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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ L’institution a retoqué plusieurs articles au motif qu’ils sortaient du cadre du projet de loi adopté par les parlementaires le 2 octobre.
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Loi agriculture et alimentation : un quart des articles censurés par le Conseil constitutionnel

L’institution a retoqué plusieurs articles au motif qu’ils sortaient du cadre du projet de loi adopté par les parlementaires le 2 octobre.



Le Monde.fr avec AFP
 |    25.10.2018 à 19h52
 • Mis à jour le
25.10.2018 à 19h57
   





                        



   


Le Conseil constitutionnel a annoncé, jeudi 25 octobre, qu’il censurait près d’un quart des articles de la loi pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire, surnommée « loi alimentation », après avoir été saisi par plus de soixante sénateurs.
L’institution a écarté tous les « cavaliers législatifs », c’est-à-dire les articles qu’il considérait ne pas répondre à l’intitulé du projet de loi initial. Parmi ces propositions, l’étiquetage sur la provenance géographique du vin et du miel, la définition de la notion d’agriculture de groupe ou l’éducation à la préservation de la biodiversité dans l’enseignement agricole ont par exemple été retoqués par les juges de la rue Montpensier. Aucun article majeur de la loi n’est concerné par la censure.
« [Si le conseil] a écarté les critiques formulées sur le fond contre plusieurs articles de la loi, il a, pour des raisons de procédure », c’est-à-dire sur la forme, « censuré 23 de ses articles, qui étaient au nombre de 98, alors que le projet initial du gouvernement en comptait 17 », déclare dans un communiqué le Conseil Constitutionnel.
Rééquilibrer les relations commerciales de la filière
Les auteurs de la saisine estimaient notamment que « certains articles de la loi contrevenaient au principe d’égalité et qu’ils méconnaissaient la liberté d’entreprendre ». Sur ces points, le Conseil constitutionnel a relevé que « la différence de traitement résultant [des] dispositions entre les secteurs agroalimentaires et de la distribution et les autres secteurs économiques étant en rapport avec l’objet de la loi, il [écartait] le grief d’une atteinte au principe d’égalité ».

        Malgré le vote de la loi,
         

          les désaccords persistent entre agriculteurs et distributeurs



Issu des états généraux de l’alimentation, le projet de loi dit « Egalim » entend rééquilibrer les relations commerciales entre agriculteurs, transformateurs et distributeurs, et mettre fin à une guerre de prix mortifère pour toute la filière.
La décision du Conseil constitutionnel était très attendue par le monde agricole, qui s’inquiète de voir publiées à temps les ordonnances pour l’application du texte avant le début des négociations commerciales entre la grande distribution et l’industrie agroalimentaire, dont dépend leur rémunération.

        Lors du débat autour de la loi,
         

          des éleveurs mi-résignés, mi-dépités







                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Plusieurs initiatives émergent sur Internet pour protester contre la hausse des prix du carburant, dont des appels à bloquer les routes et les autoroutes le 17 novembre.
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Succès d’une pétition contre la hausse des prix à la pompe

Plusieurs initiatives émergent sur Internet pour protester contre la hausse des prix du carburant, dont des appels à bloquer les routes et les autoroutes le 17 novembre.



Le Monde.fr avec AFP
 |    25.10.2018 à 18h23
   





                        



   


Les initiatives pour protester contre la hausse du prix du carburant se multiplient. Alors que des appels au blocage des routes pour le 17 novembre émergent sur les réseaux sociaux, une pétition réclamant une baisse des prix à la pompe a été lancée sur Change.org. Créée dimanche 21 octobre par Priscilla Ludosky, une automobiliste en colère, l’appel a depuis recueilli plus de 210 000 signatures.
« Quand j’ai vu mon plein passer de 45 à 70 euros, j’ai cherché à savoir de quoi était composé ce prix. Je me suis rendu compte que le gouvernement pouvait agir en baissant les taxes. C’est donc ce que je lui demande », déclare la jeune femme de 32 ans à l’origine de la pétition, interrogée par Le Parisien.

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                Pourquoi le diesel coûte-t-il maintenant aussi cher que l’essence ?



En un an, les prix à la pompe ont grimpé de 23 % pour le diesel et de 14 % pour l’essence. Le prix moyen d’un litre de sans-plomb 95 à la pompe s’élevait la semaine dernière à 1,55 euro, à peine plus que celui du gazole, à 1,52 euro, selon le ministère de la transition écologique et solidaire.
Nouvelles hausses prévues
Les prix de l’or noir se sont en effet redressés cette année, passant de 65 dollars début janvier pour le baril de brent de la mer du Nord à 86 dollars début octobre, avant de refluer autour des 75 dollars actuellement.
La hausse du prix des carburants s’explique aussi par la taxation qui s’est alourdie, surtout pour le diesel depuis le 1er janvier. Les taxes sur le gazole ont ainsi augmenté de 7,60 centimes par litre au total, avec notamment la contribution climat énergie (« taxe carbone »). Pour l’essence, l’augmentation a été de 3,90 centimes par litre.
Cette politique devrait être renforcée en 2019, avec des hausses de 6 centimes pour le diesel et 3 centimes pour l’essence, puis à nouveau jusqu’en 2022, l’objectif étant de rendre l’essence moins onéreuse que le diesel, jugé plus polluant.
« Nous assumons »
Sur ce sujet sensible, à l’heure où l’exécutif est englué depuis plusieurs mois dans une polémique sur le pouvoir d’achat, plusieurs membres de l’opposition ont dénoncé à l’unisson ces hausses cette semaine.
Lundi, l’ancienne ministre socialiste de l’environnement, Ségolène Royal, a affirmé que le gouvernement cherchait « à justifier un matraquage fiscal par l’écologie ». Un constat partagé par le président du groupe les Républicains à l’Assemblée, Christian Jacob, qui estimait jeudi sur Europe 1 que ces « taxations punitives » servaient principalement à « faire marcher la pompe à fric » pour le gouvernement.

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                Pollution : non, le diesel n’émet pas moins de CO2 que l’essence



Plusieurs membres du gouvernement tentaient jeudi de désamorcer le mécontentement croissant des Français. « Je ne nie pas le fait que ce soit difficile pour certains Français qu’on augmente la fiscalité sur le gazole. Mais nous avons 3,8 milliards d’euros de dispositifs d’aide pour accompagner ces Français dans la transition écologique », a défendu la secrétaire d’Etat auprès du ministre de la transition écologique et solidaire, Brune Poirson, au micro de Sud Radio.
« Nous assumons de mener une politique de transformation de l’énergie (…) en ayant annoncé la couleur avant puisque [la hausse de la fiscalité] a été votée dans le budget l’année dernière, avec une trajectoire pour cinq ans », a pour sa part insisté le ministre de la transition écologique François de Rugy, interpellé au Sénat lors des questions au gouvernement.
La ministre des transports, Elisabeth Borne, invitée de Radio Classique, a souligné pour sa part que la hausse des carburants était « en grande partie liée à l’évolution des cours mondiaux du pétrole ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ La vignette Crit’Air détourne le consommateur urbain des véhicules roulant au diesel. En 2021, d’autres mesures fiscales devraient enfoncer le clou.
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édition abonné


« Il y a bien un déclin des valeurs de revente des diesels »

La vignette Crit’Air détourne le consommateur urbain des véhicules roulant au diesel. En 2021, d’autres mesures fiscales devraient enfoncer le clou.



LE MONDE
 |    25.10.2018 à 18h00
    |

                            Eric Gibory








                        



                                


                            

Selon Yoann Taitz, directeur des opérations chez Autovista, le spécialiste de l’information automobile, les valeurs de revente des véhicules diesel vont encore baisser au cours des quatre prochaines années.

Comment évoluent les ventes de véhicules diesel sur le marché de l’occasion depuis le début de l’année ?
Ces six derniers mois, le marché a davantage changé qu’au cours des six mois précédents. Aujourd’hui, nos clients nous demandent d’anticiper l’évolution du diesel. Sur le segment des véhicules d’occasion (VO) âgés de 3 à 5 ans, nous enregistrons des baisses plus sévères des valeurs résiduelles [les valeurs prévisibles de revente sur le marché VO] depuis six mois. Le segment B, celui des citadines comme la Renault Clio ou la Peugeot 208, est beaucoup plus touché que le M2, celui des berlines familiales comme la Peugeot 508 ou la Volkswagen Passat.
En ville, le consommateur ne veut plus de diesel. Autre signe de cette évolution, tous les mois, nous sommes amenés à revoir à la baisse des valeurs d’occasion sur certains modèles. Bémol à nos observations, les constructeurs ne constatent pas de chute des prix. Mais, si on regarde de plus près, les VO les plus récents sont dotés de finitions plus poussées et affichent des prix équivalents à ceux qu’obtenaient les véhicules moins bien équipés auparavant. Avec cette montée en gamme à des prix équivalents, il s’agit bien d’un déclin des valeurs de revente. Et les fortes immatriculations « tactiques » [immatriculation des stocks réalisée afin de gonfler les chiffres des ventes] de cet été par une grande majorité de constructeurs ne vont rien arranger quant à la modification des valeurs prévisibles de revente.
Les résultats sont-ils homogènes sur l’ensemble du territoire français ?
Non, un marché des villes coexiste avec un marché des campagnes. Depuis juin 2017, avec l’arrivée de la vignette Crit’Air, les acheteurs de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ La généralisation des compteurs d’électricité connectés suscite craintes et interrogations. Les lecteurs sollicités par les Décodeurs sont nombreux à se demander l’intérêt financier de ces boîtiers.
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Linky en questions : refus, incendies, comment se passe l’installation du compteur ?

La généralisation des compteurs d’électricité connectés suscite craintes et interrogations. Les lecteurs sollicités par les Décodeurs sont nombreux à se demander l’intérêt financier de ces boîtiers.



