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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ L’Espagnol abordera le choc face au FC Barcelone, dimanche, dans la peau d’un coach en sursis. Sa situation rappelle que le Real est une machine à broyer ses entraîneurs.
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Julen Lopetegui ou la vie impossible d’un entraîneur au Real Madrid

L’Espagnol abordera le choc face au FC Barcelone, dimanche, dans la peau d’un coach en sursis. Sa situation rappelle que le Real est une machine à broyer ses entraîneurs.



LE MONDE
 |    25.10.2018 à 18h15
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                            Alexandre Pedro








                        



   


« C’est épuisant d’être entraîneur, et encore plus au Real Madrid. » L’aveu est signé de Zinédine Zidane, le 18 février, avant une rencontre de championnat contre le Bétis Séville. Julen Lopetegui est en poste depuis quatre mois, mais comprend ce que son prédécesseur laissait entendre. L’Espagnol de 52 ans est un technicien en sursis, déjà condamné pour une partie de la presse madrilène. Au Real, la porte de sortie n’est jamais très loin après une série de cinq matchs sans victoire, et un triste record de 465 minutes sans inscrire de buts, une première dans l’histoire du club.
Les quotidiens sportifs, AS et Marca, souvent bien informés, annoncent son départ imminent depuis la défaite à domicile, contre Levante en championnat (1-2), samedi. L’entraîneur de l’équipe réserve, Santiago Solari, a même avoué dès le lendemain se tenir prêt à assurer l’intérim : « Nous sommes là pour aider le club quand ça va bien et encore plus dans les moments difficiles. »

#LaPortada El jurado de Lopetegui https://t.co/Va7phiiLBb— marca (@MARCA)


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Petit miracle, Julen Lopetegui devrait pourtant s’asseoir sur le banc de touche du Camp Nou, dimanche, pour le Clasico face au FC Barcelone. Il doit ce sursis à un calendrier chargé. Avec la réception des Tchèques du Vikotria Plzen mardi en Ligue des champions puis le choc contre le Barça cinq jours plus tard, le créneau était trop court cette semaine pour introniser le 13e entraîneur de l’ère Florentino Perez, roi du BTP et président tout puissant depuis 2009 (après un premier mandat en 2000 et 2006).
Mardi soir, le Real a enfin renoué avec la victoire contre Plzen (2-1) : un succès étriqué pour une équipe toujours convalescente et accueilli par des sifflets du très exigeant public de Santiago-Bernabeu. « Si vous pensez avoir un entraîneur abattu, c’est tout le contraire », avait lancé Lopetegui en conférence de presse avant la rencontre. Après cette victoire face à un poids plume au niveau européen, Lopetegui était persuadé de sauver sa tête. Du moins jusqu’au Clasico. « Je suis absolument convaincu que oui. Je pense déjà préparer le match de dimanche. »
Sa direction lui assurait d’ailleurs un soutien très provisoire – et à lire entre les lignes – par l’intermédiaire d’Emilio Butragueño. « Nous entendons les rumeurs mais nous irons avec confiance au Camp Nou, conscients de la difficulté de ce match, en espérant un grand match de notre équipe », expliquait le directeur des relations institutionnelles.
Gagner, séduire ou prendre la porte
« Normalité », le mot colle mal au club le plus titré d’Europe et à la situation de Julen Lopetegui. La fuite de son arrivée imminente au Real lui avait valu d’être débarqué de son poste de sélectionneur de l’équipe d’Espagne, deux jours avant l’ouverture de la Coupe du monde, le 13 juin.
Ancien gardien remplaçant à la fin des années 80, Lopetegui a retrouvé une institution que Zinédine Zidane préférait quitter avant qu’on l’invite à le faire. Il faut se replonger dans les mots du Français prononcés le jour de son départ surprise. Malgré l’auréole posée au-dessus de son crâne glabre, « Zizou » avait eu conscience que le vent du boulet était passé tout près de lui en février. « Je n’oublie pas les moments difficiles, les moments durs, les moments compliqués », disait-il en référence à cette élimination contre Leganes en quart de finale de Coupe du Roi. « Pathétique », avait d’ailleurs titré Marca le lendemain, pendant qu’AS lui promettait « la gloire ou la guillotine » avant la double confrontation (victorieuse) face au PSG en février.

   


Le Real est un club de cycle court, encore plus sous l’ère Perez. Un club où l’entraîneur est de passage et doit remplir un cahier des charges presque intenable : gagner et séduire. Toujours. En 2007, Fabio Capello a été remercié malgré un titre de champion d’Espagne : « Il faut trouver un jeu qui enthousiasme plus », lui reprochait alors ses dirigeants. Même un enfant du club comme Vicente Del Bosque était gentiment invité à partir en 2003 au bout de quatre ans malgré deux titres de champions et deux Ligue des Champions. « Bigoton » (grosse moustache) n’était pas assez glamour, aux yeux de Florentino Pérez, au milieu de ses chers Galactiques (Ronaldo, Zidane, Beckham, Figo). José Mourinho a bien réussi à s’accrocher trois ans (2010-2013) à son poste, mais au prix d’une guerre larvée avec ses joueurs lors de la dernière saison.
Lopetegui n’a ni le poids, ni l’instinct de survie du Portugais, encore moins son palmarès, lui dont la seule expérience notable en club s’était soldée par un échec avec le FC Porto (2014-2016). Son départ annoncé rappelle celui de Manuel Pellegrini. Le Chilien était arrivé à l’été 2009 avec des idées de jeu bien précises et séduisantes avant de très vite déchanter. « Un mois après mon arrivée, vu mes différends avec le président, je savais qu’on allait me virer du Real », avouera-t-il.
« Se faire virer du Real Madrid fait partie du jeu »
Pellegrini n’a pas survécu à une saison sans titre, barré par un Barça intouchable en Liga malgré un total impressionnant de 96 points. D’autres ont valsé en cours de saison à la vitesse d’un gouvernement de la IIIe République. C’est le cas de Rafael Bénitez, congédié au bout de sept mois le 4 janvier 2016. L’ancien manager de Liverpool cochait les trois torts majeurs pour un entraîneur du Real : une relation conflictuelle avec les cadres du vestiaire (Cristiano Ronaldo en tête), des résultats décevants et un refus d’obtempérer aux « conseils » d’un Florentino Pérez, pour qui la séparation des pouvoirs reste un concept lointain.
A moins d’un retournement de situation inédit – en commençant par une victoire dimanche contre Barcelone –, Julen Lopetegui paye le départ non remplacé d’un Ronaldo vers la Juventus, l’appétit peut-être rassasié d’un groupe vainqueur de quatre des cinq dernières Ligue des champions, mais aussi certains de ses choix. Perez lui reproche de ne pas avoir tranché au poste de gardien entre Keylor Navas et Thibaut Courtois (et de préférence en faveur du dernier acheté pour 35 millions d’euros cet été) et goûte peu de voir le Brésilien Vinicius Jr (recruté pour 45 millions d’euros à Flamengo) gambader avec l’équipe réserve. Dans son malheur, Lopetegui a reçu le soutien de ses joueurs, du moins publiquement, le capitaine Sergio Ramos déclarant que le technicien avait toute la confiance du vestiaire madrilène.
« Se faire virer du Real Madrid fait partie du jeu », avait dit le Néerlandais Guus Hiddink, remercié en milieu de saison en 1999. Julen Lopetegui ne pouvait pas ignorer cette règle au moment de sa présentation le 14 juin. « Hier, c’était le jour le plus triste de ma vie depuis la mort de ma mère [en référence à son départ précipité de l’équipe d’Espagne]. Et aujourd’hui, c’est le plus beau jour de ma vie », lâchait-il au bord des larmes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ La carte de la prochaine édition a été dévoilée : 21 étapes, une dose réduite de contre-la-montre, 30 cols et trois arrivées à plus de 2 000 mètres.
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Le Tour de France 2019 prend de l’altitude

La carte de la prochaine édition a été dévoilée : 21 étapes, une dose réduite de contre-la-montre, 30 cols et trois arrivées à plus de 2 000 mètres.



LE MONDE
 |    25.10.2018 à 12h16
 • Mis à jour le
25.10.2018 à 16h34
    |

                            Alexandre Pedro et 
Clément Guillou








                        



   


Un départ chez Eddy Merckx pour fêter le 50e anniversaire de la première victoire du Belge, un passage chez Romain Bardet et un verdict à 2 365 mètres d’altitude : les organisateurs du Tour de France ont présenté, jeudi 25 octobre à Paris, le parcours de l’édition 2019 (6-28 juillet), qui snobera la moitié du territoire largement servie en juillet 2018. Avant l’arrivée à Paris, le Tour n’ira pas à l’ouest d’une diagonale entre Reims et Pau et ne méritera pas vraiment son surnom de Grande Boucle.
« Tour des hauts de France » collerait mieux avec le menu imaginé par Thierry Gouvenou et ses équipes. « Ce parcours est marqué par l’altitude avec sept arrivées à plus de 2 000 mètres ou presque, assume le directeur technique. L’enchaînement de cols en haute altitude risque d’avoir des conséquences sur des organismes fatigués. » 

The #TDF2019 it will be:
🚩 3 460 km
⛰ 3⃣0⃣ climbs in 2nd category or above.  
5⃣ altitude finishes
— LeTour (@Tour de France)


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Classique indémodable des Pyréenées, le Tourmalet, sera le premier « 2 000 m » proposé aux coureurs pour l’arrivée de la 14e étape. Cinq jours plus tard, le parcours entre Embrun et Valloire aligne trois géants des Alpes (le col de Vars, l’Izoard et le Galibier). Le lendemain, le deuxième acte du triptyque alpestre passera par le toit de ce Tour 2019 avec l’Iserand et ses 2 770 m et une arrivée à 2 089 m à Tignes.
Le dernier rendez-vous pour les grimpeurs aura lieu à Val Thorens, la veille de l’arrivée à Paris : la station la plus élevée d’Europe (2 365 mètres) n’a accueilli qu’une seule fois le Tour, en 1994. L’étape sera courte (131 km) mais nerveuse avec au programme la montée du Cormet de Roselend (1 968 m), la côte de Longefoy et l’ascension finale de 33,4 km.
« Des pièges tous les jours »
« Vars, Izoard, Galibier, Iseran, Tourmalet : ce sont des noms qui parlent, dit Thierry Gouvenou. Il y a un côté retour à la tradition, mais de l’autre, les massifs intermédiaires vont avoir un rôle important, notamment les Vosges avec la Planche des Belles Filles qui risque de dévoiler la physionomie de Tour 2019. » Depuis son apparition en 2012, « La Planche » chère au régional de l’étape, Thibaut Pinot, est déjà devenu un classique du Tour. Romain Bardet a, lui, aussi droit à son étape avec une arrivée jugée dans les rues de sa ville natale, Brioude (Haute-Loire) le 14 juillet.
Après avoir pris connaissance du programme, le Français (2e en 2016 et 3e en 2017) a salué « un très beau parcours et sans temps morts ». Le coureur d’AG2R-La Mondiale pense que cet enchaînement de cols en haute altitude « devrait pouvoir provoquer des gros écarts entre les favoris ». Il espère bien en être un des bénéficiaires, lui qui prépare son mois de juillet en prenant de la hauteur au printemps du côté de la Sierra-Nevada, en Espagne.

