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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ Un refrain très populaire laisse entendre que les prix à la pompe ne grimperaient qu’à cause de la fiscalité environnementale. C’est très exagéré.
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Les taxes ne sont pas la première cause de la flambée du prix de l’essence et du diesel

Un refrain très populaire laisse entendre que les prix à la pompe ne grimperaient qu’à cause de la fiscalité environnementale. C’est très exagéré.



LE MONDE
 |    26.10.2018 à 17h05
 • Mis à jour le
26.10.2018 à 17h16
    |

            Adrien Sénécat








                        


Le mécontentement dû à la hausse des prix des carburants s’intensifie. En témoigne le succès d’une pétition qui demande au gouvernement de baisser les taxes pour soulager le portefeuille des automobilistes, qui a recueilli plus de 300 000 signatures en quelques jours. C’est aussi dans ce contexte qu’une rumeur très populaire sur Facebook affirme que l’augmentation des prix à la pompe serait principalement, voire exclusivement, le fait des impôts. Mais la réalité est beaucoup plus nuancée. Explications.
Ce que dit la rumeur 
Une image diffusée par plusieurs pages Facebook, comme « Pour la révolution contre l’€tat » ou « Anonymous France », affirme que « le problème du prix du carburant en France », ce seraient « les taxes colossales (TIPP) que l’Etat ponctionne pour financer ses délires sur le dos des automobilistes pris au piège ! » Le prix du baril de pétrole serait ainsi quasiment le même en 2007 qu’en 2018, alors que les prix à la pompe auraient explosé, passant de 1,04 euro à 1,61 euro en onze ans.

   


« Quand on consomme plus de taxes que de carburant, ce n’est pas la voiture qu’il faut changer mais le gouvernement », conclut le message, partagé plus de 80 000 fois en deux semaines.
POURQUOI C’EST EXAGÉRÉ
1. Même hors taxes, l’essence coûte plus cher aujourd’hui
L’origine exacte des chiffres compilés dans l’image n’est pas mentionnée : on ne sait pas s’il s’agit de moyennes annuelles ou de prix à un instant donné, de quel type de baril de pétrole il est question ou encore quel est le carburant étudié.
En 2007, le baril de brent (le type de pétrole brut généralement utilisé comme référence) coûtait en moyenne 73 dollars, selon les données compilées par l’Union française des industries pétrolières (UFIP) sur son site. Son prix a fortement fluctué depuis, atteignant des sommets en 2014, avant de chuter fortement : fin 2016, il avoisinait les 50 dollars. Mais depuis début 2018, le prix du baril a sensiblement remonté, et a dépassé la barre des 80 dollars.
Le coût de l’essence hors taxes a augmenté de plus de 50 % en onze ans
Si l’on en reste à cet indicateur, on pourrait donc croire que l’essence, en mettant les taxes de côté, coûte aujourd’hui à peine plus qu’en 2007. La réalité est plus compliquée, parce que le prix du baril en dollars ne dit pas tout. Plusieurs autres facteurs entrent en compte. Il y a les marges des distributeurs, et surtout le taux de change euro-dollar.
Un baril de brent qui coûtait 73 dollars en 2007 revenait à 52 euros environ, suivant les taux de change de l’époque, qui tournaient autour de 1,40 dollar pour un euro. En 2018, Le taux de change est inférieur à 1,20 dollar pour un euro, ce qui fait qu’un même baril à 73 dollars coûterait 61 euros, soit 8 euros de plus : la hausse du dollar se ressent sur les prix. Il est donc trompeur de mélanger, dans un même tableau, des prix en euros et en dollars à des époques différentes sans mentionner les taux de change des deux monnaies.
A l’arrivée, le prix hors taxes du gazole et de l’essence (sans plomb 95) a sensiblement augmenté de 2007 à 2018, toujours selon les données de l’UFIP. Alors que les deux carburants coûtaient autour de 0,40 euro par litre il y a onze ans, leur prix dépasse aujourd’hui 0,60 euro par litre (soit une hausse de plus de 50 % sur la période) :


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Le prix des carburants hors taxes a augmenté depuis début 2007
Prix du gazole et du sans plomb 95 tous les trois mois.

Source : UFIP



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En revanche, on constate que le prix des deux carburants hors taxes n’a pas évolué de manière linéaire entre 2007 et 2018. Comme le cours du pétrole, il a atteint un creux début 2016, avant de remonter très fortement depuis.
2. Les taxes ont augmenté, mais moins que ne le dit la rumeur
Bien sûr, les taxes sur les carburants ont elles aussi considérablement augmenté depuis 2007. En particulier celles sur le diesel, les gouvernements successifs ayant décidé d’aligner sa fiscalité sur celle de l’essence pour des raisons environnementales. Voici l’évolution des impôts sur les deux carburants depuis 2007 :


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	{
		font-size: 10px!important;
}
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		text-align: right;
		margin-right: 5px;
		padding-bottom: 5px;
	}



La hausse des taxes sur les carburants depuis 2007
Montant des taxes sur le gazole et le sans plomb 95 tous les trois mois depuis 2007.

Source : UFIP



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	Highcharts.setOptions({
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			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
			noData: 'Pas de données à afficher', 
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		}
	});
	var annotation_spe = [];

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	},
	subtitle: {
		text: ""
	},
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				style: {
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					color: '#333'
				}
			},
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				symbol:"circle",
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				lineWidth: 2,
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			},
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					lineWidthPlus : 0
				}
			}
		},
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			}
		}
	},
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		},
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			width: "",
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			label: {
				useHTML: false,
				text:"",
				align: "left",
				x: -3
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
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			to: "",
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				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
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				x: "",
				y: -5
			}
		}]
	},{
		id:"1",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
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			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
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		endOnTick:true,
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	}],
	xAxis: {
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		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			step: "",
			format: "{value}"
		},
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
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			value: 41.5,
			label: {
				useHTML: false,
				text: "Election d'E. Macron",
				textAlign: "center",
				verticalAlign: "middle",
				x: 5,
				y: 0
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "Mandat d'Emmanuel Macorn",
				textAlign: "",
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				x: "",
				y: 15
			}
		}]
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        0.61
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        "",
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      ],
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        "",
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      ],
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        "",
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      ],
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        "",
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        0.68
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        "",
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      ],
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        "",
        0.84
      ],
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      ],
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        "",
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      ],
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        "",
        0.82
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        "",
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      ],
      [
        "",
        0.82
      ],
      [
        "",
        0.78
      ],
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        "",
        0.8
      ],
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        "",
        0.81
      ],
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        "",
        0.8
      ],
      [
        "",
        0.81
      ],
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        "",
        0.83
      ],
      [
        "",
        0.83
      ],
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      ],
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      ],
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      ],
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      ],
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      ],
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        "",
        0.89
      ],
      [
        "",
        0.86
      ],
      [
        "",
        0.84
      ],
      [
        "",
        0.85
      ],
      [
        "",
        0.87
      ],
      [
        "",
        0.86
      ],
      [
        "",
        0.86
      ],
      [
        "",
        0.86
      ],
      [
        "",
        0.87
      ],
      [
        "",
        0.87
      ],
      [
        "",
        0.86
      ],
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        "",
        0.85
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      [
        "",
        0.86
      ],
      [
        "",
        0.87
      ],
      [
        "",
        0.85
      ],
      [
        "",
        0.86
      ],
      [
        "",
        0.86
      ],
      [
        "",
        0.87
      ],
      [
        "",
        0.87
      ],
      [
        "",
        0.9
      ],
      [
        "",
        0.89
      ],
      [
        "",
        0.88
      ],
      [
        "",
        0.89
      ],
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        "",
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      ],
      [
        "",
        0.94
      ],
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});


En onze ans, les taxes sur l’essence ont augmenté au total de 21 centimes par litre et celles sur le diesel de 27 centimes. Cette hausse de la fiscalité est réelle, et a une grande part dans l’envolée des prix des carburants. Mais elle est loin d’en être la seule cause. Au total, la part des taxes dans le prix des carburants a en fait stagné depuis onze ans. Début 2007, les impôts représentaient 59 % du prix à la pompe pour le gazole, contre 57 % en octobre 2018. Même chose pour l’essence, où le ratio est passé de 66 % à 61 %.
Si la hausse des prix observée depuis début 2016 est aussi forte, ce n’est pas tant à cause des taxes que de celle d’un coût de revient décuplé. Un litre de diesel hors taxes coûtait ainsi 0,34 euro début janvier 2016, contre 0,66 euro en octobre 2018. Soit une hausse de 32 centimes par litre, là où les taxes ont augmenté de 18 centimes.


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Le gros des variations du prix du diesel à la pompe ne vient pas des taxes
Décomposition du prix du gazole depuis 2007

Source : UFIP



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
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        "",
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      ],
      [
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      ]
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			if (annotation_spe[this.points[0].point.index] != undefined){
				return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip) + annotation_spe[this.points[0].point.index]
			} else {
				return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip)
			};
		},
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	}

});


Le constat est globalement similaire pour l’essence : les taxes ont augmenté de 11 centimes depuis début 2016, alors que le coût de revient a augmenté de 22 centimes, ce qui représente les deux tiers de la hausse.


