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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Les véhicules qui roulent au diesel polluent-ils moins, autant ou plus que les autres ? Le point sur un débat délicat, sur lequel on entend tout et son contraire.
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Le point sur un débat délicat, sur lequel on entend tout et son contraire.        Par  Adrien Sénécat   Publié aujourd’hui à 11h32, mis à jour à 16h43   Lecture 6 min.      Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail              « Matraquage fiscal », « hold-up », « scandale »…, des dizaines de pétitions, vidéos ou messages largement partagés sur les réseaux sociaux s’insurgent depuis plusieurs semaines contre la hausse des prix à la pompe, en particulier du diesel depuis que le coût de celui-ci a rejoint celui de l’essence.          Face aux critiques, le gouvernement justifie son choix d’augmenter sensiblement les taxes sur les carburants, en particulier sur le diesel, par des considérations environnementales. Pourtant, une bonne partie des sceptiques remettent en cause cet argument, arguant notamment du fait que les dangers du diesel seraient « exagérés ». A tort ou à raison ? Nous avons passé en revue quatre arguments récurrents de ce débat pour tenter d’y voir plus clair.          1. « Les voitures qui roulent au diesel émettent moins de CO2 que celles qui roulent à l’essence »            C’EST PLUS COMPLIQUÉ          L’argument, récurrent chez les défenseurs du diesel, est notamment relayé dans une pétition sur le site Change.org, lancée par Priscilla Ludosky, une automobiliste en colère, qui réclame « une baisse des prix du carburant à la pompe ». Elle a été signée par plus de 200 000 internautes.            A première vue, les faits peuvent sembler clairs : la consommation moyenne de carburant d’un véhicule diesel (6,07 litres pour 100 km parcourus) est sensiblement moindre que celle d’une voiture à essence (7,31), selon les chiffres du ministère de l’environnement pour l’année 2017. On peut donc s’attendre à un plus faible rejet de CO2, un gaz à effet de serre.            L’avantage du diesel est moins évident sur l’ensemble de son cycle de vie          Plusieurs facteurs compliquent néanmoins l’équation. D’abord, un litre de gazole brûlé rejette en moyenne plus de CO2 qu’un litre d’essence (de l’ordre de 2,6 kilos par litre contre 2,3 environ pour l’essence). Surtout, une analyse exhaustive ne doit pas se limiter à la pollution émise lorsque la voiture est utilisée, mais à son cycle de vie complet, qui inclut également sa fabrication et sa durée de vie.          Une étude de l’ONG Transport & Environment a tenté en 2017 de tenir compte de ces facteurs, aboutissant à la conclusion inverse de celle communément admise : sur l’ensemble de sa vie, une voiture au diesel rejetterait finalement autour de 10 % de CO2 de plus qu’une essence (42,65 tonnes contre 39).          Mais cette étude elle-même présente des limites. Notamment du fait que, en comparant la voiture diesel moyenne avec sa rivale essence moyenne, elle a mis en balance deux véhicules aux profils différents (en moyenne, les véhicules diesel en circulation sont plus imposants que les véhicules à essence). Elle a aussi tenu compte du fait que les moteurs au gazole font plus de kilomètres (de l’ordre de 4 %) que ceux à essence, du fait notamment que le diesel était moins cher à la pompe, ce qui n’est désormais plus le cas. Il est donc fort possible que les pratiques des conducteurs évoluent.          Malgré ces bémols, l’étude de Transport & Environment montre tout de même que l’avantage du gazole s’agissant d’émission de CO2 est finalement moins évident qu’on pourrait le croire.          2. « Le diesel pollue globalement moins que l’essence »              C’EST FAUX          C’est pourtant ce que martèlent certains. Un message partagé plus de 50 000 fois sur Facebook au mois d’octobre affirme ainsi que puisqu’un véhicule diesel produit en moyenne moins de CO2 à distance parcourue égale, il « pollue moins » que l’essence. Ce raisonnement est en réalité simpliste, non seulement parce qu’il met de côté le reste du cycle de vie des véhicules, mais surtout parce qu’il occulte le principal reproche formulé à l’encontre des voitures au diesel.           10 000 morts par an dans le monde seraient attribuables aux émissions de NOx des moteurs diesel          Ce ne sont en effet pas tant les émissions de CO2 que celles de particules fines et d’oxyde d’azote (NOx) qui sont pointées du doigt dans le cas du diesel. Or, celles-ci ont des conséquences néfastes pour la santé, notamment sur les voies respiratoires, et en particulier dans les grandes agglomérations comme Paris, où une bonne partie de la population réside à proximité d’un axe routier.          Une étude publiée en 2017 dans la revue Environmental Research Letters estimait que sur 425 000 morts prématurées par an associées à la pollution de l’air dans le monde, environ 10 000 peuvent être attribuées directement aux émissions de NOx des moteurs diesel.          3. « Les véhicules diesel récents ont réglé le problème »            C’EST PLUS COMPLIQUÉ          Il s’agit là encore d’un argumentaire souvent mis en avant par les industriels et très populaire sur les réseaux sociaux. Un message partagé plus de 600 000 fois sur Facebook affirme ainsi que les voitures qui roulent aujourd’hui au diesel « sont équipées de filtres qui piègent ces particules fines à hauteur de 99,9 %, c’est-à-dire qu’[elles] n’en rejettent quasiment plus du tout ».          Le constat de fond est plutôt juste : les véhicules les plus récents polluent globalement moins que les vieilles voitures. Concernant le diesel, les normes européennes (Euro 1, puis Euro 2, et désormais Euro 6) en vigueur n’ont fait que se durcir depuis leur apparition dans les années 1990.           90 % des particules émises par les moteurs diesel de dernière génération sont « ultrafines »          Cependant, la pratique est souvent éloignée de la théorie. D’abord dans des cas de tricherie avérée comme le « dieselgate » où les normes ont été bafouées. Mais aussi, plus largement, dans des cas d’optimisation où des véhicules ont pu répondre correctement aux tests d’émission alors qu’ils polluent nettement plus en conditions réelles. Même les moteurs qui répondent aux normes Euro 6 polluent ainsi bien plus qu’annoncé, selon une étude de l’Agence fédérale allemande pour l’environnement publiée en avril 2017.          Enfin, des inquiétudes subsistent. En février 2018, ce sont des particules ultrafines (d’un diamètre inférieur à 0,1 µm) qui ont été pointées du doigt dans un article de Thomas Bourdrel, un médecin radiologue de Strasbourg, dans la revue Réalités cardiologiques. Selon ce dernier, 90 % des particules émises par les moteurs diesel de dernière génération se rangent dans cette catégorie, alors qu’elles sont les plus dangereuses en raison de leur taille et de leur composition.          Tous ces éléments montrent qu’il est donc au minimum audacieux d’affirmer que le problème serait complètement « réglé ».           Analyse : Les particules ultrafines, la pollution cachée des véhicules diesel             4. « Le système de bonus-malus écologique favorise le diesel »              C’EST VRAI          C’est notamment ce qu’a affirmé Pierre Chasseray, délégué de l’association 40 millions d’automobilistes, sur Sud Radio le 8 octobre : « Le système de bonus-malus est basé uniquement sur les émissions de CO2, et le meilleur en termes d’émission de CO2, c’est le diesel, donc forcément les véhicules qui bénéficieront de malus neutres, ce sont les petites voitures diesel urbaines. »          Le dispositif du bonus-malus écologique est simple sur le papier. Il cumule deux mesures, présentées de la sorte sur le site du ministère de l’économie :          « Un bonus pour l’acquisition de véhicules propres, assorti d’une prime pour la destruction d’un véhicule ancien ;Un malus applicable aux voitures particulières les plus polluantes, ainsi qu’une taxe annuelle pour certains modèles »          Or, les deux pans de la mesure sont basés sur les émissions de CO2 rapportées en gramme par kilomètre. On l’a vu, les diesels sont effectivement moins polluants sur ce strict terrain (cet avantage est néanmoins contesté si l’on prend en compte l’intégralité de leur cycle de vie). A modèle égal, les véhicules diesel sont donc bien fiscalement favorisés par rapport à leur version essence, ce qui peut sembler quelque peu paradoxal.          Alors que l’actuel ministre de l’environnement, François de Rugy, proposait lui-même dans son programme pour la primaire de la gauche en 2017 de « proscrire » la vente de véhicules diesel dès 2025, ces derniers sont encore aujourd’hui en partie subventionnés par un dispositif qui se veut vertueux en matière d’environnement.           Décryptage : Le drôle de calcul du malus écologique automobile                                             Annonces immobilières avec Logic-Immo           PARIS 10 (75010) 202800 € 19 m2           PARIS 07 (75007) 1490000 € 104 m2           PARIS 16 (75116) 4200000 € 210 m2      Recherche                    Adrien Sénécat           Voir les réactions      Dans la même rubrique          Mission d’information sur les conditions dans lesquelles des personnes n’appartenant pas aux forces de sécurité intérieure ont pu ou peuvent être associées à l’exercice de leur mission de maintien de l’ordre et de protection de hautes personnalités et le régime des sanctions applicables en cas de manquements.

M. Jean-Marie GIRIER, chef de cabinet de M. Gérard COLLOMB, ministre d’État, ministre de l’intérieur, et ancien directeur de la campagne de M. Emmanuel MACRON pour l’élection présidentielle

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Editorial. La Belgique rejoint quatre autres pays de l’UE qui avaient déjà opté pour l’avion de chasse américain. Un très mauvais coup porté à une défense européenne encore balbutiante.
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Achat d’avions F-35 américains par la Belgique : un camouflet pour la défense européenne

Editorial. La Belgique rejoint quatre autres pays de l’UE qui avaient déjà opté pour l’avion de chasse américain. Un très mauvais coup porté à une défense européenne encore balbutiante.



LE MONDE
 |    26.10.2018 à 11h32
   





                        


Editorial du « Monde ». Les histoires belges sont plus ou moins drôles. Celle de la modernisation de la flotte de combat aérien du royaume est franchement déprimante. La Belgique a en effet opté, jeudi 25 octobre, pour le chasseur F-35 américain, au détriment d’une solution européenne. Cette décision est un très mauvais coup porté à une défense européenne encore balbutiante. L’Union européenne (UE) commençait tout juste à prendre enfin conscience que son salut passait par une plus grande autonomie vis-à-vis d’une protection américaine de moins en moins sûre. Mais la Belgique a beau être un membre fondateur de l’UE et Bruxelles sa capitale, c’est encore à Washington qu’elle prend ses ordres sur le plan militaire.