        Lire aussi :
         

                Tour de France 2018 : la positive altitude de Romain Bardet



« On répond tous différemment à l’altitude, estime de son côté le quadruple vainqueur Christopher Froome. Quelqu’un comme Nairo Quintana qui est né en altitude ce sera un avantage. » Son coéquipier chez Sky et vainqueur sortant, Geraint Thomas, note lui « des étapes de transition soit très longues soit vallonnées. » « Il y aura des pièges tous les jours », prédit le Gallois.
Toujours moins de « chrono »
Les organisateurs du Tour ont fait un autre cadeau à Romain Bardet : un contre-la-montre individuel à Pau de 27 kilomètres, seulement, lors de la 13e étape. « Ce chrono est placé plus tôt et ne bloquera pas la course comme ça avait pu être le cas avec celui du Pays basque cet été à la veille de l’arrivée », explique l’Auvergnat peu à l’aise dans l’exercice et qui essaiera de ne pas perdre trop de plumes lors du contre-la-montre par équipes (de 27 kilomètres aussi) autour du Bruxelles au lendemain du départ.
Tant pis pour les gros rouleurs comme Tom Dumoulin ou Primoz Roglic, la tendance ne va pas dans le sens de leur qualité première. Thierry Gouvenou justifie : « Les écarts en montagne sont limités actuellement, donc si on propose trop de kilomètres de contre-la-montre, le retard sera irrécupérable pour les grimpeurs. » Chris Froome l’a bien perçu ainsi : « C’est un parcours tourné vers les grimpeurs. »
Mais la vérité de la fin du mois d’octobre au Palais des Congrès est rarement celle de juillet sur le bitume. Le Tour 2017 a été aussi vendu pour les as de la montagne, pourtant c’est bien un ancien pistard (Gerain Thomas) qui a paradé en jaune à Paris. Comme les directeurs sportifs aiment à la répéter : « Les organisateurs proposent, les coureurs disposent. » Et le plus souvent l’équipe Sky s’impose.

        L’entretien avec Geraint Thomas, vainqueur du Tour de France 2018 :
         

          « Les sifflets ne m’affectent pas »







                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ L’ancien directeur sportif purgeait depuis 2014 une suspension de dix ans pour son implication dans le scandale de dopage concernant le cycliste américain.
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Dopage : Johan Bruyneel, ancien mentor de Lance Armstrong suspendu à vie

L’ancien directeur sportif purgeait depuis 2014 une suspension de dix ans pour son implication dans le scandale de dopage concernant le cycliste américain.



Le Monde.fr avec AFP
 |    25.10.2018 à 11h47
   





                        



   


Ils étaient inséparables dans la gloire, la victoire et le mensonge ; ils le sont aussi dans la chute. Le Belge Johan Bruyneel, ex-directeur sportif de la star déchue du cyclisme Lance Armstrong, a été condamné, mercredi 24 octobre, à la suspension à vie de toute activité sportive par le Tribunal arbitral du sport (TAS) pour son rôle dans le système de dopage mis en place autour de l’ancien leader des équipes US Postal et Discovery Channel.

        Lire aussi :
         

                Le système Armstrong



Bruyneel (54 ans), complice d’Armstrong lorsque l’Américain remporta ses sept victoires d’affilée dans le Tour de France (1999-2005), qui lui ont été retirées après sa chute pour dopage, avait été condamné en 2012 à une suspension de dix ans par l’Association américaine d’arbitrage, qui prononce les sanctions dans les affaires de dopage.
L’Agence mondiale antidopage avait fait appel de cette sanction et réclamait une suspension à vie. Dans son jugement, le TAS dit qu’« il ne voyait aucune raison pour laquelle cette sanction (à vie) ne soit pas prononcée dans cette affaire en raison de l’implication active de M. Bruyneel dans le dopage systématique dans le cyclisme sur plusieurs années ».
Le TAS a également accru les sanctions visant deux complices espagnols de Bruyneel et d’Armstrong, un médecin, Pedro Celaya Lemaza, et un soigneur, Pepe Marti, respectivement suspendus à vie et pour quinze ans.
Dans une lettre ouverte publiée sur son compte Twitter, Bruyneel a « reconnu et complètement accepté les nombreuses erreurs faites dans le passé ».

Open Letter From Johan Bruyneel https://t.co/BvJDARqCYP— JohanBruyneel (@Johan Bruyneel)


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« Il y a beaucoup de choses que j’aimerais avoir faites différemment et il y a certains actes que je regrette profondément. La période que j’ai vécue comme coureur puis comme directeur sportif était très différente de ce qui se passe maintenant », a-t-il expliqué.
« Nous étions tous des enfants de notre époque face aux pièges et aux tentations qui faisaient partie de la culture de ce temps-là, nous ne prenions pas toujours les bonnes décisions », s’est défendu le Belge, qui avait pris sous son aile le jeune Armstrong, débarqué dans le peloton européen en 1992.
Bruyneel règle ses comptes avec l’Usada
Johan Bruyneel, qui remporta durant sa carrière de coureur, sous la conduite du sulfureux Manolo Saiz, deux étapes dans le Tour de France et qui porta pendant une journée le célèbre maillot jaune, a toutefois tenu à régler ses comptes avec l’Usada, l’agence américaine antidopage, qui l’a fait tomber avec Armstrong en 2012.
« En dépit de la décision du TAS, je maintiens avec vigueur ma position selon laquelle l’Usada n’a aucune autorité légale sur moi (…) et de fait n’a aucun pouvoir pour lancer une procédure contre moi et par conséquent ne peut pas me suspendre », écrit-il. Et de conclure de façon incompréhensible au regard de sa suspension : « Mon but et mon désir restent toujours de contribuer à mon sport, de l’aider à grandir et de le rendre meilleur dans les années à venir. »
L’AMA a salué par la voix de son directeur général, Olivier Niggli, la décision du TAS : « Les sanctions prononcées par l’AAA n’étaient pas assez fortes et nous réclamions plus au nom du sport propre et pour protéger le cyclisme. »
Le patron de l’Usada, Travis Tygart, à l’origine de la chute du système Armstrong, a rappelé qu’il avait fallu « faire des efforts difficiles pour que la vérité éclate totalement ». « Notre rôle est de rechercher la justice même quand la route est longue et exposée aux vents, car c’est exactement ce que les sportifs propres attendent de nous et méritent », a-t-il noté, tout en regrettant que Bruyneel et ses complices « aient tiré toutes les ficelles possibles pour éviter la vérité ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ Maillot jaune surprise en 2018, le Gallois l’assure au « Monde » : il ne redoute pas de décompression et revendiquera un rôle de coleader avec Froome.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤                     
                                                   
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Geraint Thomas, vainqueur du Tour de France : « Les sifflets ne m’affectent pas »

Maillot jaune surprise en 2018, le Gallois l’assure au « Monde » : il ne redoute pas de décompression et revendiquera un rôle de coleader avec Froome.



LE MONDE
 |    25.10.2018 à 10h06
 • Mis à jour le
25.10.2018 à 10h59
    |

            Clément Guillou (St George's Park (Angleterre), envoyé spécial)








                        



                                


                            

Geraint Thomas n’ose plus monter sur une balance : depuis trois mois, il a bien profité des libertés que confère la victoire dans le Tour de France, et ses joues potelées trahissent l’inactivité et ses retrouvailles avec le houblon. A la veille de renouer, jeudi 25 octobre, avec sa vie de maillot jaune pour la présentation du parcours 2019, le Gallois a longuement reçu Le Monde dans le cadre champêtre du « Clairefontaine » du football anglais, dans les Midlands. Mesures, tests médicaux, entretiens : l’équipe Sky y prépare déjà la saison 2019. Où elle devra gérer la cohabitation entre Geraint Thomas et Christopher Froome, mais aussi regagner la confiance de l’opinion, après trois années marquées par les suspicions de dopage.

En quoi votre vie a-t-elle changé après avoir gagné le Tour de France ?
La principale différence, c’est que des Français me reconnaissent dans la rue [il habite à Monaco]. Les gens veulent tous t’approcher. C’est le plus frappant. Une drôle de vie. J’ai voulu vraiment profiter de tout cela. Je n’ai presque pas touché mon vélo depuis sept semaines, ça ne m’était jamais arrivé. Mais là, ça me démange. Je suis impatient de retrouver une vie structurée, avec ma routine. Ce qui me manque, c’est d’être fatigué par l’entraînement, plutôt que par les voyages et la fête.
Beaucoup de fêtes ?
Oh, oui ! J’en ai bien profité. Parce que quand même, c’est fou, vraiment : j’ai gagné le Tour. Je m’étais dit : « Pourquoi pas ? » Mais le faire de cette façon, me sentir à ce point en contrôle, c’était la plus grosse surprise. Pour moi, si je gagnais le Tour, ce serait en surmontant un mauvais jour, en me battant pour limiter les dégâts. Mais non. J’ai tout maîtrisé, j’en ai presque profité.
Malgré les sifflets qui visaient votre équipe Sky ?
« Je préfère être sifflé en montant sur le podium à l’arrivée qu’être applaudi au fond de mon bus »
Le...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ Après avoir arraché sur le fil un match nul (2-2) contre Naples, le club parisien devra batailler pour se qualifier en huitièmes de finale.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Ligue des champions : le PSG joue à se faire peur

Après avoir arraché sur le fil un match nul (2-2) contre Naples, le club parisien devra batailler pour se qualifier en huitièmes de finale.



LE MONDE
 |    25.10.2018 à 02h35
 • Mis à jour le
25.10.2018 à 07h44
    |

            Rémi Dupré








                        



   


Il s’en est fallu de peu pour que le Paris Saint-Germain tombe dans le précipice. Mais, grâce à une magnifique frappe enroulée d’Angel Di Maria, le club de la capitale a arraché, dans les arrêts de jeu, un match nul (2-2) inespéré face à Naples, mercredi 24 octobre, au Parc des princes, lors de la troisième journée de la phase de poules de Ligue des champions. Homme en forme et buteur providentiel du PSG en 2018, l’Argentin a permis à son équipe de sauver les meubles et de rester en vie au sein d’une poule particulièrement relevée.
Avec quatre points, la formation entraînée par l’Allemand Thomas Tuchel reste toutefois troisième de son groupe, à deux unités des Anglais de Liverpool, victorieux (4-0) de l’Etoile rouge de Belgrade, et à une longueur du Napoli. C’est dire si, à trois journées du terme de la phase qualificative, l’horizon des huitièmes de finale paraît lointain pour des Parisiens pourtant accoutumés à survoler le premier tour depuis leur retour dans la compétition, en 2012.
S’il veut éviter une improbable sortie de route, synonyme de participation à la Ligue Europa et d’accident industriel, le PSG version Qatar sports Investments devra obtenir un résultat satisfaisant en Italie, lors de la manche retour, mardi 6 novembre. D’autant que, trois semaines après son déplacement au stade San Paolo, il accueillera Liverpool, finaliste malheureux de l’édition précédente, et vainqueur (3-2) à Anfield Road, lors du match aller, en septembre.
« J’ai beaucoup de respect pour ce groupe. Je savais que ça allait être super compliqué. Nous ne sommes pas les favoris, tout le monde veut croire ça, mais c’est ainsi », a estimé Thomas Tuchel, après la rencontre.
« Il y a eu deux visages »

   