LE MONDE
 |    25.10.2018 à 17h57
 • Mis à jour le
25.10.2018 à 18h38
    |

            Anne-Aël Durand








                        


Cet article a été réalisé à partir des questions posées par nos lecteurs sur le compteur connecté Linky, qui est en cours de déploiement par Enedis dans l’ensemble des foyers français.
Peut-on refuser l’installation d’un compteur Linky ?
NON
La question a été formulée de différentes manières par de nombreux internautes, comme ici, Jean-Claude Laureaux :
« Peut-on vouloir conserver un ancien compteur qui fonctionne bien et sans risques depuis des décennies ? De quel droit le fournisseur peut-il changer d’autorité de tels compteurs ? Peut-on refuser ? Quid des recours actuels ? »
Le compteur, tout comme la ligne ou le poste de transformation, n’est pas la propriété des usagers. Il appartient aux collectivités locales, qui sont les autorités organisatrices de la distribution d’électricité et de gaz. Mais l’entretien a été concédé à Enedis (ex-ERDF) qui est le gestionnaire du réseau. Ce dernier doit lui-même se conformer au code de l’énergie, adopté en 2015, qui demande que les gestionnaires de réseaux « mettent à la disposition des consommateurs leurs données de comptage, des systèmes d’alerte liées au niveau de leur consommation, ainsi que des éléments de comparaison issus des moyennes statistiques ».
Enedis a donc entrepris de remplacer l’intégralité des 35 millions de compteurs par des Linky, dotés de nouvelles fonctionnalités comme le relevé à distance des consommations. Le changement est gratuit et réalisé progressivement chez les particuliers jusqu’en 2021.
Les particuliers ne sont ni propriétaires ni gestionnaires du matériel
Les particuliers n’étant ni propriétaires ni gestionnaires du matériel, ils ne peuvent pas s’opposer à leur renouvellement. Adresser une lettre de refus par recommandé ou avec avis d’huissier n’y changera rien, comme le rappelle le médiateur de l’énergie.
Les collectivités locales sont aussi impuissantes, puisqu’elles ont délégué la gestion du réseau électrique à Enedis. Des centaines de communes de toutes tailles (plus de 700 selon un comptage des opposants au compteur Linky) ont voté des délibérations ou ont pris des arrêtés anti-Linky. Mais ces textes finissent le plus souvent par être suspendus ou annulés par la justice.
Pour l’instant, aucune sanction n’est prévue en cas de refus, ni amende ni intervention des forces de l’ordre. Mais à la fin du programme de déploiement, les usagers qui auront refusé un compteur Linky devront sans doute payer la relève manuelle de leur consommation, qui est actuellement intégrée dans l’abonnement. Selon la Commission de régulation de l’énergie, jointe par Le Monde, « cela va entraîner des coûts plus importants, car, avant, la relève se faisait dans toute la ville ou le village, alors qu’ensuite, les techniciens se déplaceront dans des endroits disparates ». Aucune décision n’a encore été prise à ce sujet.

        Lire :
         

          Non, la justice n’autorise pas les usagers à refuser les compteurs Linky



Peut-on interdire à un installateur Linky d’entrer dans une propriété privée ?
OUI
Question de gfauthoux :
« Si j’habite sur une voie privée, puis-je refuser l’installation et “menacer” de porter plainte pour une intrusion sur une propriété privée ? »
La question est légèrement différente de la précédente : il ne s’agit plus du refus de poser un compteur, mais du refus d’intrusion sur une propriété privée. Si le compteur est à l’extérieur (rue, partie commune d’un immeuble), les installateurs peuvent le remplacer par un Linky sans avoir à demander d’autorisation. Ils doivent toutefois informer les titulaires de la ligne. Apposer un mot ou un cadenas pour barrer l’accès au compteur, comme le suggèrent certains groupes d’opposants à Linky, est une démarche illégale et inutile, car les techniciens n’en tiennent pas compte. Cela pourrait même poser des problèmes de sécurité en cas de dysfonctionnement de l’installation.
En revanche, si le compteur est dans l’habitation, ce qui arrive une fois sur deux, les techniciens doivent prendre rendez-vous et obtenir l’accord de l’occupant. Enedis assure que « lorsque les conditions nécessaires ne sont pas réunies pour permettre au poseur de réaliser en toute sécurité son intervention, il a pour consigne de faire demi-tour », et que l’entreprise recontacte les clients par la suite pour « apporter toutes les réponses » à leurs interrogations. Plusieurs usagers ont pourtant fait état de l’insistance des installateurs qui multipliaient les appels et les démarchages.
Le tribunal administratif de Toulouse a confirmé en septembre que les habitants de Blagnac (Haute-Garonne) étaient libres d’ouvrir ou non leur porte aux installateurs de Linky – mais il s’agit d’un simple rappel du principe de propriété privée.
Les installateurs de compteurs Linky sont-ils mal formés ?
PARFOIS
Question de Félix Marie : 
« Les compteurs sont posés par des techniciens qui n’ont visiblement suivi qu’une formation rapide et ne sont pas électriciens. »
Plusieurs internautes, qui n’étaient pas forcément opposés par principe au compteur communicant, ont témoigné de problèmes survenus lors de l’installation, ou de répercussions sur leurs appareils, en particulier les lampes tactiles ou les ballons d’eau chaude. Qu’en est-il ?
Pour remplacer en six ans plus de 35 millions de compteurs sur l’ensemble du territoire français, Enedis a dû faire appel à 3 000 installateurs, embauchés par des dizaines d’entreprises sous-traitantes. Le gestionnaire du réseau exige qu’ils soient qualifiés, qu’ils disposent d’une habilitation à intervenir sur les installations sous tension et qu’ils aient suivi une formation « technicien Linky » de sept semaines. Des contrôles sont aussi réalisés a posteriori sur leur travail.
« Un bon bricoleur qui a des notions en électricité »
Mais face à la pénurie, les sous-traitants sont parfois peu regardants. Sur Leboncoin, des annonces d’emploi pour être technicien Linky demandent des « connaissances et des bases solides » en électricité, et proposentt « une formation de 2 à 3 semaines ». D’autres recherchent des candidats « respectueux des règles de sécurité » et dotés d’« aisance relationnelle », sans même évoquer de notion d’électricité. Un ancien poseur de Linky assure dans le magazine en ligne Reporterre que toutes les personnes embauchées ne sont pas électriciennes : « Il y avait des maçons, des informaticiens, ou encore des étudiants qui n’avaient jamais travaillé » et qui devaient se contenter d’une formation théorique d’un mois.
Toujours selon l’enquête, des primes sont accordées pour chaque pose, ce qui incite à travailler rapidement. Une intervention chez un usager est prévue pour durer une demi-heure. Un temps insuffisant pour expliquer aux clients les nouvelles fonctionnalités du compteur, donc son intérêt, déplore Nicolas Mouchnino, de l’UFC-Que Choisir.
Après la pose de Linky, des dysfonctionnements sont parfois constatés : des lampes tactiles qui ne s’allument plus, ou de façon anarchique, des chauffe-eau qui fonctionnent en heures pleines, des volets roulants bloqués… Les usagers doivent alors contacter le service clients Linky (0 800 054 659), qui est tenu d’intervenir ou de rembourser le matériel défectueux. Selon Enedis, le taux de réclamation lié aux compteurs communicants, tous motifs confondus, est de 0,7 %. C’est une petite proportion, mais cela représente selon nos calculs environ 80 000 foyers qui ont eu une expérience négative de l’installation de leur compteur Linky.
Les compteurs Linky provoquent-ils des incendies ?
PAS DIRECTEMENT, MAIS…
Question de Lordes82i :
« J’ai lu dans la presse qu’il y a eu des incendies d’habitation à cause du compteur linky, est-ce vrai ? »
Des articles de presse font régulièrement état d’incendies domestiques liés à Linky : par exemple, dans un appartement à Albi, dans une supérette à Marseille et, dernier en date, dans un pavillon du Loiret. Dans plusieurs de ces affaires, des enquêtes sont encore en cours.
Les incendies électriques sont des événements assez fréquents : on en compte 50 000 par an, selon l’ONSE (l’Observatoire national de la sécurité électrique), dont 3 % sont liés aux « installations des parties communes ou la distribution d’énergie », soit environ 1 500 chaque année.
A chaque incident, Enedis répète qu’« un compteur électrique ne peut pas exploser ni prendre feu spontanément ». Le gestionnaire du réseau assure que « tout comme n’importe quel matériel électrique, les compteurs Linky sont testés, certifiés et homologués pour respecter les normes techniques et exigences de sécurité élevées. Ils sont fabriqués à partir de matériaux intégrant des retardateurs de flamme ».
Si le boîtier Linky n’est pas forcément dangereux en lui-même, sa pose peut déclencher des incidents
La plupart du temps, ce n’est pas le compteur qui prend feu, mais une autre partie de l’installation électrique : le tableau, des appareils en surtension… Si le boîtier Linky n’est pas forcément dangereux en lui-même, sa pose peut déclencher des incidents. Ainsi, à Albi ou Marseille, de mauvais branchements réalisés par l’installateur de Linky ont immédiatement créé des surtensions et grillé les appareils. Enedis a reconnu sa responsabilité et dédommagé les usagers.
Des incendies sont aussi susceptibles de survenir à moyen terme, lorsqu’un compteur a été posé sur une installation défectueuse ou inadaptée. Or selon l’ONSE, sur les 29 millions de logements anciens, les deux tiers ont une installation présentant au moins une non-conformité : prise de terre défectueuse, fils apparents…
Promotelec, association qui regroupe les professionnels de l’électricité et de l’habitat (y compris Enedis), a rappelé dans un communiqué que « lorsque le technicien place Linky chez un particulier et règle le disjoncteur de branchement, il n’est pas chargé de vérifier si l’installation électrique du foyer sera à l’avenir en mesure de supporter un changement de puissance pour une puissance supérieure. » 
Avant de modifier son abonnement pour augmenter la puissance souscrite, Promotelec conseille donc aux usagers de « faire vérifier par un électricien qualifié » l’état de leur installation. Mais cette intervention, aux frais du client, n’est que rarement réalisée.
Le compteur Linky a-t-il déjà causé des morts ?
NON
Cette question n’a pas été posée par nos lecteurs, mais il s’agit d’une rumeur relayée par plusieurs sites. Comme nous l’avions déjà expliqué dans un article en mars 2018, les articles sur « le premier mort lié au compteur Linky » sont des intox.
Ce hoax est né de la déformation d’un article de l’Est républicain, qui évoque un incendie mortel survenu dans un appartement à Laxou-Champ-le-Bœuf, en Meurthe-et-Moselle, en restant prudent sur sa cause. Six jours plus tard, un second article du même quotidien local rapportait des précisions du procureur de la République de Nancy, François Pérain, qui expliquait que « le foyer de l’incendie a été situé à l’intérieur du logement au niveau de l’emplacement d’un fauteuil ou d’un canapé », alors que le compteur électrique se trouvait à l’extérieur du logement.
Les compteurs communicants sont-ils obligatoires dans les autres pays européens ?
ÇA DÉPEND
Daniel Schaeffer :
« Quant à l’obligation d’accepter ce compteur, on nous parle de l’Europe, mais tous les pays ne l’ont pas rendu obligatoire, l’Allemagne par exemple. »
Une directive européenne fixe comme objectif 80 % de compteurs communicants en 2020 et 100 % en 2022. Mais elle est appliquée diversement au sein de l’Union européenne. L’Italie fait partie des premiers pays à avoir lancé, dès 2003, un remplacement de compteurs, achevé en 2011. Mais l’objectif premier n’était pas forcément écologique. Il s’agissait d’abord de réduire le risque de fraude. L’opérateur Enel assure d’ailleurs avoir rentabilisé l’opération grâce à ces gains financiers. La Suède a aussi achevé l’installation de 100 % de compteurs intelligents.
Comme l’explique le rapport de la Cour des comptes, l’Allemagne, où la distribution d’électricité est assurée par plusieurs centaines d’opérateurs, a calculé que le remplacement de tous les compteurs n’était pas équilibré économiquement. Le gouvernement a donc décidé de ne les déployer que pour 30 % des consommateurs au profil particulier : dans les bâtiments neufs ou rénovés, pour les gros usagers et les producteurs d’énergie renouvelables.
Au moins sept autres pays d’Europe ont renoncé ou limité le déploiement des compteurs connectés : la Lettonie, la Slovaquie, la Belgique, la Lituanie, le Portugal, la République tchèque et la Slovaquie. Pour d’autres, l’avancement va beaucoup plus lentement que prévu. C’est notamment le cas en Autriche, où la résistance des usagers a été liée aux inquiétudes sur les données partagées.

