : Palmeiras et Botafogo. Une équipe de Sao Paulo et une autre de Rio de Janeiro, histoire de ne pas faire de jaloux. Mais il a aussi été aperçu avec le maillot du Vasco de Gama et de Flamengo.

Bolsonaro es hincha del Flamengo, el Botafogo, el Vasco y el Palmeiras. https://t.co/Pl1K5PIn4Q— mc__ (@matías castañeda 💚)


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Bolsanaro aime le football et certains joueurs le lui rendent bien. Et pas des moins connus. Le 6 octobre, Ronaldinho affiche son soutien au candidat d’extrême droite sur les réseaux sociaux. « Pour un Brésil meilleur, je désire la paix, la sécurité et quelqu’un qui nous redonne de la joie. J’ai choisi de vivre au Brésil et je veux un Brésil meilleur pour tous », écrit le Ballon d’or 2005 sur son profil suivi par 18 millions d’internautes.
Sur le papier, la convergence des idées paraît étonnante entre l’ancienne vedette du FC Barcelone, connue pour son mode de vie hédoniste, et le capitaine de réserve de l’armée brésilienne de 63 ans. Mais « Ronnie » est loin d’être le seul ancien ou actuel international à rouler pour le candidat du Parti social-libéral (PSL). Cafu, double champion du monde (1994 et 2002), affiche aussi son soutien à Bolsonaro dans une vidéo, Rivaldo (Ballon d’or en 1999) évoque, lui, sa « joie de savoir que le Brésil se réveille et de constater que Jair Bolsonaro est le candidat idéal pour notre pays ».
Lucas (ancien attaquant du PSG, aujourd’hui à Tottenham) n’hésite pas de son côté à répondre sur son compte Twitter aux internautes qui le critiquent (et l’insultent parfois) pour son engagement politique : « Vous voulez faire quoi face aux bandits ? Il [Bolsonaro] ne promeut pas la violence, il promeut la justice et que les malfrats aient peur de la police. »
Un but dédié à Bolsonaro
Si ces soutiens sont récents et accompagnent la fulgurante ascension du député fédéral de Rio de Janeiro, Jadson (8 sélections) affichait ses opinions dès 2017, quand Bolsonaro n’était encore perçu que comme un épiphénomène. « J’ai déjà vu des interviews de lui sur YouTube, ça m’a l’air d’être un gars correct. S’il se présente à la présidentielle, je voterai pour lui », déclarait celui qui pourrait assister à la victoire de son favori depuis la Chine, où il poursuit sa carrière.
Le milieu international de Palmeiras Felipe Melo est même allé jusqu’à dédier son but contre Bahia, le 16 septembre, à « notre futur président Bolsonaro ». Les dirigeants de Palmeiras n’ont pas sanctionné leur joueur alors que le tribunal supérieur de la justice sportive réfléchit encore à engager une action contre celui dont le surnom de « Pitbull » colle assez bien avec ses convictions.

Le football brésilien aurait-il viré à l’extrême droite ? A travers une très longue enquête, le site UOL Esporte tente de répondre à la question et donne aussi la parole à ces footballeurs séduits par Jair Bolsonaro. En décembre, UOL avait réalisé un sondage auprès de 111 joueurs de D1 et D2 au Brésil. Le leader du PSL arrivait déjà en tête avec 22,75 % des intentions de vote, très loin devant l’ancien président Lula (qui espérait encore pouvoir se présenter) avec 5,4 %.
La corruption qui frappe la classe brésilienne depuis des années est un des arguments avancés par les joueurs pour défendre un candidat nostalgique des années de dictature (1964-1985) et dont le nom est pourtant apparu furtivement dans le scandale dit « Lava Jato » en 2017.
« Ce qui m’a séduit, c’est qu’on parle d’un candidat propre », s’avance l’attaquant Carlos Alberto. Ephémère espoir quand il remportait la Ligue des champions avec Porto en 2004, l’actuel joueur de Paranaense développe :
« Bolsonaro n’est à la solde de personne, il est le seul à pouvoir faire bouger les choses. Il ne va pas tout résoudre d’un claquement de doigts et a des faiblesses sur certains sujets, mais il sera appuyé par des spécialistes comme le grand économiste Paulo Guedes. Il est le seul capable de se battre contre le système en place. »

   


Ordre, sécurité et religion
Le discours sécuritaire de Bolsonaro touche aussi des joueurs pour certains issus des « favelas », qui ont vécu de près ce mal brésilien qu’est la violence urbaine. Sa phrase choc « un bon bandit est un bandit mort » trouve un certain écho chez des footballeurs comme Felipe Melo, « qui a vécu pendant des années loin du Brésil, en Europe où le sentiment de sécurité est plus important et le retour au pays l’a confronté de nouveau à une réalité bien différente », analyse la journaliste d’UOL Luiza Oliveira. « La majorité des joueurs ici viennent des classes défavorisées et nous voyons bien que les gens sont fatigués de subir certaines choses », poursuit Carlos Alberto.
La question religieuse porte aussi dans un milieu où le courant évangéliste est très bien implanté. « Les joueurs y attachent beaucoup d’importance, ils s’identifient à ce genre de discours, observe le sociologue Marcel Diego Tonini, interrogé par 20 Minutes. Bolsonaro a aussi un programme machiste qui rencontre un franc succès dans un milieu très “viriliste”, où sa violence verbale est aussi très bien vue. »
L’esprit de Socrates paraît bien loin. En 1983 alors que l’armée dirige encore le pays, la star des Corinthians (Sao Paulo) instaure avec ses camarades « la démocratie corinthienne ». Chaque décision – à commencer par le choix de l’entraîneur – est prise à main levée par des joueurs qui affichent leur soutien au mouvement Diretas Jà en faveur d’élections démocratiques.

« Les temps ont changé. C’était il y a trente-cinq ans et ce fut une parenthèse qui ne s’est jamais reproduite. Le foot a finalement toujours été très conservateur ici », déplorait dans un entretien à L’Equipe Tostao, homme de gauche et champion du monde en 1970.
Disparu en 2011, Socrates n’est pas là pour voir son pays se jeter – peut-être – dans les bras d’un militaire pro-torture. Mais son esprit vit encore à travers les Gavioes da Fiel. Le principal groupe de supporteurs des Corinthians (100 000 membres) profite de tous les matchs pour manifester son hostilité à Bolsonaro. Il a été rejoint depuis par des groupes rivaux comme ceux des clubs de Santos, Flamengo ou Palmeiras.
L’exception Juninho
« Les joueurs sont aujourd’hui rares à parler politique. Mais ceux qui le font sont à l’image du reste de société brésilienne », analysait pour Le Monde le 6 juillet Marco Antonio Carvalho Teixeira, professeur de sciences politiques à la Fondation Getulio-Vargas de Sao Paulo. Un ancien international a pris depuis position pour appeler à faire barrage à celui qu’on surnomme « le Trump brésilien ». Légende de Gerland depuis son passage à Lyon entre 2001 à 2009, Juninho appelle à voter pour Fernando Haddad, le candidat du Parti des travailleurs, pour faire barrage à Bolsonaro.
Dans un entretien à El Pais, le roi du coup franc direct s’adressait aux joueurs séduits par les sirènes du « bolsonarisme ».
« Beaucoup de Brésiliens ignorent que d’autres ont été torturés et assassinés pendant la dictature. C’est désespérant de voir des gens soutenir les interventions militaires. L’armée existe pour défendre le pays, protéger les frontières, mais pas pour tuer les Brésiliens dans les favelas. Ils n’ont pas été formés pour cela. Ils disent que je défends le voleur. Mais le peuple doit arrêter avec cette manière de penser que tout crime est égal. L’assassinat est une chose, le vol en est une autre. Je ne peux pas mettre un jeune de 18 ans qui a volé dans une prison. Car quand le mec sort de prison, il veut se venger de la société. C’est pour cela que je m’énerve quand je vois un ex-joueur de football voter pour l’extrême droite. Nous venons d’en bas, nous avons été élevés au sein du peuple. Comment l’oublier ? Comment être de ce côté ? Tu vas soutenir Bolsonaro, mon frère ? »
Réponse ce dimanche 28 octobre après le match le plus important auquel le Brésil va assister – et participer – depuis la fin de la dictature.

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Sur Jair Bolsonaro
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Sur la situation politique et économique du pays
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ Aucune victoire en six matchs européens : trois nuls en Ligue des champions et trois défaites en Ligue Europa. Le football français passera-t-il l’hiver ?
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Football : « hebdomas horribilis » pour les clubs français en Coupe d’Europe

Aucune victoire en six matchs européens : trois nuls en Ligue des champions et trois défaites en Ligue Europa. Le football français passera-t-il l’hiver ?



LE MONDE
 |    26.10.2018 à 14h40
 • Mis à jour le
26.10.2018 à 15h45
    |

            Anthony Hernandez








                        



   


L’égalisation in extremis des Allemands de Hoffenheim mardi soir contre l’Olympique lyonnais a donné le ton d’une semaine médiocre pour les clubs français engagés dans les coupes d’Europe. Sans doute les Lyonnais ne se doutaient-ils pas alors qu’ils venaient de laisser passer la meilleure chance de victoire pour un club français en cette semaine européenne qui a tourné au cauchemar. Le bilan est d’une faiblesse presque inédite : trois nuls et trois défaites, soit 3 petits points engrangés sur 18 possibles. Depuis le début de la saison, les clubs français ont remporté trois matchs sur 18, leur plus faible ratio depuis 1972 selon les statisticiens d’Opta. Un chiffre qui fait tache pour l’autoproclamée « Ligue des talents ».

17% - La France n'a remporté que 17% (3/18) de ses matches en compétition européenne cette saison (hors préliminair… https://t.co/NsBjflRout— OptaJean (@OptaJean)


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Quelles sont les chances de clubs tricolores d’être encore engagés dans les compétitions européennes en 2019, après la phase de groupes ?

        3e journée de la Ligue des champions :
         

          Lyon rate le coche pour une minute à Hoffenheim



En Ligue des champions, la balance peut encore être positive
Si Monaco, avant-dernier de Ligue 1, paraît déjà condamné, loin derrière les cadors du groupe A – à huit points du Borussia Dortmund et à cinq de l’Atletico de Madrid –, le PSG et l’Olympique lyonnais sont en course pour la qualification en huitièmes de finale.

        Compte rendu du match PSG-Naples :
         

          le PSG joue à se faire peur



Bien sûr, en concédant un match nul (2-2 et 3-3), Parisiens et Lyonnais se sont compliqué la tâche. En ne parvenant pas à battre Naples à domicile, Paris se retrouve en troisième position de son groupe, avec 4 points. Pour les trois derniers matchs du groupe, le PSG n’a pratiquement plus le droit à la défaite.
Un minimum de 7 points sur 9 pourrait être nécessaire pour accrocher l’une des deux premières places d’un groupe relevé, même si deux succès en trois rencontres peuvent aussi suffire en fonction du résultat du match retour entre Liverpool et Naples. En cas d’échec, la désillusion serait sévère pour Paris, qui n’a plus échoué en phase de groupes depuis la saison 2004-2005, où il était arrivé dernier derrière Chelsea, Porto et le CSKA Moscou.