A l’instar de leur entraîneur, les joueurs parisiens oscillaient entre soulagement et déception. « Ce nul, surtout à la dernière minute, nous a un peu sauvés », a reconnu le milieu italien Marco Verratti. « Il y a eu deux visages de notre part dans ce match, a considéré le Brésilien Marquinhos, détenteur du brassard de capitaine en l’absence de son compatriote Thiago Silva, blessé. En première période, on a eu un niveau très bas. Ce n’était pas possible de faire une mi-temps comme ça. »
En première période, l’organisation sans faille de Naples a particulièrement gêné Neymar et consorts. Pour son retour au Parc, Carlo Ancelotti avait parfaitement échafaudé son plan. Aux commandes du Napoli depuis cet été, actuel deuxième de Serie A italienne, l’ex-entraîneur du PSG (2012-2013) a donné une leçon tactique à son homologue Thomas Tuchel. Mené (1-0) à la pause et soucieux de renverser la vapeur, l’Allemand a décidé de modifier son schéma de jeu, optant pour une défense à trois et deux ailiers.
« Dans le top niveau, on ne peut pas perdre notre structure, on ne peut pas perdre des ballons faciles, a analysé Thomas Tuchel, au terme du match. On doit s’améliorer tactiquement, mais aussi dans notre tête. Il faut respecter l’importance de notre possession et de notre position. C’est difficile pour nous de respecter notre jeu et notre plan de jeu pendant toute une mi-temps. On manque de structure compacte. Si tu ne joues pas compact, tu ne peux pas jouer avec intensité. C’est capital de fermer les espaces, c’est notre défi. »
Les changements tactiques de Tuchel

   


En seconde période, les choix de Tuchel ont permis aux PSG d’enfoncer le bloc napolitain et d’égaliser sur un but contre son camp de Mario Rui (61e minute). A l’affût dans la surface adverse, le Belge Mertens a toutefois signé la deuxième réalisation des Transalpins (77e) et glacé le Parc. Poussés par les supporteurs de la tribune Auteuil, notamment par le très bruyant Collectif ultras Paris, les « locaux » s’en sont finalement remis à la patte de velours d’Angel Di Maria, héros de la soirée et jadis « placardisé » par l’entraîneur Unai Emery (2016-2018).
« On méritait de gagner ce match. J’aurais préféré qu’il ne la cadre pas, celle-là », a souri jaune Carlo Ancelotti en évoquant la banderille de l’Argentin, sous ses ordres lorsqu’il a remporté la Ligue des champions, en 2014, avec le Real Madrid.
Le but libérateur d’Angel Di Maria ne doit pas masquer la performance poussive du club de la capitale dans son antre. A l’image des défenseurs Presnel Kimpembé ou Juan Bernat (sorti à la pause), plusieurs Parisiens sont passés à côté de leur sujet. Quant à l’attaquant uruguayen Edinson Cavani, il a semblé pâtir une nouvelle fois de la complicité technique entre Neymar et Kylian Mbappé. Trop isolé, inefficace voire fantomatique, le meilleur buteur de l’histoire du PSG n’est pas parvenu à peser sur la défense napolitaine. Sa sortie (76e) a sonné comme un désaveu.
Impérial en Ligue 1 et prochain adversaire de l’Olympique de Marseille, dimanche 28 octobre, le club parisien va devoir batailler pour valider sa qualification pour les huitièmes de finale de Ligue des champions. « Ce match contre Naples dure 180 minutes et là c’est la mi-temps, a insisté Thomas Tuchel. On peut encore gagner ce duel. » Sur la corde raide, l’entraîneur allemand jouera une partie de son avenir au PSG, le 6 novembre, à Naples.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Trois hommes ont été reconnus coupables d’avoir participé à un système de dessous-de-table pour attirer les meilleurs joueurs dans le circuit universitaire, où les joueurs ne peuvent pas être rémunérés.
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Publié aujourd’hui à 02h01, mis à jour à 07h53   Lecture 1 min.      Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail                         James Gatto à la sortie de son procès pour pots-de-vin dans le basketball universitaire américain, le 24 octobre à New York. Brendan McDermid / REUTERS             Un ancien cadre d’Adidas, un consultant de l’équipementier sportif et un apprenti agent de joueurs ont été reconnus coupables mercredi 24 octobre par un tribunal de New York d’avoir participé à un système de dessous-de-table dans le Championnat universitaire de basket américain (NCAA). Ces trois hommes essayaient de recruter des joueurs au profit de certaines équipes qui évoluent en NCAA, championnat très populaire aux Etats-Unis.          Après un procès de trois semaines et trois jours de délibérations, la justice a établi que James Gatto, Merl Code et Christian Dawkins avaient versé 100 000 dollars à la famille d’un ancien joueur de l’université de Louisville, Brian Bowen. Ils connaîtront leur peine le 5 mars et risquent entre deux et quatre ans de prison.          Procès d’un système          Ce système, fonctionnant également avec des avantages en nature, permettait à des universités réputées pour leur équipe de basket, comme Kansas, Louisville et North Carolina State, et sous contrat avec Adidas, de recruter les meilleurs espoirs de la balle orange.            Durant le procès, les noms de Dennis Smith Jr, aujourd’hui meneur de Dallas en NBA, et de Deandre Ayton, premier choix de la Draft 2018 qui fait ses débuts dans le championnat nord-américain avec Phoenix, ont notamment été cités comme bénéficiaires de ce système.          Ce procès est le premier visant le fonctionnement souvent décrié du championnat NCAA et plus largement du sport universitaire qui assure aux équipes, universités et entraîneurs des revenus mirobolants grâce aux contrats de partenariat et droits TV, tandis que les joueurs-étudiants ne peuvent pas toucher d’argent.          Adidas a indiqué dans un communiqué adressé à la chaîne de télévision ESPN « avoir coopéré pleinement avec les autorités durant l’enquête et respecter le verdict de la justice ». « Nous nous réjouissons de continuer de travailler avec le NCAA et les autres acteurs de façon constructive afin d’améliorer l’environnement du basket universitaire. Nous avons renforcé nos processus et contrôles internes et restons déterminés à respecter des pratiques éthiques et justes », ajoute le communiqué.          Deux autres procès sont programmés début 2019 mettant en cause cette fois des entraîneurs d’équipes universitaires, accusés d’avoir accepté des dessous-de-table de deux des trois intermédiaires reconnus coupables mercredi.                                Annonces automobiles avec La Centrale           SMART CROSSBLADE 14950 € 31           AUDI TT 11999 € 60           SKODA RAPID 11990 € 26      Recherche                    Voir les réactions     Dans la même rubrique                 La Ligue des nations et ces compétitions dont on n’a pas vraiment compris le mode d’emploi  La France découvre ce soir ce tournoi de football au format complexe qui rappelle d’autres, aussi compliqués, en tennis, rugby ou basket.                   
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ Si le club monégasque, demi-finaliste 2017 de l’épreuve, n’est plus que l’ombre de lui-même, il a tout de même arraché le match nul mercredi en Belgique (1-1).
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Ligue des champions : convalescent, Monaco évite la noyade à Bruges

Si le club monégasque, demi-finaliste 2017 de l’épreuve, n’est plus que l’ombre de lui-même, il a tout de même arraché le match nul mercredi en Belgique (1-1).



LE MONDE
 |    24.10.2018 à 21h54
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 23h08
    |

            Anthony Hernandez (envoyé spécial à Bruges)








                        



   


Un gardien et des joueurs de champ qui cherchent à gagner du temps dès que possible. Un entraîneur, Thierry Henry, qui remplace un attaquant, Sofiane Diop, pourtant entré en jeu une heure plus tôt, par un milieu de terrain, Jean-Eudes Aholou. Le grand club fortuné n’était pas celui que l’on croyait, mercredi 24 octobre, lors de la rencontre de Ligue des champions entre le Club Bruges et l’AS Monaco. Qui va piano va sano. Demi-finaliste de l’édition 2016-2017, il y a un peu plus d’un an seulement, Monaco a semblé pourtant se satisfaire du match nul (1-1) arraché à Bruges lors de la troisième journée du groupe A.
Au moins les Monégasques, en grande difficulté en Ligue 1 (19e avec six points), pourront-ils se consoler : malgré une ribambelle d’occasions concédées, ils n’ont pas perdu en Belgique. Finaliste en 2004, meilleur spécialiste français de la compétition depuis vingt ans, le club de la Principauté ne fait trembler l’Europe du football qu’épisodiquement. Cette saison, comme la précédente (éliminé en phase de groupes), a tout du mauvais cru.

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Avec un point en trois rencontres, la qualification pour les 8e de finale est déjà compromise et réservée, sauf retournement de situation, aux deux cadors du groupe, le Borussia Dortmund et l’Atletico de Madrid. Il faudra batailler avec cette séduisante équipe belge, qui méritait mieux ce soir, pour se voir offrir la consolante de la Ligue europa, accessible par la troisième place.
« C’est tôt. Comme il ne fallait pas s’emballer après la défaite à Strasbourg, il ne faut pas s’emballer car on a pris un point à l’extérieur, même si ce n’est jamais facile en coupe d’Europe, a tenté de positiver l’entraîneur Thierry Henry, Petit à petit on essaie de construire quelque chose. On a essayé d’être solide quand on avait pas la balle, de fournir du jeu quand on l’avait. J’essaie de trouver des points positifs pour pouvoir avancer. »
La série monégasque est affolante et représente bien la dégringolade sportive que subit l’AS Monaco en ce début de saison. Sa dernière victoire remonte au 11 août dernier face à Nantes. En quatorze matchs, toutes compétitions confondues, le club azuréen n’a gagné qu’à une seule reprise. Avant le déplacement à Bruges, connu pour ses canaux, ses chocolats et son club de foot, Monaco restait même sur cinq défaites consécutives.
Mauvais sort
À Monaco, le départ contraint de Leonardo Jardim n’a pas provoqué le traditionnel choc psychologique. Le chantier sportif s’avère bien trop important. Le nouvel entraîneur, Thierry Henry, accueilli en homme providentiel, n’a pas encore trouvé de recette miraculeuse. 
Il faut dire que le sort a même tendance à s’acharner. Monaco, club détenu par le milliardaire russe Dmitri Rybolovlev, en est réduit à aligner un gardien de 20 ans, Loïc Badiashile, possédant pour seule expérience un unique match de Ligue 1. Son remplaçant, Yanis Henin, n’a, lui, que 19 ans. La faute aux absences de l’expérimenté Danijel Subasic (33 ans), finaliste du Mondial avec la Croatie, et du Suisse Diego Benaglio (35 ans).
A cela s’ajoutent les forfaits sur blessures des deux meilleurs joueurs offensifs, le Colombien Radamel Falcao et le Portugais Rony Lopes. Quand le Monténégrin Stevan Jovetic doit en plus sortir sur blessure dès les premières minutes, il est remplacé par Sofiane Diop, né le 8 juin 2000, et donc à peine majeur.