Notre série Linky en questions
Retrouvez les différents volets de notre série réalisée à partir des questions posées par nos lecteurs sur le compteur connecté Linky :
1 - Les ondes du compteur sont-elles dangereuses ? 
2- Le compteur électrique est-il un espion ?
3- Le consommateur est-il gagnant ou perdant financièrement ?
4- Comment se passe l’installation du compteur ? (jeudi 25 octobre)
5- Est-ce vraiment écologique ? (vendredi 26 octobre)





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ La Banque centrale européenne a confirmé, jeudi, l’arrêt, à la fin 2018, de ses rachats de dettes. L’institut monétaire ne veut pas interrompre le durcissement progressif de sa politique.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Budget italien, Brexit... malgré la montée des risques, la BCE ne cède pas à la sinistrose

La Banque centrale européenne a confirmé, jeudi, l’arrêt, à la fin 2018, de ses rachats de dettes. L’institut monétaire ne veut pas interrompre le durcissement progressif de sa politique.



LE MONDE
 |    25.10.2018 à 17h56
    |

            Marie de Vergès








                        



   


On ne change rien ! La Banque centrale européenne (BCE) maintient son diagnostic économique et le cap de sa politique monétaire malgré les nuages qui s’accumulent, assombrissant l’horizon conjoncturel de la zone euro. Jeudi 25 octobre, à l’issue du comité de politique monétaire, son président Mario Draghi a confirmé l’arrêt, à la fin 2018, des rachats de dettes publiques et privées réalisés par l’institution. Ceux-là ont déjà été réduits, en octobre, de 30 à 15 milliards d’euros mensuels.
Certes, les taux resteront au plus bas, « au moins » jusqu’à l’été 2019. Mais l’institution ne compte pas interrompre le durcissement très progressif de sa politique, en dépit des aléas. Pourtant, la liste des périls s’étoffe, de la vulnérabilité de l’Italie, au moment où Rome et Bruxelles s’empoignent sur le budget, à la menace d’un Brexit sans accord, en passant par les tensions commerciales et le regain de volatilité sur les marchés financiers.

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                La BCE fait un petit pas vers l’abandon de son programme de soutien à l’économie



Des risques « globalement équilibrés » pour la conjoncture, a cependant jugé la BCE. Mario Draghi et ses pairs ont choisi de ne pas dramatiser cette formule consacrée, présente dans tous les communiqués de l’institution depuis dix-huit mois. L’institution de Francfort reconnaît bien une « dynamique un peu plus faible » mais pas un « retournement ». Et ne fait même pas figurer l’Italie parmi les menaces principales susceptibles d’affecter l’économie.
Vulnérabilités des pays émergents
La Commission européenne a rejeté mardi le budget de l’Italie, l’une des plus grosses économies de l’eurozone. Depuis, Rome a vu ses taux d’emprunt se tendre sur les marchés, mais le mouvement ne s’est pas propagé aux autres membres de l’Union monétaire. « Pour le moment, il n’y a pas contagion et dans ce cas, il n’y a pas de sujet pour la BCE », fait remarquer Frederik Ducrozet, économiste chez Pictet.

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                Après le rejet historique du budget italien, Bruxelles n’a que peu de marge de manœuvre



Pressé de questions, l’Italien Draghi s’est permis quelques suggestions franches à l’égard de Rome. Pour apaiser la situation, mieux vaut « baisser le ton et ne pas questionner le cadre institutionnel de l’euro », a-t-il conseillé. Pour le reste, « c’est une discussion budgétaire » à laquelle la BCE ne participe pas, a souligné le patron de l’institution, se disant « confiant » sur la capacité des deux parties à trouver un accord.
Même aplomb concernant les négociations entre le Royaume-Uni et l’Union européenne, dans l’impasse alors que l’échéance du Brexit se rapproche. « Une position de bon sens sera trouvée pour éviter un impact sur les marchés financiers », a estimé M. Draghi.
Ce dernier a malgré tout énuméré une liste d’incertitudes à surveiller, parmi lesquelles les vulnérabilités des pays émergents et la montée du protectionnisme. Ce contexte mondial commence à peser sur la dynamique. Freinée par une baisse des exportations, la croissance de l’activité privée en zone euro a ainsi atteint, en octobre, son plus bas niveau depuis deux ans, selon l’indice PMI publié mercredi 24 octobre par le cabinet Markit. Pour autant, de façon générale, « les indicateurs restent supérieurs, et certains même largement supérieurs, aux moyennes historiques », a insisté le banquier central.



                            


                        

                        


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Fessenheim : le gouvernement devra prendre un nouveau décret de fermeture de la centrale

Le Conseil d’Etat a annulé le décret pris en 2017, mais cette décision ne remet pas en cause l’arrêt des deux réacteurs alsaciens.



LE MONDE
 |    25.10.2018 à 15h56
 • Mis à jour le
25.10.2018 à 19h16
    |

            Pierre Le Hir








                        



   


C’est un rebondissement de plus dans le feuilleton de la fermeture de la centrale nucléaire alsacienne de Fessenheim. Jeudi 25 octobre, le Conseil d’Etat a annulé le décret du 8 avril 2017 qui abrogeait l’autorisation d’exploitation de cette installation. Le gouvernement devra donc prendre un nouveau décret dans ce sens, mais cette nouvelle péripétie ne change rien à l’arrêt annoncé des deux réacteurs du Haut-Rhin, dont seule la date demeure incertaine.
Le décret invalidé par le Conseil d’Etat avait été pris à l’initiative de Ségolène Royal, ministre de l’environnement et de l’énergie, à la veille du changement de gouvernement. « C’est dit c’est fait », s’était félicitée sur Twitter Mme Royal, qui voulait ainsi montrer que l’engagement pris par François Hollande de fermer la doyenne des centrales françaises avant la fin de son quinquennat était respecté.
Ce décret apparaissait pourtant fragile sur le plan juridique, dans la mesure où une demande préalable d’EDF, notifiant son intention de mettre à l’arrêt définitif les deux unités, était requise. C’est pourquoi plusieurs collectivités – commune de Fessenheim, communauté de communes Pays Rhin-Brisach, département du Bas-Rhin et région Grand Est –, ainsi que deux organisations syndicales – fédération CFE-CGC Energies et fédération FO Energie et Mines – l’avaient attaqué, pour « abus de pouvoir », devant le Conseil d’Etat.
Celui-ci leur a donc donné raison, considérant que « l’abrogation d’une autorisation d’exploiter une installation de production d’électricité ne peut intervenir que sur demande de son titulaire ». Le décret contesté précisait d’ailleurs qu’il n’entrerait en vigueur… qu’une fois que cette demande aurait été faite. Lors de l’audience consacrée à ce dossier, le 12 octobre, le rapporteur public avait déclaré que « le vice juridique » lui semblait « trop grave pour passer outre ».
« Le processus se poursuivra » avec « un nouveau décret »
S’il s’agit d’une forme de camouflet rétrospectif pour Mme Royal, cette annulation ne change rien sur le fond. « Le processus de fermeture de la centrale de Fessenheim est enclenché de façon irréversible et se poursuivra pour aboutir d’ici à 2022. Un nouveau décret sera pris en temps utile », assure le ministre de la transition écologique et solidaire, François de Rugy.

        Lire aussi :
         

                Fermeture de la centrale de Fessenheim : ce que l’Etat compte faire pour l’après



EDF, qui ne souhaite pas commenter cette décision, n’a pas encore déposé sa demande de mise à l’arrêt de Fessenheim. Mais l’électricien sait, depuis la loi de transition énergétique de 2015 qui plafonne la puissance du parc électronucléaire français à son niveau actuel de 63,2 gigawatts, qu’il devra se séparer de ses deux plus anciens réacteurs, mis en service en 1977, pour pouvoir démarrer l’EPR de Flamanville (Manche). En dépit des problèmes à répétition que connaît le chantier du réacteur de troisième génération, où des soudures défectueuses doivent notamment être reprises, EDF maintient son calendrier, à savoir un couplage au réseau électrique début 2020.
Même dans l’hypothèse où l’EPR normand connaîtrait un nouveau retard, les deux réacteurs alsaciens ne pourront pas fonctionner au-delà de septembre 2020 pour le premier, d’août 2022 pour le second. C’est ce qu’a précisé l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) dans un courrier adressé le 19 octobre à EDF, où elle prend acte de la décision de l’électricien de ne pas engager les travaux et les investissements qui permettraient de prolonger les deux unités au-delà de leur quatrième visite décennale. Il n’y aura pas de deuxième vie pour Fessenheim.

        Lire notre reportage :
         

          A Fessenheim, « toute la vie du village tourne autour de la centrale »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ DERRIÈRE LE CHIFFRE – Près de 3 % des bénéficiaires de logements sociaux disposeraient de revenus plutôt confortables. Un chiffre qui a fait réagir cette semaine.
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HLM et hauts revenus : y a-t-il de quoi s’indigner ?

DERRIÈRE LE CHIFFRE – Près de 3 % des bénéficiaires de logements sociaux disposeraient de revenus plutôt confortables. Un chiffre qui a fait réagir cette semaine.



LE MONDE
 |    25.10.2018 à 15h47
 • Mis à jour le
25.10.2018 à 18h38
    |

            Mathilde Damgé








                        


La rubrique « Derrière le chiffre » des Décodeurs étudie des statistiques et des méthodologies apparaissant dans l’actualité.
S’étonnant de chiffres sur les locataires de HLM parus mercredi 24 octobre, un lecteur nous demande s’il est vrai qu’il existe des bénéficiaires aisés de ces logements à loyer modéré.

@LibeDesintox @decodeurs avez-vous des infos à ce sujet ? Les HLM hébergent-ils des parasites aisés qui profitent d… https://t.co/hRvL98n6j8— Le_Dirlo (@leDirlo)


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Ces chiffres sont issus d’un rapport de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), dont l’un des enseignements est que 3 % des occupants du parc social font partie des 20 % de personnes les plus aisées, avec un niveau de vie de plus de 30 000 euros par an.


