<FILE-date="2018/10/25/20">

<article-nb="2018/10/25/20-1">
<filnamedate="20181025"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181025"><AAMMJJHH="2018102520">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ L’institution a retoqué plusieurs articles au motif qu’ils sortaient du cadre du projet de loi adopté par les parlementaires le 2 octobre.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤                     
                                                

Loi agriculture et alimentation : un quart des articles censurés par le Conseil constitutionnel

L’institution a retoqué plusieurs articles au motif qu’ils sortaient du cadre du projet de loi adopté par les parlementaires le 2 octobre.



Le Monde.fr avec AFP
 |    25.10.2018 à 19h52
 • Mis à jour le
25.10.2018 à 19h57
   





                        



   


Le Conseil constitutionnel a annoncé, jeudi 25 octobre, qu’il censurait près d’un quart des articles de la loi pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire, surnommée « loi alimentation », après avoir été saisi par plus de soixante sénateurs.
L’institution a écarté tous les « cavaliers législatifs », c’est-à-dire les articles qu’il considérait ne pas répondre à l’intitulé du projet de loi initial. Parmi ces propositions, l’étiquetage sur la provenance géographique du vin et du miel, la définition de la notion d’agriculture de groupe ou l’éducation à la préservation de la biodiversité dans l’enseignement agricole ont par exemple été retoqués par les juges de la rue Montpensier. Aucun article majeur de la loi n’est concerné par la censure.
« [Si le conseil] a écarté les critiques formulées sur le fond contre plusieurs articles de la loi, il a, pour des raisons de procédure », c’est-à-dire sur la forme, « censuré 23 de ses articles, qui étaient au nombre de 98, alors que le projet initial du gouvernement en comptait 17 », déclare dans un communiqué le Conseil Constitutionnel.
Rééquilibrer les relations commerciales de la filière
Les auteurs de la saisine estimaient notamment que « certains articles de la loi contrevenaient au principe d’égalité et qu’ils méconnaissaient la liberté d’entreprendre ». Sur ces points, le Conseil constitutionnel a relevé que « la différence de traitement résultant [des] dispositions entre les secteurs agroalimentaires et de la distribution et les autres secteurs économiques étant en rapport avec l’objet de la loi, il [écartait] le grief d’une atteinte au principe d’égalité ».

        Malgré le vote de la loi,
         

          les désaccords persistent entre agriculteurs et distributeurs



Issu des états généraux de l’alimentation, le projet de loi dit « Egalim » entend rééquilibrer les relations commerciales entre agriculteurs, transformateurs et distributeurs, et mettre fin à une guerre de prix mortifère pour toute la filière.
La décision du Conseil constitutionnel était très attendue par le monde agricole, qui s’inquiète de voir publiées à temps les ordonnances pour l’application du texte avant le début des négociations commerciales entre la grande distribution et l’industrie agroalimentaire, dont dépend leur rémunération.

        Lors du débat autour de la loi,
         

          des éleveurs mi-résignés, mi-dépités







                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/25/20-2">
<filnamedate="20181025"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181025"><AAMMJJHH="2018102520">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ Phénomène rare, un rorqual, deuxième mammifère le plus grand au monde, est mort en mer avant d’échouer sur une plage du nord de la Belgique.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

Une baleine de 18 mètres s’échoue sur la côte en Belgique

Phénomène rare, un rorqual, deuxième mammifère le plus grand au monde, est mort en mer avant d’échouer sur une plage du nord de la Belgique.



Le Monde.fr avec AFP
 |    25.10.2018 à 18h30
 • Mis à jour le
25.10.2018 à 19h57
   





                        



   


Un rorqual s’est échoué dans la nuit de mercredi à jeudi sur la plage de la commune du Coq en Belgique, un phénomène très rarement observé sur le littoral flamand, a indiqué l’Institut royal des sciences naturelles de Belgique (IRSNB).
L’animal, un rorqual mâle de 18 mètres de long et pesant 35 tonnes, était déjà mort lorsqu’il s’est échoué. Il avait été repéré en mer mercredi, flottant au large de la ville de Blankenberge et était suivi par des équipes scientifiques.

        Lire aussi :
         

                La baleine boréale, chanteuse de jazz



Les causes de la mort n’étaient pas connues ce 25 octobre. La carcasse a été découpée et déplacée, tout au long de la journée de jeudi, et des échantillons ont été envoyés pour être étudiés par les biologistes.
Cela faisait vingt et un ans qu’un rorqual ne s’était pas échoué sur la côte belge, selon les médias locaux. Espèce protégée, c’est le deuxième plus grand mammifère après la baleine bleue.




                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/25/20-3">
<filnamedate="20181025"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181025"><AAMMJJHH="2018102520">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ Plusieurs initiatives émergent sur Internet pour protester contre la hausse des prix du carburant, dont des appels à bloquer les routes et les autoroutes le 17 novembre.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Succès d’une pétition contre la hausse des prix à la pompe

Plusieurs initiatives émergent sur Internet pour protester contre la hausse des prix du carburant, dont des appels à bloquer les routes et les autoroutes le 17 novembre.



Le Monde.fr avec AFP
 |    25.10.2018 à 18h23
   





                        



   


Les initiatives pour protester contre la hausse du prix du carburant se multiplient. Alors que des appels au blocage des routes pour le 17 novembre émergent sur les réseaux sociaux, une pétition réclamant une baisse des prix à la pompe a été lancée sur Change.org. Créée dimanche 21 octobre par Priscilla Ludosky, une automobiliste en colère, l’appel a depuis recueilli plus de 210 000 signatures.
« Quand j’ai vu mon plein passer de 45 à 70 euros, j’ai cherché à savoir de quoi était composé ce prix. Je me suis rendu compte que le gouvernement pouvait agir en baissant les taxes. C’est donc ce que je lui demande », déclare la jeune femme de 32 ans à l’origine de la pétition, interrogée par Le Parisien.

        Lire aussi :
         

                Pourquoi le diesel coûte-t-il maintenant aussi cher que l’essence ?



En un an, les prix à la pompe ont grimpé de 23 % pour le diesel et de 14 % pour l’essence. Le prix moyen d’un litre de sans-plomb 95 à la pompe s’élevait la semaine dernière à 1,55 euro, à peine plus que celui du gazole, à 1,52 euro, selon le ministère de la transition écologique et solidaire.
Nouvelles hausses prévues
Les prix de l’or noir se sont en effet redressés cette année, passant de 65 dollars début janvier pour le baril de brent de la mer du Nord à 86 dollars début octobre, avant de refluer autour des 75 dollars actuellement.
La hausse du prix des carburants s’explique aussi par la taxation qui s’est alourdie, surtout pour le diesel depuis le 1er janvier. Les taxes sur le gazole ont ainsi augmenté de 7,60 centimes par litre au total, avec notamment la contribution climat énergie (« taxe carbone »). Pour l’essence, l’augmentation a été de 3,90 centimes par litre.
Cette politique devrait être renforcée en 2019, avec des hausses de 6 centimes pour le diesel et 3 centimes pour l’essence, puis à nouveau jusqu’en 2022, l’objectif étant de rendre l’essence moins onéreuse que le diesel, jugé plus polluant.
« Nous assumons »
Sur ce sujet sensible, à l’heure où l’exécutif est englué depuis plusieurs mois dans une polémique sur le pouvoir d’achat, plusieurs membres de l’opposition ont dénoncé à l’unisson ces hausses cette semaine.
Lundi, l’ancienne ministre socialiste de l’environnement, Ségolène Royal, a affirmé que le gouvernement cherchait « à justifier un matraquage fiscal par l’écologie ». Un constat partagé par le président du groupe les Républicains à l’Assemblée, Christian Jacob, qui estimait jeudi sur Europe 1 que ces « taxations punitives » servaient principalement à « faire marcher la pompe à fric » pour le gouvernement.

        Lire aussi :
         

                Pollution : non, le diesel n’émet pas moins de CO2 que l’essence



Plusieurs membres du gouvernement tentaient jeudi de désamorcer le mécontentement croissant des Français. « Je ne nie pas le fait que ce soit difficile pour certains Français qu’on augmente la fiscalité sur le gazole. Mais nous avons 3,8 milliards d’euros de dispositifs d’aide pour accompagner ces Français dans la transition écologique », a défendu la secrétaire d’Etat auprès du ministre de la transition écologique et solidaire, Brune Poirson, au micro de Sud Radio.
« Nous assumons de mener une politique de transformation de l’énergie (…) en ayant annoncé la couleur avant puisque [la hausse de la fiscalité] a été votée dans le budget l’année dernière, avec une trajectoire pour cinq ans », a pour sa part insisté le ministre de la transition écologique François de Rugy, interpellé au Sénat lors des questions au gouvernement.
La ministre des transports, Elisabeth Borne, invitée de Radio Classique, a souligné pour sa part que la hausse des carburants était « en grande partie liée à l’évolution des cours mondiaux du pétrole ».