	#container_1540557757{
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	{
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		width: 230px;
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	#container_1540557757 .credits{
		text-align: right;
		margin-right: 5px;
		padding-bottom: 5px;
	}



Si le coût de l'essence augmente depuis deux ans, c'est assez peu la faute des taxes
Décomposition du prix de l'essence depuis 2007

Source : UFIP



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
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			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
			noData: 'Pas de données à afficher', 
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		}
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	var annotation_spe = ["Prix total :	1,12	 €/L","Prix total :	1,28	 €/L","Prix total :	1,33	 €/L","Prix total :	1,27	 €/L","Prix total :	1,35	 €/L","Prix total :	1,38	 €/L","Prix total :	1,47	 €/L","Prix total :	1,30	 €/L","Prix total :	1,04	 €/L","Prix total :	1,16	 €/L","Prix total :	1,25	 €/L","Prix total :	1,21	 €/L","Prix total :	1,26	 €/L","Prix total :	1,37	 €/L","Prix total :	1,36	 €/L","Prix total :	1,32	 €/L","Prix total :	1,44	 €/L","Prix total :	1,52	 €/L","Prix total :	1,46	 €/L","Prix total :	1,49	 €/L","Prix total :	1,54	 €/L","Prix total :	1,66	 €/L","Prix total :	1,53	 €/L","Prix total :	1,56	 €/L","Prix total :	1,52	 €/L","Prix total :	1,60	 €/L","Prix total :	1,53	 €/L","Prix total :	1,49	 €/L","Prix total :	1,51	 €/L","Prix total :	1,51	 €/L","Prix total :	1,54	 €/L","Prix total :	1,49	 €/L","Prix total :	1,29	 €/L","Prix total :	1,39	 €/L","Prix total :	1,42	 €/L","Prix total :	1,29	 €/L","Prix total :	1,26	 €/L","Prix total :	1,30	 €/L","Prix total :	1,33	 €/L","Prix total :	1,32	 €/L","Prix total :	1,41	 €/L","Prix total :	1,40	 €/L","Prix total :	1,32	 €/L","Prix total :	1,36	 €/L","Prix total :	1,47	 €/L","Prix total :	1,48	 €/L","Prix total :	1,53	 €/L","Prix total :	1,57	 €/L"];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_1540557757",
		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
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});


En résumé, il est indéniable que les taxes sur les carburants ont sensiblement augmenté depuis 2007. Mais si les prix à la pompe ont aussi fortement augmenté depuis deux ans, ce n’est en réalité pas principalement du fait de la fiscalité écologique. Le coût des carburants, hors taxes, a encore plus augmenté, poussé par la hausse des prix du pétrole.

Décodex : nos outils contre les fausses informations
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ En alliance avec Nippon Steel, le sidérurgiste européen boucle un projet de 6 milliards d’euros.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Avec l’indien Essar Steel, le sidérurgiste ArcelorMittal signe une nouvelle acquisition majeure

En alliance avec Nippon Steel, le sidérurgiste européen boucle un projet de 6 milliards d’euros.



LE MONDE ECONOMIE
 |    26.10.2018 à 17h01
    |

            Denis Cosnard








                        



                                


                            

Lakshmi Mittal n’a pas froid aux yeux. Alors qu’il vient d’obtenir toutes les autorisations nécessaires pour s’offrir Ilva, le numéro un italien de l’acier, et ses usines gigantesques et délabrées de Tarente, dans les Pouilles, le magnat de la sidérurgie a annoncé vendredi 26 octobre une autre acquisition majeure, celle d’Essar Steel, en Inde.

Le comité des créanciers de ce sidérurgiste indien a en effet approuvé le même jour sa reprise par ArcelorMittal. Pour le groupe contrôlé par M. Mittal et sa famille, c’était la dernière étape décisive à franchir avant d’obtenir les clés d’Essar.
Cette acquisition représente un très grand pari financier et industriel pour ArcelorMittal. Le plan validé vendredi prévoit, en effet, un premier paiement de 420 milliards de roupies (5 milliards d’euros) pour dédommager les créanciers d’Essar Steel, puis l’injection de 80 milliards de roupies destinée à remettre l’entreprise sur les rails. Au total, l’investissement doit donc atteindre 500 milliards de roupies, soit 6 milliards d’euros.
Retour au pays en sauveur de l’acier indien
Mais le mouvement est d’abord clé sur le plan symbolique : avec Essar Steel, M. Mittal revient enfin en Inde. Un pays où il est né, dans un village du Rajasthan, en 1950, et où il a grandi, mais qu’il a été amené à quitter en 1976.
Cette année-là, le gouvernement indien ayant limité les investissements privés dans l’acier, M. Mittal, alors tout jeune homme, est parti développer une usine en Indonésie. Le début d’une impressionnante carrière. Elle l’a amené à racheter de très nombreux hauts-fourneaux à travers le monde, à mettre la main sur l’ex-fleuron français Arcelor, et à devenir le numéro un mondial de la sidérurgie.

Aujourd’hui, c’est en tant que sauveur de l’acier indien qu’il fait son retour dans le pays dont il a gardé la nationalité. Car Essar Steel, l’une des plus importantes entreprises du secteur, va mal. La société appartenait jusqu’à...




                        

                        


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<filnamedate="20181026"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181026"><AAMMJJHH="2018102617">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ A l’occasion de la sortie de « Red Dead Redemption 2 », Pixels a sélectionné les plus importantes productions mettant en scène des garçons vachers.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Les 10 meilleurs jeux vidéo de cow-boys (selon un classement infaillible)

A l’occasion de la sortie de « Red Dead Redemption 2 », Pixels a sélectionné les plus importantes productions mettant en scène des garçons vachers.



LE MONDE
 |    26.10.2018 à 16h22
 • Mis à jour le
26.10.2018 à 17h12
    |

            William Audureau et 
Corentin Lamy








                        


« Sheriff »

(Nintendo, arcade, 1979)
C’est presque le pionnier, l’un des tout premiers jeux en couleur et avec un scénario ; on y sauve sa demoiselle, à l’époque où ça n’était encore ni ringard ni même courant, et c’est le tout premier jeu vidéo dont Shigeru Miyamoto a créé le personnage principal, deux ans avant Mario dans Donkey Kong. Pan.
« 1-2 Switch »

(Nintendo, Switch, 2017)
Ah, qu’est-ce que la caricature hollywoodienne a fait du mal à l’histoire ! On l’oublie trop souvent, les cow-boys sont, avant tout, des garçons vachers. Rares sont les jeux à capturer leur rôle essentiel dans la filière laitière, à part 1-2 Switch, dont l’un des mini-jeux permet de traire une vache. Le Far West, le vrai.
« Red Dead Redemption »

(Rockstar, PlayStation 3 et Xbox 360, 2010)
Forcément. Sortie en 2010, la suite de Red Dead Redemption 2 (qui en est la préquelle, sinon ce n’était pas assez compliqué) a été la première œuvre à synthétiser l’esprit du Grand Ouest avec son impression d’immensité, ses chevaux exténués, ses cactus qui sèchent au vent. Le tout dans une ambiance de western incroyablement travaillée.
« The Bank Panic »

   


(Sanritsu Denki, Master System, 1984)
Soyons honnêtes, dans le wagon de ses grands noms, le train de l’histoire du jeu vidéo n’a pas vraiment de siège réservé à ce loustic-là. Mais ce vieux jeu de tir sur Master System a la plus belle des jaquettes, un cow-boy mal centré gribouillé à gros traits sur un cahier Clairefontaine, façon coloriage dans un magazine de vacances, et ça, mesdames et messieurs, c’est aussi les cow-boys que l’on aime.
« Outlaws »

(LucasArts, PC, 1997)
C’était l’époque de la ruée vers l’or : dans la foulée de la sortie de Doom, en 1993, tous les éditeurs se sont empressés de développer leur jeu de tir en trois dimensions. On connaît bien les jeux Star Wars de LucasArts, la division jeu vidéo des studios de George Lucas : le studio a aussi, en 1997, accouché d’un des clones les plus tardifs de Doom, mais aussi l’un des plus réussis. Vingt ans après, le style graphique radical d’Outlaws n’a quasiment pas pris une ride.
« The Oregon Trail »

(MECC, Apple II, 1985)
Tous les petits Américains ont joué à ce jeu de gestion à vocation éducative, qui liste par le menu toutes les façons dont on pouvait mourir, au XIXe siècle, sur la route pour l’Ouest lointain. Chez nous, on connaît plus sa parodie récente, The Organ Trail, où les Indiens, les bandits de grands chemins et la maladie sont remplacés par des zombies.
« Gun Fight »

(Taito, arcade, 1975)
Derrière l’apparente simplicité de ce jeu de duel (deux cow-boys se font face, le premier qui arrive à abattre l’autre a gagné), Gun Fight est le jeu de toutes les premières. C’est le premier jeu à représenter un combat entre deux personnages humains. Le premier jeu à utiliser un microprocesseur. C’est aussi l’un des tout premiers jeux à afficher, une fois la partie terminée, deux mots devenus mythiques : « Game over. »
« North & South »

(Infogrames, Amiga et Atari ST, 1989)
Surprise : l’un des meilleurs jeux de western est un jeu bien français. Développé en 1989 par Infogrames, North & South est une adaptation de la bande dessinée Les Tuniques bleues et propose donc de revivre les événements de la guerre de Sécession. Mêlant habilement stratégie en temps réel, tactique et jeu de plate-forme, il était, en outre, jouable à deux. Une réussite.
« Call of Juarez : Gunslinger »

(Techland, PC, PlayStation 3 et Xbox 360, 2013)
Série de jeux de tir efficace mais assez mineure, Call of Juarez s’en est allée en 2013 après son premier (et dernier) coup d’éclat : Gunslinger est construit comme une succession de récits racontés a posteriori. Le joueur y revisite des événements dépeints par un narrateur un peu mythomane et carrément vantard et voit l’action, le décor et les ennemis se transformer en direct sous ses yeux, au fur et à mesure que gonflent ses bobards de plus en plus énormes.
« Mad Dog McCree »