   


Tant pis, le crédit de coach Henry, grand footballeur champion du monde en 1998, est encore trop important pour que l’on puisse en tenir rigueur à celui qui débute sa carrière d’entraîneur principal. L’ancien deuxième adjoint des Diables Rouges continue de prendre ses marques. Même si ce retour en Belgique ne lui a pas été favorable, élégamment vêtu d’un costume et portant des chaussures rutilantes, il a attiré tous les regards. Debout tout au long des quatre-vingt-dix minutes de jeu, il a tenu à saluer ses joueurs un par un avant leur sortie du terrain.
Bien qu’habitué aux stades immenses et prestigieux (avec Arsenal de 1999 à 2007 et Barcelone de 2007 à 2010), ce passionné de football a dû apprécier la chaleur typique et délicieusement démodée du vétuste stade Jan-Breydel, construit en 1974 et ouvert aux quatre vents. L’enceinte du club brugeois semble toujours dans son jus malgré une rénovation en 1998. On gagne en charme ce que l’on perd en confort.
« Retrouver de la confiance »
En 2000, les Bleus de Thierry Henry y avaient joué et gagné un superbe quart de finale de l’Euro 2000 face à l’Espagne de Raul (2-1). Dix-huit ans après, dans ce stade baptisé en l’honneur d’un des meneurs de la révolte locale face aux troupes du roi de France Philippe IV le Bel au XIVe siècle, Henry n’a pas eu souvent l’occasion de sourire.
Le septième meilleur buteur de l’histoire de la Ligue des champions (50 buts) devra attendre avant d’espérer briller à nouveau sur la scène européenne, cette fois-ci dans son rôle d’entraîneur. Le 1er octobre 1997, il y a vingt et un ans, le jeune Henry avait signé ses débuts européens d’un doublé contre Leverkusen sous le maillot de… l’AS Monaco.

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Celui qui, durant sa carrière de joueur, a dû patienter de longues années avant de pouvoir brandir le trophée, en 2009 avec le Barça, ne peut pas être soupçonné d’avoir privilégié le championnat plutôt que la Coupe d’Europe. En conférence de presse mardi, il avait insisté sur le fait de ne pas la sacrifier. « La Champions League, c’est quand même un rêve. Tu veux la jouer, y participer, et nous, à l’heure actuelle, on peut prendre ça pour retrouver la confiance, avait-il déclaré. On essaie de chercher une victoire ou un gros match le plus rapidement possible pour retrouver de la confiance. »
Il faudra donc encore attendre avant de voir Monaco gagner ou simplement réaliser une grosse performance. La réception de Dijon dans trois jours, samedi 27 octobre, s’avère déjà cruciale. Tout autre résultat qu’un succès ternirait quelque peu les débuts sur le Rocher de l’enfant prodigue. La patience et le football font en effet rarement bon ménage.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ Les affrontements se sont déroulés lors du match de qualification pour la finale de la Ligue d’Afrique des champions entre L’Espérance Tunis et Primeiro Agosto.
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Violences dans un stade de Tunis : 38 policiers blessés, 12 arrestations

Les affrontements se sont déroulés lors du match de qualification pour la finale de la Ligue d’Afrique des champions entre L’Espérance Tunis et Primeiro Agosto.



Le Monde.fr avec AFP
 |    24.10.2018 à 21h20
 • Mis à jour le
25.10.2018 à 08h10
   





                        



   


Le match de qualification pour la finale de la Ligue d’Afrique des champions a été marqué par des heurts, selon une déclaration du ministère de l’intérieur tunisien, mercredi 24 octobre. Trente-huit policiers ont été blessés dans des heurts avec des supporteurs, lors du match disputé à Tunis entre L’Espérance Tunis et Primeiro Agosto.
Treize supporteurs ont été blessés alors que douze personnes ont été arrêtées durant ces heurts au stade de Rades, dans la banlieue sud de Tunis, a précisé mercredi le colonel Sofiene Zaag, porte-parole du ministère de l’Intérieur.

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Violences régulières
Des séquences vidéo de ce match ont montré des supporteurs du club tunisien lançant des pierres sur les forces de l’ordre, tandis que les forces de sécurité tiraient des gaz lacrymogènes pour les disperser. Battue 1-0 en Angola à l’aller, l’Espérance a renversé Primeiro Agosto (4 buts à 2) à Radès.
Le club tunisien doit affronter en finale les Egyptiens d’Al-Ahly, détenteurs du record de victoires dans la compétition (8), qui se sont qualifiés malgré leur défaite 2-1, mardi, à Sétif, face à l’Entente locale.
Le football tunisien est régulièrement secoué par des violences et des accusations de corruption. En mai dernier, 17 policiers avaient été inculpés pour la mort d’un supporteur, qui s’était noyé près du stade de Radès à l’issue d’une course-poursuite avec la police.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ Depuis mars, les autorités ont ré-autorisé la présence des ultras dans les stades. Fin septembre, des affrontements entre ultras de deux clubs de Casablanca ont fait un mort.
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Football : le long printemps des ultras marocains

Depuis mars, les autorités ont ré-autorisé la présence des ultras dans les stades. Fin septembre, des affrontements entre ultras de deux clubs de Casablanca ont fait un mort.



LE MONDE
 |    24.10.2018 à 20h26
   





                        



                                


                            

Sur les murs de Casablanca, des fresques témoignent de la ferveur que suscitent les deux grandes équipes de football de la métropole marocaine, que sont les verts du Raja et les rouges du Wydad, et de la créativité de leurs supporteurs, les Ultras Eagles, les Green Boys et leurs rivaux des Winners. Cette rivalité n’est toutefois pas uniquement picturale : le 28 septembre, des affrontements ont causé la mort d’un partisan du Wydad, pris à partie par des ultras du Raja.
Cet homicide confirme que les autorités chérifiennes ont du mal à maîtriser le mal-être de la jeunesse locale. Dans un pays conservateur, avec un contrôle social très fort, une jeunesse désœuvrée, guettée par l’ennui et le manque de perspectives, trouve chez ces ultras une échappatoire à une existence morne.

C’est à partir de fin 2005 que l’ambiance des stades chérifiens s’est transformée progressivement avec l’émergence, à Casablanca et à Rabat, du supportérisme ultras. Le mouvement s’est diffusé rapidement de Tetouan à Agadir, de Marrakech à Fès, séduisant un large pan de la jeunesse du royaume qui se retrouve dans l’esprit de contestation qui l’anime.
Difficultés du quotidien, carcan conservateur, domination des aînés… tout cela disparaît le temps d’un match. Les tribunes deviennent un espace de liberté. S’y instaure une espèce de méritocratie, ouverte à tous, sans considération d’origine sociale ou d’opinion politique.
On retrouve chez les Winners par exemple des jeunes des quartiers populaires de la Médina, comme des adolescents des quartiers aisés du Maarif. Seule obligation : une passion démesurée pour le maillot du Wydad. Ce qui mène, parfois, à la confrontation violente avec les rivaux. Mais pas à la contestation politique.
Pas de convergence des luttes
Si, en 2011, au Caire et à Tunis, les ultras locaux ont participé aux manifestations contre les régimes en place, non par conviction politique, mais davantage par aversion du système (le slogan...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ A 20 ans et après un combat héroïque face à l’Ukrainienne Cherkasova, la lutteuse de Sainte-Geneviève-des-Bois (91) s’est inclinée en finale, mardi à Budapest, dans la catégorie des moins de 68 kg.
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Mondiaux de lutte : la Française Koumba Larroque remporte une médaille d’argent

A 20 ans et après un combat héroïque face à l’Ukrainienne Cherkasova, la lutteuse de Sainte-Geneviève-des-Bois (91) s’est inclinée en finale, mardi à Budapest, dans la catégorie des moins de 68 kg.



LE MONDE
 |    24.10.2018 à 20h00
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 20h03
    |

            Anthony Hernandez








                        



   


Il y a des défaites qui valent des victoires. A 20 ans, malgré la douleur et les larmes, la lutteuse française Koumba Larroque n’a en effet pas tout perdu, mercredi 24 octobre, en finale des Mondiaux dans la catégorie des moins de 68 kg. Elle a longtemps dominé son adversaire ukrainienne Alla Cherkasova, avant de céder sur une erreur d’inattention.
Menée alors 15-6, à la suite d’une série de croisillons dévastateurs (technique aux jambes) qui l’a semble-t-il blessée, la jeune championne n’a rien lâché pour revenir à 15-10. Sa ténacité n’a malheureusement pas suffi. Larroque repart de Budapest avec une médaille d’argent pleine de promesses.
Le parcours de Koumba Larroque avait été très éclectique avant d’affronter Cherkasova en finale. La veille, elle n’avait eu besoin que de vingt-cinq secondes pour son entrée en matière expéditive face à l’Indienne Kaur Navjot. Par la suite, elle a récidivé avec une large victoire à peine plus compliquée en quart face à la Canadienne Olivia Di Bacco. C’est au prix d’une demi-finale au cordeau, arrachée au prix d’une grande maîtrise tactique face à l’Américaine Tamyra Mensah que la jeune femme s’est qualifiée pour sa première finale lors d’un championnat du monde senior.
L’an passé, à domicile, à Bercy (Paris), la jeune lutteuse française avait remporté la médaille de bronze mondiale. Eliminée in extremis et d’entrée par la championne olympique japonaise, Sara Dosho, après un match nul 3-3 et à cause du dernier point marqué par la Japonaise, elle avait su se reprendre lors des repêchages avant de battre lors du match pour la troisième place l’Autrichienne Martina Kuenz.
En 2016, pas encore assez mûre, trop tendre, Koumba Larroque avait échoué à se qualifier pour ses premiers Jeux olympiques, payant son inexpérience, à 18 ans, face à une lutteuse plus aguerrie. En mai 2016, elle décrochait en revanche le bronze lors de sa première grande compétition chez les grandes lors des championnats d’Europe en Serbie.

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« C’est une lutteuse née »
Depuis ses débuts, la lutteuse originaire de Sainte-Geneviève-des-Bois (Essonne) est une habituée des succès. Tout le monde lui prédit un avenir radieux, qu’elle se plaît à confirmer en s’habituant aux podiums. Double championne d’Europe et du monde cadette en 2015, puis double championne d’Europe et du monde en junior l’année suivante, elle s’est déjà bâti un palmarès impressionnant, qui ne demande qu’à grandir. Elle semble plus proche que jamais d’un premier titre international en senior, qui pourrait en augurer d’autres.

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« C’est une lutteuse née. Elle possède une facilité en termes de technique et une maturité étonnante. Elle a beaucoup de caractère. C’est une guerrière qui n’aime pas perdre mais qui sait rester humble et qui respecte son adversaire. Elle n’hésite pas à afficher ses ambitions », expliquait au Monde en 2017 l’ancienne championne Lise Legrand. Pour la vice-présidente de la Fédération française de lutte, l’éclosion de ce jeune talent tombe à pic : « Elle nous porte vers la direction de l’ambition olympique. C’est entraînant. On manquait de leader, et aujourd’hui Koumba perce. Cela fait du bien que quelqu’un puisse à nouveau incarner notre fédération. »
Nation pionnière de la lutte féminine dans les années 1970, grâce au club de Tourcoing (Nord), la France fut au sommet, notamment dans les années 1990, grâce à deux grandes championnes, Lise Legrand et Anna Gomis (six titres de championne du monde à elles deux, deux médailles de bronze olympiques…). Depuis la retraite de Steeve Guénot et celle toute proche de Mélonin Noumonvi, le dernier Français titré aux Mondiaux en lutte gréco-romaine (2014), la lutte française, qui compte toujours vingt-six médailles d’or aux championnats du monde, était en panne de tête d’affiche.
La confirmation du talent de Larroque est une excellente nouvelle pour une discipline qui peine à exister en dehors du sacro-saint rendez-vous olympique. Après les années dorées, la lutte gréco-romaine française peut bien être à la recherche d’un second souffle, Koumba Larroque s’occupe comme une grande de la médiatisation de son sport.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ Menés à deux reprises par les Napolitains d’Insigne, les Parisiens achèvent la rencontre sur un match nul heureux (2-2), grâce à Angel Di Maria.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ Monaco se déplace ce mercredi à Bruges, concerné par l’enquête qui a mis en lumière les turpitudes d’un football belge en pleine introspection.
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Scandale dans le football belge : « Tout le monde est un peu coupable »

Monaco se déplace ce mercredi à Bruges, concerné par l’enquête qui a mis en lumière les turpitudes d’un football belge en pleine introspection.



