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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ En Europe, 84 % des personnes interrogées souhaitent abolir le changement d’heure. Au fond, cette mesure a-t-elle vraiment une utilité ?
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ La généralisation de compteurs connectés suscite craintes et interrogations. Nombre des lecteurs sollicités par Les Décodeurs se demandent quel est l’intérêt environnemental de l’opération.
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Linky en questions : est-ce vraiment écologique ?

La généralisation de compteurs connectés suscite craintes et interrogations. Nombre des lecteurs sollicités par Les Décodeurs se demandent quel est l’intérêt environnemental de l’opération.



LE MONDE
 |    26.10.2018 à 15h52
    |

            Anne-Aël Durand








                        


Cet article a été rédigé à partir de questions posées par nos lecteurs sur le compteur d’électricité connecté Linky, qui est en cours d’installation par le gestionnaire du réseau, Enedis, dans l’ensemble des foyers français.
Linky fera-t-il baisser notre consommation énergétique ?Linky facilite-t-il la production d’énergie décentralisée ?Les compteurs seront-ils obsolètes après dix ans ?Les anciens compteurs sont-ils recyclés ?
 
Linky fera-t-il baisser notre consommation énergétique ? 
ÇA DÉPEND
Cette interrogation a été formulée par de nombreux lecteurs. Voici par exemple la question de Perieh : 
« Serai-je, avec ce compteur, à même de mieux maîtriser ma consommation d’électricité et donc d’être efficace sur le plan individuel comme général ? »
La question rejoint, en partie, les interrogations sur l’intérêt financier de Linky. Première certitude : un compteur, qu’il soit intelligent ou non, sert d’abord à mesurer l’électricité consommée. C’est à l’utilisateur d’en maîtriser l’usage, que ce soit dans un but économique ou écologique. « Ce n’est pas magique, mais c’est un outil qui permet de reprendre le pouvoir sur sa consommation », explique Martin Régner, ingénieur systèmes électriques intelligents à l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). Sur le site d’Enedis ou grâce à son fournisseur d’énergie, chacun peut, s’il le souhaite, avoir accès aux consommations par heure ou par demi-heure (la « courbe de charge »). Cela permet de les comparer d’un jour à l’autre afin de repérer les appareils énergivores, ou de voir les consommations résiduelles la nuit, ce qui incite à éteindre les appareils en veille ou à dégivrer le réfrigérateur.
Quel est l’impact de ces « petits gestes » mis bout à bout ? Plusieurs études donnent des résultats contradictoires. Les plus optimistes tablent sur 10 à 15 % de baisse, les plus mesurées rappellent que l’effet s’estompe dans le temps. Autre biais : une expérimentation de l’Ademe s’est soldée par des économies de 7,7 % en moyenne, et jusqu’à 10 % pour les ménages se chauffant à l’électricité, mais quasi nulles pour les plus petits consommateurs. Pour pérenniser, il faut accompagner les informations d’actions pédagogiques.
Petits gestes et politiques publiques efficaces
Au-delà du niveau individuel, Linky peut transmettre aux collectivités locales des données agrégées, pour orienter les actions (rénovation de logement, aides au remplacement de chaudière…) prioritairement pour les quartiers ou les zones qui consomment davantage.
Un projet baptisé « Solenn » a été expérimenté à Lorient (Morbihan), avec des accompagnements pour réduire la consommation, mais aussi des « écrêtages » ciblés : l’usager accepte des microcoupures de chauffage quelques minutes au moment du pic de consommation des soirs de grand froid. L’avantage est à la fois financier et écologique, car c’est dans ces moments que l’électricité est le plus chère et que sont allumées les centrales à gaz ou à charbon, émettrices de CO2.
Potentiellement, Linky a donc un intérêt écologique, mais toutes ces fonctionnalités restent balbutiantes, et impliquent que les usagers acceptent la transmission de leurs données, et qu’ils y aient facilement accès eux-mêmes, par exemple sur un écran déporté tel qu’une tablette ou un ordinateur — qui n’a pas encore été déployé.
 
Linky facilite-t-il la production d’énergie décentralisée ? 
OUI
Question de Bertrand Saugues :
« Je ne veux plus de nucléaire, je vais installer des panneaux solaires, peut-être une batterie domestique et j’espère trouver bientôt un véhicule électrique qui réponde à mes besoins. La question que je me pose est donc plutôt : “Qu’est-ce que Linky va m’apporter pour optimiser mon interaction avec le réseau ?” »
C’est typiquement pour ce genre de consommateurs que le projet Linky a été conçu. En effet, les compteurs communicants sont présentés comme la solution pour faciliter la « transition énergétique » : une production moins centralisée et des usages différents de l’électricité.
Comme l’explique Martin Régner, de l’Ademe :
« Les réseaux électriques ont été conçus pour fonctionner de manière verticale, des centrales nucléaires ou thermiques vers les usagers. Ils sont aujourd’hui perturbés par les énergies renouvelables qui s’insèrent dans toutes les parties du réseau. »
Linky permet au gestionnaire du réseau de connaître les besoins des consommateurs et la production des éoliennes ou des panneaux photovoltaïques. Un meilleur contrôle de l’acheminement limite aussi les « pertes techniques » liées au transport de l’électricité. Il reste toutefois difficile de calculer les économies ainsi réalisées.
Les foyers équipés de panneaux solaires avaient jusqu’à présent besoin d’installer deux compteurs, l’un pour mesurer leur production d’électricité, et l’autre leur consommation. Désormais, Linky intègre dans un seul boîtier les deux fonctionnalités, ce qui fait économiser 600 euros aux usagers au moment du raccordement, et facilite le suivi du rendement des panneaux solaires.
Pour l’instant, ce profil reste minoritaire en France : sur 35 millions de foyers, seuls 350 000 disposent de panneaux solaires, et environ 20 000 utilisent l’électricité qu’ils produisent (autoconsommation), mais l’objectif est de développer ce modèle. « Le réseau doit pouvoir accueillir un million de producteurs d’énergie renouvelable d’ici à 2025, soit trois fois plus de producteurs qu’aujourd’hui », précise Enedis.

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                Produire et consommer son électricité, un rêve accessible, mais pas sans risques



Le programme Linky anticipe aussi le développement de la voiture électrique, dont la recharge risque de peser sur le réseau d’électricité. Les tarifications développées par Linky permettraient de lisser les pics de demande en incitant à recharger les véhicules la nuit, au moment où l’électricité est moins carbonée. Les batteries des voitures pourront aussi être une solution de stockage d’électricité. Là encore, le public reste restreint puisqu’on ne compte qu’environ 140 000 voitures électriques en France, mais l’objectif est d’atteindre 600 000 en 2022.
Les compteurs seront-ils obsolètes après dix ans ?
NORMALEMENT NON
Question de Jérôme Caisso :
« Au niveau écologique, quel est l’intérêt de détruire des compteurs en parfait état de marche qui ont une durée de vie très longue pour être remplacés par des compteurs avec une durée de vie moyenne de dix ans ? »
Beaucoup d’usagers s’insurgent du remplacement programmé de 35 millions d’appareils en état de marche par de nouveaux boîtiers en plastique vert, dotés de plus d’électronique, donc considérés comme moins « robustes ». Les opposants à Linky dénoncent même un « gâchis écologique » et une politique d’obsolescence programmée à grande échelle.
Les compteurs électromécaniques, carrés, bleus, et fonctionnant à disque, ont été déployés dans les années 1960 ; si certains fonctionnent toujours, ils ne sont plus fabriqués à l’heure actuelle. Ils ont été remplacés progressivement par des compteurs électroniques classiques, moins encombrants et à affichage numérique. Linky est donc la troisième génération de compteurs, selon EDF.
Enedis assure que les compteurs déployés « ont toujours fait l’objet d’une garantie constructeur d’au minimum vingt ans », et qu’ils ont en réalité duré plus longtemps. Selon le gestionnaire du réseau, « Linky obéit aux mêmes règles et sa durée de vie peut donc dépasser les vingt ans ». Comme les compteurs précédents, ils pourront être réparés en cas de panne.
Les anciens compteurs sont-ils recyclés ?
OUI
Question de Tom :
« Qu’adviendra-t-il des anciens compteurs ? Seront-ils recyclés ? Quels seront l’impact et le coût de ce recyclage ? »
Comme tous les déchets d’équipements électriques et électroniques, les compteurs déposés, ainsi que les anciens transformateurs, ne peuvent pas être éliminés n’importe comment. La loi impose de les recycler ou de les « valoriser » au moins à hauteur de 75 %. Sur son site, Enedis indique que « 45 000 tonnes de matériels électriques mais aussi 7 000 tonnes d’emballages des anciens matériels vont être recyclées, soit cinq fois le poids de la tour Eiffel » et que 60 % des contrats ont été passés avec des entreprises embauchant des personnes handicapées.

