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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ Un suspect a été arrêté samedi après avoir tiré des coups de feu près d’une synagogue dans cette ville de Pennsylvanie, au moment où des fidèles étaient rassemblés pour un office.
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Etats-Unis : « de nombreuses victimes » dans une fusillade près d’une synagogue à Pittsburgh

Un suspect a été arrêté samedi après avoir tiré des coups de feu près d’une synagogue dans cette ville de Pennsylvanie, au moment où des fidèles étaient rassemblés pour un office.



Le Monde.fr avec AFP et AP
 |    27.10.2018 à 17h35
 • Mis à jour le
27.10.2018 à 18h55
   





                        



   


Un tireur a fait « de nombreuses victimes », samedi 27 octobre, près d’une synagogue à Pittsburgh, en Pennsylvanie, selon un responsable de la police locale cité par l’agence Associated Press (AP).
La chaîne de télévision KDKA, affiliée à CBS, évoquait huit morts et trois policiers après des échanges de coups de feu avec le tireur, tandis que Fox News Pittsburgh parlait de quatre personnes abattues près de la synagogue Tree of Life (« Arbre de vie ») où des fidèles étaient rassemblés pour un office.
Selon le porte-parole de la police locale, Chris Togneri, le suspect s’est rendu aux alentours de 17 heures (heure française) et a été arrêté puis placé en garde à vue. « Nous avons de nombreuses victimes à l’intérieur de la synagogue, il y a trois officiers qui ont été touchés », a-t-il ajouté. La police, qui n’a pas communiqué de bilan pour l’heure, cherche à sécuriser le secteur. Le centre médical de l’université de la ville, par la voix de son porte-parole Paul Wood, a indiqué traiter de « multiples victimes », sans toutefois préciser combien.
« Il y a un tireur dans la zone de Wilkins et Shady. Eviter le quartier », ont tweeté un peu plus tôt les services de sécurité publique de la ville.

ALERT: There is an active shooter in the area of WILKINS and Shady. Avoid the area. More info will be released when it is available.— PghPublicSafety (@Pgh Public Safety)


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La synagogue, qui peut accueilir jusqu’à 1 250 personnes, selon son site internet, se trouve dans le quartier résidentiel de Squirrel Hill, à quelques kilomètres du centre-ville de Pittsburgh. Dans un tweet publié rapidement après la fusillade, le président américain, Donald Trump, a conseillé aux personnes présentes dans la zone de « rester à l’abri », dénonçant quelques heures plus tard la « haine » dans le pays et ajoutant que « quand des gens font ce genre de chose, ils devraient se voir infliger la peine capitale ».
Le gouverneur démocrate de Pennsylvanie, Tom Wolf, a quant à lui qualifié l’événement de « tragédie absolue ». « Ces actes de violence incensés ne ressemblent pas à ce que nous sommes en tant qu’Américains », a-t-il ajouté sur Twitter.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ Le prix de cette matière première naturelle, a bondi de 20 % en un an, en raison de la sécheresse en Australie, le premier producteur mondial de cette laine fine, explique dans sa chronique, la journaliste au « Monde, Juliette Garnier.
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« Coup de chaud sur la laine du mérinos »

Le prix de cette matière première naturelle, a bondi de 20 % en un an, en raison de la sécheresse en Australie, le premier producteur mondial de cette laine fine, explique dans sa chronique, la journaliste au « Monde, Juliette Garnier.



LE MONDE ECONOMIE
 |    27.10.2018 à 11h00
    |

                            Juliette Garnier








                        



                                


                            

Matières premières. C’est du jamais-vu depuis 1968. Les moutons mérinos ont trop chaud dans l’est de l’Australie. Devant la Chine et la Nouvelle-Zélande, le pays est le premier producteur de cette laine fine, respirante et ultra-résistante dont raffolent les fabricants de pulls en V. Uniqlo en a fait l’un de ses produits phares. L’enseigne japonaise de mode écoule, chaque année, des millions de ces tricots fins aux couleurs vives à prix plancher. Mais les tarifs d’Uniqlo pourraient bientôt grimper.
Pour la première fois depuis cinquante ans, le prix de référence de la laine mérinos australienne a franchi en septembre la barre symbolique des 20 dollars par kilo en Australie, rapporte l’agence Reuters. En un an, le prix de cette laine issue des moutons mérinos, bêtes à laine originaires d’Espagne, a bondi de 20 % en un an. En cause : la sécheresse.
L’Australie traverse un épisode caniculaire d’une exceptionnelle gravité. Dans certaines régions de culture et d’élevage de l’est du pays, les précipitations ont été de 40 % inférieures à la moyenne des vingt dernières années, d’après le Bureau gouvernemental australien pour les études agricoles et les ressources (Abares). « Les récoltes de l’hiver 2018-2019 figureront parmi les pires de l’histoire de l’est de l’Australie », estime désormais la banque Rabobank dans une étude publiée en octobre.

La sécheresse fait souffrir les cheptels. Les bêtes ont peu à brouter. Leur lainage est moins abondant et de moindre de qualité. Et le nombre de têtes diminue. Beaucoup des éleveurs de mérinos ont d’abord eu recours au fourrage pour nourrir leurs troupeaux, avant d’y renoncer et de vendre ou d’abattre des bêtes pour éviter la faillite. Les semaines à venir s’annoncent aussi très compliquées. L’agence météorologique australienne prévoit que les trois prochains mois seront plus secs et plus chauds que la moyenne.
Des stocks au plus bas
Le gouvernement australien...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ L’ouverture de nouvelles routes maritimes au pôle Nord du fait du réchauffement climatique n’aura qu’une conséquence modeste sur le commerce, selon le Centre d’études prospectives et d’informations internationales.
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Transport maritime : les nouvelles routes polaires ne devraient pas bouleverser le commerce mondial

L’ouverture de nouvelles routes maritimes au pôle Nord du fait du réchauffement climatique n’aura qu’une conséquence modeste sur le commerce, selon le Centre d’études prospectives et d’informations internationales.



LE MONDE ECONOMIE
 |    27.10.2018 à 11h00
    |

            Marie de Vergès








                        



                                


                            

Le réchauffement climatique va-t-il chambouler la géographie de la mondialisation commerciale ? L’ouverture en Arctique, « grâce » à la fonte des glaces, de nouvelles voies propres à la navigation de porte-conteneurs suscite autant de fantasmes que de répulsion. Or, « ces nouvelles routes n’auront qu’un impact modeste sur le commerce mondial », estime une étude tout juste publiée par le Centre d’études prospectives et d’informations internationales (Cepii).
Comme le rappellent ses auteurs, Jules Hugot et Camilo Umana Dajud, la découverte d’une route du Nord pour accéder à l’Asie est un Graal des navigateurs européens depuis des siècles : dès le XVIIe siècle, l’explorateur britannique Henry Hudson chercha sans relâche ce fameux « passage du Nord », qu’il ne réussit jamais à emprunter faute de pouvoir fendre la glace.

Le changement climatique est en train de bouleverser la donne : l’été dernier, les températures ont été anormalement élevées dans le cercle polaire arctique, dépassant par endroits les 30 °C. Et pour la première fois, entre fin août et fin septembre, un navire porte-conteneurs de Maersk, la première compagnie maritime au monde, a relié Saint-Pétersbourg depuis Vladivostok en longeant les côtes sibériennes. Jusqu’alors, seuls des navires de moindre taille avaient parcouru cette route, désormais accessible de juillet à octobre.
Des gains commerciaux limités
La lettre du Cepii souligne que trois nouvelles voies pourraient s’ouvrir à la navigation de façon permanente, d’ici à 2050 et au-delà. Outre celle qui longe la Sibérie (passage du Nord-Est), un autre itinéraire borde la côte septentrionale (passage du Nord-Ouest), les deux débouchant sur l’océan Pacifique via le détroit de Béring. Une troisième route, enfin, la Transpolaire, reliera l’Atlantique au Pacifique à travers l’océan Arctique.

Dans bien des cas, ces passages réduiront effectivement les distances, comparées...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ Editorial. Alors qu’Angela Merkel prône l’arrêt des livraisons d’armes à l’Arabie saoudite, le choix de la realpolitik d’Emmanuel Macron, qui juge la proposition « démagogique », interroge.
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Au-delà de l’affaire Khashoggi, la guerre au Yémen

Editorial. Alors qu’Angela Merkel prône l’arrêt des livraisons d’armes à l’Arabie saoudite, le choix de la realpolitik d’Emmanuel Macron, qui juge la proposition « démagogique », interroge.



