<FILE-date="2018/10/27/19">

<article-nb="2018/10/27/19-1">
<filnamedate="20181027"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181027"><AAMMJJHH="2018102719">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-1"> ¤ Editorial. Alors qu’Angela Merkel prône l’arrêt des livraisons d’armes à l’Arabie saoudite, le choix de la realpolitik d’Emmanuel Macron, qui juge la proposition « démagogique », interroge.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-1"> ¤                     
                                                

Au-delà de l’affaire Khashoggi, la guerre au Yémen

Editorial. Alors qu’Angela Merkel prône l’arrêt des livraisons d’armes à l’Arabie saoudite, le choix de la realpolitik d’Emmanuel Macron, qui juge la proposition « démagogique », interroge.



LE MONDE
 |    27.10.2018 à 10h28
 • Mis à jour le
27.10.2018 à 12h48
   





                        


Editorial du « Monde ». La sauvagerie de l’assassinat de l’opposant saoudien Jamal Khashoggi le 2 octobre a suscité à raison une indignation générale. Les capitales occidentales ne pouvaient rester sans réagir, alors que s’accumulent, depuis trois semaines, les détails macabres et les éléments montrant l’implication de Riyad au plus niveau.
Premier exportateur de pétrole mondial, premier acheteur d’armement au monde et principale puissance de la péninsule Arabique, le Royaume saoudien se sent d’autant plus intouchable qu’il peut compter sur le total soutien de Donald Trump dans sa guerre pour contenir l’influence iranienne. Mais, sous le choc de ce crime atroce commis dans les locaux du consulat saoudien à Istanbul par un commando venu de Riyad, le débat sur les sanctions est lancé. A commencer par les ventes d’armes.
La pire tragédie humanitaire en cours
Cette question a trop longtemps été éludée, alors que, depuis quatre ans, Riyad mène, à l’initiative de Mohammed Ben Salman (MBS) lui-même, une sale guerre au Yémen pour museler les insurgés houthistes protégés par Téhéran. Ce mouroir dénoncé par l’ONU comme la pire tragédie humanitaire en cours, n’avait jusqu’ici guère ému ni les opinions occidentales ni leurs gouvernements. Seules les ONG se battent dans l’indifférence générale pour demander l’arrêt des livraisons des armes alimentant l’interminable carnage.

        Lire aussi :
         

                Ventes d’armes à l’Arabie saoudite : Macron se dissocie de Merkel



La chancelière allemande, Angela Merkel, prône ouvertement une telle solution tant que les dessous de la mort de Khashoggi ne seront pas éclaircis. Et elle rappelle aussi que « l’Arabie saoudite doit tout faire pour résoudre la crise humanitaire au Yémen ». Sa position est néanmoins hypocrite. Alors que l’accord de coalition gouvernementale avec le SPD interdit explicitement toute vente d’armes « à des pays impliqués dans la guerre au Yémen », les autorités allemandes ont depuis le début de l’année autorisé pour 416,4 millions d’euros de contrats d’armement avec Riyad.
« De la pure démagogie »
L’enjeu pour les autorités françaises est d’une tout autre ampleur. L’Arabie saoudite était derrière l’Egypte le deuxième client en 2017 de l’industrie d’armement française. En outre, depuis le grand tournant prosaoudien amorcé sous la présidence de François Hollande, c’est un « partenaire stratégique », même si Paris voudrait aussi rééquilibrer ses relations avec Téhéran.
Aux yeux d’Emmanuel Macron, évoquer un arrêt des ventes d’armes serait « de la pure démagogie ». « Je comprends le lien avec le Yémen, mais il n’y a en a aucun avec M. Khashoggi », a insisté le chef de l’Etat, resté longtemps silencieux sur l’affaire, même s’il n’a pas hésité, lors d’un entretien avec MBS le 25 octobre, à lui dire « toute son indignation » pour l’assassinat de l’opposant. M. Macron évoque, quand les exécutants et les commanditaires auront été identifiés, des sanctions individuelles ciblées. Une position somme toute assez proche de celle affichée par M. Trump, qui a aussi brandi cette menace en excluant de remettre en cause les 110 milliards de dollars de contrats d’armements prévus avec Riayd.
On peut s’interroger sur la pertinence de ce choix assumé de realpolitik au risque de se trouver en porte-à-faux avec l’opinion publique et surtout avec notre principal partenaire européen. L’affaire Khashoggi constitue au contraire une occasion de faire pression sur l’Arabie saoudite au Yémen. Un embargo sur les ventes d’armes serait une victoire posthume de ce journaliste, longtemps proche de la famille royale saoudienne, avant de devenir le pourfendeur acharné de l’aventurisme géopolitique de l’homme fort de Riyad.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/27/19-2">
<filnamedate="20181027"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181027"><AAMMJJHH="2018102719">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-2"> ¤ Cette mesure vise les travailleurs transfrontaliers issus de l’ancien bloc soviétique ayant laissé leur famille dans leur pays d’origine.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-2"> ¤                     
                                                   
édition abonné


L’Autriche indexe les allocations familiales sur le pays d’origine des travailleurs

Cette mesure vise les travailleurs transfrontaliers issus de l’ancien bloc soviétique ayant laissé leur famille dans leur pays d’origine.



LE MONDE
 |    27.10.2018 à 10h10
    |

            Blaise Gauquelin (Vienne, correspondant)








                        



                                


                            

Pendant la campagne, il avait promis de mettre fin au « tourisme social » : le chancelier conservateur autrichien Sebastian Kurz (ÖVP, Parti populaire), qui a formé en décembre 2017 une coalition avec l’extrême droite (FPÖ, Parti de la liberté), a tenu parole. Mercredi 24 octobre, alors que Vienne préside le Conseil de l’Union européenne jusqu’en décembre, le Parlement autrichien a voté une loi qui indexe, à partir du 1er janvier 2019, les allocations familiales sur le niveau de vie du pays d’origine des personnes employées en Autriche, lorsque ces dernières ont laissé leurs enfants derrière elles à l’étranger.
Immédiatement, la Commission européenne a annoncé qu’elle pourrait enclencher une procédure d’infraction, « l’indexation étant interdite en droit européen » selon Christian Wigand, un porte-parole : « Lorsqu’un employé verse des cotisations, il est en droit de bénéficier des mêmes allocations que les autres. »
Pour justifier cette nouvelle juridiction, inédite au sein de l’UE, l’Autriche se targue d’être un cas particulier. Opulente et adepte de l’Etat providence, elle redistribue des allocations familiales parmi les plus généreuses d’Europe. Mais voisine, à l’est, d’Etats au niveau de vie nettement moins élevé que le sien, elle comptait, en mai 2017, plus de résidents détenteurs d’un passeport étranger (15,3 %) que la France (6,6 %).
Confiance
Elle verse 250 millions d’euros par an pour des enfants vivant à l’étranger, et jure que même avec ce nouveau système, une famille hongroise dont le père travaillerait en Autriche et dont la mère garderait les enfants en Hongrie toucherait encore 100 euros par mois, contre 39 euros si l’un des parents ne cotisait pas en Autriche. L’association SOS Mitmensch rappelle que 90 % des versements pour des enfants n’habitant pas en Autriche concernent la Hongrie, la Slovaquie, la Roumanie, la Slovénie et la République tchèque. La mesure permettrait donc à Vienne...




                        

                        


<article-nb="2018/10/27/19-3">
<filnamedate="20181027"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181027"><AAMMJJHH="2018102719">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤ Cet oligarque prorusse reste très impopulaire dans son pays.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Viktor Medvedtchouk, l’homme de Poutine en Ukraine

Cet oligarque prorusse reste très impopulaire dans son pays.



LE MONDE
 |    27.10.2018 à 10h00
    |

            Benoît Vitkine (Kiev, envoyé spécial)








                        



                                


                            

La politique ukrainienne n’est jamais avare de surprises, et le retour sur le devant de la scène de Viktor Medvedtchouk, à l’aube d’une année électorale cruciale – présidentielle en mars 2019, législatives en octobre –, n’est pas des moindres. Pour les Ukrainiens, un seul mot résume M. Medvedtchouk : cet oligarque ukrainien de 64 ans, figure honnie à Kiev, est le koum de Vladimir Poutine. Autrement dit, le président russe est le parrain de sa fille. Dans la culture très clanique qui caractérise l’espace post-soviétique, le terme sous-entend des liens de loyauté et d’amitié qui vont au-delà de cette attache formelle.
Décrit depuis des années comme « l’agent de Poutine » en Ukraine, Viktor Medvedtchouk est un habitué des arrangements de coulisses, des négociations secrètes à la lisière des affaires et de la politique. Il entend désormais défendre au grand jour son agenda favorable à la Russie, précisément à l’heure où le conflit entre Kiev et Moscou s’embourbe.

M. Medvedtchouk a rejoint durant l’été le parti Za Jittia (Pour la Vie) fondé par Vadim Rabinovitch, une autre figure du camp prorusse, et ambitionne de le conduire lors des échéances électorales à venir. « En comptant les autres partis qui ont des positions proches des nôtres, nous représentons potentiellement 30 % à 35 % de l’électorat », assure M. Medvedtchouk en recevant Le Monde, mi-septembre, dans son bureau ultra-sécurisé où la télévision est allumée sur la chaîne Rossiya-24. Conscient de son impopularité, M. Medvedtchouk, muscles saillants comparables à ceux de son ami du Kremlin, ne prévoit pas de se présenter personnellement à l’élection présidentielle.
Les positions défendues par son parti tranchent avec celles, très anti-Moscou, des ténors de l’élection à venir, à commencer par le sortant Petro Porochenko et la revenante Ioulia Timochenko : pour de bonnes relations avec Moscou, pour « la paix dans le Donbass », contre...