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Pour remplacer ses F-16 vieillissants à partir de 2023, la Belgique va acheter au groupe américain Lockheed Martin 34 avions de combat. Malgré les contorsions du gouvernement pour justifier sa décision, la rationalité économique et technologique de ce choix est discutable. Le F-35 est un avion qui ne vole pas encore et dont le coût de fabrication n’a cessé de grimper au fur et à mesure que le projet rencontrait des problèmes techniques. Donald Trump pestait il y a quelques mois encore contre un projet « hors de contrôle ».
Certes, le F-35 est censé donner aux armées qui l’adoptent un avantage technologique décisif. Sauf que, selon la plupart des spécialistes, sa furtivité et son interconnectivité restent à démontrer. Les pays qui ont déjà acheté l’appareil se plaignent des coûts cachés, de sa fiabilité et des retombées industrielles moins importantes que celles promises par les Américains.
Logique politique
C’est donc, de toute évidence, une logique politique qui a primé pour écarter les deux concurrents du F-35 : le Rafale du français Dassault et le Typhoon du consortium européen Eurofighter. Le choix belge est d’autant moins compréhensible qu’il résonne comme une allégeance à une administration américaine unilatéraliste, qui, ces derniers temps, n’a exprimé que menaces et mépris pour les Européens. Il y a quelques jours encore, le président américain les a considérés comme quantité négligeable en dénonçant de façon unilatérale le traité américano-soviétique sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI).
L’achat de F-35 par la Belgique démontre à l’envi que, si M. Trump tance ses alliés pour qu’ils augmentent leur contribution financière à leur propre défense, c’est surtout pour mieux leur vendre la technologie et le matériel américains, siphonnant ainsi leur budget militaire afin de les tenir davantage sous tutelle.
L’altération de la relation transatlantique n’a visiblement pas persuadé la Belgique qu’il était enfin temps pour l’Europe de prendre en main sa défense. C’était le sens du « partenariat stratégique » proposé par la France à travers la vente du Rafale – une option balayée d’un revers de main sous prétexte qu’elle ne répondait pas à l’appel d’offres.
La Belgique rejoint ainsi quatre autres pays de l’UE qui avaient déjà opté pour le F-35 : le Royaume-Uni, l’Italie, les Pays-Bas et le Danemark. Or, sans aviation de combat autonome, il est difficile d’envisager à terme une émancipation militaire du Vieux Continent, avec des répercussions scientifiques et économiques considérables. Le projet européen de système de combat aérien du futur ne tient plus désormais qu’à la décision que prendra l’Allemagne pour renouveler sa propre flotte. Si le F-35 l’emporte une nouvelle fois, l’Europe de la défense resterait cantonnée à ce qu’elle est aujourd’hui : une chimère.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Un suspect a été arrêté à Miami (Floride) après les découvertes d’engins explosifs envoyés à des personnalités proches des démocrates ou jugées hostiles à Trump.
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Etats-Unis : un suspect arrêté dans l’enquête sur les colis piégés adressés à des figures anti-Trump

Un suspect a été arrêté à Miami (Floride) après les découvertes d’engins explosifs envoyés à des personnalités proches des démocrates ou jugées hostiles à Trump.



Le Monde.fr avec Reuters
 |    26.10.2018 à 13h23
 • Mis à jour le
26.10.2018 à 17h29
   





                        


Douze colis piégés ciblant des personnalités américaines liées au parti démocrate ont été interceptés cette semaine, dont deux vendredi. Si aucune revendication n’a été émise, un suspect a été interpellé vendredi 26 octobre à Miami, dans l’Etat de Floride, selon la police fédérale et le ministère de la justice. L’affaire cristallise, à moins de quinze jours des élections de mi-mandat, des tensions politiques déjà vives entre partisans et opposants du président américain, Donald Trump. Le point sur l’enquête.
Douze colis interceptés à ce jour
Enveloppe en kraft, papier bulle, explosif grossièrement assemblé. Douze colis piégés se présentant sous cette forme et adressés à des personnalités démocrates et à des critiques du président américain, Donald Trump, haïs de l’extrême droite américaine, ont été interceptés depuis lundi.
Parmi les personnes visées figurent :
le milliardaire et donateur démocrate George Soros, destinataire du premier colis, intercepté lundi ;l’ancien président Barack Obama ;son vice-président Joe Biden (qui a reçu deux paquets) ;sa secrétaire d’Etat Hillary Clinton ;l’acteur et réalisateur Robert De Niro, connu pour ses prises de position hostiles à Donald Trump ;l’ancien ministre de la justice de Barack Obama Eric Holder ;l’ancien directeur de la CIA John Brennan ;Maxine Waters (qui a reçu deux paquets), élue démocrate à la Chambre des représentantsCory Booker, sénateur démocrate du New JerseyJames R. Clapper Jr., ancien directeur du renseignement national
Les colis ont été interceptés avant qu’ils ne parviennent à leurs destinataires. Aucun n’a explosé.

        Lire la revue de presse :
         

          pour les médias, le coupable est Trump ; pour Trump, ce sont les médias



Fabrication sommaire

   


Le FBI a précisé que les instructions permettant de mettre au point le type d’engin explosif utilisé dans l’ensemble des colis piégés interceptés sont largement disponibles sur Internet et dans la propagande diffusée par des groupes tels que l’Etat islamique et Al-Qaida. D’après le New York Times, les explosifs portent la marque d’une fabrication sommaire : un tuyau de plastique rempli d’une substance pyrotechnique ainsi que des fragments métalliques censés être dispersés par l’explosion afin de maximiser les dégâts.
Mais, de manière générale, plusieurs experts ont estimé que, du fait de la fabrication rudimentaire des engins explosifs, ces colis étaient davantage destinés à faire peur qu’à tuer. L’apparence des bombes évoque, par ailleurs, celle de faux engins explosifs utilisés au cinéma et à la télévision.
Le colis adressé à l’ancien directeur de la CIA John Brennan (envoyé comme celui destiné à M. Clapper aux locaux de la chaîne CNN, cible régulière de Donald Trump) contenait, contrairement aux autres, une enveloppe avec de la poudre blanche. Selon les premières analyses, ce ne serait pas de l’anthrax.
La piste de la Floride
A ce stade, aucune revendication n’a été formulée. De nombreux colis portaient comme adresse d’expédition le bureau de la représentante démocrate Debbie Wasserman Schultz, en Floride. C’est vers le sud de cet Etat que l’enquête, qui mobilise des centaines d’agents à travers le pays, se dirige à présent. Jeudi soir, des agents du FBI fouillaient un centre postal près de Miami, la principale ville de Floride, afin de déterminer l’identité du ou des expéditeurs des douze colis. Vendredi, l’arrestation d’un suspect a été annoncé par la police fédérale à Miami.
S’il a promis une enquête poussée, c’est aux médias et à leurs « mensonges » que M. Trump a indirectement imputé la responsabilité de cette affaire. Le président américain a, en effet, jugé qu’ils étaient la cause de la colère à l’origine de ces actes.




                            


                        

                        


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LE MONDE
 |    26.10.2018 à 14h40
 • Mis à jour le
26.10.2018 à 15h45
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            Anthony Hernandez








                        



   


L’égalisation in extremis des Allemands de Hoffenheim mardi soir contre l’Olympique lyonnais a donné le ton d’une semaine médiocre pour les clubs français engagés dans les coupes d’Europe. Sans doute les Lyonnais ne se doutaient-ils pas alors qu’ils venaient de laisser passer la meilleure chance de victoire pour un club français en cette semaine européenne qui a tourné au cauchemar. Le bilan est d’une faiblesse presque inédite : trois nuls et trois défaites, soit 3 petits points engrangés sur 18 possibles. Depuis le début de la saison, les clubs français ont remporté trois matchs sur 18, leur plus faible ratio depuis 1972 selon les statisticiens d’Opta. Un chiffre qui fait tache pour l’autoproclamée « Ligue des talents ».

17% - La France n'a remporté que 17% (3/18) de ses matches en compétition européenne cette saison (hors préliminair… https://t.co/NsBjflRout— OptaJean (@OptaJean)


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Quelles sont les chances de clubs tricolores d’être encore engagés dans les compétitions européennes en 2019, après la phase de groupes ?

        3e journée de la Ligue des champions :
         

          Lyon rate le coche pour une minute à Hoffenheim



En Ligue des champions, la balance peut encore être positive
Si Monaco, avant-dernier de Ligue 1, paraît déjà condamné, loin derrière les cadors du groupe A – à huit points du Borussia Dortmund et à cinq de l’Atletico de Madrid –, le PSG et l’Olympique lyonnais sont en course pour la qualification en huitièmes de finale.

        Compte rendu du match PSG-Naples :
         

          le PSG joue à se faire peur



Bien sûr, en concédant un match nul (2-2 et 3-3), Parisiens et Lyonnais se sont compliqué la tâche. En ne parvenant pas à battre Naples à domicile, Paris se retrouve en troisième position de son groupe, avec 4 points. Pour les trois derniers matchs du groupe, le PSG n’a pratiquement plus le droit à la défaite.
Un minimum de 7 points sur 9 pourrait être nécessaire pour accrocher l’une des deux premières places d’un groupe relevé, même si deux succès en trois rencontres peuvent aussi suffire en fonction du résultat du match retour entre Liverpool et Naples. En cas d’échec, la désillusion serait sévère pour Paris, qui n’a plus échoué en phase de groupes depuis la saison 2004-2005, où il était arrivé dernier derrière Chelsea, Porto et le CSKA Moscou.