   


Une des images qui circulent le plus fréquemment pour évoquer le « génocide des compteurs électromécaniques » a été prise par un photographe de Sud-Ouest dans une usine de Mérignac, près de Bordeaux, qui affirme recycler 83 % des compteurs, en triant les métaux ferreux et non ferreux, comme l’explique un article de Bordeaux 7. Le plastique des compteurs blancs est recyclé par une autre société, et la bakélite des plus anciens sert de combustible dans des cimenteries.

Notre série Linky en questions
Retrouvez les différents volets de notre série réalisée à partir des questions posées par nos lecteurs sur le compteur connecté Linky :
1 - Les ondes du compteur sont-elles dangereuses ? 
2- Le compteur électrique est-il un espion ?
3- Le consommateur est-il gagnant ou perdant financièrement ?
4- Comment se passe l’installation du compteur ?
5- Est-ce vraiment écologique ?





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ Le projet d’étude PlastiGar a pour objectif de suivre durant trois ans la pollution au plastique dans le fleuve pour évaluer son impact sur la biodiversité.
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<filnamedate="20181026"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181026"><AAMMJJHH="2018102617">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ Utilisé notamment pour la culture de la mâche dans la région nantaise, ce pesticide « fait partie des substances actives les plus préoccupantes pour la santé et l’environnement », selon le gouvernement.
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Pesticides : le gouvernement suspend temporairement l’utilisation du méthamsodium

Utilisé notamment pour la culture de la mâche dans la région nantaise, ce pesticide « fait partie des substances actives les plus préoccupantes pour la santé et l’environnement », selon le gouvernement.



Le Monde.fr avec AFP
 |    26.10.2018 à 14h15
    |

                            Le Monde.fr








                        


Le méthamsodium n’est, pour le moment, plus le bienvenu dans les champs français. Le gouvernement a pris un arrêté jeudi 25 octobre, figurant vendredi au Journal officiel, qui suspend jusqu’à la fin de janvier l’utilisation des produits phytopharmaceutiques contenant ce pesticide, dans l’attente de travaux réalisés sur le sujet par l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses).
Utilisé notamment dans les cultures maraîchères, comme la mâche, le méthamsodium est pointé du doigt à la suite de l’intoxication de dizaines de personnes ces dernières semaines dans la région d’Angers (Maine-et-Loire).
Maine-et-Loire : trois épisodes d’intoxications en quinze jours, ouverture d’une enquête préliminaire
Entre le 28 septembre et le 12 octobre, le département de Maine-et-Loire a connu trois épisodes d’intoxications liées à l’utilisation de pesticides à base de méthamsodium. Le 9 octobre, soixante et une personnes, à Brain-sur-l’Authion, des ouvriers agricoles travaillant dans une pépinière pour la plupart, avaient ainsi été exposées à des produits provoquant des irritations des voies oculaires et respiratoires. Dix-sept personnes avaient été hospitalisées ce jour-là. Quelques jours avant, le proviseur du lycée des métiers de Narcé, dans le même village, avait signalé une odeur particulière dans l’air.

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                Des intoxications en série provoquent la suspension d’un pesticide méconnu, le méthamsodium



Le pesticide s’était évaporé au contact du sol, anormalement chaud en cet automne. La préfecture, dans un communiqué, avait apporté des précisions à la suite de ces intoxications :
« Sous réserve de confirmation par une enquête approfondie, l’origine de ces intoxications pourrait être l’épandage à proximité d’un produit phytosanitaire, dans le cadre de la production de la pépinière. Le produit visé contiendrait du méthane de sodium, pouvant provoquer des atteintes ORL et pulmonaires. »
Le même scénario s’était reproduit trois jours plus tard à Mazé-Milon, une commune voisine. Le 12 octobre, le préfet Bernard Gonzalez a donc pris un arrêté pour suspendre l’autorisation du méthamsodium en Maine-et-Loire jusqu’au 26 octobre. Suspension qui a ensuite été prolongée jusqu’au 31 décembre. La préfecture a fait savoir que cette mesure était prise notamment en raison de « la mauvaise maîtrise des techniques liées à l’utilisation du méthamsodium et [du] non-respect de la réglementation en vigueur ».
Parallèlement, l’association Sauvegarde de l’Anjou, affiliée à la fédération France nature environnement, a porté plainte contre X pour demander l’identification des personnes responsables du mauvais épandage. Le parquet d’Angers a ouvert une enquête préliminaire « pour faire la lumière sur les conditions d’utilisation de ce produit ».
Interdiction au niveau national ; contrôles renforcés dans la région de Nantes
Jeudi, le gouvernement a étendu l’interdiction de l’utilisation de produits contenant du méthamsodium à tout le territoire et jusqu’à la fin de janvier. Une décision a été prise compte tenu des cas d’intoxication et des « doutes sur la possibilité d’utiliser les produits concernés de façon sûre selon les modalités actuellement en vigueur », précise l’arrêté.
Pour les députés de La République en marche des Pays de la Loire, dont l’écologiste Matthieu Orphelin, cette suspension est « une sage décision pour la santé des agriculteurs et des citoyens ». « Il faut maintenant accompagner les acteurs dans le déploiement rapide des alternatives existantes », poursuivent-ils. « C’est lié à des conditions climatiques inédites à cette période de l’année, donc là on a découvert ces incidents et cela a permis de révéler que ce produit était mal utilisé, a souligné M. Orphelin. Ce n’est pas du tout pour jeter le discrédit sur la profession agricole, mais il y a un vrai problème, donc il faut déployer plus vite les alternatives » à l’utilisation du méthamsodium. De son côté, l’Anses a annoncé mercredi le réexamen de l’autorisation des pesticides à base de méthamsodium.
La préfecture de la Loire-Atlantique, voisine du département de Maine-et-Loire, a également annoncé un renforcement des contrôles auprès des maraîchers. « Les deux cents exploitations du département seront contrôlées dans les semaines à venir », a fait savoir la préfecture à l’issue d’une réunion des services de l’Etat convoquée par la préfète Nicole Klein.
L’enjeu est de taille pour la région nantaise, qui représente « 90 % de la production française » de mâche, soit 32 000 tonnes par an, selon Dominique Visonneau, président de la coopérative Océane, qui rassemble une quarantaine de producteurs.
Le méthamsodium, « une des substances actives les plus préoccupantes pour la santé et l’environnement »
Dans le communiqué du gouvernement annonçant la suspension de l’utilisation du méthamsodium, il est mentionné que le méthamsodium « fait partie des substances actives les plus préoccupantes pour la santé et l’environnement ».
M. Visonneau précise : le méthamsodium « n’est pas un traitement sur la mâche, c’est un traitement du sol ». Il s’agit en effet de nettoyer le sol, au maximum une fois par an, en septembre-octobre, en y enfouissant le produit avant de cultiver. La mâche a la particularité d’être semée directement et non plantée, ce qui rend le désherbage très difficile une fois qu’elle pousse. Une autre technique consiste à stériliser le sol à la vapeur, mais elle requiert « entre 2 500 et 3 000 litres de fioul à l’hectare », dit M. Visonneau, signalant l’augmentation du prix de ce combustible.
Or, pour le député Matthieu Orphelin, « on sait faire de la mâche en agriculture bio sans utilisation de produits aussi dangereux ». Yves Lepage, président de l’association Sauvegarde de l’Anjou, met également en garde contre la dangerosité de ce produit :
« Les conditions pour appliquer le méthamsodium sont nettement plus sévères, donc je considère que le méthamsodium est plus dangereux que le glyphosate. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ L’Etat veut inciter les employeurs à participer à la « transition cyclable ».
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Le vélo de fonction sur sa lancée

L’Etat veut inciter les employeurs à participer à la « transition cyclable ».