                        

                        


<article-nb="2018/10/27/19-4">
<filnamedate="20181027"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181027"><AAMMJJHH="2018102719">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤ L’Islande rêvée est-elle éloignée de la réalité ? Audur Ava Olafsdottir, Arni Thorarinsson, Eric Boury et Mathias Malzieu en ont discuté, samedi 6 octobre, au Monde Festival.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤ 
<article-nb="2018/10/27/19-5">
<filnamedate="20181027"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181027"><AAMMJJHH="2018102719">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤ Quelque 3,2 millions d’électeurs étaient également appelés aux urnes vendredi pour désigner leur président, une fonction honorifique.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Les Irlandais votent l’abrogation du délit de blasphème

Quelque 3,2 millions d’électeurs étaient également appelés aux urnes vendredi pour désigner leur président, une fonction honorifique.



LE MONDE
 |    27.10.2018 à 00h19
 • Mis à jour le
27.10.2018 à 06h22
    |

            Philippe Bernard (Londres, correspondant)








                        



   


En un nouveau signe de rupture avec la domination de l’Eglise catholique, les Irlandais ont massivement approuvé par référendum, vendredi 26 octobre, l’abrogation de la disposition de leur Constitution faisant du blasphème un délit.
Par 69 % des voix, selon une première estimation publiée dans la soirée par le Irish Times, les électeurs ont fait disparaître l’article 40.6.1 de la loi fondamentale qui punissait de 25 000 euros d’amende tout outrage fait à la religion. En revanche, 31 % ont voté pour maintenir le délit de blasphème lors d’un scrutin marqué par une faible participation.
Ce référendum, organisé le même jour que l’élection présidentielle qui a vu la réélection par 56 % des voix de Michael D. Higgins, avait donné lieu à une campagne aussi terne que les récents votes sur le mariage homosexuel et sur l’avortement avaient été passionnés. En mai 2015, 62 % des Irlandais avaient approuvé la légalisation du mariage pour tous. En mai 2018, ils avaient été 66,4 % à dire oui à la légalisation de l’avortement.

        Lire aussi :
         

                En Irlande, le très populaire président Higgins candidat à sa réélection



Loi postcolonisation
La criminalisation du blasphème avait été introduite en 1937 dans la Constitution de la toute jeune République d’Irlande, à une époque où l’Eglise catholique tenait de fait les rênes de l’Etat, tout juste né après la libération de la colonisation britannique. « Le fait de rendre public ou de proférer tout propos blasphématoire, séditieux ou indécent est un délit punissable selon la loi », disposait le texte. Lourd symbole de l’emprise du clergé, l’article en question n’avait toutefois jamais abouti à une condamnation.

        Lire aussi :
         

                Un référendum sur l’abrogation du blasphème se tiendra le 26 octobre en Irlande



En 2015 pourtant, la police irlandaise avait ouvert une enquête, sur plainte d’un téléspectateur, à la suite des propos de l’acteur et réalisateur britannique Stephen Fry sur RTE, la télévision publique irlandaise.
Interrogé sur ce qu’il dirait à Dieu s’il avait la chance de le rencontrer, Stephen Fry avait répondu : « Je lui dirais : “Le cancer des os chez les enfants, qu’est-ce que cela signifie ? Comment as-tu osé créer un monde où il y a tant de souffrance (…) ? ”» Puis l’acteur s’était demandé « pourquoi il respecterait un Dieu capricieux, mesquin et stupide ». L’instruction avait été close après que la police eût conclu que trop peu de personnes s’étaient senties outragées par ces propos. En 2017, le ministre de la santé, Simon Harris, avait qualifié l’interdiction d’« absurde » et d’« un peu embarrassante ».
Texte obsolète
La disposition réprimant le blasphème, qui était en vigueur sous différentes formes depuis des siècles, avait pour la dernière fois donné lieu à sanction au début du XVIIIe siècle et les dernières poursuites diligentées pour ce chef dataient de 1855. Un prêtre affirmant avoir accidentellement brûlé une Bible avait alors été jugé et acquitté.
Au début d’octobre, l’Eglise catholique d’Irlande elle-même avait reconnu que le texte était « largement obsolète » et que de telles lois avaient été utilisées « pour justifier la violence et l’oppression contre des minorités dans d’autres parties du monde ». Quant à l’Eglise d’Irlande (anglicane), elle a estimé que « la liberté religieuse est un droit humain fondamental mais que la liberté d’expression (avec des limites) en est aussi un ».
Amnesty international et le Conseil irlandais pour les droits civiques, principale association de défense des droits de l’homme du pays avaient conjointement appelé à voter en faveur de l’abrogation. « La liberté d’expression se trouve au cœur de notre démocratie, et elle inclut le droit aux discours qui mettent en cause, voire ridiculisent les idées ou les institutions », estimaient les deux organisations dans un appel commun.
Dans un article publié par le Irish Times, Roman McCrea, professeur de droit constitutionnel à University College London, insistait sur le fait que le maintien d’une telle disposition non appliquée dans une législation européenne donnait prise aux accusations d’hypocrisie de la part des musulmans. « Il est important, écrit-il, que les Etats signifient clairement aux nouveaux arrivants, dont beaucoup viennent de pays où critiquer la religion n’est pas permis, ce à quoi ils peuvent s’attendre. » 
Une autre disposition très datée de la Constitution, dont l’abrogation devait être mise aux voix le même jour, ne l’a finalement pas été. Elle dispose que « l’Etat reconnaît que la femme, par son travail domestique, apporte son soutien à l’Etat indispensable au bien commun ». Par conséquent, poursuit cet article, « l’Etat s’efforce de faire en sorte que les mères ne sont pas contraintes par nécessité économique de prendre un travail qui les conduit à négliger leurs tâches domestiques ». La réécriture de ce texte hautement contesté et son remplacement par une version non discriminatoire envers les femmes doivent être débattus ultérieurement par le Parlement irlandais.
Campagne « à la Trump »
Les Irlandais ont d’autre part réélu le poète et ancien ministre de la culture Michael D. Higgins, pour un deuxième et dernier mandat de sept ans à la présidence de la République, fonction purement honorifique. L’élection au suffrage universel, a été marquée par un faible taux de participation.
Ancien dirigeant du Labour irlandais, âgé de 77 ans, cette figure de la vie politique irlandaise était le deuxième président du pays après Eamon de Valera, en 1966, à briguer un deuxième septennat. Populaire, soutenu par le premier ministre Leo Varadkar et par trois des quatre grands partis irlandais (Fine Gael au pouvoir, Fianna Fàil et Labour), quasi assuré d’être réélu, M. Higgins a cependant été attaqué pour la gestion opaque des finances présidentielles et pour avoir utilisé l’avion gouvernemental pour se rendre à Belfast, à 165 km de Dublin, pour y prononcer un discours.

   


Il n’avait face à lui, outre un candidat du Sinn-Fein (nationaliste) et une indépendante, que trois riches hommes d’affaires. Peter Casey, Gavin Duffy et Sean Gallagher sont connus des téléspectateurs pour être apparus comme investisseurs dans l’émission « Dragon’s Den », où des entrepreneurs en herbe disposent de trois minutes pour convaincre des hommes d’affaires de les financer. Un symbole dans une Irlande dont l’économie est de nouveau florissante après que le pays a été mis à genou par la crise financière de 2008.
L’un de ces challengeurs, Peter Casey, s’est distingué par une campagne « à la Trump » au cours de laquelle il a critiqué la dépendance à l’égard des aides sociales notamment des Irlandais gens du voyage (« Irish travellers »). Vendredi soir, l’estimation « sortie des urnes » le créditait de 21 % des voix.
La prospérité du pays se trouve aujourd’hui menacée par le Brexit dont l’Irlande, dépendante du Royaume-Uni pour le niveau et la logistique de son commerce extérieur, pourrait être la première victime en cas de rétablissement de contrôles douaniers.

Notre sélection d’articles pour comprendre le Brexit
Retrouvez les contenus de référence du Monde.fr traitant du Brexit :
les Vingt-Sept et Theresa May n’ont pas réussi à se mettre d’accord lors d’un sommet européen sur le Brexit jugé « crucial », le 17 octobre ;les discussions doivent se terminer avant la fin de l’année 2018, pour laisser le temps aux Parlements britannique et européen de ratifier le texte ;à moins de six mois de la sortie officielle du Royaume-Uni, le 29 mars 2019, le statut de l’Irlande du Nord reste le principal point sensible pour Theresa May au sein de sa coalition ;en parallèle aux négociations, la Commission européenne prévient les Etats membres de la possibilité d’un « no deal ». La France s’y prépare particulièrement, tout comme le Royaume-Uni ;le décryptage de l’accord trouvé entre Londres et Bruxelles sur la période de transition ; zoom sur la City de Londres, dont les intérêts sont délaissés dans les négociations avec l’UE par Theresa May pour des raisons politiques ;l’immense majorité des entreprises britanniques redoute les conséquences du départ du Royaume-Uni de l’Union européenne ;comprendre les arguments pour et contre la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne ;retour sur trente ans d’histoire tumultueuse entre le Royaume-Uni et l’UE.





                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/27/19-6">
<filnamedate="20181027"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181027"><AAMMJJHH="2018102719">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤ Après avoir d’abord nié la mort du journaliste, les autorités saoudiennes ont déclaré que les suspects accusés du meurtre du journaliste avaient commis un acte « prémédité ».
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Affaire Khashoggi : le parquet turc demande l’extradition de 18 suspects saoudiens

Après avoir d’abord nié la mort du journaliste, les autorités saoudiennes ont déclaré que les suspects accusés du meurtre du journaliste avaient commis un acte « prémédité ».



Le Monde.fr avec AFP
 |    26.10.2018 à 18h44
 • Mis à jour le
26.10.2018 à 20h06
   





                        



   


Vingt jours après l’ouverture d’une enquête judiciaire sur la mort de Jamal Khashoggi, tué le 2 octobre au consulat saoudien à Istanbul, le parquet turc a lancé, vendredi 26 octobre, une procédure d’extradition contre dix-huit Saoudiens soupçonnés d’implication dans le meurtre de l’opposant, a annoncé le ministère turc de la justice. Cette demande intervient deux jours avant la venue en Turquie du procureur général saoudien.
Jamal Khashoggi, journaliste et opposant saoudien exilé aux Etats-Unis et qui contribuait notamment au Washington Post, a été tué le 2 octobre lors d’une visite au consulat d’Arabie saoudite à Istanbul, où il devait obtenir des papiers pour pouvoir épouser sa fiancée turque.
Après avoir d’abord nié la mort du journaliste, les autorités saoudiennes, sous la pression internationale, avaient avancé plusieurs versions, avant de déclarer jeudi que, sur la base d’informations fournies par la Turquie, les suspects accusés du meurtre de Khashoggi avaient commis un acte « prémédité ».

