<FILE-date="2018/10/26/17">

<article-nb="2018/10/26/17-1">
<filnamedate="20181026"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181026"><AAMMJJHH="2018102617">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ Le gouvernement marocain a adopté un projet de décret visant à mettre fin au changement d’heure.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤         

Compte rendu

Le Maroc va rester à l’heure d’été

Le gouvernement marocain a adopté un projet de décret visant à mettre fin au changement d’heure.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-10-26T17:38:02+02:00"

        Le 26.10.2018 à 17h38

     •
              itemprop="dateModified"
          datetime="2018-10-26T17:41:10+02:00"

        Mis à jour le 26.10.2018 à 17h41






    
L’horloge de la poste de Rabat.
Crédits : Youssef Boudlal / REUTERS


Le gouvernement marocain a adopté vendredi 26 octobre un projet de décret pour le « maintien permanent de l’heure d’été en vigueur actuellement », annulant le prochain passage à l’heure d’hiver prévu dimanche, a appris l’AFP de source gouvernementale. Le royaume restera donc à GMT+1.

        Lire aussi :
         

                La loi réglementant le travail domestique entre en vigueur au Maroc



Le maintien de l’heure d’été « permettra de gagner une heure de lumière naturelle » et de « réduire la consommation d’électricité », a déclaré le ministre chargé de la Réforme de l’administration, Mohamed Ben Abdelkader, cité par l’agence officielle MAP. Cependant, l’heure d’hiver sera maintenue pendant le mois de ramadan.
Incompréhension et mécontentement
Ce projet de décret a suscité des réactions d’incompréhension et un large mécontentement sur les réseaux sociaux. La compagnie aérienne nationale Royal Air Maroc (RAM) a, elle, d’ores et déjà annoncé qu’à la « suite de la décision prise par le gouvernement ce vendredi », les horaires de ses vols seront modifiés depuis les différents aéroports marocains « à partir de dimanche ». Le Maroc a instauré le changement d’heure en 2008, dans le but de réduire sa consommation d’énergie, comme l’avaient fait de nombreux pays européens.

        Lire aussi :
         

                Des pavés tombés du ciel, hantise des automobilistes au Maroc



La question est également posée en Europe, après le projet de la Commission européenne de mettre fin à l’obligation du changement d’heure. Chaque Etat membre de l’Union européenne devra choisir d’ici fin avril 2019 entre garder l’heure d’été ou plutôt celle d’hiver, si le projet de la Commission est entériné.


<article-nb="2018/10/26/17-2">
<filnamedate="20181026"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181026"><AAMMJJHH="2018102617">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ De la défense du travailleur blanc à la théorie de l’offre, le conservatisme américain repose sur un socle idéologique composite, analyse l’historien Jean-Christian Vinel dans une tribune au « Monde »
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« Le protectionnisme de Donald Trump relève autant de la continuité que de la rupture »

De la défense du travailleur blanc à la théorie de l’offre, le conservatisme américain repose sur un socle idéologique composite, analyse l’historien Jean-Christian Vinel dans une tribune au « Monde »



LE MONDE
 |    26.10.2018 à 17h32
    |

Jean-Christian Vinel (maître de conférences en histoire à l'université Paris-Diderot)







                        



                                


                            
Tribune. Depuis l’élection de Donald Trump fin 2016, nombreux sont les observateurs à s’étonner que sa rupture avec libre-échange n’ait pas eu davantage de conséquences dans ses relations avec le Parti républicain et son électorat. La contradiction est grande quand on sait l’influence des thèses néolibérales au sein du parti de l’éléphant, qui a soutenu la ratification de l’Alena en 1992 et, plus récemment, inscrit le TPP (Accord de partenariat transpacifique) dans son programme. Mais elle est plus grande encore si l’on garde à l’esprit que l’économie américaine est aujourd’hui dominée par des géants de la distribution comme Walmart, qui dépendent d’un flux ininterrompu d’importations en provenance de la Chine.
Reste que c’est sans doute une erreur que de poser le problème en termes purement idéologiques. Si la défense du libéralisme économique constitue bien une brique essentielle du « conservatisme » prôné par le Parti républicain, elle s’est toujours accompagnée de nombreuses contradictions, liées à la fois au système bipartite et à la nécessité de s’adresser aux classes populaires.
« Paix, prospérité et protectionnisme ». Le slogan de campagne de William McKinley lors de l’élection présidentielle de 1896, qu’il remporta facilement, rappelle qu’à la fin du XIXe siècle, la politique prônée par le Parti républicain ne se résumait pas au darwinisme social et au soutien apporté aux grands conglomérats dont Wall Street permettait l’essor, tandis que l’armée réprimait brutalement les grèves. Une tendance se dessine alors : dans un pays où l’on rejette l’existence même de classes sociales, c’est au travers du protectionnisme et de la réglementation croissante de l’immigration que l’on débat des conséquences sociales de l’industrialisation. En défendant les tarifs douaniers nécessaires à la protection de « l’ouvrier américain », le Parti républicain démontrait alors son ancrage électoral chez les ouvriers et les artisans du Nord-Est.
Tension...



                        

                        


<article-nb="2018/10/26/17-3">
<filnamedate="20181026"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181026"><AAMMJJHH="2018102617">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ Dans ces deux pays d’Europe centrale, le souverainisme est le contre-choc des échecs du libéralisme des années 1990 et 2000, estime le sociologue Wojtek Kalinowski.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« Les souverainismes polonais et hongrois ont bâti leur succès sur la critique du postcommunisme »

Dans ces deux pays d’Europe centrale, le souverainisme est le contre-choc des échecs du libéralisme des années 1990 et 2000, estime le sociologue Wojtek Kalinowski.



LE MONDE ECONOMIE
 |    26.10.2018 à 17h31
 • Mis à jour le
26.10.2018 à 17h33
    |

Wojtek Kalinowski (sociologue)







                        



                                


                            
Tribune. Ce n’est certes pas ainsi que nous avions imaginé la réunification de la « vieille » et de la « nouvelle » Europe il y a vingt ans. Accusations réciproques de manquer de solidarité européenne, ouverture des procédures européennes contre la Pologne et contre la Hongrie, affrontement frontal lors de la crise migratoire… Première bénéficiaire des fonds de cohésion de l’Union européenne, l’Europe centrale et orientale atteste pourtant de la montée en puissance des partis souverainistes qui viennent renforcer sinon le camp eurosceptique, du moins la défense de « l’Europe des nations » contre « Bruxelles ».

Comment expliquer ce brusque changement de climat politique, et la popularité de leaders comme Jaroslaw Kaczynski en Pologne ou Viktor Orban en Hongrie ? Les politiques qu’ils mènent dans leurs pays respectifs sont à maints égards différentes : en Pologne, nouvelles allocations familiales, suppression des contrats de travail précaires et abaissement de l’âge du départ à la retraite ; en Hongrie, suppression de l’impôt progressif, réduction des prestations sociales et mise en place de travaux publics. Le point commun est ailleurs : tous les deux ont bâti leur succès électoral sur la critique du « postcommunisme », c’est-à-dire celle des élites formées après la chute du Mur et de la manière dont ces dernières avaient mené les transformations économiques et sociales.

Cette nouvelle étape dans l’histoire de l’Europe postcommuniste se nourrit ainsi des erreurs de l’étape précédente. Une fois que les pays d’Europe centrale et orientale ont pu se détacher de la zone d’influence russe, ils ont aussitôt retrouvé leur place et leurs dilemmes d’antan, ceux des « marches » d’une Europe occidentale plus puissante et plus développée, et les mêmes aspirations de rattraper un « retard » bien antérieur à la période communiste.
Or, la voie du rattrapage proposée dans les années 1990 et 2000 fut un libéralisme...




                        

                        


<article-nb="2018/10/26/17-4">
<filnamedate="20181026"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181026"><AAMMJJHH="2018102617">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ L’Etat de Rio a décrété en 2016 « l’état de calamité » pour faire face à l’effondrement des finances publiques. Comment les Cariocas vivent-ils l’austérité et les coupes budgétaires au quotidien ?
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ 
<article-nb="2018/10/26/17-5">
<filnamedate="20181026"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181026"><AAMMJJHH="2018102617">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ Des rescapés et des associations accusent les soldats français d’avoir abandonné des centaines de Tutsi à leurs bourreaux en juin 1994.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤         

Décryptage

Rwanda : des parties civiles veulent relancer l’instruction sur le massacre de Bisesero

Des rescapés et des associations accusent les soldats français d’avoir abandonné des centaines de Tutsi à leurs bourreaux en juin 1994.