   


Zéro pointé en 2002-2003
En cas de victoire, Lyon, deuxième avec 5 points, aurait quasi validé son billet pour la suite de la compétition, reléguant Donetsk et Hoffenheim loin derrière. Mais le joker que s’étaient offert les Lyonnais en gagnant à Manchester City est déjà utilisé.
Le 7 novembre, L’OL devra battre Hoffenheim et espérer une victoire de City face à Donetsk. Même dans ce cas de figure, qui donnerait six points d’avance aux Lyonnais à deux journées de la fin, la qualification pourrait se jouer lors du dernier match, en Ukraine.
Il faut remonter à la saison 2002-2003 pour trouver trace d’un zéro pointé des clubs français en Ligue des champions. A l’époque, Auxerre, Lens et Lyon avaient échoué en phase de groupes. La saison suivante, le Monaco de Didier Deschamps se qualifiait pour la finale de la compétition.
En Ligue Europa, le renfort pourrait venir de Monaco
C’est là la vraie déception du football français. Dans une compétition qui a souri aux représentants tricolores depuis quelques années – quart de finale en 2014 et demi-finale en 2017 pour Lyon, finale pour Marseille en 2018 –, les parcours des Girondins de Bordeaux, de l’Olympique de Marseille et du Stade rennais sont pour le moment catastrophiques. En 2017, Nice, l’OM et l’OL avaient tous rejoint les seizièmes de finale. Un an plus tard, la situation des trois clubs français est très périlleuse.
Bordeaux est dernier du groupe C, avec 0 point. Les trois derniers matchs n’auront d’autre but que d’éviter au club girondin l’humiliation, face aux Danois de Copenhague, aux Tchèques du Slavia Prague ou aux Russes du Zénith Saint-Pétersbourg. Les Bordelais sont fâchés avec la Coupe d’Europe, puisqu’ils ont déjà échoué lors de leurs deux dernières participations à franchir le premier tour de la Ligue Europa (2015-2016 et 2013-2014).

        Compte rendu :
         

          En Ligue Europa, la qualification s’éloigne pour les clubs français



Rennes peut encore y croire
Avec un point décroché à Chypre face à Limassol, l’OM, finaliste de la dernière édition, est à peine mieux loti. Troisièmes du groupe H, les Marseillais sont déjà relégués à huit points du leader, Francfort, et à cinq points de la Lazio Rome, où ils se déplacent lors du prochain match. Tout autre résultat qu’une victoire en Italie signerait l’élimination de Marseille.
Rennes, avec 3 points grâce à une victoire contre le club tchèque de Jablonec, est l’équipe qui s’en sort le mieux. Les Bretons ont la chance d’évoluer dans une poule K très serrée. En tête, les Kazakhs d’Astana et les Ukrainiens du Dynamo Kiev possèdent 5 points. Même Jablonec n’a pas dit son dernier mot, avec 2 points. Battu à domicile jeudi par Kiev (1-2), Rennes jouera en Ukraine son avenir européen.

   


Il faut remonter à la saison 2011-2012 pour trouver trace d’une élimination de tous les clubs français en phase de groupes de la Ligue Europa.
Le salut pourrait toutefois venir de Monaco, Paris ou/et Lyon, qui en terminant à la troisième place de leur groupe en Ligue des champions seraient reversés directement en seizièmes de finale de la petite coupe d’Europe. Avec l’espoir de redonner au football français, le printemps venu, un peu de la fierté abandonnée cet automne.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Le club de rugby parisien, sauvé il y a un an par le milliardaire suisse, pointe à la deuxième place du Top 14 avec son luxueux effectif. Il éprouve sa solidité face à Montpellier, samedi.
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Au Stade français, les premiers effets de la potion du docteur Wild

Le club de rugby parisien, sauvé il y a un an par le milliardaire suisse, pointe à la deuxième place du Top 14 avec son luxueux effectif. Il éprouve sa solidité face à Montpellier, samedi.



LE MONDE
 |    26.10.2018 à 10h16
    |

            Adrien Pécout








                        



   


Prenez trois verres d’eau. Dans le premier, mettez une carotte. Dans le second, un œuf. Dans le troisième, du café. Tout ce qu’il y a de plus sérieux, Heyneke Meyer a effectué l’expérience devant les rugbymen du Stade français, que le Sud-Africain entraîne depuis cette saison. « Il a posé les trois verres sur une table d’hôtel, avant notre premier match de la saison en championnat, à Perpignan, se souvient le troisième-ligne Sergio Parisse. Il voulait nous montrer que l’eau peut exercer différentes sortes de pression, et donc nous rappeler que les joueurs ont aussi différentes réactions possibles à la pression. »
Il faut croire que cette équipe du Stade français réagit bien, son début de saison l’ayant transmuée en « quelque chose de bon » : « du bon café ! », selon le capitaine, par ailleurs international italien. Voilà le club de Paris à la deuxième place du championnat de France avant de recevoir les gros bras de Montpellier pour la huitième journée, samedi 27 octobre. Plutôt appréciable, si l’on se souvient que « le club a failli disparaître » il y a peu, rappelle Sergio Parisse.
En mars 2017, les joueurs prenaient une décision de plus en plus rare dans le monde du travail, et inouïe dans celui du rugby : ils déposaient un préavis de grève illimitée pour empêcher la réalisation du projet de Thomas Savare, alors président. En partance, l’homme d’affaires avait accepté l’idée d’une fusion de l’équipe première avec celle du Racing 92, le voisin des Hauts-de-Seine. Projet finalement abandonné. « Nous, les joueurs, on s’est battus pour éviter cette fusion, complètement ridicule à mes yeux, se félicite Parisse. Une belle révolte. Je trouvais inenvisageable de laisser mourir un club avec autant d’histoire que le nôtre. » Le Stade français, 14 titres de champion de France entre 1893 et 2015, est l’une des deux seules institutions ayant soulevé le Bouclier de Brennus au cours de trois siècles différents. L’autre est le Racing (6 titres entre 1892 et 2016).
« Je n’ai jamais envisagé de quitter le club pendant la première année. Je continue d’agir en entrepreneur. En rugby, comme dans les affaires, il y a des hauts et des bas »
Le quinzième titre viendra « dans les trois ans », promet Hans-Peter Wild. Depuis son rachat du club à Thomas Savare, en juin 2017, l’homme d’affaires, né en Allemagne mais résident suisse, a toutefois eu à connaître l’incertitude du sport : la saison dernière, l’équipe a évité de peu la relégation, fragile 12e du Top 14. « Il s’agissait d’une saison de transition, nous avions perdu des joueurs importants, relativise-t-il à présent, de passage dans un hôtel chic du 16e arrondissement de Paris, non loin du stade Jean-Bouin. Je n’ai jamais envisagé de quitter le club pendant la première année. Je continue d’agir en entrepreneur. En rugby, comme dans les affaires, il y a des hauts et des bas. »
A 77 ans, le milliardaire a fait fortune grâce à une entreprise de jus de fruits : la marque Capri-Sun barre aujourd’hui les maillots roses du Stade français, couleur héritée d’une précédente direction, celle de Max Guazzini (1992-2011).
Heyneke Meyer bien entouré
Ainsi va le rugby professionnel, suspendu comme jamais aux finances de ses dirigeants. Celles du « docteur » Wild (son titre universitaire) garantissent aux Parisiens le plus gros budget prévisionnel du championnat : 34 millions d’euros pour la saison en cours, et donc des ambitions très à la hausse. « Nous voulons installer le club parmi les meilleurs du monde », résume le propriétaire. Une « audace (…) capitale », d’après le slogan du club, qui a d’ailleurs rallongé son nom officiel en « Stade français Paris ».
Heyneke Meyer y croit, au point d’avoir proposé de lui-même ses services « par courriel » à Hans-Peter Wild, raconte l’entraîneur. Le Sud-Africain découvre le championnat de France depuis le mois d’août, mais l’annonce de sa nomination remonte à mi-avril, au cours de la saison précédente. L’ancien sélectionneur de l’Afrique du Sud se cherchait une raison d’entraîner depuis l’éprouvante Coupe du monde 2015 : élimination en demi-finale et, en sus, défaite contre le Japon au premier tour.
Le manageur a enrôlé bon nombre d’adjoints, tous des références à leur poste. Pieter de Villiers pour les avants et Paul O’Connell pour la touche, par exemple. « Ma philosophie est simple : je crois aux spécialistes. Si j’ai un problème à un genou, je vais chez un spécialiste du genou. Si j’ai un problème avec mon cœur, je vais chez un cardiologue. » 
Très tôt, le Sud-Africain a aussi insisté pour recruter des joueurs. Parmi eux, deux internationaux français en provenance du Stade toulousain, le deuxième-ligne Yoann Maestri et le centre Gaël Fickou. « Heyneke a tenu à me voir à Toulouse dès la saison dernière, il m’envoyait aussi des messages pour que je vienne à Paris », raconte le second, délesté de « 5 à 6 kilos » après la préparation physique de l’été. A l’inverse, dès le mois de juin, le club congédiait vingt-quatre joueurs. « Pas assez bons », tranche Hans-Peter Wild.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ L’ailier marseillais, dont le retour est espéré pour le choc contre Paris dimanche, est encore timide lors des matches à enjeu. Il combat une réputation de joueur fragile ayant atteint son potentiel maximum.
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Football : l’OM attend toujours un Florian Thauvin des grands soirs

L’ailier marseillais, dont le retour est espéré pour le choc contre Paris dimanche, est encore timide lors des matches à enjeu. Il combat une réputation de joueur fragile ayant atteint son potentiel maximum.



LE MONDE
 |    26.10.2018 à 09h59
    |

                            Gilles Rof (Marseille, correspondant)








                        



   


Florian Thauvin ne parle pas avant les grands matches. C’est une règle que tout le monde connaît à l’OM. Elle est d’autant plus respectée quand se profile un choc contre le Paris-Saint-Germain au Stade-Vélodrome (dimanche 28 octobre, 21 heures) et que l’attaquant marseillais passe sa semaine à courir après le temps, aux prises avec une douleur persistante au pied droit. Mais contre Paris, Florian Thauvin se doit d’être là. Parce que l’OM, sans lui, a été inoffensif, jeudi 25 octobre, contre la Lazio Rome (1-3), qui l’a presque mis à la porte de la Ligue Europa ; pour mettre un terme à 17 rencontres sans victoire contre le rival honni ; et surtout pour tenter, une bonne fois, de donner le coup de grâce à une réputation qui lui colle à la peau comme un mauvais strapping : celle d’un attaquant impuissant face aux cadors du championnat les soirs de gala et distancé en équipe de France par les prodiges Mbappé et Dembelé.