        Lire aussi :
         

          Le meurtre de Jamal Khashoggi était « politique » et « prémédité », selon Erdogan



La Turquie « mieux à même de rendre justice »
Le parquet d’Istanbul a remis les noms des dix-huit suspects soupçonnés « d’implication dans ce meurtre prémédité » au ministère de la justice, qui les a à son tour transmis au ministère des affaires étrangères pour que la demande d’extradition soit adressée à Riyad par les canaux officiels, a fait savoir le ministère de la justice dans un communiqué.
Le 20 octobre, les autorités saoudiennes avaient annoncé avoir interpellé dix-huit personnes — quinze membres d’un commando saoudien soupçonné d’avoir tué le journaliste, ainsi que trois employés du consulat — et qu’elles seraient jugées. Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, avait appelé mardi au jugement de ces suspects à Istanbul et non pas en Arabie saoudite, même si le crime a été commis par des Saoudiens dans l’enceinte d’un consulat saoudien.

        Lire aussi :
         

                « La Turquie d’Erdogan veut exercer, aux dépens de Riyad, une influence dominante au Moyen-Orient »



« La demande d’extradition est motivée par le fait que Jamal Khashoggi a été tué en Turquie par des ressortissants saoudiens qui ont fait le voyage à cette fin spécifique », a rapporté un haut responsable turc sous couvert d’anonymat. « Il est clair que le système judiciaire turc est mieux à même de rendre justice dans cette affaire », a-t-il ajouté, précisant qu’un éventuel procès en Turquie serait ouvert « aux observateurs internationaux ».
Vidéosurveillance désactivée
L’enquête turque met, en effet, en lumière des preuves solides démontrant que le meurtre du journaliste et dissident a été planifié des jours à l’avance. Dans une allocution mardi, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a détaillé que trois agents saoudiens sont arrivés en Turquie la veille de la disparition du journaliste et se sont rendus dans une forêt proche d’Istanbul et à Yalova, une ville des bords de la mer de Marmara, à 90 km au sud d’Istanbul. Deux sites où la police turque, qui n’a toujours pas retrouvé le corps de Khashoggi, a procédé à des fouilles.

        Lire aussi :
         

                Erdogan sort renforcé de l’affaire Khashoggi



M. Erdogan a, par ailleurs, confirmé que quinze Saoudiens étaient arrivés à Istanbul le jour même de la disparition de M. Khashoggi et indiqué que les dix-huit interpellations auxquelles les autorités saoudiennes disent avoir procédé correspondent aux informations du renseignement turc. Le président turc a ajouté que le système de vidéosurveillance installé à l’intérieur du consulat saoudien avait été « désactivé ».




                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/27/19-7">
<filnamedate="20181027"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181027"><AAMMJJHH="2018102719">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤ Dans ces deux pays d’Europe centrale, le souverainisme est le contre-choc des échecs du libéralisme des années 1990 et 2000, estime le sociologue Wojtek Kalinowski.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤                      En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   Fermer la bannière d’avertissement sur les cookies           Consulterle journal     Navigation       Le Monde - retour à la une        Se connecterSe connecter  S’abonner                         À la une   En continu   Actualités    En ce moment    Italie    Donald Trump    Brexit    Arabie saoudite    Brésil    Climat    Immigration en Europe    Les décodeurs    Harcèlement sexuel    Toute l’actualité en continu     Actualités    International   Politique   Société   Les Décodeurs   Sport   Planète   Sciences   M Campus   Le Monde Afrique   Pixels   Médias   Santé   Big Browser   Disparitions         Économie      Économie   Économie mondiale   Économie française   Emploi   Argent & placements   Tribunes éco   Smart cities                      Économie  A Berlin, le mouvement « Fuck off Google » plus fort que Google                    Chronique   Article réservé à nos abonnés « Tim Cook est un défricheur qui tente de se concilier les bonnes grâces des indigènes »   Philippe Escande                      Chronique   Article réservé à nos abonnés « Coup de chaud sur la laine du mérinos »   Juliette Garnier                      Tribune   Article réservé à nos abonnés « Bolsonaro propose une interprétation de la démocratie qui marie libéralisme économique et autoritarisme prétorien »   Jean-Jacques Kourliandsky chercheur à l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS)              Vidéos      Vidéos   Les explications   Les séries                      05:42     Planète  Changement d’heure : une mesure inutile ?                    06:04     Amériques  Election au Brésil : comment Jair Bolsonaro en est-il arrivé là ?                    12:06     Afrique  Génocide au Rwanda : quel rôle a exactement joué la France ?                    03:32     Sciences  Les voitures autonomes doivent-elles tuer un vieillard pour sauver un enfant ?             Opinions      Opinions   Editoriaux   Chroniques   Analyses   Tribunes   Blogs                      Tribune  « Au Cameroun, la fausse victoire de Paul Biya met en péril la cohésion nationale »   Collectif                      Chronique   Article réservé à nos abonnés « En matière de santé publique, le rigorisme scientifique est une posture dangereuse »   Stéphane Foucart service planète du "Monde"                     Éditorial  Au-delà de l’affaire Khashoggi, la guerre au Yémen                    Éditorial  Achat d’avions F-35 américains par la Belgique : un camouflet pour la défense européenne             Culture      Culture   Cinéma   Télévision   Livres   Musiques   Arts   Scènes                      Cinéma   Article réservé à nos abonnés Jia Zhang-ke, ou les tribulations d’un cinéaste en Chine                    Livres   Article réservé à nos abonnés Annette Wieviorka contre l’oubli et le silence                    Télévisions & Radio  « Tout l’argent du monde » : la tragédie d’une mère selon Ridley Scott                    Livres  Le grand prix du roman de l’Académie française décerné à Camille Pascal             M le mag      M le Mag   L'actu   L'époque   Le style   Gastronomie   Voyage   Mode   Les Recettes du Monde                      Les recettes du Monde  Pâtes à la carbonara : la « vraie » recette de Tommaso Melilli                    Actu   Article réservé à nos abonnés Adèle Haenel, le jeu sacré                    L'époque   Article réservé à nos abonnés S’aimer comme on se quitte : « J’ai tout raconté à mon mari »                    Les recettes du Monde  Le lapin au lardo : la recette d’Alessio Luccheti             Services    Services   Guides d'achat   Codes Promo   Formation professionnelle   Cours d'anglais   Cours d'orthographe et grammaire   Conjugaison   Dictionnaire de citations   Annonces auto   Annonces immo   Jardinage   Jeux   Paroles de chansons       Suppléments partenaires  Les clés de demain Les métiers de demain Avenir numérique Croisières d'exploration    Services Le Monde  Évènements abonnés Le Monde Festival Boutique Le Monde Newsletters   Decodex Données du Monde Le Club de l'économie         Recherche                                      Idées        « Les souverainismes polonais et hongrois ont bâti leur succès sur la critique du postcommunisme »  Dans ces deux pays d’Europe centrale, le souverainisme est le contre-choc des échecs du libéralisme des années 1990 et 2000, estime le sociologue Wojtek Kalinowski.        Par  Wojtek Kalinowski   Publié hier à 17h31, mis à jour hier à 17h33   Lecture 5 min.      Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail         Article réservé aux abonnés       Tribune. Ce n’est certes pas ainsi que nous avions imaginé la réunification de la « vieille » et de la « nouvelle » Europe il y a vingt ans. Accusations réciproques de manquer de solidarité européenne, ouverture des procédures européennes contre la Pologne et contre la Hongrie, affrontement frontal lors de la crise migratoire… Première bénéficiaire des fonds de cohésion de l’Union européenne, l’Europe centrale et orientale atteste pourtant de la montée en puissance des partis souverainistes qui viennent renforcer sinon le camp eurosceptique, du moins la défense de « l’Europe des nations » contre « Bruxelles ».           Lire aussi « La question de l’immigration est en passe de s’imposer comme l’enjeu central des européennes »             Comment expliquer ce brusque changement de climat politique, et la popularité de leaders comme Jaroslaw Kaczynski en Pologne ou Viktor Orban en Hongrie ? Les politiques qu’ils mènent dans leurs pays respectifs sont à maints égards différentes : en Pologne, nouvelles allocations familiales, suppression des contrats de travail précaires et abaissement de l’âge du départ à la retraite ; en Hongrie, suppression de l’impôt progressif, réduction des prestations sociales et mise en place de travaux publics. Le point commun est ailleurs : tous les deux ont bâti leur succès électoral sur la critique du « postcommunisme », c’est-à-dire celle des élites formées après la chute du Mur et de la manière dont ces dernières avaient mené les transformations économiques et sociales.           Lire aussi Après les migrants, Orban s’en prend aux sans-abri hongrois             Cette nouvelle étape dans l’histoire de l’Europe postcommuniste se nourrit ainsi des erreurs de l’étape précédente. Une fois que les pays d’Europe centrale et orientale ont pu se détacher de la zone d’influence russe, ils ont aussitôt retrouvé leur place et leurs dilemmes d’antan, ceux des « marches » d’une Europe occidentale plus puissante et plus développée, et les mêmes aspirations de rattraper un « retard » bien antérieur à la période communiste.                                            — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? Se connecter   S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     Soutenir le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante de plus de 400 journalistes.    Participer à des événements artistiques et culturels toute l'année et partout en France.    Abonnez-vous à partir de 1 €       Dans la même rubrique                Article réservé à nos abonnés« L’ONU doit adopter le Pacte mondial pour l’environnement »                    Article réservé à nos abonnés« Il est possible d’inventer de nouvelles manières de vivre avec le risque d’inondation »                    Article réservé à nos abonnés« Soutenir les Gay Games, contre les préjugés et l’homophobie dans le sport »             Les abonnés lisent aussi...                recit     Frédéric Joignot    Article réservé à nos abonnésLa tour Montparnasse, la mal-aimée, va faire peau neuve « Veuve noire », « grand doigt », « balafre »… Dès son inauguration, en juin 1973, le premier gratte-ciel parisien a été vivement critiqué et n’a jamais connu de retour en grâce. 6 min de lecture                    analyse     Philippe Pons    Article réservé à nos abonnésLa Corée du Nord au centre des rivalités Analyse. La crise nucléaire nord-coréenne est devenue le point focal des antagonismes entre les puissances du Pacifique. 4 min de lecture                    analyse     Frédéric Lemaître    Article réservé à nos abonnésXi Jinping, leader intraitable en interne, souple à l’international Tout-puissant à Pékin, le dirigeant chinois fait profil bas sur la scène internationale pour tenter d’apaiser les craintes sur son projet de « nouvelles routes de la soie ». 4 min de lecture                  En direct International Politique Société Économie Culture Sport Techno Sciences Opinions Recettes de cuisine   Planète M Campus Style L’époque Éducation Disparitions Santé Guides d’achat     Évènements abonnés Conjugaison Cours d’anglais Decodex Formation professionnelle Jeux La boutique du Monde Orthographe et grammaire Prix de l’immobilier Source Sûre     Courrier International La société des lecteurs du Monde Le Huffington Post Le Prix du Monde et de la recherche L’Obs Le Monde diplomatique Télérama Talents     Codes Promo Codes Promo Amazon Jardinage Paroles de chansons      lemondefr @lemondefr Facebook Fils RSS Applications mobiles   Newsletters du Monde   Recevoir les newsletters du Monde    Abonnement   Abonnez-vous dès 1€        Mentions légales Politique de confidentialité Conditions générales | Aide (FAQ)      
{"@context":"https://schema.org","@type":"NewsArticle","mainEntityOfPage":{"@type":"WebPage","@id":"https://www.lemonde.fr/idees/article/2018/10/26/les-souverainismes-polonais-et-hongrois-ont-bati-leur-succes-electoral-sur-la-critique-du-postcommunisme_5375214_3232.html"},"headline":"« Les souverainismes polonais et hongrois ont bâti leur succès sur la critique du postcommunisme »","dateCreated":"2018-10-26T17:31:28+02:00","datePublished":"2018-10-26T17:31:28+02:00","dateModified":"2018-10-26T17:33:52+02:00","publisher":{"@type":"Organization","name":"Le Monde","logo":{"@type":"ImageObject","url":"https://s1.lemde.fr/medias/web/1.2.705/img/elements_lm/logo_lm_print.png","width":"240","height":"42"}},"description":"Dans ces deux pays d’Europe centrale, le souverainisme est le contre-choc des échecs du libéralisme des années 1990 et 2000, estime le sociologue Wojtek Kalinowski."
,"author":[{"@type":"Person","name":"Wojtek Kalinowski"}
]
,"image":{"@type":"ImageObject","url":"https://img.lemde.fr/2018/10/23/0/0/5568/3712/696/348/3/0/081a72f_5592236-01-06.jpg","width":"696","height":"348"}
,"isAccessibleForFree":"False","hasPart":{"@type":"WebPageElement","isAccessibleForFree":"False","cssSelector":".paywall"}
  