Par                                            Ghalia Kadiri et 
Pierre Lepidi
    



LE MONDE
              datetime="2018-10-26T17:16:03+02:00"

        Le 26.10.2018 à 17h16






    
Des Hutu saluent des militaires français dans un camp de réfugiés près de Butare, au Rwanda, le 3 juillet 1994.
Crédits : HOCINE ZAOURAR / AFP


Le dossier est-il définitivement clos ? Près de vingt-cinq ans après le massacre de Bisesero, au Rwanda, lors duquel plus d’un millier de Tutsi ont été assassinés en juin 1994 par des milices hutu, le rôle des militaires français reste contesté. Lors d’une conférence de presse, vendredi 26 octobre à Paris, la Ligue des droits de l’homme (LDH), l’association Survie et la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH) ont déclaré avoir envoyé la veille une note au tribunal de grande instance de Paris « pour soulever les manquements constatés dans l’instruction » afin « d’empêcher un enterrement de l’affaire et un déni de justice ».

        Lire aussi :
         

                Opération « Turquoise » au Rwanda : les blessures de Bisesero



Cette déclaration au greffe fait suite à la clôture de l’instruction, cet été, après treize années d’enquête. Fin juillet, les trois juges chargés d’enquêter sur l’action de l’armée française à Bisesero ont mis un terme à leur travail sans prononcer de mise en examen à l’encontre des militaires mis en cause. « Cette fin d’enquête est prématurée car tout n’a pas été fait, déplore Fabrice Tarrit, co-président de Survie. Toutes les pistes n’ont pas été investiguées suffisamment. Ce qui s’est réellement passé à Bisesero est un moyen de faire la lumière sur le rôle qu’a joué l’opération “Turquoise” pendant le génocide et de montrer une des facettes du soutien de la France au régime génocidaire. »
« Incontestablement, les autorités savaient »
La tragédie de Bisesero est l’un des événements le plus sujet à controverse concernant le rôle de la France pendant le génocide des Tutsi, qui a fait 800 000 morts entre avril et juillet 1994. Que s’est-il réellement passé dans cette chaîne de collines dans l’ouest du Rwanda ? Entre le 27 et le 30 juin 1994, plus d’un millier de Tutsi ont été méthodiquement tués par des miliciens et des soldats gouvernementaux. Présent dans le cadre de l’opération « Turquoise », une mission sous mandat de l’ONU pour « mettre fin aux massacres partout où cela sera possible, éventuellement en utilisant la force », le premier détachement français n’était qu’à quelques kilomètres de là.
Depuis 2005, six rescapés des massacres, l’association Survie, la FIDH, la LDH et d’autres parties civiles accusent les soldats français d’avoir abandonné des centaines de Tutsi à leurs bourreaux. Les rescapés affirment que les militaires leur ont promis dès le 27 juin de les secourir. Or ceux-ci ne sont intervenus que le 30. « La question n’est plus de savoir s’ils ont été prévenus, assure Olivier Foks, avocat de Survie. Cette question est tranchée. Incontestablement, les autorités savaient, et je parle de toute la chaîne hiérarchique. De nombreux documents présents dans la procédure ne laissent plus de doute sur le fait que l’état-major des armées à Paris était informé. Pourtant, il n’y a eu aucun ordre, aucune réaction des autorités françaises entre le 27 et le 29 juin 1994. »

        Lire aussi :
         

                Louise Mushikiwabo, une fidèle du président rwandais aux commandes de la Francophonie



En treize ans d’enquête, plusieurs auditions, dont celle de François Léotard, alors ministre de la défense, ainsi que des confrontations réclamées par les parties civiles ont été rejetées par les juges. En 2017, ces derniers ont aussi refusé d’entendre l’amiral Jacques Lanxade, ancien chef d’état-major des armées, et son adjoint de l’époque, le général Raymond Germanos. « Je ne crois pas un seul instant que les juges ne soient pas indépendants, déclare Me Michel Tubiana, président d’honneur de la LDH. Mais ils ont des contraintes : une forme de révérence permanente de la justice quand il s’agit de l’armée française. Si ces militaires sont renvoyés pour complicité de génocide, on peut imaginer qu’ils ne resteront pas le doigt sur la couture mais parleront des ordres venus du pouvoir civil et politique. Là est le vrai enjeu. »
« Des morceaux de chair arrachée »
Une vidéo, publiée le 25 octobre par Mediapart, se présente comme une nouvelle preuve dans un dossier déjà épais. Datée du 28 juin 1994, elle montre le chef des opérations spéciales au Rwanda, le colonel Jacques Rosier, en conversation avec l’un de ses subordonnés. Le sergent-chef M. tente de l’avertir que des crimes de masse ont été commis à l’encontre de Tutsi à quelques kilomètres de là : « Il y a eu des battues toute la journée dans les collines, des maisons qui flambaient de partout… Les mecs se trimbalaient avec des morceaux de chair arrachée. » Dans une attitude passive voire indifférente, le colonel lui répond : « Eh ouais »
Comme le permet la loi, avant les réquisitions du parquet et la décision finale des juges d’instruction, les parties civiles ont formulé des observations et des demandes d’actes, parmi lesquelles des demandes de confrontation et d’audition de militaires, mais aussi de journalistes présents à Bisesero. « Cette fin de l’instruction suscite un sentiment de suspicion et d’une couverture d’impunité [pour les soldats français]. Ce n’est l’intérêt de personne d’en rester là », assure Patrick Baudouin, président d’honneur de la FIDH.

        Lire aussi :
         

                Le parquet de Paris demande un non-lieu dans l’enquête sur l’attentat contre le président rwandais



Cette demande intervient au moment où les relations diplomatiques se réchauffent entre la France et le Rwanda, après l’élection de Louise Mushikiwabo, ancienne ministre des affaires étrangères de Paul Kagame, à la tête de l’Organisation internationale de la francophonie, grâce notamment au soutien d’Emmanuel Macron.
Le 10 octobre enfin, le parquet de Paris a requis un non-lieu dans un autre dossier : la mise en cause de huit personnes, dont l’actuel ministre rwandais de la défense, dans l’attentat au cours duquel a péri le président Juvénal Habyarimana le 6 avril 1994. Cet attentat, considéré comme l’élément déclencheur du génocide, est l’un des dossiers qui empoisonnent depuis plus de deux décennies les relations entre Paris et Kigali.





<article-nb="2018/10/26/17-6">
<filnamedate="20181026"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181026"><AAMMJJHH="2018102617">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ Des personnalités, telles Michel Wieviorka, Alain Touraine, Elizabeth et Christian de Portzamparc, Isabelle Huppert ou Edith Cresson, dans une tribune au « Monde » s’alarment des dangers qu’encourt la démocratie au Brésil, si le candidat d’extrême droite, Jair Bolsonaro venait à remporter, dimanche 28 octobre, l’élection présidentielle.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« Brésiliens, Brésiliennes n’abandonnez pas vos valeurs »

Des personnalités, telles Michel Wieviorka, Alain Touraine, Christian de Portzamparc, Isabelle Huppert ou Edith Cresson, dans une tribune au « Monde » s’alarment des dangers qu’encourt la démocratie au Brésil, si le candidat d’extrême droite, Jair Bolsonaro venait à remporter, dimanche 28 octobre, l’élection présidentielle.



LE MONDE
 |    26.10.2018 à 17h15
 • Mis à jour le
26.10.2018 à 17h24
    |

Collectif







                        



                                


                            

Tribune. Informés par la presse tant brésilienne qu’internationale, nous sommes préoccupés par les risques que courent les libertés fondamentales au Brésil du fait de l’éventuelle victoire du candidat d’extrême droite, Jair Bolsonaro, au second tour des élections présidentielles du pays. Motivés par les liens qui unissent nos pays, nous souhaitons exprimer notre immense inquiétude en nous adressant plus particulièrement aux électeurs brésiliens encore indécis, pour qu’ils se positionnent en faveur de la démocratie.
Le candidat d’extrême droite, ex-capitaine de l’armée, fait l’éloge public de la torture et de l’élimination physique des opposants politiques.
Cet ancien militaire tient publiquement des discours homophobes, sexistes et racistes vis-à-vis des noirs et des Indiens, qui incitent à la violence physique et politique contre les minorités
Sa trajectoire et son discours politique expriment le mépris des droits humains, des principes basiques démocratiques et du débat électoral, auquel il refuse de participer. Sa campagne, élaborée par Steve Bannon, ex-conseiller de Donald Trump, est basée sur des déclarations provocatrices et des « tweets » postés sur les réseaux sociaux.
Cet ancien militaire tient publiquement des discours homophobes, sexistes et racistes vis-à-vis des noirs et des Indiens, qui incitent à la violence physique et politique contre les minorités. A peine avait-il commencé à prononcer ces discours que ces incitations se sont traduites concrètement par une cinquantaine d’agressions physiques de caractère politique, sexiste et homophobe et par un assassinat à Salvador.

L’histoire du XXe siècle nous a beaucoup appris sur les conséquences de la rupture du pacte démocratique : le déferlement de la haine, la poursuite des minorités et le recours à la violence. Si cette rupture a séduit certaines populations dans un moment de crise économique et politique, son choix les a entraînés...