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Le contexte


Qu'est-ce que le niveau de vie ?
Il est égal au revenu disponible (incluant les aides sociales) du ménage divisé par le nombre d'unités de consommation (UC). Le niveau de vie est donc le même pour tous les individus d'un même ménage. Les unités de consommation sont calculées ainsi : 1 UC au premier adulte du ménage, 0,5 UC aux autres personnes de 14 ans ou plus et 0,3 UC aux enfants de moins de 14 ans.



Il faut néanmoins mettre ce chiffre en perspective : 85 % des ménages qui résident en logement social ont un niveau de vie inférieur au niveau de vie médian (50 % de personnes au-dessus, et 50 % en dessous) du secteur libre. Les ménages aux plus faibles niveaux de vie sont donc surreprésentés dans les logements sociaux, juge l’Insee.


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HLM : un niveau de vie inférieur aux autres catégories de logement
En 2016, le niveau de vie médian des locataires du parc social s’élève à 15 100 euros par an, contre respectivement 17 900 euros et 23 300 euros pour les locataires du secteur libre et les propriétaires.

Source : Insee



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Il faut également rappeler que le taux de pauvreté (c’est-à-dire un niveau de vie inférieur à 60 % du niveau de vie médian de la population) est plus élevé chez les locataires du parc social que pour les autres catégories d’occupants : il atteint 35 %, contre 23 % pour les locataires du secteur libre et 7 % chez les propriétaires occupants. Une personne sur deux vit ou a vécu, en France, en logement social.

        Notre état des lieux sur la réforme des HLM :
         

          Que représente le logement social en France ?



Par ailleurs, explique l’institut de statistique, les revenus des occupants peuvent évoluer dans le temps et sont alors pris en compte pour calculer leur participation : « Les ressources des locataires évoluent après leur emménagement, de sorte qu’elles peuvent dépasser les seuils d’attribution (...) En revanche, si leurs ressources dépassent de 20 % les plafonds d’attribution liés au type de logement qu’ils occupent, un supplément de loyer de solidarité peut leur être facturé. »
De plus, pour les ménages habitant en zones tendues et dont les ressources dépassent un certain niveau, le maintien dans les lieux n’est plus toujours garanti. Enfin, précise l’Insee, ces 3 % de bénéficiaires aisés vivent presque exclusivement dans des grands pôles urbains, notamment en région parisienne, et la tension immobilière fait que, même avec un supplément de loyer, ils ne voient pas d’avantage financier à quitter leur HLM.

        Test :
         

          Faites-vous partie de la « classe moyenne » ?



Edit : suite à une modification de ses chiffres par l’Insee, nous avons reporté ce changement qui concerne la proportion d’occupants aisés du parc social, à 3 %.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Alexandre Bompard, PDG de Carrefour, était l’invité du Club de l’économie du « Monde » mercredi 24 octobre. Il plaide pour la constitution de grands groupes industriels dans le secteur de la distribution en France, seul pays où six concurrents font chacun plus de 10 % du marché.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤                      En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre  Politique de confidentialité  et l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus et gérer ces paramètres.   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Il plaide pour la constitution de grands groupes industriels dans le secteur de la distribution en France, seul pays où six concurrents font chacun plus de 10 % du marché.        Propos recueillis par  Philippe Escande et Stéphane Lauer   Publié aujourd’hui à 12h17, mis à jour à 14h46   Lecture 4 min.      Partager sur Facebook    Partager sur Twitter    Envoyer par e-mail                         Alexandre Bompard, PDG de Carrefour, à La Defense, le 23 janvier. ERIC PIERMONT / AFP             Transformation numérique, changement des comportements du consommateur, consolidation du marché… le patron de Carrefour revient sur les grands défis que doit relever le groupe qu’il dirige.          Vous vous êtes fixé pour ambition de conduire une transformation ample, profonde et rythmée de Carrefour. Où en êtes-vous, dix mois après l’annonce de ces objectifs ?          Ce groupe a été percuté de plein fouet par la révolution digitale et le changement de comportement des clients. Le consommateur a repris le contrôle, fractionne sa consommation, fréquente les coopératives, veut à la fois du local et la multitude de l’e-commerce. Il a aboli les contraintes de temps et d’espace. C’est une révolution absolue, l’inverse de la manière dont ce groupe a été construit : remplir l’hypermarché de produits à prix bas par la standardisation et les économies d’échelle.            Attaqué par Amazon et Alibaba, nous devons articuler le physique et le digital, orienter nos entreprises, nos fonctionnements, nos cadres supérieurs vers davantage d’agilité et de diversité. L’évolution est déjà formidable. Le groupe se transforme dans ses organisations, ses priorités, ses partenariats et la construction du modèle de demain.          Vous avez nommé l’ex-PDG de Boursorama, Marie Cheval, pour piloter le chantier numérique. Au bout d’un an, elle quitte son poste pour prendre la responsabilité de la branche hypermarchés. Pourquoi ?          Au bout d’un an, je constate que la transformation du cœur du « réacteur » chez nous, l’hypermarché, impose de repenser son rôle. Ce ne doit pas seulement être un magasin, mais aussi un lieu d’e-commerce, où l’on prépare et retire les commandes. Nous avons besoin de profils venant du monde numérique pour transformer l’hypermarché. Nous avons plein de savoir-faire en interne, mais il nous paraît indispensable d’introduire d’autres talents pour les diriger, ce qui a conduit au mouvement de Marie Cheval.          Y a-t-il une recette pour faire face à la « déferlante » Amazon ?          Nous sommes partis des magasins pour donner priorité aux investissements, en consacrant 2,8 milliards d’euros à la transformation numérique. L’e-commerce est une activité industrielle. Nous menons une bataille de logisticiens, ce qui suppose de créer des plates-formes performantes. La logistique de Carrefour livrait les magasins dans des grandes palettes alors qu’il faut les éclater entre « drive », magasin et livraison à domicile. Nous devons offrir toutes les solutions à nos clients dans nos 12 000 magasins. Et arrêter de tout faire seul. Nous avons développé des partenariats technologiques avec Google, Tencent en Chine et Sapiens en France. Ces entreprises nous aident à faire cette transformation, car elles sont meilleures sur le paiement mobile, l’intelligence artificielle, le traitement de la donnée, et ne cherchent pas à faire notre métier. Elles sont nos accélérateurs de particules.          Nous sommes en croissance de 30 % au dernier trimestre. Mais sur l’e-commerce alimentaire, nous ne sommes pas du tout au niveau de notre part de marché physique. En ce qui concerne le non-alimentaire, je ne pense pas que nous puissions gagner cette bataille aujourd’hui.          Coincé entre Leclerc et Monoprix, Carrefour n’a-t-il pas un problème d’identité ?          Carrefour a accompagné la démocratisation de la consommation, avec de la qualité. C’était la création des filières qualité, ce lien avec les producteurs. Avec notre internationalisation, nous avons oublié ces combats. C’est la raison pour laquelle nous avons décidé, l’année dernière, de nous lancer dans la transition alimentaire pour tous. Il faut que ce groupe retrouve le combat qui est le sien. Comme il a démocratisé la consommation, il y a trente ans, il doit démocratiser le manger bien, le manger sain, la qualité nutritive.          La concentration du secteur de la distribution est-elle indispensable pour répondre à tous ces nouveaux défis ?          Le marché de la distribution en France est incroyablement concurrentiel et peu concentré. Il n’y a pas d’autre pays avec six concurrents faisant chacun plus de 10 % du marché. Aux Etats-Unis, pays pourtant beaucoup plus vaste, Walmart fait face à deux concurrents, nettement plus petits que lui, et à des chaînes régionales. La France a besoin de grands groupes industriels dans ce secteur, notamment parce que nous sommes à l’appui des filières agricole et industrielle de l’agroalimentaire.          Il est donc important que les autorités de la concurrence intègrent ce monde qui est en train de changer et où le consommateur a tout le temps le choix. On ne peut plus raisonner sur ces sujets comme il y a dix ans, quand on pensait parts de marché local et rue par rue. C’est ce qu’elles ont compris quand j’étais à la tête de la Fnac, en autorisant l’acquisition de Darty.          Avez-vous discuté avec le patron de Casino, Jean-Charles Naouri, dans cet objectif ?          Nous sommes deux acteurs importants de cette industrie. Nous sous sommes déjà rencontrés, comme je l’ai fait avec Michel-Edouard Leclerc et d’autres, et nous nous rencontrerons. Ma responsabilité est de voir où doit être ce groupe dans cinq ans. Donc, je vois les personnes avec lesquelles je dois dialoguer sur ces sujets.                                Annonces immobilières avec Logic-Immo           PARIS 07 (75007) 478000 € 31 m2           PARIS 19 (75019) 850000 € 118 m2           PARIS 04 (75004) 449000 € 38 m2      Recherche                    Philippe Escande   et   Stéphane Lauer       Voir les réactions     Dans la même rubrique                 Budget italien : la ministre des affaires européennes française conteste l’argument démocratique invoqué par Rome  Invitée du club de l’économie du « Monde », Nathalie Loiseau estime que les électeurs italiens ignoraient que les mesures défendues par la Ligue du Nord et le Mouvement 5 étoiles finiraient par s’additionner pour rendre le budget non soutenable.                          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« La vente d’une grande partie du stock de logements publics n’est pas la solution »

Cécile Maisonneuve, la présidente La Fabrique de la Cité, et Marie Baléo, auteure d’un rapport du groupe de réflexion ont étudié plusieurs villes européennes emblématiques de cette pénurie.



LE MONDE ECONOMIE
 |    25.10.2018 à 12h09
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



                                


                            

La Fabrique de la Cité est un groupe de réflexion spécialiste de l’innovation urbaine, financé par Vinci. Il s’apprête à publier un rapport intitulé « A la recherche du logement abordable : un défi européen », qui sera dévoilé le 7 novembre, à Bordeaux. Marie Baléo, auteure du rapport, et Cécile Maisonneuve, présidente du think tank, ont étudié le cas de plusieurs villes emblématiques de cette pénurie en Europe.
Pourquoi vous intéresser au logement abordable ?
Nous avons produit un précédent rapport sur l’accueil des réfugiés en Allemagne et en Suède, dont l’arrivée parfois massive a révélé le problème du logement cher et montré les limites de la capacité d’accueil des villes soumises à un tel choc démographique. Le logement est apparu comme une question centrale, au cœur de la métropolisation des villes attractives qui concentrent l’emploi et la richesse. Nous nous sommes donc focalisées sur des villes comme Paris, Berlin et Londres, mais aussi Stockholm, Munich ou Varsovie.
Vous appelez les pouvoir publics à agir : comment ?
Les réponses sont d’abord locales, quitte à faire sauter certains tabous. A Stockholm, par exemple, les 30 % de logements publics municipaux accessibles à tous sont aujourd’hui plutôt occupés par des ménages aisés. Les Suédois ne pourront pas faire l’économie d’un réexamen de ce choix historique pour orienter ce parc vers les plus modestes. Pour faire face aux coûts élevés de construction dans ce pays, la ville expérimente des immeubles préfabriqués et moins équipés en caves, parkings et laverie commune.