{"@context":"https://schema.org","@type":"BreadcrumbList","itemListElement":[{"@type":"ListItem","position":1,"item":{"@id":"https://www.lemonde.fr"}}
,{"@type":"ListItem","position":2,"item":{"@id":"https://www.lemonde.fr/idees/"}}
,{"@type":"ListItem","position":3,"item":{"@id":"https://www.lemonde.fr/idees/article/2018/10/26/les-souverainismes-polonais-et-hongrois-ont-bati-leur-succes-electoral-sur-la-critique-du-postcommunisme_5375214_3232.html"}}
     


      



<article-nb="2018/10/27/19-8">
<filnamedate="20181027"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181027"><AAMMJJHH="2018102719">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-8"> ¤ La majorité au pouvoir à Varsovie a cherché en vain à empêcher la participation des établissements scolaires à cette initiative, vendredi.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-8"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Une journée de sensibilisation aux droits des homosexuels, contre l’avis du gouvernement polonais

La majorité au pouvoir à Varsovie a cherché en vain à empêcher la participation des établissements scolaires à cette initiative, vendredi.



LE MONDE
 |    26.10.2018 à 17h01
 • Mis à jour le
26.10.2018 à 17h45
    |

                            Jakub Iwaniuk (Varsovie, correspondance)








                        



                                


                            

Peut-on promouvoir la tolérance vis-à-vis des minorités sexuelles à école polonaise ? Non, selon le parti Droit et justice (PiS, ultraconservateur) au pouvoir à Varsovie. Depuis une semaine, les milieux de la droite dure polonaise – presse pro gouvernementale, associations ultra-catholiques, parlementaires de la majorité – se sont mobilisés pour faire interdire le « vendredi arc-en-ciel », journée de sensibilisations aux droits des personnes LGBT dans les écoles, dont la troisième édition s’est tenue vendredi 26 octobre.
Malgré une position hostile du gouvernement, 211 écoles à travers le pays ont décidé de participer à la journée. De nombreux directeurs d’établissement ont dénoncé, de manière anonyme, des pressions subies et des « vagues d’insultes » à l’encontre des organisateurs. Seul un établissement a décidé de se retirer de l’organisation de la journée.
La ministre de l’éducation nationale, Anna Zalewska, était montée au créneau en personne pour dénoncer cette initiative, le 25 octobre. « Notre devoir est de soutenir les parents dans l’éducation de leurs enfants. Nous ne pouvons pas prendre des décisions sans leur accord. Si un directeur d’école a pris la décision d’organiser un “vendredi arc-en-ciel”, en échappant aux procédures, cela veut dire qu’il enfreint la loi sur l’éducation », avait-elle affirmé. La loi en question dispose que toutes les interventions d’ONG dans les écoles doivent être autorisées par la direction après consultation des conseils parentaux.
Les commissaires éducatifs régionaux, dépendants du ministère, dont la mission est la supervision pédagogique des écoles, ont relayé la position gouvernement. La commissaire de la Voïvodie (région) de Petite-Pologne a ainsi écrit aux directeurs d’établissements pour que ces derniers l’« informent immédiatement » de « toutes les situations dangereuses » qui pourraient se produire dans les écoles. « La sexualité des élèves, surtout des mineurs,...




                        

                        


<article-nb="2018/10/27/19-9">
<filnamedate="20181027"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181027"><AAMMJJHH="2018102719">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-9"> ¤ En alliance avec Nippon Steel, le sidérurgiste européen boucle un projet de 6 milliards d’euros.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-9"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Avec l’indien Essar Steel, le sidérurgiste ArcelorMittal signe une nouvelle acquisition majeure

En alliance avec Nippon Steel, le sidérurgiste européen boucle un projet de 6 milliards d’euros.



LE MONDE ECONOMIE
 |    26.10.2018 à 17h01
    |

            Denis Cosnard








                        



                                


                            

Lakshmi Mittal n’a pas froid aux yeux. Alors qu’il vient d’obtenir toutes les autorisations nécessaires pour s’offrir Ilva, le numéro un italien de l’acier, et ses usines gigantesques et délabrées de Tarente, dans les Pouilles, le magnat de la sidérurgie a annoncé vendredi 26 octobre une autre acquisition majeure, celle d’Essar Steel, en Inde.

Le comité des créanciers de ce sidérurgiste indien a en effet approuvé le même jour sa reprise par ArcelorMittal. Pour le groupe contrôlé par M. Mittal et sa famille, c’était la dernière étape décisive à franchir avant d’obtenir les clés d’Essar.
Cette acquisition représente un très grand pari financier et industriel pour ArcelorMittal. Le plan validé vendredi prévoit, en effet, un premier paiement de 420 milliards de roupies (5 milliards d’euros) pour dédommager les créanciers d’Essar Steel, puis l’injection de 80 milliards de roupies destinée à remettre l’entreprise sur les rails. Au total, l’investissement doit donc atteindre 500 milliards de roupies, soit 6 milliards d’euros.
Retour au pays en sauveur de l’acier indien
Mais le mouvement est d’abord clé sur le plan symbolique : avec Essar Steel, M. Mittal revient enfin en Inde. Un pays où il est né, dans un village du Rajasthan, en 1950, et où il a grandi, mais qu’il a été amené à quitter en 1976.
Cette année-là, le gouvernement indien ayant limité les investissements privés dans l’acier, M. Mittal, alors tout jeune homme, est parti développer une usine en Indonésie. Le début d’une impressionnante carrière. Elle l’a amené à racheter de très nombreux hauts-fourneaux à travers le monde, à mettre la main sur l’ex-fleuron français Arcelor, et à devenir le numéro un mondial de la sidérurgie.

Aujourd’hui, c’est en tant que sauveur de l’acier indien qu’il fait son retour dans le pays dont il a gardé la nationalité. Car Essar Steel, l’une des plus importantes entreprises du secteur, va mal. La société appartenait jusqu’à...




                        

                        


<article-nb="2018/10/27/19-10">
<filnamedate="20181027"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181027"><AAMMJJHH="2018102719">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-10"> ¤ Le partenariat annoncé vendredi par la ministre des armées, Florence Parly, survient au lendemain du choix des Belges de faire appel aux Américains pour leur armée de l’air.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-10"> ¤                     
                                                

La Belgique achète 442 blindés français pour environ 1,5 milliard d’euros

Le partenariat annoncé vendredi par la ministre des armées, Florence Parly, survient au lendemain du choix des Belges de faire appel aux Américains pour leur armée de l’air.