(American Laser Games, arcade, 1990)
Il n’y a pas que les bons jeux dans la vie : il y a aussi l’affreux Mad Dog McCree. Un jeu de tir superbe pour l’époque (1990) puisque toutes les séquences sont jouées par de véritables acteurs. Sauf que ceux-ci sont totalement à la rue, incapables de jouer correctement, limités par une mise en scène peu inspirée, des dialogues ridicules et le risque à tout moment de se faire abattre par un joueur un peu chaud du colt.
« The Legend of Zelda : Ocarina of Time »  
(Nintendo, Nintendo 64, 1998)
Le meilleur jeu vidéo de cow-boy avec un elfe à chapeau pointu vert. Toute la culture du western y est : le ranch au milieu de la plaine principale, Epona la jument mangeuse de carottes, Link le héros solitaire (mais qui doit quand même ramener des vaches), les grands espaces arides de la vallée Gerudo, un ocarina comme dans Le Bon, la Brute et le Truand… Le monde d’Hyrule, c’est le Texas en mieux.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ La généralisation de compteurs connectés suscite craintes et interrogations. Nombre des lecteurs sollicités par Les Décodeurs se demandent quel est l’intérêt environnemental de l’opération.
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La généralisation de compteurs connectés suscite craintes et interrogations. Nombre des lecteurs sollicités par Les Décodeurs se demandent quel est l’intérêt environnemental de l’opération.        Par  Anne-Aël Durand   Publié aujourd’hui à 15h51, mis à jour à 15h51   Lecture 6 min.      Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail              Cet article a été rédigé à partir de questions posées par nos lecteurs sur le compteur d’électricité connecté Linky, qui est en cours d’installation par le gestionnaire du réseau, Enedis, dans l’ensemble des foyers français.          Linky fera-t-il baisser notre consommation énergétique ?Linky facilite-t-il la production d’énergie décentralisée ?Les compteurs seront-ils obsolètes après dix ans ?Les anciens compteurs sont-ils recyclés ?                     Linky fera-t-il baisser notre consommation énergétique ?             ÇA DÉPEND          Cette interrogation a été formulée par de nombreux lecteurs. Voici par exemple la question de Perieh :           « Serai-je, avec ce compteur, à même de mieux maîtriser ma consommation d’électricité et donc d’être efficace sur le plan individuel comme général ? »          La question rejoint, en partie, les interrogations sur l’intérêt financier de Linky. Première certitude : un compteur, qu’il soit intelligent ou non, sert d’abord à mesurer l’électricité consommée. C’est à l’utilisateur d’en maîtriser l’usage, que ce soit dans un but économique ou écologique. « Ce n’est pas magique, mais c’est un outil qui permet de reprendre le pouvoir sur sa consommation », explique Martin Régner, ingénieur systèmes électriques intelligents à l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). Sur le site d’Enedis ou grâce à son fournisseur d’énergie, chacun peut, s’il le souhaite, avoir accès aux consommations par heure ou par demi-heure (la « courbe de charge »). Cela permet de les comparer d’un jour à l’autre afin de repérer les appareils énergivores, ou de voir les consommations résiduelles la nuit, ce qui incite à éteindre les appareils en veille ou à dégivrer le réfrigérateur.            Quel est l’impact de ces « petits gestes » mis bout à bout ? Plusieurs études donnent des résultats contradictoires. Les plus optimistes tablent sur 10 à 15 % de baisse, les plus mesurées rappellent que l’effet s’estompe dans le temps. Autre biais : une expérimentation de l’Ademe s’est soldée par des économies de 7,7 % en moyenne, et jusqu’à 10 % pour les ménages se chauffant à l’électricité, mais quasi nulles pour les plus petits consommateurs. Pour pérenniser, il faut accompagner les informations d’actions pédagogiques.           Petits gestes et politiques publiques efficaces          Au-delà du niveau individuel, Linky peut transmettre aux collectivités locales des données agrégées, pour orienter les actions (rénovation de logement, aides au remplacement de chaudière…) prioritairement pour les quartiers ou les zones qui consomment davantage.          Un projet baptisé « Solenn » a été expérimenté à Lorient (Morbihan), avec des accompagnements pour réduire la consommation, mais aussi des « écrêtages » ciblés : l’usager accepte des microcoupures de chauffage quelques minutes au moment du pic de consommation des soirs de grand froid. L’avantage est à la fois financier et écologique, car c’est dans ces moments que l’électricité est le plus chère et que sont allumées les centrales à gaz ou à charbon, émettrices de CO2.          Potentiellement, Linky a donc un intérêt écologique, mais toutes ces fonctionnalités restent balbutiantes, et impliquent que les usagers acceptent la transmission de leurs données, et qu’ils y aient facilement accès eux-mêmes, par exemple sur un écran déporté tel qu’une tablette ou un ordinateur — qui n’a pas encore été déployé.                     Linky facilite-t-il la production d’énergie décentralisée ?               OUI          Question de Bertrand Saugues :          « Je ne veux plus de nucléaire, je vais installer des panneaux solaires, peut-être une batterie domestique et j’espère trouver bientôt un véhicule électrique qui réponde à mes besoins. La question que je me pose est donc plutôt : “Qu’est-ce que Linky va m’apporter pour optimiser mon interaction avec le réseau ?” »          C’est typiquement pour ce genre de consommateurs que le projet Linky a été conçu. En effet, les compteurs communicants sont présentés comme la solution pour faciliter la « transition énergétique » : une production moins centralisée et des usages différents de l’électricité.          Comme l’explique Martin Régner, de l’Ademe :          « Les réseaux électriques ont été conçus pour fonctionner de manière verticale, des centrales nucléaires ou thermiques vers les usagers. Ils sont aujourd’hui perturbés par les énergies renouvelables qui s’insèrent dans toutes les parties du réseau. »          Linky permet au gestionnaire du réseau de connaître les besoins des consommateurs et la production des éoliennes ou des panneaux photovoltaïques. Un meilleur contrôle de l’acheminement limite aussi les « pertes techniques » liées au transport de l’électricité. Il reste toutefois difficile de calculer les économies ainsi réalisées.          Les foyers équipés de panneaux solaires avaient jusqu’à présent besoin d’installer deux compteurs, l’un pour mesurer leur production d’électricité, et l’autre leur consommation. Désormais, Linky intègre dans un seul boîtier les deux fonctionnalités, ce qui fait économiser 600 euros aux usagers au moment du raccordement, et facilite le suivi du rendement des panneaux solaires.          Pour l’instant, ce profil reste minoritaire en France : sur 35 millions de foyers, seuls 350 000 disposent de panneaux solaires, et environ 20 000 utilisent l’électricité qu’ils produisent (autoconsommation), mais l’objectif est de développer ce modèle. « Le réseau doit pouvoir accueillir un million de producteurs d’énergie renouvelable d’ici à 2025, soit trois fois plus de producteurs qu’aujourd’hui », précise Enedis.                    Le programme Linky anticipe aussi le développement de la voiture électrique, dont la recharge risque de peser sur le réseau d’électricité. Les tarifications développées par Linky permettraient de lisser les pics de demande en incitant à recharger les véhicules la nuit, au moment où l’électricité est moins carbonée. Les batteries des voitures pourront aussi être une solution de stockage d’électricité. Là encore, le public reste restreint puisqu’on ne compte qu’environ 140 000 voitures électriques en France, mais l’objectif est d’atteindre 600 000 en 2022.          Les compteurs seront-ils obsolètes après dix ans ?              NORMALEMENT NON          Question de Jérôme Caisso :          « Au niveau écologique, quel est l’intérêt de détruire des compteurs en parfait état de marche qui ont une durée de vie très longue pour être remplacés par des compteurs avec une durée de vie moyenne de dix ans ? »          Beaucoup d’usagers s’insurgent du remplacement programmé de 35 millions d’appareils en état de marche par de nouveaux boîtiers en plastique vert, dotés de plus d’électronique, donc considérés comme moins « robustes ». Les opposants à Linky dénoncent même un « gâchis écologique » et une politique d’obsolescence programmée à grande échelle.          Les compteurs électromécaniques, carrés, bleus, et fonctionnant à disque, ont été déployés dans les années 1960 ; si certains fonctionnent toujours, ils ne sont plus fabriqués à l’heure actuelle. Ils ont été remplacés progressivement par des compteurs électroniques classiques, moins encombrants et à affichage numérique. Linky est donc la troisième génération de compteurs, selon EDF.          Enedis assure que les compteurs déployés « ont toujours fait l’objet d’une garantie constructeur d’au minimum vingt ans », et qu’ils ont en réalité duré plus longtemps. Selon le gestionnaire du réseau, « Linky obéit aux mêmes règles et sa durée de vie peut donc dépasser les vingt ans ». Comme les compteurs précédents, ils pourront être réparés en cas de panne.          Les anciens compteurs sont-ils recyclés ?              OUI          Question de Tom :          « Qu’adviendra-t-il des anciens compteurs ? Seront-ils recyclés ? Quels seront l’impact et le coût de ce recyclage ? »          Comme tous les déchets d’équipements électriques et électroniques, les compteurs déposés, ainsi que les anciens transformateurs, ne peuvent pas être éliminés n’importe comment. La loi impose de les recycler ou de les « valoriser » au moins à hauteur de 75 %. Sur son site, Enedis indique que « 45 000 tonnes de matériels électriques mais aussi 7 000 tonnes d’emballages des anciens matériels vont être recyclées, soit cinq fois le poids de la tour Eiffel » et que 60 % des contrats ont été passés avec des entreprises embauchant des personnes handicapées.                                Une des images qui circulent le plus fréquemment pour évoquer le « génocide des compteurs électromécaniques » a été prise par un photographe de Sud-Ouest dans une usine de Mérignac, près de Bordeaux, qui affirme recycler 83 % des compteurs, en triant les métaux ferreux et non ferreux, comme l’explique un article de Bordeaux 7. Le plastique des compteurs blancs est recyclé par une autre société, et la bakélite des plus anciens sert de combustible dans des cimenteries.            Notre série Linky en questions          Retrouvez les différents volets de notre série réalisée à partir des questions posées par nos lecteurs sur le compteur connecté Linky :               1 - Les ondes du compteur sont-elles dangereuses ?                2- Le compteur électrique est-il un espion ?               3- Le consommateur est-il gagnant ou perdant financièrement ?               4- Comment se passe l’installation du compteur ?               5- Est-ce vraiment écologique ?                                          Annonces immobilières avec Logic-Immo           PARIS 06 (75006) 3400000 € 190 m2           PARIS 07 (75007) 2700000 € 180 m2           PARIS 07 (75007) 478000 € 31 m2      Recherche                    Anne-Aël Durand           Voir les réactions      Dans la même rubrique                 Vente d’armes : l’Arabie saoudite a passé 11 milliards d’euros de commandes à la France en 9 ans  EN UN GRAPHIQUE – Malgré la polémique Khashoggi, Emmanuel Macron est attendu en fin d’année dans le royaume, gros client de la France, pour signer de nouveaux contrats.                        « Infox », « intox », « canular » ou « mensonge », pourquoi il ne faudrait pas parler de « fake news »  EN BONS TERMES – La Commission d’enrichissement de la langue française a inventé le mot « infox » pour traduire le concept de « fake news » ; mais celui-ci est par essence imprécis, donc trompeur, voire dangereux.                      Réforme de l’accord du participe passé : savez-vous bien l’accorder ?  La fédération Wallonie-Bruxelles envisage de modifier la règle de « l’accord du participe passé avec l’auxiliaire avoir », qui a fait cauchemarder des générations d’écoliers. Savez-vous bien l’utiliser ? Faites le test.                        Zemmour, Moix, Campion : quelles sont les limites à la liberté d’expression ?  Des injures ou propos diffamatoires peuvent être condamnés, même s’ils ont été proférés dans un cadre privé.                      Le vrai du faux sur la pollution des voitures au diesel  Les véhicules qui roulent au diesel polluent-ils moins, autant ou plus que les autres ? Le point sur un débat délicat, sur lequel on entend tout et son contraire.                        Non, il n’y a pas de « pics de contrats aidés » juste avant les élections  Pour justifier une baisse des contrats aidés, Edouard Philippe a avancé que ces derniers servaient de produit d’appel électoral. Les chiffres ne sont pas si clairs.                      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Les fausses citations d’Aurore Bergé, un sparadrap difficile à décoller  La députée est l’objet depuis deux mois de rumeurs qui lui attribuent de fausses citations, la dernière en date évoquant les inondations dans l’Aude.                        Mondial de l’auto : à quoi ressemble la voiture des Français ?  L’année 2017 a établi un nouveau record pour le marché automobile hexagonal. Pourtant, les voitures de nos compatriotes ne sont pas si modernes et écologiques.                      La « désocialisation » : ni concept sociologique, ni retour à l’ère Sarkozy  EN BONS TERMES – Le premier ministre, Edouard Philippe, a annoncé que les cotisations sociales sur les heures supplémentaires seraient supprimées.                        Le nombre de cas de rougeole atteint un record en Europe  Plus de 41 000 cas de rougeole ont été recensés en Europe sur les six premiers mois de 2018, soit presque le double de l’ensemble de l’année 2017.                      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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ A partir du 1er janvier 2019, les entreprises cotées en Bourse vont devoir inscrire à leur bilan les loyers de leur parc automobile.
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Les nouvelles normes comptables, coup dur pour les loueurs longue durée