LE MONDE
 |    26.10.2018 à 14h00
    |

                            Olivier Razemon








                        



                                


                            

A domicile. Sur le trajet. Au bureau. Pour les vacances. Le plan vélo, dévoilé le 14 septembre par le premier ministre, se soucie de l’usage de la bicyclette pour toutes les activités du quotidien. Le gouvernement espère ainsi, d’ici à 2024, multiplier par trois la proportion des trajets qui se font à vélo, aujourd’hui seulement de 3 %.

Les employeurs sont invités, eux aussi, à participer à cette « transition cyclable ». Parmi la panoplie de mesures, le gou­vernement crée ainsi un « forfait mobilité durable », qui pourra être versé aux salariés qui viennent au travail à vélo. Ce forfait, de 400 euros maximum par an, sera exonéré d’impôt et de cotisations sociales. Il remplacera l’indemnité kilométrique vélo, un dispositif facultatif et plafonné à 200 euros annuels, créé par la loi de transition énergétique de 2015.
Contresens fiscal
Le vélo de service trouve aussi sa place à la faveur d’une correction d’un triple contresens fiscal. Un article de la loi de 2015 prévoyait une réduction d’impôt pour les entreprises mettant « gratuitement » à disposition de leurs salariés une flotte de vélos destinés « aux déplacements entre domicile et travail ». Le décret d’application de cet article, publié en février 2016, précisait que cette réduction devait compenser « l’achat » de la flotte.
Or, la plupart des entreprises n’achètent pas des flottes, mais les louent ; les vélos ne sont pas toujours laissés « gratuitement » à disposition des salariés ; et ils ne servent pas nécessairement aux trajets domicile-travail. D’après les professionnels de la gestion de flottes de vélos, cette mesure n’avait d’ailleurs eu aucun effet concret.

Le plan vélo du 14 septembre essaie de corriger ce pataquès. La réduction d’impôt s’appliquera aux entreprises « ayant souscrit un engagement de location de vélos d’une durée égale ou supérieure à cinq ans » dans la limite de « 25 % des frais engagés...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ Les motorisations essence et hybride deviennent plus compétitives que le diesel, mais ce n’est pas encore le cas des électriques.
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Flottes d’entreprise : des coûts d’usage en pleine mutation

Les motorisations essence et hybride deviennent plus compétitives que le diesel, mais ce n’est pas encore le cas des électriques.



LE MONDE
 |    26.10.2018 à 12h00
    |

                            Jean-Pierre Lagarde








                        



                                


                            

Ce sont les coûts d’utilisation de plus de 312 000 modèles de voi­tures que l’Observatoire du véhicule d’entreprise (OVE) a « scannés » pour en déterminer le coût d’usage total et se livrer à une comparaison des prix de revient au kilomètre (PRK) de chacun. Premier constat de cette analyse, si les coûts d’usage d’un véhicule d’entreprise (voiture de fonction, véhicule de service ou véhicule utilitaire) ont baissé de l’ordre de 5,89 % entre 2012 et 2017, ceux-ci sont néanmoins repartis à la hausse l’an passé et sont en progression de 3,23 % pour les voitures particulières et de 4,72 % pour les véhicules utilitaires. Une tendance qui devrait se poursuivre ces prochains mois avec le renforcement des taxes sur le carburant et la hausse de la fiscalité sur les véhicules d’entreprises.
Même sur les SUV
Le deuxième enseignement que tire l’observatoire porte naturellement sur l’écart très faible séparant le prix de revient kilométrique d’un modèle essence de celui de son équivalent diesel. C’était déjà vrai ces dernières années de la comparaison essence-diesel pour les petites citadines (Renault Twingo ou Fiat 500, par exemple). Cela devient une évidence dans les segments de vente supérieurs.
Ainsi, comme le démontre l’OVE, une Peugeot 208 PureTech 110 ch essence est plus économique à l’usage qu’une 208 diesel équivalente : 0,398 €/km pour l’essence contre 0,434 €/km pour le diesel. Dans cette catégorie de modèles, l’essence l’emporte quel que soit le kilométrage réalisé durant la durée d’utilisation du véhicule : 30 000 km, 60 000 km, 80 000 km et même jusqu’à 120 000 km. Dans ce cas concret, ce sont les paramètres de valeur résiduelle, de coût d’entretien, d’avantages en nature et d’amortissements non déductibles qui favorisent la version essence.
L’Observatoire du véhicule d’entreprise note que, face aux hybrides, les modèles thermiques n’arrivent plus toujours à s’imposer.
Plus surprenant, l’essence s’impose également dans la catégorie supérieure,...




                        

                        


<article-nb="2018/10/26/17-7">
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ Pour le président de la Commission de régulation de l’énergie, Jean-François Carenco, « la concurrence par les prix reste marginale ».
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤                     
                                                   
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« Il y a désormais trop d’acteurs sur le marché de l’électricité » en France

Pour le président de la Commission de régulation de l’énergie, Jean-François Carenco, « la concurrence par les prix reste marginale ».



LE MONDE ECONOMIE
 |    26.10.2018 à 09h37
    |

                            Nabil Wakim








                        



                                


                            

Jean-François Carenco, le président de la Commission de régulation de l’énergie (CRE) revient sur l’ouverture à la concurrence du marché de l’électricité. L’instance qu’il préside y a d’ailleurs joué un rôle-clé.
Ancien préfet du Rhône et de Paris, Jean-François Carenco, 66 ans, a notamment été directeur du cabinet de Jean-Louis Borloo au ministère de l’emploi, puis de l’écologie jusqu’en 2010. Il est devenu, en 2017, président de la CRE, qui, parmi ses attributions, propose les évolutions des tarifs de gaz et d’électricité et organise les appels d’offres pour les énergies renouvelables.
Haut fonctionnaire très attaché au rôle de l’Etat, il a souvent pris des positions en contradiction avec celles de son prédécesseur, Philippe de Ladoucette, grand défenseur de la concurrence, en soutenant les tarifs fixés par l’Etat et la place d’EDF.
Le secteur de l’électricité est ouvert à la concurrence depuis plus de dix ans. De très nombreux fournisseurs se lancent, mais EDF détient toujours près de 80 % du marché. La mise en compétition fonctionne-t-elle ?

C’est un mensonge de dire que la concurrence n’existe pas. Elle est féroce. La preuve, les plus gros se lancent sur le marché français, comme Total, Leclerc ou [le groupe suédois] Vattenfall. Le nombre de fournisseurs autorisés augmente sans arrêt. C’est d’ailleurs un de mes soucis : il faut mieux contrôler l’arrivée sur le marché de nouveaux fournisseurs. Il y a désormais trop d’acteurs, et des consolidations auront nécessairement lieu.
D’autant que certains de ces nouveaux arrivants ne sont pas toujours sérieux et passent leur temps à faire des procès à EDF ou aux pouvoirs publics.
Pourtant, cela ne fait pas vraiment baisser les prix pour les particuliers…

L’électricité est un produit noble, sociétal. Sur la facture, la fourniture d’électricité représente uniquement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ Alors que les travaux de déboisement progressent pour construire la future A355, le gouvernement rejette tout moratoire.
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L’opposition au grand contournement ouest de Strasbourg ne fléchit pas

Alors que les travaux de déboisement progressent pour construire la future A355, le gouvernement rejette tout moratoire.