                        

                        


<article-nb="2018/10/26/17-7">
<filnamedate="20181026"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181026"><AAMMJJHH="2018102617">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ La majorité au pouvoir à Varsovie a cherché en vain à empêcher la participation des établissements scolaires à cette initiative, vendredi.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Une journée de sensibilisation aux droits des homosexuels, contre l’avis du gouvernement polonais

La majorité au pouvoir à Varsovie a cherché en vain à empêcher la participation des établissements scolaires à cette initiative, vendredi.



LE MONDE
 |    26.10.2018 à 17h01
 • Mis à jour le
26.10.2018 à 17h45
    |

                            Jakub Iwaniuk (Varsovie, correspondance)








                        



                                


                            

Peut-on promouvoir la tolérance vis-à-vis des minorités sexuelles à école polonaise ? Non, selon le parti Droit et justice (PiS, ultraconservateur) au pouvoir à Varsovie. Depuis une semaine, les milieux de la droite dure polonaise – presse pro gouvernementale, associations ultra-catholiques, parlementaires de la majorité – se sont mobilisés pour faire interdire le « vendredi arc-en-ciel », journée de sensibilisations aux droits des personnes LGBT dans les écoles, dont la troisième édition s’est tenue vendredi 26 octobre.
Malgré une position hostile du gouvernement, 211 écoles à travers le pays ont décidé de participer à la journée. De nombreux directeurs d’établissement ont dénoncé, de manière anonyme, des pressions subies et des « vagues d’insultes » à l’encontre des organisateurs. Seul un établissement a décidé de se retirer de l’organisation de la journée.
La ministre de l’éducation nationale, Anna Zalewska, était montée au créneau en personne pour dénoncer cette initiative, le 25 octobre. « Notre devoir est de soutenir les parents dans l’éducation de leurs enfants. Nous ne pouvons pas prendre des décisions sans leur accord. Si un directeur d’école a pris la décision d’organiser un “vendredi arc-en-ciel”, en échappant aux procédures, cela veut dire qu’il enfreint la loi sur l’éducation », avait-elle affirmé. La loi en question dispose que toutes les interventions d’ONG dans les écoles doivent être autorisées par la direction après consultation des conseils parentaux.
Les commissaires éducatifs régionaux, dépendants du ministère, dont la mission est la supervision pédagogique des écoles, ont relayé la position gouvernement. La commissaire de la Voïvodie (région) de Petite-Pologne a ainsi écrit aux directeurs d’établissements pour que ces derniers l’« informent immédiatement » de « toutes les situations dangereuses » qui pourraient se produire dans les écoles. « La sexualité des élèves, surtout des mineurs,...




                        

                        


<article-nb="2018/10/26/17-8">
<filnamedate="20181026"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181026"><AAMMJJHH="2018102617">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ En alliance avec Nippon Steel, le sidérurgiste européen boucle un projet de 6 milliards d’euros.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Avec l’indien Essar Steel, le sidérurgiste ArcelorMittal signe une nouvelle acquisition majeure

En alliance avec Nippon Steel, le sidérurgiste européen boucle un projet de 6 milliards d’euros.



LE MONDE ECONOMIE
 |    26.10.2018 à 17h01
    |

            Denis Cosnard








                        



                                


                            

Lakshmi Mittal n’a pas froid aux yeux. Alors qu’il vient d’obtenir toutes les autorisations nécessaires pour s’offrir Ilva, le numéro un italien de l’acier, et ses usines gigantesques et délabrées de Tarente, dans les Pouilles, le magnat de la sidérurgie a annoncé vendredi 26 octobre une autre acquisition majeure, celle d’Essar Steel, en Inde.

Le comité des créanciers de ce sidérurgiste indien a en effet approuvé le même jour sa reprise par ArcelorMittal. Pour le groupe contrôlé par M. Mittal et sa famille, c’était la dernière étape décisive à franchir avant d’obtenir les clés d’Essar.
Cette acquisition représente un très grand pari financier et industriel pour ArcelorMittal. Le plan validé vendredi prévoit, en effet, un premier paiement de 420 milliards de roupies (5 milliards d’euros) pour dédommager les créanciers d’Essar Steel, puis l’injection de 80 milliards de roupies destinée à remettre l’entreprise sur les rails. Au total, l’investissement doit donc atteindre 500 milliards de roupies, soit 6 milliards d’euros.
Retour au pays en sauveur de l’acier indien
Mais le mouvement est d’abord clé sur le plan symbolique : avec Essar Steel, M. Mittal revient enfin en Inde. Un pays où il est né, dans un village du Rajasthan, en 1950, et où il a grandi, mais qu’il a été amené à quitter en 1976.
Cette année-là, le gouvernement indien ayant limité les investissements privés dans l’acier, M. Mittal, alors tout jeune homme, est parti développer une usine en Indonésie. Le début d’une impressionnante carrière. Elle l’a amené à racheter de très nombreux hauts-fourneaux à travers le monde, à mettre la main sur l’ex-fleuron français Arcelor, et à devenir le numéro un mondial de la sidérurgie.

Aujourd’hui, c’est en tant que sauveur de l’acier indien qu’il fait son retour dans le pays dont il a gardé la nationalité. Car Essar Steel, l’une des plus importantes entreprises du secteur, va mal. La société appartenait jusqu’à...




                        

                        


<article-nb="2018/10/26/17-9">
<filnamedate="20181026"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181026"><AAMMJJHH="2018102617">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ Le chef de l’Etat était censé participer au forum économique Future Investment Initiative dans la capitale saoudienne.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤         

Compte rendu

Le président du Gabon, Ali Bongo, hospitalisé à Riyad

Le chef de l’Etat était censé participer au forum économique Future Investment Initiative dans la capitale saoudienne.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-10-26T16:49:39+02:00"

        Le 26.10.2018 à 16h49

     •
              itemprop="dateModified"
          datetime="2018-10-26T16:58:39+02:00"

        Mis à jour le 26.10.2018 à 16h58






    
Le président gabonais Ali Bongo à Johannesburg, en Afrique du Sud, le 27 juillet 2018.
Crédits : MIKE HUTCHINGS / AFP


Le président du Gabon Ali Bongo Ondimba a été admis dans un hôpital de Ryad, a indiqué l’agence de presse officielle saoudienne, sans toutefois donner de précisions sur la durée ou les causes de l’hospitalisation. M. Bongo, 59 ans, était censé participer mercredi 24 octobre à un panel du forum économique Future Investment Initiative (FII) à Ryad, mais il n’a pas été aperçu lors de la discussion. Les organisateurs n’ont donné aucune explication à son absence.
« Rien de grave »
Mercredi soir, le prince héritier saoudien Mohammed Ben Salman a rendu visite à M. Bongo à l’hôpital King Faisal, a souligné jeudi l’agence SPA. La présidence du Gabon a affirmé à l’AFP qu’il ne s’agissait de « rien de grave » et que M. Bongo était simplement fatigué.
Ali Bongo est au pouvoir au Gabon, pays d’Afrique équatoriale riche en pétrole, depuis 2009, après avoir succédé à son père, qui dirigeait le pays depuis 1967. En 2016, il a été réélu avec seulement quelques milliers de votes de plus que son rival, lors d’un scrutin présidentiel controversé.


<article-nb="2018/10/26/17-10">
<filnamedate="20181026"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181026"><AAMMJJHH="2018102617">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ Malgré l’absence de relations diplomatiques connues entre les deux pays, le premier ministre israélien est revenu vendredi d’une rencontre avec le sultan Qabous Ben Saïd.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤                     
                                                

Benyamin Nétanyahou effectue une visite rarissime au sultanat d’Oman

Malgré l’absence de relations diplomatiques connues entre les deux pays, le premier ministre israélien est revenu vendredi d’une rencontre avec le sultan Qabous Ben Saïd.



Le Monde.fr avec AFP
 |    26.10.2018 à 16h30
 • Mis à jour le
26.10.2018 à 17h04
   





                        


Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a effectué une rarissime visite à Oman, où il a été reçu par le sultan, Qabous Ben Saïd, malgré l’absence de relations diplomatiques entre Israël et ce pays arabe, ont indiqué ses services.
M. Nétanyahou, accompagné de son épouse Sara, s’est rendu à Oman à l’invitation du sultan « après de longs contacts entre les deux pays », a dit le bureau du Premier ministre. Dans un apparent signe de la sensibilité de la visite, celle-ci n’avait pas été annoncée et n’a été divulguée qu’après coups. Le bureau de M. Nétanyahou a diffusé plusieurs photos du Premier ministre accueilli par le sultan ou à ses côtés pointant une carte du doigt.
Cette visite est « un pas important dans la mise en œuvre de la politique du premier ministre Nétanyahou visant à approfondir les relations avec les pays de la région en se servant des avantages d’Israël dans les domaines de la sécurité, de la technologie et dans le secteur économique », dit le communiqué.