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                Ligue Europa : la qualification s’éloigne pour les clubs français



Florian Thauvin avait failli faire un sort à cette réputation la saison dernière, lors de la réception du PSG. A la 78e minute, le gaucher surgit pour marquer, de ce fameux pied droit qui l’embête aujourd’hui, le deuxième but marseillais. Mais Edinson Cavani le privera de la tunique du héros en égalisant à la dernière seconde. « Cette histoire de joueur qui n’est pas décisif dans les grands matches, je n’y adhère pas du tout, s’agace le directeur sportif de l’OM, l’Espagnol Andoni Zubizarreta. Florian ne se cache jamais. Et cette saison, il a déjà marqué contre Lyon et Monaco… En équipe de France, on ne peut pas le juger sur sa seule titularisation contre l’Islande, dans une équipe démobilisée après son titre de championne du monde. »
Depuis le début du championnat 2016-2017, Florian Thauvin affiche des statistiques qui le placent parmi les attaquants les plus efficaces d’Europe : 44 buts, 22 passes décisives en Ligue 1, sans oublier ses 4 réalisations décisives pour envoyer l’OM en finale de la Ligue Europa en mai. De quoi valider sa place pour la Coupe du monde en Russie avec les Bleus.
Faute originelle
« Sur une saison, il a marqué plus de buts pour l’OM que Didier Drogba, André-Pierre Gignac ou Mamadou Niang », calcule Mario Albano, journaliste à La Provence, qui l’a logiquement intégré dans les dernières pages de son livre panthéon Grands buteurs de Marseille (Editions Gaussen, 224 pages, 28,50 euros). Dans la préface qu’il signe, l’attaquant croate Josip Skoblar, 176 buts pour l’OM, l’accueille même dans la lignée des légendes olympiennes. « Avec cette particularité de ne pas être un avant-centre, mais un attaquant qui arrive d’un côté pour marquer », complète Albano. La spéciale de ce gabarit de 1m79 pour 70 kilos ? Dribble intérieur, accélération ponctuée d’une frappe enroulée du gauche. Létal.
« C’est lui notre grand attaquant. Il a montré du caractère, de la volonté pour réussir à s’imposer à Marseille »
Dans le vestiaire olympien, tout le monde reconnaît l’importance de « Flo ». « Les chiffres parlent pour lui. Il a été énorme. Et humainement, c’est quelqu’un que j’apprécie beaucoup… » abonde son coéquipier en sélection, Adil Rami. « C’est lui notre grand attaquant. Il a montré du caractère, de la volonté pour réussir à s’imposer à Marseille », félicite encore Omar Keddadouche, commentateur régulier de talk-shows autour de l’OM sur les radios locales. Un résumé de ce que pense désormais le supporteur marseillais d’un joueur longtemps sifflé et mal-aimé.
L’histoire débute par une faute originelle. Meilleur espoir de la Ligue 1 en 2013 après une saison pétaradante avec Bastia, Thauvin doit rejoindre Lille en juin, mais préfère mettre le cap au Sud. « On le voulait depuis longtemps mais Lille a été plus rapide que nous… » se rappelle Elie Baup, entraîneur de l’OM à l’époque. Les dirigeant marseillais l’arrachent au prix d’un bras-de-fer avec le club nordiste et de 15 millions d’euros. Le champion du monde des moins de 20 ans avec l’équipe de France incarne alors la figure du mercenaire capable de planter le piquet de grève de l’entraînement pour arriver à ses fins. Il est sifflé sur tous les stades de Ligue 1. Le doute s’étend même jusqu’à l’OM. « J’ai vu arriver ce gamin avec une ligne jaune dans les cheveux… Je me suis dit : c’est qui encore, ce petit con ? » se souvient Elodie Malatrait, responsable des « pôles presse » du club, devenue depuis une de ses proches. « Les gens l’ont mal jugé », regrette le gardien de but Steve Mandanda, le premier à le prendre sous son aile.
Départ à Newcastle contre son gré
« A la Coupe du monde, j’ai découvert un garçon poli et surtout très sensible », s’étonne encore Théo Schuster, l’auteur du documentaire Au cœur de l’épopée russe. Le réalisateur se souvient d’un tête-à-tête émouvant dans la chambre de l’attaquant à la veille du huitième de finale contre l’Argentine (4-3). « Il était au bord des larmes. Pour lui, c’était clair, comme il n’avait pas joué en phase de poules, il pensait qu’il ne rentrerait pas du Mondial. » Le lendemain, Didier Deschamps l’appelle pour remplacer son grand ami Kylian Mbappé à la 89e minute. « Cela l’a totalement reboosté. Il s’est senti à nouveau faire partie du groupe et pleinement champion du monde », reprend Théo Schuster.
« Personne ne m’a tendu la main à l’époque »
Des coups de blues, Florian Thauvin en a vécu d’autres. A l’arrivée de l’Argentin Marcelo Bielsa à l’OM au printemps 2014, qui voit pourtant en lui « un joueur qui peut devenir un des meilleurs du monde », il se consume dans le football total prôné par son nouvel entraîneur. « Il forçait ses qualités, la percussion, les dribbles, la frappe… Mais le foot, c’est aussi se replier, faire des appels, courir, travailler pour les autres. Et ça, il ne l’avait pas encore », décrypte Elie Baup. Thauvin broie alors du noir. « Je l’ai eu quelquefois au téléphone durant cette période où cela n’allait pas trop. Il doutait, par rapport à lui, au public, à Marseille… », raconte le champion du Monde 1998 Alain Boghossian, ancien de la maison olympienne.
Mais le pire est encore à venir. Bielsa claque la porte de l’OM et, à la sortie d’une défaite à Reims en août 2015, Vincent Labrune, le président marseillais, originaire comme lui d’Orléans, le retient sur le banc de touche pour lui annoncer son transfert immédiat vers Newcastle, dans le nord de l’Angleterre. Cinq ans de contrat, 18 millions d’euros d’indemnité. Le club, aux abois financièrement, ne laisse aucun choix à son joueur. « Personne ne m’a tendu la main à l’époque », se souvient-il avec douleur.
Gros caractère
Après seize matches et un but, Newcastle renvoie le colis à l’OM en prêt. « C’est comme quand un enfant part en colonie puis rentre chez ses parents », dira Florian Thauvin, qui, pour l’occasion, accepte une baisse de salaire. Rehaussé depuis, selon le quotidien l’Equipe, à 450 000 euros bruts mensuels. Au fond du trou en janvier 2016, il fixe lui-même son déclic au 18 mars de la même année. Ce jour-là, l’OM coule contre Rennes à domicile (2-5), et lui, reçoit une bouteille d’eau en plastique à moitié vide dans le dos. Ce geste détestable d’un supporteur furibard le libére. « Je me suis dit que je ne pouvais plus me laisser marcher dessus », raconte-t-il dans un reportage, L’Envol, produit par le club. « Je ne pensais pas qu’il allait surnager car j’en ai vu beaucoup sombrer dans les mêmes conditions. Mais quand on a le caractère de réagir à ça, c’est qu’on fait partie des grands joueurs », jauge Gérard Gili, entraîneur des années Tapie.
Relancé avec Marseille, champion du monde, Florian Thauvin peut-il encore séduire un club étranger ? Il est désormais représenté par le très influent Jean-Pierre Bernès et certains l’imaginent déjà au Bayern Munich, successeur idéal au vieillissant Arjen Robben. « Son prix ? s’interroge Andoni Zubizarreta. Thomas Lemar est parti pour 72 millions d’euros à l’Atletico Madrid. Malcom, pour 41 millions à Barcelone. Florian est de ce niveau-là. Mais si nous voulons être à la hauteur de la Ligue des champions, c’est le genre de joueur que nous devons garder. » « J’aimerais qu’il s’inscrive avec nous dans un temps le plus long possible », confirme Jacques-Henri Eyraud, le président de l’OM. Bien conscient que l’amour du maillot, cette fois, ne suffira pas.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ L’Olympique de Marseille a perdu gros contre la Lazio Rome (3-1), jeudi : probablement son avenir en Ligue Europa, dont il était finaliste en mai.
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Ligue Europa : la qualification s’éloigne pour les clubs français

L’Olympique de Marseille a perdu gros contre la Lazio Rome (3-1), jeudi : probablement son avenir en Ligue Europa, dont il était finaliste en mai.



Le Monde.fr avec AFP
 |    26.10.2018 à 00h25
 • Mis à jour le
26.10.2018 à 01h13
   





                        



   


Triste soirée pour les clubs français en Ligue Europa jeudi 26 octobre : l’OM contre la Lazio Rome au Vélodrome (3-1), Rennes contre le Dynamo Kiev à domicile (2-1) et Bordeaux au Zénith Saint-Pétersbourg (2-1) ont tous perdu lors de la 3e journée et voient l’élimination se rapprocher.
Pour Bordeaux et Marseille, derniers de leurs groupes avec respectivement 0 et 1 point, la qualification en seizièmes de finale semble sérieusement compromise. Pour Rennes, 3e avec 3 points et à deux longueurs des deux premiers Astana et Kiev, la qualification semble un peu moins impossible.
Finaliste la saison passée, l’OM sombre cette année. Après la défaite contre Francfort à domicile (2-1), les Marseillais ont donc rechuté face à la Lazio. Wallace a ouvert le score d’entrée sur corner (10) puis Felipe Caicedo a profité des faiblesses dans la défense olympienne (59). Le superbe coup franc de Dimitri Payet (86) aurait pu être salvateur mais Adam Marusic a finalement crucifié Steve Mandanda (90).
Les Marseillais, qui n’ont pas réussi à vaincre les modestes Chypriotes de l’Apollon Limassol (2-2) lors de la 2e journée, vont désormais attendre un miracle pour espérer se qualifier.
Calvaire pour Bordeaux
Rennes, qui avait bien débuté sa campagne européenne avec une victoire face aux Tchèques de Jablonek, a concédé sa deuxième défaite en trois matches européens. Kiev a ouvert le score sur une magnifique frappe surpuissante des trente mètres (21) avant l’égalisation de Clément Grenier (41) sur coup franc, avec l’aide du gardien adverse. De quoi redonner espoir au Roazhon Park… avant la 89e minute et le deuxième but ukrainien.
Sans leur meilleur buteur François Kamano, les Girondins ont également perdu, au Zénith. Avec zéro point, ils sont derniers de leur groupe. Le Zénith (7 pts) est premier devant le Slavia Prague (6 pts), vainqueur 1-0 du FC Copenhague (3e, 4 pts).
Bordeaux confirme que sa campagne européenne est un calvaire : ils avaient perdu leurs deux premiers matches, contre le Slavia Prague (1-0) puis Copenhague à domicile (2-1).
Les Bordelais avaient pourtant ouvert le score par Jimmy Briand, qui a repris d’une tête plongeante un centre de Karamoh côté gauche (26e). Artem Dzyuba s’est chargé d’égaliser pour les Russes (41) mais, dans les derniers instants, Daler Kuzyaev, bien servi par Dzyuba (85e) a délivré le stade russe.
Arsenal imbattable
Dans les autres groupes, Arsenal a signé une onzième victoire consécutive toutes compétitions confondues avec un succès 1-0 sur la pelouse du Sporting Portugal, grâce à Danny Welbeck (78). Les Gunners d’Unai Emery se positionnent en tête de leur groupe devant le Sporting.
L’AC Milan a, lui, concédé une défaite 2-1 à domicile contre le Betis Séville, grâce à l’ancien Parisien Giovani Lo Celso, buteur et passeur décisif.
Enfin, Chelsea a battu le BATE Borisov 3-1 alors que le FC Séville et Villareal ont signé les cartons de la soirée, 6-0 et 5-0 contre les Turcs d’Akhisarspor et le Rapid Vienne.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ L’Espagnol abordera le choc face au FC Barcelone, dimanche, dans la peau d’un coach en sursis. Sa situation rappelle que le Real est une machine à broyer ses entraîneurs.
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Julen Lopetegui ou la vie impossible d’un entraîneur au Real Madrid

L’Espagnol abordera le choc face au FC Barcelone, dimanche, dans la peau d’un coach en sursis. Sa situation rappelle que le Real est une machine à broyer ses entraîneurs.