LE MONDE
 |    26.10.2018 à 06h38
 • Mis à jour le
26.10.2018 à 15h37
    |

            Rémi Barroux (Strasbourg, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Arrêter le projet avant qu’il ne soit trop tard, par tous les moyens, y compris une grève de la faim illimitée. C’est ce à quoi s’emploient les opposants au grand contournement ouest (GCO) de Strasbourg, et le cours des événements s’accélère.

Vendredi 26 octobre, le ministre de la transition écologique et solidaire, François de Rugy, et la ministre chargée des transports, Elisabeth Borne, doivent recevoir un argumentaire contenant des solutions alternatives à ce projet autoroutier de 24 kilomètres de deux fois deux voies. Il passe à l’ouest de la capitale alsacienne, est destiné à soulager l’A35, l’autoroute (gratuite) qui entre dans la ville, et à diminuer la pollution affectant les riverains. L’exploitation de ce futur contournement, appelé aussi A355, a été concédée à Vinci.
L’envoi de ce courrier fait suite à une rencontre entre les opposants, emmenés par la députée du Bas-Rhin (La République en marche, LRM) Martine Wonner et les deux ministres, lundi 22 octobre.
Obtenir un moratoire
« Ils nous ont interrogés sur l’existence d’alternatives, en insistant sur les bouchons de l’A35, les pics de pollution et la solution que représentait la construction du GCO », relate Martine Wonner. Pour les opposants, l’urgence est d’obtenir un moratoire pour suspendre les travaux en cours de ce chantier de quelque 260 hectares. Jeudi 25 octobre, c’était au tour des partisans du projet, dont les prémices remontent à 1973, d’être reçus : Robert Herrmann, le président de l’Eurométropole de Strasbourg, quatre députés, les représentants de la région, du département et de la préfecture. Ces derniers ont l’oreille du gouvernement.
« Je dis non à la demande de moratoire, parce qu’avec tous les recours ce serait sans fin. L’urgence est de ne pas laisser les poids lourds entrer dans le cœur de Strasbourg avec l’A35. On ne pourra pas réaménager cette autoroute, sans faire le GCO, déclare au Monde François de Rugy. Après...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ Selon un document de travail, le gouvernement estime qu’il faut d’abord en baisser les coûts de construction.
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Nucléaire : pas de décision sur la construction de nouveaux EPR avant 2021

Selon un document de travail, le gouvernement estime qu’il faut d’abord en baisser les coûts de construction.



LE MONDE
 |    26.10.2018 à 06h13
 • Mis à jour le
26.10.2018 à 07h40
   





                        



   


Le gouvernement envisage de décider entre 2021 et 2025 s’il lancera la construction d’une « série » de réacteurs EPR, estimant qu’il faut d’abord en baisser les coûts, selon un document de travail gouvernemental consulté par l’AFP. Ce document, dont l’authenticité a été confirmée par une source gouvernementale, a été élaboré dans le cadre de la définition de la feuille de route énergétique nationale, qui doit être présentée courant novembre.
La filière nucléaire est ainsi appelée à mettre au point avant mi-2021 un « programme industriel » qui garantisse que d’éventuels futurs EPR auront un coût acceptable (évalué entre 60 et 70 euros/mégawattheure).
Certains des 58 réacteurs du parc français, autorisés pour l’instant à fonctionner pendant 40 ans, commenceront à atteindre cette échéance à partir de 2019. EDF prévoit de grands travaux pour prolonger leur fonctionnement jusqu’en 2029 et il compte après cette date en remplacer une partie par des EPR.

        L’analyse politique :
         

          Emmanuel Macron veut tourner la page Hulot



Retards et surcoûts
Le groupe travaille depuis plusieurs années au développement d’un modèle d’EPR simplifié, moins cher et moins long à construire, alors que les chantiers actuels, dont celui de Flamanville (Manche), ont multiplié retards et surcoûts. Dans sa contribution au débat public sur la feuille de route énergétique, le groupe affirmait attendre « une décision prochaine » de l’Etat pour lancer le processus permettant de mettre une « première » centrale en service « en 2030 ou à peu près ».
Si le gouvernement ne se prononce pas avant 2025, ce calendrier a peu de chance de se concrétiser, d’autant que le futur modèle devra recevoir les autorisations nécessaires.
Le document de travail, axé sur les solutions technologiques d’avenir pour l’énergie, ne mentionne en revanche aucune fermeture de réacteur. Un « programme de recherche » doit même être lancé pour étudier le prolongement de la durée de vie du parc existant, sans précision sur l’échéance souhaitée. Outre le nucléaire, il évoque également les énergies renouvelables, le stockage, la mobilité, le bâtiment ou encore l’hydrogène.
Le gouvernement est en cours d’élaboration de la feuille de route énergétique de la France à horizon 2028, baptisée programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). Initialement attendue pour fin juin, sa présentation a été reportée au mois de novembre.

        Notre reportage à Fessenheim :
         

          où « toute la vie du village tourne autour de la centrale »




        Notre reportage à Flamanville :
         

          les soudures de la discorde






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ L’épicentre du séisme, de magnitude 6,4, a été enregistré dans la mer Ionienne. Il a provoqué des dégâts, mais pas de victimes.
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Un fort séisme de magnitude 6,4 a eu lieu au large de la Grèce

L’épicentre du séisme, de magnitude 6,4, a été enregistré dans la mer Ionienne. Il a provoqué des dégâts, mais pas de victimes.



Le Monde.fr avec AFP
 |    26.10.2018 à 03h21
 • Mis à jour le
26.10.2018 à 08h05
   





                        



   


Un séisme de magnitude 6,4 a été enregistré vendredi 26 octobre au large de la Grèce, à 35 kilomètres au sud-ouest du village de Lithakia sur l’île de Zante, en mer Ionienne, a annoncé l’observatoire d’Athènes, et ce séisme a provoqué des dégâts selon les premières informations.
Selon le site internet de l’institut géologique américain USGS, qui a annoncé le premier cette secousse tellurique, le séisme était d’une magnitude de 6,4.
Le réseau d’électricité a été en partie affecté et des dégâts ont été provoqués par des glissements de terrain, selon des médias locaux.
Selon l’observatoire d’Athènes, il s’agissait de plusieurs secousses de magnitudes comprises entre 4,9 et 6,4, qui ont été fortement été ressentis sur l’île de Zante. L’épicentre du tremblement de terre se situait en mer, à 287 km à l’ouest d’Athènes, selon l’observatoire d’Athènes.
La Grèce, et en particulier l’ouest et le sud du Péloponèse, se trouve sur des lignes de faille importantes, et elle est régulièrement frappée par des tremblements de terre, qui font rarement des victimes.
En juillet 2017, cependant, un séisme de magnitude 6,7 a tué deux personnes sur l’île touristique de Kos en mer Egée (sud-est), faisant d’importants dégâts. Et en septembre 1986, un séisme de 6,2 à Kalamata, chef-lieu de la Messénie, avait fait 20 morts et de nombreuses maisons s’étaient écroulées.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ L’Union nationale de l’apiculture française presse les pouvoirs publics de sortir l’agriculture de sa dépendance aux pesticides.
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Article sélectionné dans La Matinale du 25/10/2018
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30 % des colonies d’abeilles sont mortes pendant l’hiver en France

L’Union nationale de l’apiculture française presse les pouvoirs publics de sortir l’agriculture de sa dépendance aux pesticides.