Les Londoniens doivent, eux, s’interroger sur l’usage de leur Green Belt, un poumon vert largement privé, dont l’urbanisation partielle pourrait produire jusqu’à un million de logements dans un rayon de 800 mètres des stations de métro existantes. La gouvernance du Grand Londres pourrait, de même, être réformée et dotée de plus de compétences...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Pour la ministre des affaires européennes, qui était l’invitée du Club de l’économie du « Monde », mercredi 24 octobre, avec la montée des populismes, les valeurs de liberté, de démocratie et d’Etat de droit sont en train de s’abîmer.
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Nathalie Loiseau : « On est en train de jouer “50 nuances de brun” en Europe »

Pour la ministre des affaires européennes, qui était l’invitée du Club de l’économie du « Monde », mercredi 24 octobre, avec la montée des populismes, les valeurs de liberté, de démocratie et d’Etat de droit sont en train de s’abîmer.



LE MONDE ECONOMIE
 |    25.10.2018 à 12h05
 • Mis à jour le
25.10.2018 à 14h35
    |

            Philippe Escande et 
Françoise Fressoz








                        



   


La ministre des affaires européennes, Nathalie Loiseau, explique les raisons pour lesquelles le gouvernement a souhaité que soient organisées jusqu’à la fin du mois d’octobre, dans les pays de l’Union, des consultations citoyennes sur l’Europe.
La crise entre Bruxelles et l’Italie
« Ce n’est pas la France qui va donner des leçons sur le budget ! », a réagi Nathalie Loiseau après la décision de Bruxelles de rejeter le projet de budget italien au motif que les dépenses et les baisses d’impôts voulues par la Ligue et le Mouvement 5 étoiles (M5S) sont incompatibles avec les règles du pacte de stabilité. « Je n’ai pas la mémoire courte, je me souviens des accommodements que, pendant des années, la France a pris avec les engagements qu’elle avait elle-même dessinés », a poursuivi la ministre en souhaitant, « comme le gouvernement Conte, que l’Italie renoue avec la croissance et voie son chômage reculer ». Car « après des années de crise profonde, une partie du vote des Italiens en mars 2018 a consisté à dire “basta cosi”, ça suffit ! ».
Mais pour Nathalie Loiseau, l’argument démocratique invoqué par Rome est discutable : « Le gouvernement italien affirme vouloir satisfaire les demandes des électeurs, mais la Ligue et le M5S se sont combattus pendant la campagne. Ils n’ont jamais dit qu’ils allaient travailler ensemble. La première défendait la flat tax et l’amnistie fiscale, le second voulait le revenu universel et la fin de la réforme des retraites. Ceux qui ont voté pour eux ne pensaient pas que ces mesures s’additionneraient. Or l’addition des deux donne un budget qui n’est pas soutenable. »
Rappelant que la dette italienne « représente 131 % de la richesse nationale, ce qui est considérable et dangereux », Nathalie Loiseau a souhaité « un dialogue approfondi entre les autorités italiennes et la Commission », en fustigeant l’attitude du député européen de la Ligue qui « a cru bon d’essuyer ses chaussures sur les notes de M. Moscovici à Strasbourg. Ce n’est pas une attitude de parti de gouvernement ». Selon elle, « la zone euro est plus solide que ce qu’on imagine », et pourtant « insuffisamment préparée à une nouvelle crise. Nous avons l’union bancaire et nous devons la finaliser. Nous devons renforcer le mécanisme européen de stabilité qui n’est pas suffisamment réactif en cas de crise ».
Le Brexit
« Tout a été exploré d’un point de vue technique. C’est à Theresa May de savoir comment elle manie son gouvernement et sa majorité », a déclaré Nathalie Loiseau, alors que le Conseil européen de Bruxelles s’est soldé la semaine dernière par un nouvel échec.
La ministre a dit espérer un « accord complet d’ici à la fin de l’année 2018 », sans exclure totalement un Brexit dur le 30 mars prochain. « Si nous ne faisons rien, les 200 000 à 300 000 Britanniques qui vivent en France seraient sans papiers du jour au lendemain. Un camion britannique ne pourrait plus rouler en France. Un Eurostar ne pourrait plus circuler en France avec un conducteur britannique. Ce n’est pas ce que nous souhaitons, ce n’est pas ce qui se passera, mais cela s’anticipe », a-t-elle déclaré, en rappelant qu’un projet de loi d’habilitation permettra au gouvernement français d’adopter par ordonnances un certain nombre de dispositions législatives.
Selon elle, le Brexit est « une négociation perdant-perdants. Personne n’y gagnera, mais toutes les études vont dans le même sens : quelle que soit la forme de la séparation, le Royaume-Uni sera le pays le plus impacté. La préparation du Brexit lui coûte déjà 500 millions d’euros par semaine, alors que certains promettaient un retour hebdomadaire de 350 millions d’euros. »
Le couple franco-allemand
« Nous ne pouvons pas faire l’Europe sans un moteur franco-allemand qui marche », a déclaré Nathalie Loiseau en réfutant toute idée de panne. « Nous sommes parfois plus pressés que les autres, parfois peut-être trop pressés » a-t-elle reconnu, en soulignant que l’Allemagne connaissait « une situation politique sans précédent depuis l’après-guerre. L’extrême droite est massivement présente au Bundestag, mais cette situation ne nous empêche pas de travailler sérieusement avec les Allemands, car le contrat de coalition comporte de nombreux engagements européens. En outre, le contact est fréquent entre Emmanuel Macron et Angela Merkel. »
Les élections européennes de mai
On est en train de jouer « 50 nuances de brun en Europe », s’alarme la ministre. « Présence gouvernementale de l’extrême droite en Autriche, en Finlande et au Danemark, offensive antidémocratique de Viktor Orban, tournée européenne de l’Américain Steve Bannon, qui veut la mort de l’Union européenne. Faut-il continuer de regarder ailleurs et d’affirmer que ce n’est pas grave ? Ce ne sera pas mon cas. Ce ne sera pas celui d’Emmanuel Macron. Il faut nommer les choses », a martelé Nathalie Loiseau en assumant pleinement le « clivage entre progressistes et nationalistes ».
Selon elle, « les valeurs de liberté, de démocratie et d’Etat de droit sont en train de s’abîmer, donc il faut se battre. » Dans la foulée, elle a fustigé l’attitude de LR qui « considère qu’il n’y a pas de problème avec Victor Orban, qu’il peut continuer de siéger au sein du PPE au Parlement, alors qu’il contredit les valeurs européennes ».
Les consultations citoyennes sur l’Europe
« Les enjeux européens sont plus forts que jamais. Or, il y a une déconnexion entre les populations européennes et les décisions prises par les institutions européennes », a pointé Nathalie Loiseau. C’est la raison pour laquelle le gouvernement français a souhaité organiser jusqu’à la fin du mois d’octobre les consultations citoyennes sur l’Europe. « Nous avons sollicité nos partenaires européens. Tous ont répondu oui, à l’exception de la Hongrie de M. Orban et de l’Italie de M. Conte et de M. Salvini », a précisé la ministre. « Ils ont estimé qu’interroger les citoyens était dangereux. Je trouve que c’est une définition intéressante du populisme : parler au nom du peuple, mais ne pas interroger le peuple », a-t- elle ironisé.
S’agissant de la France, « je ne perçois pas vraiment de colère contre l’Europe, a précisé la ministre, mais je note beaucoup d’attente sur l’Europe sociale et des questions plus existentielles sur la sécurité, la défense et le destin de l’Europe. Quant au sujet des migrations, il n’arrive pas au premier rang des préoccupations, sauf pour les militants très eurosceptiques ou à la gauche de la gauche, qui critiquent le gouvernement pour sa politique migratoire. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ En tournée sur le Vieux Continent, le patron d’Apple plaide pour que le RGPD soit transposé aux Etats-Unis. Une façon de se concilier des Européens remontés contre les géants du Net qui pillent nos données, note l’éditorialiste économique du « Monde », Philippe Escande, dans sa chronique.
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« Tim Cook est un défricheur qui tente de se concilier les bonnes grâces des indigènes »

En tournée sur le Vieux Continent, le patron d’Apple plaide pour que le RGPD soit transposé aux Etats-Unis. Une façon de se concilier des Européens remontés contre les géants du Net qui pillent nos données, note l’éditorialiste économique du « Monde », Philippe Escande, dans sa chronique.



LE MONDE ECONOMIE
 |    25.10.2018 à 12h00
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            

« Pertes & profits ». Au pays de la « réalité augmentée », il faut se méfier de ce que l’on voit, même un simple selfie de vacances. Plutôt flatteuse, la photo. Trop. Les fans d’Apple se sont récemment émus de ce que les derniers modèles de la marque enjolivaient curieusement les autoportraits : un visage doux aux traits lisses et aux joues roses. On a évoqué des filtres secrets ; Apple dû avouer la supercherie de son algorithme. L’affaire, vite baptisée « beautygate », n’a pas du tout plu aux amateurs de« vraies » photos et a fait l’objet d’une correction dans la nouvelle version du système d’exploitation de l’iPhone, diffusée cette semaine.
Serait-ce la même chose avec la campagne de séduction lancée, depuis mardi 23 octobre, par le PDG d’Apple, Tim Cook : renvoyer à l’Europe l’image qu’elle souhaiterait avoir d’elle-même ? Un jour avec le président Macron pour parler des « fantastiques » PME françaises et serrer la main du « légendaire » cinéaste Claude Lelouch (qui tourne son dernier film avec un iPhone), le lendemain à Berlin pour féliciter les non moins formidables start-up allemandes, et jeudi à Bruxelles, pour parler de la vie privée, sujet préféré des Européens.
Au cœur du Vieux Continent, le patron d’Apple a prononcé les mots que l’auditoire voulait entendre. Le règlement général sur la protection des données, le RGPD, entré en vigueur le 25 mai et qui contraint les entreprises de l’Internet à protéger les internautes d’un usage immodéré de leurs informations, est, selon Tim Cook, une avancée remarquable, qu’il souhaiterait voir transposer aux Etats-Unis.

Une complexité administrative qui profite aux plus gros
En se lançant sabre au clair en terre étrangère, l’explorateur Cook a deux objectifs évidents. Le premier est de se démarquer de ses concurrents, notamment Google et Facebook, dont plus de 80 % des ressources proviennent de l’exploitation publicitaire des données...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ 16 300 personnes ont été ajoutées par Pôle emploi au nombre total de chômeurs en France (hors outre-mer) qui est de 2,45 millions de personnes.
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Chômage : les demandeurs d’emploi ont augmenté de 0,5 % au troisième trimestre

16 300 personnes ont été ajoutées par Pôle emploi au nombre total de chômeurs en France (hors outre-mer) qui est de 2,45 millions de personnes.