LE MONDE
 |    26.10.2018 à 15h47
   





                        



   


La France va fournir à l’armée belge 442 blindés pour un montant d’environ 1,5 milliard d’euros, a annoncé vendredi 26 octobre la ministre des armées française, Florence Parly.
Dans un communiqué publié au lendemain de l’annonce de l’achat par Bruxelles d’avions de chasse F-35 américains au détriment, notamment, du Rafale français, la ministre s’est félicitée de « cette excellente nouvelle, pour la France comme pour la Belgique ».
Cet accord, qui avait fait l’objet d’une « lettre d’intention » en vue d’un « partenariat stratégique » signée en juin 2017, porte sur la vente de 382 véhicules blindés légers multirôle de type Griffon et de 60 blindés de reconnaissance et de combat de type Jaguar.

        Lire aussi :
         

                La Belgique achète des F-35 américains, un coup dur pour la défense européenne



Des F-35 commandés aux Etats-Unis
« Ce partenariat inédit comporte également un volet opérationnel incluant des entraînements, de la formation et le maintien en condition opérationnelle des matériels concernés », ajoute le communiqué.
Ces blindés ont été développés en France dans le cadre du programme « Scorpion » de renouvellement des capacités de combat de l’armée de terre française, auquel participent notamment les groupes français Nexter Systems, Thales, Renault Trucks Defense ou encore Safran pour l’optronique. Ils seront livrables à la Belgique à compter de 2025.
Bruxelles avait annoncé jeudi l’achat de trente-quatre F-35 des américains de Lockheed Martin pour son armée de l’air, un contrat estimé à 3,6 milliards d’euros. Le président de la République français, Emmanuel Macron, a « regretté » vendredi cette décision, estimant qu’elle allait « stratégiquement a contrario des intérêts européens ».

        Lire aussi :
         

                Pourquoi la Belgique a choisi les F-35 américains






                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/27/19-11">
<filnamedate="20181027"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181027"><AAMMJJHH="2018102719">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤ Le commissaire européen a vivement réagi aux provocations d’Angelo Ciocca, affilié à la Ligue, le parti du président du conseil, Matteo Salvini.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤                     
                                                

« Fasciste », « crétin » : Moscovici hausse le ton contre un eurodéputé italien d’extrême droite

Le commissaire européen a vivement réagi aux provocations d’Angelo Ciocca, affilié à la Ligue, le parti du président du conseil, Matteo Salvini.



LE MONDE
 |    26.10.2018 à 15h10
   





                        



   


Le parlementaire Angelo Ciocca se lève. Il marche vers la tribune, vient coller au flanc du commissaire européen Pierre Moscovici, saisit une partie de ses notes, ôte son soulier, puis le frotte vigoureusement sur la liasse de feuilles, comme s’il écrasait un mégot ou un insecte nuisible. Cette scène exceptionnelle par sa bouffonnerie s’est déroulée mardi 23 octobre dans les murs du parlement de Strasbourg, dont les locaux accueillent en général les échanges techniques et policés qui sont l’ordinaire des institutions européennes. Vendredi, M. Moscovici a réagi à cette provocation en qualifiant de « fasciste » l’eurodéputé d’extrême droite.

Les tensions étaient déjà fortes entre la Commission et le gouvernement italien dirigé par Matteo Salvini, chef de file de la Ligue, dont le projet de budget pour l’année 2019 ne respecte par les engagements européens de l’Italie. M. Moscovici, commissaire aux affaires économiques et financières européen, avait jugé mardi à l’occasion de cette conférence de presse que le projet de loi de finances présenté par l’Italie était « hors les clous ». Le commissaire européen a annoncé avoir rejeté le budget italien et avoir demandé au gouvernement de la coalition populiste au pouvoir à Rome de lui présenter un budget révisé sous trois semaines.
« Grotesque », « fasciste », « crétin »
M. Moscovici avait d’abord dénoncé un geste « grotesque ». Cependant, au fil de la semaine ses réactions ont pris un tour plus politique. Mercredi, sur son compte Twitter il a évoqué une première fois les risques que font courir à la démocratie des actes de cette nature.

L’épisode de la « chaussure 👞 made in Italy » est grotesque.  Au début on sourit et on banalise parce que c’est rid… https://t.co/7uJS0Ps86c— pierremoscovici (@Pierre Moscovici)


require(["twitter/widgets"]);

Puis, vendredi, sur la chaîne d’information CNews, l’ancien ministre des finances français est allé jusqu’à qualifier pour la première fois M. Ciocca, l’eurodéputé d’extrême droite, de « fasciste » mais également de « provocateur » et de « crétin ». 
« Quand on commence à manier la violence à l’encontre des institutions, quand on commence à piétiner les règles, y compris avec des chaussures, on a une espèce de dérive lente vers ce que l’on appelle la “démocratie illibérale”, c’est-à-dire le non-respect de la liberté de la presse, la liberté de la justice et des institutions politiques (…) C’est vraiment la politique que je déteste, et c’est des gens que je combattrai jusqu’à mon dernier souffle. »
A Rome, le président du conseil, Matteo Salvini, qui est aussi le chef de la Ligue, s’est démarqué des actes de son eurodéputé. « On ne change pas l’Europe avec des provocations », a-t-il déclaré. Jeudi, le ministre de l’économie italien, Giovanni Tria, se trouvait à Paris à l’occasion du dixième dîner international de l’assurance. Il a évoqué un dialogue entre Rome et Bruxelles, tout en reconnaissant que son gouvernement avait prévu le rejet du budget italien par la Commission. M. Tria s’est voulu rassurant sur les intentions de l’Italie, assurant qu’elles ne constituaient « pas un problème » pour l’Union européenne, sans pour autant annoncer ou laisser entendre la moindre concession.
En France, Marine le Pen a apporté son soutien à ses alliés de l’extrême droite italienne. « C’est très vieux monde, a déclaré la présidente du Rassemblement national (RN) sur Europe 1 au sujet des déclarations de M. Moscovici. Dès que quelqu’un n’est pas d’accord avec vous, il se fait traiter de fasciste. » Rappelant que le déficit français avait atteint « 4,3 % » lorsque le commissaire européen était à Bercy, elle a ajouté : « Alors, quand il vient donner des leçons à l’Italie, (…) on peut se permettre de traiter cette information avec ironie. »

        Lire aussi :
         

                Rejet du budget italien : que risque l’Italie de Salvini ?






                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/27/19-12">
<filnamedate="20181027"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181027"><AAMMJJHH="2018102719">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-12"> ¤ Propagande sur des sites pornographiques, défense du mariage homosexuel, organisation du Festival du cannabis... S’il a peu de chances de remporter l’élection présidentielle du 28 octobre, le candidat du parti Girchi sait marquer les esprits.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-12"> ¤                
                                    

Zurab Japaridze, le candidat libertarien qui secoue la Géorgie


                      Propagande sur des sites pornographiques, défense du mariage homosexuel, organisation du Festival du cannabis... S’il a peu de chances de remporter l’élection présidentielle du 28 octobre, le candidat du parti Girchi sait marquer les esprits.



M le magazine du Monde
 |    26.10.2018 à 13h45
 • Mis à jour le
26.10.2018 à 15h08
   





   


« Le gouvernement nous déteste », assène avec une certaine autosatisfaction Zurab Japaridze, 42 ans, candidat à l’élection présidentielle qui se tient ce dimanche en Géorgie. En cause, la stratégie disruptive de son parti qui fait fi des conventions et des lois. Baptisée Girchi, ce qui signifie « pomme de pin », la formation se présente pour la première fois devant les électeurs mais a déjà une certaine notoriété grâce à la médiatisation de son église évangélique. Créée en avril 2017, elle a ordonné en un an et demi plus de 7 000 prêtres : « Nous nous assurons juste que les candidats n’ont pas de convictions fascistes ou discriminatoires, nous leur donnons une attestation, et ils sont libres », continue le professeur de théorie politique au crâne légèrement dégarni et à l’allure décontractée.
Profitant d’une disposition légale permettant au clergé orthodoxe mais aussi à celui des autres confessions d’être exempté du service militaire obligatoire, Girchi offre avec son culte factice une échappatoire à de nombreux jeunes hommes souhaitant éviter une longue année d’ennui à garder des bâtiments administratifs. « L’alternative à la conscription est de payer une taxe. A cause de nous, des millions de laris n’entrent pas dans les caisses de l’Etat ! » 
Un pro de la communication
Obligation, Etat, taxes, ces concepts rencontrent peu de sympathie auprès du fondateur de Girchi. Avec une poignée d’autres députés, Zurab Japaridze a fait scission du parti pro-occidental de l’ex-président Mikheïl Saakachvili en 2015 pour lancer une formation à l’orientation libertarienne. Il est influencé par l’héritage de Kakha Bendoukidze, homme d’affaires et ancien ministre des réformes économiques décédé en 2014, un partisan décomplexé du libre marché connu pour avoir affirmé : « En Géorgie, tout est à vendre, sauf notre conscience ! » Alors qu’il avait presque terminé des études de médecine, Zurab Japaridze commence à travailler dans une administration à la fin des années 1990. C’est là, en observant la corruption généralisée que s’enclenche sa politisation : « J’ai commencé à lire des ouvrages sur le fonctionnement de l’Etat et sur l’économie, et je suis tombé sur des auteurs comme Milton Friedman et Friedrich Hayek. »
« On a décidé d’être présent essentiellement sur Facebook et de se démarquer des autres partis en faisant des choses surprenantes. »
Le programme de Girchi met l’accent sur les libertés économiques, mais aussi sur les libertés individuelles et les droits des minorités. Ce positionnement attire une jeunesse urbaine avide de changement et séduite aussi par une nouvelle façon de communiquer. « On a décidé d’être présent essentiellement sur Facebook et de se démarquer des autres partis en faisant des choses surprenantes », explique le politicien au style posé mais dont les actions jugées « provocatrices » sont souvent tournées en dérision par ses adversaires. Ce choix stratégique donne une campagne électorale inédite où Girchi diffuse sa propagande sur des sites pornographiques, où des sympathisants organisent un happening loufoque sur Times Square, à New York, où le quadragénaire affirme ne pas croire en Dieu et soutenir le mariage homosexuel sur le plateau du jeu télévisé « Le détecteur de mensonges ».
Buzz assuré même si cela ne permet pas au professeur de décoller dans les sondages face aux trois favoris : Grigol Vachadzé, de l’UNM, le parti fondé par Saakachvili, Davit Bakradze, du parti Géorgie européenne, et Salomé Zourabichvili, une diplomate franco-géorgienne qui incarne une candidature « indépendante » très ambivalente. Comme le président sortant qui ne se représente pas, l’intellectuel Guiorgui Margvelachvili, elle est soutenue par Rêve géorgien, le parti du milliardaire Bidzina Ivanishvili qui contrôle le pays depuis 2012. Zurab Japaridze espère atteindre 10 % dans ce scrutin présidentiel aux enjeux limités car la Géorgie a adopté en 2013 un système parlementaire. Mais il peut déjà s’enorgueillir d’une victoire majeure en 2018 : la décriminalisation en juillet dernier de la consommation personnelle de cannabis à la suite d’un arrêt de la Cour constitutionnelle après une plainte du leader libertarien. Le gouvernement compte riposter en faisant adopter une loi restreignant la consommation à la sphère privée.