LE MONDE
 |    27.10.2018 à 10h28
 • Mis à jour le
27.10.2018 à 12h48
   





                        


Editorial du « Monde ». La sauvagerie de l’assassinat de l’opposant saoudien Jamal Khashoggi le 2 octobre a suscité à raison une indignation générale. Les capitales occidentales ne pouvaient rester sans réagir, alors que s’accumulent, depuis trois semaines, les détails macabres et les éléments montrant l’implication de Riyad au plus niveau.
Premier exportateur de pétrole mondial, premier acheteur d’armement au monde et principale puissance de la péninsule Arabique, le Royaume saoudien se sent d’autant plus intouchable qu’il peut compter sur le total soutien de Donald Trump dans sa guerre pour contenir l’influence iranienne. Mais, sous le choc de ce crime atroce commis dans les locaux du consulat saoudien à Istanbul par un commando venu de Riyad, le débat sur les sanctions est lancé. A commencer par les ventes d’armes.
La pire tragédie humanitaire en cours
Cette question a trop longtemps été éludée, alors que, depuis quatre ans, Riyad mène, à l’initiative de Mohammed Ben Salman (MBS) lui-même, une sale guerre au Yémen pour museler les insurgés houthistes protégés par Téhéran. Ce mouroir dénoncé par l’ONU comme la pire tragédie humanitaire en cours, n’avait jusqu’ici guère ému ni les opinions occidentales ni leurs gouvernements. Seules les ONG se battent dans l’indifférence générale pour demander l’arrêt des livraisons des armes alimentant l’interminable carnage.

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                Ventes d’armes à l’Arabie saoudite : Macron se dissocie de Merkel



La chancelière allemande, Angela Merkel, prône ouvertement une telle solution tant que les dessous de la mort de Khashoggi ne seront pas éclaircis. Et elle rappelle aussi que « l’Arabie saoudite doit tout faire pour résoudre la crise humanitaire au Yémen ». Sa position est néanmoins hypocrite. Alors que l’accord de coalition gouvernementale avec le SPD interdit explicitement toute vente d’armes « à des pays impliqués dans la guerre au Yémen », les autorités allemandes ont depuis le début de l’année autorisé pour 416,4 millions d’euros de contrats d’armement avec Riyad.
« De la pure démagogie »
L’enjeu pour les autorités françaises est d’une tout autre ampleur. L’Arabie saoudite était derrière l’Egypte le deuxième client en 2017 de l’industrie d’armement française. En outre, depuis le grand tournant prosaoudien amorcé sous la présidence de François Hollande, c’est un « partenaire stratégique », même si Paris voudrait aussi rééquilibrer ses relations avec Téhéran.
Aux yeux d’Emmanuel Macron, évoquer un arrêt des ventes d’armes serait « de la pure démagogie ». « Je comprends le lien avec le Yémen, mais il n’y a en a aucun avec M. Khashoggi », a insisté le chef de l’Etat, resté longtemps silencieux sur l’affaire, même s’il n’a pas hésité, lors d’un entretien avec MBS le 25 octobre, à lui dire « toute son indignation » pour l’assassinat de l’opposant. M. Macron évoque, quand les exécutants et les commanditaires auront été identifiés, des sanctions individuelles ciblées. Une position somme toute assez proche de celle affichée par M. Trump, qui a aussi brandi cette menace en excluant de remettre en cause les 110 milliards de dollars de contrats d’armements prévus avec Riayd.
On peut s’interroger sur la pertinence de ce choix assumé de realpolitik au risque de se trouver en porte-à-faux avec l’opinion publique et surtout avec notre principal partenaire européen. L’affaire Khashoggi constitue au contraire une occasion de faire pression sur l’Arabie saoudite au Yémen. Un embargo sur les ventes d’armes serait une victoire posthume de ce journaliste, longtemps proche de la famille royale saoudienne, avant de devenir le pourfendeur acharné de l’aventurisme géopolitique de l’homme fort de Riyad.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ Après avoir passé quarante mois dans les geôles de l’EI, le journaliste Jumpei Yasuda est critiqué et décrit comme un « élément perturbateur de la société ».
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Le difficile retour au Japon d’un ancien otage en Syrie

Après avoir passé quarante mois dans les geôles de l’EI, le journaliste Jumpei Yasuda est critiqué et décrit comme un « élément perturbateur de la société ».



LE MONDE
 |    27.10.2018 à 10h17
    |

            Philippe Mesmer (Tokyo, correspondance)








                        



   


« Quand je l’ai vu dans le terminal, je me suis précipitée et l’ai enlacé. Quand je lui ai dit : “bienvenue à la maison”, il a eu une petite réserve. » Son épouse, Myu, décrit le retour difficile dans son pays, jeudi 25 octobre, de Jumpei Yasuda, ancien otage japonais en Syrie. Sous le choc après quarante mois d’une détention qu’il a lui-même qualifié d’« enfer », le journaliste indépendant doit affronter un accueil mitigé dans l’Archipel.
Depuis l’annonce de sa libération mardi, un flot de critiques – essentiellement anonymes – se déverse sur les réseaux sociaux autour de la notion de « jiko sekinin », la « responsabilité individuelle ». Leurs auteurs reprochent à M. Yasuda, qui a réalisé plusieurs reportages remarqués au Proche-Orient depuis le début des années 2000, d’avoir bravé l’interdit gouvernemental de se rendre dans des zones dangereuses.
La décision suivait l’assassinat, début 2015, par l’organisation Etat islamique de deux Japonais, le journaliste Kenji Goto – ami de M. Yasuda – et Haruna Yukawa, qui dirigeait une société de sécurité. Aux yeux des critiques du journaliste, il n’aurait eu que ce qu’il mérite. D’où des invectives blessantes comme, « anti-citoyen » ou « élément perturbateur de la société ». Certains l’ont même qualifié d’« otage professionnel » car il a déjà été enlevé. C’était en 2004 en Irak, où il travaillait sur les souffrances causées par la guerre.
Shinzo Abe se dit « soulagé »
Il a heureusement quelques défenseurs. Toru Tamakawa, commentateur sur TV Asahi, estime qu’il faut rejeter « avec fermeté » l’argument de la responsabilité individuelle. « Nous avons besoin de gens qui risquent leur vie pour obtenir des informations sur le terrain », explique-t-il.
La polémique rappelle celle survenue en 2004 au sujet de trois otages japonais, deux travailleurs humanitaires et un photographe, libérés après neuf jours de détention en Irak. A leur arrivée à Tokyo, des centaines de personnes les attendaient non pour saluer leur libération mais pour les conspuer. « Vous êtes la honte du Japon » ou « Voleurs d’impôts », disaient des pancartes brandies par la foule hostile rassemblée à l’aéroport.
Cette colère, qui traduisait selon Masatoshi Saito, journaliste de la chaîne TBS, les dérives au Japon du néolibéralisme et du néonationalisme, avait été instrumentalisée par le gouvernement du premier ministre, Junichiro Koizumi (2001-2006), qui souhaitait détourner les critiques contre l’intervention des Forces d’autodéfense – les troupes japonaises – aux côtés de l’armée américaine en Irak.
Difficile cette fois de parler d’instrumentalisation. Le premier ministre, Shinzo Abe, s’est dit « soulagé » d’apprendre la libération de M. Yasuda. Une question demeure pourtant : y-a-t-il eu paiement d’une rançon ? Tokyo dit que non. Mais l’observatoire syrien des droits humains, structure basée à Londres et suivant la guerre en Syrie, affirme que de l’argent a été versé par le Qatar qui, avec la Turquie, a joué un rôle déterminant pour la libération de Jumpei Yasuda.
Il présente ses excuses
Le journaliste a livré quelques bribes d’informations sur sa détention dans l’avion qui le ramenait au Japon. Il a été capturé en juin 2015 dans la province d’Idlib (nord-ouest de la Syrie) par des militants présumés du mouvement Hayat Tahrir Al-Cham, anciennement le Front Al-Nosra proche du réseau Al-Qaida.
Les trois années qui ont suivi ont été marquées par des abus physiques et psychologiques. « Pendant plus de six mois, ils ne m’ont pas laissé me laver. Ils me donnaient des conserves, mais pas d’ouvre-boîtes », a expliqué M. Yasuda, amaigri et fatigué. Il est resté confiné près de huit mois dans une cellule de 1,5 mètre de long. Il ne pouvait même pas allonger ses jambes pour dormir. « Je vivais dans la peur permanente de ne jamais m’en sortir ou d’être tué. »
En arrivant au Japon, le journaliste a choisi de faire profil bas. Dans un communiqué transmis à la presse par son épouse, il a présenté ses excuses « pour avoir causé des problèmes et suscité des inquiétudes » et promis de donner des explications sur sa détention.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ Pour le président, faire de la mort du journaliste Jamal Khashoggi un motif d’embargo est de la « démagogie ».
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Ventes d’armes à l’Arabie saoudite : Macron se dissocie de Merkel

Pour le président, faire de la mort du journaliste Jamal Khashoggi un motif d’embargo est de la « démagogie ».