                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/25/20-4">
<filnamedate="20181025"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181025"><AAMMJJHH="2018102520">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ La vignette Crit’Air détourne le consommateur urbain des véhicules roulant au diesel. En 2021, d’autres mesures fiscales devraient enfoncer le clou.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤                      En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   Fermer la bannière d’avertissement sur les cookies           Consulterle journal     Navigation       Le Monde - retour à la une        Se connecterSe connecter  S’abonner                         À la une   En continu   Actualités    En ce moment    Italie    Donald Trump    Brexit    Arabie saoudite    Brésil    Climat    Immigration en Europe    Les décodeurs    Harcèlement sexuel    Toute l’actualité en continu     Actualités    International   Politique   Société   Les Décodeurs   Sport   Planète   Sciences   M Campus   Le Monde Afrique   Pixels   Médias   Santé   Big Browser   Disparitions         Économie      Économie   Économie mondiale   Économie française   Emploi   Argent & placements   Tribunes éco   Smart cities                      Économie  Les salaires des grands patrons français se remettent à flamber                    Chronique   Article réservé à nos abonnés « Tim Cook est un défricheur qui tente de se concilier les bonnes grâces des indigènes »   Philippe Escande                      Chronique   Article réservé à nos abonnés Licenciement : peut-on contester une transaction ?   Jean-Emmanuel Ray Professeur à l'école de droit de Paris-I-Panthéon-Sorbonne                     Tribune   Article réservé à nos abonnés « Construisons une Union européenne plus inclusive, plus durable et plus équitable »   Christophe Itier               Vidéos      Vidéos   Les explications   Les séries                      04:57     Police et justice  L’affaire Bygmalion expliquée en 5 minutes                    01:42     Elections américaines de mi-mandat 2018  Trump dénonce l’« hostilité sans fin » des médias, quelques heures après la découverte de colis piégés                    05:07     Le Monde Festival  Peut-on venir à bout de tout le plastique que nous produisons ?                    04:23     Europe  Jamal Khashoggi : comment l'Arabie saoudite a fini par reconnaître l'homicide             Opinions      Opinions   Editoriaux   Chroniques   Analyses   Tribunes   Blogs                      Chronique   Article réservé à nos abonnés « La Turquie d’Erdogan veut exercer, aux dépens de Riyad, une influence dominante au Moyen-Orient »   Alain Frachon                      Analyse   Article réservé à nos abonnés Nikki Haley, le tremplin des Nations unies vers la Maison Blanche                    Éditorial  Violences scolaires : pas de solution miracle                    Éditorial  Rejet du budget italien : périlleuse divergence entre Bruxelles et Rome             Culture      Culture   Cinéma   Télévision   Livres   Musiques   Arts   Scènes                      Cinéma  « Jean-Christophe &amp; Winnie » : un vent d’inquiétude sur la forêt des rêves bleus                    Livres  Le grand prix du roman de l’Académie française décerné à Camille Pascal                    Télévisions & Radio  « Minority Report » : voyage au bout de l’obsession sécuritaire                    Cinéma  Cinéma : « Le Grand Bain », le ballet aquatique des bras cassés             M le mag      M le Mag   L'actu   L'époque   Le style   Gastronomie   Voyage   Mode   Les Recettes du Monde                      Actu  « Waldheims Walzer » rafraîchit la mémoire de l’Autriche                    Actu   Article réservé à nos abonnés Adèle Haenel, le jeu sacré                    L'époque   Article réservé à nos abonnés S’aimer comme on se quitte : « J’ai tout raconté à mon mari »                    Les recettes du Monde  Pâtes à la carbonara : la « vraie » recette de Tommaso Melilli             Services    Services   Guides d'achat   Codes Promo   Formation professionnelle   Cours d'anglais   Cours d'orthographe et grammaire   Conjugaison   Dictionnaire de citations   Annonces auto   Annonces immo   Jardinage   Jeux   Paroles de chansons       Suppléments partenaires  Les clés de demain Les métiers de demain Avenir numérique Croisières d'exploration    Services Le Monde  Évènements abonnés Le Monde Festival Boutique Le Monde Newsletters   Decodex Données du Monde Le Club de l'économie         Recherche                                   Flottes d'entreprise        « Il y a bien un déclin des valeurs de revente des diesels »  La vignette Crit’Air détourne le consommateur urbain des véhicules roulant au diesel. En 2021, d’autres mesures fiscales devraient enfoncer le clou.        Propos recueillis par  Eric Gibory   Publié aujourd’hui à 18h00, mis à jour à 18h00   Lecture 3 min.      Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail         Article réservé aux abonnés                  En ville, le consommateur ne veut plus rouler au diesel. Ghislain & Marie David de Lossy/Cultura/GraphicObsession             Selon Yoann Taitz, directeur des opérations chez Autovista, le spécialiste de l’information automobile, les valeurs de revente des véhicules diesel vont encore baisser au cours des quatre prochaines années.           Lire aussi Le diesel fait de la résistance             Comment évoluent les ventes de véhicules diesel sur le marché de l’occasion depuis le début de l’année ?          Ces six derniers mois, le marché a davantage changé qu’au cours des six mois précédents. Aujourd’hui, nos clients nous demandent d’anticiper l’évolution du diesel. Sur le segment des véhicules d’occasion (VO) âgés de 3 à 5 ans, nous enregistrons des baisses plus sévères des valeurs résiduelles [les valeurs prévisibles de revente sur le marché VO] depuis six mois. Le segment B, celui des citadines comme la Renault Clio ou la Peugeot 208, est beaucoup plus touché que le M2, celui des berlines familiales comme la Peugeot 508 ou la Volkswagen Passat.          En ville, le consommateur ne veut plus de diesel. Autre signe de cette évolution, tous les mois, nous sommes amenés à revoir à la baisse des valeurs d’occasion sur certains modèles. Bémol à nos observations, les constructeurs ne constatent pas de chute des prix. Mais, si on regarde de plus près, les VO les plus récents sont dotés de finitions plus poussées et affichent des prix équivalents à ceux qu’obtenaient les véhicules moins bien équipés auparavant. Avec cette montée en gamme à des prix équivalents, il s’agit bien d’un déclin des valeurs de revente. Et les fortes immatriculations « tactiques » [immatriculation des stocks réalisée afin de gonfler les chiffres des ventes] de cet été par une grande majorité de constructeurs ne vont rien arranger quant à la modification des valeurs prévisibles de revente.          Les résultats sont-ils homogènes sur l’ensemble du territoire français ?          Non, un marché des villes coexiste avec un marché des campagnes. Depuis juin 2017, avec l’arrivée de la vignette Crit’Air, les acheteurs de VO de moins de 36 mois se sont dirigés vers des véhicules essence par peur de ne plus pouvoir entrer dans les centres urbains. Dans les zones rurales, le pouvoir d’achat est plus faible et les ventes de diesel sont encore élevées.          La baisse du diesel est-elle pérenne ?                                            — La suite est réservée aux abonnés — Déjà abonné ? Se connecter   S’abonner c'est...   Avoir accès à tous les contenus du Monde en illimité sur le site et les applications.     Soutenir le journalisme d’investigation et une rédaction indépendante de plus de 400 journalistes.    Participer à des événements artistiques et culturels toute l'année et partout en France.    Abonnez-vous à partir de 1 €       Dans la même rubrique                Article réservé à nos abonnésL’automobile nuit gravement à la planète                    Article réservé à nos abonnésLe diesel fait de la résistance                    Article réservé à nos abonnésFlottes d’entreprise : l’avenir s’annonce électrique                      En direct International Politique Société Économie Culture Sport Techno Sciences Opinions Recettes de cuisine   Planète M Campus Style L’époque Éducation Disparitions Santé Guides d’achat     Évènements abonnés Conjugaison Cours d’anglais Decodex Formation professionnelle Jeux La boutique du Monde Orthographe et grammaire Prix de l’immobilier Source Sûre     Courrier International La société des lecteurs du Monde Le Huffington Post Le Prix du Monde et de la recherche L’Obs Le Monde diplomatique Télérama Talents     Codes Promo Codes Promo Amazon Jardinage Paroles de chansons      lemondefr @lemondefr Facebook Fils RSS Applications mobiles   Newsletters du Monde   Recevoir les newsletters du Monde    Abonnement   Abonnez-vous dès 1€        Mentions légales Politique de confidentialité Conditions générales | Aide (FAQ)      
{"@context":"https://schema.org","@type":"NewsArticle","mainEntityOfPage":{"@type":"WebPage","@id":"https://www.lemonde.fr/flottes-d-entreprise/article/2018/10/25/il-y-a-bien-un-declin-des-valeurs-de-revente-des-diesels_5374583_1779527.html"},"headline":"« Il y a bien un déclin des valeurs de revente des diesels »","dateCreated":"2018-10-25T18:00:10+02:00","datePublished":"2018-10-25T18:00:10+02:00","dateModified":"2018-10-25T18:00:10+02:00","publisher":{"@type":"Organization","name":"Le Monde","logo":{"@type":"ImageObject","url":"https://s1.lemde.fr/medias/web/1.2.705/img/elements_lm/logo_lm_print.png","width":"240","height":"42"}},"description":"La vignette Crit’Air détourne le consommateur urbain des véhicules roulant au diesel. En 2021, d’autres mesures fiscales devraient enfoncer le clou."
,"author":[{"@type":"Person","name":"Eric Gibory"}
]
,"image":{"@type":"ImageObject","url":"https://img.lemde.fr/2018/10/17/0/0/5100/3393/696/348/3/0/ac8dc86_lGkTR-SAgFFcOcONuvfxw1mv.jpg","width":"696","height":"348"}
,"isAccessibleForFree":"False","hasPart":{"@type":"WebPageElement","isAccessibleForFree":"False","cssSelector":".paywall"}
  