LE MONDE
 |    25.10.2018 à 18h15
 • Mis à jour le
26.10.2018 à 17h10
    |

                            Alexandre Pedro








                        



   


« C’est épuisant d’être entraîneur, et encore plus au Real Madrid. » L’aveu est signé de Zinédine Zidane, le 18 février, avant une rencontre de championnat contre le Bétis Séville. Julen Lopetegui est en poste depuis quatre mois, mais comprend ce que son prédécesseur laissait entendre. L’Espagnol de 52 ans est un technicien en sursis, déjà condamné pour une partie de la presse madrilène. Au Real, la porte de sortie n’est jamais très loin après une série de cinq matchs sans victoire, et un triste record de 465 minutes sans inscrire de buts, une première dans l’histoire du club.
Les quotidiens sportifs, AS et Marca, souvent bien informés, annoncent son départ imminent depuis la défaite à domicile, contre Levante en championnat (1-2), samedi. L’entraîneur de l’équipe réserve, Santiago Solari, a même avoué dès le lendemain se tenir prêt à assurer l’intérim : « Nous sommes là pour aider le club quand ça va bien et encore plus dans les moments difficiles. »

#LaPortada El jurado de Lopetegui https://t.co/Va7phiiLBb— marca (@MARCA)


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Petit miracle, Julen Lopetegui devrait pourtant s’asseoir sur le banc de touche du Camp Nou, dimanche, pour le Clasico face au FC Barcelone. Il doit ce sursis à un calendrier chargé. Avec la réception des Tchèques du Vikotria Plzen mardi en Ligue des champions puis le choc contre le Barça cinq jours plus tard, le créneau était trop court cette semaine pour introniser le 13e entraîneur de l’ère Florentino Perez, roi du BTP et président tout puissant depuis 2009 (après un premier mandat en 2000 et 2006).
Mardi soir, le Real a enfin renoué avec la victoire contre Plzen (2-1) : un succès étriqué pour une équipe toujours convalescente et accueilli par des sifflets du très exigeant public de Santiago-Bernabeu. « Si vous pensez avoir un entraîneur abattu, c’est tout le contraire », avait lancé Lopetegui en conférence de presse avant la rencontre. Après cette victoire face à un poids plume au niveau européen, Lopetegui était persuadé de sauver sa tête. Du moins jusqu’au Clasico. « Je suis absolument convaincu que oui. Je pense déjà préparer le match de dimanche. »
Sa direction lui assurait d’ailleurs un soutien très provisoire – et à lire entre les lignes – par l’intermédiaire d’Emilio Butragueño. « Nous entendons les rumeurs mais nous irons avec confiance au Camp Nou, conscients de la difficulté de ce match, en espérant un grand match de notre équipe », expliquait le directeur des relations institutionnelles.
Gagner, séduire ou prendre la porte
« Normalité », le mot colle mal au club le plus titré d’Europe et à la situation de Julen Lopetegui. La fuite de son arrivée imminente au Real lui avait valu d’être débarqué de son poste de sélectionneur de l’équipe d’Espagne, deux jours avant l’ouverture de la Coupe du monde, le 13 juin.
Ancien gardien remplaçant à la fin des années 80, Lopetegui a retrouvé une institution que Zinédine Zidane préférait quitter avant qu’on l’invite à le faire. Il faut se replonger dans les mots du Français prononcés le jour de son départ surprise. Malgré l’auréole posée au-dessus de son crâne glabre, « Zizou » avait eu conscience que le vent du boulet était passé tout près de lui en février. « Je n’oublie pas les moments difficiles, les moments durs, les moments compliqués », disait-il en référence à cette élimination contre Leganes en quart de finale de Coupe du Roi. « Pathétique », avait d’ailleurs titré Marca le lendemain, pendant qu’AS lui promettait « la gloire ou la guillotine » avant la double confrontation (victorieuse) face au PSG en février.

   


Le Real est un club de cycle court, encore plus sous l’ère Perez. Un club où l’entraîneur est de passage et doit remplir un cahier des charges presque intenable : gagner et séduire. Toujours. En 2007, Fabio Capello a été remercié malgré un titre de champion d’Espagne : « Il faut trouver un jeu qui enthousiasme plus », lui reprochait alors ses dirigeants. Même un enfant du club comme Vicente Del Bosque était gentiment invité à partir en 2003 au bout de quatre ans malgré deux titres de champions et deux Ligue des Champions. « Bigoton » (grosse moustache) n’était pas assez glamour, aux yeux de Florentino Pérez, au milieu de ses chers Galactiques (Ronaldo, Zidane, Beckham, Figo). José Mourinho a bien réussi à s’accrocher trois ans (2010-2013) à son poste, mais au prix d’une guerre larvée avec ses joueurs lors de la dernière saison.
Lopetegui n’a ni le poids, ni l’instinct de survie du Portugais, encore moins son palmarès, lui dont la seule expérience notable en club s’était soldée par un échec avec le FC Porto (2014-2016). Son départ annoncé rappelle celui de Manuel Pellegrini. Le Chilien était arrivé à l’été 2009 avec des idées de jeu bien précises et séduisantes avant de très vite déchanter. « Un mois après mon arrivée, vu mes différends avec le président, je savais qu’on allait me virer du Real », avouera-t-il.
« Se faire virer du Real Madrid fait partie du jeu »
Pellegrini n’a pas survécu à une saison sans titre, barré par un Barça intouchable en Liga malgré un total impressionnant de 96 points. D’autres ont valsé en cours de saison à la vitesse d’un gouvernement de la IIIe République. C’est le cas de Rafael Bénitez, congédié au bout de sept mois le 4 janvier 2016. L’ancien manager de Liverpool cochait les trois torts majeurs pour un entraîneur du Real : une relation conflictuelle avec les cadres du vestiaire (Cristiano Ronaldo en tête), des résultats décevants et un refus d’obtempérer aux « conseils » d’un Florentino Pérez, pour qui la séparation des pouvoirs reste un concept lointain.
A moins d’un retournement de situation inédit – en commençant par une victoire dimanche contre Barcelone –, Julen Lopetegui paye le départ non remplacé d’un Ronaldo vers la Juventus, l’appétit peut-être rassasié d’un groupe vainqueur de quatre des cinq dernières Ligue des champions, mais aussi certains de ses choix. Perez lui reproche de ne pas avoir tranché au poste de gardien entre Keylor Navas et Thibaut Courtois (et de préférence en faveur du dernier acheté pour 35 millions d’euros cet été) et goûte peu de voir le Brésilien Vinicius Jr (recruté pour 45 millions d’euros à Flamengo) gambader avec l’équipe réserve. Dans son malheur, Lopetegui a reçu le soutien de ses joueurs, du moins publiquement, le capitaine Sergio Ramos déclarant que le technicien avait toute la confiance du vestiaire madrilène.
« Se faire virer du Real Madrid fait partie du jeu », avait dit le Néerlandais Guus Hiddink, remercié en milieu de saison en 1999. Julen Lopetegui ne pouvait pas ignorer cette règle au moment de sa présentation le 14 juin. « Hier, c’était le jour le plus triste de ma vie depuis la mort de ma mère [en référence à son départ précipité de l’équipe d’Espagne]. Et aujourd’hui, c’est le plus beau jour de ma vie », lâchait-il au bord des larmes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ La carte de la prochaine édition a été dévoilée : 21 étapes, une dose réduite de contre-la-montre, 30 cols et trois arrivées à plus de 2 000 mètres.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤                     
                                                

Le Tour de France 2019 prend de l’altitude

La carte de la prochaine édition a été dévoilée : 21 étapes, une dose réduite de contre-la-montre, 30 cols et trois arrivées à plus de 2 000 mètres.



LE MONDE
 |    25.10.2018 à 12h16
 • Mis à jour le
26.10.2018 à 10h24
    |

                            Alexandre Pedro et 
Clément Guillou








                        



   


Un départ chez Eddy Merckx pour fêter le 50e anniversaire de la première victoire du Belge, un passage chez Romain Bardet et un verdict à 2 365 mètres d’altitude : les organisateurs du Tour de France ont présenté, jeudi 25 octobre à Paris, le parcours de l’édition 2019 (6-28 juillet), qui snobera la moitié du territoire largement servie en juillet 2018. Avant l’arrivée à Paris, le Tour n’ira pas à l’ouest d’une diagonale entre Reims et Pau et ne méritera pas vraiment son surnom de Grande Boucle.
« Tour des hauts de France » collerait mieux avec le menu imaginé par Thierry Gouvenou et ses équipes. « Ce parcours est marqué par l’altitude avec sept arrivées à plus de 2 000 mètres ou presque, assume le directeur technique. L’enchaînement de cols en haute altitude risque d’avoir des conséquences sur des organismes fatigués. » 

The #TDF2019 it will be:
🚩 3 460 km
⛰ 3⃣0⃣ climbs in 2nd category or above.  
5⃣ altitude finishes
— LeTour (@Tour de France)


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Classique indémodable des Pyréenées, le Tourmalet, sera le premier « 2 000 m » proposé aux coureurs pour l’arrivée de la 14e étape. Cinq jours plus tard, le parcours entre Embrun et Valloire aligne trois géants des Alpes (le col de Vars, l’Izoard et le Galibier). Le lendemain, le deuxième acte du triptyque alpestre passera par le toit de ce Tour 2019 avec l’Iserand et ses 2 770 m et une arrivée à 2 089 m à Tignes.
Le dernier rendez-vous pour les grimpeurs aura lieu à Val Thorens, la veille de l’arrivée à Paris : la station la plus élevée d’Europe (2 365 mètres) n’a accueilli qu’une seule fois le Tour, en 1994. L’étape sera courte (131 km) mais nerveuse avec au programme la montée du Cormet de Roselend (1 968 m), la côte de Longefoy et l’ascension finale de 33,4 km.
« Des pièges tous les jours »
« Vars, Izoard, Galibier, Iseran, Tourmalet : ce sont des noms qui parlent, dit Thierry Gouvenou. Il y a un côté retour à la tradition, mais de l’autre, les massifs intermédiaires vont avoir un rôle important, notamment les Vosges avec la Planche des Belles Filles qui risque de dévoiler la physionomie de Tour 2019. » Depuis son apparition en 2012, « La Planche » chère au régional de l’étape, Thibaut Pinot, est déjà devenu un classique du Tour. Romain Bardet a, lui, aussi droit à son étape avec une arrivée jugée dans les rues de sa ville natale, Brioude (Haute-Loire) le 14 juillet.
Après avoir pris connaissance du programme, le Français (2e en 2016 et 3e en 2017) a salué « un très beau parcours et sans temps morts ». Le coureur d’AG2R-La Mondiale pense que cet enchaînement de cols en haute altitude « devrait pouvoir provoquer des gros écarts entre les favoris ». Il espère bien en être un des bénéficiaires, lui qui prépare son mois de juillet en prenant de la hauteur au printemps du côté de la Sierra-Nevada, en Espagne.