   


Zéro pointé en 2002-2003
En cas de victoire, Lyon, deuxième avec 5 points, aurait quasi validé son billet pour la suite de la compétition, reléguant Donetsk et Hoffenheim loin derrière. Mais le joker que s’étaient offert les Lyonnais en gagnant à Manchester City est déjà utilisé.
Le 7 novembre, L’OL devra battre Hoffenheim et espérer une victoire de City face à Donetsk. Même dans ce cas de figure, qui donnerait six points d’avance aux Lyonnais à deux journées de la fin, la qualification pourrait se jouer lors du dernier match, en Ukraine.
Il faut remonter à la saison 2002-2003 pour trouver trace d’un zéro pointé des clubs français en Ligue des champions. A l’époque, Auxerre, Lens et Lyon avaient échoué en phase de groupes. La saison suivante, le Monaco de Didier Deschamps se qualifiait pour la finale de la compétition.
En Ligue Europa, le renfort pourrait venir de Monaco
C’est là la vraie déception du football français. Dans une compétition qui a souri aux représentants tricolores depuis quelques années – quart de finale en 2014 et demi-finale en 2017 pour Lyon, finale pour Marseille en 2018 –, les parcours des Girondins de Bordeaux, de l’Olympique de Marseille et du Stade rennais sont pour le moment catastrophiques. En 2017, Nice, l’OM et l’OL avaient tous rejoint les seizièmes de finale. Un an plus tard, la situation des trois clubs français est très périlleuse.
Bordeaux est dernier du groupe C, avec 0 point. Les trois derniers matchs n’auront d’autre but que d’éviter au club girondin l’humiliation, face aux Danois de Copenhague, aux Tchèques du Slavia Prague ou aux Russes du Zénith Saint-Pétersbourg. Les Bordelais sont fâchés avec la Coupe d’Europe, puisqu’ils ont déjà échoué lors de leurs deux dernières participations à franchir le premier tour de la Ligue Europa (2015-2016 et 2013-2014).

        Compte rendu :
         

          En Ligue Europa, la qualification s’éloigne pour les clubs français



Rennes peut encore y croire
Avec un point décroché à Chypre face à Limassol, l’OM, finaliste de la dernière édition, est à peine mieux loti. Troisièmes du groupe H, les Marseillais sont déjà relégués à huit points du leader, Francfort, et à cinq points de la Lazio Rome, où ils se déplacent lors du prochain match. Tout autre résultat qu’une victoire en Italie signerait l’élimination de Marseille.
Rennes, avec 3 points grâce à une victoire contre le club tchèque de Jablonec, est l’équipe qui s’en sort le mieux. Les Bretons ont la chance d’évoluer dans une poule K très serrée. En tête, les Kazakhs d’Astana et les Ukrainiens du Dynamo Kiev possèdent 5 points. Même Jablonec n’a pas dit son dernier mot, avec 2 points. Battu à domicile jeudi par Kiev (1-2), Rennes jouera en Ukraine son avenir européen.

   


Il faut remonter à la saison 2011-2012 pour trouver trace d’une élimination de tous les clubs français en phase de groupes de la Ligue Europa.
Le salut pourrait toutefois venir de Monaco, Paris ou/et Lyon, qui en terminant à la troisième place de leur groupe en Ligue des champions seraient reversés directement en seizièmes de finale de la petite coupe d’Europe. Avec l’espoir de redonner au football français, le printemps venu, un peu de la fierté abandonnée cet automne.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Alors que les travaux de déboisement progressent pour construire la future A355, le gouvernement rejette tout moratoire.
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Article sélectionné dans La Matinale du 25/10/2018
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L’opposition au grand contournement ouest de Strasbourg ne fléchit pas

Alors que les travaux de déboisement progressent pour construire la future A355, le gouvernement rejette tout moratoire.



LE MONDE
 |    26.10.2018 à 06h38
 • Mis à jour le
26.10.2018 à 15h37
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            Rémi Barroux (Strasbourg, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Arrêter le projet avant qu’il ne soit trop tard, par tous les moyens, y compris une grève de la faim illimitée. C’est ce à quoi s’emploient les opposants au grand contournement ouest (GCO) de Strasbourg, et le cours des événements s’accélère.

Vendredi 26 octobre, le ministre de la transition écologique et solidaire, François de Rugy, et la ministre chargée des transports, Elisabeth Borne, doivent recevoir un argumentaire contenant des solutions alternatives à ce projet autoroutier de 24 kilomètres de deux fois deux voies. Il passe à l’ouest de la capitale alsacienne, est destiné à soulager l’A35, l’autoroute (gratuite) qui entre dans la ville, et à diminuer la pollution affectant les riverains. L’exploitation de ce futur contournement, appelé aussi A355, a été concédée à Vinci.
L’envoi de ce courrier fait suite à une rencontre entre les opposants, emmenés par la députée du Bas-Rhin (La République en marche, LRM) Martine Wonner et les deux ministres, lundi 22 octobre.
Obtenir un moratoire
« Ils nous ont interrogés sur l’existence d’alternatives, en insistant sur les bouchons de l’A35, les pics de pollution et la solution que représentait la construction du GCO », relate Martine Wonner. Pour les opposants, l’urgence est d’obtenir un moratoire pour suspendre les travaux en cours de ce chantier de quelque 260 hectares. Jeudi 25 octobre, c’était au tour des partisans du projet, dont les prémices remontent à 1973, d’être reçus : Robert Herrmann, le président de l’Eurométropole de Strasbourg, quatre députés, les représentants de la région, du département et de la préfecture. Ces derniers ont l’oreille du gouvernement.
« Je dis non à la demande de moratoire, parce qu’avec tous les recours ce serait sans fin. L’urgence est de ne pas laisser les poids lourds entrer dans le cœur de Strasbourg avec l’A35. On ne pourra pas réaménager cette autoroute, sans faire le GCO, déclare au Monde François de Rugy. Après...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Utilisé notamment pour la culture de la mâche dans la région nantaise, ce pesticide « fait partie des substances actives les plus préoccupantes pour la santé et l’environnement », selon le gouvernement.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤                      En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   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Le Monde avec AFP  Publié aujourd’hui à 14h15, mis à jour à 14h15   Lecture 4 min.      Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail              Le méthamsodium n’est, pour le moment, plus le bienvenu dans les champs français. Le gouvernement a pris un arrêté jeudi 25 octobre, figurant vendredi au Journal officiel, qui suspend jusqu’à la fin de janvier l’utilisation des produits phytopharmaceutiques contenant ce pesticide, dans l’attente de travaux réalisés sur le sujet par l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses).          Utilisé notamment dans les cultures maraîchères, comme la mâche, le méthamsodium est pointé du doigt à la suite de l’intoxication de dizaines de personnes ces dernières semaines dans la région d’Angers (Maine-et-Loire).          Maine-et-Loire : trois épisodes d’intoxications en quinze jours, ouverture d’une enquête préliminaire          Entre le 28 septembre et le 12 octobre, le département de Maine-et-Loire a connu trois épisodes d’intoxications liées à l’utilisation de pesticides à base de méthamsodium. Le 9 octobre, soixante et une personnes, à Brain-sur-l’Authion, des ouvriers agricoles travaillant dans une pépinière pour la plupart, avaient ainsi été exposées à des produits provoquant des irritations des voies oculaires et respiratoires. Dix-sept personnes avaient été hospitalisées ce jour-là. Quelques jours avant, le proviseur du lycée des métiers de Narcé, dans le même village, avait signalé une odeur particulière dans l’air.           Lire aussi Des intoxications en série provoquent la suspension d’un pesticide méconnu, le méthamsodium             Le pesticide s’était évaporé au contact du sol, anormalement chaud en cet automne. La préfecture, dans un communiqué, avait apporté des précisions à la suite de ces intoxications :          « Sous réserve de confirmation par une enquête approfondie, l’origine de ces intoxications pourrait être l’épandage à proximité d’un produit phytosanitaire, dans le cadre de la production de la pépinière. Le produit visé contiendrait du méthane de sodium, pouvant provoquer des atteintes ORL et pulmonaires. »          Le même scénario s’était reproduit trois jours plus tard à Mazé-Milon, une commune voisine. Le 12 octobre, le préfet Bernard Gonzalez a donc pris un arrêté pour suspendre l’autorisation du méthamsodium en Maine-et-Loire jusqu’au 26 octobre. Suspension qui a ensuite été prolongée jusqu’au 31 décembre. La préfecture a fait savoir que cette mesure était prise notamment en raison de « la mauvaise maîtrise des techniques liées à l’utilisation du méthamsodium et [du] non-respect de la réglementation en vigueur ».            Parallèlement, l’association Sauvegarde de l’Anjou, affiliée à la fédération France nature environnement, a porté plainte contre X pour demander l’identification des personnes responsables du mauvais épandage. Le parquet d’Angers a ouvert une enquête préliminaire « pour faire la lumière sur les conditions d’utilisation de ce produit ».          Interdiction au niveau national ; contrôles renforcés dans la région de Nantes          Jeudi, le gouvernement a étendu l’interdiction de l’utilisation de produits contenant du méthamsodium à tout le territoire et jusqu’à la fin de janvier. Une décision a été prise compte tenu des cas d’intoxication et des « doutes sur la possibilité d’utiliser les produits concernés de façon sûre selon les modalités actuellement en vigueur », précise l’arrêté.          Pour les députés de La République en marche des Pays de la Loire, dont l’écologiste Matthieu Orphelin, cette suspension est « une sage décision pour la santé des agriculteurs et des citoyens ». « Il faut maintenant accompagner les acteurs dans le déploiement rapide des alternatives existantes », poursuivent-ils. « C’est lié à des conditions climatiques inédites à cette période de l’année, donc là on a découvert ces incidents et cela a permis de révéler que ce produit était mal utilisé, a souligné M. Orphelin. Ce n’est pas du tout pour jeter le discrédit sur la profession agricole, mais il y a un vrai problème, donc il faut déployer plus vite les alternatives » à l’utilisation du méthamsodium. De son côté, l’Anses a annoncé mercredi le réexamen de l’autorisation des pesticides à base de méthamsodium.          La préfecture de la Loire-Atlantique, voisine du département de Maine-et-Loire, a également annoncé un renforcement des contrôles auprès des maraîchers. « Les deux cents exploitations du département seront contrôlées dans les semaines à venir », a fait savoir la préfecture à l’issue d’une réunion des services de l’Etat convoquée par la préfète Nicole Klein.          L’enjeu est de taille pour la région nantaise, qui représente « 90 % de la production française » de mâche, soit 32 000 tonnes par an, selon Dominique Visonneau, président de la coopérative Océane, qui rassemble une quarantaine de producteurs.          Le méthamsodium, « une des substances actives les plus préoccupantes pour la santé et l’environnement »          Dans le communiqué du gouvernement annonçant la suspension de l’utilisation du méthamsodium, il est mentionné que le méthamsodium « fait partie des substances actives les plus préoccupantes pour la santé et l’environnement ».          M. Visonneau précise : le méthamsodium « n’est pas un traitement sur la mâche, c’est un traitement du sol ». Il s’agit en effet de nettoyer le sol, au maximum une fois par an, en septembre-octobre, en y enfouissant le produit avant de cultiver. La mâche a la particularité d’être semée directement et non plantée, ce qui rend le désherbage très difficile une fois qu’elle pousse. Une autre technique consiste à stériliser le sol à la vapeur, mais elle requiert « entre 2 500 et 3 000 litres de fioul à l’hectare », dit M. Visonneau, signalant l’augmentation du prix de ce combustible.          Or, pour le député Matthieu Orphelin, « on sait faire de la mâche en agriculture bio sans utilisation de produits aussi dangereux ». Yves Lepage, président de l’association Sauvegarde de l’Anjou, met également en garde contre la dangerosité de ce produit :          « Les conditions pour appliquer le méthamsodium sont nettement plus sévères, donc je considère que le méthamsodium est plus dangereux que le glyphosate. »                                Annonces automobiles avec La Centrale           OPEL COMBO LIFE 20990 € 71           AUDI A4 ALLROAD 39990 € 33           RENAULT WIND 10900 € 24      Recherche                    Le Monde.fr           Voir les réactions      Dans la même rubrique                  Article réservé à nos abonnés Sus au plastique ! Les dessous d’une « décision vertueuse »…  C’est parce que la Chine refuse désormais d’accueillir les déchets plastique des autres pays que gouvernements et entreprises occidentales prennent enfin des mesures drastiques, explique la consultante Elisabeth Laville dans une tribune au « Monde ».                        Opération d’évacuation d’une ZAD près de Strasbourg  Près de 200 personnes s’opposaient au démarrage du chantier d’une autoroute de 24 kilomètres, qui doit contourner la ville à l’ouest.                       Article réservé à nos abonnés En Californie, des incendies record incontrôlables  Les grands feux qui font actuellement rage se déploient également dans le reste des Etats-Unis. En tout, 30  000 pompiers sont mobilisés.                        Etats-Unis, Argentine, Sri Lanka… le glyphosate face à la justice internationale  Tour d’horizon des restrictions du glyphosate, alors que la justice américaine a prononcé une condamnation historique à l’encontre de Monsanto.                      De jeunes Cubains militent pour déstigmatiser le vélo  A Cuba, le vélo est souvent perçu comme un transport de pauvres. 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       Une collision entre deux navires en Corse provoque une pollution au fuel  Les moyens de lutte contre la pollution, venus de France et d’Italie, continuent d’être acheminés sur les lieux. Lundi débuteront les opérations de barrage du fuel.                      L’avantage fiscal à l’huile de palme sera maintenu  Au nom de l’emploi, les députés ont suivi l’avis du gouvernement en rejetant un amendement, proposé par une députée LRM, visant à supprimer une fiscalité favorable à certains agrocarburants.                 
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ D’abord méprisé, le candidat d’extrême droite, en passe de devenir, dimanche, président du Brésil, est devenu le porte-voix de généraux ultraconservateurs, qui espèrent des ministères.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤                     
                                                   