        Lire aussi :
         

                En Géorgie, la consommation personnelle de cannabis autorisée



Dernier pied de nez : le candidat de Girchi, amateur d’herbe depuis l’âge de 15 ans, avait organisé en guise de meeting final un Festival du cannabis le dimanche 21 octobre dans le centre-ville de Tbilissi afin de dénoncer ce recul et de demander la libéralisation de la vente et de la culture de marijuana. Les policiers ont empêché l’installation des stands et arrêté une petite dizaine de militants. Entourée d’une forêt de caméras, Zurab Japaridze a eu le temps de prononcer une courte allocution et de distribuer trois joints avant d’être escorté vers le commissariat sous les huées de ses partisans. Il a retrouvé la liberté quelques heures plus tard.
Clément Girardot



<article-nb="2018/10/27/19-13">
<filnamedate="20181027"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181027"><AAMMJJHH="2018102719">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-13"> ¤ La chaîne de grands magasins a annoncé, jeudi, vouloir fermer 50 de ses 165 points de vente au Royaume-Uni d’ici trois à cinq ans. Quatre mille emplois pourraient être supprimés.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-13"> ¤                     
                                                

Debenhams, nouvelle victime de la crise de la grande distribution britannique

La chaîne de grands magasins a annoncé, jeudi, vouloir fermer 50 de ses 165 points de vente au Royaume-Uni d’ici trois à cinq ans. Quatre mille emplois pourraient être supprimés.



LE MONDE ECONOMIE
 |    26.10.2018 à 11h46
    |

                            Juliette Garnier








                        



   


La liste s’allonge. Après Marks & Spencer, New Look et Homebase, Debenhams réduit la voilure. L’enseigne britannique de grands magasins a annoncé jeudi 25 octobre vouloir fermer 50 de ses 165 points de vente au Royaume-Uni d’ici trois à cinq ans. Le distributeur, qui exploite des immeubles entiers dans les principales villes du pays, n’a pas encore dévoilé les emplacements concernés. Mais, ce plan pourrait entraîner la suppression de 4 000 emplois, d’après les calculs de la presse britannique. Cette figure de la distribution, poids lourd du marché de l’habillement et des produits cosmétiques outre-Manche, emploie 27 000 personnes.
Depuis plusieurs mois, Sergio Bucher, le patron de Debenhams, ancien dirigeant d’Amazon, préparait la City et les pouvoirs publics à de mauvaises nouvelles. Une dizaine de magasins avait déjà été promis à la fermeture. En juin, pour la troisième fois depuis 2018, l’enseigne cotée à la Bourse de Londres avait revu à la baisse ses prévisions de résultats pour son exercice 2018, clos au 1er septembre.
La publication de ses chiffres 2018 a pourtant été, jeudi, une surprise totale. A la suite d’une dépréciation d’actifs, l’enseigne fondée en 1778 affiche des pertes historiques de 491,5 millions de livres sterling (soit 554 millions d’euros) pour un chiffre d’affaires de 2,9 milliards de livres, en recul de 1,8 % sur douze mois. L’exercice 2017 s’était soldé par un bénéfice de 59 millions de livres.
Montée en puissance du commerce électronique
Le plan choc de Debenhams fait la « une » au Royaume-Uni. Car, le secteur de la distribution a déjà payé un lourd tribut à la révolution du Net et à la consommation erratique des ménages depuis l’annonce du Brexit. La chute de la livre sterling a renchéri les prix des produits importés dans le pays et entravé leurs ventes en magasin.

        Lire aussi :
         

                Les magasins britanniques dans la tourmente



La montée en puissance du commerce électronique pèse sur la fréquentation des points de vente et plombe durablement leur compte d’exploitation alors que les loyers ont continué d’augmenter. De fait, les Britanniques sont de plus en plus nombreux à acheter leurs vêtements en ligne sur les sites Amazon, Asos ou Boohoo, et à faire livrer leurs courses alimentaires à domicile, après les avoir commandées sur la Toile. Outre-Manche, l’e-commerce pèse désormais 18 % des ventes de détail, selon l’Office national des statistiques (ONS), contre 8,5 % en France.

        Lire aussi :
         

                Le site britannique Asos fait trembler les géants de la mode



Toutes les municipalités s’inquiètent désormais de l’impact social de ces restructuration
Dès lors, tous les pans de la distribution souffrent. Plusieurs stars ont déjà mis la clé sous la porte. En 2016, l’enseigne populaire BHS a fermé l’ensemble de ses 114 magasins. L’année 2018 est aussi très noire. En mars, l’enseigne de mode New Look a dévoilé vouloir tirer le rideau de 60 boutiques. Deux mois plus tard, Marks & Spencer a annoncé fermer 100 points de vente d’ici à 2022. En août, House of Fraser faisait faillite à son tour. L’enseigne a depuis été reprise par l’homme d’affaires controversé Mike Ashley, fondateur de Sports Direct.

        Lire aussi :
         

                Marks & Spencer a perdu le cœur des Anglaises



La mode n’est pas le seul secteur concerné. Cet été, Homebase, équivalent britannique de l’enseigne de bricolage Castorama, s’est donné seize mois pour liquider 42 de ses magasins. John Lewis a aussi imposé un plan de réduction des coûts au sein de sa filiale Waitrose. Cette enseigne de supermarchés fermera cinq magasins cet automne, dont deux à Manchester et deux à Londres. Les pharmacies Lloyds sont aussi à la peine, partout en Grande-Bretagne.
Au cours des quatre dernières années, le pays a enregistré la fermeture de 3 200 magasins, d’après les calculs du British Retail Consortium (BRC) à partir des statistiques de l’ONS. Toutes les municipalités s’inquiètent désormais de l’impact social de ces restructurations et de l’avenir de ces locaux de centre-ville que les enseignes délaissent. La crise de la distribution britannique atteint désormais les gestionnaires de centres commerciaux : leur taux de vacance grimpe et les enseignes renégocient leurs loyers. La foncière Intu, propriétaire de centres commerciaux outre-Manche, a ainsi annoncé début octobre revoir à la baisse ses prévisions de croissance de revenus.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/27/19-14">
<filnamedate="20181027"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181027"><AAMMJJHH="2018102719">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-14"> ¤ Editorial. La Belgique rejoint quatre autres pays de l’UE qui avaient déjà opté pour l’avion de chasse américain. Un très mauvais coup porté à une défense européenne encore balbutiante.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-14"> ¤                     
                                                

Achat d’avions F-35 américains par la Belgique : un camouflet pour la défense européenne

Editorial. La Belgique rejoint quatre autres pays de l’UE qui avaient déjà opté pour l’avion de chasse américain. Un très mauvais coup porté à une défense européenne encore balbutiante.



LE MONDE
 |    26.10.2018 à 11h32
 • Mis à jour le
26.10.2018 à 18h16
   





                        


Editorial du « Monde ». Les histoires belges sont plus ou moins drôles. Celle de la modernisation de la flotte de combat aérien du royaume est franchement déprimante. La Belgique a en effet opté, jeudi 25 octobre, pour le chasseur F-35 américain, au détriment d’une solution européenne. Cette décision est un très mauvais coup porté à une défense européenne encore balbutiante. L’Union européenne (UE) commençait tout juste à prendre enfin conscience que son salut passait par une plus grande autonomie vis-à-vis d’une protection américaine de moins en moins sûre. Mais la Belgique a beau être un membre fondateur de l’UE et Bruxelles sa capitale, c’est encore à Washington qu’elle prend ses ordres sur le plan militaire.

        Lire aussi :
         

                Pourquoi la Belgique a choisi les F-35 américains



Pour remplacer ses F-16 vieillissants à partir de 2023, la Belgique va acheter au groupe américain Lockheed Martin 34 avions de combat. Malgré les contorsions du gouvernement pour justifier sa décision, la rationalité économique et technologique de ce choix est discutable. Le F-35 est un avion qui ne vole pas encore et dont le coût de fabrication n’a cessé de grimper au fur et à mesure que le projet rencontrait des problèmes techniques. Donald Trump pestait il y a quelques mois encore contre un projet « hors de contrôle ».
Certes, le F-35 est censé donner aux armées qui l’adoptent un avantage technologique décisif. Sauf que, selon la plupart des spécialistes, sa furtivité et son interconnectivité restent à démontrer. Les pays qui ont déjà acheté l’appareil se plaignent des coûts cachés, de sa fiabilité et des retombées industrielles moins importantes que celles promises par les Américains.
Logique politique
C’est donc, de toute évidence, une logique politique qui a primé pour écarter les deux concurrents du F-35 : le Rafale du français Dassault et le Typhoon du consortium européen Eurofighter. Le choix belge est d’autant moins compréhensible qu’il résonne comme une allégeance à une administration américaine unilatéraliste, qui, ces derniers temps, n’a exprimé que menaces et mépris pour les Européens. Il y a quelques jours encore, le président américain les a considérés comme quantité négligeable en dénonçant de façon unilatérale le traité américano-soviétique sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI).
L’achat de F-35 par la Belgique démontre à l’envi que, si M. Trump tance ses alliés pour qu’ils augmentent leur contribution financière à leur propre défense, c’est surtout pour mieux leur vendre la technologie et le matériel américains, siphonnant ainsi leur budget militaire afin de les tenir davantage sous tutelle.
L’altération de la relation transatlantique n’a visiblement pas persuadé la Belgique qu’il était enfin temps pour l’Europe de prendre en main sa défense. C’était le sens du « partenariat stratégique » proposé par la France à travers la vente du Rafale – une option balayée d’un revers de main sous prétexte qu’elle ne répondait pas à l’appel d’offres.
La Belgique rejoint ainsi quatre autres pays de l’UE qui avaient déjà opté pour le F-35 : le Royaume-Uni, l’Italie, les Pays-Bas et le Danemark. Or, sans aviation de combat autonome, il est difficile d’envisager à terme une émancipation militaire du Vieux Continent, avec des répercussions scientifiques et économiques considérables. Le projet européen de système de combat aérien du futur ne tient plus désormais qu’à la décision que prendra l’Allemagne pour renouveler sa propre flotte. Si le F-35 l’emporte une nouvelle fois, l’Europe de la défense resterait cantonnée à ce qu’elle est aujourd’hui : une chimère.