A partir du 1er janvier 2019, les entreprises cotées en Bourse vont devoir inscrire à leur bilan les loyers de leur parc automobile.



LE MONDE
 |    26.10.2018 à 14h00
    |

                            Jean-Pierre Lagarde








                        



                                


                            

Voilà plus de dix ans que l’International Accounting Standards Board (IASB), c’est-à-dire le normalisateur comptable international, planche sur la rédaction de nouvelles règles comptables pour que les dettes financières dues aux remboursements des contrats de location apparaissent dans le bilan des entreprises. C’est ainsi qu’est née cette nouvelle norme comptable baptisée « IFRS 16 » applicable aux contrats de location, laquelle va obliger les entreprises à comptabiliser les actifs et les passifs de ces contrats de location dans leurs comptes dès le 1er janvier 2019.

Toutes les entreprises ne sont pas concernées ; l’IFRS 16 ne s’applique en effet qu’aux entreprises cotées en Bourse ainsi qu’à leurs filiales et aux entreprises non cotées ayant fait le choix des IFRS pour leurs comptes consolidés à des fins de comparaisons comptables.
Cette disposition devrait plutôt encourager les flottes à délaisser la location longue durée.
L’apport de cette norme doit permettre une meilleure transparence et une comparaison des informations financières. Pour cela, les analystes auront désormais accès à l’évaluation faite par les entreprises de leurs propres passifs de loyers, calculés selon une méthode unique applicable à toutes les entreprises.
Comme l’explique Fabrice Bertolle, responsable du reporting comptable du loueur Arval, une filiale de BNP Paribas, « les entreprises ayant recours à la location vont devoir, à partir du 1er janvier prochain, reconnaître à l’actif de leur bilan les droits d’utilisation et au passif les engagements de paiement (ou dette de loyers) qui se réfèrent à leurs contrats ».
Travail de collecte
Toutefois, l’IFRS 16 établit une ligne de démarcation entre les contrats de location et les contrats de service : les premiers figureront désormais au bilan tandis que les contrats de service associés à la location resteront hors bilan. Cette mesure, annoncée depuis 2016, a longtemps...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ Les Mexicains sont consultés de jeudi à dimanche sur le sort du plus grand chantier d’ingénierie civile latino-américain. Ce projet de plus de 13 milliards d’euros est contesté par le président élu, Andres Manuel Lopez Obrador.
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Au Mexique, l’aéroport de la discorde

Les Mexicains sont consultés de jeudi à dimanche sur le sort du plus grand chantier d’ingénierie civile latino-américain. Ce projet de plus de 13 milliards d’euros est contesté par le président élu, Andres Manuel Lopez Obrador.



LE MONDE ECONOMIE
 |    26.10.2018 à 12h34
    |

            Frédéric Saliba (Mexico, correspondance)








                        



                                


                            

Les investisseurs retiennent leur souffle au Mexique. Le sort du gigantesque chantier du nouvel aéroport de Mexico, lancé depuis trois ans, est entre les mains des électeurs. A partir du jeudi 25 octobre et jusqu’au dimanche 28 octobre, les Mexicains ont été appelés à décider de la poursuite ou non du plus grand ouvrage d’ingénierie civile du sous-continent américain. Une consultation populaire imposée par le président élu, Andres Manuel Lopez Obrador, qui s’est opposé à ce mégaprojet de plus de 13 milliards d’euros. Sa proposition alternative provoque une levée de boucliers des géants du BTP, dont une partie des fonds est déjà investie.
« C’est le peuple qui tranchera », répète M. Lopez Obrador qui entrera en fonction le 1er décembre. Le temps presse : l’aéroport de la capitale est saturé avec 47 millions de passagers par an alors que sa capacité plafonne à 32 millions. Projet phare du président sortant, Enrique Peña Nieto (2012-2018), le nouvel aéroport international de Mexico, baptisé NAIM (Nouvel aéroport international de Mexico), s’étend sur 4 500 hectares, prévoyant 743 000 m2 de construction et 200 portes d’embarcation.

Conçu par le célèbre architecte britannique, Norman Foster (prix Pritzker 1999), le NAIM disposera d’ici à 2022 de trois pistes d’atterrissage pour accueillir 70 millions de passagers par an. Le double dans une seconde étape grâce à six pistes qui fonctionneront simultanément. Situé à 30 km au nord-est de Mexico, le chantier a débuté en septembre 2015.
Trois ans plus tard, la polémique gronde. Selon le gouvernement sortant, 31 % des travaux sont réalisés. 20 % seulement d’après M. Lopez Obrador, dont la victoire triomphale (53 % des suffrages) au scrutin présidentiel du 1er juillet, marque un virage à gauche inédit depuis trois décennies. Celui qu’on surnomme AMLO (ses initiales) fustige le coût colossal de l’ouvrage, passé de 8,7 milliards d’euros à 12,8 milliards...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ La petite société, basée à Paris, veut trouver des projets destinés aux plates-formes de vidéo à la demande. Exactement comme le fait Netflix.
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Le français Under the Milky Way veut produire des films sans passer par la case cinéma

La petite société, basée à Paris, veut trouver des projets destinés aux plates-formes de vidéo à la demande. Exactement comme le fait Netflix.



LE MONDE ECONOMIE
 |    26.10.2018 à 12h18
    |

            Nicole Vulser








                        


Petite structure spécialisée dans l’agrégation de films destinés à être vendus et diffusés sur des plates-formes de vidéo à la demande (VOD) dans le monde entier, Under the Milky Way pourrait jouer au chien dans un jeu de quilles. Jérôme Chung, l’un trois des cofondateurs de cette structure basée à Paris, souhaite se diversifier dans la coproduction cinématographique. « Le nom de code de notre label est “I’ve a digital dream” [je fais un rêve numérique] », explique-t-il. « L’idée est de trouver des projets assez légers à mettre en œuvre en moins de dix-huit mois, en ayant en tête une distribution numérique et des formats pas nécessairement longs. Ces films ne seraient pas forcément conçus pour être diffusés en salles », détaille M. Chung, mais directement pour les plates-formes de VOD. Exactement comme le fait Netflix.
Certes, ce schéma l’empêche d’avoir accès aux aides du Centre national de la cinématographie, mais l’Hexagone ne représente que 10 % de son chiffre d’affaires. Ses clients se nomment Apple, Netflix, Amazon, Microsoft, Sony, Comcast, Vudu, Sky ou Telefonica. Pour la France, Orange, Arte, la Fnac, SFR, TF1, Universciné…
Une génération de créateurs européens biberonnés à YouTube et Netflix
« Notre système si envié, fondé sur l’exploitation des films en salles, peut aussi devenir un frein à la création », affirme M. Chung. A ses yeux, toute une génération de créateurs européens biberonnés à YouTube et Netflix apporte quelque chose de nouveau, moins formel. Il souhaite leur permettre d’exister sans passer par les salles obscures.