        Lire aussi :
         

                Tour de France 2018 : la positive altitude de Romain Bardet



« On répond tous différemment à l’altitude, estime de son côté le quadruple vainqueur Christopher Froome. Quelqu’un comme Nairo Quintana qui est né en altitude ce sera un avantage. » Son coéquipier chez Sky et vainqueur sortant, Geraint Thomas, note lui « des étapes de transition soit très longues soit vallonnées. » « Il y aura des pièges tous les jours », prédit le Gallois.
Toujours moins de « chrono »
Les organisateurs du Tour ont fait un autre cadeau à Romain Bardet : un contre-la-montre individuel à Pau de 27 kilomètres, seulement, lors de la 13e étape. « Ce chrono est placé plus tôt et ne bloquera pas la course comme ça avait pu être le cas avec celui du Pays basque cet été à la veille de l’arrivée », explique l’Auvergnat peu à l’aise dans l’exercice et qui essaiera de ne pas perdre trop de plumes lors du contre-la-montre par équipes (de 27 kilomètres aussi) autour du Bruxelles au lendemain du départ.
Tant pis pour les gros rouleurs comme Tom Dumoulin ou Primoz Roglic, la tendance ne va pas dans le sens de leur qualité première. Thierry Gouvenou justifie : « Les écarts en montagne sont limités actuellement, donc si on propose trop de kilomètres de contre-la-montre, le retard sera irrécupérable pour les grimpeurs. » Chris Froome l’a bien perçu ainsi : « C’est un parcours tourné vers les grimpeurs. »
Mais la vérité de la fin du mois d’octobre au Palais des Congrès est rarement celle de juillet sur le bitume. Le Tour 2018 a été aussi vendu pour les as de la montagne, pourtant c’est bien un ancien pistard (Gerain Thomas) qui a paradé en jaune à Paris. Comme les directeurs sportifs aiment à la répéter : « Les organisateurs proposent, les coureurs disposent. » Et le plus souvent l’équipe Sky s’impose.

        L’entretien avec Geraint Thomas, vainqueur du Tour de France 2018 :
         

          « Les sifflets ne m’affectent pas »







                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ L’ancien directeur sportif purgeait depuis 2014 une suspension de dix ans pour son implication dans le scandale de dopage concernant le cycliste américain.
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Dopage : Johan Bruyneel, ancien mentor de Lance Armstrong suspendu à vie

L’ancien directeur sportif purgeait depuis 2014 une suspension de dix ans pour son implication dans le scandale de dopage concernant le cycliste américain.



Le Monde.fr avec AFP
 |    25.10.2018 à 11h47
   





                        



   


Ils étaient inséparables dans la gloire, la victoire et le mensonge ; ils le sont aussi dans la chute. Le Belge Johan Bruyneel, ex-directeur sportif de la star déchue du cyclisme Lance Armstrong, a été condamné, mercredi 24 octobre, à la suspension à vie de toute activité sportive par le Tribunal arbitral du sport (TAS) pour son rôle dans le système de dopage mis en place autour de l’ancien leader des équipes US Postal et Discovery Channel.

        Lire aussi :
         

                Le système Armstrong



Bruyneel (54 ans), complice d’Armstrong lorsque l’Américain remporta ses sept victoires d’affilée dans le Tour de France (1999-2005), qui lui ont été retirées après sa chute pour dopage, avait été condamné en 2012 à une suspension de dix ans par l’Association américaine d’arbitrage, qui prononce les sanctions dans les affaires de dopage.
L’Agence mondiale antidopage avait fait appel de cette sanction et réclamait une suspension à vie. Dans son jugement, le TAS dit qu’« il ne voyait aucune raison pour laquelle cette sanction (à vie) ne soit pas prononcée dans cette affaire en raison de l’implication active de M. Bruyneel dans le dopage systématique dans le cyclisme sur plusieurs années ».
Le TAS a également accru les sanctions visant deux complices espagnols de Bruyneel et d’Armstrong, un médecin, Pedro Celaya Lemaza, et un soigneur, Pepe Marti, respectivement suspendus à vie et pour quinze ans.
Dans une lettre ouverte publiée sur son compte Twitter, Bruyneel a « reconnu et complètement accepté les nombreuses erreurs faites dans le passé ».

Open Letter From Johan Bruyneel https://t.co/BvJDARqCYP— JohanBruyneel (@Johan Bruyneel)


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« Il y a beaucoup de choses que j’aimerais avoir faites différemment et il y a certains actes que je regrette profondément. La période que j’ai vécue comme coureur puis comme directeur sportif était très différente de ce qui se passe maintenant », a-t-il expliqué.
« Nous étions tous des enfants de notre époque face aux pièges et aux tentations qui faisaient partie de la culture de ce temps-là, nous ne prenions pas toujours les bonnes décisions », s’est défendu le Belge, qui avait pris sous son aile le jeune Armstrong, débarqué dans le peloton européen en 1992.
Bruyneel règle ses comptes avec l’Usada
Johan Bruyneel, qui remporta durant sa carrière de coureur, sous la conduite du sulfureux Manolo Saiz, deux étapes dans le Tour de France et qui porta pendant une journée le célèbre maillot jaune, a toutefois tenu à régler ses comptes avec l’Usada, l’agence américaine antidopage, qui l’a fait tomber avec Armstrong en 2012.
« En dépit de la décision du TAS, je maintiens avec vigueur ma position selon laquelle l’Usada n’a aucune autorité légale sur moi (…) et de fait n’a aucun pouvoir pour lancer une procédure contre moi et par conséquent ne peut pas me suspendre », écrit-il. Et de conclure de façon incompréhensible au regard de sa suspension : « Mon but et mon désir restent toujours de contribuer à mon sport, de l’aider à grandir et de le rendre meilleur dans les années à venir. »
L’AMA a salué par la voix de son directeur général, Olivier Niggli, la décision du TAS : « Les sanctions prononcées par l’AAA n’étaient pas assez fortes et nous réclamions plus au nom du sport propre et pour protéger le cyclisme. »
Le patron de l’Usada, Travis Tygart, à l’origine de la chute du système Armstrong, a rappelé qu’il avait fallu « faire des efforts difficiles pour que la vérité éclate totalement ». « Notre rôle est de rechercher la justice même quand la route est longue et exposée aux vents, car c’est exactement ce que les sportifs propres attendent de nous et méritent », a-t-il noté, tout en regrettant que Bruyneel et ses complices « aient tiré toutes les ficelles possibles pour éviter la vérité ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ Maillot jaune surprise en 2018, le Gallois l’assure au « Monde » : il ne redoute pas de décompression et revendiquera un rôle de coleader avec Froome.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Geraint Thomas, vainqueur du Tour de France : « Les sifflets ne m’affectent pas »

Maillot jaune surprise en 2018, le Gallois l’assure au « Monde » : il ne redoute pas de décompression et revendiquera un rôle de coleader avec Froome.



LE MONDE
 |    25.10.2018 à 10h06
 • Mis à jour le
25.10.2018 à 10h59
    |

            Clément Guillou (St George's Park (Angleterre), envoyé spécial)








                        



                                


                            

Geraint Thomas n’ose plus monter sur une balance : depuis trois mois, il a bien profité des libertés que confère la victoire dans le Tour de France, et ses joues potelées trahissent l’inactivité et ses retrouvailles avec le houblon. A la veille de renouer, jeudi 25 octobre, avec sa vie de maillot jaune pour la présentation du parcours 2019, le Gallois a longuement reçu Le Monde dans le cadre champêtre du « Clairefontaine » du football anglais, dans les Midlands. Mesures, tests médicaux, entretiens : l’équipe Sky y prépare déjà la saison 2019. Où elle devra gérer la cohabitation entre Geraint Thomas et Christopher Froome, mais aussi regagner la confiance de l’opinion, après trois années marquées par les suspicions de dopage.

En quoi votre vie a-t-elle changé après avoir gagné le Tour de France ?
La principale différence, c’est que des Français me reconnaissent dans la rue [il habite à Monaco]. Les gens veulent tous t’approcher. C’est le plus frappant. Une drôle de vie. J’ai voulu vraiment profiter de tout cela. Je n’ai presque pas touché mon vélo depuis sept semaines, ça ne m’était jamais arrivé. Mais là, ça me démange. Je suis impatient de retrouver une vie structurée, avec ma routine. Ce qui me manque, c’est d’être fatigué par l’entraînement, plutôt que par les voyages et la fête.
Beaucoup de fêtes ?
Oh, oui ! J’en ai bien profité. Parce que quand même, c’est fou, vraiment : j’ai gagné le Tour. Je m’étais dit : « Pourquoi pas ? » Mais le faire de cette façon, me sentir à ce point en contrôle, c’était la plus grosse surprise. Pour moi, si je gagnais le Tour, ce serait en surmontant un mauvais jour, en me battant pour limiter les dégâts. Mais non. J’ai tout maîtrisé, j’en ai presque profité.
Malgré les sifflets qui visaient votre équipe Sky ?
« Je préfère être sifflé en montant sur le podium à l’arrivée qu’être applaudi au fond de mon bus »
Le...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Après avoir arraché sur le fil un match nul (2-2) contre Naples, le club parisien devra batailler pour se qualifier en huitièmes de finale.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤                     
                                                

Ligue des champions : le PSG joue à se faire peur

Après avoir arraché sur le fil un match nul (2-2) contre Naples, le club parisien devra batailler pour se qualifier en huitièmes de finale.