LE MONDE
 |    24.10.2018 à 12h39
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 18h24
    |

            Clément Guillou








                        


Thierry Henry a quitté le football belge par la cour d’honneur et son escalier en marbre, la sélection des Diables rouges, en tête du classement FIFA ; il revient par l’entrée de service et sa porte vermoulue : mercredi, le nouvel entraîneur de l’AS Monaco se déplace en Ligue des champions sur le terrain du FC Bruges (18 h 55), concerné par l’affaire de corruption qui secoue le championnat local.
Depuis que 180 policiers ont déboulé dans neuf clubs du royaume, mercredi 10 octobre, la « Jupiler Pro League » est sous pression et dégaze en tous sens. On sonne l’hallali de Mogi Bayat, agent à tout faire et homme le plus puissant du championnat, riche de son art de s’immiscer dans nombre de transferts, de faire et défaire les effectifs de plusieurs grands clubs du championnat, et du FC Nantes, aussi.
Le football belge serait heureux que l’homme d’affaires franco-iranien, inculpé d’organisation criminelle et de blanchiment d’argent, se trouve seul derrière les barreaux. Mais l’enquête, commencée il y a près d’un an, a révélé un problème plus large : parmi les 21 personnes inculpées, l’on trouve d’autres agents, des arbitres, des dirigeants de club, deux entraîneurs, un joueur (Olivier Myny, laissé libre) et des journalistes. Tout l’écosystème d’un football dont la dégringolade a commencé en 1995, lorsque l’un des siens, Jean-Marc Bosman, a provoqué la libre circulation des joueurs européens.
Mercredi, un premier joueur a été écroué et inculpé. Il s’agit du Franco-Tunisien, Fabien Camus, passé par le FC Malines entre janvier et juillet 2018 et aujourd’hui sans club. Selon le parquet fédéral, « le juge d’instruction a inculpé ce (mercredi) matin M. F. C. de participation à une organisation criminelle et de blanchiment d’argent ».

   



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En régression sportive pendant que ses rejetons brillent à la Coupe du monde et dans les grandes équipes d’Europe, en difficulté économique avec trois faillites de clubs de première division en dix ans, voilà le football belge pris en défaut sur son éthique. Si les soupçons des enquêteurs sont avérés, le « Footbelgate » réunit sur un petit territoire les déviances actuelles de l’économie du football : commissions gonflées pour les intermédiaires des transferts, agents prenant les rênes de la politique sportive d’un club, blanchiment d’argent et matchs truqués.
« Trafic d’êtres humains »
La police belge n’a pas frappé dans les divisions inférieures mais au sommet du championnat. C’est l’entraîneur de Bruges, le Croate Ivan Leko, qui est inculpé pour blanchiment. Ce sont les deux meilleurs arbitres belges qui seraient mêlés à des matchs truqués. C’est Dejan Veljkovic, agent serbe très introduit dans les grands clubs flamands, qui est soupçonné d’avoir manipulé deux matchs et échafaudé un système de blanchiment de l’argent des commissions.

   


Le scandale a mis en évidence la dérégulation des pratiques et la consanguinité d’un milieu où les conflits d’intérêts sont à chaque coin de rue, et pas uniquement chez les agents : « Pro League », la ligue professionnelle de football belge, est présidée par Marc Coucke, propriétaire d’Anderlecht, le grand club bruxellois. « Ce n’est pas normal », a d’ailleurs fait remarquer l’intéressé, qui quittera le poste à moyen terme.
Figure tutélaire des Diables rouges, l’ex-capitaine Vincent Kompany a rapidement appelé à rendre le marché des transferts transparent et s’est dit, avec son franc parler coutumier, pas surpris du scandale compte tenu « du milieu du foot » : « Le lien est étroit avec les pratiques en vigueur dans les milieux du trafic d’êtres humains, de drogue ou dans la prostitution. »
Pour répondre à cette affaire qui monopolise la presse belge, le gouvernement a été forcé de réagir. La profession d’agent devrait enfin être réglementée avec l’obtention d’une licence : une proposition de loi en ce sens patientait depuis sept ans. La ministre des affaires sociales, Maggie de Block, a menacé de revoir le système de réduction des cotisations sociales dont bénéficient les clubs pour rester compétitifs, si ceux-ci ne mettaient pas leurs affaires en ordre.
« On savait, oui. Mais où, et comment ? »
« C’est une période difficile mais opportune, veut croire Pierre François, directeur général de la “Pro League”. Sur les pratiques des agents, les événements récents ont eu le mérite de mettre sur la table des choses que tout le monde soupçonnait. On savait, oui. Mais la question était : où, et comment ? Dès lors, nous prenons l’initiative de ne pas attendre, de bousculer la table et d’aller au fond des choses le plus rapidement possible. »
Un groupe d’experts nommés par la Ligue est chargé de faire des recommandations sur lesquelles Pierre François a déjà son idée : limitation des commissions, du nombre de joueurs associés à un agent au sein d’une même équipe, impossibilité de représenter un club et un joueur dans un même transfert, ou d’être rémunéré d’une autre manière par un club… La Belgique s’interroge même sur l’opportunité d’obliger les joueurs à rémunérer eux-mêmes les agents. « Nous allons avoir des moments compliqués, peut-être perdre quelques joueurs pour notre championnat en raison de ces nouvelles contraintes, mais nous sommes persuadés que c’est le moment d’avancer, beaucoup plus vite que nous ne l’aurions fait sans cette piqûre », estime l’ancien dirigeant du Standard de Liège.
La « piqûre » a-t-elle été téléguidée ? Une partie du football belge soupçonne Marc Coucke, milliardaire de l’industrie pharmaceutique et nouveau propriétaire d’Anderlecht, d’avoir favorisé le déclenchement d’une enquête, fin 2017. Chronologiquement, le début de l’enquête par l’unité des fraudes sportives de la police fédérale belge correspond à la période du rachat du club par l’homme d’affaires, notoirement opposé à l’emprise de Mogi Bayat sur le football local et Anderlecht en premier lieu. De là à prendre le risque de provoquer ce tsunami…
« Tout seul, Bayat n’aurait rien pu faire »
Certains avaient senti monter la vague. Nenad Petrovic, agent important du football belge il y a quelques années, prédisait en avril dans le magazine Sport : « On voit des transferts complètement improbables et des montants que personne ne comprend. Dans ces clubs [il cite Charleroi, Anderlecht et Gand], le nom de l’agent est plus important que la qualité du joueur. (…) Heureusement, l’arrivée de Marc Coucke devrait tout changer. Ça va être une révolution pour le foot belge parce que tout cet équilibre précaire, avec Anderlecht dans le rôle principal, va être rééquilibré. Je pense qu’un séisme est en préparation. »
Le même Petrovic, au surlendemain des perquisitions, dans le journal L’Avenir : « Mogi Bayat n’est qu’une créature qui a été autorisée à agir par toutes les hautes instances du foot belge, à commencer par les dirigeants des clubs. Il a été malin, a utilisé toutes les ficelles et a profité du système. (…) Mais, tout seul, il n’aurait rien pu faire. Lorsqu’on laisse les clés d’un club à un agent, c’est la fin de ce club. Si on lui offre les clés d’une compétition, c’est pareil. »
Un autre agent, Eric Depireux, confirme dans les colonnes du Soir : « Pour que ces individus puissent imposer ce système, c’est que cela arrangeait tout le monde. Personne ne peut tomber des nues. Ce serait dommage que Bayat soit le seul à payer la note parce que tout le monde est un peu coupable. »
Les victimes, elles, sont connues et très discrètes pour le moment : les joueurs sont en position d’attente et les supporteurs ont été sommés par la fédération de ne pas faire référence aux affaires pour la reprise du championnat, le week-end dernier.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Après un an et demi (2012-2013) passé au club de la capitale, l’entraîneur italien est de retour au Parc des Princes avec Naples, ce soir, en Ligue des champions.
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PSG-Naples : Le règne contrasté de Carlo Ancelotti à Paris, entre nostalgie et amertume

Après un an et demi (2012-2013) passé au club de la capitale, l’entraîneur italien est de retour au Parc des Princes avec Naples, ce soir, en Ligue des champions.



LE MONDE
 |    24.10.2018 à 10h11
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 20h33
    |

            Rémi Dupré








                        



   


Quand il quitte un club, Carlo Ancelotti laisse le plus souvent des titres et une belle cote d’amour. Le Paris-Saint-Germain n’échappe pas à la règle et ses supporteurs devraient réserver une belle ovation à celui qui a ramené leur club sur le devant de la scène, aussi bien en France qu’en Europe. Ce mercredi 24 octobre, l’Italien Carlo Ancelotti, 59 ans, retrouve le Parc des Princes, à l’occasion de la réception de Naples, lors de la troisième journée de Ligue des champions. Aux commandes du Napoli depuis cet été, l’ex-entraîneur du PSG (janvier 2012-mai 2013) avait été déjà très applaudi par le public parisien, en septembre 2017, lorsque « son » Bayern Munich avait été corrigé (3-0). Un revers qui avait entraîné son éviction du banc bavarois.

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La venue dans la capitale de l’entraîneur napolitain, actuel deuxième de Serie A et premier de son groupe en Ligue des champions, renvoie à son règne contrasté au club parisien. Un passage de dix-huit mois qui a permis de structurer le PSG version Qatar Sports Investments (QSI), mais l’intéressé en garde encore une certaine amertume en bouche. « Quelque chose s’était cassé et ne fonctionnait plus entre le club et moi. Je n’avais pas d’autre choix que de quitter le PSG », a raconté Ancelotti dans son ouvrage intitulé Mes secrets d’entraîneur (Solar, 2015).
En novembre 2011, Carlo Ancelotti (limogé six mois plus tôt de Chelsea) se laisse pourtant séduire par le discours tenu par le Brésilien Leonardo, alors directeur sportif du PSG et architecte du projet mis en place par les nouveaux propriétaires qataris. Les deux hommes se connaissent bien depuis leur collaboration au Milan AC. Double vainqueur de la Ligue des champions avec les Rossoneri (2003 et 2007), entraîneur de réputation mondiale, Ancelotti accepte de prendre les commandes de l’équipe parisienne à partir de la saison 2012-2013. Mais le limogeage d’Antoine Kombouaré, au début de la trêve hivernale, change la donne et précipite son arrivée.
« Carlo Ancelotti était cohérent avec l’ambition sportive de Leonardo, qui devait bosser avec un coach familier pour lui, et l’ambition d’image de l’actionnaire, souhaitant envoyer un message immédiat », se souvient un ex-cadre du club.
Un entraîneur qui a professionnalisé le PSG
Avec six mois d’avance, Ancelotti débarque au PSG et le fait basculer dans une autre dimension. Reflet des visées continentales du club, il obtient des recrues à sa main (Maxwell, Thiago Motta, Alex) et célèbre son pot d’arrivée, paradoxe suprême, au Stade Moustoir de Lorient contre les amateurs du Saint-Colomban Locminé, pensionnaire de CFA 2 (cinquième division), en 32e de finale de Coupe de France. Contraint de redescendre de ses coutumières hauteurs pour cette première, le natif de Reggiolo (Emilie-Romagne) s’en sort de justesse (victoire 2-1 dans les arrêts de jeu) face au « petit poucet ». Le ton est donné : rien ne sera facile.
« Il avait une grande proximité avec ses joueurs, à qui il ramenait d’Italie de la mozzarella. »
Au-delà des moyens financiers mis à sa disposition, Ancelotti apporte avec lui les méthodes de travail appliquées à Chelsea. GPS pour mesurer les données des joueurs, analystes de performances, nutritionnistes, création d’un restaurant au centre d’entraînement du club, nouvelles habitudes alimentaires : l’Italien et ses deux adjoints, son compatriote Giovanni Mauri et l’Anglais Paul Clement, bousculent les habitudes et contribuent à professionnaliser un club pas réputé pour être le plus structuré de Ligue 1 avant l’arrivée de QSI.
« Le programme d’entraînement était établi un mois à l’avance. Ancelotti, c’est le premier étage de la fusée QSI. Il a étoffé le secteur médical, recruté des kinés, préparateurs physiques. Il déléguait aussi beaucoup, développe Ronan Le Crom, à l’époque quatrième gardien du PSG. C’est un grand homme, d’une grande classe. Il avait une grande proximité avec ses joueurs, à qui il ramenait d’Italie de la mozzarella. Il était très à l’écoute. Il aime ses joueurs, ses collaborateurs, organise des barbecues en famille. Chacun a droit à un traitement particulier. Il voyait tout tactiquement. Quand il rentre dans une pièce, il inspire le respect. Il ne hausse jamais la voix. Sauf quand un short traîne dans les douches. »