#Israel cracks the Arabian Peninsula. Prime Minister Netanyahu visited #Oman, which has no official relations with… https://t.co/CWnRfbUpVI— Ozkok_ (@Ali Özkök - علي أزكوك)


require(["twitter/widgets"]);

Parmi les pays arabes, Israël n’a de relations diplomatiques qu’avec l’Egypte et la Jordanie. Mais M. Nétanyahou ne cesse de proclamer que les nouvelles réalités régionales, à commencer par l’expansion de l’influence iranienne, créent une convergence d’intérêts avec les pays arabes.
Les deux hommes ont évoqué « les moyens à mettre en œuvre pour faire progresser le processus de paix au Proche-Orient et des questions d’intérêt mutuel », peut-on lire dans un communiqué commun.
Il s’agit de la première visite du genre depuis 1996, ont précisé les services de M. Nétanyahou dans un communiqué. Shimon Peres, alors chef du gouvernement, s’était rendu à Oman et au Qatar en 1996 pour inaugurer des représentations commerciales, deux ans après une première visite de son prédécesseur, Yitzhak Rabin. Oman avait fermé ces bureaux en octobre 2000 après le début de la Seconde Intifada, le soulèvement palestinien.

        Lire aussi :
         

                La Jordanie revient sur deux annexes du traité de paix avec Israël






                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/26/17-11">
<filnamedate="20181026"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181026"><AAMMJJHH="2018102617">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ Le partenariat annoncé vendredi par la ministre des armées, Florence Parly, survient au lendemain du choix des Belges de faire appel aux Américains pour leur armée de l’air.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤                     
                                                

La Belgique achète 442 blindés français pour environ 1,5 milliard d’euros

Le partenariat annoncé vendredi par la ministre des armées, Florence Parly, survient au lendemain du choix des Belges de faire appel aux Américains pour leur armée de l’air.



LE MONDE
 |    26.10.2018 à 15h47
   





                        



   


La France va fournir à l’armée belge 442 blindés pour un montant d’environ 1,5 milliard d’euros, a annoncé vendredi 26 octobre la ministre des armées française, Florence Parly.
Dans un communiqué publié au lendemain de l’annonce de l’achat par Bruxelles d’avions de chasse F-35 américains au détriment, notamment, du Rafale français, la ministre s’est félicitée de « cette excellente nouvelle, pour la France comme pour la Belgique ».
Cet accord, qui avait fait l’objet d’une « lettre d’intention » en vue d’un « partenariat stratégique » signée en juin 2017, porte sur la vente de 382 véhicules blindés légers multirôle de type Griffon et de 60 blindés de reconnaissance et de combat de type Jaguar.

        Lire aussi :
         

                La Belgique achète des F-35 américains, un coup dur pour la défense européenne



Des F-35 commandés aux Etats-Unis
« Ce partenariat inédit comporte également un volet opérationnel incluant des entraînements, de la formation et le maintien en condition opérationnelle des matériels concernés », ajoute le communiqué.
Ces blindés ont été développés en France dans le cadre du programme « Scorpion » de renouvellement des capacités de combat de l’armée de terre française, auquel participent notamment les groupes français Nexter Systems, Thales, Renault Trucks Defense ou encore Safran pour l’optronique. Ils seront livrables à la Belgique à compter de 2025.
Bruxelles avait annoncé jeudi l’achat de trente-quatre F-35 des américains de Lockheed Martin pour son armée de l’air, un contrat estimé à 3,6 milliards d’euros. Le président de la République français, Emmanuel Macron, a « regretté » vendredi cette décision, estimant qu’elle allait « stratégiquement a contrario des intérêts européens ».

        Lire aussi :
         

                Pourquoi la Belgique a choisi les F-35 américains






                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/26/17-12">
<filnamedate="20181026"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181026"><AAMMJJHH="2018102617">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ Le commissaire européen a vivement réagi aux provocations d’Angelo Ciocca, affilié à la Ligue, le parti du président du conseil, Matteo Salvini.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤                     
                                                

« Fasciste », « crétin » : Moscovici hausse le ton contre un eurodéputé italien d’extrême droite

Le commissaire européen a vivement réagi aux provocations d’Angelo Ciocca, affilié à la Ligue, le parti du président du conseil, Matteo Salvini.



LE MONDE
 |    26.10.2018 à 15h10
   





                        



   


Le parlementaire Angelo Ciocca se lève. Il marche vers la tribune, vient coller au flanc du commissaire européen Pierre Moscovici, saisit une partie de ses notes, ôte son soulier, puis le frotte vigoureusement sur la liasse de feuilles, comme s’il écrasait un mégot ou un insecte nuisible. Cette scène exceptionnelle par sa bouffonnerie s’est déroulée mardi 23 octobre dans les murs du parlement de Strasbourg, dont les locaux accueillent en général les échanges techniques et policés qui sont l’ordinaire des institutions européennes. Vendredi, M. Moscovici a réagi à cette provocation en qualifiant de « fasciste » l’eurodéputé d’extrême droite.

Les tensions étaient déjà fortes entre la Commission et le gouvernement italien dirigé par Matteo Salvini, chef de file de la Ligue, dont le projet de budget pour l’année 2019 ne respecte par les engagements européens de l’Italie. M. Moscovici, commissaire aux affaires économiques et financières européen, avait jugé mardi à l’occasion de cette conférence de presse que le projet de loi de finances présenté par l’Italie était « hors les clous ». Le commissaire européen a annoncé avoir rejeté le budget italien et avoir demandé au gouvernement de la coalition populiste au pouvoir à Rome de lui présenter un budget révisé sous trois semaines.
« Grotesque », « fasciste », « crétin »
M. Moscovici avait d’abord dénoncé un geste « grotesque ». Cependant, au fil de la semaine ses réactions ont pris un tour plus politique. Mercredi, sur son compte Twitter il a évoqué une première fois les risques que font courir à la démocratie des actes de cette nature.

L’épisode de la « chaussure 👞 made in Italy » est grotesque.  Au début on sourit et on banalise parce que c’est rid… https://t.co/7uJS0Ps86c— pierremoscovici (@Pierre Moscovici)


require(["twitter/widgets"]);

Puis, vendredi, sur la chaîne d’information CNews, l’ancien ministre des finances français est allé jusqu’à qualifier pour la première fois M. Ciocca, l’eurodéputé d’extrême droite, de « fasciste » mais également de « provocateur » et de « crétin ». 
« Quand on commence à manier la violence à l’encontre des institutions, quand on commence à piétiner les règles, y compris avec des chaussures, on a une espèce de dérive lente vers ce que l’on appelle la “démocratie illibérale”, c’est-à-dire le non-respect de la liberté de la presse, la liberté de la justice et des institutions politiques (…) C’est vraiment la politique que je déteste, et c’est des gens que je combattrai jusqu’à mon dernier souffle. »
A Rome, le président du conseil, Matteo Salvini, qui est aussi le chef de la Ligue, s’est démarqué des actes de son eurodéputé. « On ne change pas l’Europe avec des provocations », a-t-il déclaré. Jeudi, le ministre de l’économie italien, Giovanni Tria, se trouvait à Paris à l’occasion du dixième dîner international de l’assurance. Il a évoqué un dialogue entre Rome et Bruxelles, tout en reconnaissant que son gouvernement avait prévu le rejet du budget italien par la Commission. M. Tria s’est voulu rassurant sur les intentions de l’Italie, assurant qu’elles ne constituaient « pas un problème » pour l’Union européenne, sans pour autant annoncer ou laisser entendre la moindre concession.
En France, Marine le Pen a apporté son soutien à ses alliés de l’extrême droite italienne. « C’est très vieux monde, a déclaré la présidente du Rassemblement national (RN) sur Europe 1 au sujet des déclarations de M. Moscovici. Dès que quelqu’un n’est pas d’accord avec vous, il se fait traiter de fasciste. » Rappelant que le déficit français avait atteint « 4,3 % » lorsque le commissaire européen était à Bercy, elle a ajouté : « Alors, quand il vient donner des leçons à l’Italie, (…) on peut se permettre de traiter cette information avec ironie. »

        Lire aussi :
         

                Rejet du budget italien : que risque l’Italie de Salvini ?






                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/26/17-13">
<filnamedate="20181026"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181026"><AAMMJJHH="2018102617">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ Dans une tribune au « Monde », le politologue Miguel Lago estime que le probable succès de Jair Bolsonaro, lors du second tour de la présidentielle, dimanche 28 octobre, se fonde sur la manière dont le candidat a su tirer profit des nouvelles technologies pour distiller un discours sensationnaliste prompt à se propager.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Election au Brésil : « Vers une nouvelle victoire des réseaux sociaux sur la démocratie ? »

Dans une tribune au « Monde », le politologue Miguel Lago estime que le probable succès de Jair Bolsonaro, lors du second tour de la présidentielle, dimanche 28 octobre, se fonde sur la manière dont le candidat a su tirer profit des nouvelles technologies pour distiller un discours sensationnaliste prompt à se propager.