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                Chronologie des médias  : bientôt des films plus récents sur tous les écrans ?



Reste à jouer une politique de création en marge du système. Under the Milky Way s’est déjà positionné « dans les interstices », selon M. Chung, puisque cette petite entreprise de vingt salariés a trouvé, depuis 2011, un chemin alternatif – entre les vendeurs de droits internationaux de cinéma et Unifrance – pour distribuer chaque année 600 longs-métrages. Ceux dont les droits ne concernaient que certains pays ou qui n’avaient pas de distributeurs.
Pour lancer leur nouveau projet, M. Chung et les deux autres cofondateurs, Pierre-Alexandre Labelle, basé à New York, et Alexis de Rendinger, à Los Angeles, cherchent à lever 15 millions d’euros au cours des trois prochaines années. « Si possible en Europe, explique M. Chung, sinon nous n’excluons pas un partenaire américain. » 



                            


                        

                        


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« Le Monde » : M. Kretinsky « ne fera pas de mouvement hostile à la rédaction », selon son entourage

L’industriel tchèque a acquis 49 % de la holding de Matthieu Pigasse, coactionnaire majoritaire du journal.



LE MONDE
 |    26.10.2018 à 12h14
 • Mis à jour le
26.10.2018 à 17h22
    |

            Alexandre Piquard








                        


Comment réagit l’industriel Daniel Kretinsky au droit d’agrément accordé aux actionnaires majoritaires et au pôle d’indépendance du Monde en cas de changement de contrôle au sein du Monde libre (LML), la structure qui rassemble les actionnaires externes du groupe ? Jeudi 25 octobre, Matthieu Pigasse, coactionnaire majoritaire avec Xavier Niel, le fondateur de Free, a révélé avoir vendu à l’homme d’affaires tchèque 49 % de la holding qui détient sa participation dans Le Monde.

        Explications :
         

          Pigasse a cédé une minorité de sa part à Kretinsky, tout changement de contrôle sera soumis à accord



Contacté, l’entourage de Daniel Kretinsky répond que ce droit d’agrément relève des relations entre Matthieu Pigasse, Xavier Niel et le pôle d’indépendance (qui représente les salariés, les lecteurs…) « En tout état de cause, M. Kretinsky ne fera pas de mouvement hostile à la rédaction du Monde. De même qu’il a toujours œuvré dans l’intérêt des rédactions des titres dont il est propriétaire en République tchèque », dit-il.
« Partenariat »
Interrogé directement sur ses intentions concernant Le Monde — souhaite-t-il le contrôler ? —, Daniel Kretinsky déclare au Monde :
« Par mon passé, je suis habitué à travailler en partenariat. Je l’ai fait dans plusieurs de mes sociétés, dont mon groupe d’énergie EPH, que nous avons fondé à trois associés. Pour moi, vivre dans une situation de partenariat est naturel. »
L’industriel se décrit comme un « homme de compromis et de consensus ». Toutefois, aucun contact n’a été noué à ce stade avec Xavier Niel.

        Portrait (édition abonnés) :
         

          Daniel Kretinsky, le milliardaire tchèque qui veut conquérir Paris



Quant aux raisons de ses investissements dans les médias, il déclare :
« Pour nous, investir dans les médias est différent de notre activité économique principale, l’énergie : c’est largement une activité civique. Notre intention n’est pas de nous imposer, mais de participer. Je ne cherche pas avec les médias un moyen d’influence pour gagner d’autres activités dans d’autres secteurs, comme l’énergie. »
M. Kretinsky est propriétaire d’EPH, un acteur très puissant dans le secteur de l’énergie en Europe de l’Est, mais il est aussi présent en Allemagne, au Royaume-Uni et en Italie. Il est également actionnaire majoritaire de Czech Media Invest (CMI), premier groupe de médias en République tchèque, et propriétaire, en France, de Marianne, ainsi que d’une partie du pôle magazines du groupe Lagardère.

Macron « vigilant » sur l’indépendance des journalistes
Le président français, Emmanuel Macron, a réagi vendredi 26 octobre à la reprise par un groupe tchèque de 49 % du groupe Le Nouveau Monde en se disant « vigilant » quant à la non-intrusion des actionnaires dans le travail des journalistes.
« Nous avons des règles, elles imposent des limites en termes de concentration et de nature des investisseurs. Lorsque ce sont des investisseurs de l’Union européenne, il n’y a pas d’interdiction ou de limite », a déclaré à ce sujet le chef de l’Etat lors d’une conférence de presse commune avec le premier ministre slovaque, Peter Pellegrini.
« Par contre il est évident que nous serons toujours extrêmement vigilants à la liberté de la presse et d’expression des journalistes. »
Le chef de l’Etat a souligné l’importance que « toutes les règles qui prévalent en France d’indépendance des journalistes, d’indépendance de la société des rédacteurs, de capacité de ces derniers à avoir un travail libre sans aucune influence de l’actionnaire soient absolument préservées. »
« S’il y avait une quelconque intrusion de l’actionnaire en la matière, il est évident que nous serions amenés à réagir, a poursuivi Emmanuel Macron. Mais il ne m’appartient pas de me prononcer sur l’identité de tel ou tel investisseur si elle respecte les termes de la loi. »



Communiqué de la Société des rédacteurs du « Monde »
La Société des rédacteurs du Monde (SRM) a appris, jeudi 25 octobre, qu’un changement était survenu au sein de l’actionnariat de la holding Le Nouveau Monde (LMN), propriété de Matthieu Pigasse, qui détient 26,66 % de la Société éditrice du Monde.
Le groupe Czech Media Invest, détenu majoritairement par l’homme d’affaires tchèque Daniel Kretinsky, a acquis 49 % des parts de LMN. En l’état, ce rachat ne change pas l’équilibre des pouvoirs entre les actionnaires du Monde.
La SRM a été surprise de cette modification de l’actionnariat – une première depuis 2010 – et de son annonce brutale.
Xavier Niel et Matthieu Pigasse ont donné par écrit leur accord de principe à ce que le pôle d’indépendance, dont fait partie la SRM, détienne un droit d’agrément, à leurs côtés, pour tout changement de contrôle de l’actionnariat.
La Société des rédacteurs du Monde reste vigilante sur les opérations en cours et leurs retombées pour l’indépendance éditoriale et l’image du Monde.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Les motorisations essence et hybride deviennent plus compétitives que le diesel, mais ce n’est pas encore le cas des électriques.
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Flottes d’entreprise : des coûts d’usage en pleine mutation

Les motorisations essence et hybride deviennent plus compétitives que le diesel, mais ce n’est pas encore le cas des électriques.



LE MONDE
 |    26.10.2018 à 12h00
    |

                            Jean-Pierre Lagarde








                        



                                


                            

Ce sont les coûts d’utilisation de plus de 312 000 modèles de voi­tures que l’Observatoire du véhicule d’entreprise (OVE) a « scannés » pour en déterminer le coût d’usage total et se livrer à une comparaison des prix de revient au kilomètre (PRK) de chacun. Premier constat de cette analyse, si les coûts d’usage d’un véhicule d’entreprise (voiture de fonction, véhicule de service ou véhicule utilitaire) ont baissé de l’ordre de 5,89 % entre 2012 et 2017, ceux-ci sont néanmoins repartis à la hausse l’an passé et sont en progression de 3,23 % pour les voitures particulières et de 4,72 % pour les véhicules utilitaires. Une tendance qui devrait se poursuivre ces prochains mois avec le renforcement des taxes sur le carburant et la hausse de la fiscalité sur les véhicules d’entreprises.
Même sur les SUV
Le deuxième enseignement que tire l’observatoire porte naturellement sur l’écart très faible séparant le prix de revient kilométrique d’un modèle essence de celui de son équivalent diesel. C’était déjà vrai ces dernières années de la comparaison essence-diesel pour les petites citadines (Renault Twingo ou Fiat 500, par exemple). Cela devient une évidence dans les segments de vente supérieurs.
Ainsi, comme le démontre l’OVE, une Peugeot 208 PureTech 110 ch essence est plus économique à l’usage qu’une 208 diesel équivalente : 0,398 €/km pour l’essence contre 0,434 €/km pour le diesel. Dans cette catégorie de modèles, l’essence l’emporte quel que soit le kilométrage réalisé durant la durée d’utilisation du véhicule : 30 000 km, 60 000 km, 80 000 km et même jusqu’à 120 000 km. Dans ce cas concret, ce sont les paramètres de valeur résiduelle, de coût d’entretien, d’avantages en nature et d’amortissements non déductibles qui favorisent la version essence.
L’Observatoire du véhicule d’entreprise note que, face aux hybrides, les modèles thermiques n’arrivent plus toujours à s’imposer.
Plus surprenant, l’essence s’impose également dans la catégorie supérieure,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ La chaîne de grands magasins a annoncé, jeudi, vouloir fermer 50 de ses 165 points de vente au Royaume-Uni d’ici trois à cinq ans. Quatre mille emplois pourraient être supprimés.
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Debenhams, nouvelle victime de la crise de la grande distribution britannique

La chaîne de grands magasins a annoncé, jeudi, vouloir fermer 50 de ses 165 points de vente au Royaume-Uni d’ici trois à cinq ans. Quatre mille emplois pourraient être supprimés.