   


Malgré son sens du détail et des relations humaines, la saison se solde par un semi-échec, aux allures de déception pour Ancelotti, avec le sacre improbable de Montpellier devant le PSG. A l’été 2012, le Transalpin modifie son équipe de fond en comble avec le recrutement de Zlatan Ibrahimovic, Thiago Silva, Ezequiel Lavezzi, et son jeune (20 ans) compatriote Marco Verratti, déniché à Pescara. Son PSG se mue alors en rouleau compresseur sur la scène domestique et remporte aisément la Ligue 1, en mai 2013, après dix-neuf ans de disette. Surtout, les Parisiens signent leur grand retour en Ligue des champions et manquent de faire tomber (2-2, 1-1) le FC Barcelone de Lionel Messi en quarts de finale.
Au fil de cette saison aboutie, marquée par le recrutement à visées commerciales de la « pop star » David Beckham, Ancelotti traverse pourtant une zone de turbulences. En décembre 2012, les propriétaires qataris du PSG s’inquiètent des inconstances et sautes de concentration de la formation avant sa victoire à l’arraché (2-1) contre Porto, en phase de poules. « Le manque de sérénité commença à peser, surtout dans la gestion des petits accrocs, toujours inévitables même dans les meilleurs parcours d’une équipe, a expliqué l’entraîneur dans son ouvrage. On commença à perdre la ligne que l’on avait tracée initialement avec les propriétaires et les dirigeants du club. »
« Une erreur que QSI regrette encore »
En janvier 2013, Ancelotti est endeuillé par la disparition, dans un accident de voiture, de son ami Nicholas Broad, chef du projet performance du PSG. Deux mois plus tard, la défaite (1-0) de l’équipe à Reims irrite les dignitaires de QSI, de plus en plus impatients. Désireux de bénéficier de « beaucoup de temps » pour bâtir sur la durée, l’ancien milieu de terrain décide alors de ne pas prolonger l’aventure dans la capitale et s’en ouvre à Leonardo. « Chaque match était devenu un motif de tension. On voulait tout et tout de suite », confessa-t-il.
« L’histoire s’est arrêtée en raison de l’impatience de l’actionnaire après quelques contre-performances. »
Une fois le titre de champion acquis, l’entraîneur claque la porte et cède aux sirènes du Real Madrid. « Déçu », le président Nasser Al-Khelaïfi ne parvient alors guère à le faire changer d’avis et se tourne vers Laurent Blanc pour lui succéder. « Le PSG avait des attentes et le coach a aussi été sollicité par le Real. Le train n’allait passer qu’une fois. Il y a aussi eu une dimension humaine dans cette décision », analyse Ronan Le Crom.
« L’histoire s’est arrêtée en raison de l’impatience de l’actionnaire après quelques contre-performances. Carlo Ancelotti a vécu comme un affront le fait que des nouveaux arrivants aient à son égard des exigences révélant leur incompétence sportive, détaille un ancien membre de l’état-major parisien. Un an plus tard, il remportait la Ligue des champions avec le Real Madrid. QSI ne commettra plus cette erreur, qu’il regrette encore. »
Depuis le départ fracassant de l’Italien, le PSG n’a d’ailleurs jamais fait mieux qu’un quart de finale en Ligue des champions.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ Les Lyonnais ont dû se contenter d’un nul, mardi soir, sur la pelouse d’Hoffenheim (3-3) dans le cadre de la troisième journée de C1.
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Ligue des champions : Lyon rate l’exploit pour une minute à Hoffenheim

Les Lyonnais ont dû se contenter d’un nul, mardi soir, sur la pelouse d’Hoffenheim (3-3) dans le cadre de la troisième journée de C1.



Le Monde.fr avec AFP et Reuters
 |    23.10.2018 à 23h48
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 11h29
   





                        



   


Lyon a longtemps cru à l’exploit mais a dû se contenter d’un nul sur le terrain d’Hoffenheim (3-3), mardi 23 octobre, dans le cadre de la 3e journée de la Ligue des champions, au cours de laquelle le Real et Benzema se sont péniblement défaits de Plzen (2-1).
Dans le groupe E : Mazraoui soulage l’Ajax
Le Bayern Munich a longtemps buté sur l’AEK Athènes avant de faire sauter le verrou grec en deux minutes, après l’heure de jeu, par Javi Martinez (61e) puis Robert Lewandowski (63e). Arrivé malade en Grèce, après un mois tumultueux, le géant bavarois, aussi dominateur que maladroit, ne s’est pas vraiment rassuré. Mais, au moins, il a enchaîné une deuxième victoire de rang et maintenu la pression sur les Néerlandais.
Dans l’autre rencontre de la soirée, l’Ajax a dominé Benfica (1-0), grâce à un but de Mazraoui dans les arrêts de jeu (90e + 2), qui offre aux Lanciers la tête de la poule, à égalité avec les Allemands.
Dans le groupe F : Joelinton gâche la fête lyonnaise
Lyon pensait avoir fait le plus dur. Mais c’était sans compter sur Joelinton qui a jailli à la 92e minute et égalisé pour Hoffenheim (3-3), privant ainsi l’OL d’un deuxième succès en Ligue des champions, synonyme de première place dans la poule.

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Résultat, c’est Manchester City, qui n’a fait qu’une bouchée du Chakhtar Donetsk (3-0), qui reste leader, avec un point d’avance sur les Français.
Dans le groupe G : merci Benzema !

   


Le Real s’en contentera. En crise, les Merengues ont décroché leur premier succès depuis un mois. Mais que ce fut compliqué face aux modestes Tchèques de Plzen (2-1). Karim Benzema (11e) et Marcelo (55e) ont un peu soulagé leur entraîneur, Julen Lopetegui, et les Madrilènes conservent la tête de leur poule, devançant à la différence de buts l’AS Rome.
Les Giallorossi, eux, n’ont pas fait de détails et dominé le CSKA Moscou (3-0) grâce notamment à un doublé d’Edin Dzeko (30e, 43e).
Dans le groupe H : Dybala efface Cristiano Ronaldo
On attendait Cristiano Ronaldo ou José Mourinho, on a eu Paulo Dybala. Le duel entre le Portugais de la Juventus et celui de Manchester United (1-0) a tourné à l’avantage du premier, qui poursuit son sans-faute grâce au but de Dybala.
Les Young Boys, eux, peuvent remercier Guillaume Hoarau. L’ancien Parisien, sur penalty, a répondu à l’ex-Marseillais Michy Batshuayi pour permettre au club bernois de décrocher le nul à domicile face à Valence (1-1).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ Les bienfaits de l’activité physique sur la santé ne sont plus à démontrer. De manière préventive pour tous, ou thérapeutique dans la prise en charge des maladies chroniques, la pratique d’un sport pourrait éviter ou retarder la prise de médicaments.
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édition abonné


L’activité physique sur ordonnance

Les bienfaits de l’activité physique sur la santé ne sont plus à démontrer. De manière préventive pour tous, ou thérapeutique dans la prise en charge des maladies chroniques, la pratique d’un sport pourrait éviter ou retarder la prise de médicaments.



LE MONDE SCIENCE ET TECHNO
 |    23.10.2018 à 19h00
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 11h25
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            Pascale Santi








                        



                                


                            

« Faire quinze minutes de marche par jour, une demi-heure de natation trois fois par semaine, aller trois fois par semaine à la séance de karaté, à deux séances de yoga. » Sortir du cabinet médical avec une telle prescription n’est pas si fréquent. Et pourtant cela devrait être la règle, au vu des connaissances scientifiques. On le dit et le redit, le sport est souvent le meilleur des « médicaments ».
D’abord en prévention. Les données de la science ne laissent plus place au doute sur ses bienfaits. « Il faut que l’activité physique devienne un sujet d’entretien dans les cabinets médicaux », martèle le docteur Alexandre Feltz, adjoint au maire de Strasbourg en charge de la santé : « Où habitez-vous ? Où travaillez-vous ? Où allez-vous avoir une activité de loisirs ? C’est aujourd’hui une question que l’on devrait poser à tous ses patients. » « Le parcours contraint doit devenir un parcours santé, à pied, à vélo, électrique ou pas », poursuit le docteur Feltz, chiffres à l’appui : dans les grandes villes, 30 % de la population prend la voiture pour moins de 1 kilomètre. Plus de 50 % pour moins de 3 km !

« L’activité physique est une thérapeutique à part entière dans la prise en charge des maladies chroniques : elle améliore les symptômes, l’équilibre de la maladie, favorise le lien social… », indique la professeure Martine Duclos, médecin du sport et physiologiste au CHU de Clermont-Ferrand. Cela permet aussi d’éviter ou de retarder le recours aux médicaments dans certaines pathologies comme le diabète de type 2 ou le cholestérol, ou de mieux supporter les traitements contre le cancer.
Aider le médecin à motiver le patient
Depuis la loi du 26 janvier 2016, les médecins peuvent prescrire de l’activité physique et sportive aux personnes en affection longue durée (ALD), ce qui représente 10 millions de patients. Mais les freins sont encore nombreux pour la mise en œuvre de cette nouvelle...




                        

                        


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En Inde, jouer au badminton peut rapporter gros

Vice-championne olympique en 2016, Pusarla Venkata Sindhu est aussi une des sportives les mieux payées au monde.