LE MONDE
 |    26.10.2018 à 15h07
 • Mis à jour le
26.10.2018 à 17h23
    |

Miguel Lago (Politogue, président de Nossas)







                        



                                


                            

Tribune. Dimanche 28 octobre, le Brésil s’apprête à entrer dans le club grandissant des pays gouvernés par des populistes d’extrême droite. Le fondement du succès de la campagne de Bolsonaro, dépourvue des structures partisanes et électorales classiques, et son éventuelle victoire à la présidentielle résident dans sa capacité à tirer profit des nouvelles technologies de l’information et de la communication (TICS).
Il ne s’agit pas que d’un nouvel exemple du potentiel explosif du mélange entre l’architecture des réseaux sociaux et la démocratie représentative, mais bien de l’étape suivante de la démonstration de sa puissance de déflagration.
Les TICS, et plus particulièrement les réseaux sociaux, ont joué un rôle important dans toutes les dernières grandes élections. Elles ont contribué à l’ascension au pouvoir de nouveaux partis politiques, tels que le Mouvement 5 étoiles en Italie ; à la victoire d’outsiders sans structure partisane préétablie, comme Emmanuel Macron, ou à la conquête de partis traditionnels par des célébrités médiatiques comme Donald Trump. Cependant, cette fois-ci, un pas de plus a été franchi, faisant de Jair Bolsonaro le premier candidat appartenant réellement au nouveau monde électoral.
Une ascension sans parti, ni dispositifs électoraux traditionnels
Bolsonaro était jusqu’à présent un député peu connu et isolé, dont le seul fait d’armes avait été la défense publique de l’ancienne dictature brésilienne. Son ascension, contrairement aux cas précédents, ne tient pas à la création ni à la conquête d’un parti existant, ni même au déploiement de dispositifs électoraux traditionnels (structure partisane ou jeux d’alliances) ou à une surexposition dans les médias.
Dans ce pays-continent de plus de 200 millions d’habitants, dont presque 150 millions électeurs, le temps de télévision, accordé en fonction de la représentativité des partis au Parlement, a historiquement été le principal facteur expliquant...




                        

                        


<article-nb="2018/10/26/17-14">
<filnamedate="20181026"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181026"><AAMMJJHH="2018102617">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ Un suspect a été arrêté à Miami (Floride) après les découvertes d’engins explosifs envoyés à des personnalités proches des démocrates ou jugées hostiles à Trump.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤                     
                                                

Etats-Unis : un suspect arrêté dans l’enquête sur les colis piégés adressés à des figures anti-Trump

Un suspect a été arrêté à Miami (Floride) après les découvertes d’engins explosifs envoyés à des personnalités proches des démocrates ou jugées hostiles à Trump.



Le Monde.fr avec Reuters
 |    26.10.2018 à 13h23
 • Mis à jour le
26.10.2018 à 17h29
   





                        


Douze colis piégés ciblant des personnalités américaines liées au parti démocrate ont été interceptés cette semaine, dont deux vendredi. Si aucune revendication n’a été émise, un suspect a été interpellé vendredi 26 octobre à Miami, dans l’Etat de Floride, selon la police fédérale et le ministère de la justice. L’affaire cristallise, à moins de quinze jours des élections de mi-mandat, des tensions politiques déjà vives entre partisans et opposants du président américain, Donald Trump. Le point sur l’enquête.
Douze colis interceptés à ce jour
Enveloppe en kraft, papier bulle, explosif grossièrement assemblé. Douze colis piégés se présentant sous cette forme et adressés à des personnalités démocrates et à des critiques du président américain, Donald Trump, haïs de l’extrême droite américaine, ont été interceptés depuis lundi.
Parmi les personnes visées figurent :
le milliardaire et donateur démocrate George Soros, destinataire du premier colis, intercepté lundi ;l’ancien président Barack Obama ;son vice-président Joe Biden (qui a reçu deux paquets) ;sa secrétaire d’Etat Hillary Clinton ;l’acteur et réalisateur Robert De Niro, connu pour ses prises de position hostiles à Donald Trump ;l’ancien ministre de la justice de Barack Obama Eric Holder ;l’ancien directeur de la CIA John Brennan ;Maxine Waters (qui a reçu deux paquets), élue démocrate à la Chambre des représentantsCory Booker, sénateur démocrate du New JerseyJames R. Clapper Jr., ancien directeur du renseignement national
Les colis ont été interceptés avant qu’ils ne parviennent à leurs destinataires. Aucun n’a explosé.

        Lire la revue de presse :
         

          pour les médias, le coupable est Trump ; pour Trump, ce sont les médias



Fabrication sommaire

   


Le FBI a précisé que les instructions permettant de mettre au point le type d’engin explosif utilisé dans l’ensemble des colis piégés interceptés sont largement disponibles sur Internet et dans la propagande diffusée par des groupes tels que l’Etat islamique et Al-Qaida. D’après le New York Times, les explosifs portent la marque d’une fabrication sommaire : un tuyau de plastique rempli d’une substance pyrotechnique ainsi que des fragments métalliques censés être dispersés par l’explosion afin de maximiser les dégâts.
Mais, de manière générale, plusieurs experts ont estimé que, du fait de la fabrication rudimentaire des engins explosifs, ces colis étaient davantage destinés à faire peur qu’à tuer. L’apparence des bombes évoque, par ailleurs, celle de faux engins explosifs utilisés au cinéma et à la télévision.
Le colis adressé à l’ancien directeur de la CIA John Brennan (envoyé comme celui destiné à M. Clapper aux locaux de la chaîne CNN, cible régulière de Donald Trump) contenait, contrairement aux autres, une enveloppe avec de la poudre blanche. Selon les premières analyses, ce ne serait pas de l’anthrax.
La piste de la Floride
A ce stade, aucune revendication n’a été formulée. De nombreux colis portaient comme adresse d’expédition le bureau de la représentante démocrate Debbie Wasserman Schultz, en Floride. C’est vers le sud de cet Etat que l’enquête, qui mobilise des centaines d’agents à travers le pays, se dirige à présent. Jeudi soir, des agents du FBI fouillaient un centre postal près de Miami, la principale ville de Floride, afin de déterminer l’identité du ou des expéditeurs des douze colis. Vendredi, l’arrestation d’un suspect a été annoncé par la police fédérale à Miami.
S’il a promis une enquête poussée, c’est aux médias et à leurs « mensonges » que M. Trump a indirectement imputé la responsabilité de cette affaire. Le président américain a, en effet, jugé qu’ils étaient la cause de la colère à l’origine de ces actes.




                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/26/17-15">
<filnamedate="20181026"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181026"><AAMMJJHH="2018102617">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ Le 19 octobre, le Parlement de Montevideo a voté une « loi intégrale pour les personnes trans », qui leur reconnaît le choix indiscutable de leur identité de genre dès l’âge de 18 ans. Ce pays, où la PMA est légalisée depuis 2006, est le plus avancé de toute l’Amérique latine en matière de droits LGBT.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤                     
                                                   
édition abonné


L’Uruguay unique en ses genres

Le 19 octobre, le Parlement de Montevideo a voté une « loi intégrale pour les personnes trans », qui leur reconnaît le choix indiscutable de leur identité de genre dès l’âge de 18 ans. Ce pays, où la PMA est légalisée depuis 2006, est le plus avancé de toute l’Amérique latine en matière de droits LGBT.



LE MONDE IDEES
 |    26.10.2018 à 13h00
 • Mis à jour le
26.10.2018 à 15h26
    |

            Frédéric Joignot








                        



                                


                            

Que se passe-t-il ? Le personnage central se prend-il le visage à deux mains sous le coup de l’émotion ? Est-il jus­te très concentré ? Celui qui apparaît derrière, à gauche, est lui aussi attentif ; celui de droite semble pensif. Nous sommes le 19 octobre dans les tribunes publiques du Parlement de Montevideo, capitale de l’Uruguay, lors de la discussion sur la « loi intégrale pour les personnes trans ». Pour les associations lesbiennes, gays, bi, trans (LGBT) qui se sont battues pour son adoption, l’enjeu est capital.
Neuf ans après une première loi autorisant le changement de sexe, sans autorisation médicale ni accord d’un juge, et la modification de leur nom sur leurs papiers officiels, les transgenres – ou transidentitaires – ­espèrent cette fois voir tous leurs droits reconnus « intégralement ».
D’après Matilde Campodonico, la photographe d’Associated Press auteure de cette image, les trois personnages principaux sont des « activistes trans » venus suivre les débats contradictoires autour de ce projet de loi, qui a été farouchement combattu par les députés de la droite catholique. On comprend mieux, dès lors, l’intensité dramatique qu’exprime le visage de la personne centrale : elle attend que les députés décident de sa vie.
« Leur vie est très triste »
La photographe dit qu’elle n’a pas pris cette photo au hasard. En Uruguay, estime-t-elle, les trans sont toujours « très caricaturés », présentés comme des personnes « joyeuses », « amusantes », en état de « fête permanente ». Alors qu’en vérité, « leur vie est très triste. Elles trouvent difficilement du travail, sont souvent pauvres et finissent généralement par se prostituer ». Elles ont aussi du mal à payer leurs traitements hormonaux, leurs opérations, à trouver un logement, et sont mal vues dès qu’elles suivent des cours professionnels.
Voilà pourquoi Matilde Campodonico a pris cette photo qui lui rappelle certains personnages...