LE MONDE ECONOMIE
 |    26.10.2018 à 11h46
    |

                            Juliette Garnier








                        



   


La liste s’allonge. Après Marks & Spencer, New Look et Homebase, Debenhams réduit la voilure. L’enseigne britannique de grands magasins a annoncé jeudi 25 octobre vouloir fermer 50 de ses 165 points de vente au Royaume-Uni d’ici trois à cinq ans. Le distributeur, qui exploite des immeubles entiers dans les principales villes du pays, n’a pas encore dévoilé les emplacements concernés. Mais, ce plan pourrait entraîner la suppression de 4 000 emplois, d’après les calculs de la presse britannique. Cette figure de la distribution, poids lourd du marché de l’habillement et des produits cosmétiques outre-Manche, emploie 27 000 personnes.
Depuis plusieurs mois, Sergio Bucher, le patron de Debenhams, ancien dirigeant d’Amazon, préparait la City et les pouvoirs publics à de mauvaises nouvelles. Une dizaine de magasins avait déjà été promis à la fermeture. En juin, pour la troisième fois depuis 2018, l’enseigne cotée à la Bourse de Londres avait revu à la baisse ses prévisions de résultats pour son exercice 2018, clos au 1er septembre.
La publication de ses chiffres 2018 a pourtant été, jeudi, une surprise totale. A la suite d’une dépréciation d’actifs, l’enseigne fondée en 1778 affiche des pertes historiques de 491,5 millions de livres sterling (soit 554 millions d’euros) pour un chiffre d’affaires de 2,9 milliards de livres, en recul de 1,8 % sur douze mois. L’exercice 2017 s’était soldé par un bénéfice de 59 millions de livres.
Montée en puissance du commerce électronique
Le plan choc de Debenhams fait la « une » au Royaume-Uni. Car, le secteur de la distribution a déjà payé un lourd tribut à la révolution du Net et à la consommation erratique des ménages depuis l’annonce du Brexit. La chute de la livre sterling a renchéri les prix des produits importés dans le pays et entravé leurs ventes en magasin.

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                Les magasins britanniques dans la tourmente



La montée en puissance du commerce électronique pèse sur la fréquentation des points de vente et plombe durablement leur compte d’exploitation alors que les loyers ont continué d’augmenter. De fait, les Britanniques sont de plus en plus nombreux à acheter leurs vêtements en ligne sur les sites Amazon, Asos ou Boohoo, et à faire livrer leurs courses alimentaires à domicile, après les avoir commandées sur la Toile. Outre-Manche, l’e-commerce pèse désormais 18 % des ventes de détail, selon l’Office national des statistiques (ONS), contre 8,5 % en France.

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Toutes les municipalités s’inquiètent désormais de l’impact social de ces restructuration
Dès lors, tous les pans de la distribution souffrent. Plusieurs stars ont déjà mis la clé sous la porte. En 2016, l’enseigne populaire BHS a fermé l’ensemble de ses 114 magasins. L’année 2018 est aussi très noire. En mars, l’enseigne de mode New Look a dévoilé vouloir tirer le rideau de 60 boutiques. Deux mois plus tard, Marks & Spencer a annoncé fermer 100 points de vente d’ici à 2022. En août, House of Fraser faisait faillite à son tour. L’enseigne a depuis été reprise par l’homme d’affaires controversé Mike Ashley, fondateur de Sports Direct.

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                Marks & Spencer a perdu le cœur des Anglaises



La mode n’est pas le seul secteur concerné. Cet été, Homebase, équivalent britannique de l’enseigne de bricolage Castorama, s’est donné seize mois pour liquider 42 de ses magasins. John Lewis a aussi imposé un plan de réduction des coûts au sein de sa filiale Waitrose. Cette enseigne de supermarchés fermera cinq magasins cet automne, dont deux à Manchester et deux à Londres. Les pharmacies Lloyds sont aussi à la peine, partout en Grande-Bretagne.
Au cours des quatre dernières années, le pays a enregistré la fermeture de 3 200 magasins, d’après les calculs du British Retail Consortium (BRC) à partir des statistiques de l’ONS. Toutes les municipalités s’inquiètent désormais de l’impact social de ces restructurations et de l’avenir de ces locaux de centre-ville que les enseignes délaissent. La crise de la distribution britannique atteint désormais les gestionnaires de centres commerciaux : leur taux de vacance grimpe et les enseignes renégocient leurs loyers. La foncière Intu, propriétaire de centres commerciaux outre-Manche, a ainsi annoncé début octobre revoir à la baisse ses prévisions de croissance de revenus.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Editorial. La Belgique rejoint quatre autres pays de l’UE qui avaient déjà opté pour l’avion de chasse américain. Un très mauvais coup porté à une défense européenne encore balbutiante.
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Achat d’avions F-35 américains par la Belgique : un camouflet pour la défense européenne

Editorial. La Belgique rejoint quatre autres pays de l’UE qui avaient déjà opté pour l’avion de chasse américain. Un très mauvais coup porté à une défense européenne encore balbutiante.



LE MONDE
 |    26.10.2018 à 11h32
   





                        


Editorial du « Monde ». Les histoires belges sont plus ou moins drôles. Celle de la modernisation de la flotte de combat aérien du royaume est franchement déprimante. La Belgique a en effet opté, jeudi 25 octobre, pour le chasseur F-35 américain, au détriment d’une solution européenne. Cette décision est un très mauvais coup porté à une défense européenne encore balbutiante. L’Union européenne (UE) commençait tout juste à prendre enfin conscience que son salut passait par une plus grande autonomie vis-à-vis d’une protection américaine de moins en moins sûre. Mais la Belgique a beau être un membre fondateur de l’UE et Bruxelles sa capitale, c’est encore à Washington qu’elle prend ses ordres sur le plan militaire.

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Pour remplacer ses F-16 vieillissants à partir de 2023, la Belgique va acheter au groupe américain Lockheed Martin 34 avions de combat. Malgré les contorsions du gouvernement pour justifier sa décision, la rationalité économique et technologique de ce choix est discutable. Le F-35 est un avion qui ne vole pas encore et dont le coût de fabrication n’a cessé de grimper au fur et à mesure que le projet rencontrait des problèmes techniques. Donald Trump pestait il y a quelques mois encore contre un projet « hors de contrôle ».
Certes, le F-35 est censé donner aux armées qui l’adoptent un avantage technologique décisif. Sauf que, selon la plupart des spécialistes, sa furtivité et son interconnectivité restent à démontrer. Les pays qui ont déjà acheté l’appareil se plaignent des coûts cachés, de sa fiabilité et des retombées industrielles moins importantes que celles promises par les Américains.
Logique politique
C’est donc, de toute évidence, une logique politique qui a primé pour écarter les deux concurrents du F-35 : le Rafale du français Dassault et le Typhoon du consortium européen Eurofighter. Le choix belge est d’autant moins compréhensible qu’il résonne comme une allégeance à une administration américaine unilatéraliste, qui, ces derniers temps, n’a exprimé que menaces et mépris pour les Européens. Il y a quelques jours encore, le président américain les a considérés comme quantité négligeable en dénonçant de façon unilatérale le traité américano-soviétique sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI).
L’achat de F-35 par la Belgique démontre à l’envi que, si M. Trump tance ses alliés pour qu’ils augmentent leur contribution financière à leur propre défense, c’est surtout pour mieux leur vendre la technologie et le matériel américains, siphonnant ainsi leur budget militaire afin de les tenir davantage sous tutelle.
L’altération de la relation transatlantique n’a visiblement pas persuadé la Belgique qu’il était enfin temps pour l’Europe de prendre en main sa défense. C’était le sens du « partenariat stratégique » proposé par la France à travers la vente du Rafale – une option balayée d’un revers de main sous prétexte qu’elle ne répondait pas à l’appel d’offres.
La Belgique rejoint ainsi quatre autres pays de l’UE qui avaient déjà opté pour le F-35 : le Royaume-Uni, l’Italie, les Pays-Bas et le Danemark. Or, sans aviation de combat autonome, il est difficile d’envisager à terme une émancipation militaire du Vieux Continent, avec des répercussions scientifiques et économiques considérables. Le projet européen de système de combat aérien du futur ne tient plus désormais qu’à la décision que prendra l’Allemagne pour renouveler sa propre flotte. Si le F-35 l’emporte une nouvelle fois, l’Europe de la défense resterait cantonnée à ce qu’elle est aujourd’hui : une chimère.

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                La Belgique achète des F-35 américains, un coup dur pour la défense européenne






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ L’offensive menée par une firme chinoise au Chili renforce l’oligopole qui s’est constitué sur le marché du lithium. Trois acteurs contrôlent désormais les deux tiers de la production mondiale. Un enjeu stratégique, à l’heure de la voiture électrique, explique l’éditorialiste économique du « Monde », Philippe Escande, dans sa chronique.
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Lithium : « Un cartel est né et sa puissance promet d’être considérable dans les décennies à venir »

L’offensive menée par une firme chinoise au Chili renforce l’oligopole qui s’est constitué sur le marché du lithium. Trois acteurs contrôlent désormais les deux tiers de la production mondiale. Un enjeu stratégique, à l’heure de la voiture électrique, explique l’éditorialiste économique du « Monde », Philippe Escande, dans sa chronique.



LE MONDE ECONOMIE
 |    26.10.2018 à 11h20
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            

« Pertes & profits ». C’est un désert immense et immaculé. Perché à plus de 3000 mètres d’altitude, le désert d’Atacama, au Chili, n’offre aux quelques flamants qui le peuplent que la blancheur aveuglante de ses grands lacs salés et un air d’une pureté unique au monde. Il est aussi le théâtre de l’une des grandes luttes capitalistiques de ce début de siècle.
C’est dans cette atmosphère limpide et inhospitalière que se dessine l’avenir de la première filière industrielle mondiale, l’automobile. Le sol de ce vaste plateau andin renferme en effet, avec ses voisins de l’Altiplano bolivien et argentin, les plus grandes réserves mondiales de lithium, le métal indispensable à la fabrication des batteries.
Jeudi 25 octobre, la cour constitutionnelle du Chili a autorisé la compagnie chinoise Tianqi à prendre 24 % du capital de sa rivale locale SQM. Cette dernière, créée à l’époque d’Augusto Pinochet et contrôlée par son ex-gendre, a tenté de s’opposer à cette incursion inamicale. Elle n’a réussi qu’à arracher aux autorités une limitation des pouvoirs de l’intrus, de sorte qu’il n’influe pas trop sur les décisions stratégiques de l’entreprise. Mais l’envahisseur est dans la place et cette situation aboutit de fait à créer un oligopole comme il en existe peu dans le monde pour une matière première aussi stratégique.