Le Monde.fr avec AFP
 |    25.10.2018 à 21h29
 • Mis à jour le
26.10.2018 à 07h49
   





                        



   


Les études soulignant le déclin des abeilles se succèdent et se ressemblent. Près d’un tiers des colonies d’abeilles sont mortes lors de l’hiver écoulé, s’est alarmée, jeudi 25 octobre, l’Union nationale de l’apiculture française (UNAF).
Le ministère de l’agriculture et l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) ont rendu public, jeudi, les premiers résultats d’une enquête réalisée cet été. Près de 14 000 apiculteurs, sur 46 500 contactés par e-mail, ont répondu. Les réponses envoyées par voie postale doivent encore être analysées. « Le taux moyen de mortalité des colonies durant l’hiver 2017-2018 (…) peut être estimé à 29,4 % », selon les premiers résultats.

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                « Les abeilles sont menacées d’extinction en Europe »



Le taux de mortalité moyen grimpe à 35 % pour les exploitations comptant moins de dix colonies et descend à 28,4 % pour la catégorie cinquante exploitations et plus. Il varie en fonction des départements, sans que se dégage une tendance claire.
Les ruches connaissent habituellement un taux de mortalité de 30 % sur l’ensemble de l’année, explique l’UNAF. « Là, ce taux intervient sur quatre mois de l’année », souligne l’organisation. « Nous pressons les pouvoirs publics de sortir notre agriculture de sa dépendance aux pesticides », demande son président, Gilles Lanio, cité dans le communiqué.
La production de miel s’est effondrée
Dans le viseur des apiculteurs français, les néonicotinoïdes, à l’origine de l’effondrement des abeilles et des pollinisateurs. Ces molécules très persistantes s’attaquent au système nerveux des insectes.
Une avancée, tout de même : la validation, par le tribunal de l’Union européenne (UE), des restrictions imposées à trois néonicotinoïdes sur le territoire de l’UE et l’interdiction, prévue en septembre, de toutes les molécules de cette famille en France – avec dérogations possibles jusqu’en 2020.

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                Tout comprendre aux pesticides néonicotinoïdes



Le ministère de l’agriculture a annoncé, en juillet, une aide de 3 millions d’euros pour les apiculteurs touchés par la mortalité des abeilles, destinée au renouvellement des essaims. « Nous pensons que [ces sommes] ne seront pas utilisées » car « les apiculteurs ont privilégié la reconstitution d’essaims », fait savoir Henri Clément, secrétaire général de l’UNAF.
La France n’assure déjà plus les besoins de ses consommateurs. Entre 1995 et 2017, la production de miel s’est effondrée, passant, selon l’UNAF, d’environ 32 000 tonnes à 10 000 tonnes. Ouvrant les vannes à des miels importés, parfois frelatés ou coupés au sirop de sucre.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ L’institution a retoqué plusieurs articles au motif qu’ils sortaient du cadre du projet de loi adopté par les parlementaires le 2 octobre.
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Loi agriculture et alimentation : un quart des articles censurés par le Conseil constitutionnel

L’institution a retoqué plusieurs articles au motif qu’ils sortaient du cadre du projet de loi adopté par les parlementaires le 2 octobre.



Le Monde.fr avec AFP
 |    25.10.2018 à 19h52
 • Mis à jour le
25.10.2018 à 19h57
   





                        



   


Le Conseil constitutionnel a annoncé, jeudi 25 octobre, qu’il censurait près d’un quart des articles de la loi pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire, surnommée « loi alimentation », après avoir été saisi par plus de soixante sénateurs.
L’institution a écarté tous les « cavaliers législatifs », c’est-à-dire les articles qu’il considérait ne pas répondre à l’intitulé du projet de loi initial. Parmi ces propositions, l’étiquetage sur la provenance géographique du vin et du miel, la définition de la notion d’agriculture de groupe ou l’éducation à la préservation de la biodiversité dans l’enseignement agricole ont par exemple été retoqués par les juges de la rue Montpensier. Aucun article majeur de la loi n’est concerné par la censure.
« [Si le conseil] a écarté les critiques formulées sur le fond contre plusieurs articles de la loi, il a, pour des raisons de procédure », c’est-à-dire sur la forme, « censuré 23 de ses articles, qui étaient au nombre de 98, alors que le projet initial du gouvernement en comptait 17 », déclare dans un communiqué le Conseil Constitutionnel.
Rééquilibrer les relations commerciales de la filière
Les auteurs de la saisine estimaient notamment que « certains articles de la loi contrevenaient au principe d’égalité et qu’ils méconnaissaient la liberté d’entreprendre ». Sur ces points, le Conseil constitutionnel a relevé que « la différence de traitement résultant [des] dispositions entre les secteurs agroalimentaires et de la distribution et les autres secteurs économiques étant en rapport avec l’objet de la loi, il [écartait] le grief d’une atteinte au principe d’égalité ».

        Malgré le vote de la loi,
         

          les désaccords persistent entre agriculteurs et distributeurs



Issu des états généraux de l’alimentation, le projet de loi dit « Egalim » entend rééquilibrer les relations commerciales entre agriculteurs, transformateurs et distributeurs, et mettre fin à une guerre de prix mortifère pour toute la filière.
La décision du Conseil constitutionnel était très attendue par le monde agricole, qui s’inquiète de voir publiées à temps les ordonnances pour l’application du texte avant le début des négociations commerciales entre la grande distribution et l’industrie agroalimentaire, dont dépend leur rémunération.

        Lors du débat autour de la loi,
         

          des éleveurs mi-résignés, mi-dépités







                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ Phénomène rare, un rorqual, deuxième mammifère le plus grand au monde, est mort en mer avant d’échouer sur une plage du nord de la Belgique.
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Une baleine de 18 mètres s’échoue sur la côte en Belgique

Phénomène rare, un rorqual, deuxième mammifère le plus grand au monde, est mort en mer avant d’échouer sur une plage du nord de la Belgique.



Le Monde.fr avec AFP
 |    25.10.2018 à 18h30
 • Mis à jour le
25.10.2018 à 19h57
   





                        



   


Un rorqual s’est échoué dans la nuit de mercredi à jeudi sur la plage de la commune du Coq en Belgique, un phénomène très rarement observé sur le littoral flamand, a indiqué l’Institut royal des sciences naturelles de Belgique (IRSNB).
L’animal, un rorqual mâle de 18 mètres de long et pesant 35 tonnes, était déjà mort lorsqu’il s’est échoué. Il avait été repéré en mer mercredi, flottant au large de la ville de Blankenberge et était suivi par des équipes scientifiques.

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                La baleine boréale, chanteuse de jazz



Les causes de la mort n’étaient pas connues ce 25 octobre. La carcasse a été découpée et déplacée, tout au long de la journée de jeudi, et des échantillons ont été envoyés pour être étudiés par les biologistes.
Cela faisait vingt et un ans qu’un rorqual ne s’était pas échoué sur la côte belge, selon les médias locaux. Espèce protégée, c’est le deuxième plus grand mammifère après la baleine bleue.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ Plusieurs initiatives émergent sur Internet pour protester contre la hausse des prix du carburant, dont des appels à bloquer les routes et les autoroutes le 17 novembre.
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Une pétition contre la hausse du prix de l’essence et du diesel connaît un grand succès

Plusieurs initiatives émergent sur Internet pour protester contre la hausse des prix du carburant, dont des appels à bloquer les routes et les autoroutes le 17 novembre.