{"@context":"https://schema.org","@type":"BreadcrumbList","itemListElement":[{"@type":"ListItem","position":1,"item":{"@id":"https://www.lemonde.fr"}}
,{"@type":"ListItem","position":2,"item":{"@id":"https://www.lemonde.fr/flottes-d-entreprise/"}}
,{"@type":"ListItem","position":3,"item":{"@id":"https://www.lemonde.fr/flottes-d-entreprise/article/2018/10/25/il-y-a-bien-un-declin-des-valeurs-de-revente-des-diesels_5374583_1779527.html"}}
     


      



<article-nb="2018/10/25/20-5">
<filnamedate="20181025"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181025"><AAMMJJHH="2018102520">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ Auteure du documentaire « Rhino dollars », Olivia Mokiejewski a enquêté sur le trafic de cornes qui menace l’animal, victime du crime organisé.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤         

Entretien

« Les rhinocéros auront sûrement disparu dans une vingtaine d’années »

Auteure du documentaire « Rhino dollars », Olivia Mokiejewski a enquêté sur le trafic de cornes qui menace l’animal, victime du crime organisé.

Pierre Lepidi
    



LE MONDE
              datetime="2018-10-25T17:44:57+02:00"

        Le 25.10.2018 à 17h44

     •
              itemprop="dateModified"
          datetime="2018-10-25T19:13:46+02:00"

        Mis à jour le 25.10.2018 à 19h13






    
Un rhinocéros blanc dans le parc Kruger, en Afrique du Sud, en août 2018.
Crédits : WIKUS DE WET / AFP


En mars 2017, Vince, un rhinocéros blanc du zoo de Thoiry (Yvelines), a été tué de trois balles de calibre 12 et sa corne ­arrachée par des braconniers. C’était la première fois qu’un parc zoologique européen était touché par le massacre de rhinocéros, un phénomène presque banal en Afrique, où un animal est abattu toutes les huit heures. Le documentaire Rhino dollars, réalisé par Olivia Mokiejewski au terme de deux ans d’enquête et disponible sur Arte, montre que derrière ces tueries dictées par la loi du marché se cache « un nouveau visage du crime organisé ». Ce trafic méconnu rapporte autant que celui de l’or ou de l’héroïne.

        Lire aussi :
         

                « Rhino dollars » : les cornes de la discorde



Pourquoi avez-vous décidé de faire ce documentaire ?
Olivia Mokiejewski : Quand on parle de problématique animale, les gens répondent souvent que c’est triste pour la planète. Mais ils considèrent que l’urgence est ailleurs. En faisant ce documentaire, j’ai voulu montrer qu’avec le trafic de cornes de rhinocéros, nous étions face à un nouveau visage du crime organisé. Dans son fonctionnement, il est identique aux trafics de drogues ou d’armes. Il ne s’agit pas seulement d’une « problématique pour écolos ». Ceux qui disent que « la Terre continuera de tourner » oublient que le pillage de la nature est l’une des premières sources de financement de la pègre et des groupes terroristes. Il ne s’agit donc pas seulement de sauver une espèce animale. Les menaces ne sont pas qu’écologiques, mais aussi économiques et sécuritaires.
Au rythme où vont les massacres, pour quand est programmée la fin des rhinocéros ?
On estime aujourd’hui qu’il en reste environ 25 000, qu’ils soient blancs ou noirs. En Afrique du Sud, 1 000 sont tués chaque année. On peut donc supposer que la disparition est programmée d’ici une vingtaine d’années. On dit ça pour beaucoup d’espèces. Pour les lions, on estime qu’il n’y en aura plus en 2050. Le problème est que moins il y a d’animaux, moins il y a de diversité génétique et plus l’espèce s’éteint rapidement.

        Lire aussi :
         

                La mort de Sudan, dernier rhinocéros blanc du Nord mâle, symbole de la violence humaine



Comment sont structurées les mafias qui organisent le trafic de cornes de rhinocéros ?
Ces mafias, organisées comme des entreprises, comptent cinq niveaux. En bas, il y a de petits braconniers. Au sommet, ce sont souvent des hommes d’affaires asiatiques, basés en Chine ou à Hongkong, qui dirigent des sociétés parfaitement légales. Au cours du documentaire, nous sommes montés aux niveaux 3 et 4, c’est-à-dire à des parrains mêlés à d’autres trafics comme l’ivoire ou la drogue. Ces mafias ont des ramifications sur plusieurs continents et sont très bien organisées. Quand des têtes tombent, elles sont immédiatement remplacées.
Comment avez-vous convaincu les braconniers de témoigner ?
Il ne faut pas avoir une vision manichéenne qui consiste à dire : « ceux qui tuent des rhinocéros sont des méchants, ceux qui les défendent sont des gentils ». J’ai essayé de comprendre ce qui a fait le lit du crime.
En Afrique du Sud, les conséquences de l’apartheid sont une des données du problème. Dans cette guerre de la corne, on retrouve des tensions raciales très fortes. Les laissés-pour-compte voient toute la journée des cars et des voitures pleines de touristes, mais ils ne bénéficient absolument pas des retombées économiques de la faune. Et quand ils sont embauchés en tant que rangers, ils gagnent un salaire de misère. Du coup, lorsqu’ils voient un animal, ils voient de l’argent. Ils n’ont aucun intérêt à protéger les animaux. En un coup de feu, ils vont gagner 50 ou 100 fois plus.
J’ai réussi à les approcher en leur demandant pourquoi ils faisaient ça, mais sans les juger. Eux ne sont pas fiers de ce qu’ils font, mais ils l’expliquent. Quand vous leur dites : « Et que ferez-vous quand il n’y aura plus de rhinos ? », ils vous répondent : « On tuera des éléphants ». Ces gens ont des désirs comme tout le monde, avoir des tee-shirts à la mode et écouter de la musique.

        Lire aussi :
         

                Cinq mois après leur réintroduction au Tchad, deux rhinocéros noirs retrouvés morts



Quelles seraient les solutions ?
Il faudrait une vision globale de ce trafic, une vraie collaboration internationale pour démanteler les réseaux criminels. Il faudrait aussi des formations au niveau des douanes, car aujourd’hui les cornes ne passent plus en un seul morceau mais sous forme de bijoux, et les autorités ne sont pas du tout formées à ça. L’autre idée, un peu idéaliste, serait de travailler en collaboration avec les populations locales pour que les syndicats du crime aient moins de facilités à recruter. Côté asiatique, il faudrait aussi expliquer que la corne de rhino a des vertus totalement imaginaires, qui ne sont pas prouvées scientifiquement.


<article-nb="2018/10/25/20-6">
<filnamedate="20181025"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181025"><AAMMJJHH="2018102520">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ Le Conseil d’Etat a annulé le décret pris en 2017, mais cette décision ne remet pas en cause l’arrêt des deux réacteurs alsaciens.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Fessenheim : le gouvernement devra prendre un nouveau décret de fermeture de la centrale

Le Conseil d’Etat a annulé le décret pris en 2017, mais cette décision ne remet pas en cause l’arrêt des deux réacteurs alsaciens.