        Lire aussi :
         

                La Belgique achète des F-35 américains, un coup dur pour la défense européenne






                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/27/19-15">
<filnamedate="20181027"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181027"><AAMMJJHH="2018102719">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-15"> ¤ La visite du président du conseil italien, Giuseppe Conte, à Moscou rappelle qu’une relation de proximité, fondée sur d’évidents accords idéologiques, existe entre les deux gouvernements.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-15"> ¤                     
                                                

L’Italie, en plein différend avec l’UE, fait les yeux doux à la Russie

La visite du président du conseil italien, Giuseppe Conte, à Moscou rappelle qu’une relation de proximité, fondée sur d’évidents accords idéologiques, existe entre les deux gouvernements.



LE MONDE
 |    26.10.2018 à 11h28
 • Mis à jour le
26.10.2018 à 11h45
    |

            Jérôme Gautheret (Vérone (Vénétie), envoyé spécial)








                        



   


En ces temps de tensions extrêmes entre Rome et Bruxelles, la visite ne risquait pas de passer inaperçue. Le président du conseil italien, Giuseppe Conte, était à Moscou mercredi 24 octobre, avec une importante délégation de patrons italiens, pour signer quatorze contrats de coopération économique, portant notamment sur des travaux d’infrastructure routière et des questions énergétiques. La veille, la Commission européenne avait, dans une décision sans précédent au sein de l’UE, rejeté le projet de budget 2019 présenté par le gouvernement italien.
La conférence de presse conjointe qui s’est tenue au sortir d’un long entretien entre le président russe, Vladimir Poutine, et le premier ministre italien a été l’occasion d’un assaut d’amabilités. De fait, parmi les grands pays de l’Union européenne, l’Italie n’a eu de cesse, ces dernières années, de se poser en avocat de la désescalade avec Moscou, et le gouvernement Conte, constitué de l’alliance de deux formations qui n’ont jamais fait mystère de leur sympathie pour le modèle politique russe, le Mouvement 5 étoiles (M5S, antisystème) et la Ligue (extrême droite), a encore accentué la tendance.
Mais cette relation de proximité, fondée sur d’évidents accords idéologiques – en visite à Moscou le 17 octobre, le ministre de l’intérieur, Matteo Salvini, a affirmé qu’il s’y sentait « plus chez lui » qu’à Bruxelles – pourrait-elle aller plus loin, au point de voir l’Etat russe chercher à soutenir l’Italie sur les marchés, notamment en achetant des bons du Trésor ? Dans les milieux proches du gouvernement italien, la tentation est grande d’imaginer qu’une action de Moscou pourrait contribuer à calmer les tensions entourant la dette italienne, et ramener à des proportions plus raisonnables le « spread » (le différentiel entre le taux des emprunts à dix ans italiens et allemands), qui depuis la fin du mois de septembre dépasse les 300 points de base. « Il n’y a aucune hésitation de caractère politique autour de l’idée de l’achat de bons du Trésor italiens par le fonds souverain russe », a certes assuré Vladimir Poutine, tout en soulignant que l’économie italienne « a des bases solides ». Le président russe s’est surtout borné à plaider pour une intensification des relations entre les deux pays – par, notamment, la fin des sanctions européennes prises contre Moscou au lendemain de l’invasion de la Crimée, en 2014.
« Les sanctions sont inutiles »
Ce point a été au centre de toutes les discussions lors du 11e forum Eurasiatique de Vérone (Vénétie), les 25 et 26 octobre, en présence de nombreux acteurs économiques russes et italiens de premier plan. « En 2018, les sanctions sont inutiles », a ainsi lancé le ministre de l’intérieur Matteo Salvini, qui a donné le coup d’envoi de la manifestation. Une affirmation qui a été reprise comme un mantra par les participants aux débats du forum, à l’image de l’ancien premier ministre italien de centre gauche Romano Prodi, qui a décrit l’Europe comme un « maillon passif » du commerce international, de plus en plus « isolé », et ce pour des raisons purement politiques.
« Aujourd’hui plus que jamais, nous devons faire tout ce qui est possible pour abolir les sanctions en Europe », a ainsi lancé le président de l’association Conoscere Eurasia et de la filiale russe de la banque Intesa Sanpaolo, à l’origine de ce Forum, à destination des nombreux responsables politiques présents.

        Lire aussi :
         

                Après le rejet historique du budget italien, Bruxelles n’a que peu de marge de manœuvre



« Bien sûr, les sanctions représentent un coût, mais celui-ci est beaucoup plus modéré que ce que disent, depuis des années, la Ligue ou le M5S, qui affirment que l’Italie est le pays qui a payé le plus lourd tribut et se servent de cet argument pour affirmer que la politique européenne est contraire aux intérêts de l’Italie, souligne un diplomate français. Mais le nouveau gouvernement a dû très vite admettre que l’idée d’une annulation unilatérale des sanctions, mise en avant durant la campagne électorale, était tout simplement impossible, vu qu’elle impliquerait le rétablissement des frontières entre l’Italie et le reste de l’Europe. » Une perspective qui aurait des conséquences beaucoup plus importantes pour l’ensemble de l’économie italienne.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/27/19-16">
<filnamedate="20181027"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181027"><AAMMJJHH="2018102719">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-16"> ¤ Bruxelles a officialisé sa décision, jeudi. Objectif : remplacer sa flotte vieillissante d’avions de chasse F-16.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-16"> ¤                     
                                                   
édition abonné


La Belgique achète des F-35 américains, un coup dur pour la défense européenne

Bruxelles a officialisé sa décision, jeudi. Objectif : remplacer sa flotte vieillissante d’avions de chasse F-16.



LE MONDE ECONOMIE
 |    26.10.2018 à 10h30
    |

            Nathalie Guibert








                        



                                


                            

La décision était attendue ; c’est une douche froide pour l’Europe et sa défense. A l’issue d’une compétition jugée contestable par ses partenaires européens, la Belgique a annoncé officiellement, jeudi 25 octobre, sa décision de remplacer ses avions de chasse F-16 par des F-35 de l’américain Lockheed Martin.
Pour ces 34 appareils – qui représentent une dépense initiale de 3,6 milliards d’euros –, Bruxelles a écarté le consortium européen de l’Eurofighter Typhoon et le Rafale de Dassault, au motif que le F-35 était « le meilleur avion au meilleur prix ». L’avion de cinquième génération, en imposant pour plusieurs décennies un « standard » opérationnel américain, soulève des questions majeures d’autonomie stratégique pour les armées.

Ce sont désormais cinq pays européens – avec le Royaume-Uni, l’Italie, les Pays-Bas et le Danemark – et huit Etats membres de l’OTAN – avec la Turquie, le Canada et la Norvège – qui font partie du « club F-35 ». Les premiers appareils commandés entrent tout juste dans les forces, notamment au Royaume-Uni, qui les teste sur son porte-avions HMS Queen-Elizabeth.
D’autres pays du continent (la Grèce, la Roumanie, la Pologne et la Finlande) ont été, ou sont toujours, en discussion pour acquérir l’avion. « A l’exception de l’Allemagne, toutes les nations portant la mission nucléaire de l’OTAN » en acceptant des bombes américaines B-61 à bord de leurs avions « opéreront donc sur F-35 », a souligné jeudi François Heisbourg, président de l’Institut international d’études stratégiques (IISS). Le Pentagone a poussé le F-35, alors que les bombes sont adaptables sur tous les types d’appareil.

« Coûts cachés »
En janvier 2017, pourtant, le président des Etats-Unis, Donald Trump, avait menacé le programme F-35, jugé « hors de contrôle ». Le projet est le plus onéreux de l’histoire militaire américaine, avec des coûts de soutien consolidés à 1 000 milliards...




                        

                        


<article-nb="2018/10/27/19-17">
<filnamedate="20181027"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181027"><AAMMJJHH="2018102719">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-17"> ¤ Le choix paradoxal belge semble davantage orienté sur sa participation à l’OTAN qu’à l’Europe de la défense.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-17"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Pourquoi la Belgique a choisi les F-35 américains

Le choix paradoxal belge semble davantage orienté sur sa participation à l’OTAN qu’à l’Europe de la défense.