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Election au Brésil : dans l’ombre de Jair Bolsonaro, les militaires en embuscade

D’abord méprisé, le candidat d’extrême droite, en passe de devenir, dimanche, président du Brésil, est devenu le porte-voix de généraux ultraconservateurs, qui espèrent des ministères.



LE MONDE
 |    26.10.2018 à 10h59
 • Mis à jour le
26.10.2018 à 10h59
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            Claire Gatinois (Sao Paulo, correspondante)








                        



                                


                            

Agacé par une légère baisse dans les sondages, Jair Bolsonaro, candidat d’extrême droite toujours favori de l’élection présidentielle au Brésil, s’est décidé à offrir une vidéo, filmée, mercredi 24 octobre, dans sa résidence de Rio de Janeiro. S’adressant à ses adversaires du Parti des travailleurs, à l’origine selon lui de l’effritement de sa popularité (entre 56 % et 57 % d’intentions de vote, il est en recul de 2 à 4 points), le militaire de réserve réitère ses attaques contre « le socialisme », puis laisse à son voisin et allié, le sous-lieutenant Hélio Fernando Barbosa Lopes, le soin de lancer le slogan des « bolsonaristes » : « Le Brésil au-dessus de tout et Dieu par-dessus nous tous ». Un cri de guerre emprunté à la brigade d’infanterie parachutiste.

Les uniformes sont restés au vestiaire, mais l’armée est partout dans la campagne de Jair Bolsonaro. Présente et pesante. Le général Hamilton Mourao, 65 ans, colistier du candidat, en est l’élément le plus visible. Sorti de l’ombre lors de l’attaque au couteau le 6 septembre qui a éloigné Jair Bolsonaro des meetings de campagne, le sexagénaire, à la retraite depuis février, s’est illustré par ses dérapages répétés. Suggérant un « autocoup d’Etat » en cas d’anarchie, il a qualifié les enfants de mères célibataires d’« inadaptés » et fait étalage de son mépris envers les indigènes et les afrodescendants, à l’origine, selon lui, de l’« indolence » et de la « ruse » des Brésiliens.
« Groupe de Brasilia »
Ces sorties ont semé le malaise lors de réunions militaires qui se tiennent depuis des mois dans les sous-sols de l’Hôtel Brasilia Imperial, dans la capitale. Un véritable « bunker », où s’articule la stratégie de campagne du capitaine. Là, un noyau dur formé de gradés surnommé « le Groupe de Brasilia » se réunit sous la direction de généraux.
Parmi eux, Augusto Heleno, général quatre étoiles qui fut commandant de la...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Le commissaire européen a vivement réagi aux provocations d’Angelo Ciocca, affilié à la Ligue, le parti du président du conseil, Matteo Salvini.
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« Fasciste », « crétin » : Moscovici hausse le ton contre un eurodéputé italien d’extrême droite

Le commissaire européen a vivement réagi aux provocations d’Angelo Ciocca, affilié à la Ligue, le parti du président du conseil, Matteo Salvini.



LE MONDE
 |    26.10.2018 à 15h10
   





                        



   


Le parlementaire Angelo Ciocca se lève. Il marche vers la tribune, vient coller au flanc du commissaire européen Pierre Moscovici, saisit une partie de ses notes, ôte son soulier, puis le frotte vigoureusement sur la liasse de feuilles, comme s’il écrasait un mégot ou un insecte nuisible. Cette scène exceptionnelle par sa bouffonnerie s’est déroulée mardi 23 octobre dans les murs du parlement de Strasbourg, dont les locaux accueillent en général les échanges techniques et policés qui sont l’ordinaire des institutions européennes. Vendredi, M. Moscovici a réagi à cette provocation en qualifiant de « fasciste » l’eurodéputé d’extrême droite.

Les tensions étaient déjà fortes entre la Commission et le gouvernement italien dirigé par Matteo Salvini, chef de file de la Ligue, dont le projet de budget pour l’année 2019 ne respecte par les engagements européens de l’Italie. M. Moscovici, commissaire aux affaires économiques et financières européen, avait jugé mardi à l’occasion de cette conférence de presse que le projet de loi de finances présenté par l’Italie était « hors les clous ». Le commissaire européen a annoncé avoir rejeté le budget italien et avoir demandé au gouvernement de la coalition populiste au pouvoir à Rome de lui présenter un budget révisé sous trois semaines.
« Grotesque », « fasciste », « crétin »
M. Moscovici avait d’abord dénoncé un geste « grotesque ». Cependant, au fil de la semaine ses réactions ont pris un tour plus politique. Mercredi, sur son compte Twitter il a évoqué une première fois les risques que font courir à la démocratie des actes de cette nature.

L’épisode de la « chaussure 👞 made in Italy » est grotesque.  Au début on sourit et on banalise parce que c’est rid… https://t.co/7uJS0Ps86c— pierremoscovici (@Pierre Moscovici)


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Puis, vendredi, sur la chaîne d’information CNews, l’ancien ministre des finances français est allé jusqu’à qualifier pour la première fois M. Ciocca, l’eurodéputé d’extrême droite, de « fasciste » mais également de « provocateur » et de « crétin ». 
« Quand on commence à manier la violence à l’encontre des institutions, quand on commence à piétiner les règles, y compris avec des chaussures, on a une espèce de dérive lente vers ce que l’on appelle la “démocratie illibérale”, c’est-à-dire le non-respect de la liberté de la presse, la liberté de la justice et des institutions politiques (…) C’est vraiment la politique que je déteste, et c’est des gens que je combattrai jusqu’à mon dernier souffle. »
A Rome, le président du conseil, Matteo Salvini, qui est aussi le chef de la Ligue, s’est démarqué des actes de son eurodéputé. « On ne change pas l’Europe avec des provocations », a-t-il déclaré. Jeudi, le ministre de l’économie italien, Giovanni Tria, se trouvait à Paris à l’occasion du dixième dîner international de l’assurance. Il a évoqué un dialogue entre Rome et Bruxelles, tout en reconnaissant que son gouvernement avait prévu le rejet du budget italien par la Commission. M. Tria s’est voulu rassurant sur les intentions de l’Italie, assurant qu’elles ne constituaient « pas un problème » pour l’Union européenne, sans pour autant annoncer ou laisser entendre la moindre concession.
En France, Marine le Pen a apporté son soutien à ses alliés de l’extrême droite italienne. « C’est très vieux monde, a déclaré la présidente du Rassemblement national (RN) sur Europe 1 au sujet des déclarations de M. Moscovici. Dès que quelqu’un n’est pas d’accord avec vous, il se fait traiter de fasciste. » Rappelant que le déficit français avait atteint « 4,3 % » lorsque le commissaire européen était à Bercy, elle a ajouté : « Alors, quand il vient donner des leçons à l’Italie, (…) on peut se permettre de traiter cette information avec ironie. »

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Les ministres de l’intérieur, de l’éducation et de la justice ont présenté, vendredi matin, un plan de lutte contre la violence à l’école.
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Christophe Castaner n’exclut pas la présence ponctuelle de policiers dans les écoles

Les ministres de l’intérieur, de l’éducation et de la justice ont présenté, vendredi matin, un plan de lutte contre la violence à l’école.



Le Monde.fr avec AFP
 |    26.10.2018 à 15h07
   





                        



   


C’est autour d’un « comité stratégique » que les ministres de l’éducation, Jean-Michel Blanquer, de l’intérieur, Christophe Castaner, et de la justice, Nicole Belloubet, se sont réunis, vendredi 26 au matin, afin de mettre en œuvre un plan de lutte contre les violences à l’école demandé par Emmanuel Macron.
Le chef de l’Etat avait exigé des « mesures » après la publication d’une vidéo, au cours du week-end dernier, montrant un élève menaçant son enseignante avec un pistolet factice dans un lycée de Créteil (Val-de-Marne). L’opposition a accusé le ministre de l’éducation de « laxisme » tandis que, sous le hashtag ironique #pasdevague, des milliers d’enseignants ont témoigné sur Twitter de cas de violences dans leurs établissements ayant été étouffés, selon eux, par leur hiérarchie.