LE MONDE
 |    25.10.2018 à 15h56
 • Mis à jour le
25.10.2018 à 19h16
    |

            Pierre Le Hir








                        



   


C’est un rebondissement de plus dans le feuilleton de la fermeture de la centrale nucléaire alsacienne de Fessenheim. Jeudi 25 octobre, le Conseil d’Etat a annulé le décret du 8 avril 2017 qui abrogeait l’autorisation d’exploitation de cette installation. Le gouvernement devra donc prendre un nouveau décret dans ce sens, mais cette nouvelle péripétie ne change rien à l’arrêt annoncé des deux réacteurs du Haut-Rhin, dont seule la date demeure incertaine.
Le décret invalidé par le Conseil d’Etat avait été pris à l’initiative de Ségolène Royal, ministre de l’environnement et de l’énergie, à la veille du changement de gouvernement. « C’est dit c’est fait », s’était félicitée sur Twitter Mme Royal, qui voulait ainsi montrer que l’engagement pris par François Hollande de fermer la doyenne des centrales françaises avant la fin de son quinquennat était respecté.
Ce décret apparaissait pourtant fragile sur le plan juridique, dans la mesure où une demande préalable d’EDF, notifiant son intention de mettre à l’arrêt définitif les deux unités, était requise. C’est pourquoi plusieurs collectivités – commune de Fessenheim, communauté de communes Pays Rhin-Brisach, département du Bas-Rhin et région Grand Est –, ainsi que deux organisations syndicales – fédération CFE-CGC Energies et fédération FO Energie et Mines – l’avaient attaqué, pour « abus de pouvoir », devant le Conseil d’Etat.
Celui-ci leur a donc donné raison, considérant que « l’abrogation d’une autorisation d’exploiter une installation de production d’électricité ne peut intervenir que sur demande de son titulaire ». Le décret contesté précisait d’ailleurs qu’il n’entrerait en vigueur… qu’une fois que cette demande aurait été faite. Lors de l’audience consacrée à ce dossier, le 12 octobre, le rapporteur public avait déclaré que « le vice juridique » lui semblait « trop grave pour passer outre ».
« Le processus se poursuivra » avec « un nouveau décret »
S’il s’agit d’une forme de camouflet rétrospectif pour Mme Royal, cette annulation ne change rien sur le fond. « Le processus de fermeture de la centrale de Fessenheim est enclenché de façon irréversible et se poursuivra pour aboutir d’ici à 2022. Un nouveau décret sera pris en temps utile », assure le ministre de la transition écologique et solidaire, François de Rugy.

        Lire aussi :
         

                Fermeture de la centrale de Fessenheim : ce que l’Etat compte faire pour l’après



EDF, qui ne souhaite pas commenter cette décision, n’a pas encore déposé sa demande de mise à l’arrêt de Fessenheim. Mais l’électricien sait, depuis la loi de transition énergétique de 2015 qui plafonne la puissance du parc électronucléaire français à son niveau actuel de 63,2 gigawatts, qu’il devra se séparer de ses deux plus anciens réacteurs, mis en service en 1977, pour pouvoir démarrer l’EPR de Flamanville (Manche). En dépit des problèmes à répétition que connaît le chantier du réacteur de troisième génération, où des soudures défectueuses doivent notamment être reprises, EDF maintient son calendrier, à savoir un couplage au réseau électrique début 2020.
Même dans l’hypothèse où l’EPR normand connaîtrait un nouveau retard, les deux réacteurs alsaciens ne pourront pas fonctionner au-delà de septembre 2020 pour le premier, d’août 2022 pour le second. C’est ce qu’a précisé l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) dans un courrier adressé le 19 octobre à EDF, où elle prend acte de la décision de l’électricien de ne pas engager les travaux et les investissements qui permettraient de prolonger les deux unités au-delà de leur quatrième visite décennale. Il n’y aura pas de deuxième vie pour Fessenheim.

        Lire notre reportage :
         

          A Fessenheim, « toute la vie du village tourne autour de la centrale »






                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/25/20-7">
<filnamedate="20181025"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181025"><AAMMJJHH="2018102520">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ Le tribunal administratif de Paris rejette les recours déposés contre le nouvel arrêté fermant la voie Georges-Pompidou à la circulation. Un soulagement pour Anne Hidalgo.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

Les voies sur berge à Paris restent fermées aux voitures

Le tribunal administratif de Paris rejette les recours déposés contre le nouvel arrêté fermant la voie Georges-Pompidou à la circulation. Un soulagement pour Anne Hidalgo.



LE MONDE
 |    25.10.2018 à 13h26
 • Mis à jour le
25.10.2018 à 18h08
    |

            Stéphane Mandard








                        



   


Les Parisiens (et les touristes) vont pouvoir continuer à déambuler à pied, à vélo, à rollers, à trottinette ou en poussette sur les berges de la rive droite de la Seine sans risquer de se faire écraser par une voiture. Dans un jugement rendu jeudi 25 octobre, le tribunal administratif de Paris rejette les requêtes introduites contre l’arrêté du 6 mars pris en urgence par la Mairie de Paris pour pérenniser la piétonnisation de la voie Georges-Pompidou après l’annulation-surprise, le 21 février, par la même juridiction, de la fermeture à la circulation automobile.
La menace d’un retour des voitures planait depuis lundi 22 octobre et la confirmation, en appel, de l’annulation de l’arrêté initial d’octobre 2016. Cette décision est aussi une bouffée d’oxygène pour la maire de Paris, Anne Hidalgo, après une séquence marquée par les fiascos Vélib’et Autolib’et la démission fracassante de son premier adjoint, Bruno Julliard.

        Lire aussi :
         

                L’annulation de la piétonnisation des voies sur berges à Paris confirmée en appel



La fermeture à la circulation de cette voie longue de 3,3 kilomètres en plein cœur de la capitale constitue l’une des mesures les plus emblématiques et aussi les plus contestées de la maire socialiste dans sa politique de restriction de la place de la voiture dans la ville.
Elle avait notamment été violemment combattue par Valérie Pécresse, la présidente (LR) de la région Ile-de-France. En pointe contre le premier arrêté, elle n’avait cependant pas attaqué celui de mars. Au total, neuf requêtes avaient été déposées par des riverains, des commerçants, des fédérations d’automobilistes, l’Association des maires franciliens ou encore le maire (LR) du 1erarrondissement de Paris, Jean-François Legaret. Elles ont toutes été rejetées.
« La piétonnisation des berges est validée »
Le tribunal a suivi les conclusions du rapporteur public, ce qui n’avait pas été le cas en début de semaine pour la Cour administrative d’appel. Contrairement à l’arrêté initial, le texte du 6 mars validé aujourd’hui ne fait plus référence à des considérations de qualité de l’air. Il se fonde uniquement sur des arguments patrimoniaux et touristiques visant à protéger un site classé. « L’interdiction de la circulation automobile édictée par la mairie de Paris est justifiée par la nécessité de préserver un site inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco », relève ainsi le tribunal administratif dans sa décision.
La fermeture des voies sur berges est accusée par ses détracteurs d’avoir déplacé les bouchons et la pollution. « Les désagréments que l’arrêté cause en termes d’allongement de temps de transport, de qualité de l’air et de nuisances sonores sur les quais hauts sont limités », tranche la juridiction administrative dans sa décision du 25 octobre.
« La piétonnisation des berges est validée, déclare au Monde Christophe Najdovski, adjoint aux transports à Paris. Il n’y a pas de retour envisagé ni envisageable des voitures ». Néanmoins, ce jugement ne met pas un terme définitif au feuilleton judiciaire puisqu’il reste susceptible d’un appel. Une association de défense des automobilistes requérante, l’Union pour la défense de la liberté et de l’égalité de circuler motorisé, a fait savoir au Monde qu’elle exerçait ce droit. Si les berges restent fermées aux voitures, « le débat judiciaire demeure entier », veut encore croire son avocat, Me.Patrick Tabet.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/25/20-8">
<filnamedate="20181025"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181025"><AAMMJJHH="2018102520">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ Dans une lettre au climatologue belge André Berger, le chef de l’Etat se dit « convaincu de l’importance particulière du nucléaire, en tant qu’énergie décarbonée ».
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ 
<article-nb="2018/10/25/20-9">
<filnamedate="20181025"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181025"><AAMMJJHH="2018102520">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ Si aucun humain n’y vivait, East Island abritait notamment des espèces menacées comme des phoques moines et des tortues vertes d’Hawaï.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤                     
                                                

« Oh, mon Dieu, elle a disparu ! » : une île hawaïenne engloutie après le passage d’un ouragan

Si aucun humain n’y vivait, East Island abritait notamment des espèces menacées comme des phoques moines et des tortues vertes d’Hawaï.