LE MONDE
 |    25.10.2018 à 11h59
 • Mis à jour le
25.10.2018 à 12h30
    |

            Sarah Belouezzane








                        



On les dit dépassés, sans réel intérêt statistique ni valeur économique. Pourtant les chiffres publiés tous les trimestres par Pôle Emploi continuent d’exercer leur fascination sur politiques et observateurs. Problème, ils sont, comme lors du trimestre précédent, contrastés. Et difficilement interprétables.
Selon la note publiée par Pôle Emploi et le ministère du travail jeudi 25 octobre, le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A (sans travail et tenus d’en chercher un) a augmenté de 0,5 % au troisième trimestre en France métropolitaine. 16 300 personnes supplémentaires sont donc venues, sur cette période, grossir les rangs des chômeurs inscrits à l’organisme public. En tout, ce sont donc 2,45 millions de personnes qui sont en quête d’un emploi aujourd’hui dans l’hexagone, hors outre-mer.

        Lire aussi :
         

                Le taux de chômage baisse de 0,1 point au deuxième trimestre



Paradoxalement, une fois ces territoires, pourtant en situation globale plus critique, inclus dans le compte, la hausse est moins importante : 0,4 %.
Une situation meilleure sur un an...

   


Considérée sur un an, la situation est tout de même meilleure : le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A a en effet reculé de 1,2 %. Une évolution qui s’est largement faite au profit des hommes. Dans leurs rangs, la baisse a été de 2,2 % contre seulement 0,2 % pour les femmes.
Ceux qui payent le plus lourd tribut sont, sans surprise, les chômeurs de longue durée. en quête d’un emploi depuis au moins un an ou plus, leur employabilité diminue avec le temps rendant leur embauche de moins en moins facile. Au troisième trimestre, leur nombre a ainsi augmenté de 1,1 %. Pire en un an, il a bondi de 6,4 %.
... mais pas très encourageante

   


Considérés dans leur globalité, ces chiffres ne sont pas très encourageants. Mais à y regarder de plus près la situation du marché français de l’emploi semble plus compliquée que cela. Car, publiées mercredi 24, les statistiques de l’Acoss, l’agence centrale des organismes de sécurité sociale, elles, jurent avec ce tableau. C’est en effet plutôt un hexagone en bien meilleure condition qu’elles nous décrivent.
Selon cette institution, les embauches, aussi bien en CDI qu’en CDD de plus d’un mois, sont reparties à la hausse au troisième trimestre : +2,7 %. Elles ont ainsi atteint un nouveau record historique. En tout, ce sont 2,14 millions de déclarations d’embauches (pour des contrats de plus d’un mois) qui ont été déclarées à l’Acoss entre juillet et septembre.
Mieux, les CDI représentent aujourd’hui près de la moitié des embauches de plus d’un mois. A eux seuls, ils progressent de 10 %.

        Lire aussi :
         

                Assurance-chômage : la négociation de la dernière chance






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ Le groupe français, spécialiste du porte-conteneurs et qui veut faire son entrée dans le transport par camion, va monter au capital du groupe suisse, un temps convoité par le danois DSV.
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Transports : CMA CGM se résout à lancer une OPA sur Ceva Logistics

Le groupe français, spécialiste du porte-conteneurs et qui veut faire son entrée dans le transport par camion, va monter au capital du groupe suisse, un temps convoité par le danois DSV.



LE MONDE ECONOMIE
 |    25.10.2018 à 11h48
    |

            Denis Cosnard








                        



                                


                            

La famille Saadé voulait entrer pas à pas dans le grand monde de la logistique et du transport par camion, sans dépenser trop d’argent d’emblée. Elle a dû revoir ses plans. Pour éviter de se faire doubler par un concurrent, CMA CGM, le groupe des Saadé, s’est résolu à lancer une offre publique d’achat (OPA) sur le suisse Ceva Logistics, dont il comptait au départ ne détenir que 25 % du capital. L’offre, annoncée jeudi 25 octobre, valorise ce grand nom de la logistique à 1,65 milliard de francs suisses, soit 1,45 milliard d’euros.

Les dirigeants de CMA CGM espèrent ainsi tenir à l’écart tous les rivaux qui tournaient autour de Ceva. Le danois DSV, le plus menaçant, a officiellement renoncé mardi à toute acquisition de Ceva. L’OPA devrait durablement dissuader d’éventuels autres candidats. Même si CMA CGM ne compte pas prendre 100 % du capital, et souhaite laisser Ceva en Bourse, le groupe français s’imposera comme un actionnaire incontournable, à même de bloquer toute opération hostile.
Au départ, Rodolphe Saadé, le patron de CMA CGM, avait en tête un autre scénario. Depuis plus d’un an, il souhaite élargir l’horizon du groupe fondé par son père, Jacques Saadé, mort en juin. Bien sûr, sa priorité reste de maintenir l’entreprise parmi les champions du transport maritime. Durant l’été, CMA CGM a d’ailleurs discrètement approché l’un de ses principaux rivaux, l’allemand Hapag-Lloyd, en vue d’un rapprochement. Sans succès.
Une offre globale demandée par les clients
Mais, en plus des immenses porte-conteneurs, le fils du fondateur aimerait que CMA CGM puisse acheminer les marchandises de ses clients par camion, train ou avion d’un bout à l’autre de la planète. Cette offre globale, c’est ce que demandent les grands clients comme Adidas ou Carrefour, dit-on à Marseille, siège du groupe.
CMA CGM amorce ce grand virage en juin, en prenant 25 % du capital de Ceva, une compagnie créée par le fonds Apollo en achetant le néerlandais TNT...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ La direction du quotidien « L’Avenir » a annoncé la suppression de 64 postes sur 294, essentiellement dans les rédactions et les services commerciaux.
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La presse francophone belge en grande difficulté

La direction du quotidien « L’Avenir » a annoncé la suppression de 64 postes sur 294, essentiellement dans les rédactions et les services commerciaux.



LE MONDE ECONOMIE
 |    25.10.2018 à 11h36
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, Correspondant)








                        



                                


                            
L’ensemble des pages du quotidien belge L’Avenir, deuxième titre francophone en audience cumulée (papier, Internet et digital) étaient amputées d’un quart de texte, mercredi 24 octobre. La réponse des journalistes à la direction du groupe wallon, présent également sur le marché français par le biais de parts minoritaires dans La Provence et Nice-Matin, qui avait annoncé la veille la suppression de 64 postes sur 294, principalement dans les rédactions et les services commerciaux. « Un quart de notre personnel menacé, un quart de votre journal aussi », expliquait le message adressé aux lecteurs.
A en croire la direction, le plan qu’elle a élaboré viserait à « la transformation et à la relance » du titre, ainsi qu’à faire de L’Avenir le premier titre francophone du pays. « Se redéployer avec trois quarts des effectifs, c’est impossible », assure Martine Simonis, secrétaire générale de l’Association des journalistes professionnels.
Les employés, qui ont déposé un préavis de grève et dénoncent « l’extrême violence » de leurs dirigeants, opposent l’exigence de qualité assignée au titre et le licenciement de nombreux journalistes. Ils s’interrogent également sur le développement d’une offre numérique performante et leur meilleure implantation dans les villes, autres objectifs fixés par la direction.

C’est surtout la réalisation de synergies entre les pôles médias et télécoms du groupe actionnaire, Nethys, qui, selon le personnel, est à l’ordre du jour. Nethys (3 000 salariés, pour 2,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires) est la branche opérationnelle du groupe Publifin. Cette structure de la province de Liège, active dans de nombreux domaines, a été au cœur d’un récent scandale en raison des rémunérations extravagantes qu’elle octroyait à ses dirigeants et administrateurs, des mandataires publics parfois payés alors qu’ils n’assistaient à aucune réunion.
Une commission...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Selon la chambre régionale des comptes, la vente du site au géant immobilier a rapporté 142 millions d’euros et non 264,4 millions à la Ville.
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Coût des Halles à Paris : un rapport étrille l’accord entre la Mairie et Unibail

Selon la chambre régionale des comptes, la vente du site au géant immobilier a rapporté 142 millions d’euros et non 264,4 millions à la Ville.



LE MONDE
 |    25.10.2018 à 11h24
    |

            Béatrice Jérôme








                        



                                


                            
Au pied de l’église Saint-Eustache, Anne Hidalgo esquissait quelques pas de danse, le 19 mai. Inaugurant le jardin Nelson-Mandela, dans le 1er arrondissement, la maire de la capitale savourait, ce jour-là, la fin officielle du chantier le plus emblématique mais aussi le plus chaotique du double mandat de Bertrand Delanoë dont elle fut première adjointe de 2001 à 2014. Depuis 2002, il a fallu seize ans d’efforts et de controverses pour que l’ancien Forum des Halles des années Chirac laisse place à une esplanade de verdure bordée d’une « Canopée » de verre qui ondule au-dessus de l’un des plus grands centres commerciaux de France.
Une métamorphose du cœur de Paris, mais à quel prix ? La chambre régionale des comptes (CRC) d’Ile-de-France dénonce, dans un rapport, le marché léonin de la Mairie avec Unibail-Rodamco qui a permis au groupe privé de devenir propriétaire d’un site de 100 000 mètres carrés privant la Ville d’« un patrimoine à la rentabilité importante ».
Ce rapport, que Le Monde s’est procuré avant sa présentation au prochain Conseil de Paris mi-novembre, revient sur l’origine de l’accord. Locataire des lieux depuis 1976 en vertu d’« un bail à construction » valable jusqu’en 2055, le groupe immobilier avait juridiquement la possibilité de bloquer tout projet d’aménagement de la Ville sauf à ce qu’elle paye de lourdes indemnités. Une position de force qu’a su exploiter l’entreprise. Car pour financer son projet, la Ville avait prévu dès le départ une participation d’Unibail au tour de table. Mais le groupe privé avait fait savoir qu’il ne mettrait la main à la poche que pour acquérir le foncier. « Si toute l’équipe municipale n’était pas informée, les services administratifs n’ignoraient pas depuis 2008 » qu’Unibail « ne participerait pas au projet sans une cession du centre commercial », indique le rapport.
Largesses
Pour renforcer sa position, Unibail a « engagé une action judiciaire...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Les difficultés des jeunes pour trouver un toit est un phénomène quasi généralisé dans les grandes villes du Vieux Continent.
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Partout en Europe, les jeunes pâtissent du logement cher

Les difficultés des jeunes pour trouver un toit est un phénomène quasi généralisé dans les grandes villes du Vieux Continent.