Ambition dévorante
Désormais, les trois premiers producteurs mondiaux de lithium, l’américain Albemarle, le chilien SQM et le chinois Tianqi contrôlent les deux tiers de la production mondiale de ce minerai si particulier. Tianqi est au centre du jeu puisque partenaire des deux autres. Il possède également 51 % d’une mine géante en Australie, codétenue avec Albemarle. Ces deux gisements chilien et australien représentent à eux seuls près de la moitié de l’approvisionnement mondial. Un cartel est né et sa puissance promet d’être considérable dans les décennies à venir.
La conversion à marche forcée de l’industrie...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ La publication des chiffres du chômage chaque trimestre ne fait quasiment pas l’objet de commentaires politiques. Une stratégie assumée.
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Le chômage, la Macronie y pense toujours, et n’en parle (presque) jamais

La publication des chiffres du chômage chaque trimestre ne fait quasiment pas l’objet de commentaires politiques. Une stratégie assumée.



LE MONDE
 |    26.10.2018 à 11h03
 • Mis à jour le
26.10.2018 à 11h13
    |

            Sarah Belouezzane








                        



Surtout ne pas se lier à des chiffres, ne pas se contraindre par une tendance. Contrairement à son prédécesseur François Hollande, Emmanuel Macron a très vite décidé de décorréler son destin politique de la courbe du chômage. Interrogé sur la question par des journalistes de TF1 lors d’une interview en octobre, il avait déclaré : « La baisse du chômage ne se décrète pas. » Fermez le banc.
Dans un entretien accordé vendredi 26 octobre à plusieurs journaux régionaux, le premier ministre Edouard Philippe explique qu’« en 2017 et en 2018, on a créé beaucoup plus d’emplois en France qu’il n’y en a eu de détruits. Et on a créé de vrais emplois, pas des emplois aidés. La dynamique est là et je suis confiant ».
Très tôt, le président de la République a donné le ton de ce qui allait être une particularité de son mandat sur le front de l’emploi : en Macronie, finalement, on parle beaucoup de travail mais peu de chômage. C’est ainsi que la publication des chiffres de Pôle emploi est passée de mensuelle à trimestrielle. Des statistiques qui ne sont quasiment jamais accompagnées de commentaires politiques de la part du gouvernement. Il y a certes des conférences organisées tous les trois mois au ministère du travail, lesquelles font débattre des chercheurs sur la question.
Retour à la normale
Le chef de l’Etat a néanmoins donné un objectif chiffré d’un chômage à 7 %, mais pour la fin de son quinquennat. A part ça, rien. Les réformes structurelles sur le marché de l’emploi sont soigneusement présentées sous le prisme positif du travail, dont le but premier est de doper l’activité des entreprises qui embaucheront et réduiront alors le chômage.
Pour les uns, il s’agit d’un habile coup de communication. « C’est normal qu’ils ne parlent pas trop du chômage car, comme ça, ils pensent ne pas être comptables des résultats de leur politique qui d’ailleurs n’en produisent pas de bons », estime Boris Vallaud, député PS des Landes, pour qui les bons chiffres en termes de création d’emploi des deux dernières années sont imputables au quinquennat précédent. « La ministre de l’emploi ne fait jamais de visites sur ce sujet-là, elle est en tournée constante sur l’apprentissage, peut être est-ce parce que ça ne marche pas ? On a l’impression qu’il y a une politique du marché du travail et pas une politique de l’emploi… », ajoute un ancien du gouvernement Hollande. Celui-ci pointe, entre autres, la fin de la prime à l’embauche, mais surtout la baisse significative des contrats aidés.

        Lire aussi :
         

                L’étrange paradoxe des chiffres de l’emploi en France



Pour d’autres, en revanche, il ne s’agit ni plus ni moins que d’un retour à la normale. « Les deux gouvernements précédents ont fait face à une crise importante, le sujet était brûlant, commente un spécialiste de la question. Mais à force de déclarations permanentes, on était tombé dans une situation mortifère. » L’exécutif souhaite donc clairement éviter les écueils de son prédécesseur, afin de ne pas focaliser les Français sur la question. Au risque de donner l’impression de ne pas accorder au sujet du chômage l’importance qu’il mérite ? « Muriel Pénicaud parle tout le temps de lutter contre le chômage de masse. Aujourd’hui, la vérité, c’est que nous l’avons baissé et que nous attaquons la partie structurelle dans beaucoup d’endroits. C’est peut-être insuffisamment dit, mais c’est notre priorité », défend Sacha Houlié, député LRM de la Vienne.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Lucien place le produit de la vente de biens immobiliers sur une assurance-vie dont sa veuve est la seule bénéficiaire. Ses sept enfants issus d’un premier lit, s’estimant spoliés, tentent de montrer que les primes qu’il a versées étaient « manifestement exagérées » par rapport à ses facultés financières.
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Stéphanie Gibaud, ex-responsable du marketing événementiel d’UBS France, a été licenciée en 2012 et n’a pas retrouvé d’emploi. Elle réclame le statut de « collaborateur occasionnel du service public » pour avoir livré à l’Etat des informations sur la banque suisse.
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Une ancienne cadre d’UBS veut que l’Etat reconnaisse son « préjudice évident »

Stéphanie Gibaud, ex-responsable du marketing événementiel d’UBS France, a été licenciée en 2012 et n’a pas retrouvé d’emploi. Elle réclame le statut de « collaborateur occasionnel du service public » pour avoir livré à l’Etat des informations sur la banque suisse.



LE MONDE ECONOMIE
 |    26.10.2018 à 10h36
    |

            Yann Bouchez








                        



                                


                            

Elle n’a plus de travail, doit payer ses frais de justice et se sent souvent esseulée. Stéphanie Gibaud le répète depuis des années : elle a l’impression que l’Etat l’a « abandonnée ». Alors, c’est pour que son « préjudice évident » soit enfin reconnu que l’ancienne cadre d’UBS France, âgée de 53 ans, avait rendez-vous au tribunal administratif de Paris, jeudi 25 octobre.
Alors que se déroule, depuis le 8 octobre et jusqu’au 15 novembre, le procès de la banque suisse et de sa filiale française, quelques kilomètres plus au nord de la capitale, l’ex-responsable du marketing événementiel d’UBS France réclame le statut de « collaborateur occasionnel du service public ». Une manière, pour son avocat, Me Antoine Reillac, de « pallier les carences de l’Etat dans la protection des lanceurs d’alerte ».
Ce statut établi par la jurisprudence permet d’indemniser toute personne ayant participé de manière bénévole à une mission de service public. Or, les informations qu’elle a livrées aux services de l’Etat, à partir de 2011, ont permis de nourrir l’enquête judiciaire sur les soupçons de démarchage illicite et de blanchiment de fraude fiscale visant la banque suisse.

« Victime d’avoir été honnête »
Mme Gibaud demande par ailleurs 3,5 millions d’euros pour les préjudices subis en raison de sa collaboration. Depuis son licenciement, en 2012, elle n’a pas retrouvé d’emploi, et a dû faire face à plusieurs procédures judiciaires intentées par son ancien employeur à son encontre. « Finalement, on est victime d’avoir été honnête », résume-t-elle.
L’audience de jeudi lui a donné de l’espoir, mais laissé quelques frustrations. Le rapporteur public a ainsi estimé que Stéphanie Gibaud pouvait prétendre à ce statut, pour avoir « fourni des informations et des documents confidentiels d’UBS au service national de douane judiciaire ». Cependant, il a circonscrit la collaboration aux...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Bruxelles a officialisé sa décision, jeudi. Objectif : remplacer sa flotte vieillissante d’avions de chasse F-16.
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La Belgique achète des F-35 américains, un coup dur pour la défense européenne

Bruxelles a officialisé sa décision, jeudi. Objectif : remplacer sa flotte vieillissante d’avions de chasse F-16.



LE MONDE ECONOMIE
 |    26.10.2018 à 10h30
    |

            Nathalie Guibert








                        



                                


                            

La décision était attendue ; c’est une douche froide pour l’Europe et sa défense. A l’issue d’une compétition jugée contestable par ses partenaires européens, la Belgique a annoncé officiellement, jeudi 25 octobre, sa décision de remplacer ses avions de chasse F-16 par des F-35 de l’américain Lockheed Martin.
Pour ces 34 appareils – qui représentent une dépense initiale de 3,6 milliards d’euros –, Bruxelles a écarté le consortium européen de l’Eurofighter Typhoon et le Rafale de Dassault, au motif que le F-35 était « le meilleur avion au meilleur prix ». L’avion de cinquième génération, en imposant pour plusieurs décennies un « standard » opérationnel américain, soulève des questions majeures d’autonomie stratégique pour les armées.

Ce sont désormais cinq pays européens – avec le Royaume-Uni, l’Italie, les Pays-Bas et le Danemark – et huit Etats membres de l’OTAN – avec la Turquie, le Canada et la Norvège – qui font partie du « club F-35 ». Les premiers appareils commandés entrent tout juste dans les forces, notamment au Royaume-Uni, qui les teste sur son porte-avions HMS Queen-Elizabeth.
D’autres pays du continent (la Grèce, la Roumanie, la Pologne et la Finlande) ont été, ou sont toujours, en discussion pour acquérir l’avion. « A l’exception de l’Allemagne, toutes les nations portant la mission nucléaire de l’OTAN » en acceptant des bombes américaines B-61 à bord de leurs avions « opéreront donc sur F-35 », a souligné jeudi François Heisbourg, président de l’Institut international d’études stratégiques (IISS). Le Pentagone a poussé le F-35, alors que les bombes sont adaptables sur tous les types d’appareil.