LE MONDE
 |    25.10.2018 à 11h41
 • Mis à jour le
25.10.2018 à 18h42
   





                        


Le territoire des Etats-Unis a rétréci depuis quelques jours. Une île hawaïenne, East Island, a été rayée de la carte après avoir été engloutie par les eaux à la suite du passage d’un ouragan au début du mois. L’annonce en a été faite lundi 22 octobre par des scientifiques fédéraux qui se fondent sur des images satellites de l’organisme public américain U.S. Fish and Wildlife Service.
« J’ai eu un sacré moment de panique. Je me suis dit “oh, mon Dieu, elle a disparu !”, a témoigné Chip Fletcher, climatologue à l’université d’Hawaï. L’île avait probablement entre 1 000 et 2 000 ans. C’est une fissure de plus dans le mur de notre écosystème, qui est en train de tomber en ruine. » M. Fletcher et son équipe de chercheurs étaient en train de faire des recherches sur East Island au moyen de drones et de prélever des échantillons de sable et de coraux pour déterminer l’âge de l’île. L’objectif était d’évaluer ses perspectives face au changement climatique.
« Nous voulions surveiller l’île et nous sommes donc déçus qu’elle ait disparu, mais d’un autre côté, nous avons appris que ces îles sont beaucoup plus à risque que nous ne le pensions. Je pensais que l’île serait là pour une dizaine ou une vingtaine d’années, mais elle est beaucoup plus fragile que je ne le pensais. »
Phoques moines et tortues vertes
Le site d’investigation Honolulu Civil Beat a diffusé sur Twitter des images satellite de l’île avant et après le passage de l’ouragan Walaka au début du mois.

Hurricane Walaka, one of the most powerful Pacific storms ever recorded, has erased East Island, which is part of F… https://t.co/pbGoKPCVJh— CivilBeat (@Honolulu Civil Beat)


require(["twitter/widgets"]);

East Island était, jusqu’à sa disparition, le deuxième plus grand îlot du banc de sable de la Frégate française. Ce bout de terre de 44 000 m2 était situé dans la réserve de Papahānaumokuākea. Si aucun humain n’y vivait, l’île avait toutefois un rôle primordial dans la biodiversité. Elle abritait notamment des espèces menacées comme des phoques moines et des tortues vertes d’Hawaï.




                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/25/20-10">
<filnamedate="20181025"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181025"><AAMMJJHH="2018102520">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ En novembre, l’exécutif doit présenter sa feuille de route en matière énergétique et la loi d’orientation des mobilités. Les arbitrages sont plus difficiles que prévu.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Ecologie : Emmanuel Macron veut tourner la page Hulot

En novembre, l’exécutif doit présenter sa feuille de route en matière énergétique et la loi d’orientation des mobilités. Les arbitrages sont plus difficiles que prévu.



LE MONDE
 |    25.10.2018 à 10h58
 • Mis à jour le
25.10.2018 à 11h08
    |

            Virginie Malingre et 
                                Nabil Wakim








                        



                                


                            

« J’espère que le gouvernement tirera les leçons [de ma décision] », avait déclaré Nicolas Hulot en annonçant sa démission sur France Inter, le 28 août. De sa retraite, l’ancien ministre de la transition écologique sera sans aucun doute très attentif aux décisions que devrait prendre le gouvernement dans les prochaines semaines pour lutter contre le réchauffement climatique. Cet automne, l’exécutif va en effet dévoiler la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), c’est-à-dire la feuille de route de la France en matière énergétique, mais aussi sa future loi d’orientation des mobilités (LOM), qui doit permettre aux Français de se déplacer plus facilement en préservant l’environnement.
Sur ces thématiques, Emmanuel Macron a promis « des décisions historiques et structurantes » lors de son allocution télévisée qui a suivi le remaniement, le 16 octobre. Le président sait qu’il doit montrer que la cause environnementale figure encore au premier rang de ses priorités. Mais les arbitrages s’annoncent plus difficiles que prévu.
Premier dossier sur la table : la présentation de la PPE, prévue le 30 octobre, est repoussée à la seconde quinzaine de novembre. Au gouvernement, on assure que cela permet de présenter en même temps, ou à quelques jours d’intervalle, ce texte et celui sur la mobilité. Une façon de mettre en scène l’ambition de l’Elysée sur le sujet. Mi-septembre, les annonces des plans pauvreté et santé s’étaient ainsi succédé, ce qui avait permis de donner une vision plus cohérente des objectifs du gouvernement en matière d’Etat-providence.
Une équation difficile
« Les deux sujets, l’énergie et les mobilités, sont très liés. Ce sont des choix qui peuvent engager le pays pour le siècle », explique Benjamin Griveaux, le porte-parole du gouvernement. Les thématiques environnementales seront par ailleurs très présentes dans les élections européennes. « Nous en...




                        

                        


<article-nb="2018/10/25/20-11">
<filnamedate="20181025"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181025"><AAMMJJHH="2018102520">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ Le projet de loi de finances pour 2019 annule les hausses qui auraient dû s’appliquer avec les nouvelles normes de mesure de CO2.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤                     
                                                

Le drôle de calcul du malus écologique automobile

Le projet de loi de finances pour 2019 annule les hausses qui auraient dû s’appliquer avec les nouvelles normes de mesure de CO2.



LE MONDE ECONOMIE
 |    25.10.2018 à 10h40
 • Mis à jour le
25.10.2018 à 11h25
    |

                            Éric Béziat








                        



   


C’est un tableau qui figure dans les méandres du projet de loi de finances pour 2019 et qui intéresse les vendeurs et les acheteurs de voitures neuves. Le nouveau barème du malus écologique automobile, présenté sous forme d’amendement, a été voté par les députés dans la nuit du lundi 22 au mardi 23 octobre. Il confirme la décision de l’exécutif d’augmenter cette taxe sur les émissions de dioxyde de carbone (CO2) des véhicules, payée lors de l’achat.
Cette hausse est, en fait, un élargissement aux voitures émettant plus de 116 grammes de CO2 par kilomètre parcouru, contre 119 grammes précédemment. Par exemple, le SUV Peugeot 5008 diesel 150 chevaux, qui émet 118 grammes de CO2, sera concerné par un petit malus de 40 euros en 2019, alors qu’il n’est, aujourd’hui, pas affecté par cette taxe écologique. L’objectif de l’opération, selon le gouvernement, est de dégager 40 millions d’euros de recettes supplémentaires en 2019, soit 610 millions d’euros au total, afin de financer le succès et l’extension de la prime à la conversion des véhicules polluants en véhicules propres.
Jusque-là, tout semble logique. Sauf qu’à regarder de plus près le tableau, on s’aperçoit que, dans la grande majorité des cas, la taxe 2019 recule entre 2 % et 57 % par rapport à 2018, selon les seuils. En données brutes, la baisse s’échelonne entre 8 euros et… 1 830 euros pour les véhicules émettant 184 grammes ! De nouvelles taxes pour les petits moteurs, des ristournes pour les gros polluants… Drôle de façon d’augmenter le malus !

        Lire aussi :
         

                Automobile : le gouvernement va abaisser le seuil de déclenchement du malus en 2019



Nouvelles règles d’homologation des véhicules
Cette bizarrerie, relevée par le site spécialisé Autoactu.com, s’explique en fait par l’imbroglio lié aux nouvelles règles d’homologation des véhicules. L’explication est un peu technique, mais elle vaut qu’on s’y arrête, car elle illustre assez bien la confusion dans laquelle se trouve le marché automobile.
Depuis le 1er septembre, la manière de tester les voitures pour les autoriser à la vente a profondément changé. Un nouveau protocole européen d’homologation, dit « WLTP » (Worldwide Harmonised Light Vehicles Test Procedure), qui mesure les émissions de CO2 et de gaz polluants, remplace l’ancien test dit « NEDC » (New European Driving Cycle). Plus exigeant (les accélérations et les vitesses sont plus proches de la vie réelle d’un véhicule), le WLTP augmente mécaniquement de 20 % à 30 % le niveau de CO2 émis par rapport au NEDC. Une automobile mesurée à 120 grammes en NEDC se retrouve, d’un seul coup, à 160 grammes en WLTP. Avec, potentiellement, un malus passant de 50 euros à 4 050 euros.