LE MONDE ECONOMIE
 |    25.10.2018 à 11h08
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance), 
                                Cécile Boutelet (Berlin, correspondance), 
Anne-Françoise Hivert (Malmö (Suède), correspondante régionale) et 
Sandrine Morel (Madrid, correspondance)








                        



                                


                            

La pénurie de logements abordables frappe toutes les métropoles européennes. Le déficit de construction passé et présent, combiné à une forte demande – les grandes villes concentrant l’emploi – entraîne une hausse sensible des prix et des loyers. Dans ce contexte, les jeunes qui arrivent sur le marché du travail peinent à se loger et, au moindre problème, doivent retourner vivre chez leurs parents.
ALLEMAGNE - « Moi, je m’estimerais heureuse avec un conteneur », Céline Sarah, 33 ans
A Fribourg-en-Brisgau, ville jouxtant la frontière avec la France, Céline Sarah, 33 ans, est finalement retournée vivre chez sa mère. Une décision qui n’a pas été facile à prendre. « J’ai un diplôme d’agent en tourisme et plusieurs années d’expérience, explique-t-elle. Mais la compagnie aérienne qui m’employait à Düsseldorf a fait faillite l’an dernier. Avec mes allocations-chômage de 920 euros et un loyer à 620 euros, la vie devenait difficile. »
Depuis début septembre, elle partage un 35 m2 avec sa mère. Elles seront bientôt trois à y vivre, car Céline va accoucher d’une petite fille en décembre. Dans ces conditions, impossible de trouver un appartement à Fribourg, qui, comme toutes les villes allemandes, subit une crise du logement.
En sept ans, Céline a vécu et travaillé à Francfort, Munich et Düsseldorf. A chaque fois, elle n’a pu obtenir que des contrats de sous-location, très instables. « Dans mon secteur, on a en général des CDD d’un an ou on travaille en intérim. Et les salaires sont faibles. Cela complique encore plus la recherche d’un logement. C’est un cercle vicieux. » Lorsque, enfin, elle signe son premier CDI, début 2017, avec un salaire de 2 300 euros brut, l’agent immobilier lui demande… une caution parentale.

Aujourd’hui, elle pense avec nostalgie à la situation de sa mère au même âge. « Elle avait un emploi stable dont elle pouvait vivre, une voiture. Elle a pu réduire...




                        

                        


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Le drôle de calcul du malus écologique automobile

Le projet de loi de finances pour 2019 annule les hausses qui auraient dû s’appliquer avec les nouvelles normes de mesure de CO2.



LE MONDE ECONOMIE
 |    25.10.2018 à 10h40
 • Mis à jour le
25.10.2018 à 11h25
    |

                            Éric Béziat








                        



   


C’est un tableau qui figure dans les méandres du projet de loi de finances pour 2019 et qui intéresse les vendeurs et les acheteurs de voitures neuves. Le nouveau barème du malus écologique automobile, présenté sous forme d’amendement, a été voté par les députés dans la nuit du lundi 22 au mardi 23 octobre. Il confirme la décision de l’exécutif d’augmenter cette taxe sur les émissions de dioxyde de carbone (CO2) des véhicules, payée lors de l’achat.
Cette hausse est, en fait, un élargissement aux voitures émettant plus de 116 grammes de CO2 par kilomètre parcouru, contre 119 grammes précédemment. Par exemple, le SUV Peugeot 5008 diesel 150 chevaux, qui émet 118 grammes de CO2, sera concerné par un petit malus de 40 euros en 2019, alors qu’il n’est, aujourd’hui, pas affecté par cette taxe écologique. L’objectif de l’opération, selon le gouvernement, est de dégager 40 millions d’euros de recettes supplémentaires en 2019, soit 610 millions d’euros au total, afin de financer le succès et l’extension de la prime à la conversion des véhicules polluants en véhicules propres.
Jusque-là, tout semble logique. Sauf qu’à regarder de plus près le tableau, on s’aperçoit que, dans la grande majorité des cas, la taxe 2019 recule entre 2 % et 57 % par rapport à 2018, selon les seuils. En données brutes, la baisse s’échelonne entre 8 euros et… 1 830 euros pour les véhicules émettant 184 grammes ! De nouvelles taxes pour les petits moteurs, des ristournes pour les gros polluants… Drôle de façon d’augmenter le malus !

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Nouvelles règles d’homologation des véhicules
Cette bizarrerie, relevée par le site spécialisé Autoactu.com, s’explique en fait par l’imbroglio lié aux nouvelles règles d’homologation des véhicules. L’explication est un peu technique, mais elle vaut qu’on s’y arrête, car elle illustre assez bien la confusion dans laquelle se trouve le marché automobile.
Depuis le 1er septembre, la manière de tester les voitures pour les autoriser à la vente a profondément changé. Un nouveau protocole européen d’homologation, dit « WLTP » (Worldwide Harmonised Light Vehicles Test Procedure), qui mesure les émissions de CO2 et de gaz polluants, remplace l’ancien test dit « NEDC » (New European Driving Cycle). Plus exigeant (les accélérations et les vitesses sont plus proches de la vie réelle d’un véhicule), le WLTP augmente mécaniquement de 20 % à 30 % le niveau de CO2 émis par rapport au NEDC. Une automobile mesurée à 120 grammes en NEDC se retrouve, d’un seul coup, à 160 grammes en WLTP. Avec, potentiellement, un malus passant de 50 euros à 4 050 euros.

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                La drôle de baisse du marché automobile français en septembre



Cette bizarrerie illustre assez bien la confusion dans laquelle se trouve le marché automobile
Pour éviter cette explosion fiscale, il a été décidé que les valeurs mesurées par le WLTP resteraient affichées en NEDC, après application d’une règle de conversion aboutissant à un chiffre dit « NEDC corrélé »… Mais cette conversion débouche néanmoins sur une augmentation mécanique d’environ 4 % de la valeur CO2 inscrite sur la carte grise. Du coup, depuis le 1er septembre, une hausse parfois forte des malus liée à ce NEDC corrélé touche les automobiles. Par exemple, un véhicule mesuré à 150 grammes avant le 1er septembre se retrouve à 156 grammes aujourd’hui, et son malus bondit, passant de 990 euros à 3 290 euros. Mais, avec le nouveau tableau conçu par le ministère de l’économie, il retombera à 2 453 euros.
Bercy annule donc quasiment les hausses de cet automne liées au passage en NEDC corrélé. Cette étrange cuisine fiscale et normative va probablement perturber encore davantage le marché automobile français. De nombreux acheteurs potentiels vont préférer, logiquement, attendre janvier 2019 et l’application du nouveau barème – si celui-ci est bien voté dans le cadre du projet de loi de finances –, avant d’acheter un véhicule émettant de grosses quantités de CO2.



                            


                        

                        


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Canal + s’éloigne du cinéma français

L’entreprise a rompu les négociations avec les vingt-trois organisations du 7e art pour renouveler l’accord qui les lie jusqu’à la fin de 2019.



LE MONDE ECONOMIE
 |    25.10.2018 à 10h34
 • Mis à jour le
25.10.2018 à 10h40
    |

            Nicole Vulser








                        



   


Le président du directoire de Canal+, Maxime Saada, a rompu, dans un courrier daté du vendredi 19 octobre, les négociations avec les vingt-trois organisations du cinéma français pour renouveler l’accord qui les lie jusqu’à la fin de 2019. Par un effet de domino, le patron de Canal+ a également fait achopper la réforme de la chronologie des médias (l’exploitation d’un film sur différents supports, comme les chaînes de télévision, la vidéo à la demande ou Netflix, après leur sortie en salle). La chaîne cryptée avait refusé, le 6 septembre, de signer ce dernier protocole avant d’avoir signé une entente avec le cinéma.
Défendant des intérêts variés voire antinomiques, les représentants du 7e art (les exploitants, les producteurs, les distributeurs, les cinéastes…) n’ont pas trouvé de terrain d’entente avec le principal banquier du cinéma français, qui a préacheté pour 114 millions d’euros de films en 2017. La plupart des organisations semblent déçues, surprises, et refusent de réagir officiellement pour ne pas compromettre une reprise des négociations.

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Chez Canal+, l’exaspération est, en revanche, très palpable. Maxime Saada a affirmé, dans son courrier envoyé au Bureau de liaison des industries cinématographiques (BLIC), au Bureau de liaison des organisations du cinéma (BLOC) et à la Société civile des auteurs réalisateurs producteurs (ARP), que les nouvelles négociations s’effectueront « de façon bilatérale » et que les concessions acceptées au cours de l’année écoulée « ne constitueront pas la base de [leurs] échanges à venir ».
« Le cinéma se bunkérise, se rabougrit »
Sur quoi ont-ils achoppé ? Des points techniques, comme l’assiette des calculs des obligations de Canal+. Aujourd’hui, la chaîne soit consacre 12,5 % de son chiffre d’affaires à des acquisitions de droits de films européens, soit investit 3,61 euros par abonné et par mois dans des longs-métrages d’expression française. Dans la mesure où les offres d’abonnement de Canal+ varient de 10 euros à près de 40 euros par mois, les discussions ont porté sur la valeur des différents abonnés. Autre question en débat, l’introduction d’un plafond d’investissements de 180 millions d’euros par an dans le cinéma français et européen. Canal+ demandait à s’engager dans la production déléguée de quatre longs-métrages par an par le biais de Studio Canal, tandis que les organisations cinématographiques en acceptaient trois. Canal+ a accusé Gaumont, Pathé ou UGC de protéger leur pré carré et de refuser toute concurrence.
Chacun est pourtant persuadé d’avoir proposé à l’autre « des conditions extrêmement favorables ». Pascal Rogard, directeur général de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD) pense que la difficulté vient du fait qu’« il n’y a pas de négociateur en chef pour le cinéma » et que les demandes n’ont pas été assez hiérarchisées. « Se battre sur un film en production déléguée n’a pas de sens, tout comme il est logique que Canal+ ne compte pas de la même façon un abonné qui paie 40 euros par mois et celui qui a choisi [un abonnement à] 10 euros », ajoute-t-il. A ses yeux, « le cinéma se bunkérise, se rabougrit. C’est d’autant plus grave que, dans les dîners en ville, on parle aujourd’hui bien plus des séries que des films. Or Netflix approche les 4 millions d’abonnés en France ». Il déplore que « cette occasion unique d’améliorer la chronologie des médias » n’ait pas été saisie. « C’est mauvais pour le cinéma français », conclut-il.
Soupçon de vente, à terme, de Canal+ par Vivendi
Une des parties prenantes « ne comprend pas pourquoi Canal+ a refusé de signer, alors que 90 % de l’accord étaient acquis ». Un autre se demande « s’il s’agit d’un mouvement tactique de Canal+ » et s’« il existe une vraie volonté de son actionnaire, le groupe Vivendi, d’accorder une place centrale au cinéma dans Canal+ ». Si ce n’est pas le cas, « il faut qu’on le sache », ajoute-t-il.
Un troisième négociateur soupçonne Vivendi de vouloir vendre, à terme, Canal+. Affaiblie par la perte des droits du football, la chaîne, si elle n’est pas ligotée par des obligations contraignantes dans le cinéma, trouverait plus facilement acquéreur. Une hypothèse écartée à Canal+, où l’on rappelle s’être engagé dans une candidature sur la TNT et, surtout, avoir proposé de resigner à l’identique les accords en vigueur avec le cinéma jusqu’en 2023…
La réforme de la chronologie des médias n’est donc pas pour demain. Canal+ préfère renoncer aux avantages qui y afféraient – la possibilité de diffuser des films entre six et huit mois après leur sortie en salle, contre dix à douze mois aujourd’hui –, puisque l’accord avec le cinéma est bloqué. Si les acteurs ne sont « pas en capacité de prendre leurs responsabilités, la loi pourra trancher » l’évolution du cadre réglementaire de la chronologie des médias, a déjà prévenu le nouveau ministre de la culture, Franck Riester.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Ecoles, universités, industriels et collectivités se mobilisent dans le Grand Ouest pour répondre à la demande de main-d’œuvre des chantiers navals.
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Quand l’industrie navale booste l’offre de formation

Ecoles, universités, industriels et collectivités se mobilisent dans le Grand Ouest pour répondre à la demande de main-d’œuvre des chantiers navals.