                        

                        


<article-nb="2018/10/26/17-16">
<filnamedate="20181026"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181026"><AAMMJJHH="2018102617">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ Les Mexicains sont consultés de jeudi à dimanche sur le sort du plus grand chantier d’ingénierie civile latino-américain. Ce projet de plus de 13 milliards d’euros est contesté par le président élu, Andres Manuel Lopez Obrador.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Au Mexique, l’aéroport de la discorde

Les Mexicains sont consultés de jeudi à dimanche sur le sort du plus grand chantier d’ingénierie civile latino-américain. Ce projet de plus de 13 milliards d’euros est contesté par le président élu, Andres Manuel Lopez Obrador.



LE MONDE ECONOMIE
 |    26.10.2018 à 12h34
    |

            Frédéric Saliba (Mexico, correspondance)








                        



                                


                            

Les investisseurs retiennent leur souffle au Mexique. Le sort du gigantesque chantier du nouvel aéroport de Mexico, lancé depuis trois ans, est entre les mains des électeurs. A partir du jeudi 25 octobre et jusqu’au dimanche 28 octobre, les Mexicains ont été appelés à décider de la poursuite ou non du plus grand ouvrage d’ingénierie civile du sous-continent américain. Une consultation populaire imposée par le président élu, Andres Manuel Lopez Obrador, qui s’est opposé à ce mégaprojet de plus de 13 milliards d’euros. Sa proposition alternative provoque une levée de boucliers des géants du BTP, dont une partie des fonds est déjà investie.
« C’est le peuple qui tranchera », répète M. Lopez Obrador qui entrera en fonction le 1er décembre. Le temps presse : l’aéroport de la capitale est saturé avec 47 millions de passagers par an alors que sa capacité plafonne à 32 millions. Projet phare du président sortant, Enrique Peña Nieto (2012-2018), le nouvel aéroport international de Mexico, baptisé NAIM (Nouvel aéroport international de Mexico), s’étend sur 4 500 hectares, prévoyant 743 000 m2 de construction et 200 portes d’embarcation.

Conçu par le célèbre architecte britannique, Norman Foster (prix Pritzker 1999), le NAIM disposera d’ici à 2022 de trois pistes d’atterrissage pour accueillir 70 millions de passagers par an. Le double dans une seconde étape grâce à six pistes qui fonctionneront simultanément. Situé à 30 km au nord-est de Mexico, le chantier a débuté en septembre 2015.
Trois ans plus tard, la polémique gronde. Selon le gouvernement sortant, 31 % des travaux sont réalisés. 20 % seulement d’après M. Lopez Obrador, dont la victoire triomphale (53 % des suffrages) au scrutin présidentiel du 1er juillet, marque un virage à gauche inédit depuis trois décennies. Celui qu’on surnomme AMLO (ses initiales) fustige le coût colossal de l’ouvrage, passé de 8,7 milliards d’euros à 12,8 milliards...




                        

                        


<article-nb="2018/10/26/17-17">
<filnamedate="20181026"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181026"><AAMMJJHH="2018102617">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ Donald Trump alimente les crispations identitaires en insistant sur les dangers liés, selon lui, à l’immigration, tandis que des candidats afro-américains se disent victimes du racisme.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Midterms, J − 11 : les questions raciales resurgissent

Donald Trump alimente les crispations identitaires en insistant sur les dangers liés, selon lui, à l’immigration, tandis que des candidats afro-américains se disent victimes du racisme.



LE MONDE
 |    26.10.2018 à 12h34
 • Mis à jour le
26.10.2018 à 16h32
    |

            Gilles Paris (Washington, correspondant)








                        



                                


                            

La Maison Blanche et les républicains veulent faire des élections de mi-mandat du 6 novembre un plébiscite pour Donald Trump, tandis que les démocrates espèrent obtenir la majorité à la Chambre des représentants. Le correspondant du Monde à Washington, Gilles Paris, recense quotidiennement les principaux éléments de la campagne.
Le fait du jour
Les élections pour des postes de gouverneur de Géorgie et de Floride sont particulièrement disputées. S’ils étaient élus, les deux candidats démocrates, Andrew Gillum et Stacey Abrams, deviendraient les deux premiers Afro-Américains à occuper ces fonctions. Les tensions qui entourent ces élections ont nourri des accusations de racisme, notamment de la part du candidat démocrate en Floride, qui a mis en cause les liens de son adversaire républicain Ron DeSantis avec le David-Horowitz Freedom Center, ouvertement anti-immigré et anti-musulman. « Je ne dis pas que M. DeSantis est raciste, je dis simplement que les racistes croient qu’il est raciste », a déclaré Andrew Gillum au cours d’un débat virulent, le 24 octobre.
En Géorgie, une controverse s’est nouée à propos de la participation de la démocrate Stacey Abrams à une manifestation il y a plus de vingt-cinq ans, au cours de laquelle l’ancien drapeau de l’Etat, qui portait à l’époque un symbole confédéré, avait été brûlé. Lors d’un autre débat avec son adversaire républicain, Brian Kemp, M. Abrams s’est justifiée en assurant que son geste visait à dénoncer « la division raciale incrustée dans le drapeau de l’Etat avec ce symbole confédéré ». Le symbole confédéré, introduit en 1956, a été supprimé en 2001.
Dans le nord de l’Etat de New York, une publicité de campagne financée par le National Republican Congress Committee a attaqué un candidat démocrate afro-américain, Antonio Delgado, en ressortant des extraits d’un clip vidéo tourné alors qu’il était un jeune rappeur. Diplômé depuis de la prestigieuse...




                        

                        


<article-nb="2018/10/26/17-18">
<filnamedate="20181026"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181026"><AAMMJJHH="2018102617">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ Alors que le premier tour de l’élection présidentielle est prévu le 7 novembre, le chef de l’Etat sortant défend son bilan dans un entretien au « Monde Afrique ».
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤         

Entretien

Hery Rajaonarimampianina : à Madagascar, « on ne peut pas corriger autant de pauvreté en cinq ans »

Alors que le premier tour de l’élection présidentielle est prévu le 7 novembre, le chef de l’Etat sortant défend son bilan dans un entretien au « Monde Afrique ».

Laurence Caramel (Antananarivo, envoyée spéciale)
    



LE MONDE
              datetime="2018-10-26T12:31:12+02:00"

        Le 26.10.2018 à 12h31






    
Le président malgache, Hery Rajaonarimampianina, à Antananarivo, le 7 septembre 2018.
Crédits : RIJASOLO / AFP


A quelques jours du premier tour de l’élection présidentielle à Madagascar, mercredi 7 novembre, le président sortant, Hery Rajaonarimampianina, qui a démissionné de ses fonctions pour mener campagne, mise sur son bilan et son plan de développement à l’horizon 2030 pour être réélu. Au rythme de deux à trois meetings par jour, qu’il enchaîne à coups d’hélicoptère, il fait partie – avec Andry Rajoelina et Marc Ravalomanana, interdits de se présenter en 2013 – des trois candidats à « gros budget » qui écrasent le paysage de campagne. Lui-même a été épinglé par le mouvement citoyen Rohy pour avoir distribué des motos à des maires de son parti, le HVM, lors d’un déplacement dans le nord du pays. Alors que 19 candidats sur les 36 en lice font front commun pour exiger la réouverture de la liste électorale, jugée biaisée, « Hery », comme il est courant de l’appeler ici, reconnaît que « certaines pratiques sont révolues et auraient dû être réglementées ». Entretien.

        Lire aussi :
         

                A Madagascar, 36 prétendants briguent la présidence



Quand vous vous retournez sur vos cinq années à la tête de Madagascar, êtes-vous fier de votre bilan ?
Hery Rajaonarimampianina Je parle de mon bilan parce que des candidats de mauvaise foi disent que mon gouvernement et moi-même n’avons rien fait. Ce n’est pas vrai. Beaucoup de réalisations ont été faites dans différents domaines, aussi bien dans l’économie que l’éducation ou la santé. Des infrastructures ont été construites, notamment dans le secteur rural, où vivent la majorité des Malgaches. Nous avons construit ou réhabilité plus de 1 000 km de canaux pour améliorer la riziculture.
Pourtant, la part des dépenses budgétaires consacrées à l’éducation et à la santé a baissé au cours des cinq dernières années.
En effet, la part relative de ces deux secteurs reste faible par rapport aux objectifs. Nous avons cependant permis au million d’enfants qui avaient été éjectés du système scolaire pendant la crise de 2009 à 2013 de revenir vers l’école. L’Etat a recruté des enseignants communautaires, qui étaient jusqu’alors rémunérés par les familles, au rythme de 10 000 par an. Ils ont été formés. Et environ 600 000 enfants ont eu accès à une cantine scolaire chaque année.