        Lire aussi :
         

                La drôle de baisse du marché automobile français en septembre



Cette bizarrerie illustre assez bien la confusion dans laquelle se trouve le marché automobile
Pour éviter cette explosion fiscale, il a été décidé que les valeurs mesurées par le WLTP resteraient affichées en NEDC, après application d’une règle de conversion aboutissant à un chiffre dit « NEDC corrélé »… Mais cette conversion débouche néanmoins sur une augmentation mécanique d’environ 4 % de la valeur CO2 inscrite sur la carte grise. Du coup, depuis le 1er septembre, une hausse parfois forte des malus liée à ce NEDC corrélé touche les automobiles. Par exemple, un véhicule mesuré à 150 grammes avant le 1er septembre se retrouve à 156 grammes aujourd’hui, et son malus bondit, passant de 990 euros à 3 290 euros. Mais, avec le nouveau tableau conçu par le ministère de l’économie, il retombera à 2 453 euros.
Bercy annule donc quasiment les hausses de cet automne liées au passage en NEDC corrélé. Cette étrange cuisine fiscale et normative va probablement perturber encore davantage le marché automobile français. De nombreux acheteurs potentiels vont préférer, logiquement, attendre janvier 2019 et l’application du nouveau barème – si celui-ci est bien voté dans le cadre du projet de loi de finances –, avant d’acheter un véhicule émettant de grosses quantités de CO2.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/25/20-12">
<filnamedate="20181025"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181025"><AAMMJJHH="2018102520">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ Le transport routier est non seulement le principal responsable du réchauffement climatique, mais il menace aussi la santé. Or, les nouvelles voitures émettent toujours plus de CO2.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤                     
                                                   
édition abonné


L’automobile nuit gravement à la planète

Le transport routier est non seulement le principal responsable du réchauffement climatique, mais il menace aussi la santé. Or, les nouvelles voitures émettent toujours plus de CO2.



LE MONDE
 |    25.10.2018 à 08h00
    |

                            Eric Gibory








                        



                                


                            

En 2017, et pour la première fois depuis dix ans, les émissions moyennes de CO2 des véhicules neufs vendus en France ont augmenté. Malgré les mises en garde des scientifiques, les campagnes de communication orchestrées par les ONG et la fiscalité de plus en plus dissuasive déployée par les différents gouvernements, les Français ont acheté des voitures plus émettrices de gaz à effet de serre et plus consommatrices d’énergies fossiles en 2017 qu’en 2016. Bien que limitée à ­1 g/km, cette hausse marque un retournement de la courbe et envoie un mauvais signal.

Les causes sont désormais bien identifiées. Les ventes de véhicules essence neufs augmentent au détriment de celles du diesel, qui émet en moyenne 20 % d’émissions de CO2 de moins par rapport au super sans plomb. Deuxième raison, les SUV et autres 4 × 4 ont constitué le tiers des ventes, avec une part de marché en hausse de près de 5 points par rapport à 2016, où ils avaient représenté près de 28 % des achats de neuf en France. Or, ces véhicules consomment davantage de carburant et émettent plus de CO2 face aux berlines, aux coupés ou encore aux breaks.
Emissions en hausse
Mêmes effets, mêmes résultats au niveau européen, où les émissions moyennes de CO2 ont aussi augmenté de 1 g/km. Malgré cette mauvaise performance, dix pays passent sous la barre des 120 g/km. Les trois pays les plus sobres sont, dans l’ordre, le Portugal (105 g/km), le Danemark (107 g/km) et les Pays-Bas (108 g/km). Avec ses 111 g/km, la France recule à la cinquième place, alors qu’elle remportait la médaille de bronze en 2016. Cela étant, au sein des plus grands marchés automobiles européens à plus d’un million de véhicules neufs vendus par an, l’Hexagone occupe encore la place du pays le plus économe en matière de rejet de CO2.
La part du transport dans les émissions françaises de gaz à effet de serre est passée à 29 % en 2015, alors qu’elle n’était que de 19 % en 1973.
Automobiles et camionnettes ne sont...




                        

                        


<article-nb="2018/10/25/20-13">
<filnamedate="20181025"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181025"><AAMMJJHH="2018102520">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ Très répandue en Italie, la zone à trafic limité n’a pour l’heure été expérimentée que dans la ville de Nantes, depuis 2012.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤                     
                                                   
édition abonné


La « ZTL », un mode de restriction de la circulation peu utilisé en France

Très répandue en Italie, la zone à trafic limité n’a pour l’heure été expérimentée que dans la ville de Nantes, depuis 2012.



LE MONDE ECONOMIE
 |    25.10.2018 à 07h00
    |

                            Olivier Razemon








                        



                                


                            
La zone à trafic limité, très répandue en Italie, est-elle importable en France ? « C’est une organisation de la ville qui me fait rêver ! », s’exclame Jean-Baptiste Gernet, adjoint (Génération·s) au maire de Strasbourg, en charge des mobilités alternatives. Son enthousiasme est partagé par Jean-Marc Soubeste, adjoint (EELV) aux mobilités urbaines au maire de La Rochelle.

Mais la France préfère une autre forme de restriction aux véhicules, la zone à faibles émissions (ZFE). Une quinzaine de grandes villes françaises se sont engagées le 8 octobre à mettre en place ce dispositif qui limite l’accès des villes aux véhicules les plus polluants. « J’ai voté en faveur de la ZFE à Strasbourg, parce qu’il y a urgence, en termes de pollution, de climat et de cogestion, précise M. Gernet. Mais la ZFE, contrairement à la ZTL, comporte un biais social. Un ouvrier d’un quartier de Strasbourg qui possède une vieille 206 en sera exclu, tandis qu’un cadre supérieur habitant dans une commune éloignée de l’agglomération, et propriétaire d’un 4 × 4 hybride, pourra entrer dans le périmètre. »
Pour l’heure, la recette italienne ne prend pas vraiment en France. Consultant en mobilité, Ludovic Chaleroux se souvient avoir proposé il y a quelques années à une station balnéaire girondine de créer une ZTL saisonnière, pendant les mois de forte affluence. « La proposition n’a pas rencontré un grand succès », constate-t-il.
De 15 000 à 5 500 véhicules par jour
Alors que des ZTL existent en Suisse ou en Allemagne, seule la ville de Nantes a créé, en 2012, un périmètre baptisé « zone à trafic limité » autour du cours des 50-Otages, en plein centre-ville. « Jusqu’aux années 1990, cet axe comportait deux fois trois voies », rappelle Thomas Quéro, adjoint (PS) à la maire de Nantes en charge des « déplacements doux ».
« Après une première phase d’apaisement grâce au tramway, nous avons voulu, avec...




                        

                        


<article-nb="2018/10/25/20-14">
<filnamedate="20181025"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181025"><AAMMJJHH="2018102520">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ Alors que le gouvernement veut encourager les péages urbains dans les agglomérations françaises, les villes italiennes choisissent une autre voie pour limiter la circulation.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Les zones à trafic limité, une solution à l’italienne pour préserver les centres-villes

Alors que le gouvernement veut encourager les péages urbains dans les agglomérations françaises, les villes italiennes choisissent une autre voie pour limiter la circulation.



LE MONDE ECONOMIE
 |    25.10.2018 à 06h25
    |

                            Olivier Razemon








                        



                                


                            

« ZTL », comme « zone à trafic limité » : cet acronyme, qui désigne des périmètres protégés au cœur des villes italiennes, est connu de tous dans la Péninsule. En revanche, de ce côté-ci des Alpes, sa notoriété demeure limitée.
Les plus familiers de la ZTL italienne sont, malgré eux, les automobilistes qui ont roulé, ou stationné, dans l’un de ces périmètres. Plusieurs mois après leurs vacances, au moment où le souvenir des monuments historiques et des cafés ristretto avalés en terrasse commence à s’estomper, ils reçoivent une amende salée, sur la foi de leur plaque d’immatriculation filmée par une caméra.
La ZTL ne saurait pourtant se résumer au « piège à touristes » que dénoncent les avocats spécialisés dans la contestation des infractions routières. Elle s’adresse en effet d’abord aux riverains et aux visiteurs réguliers.
Comme son nom l’indique, ce n’est pas une zone piétonne, mais un secteur, assez vaste, où la circulation n’est autorisée qu’à certains véhicules, généralement les transports publics, les taxis, les riverains, les personnes handicapées, les services d’urgence et les livreurs. Les autres automobilistes, en particulier ceux qui se contenteraient de traverser la ville de part en part, doivent contourner la zone.