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Présence des forces de l’ordre dans les établissements
A l’issue de la réunion, vendredi, Christophe Castaner a déclaré devant la presse qu’il « n’exclut pas la présence physique des forces de l’ordre » dans les établissements. Cette présence pourrait être décidée « à des moments de tension particulière dans la journée » et « évidemment avec l’accord du chef d’établissement », a précisé M. Castaner, prônant « une approche quartier par quartier », plutôt qu’une circulaire nationale.
Il faut que « l’école soit un endroit sanctuarisé, protégé, que nos enseignants soient protégés et que nos élèves soient aussi protégés de ces violences inacceptables », a-t-il insisté. Parmi les autres mesures, qui seront présentées et détaillées lors du prochain conseil des ministres, mardi 30 octobre, M. Castaner a dit souhaiter la présence de « permanences de policiers ou de gendarmes dans les établissements », afin de créer des lieux d’échanges « dans les quartiers les plus difficiles ».
Le ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer, a, de son côté, évoqué la question du signalement systématique des faits, des sanctions proportionnées éducatives et le renforcement des équipes mobiles de sécurité qui permettent de remettre l’ordre dans un établissement.

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Travaux d’intérêt général 
Le ministre de l’éducation a également annoncé, pour les élèves de 13 à 18 ans, « la possibilité d’avoir des établissements spécialisés », avec des personnels éducatifs, mais aussi « d’origine militaire ou de la police ».
La garde des Sceaux, Nicole Belloubet, a, quant à elle, « proposé de multiplier les travaux d’intérêt général dans les établissements scolaires, ce qui aura une forte valeur éducative ».
Elle a rappelé le projet de création de vingt nouveaux centres éducatifs fermés et évoqué le développement de « mesures d’accueil de jour » pour éviter de laisser désœuvrés des « mineurs délinquants ».
« Avec ces mesures, on répond aux situations de violence qui sont les plus marquantes mais qui ne correspondent pas à celles que vivent au quotidien les professeurs », a réagi Stéphane Crochet, secrétaire général du SE-Unsa, interrogé par l’AFP. « Elles ne répondent pas aux attentes exprimées cette semaine avec #pasdevague : les profs ont surtout besoin d’un arsenal pour améliorer le climat scolaire et d’espaces de dialogue au sein des établissements, pour faire part de leurs difficultés chroniques », a-t-il estimé.
Selon la dernière enquête de l’agence des statistiques du ministère de l’éducation, les violences verbales sont les incidents les plus courants à l’école – plus de huit faits graves sur dix sont commis par des élèves envers le personnel. Commises avant tout par des garçons, elles se produisent surtout en salle de classe et donnent lieu à une exclusion, temporaire ou définitive, dans plus de 90 % des cas.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Pour le président de la Commission de régulation de l’énergie, Jean-François Carenco, « la concurrence par les prix reste marginale ».
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« Il y a désormais trop d’acteurs sur le marché de l’électricité » en France

Pour le président de la Commission de régulation de l’énergie, Jean-François Carenco, « la concurrence par les prix reste marginale ».



LE MONDE ECONOMIE
 |    26.10.2018 à 09h37
    |

                            Nabil Wakim








                        



                                


                            

Jean-François Carenco, le président de la Commission de régulation de l’énergie (CRE) revient sur l’ouverture à la concurrence du marché de l’électricité. L’instance qu’il préside y a d’ailleurs joué un rôle-clé.
Ancien préfet du Rhône et de Paris, Jean-François Carenco, 66 ans, a notamment été directeur du cabinet de Jean-Louis Borloo au ministère de l’emploi, puis de l’écologie jusqu’en 2010. Il est devenu, en 2017, président de la CRE, qui, parmi ses attributions, propose les évolutions des tarifs de gaz et d’électricité et organise les appels d’offres pour les énergies renouvelables.
Haut fonctionnaire très attaché au rôle de l’Etat, il a souvent pris des positions en contradiction avec celles de son prédécesseur, Philippe de Ladoucette, grand défenseur de la concurrence, en soutenant les tarifs fixés par l’Etat et la place d’EDF.
Le secteur de l’électricité est ouvert à la concurrence depuis plus de dix ans. De très nombreux fournisseurs se lancent, mais EDF détient toujours près de 80 % du marché. La mise en compétition fonctionne-t-elle ?

C’est un mensonge de dire que la concurrence n’existe pas. Elle est féroce. La preuve, les plus gros se lancent sur le marché français, comme Total, Leclerc ou [le groupe suédois] Vattenfall. Le nombre de fournisseurs autorisés augmente sans arrêt. C’est d’ailleurs un de mes soucis : il faut mieux contrôler l’arrivée sur le marché de nouveaux fournisseurs. Il y a désormais trop d’acteurs, et des consolidations auront nécessairement lieu.
D’autant que certains de ces nouveaux arrivants ne sont pas toujours sérieux et passent leur temps à faire des procès à EDF ou aux pouvoirs publics.
Pourtant, cela ne fait pas vraiment baisser les prix pour les particuliers…

L’électricité est un produit noble, sociétal. Sur la facture, la fourniture d’électricité représente uniquement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ L’œuvre, vendue aux enchères chez Christie’s, est le fruit des expérimentations d’un collectif de jeunes artistes français.
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Un tableau conçu par un programme d’intelligence artificielle adjugé 432 500 dollars

L’œuvre, vendue aux enchères chez Christie’s, est le fruit des expérimentations d’un collectif de jeunes artistes français.



LE MONDE
 |    26.10.2018 à 13h27
 • Mis à jour le
26.10.2018 à 13h40
    |

                            Nicolas Six








                        



   


Dans la salle d’enchères de Christie’s à New York, jeudi 26 octobre, après une folle escalade ayant atteint une somme à six chiffres, le marteau a bien fini par tomber. La toile est partie à 432 500 dollars (soit 381 000 euros), une somme plus de quarante fois supérieure à l’estimation de Christie’s. Cette estimation était compliquée par la nature même du tableau : un portrait conçu par une intelligence artificielle. Il s’agirait d’ailleurs selon Christie’s de la première œuvre créée par un algorithme à être vendue dans une maison d’enchères.
Intitulée Edmond de Belamy, cette œuvre dépeint un personnage aux traits flous. Elle n’a pas été peinte, mais reproduite par une imprimante à jet d’encre sur le modèle d’une image numérique, conçue par un ordinateur. Cette toile est le résultat d’un long processus dirigé par le collectif français Obvious, composé de trois jeunes diplômés de moins de 30 ans, dont un ingénieur, un entrepreneur et un artiste revendiqué.
Inspiré par l’histoire de la peinture
« Nous avons nourri le système avec un jeu de données de 15 000 portraits peints entre le XIVe et le XXe siècle » a déclaré à Christie’s Hugo Caselles-Dupré, l’un des membres du collectif. Le programme d’intelligence artificielle a ensuite appris par lui-même à imiter ces toiles, après un long processus d’essais et d’erreurs. Une fois entraîné, l’ordinateur a créé des milliers de toiles, parmi lesquelles les artistes d’Obvious ont patiemment sélectionné les onze meilleures à leurs yeux.
Le programme d’intelligence artificielle employé par Obvious doit beaucoup à son inspirateur, le GAN, un algorithme dont il reprend des éléments. Dans un communiqué, Obvious rend hommage à son créateur : « Nous aimerions remercier la communauté de l’intelligence artificielle, en particulier les pionniers qui ont commencé à l’utiliser, dont Ian Goodfellow, le créateur de l’algorithme GAN. Et l’artiste Robbie Barrat, qui a été une grande source d’influence pour nous. » Un artiste américain âgé de 19 ans, déjà fort d’une petite notoriété grâce aux œuvres créées avec le GAN.
Manque d’originalité
Le journal américain The New York Times note que la communauté des artistes travaillant avec l’intelligence artificielle a réagi assez vivement à l’annonce de la vente. Beaucoup ont jugé le portrait peu original. Ce type d’intelligence artificielle repose en effet sur le principe de l’imitation, et la difficulté pour un artiste est souvent d’aller au-delà, pour créer des résultats inattendus.

        Lire aussi :
         

                « Que des algorithmes prennent des décisions liées aux émotions et à la conscience est-il envisageable ? »



Le site d’information Arnet a interrogé un responsable de Christie’s, Richard Lloyd, sur les raisons qui ont présidé au choix de cette œuvre – de nombreux tableaux réalisés avec différents systèmes d’IA ont été conçus ces dernières années. « Nous l’avons choisie en raison de son processus de création, a-t-il répondu. Obvious a essayé de limiter l’intervention humaine au minimum, afin que le résultat reflète de façon pure la forme de créativité de la machine. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Les 281 employés de l’aciérie occupent le site de leur actionnaire près de Maubeuge en attendant une réunion du gouvernement ce vendredi.
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Article sélectionné dans La Matinale du 25/10/2018
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Des salariés d’Ascoval bloquent un site de Vallourec pour « mettre la pression »

Les 281 employés de l’aciérie occupent le site de leur actionnaire près de Maubeuge en attendant une réunion du gouvernement ce vendredi.



LE MONDE
 |    26.10.2018 à 06h39
 • Mis à jour le
26.10.2018 à 10h41
   





                        



   


Des salariés de l’aciérie d’Ascoval de Saint-Saulve (Nord), dont les emplois sont menacés, bloquaient, dans la matinée du vendredi 26 octobre, toutes les entrées d’un site de Vallourec, actionnaire de l’usine, à Aulnoye-Aymeries, près de Maubeuge.
Cette action intervient à la suite du renvoi au 7 décembre de la décision de la chambre commerciale du tribunal de grande instance de Strasbourg concernant l’avenir de l’acierie, afin de laisser deux semaines de sursis supplémentaires pour trouver un repreneur. L’usine de Saint-Saulve a été placée en redressement judiciaire en janvier.
Délégué CGT du site de Saint-Saulve, Nicolas Lethellier a expliqué vendredi à l’AFP que les manifestants ont opéré « un blocage complet du site, personne ne rentre. L’idée, c’est de mettre la pression sur Vallourec alors qu’il y a une réunion aujourd’hui à Bercy » sur l’avenir de l’aciérie. Des feux de pneus ont notamment été allumés devant les entrées. Vallourec, dont l’Etat est actionnaire, détient 40 % de l’usine.