LE MONDE
 |    25.10.2018 à 02h35
 • Mis à jour le
25.10.2018 à 07h44
    |

            Rémi Dupré








                        



   


Il s’en est fallu de peu pour que le Paris Saint-Germain tombe dans le précipice. Mais, grâce à une magnifique frappe enroulée d’Angel Di Maria, le club de la capitale a arraché, dans les arrêts de jeu, un match nul (2-2) inespéré face à Naples, mercredi 24 octobre, au Parc des princes, lors de la troisième journée de la phase de poules de Ligue des champions. Homme en forme et buteur providentiel du PSG en 2018, l’Argentin a permis à son équipe de sauver les meubles et de rester en vie au sein d’une poule particulièrement relevée.
Avec quatre points, la formation entraînée par l’Allemand Thomas Tuchel reste toutefois troisième de son groupe, à deux unités des Anglais de Liverpool, victorieux (4-0) de l’Etoile rouge de Belgrade, et à une longueur du Napoli. C’est dire si, à trois journées du terme de la phase qualificative, l’horizon des huitièmes de finale paraît lointain pour des Parisiens pourtant accoutumés à survoler le premier tour depuis leur retour dans la compétition, en 2012.
S’il veut éviter une improbable sortie de route, synonyme de participation à la Ligue Europa et d’accident industriel, le PSG version Qatar sports Investments devra obtenir un résultat satisfaisant en Italie, lors de la manche retour, mardi 6 novembre. D’autant que, trois semaines après son déplacement au stade San Paolo, il accueillera Liverpool, finaliste malheureux de l’édition précédente, et vainqueur (3-2) à Anfield Road, lors du match aller, en septembre.
« J’ai beaucoup de respect pour ce groupe. Je savais que ça allait être super compliqué. Nous ne sommes pas les favoris, tout le monde veut croire ça, mais c’est ainsi », a estimé Thomas Tuchel, après la rencontre.
« Il y a eu deux visages »

   


A l’instar de leur entraîneur, les joueurs parisiens oscillaient entre soulagement et déception. « Ce nul, surtout à la dernière minute, nous a un peu sauvés », a reconnu le milieu italien Marco Verratti. « Il y a eu deux visages de notre part dans ce match, a considéré le Brésilien Marquinhos, détenteur du brassard de capitaine en l’absence de son compatriote Thiago Silva, blessé. En première période, on a eu un niveau très bas. Ce n’était pas possible de faire une mi-temps comme ça. »
En première période, l’organisation sans faille de Naples a particulièrement gêné Neymar et consorts. Pour son retour au Parc, Carlo Ancelotti avait parfaitement échafaudé son plan. Aux commandes du Napoli depuis cet été, actuel deuxième de Serie A italienne, l’ex-entraîneur du PSG (2012-2013) a donné une leçon tactique à son homologue Thomas Tuchel. Mené (1-0) à la pause et soucieux de renverser la vapeur, l’Allemand a décidé de modifier son schéma de jeu, optant pour une défense à trois et deux ailiers.
« Dans le top niveau, on ne peut pas perdre notre structure, on ne peut pas perdre des ballons faciles, a analysé Thomas Tuchel, au terme du match. On doit s’améliorer tactiquement, mais aussi dans notre tête. Il faut respecter l’importance de notre possession et de notre position. C’est difficile pour nous de respecter notre jeu et notre plan de jeu pendant toute une mi-temps. On manque de structure compacte. Si tu ne joues pas compact, tu ne peux pas jouer avec intensité. C’est capital de fermer les espaces, c’est notre défi. »
Les changements tactiques de Tuchel

   


En seconde période, les choix de Tuchel ont permis aux PSG d’enfoncer le bloc napolitain et d’égaliser sur un but contre son camp de Mario Rui (61e minute). A l’affût dans la surface adverse, le Belge Mertens a toutefois signé la deuxième réalisation des Transalpins (77e) et glacé le Parc. Poussés par les supporteurs de la tribune Auteuil, notamment par le très bruyant Collectif ultras Paris, les « locaux » s’en sont finalement remis à la patte de velours d’Angel Di Maria, héros de la soirée et jadis « placardisé » par l’entraîneur Unai Emery (2016-2018).
« On méritait de gagner ce match. J’aurais préféré qu’il ne la cadre pas, celle-là », a souri jaune Carlo Ancelotti en évoquant la banderille de l’Argentin, sous ses ordres lorsqu’il a remporté la Ligue des champions, en 2014, avec le Real Madrid.
Le but libérateur d’Angel Di Maria ne doit pas masquer la performance poussive du club de la capitale dans son antre. A l’image des défenseurs Presnel Kimpembé ou Juan Bernat (sorti à la pause), plusieurs Parisiens sont passés à côté de leur sujet. Quant à l’attaquant uruguayen Edinson Cavani, il a semblé pâtir une nouvelle fois de la complicité technique entre Neymar et Kylian Mbappé. Trop isolé, inefficace voire fantomatique, le meilleur buteur de l’histoire du PSG n’est pas parvenu à peser sur la défense napolitaine. Sa sortie (76e) a sonné comme un désaveu.
Impérial en Ligue 1 et prochain adversaire de l’Olympique de Marseille, dimanche 28 octobre, le club parisien va devoir batailler pour valider sa qualification pour les huitièmes de finale de Ligue des champions. « Ce match contre Naples dure 180 minutes et là c’est la mi-temps, a insisté Thomas Tuchel. On peut encore gagner ce duel. » Sur la corde raide, l’entraîneur allemand jouera une partie de son avenir au PSG, le 6 novembre, à Naples.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ Trois hommes ont été reconnus coupables d’avoir participé à un système de dessous-de-table pour attirer les meilleurs joueurs dans le circuit universitaire, où les joueurs ne peuvent pas être rémunérés.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤                     
                                                

Condamnations pour pots-de-vin dans le basket universitaire américain

Trois hommes ont été reconnus coupables d’avoir participé à un système de dessous-de-table pour attirer les meilleurs joueurs dans le circuit universitaire, où les joueurs ne peuvent pas être rémunérés.



LE MONDE
 |    25.10.2018 à 02h01
 • Mis à jour le
25.10.2018 à 07h54
   





                        



   


Un ancien cadre d’Adidas, un consultant de l’équipementier sportif et un apprenti agent de joueurs ont été reconnus coupables mercredi 24 octobre par un tribunal de New York d’avoir participé à un système de dessous-de-table dans le Championnat universitaire de basket américain (NCAA). Ces trois hommes essayaient de recruter des joueurs au profit de certaines équipes qui évoluent en NCAA, championnat très populaire aux Etats-Unis.
Après un procès de trois semaines et trois jours de délibérations, la justice a établi que James Gatto, Merl Code et Christian Dawkins avaient versé 100 000 dollars à la famille d’un ancien joueur de l’université de Louisville, Brian Bowen. Ils connaîtront leur peine le 5 mars et risquent entre deux et quatre ans de prison.
Procès d’un système
Ce système, fonctionnant également avec des avantages en nature, permettait à des universités réputées pour leur équipe de basket, comme Kansas, Louisville et North Carolina State, et sous contrat avec Adidas, de recruter les meilleurs espoirs de la balle orange.
Durant le procès, les noms de Dennis Smith Jr, aujourd’hui meneur de Dallas en NBA, et de Deandre Ayton, premier choix de la Draft 2018 qui fait ses débuts dans le championnat nord-américain avec Phoenix, ont notamment été cités comme bénéficiaires de ce système.
Ce procès est le premier visant le fonctionnement souvent décrié du championnat NCAA et plus largement du sport universitaire qui assure aux équipes, universités et entraîneurs des revenus mirobolants grâce aux contrats de partenariat et droits TV, tandis que les joueurs-étudiants ne peuvent pas toucher d’argent.
Adidas a indiqué dans un communiqué adressé à la chaîne de télévision ESPN « avoir coopéré pleinement avec les autorités durant l’enquête et respecter le verdict de la justice ». « Nous nous réjouissons de continuer de travailler avec le NCAA et les autres acteurs de façon constructive afin d’améliorer l’environnement du basket universitaire. Nous avons renforcé nos processus et contrôles internes et restons déterminés à respecter des pratiques éthiques et justes », ajoute le communiqué.
Deux autres procès sont programmés début 2019 mettant en cause cette fois des entraîneurs d’équipes universitaires, accusés d’avoir accepté des dessous-de-table de deux des trois intermédiaires reconnus coupables mercredi.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ Si le club monégasque, demi-finaliste 2017 de l’épreuve, n’est plus que l’ombre de lui-même, il a tout de même arraché le match nul mercredi en Belgique (1-1).
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Par  Anthony Hernandez   Publié le 24 octobre 2018 à 21h53 - Mis à jour le 24 octobre 2018 à 23h08   Lecture 4 min.      Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail                         Thierry Henry est perplexe après le match nul de Monaco à Bruges. THOMAS SAMSON / AFP             Un gardien et des joueurs de champ qui cherchent à gagner du temps dès que possible. Un entraîneur, Thierry Henry, qui remplace un attaquant, Sofiane Diop, pourtant entré en jeu une heure plus tôt, par un milieu de terrain, Jean-Eudes Aholou. Le grand club fortuné n’était pas celui que l’on croyait, mercredi 24 octobre, lors de la rencontre de Ligue des champions entre le Club Bruges et l’AS Monaco. Qui va piano va sano. Demi-finaliste de l’édition 2016-2017, il y a un peu plus d’un an seulement, Monaco a semblé pourtant se satisfaire du match nul (1-1) arraché à Bruges lors de la troisième journée du groupe A.          Au moins les Monégasques, en grande difficulté en Ligue 1 (19e avec six points), pourront-ils se consoler : malgré une ribambelle d’occasions concédées, ils n’ont pas perdu en Belgique. Finaliste en 2004, meilleur spécialiste français de la compétition depuis vingt ans, le club de la Principauté ne fait trembler l’Europe du football qu’épisodiquement. Cette saison, comme la précédente (éliminé en phase de groupes), a tout du mauvais cru.           Lire aussi Strasbourg-Monaco : Thierry Henry, seul en scène             Avec un point en trois rencontres, la qualification pour les 8e de finale est déjà compromise et réservée, sauf retournement de situation, aux deux cadors du groupe, le Borussia Dortmund et l’Atletico de Madrid. Il faudra batailler avec cette séduisante équipe belge, qui méritait mieux ce soir, pour se voir offrir la consolante de la Ligue europa, accessible par la troisième place.            « C’est tôt. Comme il ne fallait pas s’emballer après la défaite à Strasbourg, il ne faut pas s’emballer car on a pris un point à l’extérieur, même si ce n’est jamais facile en coupe d’Europe, a tenté de positiver l’entraîneur Thierry Henry, Petit à petit on essaie de construire quelque chose. On a essayé d’être solide quand on avait pas la balle, de fournir du jeu quand on l’avait. J’essaie de trouver des points positifs pour pouvoir avancer. »          La série monégasque est affolante et représente bien la dégringolade sportive que subit l’AS Monaco en ce début de saison. Sa dernière victoire remonte au 11 août dernier face à Nantes. En quatorze matchs, toutes compétitions confondues, le club azuréen n’a gagné qu’à une seule reprise. Avant le déplacement à Bruges, connu pour ses canaux, ses chocolats et son club de foot, Monaco restait même sur cinq défaites consécutives.          Mauvais sort          À Monaco, le départ contraint de Leonardo Jardim n’a pas provoqué le traditionnel choc psychologique. Le chantier sportif s’avère bien trop important. Le nouvel entraîneur, Thierry Henry, accueilli en homme providentiel, n’a pas encore trouvé de recette miraculeuse.           Il faut dire que le sort a même tendance à s’acharner. Monaco, club détenu par le milliardaire russe Dmitri Rybolovlev, en est réduit à aligner un gardien de 20 ans, Loïc Badiashile, possédant pour seule expérience un unique match de Ligue 1. Son remplaçant, Yanis Henin, n’a, lui, que 19 ans. La faute aux absences de l’expérimenté Danijel Subasic (33 ans), finaliste du Mondial avec la Croatie, et du Suisse Diego Benaglio (35 ans).          A cela s’ajoutent les forfaits sur blessures des deux meilleurs joueurs offensifs, le Colombien Radamel Falcao et le Portugais Rony Lopes. Quand le Monténégrin Stevan Jovetic doit en plus sortir sur blessure dès les premières minutes, il est remplacé par Sofiane Diop, né le 8 juin 2000, et donc à peine majeur.                     Monaco a souffert pour ramener le match nul de Bruges. FRANCOIS LENOIR / REUTERS             Tant pis, le crédit de coach Henry, grand footballeur champion du monde en 1998, est encore trop important pour que l’on puisse en tenir rigueur à celui qui débute sa carrière d’entraîneur principal. L’ancien deuxième adjoint des Diables Rouges continue de prendre ses marques. Même si ce retour en Belgique ne lui a pas été favorable, élégamment vêtu d’un costume et portant des chaussures rutilantes, il a attiré tous les regards. Debout tout au long des quatre-vingt-dix minutes de jeu, il a tenu à saluer ses joueurs un par un avant leur sortie du terrain.          Bien qu’habitué aux stades immenses et prestigieux (avec Arsenal de 1999 à 2007 et Barcelone de 2007 à 2010), ce passionné de football a dû apprécier la chaleur typique et délicieusement démodée du vétuste stade Jan-Breydel, construit en 1974 et ouvert aux quatre vents. L’enceinte du club brugeois semble toujours dans son jus malgré une rénovation en 1998. On gagne en charme ce que l’on perd en confort.          « Retrouver de la confiance »          En 2000, les Bleus de Thierry Henry y avaient joué et gagné un superbe quart de finale de l’Euro 2000 face à l’Espagne de Raul (2-1). Dix-huit ans après, dans ce stade baptisé en l’honneur d’un des meneurs de la révolte locale face aux troupes du roi de France Philippe IV le Bel au XIVe siècle, Henry n’a pas eu souvent l’occasion de sourire.          Le septième meilleur buteur de l’histoire de la Ligue des champions (50 buts) devra attendre avant d’espérer briller à nouveau sur la scène européenne, cette fois-ci dans son rôle d’entraîneur. Le 1er octobre 1997, il y a vingt et un ans, le jeune Henry avait signé ses débuts européens d’un doublé contre Leverkusen sous le maillot de… l’AS Monaco.           Lire aussi Scandale dans le football belge : « Tout le monde est un peu coupable »             Celui qui, durant sa carrière de joueur, a dû patienter de longues années avant de pouvoir brandir le trophée, en 2009 avec le Barça, ne peut pas être soupçonné d’avoir privilégié le championnat plutôt que la Coupe d’Europe. En conférence de presse mardi, il avait insisté sur le fait de ne pas la sacrifier. « La Champions League, c’est quand même un rêve. Tu veux la jouer, y participer, et nous, à l’heure actuelle, on peut prendre ça pour retrouver la confiance, avait-il déclaré. On essaie de chercher une victoire ou un gros match le plus rapidement possible pour retrouver de la confiance. »          Il faudra donc encore attendre avant de voir Monaco gagner ou simplement réaliser une grosse performance. La réception de Dijon dans trois jours, samedi 27 octobre, s’avère déjà cruciale. Tout autre résultat qu’un succès ternirait quelque peu les débuts sur le Rocher de l’enfant prodigue. La patience et le football font en effet rarement bon ménage.                                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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ Les affrontements se sont déroulés lors du match de qualification pour la finale de la Ligue d’Afrique des champions entre L’Espérance Tunis et Primeiro Agosto.
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Violences dans un stade de Tunis : 38 policiers blessés, 12 arrestations