LE MONDE
 |    27.10.2018 à 10h17
    |

            Marc Semo et 
Jean-Baptiste Chastand (Bratislava, envoyé spécial)








                        



                                


                            

En déplacement à Bratislava, vendredi 26 octobre, Emmanuel Macron a finalement accepté de justifier son refus de décréter un embargo sur les ventes d’armes à l’Arabie saoudite, prôné par l’Allemagne et l’Autriche. « C’est de la pure démagogie de dire “il faut arrêter de vendre des armes”, ça n’a rien à voir avec l’affaire Khashoggi », a expliqué le président français, qui a été vivement critiqué ces derniers jours pour avoir refusé de s’exprimer sur ce sujet sensible pour l’industrie militaire française.
Tout en qualifiant l’assassinat du journaliste, le 2 octobre dans le consulat saoudien à Istanbul, de « fait extrêmement grave », le président a assuré que la réponse française et européenne devait être basée sur une « méthode » et non sur « l’emportement, l’émotion, la confusion de tous les sujets ». A ses côtés, le premier ministre social-démocrate slovaque, Peter Pellegrini, avait pourtant laissé entendre qu’il soutiendrait un tel embargo sur les ventes d’armes s’il était décidé au niveau européen.

« J’attends que les faits soient établis clairement, et surtout les responsables et les commanditaires, pour en tirer les conséquences », a plaidé le président français, en évoquant certes de possibles « sanctions claires, cohérentes et coordonnées » mais uniquement contre « les individus ou les intérêts dont il sera établi qu’ils ont quelque chose à voir avec l’assassinat ».
« Partenariats »
Pas question de parler d’embargo généralisé sur les armes. « Quel est le rapport entre la vente d’armes et l’assassinat de M. Khashoggi ?, s’est-il interrogé. Je comprends le lien avec le Yémen [où l’Arabie saoudite dirige la coalition militaire contre les rebelles houthistes], mais il n’y en a aucun avec M. Khashoggi ! Il ne faut pas tout confondre. » Et de renchérir en taclant la chancelière allemande, sans la nommer : « Je suis très admiratif des...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ Cette mesure vise les travailleurs transfrontaliers issus de l’ancien bloc soviétique ayant laissé leur famille dans leur pays d’origine.
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L’Autriche indexe les allocations familiales sur le pays d’origine des travailleurs

Cette mesure vise les travailleurs transfrontaliers issus de l’ancien bloc soviétique ayant laissé leur famille dans leur pays d’origine.



LE MONDE
 |    27.10.2018 à 10h10
    |

            Blaise Gauquelin (Vienne, correspondant)








                        



                                


                            

Pendant la campagne, il avait promis de mettre fin au « tourisme social » : le chancelier conservateur autrichien Sebastian Kurz (ÖVP, Parti populaire), qui a formé en décembre 2017 une coalition avec l’extrême droite (FPÖ, Parti de la liberté), a tenu parole. Mercredi 24 octobre, alors que Vienne préside le Conseil de l’Union européenne jusqu’en décembre, le Parlement autrichien a voté une loi qui indexe, à partir du 1er janvier 2019, les allocations familiales sur le niveau de vie du pays d’origine des personnes employées en Autriche, lorsque ces dernières ont laissé leurs enfants derrière elles à l’étranger.
Immédiatement, la Commission européenne a annoncé qu’elle pourrait enclencher une procédure d’infraction, « l’indexation étant interdite en droit européen » selon Christian Wigand, un porte-parole : « Lorsqu’un employé verse des cotisations, il est en droit de bénéficier des mêmes allocations que les autres. »
Pour justifier cette nouvelle juridiction, inédite au sein de l’UE, l’Autriche se targue d’être un cas particulier. Opulente et adepte de l’Etat providence, elle redistribue des allocations familiales parmi les plus généreuses d’Europe. Mais voisine, à l’est, d’Etats au niveau de vie nettement moins élevé que le sien, elle comptait, en mai 2017, plus de résidents détenteurs d’un passeport étranger (15,3 %) que la France (6,6 %).
Confiance
Elle verse 250 millions d’euros par an pour des enfants vivant à l’étranger, et jure que même avec ce nouveau système, une famille hongroise dont le père travaillerait en Autriche et dont la mère garderait les enfants en Hongrie toucherait encore 100 euros par mois, contre 39 euros si l’un des parents ne cotisait pas en Autriche. L’association SOS Mitmensch rappelle que 90 % des versements pour des enfants n’habitant pas en Autriche concernent la Hongrie, la Slovaquie, la Roumanie, la Slovénie et la République tchèque. La mesure permettrait donc à Vienne...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ Le mouvement islamiste veut être l’arbitre de l’élection présidentielle d’avril 2019.
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Elections en Afghanistan : les talibans au centre du jeu politique

Le mouvement islamiste veut être l’arbitre de l’élection présidentielle d’avril 2019.



LE MONDE
 |    27.10.2018 à 10h10
 • Mis à jour le
27.10.2018 à 16h34
    |

            Jacques Follorou (envoyé spécial à Kaboul)








                        



                                


                            

Les élections parlementaires des 20 et 21 octobre en Afghanistan ont beau avoir été chaotiques, entachées de fraudes et de violences, elles n’auront pas réussi à détourner les esprits de l’élection présidentielle d’avril prochain. Un rendez-vous qui pourrait être un tournant car Washington, qui tient à bout de bras le pays, veut imposer la réconciliation avec les talibans au cœur de cette campagne.
L’impéritie de la Commission électorale indépendante (CEI) qui ne connaissait toujours pas, vendredi 26 octobre, le nombre exact de bureaux de vote ayant ouvert, a été dénoncée. Et les législatives – dont les résultats définitifs sont annoncés pour le 20 décembre – ont montré les risques de fracture ethnique largement imputés au président afghan, Ashraf Ghani. « Sous M. Ghani, l’équilibre ethnique n’a, en effet, pas été respecté, c’est un danger plus grave que celui des talibans », assure, au Monde, Zalmaï Rassoul, ancien ministre des affaires étrangères (2010-2013) et candidat à l’élection présidentielle de 2019.

En dépit de ces incertitudes, certains observateurs occidentaux veulent surtout voir dans ces élections parlementaires une répétition, grandeur nature, du scrutin présidentiel. « Dans six mois, estime un diplomate américain, sous couvert d’anonymat, la Commission électorale aura eu le temps de corriger ses erreurs, notamment l’association d’une garantie biométrique du vote et du système de listes électorales traditionnelles, et la présidentielle intervient à un moment unique, au cœur d’un processus de paix que Washington veut voir aboutir comme jamais auparavant. »
Jusqu’en mai 2018, en effet, les Etats-Unis considéraient que le contact direct avec les talibans était une ligne rouge à ne pas franchir au risque de déstabiliser un régime de Kaboul déjà fragile. Elle a été franchie. Cet été, des rencontres directes ont eu lieu entre des diplomates américains de haut rang et la délégation permanente...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ Une trentaine d’organisations de la société civile brésilienne ont publié un manifeste inédit pour mettre en garde contre des propositions qu’elles jugent dangereuses pour l’environnement.
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Elections au Brésil : le bulldozer comme programme écologique pour Jair Bolsonaro

Une trentaine d’organisations de la société civile brésilienne ont publié un manifeste inédit pour mettre en garde contre des propositions qu’elles jugent dangereuses pour l’environnement.



Le Monde.fr avec AFP
 |    27.10.2018 à 10h00
 • Mis à jour le
27.10.2018 à 15h31
    |

            Charlotte Chabas








                        



   


« Explosion de la déforestation », « facilitation de l’utilisation des pesticides », « élimination des licences environnementales », « dénigrement des militants écologistes »… C’est une mise en garde inédite, publiée par une trentaine de réseaux et organisations de la société civile brésilienne, à quelques jours du second tour de l’élection présidentielle. Dans ce « manifeste », ils estiment que plusieurs propositions des candidats « mettent en danger des décennies d’avancées en matière de protection de l’environnement ».
Dans leur viseur, sans jamais le nommer, il y a surtout un homme. Le favori du scrutin de dimanche 28 octobre, arrivé en tête du premier tour avec 46,1 % des voix. Dire que Jair Bolsonaro, du Parti social-libéral (PSL), inquiète les défenseurs de l’environnement est un euphémisme. Car ce militaire n’a pas manqué de montrer le peu de cas qu’il fait des préoccupations environnementales.