        Le récit :
         

          Dans le Nord, l’impossible accord de reprise de l’aciérie Ascoval



Evaluation

   


« Ecœurés par l’Etat », et par le groupe Vallourec, les salariés avaient décidé mercredi de cesser le travail et de bloquer le site de Saint-Saulve. Ils comptaient protester contre le refus de Vallourec d’apporter le soutien financier demandé par Altifort, seul candidat à la reprise.
Le groupe franco-belge a fait « une offre ferme » en s’engageant à investir 140 millions d’euros, à maintenir tous les emplois d’Ascoval et à en créer 133 nouveaux. Mais, en contrepartie, l’entreprise a demandé à l’actionnaire Vallourec le maintien du volume de commandes et des prix pendant les dix-huit mois suivant la reprise.
Mais ces conditions ont été rejetées par Vallourec qui affirme que le soutien demandé par Altifort, chiffré à 51 millions d’euros, serait « contraire à la préservation des intérêts du groupe ». Le délai décidé par le tribunal de Strasbourg doit permettre de valider le dossier de reprise d’Altifort et de trouver un accord avec Vallourec
Le gouvernement se fait prudent sur ce dossier. Avant toute décision sur un éventuel soutien public, il veut un avis indépendant sur la situation économique du site. « On a […] besoin déjà de mettre un petit peu de rationalité et d’aller au fond du dossier », a déclaré, jeudi, dans la soirée, sur Franceinfo la secrétaire d’Etat à l’économie, Agnès Pannier-Runacher.
« Demain [vendredi], je recevrai l’ensemble des acteurs. On va prendre point par point ce dossier de reprise, […] voir si Altifort peut aller jusqu’au bout. » 

   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Killian Rousseau confirme la prééminence des pilotes « juniors » dans cette jeune discipline.
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Course de drones : un Français de 14 ans décroche la Coupe du monde

Killian Rousseau confirme la prééminence des pilotes « juniors » dans cette jeune discipline.



LE MONDE
 |    26.10.2018 à 16h57
    |

            Jean-Michel Normand








                        



   


Après Kylian Mbappé, un autre jeune sportif français brille en Coupe du monde. Agé de 14 ans, Killian Rousseau vient de décrocher la Coupe du monde de course de drones, attribuée sous l’égide de la Fédération aéronautique internationale (FAI). Originaire de Dordogne, le collégien a remporté la première édition de cette compétition – qui a débuté à Bali en avril et a pris fin à Prilep, en Macédoine, le 24 octobre – disputée par 669 pilotes représentant 41 pays. Les épreuves consistent en plusieurs courses de vitesse, les concurrents pilotant leur drone en mode FPV (« vision à la première personne »), appelé aussi « vol en immersion ».
Comme le rappelle la Fédération française d’aéromodélisme (FFAM), le circuit doit se déployer sur au moins 250 m avec des « portes » (airgates), des obstacles à franchir et des « flammes » réparties le long du parcours pour signaler les virages. Les drones – à la FFAM on préfère parler de « multirotors » – doivent présenter une diagonale inférieure à 33 cm entre les axes moteurs et leur poids ne peut excéder 1 kg. La compétition se déroule indifféremment en extérieur comme en intérieur.

Killian Rousseau, qui vient tout juste de fêter son quatorzième anniversaire, confirme la prééminence des « juniors » (âgés de moins de 18 ans révolus) dans les compétitions. En 2016, le Britannique Luke Bannister avait fait sensation en remportant à 15 ans le World Drone Grand Prix, la première grande course de multirotors, organisée à Dubaï. Derrière Kilian Rousseau, on trouve un tir groupé de « juniors ». Parmi les huit premiers se placent six pilotes de moins de 19 ans dont un autre Français, Thomas Grout (17 ans), arrivé septième. Les deux autres concurrents sont âgés de 22 et 25 ans. On saluera au passage la performance du vétéran portugais Andre Ferreira (39 ans), qui se classe en neuvième position.
Les meilleurs spécialistes du MPV, dont Kilian Rousseau, doivent se retrouver du 1er au 4 novembre à Shenzen, en Chine, pour disputer le Drone Racing World Championship, autrement dit les championnats du monde 2018.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ La crise diplomatique déclenchée par le meurtre du journaliste et opposant saoudien semble ralentir certains accords signés entre les musées français et l’Arabie saoudite.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤                
                                    

L’affaire Khashoggi refroidit les ambitions culturelles de l’Arabie saoudite


                      La crise diplomatique déclenchée par le meurtre du journaliste et opposant saoudien semble ralentir certains accords signés entre les musées français et l’Arabie saoudite.



M le magazine du Monde
 |    26.10.2018 à 13h46
    |

                            Roxana Azimi








   


C’était le 10 avril. A l’occasion de la venue en France du prince héritier saoudien Mohammed Ben Salman (MBS), Françoise Nyssen, alors ministre de la culture, signait avec Riyad un vaste traité de coopération concernant, entre autres sujets, le réaménagement du site archéologique d’Al-Ula. Edifié il y a deux mille ans par les Nabatéens, une civilisation préislamique également à l’origine du site de Pétra, en Jordanie, il doit permettre à l’Arabie saoudite de s’ouvrir au tourisme.
La crise diplomatique déclenchée par le meurtre du journaliste et opposant saoudien Jamal Khashoggi dans les locaux du consulat du royaume à Istanbul remet-elle en cause ces ambitions ? « Les réunions se poursuivent selon le traité signé le 10 avril, il n’y a pas eu de refroidissement dans nos relations », avance un porte-parole de l’agence française constituée pour développer Al-Ula.

        Lire aussi :
         

                Un accord franco-saoudien pour développer Al-Ula



Dans le domaine culturel, les institutions françaises seraient-elles plus complaisantes que leurs consœurs américaines ? Le 18 octobre, le Brooklyn Museum a déclaré refuser le mécénat du Misk Art Institute, fondé par MBS, pour son exposition sur les réfugiés syriens. Le même jour, le Metropolitan Museum of Art, qui avait déjà perçu une dotation de 20 000 dollars du Misk pour un colloque sur les pratiques curatoriales au Moyen-Orient, a finalement décidé de financer l’événement avec ses propres deniers. Sans toutefois spécifier si la somme déjà acquittée allait être renvoyée à l’expéditeur…
Le mécénat en question
Mais alors que les défections se sont succédé au forum économique organisé du 23 au 25 octobre par MBS, les musées français qui, au nom du « dialogue des civilisations » et du « partage des savoirs » excellent dans l’art de ne pas choisir leur camp, restent pour l’instant muets. « Les relations avec les autorités saoudiennes relèvent de l’Etat français », avance-t-on prudemment à l’Institut du monde arabe, qui a reçu un don de 5 millions d’euros de l’Arabie saoudite en 2017 pour la rénovation de son bâtiment. Le président du Louvre, Jean-Luc Martinez, n’est guère plus loquace. Le musée a pourtant institué depuis 2003 une charte éthique en matière de mécénat. Mais une seule clause se révèle proprement restrictive : l’interdiction de recevoir des fonds ou des donations de la part d’organisations politiques ou syndicales françaises ou étrangères.

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Pour le reste, le document s’en tient à une formule diplomatique – « se réserver la possibilité de ne pas accepter le mécénat ». Le musée parisien opère sur quantité de fronts avec le royaume saoudien. En 2010, le Louvre a organisé « Routes d’Arabie », une exposition qui a tourné partout dans le monde et qui se retrouve à partir du 8 novembre au Louvre Abu Dhabi, aux Emirats arabes unis. L’établissement a aussi reçu, en 2005, un don de 17 millions d’euros du prince Alwaleed Bin Talal pour le réaménagement du département des arts de l’Islam, et a signé cette année, en avril, un accord de coopération pour des échanges culturels avec le Misk Art Institute. « Depuis cette signature, aucun projet n’a encore été instruit ni validé », précise-t-on au Louvre.
Des accords au point mort
Aucun programme annoncé tambour battant en avril n’est d’ailleurs sur les rails. Le réaménagement du site d’Al-Ula, qui a donné lieu à un traité bilatéral, et dans lequel le Louvre est impliqué, avance à petits pas. Une agence pour piloter le dossier a bien été créée, abondée à hauteur de 30 millions d’euros annuels par les Saoudiens. Mais la création de deux grands musées sur le site, pourtant spécifiée dans le traité, est pour l’heure dans les limbes.
L’accord de coopération pour un partage de compétences et de connaissances signé entre le Centre Pompidou et le King Abdulaziz Center for World Culture, à Dhahran, n’a pas davantage avancé. « On n’en est qu’au stade des préliminaires, rien ne s’est passé depuis le mois d’avril. Par conséquent, on n’a pas à prendre position immédiatement », indique-t-on à Beaubourg, en précisant que le volet financier n’a pas été chiffré à ce stade.
Quant au Palais de Tokyo, il a décidé d’arrêter voilà deux mois son contrat d’ingénierie culturelle avec la Fondation Al-Mansouria pour l’exposition « 21,39 Jeddah Arts », dont elle devait assurer le commissariat en février 2019, moyennant 200 000 euros pendant deux ans. Une note d’intention a bien été adressée, en juillet, mais la Fondation Al-Mansouria a finalement décidé de faire machine arrière. « Dans cet événement, il y a deux factions, l’une éclairée, l’autre antiprogressiste. Et cette dernière a dû être effrayée par notre proposition d’exposer 50 % d’artistes internationaux, dont des créateurs français, confie-t-on au centre d’art parisien. Au vu des événements récents, on n’est pas mécontents que cela se soit passé ainsi, même si on est convaincus du potentiel incroyable de la jeunesse saoudienne. »



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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ Les Mexicains sont consultés de jeudi à dimanche sur le sort du plus grand chantier d’ingénierie civile latino-américain. Ce projet de plus de 13 milliards d’euros est contesté par le président élu, Andres Manuel Lopez Obrador.
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Au Mexique, l’aéroport de la discorde

Les Mexicains sont consultés de jeudi à dimanche sur le sort du plus grand chantier d’ingénierie civile latino-américain. Ce projet de plus de 13 milliards d’euros est contesté par le président élu, Andres Manuel Lopez Obrador.