« Coûts cachés »
En janvier 2017, pourtant, le président des Etats-Unis, Donald Trump, avait menacé le programme F-35, jugé « hors de contrôle ». Le projet est le plus onéreux de l’histoire militaire américaine, avec des coûts de soutien consolidés à 1 000 milliards...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ Pour être mises en service un jour, les voitures autonomes devront apprendre à réagir face à d’importants dilemmes moraux.
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ Sous la pression de la population, la multinationale a renoncé à créer un campus dans le quartier déjà gentrifié de Kreuzberg.
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A Berlin, le mouvement « Fuck off Google » plus fort que Google

Sous la pression de la population, la multinationale a renoncé à créer un campus dans le quartier déjà gentrifié de Kreuzberg.



LE MONDE ECONOMIE
 |    26.10.2018 à 09h43
 • Mis à jour le
26.10.2018 à 10h14
    |

            Thomas Wieder (Berlin, correspondant)








                        



   


Autour de l’ancienne station électrique Umspannwerk, les témoignages de la lutte engagée au cours des derniers mois sont encore visibles. « Google, dégage ! », peut-on lire sur une porte d’immeuble. « Google n’est pas un bon voisin », proclame une affiche collée sur un lampadaire. « Réunion anti-Google chaque deuxième dimanche du mois », est-il annoncé sur la devanture d’une épicerie.
Désormais, tout cela appartient au passé. Mercredi 24 octobre, Google a annoncé qu’il renonçait à installer un « campus » au cœur de Berlin. En novembre 2016, le groupe américain avait pourtant fait savoir qu’il souhaitait créer, dans la capitale allemande, un lieu consacré aux rencontres, aux événements et à la formation professionnelle dans le secteur du numérique, comme il en possède déjà à Londres, Madrid, Sao Paulo, Séoul, Tel-Aviv et Varsovie. L’adresse de ce futur « campus », dont l’ouverture était prévue début 2019 ? L’ancienne station électrique Umspannwerk, un vieux bâtiment industriel en brique rouge situé au bord d’un canal de Kreuzberg, un quartier de l’ancien Berlin-Ouest, autrefois très populaire, réputé pour être un vivier de militants anticapitalistes et altermondialistes, et aujourd’hui en voie de gentrification accélérée.
Or c’est précisément cela qui a fait avorter le projet. En apprenant que Google avait loué 3 000 m2 dans ce vaste quadrilatère qui abrite déjà des espaces de coworking pour des start-up ainsi que des cafés et un restaurant branché, plusieurs associations locales engagées contre la spéculation immobilière, la hausse des loyers et les expulsions de familles aux revenus modestes, sont montées au front.
Ces derniers temps, la lutte s’était passablement durcie. Un collectif, baptisé « Fuck off Google », s’était constitué pour dénoncer l’installation d’« une société qui pratique l’évasion fiscale et rêve d’un futur dystopique ». Le 7 septembre, la police avait même dû intervenir pour déloger une cinquantaine de manifestants qui s’étaient introduits dans le bâtiment, munis de banderoles « Google, go home ! » (« Google, rentre chez toi ! »).

        Le récit :
         

          A Berlin, la fronde des anti-Google



« Hostile aux entrepreneurs »

   


« Protester sert à quelque chose. Google se retire », s’est félicitée l’association de riverains la plus active au sein du collectif « Fuck off Google », mercredi, sur Twitter. Une « capitulation », a salué le quotidien de gauche Die Tageszeitung. Une interprétation des faits que les responsables de Google ont très vite souhaité contrecarrer : « Nous ne laissons pas les protestations nous dicter ce que nous faisons », a réagi Ralf Bremer, le porte-parole de Google à Berlin, dans un entretien au quotidien Berliner Zeitung, précisant que son entreprise n’avait pas l’intention de renoncer à financer le développement de start-up dans la capitale allemande, mais pas dans le cadre d’un « campus », comme cela avait été prévu à l’origine.
Manifestement soucieux de soigner son image, le géant américain s’est toutefois engagé à continuer de payer, pour les cinq prochaines années, le loyer des 3 000 m2 qu’il a loués à Kreuzberg (480 000 euros par an). Mais, cette fois, en simple « mécène », les locaux devant être occupés désormais par une association à but non lucratif, engagée dans l’aide sociale et humanitaire…
Depuis mercredi, les réactions politiques n’ont pas manqué. Première force d’opposition au Parlement du Land de Berlin, l’Union chrétienne-démocrate (CDU), le parti de la chancelière Angela Merkel, a qualifié cette décision de « signal inquiétant ». Pour les conservateurs, le renoncement de Google prouve que la majorité qui gouverne la capitale allemande depuis 2016 – composée du Parti social-démocrate (SPD), des Verts et du parti de gauche radicale Die Linke – est « hostile aux entrepreneurs ». Selon une étude publiée, mardi 23 octobre, par l’Association allemande des start-up, la Rhénanie-du-Nord-Westphalie aurait détrôné Berlin de sa première place, cette année, dans le classement des Länder allemands comptant le plus grand nombre d’entreprises dans le secteur du numérique.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Pour le président de la Commission de régulation de l’énergie, Jean-François Carenco, « la concurrence par les prix reste marginale ».
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« Il y a désormais trop d’acteurs sur le marché de l’électricité » en France

Pour le président de la Commission de régulation de l’énergie, Jean-François Carenco, « la concurrence par les prix reste marginale ».



LE MONDE ECONOMIE
 |    26.10.2018 à 09h37
    |

                            Nabil Wakim








                        



                                


                            

Jean-François Carenco, le président de la Commission de régulation de l’énergie (CRE) revient sur l’ouverture à la concurrence du marché de l’électricité. L’instance qu’il préside y a d’ailleurs joué un rôle-clé.
Ancien préfet du Rhône et de Paris, Jean-François Carenco, 66 ans, a notamment été directeur du cabinet de Jean-Louis Borloo au ministère de l’emploi, puis de l’écologie jusqu’en 2010. Il est devenu, en 2017, président de la CRE, qui, parmi ses attributions, propose les évolutions des tarifs de gaz et d’électricité et organise les appels d’offres pour les énergies renouvelables.
Haut fonctionnaire très attaché au rôle de l’Etat, il a souvent pris des positions en contradiction avec celles de son prédécesseur, Philippe de Ladoucette, grand défenseur de la concurrence, en soutenant les tarifs fixés par l’Etat et la place d’EDF.
Le secteur de l’électricité est ouvert à la concurrence depuis plus de dix ans. De très nombreux fournisseurs se lancent, mais EDF détient toujours près de 80 % du marché. La mise en compétition fonctionne-t-elle ?

C’est un mensonge de dire que la concurrence n’existe pas. Elle est féroce. La preuve, les plus gros se lancent sur le marché français, comme Total, Leclerc ou [le groupe suédois] Vattenfall. Le nombre de fournisseurs autorisés augmente sans arrêt. C’est d’ailleurs un de mes soucis : il faut mieux contrôler l’arrivée sur le marché de nouveaux fournisseurs. Il y a désormais trop d’acteurs, et des consolidations auront nécessairement lieu.
D’autant que certains de ces nouveaux arrivants ne sont pas toujours sérieux et passent leur temps à faire des procès à EDF ou aux pouvoirs publics.
Pourtant, cela ne fait pas vraiment baisser les prix pour les particuliers…

L’électricité est un produit noble, sociétal. Sur la facture, la fourniture d’électricité représente uniquement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ Le choix paradoxal belge semble davantage orienté sur sa participation à l’OTAN qu’à l’Europe de la défense.
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Pourquoi la Belgique a choisi les F-35 américains

Le choix paradoxal belge semble davantage orienté sur sa participation à l’OTAN qu’à l’Europe de la défense.



LE MONDE ECONOMIE
 |    26.10.2018 à 09h31
 • Mis à jour le
26.10.2018 à 12h46
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            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, Correspondant)








                        



                                


                            

Un Donald Trump hilare s’exclamant : « Quoi ? On fait des avions en Europe, et un pays d’Europe nous achète des avions ! » Avant même l’annonce officielle, par le gouvernement belge, de l’achat de 34 avions bombardiers F-35 de la firme Lockheed Martin, le caricaturiste du Soir de Bruxelles avait résumé, jeudi 25 octobre, le paradoxe de cette décision. Désireuse d’être, comme le répétait le premier ministre libéral Charles Michel, « dans le cockpit » de la défense européenne, la Belgique a conclu ce qu’elle estime être son marché public « du siècle » avec une agence du Pentagone, promotrice de l’appareil qui succédera aux F-16 de la force aérienne du royaume.
Un choix qui semble donc davantage orienté sur la participation à l’OTAN qu’à l’Europe de la défense, comme le voulait l’Alliance néoflamande (NVA, nationaliste), en coalition avec les libéraux francophones. « Vous vous trompez de cockpit, en achetant américain, le pays dépendra durablement des Etats-Unis pour la technologie embarquée », répliquait, mardi 23 octobre, le député centriste Georges Dallemagne au chef du gouvernement.
Celui-ci, excédé par les critiques et les propos indiquant que, dès le début de la procédure, en 2014, c’est le F-35 qui avait été choisi, avait évoqué des accusations « très graves et très lourdes ». Et décidait de reconvoquer, le lendemain, les députés pour leur fournir toutes les indications sur le choix qui allait être posé. Il y avait, effectivement, urgence : l’offre de Lockheed courait jusqu’au 29 octobre seulement…
L’appareil européen aurait coûté 600 millions d’euros de plus

Le débat a, en fait, confirmé ce que l’on savait : le F-35 surclassait son dernier concurrent, l’Eurofighter Typhoon, développé par le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne pour les sept critères retenus par une commission officielle. Soit la technologie, l’efficacité, le coût, etc. L’appareil européen aurait coûté...




                        

                        