LE MONDE
 |    23.10.2018 à 17h31
 • Mis à jour le
24.10.2018 à 09h11
    |

            Anthony Hernandez








                        



   


Paris accueille une vedette indienne, et il ne s’agit ni d’un joueur de cricket ni d’une actrice de Bollywood. A 23 ans, Pusarla Venkata Sindhu pratique le badminton. Et plutôt bien. La numéro 3 mondiale est l’une des favorites des Internationaux de France qui se déroulent du mardi 23 octobre au dimanche 28 octobre au stade Pierre-de-Coubertin.
Sindhu est déjà vice-championne olympique et vice-championne du monde. Cet excellent palmarès, sans être extraordinaire, suffit à faire d’elle une star dans un pays de 1,3 milliard d’habitants où le sport de haut niveau n’est pas très performant, malgré l’exception du cricket, et la bonne santé de quelques autres disciplines comme la lutte, l’haltérophilie ou le tir. Avec deux médailles (et aucun titre), l’Inde a terminé les Jeux olympiques de Rio en 2016 au 67e rang, coincée entre le Venezuela et la Mongolie.
Originaire de la ville de Hyderabad, dans le sud du pays (Etat de Télangana), la jeune femme, fille d’un couple de volleyeurs, a récemment franchi les frontières indiennes et celles de son sport. A la surprise générale, elle a fait une entrée fracassante en août dans le Top 10 des sportives les mieux payées au monde, un classement réalisé par Forbes pour une période d’un an comprise entre juin 2017 et juin 2018.
Entre Venus Williams (6e) et Simona Halep (8e), Sindhu figure à la 7e position, derrière l’incontestable tête du classement, Serena Williams (18 millions de dollars). Le magazine américain chiffre ses revenus à 8,5 millions de dollars : 500 000 dollars de prix en argent et 8 millions provenant surtout de contrats publicitaires et de sponsors. Sans remettre en question l’entièreté du calcul, on peut relever une confusion de Forbes, qui en guise de prix en argent annuels de la joueuse indienne, a pris en compte tous les gains empochés par Sindhu sur le circuit depuis le début de sa carrière (457 000 dollars exactement).

   


Comment une joueuse de badminton indienne peut-elle se retrouver dans un tel classement, isolée au milieu d’une armée de tenniswomen ? A ce titre, la performance olympique de Pusarla Venkata Sindhu à Rio est le déclic de sa notoriété et de sa prospérité.
« Sa finale des JO a été l’un des plus grands événements télévisés de l’histoire en Inde. Depuis lors, ses revenus ont explosé. On dit qu’elle est la deuxième sportive la mieux payée en Inde après le capitaine de l’équipe nationale de cricket, Virat Kohli, confie Owen Leed, directeur commercial de la Fédération mondiale de badminton (BWF), le badminton indien est un marché en croissance, caractérisé par des améliorations en matière d’infrastructures, des investissements plus importants dans les équipements, une meilleure couverture médiatique, etc. »
Dans un entretien à CNBC en 2017, Tuhin Mishra, le directeur général de Baseline Ventures, la société qui gère les intérêts commerciaux de l’Indienne, livrait cette anecdote : « Avant les Jeux olympiques, quand nous contactions les sponsors, souvent on nous répondait “Sindhu… qui ?” »
« Après Rio, ma vie a énormément changé »
Sur le marché indien, les marques ont longtemps voulu n’être associées qu’au sport national, le cricket. En 2012, grâce à une médaille de bronze à Londres, une autre devancière, Saina Nehwal, était déjà parvenue à mettre le badminton sur le devant de la scène. Elle avait même signé un partenariat inédit à l’époque d’un montant de 5,7 millions d’euros sur trois ans. Le badminton est passé d’un sport huppé, de classe moyenne supérieure, à un sport de masse pratiqué par l’ensemble de la classe moyenne.
A la veille de son entrée en lice à Paris, Pusarla Venkata Sindhu est revenue pour Le Monde sur sa notoriété grandissante :
« Après Rio, ma vie a énormément changé. Le badminton a gagné en popularité. J’ai été très bien soutenue par le gouvernement, et beaucoup de partenaires m’ont rejointe. Je suis très heureuse d’être dans une liste avec des légendes comme Serena Williams, dit-elle, Je ne suis pas ennuyée que l’on m’en parle tout le temps. C’est stimulant, car les gens attendent désormais beaucoup de moi. »

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                Badminton : Carolina Marin, le cauchemar espagnol des ténors asiatiques



En effet, la BBC révélait que pour la médaille d’argent de Pusarla Venkata Sindhu aux JO, la badmintonienne avait reçu la somme de 130 millions de roupies, soit environ 1,54 million d’euros, d’aides étatiques et gouvernementales. Dans le même temps, la championne olympique espagnole Carolina Marin avait touché une prime de 82 000 euros pour sa médaille d’or. De nombreux sponsors, pêle-mêle, Bridgestone Tyres, Gatorade Nokia ou encore Panasonic… ont commencé à soutenir la championne indienne.
Preuve de sa notoriété grandissante, un film biographique se prépare pour retracer son parcours. Dans un pays encore conservateur, P. V. Sindhu a valeur d’exemple pour les femmes. « Beaucoup de jeunes filles me prennent comme une inspiration. Mes mots pour elles sont simples : travailler dur est l’unique clé du succès dans la vie », déclare la championne au discours policé.
Tout cela alors qu’elle n’a pas encore remporté le moindre titre international majeur, échouant plusieurs fois sur la deuxième marche du podium. Après le film sur sa (jeune) vie, on n’ose imaginer ce qui se passerait en cas de titre olympique dans deux ans, à Tokyo. A Bollywood, une suite peut être très vite lancée.

   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ Pourquoi le ballon rond suscite-t-il tant de passions ? Omar da Fonseca, Mohamed El Khatib et Marie-Cécile Naves en ont débattu samedi 6 octobre au Monde Festival.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ A la tête de Hoffenheim, adversaire de Lyon mardi en Ligue des champions, l’Allemand de 31 ans n’a aucun passé de joueur professionnel.
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Comme Nagelsmann, entraîneur de Hoffenheim, les joueurs ratés sont-ils les grands coachs de demain ?

A la tête de Hoffenheim, adversaire de Lyon mardi en Ligue des champions, l’Allemand de 31 ans n’a aucun passé de joueur professionnel.



LE MONDE
 |    23.10.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
23.10.2018 à 19h18
    |

                            Alexandre Pedro et 
                            Douglas de Graaf








                        



   


« Je n’avais jamais pris conscience que pour devenir jockey, il fallait d’abord avoir été un cheval. » En une phrase définitive et équestre, l’Italien Arrigo Sacchi résuma un jour l’histoire de sa vie d’entraîneur. Celle d’un petit défenseur sans talent ni envergure de Fusignano, en Emilie-Romagne, devenu dans les années 1980-1990 le cerveau du grand AC Milan (champion d’Europe en 1989 et en 1990). Avec son 4-4-2 en zone, l’ancien vendeur de chaussures — son père en possédait deux usines — révolutionne un sport qui s’est refusé à lui comme joueur : « J’ai arrêté le football à l’âge de 19 ans, car j’ai rapidement compris que je n’aurais jamais été un champion. »
Julian Nagelsmann en a 20 quand il range ses crampons et ses dernières illusions, à la suite d’une blessure au ménisque, au terme d’une carrière de défenseur qui n’a jamais décollé plus haut que les équipes réserves de Munich 1860 et du FC Augsbourg. A 31 ans, l’Allemand est le plus jeune entraîneur à diriger une équipe en Ligue des champions, où il affronte Lyon, mardi 23 octobre, à 21 heures, pour un match déjà important dans l’optique de la qualification en huitièmes de finale. Nagelsmann battait déjà un record de précocité il y a trois ans en s’asseyant sur le banc du TSG Hoffenheim.
Une belle revanche pour celui qui « ne voulait plus entendre parler de football » après sa retraite sportive forcée. Son compatriote Thomas Tuchel a connu un parcours similaire. Huit petits matchs en D2 allemande, un cartilage du genou hors service et une vocation d’entraîneur précoce qui va mener l’ancien barman — la nuit — et étudiant en gestion — le jour — jusqu’au banc du Paris – Saint-Germain cette saison.

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Comment se tenir devant des footballeurs qui vous suspectent de ne pas pouvoir aligner trois jongles ? D’autres que Nagelsmann se sont posé la question. Sacchi se présentait comme un « éternel étudiant ». Chercher, réfléchir, explorer, multiplier les expériences et le plus souvent débuter tout en bas, voilà la feuille de route quand on désire entraîner sans passer par la case joueur.
« Moins de stéréotypes en tête qu’un ancien joueur »
Mieux que personne, José Mourinho incarne ce joueur contrarié qui prend sa revanche en commandant les autres avec réussite. Le « Special One » a d’abord été un défenseur (lent et frêle) de l’équipe réserve de Rio Ave, au Portugal, et vécut une humiliation quand son entraîneur de père, Félix Mourinho, souhaita lui donner sa chance pour pallier la blessure d’un titulaire. « Mon poste ou mon fils », menace le président du club. Le fils demande au père de céder.

Plutôt que de s’accrocher à l’idée d’une carrière « d’honnête joueur de D2 », l’actuel manageur de Manchester United préfère s’asseoir sur les bancs de la fac. A l’Institut supérieur d’éducation physique de Lisbonne, il étudie la théorie et retient de son prof de philosophie, Manuel Sergio, ce conseil : « Celui qui ne connaît que le football ne connaît rien. »
A défaut d’une connaissance du terrain, les Mourinho, Sacchi ou Maurizio Sarri (ancien employé d’une prestigieuse banque italienne à la tête aujourd’hui de Chelsea), se sont préparés très jeunes à leur métier d’entraîneur, quand le footballeur en activité y plonge la trentaine entamée. Préparateur physique, adjoint, formateur ou même traducteur, Mourinho dit avoir « passé sa vie dans le foot ». Au début des années 1990, le jeune Sarri met déjà en application ses idées sur le jeu sur le banc Sansovino en 6e division italienne.
L’époque appartiendrait-elle aux entraîneurs au CV de joueur quasi vierge ? Un petit bond dans le passé suffit pour montrer que le phénomène n’est pas tout à fait nouveau. « En 1994, la finale de la Coupe du monde oppose le Brésil de Carlos Parreira, un prof de sport, à l’Italie d’Arrigo Sachhi, ni l’un ni l’autre n’avaient eu de carrière de joueur professionnel », rappelle Gérard Houllier, ancien sélectionneur des Bleus et champion de France avec le PSG (1986) puis avec Lyon (2006 et 2007).

   


En France, le parcours de ce professeur d’anglais apparaît comme une exception, comme l’était Guy Roux, ancien pion et footballeur de troisième division à Limoges. « Au début, on m’appelait “le petit prof”, sourit Houllier, qui a évolué au niveau amateur au Touquet. Il est assez compliqué en France d’entraîner sans avoir été footballeur. Un ancien joueur aura un laissez-passer pour débuter une carrière d’entraîneur, il validera plus facilement son diplôme, où l’épreuve technique compte pour beaucoup dans la note. Et quand ce n’est pas votre cas, eh bien, il faut passer par des étapes. »
Et il existe autant de parcours possibles que de vocations. Julian Nagelsmann a été superviseur, formateur et adjoint lors de sa courte carrière. Selon Gérard Houllier, ces profils présentent un avantage :
« Vous arrivez avec une approche différente d’une personne qui a toujours été immergée dans ce milieu. Vous avez sans doute moins de stéréotypes en tête. Après, il s’agit d’un métier où on travaille sur de l’humain. Il faut d’abord savoir comprendre l’autre, savoir parler devant un groupe, être crédible. Et ce qui vous donne de la crédibilité, c’est votre action. »
Le modèle portugais
Et l’aura du grand joueur ne suffit pas toujours. Ou s’étiole assez vite. Un triple Ballon d’or comme le Néerlandais Marco van Basten, reconnaissait dernièrement n’avoir « pas été heureux et pas assez compétent » comme entraîneur de l’Ajax Amsterdam ou sélectionneur des Pays-Bas. A l’inverse, le Portugal inonde depuis quelques années l’Europe avec des techniciens dont l’expérience de joueur tient parfois sur un ticket métro.
José Mourinho et Carlos Queiroz avant lui (actuel sélectionneur de l’Iran) ont lancé la mode des « Professores », des entraîneurs avec une formation de professeur d’éducation physique, très souvent polyglottes et au fait des dernières connaissances technologiques ou théoriques. « Nous sommes bien vus à l’étranger, car nous sommes capables de parler football, mais aussi de médecine sportive ou de gestion : nos connaissances sont larges », vantait Leonardo Jardim lors d’un congrès en mars à Lisbonne sur le sujet.