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« Moins de Brasilia, plus de Brésil »
Le programme de Jair Bolsonaro est aussi succinct que mouvant – il n’a cessé d’affirmer des choses puis de se dédire. Il est construit sur « une méfiance de tout ce qui relève de l’administration et de la régulation et pourrait constituer un frein pour le développement du pays », résume Laurent Vidal, professeur d’histoire du Brésil et des Amériques à l’université de La Rochelle. « Moins de Brasilia, plus de Brésil » est d’ailleurs l’un des slogans de campagne du candidat du PSL. Le mois dernier, en déplacement à Porto Velho, le candidat s’est ainsi insurgé : « Vous voulez détruire un arbre déjà mort et ça vous prend dix ans pour obtenir l’autorisation. »
Jair Bolsonaro entend réduire drastiquement le pouvoir des grandes agences publiques environnementales, qu’il juge sclérosantes. Parmi elles, l’Institut brésilien de l’environnement et des ressources naturelles renouvelables (Ibama), qui délivre notamment les permis miniers et forestiers, risque de se voir dépossédée de tout pouvoir. En outre, les procédures pour délivrer des permis devraient être accélérées, avec un « délai maximum de trois mois », a promis le candidat d’extrême droite.
La présidente de l’Ibama, Suely Araujo, a rétorqué que « l’implantation de projets à fort impact environnemental sans l’analyse nécessaire représenterait un retour en arrière de quatre décennies ». Un constat qui réjouit le candidat, qui dit vouloir en finir avec « l’industrie des amendes ».
Le ministère de l’écologie au « secteur productif »
Surtout, l’une des promesses de campagne les plus controversées du grand favori de la présidentielle est de fusionner les ministères de l’agriculture et de l’environnement. Un procédé largement dénoncé par ses adversaires politiques, qui voient dans la manœuvre un cadeau aux lobbyistes de l’agro-business. « La fusion de ces deux ministères enlève beaucoup de problèmes à la classe productrice du secteur », a justifié le candidat.

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Dans leur manifeste, les associations écologistes expliquent craindre une « subordination des prérogatives environnementales au secteur agricole », qui « générerait des conflits d’intérêts insurmontables et mettrait en péril quatre décennies de progrès en matière de protection de l’environnement ». Le lobby de l’agro-négoce, la bancada ruralista, s’était déjà fait remarquer dernièrement pour avoir lancé une proposition de loi visant à faciliter l’usage et la mise sur le marché de nombreux pesticides et désherbants. En cas de victoire de Jair Bolsonaro, le texte devrait rapidement passer au vote du Congrès.
« Que ce soit bien clair : le futur ministre sera issu du secteur productif. Nous n’aurons plus de bagarres à ce niveau-là », a ainsi affirmé Jair Bolsonaro durant la campagne. Depuis, son conseiller en matière d’agriculture a pourtant laissé entendre mercredi 24 octobre que le candidat du PSL pourrait revenir sur ce choix.
Le programme de M. Bolsonaro peut encore évoluer mais le changement de ton est loin d’être anecdotique, dans ce pays observé de près par les organisations internationales. Car le Brésil n’est pas un pays comme les autres en matière d’environnement. Il abrite les trois cinquièmes de la surface de l’Amazonie, la plus grande forêt tropicale au monde et le plus important réservoir d’espèces, considérée comme l’une des meilleures défenses naturelles contre le réchauffement climatique grâce à ses arbres qui absorbent une gigantesque quantité de dioxyde de carbone.
En finir avec l’« activisme écologiste chiite »
Mais le terme de « poumon de la planète » est vivement rejeté par Jair Bolsonaro, qui y voit là une tentative d’ingérence de la part des puissances internationales. Le favori du scrutin présidentiel entend bien rester sur cette ligne, et son adversaire au second tour, le candidat du Parti des travailleurs, Fernando Haddad, a mis en garde : « S’il est élu, ce sera le début de la fin pour l’Amazonie. »
En février, le candidat d’extrême droite avait affirmé : « Si j’assume le pouvoir, l’Indien n’aura plus un centimètre de terre », sans que l’on sache s’il s’adresse aux démarcations de terres indigènes à venir ou existantes. « L’Indien ne veut pas de terre, il veut de la dignité », a ajouté le candidat d’extrême droite.
Les réserves indigènes représentent environ 13 % du territoire brésilien. Elles sont une des meilleures protections contre la déforestation. A en croire Jair Bolsonaro, qui a multiplié les sorties racistes, elles seraient un frein au développement économique du pays. Le credo du candidat d’extrême droite est d’en finir avec l’« activisme écologiste chiite ». Dans son vocabulaire, « chiite », vidé de son sens religieux, est synonyme de radicalisme.

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Jair Bolsonaro a évoqué la reprise de certaines études pour la construction de centrales hydroélectriques en Amazonie, qui impliquent la construction de barrages, avec un fort impact sur les cours d’eau et le déplacement de populations. Un dossier sensible, qui a provoqué par le passé des mobilisations populaires d’ampleur et de violents affrontements entre policiers et membres de tribus indiennes. Symbole de ces crispations : le projet de Belo Monte, centrale en cours de construction, avec un barrage qui sera le troisième plus grand au monde.
Pour obtenir gain de cause quant à ses plans amazoniens, Jair Bolsonaro a un levier : une possible sortie de l’accord de Paris sur le climat. Début septembre, le candidat avait menacé de quitter ce cadre de régulation si la « souveraineté nationale » était engagée. Comme Donald Trump aux Etats-Unis.
Depuis, le candidat a nuancé sa position. « Si on m’écrit noir sur blanc » qu’il n’est pas question de « triple A, pas plus que de l’indépendance d’une quelconque terre indienne, je maintiens [le Brésil dans] l’accord de Paris », a déclaré le représentant de l’extrême droite jeudi lors d’une conférence de presse à Rio de Janeiro. Le triple A est un projet de couloir écologique transnational allant des Andes à l’océan Atlantique en traversant l’Amazonie. Il prévoit la création d’une vaste zone de protection environnementale reliant parcs naturels, réserves indiennes et espaces naturels de biodiversité.

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Sur Jair Bolsonaro
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Sur la situation politique et économique du pays
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« Le seul enjeu national »
S’il continue de jouer sur tous les tableaux, le militaire de réserve pourra se targuer d’avoir réussi à « faire de l’écologie la grande absente » de la campagne et de son programme, note Laurent Vidal. Le pays avait pourtant montré depuis quinze ans des signes de bonne volonté en la matière, réduisant de près de moitié ses émissions de gaz à effet de serre et passant des lois pour préserver sa biodiversité. C’est d’ailleurs grâce au Sommet de la terre, organisé en 1992 à Rio, que le géant d’Amérique du Sud avait gagné du galon sur la scène politique internationale.

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« On assiste à un repli identitaire du pays, qui fait que pour toutes les questions, et notamment environnementales, la réponse est de se focaliser sur le seul enjeu national », se désole l’enseignant-chercheur.

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Ultralibéral et antisystème, le programme de Jair BolsonaroLes « douze apôtres » de BolsonaroReportage avec une famille qui votera pour Bolsonaro « sans trembler »Son vice-président, le sinistre général Hamilton MourãoL’entretien « Avec Bolsonaro, on a un potentiel pour quelque chose de plus meurtrier que la dictature militaire »Paulo Guedes, le « Chicago Boy » qui dicte le ton économiqueLudmilla Teixeira, « l’emmerdeuse » des pro-BolsonaroMême Barbie vote à l’extrême droitePourquoi Bolsonaro séduit le sud du BrésilElection au Brésil : « Vers une nouvelle victoire des réseaux sociaux sur la démocratie ? », par Miguel Lago, président de Nossas. Le politologue estime que le probable succès de Jair Bolsonaro, lors du second tour de la présidentielle, dimanche 28 octobre, se fonde sur la manière dont le candidat a su tirer profit des nouvelles technologies pour distiller un discours sensationnaliste prompt à se propager.« Brésiliens, Brésiliennes n’abandonnez pas vos valeurs ». Des personnalités, telles Michel Wieviorka, Alain Touraine, Christian de Portzamparc, Isabelle Huppert ou Edith Cresson, dans une tribune au « Monde » s’alarment des dangers qu’encourt la démocratie au Brésil, si le candidat d’extrême droite, Jair Bolsonaro venait à remporter, dimanche 28 octobre, l’élection présidentielle.
Sur la situation politique et économique du pays
Notre reportage à Rio de Janeiro, la ville colèreLa campagne du désespoir de Fernando Haddad, l’autre candidatPrès de Recife, le fief de Lula emporté par la vague d’extrême droite« Jair Bolsonaro est le seul à défendre les valeurs de l’Eglise »Une campagne marquée par les « fake news » en ligne« Avec Bolsonaro, les électeurs ont exprimé un vote de protestation »La crise, carburant de l’extrême droite



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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ Cet oligarque prorusse reste très impopulaire dans son pays.
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Viktor Medvedtchouk, l’homme de Poutine en Ukraine

Cet oligarque prorusse reste très impopulaire dans son pays.