        Lire aussi :
         

                A Madagascar, coup d’envoi d’une campagne électorale marquée par le combat des « ex »



Vous mettez en avant la stabilité macroéconomique que vous avez su ramener. Cependant, la perception générale n’est pas celle d’une amélioration des conditions de vie pour les plus pauvres. Surtout, les affaires de corruption qui ont touché votre proche entourage ont scandalisé. N’est-ce pas la grande faiblesse de votre bilan ?
Dans un bilan, il y a une double colonne. Il y a des acquis et certainement des faiblesses, qui seront à corriger. Les acquis sont là. Il ne faut pas les occulter. Lorsque j’ai pris la tête de ce pays, il était sanctionné de toutes parts : économiquement, diplomatiquement, financièrement… La situation était catastrophique. Soyons raisonnables : on ne peut pas corriger autant de pauvreté en cinq ans. Mais tout ce qui a été fait pendant cette période atteste qu’il y a une amélioration du cadre macroéconomique qui permet de croire en une amélioration des conditions de vie de la population sur le long terme.
Mais pour combattre la corruption, qu’avez-vous fait ?
La corruption gangrène la société depuis très longtemps. Ce n’est pas une excuse, mais j’en ai hérité.

        Lire aussi :
         

                La crevette, cet « or rose » dont Madagascar ne voit pas la couleur



Sur le trafic de bois de rose vers la Chine, qui est l’un des dossiers les plus emblématiques des problèmes de corruption à Madagascar, pourquoi aucun baron de cette mafia, dont les noms sont connus, n’a été inquiété ? Le Bureau indépendant anti-corruption (Bianco), qui mène les enquêtes, a transmis des dossiers à la justice.
Alors il faut dire au Bianco de révéler publiquement les choses.
Des parlementaires, voire des ministres, sont impliqués dans ce trafic. Ils s’abritent derrière l’immunité de leur fonction pour échapper aux poursuites, selon le Bianco. Cette impunité est-elle normale ?
Il n’y a pas d’impunité. Que chacun fasse son travail. Je ne me suis jamais mêlé des affaires de la justice.

        Lire aussi :
         

                Madagascar : polémique après l’interdiction d’un sondage sur la présidentielle



Revenons à la campagne. Dix-neuf candidats réclament la réouverture de la liste électorale, qu’ils jugent biaisée. Qu’en pensez-vous ?
S’ils disent que les conditions ne sont pas réunies, j’observe qu’ils se sont quand même présentés. Au cours des deux dernières années, en tant que président de la République, j’ai alerté sur la nécessité de réformer les lois électorales, quitte à retoucher la Constitution. On ne m’a pas écouté ou pas suffisamment. Nous en sommes là maintenant. Mais la liste électorale, contrairement à ce qu’ils demandent, ne peut être rouverte. Elle est close depuis le 15 mai. La Commission électorale indépendante a fait son travail. Elle a appelé à trois reprises à ce que chacun vérifie qu’il était inscrit sur la liste. Je l’ai moi-même fait avec ma famille dans le quartier où je suis inscrit.
Lors des débats sur la réforme des lois électorales, vous et votre parti, le HVM, vous êtes opposés au plafonnement des dépenses de campagne. Or l’inégalité de moyens des candidats et la débauche d’argent, dans le contexte de pauvreté de Madagascar, constituent une des principales polémiques qui entachent le processus électoral. Regrettez-vous votre décision ?
Le processus d’élaboration des lois fait l’objet de discussions entre les différents partis. Personnellement, je crois qu’il faudrait rouvrir le débat. Sans parler de financement global, je suis convaincu que certaines pratiques, comme la distribution de tee-shirts, de casquettes et de goodies, sont révolues. Il aurait fallu réglementer tout cela.

        Lire aussi :
         

                L’attractivité de Madagascar mise à mal par une insécurité persistante



Vous-même les pratiquez.
Tout le monde les pratique et Andry Rajoelina dans une totale démesure.
Une étude réalisée par la fondation allemande Friedrich-Ebert affirme que vous avez dépensé 43 millions de dollars (31 millions d’euros à l’époque) lors de la campagne présidentielle de 2013. Ce chiffre est-il exact ?
Ce chiffre est complètement faux. C’est une totale ineptie.

        Lire aussi :
         

                Dama, le chanteur qui veut bousculer la scène politique malgache



Alors pouvez-vous nous dire quel est votre budget pour cette campagne et comment est-elle financée ?
Je n’ai pas encore le montant exact, mais la loi exige que nous présentions des comptes. Nous verrons donc à la fin. J’ai un parti qui m’appuie. Il a ses propres financements et j’ai aussi des mécènes.
Qui sont-ils ?
Il est difficile de les citer. Vous savez que nous sommes dans un contexte malgache, il ne faut pas que demain ils puissent être la cible de qui que ce soit.


<article-nb="2018/10/26/17-19">
<filnamedate="20181026"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181026"><AAMMJJHH="2018102617">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ Bientôt vingt-cinq ans après les faits, le rôle de la France dans le génocide des Tutsi au Rwanda reste sujet à controverse. Quelles zones d’ombre subsistent ? Le point en vidéo.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤         

Génocide au Rwanda : quel rôle a exactement joué la France ?


Antoine Schirer
    



LE MONDE
              datetime="2018-10-26T12:15:33+02:00"

        Le 26.10.2018 à 12h15






Durée : 12:06 | 

En 1994, un génocide est commis au Rwanda. En cent jours, le gouvernement extrémiste hutu organise le massacre de 800 000 personnes, issues principalement de la minorité tutsi.
Encore aujourd’hui, la position de la France lors de ce drame reste trouble. Jeudi 25 octobre, Mediapart a par exemple publié une vidéo inédite qui relance les soupçons sur les objectifs réels de l’armée française au cours du génocide. Il s’agit ici d’un épisode en particulier, celui du massacre de Bisesero, dans lequel les militaires français sont accusés d’avoir tardé à porter secours à des réfugiés tutsi.
Journalistes, historiens, artistes et associatifs exhortent depuis des années l’Etat à lever le voile sur ses responsabilités. Alors que plusieurs procès sont en cours, l’accès aux archives promis par le président François Hollande en 2015 reste semé d’embûches.
Quels sont les faits qui posent encore aujourd’hui question ? Le point en vidéo.


                

                     Petite Noir, le Congolais qui voit la musique en grand

                

                     Les Sud-Africains se soignent au cannabis

                

                     Bertrand Badie : « Les puissances coloniales ont étouffé le panafricanisme »