LE MONDE ECONOMIE
 |    26.10.2018 à 12h34
    |

            Frédéric Saliba (Mexico, correspondance)








                        



                                


                            

Les investisseurs retiennent leur souffle au Mexique. Le sort du gigantesque chantier du nouvel aéroport de Mexico, lancé depuis trois ans, est entre les mains des électeurs. A partir du jeudi 25 octobre et jusqu’au dimanche 28 octobre, les Mexicains ont été appelés à décider de la poursuite ou non du plus grand ouvrage d’ingénierie civile du sous-continent américain. Une consultation populaire imposée par le président élu, Andres Manuel Lopez Obrador, qui s’est opposé à ce mégaprojet de plus de 13 milliards d’euros. Sa proposition alternative provoque une levée de boucliers des géants du BTP, dont une partie des fonds est déjà investie.
« C’est le peuple qui tranchera », répète M. Lopez Obrador qui entrera en fonction le 1er décembre. Le temps presse : l’aéroport de la capitale est saturé avec 47 millions de passagers par an alors que sa capacité plafonne à 32 millions. Projet phare du président sortant, Enrique Peña Nieto (2012-2018), le nouvel aéroport international de Mexico, baptisé NAIM (Nouvel aéroport international de Mexico), s’étend sur 4 500 hectares, prévoyant 743 000 m2 de construction et 200 portes d’embarcation.

Conçu par le célèbre architecte britannique, Norman Foster (prix Pritzker 1999), le NAIM disposera d’ici à 2022 de trois pistes d’atterrissage pour accueillir 70 millions de passagers par an. Le double dans une seconde étape grâce à six pistes qui fonctionneront simultanément. Situé à 30 km au nord-est de Mexico, le chantier a débuté en septembre 2015.
Trois ans plus tard, la polémique gronde. Selon le gouvernement sortant, 31 % des travaux sont réalisés. 20 % seulement d’après M. Lopez Obrador, dont la victoire triomphale (53 % des suffrages) au scrutin présidentiel du 1er juillet, marque un virage à gauche inédit depuis trois décennies. Celui qu’on surnomme AMLO (ses initiales) fustige le coût colossal de l’ouvrage, passé de 8,7 milliards d’euros à 12,8 milliards...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Sous la pression de la population, la multinationale a renoncé à créer un campus dans le quartier déjà gentrifié de Kreuzberg.
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A Berlin, le mouvement « Fuck off Google » plus fort que Google

Sous la pression de la population, la multinationale a renoncé à créer un campus dans le quartier déjà gentrifié de Kreuzberg.



LE MONDE ECONOMIE
 |    26.10.2018 à 09h43
 • Mis à jour le
26.10.2018 à 10h14
    |

            Thomas Wieder (Berlin, correspondant)








                        



   


Autour de l’ancienne station électrique Umspannwerk, les témoignages de la lutte engagée au cours des derniers mois sont encore visibles. « Google, dégage ! », peut-on lire sur une porte d’immeuble. « Google n’est pas un bon voisin », proclame une affiche collée sur un lampadaire. « Réunion anti-Google chaque deuxième dimanche du mois », est-il annoncé sur la devanture d’une épicerie.
Désormais, tout cela appartient au passé. Mercredi 24 octobre, Google a annoncé qu’il renonçait à installer un « campus » au cœur de Berlin. En novembre 2016, le groupe américain avait pourtant fait savoir qu’il souhaitait créer, dans la capitale allemande, un lieu consacré aux rencontres, aux événements et à la formation professionnelle dans le secteur du numérique, comme il en possède déjà à Londres, Madrid, Sao Paulo, Séoul, Tel-Aviv et Varsovie. L’adresse de ce futur « campus », dont l’ouverture était prévue début 2019 ? L’ancienne station électrique Umspannwerk, un vieux bâtiment industriel en brique rouge situé au bord d’un canal de Kreuzberg, un quartier de l’ancien Berlin-Ouest, autrefois très populaire, réputé pour être un vivier de militants anticapitalistes et altermondialistes, et aujourd’hui en voie de gentrification accélérée.
Or c’est précisément cela qui a fait avorter le projet. En apprenant que Google avait loué 3 000 m2 dans ce vaste quadrilatère qui abrite déjà des espaces de coworking pour des start-up ainsi que des cafés et un restaurant branché, plusieurs associations locales engagées contre la spéculation immobilière, la hausse des loyers et les expulsions de familles aux revenus modestes, sont montées au front.
Ces derniers temps, la lutte s’était passablement durcie. Un collectif, baptisé « Fuck off Google », s’était constitué pour dénoncer l’installation d’« une société qui pratique l’évasion fiscale et rêve d’un futur dystopique ». Le 7 septembre, la police avait même dû intervenir pour déloger une cinquantaine de manifestants qui s’étaient introduits dans le bâtiment, munis de banderoles « Google, go home ! » (« Google, rentre chez toi ! »).

        Le récit :
         

          A Berlin, la fronde des anti-Google



« Hostile aux entrepreneurs »

   


« Protester sert à quelque chose. Google se retire », s’est félicitée l’association de riverains la plus active au sein du collectif « Fuck off Google », mercredi, sur Twitter. Une « capitulation », a salué le quotidien de gauche Die Tageszeitung. Une interprétation des faits que les responsables de Google ont très vite souhaité contrecarrer : « Nous ne laissons pas les protestations nous dicter ce que nous faisons », a réagi Ralf Bremer, le porte-parole de Google à Berlin, dans un entretien au quotidien Berliner Zeitung, précisant que son entreprise n’avait pas l’intention de renoncer à financer le développement de start-up dans la capitale allemande, mais pas dans le cadre d’un « campus », comme cela avait été prévu à l’origine.
Manifestement soucieux de soigner son image, le géant américain s’est toutefois engagé à continuer de payer, pour les cinq prochaines années, le loyer des 3 000 m2 qu’il a loués à Kreuzberg (480 000 euros par an). Mais, cette fois, en simple « mécène », les locaux devant être occupés désormais par une association à but non lucratif, engagée dans l’aide sociale et humanitaire…
Depuis mercredi, les réactions politiques n’ont pas manqué. Première force d’opposition au Parlement du Land de Berlin, l’Union chrétienne-démocrate (CDU), le parti de la chancelière Angela Merkel, a qualifié cette décision de « signal inquiétant ». Pour les conservateurs, le renoncement de Google prouve que la majorité qui gouverne la capitale allemande depuis 2016 – composée du Parti social-démocrate (SPD), des Verts et du parti de gauche radicale Die Linke – est « hostile aux entrepreneurs ». Selon une étude publiée, mardi 23 octobre, par l’Association allemande des start-up, la Rhénanie-du-Nord-Westphalie aurait détrôné Berlin de sa première place, cette année, dans le classement des Länder allemands comptant le plus grand nombre d’entreprises dans le secteur du numérique.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Malgré l’absence de relations diplomatiques connues entre les deux pays, le premier ministre israélien est revenu vendredi d’une rencontre avec le sultan Qabous Ben Saïd.
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Benyamin Nétanyahou effectue une visite rarissime au sultanat d’Oman

Malgré l’absence de relations diplomatiques connues entre les deux pays, le premier ministre israélien est revenu vendredi d’une rencontre avec le sultan Qabous Ben Saïd.



Le Monde.fr avec AFP
 |    26.10.2018 à 16h30
 • Mis à jour le
26.10.2018 à 17h04
   





                        


Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a effectué une rarissime visite à Oman, où il a été reçu par le sultan, Qabous Ben Saïd, malgré l’absence de relations diplomatiques entre Israël et ce pays arabe, ont indiqué ses services.
M. Nétanyahou, accompagné de son épouse Sara, s’est rendu à Oman à l’invitation du sultan « après de longs contacts entre les deux pays », a dit le bureau du Premier ministre. Dans un apparent signe de la sensibilité de la visite, celle-ci n’avait pas été annoncée et n’a été divulguée qu’après coups. Le bureau de M. Nétanyahou a diffusé plusieurs photos du Premier ministre accueilli par le sultan ou à ses côtés pointant une carte du doigt.
Cette visite est « un pas important dans la mise en œuvre de la politique du premier ministre Nétanyahou visant à approfondir les relations avec les pays de la région en se servant des avantages d’Israël dans les domaines de la sécurité, de la technologie et dans le secteur économique », dit le communiqué.

#Israel cracks the Arabian Peninsula. Prime Minister Netanyahu visited #Oman, which has no official relations with… https://t.co/CWnRfbUpVI— Ozkok_ (@Ali Özkök - علي أزكوك)


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Parmi les pays arabes, Israël n’a de relations diplomatiques qu’avec l’Egypte et la Jordanie. Mais M. Nétanyahou ne cesse de proclamer que les nouvelles réalités régionales, à commencer par l’expansion de l’influence iranienne, créent une convergence d’intérêts avec les pays arabes.
Les deux hommes ont évoqué « les moyens à mettre en œuvre pour faire progresser le processus de paix au Proche-Orient et des questions d’intérêt mutuel », peut-on lire dans un communiqué commun.
Il s’agit de la première visite du genre depuis 1996, ont précisé les services de M. Nétanyahou dans un communiqué. Shimon Peres, alors chef du gouvernement, s’était rendu à Oman et au Qatar en 1996 pour inaugurer des représentations commerciales, deux ans après une première visite de son prédécesseur, Yitzhak Rabin. Oman avait fermé ces bureaux en octobre 2000 après le début de la Seconde Intifada, le soulèvement palestinien.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ Donald Trump alimente les crispations identitaires en insistant sur les dangers liés, selon lui, à l’immigration, tandis que des candidats afro-américains se disent victimes du racisme.
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Midterms, J − 11 : les questions raciales resurgissent

Donald Trump alimente les crispations identitaires en insistant sur les dangers liés, selon lui, à l’immigration, tandis que des candidats afro-américains se disent victimes du racisme.