Les affrontements se sont déroulés lors du match de qualification pour la finale de la Ligue d’Afrique des champions entre L’Espérance Tunis et Primeiro Agosto.



Le Monde.fr avec AFP
 |    24.10.2018 à 21h20
 • Mis à jour le
25.10.2018 à 08h10
   





                        



   


Le match de qualification pour la finale de la Ligue d’Afrique des champions a été marqué par des heurts, selon une déclaration du ministère de l’intérieur tunisien, mercredi 24 octobre. Trente-huit policiers ont été blessés dans des heurts avec des supporteurs, lors du match disputé à Tunis entre L’Espérance Tunis et Primeiro Agosto.
Treize supporteurs ont été blessés alors que douze personnes ont été arrêtées durant ces heurts au stade de Rades, dans la banlieue sud de Tunis, a précisé mercredi le colonel Sofiene Zaag, porte-parole du ministère de l’Intérieur.

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Violences régulières
Des séquences vidéo de ce match ont montré des supporteurs du club tunisien lançant des pierres sur les forces de l’ordre, tandis que les forces de sécurité tiraient des gaz lacrymogènes pour les disperser. Battue 1-0 en Angola à l’aller, l’Espérance a renversé Primeiro Agosto (4 buts à 2) à Radès.
Le club tunisien doit affronter en finale les Egyptiens d’Al-Ahly, détenteurs du record de victoires dans la compétition (8), qui se sont qualifiés malgré leur défaite 2-1, mardi, à Sétif, face à l’Entente locale.
Le football tunisien est régulièrement secoué par des violences et des accusations de corruption. En mai dernier, 17 policiers avaient été inculpés pour la mort d’un supporteur, qui s’était noyé près du stade de Radès à l’issue d’une course-poursuite avec la police.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ Depuis mars, les autorités ont ré-autorisé la présence des ultras dans les stades. Fin septembre, des affrontements entre ultras de deux clubs de Casablanca ont fait un mort.
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Football : le long printemps des ultras marocains

Depuis mars, les autorités ont ré-autorisé la présence des ultras dans les stades. Fin septembre, des affrontements entre ultras de deux clubs de Casablanca ont fait un mort.



LE MONDE
 |    24.10.2018 à 20h26
   





                        



                                


                            

Sur les murs de Casablanca, des fresques témoignent de la ferveur que suscitent les deux grandes équipes de football de la métropole marocaine, que sont les verts du Raja et les rouges du Wydad, et de la créativité de leurs supporteurs, les Ultras Eagles, les Green Boys et leurs rivaux des Winners. Cette rivalité n’est toutefois pas uniquement picturale : le 28 septembre, des affrontements ont causé la mort d’un partisan du Wydad, pris à partie par des ultras du Raja.
Cet homicide confirme que les autorités chérifiennes ont du mal à maîtriser le mal-être de la jeunesse locale. Dans un pays conservateur, avec un contrôle social très fort, une jeunesse désœuvrée, guettée par l’ennui et le manque de perspectives, trouve chez ces ultras une échappatoire à une existence morne.

C’est à partir de fin 2005 que l’ambiance des stades chérifiens s’est transformée progressivement avec l’émergence, à Casablanca et à Rabat, du supportérisme ultras. Le mouvement s’est diffusé rapidement de Tetouan à Agadir, de Marrakech à Fès, séduisant un large pan de la jeunesse du royaume qui se retrouve dans l’esprit de contestation qui l’anime.
Difficultés du quotidien, carcan conservateur, domination des aînés… tout cela disparaît le temps d’un match. Les tribunes deviennent un espace de liberté. S’y instaure une espèce de méritocratie, ouverte à tous, sans considération d’origine sociale ou d’opinion politique.
On retrouve chez les Winners par exemple des jeunes des quartiers populaires de la Médina, comme des adolescents des quartiers aisés du Maarif. Seule obligation : une passion démesurée pour le maillot du Wydad. Ce qui mène, parfois, à la confrontation violente avec les rivaux. Mais pas à la contestation politique.
Pas de convergence des luttes
Si, en 2011, au Caire et à Tunis, les ultras locaux ont participé aux manifestations contre les régimes en place, non par conviction politique, mais davantage par aversion du système (le slogan...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ A 20 ans et après un combat héroïque face à l’Ukrainienne Cherkasova, la lutteuse de Sainte-Geneviève-des-Bois (91) s’est inclinée en finale, mardi à Budapest, dans la catégorie des moins de 68 kg.
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Mondiaux de lutte : la Française Koumba Larroque remporte une médaille d’argent

A 20 ans et après un combat héroïque face à l’Ukrainienne Cherkasova, la lutteuse de Sainte-Geneviève-des-Bois (91) s’est inclinée en finale, mardi à Budapest, dans la catégorie des moins de 68 kg.



LE MONDE
 |    24.10.2018 à 20h00
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 20h03
    |

            Anthony Hernandez








                        



   


Il y a des défaites qui valent des victoires. A 20 ans, malgré la douleur et les larmes, la lutteuse française Koumba Larroque n’a en effet pas tout perdu, mercredi 24 octobre, en finale des Mondiaux dans la catégorie des moins de 68 kg. Elle a longtemps dominé son adversaire ukrainienne Alla Cherkasova, avant de céder sur une erreur d’inattention.
Menée alors 15-6, à la suite d’une série de croisillons dévastateurs (technique aux jambes) qui l’a semble-t-il blessée, la jeune championne n’a rien lâché pour revenir à 15-10. Sa ténacité n’a malheureusement pas suffi. Larroque repart de Budapest avec une médaille d’argent pleine de promesses.
Le parcours de Koumba Larroque avait été très éclectique avant d’affronter Cherkasova en finale. La veille, elle n’avait eu besoin que de vingt-cinq secondes pour son entrée en matière expéditive face à l’Indienne Kaur Navjot. Par la suite, elle a récidivé avec une large victoire à peine plus compliquée en quart face à la Canadienne Olivia Di Bacco. C’est au prix d’une demi-finale au cordeau, arrachée au prix d’une grande maîtrise tactique face à l’Américaine Tamyra Mensah que la jeune femme s’est qualifiée pour sa première finale lors d’un championnat du monde senior.
L’an passé, à domicile, à Bercy (Paris), la jeune lutteuse française avait remporté la médaille de bronze mondiale. Eliminée in extremis et d’entrée par la championne olympique japonaise, Sara Dosho, après un match nul 3-3 et à cause du dernier point marqué par la Japonaise, elle avait su se reprendre lors des repêchages avant de battre lors du match pour la troisième place l’Autrichienne Martina Kuenz.
En 2016, pas encore assez mûre, trop tendre, Koumba Larroque avait échoué à se qualifier pour ses premiers Jeux olympiques, payant son inexpérience, à 18 ans, face à une lutteuse plus aguerrie. En mai 2016, elle décrochait en revanche le bronze lors de sa première grande compétition chez les grandes lors des championnats d’Europe en Serbie.