LE MONDE
 |    27.10.2018 à 10h00
    |

            Benoît Vitkine (Kiev, envoyé spécial)








                        



                                


                            

La politique ukrainienne n’est jamais avare de surprises, et le retour sur le devant de la scène de Viktor Medvedtchouk, à l’aube d’une année électorale cruciale – présidentielle en mars 2019, législatives en octobre –, n’est pas des moindres. Pour les Ukrainiens, un seul mot résume M. Medvedtchouk : cet oligarque ukrainien de 64 ans, figure honnie à Kiev, est le koum de Vladimir Poutine. Autrement dit, le président russe est le parrain de sa fille. Dans la culture très clanique qui caractérise l’espace post-soviétique, le terme sous-entend des liens de loyauté et d’amitié qui vont au-delà de cette attache formelle.
Décrit depuis des années comme « l’agent de Poutine » en Ukraine, Viktor Medvedtchouk est un habitué des arrangements de coulisses, des négociations secrètes à la lisière des affaires et de la politique. Il entend désormais défendre au grand jour son agenda favorable à la Russie, précisément à l’heure où le conflit entre Kiev et Moscou s’embourbe.

M. Medvedtchouk a rejoint durant l’été le parti Za Jittia (Pour la Vie) fondé par Vadim Rabinovitch, une autre figure du camp prorusse, et ambitionne de le conduire lors des échéances électorales à venir. « En comptant les autres partis qui ont des positions proches des nôtres, nous représentons potentiellement 30 % à 35 % de l’électorat », assure M. Medvedtchouk en recevant Le Monde, mi-septembre, dans son bureau ultra-sécurisé où la télévision est allumée sur la chaîne Rossiya-24. Conscient de son impopularité, M. Medvedtchouk, muscles saillants comparables à ceux de son ami du Kremlin, ne prévoit pas de se présenter personnellement à l’élection présidentielle.
Les positions défendues par son parti tranchent avec celles, très anti-Moscou, des ténors de l’élection à venir, à commencer par le sortant Petro Porochenko et la revenante Ioulia Timochenko : pour de bonnes relations avec Moscou, pour « la paix dans le Donbass », contre...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ Le président américain multiplie les déplacements pour présidentialiser les élections du 6 novembre.
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Midterms : Trump électrise les électeurs républicains

Le président américain multiplie les déplacements pour présidentialiser les élections du 6 novembre.



LE MONDE
 |    27.10.2018 à 09h58
 • Mis à jour le
27.10.2018 à 15h35
    |

            Gilles Paris (Washington, correspondant)








                        



                                


                            

Donald Trump n’aime pas perdre et croit pouvoir réitérer, à l’occasion des élections de mi-mandat du 6 novembre, la surprise de 2016. Il avait alors fait campagne avec énergie jusqu’au dernier jour, arrachant aux démocrates les trois Etats jugés sûrs qui lui avaient ouvert les portes de la Maison Blanche : le Michigan, la Pennsylvanie et le Wisconsin. Le président des Etats-Unis compte donc transformer la semaine qui précédera le scrutin en un véritable marathon de huit meetings qui débutera en Floride, mercredi 31 octobre.

Grâce à un renouvellement partiel du Sénat très favorable, le Parti républicain est bien placé pour conserver, voire accroître, la majorité d’une voix dont il dispose pour l’instant dans la Haute Assemblée. Il est en revanche sur la défensive pour la Chambre des représentants où les démocrates n’ont besoin que de 23 sièges supplémentaires pour en prendre le contrôle. Après les déroutes essuyées pendant les deux mandats de Barack Obama, les démocrates devraient également enregistrer des gains substantiels et stratégiques, notamment dans la perspective de redécoupages électoraux, dans les assemblées des Etats et à des postes de gouverneur.
Pour réduire l’ampleur de la poussée souvent enregistrée pour le parti dans l’opposition après une présidentielle, lors des élections de mi-mandat, Donald Trump compte actionner tous les ressorts à sa disposition. Il a déjà utilisé abondamment la confirmation controversée du juge Brett Kavanaugh à la Cour suprême, après celle de Neil Gorsuch, qui a comblé les conservateurs.

Replacer l’immigration au cœur du débat
Tout en mettant en avant les excellents résultats enregistrés par l’économie américaine dont il revendique l’entière et exclusive paternité, le président s’est saisi de l’actualité, en l’occurrence une « caravane » de migrants d’Amérique centrale qui tentent de gagner les Etats-Unis, pour replacer l’immigration au cœur d’un...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ La multiplication des attaques inquiète Paris et les pays voisins.
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Le Burkina Faso, nouveau maillon faible dans la lutte antidjihadiste

La multiplication des attaques inquiète Paris et les pays voisins.



LE MONDE
 |    27.10.2018 à 09h42
    |

            Christophe Châtelot








                        



                                


                            

Les mouvements djihadistes au Sahel ressemblent à une flaque de mercure sur le sol : frappée, elle éclate en une multitude de billes toxiques qui se dispersent. Les violences meurtrières qui déstabilisent le Burkina Faso, et notamment l’est du pays depuis le printemps, ne peuvent être dissociées des opérations militaires menées dans la zone dite « des trois frontières » (Mali, Niger, Burkina Faso) par les armées nationales de ces pays, par les Français de la force « Barkhane » et, bien que moins opérationnelle, par la force régionale conjointe du « G5 Sahel ».
Plus généralement, depuis le début de l’intervention militaire française au Mali en janvier 2013, les groupes armés se sont multipliés ; l’espace contaminé par les violences s’est étendu, réduisant d’autant la capacité de faire avancer des projets de développement dans des régions marginalisées et paupérisées.
En visite vendredi 19 octobre à Ouagadougou, le ministre français des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a pu constater l’ampleur du problème. L’Institut français ne rouvrira qu’en février 2019 au plus tôt. Il avait été fermé depuis l’attaque simultanée en mars de deux commandos du groupe djihadiste Al-Mourabitoune – affilié au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), lui-même filiale d’Al-Qaida dans l’ouest du Sahel – contre l’état-major de l’armée burkinabée et l’ambassade de France.
De même, la Maison de la jeunesse et de l’innovation tout juste inaugurée dans la capitale, et censée marquer l’esprit de la nouvelle politique française d’Emmanuel Macron à destination de ses « partenaires » africains, devra attendre avant de pouvoir accueillir un large public.
« Etape constructive »
Un programme d’aide française de plusieurs millions d’euros dans le nord du Burkina Faso est également mal engagé. Le soir de l’arrivée de M. Le Drian à Ouagadougou, la gendarmerie de Djibo, l’une des principales villes du nord du pays, était en effet attaquée,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ Jim Mattis appelle à tourner la page de la querelle diplomatique qui oppose depuis seize mois l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn et l’Egypte au Qatar.
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Pour Washington, l’assassinat de Jamal Khashoggi menace la stabilité du Moyen-Orient

Jim Mattis appelle à tourner la page de la querelle diplomatique qui oppose depuis seize mois l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn et l’Egypte au Qatar.



Le Monde.fr avec AFP, AP et Reuters
 |    27.10.2018 à 09h23
 • Mis à jour le
27.10.2018 à 13h26
   





                        



   