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Plus doué avec un ballon de handball que de football, l’ex-entraîneur de l’AS Monaco est passé sur les bancs de l’université de Madère. L’Institut supérieur d’éducation physique de Lisbonne propose aujourd’hui de son côté une formation spéciale intitulée (en anglais) « high performance football coaching » pour se former au métier du banc de touche. Dans la dernière promotion, de dix-sept élèves, on retrouvait aussi bien un ancien international portugais (Ruben Amorin) qu’une professeure de sport de Shanghaï, qu’un jeune éducateur danois ou un Français (Adrien Tarascon), statisticien et analyste pour le PSG.
« Un ancien joueur a bien sûr une expérience qui doit être valorisée. Mais je pense qu’il doit aussi acquérir des connaissances théoriques pour consolider son savoir empirique », analyse un des formateurs de l’école lisboète, Hélio Sousa (vainqueur Euro des moins de 19 ans avec le Portugal en juillet) pour le site Expresso.
Le savoir empirique, Julian Nagelsmann s’en passe très bien. Le trentenaire aux traits d’adolescent est assez sûr de lui pour avoir décliné en juillet une offre de service du Real Madrid. « La confiance en soi, toute personne qui se tient face à un groupe doit en avoir, assure celui qui dirigera le Red Bull Leipzig à partir de la saison prochaine. Jusqu’ici, je me suis montré respectueux face à toutes les tâches auxquelles j’ai eu à faire face, mais je n’ai jamais eu peur. » Son CV d’entraîneur parle déjà pour lui.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ La Française s’est mariée il y a deux mois et demi avec l’Allemande Nieke Nordmeyer, judokate dans la même catégorie.
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« C’est fatigant de le cacher » : la judokate Amandine Buchard raconte son coming out

La Française s’est mariée il y a deux mois et demi avec l’Allemande Nieke Nordmeyer, judokate dans la même catégorie.



LE MONDE
 |    22.10.2018 à 12h06
 • Mis à jour le
22.10.2018 à 16h11
   





                        



   


Dans un entretien paru dans Le Parisien lundi 22 octobre, la judokate française Amandine Buchard évoque son homosexualité et sa vie de couple. Mariée depuis le 3 août à la judokate allemande Nieke Nordmeyer, la Française de 23 ans, championne d’Europe en 2017 et médaillée de bronze aux Mondiaux en septembre, explique les raisons de son coming out.
« C’est fatigant de le cacher. On n’est pas soi-même, on vit dans le mensonge et je déteste ça. Les gens parlent beaucoup quand ils sont dans le questionnement, surtout dans le monde du judo qui se nourrit de potins. Ils ne sont plus des parasites à partir du moment où ils savent. Après, on m’accepte comme je suis ou pas. »

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« C’est plus difficile à accepter pour ma famille »
La judokate explique que la nouvelle a été moins bien acceptée au sein de sa famille que dans le monde du judo : « Tout le monde s’en doutait alors… Cela a étonné certaines personnes, mais on ne m’a jamais traitée de sale homo. C’est plus difficile à accepter pour ma famille. D’ailleurs, on ne se parle plus avec ma mère. Vous savez, on est beaucoup chez les femmes à avoir cette orientation sexuelle dans le judo. Il y a aussi beaucoup d’homos dans le sport de haut niveau qui se cachent. »
Les deux femmes, toutes deux dans la même catégorie, les poids mi-légers (- 52 kg), ont été amenées à s’affronter une fois ; c’était en février 2017 au Grand Prix de Düsseldorf. Un moment « très particulier », explique Amandine Buchard qui précise : « Notre plus grand rêve est d’être ensemble sur un podium olympique. »
Mise à jour le 22 octobre à 16 h 15 : modification du titre et du premier paragraphe.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ L’actualité sportive ne s’est pas limitée aux débuts de Thierry Henry à Monaco et au dixième succès en Ligue 1 du PSG.
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Le Barça orphelin et des filtres Snapchat en NBA, ce que vous avez manqué en sport ce week-end

L’actualité sportive ne s’est pas limitée aux débuts de Thierry Henry à Monaco et au dixième succès en Ligue 1 du PSG.



LE MONDE
 |    22.10.2018 à 07h05
 • Mis à jour le
22.10.2018 à 09h35
   





                        


Oui, Thierry Henry a vécu une soirée compliquée pour ses débuts sur le banc de Monaco :

   


Oui, le Stade Toulousain a réalisé un exploit en faisant chuter le Leinster en Coupe d’Europe :

   


Oui, Marc Marquez a remporté son cinquième titre mondial en MotoGP :

   


Mais il s’est passé autre chose ce week-end dans le monde du sport. Et vous êtes peut-être passé à côté.
Les trois leçons du week-end
Les retransmissions sportives tu transformeras
Les matchs de NBA diffusés à la télévision ressembleront-ils bientôt à un jeu vidéo ou à un filtre Snapchat ? C’est en tout cas ce que propose l’entreprise américaine Second Spectrum avec son système CourtVision, qui pourrait bien révolutionner la façon de montrer le sport à la télévision. Dans un championnat NBA où les statistiques prennent de plus en plus de place, Second Spectrum va plus loin que jamais : l’idée est d’appliquer par-dessus l’image du match des filtres qui calculent et affichent, en temps presque réel, toute une batterie de données.



On pourra par exemple avoir une idée des chances qu’un tir a de rentrer au moment où le ballon quitte les mains du joueur. De quoi ouvrir des possibilités infinies pour le spectateur, qui pourra encore davantage râler quand un joueur prend un mauvais tir alors que « son partenaire dans le coin avait 65,5 % de chances de marquer s’il lui passait la balle ». Un autre mode devrait permettre d’afficher sur le terrain les différents systèmes tactiques utilisés par les équipes. Enfin, un mode plus enfantin affiche sur les images des effets graphiques qui renforcent le côté arcade de l’expérience : un panier qui se transforme en feu lors d’un tir à trois points, le sol qui tremble lors d’un contre rageur…



Pour l’instant en phase de test chez le diffuseur officiel des matchs des Los Angeles Clippers, le dispositif pourrait bien séduire de nombreuses équipes de NBA, toujours avides d’innovations technologiques. Principal défaut pour l’instant : pour permettre au système d’effectuer ses calculs, le match est diffusé sur la plateforme avec deux minutes de retard par rapport au direct. Problématique si les voisins manifestent bruyamment leur joie sur un panier, ou que les notifications de votre téléphone sont toujours activées.
La série noire, tu poursuivras

   


Décidément, Adrian Mannarino n’y arrive pas. Le Français de 30 ans disputait à Moscou sa sixième finale sur le circuit ATP, et il s’est incliné pour la sixième fois, face à Karen Kachanov. A domicile, le Russe était trop fort et s’est imposé largement, 6-2, 6-2. C’est la deuxième finale de la saison que Mannarino perd, après le tournoi d’Antalya au mois de juillet.
Fatigué en cette fin de saison, passé près de l’élimination dès le premier match face au modeste Karlovskiy, Mannarino restait sur plusieurs défaites de suite avant ce tournoi en Russie. Il s’est finalement montré capable d’élever son niveau de jeu pour se hisser en finale, mais s’est effondré face à Kachanov.
Le silence, tu garderas

Le tifo des Green Angels pour #ASSESRFC. La LFP appréciera! @lequipe @lequipedusoir https://t.co/XMKLUNPwcd— BilelGhazi (@Bilel Ghazi)


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A Paris, quinze minutes de silence avant de commencer à chanter « Liberté pour les ultras ». A Nantes, onze minutes de silence, comme les onze années de présidence de Waldemar Kita, toujours très contesté par les supporteurs du club. Un peu partout en France, les supporteurs ont répondu à l’appel à la grève des encouragements de l’Association nationale des supporteurs. Les protestataires ont voulu « dénoncer les nombreux abus subis par les supporteurs » et réclamer « la fin des sanctions collectives, la fin des interdictions de stade abusives et des conditions d’accueil décentes dans les secteurs visiteurs. » Plusieurs banderoles ont été déployées dans les tribunes de Ligue 1, du classique « Supporteurs, pas criminels » à des messages plus précis, comme celui affiché au Parc des Princes : « Commission LFP : ballon d’or de l’incompétence. Vos décisions ne méritent que notre silence. »
L’homme du week-end : Arsen Goulamirian

   


Au Palais des sports de Marseille, le boxeur franco-arménien Arsen Goulamirian a conservé son titre de champion du monde WBA des lourds-légers, conquis en mars dernier ici-même. Devant 5 000 personnes acquises à sa cause, le boxeur de 31 ans toujours invaincu (24 victoires en autant de combats) a eu besoin de neuf rounds pour venir à bout de l’Australien Mark Flanagan, vaillant mais dépassé, contraint d’abandonner. Alors qu’il avait fait son entrée sur le ring au son de Charles Aznavour, le natif d’Erevan a pris le micro après le combat, pour rendre hommage au chanteur mort il y a quelques semaines et lui dédier sa victoire.
Arrivé en France à l’âge de 7 ans, ancien maçon, Goulamirian a depuis longtemps un gros avantage physique sur ses adversaires sur les rings. Il a dû apprendre à être plus patient, se forger une technique et moins miser sur la force brute, pour arriver au plus haut niveau. Au point de conserver sa ceinture de champion du monde, devant son public.
Le chiffre du week-end : 11 ans

   


Sergio Ramos avait les cheveux longs, Mahamadou Diarra était titulaire au Real Madrid et Andres Iniesta n’avait que 23 ans : le 23 décembre 2007, il y a onze ans, le FC Barcelone et le Real Madrid s’affrontaient en Liga, sans Cristiano Ronaldo ni Lionel Messi. Depuis ce jour, ce choc planétaire a toujours vu les deux stars être alignées sur le terrain, souvent en même temps. Mais dimanche 28 octobre, pour la première fois depuis 2007, ni l’un ni l’autre ne seront présents. Le Portugais évolue désormais à la Juventus de Turin, alors que l’Argentin s’est blessé au bras ce week-end lors de la victoire de son équipe face à Séville, et sera absent plusieurs semaines.
Le Clasico verra donc s’affronter deux équipes diminuées, entre un Real Madrid en plein doute qui vient d’enchaîner trois défaites consécutives et un FC Barcelone qui ne brille pas, privé de son magicien argentin. Pendant ce temps, d’autres équipes espagnoles tirent leur épingle du jeu : derrière le Barca, le podium est complété par l’Espanyol Barcelone et Alaves.
Les wikis du week-end
Facile
J’ai inscrit le seul but de mon équipe dans un match difficile, pour lui offrir la victoire.

   


Difficile
Auteur d’un grand match, j’ai inscrit deux buts et délivré une passe décisive pour offrir la victoire à mon équipe dans le derby.

   





                            


                        

                        