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« C’est une lutteuse née »
Depuis ses débuts, la lutteuse originaire de Sainte-Geneviève-des-Bois (Essonne) est une habituée des succès. Tout le monde lui prédit un avenir radieux, qu’elle se plaît à confirmer en s’habituant aux podiums. Double championne d’Europe et du monde cadette en 2015, puis double championne d’Europe et du monde en junior l’année suivante, elle s’est déjà bâti un palmarès impressionnant, qui ne demande qu’à grandir. Elle semble plus proche que jamais d’un premier titre international en senior, qui pourrait en augurer d’autres.

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« C’est une lutteuse née. Elle possède une facilité en termes de technique et une maturité étonnante. Elle a beaucoup de caractère. C’est une guerrière qui n’aime pas perdre mais qui sait rester humble et qui respecte son adversaire. Elle n’hésite pas à afficher ses ambitions », expliquait au Monde en 2017 l’ancienne championne Lise Legrand. Pour la vice-présidente de la Fédération française de lutte, l’éclosion de ce jeune talent tombe à pic : « Elle nous porte vers la direction de l’ambition olympique. C’est entraînant. On manquait de leader, et aujourd’hui Koumba perce. Cela fait du bien que quelqu’un puisse à nouveau incarner notre fédération. »
Nation pionnière de la lutte féminine dans les années 1970, grâce au club de Tourcoing (Nord), la France fut au sommet, notamment dans les années 1990, grâce à deux grandes championnes, Lise Legrand et Anna Gomis (six titres de championne du monde à elles deux, deux médailles de bronze olympiques…). Depuis la retraite de Steeve Guénot et celle toute proche de Mélonin Noumonvi, le dernier Français titré aux Mondiaux en lutte gréco-romaine (2014), la lutte française, qui compte toujours vingt-six médailles d’or aux championnats du monde, était en panne de tête d’affiche.
La confirmation du talent de Larroque est une excellente nouvelle pour une discipline qui peine à exister en dehors du sacro-saint rendez-vous olympique. Après les années dorées, la lutte gréco-romaine française peut bien être à la recherche d’un second souffle, Koumba Larroque s’occupe comme une grande de la médiatisation de son sport.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ Menés à deux reprises par les Napolitains d’Insigne, les Parisiens achèvent la rencontre sur un match nul heureux (2-2), grâce à Angel Di Maria.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ Monaco se déplace ce mercredi à Bruges, concerné par l’enquête qui a mis en lumière les turpitudes d’un football belge en pleine introspection.
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Scandale dans le football belge : « Tout le monde est un peu coupable »

Monaco se déplace ce mercredi à Bruges, concerné par l’enquête qui a mis en lumière les turpitudes d’un football belge en pleine introspection.



LE MONDE
 |    24.10.2018 à 12h39
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 18h24
    |

            Clément Guillou








                        


Thierry Henry a quitté le football belge par la cour d’honneur et son escalier en marbre, la sélection des Diables rouges, en tête du classement FIFA ; il revient par l’entrée de service et sa porte vermoulue : mercredi, le nouvel entraîneur de l’AS Monaco se déplace en Ligue des champions sur le terrain du FC Bruges (18 h 55), concerné par l’affaire de corruption qui secoue le championnat local.
Depuis que 180 policiers ont déboulé dans neuf clubs du royaume, mercredi 10 octobre, la « Jupiler Pro League » est sous pression et dégaze en tous sens. On sonne l’hallali de Mogi Bayat, agent à tout faire et homme le plus puissant du championnat, riche de son art de s’immiscer dans nombre de transferts, de faire et défaire les effectifs de plusieurs grands clubs du championnat, et du FC Nantes, aussi.
Le football belge serait heureux que l’homme d’affaires franco-iranien, inculpé d’organisation criminelle et de blanchiment d’argent, se trouve seul derrière les barreaux. Mais l’enquête, commencée il y a près d’un an, a révélé un problème plus large : parmi les 21 personnes inculpées, l’on trouve d’autres agents, des arbitres, des dirigeants de club, deux entraîneurs, un joueur (Olivier Myny, laissé libre) et des journalistes. Tout l’écosystème d’un football dont la dégringolade a commencé en 1995, lorsque l’un des siens, Jean-Marc Bosman, a provoqué la libre circulation des joueurs européens.
Mercredi, un premier joueur a été écroué et inculpé. Il s’agit du Franco-Tunisien, Fabien Camus, passé par le FC Malines entre janvier et juillet 2018 et aujourd’hui sans club. Selon le parquet fédéral, « le juge d’instruction a inculpé ce (mercredi) matin M. F. C. de participation à une organisation criminelle et de blanchiment d’argent ».

   



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En régression sportive pendant que ses rejetons brillent à la Coupe du monde et dans les grandes équipes d’Europe, en difficulté économique avec trois faillites de clubs de première division en dix ans, voilà le football belge pris en défaut sur son éthique. Si les soupçons des enquêteurs sont avérés, le « Footbelgate » réunit sur un petit territoire les déviances actuelles de l’économie du football : commissions gonflées pour les intermédiaires des transferts, agents prenant les rênes de la politique sportive d’un club, blanchiment d’argent et matchs truqués.
« Trafic d’êtres humains »
La police belge n’a pas frappé dans les divisions inférieures mais au sommet du championnat. C’est l’entraîneur de Bruges, le Croate Ivan Leko, qui est inculpé pour blanchiment. Ce sont les deux meilleurs arbitres belges qui seraient mêlés à des matchs truqués. C’est Dejan Veljkovic, agent serbe très introduit dans les grands clubs flamands, qui est soupçonné d’avoir manipulé deux matchs et échafaudé un système de blanchiment de l’argent des commissions.

   


Le scandale a mis en évidence la dérégulation des pratiques et la consanguinité d’un milieu où les conflits d’intérêts sont à chaque coin de rue, et pas uniquement chez les agents : « Pro League », la ligue professionnelle de football belge, est présidée par Marc Coucke, propriétaire d’Anderlecht, le grand club bruxellois. « Ce n’est pas normal », a d’ailleurs fait remarquer l’intéressé, qui quittera le poste à moyen terme.
Figure tutélaire des Diables rouges, l’ex-capitaine Vincent Kompany a rapidement appelé à rendre le marché des transferts transparent et s’est dit, avec son franc parler coutumier, pas surpris du scandale compte tenu « du milieu du foot » : « Le lien est étroit avec les pratiques en vigueur dans les milieux du trafic d’êtres humains, de drogue ou dans la prostitution. »
Pour répondre à cette affaire qui monopolise la presse belge, le gouvernement a été forcé de réagir. La profession d’agent devrait enfin être réglementée avec l’obtention d’une licence : une proposition de loi en ce sens patientait depuis sept ans. La ministre des affaires sociales, Maggie de Block, a menacé de revoir le système de réduction des cotisations sociales dont bénéficient les clubs pour rester compétitifs, si ceux-ci ne mettaient pas leurs affaires en ordre.
« On savait, oui. Mais où, et comment ? »
« C’est une période difficile mais opportune, veut croire Pierre François, directeur général de la “Pro League”. Sur les pratiques des agents, les événements récents ont eu le mérite de mettre sur la table des choses que tout le monde soupçonnait. On savait, oui. Mais la question était : où, et comment ? Dès lors, nous prenons l’initiative de ne pas attendre, de bousculer la table et d’aller au fond des choses le plus rapidement possible. »
Un groupe d’experts nommés par la Ligue est chargé de faire des recommandations sur lesquelles Pierre François a déjà son idée : limitation des commissions, du nombre de joueurs associés à un agent au sein d’une même équipe, impossibilité de représenter un club et un joueur dans un même transfert, ou d’être rémunéré d’une autre manière par un club… La Belgique s’interroge même sur l’opportunité d’obliger les joueurs à rémunérer eux-mêmes les agents. « Nous allons avoir des moments compliqués, peut-être perdre quelques joueurs pour notre championnat en raison de ces nouvelles contraintes, mais nous sommes persuadés que c’est le moment d’avancer, beaucoup plus vite que nous ne l’aurions fait sans cette piqûre », estime l’ancien dirigeant du Standard de Liège.
La « piqûre » a-t-elle été téléguidée ? Une partie du football belge soupçonne Marc Coucke, milliardaire de l’industrie pharmaceutique et nouveau propriétaire d’Anderlecht, d’avoir favorisé le déclenchement d’une enquête, fin 2017. Chronologiquement, le début de l’enquête par l’unité des fraudes sportives de la police fédérale belge correspond à la période du rachat du club par l’homme d’affaires, notoirement opposé à l’emprise de Mogi Bayat sur le football local et Anderlecht en premier lieu. De là à prendre le risque de provoquer ce tsunami…
« Tout seul, Bayat n’aurait rien pu faire »
Certains avaient senti monter la vague. Nenad Petrovic, agent important du football belge il y a quelques années, prédisait en avril dans le magazine Sport : « On voit des transferts complètement improbables et des montants que personne ne comprend. Dans ces clubs [il cite Charleroi, Anderlecht et Gand], le nom de l’agent est plus important que la qualité du joueur. (…) Heureusement, l’arrivée de Marc Coucke devrait tout changer. Ça va être une révolution pour le foot belge parce que tout cet équilibre précaire, avec Anderlecht dans le rôle principal, va être rééquilibré. Je pense qu’un séisme est en préparation. »
Le même Petrovic, au surlendemain des perquisitions, dans le journal L’Avenir : « Mogi Bayat n’est qu’une créature qui a été autorisée à agir par toutes les hautes instances du foot belge, à commencer par les dirigeants des clubs. Il a été malin, a utilisé toutes les ficelles et a profité du système. (…) Mais, tout seul, il n’aurait rien pu faire. Lorsqu’on laisse les clés d’un club à un agent, c’est la fin de ce club. Si on lui offre les clés d’une compétition, c’est pareil. »
Un autre agent, Eric Depireux, confirme dans les colonnes du Soir : « Pour que ces individus puissent imposer ce système, c’est que cela arrangeait tout le monde. Personne ne peut tomber des nues. Ce serait dommage que Bayat soit le seul à payer la note parce que tout le monde est un peu coupable. »
Les victimes, elles, sont connues et très discrètes pour le moment : les joueurs sont en position d’attente et les supporteurs ont été sommés par la fédération de ne pas faire référence aux affaires pour la reprise du championnat, le week-end dernier.



                            


                        

                        