Le secrétaire américain à la défense, Jim Mattis, a adressé un rappel à l’ordre à peine voilé à l’Arabie saoudite. « En gardant à l’esprit nos intérêts collectifs pour la paix et pour le respect inconditionnel des droits de l’homme, le meurtre de Jamal Khashoggi dans une enceinte diplomatique doit tous nous concerner », a-t-il dit lors d’une intervention devant les dirigeants arabes participant au Dialogue de Manama, la capitale de Bahreïn, lors de cette conférence annuelle sur la sécurité organisée dans la région. « L’incapacité d’une nation à respecter les normes internationales et l’Etat de droit nuit à la stabilité régionale à un moment où elle est le plus nécessaire », a poursuivi le chef du Pentagone.
Il n’a pas accusé directement l’Arabie saoudite et n’a pas fait référence aux appels des membres du Congrès à réduire les ventes d’armes ou à imposer des sanctions au royaume. L’Arabie saoudite reste un allié stratégique des Etats-Unis face à l’influence croissante de l’Iran au Moyen-Orient, mais la crise provoquée par la mort de Jamal Khashoggi a tendu les relations entre Riyad et les Occidentaux.
L’Arabie saoudite a rejeté la demande d’Ankara d’extrader dix-huit Saoudiens accusés d’avoir assassiné le journaliste. « Sur la question de l’extradition, ces individus sont des citoyens saoudiens. Ils sont détenus en Arabie saoudite, l’enquête est menée en Arabie saoudite et ils seront poursuivis en Arabie saoudite », a déclaré le ministre des affaires étrangères saoudien, Adel Al-Joubeir, lors de la conférence.
Il oppose ainsi une fin de non recevoir à la Turquie, qui réclame que les suspects soient extradés pour être jugés sur son sol.
Jim Mattis a par ailleurs estimé qu’il était important de tourner la page de la querelle diplomatique qui oppose depuis seize mois l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn et l’Egypte au Qatar, accusé de sympathies pro-iraniennes et de soutien au terrorisme. « La résolution des débats internes parmi notre partenaire du Conseil de coopération du Golfe est vitale (…). A défaut, nous affaiblirons notre sécurité », a-t-il dit.
Avertissement à Moscou
M. Mattis a tenu à rappeler aux pays arabes que les Etats-Unis restent un « partenaire de choix, car ils sont engagés à long terme ». La Russie, qui assoit son influence en Syrie grâce à ses victoires militaires au bénéfice du régime de Bachar Al-Assad, ne doit « pas remplacer les Etats-Unis » au Proche-Orient, a-t-il encore déclaré.
« L’opportunisme de la Russie et son empressement à ignorer les activités criminelles d’Assad à l’encontre de son propre peuple prouvent son manque d’engagement sincère envers les principes moraux les plus élémentaires. »
La question syrienne en toile de fond
Un sommet inédit sur la Syrie doit réunir samedi à Istanbul les dirigeants turc Recep Tayyip Erdogan, russe Vladimir Poutine, français Emmanuel Macron et allemande Angela Merkel.
Il portera notamment, selon la présidence turque sur la situation à Idlib, dernier grand bastion de l’opposition en Syrie et sur « le processus politique » censé aboutir à un règlement au conflit qui ravage le pays depuis 2011.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ L’Islande rêvée est-elle éloignée de la réalité ? Audur Ava Olafsdottir, Arni Thorarinsson, Eric Boury et Mathias Malzieu en ont discuté, samedi 6 octobre, au Monde Festival.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ Dans son ouvrage « Le Pakistan en 100 questions », Gilles Boquérat s’attache à intéresser la grand public au cinquième Etat le plus peuplé au monde, deuxième pays musulman après l’Indonésie, sans éviter aucun des sujets qui fâchent.
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Petit précis sur le Pakistan

Dans son ouvrage « Le Pakistan en 100 questions », Gilles Boquérat s’attache à intéresser la grand public au cinquième Etat le plus peuplé au monde, deuxième pays musulman après l’Indonésie, sans éviter aucun des sujets qui fâchent.



LE MONDE
 |    27.10.2018 à 06h30
    |

            Jacques Follorou








                        



                                


                            

Le livre. Au regard de l’image très négative du Pakistan dans l’opinion occidentale, tenter d’intéresser le grand public à ce pays est un vrai défi auquel s’est attelé un chercheur français, Gilles Boquérat, dans son ouvrage Le Pakistan en 100 questions. Si son titre interroge quelque peu, car il reflète mal l’effort de son auteur, spécialiste de la région, pour problématiser des enjeux historiques, politiques, économiques et sociétaux complexes, son contenu recèle, pourtant, de vraies vertus pédagogiques.
Enfermé dans sa rivalité avec l’Inde, depuis la partition du sous-continent indien, en 1947, qui l’a vu naître, le Pakistan demeure, pour Gilles Boquérat, encore prisonnier de l’héritage de dictatures militaires qui ont contribué à diffuser dans la société un conservatisme religieux. Le pouvoir militaire, omniprésent, qualifié « d’establishment », pèse, selon lui, aux côtés d’un système féodal intact et de dynasties familiales aux destins souvent tragiques, sur l’histoire d’une nation fondée sur une base confessionnelle. De quoi fragiliser la consolidation d’une culture démocratique.

Cinquième Etat le plus peuplé au monde, deuxième pays musulman après l’Indonésie, le Pakistan, à majorité sunnite, est pourtant un acteur politique majeur. Il a été le meilleur allié de l’Occident dans la région avant d’être celui de la Chine et reste l’indéfectible soutien de l’Arabie saoudite. En 1979, il est aux premières loges quand, à ses frontières, la révolution iranienne éclate et quand les chars soviétiques envahissent l’Afghanistan. Enfin, après avoir été la base arrière du djihad antisoviétique financé par les Américains et les Saoudiens, ce pays héberge aujourd’hui plusieurs millions de réfugiés afghans ainsi que le commandement taliban. Autant dire qu’aucune solution viable ne pourra intervenir sans l’implication d’Islamabad pour stabiliser cette région troublée du monde.
Liens entre les services secrets et des...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ Quatre Palestiniens ont été tués et plus de 200 blessés vendredi par les forces israéliennes en bordure de la bande de Gaza. Une dizaine de roquettes ont plus tard été tirées à partir de l’enclave palestinienne.
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Violences à Gaza : Israël menace la Syrie et l’Iran

Quatre Palestiniens ont été tués et plus de 200 blessés vendredi par les forces israéliennes en bordure de la bande de Gaza. Une dizaine de roquettes ont plus tard été tirées à partir de l’enclave palestinienne.



LE MONDE
 |    27.10.2018 à 06h29
 • Mis à jour le
27.10.2018 à 14h48
   





                        



   


L’armée israélienne a annoncé avoir bombardé, samedi 27 octobre, des dizaines de cibles dans la bande de Gaza en réponse à des tirs de roquettes du Hamas, le mouvement de la résistance islamique qui contrôle la bande de Gaza depuis 2007. Ces frappes ont été ordonnées en réponse au tir de plus de trente roquettes contre le territoire israélien, ajoute l’armée israélienne.
Israël accuse la Syrie d’avoir ordonné avec l’aide de l’Iran ces tirs de roquettes depuis l’enclave palestinienne de Gaza vers son territoire et a promis que sa riposte « ne sera pas limitée géographiquement ».
L’état-major des forces israéliennes précise avoir bombardé plus de quatre-vingts cibles, dont un bâtiment de quatre étages servant, selon lui, de QG au Hamas. Aucune victime n’a été signalée à ce stade de part et d’autre de la frontière.
Le Djihad islamique, deuxième en importance des groupes armés présents dans la bande de Gaza, a déclaré dans un communiqué avoir tiré des roquettes contre Israël en réponse à la mort de quatre manifestants palestiniens tués vendredi par Israël près de la frontière avec Gaza. Le groupe a annoncé une trêve des tirs de roquettes de la bande de Gaza vers Israël à la suite d’une « médiation égyptienne ».

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Projectiles interceptés
Le système israélien de défense aérienne Iron Dome « a intercepté une dizaine de projectiles », a indiqué l’armée. « Deux projectiles sont tombés dans la bande de Gaza, les autres sont tombés dans des terrains non habités » en territoire israélien, a-t-elle précisé. Des médecins israéliens ont déclaré que sept civils étaient traités pour des états de choc.
Le chef de l’état-major de l’armée, le général Gadi Eisenkot, a tenu une réunion d’« évaluation de la situation » au quartier général de l’armée à Tel-Aviv avec la participation de hauts responsables du Shin Beth, le service israélien de sécurité intérieure.
Dans la journée de vendredi, cinq Palestiniens âgés de 22 à 27 ans sont morts au cours de divers incidents survenus le long de la barrière qui marque la frontière entre le territoire israélien et la bande de Gaza.
Accrochages dans la journée
Concernant ces accrochages, l’armée a déclaré que quelque 16 000 « émeutiers et manifestants » s’étaient rassemblés près de la barrière frontalière et qu’une partie d’entre eux avaient brûlé des pneus et lancé des pierres, des cocktails Molotov et des grenades sur des soldats israéliens. Les troupes ont riposté avec « des moyens de dispersion d’émeute », a indiqué un porte-parole de l’armée.
Les Palestiniens manifestent le long de la barrière frontalière au moins une fois par semaine depuis le 30 mars. Au moins 212 Palestiniens ont été tués par des tirs ou des raids israéliens depuis que ces manifestations ont commencé, selon un comptage effectué par l’AFP. Un soldat israélien a été tué par un sniper palestinien au cours de la même période.
Les manifestants réclament ce qu’ils appellent le « droit au retour » vers des terres situées en Israël et que des familles palestiniennes ont fui ou dont elles ont été chassées pendant la guerre israélo-arabe de 1948, qui a suivi la proclamation l’année précédente de l’Etat d’Israël. Les protestataires demandent également la levée du blocus qu’Israël impose à la bande de Gaza.
Pourparlers en cours
Le gouvernement israélien accuse le Hamas, considéré par une grande partie de la communauté internationale comme une organisation terroriste, d’orchestrer ces manifestations parfois violentes. Israël et le Hamas se sont livrés trois guerres depuis 2008.
La nouvelle flambée de violence compromet les chances de succès des pourparlers qui sont en cours pour tenter de mettre fin à des mois de manifestations.
L’Egypte, frontalière de la bande de Gaza, et l’ONU parrainent des négociations indirectes entre le Hamas et Israël pour tenter de calmer la situation et d’éviter que n’éclate une nouvelle guerre ouverte.
Le quotidien en langue arabe Al-Hayat, publié à Londres, a affirmé vendredi qu’un accord avait été atteint, aux termes duquel les manifestations cesseraient en échange d’un allégement du blocus israélien. Des responsables du Hamas ont démenti qu’un accord ait été conclu mais ont confirmé à l’AFP que des progrès avaient été réalisés. « Nous nous attendons à parvenir à un accord très bientôt », a dit vendredi un responsable de haut rang du mouvement palestinien sous le couvert de l’anonymat.
Après ce nouvel accès de violence, un responsable du Hamas a déclaré que l’Egypte tentait de nouveau de négocier un retour au calme.