Le Monde.fr avec AFP
 |    25.10.2018 à 18h23
 • Mis à jour le
26.10.2018 à 09h33
   





                        



   


Les initiatives pour protester contre la hausse du prix du carburant se multiplient. Alors que des appels au blocage des routes pour le 17 novembre émergent sur les réseaux sociaux, une pétition réclamant une baisse des prix à la pompe a été lancée sur Change.org. Créée dimanche 21 octobre par Priscilla Ludosky, une automobiliste en colère, l’appel a depuis recueilli plus de 210 000 signatures.
« Quand j’ai vu mon plein passer de 45 à 70 euros, j’ai cherché à savoir de quoi était composé ce prix. Je me suis rendu compte que le gouvernement pouvait agir en baissant les taxes. C’est donc ce que je lui demande », déclare la jeune femme de 32 ans à l’origine de la pétition, interrogée par Le Parisien.

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En un an, les prix à la pompe ont grimpé de 23 % pour le diesel et de 14 % pour l’essence. Le prix moyen d’un litre de sans-plomb 95 à la pompe s’élevait la semaine dernière à 1,55 euro, à peine plus que celui du gazole, à 1,52 euro, selon le ministère de la transition écologique et solidaire.
Nouvelles hausses prévues
Les prix de l’or noir se sont en effet redressés cette année, passant de 65 dollars début janvier pour le baril de brent de la mer du Nord à 86 dollars début octobre, avant de refluer autour des 75 dollars actuellement.
La hausse du prix des carburants s’explique aussi par la taxation qui s’est alourdie, surtout pour le diesel depuis le 1er janvier. Les taxes sur le gazole ont ainsi augmenté de 7,60 centimes par litre au total, avec notamment la contribution climat énergie (« taxe carbone »). Pour l’essence, l’augmentation a été de 3,90 centimes par litre.
Cette politique devrait être renforcée en 2019, avec des hausses de 6 centimes pour le diesel et 3 centimes pour l’essence, puis à nouveau jusqu’en 2022, l’objectif étant de rendre l’essence moins onéreuse que le diesel, jugé plus polluant.

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                Pollution : non, le diesel n’émet pas moins de CO2 que l’essence



« Nous assumons »
Sur ce sujet sensible, à l’heure où l’exécutif est englué depuis plusieurs mois dans une polémique sur le pouvoir d’achat, plusieurs membres de l’opposition ont dénoncé à l’unisson ces hausses cette semaine.
Lundi, l’ancienne ministre socialiste de l’environnement, Ségolène Royal, a affirmé que le gouvernement cherchait « à justifier un matraquage fiscal par l’écologie ». Un constat partagé par le président du groupe les Républicains à l’Assemblée, Christian Jacob, qui estimait jeudi sur Europe 1 que ces « taxations punitives » servaient principalement à « faire marcher la pompe à fric » pour le gouvernement.

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                Diesel et « écologie punitive » : les amnésies de Ségolène Royal



Plusieurs membres du gouvernement tentaient jeudi de désamorcer le mécontentement croissant des Français. « Je ne nie pas le fait que ce soit difficile pour certains Français qu’on augmente la fiscalité sur le gazole. Mais nous avons 3,8 milliards d’euros de dispositifs d’aide pour accompagner ces Français dans la transition écologique », a défendu la secrétaire d’Etat auprès du ministre de la transition écologique et solidaire, Brune Poirson, au micro de Sud Radio.
« Nous assumons de mener une politique de transformation de l’énergie (…) en ayant annoncé la couleur avant puisque [la hausse de la fiscalité] a été votée dans le budget l’année dernière, avec une trajectoire pour cinq ans », a pour sa part insisté le ministre de la transition écologique François de Rugy, interpellé au Sénat lors des questions au gouvernement.
La ministre des transports, Elisabeth Borne, invitée de Radio Classique, a souligné pour sa part que la hausse des carburants était « en grande partie liée à l’évolution des cours mondiaux du pétrole ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ La vignette Crit’Air détourne le consommateur urbain des véhicules roulant au diesel. En 2021, d’autres mesures fiscales devraient enfoncer le clou.
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« Il y a bien un déclin des valeurs de revente des diesels »

La vignette Crit’Air détourne le consommateur urbain des véhicules roulant au diesel. En 2021, d’autres mesures fiscales devraient enfoncer le clou.



LE MONDE
 |    25.10.2018 à 18h00
    |

                            Eric Gibory








                        



                                


                            

Selon Yoann Taitz, directeur des opérations chez Autovista, le spécialiste de l’information automobile, les valeurs de revente des véhicules diesel vont encore baisser au cours des quatre prochaines années.

Comment évoluent les ventes de véhicules diesel sur le marché de l’occasion depuis le début de l’année ?
Ces six derniers mois, le marché a davantage changé qu’au cours des six mois précédents. Aujourd’hui, nos clients nous demandent d’anticiper l’évolution du diesel. Sur le segment des véhicules d’occasion (VO) âgés de 3 à 5 ans, nous enregistrons des baisses plus sévères des valeurs résiduelles [les valeurs prévisibles de revente sur le marché VO] depuis six mois. Le segment B, celui des citadines comme la Renault Clio ou la Peugeot 208, est beaucoup plus touché que le M2, celui des berlines familiales comme la Peugeot 508 ou la Volkswagen Passat.
En ville, le consommateur ne veut plus de diesel. Autre signe de cette évolution, tous les mois, nous sommes amenés à revoir à la baisse des valeurs d’occasion sur certains modèles. Bémol à nos observations, les constructeurs ne constatent pas de chute des prix. Mais, si on regarde de plus près, les VO les plus récents sont dotés de finitions plus poussées et affichent des prix équivalents à ceux qu’obtenaient les véhicules moins bien équipés auparavant. Avec cette montée en gamme à des prix équivalents, il s’agit bien d’un déclin des valeurs de revente. Et les fortes immatriculations « tactiques » [immatriculation des stocks réalisée afin de gonfler les chiffres des ventes] de cet été par une grande majorité de constructeurs ne vont rien arranger quant à la modification des valeurs prévisibles de revente.
Les résultats sont-ils homogènes sur l’ensemble du territoire français ?
Non, un marché des villes coexiste avec un marché des campagnes. Depuis juin 2017, avec l’arrivée de la vignette Crit’Air, les acheteurs de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ Auteure du documentaire « Rhino dollars », Olivia Mokiejewski a enquêté sur le trafic de cornes qui menace l’animal, victime du crime organisé.
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Entretien

« Les rhinocéros auront sûrement disparu dans une vingtaine d’années »

Auteure du documentaire « Rhino dollars », Olivia Mokiejewski a enquêté sur le trafic de cornes qui menace l’animal, victime du crime organisé.

Pierre Lepidi
    



LE MONDE
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        Le 25.10.2018 à 17h44

     •
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        Mis à jour le 25.10.2018 à 19h13






    
Un rhinocéros blanc dans le parc Kruger, en Afrique du Sud, en août 2018.
Crédits : WIKUS DE WET / AFP


En mars 2017, Vince, un rhinocéros blanc du zoo de Thoiry (Yvelines), a été tué de trois balles de calibre 12 et sa corne ­arrachée par des braconniers. C’était la première fois qu’un parc zoologique européen était touché par le massacre de rhinocéros, un phénomène presque banal en Afrique, où un animal est abattu toutes les huit heures. Le documentaire Rhino dollars, réalisé par Olivia Mokiejewski au terme de deux ans d’enquête et disponible sur Arte, montre que derrière ces tueries dictées par la loi du marché se cache « un nouveau visage du crime organisé ». Ce trafic méconnu rapporte autant que celui de l’or ou de l’héroïne.