LE MONDE
 |    26.10.2018 à 12h34
 • Mis à jour le
26.10.2018 à 16h32
    |

            Gilles Paris (Washington, correspondant)








                        



                                


                            

La Maison Blanche et les républicains veulent faire des élections de mi-mandat du 6 novembre un plébiscite pour Donald Trump, tandis que les démocrates espèrent obtenir la majorité à la Chambre des représentants. Le correspondant du Monde à Washington, Gilles Paris, recense quotidiennement les principaux éléments de la campagne.
Le fait du jour
Les élections pour des postes de gouverneur de Géorgie et de Floride sont particulièrement disputées. S’ils étaient élus, les deux candidats démocrates, Andrew Gillum et Stacey Abrams, deviendraient les deux premiers Afro-Américains à occuper ces fonctions. Les tensions qui entourent ces élections ont nourri des accusations de racisme, notamment de la part du candidat démocrate en Floride, qui a mis en cause les liens de son adversaire républicain Ron DeSantis avec le David-Horowitz Freedom Center, ouvertement anti-immigré et anti-musulman. « Je ne dis pas que M. DeSantis est raciste, je dis simplement que les racistes croient qu’il est raciste », a déclaré Andrew Gillum au cours d’un débat virulent, le 24 octobre.
En Géorgie, une controverse s’est nouée à propos de la participation de la démocrate Stacey Abrams à une manifestation il y a plus de vingt-cinq ans, au cours de laquelle l’ancien drapeau de l’Etat, qui portait à l’époque un symbole confédéré, avait été brûlé. Lors d’un autre débat avec son adversaire républicain, Brian Kemp, M. Abrams s’est justifiée en assurant que son geste visait à dénoncer « la division raciale incrustée dans le drapeau de l’Etat avec ce symbole confédéré ». Le symbole confédéré, introduit en 1956, a été supprimé en 2001.
Dans le nord de l’Etat de New York, une publicité de campagne financée par le National Republican Congress Committee a attaqué un candidat démocrate afro-américain, Antonio Delgado, en ressortant des extraits d’un clip vidéo tourné alors qu’il était un jeune rappeur. Diplômé depuis de la prestigieuse...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ A Gaza, la photo d’un manifestant évoquant « La Liberté guidant le peuple », devient virale.
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La photo d’un manifestant à Gaza devient une icône

A Gaza, la photo d’un manifestant évoquant « La Liberté guidant le peuple », devient virale.



LE MONDE
 |    26.10.2018 à 14h32
   





                        



   


Dans un nuage de fumée noire se dessine la silhouette d’Aed Abu Amro, torse nu. De sa main droite, il brandit un drapeau, et se tient au cœur d’une scène de combat. Le 22 octobre, Mustafa Hassona, photographe de l’agence de presse turque Anatolie, a photographié ce jeune Palestinien manifestant contre le blocus de Gaza par Israël. Un cliché dont la ressemblance est frappante avec la Liberté guidant le peuple, l’œuvre de 1830 du peintre Eugène Delacroix.
Interviewé par la chaîne qatarie Al Jazeera, Aed Abu Amro, 20 ans, raconte qu’il manifeste au moins une fois par semaine contre le blocus, et qu’il n’avait pas remarqué la présence d’un photographe à ses côtés.
« Je porte toujours le même drapeau quand je manifeste. Mes amis se moquent de moi me disant que ce serait plus simple de lancer des cailloux sans, mais je m’y suis habitué. Si je me fais tuer, je veux être roulé dans ce drapeau. »
Ce n’est pas la première fois que le photojournalisme rencontre l’histoire de l’art. En 2015, lors de la marche républicaine du 11 janvier en réaction aux attentats à Charlie Hebdo et au magasin Hyper Cacher de la porte de Vincennes, à Paris, une photo du photographe Martin Argyroglo était également devenue virale, évoquant elle aussi La Liberté guidant le peuple.

   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ Globalement, et en comparaison des citoyens des autres continents, les ressortissants des 54 pays africains sont les moins libres de leurs mouvements, révèle l’index Henley des passeports 2018.
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Synthèse

Pour traverser les frontières sans visa, mieux vaut être Seychellois que Somalien

Globalement, et en comparaison des citoyens des autres continents, les ressortissants des 54 pays africains sont les moins libres de leurs mouvements, révèle l’index Henley des passeports 2018.

Maryline Baumard
    



LE MONDE
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        Le 26.10.2018 à 10h48

     •
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        Mis à jour le 26.10.2018 à 10h57






    
Un passeport comorien permet d’accéder à 52 pays sans visa.
Crédits : YOUSSOUF IBRAHIM / AFP


Dans combien de pays un passeport africain permet-il d’entrer sans demander au préalable un visa ? Non seulement aucune réponse globale ne s’impose, mais en plus l’Afrique est le continent qui offre le plus de disparités, puisque le « pouvoir » d’un tel document est quatre fois plus fort aux Seychelles qu’en Somalie ou au Soudan. Une pièce d’identité des Seychelles permet d’entrer sans visa préalable dans 152 pays, alors que le même document estampillé « Somalie » n’ouvre que 32 destinations. L’amplitude de la sacro-sainte « liberté de circulation » des 1,2 milliard d’Africains navigue entre ces deux extrêmes…
Globalement quand même, et en comparaison des citoyens des autres continents, les ressortissants des 54 pays africains sont les moins libres de leurs mouvements, si on en croit l’index Henley des passeports 2018. Ce listing est établi chaque année par le cabinet londonien de conseil en citoyenneté et résidence, à partir des données de l’Association internationale du transport aérien (IATA). Il classe les passeports mondiaux en fonction du nombre de pays qu’ils permettent de visiter sans visa préalable.

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                L’OCDE épingle vingt et un pays qui vendent leur nationalité



Pas de surprise pour les champions mondiaux, ceux qui sont autorisés à entrer partout ou presque sans s’annoncer. Le Japon arrive bon premier. Les ressortissants de ce pays peuvent voyager à l’improviste dans 190 pays, 189 pour ceux de Singapour. La France se situe à la troisième place, avec 188 pays ouverts (tout comme l’Allemagne et la Corée du Sud). Si globalement les passeports européens trustent le haut du classement Henley, leurs équivalents africains tardent à apparaître dans la liste décroissante des libertés.
Les Seychelles à la 25e place
Pour les découvrir rapidement, il vaut d’ailleurs mieux remonter depuis la fin, puisque c’est dans le sous-ensemble des pays qui offrent le moins d’opportunités qu’on croise la plus grosse partie de ce continent.

    
Pays africains dont le passeport permet le moins de déplacements sans visa.
Crédits : Henley Index 2018


C’est la citoyenneté somalienne qui est la plus assignée à résidence. Seules 32 destinations sont possibles sans visa depuis ce pays de la Corne de l’Afrique, qui se classe au 105e rang mondial. L’Erythrée voisine et le Soudan ne sont pas bien mieux lotis (ex aequo à la 102e place), puisqu’ils ouvrent une palette de seulement 39 pays accessibles sans visa, alors que la Libye et le Soudan du Sud autorisent, eux, à entrer dans 41 pays.

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                Pourquoi tous les passeports ne se valent pas



Seuls trois pays africains trouvent place dans le lot des passeports qui ouvrent les portes de plus de 100 pays. Outre les Seychelles à la 25e place mondiale, un document de Maurice permet de franchir les frontières de 146 pays, alors que le passeport sud-africain en autorise 44 de moins. Non seulement les Seychelles et Maurice sont les pays africains les mieux classés, mais en plus les passeports de ces pays ouvrent plus de portes qu’il y a dix ans. Des exceptions qui confirment une règle générale beaucoup plus restrictive.

    
Pays africains dont le passeport permet le plus de déplacements sans visa.
Crédits : Henley Index 2018


Si l’on s’intéresse à l’Afrique région par région, c’est la Tunisie qui se positionne en tête de l’Afrique du Nord, avec 66 destinations libres, devant le Maroc (61), la Mauritanie (58), l’Algérie (50) et l’Egypte (49). En Afrique subsaharienne francophone, c’est le Bénin qui ouvre le plus de possibilités, avec 61 destinations, suivi du Burkina Faso (57) et, à égalité, du Sénégal, de la Côte d’Ivoire et de la Guinée (56).


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ Les magistrats souhaitent qu’un juge d’instruction antiterroriste fasse réaliser une contre-expertise graphologique d’ici au 15 février 2019 avant de se prononcer sur le non-lieu dont a bénéficié Hassan Diab, l’unique suspect de l’attentat de 1980.
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Enquête sur l’attentat de la rue Copernic : la justice ordonne une nouvelle expertise

Les magistrats souhaitent qu’un juge d’instruction antiterroriste fasse réaliser une contre-expertise graphologique d’ici au 15 février 2019 avant de se prononcer sur le non-lieu dont a bénéficié Hassan Diab, l’unique suspect de l’attentat de 1980.



Le Monde.fr avec AFP
 |    26.10.2018 à 14h09
   





                        



   


La cour d’appel de Paris a ordonné, vendredi 26 octobre, une nouvelle expertise avant de se prononcer sur le non-lieu dont a bénéficié Hassan Diab, l’unique suspect de l’attentat de la rue Copernic qui avait fait quatre morts devant une synagogue parisienne en 1980, a appris l’AFP auprès d’avocats du dossier.
Les magistrats ont demandé ce supplément d’information pour qu’un juge d’instruction antiterroriste fasse réaliser une contre-expertise graphologique d’ici au 15 février 2019, ont précisé des sources proches du dossier. « La cour a un doute (…) et elle veut fermer toutes les portes avant de se prononcer », a réagi l’avocat de M. Diab, Me William Bourdon.
« Elle a un doute sur un point qui a fait l’objet de nombreux travaux » et « des experts internationaux ont mis en pièces les expertises initiales », a-t-il ajouté. « En aucune façon, elles ne sauraient constituer un élément à charge contre M. Diab », a-t-il estimé après ce « nouveau rebondissement qui laisse confiant sur l’issue finale ».
« Une déception »
Jamais revendiquée, l’attaque avait été attribuée par les enquêteurs au Front populaire de libération de la Palestine-Opérations spéciales (FPLP-OS), groupe né d’une scission du FPLP. Les renseignements français avaient fini par identifier Hassan Diab en 1999, qui a toujours contesté toute implication.
Libéré dans la foulée du non-lieu rendu en janvier dernier par les juges d’instruction, « faute de charges suffisantes », ce Libano-Canadien de 64 ans est, depuis, reparti au Canada. Mais le parquet de Paris, qui avait requis son renvoi aux assises, avait fait appel.

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« C’est évidemment une déception », a réagi l’avocat d’une des victimes, Me Eric Morain, à l’annonce de la cour d’appel de Paris.
« J’espère que ça ne va pas apparaître par la suite comme une sorte de préparation pour les parties civiles à une décision totalement négative. (…) Les preuves, ça se débat devant une cour d’assises, pas au stade de l’instruction où on débat d’abord des charges. » 
Cet attentat du 3 octobre 1980, qui avait fait également 46 blessés, avait été le premier à avoir frappé mortellement la communauté juive en France depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.



                            


                        

                        