                            


                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 26/10/2018
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Un activiste violemment hostile aux démocrates suspecté dans l’enquête sur les colis piégés

L’homme de 56 ans a été interpellé en Floride, dans une camionnette blanche aux vitres couvertes de photos de Donald Trump et d’autres personnalités républicaines.



LE MONDE
 |    27.10.2018 à 06h28
 • Mis à jour le
27.10.2018 à 13h10
    |

            Gilles Paris (Washington, correspondant)








                        



                                


                            

Cinq jours après la découverte des premiers colis piégés envoyés à des personnalités parmi les plus connues du Parti démocrate, la police fédérale américaine (FBI) a annoncé, vendredi 26 octobre, l’arrestation d’un suspect en Floride. Ce dernier, Cesar Sayoc, un repris de justice âgé de 56 ans, a été confondu, selon le FBI, par une empreinte digitale découverte sur un colis expédié à une élue de Californie à la Chambre des représentants, Maxine Waters, critique virulente du président Donald Trump.
Cet homme a été immédiatement placé en détention. Il a été inculpé de cinq chefs d’accusation fédéraux, dont l’envoi illégal d’explosifs, passibles de dizaines d’année de prison. La qualification d’actes terroristes n’a pas été pour l’instant retenue. Au cours d’une conférence de presse tenue aux côtés du ministre de la justice (Attorney general) Jeff Sessions, le directeur du FBI, Christopher Wray, a insisté, vendredi, sur la dangerosité des engins découverts.
Le matin même, deux nouveaux colis piégés avaient été identifiés, visant une sénatrice de Californie, Kamala Harris, et un philanthrope engagé dans la défense de l’environnement, Tom Steyer. Ils s’ajoutaient à une liste déjà longue qui comptait les noms du milliardaire d’origine hongroise George Soros, des Obama, des Clinton, de l’ancien vice-président Joe Biden, de l’acteur Robert De Niro, des anciens responsables de la sécurité John Brennan et James Clapper, ainsi que du sénateur du New Jersey Cory Booker et de l’ancien ministre de la justice démocrate Eric Holder. Le colis visant M. Brennan avait été envoyé aux bureaux new-yorkais de la chaîne d’information CNN.
Radicalisation antidémocrate
Dans les heures qui avaient suivi la découverte des premiers engins, l’aile complotiste de la droite américaine avait évoqué une manipulation démocrate dans la perspective des élections de mi-mandat, le 6 novembre. Inscrit comme républicain sur les listes électorales de Floride, Cesar Sayoc...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ Le ministre chinois de la défense a prévenu que l’armée s’opposerait « quoi qu’il en coûte » à toute tentative de séparatisme de Taïwan, quelques jours après une manifestation pro-indépendance sur l’île.
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Défense : la Chine réaffirme sa détermination face aux Etats-Unis

Le ministre chinois de la défense a prévenu que l’armée s’opposerait « quoi qu’il en coûte » à toute tentative de séparatisme de Taïwan, quelques jours après une manifestation pro-indépendance sur l’île.



LE MONDE
 |    27.10.2018 à 05h43
 • Mis à jour le
27.10.2018 à 18h23
    |

            Frédéric Lemaître (Pékin, correspondant)








                        



                                


                            

La réponse de Pékin ne s’est pas fait attendre. Cinq jours après une manifestation historique à Taipei en faveur de l’indépendance de Taiwan et trois jours après le passage de deux navires de guerre américains dans le détroit qui sépare l’île du continent, le ministre chinois de la défense, le général Wei Fenghe a été, jeudi 25 octobre, on ne peut plus clair : « Il est extrêmement dangereux de défier sans cesse les limites de la Chine sur cette question. Si quelqu’un tentait de séparer Taïwan de la Chine, l’armée chinoise prendrait nécessairement des mesures fermes, quoi qu’il en coûte » a-t-il mis en garde.
Dirigée par un régime rival de Pékin depuis l’arrivée des communistes au pouvoir en 1949, Taïwan n’est pas reconnu par la Chine. En 1979, Washington a rompu ses relations diplomatiques avec l’île pour reconnaître Pékin mais les Etats-Unis continuent de soutenir le régime taiwanais notamment sur le plan militaire.

Mise en garde
C’est devant un cénacle bien particulier que le général Wei a lancé sa mise en garde : le 8ème Xiangshan Forum, une réunion, en principe annuelle, créée par l’armée chinoise en 2006 pour faire contre-poids au « dialogue de Shangri-la », initié par la Grande-Bretagne à Singapour.
Par principe, les Russes et les Chinois n’envoient que des seconds couteaux à Singapour et les Occidentaux font de même à Pékin. Cette année, parmi les 500 participants venus de 67 pays, une délégation a fait sensation : les représentants nord-coréens, présents pour la première fois à ce Forum. Le colonel-général Kim Hyong Ryong, vice-ministre des forces armées nord-coréennes a réaffirmé la volonté de Pyongyang de faire de la péninsule coréenne « le berceau de la paix et de la prospérité ».
Sur une photo parue à la Une du Global Times, le quotidien nationaliste chinois, on voit le militaire, trois étoiles aux épaulettes, discuter avec des membres de la délégation sud-coréenne, des civils tout sourire....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ Dans un entretien au « Monde », Thierry Kellner, spécialiste de la politique étrangère de la Chine, estime que Pékin voit dans cette minorité musulmane du nord-ouest du pays la source d’une menace contre son projet de « nouvelles routes de la soie ».
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« La capacité d’action des Ouïgours radicalisés est très faible »

Dans un entretien au « Monde », Thierry Kellner, spécialiste de la politique étrangère de la Chine, estime que Pékin voit dans cette minorité musulmane du nord-ouest du pays la source d’une menace contre son projet de « nouvelles routes de la soie ».



LE MONDE
 |    27.10.2018 à 05h15
    |

            Gaïdz Minassian








                        



                                


                            

Entretien. Spécialiste de la politique étrangère de la Chine, Thierry Kellner est enseignant- chercheur au département de science politique de l’Université libre de Bruxelles (ULB). Membre du centre Recherche et études en politique internationale et chercheur associé au Brussels Institute of Contemporary China Studies, il est l’auteur de nombreux travaux sur le Xinjiang-Turkestan oriental, les questions énergétiques, la politique asiatique de l’Iran et l’Asie centrale.
Que représentent les Ouïgours pour le pouvoir central chinois ?
Historiquement, la « province » du Xinjiang, où ils vivent, a longtemps échappé à la mainmise de la Chine. Ces simples caractéristiques ont rendu Pékin très vigilant à l’égard de cette minorité depuis 1949. La méfiance, renforcée du fait que les Ouïgours « résistent », du point de vue de Pékin, à l’assimilation, qu’il existe une diaspora ouïgoure organisée à l’étranger et des revendications locales à l’autonomie, voire à l’indépendance, s’est encore amplifiée en raison du projet de « nouvelles routes de la soie », lancé par Xi Jinping en 2013. Le Xinjiang est une zone-clé dans le cadre de ce programme. Le régime doit s’assurer que cette région soit absolument sous contrôle et stable. C’est ce qui explique le raidissement sécuritaire massif de Pékin à l’égard des Ouïgours. Pour échapper aux critiques, la Chine présente ces mesures comme faisant partie de la « lutte internationale contre le terrorisme ». Si on suit ce discours, vu l’échelle des mesures adoptées, les Ouïgours sont en quelque sorte collectivement assimilés à des « terroristes » par le pouvoir chinois.