Un outil d’aménagement urbain
Son principe est de traiter les conducteurs non pas en fonction du niveau de pollution du véhicule motorisé, mais de leur statut (riverain, livreur, transporteur, salarié), même si, au fil des décennies, des critères liés à la pollution des véhicules se sont ajoutés aux précédents. Ainsi, les véhicules électriques et partagés sont parfois autorisés à y circuler.
Cet outil d’aménagement urbain se distingue des péages urbains opérationnels de longue date à Londres ou à Stockholm, et dont le gouvernement français s’apprête à faciliter la création dans les agglomérations de l’Hexagone. La ZTL a séduit plusieurs villes d’Allemagne, de Suisse ou de...




                        

                        


<article-nb="2018/10/25/20-15">
<filnamedate="20181025"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181025"><AAMMJJHH="2018102520">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ Dans une tribune au « Monde », l’économiste Philippe Moati note que les Français se montrent de plus en plus exigeants envers la grande distribution et ses promesses d’une transition vers le « mieux manger ».
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« Les grands acteurs du marché alimentaire doivent refonder leur légitimité »

Dans une tribune au « Monde », l’économiste Philippe Moati note que les Français se montrent de plus en plus exigeants envers la grande distribution et ses promesses d’une transition vers le « mieux manger ».



LE MONDE ECONOMIE
 |    25.10.2018 à 05h15
 • Mis à jour le
25.10.2018 à 14h53
    |

Philippe Moati (Professeur d’économie à l’université Paris-Diderot)







                        



                                


                            

Tribune. Le rapport des Français à leur alimentation change à grande vitesse. Selon une étude réalisée par l’Obsoco en 2017, un peu plus de la moitié des personnes interrogées déclaraient avoir modifié de manière significative la composition de leur alimentation sur l’année précédant l’enquête. Ils étaient 21 % à suivre un régime alimentaire permanent.
Si seuls 0,4 % se déclaraient végans (soit, par extrapolation, environ 200 000 personnes en France) et 3 % végétariens, 8 % se disaient « flexitariens », illustrant une tendance générale à la redéfinition du rapport des Français à la viande. Parallèlement, la croissance du marché du bio demeure très forte (+ 21 % en 2017, selon le panéliste IRI), alors que celle des produits équitables s’accélère (+ 10 % en 2017) et que décollent les ventes de « superaliments » (curcuma, grenade, baies de goji, spiruline…).

Cette transformation du régime alimentaire des Français s’ancre dans trois facteurs interdépendants.
Tout d’abord, l’importance accordée à la santé et au lien qui est désormais clairement compris entre alimentation et santé.
Ensuite, le souci d’une fraction croissante de la population de donner du sens à sa consommation, qui la conduit à se soucier de l’impact environnemental et social de ses achats alimentaires, voire, plus récemment, du bien-être animal.
Enfin, la défiance qui marque la relation d’une majorité de consommateurs à l’égard de l’organisation « industrielle » du système alimentaire, qui met dans le même sac les enseignes de la grande distribution et les marques de l’industrie agro-alimentaire.
Ainsi, le régime alimentaire standard est-il de plus en plus perçu comme « corrompu » par un processus d’industrialisation mené par des acteurs à la recherche de leurs propres intérêts, qui artificialise les produits, maltraite la terre et les animaux et, finalement, menace la santé des consommateurs.
Changement de cap
Les signaux...




                        

                        


<article-nb="2018/10/25/20-16">
<filnamedate="20181025"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181025"><AAMMJJHH="2018102520">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ Une étude révèle les préférences de 2,5 millions de personnes contraintes de choisir les victimes d’un accident.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 24/10/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


Les dilemmes moraux de l’humanité à l’épreuve de la voiture autonome

Une étude révèle les préférences de 2,5 millions de personnes contraintes de choisir les victimes d’un accident.



LE MONDE
 |    24.10.2018 à 19h00
 • Mis à jour le
25.10.2018 à 07h57
    |

            Nathaniel Herzberg et 
David Larousserie








                        



                                


                            

Peut-on tuer un vieillard pour sauver un enfant ? Toute vie humaine a-t-elle au contraire la même valeur, sans considération d’âge, de genre ou d’état de santé ?
Ces questions, médecins, assureurs et militaires se les posent depuis longtemps. « Mais jamais dans l’histoire de l’humanité avons-nous autorisé une machine à décider seule qui doit vivre et qui doit mourir, sans supervision humaine, en temps réel. Nous allons franchir cette barrière prochainement, pas sur un lointain champ de bataille, mais dans un des aspects les plus banals de notre vie, le transport quotidien. » 
L’équipe de scientifiques français et américains qui lance cette prophétie vise la voiture autonome, future vedette de l’automobile. Dans la revue Nature du jeudi 25 octobre, ces psychologues, anthropologues et spécialistes de l’intelligence artificielle (IA) poursuivent : « Avant d’autoriser nos voitures à prendre des décisions éthiques, il importe que nous ayons une conversation globale pour exprimer nos préférences aux entreprises qui concevront les algorithmes moraux et aux responsables politiques qui vont les réguler. »
Les chercheurs avaient déjà ouvert cette grande discussion en 2016 dans la revue Science. Les personnes alors interrogées se prononçaient massivement en faveur d’algorithmes sauvant le maximum de vies. Leur position fléchissait toutefois si eux-mêmes ou un membre de leur famille se trouvait impliqué. L’échantillon qui avait été interrogé rassemblait un peu moins de 2 000 personnes.
« Sauver les enfants »
L’article de Nature rend compte d’une entreprise d’une tout autre ampleur. Plus de 2,5 millions de personnes venues de quelque 230 pays ou territoires ont cette fois livré leur choix. Pour recueillir une telle masse d’informations, Edmond Awad et Iyad Rahwan du Massachusetts Institute of Technology (MIT), Azim Shariff de l’université de Vancouver (Colombie-Britannique, Canada) et Jean-François...




                        

                        


<article-nb="2018/10/25/20-17">
<filnamedate="20181025"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181025"><AAMMJJHH="2018102520">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ Java est une femelle née il y a huit jours. La dernière naissance d’un orang-outan remontait à 2005, a rappelé mercredi le Muséum national d’histoire naturelle.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤                     
                                                

Naissance d’un orang-outan au jardin des Plantes à Paris

Java est une femelle née il y a huit jours. La dernière naissance d’un orang-outan remontait à 2005, a rappelé mercredi le Muséum national d’histoire naturelle.



Le Monde.fr avec AFP
 |    24.10.2018 à 17h40
   





                        



   


Voilà plus de quinze ans que la ménagerie du jardin des Plantes à Paris n’avait accueilli un tel événement. La famille d’orangs-outans de l’établissement vient de s’agrandir avec la naissance de Java, une femelle née il y a huit jours. La dernière naissance d’un orang-outan remontait à 2005, a rappelé mercredi 24 octobre le Muséum national d’histoire naturelle (MNHN).
Java est un orang-outan de Bornéo, espèce en péril. Elle a pour mère Théodora, une femelle « calme et posée », âgée de 30 ans, selon le Muséum. Née à Jersey, elle est arrivée en 2007 à la ménagerie, accompagnée de sa fille Tamu, née en 2004 en Angleterre. Banggi, le père de Java, est un jeune mâle né en 2006 en Espagne.

        Lire aussi :
         

                Découverte d’une nouvelle espèce de grand singe en Indonésie



L’« histoire d’amour » a démarré avec l’arrivée du mâle à la ménagerie en 2016. « L’attirance de Banggi envers Théodora a été immédiate », selon le Muséum. C’est un « couple fusionnel ». Mais Banggi est actuellement séparé de Théodora, « car dans la nature les mâles n’élèvent pas leur progéniture », précise le Muséum.
Liste rouge
Java est le cinquième orang-outan à rejoindre le groupe, la doyenne étant la célèbre Nénette, qui frise la cinquantaine. Née vers 1969 dans les forêts de Bornéo, victime de braconnage, Nénette est arrivée à la ménagerie parisienne en 1972.
Les orangs-outans figurent sur la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) en tant qu’espèce en danger critique d’extinction. En vingt ans, les populations d’orangs-outans ont perdu 80 % de leur territoire et se sont réduites de moitié. Il resterait entre 50 000 et 60 000 orangs-outans de Bornéo.

        Lire aussi :
         

                La sixième extinction de masse des animaux s’accélère



Le Muséum a depuis plusieurs années le projet de rénover et d’agrandir l’enclos des orangs-outans de la ménagerie, pour un coût total de 3 millions d’euros. Il veut notamment construire une grande « volière » extérieure pour ces grands singes. Une campagne de parrainage pour aider au financement du projet a été lancée le 11 octobre sur la plate-forme Ulule. A ce jour, 15 700 euros ont été recueillis.