LE MONDE ECONOMIE
 |    26.10.2018 à 09h31
 • Mis à jour le
26.10.2018 à 12h46
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, Correspondant)








                        



                                


                            

Un Donald Trump hilare s’exclamant : « Quoi ? On fait des avions en Europe, et un pays d’Europe nous achète des avions ! » Avant même l’annonce officielle, par le gouvernement belge, de l’achat de 34 avions bombardiers F-35 de la firme Lockheed Martin, le caricaturiste du Soir de Bruxelles avait résumé, jeudi 25 octobre, le paradoxe de cette décision. Désireuse d’être, comme le répétait le premier ministre libéral Charles Michel, « dans le cockpit » de la défense européenne, la Belgique a conclu ce qu’elle estime être son marché public « du siècle » avec une agence du Pentagone, promotrice de l’appareil qui succédera aux F-16 de la force aérienne du royaume.
Un choix qui semble donc davantage orienté sur la participation à l’OTAN qu’à l’Europe de la défense, comme le voulait l’Alliance néoflamande (NVA, nationaliste), en coalition avec les libéraux francophones. « Vous vous trompez de cockpit, en achetant américain, le pays dépendra durablement des Etats-Unis pour la technologie embarquée », répliquait, mardi 23 octobre, le député centriste Georges Dallemagne au chef du gouvernement.
Celui-ci, excédé par les critiques et les propos indiquant que, dès le début de la procédure, en 2014, c’est le F-35 qui avait été choisi, avait évoqué des accusations « très graves et très lourdes ». Et décidait de reconvoquer, le lendemain, les députés pour leur fournir toutes les indications sur le choix qui allait être posé. Il y avait, effectivement, urgence : l’offre de Lockheed courait jusqu’au 29 octobre seulement…
L’appareil européen aurait coûté 600 millions d’euros de plus

Le débat a, en fait, confirmé ce que l’on savait : le F-35 surclassait son dernier concurrent, l’Eurofighter Typhoon, développé par le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne pour les sept critères retenus par une commission officielle. Soit la technologie, l’efficacité, le coût, etc. L’appareil européen aurait coûté...




                        

                        


<article-nb="2018/10/27/19-18">
<filnamedate="20181027"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181027"><AAMMJJHH="2018102719">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-18"> ¤ Quelques-uns des 2 000 enregistrements de prisonniers de guerre français en Allemagne durant la Grande Guerre vont sortir des archives de l’université Humboldt.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-18"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 25/10/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


A Berlin, la voix des poilus de 14-18 sort des limbes

Quelques-uns des 2 000 enregistrements de prisonniers de guerre français en Allemagne durant la Grande Guerre vont sortir des archives de l’université Humboldt.



LE MONDE
 |    26.10.2018 à 05h44
 • Mis à jour le
26.10.2018 à 15h49
    |

            Thomas Wieder (Berlin, correspondant)








                        



                                


                            

LETTRE DE BERLIN
La voix vient de loin, de très loin. Difficile, à la première écoute, de tout comprendre. Est-ce du français ? Oui, mais avec un tel accent qu’il faut s’y prendre à plusieurs fois pour saisir ce que cet homme nous dit : « Je suis des environs de Belfort. Mon village n’a pas grand tour, mais je m’y plais bien. Mon père était marchand de porcs, mais quand il est mort, j’étais trop jeune pour prendre le métier, et pour cela j’ai appris à travailler le bois. Mais je suis parti soldat pour faire mes deux ans. (…) Mes deux ans étaient terminés et j’étais déjà à rentrer, mais la guerre est venue et j’ai fait comme les autres. (…) J’ai fait mon devoir avant tout, mais je n’ai pas eu de chance car après deux mois de guerre j’ai été fait prisonnier. »

L’homme que l’on entend ici s’appelle Jean Beauseigneur. Sa voix a été enregistrée le 14 janvier 1918, à 10 heures du matin, dans le camp de prisonniers de Parchim, entre Hambourg et Berlin. Depuis ce jour, elle est gravée sur un disque en gomme-laque de vingt-sept centimètres de diamètre, accompagné d’une « fiche personnelle ».
On y apprend que le jeune homme est né le 19 mars 1891 à Châtenois (Bas-Rhin), près de Belfort, qu’il est allé à l’école primaire, sait lire, est de religion catholique et exerce le métier de tourneur. Plusieurs questions figurent aussi sur le formulaire. « Quel est le peuple d’origine ? » Réponse : « Franc-Comtois. » Ou encore : « Quelle est la langue maternelle ? » Réponse : « Patois français »…
Incroyable aventure
Des Jean Beauseigneur, il y en a 2 000 environ ; 2 000 combattants de la première guerre mondiale qui, comme ce poilu de 26 ans, ont été faits prisonniers par les Allemands dans la Somme, à Verdun ou ailleurs, et dont les voix ont été scrupuleusement enregistrées pendant leur captivité, entre 1915 et 1918.
Un siècle plus tard, les centaines de disques où tout cela a été...




                        

                        


<article-nb="2018/10/27/19-19">
<filnamedate="20181027"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181027"><AAMMJJHH="2018102719">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-19"> ¤ Peter Hain a utilisé son immunité parlementaire pour divulguer le nom de Philip Green, un milliardaire qui avait obtenu de la justice son anonymat dans la presse.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-19"> ¤                     
                                                

Un Lord britannique révèle le nom d’un milliardaire ayant étouffé des accusations d’harcèlement sexuel

Peter Hain a utilisé son immunité parlementaire pour divulguer le nom de Philip Green, un milliardaire qui avait obtenu de la justice son anonymat dans la presse.



Le Monde.fr avec AFP
 |    25.10.2018 à 21h14
 • Mis à jour le
26.10.2018 à 09h38
   





                        



   


L’identité d’un milliardaire britannique qui avait réussi à étouffer les accusations de harcèlement sexuel portées contre lui a été révélée, jeudi 25 octobre, par un lord usant de son privilège parlementaire pour enfreindre l’impératif de silence décidé par la justice.
Devant la Chambre des lords, Peter Hain a révélé que Philip Green, un milliardaire à la tête d’un empire de la grande distribution et de la mode, incluant l’enseigne Top Shop, était accusé de harcèlement sexuel, et a expliqué qu’il avait été approché par une personne « étroitement impliquée » dans l’affaire.
Le lord a estimé qu’il était de son « devoir » et « dans l’intérêt du public » de révéler son identité, alors que Philip Green a « dépensé des sommes substantielles pour cacher la vérité sur des actes répétés de harcèlement sexuel, de racisme et de harcèlement ».
L’impératif de silence a en effet été opposé par la justice au quotidien conservateur Daily Telegraph, l’empêchant de publier l’identité du mis en cause, ce qui avait provoqué l’indignation dans le pays, bon nombre y voyant un passe-droit permettant aux riches d’échapper à un scandale, dans le sillage du mouvement #metoo.

        #metoo :
         

          « Le combat sera perdu s’il se limite à quelques hommes sortis du jeu et à de belles déclarations aux Oscars »



500 000 livres en frais d’avocats
« Le scandale britannique #metoo qui ne peut être révélé », avait titré mercredi à sa « une » le quotidien, déplorant, au terme de huit mois d’enquête, d’être empêché par une décision de justice de dévoiler les accusations portées contre l’homme d’affaires émanant notamment de plusieurs de ses employés.
La cour d’appel, saisie par l’armée d’avocats du milliardaire, avait stoppé temporairement la publication de l’article dans l’attente d’un procès. Elle estimait que les informations publiées provenaient notamment d’accords de confidentialité signés par cinq employés avec l’homme d’affaires, ayant donné lieu à des versements d’argent « substantiels » et prévalant sur la liberté d’informer.
Le Telegraph précisait que l’homme d’affaires avait dépensé près de 500 000 livres (environ 566 000 euros) pour être représenté par une équipe d’au moins sept avocats du cabinet londonien Schillings.
Usage « immoral » des accords de confidentialité
« Il semble que nos lois permettent aux hommes riches et puissants de faire pratiquement tout ce qu’ils veulent tant qu’ils paient pour le garder sous silence », avait dénoncé dans la foulée la députée travailliste Jess Phillips à la Chambre des communes mercredi.

        Lire aussi :
         

                #MeToo, du phénomène viral au « mouvement social féminin du XXIe siècle »



« Ordonnances de non-publication pour les riches », s’indignait jeudi le tabloïd à grand tirage The Sun à propos de cette procédure du droit anglo-saxon. La première ministre Theresa May s’était engagée devant les députés, mercredi, à revoir les règles entourant les accords de confidentialité afin d’empêcher l’usage « immoral » qui en est fait par certains employeurs. Son porte-parole a précisé ensuite que ces accords « ne devraient jamais être utilisés pour couvrir une activité criminelle ».
La Society of Editors, qui représente environ 400 membres des médias, avait dénoncé « une attaque contre la liberté de la presse » : « L’usage croissant d’accords de non-confidentialité par les riches et les puissants pour bloquer la publication d’informations qu’ils ne souhaitent pas voir diffusées est une voie dangereuse pour une société libre. »




                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/27/19-20">
<filnamedate="20181027"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181027"><AAMMJJHH="2018102719">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-20"> ¤ Phénomène rare, un rorqual, deuxième mammifère le plus grand au monde, est mort en mer avant d’échouer sur une plage du nord de la Belgique.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-20"> ¤                     
                                                

Une baleine de 18 mètres s’échoue sur la côte en Belgique

Phénomène rare, un rorqual, deuxième mammifère le plus grand au monde, est mort en mer avant d’échouer sur une plage du nord de la Belgique.



Le Monde.fr avec AFP
 |    25.10.2018 à 18h30
 • Mis à jour le
25.10.2018 à 19h57
   





                        



   


Un rorqual s’est échoué dans la nuit de mercredi à jeudi sur la plage de la commune du Coq en Belgique, un phénomène très rarement observé sur le littoral flamand, a indiqué l’Institut royal des sciences naturelles de Belgique (IRSNB).
L’animal, un rorqual mâle de 18 mètres de long et pesant 35 tonnes, était déjà mort lorsqu’il s’est échoué. Il avait été repéré en mer mercredi, flottant au large de la ville de Blankenberge et était suivi par des équipes scientifiques.

        Lire aussi :
         

                La baleine boréale, chanteuse de jazz



Les causes de la mort n’étaient pas connues ce 25 octobre. La carcasse a été découpée et déplacée, tout au long de la journée de jeudi, et des échantillons ont été envoyés pour être étudiés par les biologistes.
Cela faisait vingt et un ans qu’un rorqual ne s’était pas échoué sur la côte belge, selon les médias locaux. Espèce protégée, c’est le deuxième plus grand mammifère après la baleine bleue.




                            


                        

                        