<article-nb="2018/10/26/17-20">
<filnamedate="20181026"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181026"><AAMMJJHH="2018102617">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ Mineurs du Montana, ouvriers du Kentucky, fermiers du Nebraska, cow-boys pétroliers de l’Oklahoma… ils ont voté pour Trump en 2016. Au-delà des préoccupations économiques, ils témoignent d’une crainte majeure : celle de voir l’homme blanc perdre son statut de dominant.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤                 En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   Fermer la bannière d’avertissement sur les cookies              Navigation       Le Monde - retour à la une        Se connecterSe connecter  S’abonner                     À la une   En continu   Actualités    En ce moment    Italie    Donald Trump    Brexit    Arabie saoudite    Brésil    Climat    Immigration en Europe    Les décodeurs    Harcèlement sexuel    Toute l’actualité en continu     Actualités    International   Politique   Société   Les Décodeurs   Sport   Planète   Sciences   M Campus   Le Monde Afrique   Pixels   Médias   Santé   Big Browser   Disparitions         Économie      Économie   Économie mondiale   Économie française   Emploi   Argent & placements   Tribunes éco   Smart cities                      Économie  Le drôle de calcul du malus écologique automobile                    Économie  A Berlin, le mouvement « Fuck off Google » plus fort que Google                    Chronique   Article réservé à nos abonnés Lithium : « Un cartel est né et sa puissance promet d’être considérable dans les décennies à venir »   Philippe Escande                      Tribune   Article réservé à nos abonnés Maxime Saada : « Il faut préserver l’exception culturelle française »   Maxime Saada Président du directoire de Canal+              Vidéos      Vidéos   Les explications   Les séries                      12:06     Afrique  Génocide au Rwanda : quel rôle a exactement joué la France ?                    04:23     Europe  Comment l'Arabie saoudite a reconnu sa responsabilité dans le meurtre de Khashoggi                    03:32     Sciences  Les voitures autonomes doivent-elles tuer un vieillard pour sauver un enfant ?                    05:42     Planète  Changement d’heure : une mesure inutile ?             Opinions      Opinions   Editoriaux   Chroniques   Analyses   Tribunes   Blogs                      Chronique   Article réservé à nos abonnés « La thèse selon laquelle plus l’offre culturelle sera riche, plus elle sera partagée par tous est illusoire »   Michel Guerrin rédacteur en chef au « Monde »                     Tribune   Article réservé à nos abonnés Maxime Saada : « Il faut préserver l’exception culturelle française »   Maxime Saada Président du directoire de Canal+                     Chronique   Article réservé à nos abonnés « Tim Cook est un défricheur qui tente de se concilier les bonnes grâces des indigènes »   Philippe Escande                      Éditorial  Achat d’avions F-35 américains par la Belgique : un camouflet pour la défense européenne             Culture      Culture   Cinéma   Télévision   Livres   Musiques   Arts   Scènes                      Cinéma  « Jean-Christophe &amp; Winnie » : un vent d’inquiétude sur la forêt des rêves bleus                    Livres  Le grand prix du roman de l’Académie française décerné à Camille Pascal                    Télévisions & Radio  Télévision : « Bully », regard de voyeur sur dérive adolescente                    Enquête   Article réservé à nos abonnés Succession politique à l’Opéra de Paris             M le mag      M le Mag   L'actu   L'époque   Le style   Gastronomie   Voyage   Mode   Les Recettes du Monde                      Les recettes du Monde  Pâtes à la carbonara : la « vraie » recette de Tommaso Melilli                    Actu   Article réservé à nos abonnés Adèle Haenel, le jeu sacré                    L'époque   Article réservé à nos abonnés S’aimer comme on se quitte : « J’ai tout raconté à mon mari »                    Les recettes du Monde  Le lapin au lardo : la recette d’Alessio Luccheti             Services    Services   Guides d'achat   Codes Promo   Formation professionnelle   Cours d'anglais   Cours d'orthographe et grammaire   Conjugaison   Dictionnaire de citations   Annonces auto   Annonces immo   Jardinage   Jeux   Paroles de chansons       Suppléments partenaires  Les clés de demain Les métiers de demain Avenir numérique Croisières d'exploration    Services Le Monde  Évènements abonnés Le Monde Festival Boutique Le Monde Newsletters   Decodex Données du Monde Le Club de l'économie         Recherche                            Mike Roemer / AP        Etats-Unis : voyage au cœur du trumpisme   Par Arnaud Leparmentier    EnquêteRéservé à nos abonnés Publié aujourd’hui à 12h03, mis à jour à 14h09  Mineurs du Montana, ouvriers du Kentucky, fermiers du Nebraska, cow-boys pétroliers de l’Oklahoma… ils ont voté pour Trump en 2016. Au-delà des préoccupations économiques, ils témoignent d’une crainte majeure : celle de voir l’homme blanc perdre son statut de dominant.     Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail          « Je ne suis pas un républicain solide » : à 63 ans, Jim Carlson, fermier du Nebraska, affiche son vague à l’âme. Ce descendant d’émigrants suédois, restés sur cette terre balayée par les tempêtes de poussière des années 1930, le Dust Bowl, a voté Donald Trump en 2016.          Depuis cette élection, sa foi dans le président a été mise à rude épreuve. D’abord, Donald Trump a relancé le projet de pipeline Keystone XL, qui menaçait de traverser sa propriété pour relier le Canada au golfe du Mexique – heureusement, le tracé a été modifié. Est ensuite survenu un autre tracas : la guerre commerciale avec Pékin. Bien sûr, en bon Américain, Jim Carlson soutient la politique du président : « Il fallait revoir les règles du jeu avec la Chine », dit-il, tant pis si cela a provoqué une baisse du cours des céréales qui affecte ses affaires. Enfin, l’homme Donald Trump n’est pas à son goût, c’est peu de le dire : « Je n’aime pas la manière dont il se comporte. C’est une honte pour moi, en tant qu’Américain. » Et pourtant : « Je suis content qu’il soit président plutôt qu’Hillary. »                       Donald Trump et le gouverneur du Wisconsin, Scott Walker, à Mosinee (nord du Wisconsin), le 24 octobre. Mike Roemer / AP             A l’approche des élections de mi-mandat, prévues le 6 novembre, habituellement perdues par le pouvoir en place, un ciment soude ces républicains conservateurs, blancs, protestants et âgés. Ils détestent les liberals, ces élites démocrates, voire gauchistes, des côtes et des villes qu’incarnaient Hillary Clinton, donnée gagnante par les sondages à l’élection présidentielle de 2016, et Barack Obama, le premier président noir des Etats-Unis.          Ils habitent dans ces flyover states, ces Etats qu’on survole, de la Côte est à la Californie, mais qui ne sont pas visités. Pendant un an, Le Monde les a rencontrés : mineurs du Montana, ouvriers sidérurgiques du Kentucky, fermiers du Nebraska et de l’Iowa, cow-boys pétroliers de l’Oklahoma, ou même suprémacistes de Virginie. Pour comprendre comment ils vivaient la guerre commerciale lancée par Donald Trump et ses promesses de réindustrialisation. Mais ce n’était pas leurs préoccupations essentielles.          Espaces semi-déserts                  ;       — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? Se connecter   S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     Soutenir le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante de plus de 400 journalistes.    Participer à des événements artistiques et culturels toute l'année et partout en France.    Abonnez-vous à partir de 1 €       Dans la même rubrique         
       Article réservé à nos abonnésLe vêtement porte-voix                    Article réservé à nos abonnésAu Vatican, le pape François, seul à Sainte-Marthe                    Article réservé à nos abonnésEn Irlande, un Tinder à ciel ouvert             Les abonnés lisent aussi...                enquete     Violaine Morin    Article réservé à nos abonnésLa méritocratie, une utopie féroce Après la Révolution et l’abolition des privilèges, la sélection au mérite devait bâtir une nouvelle hiérarchie sociale. Mais la société française d’aujourd’hui peine à offrir à chacun les mêmes chances de réussite. 10 min de lecture                    reportage     Ghazal Golshiri    Article réservé à nos abonnésPiercing, tatouages... les jeunes rebelles de Téhéran ne se cachent plus En janvier, de nombreux jeunes Iraniens avaient participé à des manifestations contre le pouvoir. Dans les villes, ils continuent de réclamer plus de liberté. 9 min de lecture                    enquete     Ariane Chemin    Article réservé à nos abonnésLe pape François, sœur Geneviève et les fantômes de la dictature argentine Sur les traces du pape François (3/5). Mais pourquoi donc le pape ne peut-il rien refuser à cette religieuse française, installée dans un camp de forains, près de Rome ? 16 min de lecture                 En direct International Politique Société Économie Culture Sport Techno Sciences Opinions Recettes de cuisine   Planète M Campus Style L’époque Éducation Disparitions Santé Guides d’achat     Évènements abonnés Conjugaison Cours d’anglais Decodex Formation professionnelle Jeux La boutique du Monde Orthographe et grammaire Prix de l’immobilier Source Sûre     Courrier International La société des lecteurs du Monde Le Huffington Post Le Prix du Monde et de la recherche L’Obs Le Monde diplomatique Télérama Talents     Codes Promo Codes Promo Amazon Jardinage Paroles de chansons      lemondefr @lemondefr Facebook Fils RSS Applications mobiles   Newsletters du Monde   Recevoir les newsletters du Monde    Abonnement   Abonnez-vous dès 1€        Mentions légales Politique de confidentialité Conditions générales | Aide (FAQ)      
{"@context":"https://schema.org","@type":"NewsArticle","mainEntityOfPage":{"@type":"WebPage","@id":"https://www.lemonde.fr/long-format/article/2018/10/26/etats-unis-voyage-au-c-ur-du-trumpisme_5374955_5345421.html"},"headline":"Etats-Unis : voyage au cœur du trumpisme","dateCreated":"2018-10-26T12:03:39+02:00","datePublished":"2018-10-26T12:03:39+02:00","dateModified":"2018-10-26T14:09:45+02:00","publisher":{"@type":"Organization","name":"Le Monde","logo":{"@type":"ImageObject","url":"https://s1.lemde.fr/medias/web/1.2.705/img/elements_lm/logo_lm_print.png","width":"240","height":"42"}},"description":"Mineurs du Montana, ouvriers du Kentucky, fermiers du Nebraska, cow-boys pétroliers de l’Oklahoma… ils ont voté pour Trump en 2016. Au-delà des préoccupations économiques, ils témoignent d’une crainte majeure : celle de voir l’homme blanc perdre son statut de dominant."
,"author":[{"@type":"Person","name":"Arnaud Leparmentier"}
]
,"image":{"@type":"ImageObject","url":"https://img.lemde.fr/2018/10/25/0/0/3928/2778/696/348/3/0/a7f27cd_91155c49d98541bd8b7c5b09961641cf-91155c49d98541bd8b7c5b09961641cf-0.jpg","width":"696","height":"348"}
,"isAccessibleForFree":"False","hasPart":{"@type":"WebPageElement","isAccessibleForFree":"False","cssSelector":".paywall"}
  
{"@context":"https://schema.org","@type":"BreadcrumbList","itemListElement":[{"@type":"ListItem","position":1,"item":{"@id":"https://www.lemonde.fr"}}
,{"@type":"ListItem","position":2,"item":{"@id":"https://www.lemonde.fr/long-format/"}}
,{"@type":"ListItem","position":3,"item":{"@id":"https://www.lemonde.fr/long-format/article/2018/10/26/etats-unis-voyage-au-c-ur-du-trumpisme_5374955_5345421.html"}}
     


       