                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/25/20-18">
<filnamedate="20181025"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181025"><AAMMJJHH="2018102520">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤ Il a été repéré dans le nord-ouest de la mer de Weddell, non loin de la barrière de glace Larsen C, de laquelle il se serait détaché récemment.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤                     
                                                

En Antarctique, la dérive d’un iceberg rectangulaire

Il a été repéré dans le nord-ouest de la mer de Weddell, non loin de la barrière de glace Larsen C, de laquelle il se serait détaché récemment.



LE MONDE
 |    24.10.2018 à 17h11
   





                        



   


C’est au cours d’un vol organisé le 16 octobre par l’opération de la NASA IceBridge, destinée à mieux comprendre le lien entre les zones polaires et le changement climatique, qu’un iceberg rectangulaire a été photographié.
Jeremy Harbeck, le scientifique qui l’a photographié, assure, sur le site internet de l’opération IceBridge, qu’il n’avait jamais vu un iceberg avec des bords et des angles si bien découpés.
Celui-ci a été repéré dans le nord-ouest de la mer de Weddell, non loin de la barrière de glace Larsen C, de laquelle il se serait détaché récemment. En juillet 2017 cette même barrière de glace a libéré un iceberg de la taille de l’Etat américain du Delaware.
L’opération IceBridge, grâce à des survols de l’Antarctique et des images satellites, a pour but d’observer l’évolution et les changements de la banquise en Antarctique. Les données collectées par l’opération servent à analyser l’influence du changement climatique sur les zones polaires.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/25/20-19">
<filnamedate="20181025"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181025"><AAMMJJHH="2018102520">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤ Les eurodéputés ont soutenu à une large majorité, mercredi, un texte visant à interdire les cotons-tiges, couverts, assiettes et autres pailles en plastique.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 24/10/2018
Découvrir l’application


                        

Le Parlement européen vote pour l’interdiction des produits en plastique à usage unique

Les eurodéputés ont soutenu à une large majorité, mercredi, un texte visant à interdire les cotons-tiges, couverts, assiettes et autres pailles en plastique.



Le Monde.fr avec AFP
 |    24.10.2018 à 16h35
 • Mis à jour le
25.10.2018 à 07h54
   





                        



   


Les eurodéputés se sont largement prononcés, mercredi 24 octobre, en faveur de l’interdiction prochaine de certains objets en plastique à usage unique, comme les cotons-tiges. La Commission de Bruxelles avait proposé à la fin mai d’interdire une dizaine de catégories de produits à usage quotidien, qui représentent à eux seuls 70 % des déchets polluant les océans et s’échouant sur les plages.
Parmi ces produits, les couverts, les assiettes, les pailles, les mélangeurs de cocktail, les tiges de ballons gonflables ou encore les touillettes, qui devront désormais être fabriqués avec des matériaux plus durables.

Dans un texte approuvé mercredi à une vaste majorité (571 voix pour, 53 contre et 34 abstentions), le Parlement réuni à Strasbourg a aussi proposé d’ajouter à cette liste des produits comme les emballages de fast-food en polystyrène ou les produits oxoplastiques, supposés biodégradables, mais qui se fragmentent en microparticules de plastique.
« Ça défigure nos plages, ça tue nos océans, ça tue nos animaux et (...) ça affecte la santé humaine. Alors s’il y a des alternatives, on interdit », a résumé la rapporteure du texte, Frédérique Ries (ALDE, libéraux). « Chaque minute, une tonne de plastique est déversée dans nos océans », a souligné l’eurodéputée écologiste Michèle Rivasi, qui se félicite de ce vote « malgré le lobbying massif des industriels du plastique ».

        Lire aussi :
         

                Contre l’utilisation abusive de plastique, les « Plastic attacks » arrivent en France



Le Conseil de l’UE doit désormais se prononcer
La Commission européenne propose par ailleurs de limiter la consommation d’une autre catégorie de produits pour lesquels il n’existe par de solution de remplacement, tels les emballages à usage unique de burgers, de sandwichs ou de fruits.
Dans le texte approuvé mercredi, les eurodéputés proposent d’ajouter les déchets issus des produits du tabac, en particulier les filtres à cigarette contenant du plastique, pour qu’ils soient réduits de 50 % d’ici à 2025 et de 80 % d’ici à 2030.
« Le Parlement européen est entré dans l’histoire », s’est réjoui Justine Maillot au nom de Rethink Plastic, une alliance d’ONG pour un avenir sans plastique, qualifiant le vote d’« historique ». « C’est maintenant aux gouvernements nationaux de garder une ambition haute et de résister à la pression des entreprises », a-t-elle ajouté.
« Disproportionné » réagit l’industrie du plastique
La fédération européenne du secteur PlasticsEurope a jugé ces mesures « disproportionnées » et elle a réclamé dans un communiqué « des règles plus claires ». « Les causes profondes des déchets marins sont une mauvaise gestion des déchets » et « un manque de sensibilisation », explique-t-elle.

        Lire aussi :
         

                Consommation, recyclage, rejets en mer… les chiffres à connaître sur la pollution au plastique



Le Conseil de l’Union européenne, qui représente les Etats membres, doit lui aussi se prononcer sur le texte de la Commission, ce qu’il espère faire d’ici à la fin de l’année. Des négociations en « trilogue », selon le jargon européen, pourront alors débuter entre le Parlement, le Conseil et la Commission pour s’accorder sur un texte final.
La Commission aimerait voir la nouvelle directive aboutir avant la fin de son mandat, en 2019, pour une entrée en vigueur des règles qui n’est pas prévue avant 2022. Des interdictions existent par ailleurs déjà au niveau national ; en France par exemple, où les gobelets et assiettes en plastique seront interdits au 1er janvier 2020.




                            


                        

                        


<article-nb="2018/10/25/20-20">
<filnamedate="20181025"><AAMM="201810"><AAMMJJ="20181025"><AAMMJJHH="2018102520">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤ Une plainte doit être déposée à Lille, jeudi, pour mise en danger d’autrui pour faire reconnaître l’exposition de la profession à la fibre tueuse.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 24/10/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


Les pompiers ouvrent un nouveau front contre l’amiante

Une plainte doit être déposée à Lille, jeudi, pour mise en danger d’autrui pour faire reconnaître l’exposition de la profession à la fibre tueuse.



LE MONDE
 |    24.10.2018 à 15h59
 • Mis à jour le
25.10.2018 à 09h12
    |

            Stéphane Mandard








                        



                                


                            

« On en a marre d’aller aux enterrements des copains qui développent ces saloperies de cancers. » David Mirland est un pompier en colère. Cancer du sang, cancer de la prostate, cancer des testicules, cancer du sein…
C’est une épidémie que l’adjudant-chef de la caserne de Denain décrit parmi ses collègues (actuels ou anciens) du service départemental d’incendie et de secours (SDIS) du Nord, le plus important contingent de pompiers de France avec environ 2 000 professionnels, 3 000 volontaires et 400 administratifs (mécaniciens, secrétaires). 
« On ne peut pas continuer à s’intoxiquer comme ça », tonne David Mirland, également représentant du personnel à la CGT. Las de réclamer en vain des mesures de protection efficaces dans le cadre du Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), il a décidé, avec ses camarades, de changer de stratégie. Et d’ouvrir un nouveau front, judiciaire. Selon nos informations, la CGT des agents du SDIS 59 doit déposer, jeudi 25 octobre, une plainte contre X pour mise en danger d’autrui devant le tribunal de grande instance de Lille.
« A chaque fois que l’on demande des informations, on nous répond : “secret médical” », David Mirland, sapeur-pompier
Pour le soutenir dans cette démarche inédite, le syndicat n’a pas fait appel à n’importe quels avocats. Il a choisi le cabinet TTLA qui assiste des victimes de l’amiante dans plusieurs dossiers emblématiques comme celui des anciens salariés d’Eternit, l’ex-géant mondial de l’amiante. Plus de vingt ans après les premières plaintes, elles attendent toujours un grand procès pénal. L’adjudant-chef Mirland, comme ses camarades, veulent savoir si les problèmes de santé de ses collègues sont dus à la fibre tueuse : « Un copain sur Lille est suivi pour un mésothéliome. Le père d’un autre, également pompier, a été emporté à Denain. » 
Le mésothéliome est un cancer de la plèvre causé par l’inhalation...




                        

                        