Quelle est la stratégie de Pékin pour régler cette question ?
Depuis les années 1990, la Chine mise à la fois sur le développement économique et sur une politique sécuritaire répressive pour assurer son contrôle sur le Xinjiang. Le développement économique...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ Quelque 3,2 millions d’électeurs étaient également appelés aux urnes vendredi pour désigner leur président, une fonction honorifique.
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Les Irlandais votent l’abrogation du délit de blasphème

Quelque 3,2 millions d’électeurs étaient également appelés aux urnes vendredi pour désigner leur président, une fonction honorifique.



LE MONDE
 |    27.10.2018 à 00h19
 • Mis à jour le
27.10.2018 à 06h22
    |

            Philippe Bernard (Londres, correspondant)








                        



   


En un nouveau signe de rupture avec la domination de l’Eglise catholique, les Irlandais ont massivement approuvé par référendum, vendredi 26 octobre, l’abrogation de la disposition de leur Constitution faisant du blasphème un délit.
Par 69 % des voix, selon une première estimation publiée dans la soirée par le Irish Times, les électeurs ont fait disparaître l’article 40.6.1 de la loi fondamentale qui punissait de 25 000 euros d’amende tout outrage fait à la religion. En revanche, 31 % ont voté pour maintenir le délit de blasphème lors d’un scrutin marqué par une faible participation.
Ce référendum, organisé le même jour que l’élection présidentielle qui a vu la réélection par 56 % des voix de Michael D. Higgins, avait donné lieu à une campagne aussi terne que les récents votes sur le mariage homosexuel et sur l’avortement avaient été passionnés. En mai 2015, 62 % des Irlandais avaient approuvé la légalisation du mariage pour tous. En mai 2018, ils avaient été 66,4 % à dire oui à la légalisation de l’avortement.

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                En Irlande, le très populaire président Higgins candidat à sa réélection



Loi postcolonisation
La criminalisation du blasphème avait été introduite en 1937 dans la Constitution de la toute jeune République d’Irlande, à une époque où l’Eglise catholique tenait de fait les rênes de l’Etat, tout juste né après la libération de la colonisation britannique. « Le fait de rendre public ou de proférer tout propos blasphématoire, séditieux ou indécent est un délit punissable selon la loi », disposait le texte. Lourd symbole de l’emprise du clergé, l’article en question n’avait toutefois jamais abouti à une condamnation.

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                Un référendum sur l’abrogation du blasphème se tiendra le 26 octobre en Irlande



En 2015 pourtant, la police irlandaise avait ouvert une enquête, sur plainte d’un téléspectateur, à la suite des propos de l’acteur et réalisateur britannique Stephen Fry sur RTE, la télévision publique irlandaise.
Interrogé sur ce qu’il dirait à Dieu s’il avait la chance de le rencontrer, Stephen Fry avait répondu : « Je lui dirais : “Le cancer des os chez les enfants, qu’est-ce que cela signifie ? Comment as-tu osé créer un monde où il y a tant de souffrance (…) ? ”» Puis l’acteur s’était demandé « pourquoi il respecterait un Dieu capricieux, mesquin et stupide ». L’instruction avait été close après que la police eût conclu que trop peu de personnes s’étaient senties outragées par ces propos. En 2017, le ministre de la santé, Simon Harris, avait qualifié l’interdiction d’« absurde » et d’« un peu embarrassante ».
Texte obsolète
La disposition réprimant le blasphème, qui était en vigueur sous différentes formes depuis des siècles, avait pour la dernière fois donné lieu à sanction au début du XVIIIe siècle et les dernières poursuites diligentées pour ce chef dataient de 1855. Un prêtre affirmant avoir accidentellement brûlé une Bible avait alors été jugé et acquitté.
Au début d’octobre, l’Eglise catholique d’Irlande elle-même avait reconnu que le texte était « largement obsolète » et que de telles lois avaient été utilisées « pour justifier la violence et l’oppression contre des minorités dans d’autres parties du monde ». Quant à l’Eglise d’Irlande (anglicane), elle a estimé que « la liberté religieuse est un droit humain fondamental mais que la liberté d’expression (avec des limites) en est aussi un ».
Amnesty international et le Conseil irlandais pour les droits civiques, principale association de défense des droits de l’homme du pays avaient conjointement appelé à voter en faveur de l’abrogation. « La liberté d’expression se trouve au cœur de notre démocratie, et elle inclut le droit aux discours qui mettent en cause, voire ridiculisent les idées ou les institutions », estimaient les deux organisations dans un appel commun.
Dans un article publié par le Irish Times, Roman McCrea, professeur de droit constitutionnel à University College London, insistait sur le fait que le maintien d’une telle disposition non appliquée dans une législation européenne donnait prise aux accusations d’hypocrisie de la part des musulmans. « Il est important, écrit-il, que les Etats signifient clairement aux nouveaux arrivants, dont beaucoup viennent de pays où critiquer la religion n’est pas permis, ce à quoi ils peuvent s’attendre. » 
Une autre disposition très datée de la Constitution, dont l’abrogation devait être mise aux voix le même jour, ne l’a finalement pas été. Elle dispose que « l’Etat reconnaît que la femme, par son travail domestique, apporte son soutien à l’Etat indispensable au bien commun ». Par conséquent, poursuit cet article, « l’Etat s’efforce de faire en sorte que les mères ne sont pas contraintes par nécessité économique de prendre un travail qui les conduit à négliger leurs tâches domestiques ». La réécriture de ce texte hautement contesté et son remplacement par une version non discriminatoire envers les femmes doivent être débattus ultérieurement par le Parlement irlandais.
Campagne « à la Trump »
Les Irlandais ont d’autre part réélu le poète et ancien ministre de la culture Michael D. Higgins, pour un deuxième et dernier mandat de sept ans à la présidence de la République, fonction purement honorifique. L’élection au suffrage universel, a été marquée par un faible taux de participation.
Ancien dirigeant du Labour irlandais, âgé de 77 ans, cette figure de la vie politique irlandaise était le deuxième président du pays après Eamon de Valera, en 1966, à briguer un deuxième septennat. Populaire, soutenu par le premier ministre Leo Varadkar et par trois des quatre grands partis irlandais (Fine Gael au pouvoir, Fianna Fàil et Labour), quasi assuré d’être réélu, M. Higgins a cependant été attaqué pour la gestion opaque des finances présidentielles et pour avoir utilisé l’avion gouvernemental pour se rendre à Belfast, à 165 km de Dublin, pour y prononcer un discours.

   


Il n’avait face à lui, outre un candidat du Sinn-Fein (nationaliste) et une indépendante, que trois riches hommes d’affaires. Peter Casey, Gavin Duffy et Sean Gallagher sont connus des téléspectateurs pour être apparus comme investisseurs dans l’émission « Dragon’s Den », où des entrepreneurs en herbe disposent de trois minutes pour convaincre des hommes d’affaires de les financer. Un symbole dans une Irlande dont l’économie est de nouveau florissante après que le pays a été mis à genou par la crise financière de 2008.
L’un de ces challengeurs, Peter Casey, s’est distingué par une campagne « à la Trump » au cours de laquelle il a critiqué la dépendance à l’égard des aides sociales notamment des Irlandais gens du voyage (« Irish travellers »). Vendredi soir, l’estimation « sortie des urnes » le créditait de 21 % des voix.
La prospérité du pays se trouve aujourd’hui menacée par le Brexit dont l’Irlande, dépendante du Royaume-Uni pour le niveau et la logistique de son commerce extérieur, pourrait être la première victime en cas de rétablissement de contrôles douaniers.

Notre sélection d’articles pour comprendre le Brexit
Retrouvez les contenus de référence du Monde.fr traitant du Brexit :
les Vingt-Sept et Theresa May n’ont pas réussi à se mettre d’accord lors d’un sommet européen sur le Brexit jugé « crucial », le 17 octobre ;les discussions doivent se terminer avant la fin de l’année 2018, pour laisser le temps aux Parlements britannique et européen de ratifier le texte ;à moins de six mois de la sortie officielle du Royaume-Uni, le 29 mars 2019, le statut de l’Irlande du Nord reste le principal point sensible pour Theresa May au sein de sa coalition ;en parallèle aux négociations, la Commission européenne prévient les Etats membres de la possibilité d’un « no deal ». La France s’y prépare particulièrement, tout comme le Royaume-Uni ;le décryptage de l’accord trouvé entre Londres et Bruxelles sur la période de transition ; zoom sur la City de Londres, dont les intérêts sont délaissés dans les négociations avec l’UE par Theresa May pour des raisons politiques ;l’immense majorité des entreprises britanniques redoute les conséquences du départ du Royaume-Uni de l’Union européenne ;comprendre les arguments pour et contre la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne ;retour sur trente ans d’histoire tumultueuse entre le Royaume-Uni et l’UE.





                            


                        

                        