LE MONDE
 |    25.10.2018 à 09h15
    |

            Eric Nunès








                        



   


L’industrie navale tricolore se porte bien. Les récentes commandes de nouveaux paquebots garantissent au port de Saint-Nazaire une activité à plein jusqu’en 2026 et font oublier les années de disette. Parallèlement, la signature du « contrat du siècle » – l’achat en avril 2016 de douze sous-marins dérivés du Barracuda français par l’Australie, pour 38 milliards d’euros – assure plusieurs décennies d’activité aux industriels français.
Un énorme engagement, qu’il va falloir honorer. Petit bémol, il manque actuellement, pour ce faire, des mains habiles et des cerveaux bien faits. Ecoles, universités, industriels et collectivités se mobilisent dans le Grand Ouest pour répondre à la demande.
A la manœuvre donc, les industriels du secteur (Naval Group, Chantiers de l’Atlantique, etc.), les régions du Grand Ouest (Bretagne, Normandie, Pays de la Loire, Nouvelle Aquitaine) et le gouvernement. Début 2019 s’ouvrira un « campus des industries navales » au cœur de Brest et au bord de la Penfeld, le bras de mer qui entre dans Brest, « une vitrine des métiers du secteur », selon Bernard Pouliquen, vice-président de la région Bretagne en charge de l’enseignement supérieur. C’est dans ce lieu baptisé « Totem » que jeunes et moins jeunes pourront découvrir les offres de formation qui les conduiront à l’emploi.
Les manques sont partout
Quels sont les métiers en tension ? Lorsqu’on pose la question à Dominique Sennedot, le directeur du futur campus, il a un court moment d’hésitation, puis sort d’un tiroir une liste où est écrit : électronicien, soudeur, usineur, mécanicien, mécatronicien, chaudronnier, conducteur de travaux, emménageur, qualiticien… Ouvriers, techniciens, ingénieurs, les manques sont partout. « Le secteur naval est confronté à un défaut de compétences devenu structurel. Si nous voulons fournir les produits que nous avons vendus à nos clients, nous devons élever notre niveau en nombre et en compétences », reconnaît M. Sennedot. 3 720 personnes doivent être formées.
« Construire un navire, c’est compliqué, rappelle M. Pouliquen, il faut des compétences particulières, l’utilisation du numérique devient prégnante, et les métiers se sont beaucoup digitalisés. Il y a également une montée en compétences spectaculaire liée à l’électronique embarquée. Il faut donc construire des cursus où formation, recherche et industriels vont marcher ensemble. »
Les écoles répondent à l’appel. « Même si l’IMT Atlantique n’est pas une école d’ingénierie navale, tous les systèmes d’informations sont dans notre champ d’action et de formation, confirme Gilles Coppin, professeur en informatique au sein de l’établissement breton. Nous formons des spécialistes de la cybersécurité appliquée au domaine naval, en collaboration avec des industriels comme Naval Group ou Thalès [armement]. »
Si les formations de cette école, née en 2017 du rapprochement de Mines Nantes et Télécom Bretagne, couvrent un spectre large, intégrant l’automobile, l’énergie ou le numérique, les demandes spécifiques de l’industrie navale conduisent les enseignements à se spécialiser, comme la gestion de la propulsion et le fonctionnement des grands systèmes des navires.
Les industriels évaluent les cours des écoles
Etre au plus près des besoins de l’industrie navale et militaire, c’est aussi une des missions de l’Ecole nationale supérieure des techniques avancées Bretagne (ENSTA), située à Brest. Placée sous la tutelle de la direction générale de l’armement (DGA), cette grande école d’ingénieurs bénéficie d’un statut particulier que l’établissement partage avec l’ENSTA ParisTech, l’Institut supérieur de l’aéronautique et de l’espace (ISAE-Supaéro) et l’Ecole polytechnique.
« Nous entretenons une proximité quotidienne avec les futurs employeurs des ingénieurs que nous formons, nous connaissons leurs besoins et c’est en y répondant que nous garantissons l’avenir de notre école », assure Pascal Pinot, directeur de l’ENSTA brestoise.
Pour coller aux nouveaux besoins des industriels, l’école révise le contenu de ses cours tous les trois ans. « Les industriels sont partie prenante et redéfinissent leurs contenus et les nouvelles spécialités à enseigner », poursuit le directeur. Idem à l’Ecole centrale de Nantes, où les industriels évaluent les cours, mais cette fois annuellement. « L’idée est de connecter l’enseignement supérieur et la recherche à la demande des industriels », explique Bertrand Alessandrini, directeur du développement de l’établissement.
L’un des moteurs de l’avancée des formations est justement la recherche. Industriels et grandes écoles partagent cerveaux et laboratoires.
« Nos chercheurs font équipe commune avec des ingénieurs de Thalès ou Naval Group. Ils définissent ensemble, sur des sujets essentiels comme la durabilité dans l’eau, qui sert par exemple dans la robotique marine, les constructions des futurs chasseurs de mines robots, les drones marins », expose Pascal Pinot.
Former ingénieurs et techniciens australiens
Pour répondre aux besoins des mégas contrats de l’industrie navale, les grandes écoles forment donc les spécialistes français de demain… mais pas seulement.
« Dans les grands contrats d’armement comme celui avec le gouvernement, il y a des sous-contrats en matière de transfert de technologie, de recherche et d’enseignement supérieur », rappelle M. Alessandrini.
L’Australie va ainsi devoir, pour la construction et l’entretien de ses douze sous-marins, « former et recruter 300 ingénieurs et 2 700 techniciens sur des compétences techniques qu’ils n’ont plus », compte M. Pinot.

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En mai 2018, l’ENSTA Bretagne a donc signé un accord avec Canberra pour former les premiers ingénieurs australiens. Ils sont cinq, lors de la rentrée 2018, à avoir quitté Adélaïde pour Brest, en vue de s’« acculturer » à la technologie marine française.
Jean, 22 ans, titulaire d’un bachelor australien en ingénierie mécanique, est l’un de ces expatriés. Venu pour deux ans apprendre la construction des sous-marins made in France, il se réjouit des « opportunités professionnelles » que lui offre cette immersion dans la technologie navale tricolore. Le compte à rebours est commencé : la fabrication du premier des douze bâtiments débutera en 2021, à Adélaïde.

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« Le Monde » organise son Salon des grandes écoles les 10 et 11 novembre
La 13e édition du Salon des grandes écoles (SaGE) aura lieu samedi 10 et dimanche 11 novembre à Paris, aux Docks, Cité de la mode et du design (13e arrondissement), de 10 heures à 18 heures.
Plus de cent cinquante écoles de commerce, d’ingénieurs, IAE, IEP, écoles spécialisées et prépas y seront représentées, permettant d’échanger sur les différents programmes et leur accessibilité (post-bac, post-prépa ou après un bac + 2, + 3 ou + 4). Lycéens, étudiants et parents pourront également assister à des conférences thématiques animées par des journalistes du Monde Campus. Une équipe de vingt « coachs » pourra également conseiller lycéens, étudiants et parents pour définir leur projet d’orientation, préparer les concours ou rédiger leur CV.
L’entrée en sera gratuite, la préinscription en ligne est conseillée pour accéder plus rapidement au Salon. Liste des exposants et informations pratiques sont à retrouver sur le site Internet du SaGE.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ Le transport routier est non seulement le principal responsable du réchauffement climatique, mais il menace aussi la santé. Or, les nouvelles voitures émettent toujours plus de CO2.
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L’automobile nuit gravement à la planète

Le transport routier est non seulement le principal responsable du réchauffement climatique, mais il menace aussi la santé. Or, les nouvelles voitures émettent toujours plus de CO2.



LE MONDE
 |    25.10.2018 à 08h00
    |

                            Eric Gibory








                        



                                


                            

En 2017, et pour la première fois depuis dix ans, les émissions moyennes de CO2 des véhicules neufs vendus en France ont augmenté. Malgré les mises en garde des scientifiques, les campagnes de communication orchestrées par les ONG et la fiscalité de plus en plus dissuasive déployée par les différents gouvernements, les Français ont acheté des voitures plus émettrices de gaz à effet de serre et plus consommatrices d’énergies fossiles en 2017 qu’en 2016. Bien que limitée à ­1 g/km, cette hausse marque un retournement de la courbe et envoie un mauvais signal.

Les causes sont désormais bien identifiées. Les ventes de véhicules essence neufs augmentent au détriment de celles du diesel, qui émet en moyenne 20 % d’émissions de CO2 de moins par rapport au super sans plomb. Deuxième raison, les SUV et autres 4 × 4 ont constitué le tiers des ventes, avec une part de marché en hausse de près de 5 points par rapport à 2016, où ils avaient représenté près de 28 % des achats de neuf en France. Or, ces véhicules consomment davantage de carburant et émettent plus de CO2 face aux berlines, aux coupés ou encore aux breaks.
Emissions en hausse
Mêmes effets, mêmes résultats au niveau européen, où les émissions moyennes de CO2 ont aussi augmenté de 1 g/km. Malgré cette mauvaise performance, dix pays passent sous la barre des 120 g/km. Les trois pays les plus sobres sont, dans l’ordre, le Portugal (105 g/km), le Danemark (107 g/km) et les Pays-Bas (108 g/km). Avec ses 111 g/km, la France recule à la cinquième place, alors qu’elle remportait la médaille de bronze en 2016. Cela étant, au sein des plus grands marchés automobiles européens à plus d’un million de véhicules neufs vendus par an, l’Hexagone occupe encore la place du pays le plus économe en matière de rejet de CO2.
La part du transport dans les émissions françaises de gaz à effet de serre est passée à 29 % en 2015, alors qu’elle n’était que de 19 % en 1973.
Automobiles et camionnettes ne sont...




                        

                        