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                « Rhino dollars » : les cornes de la discorde



Pourquoi avez-vous décidé de faire ce documentaire ?
Olivia Mokiejewski : Quand on parle de problématique animale, les gens répondent souvent que c’est triste pour la planète. Mais ils considèrent que l’urgence est ailleurs. En faisant ce documentaire, j’ai voulu montrer qu’avec le trafic de cornes de rhinocéros, nous étions face à un nouveau visage du crime organisé. Dans son fonctionnement, il est identique aux trafics de drogues ou d’armes. Il ne s’agit pas seulement d’une « problématique pour écolos ». Ceux qui disent que « la Terre continuera de tourner » oublient que le pillage de la nature est l’une des premières sources de financement de la pègre et des groupes terroristes. Il ne s’agit donc pas seulement de sauver une espèce animale. Les menaces ne sont pas qu’écologiques, mais aussi économiques et sécuritaires.
Au rythme où vont les massacres, pour quand est programmée la fin des rhinocéros ?
On estime aujourd’hui qu’il en reste environ 25 000, qu’ils soient blancs ou noirs. En Afrique du Sud, 1 000 sont tués chaque année. On peut donc supposer que la disparition est programmée d’ici une vingtaine d’années. On dit ça pour beaucoup d’espèces. Pour les lions, on estime qu’il n’y en aura plus en 2050. Le problème est que moins il y a d’animaux, moins il y a de diversité génétique et plus l’espèce s’éteint rapidement.

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Comment sont structurées les mafias qui organisent le trafic de cornes de rhinocéros ?
Ces mafias, organisées comme des entreprises, comptent cinq niveaux. En bas, il y a de petits braconniers. Au sommet, ce sont souvent des hommes d’affaires asiatiques, basés en Chine ou à Hongkong, qui dirigent des sociétés parfaitement légales. Au cours du documentaire, nous sommes montés aux niveaux 3 et 4, c’est-à-dire à des parrains mêlés à d’autres trafics comme l’ivoire ou la drogue. Ces mafias ont des ramifications sur plusieurs continents et sont très bien organisées. Quand des têtes tombent, elles sont immédiatement remplacées.
Comment avez-vous convaincu les braconniers de témoigner ?
Il ne faut pas avoir une vision manichéenne qui consiste à dire : « ceux qui tuent des rhinocéros sont des méchants, ceux qui les défendent sont des gentils ». J’ai essayé de comprendre ce qui a fait le lit du crime.
En Afrique du Sud, les conséquences de l’apartheid sont une des données du problème. Dans cette guerre de la corne, on retrouve des tensions raciales très fortes. Les laissés-pour-compte voient toute la journée des cars et des voitures pleines de touristes, mais ils ne bénéficient absolument pas des retombées économiques de la faune. Et quand ils sont embauchés en tant que rangers, ils gagnent un salaire de misère. Du coup, lorsqu’ils voient un animal, ils voient de l’argent. Ils n’ont aucun intérêt à protéger les animaux. En un coup de feu, ils vont gagner 50 ou 100 fois plus.
J’ai réussi à les approcher en leur demandant pourquoi ils faisaient ça, mais sans les juger. Eux ne sont pas fiers de ce qu’ils font, mais ils l’expliquent. Quand vous leur dites : « Et que ferez-vous quand il n’y aura plus de rhinos ? », ils vous répondent : « On tuera des éléphants ». Ces gens ont des désirs comme tout le monde, avoir des tee-shirts à la mode et écouter de la musique.

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Quelles seraient les solutions ?
Il faudrait une vision globale de ce trafic, une vraie collaboration internationale pour démanteler les réseaux criminels. Il faudrait aussi des formations au niveau des douanes, car aujourd’hui les cornes ne passent plus en un seul morceau mais sous forme de bijoux, et les autorités ne sont pas du tout formées à ça. L’autre idée, un peu idéaliste, serait de travailler en collaboration avec les populations locales pour que les syndicats du crime aient moins de facilités à recruter. Côté asiatique, il faudrait aussi expliquer que la corne de rhino a des vertus totalement imaginaires, qui ne sont pas prouvées scientifiquement.


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ Le Conseil d’Etat a annulé le décret pris en 2017, mais cette décision ne remet pas en cause l’arrêt des deux réacteurs alsaciens.
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Fessenheim : le gouvernement devra prendre un nouveau décret de fermeture de la centrale

Le Conseil d’Etat a annulé le décret pris en 2017, mais cette décision ne remet pas en cause l’arrêt des deux réacteurs alsaciens.



LE MONDE
 |    25.10.2018 à 15h56
 • Mis à jour le
26.10.2018 à 09h45
    |

            Pierre Le Hir








                        



   


C’est un rebondissement de plus dans le feuilleton de la fermeture de la centrale nucléaire alsacienne de Fessenheim. Jeudi 25 octobre, le Conseil d’Etat a annulé le décret du 8 avril 2017 qui abrogeait l’autorisation d’exploitation de cette installation. Le gouvernement devra donc prendre un nouveau décret dans ce sens, mais cette nouvelle péripétie ne change rien à l’arrêt annoncé des deux réacteurs du Haut-Rhin, dont seule la date demeure incertaine.
Le décret invalidé par le Conseil d’Etat avait été pris à l’initiative de Ségolène Royal, ministre de l’environnement et de l’énergie, à la veille du changement de gouvernement. « C’est dit c’est fait », s’était félicitée sur Twitter Mme Royal, qui voulait ainsi montrer que l’engagement pris par François Hollande de fermer la doyenne des centrales françaises avant la fin de son quinquennat était respecté.
Ce décret apparaissait pourtant fragile sur le plan juridique, dans la mesure où une demande préalable d’EDF, notifiant son intention de mettre à l’arrêt définitif les deux unités, était requise. C’est pourquoi plusieurs collectivités – commune de Fessenheim, communauté de communes Pays Rhin-Brisach, département du Bas-Rhin et région Grand Est –, ainsi que deux organisations syndicales – fédération CFE-CGC Energies et fédération FO Energie et Mines – l’avaient attaqué, pour « abus de pouvoir », devant le Conseil d’Etat.
Celui-ci leur a donc donné raison, considérant que « l’abrogation d’une autorisation d’exploiter une installation de production d’électricité ne peut intervenir que sur demande de son titulaire ». Le décret contesté précisait d’ailleurs qu’il n’entrerait en vigueur… qu’une fois que cette demande aurait été faite. Lors de l’audience consacrée à ce dossier, le 12 octobre, le rapporteur public avait déclaré que « le vice juridique » lui semblait « trop grave pour passer outre ».
« Le processus se poursuivra » avec « un nouveau décret »
S’il s’agit d’une forme de camouflet rétrospectif pour Mme Royal, cette annulation ne change rien sur le fond. « Le processus de fermeture de la centrale de Fessenheim est enclenché de façon irréversible et se poursuivra pour aboutir d’ici à 2022. Un nouveau décret sera pris en temps utile », assure le ministre de la transition écologique et solidaire, François de Rugy.

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                Fermeture de la centrale de Fessenheim : ce que l’Etat compte faire pour l’après



EDF, qui ne souhaite pas commenter cette décision, n’a pas encore déposé sa demande de mise à l’arrêt de Fessenheim. Mais l’électricien sait, depuis la loi de transition énergétique de 2015 qui plafonne la puissance du parc électronucléaire français à son niveau actuel de 63,2 gigawatts, qu’il devra se séparer de ses deux plus anciens réacteurs, mis en service en 1977, pour pouvoir démarrer l’EPR de Flamanville (Manche). En dépit des problèmes à répétition que connaît le chantier du réacteur de troisième génération, où des soudures défectueuses doivent notamment être reprises, EDF maintient son calendrier, à savoir un couplage au réseau électrique début 2020.
Même dans l’hypothèse où l’EPR normand connaîtrait un nouveau retard, les deux réacteurs alsaciens ne pourront pas fonctionner au-delà de septembre 2020 pour le premier, d’août 2022 pour le second. C’est ce qu’a précisé l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) dans un courrier adressé le 19 octobre à EDF, où elle prend acte de la décision de l’électricien de ne pas engager les travaux et les investissements qui permettraient de prolonger les deux unités au-delà de leur quatrième visite décennale. Il n’y aura pas de deuxième vie pour Fessenheim.

        Lire notre reportage :
         

          A Fessenheim, « toute la vie du village tourne autour de la centrale »




Nucléaire : pas de décision sur la construction de nouveaux EPR avant 2021
Le gouvernement envisage de décider, entre 2021 et 2025, s’il lancera la construction d’une « série » de réacteurs EPR, estimant qu’il faut d’abord en baisser les coûts, selon un document de travail, consulté par l’AFP, vendredi 26 octobre, et rédigé dans le cadre de la définition de la feuille de route énergétique nationale, qui doit être présentée courant novembre. La filière nucléaire est ainsi appelée à mettre au point, avant mi-2021, un « programme industriel » qui garantisse un coût acceptable (évalué entre 60 et 70 euros/mégawattheure) pour d’éventuels futurs EPR. Le document ne mentionne aucune fermeture de réacteur. Un « programme de recherche » doit même être lancé pour étudier le prolongement de la durée de vie du parc existant, sans précision sur l’échéance souhaitée.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤ Le tribunal administratif de Paris rejette les recours déposés contre le nouvel arrêté fermant la voie Georges-Pompidou à la circulation. Un soulagement pour Anne Hidalgo.
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Article sélectionné dans La Matinale du 25/10/2018
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Les voies sur berge à Paris restent fermées aux voitures

Le tribunal administratif de Paris rejette les recours déposés contre le nouvel arrêté fermant la voie Georges-Pompidou à la circulation. Un soulagement pour Anne Hidalgo.



LE MONDE
 |    25.10.2018 à 13h26
 • Mis à jour le
26.10.2018 à 09h35
    |

            Stéphane Mandard








                        



   


Les Parisiens (et les touristes) vont pouvoir continuer à déambuler à pied, à vélo, à rollers, à trottinette ou en poussette sur les berges de la rive droite de la Seine.
Dans un jugement rendu jeudi 25 octobre, le tribunal administratif de Paris rejette les requêtes introduites contre l’arrêté du 6 mars pris en urgence par la Mairie de Paris pour pérenniser la piétonnisation de la voie Georges-Pompidou après l’annulation, le 21 février, par la même juridiction, de la fermeture à la circulation automobile. La perspective d’un retour des voitures planait depuis le 22 octobre et la confirmation, en appel, de l’annulation de l’arrêté initial d’octobre 2016.
Neuf requêtes rejetées
Cette décision est une bouffée d’oxygène pour la maire socialiste de Paris, Anne Hidalgo, après une séquence marquée par les fiascos Vélib’ et Autolib’et la démission fracassante de son premier adjoint, Bruno Julliard.

        Lire aussi :
         

                L’annulation de la piétonnisation des voies sur berges à Paris confirmée en appel



La fermeture à la circulation de cette voie longue de 3,3 kilomètres en plein cœur de la capitale constitue l’une des mesures les plus emblématiques et aussi les plus contestées de la maire dans sa politique de restriction de la place de la voiture dans la ville.
Elle avait notamment été fortement combattue par Valérie Pécresse, la présidente (Les Républicains, LR) de la région Ile-de-France. En pointe contre le premier arrêté, elle n’avait cependant pas attaqué celui de mars.
Au total, neuf requêtes avaient été déposées par des riverains, des commerçants, des fédérations d’automobilistes, l’Association des maires franciliens ou encore le maire (LR) du 1er arrondissement de Paris, Jean-François Legaret. Elles ont toutes été rejetées.
« La piétonnisation des berges est validée »
Le tribunal a suivi les conclusions du rapporteur public, ce qui n’avait pas été le cas en début de semaine pour la cour administrative d’appel.
Contrairement à l’arrêté initial, le texte du 6 mars validé aujourd’hui ne fait plus référence à des considérations de qualité de l’air. Il se fonde uniquement sur des arguments patrimoniaux et touristiques visant à protéger un site classé. « L’interdiction de la circulation automobile édictée par la Mairie de Paris est justifiée par la nécessité de préserver un site inscrit au Patrimoine mondial de l’Unesco », relève ainsi le tribunal administratif dans sa décision.
La fermeture des voies sur berges est accusée par ses détracteurs d’avoir déplacé les bouchons et la pollution. « Les désagréments que l’arrêté cause en termes d’allongement de temps de transport, de qualité de l’air et de nuisances sonores sur les quais hauts sont limités », tranche la juridiction administrative dans sa décision du 25 octobre.
« La piétonnisation des berges est validée, déclare au Monde Christophe Najdovski, adjoint aux transports à Paris. Il n’y a pas de retour envisagé ni envisageable des voitures. »
Néanmoins, ce jugement ne met pas un terme définitif au feuilleton judiciaire puisqu’il reste susceptible d’un appel. Une association de défense des automobilistes requérante, l’Union pour la défense de la liberté et de l’égalité de circuler motorisé, fait savoir qu’elle exercera ce droit. Si les berges restent fermées aux voitures, « le débat judiciaire demeure entier », veut encore croire son avocat, Patrick Tabet.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤ Dans une lettre au climatologue belge André Berger, le chef de l’Etat se dit « convaincu de l’importance particulière du nucléaire, en tant qu’énergie décarbonée ».
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤ Si aucun humain n’y vivait, East Island abritait notamment des espèces menacées comme des phoques moines et des tortues vertes d’Hawaï.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤                     
                                                

« Oh, mon Dieu, elle a disparu ! » : une île hawaïenne engloutie après le passage d’un ouragan

Si aucun humain n’y vivait, East Island abritait notamment des espèces menacées comme des phoques moines et des tortues vertes d’Hawaï.



LE MONDE
 |    25.10.2018 à 11h41
 • Mis à jour le
25.10.2018 à 18h42
   





                        


Le territoire des Etats-Unis a rétréci depuis quelques jours. Une île hawaïenne, East Island, a été rayée de la carte après avoir été engloutie par les eaux à la suite du passage d’un ouragan au début du mois. L’annonce en a été faite lundi 22 octobre par des scientifiques fédéraux qui se fondent sur des images satellites de l’organisme public américain U.S. Fish and Wildlife Service.
« J’ai eu un sacré moment de panique. Je me suis dit “oh, mon Dieu, elle a disparu !”, a témoigné Chip Fletcher, climatologue à l’université d’Hawaï. L’île avait probablement entre 1 000 et 2 000 ans. C’est une fissure de plus dans le mur de notre écosystème, qui est en train de tomber en ruine. » M. Fletcher et son équipe de chercheurs étaient en train de faire des recherches sur East Island au moyen de drones et de prélever des échantillons de sable et de coraux pour déterminer l’âge de l’île. L’objectif était d’évaluer ses perspectives face au changement climatique.
« Nous voulions surveiller l’île et nous sommes donc déçus qu’elle ait disparu, mais d’un autre côté, nous avons appris que ces îles sont beaucoup plus à risque que nous ne le pensions. Je pensais que l’île serait là pour une dizaine ou une vingtaine d’années, mais elle est beaucoup plus fragile que je ne le pensais. »
Phoques moines et tortues vertes
Le site d’investigation Honolulu Civil Beat a diffusé sur Twitter des images satellite de l’île avant et après le passage de l’ouragan Walaka au début du mois.

Hurricane Walaka, one of the most powerful Pacific storms ever recorded, has erased East Island, which is part of F… https://t.co/pbGoKPCVJh— CivilBeat (@Honolulu Civil Beat)


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East Island était, jusqu’à sa disparition, le deuxième plus grand îlot du banc de sable de la Frégate française. Ce bout de terre de 44 000 m2 était situé dans la réserve de Papahānaumokuākea. Si aucun humain n’y vivait, l’île avait toutefois un rôle primordial dans la biodiversité. Elle abritait notamment des espèces menacées comme des phoques moines et des tortues vertes d’Hawaï.




                            


                        

                        

